Responsabilité des hébergeurs du web 2.0

Pour une décision récente sur la responsabilité des intermédiaires du Web 2.0, V. l’arrêt de la Cour d’appel pour le second circuit du 16 juin 2016 dans l’affaire Capitol Records, LLC v. Vimeo, LLC. En l’espèce, jugé que la responsabilité de la société Vimeo, qui opère un site de partage de vidéos similaire à Youtube, n’est pas engagée du fait de la mise en ligne de vidéos postés par des utilisateurs du site reproduisant des phonogrammes protégés, en raison des dispositions du Digital Millenium Copyright Act applicables aux hébergeurs (17 U.S.C. § 512(c)). En l’espèce, la Cour d’appel étend la limitation de responsabilité prévue en matière de copyright à la contrefaçon de phonogrammes publiés antérieurement à 1972, et protégés uniquement en vertu de la loi étatique. L’arrêt contredit sur ce point la position exprimée par le Copyright Office dans un rapport de 2011 :

“While we unhesitatingly acknowledge the Copyright Office’s superior expertise on the Copyright Act, we cannot accept its reading of § 512(c). It is based in major part on a misreading of the statute. The Report’s main argument—that § 501(a) defines the words “infringement of copyright” as meaning infringement of the rights granted by the federal statute—misreads this provision. And as for the arguments based on canons of statutory construction, a subject not within the special expertise of the Copyright Office, we respectfully conclude that the pertinent canons were misunderstood and misapplied. (…) A literal and natural reading of the text of § 512(c) leads to the conclusion that its use of the phrase “infringement of copyright” does include infringement of state laws of copyright. One who has been found liable for infringement of copyright under state laws has indisputably been found “liable for infringement of copyright.”

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