{"id":42,"date":"2024-03-08T19:06:45","date_gmt":"2024-03-08T18:06:45","guid":{"rendered":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/brevets\/chapter\/le-copyright-au-royaume-uni\/"},"modified":"2024-11-12T22:51:57","modified_gmt":"2024-11-12T21:51:57","slug":"le-copyright-au-royaume-uni","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/brevets\/chapter\/le-copyright-au-royaume-uni\/","title":{"raw":"Le brevet au Royaume-Uni","rendered":"Le brevet au Royaume-Uni"},"content":{"raw":"&nbsp;\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>302._ Pr\u00e9sentation g\u00e9n\u00e9rale (et quelques chiffres)_<\/strong> Le syst\u00e8me des brevets du Royaume-Uni est un des principaux syst\u00e8mes europ\u00e9ens de brevets en termes de d\u00e9p\u00f4ts. Pour l'ann\u00e9e 2023, 19 343 demandes de brevet (demandes directes et entr\u00e9es dans la phase nationale du PCT) ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9es aupr\u00e8s de l'Office de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle du Royaume-Uni (Intellectual Property Office, UKIPO), et 8 374 brevets ont \u00e9t\u00e9 accord\u00e9s (contre 10 576 en 2022)[footnote]Source: UKIPO, <a href=\"https:\/\/www.gov.uk\/government\/statistics\/facts-and-figures-patents-trade-marks-designs-and-hearings-2023\/facts-and-figures-patents-trade-marks-designs-and-hearings-2023\">Facts and figures: patents, trade marks, designs and hearings: 2023<\/a><span style=\"font-size: 1em;\">.[\/footnote]. Ces chiffres sont comparables \u00e0 ceux de la France[footnote]Avec un peu plus de 14 746 demandes et 12 421 brevets accord\u00e9s en 2022. Source: OMPI, <a href=\"https:\/\/www3.wipo.int\/ipstats\/ips-search\/patent\">Centre de donn\u00e9es statistiques<\/a>.[\/footnote], mais largement inf\u00e9rieurs \u00e0 ceux de l'Allemagne[footnote]Avec 57 213 demandes et 23 592 brevets accord\u00e9s en 2022. <em>Ibid<\/em>.[\/footnote]. Ils sont relativement stables sur les derni\u00e8res ann\u00e9es[footnote]On comptait par exemple 20 931 demandes en 2018, et 18 854 en 2021, pour respectivement 5 982 et 10 899 brevets d\u00e9livr\u00e9s. Source: UKIPO, <a href=\"https:\/\/www.gov.uk\/government\/statistics\/facts-and-figures-patents-trade-marks-designs-and-hearings-2023\/facts-and-figures-patents-trade-marks-designs-and-hearings-2023\">Facts and figures: patents, trade marks, designs and hearings: 2023<\/a><span style=\"font-size: 1em;\">.[\/footnote]. Le Brexit, qui n'affecte pas la participation du Royaume-Uni au syst\u00e8me du Brevet europ\u00e9en[footnote]V. <em>infra<\/em>, n\u00b0 304.[\/footnote], ne semble pas avoir eu d'effets sur l'attractivit\u00e9 du syst\u00e8me national.<\/span><\/span>\r\n\r\nComme dans les autres pays europ\u00e9ens concern\u00e9s, la tr\u00e8s grande majorit\u00e9 des brevets en vigueur au Royaume-Uni sont des brevets europ\u00e9ens. Le nombre de demandes adress\u00e9es \u00e0 l\u2019OEB, qui n\u2019a cess\u00e9 d\u2019augmenter entre 2000 et 2019, est actuellement pr\u00e8s de dix fois sup\u00e9rieur \u00e0 celui des demandes aupr\u00e8s de l'UKIPO[footnote]Source, UKIPO, <a href=\"https:\/\/www.gov.uk\/government\/publications\/the-changing-profile-of-users-of-the-uk-patent-system\">The changing profile of users of the UK patent system<\/a>, 2021, p. 11.[\/footnote]. 91% de tous les brevets en vigueur au Royaume-Uni seraient des brevets europ\u00e9ens[footnote]<em>Ibid.<\/em>, p. 12.[\/footnote].\r\n\r\nLa plupart des demandes d\u00e9pos\u00e9es \u00e0 l\u2019UKIPO proviennent de d\u00e9posants britanniques. Leur proportion a cependant diminu\u00e9, passant de 69 % de l\u2019ensemble des demandes en 2000, \u00e0 58 % en 2020[footnote]<em>Ibid.<\/em>, p. 14. Le nombre de demandes en provenance de la Chine a quant \u00e0 lui plus que doubl\u00e9 en 2020 par rapport \u00e0 2019. <em>Ibid.<\/em>, p. 16. Celles en provenance du reste du monde sont rest\u00e9es globalement stables.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong><span style=\"background-color: #ffffff;\">303._<\/span> Environnement international (renvoi)_ <\/strong>Nous renvoyons, s'agissant du cadre international applicable au Royaume-Uni, aux d\u00e9veloppements du Tome 1 de cet ouvrage[footnote]V. Tome 1, n\u00b028 et suivants.[\/footnote]. Rappelons ici que le Royaume-Uni est signataire (et souvent de longue date) de la plupart des grandes conventions internationales en mati\u00e8re de brevet, et notamment, au-del\u00e0 de la Convention de Paris et de l'accord ADPIC, du Trait\u00e9 de coop\u00e9ration en mati\u00e8re de brevets (PCT) de 1970 [footnote]Ratifi\u00e9 le 24 octobre 1977, et entr\u00e9 en vigueur le 24 janvier 1978.[\/footnote], de l'Arrangement de Strasbourg sur la classification internationale des brevets de 1971[footnote]Ratifi\u00e9 le 26 mai 1972 et entr\u00e9 en vigueur le 7 octobre 1975.[\/footnote], du Trait\u00e9 de Budapest sur la reconnaissance internationale du d\u00e9p\u00f4t des micro-organismes aux fins de la proc\u00e9dure en mati\u00e8re de brevets de 1977[footnote]Ratifi\u00e9 le 29 septembre 1980 et entr\u00e9 en vigueur le 29 d\u00e9cembre 1980.[\/footnote], et du Trait\u00e9 sur le droit des brevets (PLT) de 2000[footnote]Ratifi\u00e9 le 22 d\u00e9cembre 2005 et entr\u00e9 en vigueur le 22 mars 2006.[\/footnote]. Au niveau r\u00e9gional, le Royaume-Uni est bien s\u00fbr signataire de la Convention sur le brevet europ\u00e9en du 5 octobre 1973[footnote]Convention sur la d\u00e9livrance de brevets europ\u00e9ens (CBE) du 5 octobre 1973 (CBE).[\/footnote]. <span style=\"font-size: 1em;\">Pr\u00e9cisons que le cadre juridique \u00e9tabli par la CBE, qui n\u2019est pas un instrument issus du droit de l\u2019Union europ\u00e9enne, n'a pas \u00e9t\u00e9 affect\u00e9 par le retrait du Royaume-Uni de l'Union europ\u00e9enne.<\/span>\r\n\r\nA ces conventions s'ajoutent d\u00e9sormais l'Accord de commerce et de coop\u00e9ration entre l'Union europ\u00e9enne et la Communaut\u00e9 europ\u00e9enne de l'\u00e9nergie atomique, d'une part, et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du nord, d'autre part (Accord UE\/RU)[footnote]<a href=\"https:\/\/eur-lex.europa.eu\/legal-content\/FR\/ALL\/?uri=CELEX%3A22021A0430%2801%29\">Cons. UE, d\u00e9c. 2020\/2252, 29 d\u00e9c. 2020<\/a> : JOUE n\u00b0 L 149\/10, 30 avr. 2021.[\/footnote] conclu le 24 d\u00e9cembre 2020, et\u00a0<span style=\"font-size: 1em;\">entr\u00e9 provisoirement en vigueur le 1er janvier 2021, <\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">qui est venu prolonger les dispositions de l'accord de sortie, en s\u00e9curisant les relations futures entre l'UE et le RU.\u00a0 Il en sera question ci-dessous.\u00a0<\/span>\r\n\r\n<span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">Enfin, apr\u00e8s avoir indiqu\u00e9 en novembre 2016 qu'il entendait ratifier l\u2019Accord relatif \u00e0 une Juridiction Unifi\u00e9e du Brevet (AJUB) [footnote]Communiqu\u00e9 de presse du 28 novembre 2016 \u00ab UK signals green light to Unified Patent Court Agreement \u00bb, www.gov.uk.[\/footnote], le Royaume-Uni a finalement renonc\u00e9 \u00e0 rejoindre le syst\u00e8me du brevet unitaire[footnote]V. <em>infra<\/em>, n\u00b0 304.[\/footnote].<\/span>\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<span style=\"background-color: #ffff00;\"><strong><span style=\"background-color: #ffffff;\">304._ Les effets du Brexit (renvoi)_ <\/span><\/strong><\/span>Nous renvoyons sur les effets du Brexit en mati\u00e8re de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle \u00e0 nos d\u00e9veloppements du Tome 1 de cet ouvrage[footnote]V. Tome 1, n\u00b0 21 \u00e0 37.[\/footnote].\r\n\r\nRappelons ici que les suites donn\u00e9es au r\u00e9f\u00e9rendum du 24 juin 2016 ayant confirm\u00e9 le d\u00e9sir d\u2019une majorit\u00e9 de citoyens britanniques de mettre fin \u00e0 quarante-trois ann\u00e9es d\u2019appartenance \u00e0 l\u2019Union europ\u00e9enne (\u00ab Brexit \u00bb) ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9es dans l'Accord de retrait du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord de l'Union europ\u00e9enne (UE) et de la Communaut\u00e9 europ\u00e9enne de l'\u00e9nergie atomique (Euratom), finalement publi\u00e9 (apr\u00e8s quelques p\u00e9rip\u00e9ties) le 14 novembre 2018[footnote]<a href=\"https:\/\/eur-lex.europa.eu\/legal-content\/FR\/TXT\/?uri=CELEX%3A12019W%2FTXT%2802%29\">2019\/C 384 I\/01<\/a>, JO UE 12 nov. 2019.[\/footnote]. Cet accord a \u00e9t\u00e9 ratifi\u00e9 par le Parlement europ\u00e9en le 29 d\u00e9cembre 2018, permettant la sortie effective du Royaume-Uni de l'Union europ\u00e9enne (et de l'Espace \u00e9conomique europ\u00e9en) le 31 janvier 2020. Une p\u00e9riode de transition a \u00e9t\u00e9 mise en place jusqu'au 31 d\u00e9cembre 2020. L'accord a \u00e9t\u00e9 mis en oeuvre au Royaume-Uni par les <em>European Union (Withdrawal Agreement) Acts<\/em> de 2018 et 2020 et leurs textes d'application.\r\n\r\nL'accord de retrait contient des dispositions sur la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle dans ses articles 54 \u00e0 61 (Titre IV, propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, V. annexe 1 \u00e0 cet ouvrage). Ces dispositions pr\u00e9voient notamment le maintien de la protection au Royaume-Uni des droits enregistr\u00e9s ou accord\u00e9s[footnote]Accord, art. 54.[\/footnote], des facilit\u00e9s relatives aux proc\u00e9dures d'enregistrement[footnote]Accord, art. 55.[\/footnote], le maintien de la protection au Royaume-Uni d'enregistrements internationaux d\u00e9signant l'Union[footnote]Accord, art. 56.[\/footnote], le maintien de la protection des dessins ou mod\u00e8les communautaires non enregistr\u00e9s[footnote]Accord, art. 57.[\/footnote], de la protection des bases de donn\u00e9es[footnote]Accord, art. 58.[\/footnote], un droit de priorit\u00e9 en ce qui concerne les demandes en instance de marques de l'Union europ\u00e9enne, de dessins ou mod\u00e8les communautaires et de protection communautaire des obtentions v\u00e9g\u00e9tales[footnote]Accord, art. 59.[\/footnote], et des r\u00e8gles concernant les demandes en instance de certificats compl\u00e9mentaires de protection au Royaume-Uni[footnote]Accord, art. 60.[\/footnote].\r\n\r\nL'accord pr\u00e9voit \u00e9galement des r\u00e8gles en mati\u00e8re d'\u00e9puisement des droits; il dispose que les droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle qui ont \u00e9t\u00e9 \u00e9puis\u00e9s tant dans l'Union qu'au Royaume-Uni avant la fin de la p\u00e9riode de transition dans les conditions pr\u00e9vues par le droit de l'Union restent \u00e9puis\u00e9s tant dans l'Union qu'au Royaume-Uni[footnote]Accord, art. 61.[\/footnote].\r\n\r\nLes diff\u00e9rents textes r\u00e9glementaires mettant en \u0153uvre les dispositions de l'accord sur la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, pris en application des <em>European Union (Withdrawal Agreement) Acts<\/em> 2018 et 2020[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/2018\/16\/contents\/enacted\">European Union (Withdrawal Act) 2018<\/a> (c. 16); <a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/2020\/1\/contents\/enacted\">European Union (Withdrawal Act) 2020<\/a> (c. 1).[\/footnote], sont entr\u00e9s en vigueur le 1er janvier 2021.\r\n\r\nEn mati\u00e8re de brevets,\u00a0<span style=\"font-size: 1em;\">les r\u00e8gles pos\u00e9es par l'accord de retrait, qui <\/span><span style=\"font-size: 1em;\">ne visent que les demandes de certificats compl\u00e9mentaires de protection en instance au Royaume-Uni, <\/span><span style=\"font-size: 1em;\">ont \u00e9t\u00e9 transpos\u00e9es par les <em>Patents (Amendment) (EU Exit) Regulations 2019<\/em>, qui modifient le <em>Patents Act 1977<\/em> et d'autres textes pertinents. Rappelons que <\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">l'article 60 de l'accord de retrait pr\u00e9voit que les r\u00e8glements 1610\/96 et 469\/2009 s'appliquent respectivement aux demandes de certificats compl\u00e9mentaires de protection pour les produits phytopharmaceutiques et pour les m\u00e9dicaments, ainsi qu'aux demandes de prolongation de la dur\u00e9e de ces certificats, lorsque ces demandes ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 une autorit\u00e9 du Royaume-Uni avant la fin de la p\u00e9riode de transition dans les cas o\u00f9 la proc\u00e9dure administrative relative \u00e0 l'octroi du certificat concern\u00e9 ou \u00e0 la prolongation de sa dur\u00e9e \u00e9tait en cours \u00e0 la fin de la p\u00e9riode de transition. Tout certificat accord\u00e9 en vertu de ce texte offre le m\u00eame niveau de protection que celui pr\u00e9vu par les r\u00e8glements 1610\/96 et 469\/2009. <\/span>Pour le reste du droit de l'Union, \u00e0 savoir les dispositions de la directive 98\/44\/CE du Parlement relative \u00e0 la protection juridique des inventions biotechnologiques, et les r\u00e8gles concernant les certificats compl\u00e9mentaires de protection, le <em>EU Withdrawal Act 2018<\/em>, non modifi\u00e9 sur ce point par le <em>Withdrawal Act 2020<\/em>, pr\u00e9voit le maintien par d\u00e9faut de l'acquis communautaire. Cet acquis pourra cependant \u00eatre modifi\u00e9, sous r\u00e9serve du respect des accords internationaux applicables.\r\n\r\nPar ailleurs, comme indiqu\u00e9, la sortie de l'Union n'affecte pas la participation du Royaume-Uni au syst\u00e8me du brevet europ\u00e9en.\r\n\r\nEnfin, bien qu'ayant ratifi\u00e9 l'accord sur la juridiction unifi\u00e9e et le protocole sur les privil\u00e8ges et immunit\u00e9s de la juridiction unifi\u00e9e du brevet, le Royaume-Uni s'est retir\u00e9 du syst\u00e8me du brevet unitaire, pour des raisons principalement politiques tenant \u00e0 la comp\u00e9tence de la CJUE.\r\n\r\nL'Accord de commerce et de coop\u00e9ration entre l'Union europ\u00e9enne et la Communaut\u00e9 europ\u00e9enne de l'\u00e9nergie atomique, d'une part, et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, d'autre part (Accord UE\/RU)[footnote]<a href=\"https:\/\/eur-lex.europa.eu\/legal-content\/FR\/ALL\/?uri=CELEX%3A22021A0430%2801%29\">Cons. UE, d\u00e9c. 2020\/2252, 29 d\u00e9c. 2020<\/a> : JOUE n\u00b0 L 149\/10, 30 avr. 2021.[\/footnote] conclu le 24 d\u00e9cembre 2020, est venu prolonger les dispositions de l'accord de sortie, en s\u00e9curisant les relations futures entre ses parties.\u00a0 Il est entr\u00e9 provisoirement en vigueur le 1er janvier 2021. Son titre V, consacr\u00e9 \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle[footnote]<a href=\"https:\/\/eur-lex.europa.eu\/legal-content\/FR\/ALL\/?uri=CELEX%3A22021A0430%2801%29\">Accord UE\/RU<\/a>, art. 219 \u00e0 275.[\/footnote], d\u00e9finit un minimum conventionnel qui reprend assez sommairement les grandes lignes de l'acquis communautaire dans ce domaine; on rel\u00e8vera cependant quelques absences notables, concernant par exemple le droit <em>sui generis<\/em> sur les bases de donn\u00e9es, certains aspects de la protection des dessins et mod\u00e8les, les indications g\u00e9ographiques et l'\u00e9puisement des droits. L'Accord contient \u00e9galement des dispositions sur les secrets d'affaires et la d\u00e9fense des droits.\r\n\r\nSous r\u00e9serve de renvois \u00e0 la d\u00e9claration de Doha et \u00e0 l'accord ADPIC, les dispositions de l'accord UE\/RU en mati\u00e8re de brevets[footnote]<a href=\"https:\/\/eur-lex.europa.eu\/legal-content\/FR\/ALL\/?uri=CELEX%3A22021A0430%2801%29\">Accord UE\/RU<\/a>, art. 250 et 251<span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">.[\/footnote]<\/span> ne portent que sur les certificats compl\u00e9mentaires en mati\u00e8re de m\u00e9dicaments et de produits phytopharmaceutiques. L'accord pr\u00e9voit que \u00ab les modalit\u00e9s et conditions d'octroi de cette protection suppl\u00e9mentaire, y compris sa dur\u00e9e, sont d\u00e9termin\u00e9es conform\u00e9ment \u00e0 la l\u00e9gislation et \u00e0 la r\u00e9glementation des Parties \u00bb. L'accord contient \u00e9galement des dispositions sur la protection des donn\u00e9es d'AMM de m\u00e9dicaments (pendant une p\u00e9riode limit\u00e9e \u00e0 d\u00e9terminer en vertu du droit interne)[footnote]<a href=\"https:\/\/eur-lex.europa.eu\/legal-content\/FR\/ALL\/?uri=CELEX%3A22021A0430%2801%29\">Accord UE\/RU<\/a>, art. 253<span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">.[\/footnote]<\/span> et de produits phytopharmaceutiques ou biocides (d'au moins 10 ans \u00e0 compter de l'octroi de la premi\u00e8re autorisation accord\u00e9e par une autorit\u00e9 comp\u00e9tente sur le territoire de la partie)[footnote]<a href=\"https:\/\/eur-lex.europa.eu\/legal-content\/FR\/ALL\/?uri=CELEX%3A22021A0430%2801%29\">Accord UE\/RU<\/a>, art. 254<span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">.[\/footnote].<\/span>\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<span style=\"background-color: #ffff00;\"><strong><span style=\"background-color: #ffffff;\">305._ Plan_ <\/span><\/strong><span style=\"background-color: #ffffff;\">Apr\u00e8s une rapide, mais n\u00e9cessaire, introduction historique (I), nous aborderons classiquement les conditions de protection (II) et les r\u00e8gles relatives \u00e0 l'exploitation (III). Nous renvoyons aux d\u00e9veloppements du Tome 1 sur les proc\u00e9dures et les sanctions<span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">[footnote]V. Tome I, Partie I, Chapitre 5<\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">.[\/footnote].<\/span><\/span><\/span>\r\n<h2>1. Introduction historique<\/h2>\r\n<strong>306._ Avant le Statute of Monopolies_<\/strong>[footnote]N. Davenport, The United Kingdom Patent System: A Brief History, Mason 1979.[\/footnote] La protection des brevets a pour origine le syst\u00e8me des privil\u00e8ges qui s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9, en Angleterre, comme dans la plupart des \u00c9tats d\u2019Europe occidentale, \u00e0 partir du quatorzi\u00e8me si\u00e8cle. Le souverain accordait ainsi des lettres patentes (<em>literae patentes<\/em>, lettres ouvertes accompagn\u00e9es du sceau du souverain) donnant aux importateurs ou aux fabricants de produits ou de proc\u00e9d\u00e9s nouveaux des privil\u00e8ges de commercialisation[footnote]La premi\u00e8re fut accord\u00e9e en 1311.[\/footnote]. Ces <em>patents of monopolies<\/em> \u00e9taient \u00e9valu\u00e9s par un comit\u00e9 \u00e9tabli aupr\u00e8s du <em>Privy Council<\/em>. Cette pr\u00e9rogative royale constituait, nous l\u2019avons vu, une exception au principe de libert\u00e9 du commerce et de l\u2019industrie, consacr\u00e9 par la <em>Magna Carta<\/em>[footnote]V. Tome 1, n\u00b072.[\/footnote]. Les privil\u00e8ges \u00e9taient donc en principe limit\u00e9s aux produits et proc\u00e9d\u00e9s nouveaux et utiles. Leur dur\u00e9e \u00e9tait variable, mais une dur\u00e9e de sept ans, correspondant \u00e0 un cycle d\u2019apprentissage, \u00e9tait fr\u00e9quente.\r\n\r\nCe pouvoir ne fut pas uniquement exerc\u00e9 pour r\u00e9compenser les efforts des explorateurs et autres importateurs de produits et de proc\u00e9d\u00e9s nouveaux. Il servait \u00e9galement des fins client\u00e9listes, et constituait un moyen assez simple (notamment sous les Tudors) pour remplir les caisses de la Couronne. En effet les <em>patents of monopolies<\/em>\u00a0donnaient lieu au paiement de redevances, et constituaient une forme de taxation indirecte, permettant de compenser les pertes li\u00e9es aux r\u00e9ticences de Parlement de voter ou d\u2019augmenter les taxes directes sur la <em>landed gentry<\/em>. La Couronne en vint \u00e0 accorder des lettres patentes conf\u00e9rant des monopoles sur des produits de premi\u00e8re n\u00e9cessit\u00e9 et \u00e0 la nouveaut\u00e9 contestable. De 1561 \u00e0 1590, Elisabeth 1er en avait accord\u00e9 pr\u00e8s d\u2019une cinquantaine, dont beaucoup sur des denr\u00e9es et produits aussi importants que le savon, le sel, le papier, le verre et l\u2019huile[footnote]R. A. Klitzke, Historical background of the English patent law.\u00a0 41 J. Pat. Off. Soc\u2019y 615 (1959), p. 635.[\/footnote].\r\n\r\nCe syst\u00e8me, qui entra\u00eenait une hausse des prix de ces produits, devint tr\u00e8s impopulaire. En 1601, devant les protestations de la Chambre des communes dirig\u00e9es contre ces \u00ab\u00a0odieux monopoles\u00a0\u00bb, Elisabeth 1er annulera certains privil\u00e8ges et permettra, de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, leur contestation devant les cours de <em>common law<\/em>[footnote]A proclamation for the reformation of many abuses and misdemeanors committed by patentees of certain privileges and licenses, to the general good of all her Majesty's loving subjects (Nov. 28, 1601), reprinted in 2 Tudor Royal Proclamations 235, 237 (Paul L. Hughes &amp; James F. Larkin eds., 1969). Au pr\u00e9alable la <em>Star Chamber<\/em> (qui n\u2019\u00e9tait pas une cour de <em>common law<\/em>) avait comp\u00e9tence exclusive sur les affaires concernant les lettres patentes.[\/footnote]. Les tribunaux refuseront alors \u00e0 plusieurs reprises de donner effet \u00e0 certaines lettres patentes. Ainsi, en 1602, dans la c\u00e9l\u00e8bre affaire <em>Darcy v Allin<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/web.archive.org\/web\/20091223070111\/http:\/\/oll.libertyfund.org\/?option=com_staticxt&amp;staticfile=show.php%3Ftitle%3D911&amp;chapter=106358&amp;layout=html&amp;Itemid=27\">Edward Darcy Esquire v Thomas Allin of London Haberdasher<\/a>, (1602) 77 Eng Rep 1260 (KB), (1603) 11 Co. Rep. 84b.[\/footnote] (autrement d\u00e9nomm\u00e9e \u00ab\u00a0affaire des monopoles\u00a0\u00bb), un monopole portant sur la fabrication, l\u2019importation et la vente des cartes \u00e0 jouer fut annul\u00e9 sur le fondement de la <em>common law<\/em>, au motif qu\u2019il constituait une restriction injustifi\u00e9e \u00e0 la libert\u00e9 du commerce. Le roi James Ier fut par la suite contraint d\u2019\u00e9mettre plusieurs proclamations contre les monopoles. Il adopta le \u00ab <em>Book of Bounty<\/em> \u00bb (livre des r\u00e9compenses[footnote]Titre complet: \"<em>A declaration of his majesties royall pleasure, in what sort he thinketh fit to enlarge, or reserve himselfe in matter of bountie\"<\/em>.[\/footnote]), publi\u00e9 en 1610, qui interdit l\u2019octroi de monopoles, sauf ceux portant sur les inventions et produits nouveaux, et \u00e0 condition que le monopole ainsi conf\u00e9r\u00e9 ne soit pas contraire aux lois et pr\u00e9judiciable \u00e0 l\u2019\u00e9tat et au public. C\u2019est la naissance de la notion d\u2019int\u00e9r\u00eat public \u00e0 la base de la protection par brevet.\r\n\r\nEn 1615, dans l\u2019affaire des <em>Clothworkers of Ipswich<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/vlex.co.uk\/vid\/the-clothworkers-of-ipswich-803279413\">(1614) Godb. R. 252<\/a>.[\/footnote], la Cour de <em>King\u2019s Bench<\/em> confirma la pr\u00e9rogative royale d\u2019accorder des privil\u00e8ges exclusifs sur une invention nouvelle ou un commerce nouveau pour un temps limit\u00e9.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>307._ Du Statute of Monopolies au Patents Act 1977_<\/strong> Cependant, en 1621 la Chambre des Communes s\u2019opposa \u00e0 nouveau aux monopoles, et en 1624 (et non pas en 1623, en d\u00e9pit des nombreuses datations dans ce sens, notamment de la version du texte toujours en\u00a0 vigueur[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/aep\/Ja1\/21\/3\">Legislation.gov.uk<\/a>.: Statute of Monopolies 1623, 1623 Ch 3 21 Ja 1.[\/footnote]) le Parlement anglais adoptera le Statute of Monopolies <span style=\"font-size: 1em;\">(\"An Act concerning Monopolies and Dispensations with Penal Laws, and the Forfeitures thereof\" )<\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">[footnote]<\/span><a style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\" href=\"https:\/\/www.copyrighthistory.org\/cam\/tools\/request\/showRepresentation.php?id=representation_uk_1624\">Statute of Monopolies<\/a><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">, 1624, 21 Jac.I, c.3.; Deazley, R. (2008) \u2018Commentary on the Statute of Monopolies 1624', in <\/span><em style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">Primary Sources on Copyright (1450-1900)<\/em><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">, eds L. Bently &amp; M. Kretschmer,\u00a0<\/span><a style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\" href=\"https:\/\/www.copyrighthistory.org\/\">www.copyrighthistory.org<\/a><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">; M. Fisher, <\/span><a style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\" href=\"https:\/\/discovery.ucl.ac.uk\/id\/eprint\/10154944\/\">The Statute of Monopolies and Modern Patent Law: Foundation or Elaborate Folly?<\/a><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\"> Intellectual Property Quarterly , 2022 (4) pp. 176-207; Dent, Chris, 'Generally Inconvenient': The 1624 Statute of Monopolies as Political Compromise (February, 16 2010). Melbourne Univeristy Law Review, Vol. 33, No. 2, 2009, U of Melbourne Legal Studies Research Paper No. 452, Available at SSRN:\u00a0<\/span><a style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\" href=\"https:\/\/ssrn.com\/abstract=1554190\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/ssrn.com\/abstract=1554190<\/a><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">.[\/footnote], qui annule les pr\u00e9rogatives royales de lettres patentes et introduit un syst\u00e8me g\u00e9n\u00e9ral de protection des inventions et importations nouvelles et utiles. Le texte recevra assentiment royal en mai 1624 et entrera en vigueur la m\u00eame ann\u00e9e. <\/span>\r\n\r\n<span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">Le Statute of Monopolies est avant tout une loi de concurrence, d\u2019ordre public \u00e9conomique. Le syst\u00e8me de droits exclusifs mis en place est clairement pr\u00e9sent\u00e9 comme une exception au principe d\u2019abolition des monopoles, et est assez strictement encadr\u00e9 du point de vue de son exercice. La loi conf\u00e9rait un monopole de quatorze ans[footnote]Correspondant \u00e0 deux cycles d\u2019apprentissage.[\/footnote] au premier inventeur (<\/span><em style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">true and first inventor<\/em><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">) ou importateur d\u2019une invention nouvelle, tout en limitant la dur\u00e9e des lettres patentes existantes \u00e0 vingt-et-un ans. Elle interdisait \u00e9galement, et dans des termes tr\u00e8s pr\u00e9cis, d\u2019abuser de ce monopole[footnote]\u00a7 6(a) dans le texte cit\u00e9<\/span><em style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">.<\/em><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">[\/footnote].<\/span>\r\n\r\n&nbsp;\r\n<div class=\"textbox shaded\">\r\n\r\n<strong>English Statute of Monopolies, 1624, 21 Jac.I, c.3.\u00a0 (extrait) (texte en anglais moderne)<\/strong>\r\n\r\nAn Act concerning Monopolies and Dispensations with Penal Laws, and the Forfeitures thereof\r\n\r\n1. (...)\u00a0 BE IT ENACTED, that all monopolies and all commissions, grants, licenses, charters, and letters patents heretofore made or granted, or hereafter to be made or granted to any person or persons, bodies politic or corporate whatsoever, of or for the sole buying, selling, making, working, or using of anything within this realm or the dominion of Wales, or of any other monopolies, or of power, liberty, or faculty, to dispense with any others, or to give licence or toleration to do, use, or exercise anything against the tenor or purport of any law or statute; or to give or make any warrant for any such dispensation, licence, or toleration to be had or made; or to agree or compound with any others for any penalty or forfeitures limited by any statute; or of any grant or promise of the benefit, profit, or commodity of any forfeiture, penalty, or sum of money that is or shall be due by any statute before judgment thereupon had; and all proclamations, inhibitions, restraints, warrants of assistance, and all other matters and things whatsoever, any way tending to the instituting, erecting, strengthening, furthering, or countenancing of the same, or any of them, are altogether contrary to the laws of this realm, and so are and shall be utterly void and of none effect, and in no wise to be put in ure[use] or execution.\r\n\r\n(...)\r\n\r\n6 (a ). Provided also, that any declaration before mentioned shall not extend to any letters patents (b ) and grants of privilege for the term of fourteen years or under, hereafter to be made, of the sole working or making of any manner of new manufactures within this realm (c ) to the true and first inventor (d ) and inventors of such manufactures, which others at the time of making such letters patents and grants shall not use (e ), so as also they be not contrary to the law nor mischievous to the state by raising prices of commodities at home, or hurt of trade, or generally inconvenient (f ): the same fourteen years to be acccounted from the date of the first letters patents or grant of such privilege hereafter to be made, but that the same shall be of such force as they should be if this act had never been made, and of none other (g).\r\n(...)\r\n\r\n<\/div>\r\n&nbsp;\r\n\r\nLe Statute of Monopolies, toujours en vigueur pour certaines de ses dispositions (hors brevets)[footnote]V. <a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/aep\/Ja1\/21\/3\/contents\">texte<\/a> sur Legislation.gov.uk. Les lettres patentes n\u2019ont pas non plus disparu du droit anglais, mais ne concernent plus les monopoles.[\/footnote], est une loi tr\u00e8s courte. Son texte ne pr\u00e9voyait ni d\u00e9p\u00f4t, ni examen officiel, ni m\u00eame une description de l\u2019invention. Avec le temps, l\u2019habitude sera prise de d\u00e9poser les descriptions des inventions \u00e0 la Chancellerie afin de prouver contre les contrefacteurs. Ce d\u00e9p\u00f4t deviendra une exigence des officiers de la Couronne et des tribunaux.\r\n\r\nLe syst\u00e8me mis en place sera tr\u00e8s bureaucratique et co\u00fbteux. Il pr\u00e9voyait par exemple un d\u00e9p\u00f4t s\u00e9par\u00e9 pour l\u2019Angleterre, le Pays de Galles et l\u2019Ecosse. Les demandes de brevet devaient \u00eatre port\u00e9es devant sept bureaux diff\u00e9rents, avec paiement de droits diff\u00e9rents \u00e0 chaque fois, et faire l'objet de deux signatures royales[footnote]Charles Dickens en donnera un aper\u00e7u dans une nouvelle de 1850 intitul\u00e9e \u00ab <a href=\"https:\/\/www.djo.org.uk\/media\/downloads\/articles\/341_A%20Poor%20Man's%20Tale%20of%20a%20Patent.pdf\">A Poor Man's Tale of a Patent\u00a0<\/a>\u00bb.[\/footnote]. Leur consultation \u00e9tait payante, et les demandes ne faisaient l'objet d'aucune publication ou indexation officielle.\r\n\r\nIl faudra attendre 1852 pour que la Grande-Bretagne\u00a0 se dote d'une nouvelle loi sur les brevets[footnote]Au travers du <a href=\"https:\/\/patentlyo.com\/media\/2017\/08\/PL-Amendment-Act-15-16-Victoria-c.83-1852.pdf\">Patent Law Amendment Act de 1852<\/a>.[\/footnote]. Cette loi donnait la possibilit\u00e9 d'enregistrer sa demande pour un prix modique, voire m\u00eame une demande provisoire, qui devait \u00eatre compl\u00e9t\u00e9e dans l'ann\u00e9e. Le d\u00e9p\u00f4t \u00e9tait d\u00e9sormais effectu\u00e9 aupr\u00e8s du <em>Patent Office<\/em> et les descriptions, auparavant non publi\u00e9es, pouvaient \u00eatre consult\u00e9es \u00e0 la <em>Patent Office Library. <\/em>Cependant la loi ne pr\u00e9voyait toujours pas d'examen officiel. Ce qui fragilisera fortement les brevets d\u00e9livr\u00e9s.\r\n\r\nLa loi suivante, le Patents, Designs and Trade Marks Act 1883[footnote]J. E. Crawford Munro, The Patents, Designs, and Trade Marks Act, 1883 (46 &amp; 47 Vict. C. 57) with the Rules and Instructions: Together with Pleadings, Orders, and Precedents, <a href=\"https:\/\/books.google.fr\/books\/about\/The_Patents_Designs_and_Trade_Marks_Act.html?id=1poDAAAAQAAJ&amp;redir_esc=y\">Google books<\/a>.[\/footnote] transposera les dispositions de la Convention Universelle de 1883. Elle instituait un examen des demandes, mais uniquement pour d\u00e9faut formel ou insuffisance de la description. Aucune recherche documentaire d'ant\u00e9riorit\u00e9 n\u2019\u00e9tait diligent\u00e9e.\r\n\r\nLe Patent Office commencera \u00e0 rechercher les demandes des cinquante ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes en 1902, date de l\u2019adoption du Patents Act 1902. Mais l'examen, \u00e0 la diff\u00e9rence des USA, sera limit\u00e9 \u00e0 la nouveaut\u00e9.\r\n\r\nLa jurisprudence d\u00e9gagera progressivement le crit\u00e8re d'activit\u00e9 inventive (<em>inventive steps<\/em>)[footnote]F.K. Beier, The Inventive Step in Its Historisal Development (1986) 17 International Review of Industrial Property and Copyright Law 301, 312.[\/footnote].\r\n\r\nLe Patents Act de 1949[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/Geo6\/12-13-14\/87\/contents\">Patents Act 1949<\/a>, 1949 c. 87 (Regnal. 12_13_and_14_Geo_6).[\/footnote] op\u00e8rera une codification des solutions jurisprudentielles et un simple d\u00e9poussi\u00e9rage de la loi. Ainsi, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019entr\u00e9e en vigueur du Patents Act 1977 le droit des brevets au Royaume-Uni pr\u00e9sentait toujours des lacunes importantes: l\u2019examen par le Patent Office ne portait que sur la nouveaut\u00e9 et les demandes ant\u00e9rieures, v\u00e9rifi\u00e9es par une recherche sur les demandes faites en Grande-Bretagne, et en Grande-Bretagne seulement, dans les 50 ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes; le contenu d\u00e9taill\u00e9 de la description pouvait rester cach\u00e9 pendant quatre ans; et seul un tiers pouvait opposer l\u2019absence d\u2019activit\u00e9 inventive, et ce uniquement en lan\u00e7ant une proc\u00e9dure distincte devant les tribunaux; la dur\u00e9e des droits \u00e9tait de 16 ans (depuis 1939 seulement). Le Patents Act 1977 mettra \u00e9galement officiellement fin au syst\u00e8me des lettres patentes pour les inventions, qui sera remplac\u00e9 par un certificat du Comptroller-General of Patents, Designs and Trade Marks.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"\" align=\"aligncenter\" width=\"371\"]<img src=\"https:\/\/res.cloudinary.com\/mplustms\/image\/upload\/w_723\/v1686536994\/v2\/prod\/small\/026001_026500\/026437_001.jpg\" alt=\"\" width=\"371\" height=\"513\" \/> Exemple de patent letter (pre-1977).[\/caption]\r\n\r\n<strong>308._ Le Patents Act 1977_<\/strong> Le Patents Act 1977[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, 1977 c. 37.[\/footnote] a apport\u00e9 des modifications importantes \u00e0 la l\u00e9gislation alors en vigueur au Royaume-Uni, en mettant en oeuvre les principes et dispositions de la Convention sur le brevet europ\u00e9en de 1973, de la Convention de Luxembourg sur le brevet communautaire de 1975 et du Trait\u00e9 de coop\u00e9ration en mati\u00e8re de brevets (PCT) de 1970.\r\n\r\nIl s\u2019agit d\u2019une loi imposante, dont certains articles sont d\u00e9velopp\u00e9s sur plusieurs pages, suivie d\u2019annexes volumineuses. La loi contient trois parties, consacr\u00e9es au droit interne, aux dispositions de mises en oeuvres des obligations conventionnelles du Royaume-Uni, et \u00e0 des dispositions diverses d\u2019ordre proc\u00e9dural, administratif et interpr\u00e9tatif. Elles sont suivies de six annexes comprenant notamment les dispositions de droit transitoire.\r\n\r\nLe Patents Act 1977 a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises, notamment par le Copyright, Designs and Patents Act 1988 et le Patents Act 2004. La loi autorise le Secretary of State \u00e0 r\u00e9glementer le fonctionnement du Patent Office, devenu Intellectual Property Office. Cette r\u00e9glementation prendra la forme des Patents Rules 1978, auxquelles se sont substitu\u00e9es les Patents Rules 1982, les Patents Rules 1990, les Patents Rules 1995, et en dernier lieu les Patents Rules 2007, entr\u00e9es en vigueur le 17 d\u00e9cembre 2007[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/2007\/3291\/contents\">The Patents Rules 2007<\/a>, SI 2007 No. 3291.[\/footnote].\r\n\r\nLa section 130(7) du Patents Act contient une r\u00e8gle importante, qui pr\u00e9cise que plusieurs sections de la loi doivent recevoir, dans la mesure du possible, la m\u00eame interpr\u00e9tation que celle donn\u00e9e \u00e0 leur \u00e9quivalent dans la CBE, la CBC et le trait\u00e9 PCT[footnote]\u00ab Attendu que, dans une r\u00e9solution adopt\u00e9e lors de la signature de la Convention sur le brevet communautaire, les gouvernements des \u00c9tats membres de la Communaut\u00e9 \u00e9conomique europ\u00e9enne sont convenus d\u2019am\u00e9nager leurs l\u00e9gislations en mati\u00e8re de brevets de mani\u00e8re (notamment) \u00e0 les adapter aux dispositions correspondantes de la Convention sur le brevet europ\u00e9en, de la Convention sur le brevet communautaire et du Trait\u00e9 de coop\u00e9ration en mati\u00e8re de brevets, il est express\u00e9ment d\u00e9clar\u00e9 par la pr\u00e9sente disposition que les dispositions suivantes de la pr\u00e9sente loi, \u00e0 savoir les sections 1.1) \u00e0 4), 2 \u00e0 6, 14.3), 5) et 6), 37.5), 54, 60, 69, 72.1) et 2), 74.4), 82, 83, 100 et 125, sont con\u00e7ues de mani\u00e8re \u00e0 produire dans toute la mesure du possible les m\u00eames effets au Royaume-Uni que ceux que les dispositions correspondantes de la Convention sur le brevet europ\u00e9en, de la Convention sur le brevet communautaire et du Trait\u00e9 de coop\u00e9ration en mati\u00e8re de brevets produisent sur les territoires auxquels ces textes s\u2019appliquent \u00bb.[\/footnote]. Dans l\u2019affaire <em>Merrell Dow Pharmaceuticals Inc. v H.N. Norton &amp; Co Ltd<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7af60d03e7f57eb1351\">[1996] RPC 76<\/a>.[\/footnote], la Chambre des Lords (d\u00e9sormais Cour supr\u00eame) a jug\u00e9 que les tribunaux du Royaume-Uni, dans leur application des dispositions vis\u00e9es par la section 130(7) du Patents Act, devaient suivre les d\u00e9cisions de l\u2019OEB. Pour la Chambre des Lords \u00ab ces d\u00e9cisions ne lient pas au sens strict les cours du Royaume-Uni mais ont force d\u2019autorit\u00e9 (<em>are of great persuasive authority<\/em>); tout d\u2019abord, parce qu\u2019il s\u2019agit de d\u00e9cisions de cours sp\u00e9cialis\u00e9es (\u2026) traitant quotidiennement de la Convention OEB, et ensuite, parce qu\u2019il sera hautement ind\u00e9sirable que les dispositions de la Convention soient interpr\u00e9t\u00e9es diff\u00e9remment \u00e0 l\u2019OEB et par les cours nationales d\u2019un \u00c9tat contractant\u00a0\u00bb[footnote]Lord Hoffmann, page 82. V. \u00e9galement <a href=\"https:\/\/www.supremecourt.uk\/cases\/uksc-2010-0047.html\">Human Genome Sciences v Eli Lilly<\/a> [2011] UKSC 51, [2012] RPC 6; Actavis UK Ltd v Merck [2008] EWCA Civ 444; R. v Secretary of State for Work and Pensions [2008] UKHL 63. Ce qui n\u2019emp\u00eachera pas des divergences et des remarques peu am\u00e8nes \u00e9chang\u00e9es avec l\u2019OEB, notamment \u00e0 l\u2019occasion de l\u2019affaire <em>Aerotel<\/em> (V. <em>infra,<\/em> n\u00b0285).[\/footnote].\r\n\r\nEn cons\u00e9quence de l\u2019harmonisation issue de la CBE et de la directive 98\/44\/CE (dont les solutions ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9serv\u00e9es par le <em>EU Withdrawal Act 2018<\/em>[footnote]V. <em>supra<\/em>, n\u00b0314.[\/footnote]), la protection des brevets au Royaume-Uni est assez proche du droit fran\u00e7ais, s\u2019agissant de la brevetabilit\u00e9 et de l\u2019\u00e9tendue de la protection. Cependant, des diff\u00e9rences subsistent. La plus importante concernait l\u2019examen, qui constitue au Royaume-Uni un examen complet au fond[footnote]V. <em>infra, <\/em>n\u00b0325.[\/footnote]. Elle s'est estomp\u00e9e par l'effet de la r\u00e9forme issue en France de la loi PACTE[footnote]L. n\u00b0 2019-486 du 22 mai 2019 relative \u00e0 la croissance et la transformation des entreprises.[\/footnote], qui impose la prise en compte, depuis le 22 mai 2020, de l'activit\u00e9 inventive pour la d\u00e9livrance des brevets fran\u00e7ais. Les proc\u00e9dures applicables, avant et apr\u00e8s d\u00e9livrance, demeurent cependant diff\u00e9rentes[footnote]L\u00e0 encore, il faut tenir compte des r\u00e9formes issues en France de la Loi PACTE, et notamment du nouveau droit d'opposition (encadr\u00e9 par l\u2019ordonnance n\u00b0 2020-116 du 12 f\u00e9vrier 2020 et compl\u00e9t\u00e9e par le d\u00e9cret n\u00b0 2020-225 du 6 mars 2020).[\/footnote]. Le Patents Act 1977 ne pr\u00e9voit pas non plus de certificats d'utilit\u00e9 ou de titres \u00e9quivalents[footnote]V. cependant l\u2019<em>unregistered design right<\/em>, Tome 1, n\u00b0288.[\/footnote].\r\n<h2>2. L\u2019obtention du brevet<\/h2>\r\n<span style=\"background-color: #ffff00;\"><strong><span style=\"background-color: #ffffff;\">309._ Plan_<\/span><\/strong><span style=\"background-color: #ffffff;\">\u00a0Nous distinguerons classiquement les conditions de fond (A) et de forme (B) de la protection.<\/span><\/span>\r\n<h3><strong>A. Les conditions de fond<\/strong><\/h3>\r\n<strong>310._ En g\u00e9n\u00e9ral_<\/strong> La l\u00e9gislation ant\u00e9rieure au Patents Act 1977 \u00e9tait tr\u00e8s insuffisante dans sa d\u00e9finition de l\u2019invention brevetable[footnote]Le Patents Act 1949 reprenait la formule du Statues of Monopoles et d\u00e9finissait l\u2019invention comme <em>\u00ab\u00a0<\/em>any manner of new manufacture the subject of letters patent and grant of privilege within section six of the Statute of Monopolies of Monopolies and any new method or process of testing applicable to the improvement or control of manufacture, and includes an alleged invention\u00a0<em>\u00bb<\/em> (Section 101).[\/footnote]. Le Patents Acts 1977 a repris les conditions de fond de la brevetabilit\u00e9 \u00e9tablies par la Convention sur le brevet europ\u00e9en (CBE). La section 1(1) du Patents Act dispose :\r\n<div class=\"textbox shaded\">\r\n\r\n\u00ab\u00a0Un brevet ne peut \u00eatre d\u00e9livr\u00e9 que pour une invention pour laquelle les conditions suivantes sont remplies :\r\n\r\na) l\u2019invention est nouvelle ;\r\n\r\nb) elle implique une activit\u00e9 inventive ;\r\n\r\nc) elle est susceptible d\u2019application industrielle ;\r\n\r\nd) la d\u00e9livrance d\u2019un brevet pour cette invention n\u2019est pas exclue par les alin\u00e9as 2) et 3) ou la section 4A ci-dessous\r\n\r\net les r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 l\u2019expression \u00abinvention brevetable\u00bb dans la pr\u00e9sente loi doivent \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9es en cons\u00e9quence.\u00a0\u00bb\r\n\r\n<\/div>\r\nLes sous-sections (2) et (3) vis\u00e9es au point (d) reprennent, en des termes voisins, les dispositions de la CBE[footnote]V. <em>infra, <\/em>n\u00b0313.[\/footnote]. La section 4A vise quant \u00e0 elle les m\u00e9thodes de traitement et de diagnostic[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>311._ L\u2019invention_<\/strong> Le terme \u00ab\u00a0invention\u00a0\u00bb n\u2019est pas d\u00e9fini dans la loi. La Chambre des Lords (d\u00e9sormais Cour supr\u00eame) a eu l\u2019occasion d\u2019aborder ce point en 1996 dans l\u2019affaire <em>Biogen Inc v Medeva plc<\/em>[footnote]<em><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5b46f2082c94e0775e7f0fb1\">Biogen Inc v Medeva plc<\/a>, <\/em>[1996] UKHL 18, (1997) 38 BMLR 149, [1997] RPC 1.[\/footnote], premi\u00e8re d\u00e9cision portant sur la brevetabilit\u00e9 de produits issus du g\u00e9nie g\u00e9n\u00e9tique. Elle y rel\u00e8ve les difficult\u00e9s pos\u00e9es par toute tentative de d\u00e9finition, ainsi que l\u2019int\u00e9r\u00eat limit\u00e9 d\u2019une telle discussion, au regard des conditions de la brevetabilit\u00e9:\r\n<div class=\"textbox shaded\">\r\n\r\n<strong><em>Biogen Inc v Medeva plc, <\/em>[1996] UKHL 18<\/strong>\r\n\r\n\u00ab\u00a09. Qu'est-ce qu'une invention ?\r\n\r\n43. La loi pr\u00e9cise les diverses conditions, tant positives (aux paragraphes a) \u00e0 c)) que n\u00e9gatives (au paragraphe d)) qu'une invention doit satisfaire pour \u00eatre une \u00ab invention brevetable \u00bb. Ce sch\u00e9ma pourrait sugg\u00e9rer que, logiquement, il faut d'abord d\u00e9terminer si l'invention revendiqu\u00e9e peut \u00eatre correctement d\u00e9crite comme une invention. Ce n'est que si cette question re\u00e7oit une r\u00e9ponse affirmative qu'il sera n\u00e9cessaire d'examiner si l'invention remplit les conditions prescrites pour \u00eatre \u00ab brevetable \u00bb. Dans la pratique, cependant, ce serait une erreur dans la plupart des cas, et source de difficult\u00e9s inutiles.\r\n\r\n44. La Loi ne d\u00e9finit pas la notion d'invention. La section 1(1) avait pour objet de reprendre, \u00ab dans la mesure du possible \u00bb, l'article 52 de la Convention sur le brevet europ\u00e9en (\u00ab CBE \u00bb) : voir la section 130(7) du Patents Act 1977. L'article 52 ne contient pas non plus de d\u00e9finition de l'invention. Il semble que les parties \u00e0 la CBE n'aient pas \u00e9t\u00e9 en mesure de s'entendre sur ce point : V. Singer et Singer, The European Patent Convention (\u00e9d. anglaise 1995 par Ralph Lunzer), paragr. 52.04. Mais la raison pour laquelle les parties ont d\u00e9cid\u00e9 de se passer d'une d\u00e9finition \u00e9tait qu'elles reconnaissaient que la question serait presque toujours th\u00e9orique. Les quatre conditions \u00e9nonc\u00e9es au paragraphe 1(1) font beaucoup plus que restreindre les cat\u00e9gories d'\u00ab inventions \u00bb qui peuvent \u00eatre brevet\u00e9es. Elles contiennent probablement \u00e9galement tous les \u00e9l\u00e9ments du concept d'invention au sens ordinaire. Je dis probablement, parce qu'en l'absence d'une d\u00e9finition, on ne peut pas dire avec certitude que l'on ne trouverait pas quelque chose qui remplirait toutes les conditions mais ne pourrait pas \u00eatre qualifi\u00e9 d'invention. Mais les r\u00e9dacteurs de la Convention et de la loi, ainsi que les Conseils pr\u00e9sents devant nous, n'ont pas pu en donner d'exemples. Au cas o\u00f9 la situation se pr\u00e9senterait, la section 1(5) donne au secr\u00e9taire d'\u00c9tat le pouvoir de modifier la liste des \u00e9l\u00e9ments exclus par l'alin\u00e9a (d) \u00ab dans le but d\u2019assurer leur conformit\u00e9 avec les d\u00e9veloppements de la science et de la technologie \u00bb.\r\n\r\n45. \u00c9tant donn\u00e9 que les quatre conditions sont relativement famili\u00e8res, clarifi\u00e9es par les d\u00e9finitions de la loi et la jurisprudence des tribunaux et de l'OEB, il sera normalement plus commode de commencer par d\u00e9cider si elles sont satisfaites. Dans presque tous les cas, ce sera la fin de l'investigation. Il se peut qu'un jour il soit n\u00e9cessaire de d\u00e9cider si quelque chose qui satisfait aux conditions de brevetabilit\u00e9 peut \u00eatre qualifi\u00e9 d'invention, mais on peut attendre que la question se pose.\r\n\r\n46. On peut bien s\u00fbr imaginer des cas o\u00f9 l'objet revendiqu\u00e9 n'est manifestement pas une invention, au point qu'il est tentant de s'attaquer au probl\u00e8me en rejetant la revendication sans s'enqu\u00e9rir de trop pr\u00e8s de la condition qui n'a pas \u00e9t\u00e9 remplie. C'est ainsi que, dans l\u2019arr\u00eat Genentech Inc. [1989] R.P.C. 147, 264, Mustill L.J. a d\u00e9clar\u00e9, en se r\u00e9f\u00e9rant au sens ordinaire du mot \u00ab invention \u00bb : \u00ab Vous ne pouvez pas inventer l'eau, bien que vous puissiez certainement inventer des fa\u00e7ons de la distiller ou de la synth\u00e9tiser. \u00bb C'est \u00e9vident, dans un tel cas, il peut sembler p\u00e9dant de dire que l'eau ne satisfait pas \u00e0 la condition \u00e9nonc\u00e9e \u00e0 l'alin\u00e9a a) de la section 1(1) parce qu'elle n'est pas nouvelle. Malheureusement, la plupart des affaires port\u00e9es devant les tribunaux sont plus complexes. Les juges seraient donc bien avis\u00e9s de mettre de c\u00f4t\u00e9 leur intuition ou opinion sur ce qui constitue une invention, jusqu'\u00e0 ce qu'ils aient examin\u00e9 les questions de nouveaut\u00e9, d'inventivit\u00e9, etc. En l'esp\u00e8ce, je crois que l'avocat de Medeva a eu raison de r\u00e9sister \u00e0 l'invitation de la Cour d'appel de pr\u00e9senter des observations sur la question de savoir si les revendications constituaient une invention. \u00bb\r\n\r\n<\/div>\r\nCe d\u00e9bat s'est \u00e9galement d\u00e9plac\u00e9 sur le concept de \"d\u00e9couvertes\", exclues de la brevetabilit\u00e9[footnote]Exclusion ancienne, inscrite \u00e0 la s. 1(2) du Patents Act, v. infra, n\u00b0313.[\/footnote], qui n'est pas plus d\u00e9fini par la loi. Les remarques pr\u00e9cit\u00e9es de <em>Biogen<\/em> sont tr\u00e8s certainement \u00e9galement applicables ici, et plus largement \u00e0 la distinction entre invention et d\u00e9couverte[footnote]V. cette remarque de la High court d'Australie dans <a href=\"https:\/\/www.wipo.int\/wipolex\/fr\/text\/581827\">National Research Development Corporation v. Commissioner of Patents<\/a> (1959) 102 CLR 252 (High Court d'Australie): \"the truth is that the distinction between discovery and invention is not precise enough to be other than misleading in this area of discussion\".[\/footnote].\r\n\r\nSous ces r\u00e9serves, le droit britannique admet de longue date qu'une invention puisse reposer sur une d\u00e9couverte[footnote]V. <a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWHC\/Patents\/2005\/1589.html\">CFPH LLC, Patent Applications by<\/a> [2005] EWHC 1589 (Pat) (21 July 2005): \"An instance of a \"soft\" exclusion is a discovery. It is well-settled law that, although you cannot patent a discovery, you can patent a useful artefact or process that you were able to devise once you had made your discovery. This is so even where it was perfectly obvious how to devise the artefact or process, once you had made the discovery (<i>Genentech\u2019s Patent<\/i> [1987] RPC 553, 566; on appeal [1989] RPC 147, 208, 240, C.A.). The detractors of your patent are not allowed to say: the discovery does not count and the rest was obvious. They are not allowed to dissect your invention in that way. The discovery is an integral and all-important part of your invention. The law does not object to that. It objects only when you try to monopolise your discovery for all purposes i.e. divorced from your new artefact or process. For that would enable you to stifle the creation of further artefacts or processes which you yourself were not able to think of\".[\/footnote]. Ainsi, dans l\u2019affaire In <em>Genentech Inc's Patent<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/106\/8\/147\/1588696\">Genentech Inc.\u2019s Patent<\/a>, [1989] RPC 147 (CA).[\/footnote], la Cour d\u2019appel de Londres a jug\u00e9 que la d\u00e9couverte d\u2019une s\u00e9quence d\u2019acide amin\u00e9 pouvait constituer une invention lorsqu\u2019elle est incorpor\u00e9e dans un proc\u00e9d\u00e9 de fabrication. Dans l\u2019affaire <em>Kirin-Amgen v Hoechst Marion Roussel<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/publications.parliament.uk\/pa\/ld200304\/ldjudgmt\/jd041021\/kirin-1.htm\">Kirin-Amgen v Hoechst Marion Roussel<\/a>, [2004] UKHL 46, [2005] All ER 667; 64 IPR 444; [2005] RPC 169<em>.<\/em>[\/footnote], la Chambre des Lords a quant \u00e0 elle jug\u00e9 qu\u2019une s\u00e9quence d\u2019ADN, en tant que telle, constituait une simple d\u00e9couverte, mais qu\u2019un proc\u00e9d\u00e9 permettant de l\u2019isoler et de l\u2019extraire, ainsi que les produits ainsi obtenus, \u00e9taient bien constitutifs d'inventions.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<span style=\"background-color: #ffff00;\"><strong><span style=\"background-color: #ffffff;\">312._ Les inventions g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par IA: la jurisprudence Thaler_ <\/span><\/strong><\/span><span style=\"background-color: #ffffff;\">La question de la brevetabilit\u00e9 des inventions g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par des syst\u00e8mes d'intelligence artificielle a \u00e9t\u00e9 soumise aux tribunaux britanniques dans le cadre de l'affaire \"Tahler\", relative au syst\u00e8me d'intelligence artificielle \"DABUS\" (pour Device for the Autonomous Bootstrapping of Unified Sentience), qui a \u00e9galement connu des d\u00e9veloppements aux <\/span><span style=\"font-size: 1em;\">\u00c9tats-Unis[footnote]V. <em>infra<\/em>, n\u00b0389 et 390.[\/footnote] et aupr\u00e8s de l'OEB[footnote]D\u00e9cisions de la section de d\u00e9p\u00f4t de l'OEB du 27 janvier 2020, rejetant les demandes de brevet EP 18 275 162 et EP 18 275 174 d\u00e9signant en qualit\u00e9 d'inventeur le programme d'intelligence artificielle DABUS, confirm\u00e9es par d\u00e9cision de la chambre de recours juridique de l'OEB du 21 d\u00e9cembre 2020.[\/footnote]<\/span><span style=\"background-color: #ffffff;\">, mais \u00e9galement en Afrique du Sud[footnote]Avec un premier brevet d\u00e9livr\u00e9 par l'Office sud-africain (patent no. 2021\/03242), publi\u00e9 en juillet 2021, pour l'invention relevi\u00e9 au conteneur d'aliment ou de boisson (V. ci-apr\u00e8s). On notera cependant que l'examen op\u00e9r\u00e9 par l'Office est limit\u00e9.[\/footnote] et en Australie[footnote]Demande <\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">no. 2019363177 du 9 septembre 2020 (PCT\/IB2019\/057809), rejet\u00e9e par le Patent Office, au motif que l'inventeur au sens de la section <\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">15(1) du Patents Act de 1990 ne peut \u00eatre qu'un \u00eatre humain<\/span><span style=\"background-color: #ffffff;\">. Position finalement confirm\u00e9e par un arr\u00eat de la Cour F\u00e9d\u00e9rale d'Australie le 13 avril 2022: Australian law in <em>Commissioner of Patents v Thaler<\/em>\u00a0<a href=\"https:\/\/www.judgments.fedcourt.gov.au\/judgments\/Judgments\/fca\/full\/2022\/2022fcafc0062\">[2022] FCAFC 62<\/a> (qui infirme <i>Thaler<\/i><i>\u00a0v Commissioner of Patents\u00a0<\/i>[2021] FCA 879; 160 IPR 72).[\/footnote] et en Nouvelle-Z\u00e9lande[footnote]<a href=\"https:\/\/www.nzlii.org\/nz\/cases\/NZIPOPAT\/2022\/2.html\">D\u00e9cision<\/a> de rejet du Patent office du 31 janvier 2022, confirm\u00e9e par la High Court, <a href=\"https:\/\/www.nzlii.org\/nz\/cases\/NZHC\/2023\/554.html\">Thaler v Commissioner of Patents<\/a> [2023] NZHC 554 (17 March 2023).[\/footnote],\u00a0<\/span>\r\n\r\n<span style=\"background-color: #ffffff;\">En l'esp\u00e8ce, Stephen Thaler, cr\u00e9ateur du syst\u00e8me d'intelligence artificielle DABUS, pr\u00e9tendait que son syst\u00e8me avait cr\u00e9\u00e9 g\u00e9n\u00e9r\u00e9 deux inventions, portant sur un nouveau type de conteneur d'aliments ou de boissons,\u00a0 et un nouveau type de balise lumineuse et sur nouvelle fa\u00e7on d'attirer l'attention en cas d'urgence. Ces inventions avaient fait l'objet en octobre et novembre 2018 de deux demandes de brevets nationaux[footnote]No. GB1816909.4 et GB1818161.0.[\/footnote]. Cependant aucune de ces demandes ne d\u00e9signait un inventeur humain, les formulaires accompagnant les demandes indiquant que M. Thaler n'\u00e9tait pas un inventeur des inventions d\u00e9crites. L'UKIPO notifiait alors \u00e0 M. Thaler qu'il devrait d\u00e9poser une d\u00e9claration attestant la qualit\u00e9 d'inventeur, c'est-\u00e0-dire une d\u00e9claration identifiant la ou les personnes qu'il croyait \u00eatre l'inventeur ou les inventeurs de chacune de ces inventions, dans les seize mois suivant la date de d\u00e9p\u00f4t[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 13, et SI 2007\/3291, rule 10(3).[\/footnote]. Dans ses r\u00e9ponses, M. Thaler indiquait que ces deux inventions avaient \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es par DABUS, et qu\u2019il avait acquis le droit au d\u00e9p\u00f4t en tant que propri\u00e9taire de cette machine. Apr\u00e8s quelques \u00e9changes, le Contr\u00f4leur rendait une d\u00e9cision de rejet le 4 d\u00e9cembre 2019[footnote]No. <a href=\"https:\/\/www.ipo.gov.uk\/p-challenge-decision-results\/o74119.pdf\">BL O\/741\/19<\/a>. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, la d\u00e9cision pr\u00e9cise que les demandes sont r\u00e9put\u00e9es retir\u00e9es \u00e0 l'expiration du d\u00e9lai de seize mois pr\u00e9vu \u00e0 la section 10(3) pr\u00e9cit\u00e9e.[\/footnote], au motif que DABUS n'\u00e9tait pas une personne au sens des sections 7 (droit au d\u00e9p\u00f4t) et 13 (mention de l'inventeur) du Patents Act, et donc pas un inventeur, et qu'en cons\u00e9quence DABUS n'avait aucun droit pouvant \u00eatre transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 M. Thaler, ce dernier n'ayant pas plus droit \u00e0 la d\u00e9livrance d'un brevet au motif qu'il \u00e9tait propri\u00e9taire de DABUS.\u00a0<\/span>\r\n\r\nLa High Court, puis la Cour d'appel de Londres, avaient rejet\u00e9 les recours form\u00e9s par M. Thaler<span style=\"background-color: #ffffff;\">[footnote] <a href=\"https:\/\/artificialinventor.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/2412.pdf\">Thaler v Comptroller-General of Patents Trade Marks and Designs<\/a>, [2020] EWHC 2412 (Pat), [2020] Bus LR 2146, Marcus Smith J.; <a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWCA\/2021\/1374.html\">Thaler v Comptroller General of Patents Trade Marks And Designs<\/a><\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">, [2021] EWCA Civ 1374, [2022] Bus LR 375. Comme la High Court, la Cour d'appel confirme que DABUS ne pouvait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un inventeur au sens du Patents Act 1977, ce dernier devant n\u00e9cessairement \u00eatre une personne physique, et qu'il n'existe pas de r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale de droit selon laquelle tout bien incorporel (y compris une invention) cr\u00e9\u00e9 par une machine est la propri\u00e9t\u00e9 de la machine ou du propri\u00e9taire de la machine.[\/footnote].<\/span>\r\n\r\n<span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">L'affaire avait ensuite \u00e9t\u00e9 port\u00e9 devant la Cour supr\u00eame du Royaume-Uni. Par arr\u00eat du 20 d\u00e9cembre 2023[footnote]<\/span><a style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\" href=\"https:\/\/www.supremecourt.uk\/cases\/uksc-2021-0201.html\">Thaler v Comptroller-General of Patents, Designs and Trademarks<\/a><em style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">, [2023] UKSC 49.<\/em><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">[\/footnote], celle-ci confirme tout d'abord que l'inventeur au sens du Patents Act 1977 doit \u00eatre personne physique, notamment sur le fondement de l'examen des dispositions des sections 7 (droit au d\u00e9p\u00f4t, d\u00e9finition et l'inventeur) et 13 (mention de l'inventeur) du Patents Act 1977[footnote]La Cour tire \u00e9galement argument du contexte g\u00e9n\u00e9ral du Patents Act 1977, et des dispositions des sections 2(4) (divulgations pr\u00e9alables non destructrices de nouveaut\u00e9s), 8 et 37, qui confirment que l'inventeur est bien une personne physique.[\/footnote]:<\/span>\r\n<div class=\"textbox shaded\">\r\n\r\n<strong>Thaler v. Comptroller, [2023] UKSC 49.<\/strong>\r\n\r\n\"56. (...) La structure et le contenu des sections 7 et 13 de la loi, en eux-m\u00eames et dans le contexte de la loi dans son ensemble, ne permettent qu'une seule interpr\u00e9tation : un inventeur au sens du Patents Act 1977 doit \u00eatre une personne physique, et DABUS n'est pas du tout une personne, et encore moins une personne physique : Il s'agit d'une machine qui, en partant de l'hypoth\u00e8se factuelle qui sous-tend la pr\u00e9sente proc\u00e9dure, a cr\u00e9\u00e9 ou g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par elle-m\u00eame les avanc\u00e9es techniques divulgu\u00e9es dans les demandes. J'utilise d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment ici le terme \u00ab progr\u00e8s technique \u00bb plut\u00f4t qu\u2019 \u00ab invention \u00bb, et les termes \u00ab cr\u00e9er \u00bb ou \u00ab g\u00e9n\u00e9rer \u00bb plut\u00f4t que \u00ab concevoir \u00bb ou \u00ab inventer \u00bb, pour \u00e9viter de pr\u00e9juger de la premi\u00e8re question que nous avons \u00e0 trancher. Mais il est indiscutable que DABUS est une machine, pas une personne (qu'elle soit physique ou morale), et je ne comprends pas que le Dr Thaler sugg\u00e8re le contraire.\r\n57. L'article 130 de la loi de 1977 dispose que le terme \u00ab inventeur \u00bb a le sens que lui donne la section 7. Comme nous l'avons vu, le paragraphe 7(3) pr\u00e9voit que le terme \u00ab inventeur \u00bb s'entend, en ce qui concerne une invention, de l'auteur r\u00e9el de l'invention. Rien n'indique que le terme \u00ab concepteur \u00bb a ici une signification autre que son sens ordinaire, c'est-\u00e0-dire d\u00e9signant une personne qui con\u00e7oit un produit ou un proc\u00e9d\u00e9 nouveau et non \u00e9vident (l'invention), susceptible d'application industrielle et pouvant \u00eatre prot\u00e9g\u00e9e par le syst\u00e8me des brevets.\r\n58. Cette interpr\u00e9tation est \u00e9galement conforme \u00e0 l'\u00e9conomie de la section 7 d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9e. Ainsi une demande de brevet peut \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9e par toute personne (section\u00a0 7(1)). Et il existe une pr\u00e9somption r\u00e9fragable selon laquelle la personne qui pr\u00e9sente la demande a le droit de se voir accorder le brevet (section 7(4)).\r\n59. Toutefois, un brevet ne peut \u00eatre d\u00e9livr\u00e9 qu'\u00e0 une personne appartenant \u00e0 l'une des trois cat\u00e9gories de personnes \u00e9num\u00e9r\u00e9es \u00e0 la section 7(2). La premi\u00e8re personne \u00e0 qui un brevet peut \u00eatre d\u00e9livr\u00e9 est l'inventeur (article 7(2)(a)). Mais, de pr\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l'inventeur, il peut \u00eatre accord\u00e9 \u00e0 une ou plusieurs personnes mentionn\u00e9es \u00e0 l'article 7(2)b), ou au successeur ou aux successeurs en titre de toute personne mentionn\u00e9e aux alin\u00e9as a) ou b) (article 7(2)c)) - qui sont \u00e9galement des personnes dot\u00e9es de la personnalit\u00e9 juridique, mais pas n\u00e9cessairement des personnes physiques (...)\r\n(...)\r\n65. La section 13 confirme \u00e9galement qu'un inventeur doit \u00eatre une personne. Je dois y revenir pour examiner les autres questions soulev\u00e9es dans le pr\u00e9sent pourvoi. Mais pour l'instant, il suffit de se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 la section 13(1) qui conf\u00e8re \u00e0 l'inventeur le droit d'\u00eatre mentionn\u00e9, et \u00e0 la section 13(2) qui exige du d\u00e9posant qu'il d\u00e9pose la d\u00e9claration identifiant la ou les personnes qu'il croit \u00eatre l'inventeur ou les inventeurs. Rien dans aucune de ces dispositions ne laisse entendre qu'un inventeur peut \u00eatre une machine.\"\r\n\r\n<\/div>\r\n<span style=\"background-color: #ffffff;\">Elle confirme \u00e9galement que le Patents Act 1977 ne donne pas le droit \u00e0 une personne d'obtenir un brevet pour un produit ou proc\u00e9d\u00e9 cr\u00e9\u00e9 de mani\u00e8re autonome par une machine, notamment sur le fondement de son droit de propri\u00e9t\u00e9 sur la machine[footnote] \"In my view there are two fundamental problems with these submissions. The first is that they assume that DABUS can itself be an inv<\/span>entor within the meaning of the 1977 Act. But that assumption is not correct for the reasons I have given. DABUS is a machine and not a person. That was reason enough for the Hearing Officer for the Comptroller to reach the conclusion he did. Indeed, it was itself fatal to the applications. There was no inventor through whom Dr Thaler could claim the right to obtain a patent for any technical advance described in those applications.The second is that it mischaracterises an invention as being or amounting to tangible property such that title to it can pass, as a matter of law, to the owner of the machine which, on this assumption, generated it. I accept, of course, that the 1977 Act refers at times to the property in an invention. As we have seen, it does so in, most importantly, section 7(2)(b), and this is the provision on which Dr Thaler places particular reliance. The 1977 Act also contemplates in, for example, section 39, that an invention may be taken as \"belonging\" to a person, such as an employee or an employer.\r\nOne must be careful to understand what this means, however. The right we are concerned with, as conferred by the 1977 Act, is a right to apply for a patent for what is said to be an invention and, if it is patentable and satisfies the other requirements of the Act, to secure the grant of a patent on that application. But I am satisfied that Dr Thaler has not identified any basis in law on which he acquired such a right through his ownership of DABUS.\r\nIn particular, Dr Thaler's reliance on the doctrine of accession in this context is misguided. The doctrine concerns new tangible property produced by existing tangible property. Dr Thaler contends that, upon the application of this doctrine, the owner of the existing property also owns the new property. In this way, the farmer owns the cow and the calf. By analogy, Dr Thaler continues, he, as owner of DABUS, is the owner of all rights in all developments made by DABUS.\r\nWe are not concerned here with a new item of tangible property produced by an existing item of tangible property, however. We are concerned with what appear (and which for present purposes we must assume) to be concepts for new and non-obvious devices and methods, and descriptions of ways to put them to into practice, all of which, so Dr Thaler maintains, have been generated autonomously by DABUS. There is no principled basis for applying the doctrine of accession in these circumstances.\r\nFor these reasons and those given by the Court of Appeal, I am satisfied that the doctrine upon which Dr Thaler relies here, that of accession, does not, as a matter of law, operate to confer on him the property in or the right to apply for and obtain a patent for any technical development made by DABUS.\r\nIt follows that, on the factual assumptions upon which this appeal is proceeding, Dr Thaler has never had any right to secure the grant to himself of patents under the 1977 Act in respect of anything described in the applications\".[\/footnote].\r\n\r\nLa question du traitement des inventions relatives \u00e0 l'intelligence artificielle est abord\u00e9e plus loin[footnote]V. <em>infra<\/em>, n\u00b0314.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>313._ Les inventions exclues de la brevetabilit\u00e9_<\/strong> Elles sont tout d\u2019abord vis\u00e9es aux sections 1(2), 1(3) et 4A du Patents Act 1977. La section 1(2) dispose :\r\n<div class=\"textbox shaded\">\r\n\r\n\u00ab Ne constitue pas (notamment) une invention aux fins de la pr\u00e9sente loi, tout ce qui consiste en :\r\n\r\na) une d\u00e9couverte, une th\u00e9orie scientifique ou une m\u00e9thode math\u00e9matique;[footnote]Sur les d\u00e9couvertes, V. <a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWHC\/Patents\/2005\/1589.html\">CFPH LLC, Patent Applications by<\/a> [2005] EWHC 1589 (Pat) (21 July 2005): \"An instance of a \"soft\" exclusion is a discovery. It is well-settled law that, although you cannot patent a discovery, you can patent a useful artefact or process that you were able to devise once you had made your discovery. This is so even where it was perfectly obvious how to devise the artefact or process, once you had made the discovery (Genentech\u2019s Patent [1987] RPC 553, 566; on appeal [1989] RPC 147, 208, 240, C.A.). The detractors of your patent are not allowed to say: the discovery does not count and the rest was obvious. They are not allowed to dissect your invention in that way. The discovery is an integral and all-important part of your invention. The law does not object to that. It objects only when you try to monopolise your discovery for all purposes i.e. divorced from your new artefact or process. For that would enable you to stifle the creation of further artefacts or processes which you yourself were not able to think of\" (para. 34). Pour une exclusion, v. <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7aa60d03e7f57eb0fd2\"><em>Tate &amp; Lyle Technology v Roquette Fr\u00e8res <\/em><\/a>[2009] EWHC 1312 (Pat) (invention consistant uniquement dans l\u2019explication du fonctionnement d\u2019une m\u00e9thode connue de fabrication de substitut au sucre).[\/footnote]\r\n\r\nb) une \u0153uvres litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique ou toute autre cr\u00e9ation esth\u00e9tique de quelque nature que ce soit ;\r\n\r\nc) un plan, un principes ou une m\u00e9thode dans l\u2019exercice d\u2019activit\u00e9s intellectuelles, en mati\u00e8re de jeu ou dans le domaine des activit\u00e9s \u00e9conomiques[footnote]V. <a href=\"https:\/\/www.ipo.gov.uk\/p-challenge-decision-results\/o76119.pdf\">Halliburton Energy Services Inc's Applications<\/a> [2012] RPC 129 (l\u2019exclusion doit \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e restrictivement et couvre uniquement les activit\u00e9s mises en oeuvres par des moyens purement intellectuels). Sur la brevetabilit\u00e9 des jeux, V. <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff72060d03e7f57ea8133\">Shopalotto.com Ltd\u2019s Application<\/a> [2006] RPC 7; <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff76560d03e7f57eac199\">IGT v The Comptroller-General of Patents<\/a> [2007] EW HC 1341 (Ch). Sur les m\u00e9thodes commerciales, v. <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Aerotel_Ltd_v_Telco_Holdings_Ltd\">Aerotel v Telco and Macrossan's Application<\/a>, [2006] EWHC 997 (Pat) [2006] EWCA Civ 1371.[\/footnote], ou un programme d\u2019ordinateur;[footnote]V. <em>infra, <\/em>n\u00b0314.[\/footnote]\r\n\r\nd) une pr\u00e9sentation d\u2019informations;[footnote]V. <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff71e60d03e7f57ea7e13\">Townsend\u2019s Application<\/a> [2004] EWHC 482 (Pat) (l\u2019exclusion couvre \u00e0 la fois la fourniture d\u2019informations et l\u2019expression); <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff76660d03e7f57eac1e9\">Autonomy Corp Ltd v Comptroller General of Patents, Trade Marks &amp; Designs<\/a> [2008] EWHC 146 (Pat) (le moyen technique de pr\u00e9sentation de l\u2019information n\u2019est pas couvert par l\u2019exclusion); <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7bd60d03e7f57eb1aef\">Gemstar\u2013TV Guide International Inc v Virgin Media Limited<\/a> [2010] RPC 10 (Guide \u00e9lectronique de programmes. Exigence d\u2019un effet technique au del\u00e0 de la pr\u00e9sentation de l\u2019information).[\/footnote]\r\n\r\ntoutefois, ces dispositions n\u2019excluent qu\u2019un \u00e9l\u00e9ment soit consid\u00e9r\u00e9 comme une invention aux fins de la pr\u00e9sente loi que dans la mesure o\u00f9 un brevet ou une demande de brevet concerne un de ces \u00e9l\u00e9ments consid\u00e9r\u00e9 en tant que tel.\u00a0\u00bb\r\n\r\n<\/div>\r\nLes conditions g\u00e9n\u00e9rales d\u2019application des exclusions vis\u00e9es \u00e0 cette section 1(2) ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9es par la Cour d\u2019Appel de Londres dans l\u2019affaire <em>Aerotel<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff71560d03e7f57ea74bb\">Aerotel Ltd v Telco Holdings Ltd &amp; Ors Rev 1<\/a> [2006] EWCA Civ 1371; [2007] RPC 7.[\/footnote]. La Cour a propos\u00e9 \u00e0 cette occasion un test en quatre \u00e9tapes. Selon ce test, le tribunal saisi doit:\r\n<ul>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">tout d'abord, interpr\u00e9ter correctement la revendication,<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">ensuite, identifier la contribution du demandeur (\u00e0 l\u2019\u00e9tat de la technique),<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">puis, se demander si la contribution est exclusivement couverte par la mati\u00e8re sujette \u00e0 exclusion,<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">et enfin, v\u00e9rifier si la contribution r\u00e9elle ou all\u00e9gu\u00e9e est bien de nature technique (une invention revendiqu\u00e9e dont l'unique contribution n'est pas de nature technique ou entre dans la cat\u00e9gorie des objets exclus devant \u00eatre rejet\u00e9e).<\/li>\r\n<\/ul>\r\nCette approche, est diff\u00e9rente de celle de l\u2019OEB, qui a abandonn\u00e9 le crit\u00e8re de la contribution ou de l\u2019effet technique dans le contexte des articles 52(2) et (3) de la CBE[footnote]V. D\u00e9cision de la CRT <a href=\"https:\/\/www.epo.org\/fr\/boards-of-appeal\/decisions\/t040154fp1\">T 154\/04 du 15 novembre 2006<\/a> (Duns Licensing) : \u00ab Toute r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019\u00e9tat de la technique dans le contexte de l\u2019article 52(2) et (3) CBE conduirait en effet \u00e0 des difficult\u00e9s insurmontables. L'art ant\u00e9rieur, ou \"\u00e9tat de la technique\" selon la terminologie de la Convention, est une notion complexe r\u00e9gie avec pr\u00e9cision par une combinaison de dispositions, \u00e0 savoir les articles 54 \u00e0 56 CBE, et dont le contenu d\u00e9pend des dates de d\u00e9p\u00f4t et de priorit\u00e9 de la demande ou du brevet ainsi que de la condition de brevetabilit\u00e9 impliqu\u00e9e. Il n'existe toutefois aucune r\u00e8gle qui d\u00e9finit l\u2019\u00e9tat de la technique \u00e0 appliquer dans le contexte de l\u2019article 52(2) CBE. Or, il est tout simplement inconcevable que les \u00c9tats contractants aient oubli\u00e9 un point aussi important lors de l\u2019adoption de la Convention. Il existe donc des raisons convaincantes pour lesquelles il convient d\u2019abandonner l\u2019approche fond\u00e9e sur la \"contribution\" ou l\u2019\"effet technique\", ce que les chambres de recours ont fait il y a une dizaine d\u2019ann\u00e9es. (...) Une autre raison pour laquelle \"l\u2019approche fond\u00e9e sur l\u2019effet technique (avec la condition)\", qui a \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9e dans la d\u00e9cision Aerotel\/Macrossan, est incompatible avec la Convention sur le brevet europ\u00e9en est qu\u2019elle pr\u00e9suppose qu\u2019un \"objet nouveau et inventif, mais enti\u00e8rement exclu de la brevetabilit\u00e9\", ne compte pas comme contribution technique (Aerotel\/Macrossan, p. ex. paragraphe 26(2)) \u00bb.[\/footnote]. Cependant, la Cour d\u2019appel a consid\u00e9r\u00e9 que la pratique de l\u2019OEB sur ce point n\u2019\u00e9tait pas suffisamment fix\u00e9e pour justifier l\u2019abandon des pr\u00e9c\u00e9dents anglais sur ce point[footnote]Confirm\u00e9 dans <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5b46f20d2c94e0775e7f1612\">Symbian Ltd v Comptroller General of Patents<\/a> [2008] EWCA Civ 1066, et <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff70a60d03e7f57ea677d\">HTC v. Apple<\/a> [2013] EWCA Civ 451. Pour les pr\u00e9c\u00e9dents\u00a0: <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/106\/19\/561\/1600050?redirectedFrom=fulltext\">Merrill Lynch's Application<\/a> [1989] RPC 561; <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/108\/13\/305\/1604410?redirectedFrom=PDF\">Gale's Application<\/a> [1991] RPC 305; <a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWCA\/Civ\/1997\/1174.html\">Fujitsu Limited's Application<\/a> [1997] RPC 608.[\/footnote]. Le test <em>Aerotel<\/em> est donc celui appliqu\u00e9 par l\u2019Intellectual Property Office dans la d\u00e9termination des exclusions de la section 1(2).\r\n\r\nLa section 1(3) du Patents Act 1977 vise quant \u00e0 elle \u00ab\u00a0une invention dont l\u2019exploitation commerciale serait contraire \u00e0 l\u2019ordre et \u00e0 la moralit\u00e9 publics\u00a0\u00bb[footnote]V. Article 53(a) CBE.[\/footnote]. La section 1(4) pr\u00e9cise qu\u2019une exploitation ne doit pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme contraire \u00e0 l\u2019ordre et \u00e0 la moralit\u00e9 publics du seul fait de son interdiction au Royaume-Uni. En cons\u00e9quence, la simple illic\u00e9it\u00e9 ne justifie pas elle seule l\u2019exclusion de la brevetabilit\u00e9[footnote]Conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 6 de la directive 98\/44\/CE.[\/footnote].\r\n\r\nEnfin, la section 4A vise les m\u00e9thodes de traitement et de diagnostic. Elle est r\u00e9dig\u00e9e depuis le 13 d\u00e9cembre 2007 comme suit :\r\n<div class=\"textbox shaded\">\r\n\r\n\u00ab 4A.- (1) Un brevet ne peut \u00eatre accord\u00e9 pour une invention portant sur\r\n\r\na) une m\u00e9thode de traitement chirurgical ou th\u00e9rapeutique du corps humain ou animal, ou\r\n\r\nb) une m\u00e9thode de diagnostic pratiqu\u00e9 sur le corps humain ou animal.\r\n\r\n2) Le paragraphe (1) ci-dessus ne s'applique pas \u00e0 une invention consistant dans une substance ou une composition destin\u00e9e \u00e0 \u00eatre utilis\u00e9e dans une telle m\u00e9thode.\r\n\r\n(3) Dans le cas d'une invention consistant en une substance ou une composition destin\u00e9e \u00e0 \u00eatre utilis\u00e9e dans une telle m\u00e9thode, le fait que la substance ou la composition fasse partie de l'\u00e9tat de la technique n'emp\u00eache pas que l'invention soit consid\u00e9r\u00e9e comme nouvelle si l'utilisation de la substance ou de la composition dans l'une de ces m\u00e9thodes ne fait pas partie de l'\u00e9tat de la technique.\r\n\r\n(4) Dans le cas d'une invention consistant en une substance ou une composition destin\u00e9e \u00e0 une utilisation sp\u00e9cifique dans une telle m\u00e9thode, le fait que la substance ou la composition fasse partie de l'\u00e9tat de la technique n'emp\u00eache pas que l'invention soit consid\u00e9r\u00e9e comme nouvelle si cette utilisation sp\u00e9cifique ne fait pas partie de l'\u00e9tat de la technique.\u00bb\r\n\r\n<\/div>\r\nComme indiqu\u00e9, les d\u00e9cisions des Chambres de recours de l\u2019OEB ont valeur d\u2019autorit\u00e9 et, dans la mesure o\u00f9 sa jurisprudence est fix\u00e9e sur un point[footnote]Rappelons que la pratique de l\u2019OEB dans son approche des exclusions de la brevetabilit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9e insufisamment fix\u00e9e dans l\u2019affaire <em>Aerotel <\/em>pr\u00e9cit\u00e9e. V. \u00e9galement <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5b46f20d2c94e0775e7f1612\">Symbian Ltd\u2019s Application<\/a> [2009] RPC 1.[\/footnote], seront g\u00e9n\u00e9ralement suivies par les tribunaux du Royaume-Uni.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>314._ L'exclusion des programmes d\u2019ordinateur: d\u00e9finition du \"programme d'ordinateur\"_ <\/strong><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">La question de la d\u00e9finition du \"programme d'ordinateur\" vis\u00e9 \u00e0 la section 1(2) pr\u00e9cit\u00e9e a r\u00e9cemment fait l'objet d'une analyse pouss\u00e9e dans l'affaire <em>Emotional Perception<\/em><\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">, qui a fait l'objet de deux d\u00e9cisions remarqu\u00e9es en 2023 et 2024[footnote]<a style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\" href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWHC\/Ch\/2023\/2948.html\">Emotional Perception v. Comptroller-General of Patents, Designs and Trade Mark<\/a>, [2023] WLR(D) 500, [2023] EWHC 2948 (Ch), [2024] Bus LR 14; et sur appel,<a href=\"https:\/\/www.judiciary.uk\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Comptroller-General-of-Patents-Designs-and-Trade-Marks-v-Emotional-Perception-AI.pdf\"> Comptroller General of Patents v. Emotional Perception AI Limited<\/a> [2024] EWCA Civ 825.[\/footnote], et dont il sera \u00e9galement question plus loin, \u00e0 propos de l'effet technique du logiciel[footnote]V. <em>infra<\/em>, n\u00b0316.[\/footnote].<\/span>\r\n\r\n<span style=\"font-size: 1em;\">En l\u2019esp\u00e8ce, l\u2019invention litigieuse portait sur syst\u00e8me am\u00e9lior\u00e9 de recommandations de fichiers multim\u00e9dias (musicaux) \u00e0 un utilisateur final, capable d\u2019offrir des suggestions en faisant passer la musique par un r\u00e9seau de neurones form\u00e9 pour effectuer des cat\u00e9gorisations<\/span><span style=\"font-size: 1em;\">. La demande de brevet correspondante avait \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e par l'IPO, qui avait consid\u00e9r\u00e9 que l'invention portait sur un programme d'ordinateur au sens de la section 1(2) du Patents Act 1977. Sur appel, par une d\u00e9cision remarqu\u00e9e de <\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">novembre 2003<\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">[footnote]<\/span><a style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\" href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWHC\/Ch\/2023\/2948.html\">Emotional Perception v. Comptroller-General of Patents, Designs and Trade Mark<\/a><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">, [2023] WLR(D) 500, [2023] EWHC 2948 (Ch), [2024] Bus LR 14.[\/footnote], la High Court avait jug\u00e9 qu'une invention impliquant un r\u00e9seau de neurones artificiels n\u2019est pas un programme d\u2019ordinateur en tant que tel, couvert par l\u2019exclusion.\u00a0 Pour en arriver \u00e0 cette conclusion, la High court avait distingu\u00e9 deux types de r\u00e9seau de neurones envisageables pour des fonctions identiques : les r\u00e9seaux purement physiques ou mat\u00e9riels, et les r\u00e9seaux \u00e9mul\u00e9s au travers d\u2019un logiciel. Pour la Cour, un r\u00e9seau mat\u00e9riel ne constitue pas un logiciel, dans la mesure o\u00f9 n\u2019impl\u00e9mente pas une s\u00e9rie d\u2019instructions pr\u00e9d\u00e9termin\u00e9es par un humain, et fonctionne selon quelque chose qu\u2019il a appris lui-m\u00eame. Elle consid\u00e9rait alors que le m\u00eame raisonnement devrait s\u2019appliquer au r\u00e9seau \u00e9mul\u00e9, qui ne constitue d\u00e8s lors pas un logiciel[footnote]Point 54 \u00e0 58 : \"LMs Edwards-Stuart's concession about the operation of a hardware ANN was not accompanied by reasons, but presumably it is because the hardware is not implementing a series of instructions pre-ordained by a human. It is operating according to something that it has learned itself. That, at any rate, would be one justification even if it is not hers. I do not see why the same should not apply to the emulated ANN. It is not implementing code given to it by a human. The structure, in terms of the emulation of uneducated nodes and layers, may well be the result of programming, but that is just the equivalent of the hardware ANN. The actual operation of those nodes and layers inter se is not given to those elements by a human. It is created by the ANN itself. <\/span>\r\n\r\n<span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">I do not consider that the single sentence from the application which is relied on by Ms Edwards-Stuart is sufficient for her purposes. It appears in the middle of a number of paragraphs which refer to ANNs. It seems to refer to a different method of achieving the results of the invention which does not involve an ANN. It does not seem to be referring to an emulated ANN - it seems to be referring to something different.\r\nIn the light of all this I am not convinced by the Hearing Officer's lack of conviction. It seems to me that it is appropriate to look at the emulated ANN as, in substance, operating at a different level (albeit metaphorically) from the underlying software on the computer, and it is operating in the same way as the hardware ANN. If the latter is not operating a program then neither is the emulation.\r\nI should deal with Ms Edwards-Stuart's submission that there is no difference between what she said was the computer program used to implement the trained ANN and the computer program used to train the ANN, even though the process or method implemented by the computer during training is slightly different. I do not accept this submission. First, they seem to be clearly very different things. Second, it is inconsistent with her submission that in the case of an emulated ANN the relevant \"program\" is that identified earlier in this section, that is to say the internal workings of a trained ANN.\r\nI therefore consider that the \"decoupling\" can be achieved and is correct and the emulated ANN is not a program for a computer for these purposes\".[\/footnote]. Elle jugeait que seul le programme qui r\u00e9alise ou initie l'apprentissage de l'IA pouvait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un logiciel[footnote]Point 59.[\/footnote], mais relevait que ce programme n'\u00e9tait pas revendiqu\u00e9 en tant que tel en l'esp\u00e8ce. <\/span>\r\n\r\n<span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">Ce jugement a \u00e9t\u00e9 infirm\u00e9 par la Cour d'appel de Londres, dans un arr\u00eat du 19 juillet 2024 <\/span>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.judiciary.uk\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Comptroller-General-of-Patents-Designs-and-Trade-Marks-v-Emotional-Perception-AI.pdf\">Comptroller of Patents v Emotional Perception <abbr title=\"artificial intelligence\">AI<\/abbr> Ltd<\/a> [2024] EWCA Civ 825.[\/footnote]. La Cour d'appel (Nicola Davies, Arnold and Birss LJJ) y revient en d\u00e9tail sur la d\u00e9finition des programmes d'ordinateur, et retient une d\u00e9finition centr\u00e9e sur une s\u00e9rie d'instructions destin\u00e9es \u00e0 un ordinateur[footnote]Points 61 \u00e0 63: \"I start with the term computer. I would hold that a computer is a machine which processes information. Neither party came up with a better definition and I believe that is a useful one. Turning to computer program, (which is the same thing as a \"program for a computer\"), in terms of the meaning of a statute, dictionary definitions are not determinative but in this case I think the definitions are helpful. I would hold that a computer program is a set of instructions for a computer to do something. These two definitions work together, so one can say that a computer is a machine which does something, and that thing it does is to process information in a particular way. The program is the set of instructions which cause the machine to process the information in that particular way, rather than in another way.\r\nThis focus on a program as instructions is consistent with the approach of the Court of Appeal in Gale's Application [1991] RPC 305, at p321 (ln 13-19), in which Nicholls LJ, who was considering what a program was in the context of a case about a conventional sort of computer, noted that \"program\" was a flexible term and that \"a sequence of instructions\" was called a program.\r\nIt is also consistent with the approach of the Court of Appeal in Aerotel at [31], in which Jacob LJ, giving the judgment of the court, described a computer program as a \"set of instructions\". This was in the context of a debate whether the term was limited to the set of instructions in the abstract or included the instructions on some form of media (referring back to Gale) and preferring the latter\".[\/footnote], tout en \u00e9cartant comme non pertinentes les crit\u00e8res compl\u00e9mentaires \u00e9voqu\u00e9s par la High Court[footnote]Points 64 \u00e0 67: \"Much of EPL's argument here sought to add various limitations into the definition. The first limitation related to the involvement of a human computer programmer. I do not believe that referring to a human programmer is relevant or helpful. I can think of no principle which would justify that as a necessary aspect of the definition and the authorities in this area have never drawn a distinction of that kind. The code which human programmers write for conventional computers is written in a form which is sometimes called a high level programming language. That is a form which human programmers can understand and grapple with. However, as the Comptroller submitted, ordinary computers work by running machine code, which is different and hard for humans to understand. The machine code is derived by a computer system (normally what is called a compiler program) under the direction of a human programmer. There is no justification for drawing a distinction in law between instructions created by a computer and those created by a human.\r\nNor do I accept that focussing on the characteristics of the problem the programmer wants to solve (tractable or intractable) is relevant or helpful either. The fact that ANNs aim to solve problems which are not easy to solve with conventional computers is irrelevant. Both conventional computers and ANNs can (aim to) solve problems which are difficult for humans to solve unaided.\r\nThe respondent puts weight on the fact that the particular values for the weights are produced by a training process in which the machine learns for itself, but I do not see how that can be relevant either. This argument is related to the two previous arguments in that it is focussed on the manner in which the instructions are produced. As I have said I do not accept there is justification for that either in principle or in the Act (or the international conventions: EPC or TRIPS). How the program came into being is irrelevant.\r\nAnother distinction which I believe is irrelevant relates to permanence. There are some computers with programs which cannot be changed \u2013 e.g. the chips embedded in a payment card or a washing machine \u2013 but it remains meaningful to draw the same distinction between the program in that case and the computer itself. Whether the program for a given computer is fixed in a permanent form or not does not, in my judgment, alter the fact that the program represents a set of instructions for a computer to do something. The result in Gale, which involved rejecting a distinction between the permanence of instructions in ROM circuitry as opposed to those stored in other media would have been quite different if this distinction was relevant\".[\/footnote]. Elle consid\u00e8re d\u00e8s lors que le r\u00e9seau de neurones, quelle que soit la fa\u00e7on dont il est mis en oeuvre, constitue bien un ordinateur, c'est \u00e0 dire une machine pour traiter de l'information[footnote]Points 68 \u00e0 70: \"Turning to an ANN, the first point to make is that however it is implemented, such a machine is clearly a computer \u2013 it is a machine for processing information. Focussing on the weights of an ANN, in my judgment irrespective of the manner in which an ANN is implemented (hardware or software), the Comptroller is right that these weights are a computer program. They are a set of instructions for a computer to do something. For a given machine, a different set of weights will cause the machine to process information in a different way. The fact the set does not take the form of a logical series of 'if-then' type statements is irrelevant. The weights for a given artificial neuron are what cause the neuron, if the inputs are of a given type, to then produce an output of a given type. Aggregated up to the ANN as a whole, these weights work that way in parallel with one another to a significant extent and not just in a logical series, but that is not a relevant distinction. The set of weights as a whole instruct the machine to process information it is presented with in a particular way.\r\nIt is notable that the Technical Boards of Appeal of the EPO take the same approach: see decision T 702\/20 Mitsubishi\/Sparsely connected neural network at [10] and [11]. Here the Board of Appeal applied exactly the same approach to a case about an ANN as it applies to other computer implemented inventions. At [10] the Board held explicitly that since \"a neural network relates to both programs for computers and to mathematical methods\", the question was whether it related only to such subject-matter \"as such\" or whether there was something more, i.e. something that can fulfil the patentability conditions of the EPC.\r\nTherefore the exclusion from patentability of a program for a computer as such in s1(2) of the 1977 Act is engaged in this case. Nor is there any difference for this purpose between a hardware ANN and a software ANN. However it is implemented, the weights (by which I mean weights and biases) of the ANN are a program for a computer and therefore within the purview of the exclusion\".[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>315._ Programmes d\u2019ordinateur: port\u00e9e de l'exclusion (l'effet technique)_<\/strong> Les programmes d\u2019ordinateur sont exclus lorsqu\u2019ils sont revendiqu\u00e9s en tant que tels, le test de l\u2019arr\u00eat\u00a0<em style=\"font-size: 1em;\">Aerotel<\/em>[footnote]V.\u00a0<em>supra\u00a0<\/em>n\u00b0313.[\/footnote]<span style=\"font-size: 1em;\"> \u00e9tant par ailleurs applicable aux inventions impliquant un logiciel. <\/span>Dans l\u2019affaire <em>Halliburton Energy Services Inc's Applications<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff75460d03e7f57eab57b\">Halliburton Energy Services Inc's Applications <\/a>[2011] EWHC 2508 (Pat); [2012] R.P.C. 12.[\/footnote], la High Court a jug\u00e9 qu\u2019\u00ab un ordinateur programm\u00e9 pour accomplir une t\u00e2che qui apporte une contribution \u00e0 l\u2019\u00e9tat de l\u2019art d\u2019une nature technique est une invention brevetable et peut \u00eatre revendiqu\u00e9e comme telle \u00bb[footnote]Par HHJ Birss QC.[\/footnote]. Ainsi le programme d\u2019ordinateur qui r\u00e9alise une contribution de cette nature n\u2019est pas couvert par l\u2019exclusion, car il constitue plus qu\u2019un programme d\u2019ordinateur. Cependant, l\u2019association d\u2019un programme d\u2019ordinateur avec un mat\u00e9riel informatique standard, si elle permet d\u2019\u00e9chapper \u00e0 l\u2019exclusion li\u00e9e \u00e0 la revendication d\u2019un programme d\u2019ordinateur en tant que tel, ne permettra pas la brevetabilit\u00e9 de l\u2019invention, dans la mesure o\u00f9 le mat\u00e9riel ne sera pas consid\u00e9r\u00e9 comme un \u00e9l\u00e9ment de la contribution.\r\n\r\nLa Cour d\u2019appel de Londres a pr\u00e9cis\u00e9 la port\u00e9e de brevetabilit\u00e9 des inventions logicielles dans l\u2019arr\u00eat <em>Symbian<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5b46f20d2c94e0775e7f1612\">Symbian Ltd v Comptroller-General of Patents<\/a> [2008] EWCA Civ 1066, [2009] R.P.C. 1.[\/footnote]. En l\u2019esp\u00e8ce, la demande d\u00e9crivait une invention permettant d\u2019\u00e9viter certains blocages dans le fonctionnement d\u2019un ordinateur. Les revendications portaient sur une m\u00e9thode et un logiciel destin\u00e9s \u00e0 la mettre en \u0153uvre. L\u2019Intellectual Property Office avait rejet\u00e9 la demande au motif qu\u2019elle portait sur un logiciel en tant que tel. La Cour d\u2019appel de Londres rappelle que l\u2019appr\u00e9ciation de la brevetabilit\u00e9 implique l\u2019identification de la contribution technique afin de d\u00e9cider si elle consitute \u00ab l\u2019objet exclu de la protection \u00bb. Elle consid\u00e8re qu\u2019en l\u2019esp\u00e8ce l\u2019invention r\u00e9sout un probl\u00e8me technique concernant le fonctionnement interne d\u2019un ordinateur, et qu\u2019elle ne porte pas sur un programme d\u2019ordinateur en tant que tel[footnote]V. para 53 \u00e0 56: \u00ab 53.Based on these principles, we consider that Patten J was right and that the claimed invention does make a technical contribution, and is not therefore precluded from registration by art 52(2)(c). To start with a defensive point, the program in this case does not embody any of the items specifically excluded by the other categories in art 52; thus, it is not a method of doing business (as in Merrill Lynch), or a mathematical method (as in Gale), or a method for performing mental acts (as was probably the case in Fujitsu). 54.More positively, not only will a computer containing the instructions in question \"be a better computer\", as in Gale, but, unlike in that case, it can also be said that the instructions \"solve a 'technical' problem lying with the computer itself\". Indeed, the effect of the instant alleged invention is not merely within the computer programmed with the relevant instructions. The beneficial consequences of those instructions will feed into the cameras and other devices and products, which, as mentioned at [3] above, include such computer systems. Further, the fact that the improvement may be to software programmed into the computer rather than hardware forming part of the computer cannot make a difference \u2013 see Vicom; indeed the point was also made by Fox LJ in Merrill Lynch. 55.As Patten J said at [63], there is support in for this conclusion, albeit in an obiter dictum, in [92] of the judgment of this court Aerotel. Jacob LJ said that in Gale it was decided that, in order to avoid the reach of the art 52(2)(c) exclusion, \"[m]ore is needed\" than \"a code as embodied on a physical medium which causes the computer to operate in accordance with that code\", and then gave as an example \"for instance, a change in the speed with which the computer works\". The effect of the alleged invention in the present case improves the speed and the reliability of the functioning of the computer. 56.Putting it another way, a computer with this program operates better than a similar prior art computer. To say \"oh but that is only because it is a better program \u2013 the computer itself is unchanged\" gives no credit to the practical reality of what is achieved by the program. As a matter of such reality there is more than just a \"better program\", there is a faster and more reliable computer\u00a0<em>\u00bb.<\/em>[\/footnote]. Dans l\u2019affaire <em>AT&amp;T Knowledge Ventures\/Cvon Innovations v Comptroller General of Patents<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/knyvet.bailii.org\/ew\/cases\/EWHC\/Patents\/2009\/343.html\">AT&amp;T Knowledge Ventures\/Cvon Innovations v Comptroller General of Patents <\/a>[2009] EWHC 343 (Pat).[\/footnote], la High Court a synth\u00e9tis\u00e9 la jurisprudence dans ce domaine et d\u00e9gag\u00e9 des indices pour d\u00e9terminer si le logiciel a apport\u00e9 une contribution \u00e0 l'\u00e9tat de la technique. Pour la Cour ils consistent \u00e0 d\u00e9terminer :\r\n<ul>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">si l'effet technique revendiqu\u00e9 a un effet technique sur un proc\u00e9d\u00e9 mis en \u0153uvre \u00e0 l'ext\u00e9rieur de l'ordinateur ;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">si l'effet technique revendiqu\u00e9 est produit au niveau de l'architecture de l'ordinateur, c\u2019est-\u00e0-dire s'il est produit ind\u00e9pendamment des donn\u00e9es trait\u00e9es ou des applications ex\u00e9cut\u00e9es ;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">si l'effet technique revendiqu\u00e9 a pour effet de faire fonctionner l'ordinateur d\u2019une fa\u00e7on nouvelle ;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">si l\u2019ordinateur est plus rapide ou plus fiable ;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">ou si le probl\u00e8me per\u00e7u est r\u00e9solu par l\u2019invention revendiqu\u00e9e, et pas simplement contourn\u00e9[footnote]\"As Lord Neuberger pointed out, it is impossible to define the meaning of \"technical effect\" in this context, but it seems to me that useful signposts to a relevant technical effect are:i) whether the claimed technical effect has a technical effect on a process which is carried on outside the computer;ii) whether the claimed technical effect operates at the level of the architecture of the computer; that is to say whether the effect is produced irrespective of the data being processed or the applications being run;iii) whether the claimed technical effect results in the computer being made to operate in a new way;iv) whether there is an increase in the speed or reliability of the computer;v) whether the perceived problem is overcome by the claimed invention as opposed to merely being circumvented.If there is a technical effect in this sense, it is still necessary to consider whether the claimed technical effect lies solely in excluded matter\" (points 40 et 41).<span style=\"text-align: justify; font-size: 1em;\">[\/footnote].<\/span><\/li>\r\n<\/ul>\r\nDans l\u2019affaire <em>HTC v Apple<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff70a60d03e7f57ea677d\">HTC v Apple<\/a> [2013] EWCA Civ 451. Le brevet europ\u00e9en litigieux portait sur des dispositifs informatiques dot\u00e9s d'\u00e9crans tactiles capables de r\u00e9agir simultan\u00e9ment \u00e0 plusieurs contacts tactiles, et revendiquant des logiciels. Jug\u00e9 que le probl\u00e8me que le brevet cherchait \u00e0 r\u00e9soudre rev\u00eatait un caract\u00e8re essentiellement technique. La solution contenue dans le logiciel permet au dispositif de fonctionner d'une mani\u00e8re nouvelle et am\u00e9lior\u00e9e. Jug\u00e9 que l'invention apporte bien une contribution \u00e0 l'\u00e9tat de la technique et que cette contribution n'entre pas dans la cat\u00e9gorie des objets exclus.[\/footnote], la Cour d\u2019appel, tout en reconnaissant l\u2019int\u00e9r\u00eat de ces indices, propose la synth\u00e8se suivante de sa jurisprudence\u00a0:\r\n<div class=\"textbox shaded\">\r\n\r\n\u00ab D\u00e8s lors, comment d\u00e9terminer si une invention a r\u00e9alis\u00e9 une contribution \u00e0 l\u2019\u00e9tat de la technique ? (\u2026) Premi\u00e8rement, il n\u2019est pas possible de definir une r\u00e8gle claire aux fins de d\u00e9terminer si un programme est exclu ou non, et chaque affaire doit \u00eatre trait\u00e9e au cas par cas et conform\u00e9ment aux indications donn\u00e9es par la Cour d\u2019Appel dans les affaires Merrill Lynch et Gale et par les Chambres de\u00a0 recours dans les affaires [T 0208\/84, T 06\/83, et T 115\/85].\r\n\r\nDeuxi\u00e8mement, Le fait que les am\u00e9liorations soient apport\u00e9es aux logiciels programm\u00e9s dans l'ordinateur plut\u00f4t qu'au mat\u00e9riel informatique constituant l'ordinateur ne fait pas de diff\u00e9rence. Comme je l\u2019ai dit, l\u2019analyse doit porter sur la substance non pas sur la forme (<em>the analysis must be carried out as a matter of substance not form<\/em>).\r\n\r\nTrois\u00e8mement, les exclusions sont cumulatives (\u2026).\r\n\r\nQuatri\u00e8mement, il s\u2019ensuit qu\u2019il est utile de se demander ce que l'invention apporte r\u00e9ellement \u00e0 l'\u00e9tat de la technique en termes pratiques, au-del\u00e0 du fait qu\u2019elle concerne un programme d'ordinateur. Si l'unique contribution consiste dans un objet exclu alors elle n\u2019est pas brevetable.\r\n\r\nCinqui\u00e8mement, et inversement, il est \u00e9galement utile de se demander si l\u2019invention peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme r\u00e9solvant un probl\u00e8me essentiellement d\u2019ordre technique, que ce probl\u00e8me se trouve \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de l\u2019ordinateur. Une invention qui r\u00e9sout un probl\u00e8me technique \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un ordinateur aura un effet technique pertinent en ce qu\u2019elle rendra l\u2019ordinateur, en tant qu\u2019ordinateur, plus performant, par exemple en augmentant sa rapidit\u00e9. Une invention qui r\u00e9sout un probl\u00e8me technique en dehors de l\u2019ordinateur aura \u00e9galement un effet technique pertinent, par exemple si elle contr\u00f4le un processus technique am\u00e9lior\u00e9. Dans les deux cas elle ne sera pas exclue comme portant sur un programme d\u2019ordinateur en tant que tel aux termes de l\u2019article 52 [de la CBE]\u00a0\u00bb[footnote]<a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff75860d03e7f57eab8b1\">Lantana v Comptroller-General of Patents<\/a> [2013] EW HC 2673 (Pat), confirm\u00e9 par <a href=\"https:\/\/vlex.co.uk\/vid\/lantana-ltd-v-the-793078041\">Lantana Ltd v. Comptroller General of Patents<\/a>\u00a0[2014] EWCA (Civ) 1463 (logiciel de r\u00e9cup\u00e9ration de donn\u00e9es \u00e9lectroniques permettant de transf\u00e9rer des donn\u00e9es \u00e0 un autre ordinateur par courrier \u00e9lectronique ; revendication nouvelle et inventive, mais le demandeur ne d\u00e9montrait pas une contribution pr\u00e9sentant caract\u00e8re technique; jug\u00e9 que la revendication portait sur un objet exclu de la brevetabilit\u00e9 et \u00e9tait contraire \u00e0 la s.1(2) du Patents Act 1977 et \u00e0 l\u2019article 52 de la CBE).[\/footnote]\r\n\r\n<\/div>\r\nLa jurisprudence offre plusieurs exemples d\u2019inventions logicielles jug\u00e9es non brevetables pour d\u00e9faut d\u2019effet technique[footnote]Hutchins\u2019 Application [2003] R.P.C. 264 (logiciel donnant des instructions de r\u00e9animation); <a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWCA\/Civ\/1997\/1174.html\">Fujitsu\u2019s Application<\/a> [1997] EWCA Civ 1174 (6 March 1997), [1997] R.P.C. 608 CA (logiciel convertissant des donn\u00e9es sur la structure de cristaux); <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/108\/13\/305\/1604410?redirectedFrom=PDF\">Gale\u2019s Application<\/a> [1991] R.P.C. 305 (nouvelle m\u00e9thode mise en \u0153uvre par un programme pour calculer des racines carr\u00e9es) ; <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/106\/19\/561\/1600050?redirectedFrom=fulltext\">Merrill Lynch\u2019s Application<\/a> [1989] R.P.C. 561 CA (logiciel d\u2019analyse d\u2019ordres donn\u00e9s en bourse, effectuant automatiquement les prises d\u2019ordres selon des crit\u00e8res pr\u00e9d\u00e9finis; l\u2019effet est jug\u00e9 juridique et non technique).[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>316._ Application aux r\u00e9seaux de neurones qualifiables de logiciels_<\/strong> Dans l'affaire <em>Emotional Perception<\/em> pr\u00e9cit\u00e9e,<span style=\"font-size: 1em;\"> la High Court avait pris soin d'examiner la question du crit\u00e8re de contribution technique appliqu\u00e9e \u00e0 une invention revendiquant un logiciel utilis\u00e9 pour l'apprentissage d'une IA. En l'esp\u00e8ce, la cour avait consid\u00e9r\u00e9 que l'effet technique de l'invention allait au-del\u00e0 du fonctionnement de l'ordinateur, et \u00e9chapperait ainsi \u00e0 l'exclusion[footnote]Points 76 \u00e0 78: <\/span>\"The Hearing Officer was right to acknowledge that the result of the invention was an effect external to the computer in the transmission of a chosen file. That is usefully analogous to the file that was moved in the third Gemstar patent. The correct view of what happened, for these purposes, is that a file has been identified, and then moved, because it fulfilled certain criteria. True it is that those criteria are not technical criteria in the sense that they can be described in purely technical terms, but they are criteria nonetheless, and the ANN has certainly gone about its analysis and selection in a technical way. It is not just any old file; it is a file identified as being semantically similar by the application of technical criteria which the system has worked out for itself. So the output is of a file that would not otherwise be selected. That seems to me to be a technical effect outside the computer for these purposes, and when coupled with the purpose and method of selection it fulfils the requirement of technical effect in order to escape the exclusion. (...) If, contrary to my findings, one were considering those two program candidates, it seems to me that the resulting ANN, and particularly a trained hardware ANN, can be regarded as a technical effect which prevents the exclusion applying. At the hearing Ms Edwards-Stuart seemed to accept, in argument, that a trained ANN could be a technical advance for these purposes, but proposed that it had to be defined in terms of the actual function of each of its nodes so as to be identifiable as a particular ANN, or be determined by reference to the training that it received. The first of those is obviously not part of the application, but I do not see why the second, or something very close to it, has not been achieved. I therefore consider that, insofar as necessary, the trained hardware ANN is capable of being an external technical effect which prevents the exclusion applying to any prior computer program. There ought to be no difference between a hardware ANN and an emulated ANN for these purposes\".[\/footnote]. La Cour d'appel s'est prononc\u00e9e dans le sens contraire, en s'appuyant notamment sur la d\u00e9cision Yahoo de l'OEB[footnote]<a href=\"https:\/\/www.epo.org\/en\/boards-of-appeal\/decisions\/t100306eu1\">T. 0306\/10<\/a>.[\/footnote], en jugeant qu'en l'esp\u00e8ce l'invention ne produit pas d'effet technique, en raison du caract\u00e8re esth\u00e9tique de la contribution[footnote]\"What makes the recommended file worth recommending are its semantic qualities. This is a matter of aesthetics or, in the language used by the Hearing Officer, they are subjective and cognitive in nature. They are not technical and do not turn this into a system which produces a technical effect outside the excluded subject matter. I note that the same view was expressed by the Technical Board of Appeal of the EPO in Yahoo T 0306\/10, at paragraph 5.2 in holding whether song recommendations are \"good\" or \"bad\" does not amount to a technical effect. EPL make the point that this case was concerned with inventive step but that is only an artefact of the difference in the way the EPO approaches patentability from the manner in which it is approached in this jurisdiction. It does not undermine the relevance of the Board's observation.\r\nIt is true that as the judge said, the system has gone about its analysis and selection in a technical way but that is because it is an ANN, i.e. a computer. The fact the computer is using properties it can measure to make this semantic recommendation makes no difference. I think the flaw is that this approach imports the undoubtedly technical nature of computer systems (including ANNs) into the analysis. If that was appropriate then the same could be said of the other cases of excluded matter such as the computer implemented financial trading system of Merrill Lynch.\r\nIt is the semantic similarity of the files here which gives rise to their recommendation but that is not a technical matter at all. Putting it another way the similarity or difference between the two files is semantic in nature and not technical. I agree with the Hearing Officer that the similarity between this case and the one addressed by Floyd J in Protecting Kids is superficial only and also that no useful analogy can be drawn from the patent in Gemstar which was held not to be excluded. The fact that in the present case there is what one might call an external transfer of data (the file recommendation) does not help for the same reason. What matters is the correct characterisation of the data being transferred and that brings the issue back to the aesthetic and therefore non-technical quality of this aspect of the contribution.\" (points 79 \u00e0 81).[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong><span style=\"background-color: #ffffff;\">317.<\/span>_ Invention d'IA: les lignes directrices de l'UKIPO_<\/strong> L'UKIPO a publi\u00e9 en septembre 2022 des lignes directrices sur l'examen des demandes de brevet relatives \u00e0 l'intelligence artificielle, modifi\u00e9es en dernier lieu en mai 2024, qui donnent des indications sur l'application des exclusions du champ de la brevetabilit\u00e9 dans ce domaine, et examinent \u00e9galement bri\u00e8vement l\u2019exigence de suffisance de la divulgation de ces inventions[footnote]<a href=\"https:\/\/www.gov.uk\/government\/publications\/examining-patent-applications-relating-to-artificial-intelligence-ai-inventions\/guidelines-for-examining-patent-applications-relating-to-artificial-intelligence-ai\">Guidelines for examining patent applications relating to artificial intelligence (AI)<\/a>, version modifi\u00e9e en mai 2024.[\/footnote]. Elles sont accompagn\u00e9es de 18 exemples d'application (\"scenarios\")[footnote]<a href=\"https:\/\/www.gov.uk\/government\/publications\/examining-patent-applications-relating-to-artificial-intelligence-ai-inventions\/scenarios-applying-the-guidelines-for-examining-patent-applications-for-ai\">Scenarios applying the guidelines for examining patent applications for AI<\/a>.[\/footnote].\u00a0 Ces lignes directrices et exemples (en particulier les <em>senarios<\/em>\u00a013 \u00e0 15 impliquant des r\u00e9seaux de neurones) ont \u00e9t\u00e9 par la suite modifi\u00e9s pour prendre en compte la d\u00e9cision de la High Court dans l'affaire <em>Emotional Perception<\/em> pr\u00e9cit\u00e9e, qui s'imposait \u00e0 UKIPO. Elles\u00a0 ont \u00e9t\u00e9 suspendues temporairement dans l'attente de la d\u00e9cision d'appel dans ce dossier[footnote]Comptroller of Patents v Emotional Perception AI Ltd [2024] EWCA Civ 825.[\/footnote], rendue en mai 2024. Elles devraient donc \u00eatre modifi\u00e9es sur la question pr\u00e9cise des inventions revendiquant des r\u00e9seaux de neurones, en particulier dans les sc\u00e9narios 13 \u00e0 15.\r\n\r\nLes lignes directrices confirment tout d'abord la brevetabilit\u00e9 des inventions de l'IA dans tous les domaines technologiques. Elles pr\u00e9cisent ensuite que si ces inventions sont des inventions mises en \u0153uvre par ordinateur, qui reposent sur des m\u00e9thodes math\u00e9matiques et des programmes informatiques, les exclusions correspondantes sont appliqu\u00e9es en consid\u00e9ration, non pas de la forme, mais de la substance de l'invention, au regard des t\u00e2ches ou processus qu'elle ex\u00e9cute. Ainsi, l<span style=\"background-color: #ffffff;\">orsque la t\u00e2che ou le processus ex\u00e9cut\u00e9 par une invention d'IA apporte une contribution technique \u00e0 l\u2019\u00e9tat de la technique connu, l\u2019invention n\u2019est pas exclue et est brevetable. Les lignes directrices pr\u00e9cisent qu'une invention d'IA<\/span><span style=\"background-color: #ffffff;\">\u00a0apporte une contribution technique si :<\/span>\r\n<ul>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\"><span style=\"background-color: #ffffff;\">elle incarne ou ex\u00e9cute u<\/span>n processus technique qui existe ind\u00e9pendamment d\u2019un ordinateur, ou<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">elle contribue \u00e0 r\u00e9soudre un probl\u00e8me technique ext\u00e9rieur \u00e0 un ordinateur ou interne de l\u2019ordinateur lui-m\u00eame, ou<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">s'il s\u2019agit d\u2019une nouvelle fa\u00e7on d\u2019exploiter un ordinateur au sens technique du terme.<\/li>\r\n<\/ul>\r\nA l'inverse, une invention d'IA\u00a0n\u2019apporte pas de contribution technique si :\r\n<ul>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">elle se rapporte uniquement \u00e0 des \u00e9l\u00e9ments exclus (par exemple une m\u00e9thode commerciale), sans y ajouter,<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">elle se rapporte uniquement au traitement ou \u00e0 la manipulation d\u2019informations ou de donn\u00e9es, sans y ajouter, ou si<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">elle consiste simplement un programme optimis\u00e9 ou mieux \u00e9crit pour un ordinateur conventionnel, sans y ajouter.<\/li>\r\n<\/ul>\r\nL'UKIPO pr\u00e9cise que ces conditions s'appliquent aux inventions relevant de l'\u00ab IA appliqu\u00e9e \u00bb ou de l'\u00ab IA de base \u00bb, et s'appliquent \u00e9galement l'entra\u00eenement des inventions d'IA. L'Office ajoute que la protection par brevet est possible pour les ensembles de donn\u00e9es d\u2019entra\u00eenement lorsqu\u2019ils sont utilis\u00e9s dans le cadre d\u2019une invention apportant une contribution technique, mais rappelle que les revendications portant sur des ensembles de donn\u00e9es caract\u00e9ris\u00e9s uniquement par leur contenu informatif sont exclues en tant que pr\u00e9sentation d\u2019informations en tant que telles.\r\n\r\nComme indiqu\u00e9, la position concernant les r\u00e9seaux de neurones issue du jugement de la High Court dans l'affaire Emotional Perception, notamment traduite dans les exemples (scenarios) 13 \u00e0 15 du guide (respectivement: <em>optimising a neural network<\/em>; <em>avoiding unnecessary processing using a neural network<\/em>; <em>active training of a neural network<\/em>), et allant dans le sens de la non-application de l'exclusion, devrait \u00eatre modifi\u00e9e \u00e0 la suite de l'arr\u00eat de la Cour d'appel dans ce dossier.\r\n\r\nEnfin, l'UKIPO indique que la suffisance de la divulgation d'une invention d'IA ou d\u2019un ensemble de donn\u00e9es s\u2019appr\u00e9cie de la m\u00eame fa\u00e7on que pour toute autre invention[footnote]Selon les principes pos\u00e9s par <a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWHC\/Patents\/2008\/1903.html\">Eden Lilly v. Human Genome Science<\/a>, [2008] EWHC 1903 (Pat), (2008) 31(10) IPD 31066, (2009) 105 BMLR 27, [2008] RPC 29.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>318._ Les inventions dans le domaine du vivant et des biotechnologies_<\/strong> Les Patent Regulations 2000 ont transpos\u00e9 les articles 1 \u00e0 11 de la directive 98\/44\/CE sur les inventions dans le domaine de la biotechnologie. Leur r\u00e9gime est inscrit \u00e0 la section 76A et \u00e0 l\u2019Annexe A2 du Patents Act (<em>biotechniological inventions<\/em>). La section 76A dispose:\r\n<div class=\"textbox shaded\">\r\n\r\n\u00ab\u00a0(1) Les dispositions de la pr\u00e9sente loi, ainsi que les dispositions prises en application de la loi, s\u2019appliquent \u00e0 un brevet ou \u00e0 une demande de brevet portant sur une invention biotechnologique, sous r\u00e9serve des dispositions de l\u2019Annexe A2.\r\n\r\n(2) Rien dans la pr\u00e9sente section ou dans l\u2019Annexe A2 ne peut \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 comme affectant l\u2019application d\u2019une disposition en relation avec une autre forme de brevet ou demande de brevet.\u00a0\u00bb\r\n\r\n<\/div>\r\nL\u2019Annexe A2 reprend les dispositions de la directive 98\/44\/CE. Elle pr\u00e9cise tout d\u2019abord que la brevetabilit\u00e9 d\u2019une invention ne peut \u00eatre refus\u00e9e au seul motif qu\u2019elle porte sur un produit compos\u00e9 de mati\u00e8re biologique ou en contenant, ou sur un proc\u00e9d\u00e9 permettant de produire, de traiter ou d'utiliser de la mati\u00e8re biologique[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/schedule\/A2\">Sch. A2<\/a>, s.1 (directive, art. 3(1)).[\/footnote]. Elle ajoute qu\u2019une mati\u00e8re biologique isol\u00e9e de son environnement naturel ou produite \u00e0 l'aide d'un proc\u00e9d\u00e9 technique peut \u00eatre l'objet d'une invention, m\u00eame lorsqu'elle pr\u00e9existait \u00e0 l'\u00e9tat naturel[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/schedule\/A2\">Sch. A2<\/a>, s.2 (directive, art. 3(1)).[\/footnote].\r\n\r\nLes exclusions de la brevetabilit\u00e9 sont vis\u00e9es au paragraphe 3 de l\u2019Annexe. Aux termes de ce paragraphe, ne sont pas brevetables:\r\n<ul>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">le corps humain, aux diff\u00e9rents stades de sa constitution et de son d\u00e9veloppement, ainsi que la simple d\u00e9couverte d'un de ses \u00e9l\u00e9ments, y compris la s\u00e9quence ou la s\u00e9quence partielle d'un g\u00e8ne, ne peuvent constituer des inventions brevetables;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">les proc\u00e9d\u00e9s de clonage des \u00eatres humains;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">les proc\u00e9d\u00e9s de modification de l'identit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique germinale de l'\u00eatre humain;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">les utilisations d'embryons humains \u00e0 des fins industrielles ou commerciales;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">les proc\u00e9d\u00e9s de modification de l'identit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique des animaux de nature \u00e0 provoquer chez eux des souffrances sans utilit\u00e9 m\u00e9dicale substantielle pour l'homme ou l'animal, ainsi que les animaux issus de tels proc\u00e9d\u00e9s.<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Et les vari\u00e9t\u00e9s v\u00e9g\u00e9tales et les races animales et les proc\u00e9d\u00e9s essentiellement biologiques pour l'obtention de v\u00e9g\u00e9taux ou d'animaux, qui ne sont pas des proc\u00e9d\u00e9s microbiologiques, ou d'autres proc\u00e9d\u00e9s techniques, ou un produit obtenu par ces proc\u00e9d\u00e9s.<\/li>\r\n<\/ul>\r\nLes d\u00e9finitions du \u00ab proc\u00e9d\u00e9 microbiologique \u00bb, d\u2019un \u00ab proc\u00e9d\u00e9 essentiellement biologique \u00bb et de la vari\u00e9t\u00e9 v\u00e9g\u00e9tale, conformes \u00e0 la directive (et r\u00e8glement CE n\u00b02100\/94 pour la vari\u00e9t\u00e9 v\u00e9g\u00e9tale) sont inscrites au paragraphe 11 de l\u2019Annexe[footnote]\u00ab Dans cette annexe: \"proc\u00e9d\u00e9 essentiellement biologique\" signifie un proc\u00e9d\u00e9 d'obtention d\u2019animaux et de v\u00e9g\u00e9taux qui consiste int\u00e9gralement en des ph\u00e9nom\u00e8nes naturels tels que le croisement ou la s\u00e9lection.\u00ab proc\u00e9d\u00e9 microbiologique \u00bb d\u00e9signe tout proc\u00e9d\u00e9 comportant une intervention sur une mati\u00e8re microbiologique ou produisant une mati\u00e8re microbiologique.\u00ab vari\u00e9t\u00e9 v\u00e9g\u00e9tale \u00bb d\u00e9signe\u00a0 un ensemble v\u00e9g\u00e9tal d'un seul taxon botanique du rang le plus bas connu qui peut (a) \u00eatre d\u00e9fini par l'expression des caract\u00e8res r\u00e9sultant d'un certain g\u00e9notype ou d'une certaine combinaison de g\u00e9notypes, (b) \u00eatre distingu\u00e9 de tout autre ensemble v\u00e9g\u00e9tal par l'expression d'au moins un desdits caract\u00e8res, et (c) \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une entit\u00e9 eu \u00e9gard \u00e0 son aptitude \u00e0 \u00eatre reproduit sans changement \u00bb.[\/footnote]. Les paragraphes 4 \u00e0 5 transposent les pr\u00e9cisions de la directive sur la port\u00e9e des exclusions :\r\n<div class=\"textbox shaded\">\r\n\r\n\u00ab 4. Les inventions portant sur des v\u00e9g\u00e9taux ou des animaux sont brevetables si la faisabilit\u00e9 technique de l'invention n'est pas limit\u00e9e \u00e0 une vari\u00e9t\u00e9 v\u00e9g\u00e9tale ou \u00e0 une race animale d\u00e9termin\u00e9e.\r\n\r\n5. Un \u00e9l\u00e9ment isol\u00e9 du corps humain ou autrement produit par un proc\u00e9d\u00e9 technique, y compris la s\u00e9quence ou la s\u00e9quence partielle d'un g\u00e8ne, peut constituer une invention brevetable, m\u00eame si la structure de cet \u00e9l\u00e9ment est identique \u00e0 celle d'un \u00e9l\u00e9ment naturel. \u00bb\r\n\r\n<\/div>\r\nLe paragraphe 6 ajoute que l'application industrielle d'une s\u00e9quence ou d'une s\u00e9quence partielle d'un g\u00e8ne doit \u00eatre concr\u00e8tement expos\u00e9e dans la demande de brevet.\r\n\r\nQuant aux r\u00e8gles de la directive concernant la port\u00e9e de la protection, elles sont transpos\u00e9es aux paragraphes 7 \u00e0 10 de l\u2019annexe, comme suit\u00a0:\r\n<div class=\"textbox shaded\">\r\n\r\n\u00ab\u00a07. La protection conf\u00e9r\u00e9e par un brevet relatif \u00e0 une mati\u00e8re biologique dot\u00e9e, du fait de l'invention, de propri\u00e9t\u00e9s d\u00e9termin\u00e9es s'\u00e9tend \u00e0 toute mati\u00e8re biologique obtenue \u00e0 partir de cette mati\u00e8re biologique par reproduction ou multiplication sous forme identique ou diff\u00e9renci\u00e9e et dot\u00e9e de ces m\u00eames propri\u00e9t\u00e9s.\r\n\r\n8. La protection conf\u00e9r\u00e9e par un brevet relatif \u00e0 un proc\u00e9d\u00e9 permettant de produire une mati\u00e8re biologique dot\u00e9e, du fait de l'invention, de propri\u00e9t\u00e9s d\u00e9termin\u00e9es s'\u00e9tend \u00e0 la mati\u00e8re biologique directement obtenue par ce proc\u00e9d\u00e9 et \u00e0 toute autre mati\u00e8re biologique obtenue, \u00e0 partir de la mati\u00e8re biologique directement obtenue, par reproduction ou multiplication sous forme identique ou diff\u00e9renci\u00e9e et dot\u00e9e de ces m\u00eames propri\u00e9t\u00e9s.\r\n\r\n9. La protection conf\u00e9r\u00e9e par un brevet \u00e0 un produit contenant une information g\u00e9n\u00e9tique ou consistant en une information g\u00e9n\u00e9tique s'\u00e9tend \u00e0 toute mati\u00e8re, sous r\u00e9serve du paragraphe 3(a) ci-dessus, dans laquelle le produit est incorpor\u00e9 et dans laquelle l'information g\u00e9n\u00e9tique est contenue et exerce sa fonction.\r\n\r\n10. La protection conf\u00e9r\u00e9e aux paragraphes 7, 8 et 9 ci-dessus ne s'\u00e9tend pas \u00e0 la mati\u00e8re biologique obtenue par reproduction ou multiplication d'une mati\u00e8re biologique mise sur le march\u00e9 sur le territoire d'un \u00c9tat membre par le titulaire du brevet ou avec son consentement, lorsque la reproduction ou la multiplication r\u00e9sulte n\u00e9cessairement de l'utilisation pour laquelle la mati\u00e8re biologique a \u00e9t\u00e9 mise sur le march\u00e9, pourvu que la mati\u00e8re obtenue ne soit pas utilis\u00e9e ensuite pour d'autres reproductions ou multiplications. \u00bb\r\n\r\n<\/div>\r\n<span style=\"background-color: #ffffff;\">Enfin, les ex<\/span>ceptions relatives \u00e0 la reproduction des animaux et \u00e0 l\u2019utilisation de mat\u00e9riels de reproduction par les fermiers pr\u00e9vues par la directive 98\/44\/CE ont \u00e9t\u00e9 introduites par les Patents Regulations 2000[footnote]V. <em>infra<\/em>, n\u00b0332.[\/footnote].\r\n\r\n<span style=\"background-color: #ffffff;\"><span style=\"font-size: 1em; background-color: #ffffff;\">S'agissant des d\u00e9cisions de la CJUE ant\u00e9rieures \u00e0 la fin de la p\u00e9riode de transition adopt\u00e9es dans ce domaine<\/span><span style=\"font-size: 1em; background-color: #ffffff;\">[footnote]Notamment CJUE 18 octobre 2011, <a href=\"https:\/\/eur-lex.europa.eu\/legal-content\/FR\/TXT\/?uri=CELEX%3A62010CJ0034\">aff C-34\/10<\/a>, Br\u00fcstle c. Greenpeace et\/ CJUE 18 d\u00e9cembre 2014, <a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/liste.jsf?language=fr&amp;num=C-364\/13\">aff C-364\/13<\/a>, International Stem Cell Corporation c. Comptroller General of Patents, Designs and Trade Marks sur les dispositions de la directive relatives \u00e0 l\u2019embryon humain, et CJUE 6 juillet 2010, <a href=\"https:\/\/eur-lex.europa.eu\/legal-content\/FR\/TXT\/?uri=CELEX%3A62008CJ0428\">aff C-428\/08<\/a>, Monsanto Technologu c. Cefetra BV, sur l\u2019article 9 de la directive (transpos\u00e9e \u00e0 la section 9 de l\u2019annexe A2).[\/footnote], on rappellera que l<\/span>e Retained EU Law (Revocation and Reform) Act 2023 a modifi\u00e9 les r\u00e8gles relatives \u00e0 leur autorit\u00e9[footnote]V. Tome 1, n\u00b032.[\/footnote]. Ces arr\u00eats s\u2019imposent toujours aux tribunaux \u00e0 l\u2019exception de la Cour supr\u00eame et de la Cour d\u2019appel, mais la loi pr\u00e9voit d\u00e9sormais une liste non exhaustive de facteurs que les tribunaux doivent prendre en compte pour d\u00e9cider de diverger de cette jurisprudence retenue, incluant notamment tout changement de circonstances pertinent, et le risque de \u00ab restriction au d\u00e9veloppement ad\u00e9quat de la loi domestique \u00bb (\u00ab whether the assimilated EU case law restricts the proper development of domestic law \u00bb). Enfin, le Retained EU Law (Revocation and Reform) Act 2023 a introduit deux nouvelles sections dans le European Union (Withdrawal) Act 2018, qui mettent en place un m\u00e9canisme permettant aux tribunaux de soumettre des questions importantes relatives \u00e0 la \u00ab jurisprudence assimil\u00e9e de l\u2019EU \u00bb \u00e0 la Cour d\u2019appel. Ces modifications pourront entra\u00eener un ajustement de la jurisprudence dans notre domaine. On notera cependant qu\u2019en application des textes ant\u00e9rieurs au Retained EU Law (Revocation and Reform) Act, la Cour d\u2019appel de Londres (qui n\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 plus li\u00e9e par les pr\u00e9c\u00e9dents europ\u00e9ens) avait a clairement indiqu\u00e9s qu\u2019elle n\u2019avait pas l\u2019intention de s\u2019\u00e9carter de la jurisprudence de la CJUE, notamment pour des raisons de s\u00e9curit\u00e9 juridique[footnote]V. en particulier <a href=\"https:\/\/www.judiciary.uk\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Warner-v-TuneIn-judgment.pdf\">Warner Music UK Ltd &amp; Sony Music UK Ltd v. TuneIn Inc.<\/a> [2021] EWCA Civ 441; Tome 1, <em>ibid<\/em>.[\/footnote].<\/span>\r\n\r\n<span style=\"background-color: #ffffff;\"><span style=\"font-size: 1em; background-color: #ffffff;\">Les d\u00e9cisions de l\u2019OEB ont quant \u00e0 elles valeur d\u2019autorit\u00e9 dans les conditions d\u00e9j\u00e0 d\u00e9crites[footnote]V. <em>supra,<\/em> n\u00b0308.[\/footnote],\u00a0<\/span><\/span>\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>319._ La nouveaut\u00e9 et les divulgations non opposables_<\/strong> La nouveaut\u00e9 est d\u00e9finie dans la section 2 du Patents Act, qui pr\u00e9cise \u00e9galement les divulgations non opposables, conform\u00e9ment au texte des articles 54 et 55 de la CBE. S\u2019agissant de la d\u00e9finition de la nouveaut\u00e9, le texte dispose\u00a0:\r\n<div class=\"textbox shaded\">\r\n\r\n\u00ab 1) Une invention est consid\u00e9r\u00e9e comme nouvelle si elle n'est pas comprise dans l'\u00e9tat de la technique.\r\n\r\n2) S\u2019agissant d\u2019une invention, l\u2019\u00e9tat de la technique comprend tout \u00e9l\u00e9ment (produit, proc\u00e9d\u00e9, information relative au produit ou au proc\u00e9d\u00e9, ou toute autre chose) qui a \u00e9t\u00e9 rendu accessible au public (au Royaume-Uni ou ailleurs) par une description \u00e9crite ou orale, une utilisation ou tout autre moyen, \u00e0 une date ant\u00e9rieure \u00e0 la date de priorit\u00e9 de l\u2019invention.\r\n\r\n3) Dans le cas d\u2019une invention \u00e0 laquelle une demande de brevet ou un brevet se rapporte, l\u2019\u00e9tat de la technique comprend \u00e9galement les \u00e9l\u00e9ments contenus dans d\u2019autres demandes de brevet qui ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es \u00e0 la date de priorit\u00e9 de l\u2019invention mentionn\u00e9e en premier lieu ou apr\u00e8s cette date, si les conditions suivantes sont remplies, \u00e0 savoir:\r\n\r\na) ces \u00e9l\u00e9ments figuraient dans ladite demande de brevet telle qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e et publi\u00e9e;\r\n\r\nb) la date de priorit\u00e9 de ces \u00e9l\u00e9ments est ant\u00e9rieure \u00e0 celle de l\u2019invention.\u00a0\u00bb\r\n\r\n<\/div>\r\nAinsi, l\u2019\u00c9tat de la technique comprend (1) tous les \u00e9l\u00e9ments mis \u00e0 la disposition du public par une description \u00e9crite ou orale, une utilisation ou tout autre moyen avant la date de d\u00e9p\u00f4t (date de priorit\u00e9) et (2) le contenu des demandes de brevet du Royaume-Uni, de demandes de brevet europ\u00e9ennes (Royaume-Uni) et internationales d\u00e9signant le Royaume-Uni entr\u00e9es dans la phase nationale ou r\u00e9gionale, et portant une date de d\u00e9p\u00f4t ant\u00e9rieure (date de priorit\u00e9) publi\u00e9es \u00e0 cette date ou apr\u00e8s. Comme en droit fran\u00e7ais, la totalit\u00e9 du contenu des demandes est r\u00e9put\u00e9e faire partie de l'\u00e9tat de la technique (<em>whole content approach<\/em>)[footnote]La r\u00e8gle sous l\u2019empire du Patents Act 1949 \u00e9tait, comme en France avant la r\u00e9forme de 1978, celle de la \u00ab <em>prior claim approach<\/em>\u00a0\u00bb.[\/footnote].\r\n\r\nDans l\u2019affaire <em>SmithKline Beecham Plc\u2019s (Paroxetine Methanesulfonate) Patent<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/publications.parliament.uk\/pa\/ld200506\/ldjudgmt\/jd051020\/synth.pdf\">SmithKline Beecham Plc\u2019s (Paroxetine Methanesulfonate) Patent<\/a>\u00a0[2006] RPC 10.[\/footnote], la Chambre des Lords a pr\u00e9cis\u00e9 que l\u2019ant\u00e9riorit\u00e9 opposable devait satisfaire \u00e0 deux conditions : une divulgation pr\u00e9alable (qui aboutirait en principe \u00e0 une contrefa\u00e7on du brevet), d\u2019une part, et la possibilit\u00e9 d\u2019une mise en \u0153uvre de l\u2019invention (identique \u00e0 l\u2019exigence pos\u00e9e en mati\u00e8re de d\u00e9p\u00f4t), d\u2019autre part.\r\n\r\nLes divulgations non opposables sont d\u00e9finies aux points 4 et 5, et sont similaires \u00e0 celles pr\u00e9vues en droit fran\u00e7ais. La divulgation n\u2019est pas prise en compte pour d\u00e9terminer la nouveaut\u00e9 si elle a eu lieu au cours des six mois qui pr\u00e9c\u00e8dent la date de d\u00e9p\u00f4t en raison (a) d\u2019\u00e9l\u00e9ments directement ou indirectement obtenus d\u2019une mani\u00e8re illicite de l\u2019inventeur ou par suite de la violation d\u2019une obligation de confidentialit\u00e9 ou (b) de la pr\u00e9sentation de l\u2019invention par l\u2019inventeur \u00e0 une exposition internationale[footnote]\"(4) For the purposes of this section the disclosure of matter constituting an invention shall be disregarded in the case of a patent or an application for a patent if occurring later than the beginning of the period of six months immediately preceding the date of filing the application for the patent and either:\r\n\r\n(a) the disclosure was due to, or made in consequence of, the matter having been obtained unlawfully or in breach of confidence by any person:\u00a0(i) from the inventor or from any other person to whom the matter was made available in confidence by the inventor or who obtained it from the inventor because he or the inventor believed that he was entitled to obtain it; or\u00a0(ii) from any other person to whom the matter was made available in confidence by any person mentioned in sub-paragraph (i) above or in this sub-paragraph or who obtained it from any person so mentioned because he or the person from whom he obtained it believed that he was entitled to obtain it;\r\n\r\n(b) the disclosure was made in breach of confidence by any person who obtained the matter in confidence from the inventor or from any other person to whom it was made available, or who obtained it, from the inventor; or\r\n\r\n(c) the disclosure was due to, or made in consequence of the inventor displaying the invention at an international exhibition and the applicant states, on filing the application, that the invention has been so displayed and also, within the prescribed period, files written evidence in support of the statement complying with any prescribed conditions.\r\n\r\n(5) In this section references to the inventor include references to any proprietor of the invention for the time being\".[\/footnote].\r\n\r\nAucun d\u00e9lai de gr\u00e2ce g\u00e9n\u00e9ral similaire \u00e0 celui institu\u00e9 aux \u00c9tats-Unis n\u2019est pr\u00e9vu.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>320._ Premier usage m\u00e9dical d\u2019une substance connue et seconde application th\u00e9rapeutique _<\/strong> La section 4(A)(3) du Patents Act dispose\u00a0:\r\n<div class=\"textbox shaded\">\r\n\r\n\u00ab\u00a0Dans le cas d'une invention consistant en substance ou d'une composition destin\u00e9e \u00e0 \u00eatre utilis\u00e9e dans une telle m\u00e9thode [de traitement chirurgical ou th\u00e9rapeutique ou de diagnostic], le fait que la substance ou la composition fait partie de l\u2019\u00e9tat de l\u2019art n'emp\u00eachera pas l'invention d'\u00eatre nouvelle si l'utilisation de la substance ou de la composition dans une telle m\u00e9thode ne fait pas partie de l\u2019\u00e9tat de l\u2019art.\u00a0\u00bb\r\n\r\n<\/div>\r\nDans cette hypoth\u00e8se, il est possible d\u2019obtenir un brevet pour l\u2019utilisation de la substance ou composition en traitement chirurgical, th\u00e9rapeutique ou de diagnostic. La seconde application th\u00e9rapeutique est \u00e9galement brevetable dans les conditions pos\u00e9es par la section 4(A)(4), qui dispose\u00a0:\r\n<div class=\"textbox shaded\">\r\n\r\n\u00ab\u00a0Dans le cas d'une invention se composant d'une substance ou d'une composition pour un usage sp\u00e9cifique dans une telle m\u00e9thode, le fait que la substance ou la composition fait partie de l\u2019\u00e9tat de l\u2019art n'emp\u00eachera pas l'invention d'\u00eatre nouvelle si cette utilisation sp\u00e9cifique ne fait pas partie de l\u2019\u00e9tat de l\u2019art.\u00a0\u00bb\r\n\r\n<\/div>\r\nCes r\u00e8gles n\u2019affectent pas l\u2019exigence d\u2019activit\u00e9 inventive. Ainsi, si l\u2019utilisation de la m\u00eame substance sous un nouveau dosage pour traiter la m\u00eame maladie peut constituer un usage nouveau[footnote]V. <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5b46f1f62c94e0775e7ef1b9\">Actavis v Merck<\/a> [2008] RPC 26.[\/footnote], l\u2019activit\u00e9 inventive fera d\u00e9faut, dans la mesure o\u00f9 la recherche du dosage optimal est une pratique normale[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote]. L\u2019effet th\u00e9rapeutique revendiqu\u00e9 doit \u00e9galement \u00eatre d\u00e9montr\u00e9[footnote]<em>Hospira UK Ltd v Genentech Inc <\/em>[2014] EWHC 1094, et sur appel, <a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWCA\/Civ\/2015\/57.html\">Hospira (UK) Ltd v Genetech Inc<\/a> [2015] EWCA Civ 57.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>321._ L\u2019activit\u00e9 inventive (<em>inventive step<\/em>)_<\/strong> La section 3 du Patents Act 1977 reprend sur ce point le texte de l\u2019article 54 de la Convention sur le brevet europ\u00e9en, et dispose:\r\n<div class=\"textbox shaded\">\r\n\r\n\u00ab\u00a0Une invention est consid\u00e9r\u00e9e comme impliquant une activit\u00e9 inventive si, pour un homme du m\u00e9tier, elle ne d\u00e9coule pas d\u2019une mani\u00e8re \u00e9vidente d\u2019un \u00e9l\u00e9ment faisant partie de l\u2019\u00e9tat de la technique en vertu uniquement de l\u2019article 2.2 (et abstraction faite de l\u2019article 2.3)\u00a0\u00bb.\r\n\r\n<\/div>\r\nL\u2019interpr\u00e9tation de cette disposition ne semble pas ici diff\u00e9rer, du moins dans ses principes, des solutions europ\u00e9ennes et fran\u00e7aises[footnote]<a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5b46f2082c94e0775e7f0fb1\">Biogen Inc v Medeva plc<\/a>\u00a0[1996] UKHL 18, [1997] RPC 1; <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/102\/4\/59\/1591300?redirectedFrom=fulltext\">Windsurfing International Inc. v Tabur Marine (Great Britain) Ltd<\/a>, [1985] RPC 59; <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/111\/3\/49\/1663702?redirectedFrom=PDF\">Molnlycke AB v Procter &amp; Gamble Ltd<\/a>\u00a0[1994] RPC 49; <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/108\/8\/195\/1578770\">Hallen Co v Brabantia (UK) Ltd<\/a>\u00a0[1991] RPC 195; <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7b260d03e7f57eb14b1\">Dyson Appliances Ltd v Hoover Ltd<\/a>\u00a0[2002] RPC 22; <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff6fb60d03e7f57ea539d\"><em>Pozzoli SPA v BDMO SA<\/em><\/a> [2007] EWCA Civ 588.[\/footnote]. Le test d'<em>obviousness, <\/em>initalement r\u00e9sum\u00e9 par la Cour d'appel de Londres dans son arr\u00eat Windsurfing International (rendu sur la base du Patents Act 1949)[footnote]<a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/102\/4\/59\/1591300?redirectedFrom=fulltext\">Windsurfing International Inc. v Tabur Marine (Great Britain) Ltd<\/a>, [1985] RPC 59.[\/footnote], a \u00e9t\u00e9 reformul\u00e9 par cette derni\u00e8re en 2007 dans l'arr\u00eat <em>Pozzoli<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff6fb60d03e7f57ea539d\"><em>Pozzoli SPA v BDMO SA<\/em><\/a> [2007] EWCA Civ 588.[\/footnote]. Pour la Cour, le test impose:\r\n<div class=\"textbox shaded\">\r\n\r\n\"1) a) d'identifier l'\u00ab homme de l'art \u00bb (\u00ab person skilled in the art \u00bb)\r\n\r\n<span style=\"font-size: 1em;\">b) d'identifier les connaissances g\u00e9n\u00e9rales courantes pertinentes de cette personne ;<\/span>\r\n\r\n2) d'identifier le concept inventif de la revendication en question ou, s'il n'est pas facile de le faire, l'interpr\u00e9ter ;\r\n\r\n3) d'identifier les diff\u00e9rences, le cas \u00e9ch\u00e9ant, entre l'\u00e9l\u00e9ment cit\u00e9 comme faisant partie de l'\u00ab \u00e9tat de la technique \u00bb et le concept inventif de la revendication ou de la revendication telle qu'interpr\u00e9t\u00e9e;\r\n\r\n4) et de d\u00e9terminer si, consid\u00e9r\u00e9es sans aucune connaissance de l'invention all\u00e9gu\u00e9e telle que revendiqu\u00e9e, ces diff\u00e9rences constituent des \u00e9tapes qui auraient \u00e9t\u00e9 \u00e9videntes pour l'homme du m\u00e9tier ou si elles n\u00e9cessitent un certain degr\u00e9 d'inventivit\u00e9\"[footnote]Point 23 de l'arr\u00eat: \"(1) (a) Identify the notional \u2018person skilled in the art\u2019; (b) Identify the relevant common general knowledge of that person; (2) Identify the inventive concept of the claim in question or if that cannot readily be done, construe it; (3) Identify what, if any, differences exist between the matter cited as forming part of the \u2018state of the art\u2019 and the inventive concept of the claim or the claim as construed; (4) Viewed without any knowledge of the alleged invention as claimed, do those differences constitute steps which would have been obvious to the person skilled in the art or do they require any degree of invention?\"[\/footnote].\r\n\r\n<\/div>\r\nNous renvoyons pour le surplus aux d\u00e9veloppements du Manual of Patent Practice, s'agissant notamment de la d\u00e9termination de l'homme de l'art (<em>skilled person<\/em>) et de ses connaissances[footnote]Manual of Patent Practice, <a href=\"https:\/\/www.gov.uk\/guidance\/manual-of-patent-practice-mopp\/section-3-inventive-step\">\u00a7\u00a7 3.20 \u00e0 3.33.2<\/a>.[\/footnote], et des questions portant sur l'\u00e9tat de la technique (\u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 sur ce dernier point, que conform\u00e9ment aux principes europ\u00e9ens, il est bien \u00e9videmment possible de combiner diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments de l'\u00e9tat de la technique dans la d\u00e9termination de l'activit\u00e9 inventive)[footnote]Ibid, <a href=\"https:\/\/www.gov.uk\/guidance\/manual-of-patent-practice-mopp\/section-3-inventive-step\">\u00a7\u00a7 3.36 \u00e0 3.45<\/a>., qui d\u00e9taille les r\u00e8gles et les facteurs \u00e0 consid\u00e9rer dans l'application de cette possibilit\u00e9.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>322._ L\u2019application industrielle_<\/strong> Aux termes de la section 4 du Patents Act, qui reprend l\u2019article 57 de la Convention CBE, \u00ab une invention est consid\u00e9r\u00e9e comme susceptible d\u2019application industrielle si son objet peut \u00eatre fabriqu\u00e9 ou utilis\u00e9 dans tout genre d\u2019industrie, y compris l\u2019agriculture \u00bb. Le terme industrie est \u00e9galement compris dans un sens large[footnote]<a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/113\/18\/535\/1601301\">Chiron Corp v Murex Diagnostics Ltd and other<\/a> [1996] RPC 535.[\/footnote]. La question de l\u2019application industrielle d\u2019un g\u00eane a fait l\u2019objet d\u2019une appr\u00e9ciation par la Cour Supr\u00eame en 2011 dans l\u2019affaire <em>Human Genome Sciences v Eli Lilly<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/uk\/cases\/UKSC\/2011\/51.html\">Human Genome Sciences v Eli Lilly<\/a>, [2011] UKSC 51, [2012] RPC 6.[\/footnote], qui renvoie sur ce point \u00e0 l\u2019approche adopt\u00e9e par la Chambre de recours technique de l\u2019OEB[footnote]\"Like Lord Hope, I derive considerable assistance from the approach set out at <span style=\"font-size: 1em;\">T. 0018\/09, para 22.<\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">, which appears to me to be entirely consistent with the Board's earlier jurisprudence (as summarised in para 107) (...)\u00a0<\/span>107. [r\u00e9f\u00e9rences pr\u00e9cises aux d\u00e9cisions OEB omises] The essence of the Board's approach in relation to the requirements of Article 57 in relation to biological material may, I think, be summarised in the following points: \"The general principles are: (i) The patent must disclose \"a practical application\" and \"some profitable use\" for the claimed substance, so that the ensuing monopoly \"can be expected [to lead to] some \u2026 commercial benefit\"; (ii) A \"concrete benefit\", namely the invention's \"use \u2026 in industrial practice\" must be \"derivable directly from the description\", coupled with common general knowledge; (iii) A merely \"speculative\" use will not suffice, so \"a vague and speculative indication of possible objectives that might or might not be achievable\" will not do; (iv) The patent and common general knowledge must enable the skilled person \"to reproduce\" or \"exploit\" the claimed invention without \"undue burden\", or having to carry out \"a research programme\"; Where a patent discloses a new protein and its encoding gene: (v) The patent, when taken with common general knowledge, must demonstrate \"a real as opposed to a purely theoretical possibility of exploitation\"; (vi) Merely identifying the structure of a protein, without attributing to it a \"clear role\", or \"suggest[ing]\" any \"practical use\" for it, or suggesting \"a vague and speculative indication of possible objectives that might be achieved\", is not enough; (vii) The absence of any experimental or wet lab evidence of activity of the claimed protein is not fatal; (viii) A \"plausible\" or \"reasonably credible\" claimed use, or an \"educated guess\", can suffice; (ix) Such plausibility can be assisted by being confirmed by \"later evidence\", although later evidence on its own will not do; (x) The requirements of a plausible and specific possibility of exploitation can be at the biochemical, the cellular or the biological level; Where the protein is said to be a family or superfamily member: (xi) If all known members have a \"role in the proliferation, differentiation and\/or activation of immune cells\" or \"function in controlling physiology, development and differentiation of mammalian cells\", assigning a similar role to the protein may suffice; (xii) So \"the problem to be solved\" in such a case can be \"isolating a further member of the [family]\"; (xiii) If the disclosure is \"important to the pharmaceutical industry\", the disclosure of the sequences of the protein and its gene may suffice, even though its role has not \"been clearly defined\"; (xiv) The position may be different if there is evidence, either in the patent or elsewhere, which calls the claimed role or membership of the family into question; (xv) The position may also be different if the known members have different activities, although they need not always be \"precisely interchangeable in terms of their biological action\", and it may be acceptable if \"most\" of them have a common role\".[\/footnote].\r\n<h3><strong>B. Les conditions de forme<\/strong><\/h3>\r\n<strong>323._ Les <em>registered patent attorneys<\/em>_<\/strong> Aux Royaume-Uni toute personne peut en repr\u00e9senter une autre dans les formalit\u00e9s li\u00e9es au d\u00e9p\u00f4t d\u2019un brevet. Cependant, seul un registered pattent attorney peut utiliser l\u2019appellation <em>patent agent<\/em> ou <em>patent attorney<\/em>[footnote]CDPA1988, s. 276.[\/footnote]. Le r\u00e9gime g\u00e9n\u00e9ral de la profession est inscrit au CDPA 1988. Le Patent Attorney, personne physique ou morale, peut, dans les limites et conditions pr\u00e9vues par la loi, faire profession d\u2019agent aux fins de d\u00e9poser les demandes de brevets et de conduire les proc\u00e9dures applicables devant le Contr\u00f4leur[footnote]CDPA 1988, s. 274.[\/footnote]. Les Chartered patent agents peuvent \u00e9galement plaider devant l'Intellectual Property Entreprise Court (IPEC), qui remplace les Patents County Court[footnote]V. Tome 1, n\u00b059.[\/footnote]. L\u2019organisme professionnel des registered pattent attorneys est le Chartered Institute of Patent Attorneys.\r\n\r\nLes relations entre les patents attorneys et leurs clients sont soumises \u00e0 des r\u00e8gles de confidentialit\u00e9 similaires \u00e0 celles applicables aux relations entre les solicitors et leurs clients[footnote]CDPA 1988, s. 280.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>324._ L\u2019Intellectual Property Office et le Comptroller of Patents_<\/strong> Faisant suite \u00e0 une recommandation du Rapport Gowers de 2006[footnote]V. Tome 1, n\u00b0 139. Recommandation 53.[\/footnote], l\u2019ancien Patent Office a pris le nom d\u2019Intellectual Property Office le 2 avril 2007. L\u2019office est une agence du Department for Business, Innovation and Skills. Il est dirig\u00e9 par le Comptroller General of Patents, Designs and Trade Marks (ci-apr\u00e8s le \u00ab\u00a0Contr\u00f4leur\u00a0\u00bb).\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>325._ La demande_<\/strong> Aux termes de la section 7(1) du Patents Act, toute personne peut d\u00e9poser une demande de brevet, soit individuellement, soit conjointement avec une autre personne. La demande de brevet doit contenir (a) une demande de d\u00e9livrance d'un brevet, (b) des sp\u00e9cifications (<em>specifications<\/em>) contenant une description de l'invention (<em>description<\/em>), une ou des revendications (<em>claims<\/em>) et tout dessin vis\u00e9s dans la description ou dans une revendication (<em>drawings<\/em>); et (c) un abr\u00e9g\u00e9 (<em>abstract<\/em>)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 14(2).[\/footnote].\r\n\r\nLes sp\u00e9cifications doivent exposer l\u2019invention d\u2019une mani\u00e8re suffisamment claire et compl\u00e8te pour qu\u2019un homme du m\u00e9tier puisse la r\u00e9aliser[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 14(3).[\/footnote]. Les revendications doivent (a) d\u00e9finir l\u2019objet de la protection (b) \u00eatre claires et pr\u00e9cises (c) \u00eatre soutenues par la description et (d) se rapporter \u00e0 une invention ou \u00e0 un groupe d'inventions qui sont li\u00e9es de mani\u00e8re \u00e0 former un concept inventif unique[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 14(5).[\/footnote]. L\u2019abr\u00e9g\u00e9 fournit l'information technique essentielle sous forme r\u00e9sum\u00e9e[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 14(7).[\/footnote].\r\n\r\nUne demande de brevet peut \u00eatre retir\u00e9e \u00e0 tout moment avant d\u00e9livrance du brevet[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 14(9).[\/footnote].\r\n\r\nLes demandes divisionnaires sont possibles. En revanche, et contrairement aux \u00c9tats-Unis, la loi ne permet pas les demandes de continuations partielles (<em>continuation in part<\/em>)[footnote]C\u2019est-\u00e0-dire une demande d\u00e9pos\u00e9e reprenant tout ou partie d\u2019une demande ant\u00e9rieure (parente) pour b\u00e9n\u00e9ficier de la m\u00eame date de d\u00e9p\u00f4t que la demande parente mais y ajoutant des \u00e9l\u00e9ments nouveaux.[\/footnote].\r\n\r\nD'un point de vue pratique, l'UKIPO a mis en place depuis 2021 des proc\u00e9dures de simplification des d\u00e9p\u00f4ts et d'acc\u00e9l\u00e9ration des proc\u00e9dures, au travers du One IPO Transformation Programme qui a vocation \u00e0 fournir un service unique et int\u00e9gr\u00e9 pour la gestion de tous les droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle du Royaume-Uni[footnote]Les nouveaut\u00e9s du service brevets sont pr\u00e9vues pour un lancement au premier semestre 2025, et permettront: de consulter, g\u00e9rer et mettre \u00e0 jour le portefeuille de brevets britanniques en ligne; des demandes de brevet plus fluides permettant aux demandeurs de soumettre des informations par \u00e9tapes et dans l\u2019ordre qui leur convient ; d'enregistrer et de partager des projets de demandes d\u2019applications; des v\u00e9rifications int\u00e9gr\u00e9es pour \u00e9viter les erreurs et donner un retour instantan\u00e9 sur les probl\u00e8mes de formatage; et la r\u00e9utilisation des donn\u00e9es du compte pour \u00e9viter une nouvelle saisie des informations sur chaque demande. Source: <a href=\"https:\/\/www.gov.uk\/government\/news\/ipo-celebrates-first-filing-in-new-digital-service\">UKIPO<\/a>, juillet 2024.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>326._ L\u2019examen et la d\u00e9livrance du brevet_<\/strong> Une fois la demande d\u00e9pos\u00e9e, un examen de la r\u00e9gularit\u00e9 formelle du d\u00e9p\u00f4t et paiement des redevances applicable est r\u00e9alis\u00e9. La demande est alors transmise \u00e0 un examinateur pour un examen pr\u00e9liminaire (<em>preliminary examination<\/em>) des conditions de brevetabilit\u00e9[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 15.[\/footnote]. Cet examen donne lieu \u00e0 un rapport, communiqu\u00e9 au demandeur (en pratique dans un d\u00e9lai de quatre \u00e0 six mois \u00e0 compter du d\u00e9p\u00f4t). Celui-ci peut formuler des observations et dans certains cas modifier ses revendications (sans les \u00e9tendre cependant \u00e0 un \u00e9l\u00e9ment non vis\u00e9 dans les sp\u00e9cifications). Il peut \u00e9galement retirer sa demande.\r\n\r\nSi l\u2019examen pr\u00e9liminaire est satisfait, la demande est publi\u00e9e avec le rapport de recherche et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, les revendications modifi\u00e9es[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 16.[\/footnote]. Cette publication doit avoir lieu au plus t\u00f4t apr\u00e8s l\u2019expiration d\u2019un d\u00e9lai de\u00a0 dix-huit mois apr\u00e8s la date de d\u00e9p\u00f4t ou la date de priorit\u00e9, selon le cas (et sauf retrait ou retrait de la demande ant\u00e9rieur) [footnote]Patents Rules 2007 r 26, SI 2007\/3291. La publication peut \u00eatre interdite ou restreinte pour des raisons de s\u00e9curit\u00e9 publique.[\/footnote]. La publication peut avoir lieu plus t\u00f4t sur demande du d\u00e9posant.\u00a0 Si le brevet est en \u00e9tat d\u2019\u00eatre d\u00e9livr\u00e9 avant l\u2019expiration des dix-huit mois, la d\u00e9livrance est repouss\u00e9e d\u2019au moins mois \u00e0 compter de la publication, afin de permettre aux tiers de formuler des observations[footnote]Le d\u00e9lai est de deux mois \u00e0 compter de la nouvelle publication pour les demandes PCT, et est supprim\u00e9 dans le cas de demandes divisionnaires si le d\u00e9lai de trois mois applicable \u00e0 la demande parente est \u00e9coul\u00e9.[\/footnote]. Comme indiqu\u00e9 la demande est publi\u00e9e avec le rapport de recherche, g\u00e9n\u00e9ralement d\u00e9livr\u00e9 bien avant l\u2019expiration du d\u00e9lai de publication.\r\n\r\nUne phase d\u2019examen (<em>substantive examination<\/em>) commence \u00e0 publication de la demande[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 17.[\/footnote], qui donne lieu au d\u00e9p\u00f4t d\u2019un nouveau formulaire et au paiement d\u2019une seconde redevance. L\u2019examen doit \u00eatre demand\u00e9 dans les six mois du d\u00e9p\u00f4t. L\u2019examen porte sur l\u2019ensemble des conditions de brevetabilit\u00e9. Les sp\u00e9cifications et les revendications peuvent \u00eatre modifi\u00e9es pour r\u00e9pondre aux remarques de l\u2019examinateur. En l\u2019absence d\u2019objections ou si celles-ci sont satisfaites, le brevet est publi\u00e9.\r\n\r\nAfin d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer l\u2019examen, l\u2019Intellectual Property Office a mis en place depuis 1995 une proc\u00e9dure plus rapide de recherche et d\u2019examen combin\u00e9e (<em>combined search and examination procedure<\/em>), qui intervient lorsque la demande d\u2019examen est form\u00e9e au moment du d\u00e9p\u00f4t.\r\n\r\nUne voie rapide (et gratuite) pour les inventions apportant un b\u00e9n\u00e9fice \u00e9cologique (<em>green channel<\/em>) a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 institu\u00e9e en 2009. Ce service permet aux demandeurs de formuler par \u00e9crit une demande de traitement acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 de leur demande de brevet si l\u2019invention pr\u00e9sente un avantage environnemental. Le demandeur doit d\u00e9crire cet avantage (qui ne fait pas l'objet d'une enqu\u00eate), et pr\u00e9ciser quel stade de la proc\u00e9dure il souhaite acc\u00e9l\u00e9rer (recherche, examen, recherche et examen combin\u00e9s, et\/ou publication). Ces traitements acc\u00e9l\u00e9r\u00e9s peuvent \u00e9galement \u00eatre accord\u00e9s pour les autres types d'inventions, mais sur justification (l'UKIPO donne l'exemple de la connaissance d'un contrefacteur potentiel, ou du besoin de s\u00e9curiser un investisseur). L'IPO maintient une base de donn\u00e9es des demandes \u00e9ligibles au <em>green channel<\/em> trait\u00e9es selon cette proc\u00e9dure[footnote]Accessible <a href=\"https:\/\/www.ipo.gov.uk\/p-gcp.htm\">ici<\/a>.[\/footnote].\r\n\r\nCes proc\u00e9dures acc\u00e9l\u00e9r\u00e9es sont \u00e9galement applicables aux demandes PCT[footnote]Service d\u00e9nomm\u00e9 <em>Patent Cooperation Treaty (PCT) (UK) Fast Track.<\/em>[\/footnote], et l\u2019Intellectual Property Office participe \u00e0 l\u2019initative <em>Patent prosecution highway<\/em> et au programme <em>Global patent prosecution highway<\/em> d\u2019acc\u00e9l\u00e9ration du traitement des demandes de brevet d\u00e9j\u00e0 examin\u00e9es par un des offices \u00e9trangers partenaire[footnote]V. l\u2019expos\u00e9 de ces programmes sur le site de l\u2019Intellectual property office \u00e0 l\u2019adresse:\u00a0 https:\/\/www.gov.uk.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<img src=\"https:\/\/assets.publishing.service.gov.uk\/media\/5a60ee8ced915d7dfb57fb20\/fast-track_timeline.jpg\" alt=\"Flowchart of timings of fast track applications\" \/>\r\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Exemple de calendrier acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 (<em>fast-track<\/em>)<\/strong>[footnote]r\u00e9sultant d'une demande sollicitant \u00e0 la fois une combined search and examination (CSE), une recherche et\/ou un examen acc\u00e9l\u00e9r\u00e9s et une publication acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e (source <a href=\"https:\/\/www.gov.uk\/government\/publications\/patents-fast-grant\/patents-fast-grant-guidance\">UKIPO<\/a>).[\/footnote]<\/p>\r\n\r\n<h2>3. La propri\u00e9t\u00e9 et l'exploitation de l'invention<\/h2>\r\n<h3><strong>A. La titularit\u00e9 du brevet<\/strong><\/h3>\r\n<strong>327._ Le droit au brevet_<\/strong> Aux termes de la section 7(2) du Patents Act, le droit au brevet appartient en principe \u00e0 l\u2019inventeur ou aux coinventeurs et leur ayant cause[footnote]\u00ab Un brevet d\u2019invention peut \u00eatre d\u00e9livr\u00e9 aux personnes \u00e9num\u00e9r\u00e9es ci-apr\u00e8s exclusivement: a) en principe, \u00e0 l\u2019inventeur ou aux co\u00efnventeurs ; b) de pr\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ces personnes, \u00e0 toute personne qui avait droit, en vertu d\u2019une loi ou disposition l\u00e9gale, d\u2019une loi \u00e9trang\u00e8re, d\u2019un trait\u00e9 ou d\u2019une convention internationale ou d\u2019une clause ex\u00e9cutoire d\u2019un accord conclu avec l\u2019inventeur avant la cr\u00e9ation de l\u2019invention, seule ou conjointement avec une autre personne, au moment de la cr\u00e9ation de l\u2019invention, \u00e0 l\u2019ensemble de la propri\u00e9t\u00e9 de l\u2019invention (autre que les int\u00e9r\u00eats d\u00e9coulant d\u2019institutions propres au syst\u00e8me de l\u2019equity) au Royaume-Uni; c) en tout \u00e9tat de cause, \u00e0 l\u2019ayant cause ou aux ayants cause des personnes mentionn\u00e9es aux sous-alin\u00e9as a) et b) ou \u00e0 toute personne pr\u00e9cit\u00e9e et \u00e0 l\u2019ayant cause ou aux ayants cause de l\u2019une des autres personnes pr\u00e9cit\u00e9es. \u00bb (traduction OMPI).[\/footnote]. L\u2019inventeur est la personne physique qui a con\u00e7u l\u2019invention[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 7(3): \u00ab Dans la pr\u00e9sente loi, le terme \u00abinventeur\u00bb d\u2019une invention s\u2019entend du v\u00e9ritable auteur [deviser] de l\u2019invention et le terme \u00abco\u00efnventeurs\u00bb doit \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 en cons\u00e9quence. \u00bb. Sur les \u00e9tapes applicables \u00e0 la d\u00e9termination de la qualit\u00e9 d\u2019inventeur, V. <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/116\/12\/442\/1592619\">Henry Brothers (Magherafelt) Ltd v The Ministry of Defence and the Northern Ireland Office<\/a>, [1999] RPC 442.[\/footnote]. Comme nous l'avons vu, ces r\u00e8gles ont r\u00e9cemment \u00e9t\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9es dans le contexte des inventions g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par IA, en dernier lieu par la Cour supr\u00eame dans son arr\u00eat Thaler v. Comptroller[footnote]V. <em>supra,<\/em> n\u00b0312.[\/footnote]. La Cour y confirme que l'inventeur au sens du Patents Act 1977, et notamment de ses articles 7 (droit au d\u00e9p\u00f4t) et 13 (mention de l'inventeur), est n\u00e9cessairement une personne physique, et que le Patents Act 1977 ne donne pas le droit \u00e0 une personne d'obtenir un brevet pour un produit ou proc\u00e9d\u00e9 cr\u00e9\u00e9 de mani\u00e8re autonome par une machine, notamment sur le fondement de son droit de propri\u00e9t\u00e9 sur la machine[footnote]<em>Ibid<\/em>.[\/footnote].\r\n\r\nLa loi \u00e9tablit \u00e9galement une pr\u00e9somption r\u00e9fragable de titularit\u00e9 en faveur du d\u00e9posant[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 7(4).[\/footnote].\r\n\r\nLes litiges relatifs au droit au brevet (ant\u00e9rieurs et post\u00e9rieurs \u00e0 la d\u00e9livrance) peuvent \u00eatre soumis au Contr\u00f4leur[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 8, 2 (demandes) et 37 (brevets, la demande devant \u00eatre faite dans les deux ans de la d\u00e9livrance).[\/footnote], qui peut d\u00e9cliner sa comp\u00e9tence au profit du tribunal.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>328._ Les inventions de salari\u00e9s_<\/strong> Au Royaume-Uni, l\u2019invention r\u00e9alis\u00e9e par un salari\u00e9 appartient \u00e0 l\u2019employeur si elle a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 l\u2019occasion de l\u2019exercice de ses fonctions habituelles ou \u00e0 l\u2019occasion d\u2019une mission exceptionnelle en dehors de ses fonctions habituelles et qui lui aurait \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cialement confi\u00e9e, pourvu qu\u2019une invention puisse avoir \u00e9t\u00e9 raisonnablement esp\u00e9r\u00e9e de cette mission[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 39: \"Right to employees\u2019 inventions.\r\n(1) Notwithstanding anything in any rule of law, an invention made by an employee shall, as between him and his employer, be taken to belong to his employer for the purposes of this Act and all other purposes if:\r\n\r\n(a) it was made in the course of the normal duties of the employee or in the course of duties falling outside his normal duties, but specifically assigned to him, and the circumstances in either case were such that an invention might reasonably be expected to result from the carrying out of his duties; or\r\n\r\n(b) the invention was made in the course of the duties of the employee and, at the time of making the invention, because of the nature of his duties and the particular responsibilities arising from the nature of his duties he had a special obligation to further the interests of the employer\u2019s undertaking.\r\n\r\n(2) Any other invention made by an employee shall, as between him and his employer, be taken for those purposes to belong to the employee.\r\n\r\n(3) Where by virtue of this section an invention belongs, as between him and his employer, to an employee, nothing done\u2014\r\n\r\n(a) by or on behalf of the employee or any person claiming under him for the purposes of pursuing an application for a patent, or\r\n\r\n(b) by any person for the purpose of performing or working the invention,\r\n\r\nshall be taken to infringe any copyright or design right to which, as between him and his employer, his employer is entitled in any model or document relating to the invention\".[\/footnote].\r\n\r\nCette cat\u00e9gorie correspond plus ou moins \u00e0 nos inventions de mission. Elle est \u00e9tendue aux inventions cr\u00e9\u00e9es par des salari\u00e9s ayant pour mission de servir les int\u00e9r\u00eats de leur entreprise, c\u2019est-\u00e0-dire les dirigeants et membres des conseils d\u2019administration. Les autres inventions appartiennent au salari\u00e9[footnote]Toute clause contraire est nulle (s. 42).[\/footnote]. A noter que la loi pr\u00e9voit une compensation du salari\u00e9 si l\u2019invention et le brevet qui en d\u00e9coulent profitent de mani\u00e8re exceptionnelle \u00e0 l\u2019employeur.[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 40 et, pour les modalit\u00e9s de calcul, s. 41.[\/footnote] La jurisprudence sur type de r\u00e9mun\u00e9ration est tr\u00e8s rare[footnote]V . par exemple <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7c560d03e7f57eb1f91\">James Duncan Kelly and Kwok Wai Chiu v. GE Healthcare Ltd<\/a> [2009] EWHC 181 (Pat)<em>. <\/em>En l\u2019esp\u00e8ce, la <em>High Court<\/em> a consid\u00e9r\u00e9 que le b\u00e9n\u00e9fice exceptionnel vis\u00e9 par la loi \u00e9tait d\u00e9montr\u00e9 par la circonstance que les brevets en cause pouvaient \u00eatre valoris\u00e9s au moins \u00e0 50 millions de livres et qu'ils avaient \u00e9t\u00e9 un \u00e9l\u00e9ment d\u00e9cisif d'op\u00e9rations de fusion acquisition op\u00e9r\u00e9es par l'employeur. Pour la cour, la participation des employ\u00e9s peut aller jusqu'\u00e0 33 %. En l'esp\u00e8ce, le pourcentage total a \u00e9t\u00e9 fix\u00e9 \u00e0 3 % (1,5 million de livres). La d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 rendue sur le fondement du Patents Act 1977 avant sa r\u00e9vision en 2005, qui ne pr\u00e9voyait pas la compensation lorsque l'invention elle-m\u00eame (et non plus seulement le brevet) a \u00e9t\u00e9 d'un b\u00e9n\u00e9fice exceptionnel pour l'employeur.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>329._ Le droit moral de l\u2019inventeur_<\/strong> Au termes de la section 13 du Patents Act 1977, l\u2019inventeur ou les coinventeurs ont le droit d\u2019\u00eatre mentionn\u00e9s comme tels dans tous les brevets accord\u00e9s pour l'invention, et auront \u00e9galement le droit d'\u00eatre mentionn\u00e9s, si possible, dans toute demande publi\u00e9e de brevet pour l'invention. L\u2019inventeur peut renoncer \u00e0 son droit d\u2019\u00eatre identifi\u00e9 (ou demander \u00e0 ce que son adresse soit supprim\u00e9e)[footnote]V. <a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 24(4).[\/footnote], mais doit justifier des raisons de cette renonciation (sauf concernant le retrait de son adresse) aupr\u00e8s du Contr\u00f4leur[footnote]<a href=\"https:\/\/www.gov.uk\/government\/publications\/the-patents-rules-2007-and-patents-fees-rules-2007\">Patent Rules 2007<\/a>, SI 2007\/3291, r 10[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>330._ Propri\u00e9t\u00e9 et copropri\u00e9t\u00e9 du brevet_<\/strong> Le Patents Act 1977 utilise le terme <em>proprietor<\/em> pour d\u00e9signer le titulaire du brevet. La section 30 dispose qu\u2019un brevet ou une demande de brevet est une propri\u00e9t\u00e9 mobili\u00e8re (<em>personal property<\/em>)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 30(1).[\/footnote]. Tout brevet ou toute demande de brevet on peut \u00eatre c\u00e9d\u00e9, conc\u00e9d\u00e9, ou faire l\u2019objet de s\u00fbret\u00e9s[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 30(1) et (2).[\/footnote].\r\n\r\nLe propri\u00e9taire du brevet peut \u00e9galement \u00e0 tout moment renoncer \u00e0 son brevet par notification adress\u00e9e au Contr\u00f4leur[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 29(1).[\/footnote]. Une opposition \u00e0 cette renonciation peut \u00eatre form\u00e9e devant le Contr\u00f4leur[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 29(2).[\/footnote]. Si Contr\u00f4leur consid\u00e8re que le brevet peut \u00eatre abandonn\u00e9, il peut accepter la demande, et le brevet cesse d\u2019avoir effet au jour de la publication de son acceptation au bulletin des brevets[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 29(3).[\/footnote]. Dans ce cas aucune action en contrefa\u00e7on ne peut \u00eatre form\u00e9e ou subsister pour tout acte ant\u00e9rieur \u00e0 cette date[footnote]\u00ab(3) If the comptroller is satisfied that the patent may properly be surrendered, he may accept the offer and, as from the date when notice of his acceptance is published in the journal, the patent shall cease to have effect, but no action for infringement shall lie in respect of any act done before that date and no right to compensation shall accrue for any use of the patented invention before that date for the services of the Crown<em> \u00bb.<\/em>[\/footnote].\r\n\r\nLorsqu\u2019un brevet est accord\u00e9 \u00e0 deux personnes ou plus, chacune d\u2019elle a droit, sauf accord contraire, \u00e0 une quote-part \u00e9gale du brevet[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 36(1).[\/footnote]. Sauf accord contraire, chacun des copropri\u00e9taires peut exploiter le brevet, pour son propre avantage, sans le consentement de l'autre ou des autres copropri\u00e9taires et sans avoir \u00e0 lui ou leur rendre compte[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 36(2).[\/footnote]. Par ailleurs, sauf accord contraire, un copropri\u00e9taire ne peut, sans le consentement des autres copropri\u00e9taires (a) modifier les sp\u00e9cifications du brevet ou demander une telle modification ou demander la radiation du brevet, ou (b) accorder une licence du brevet ou c\u00e9der ou constituer un nantissement du brevet ou d\u2019une partie du brevet[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 36(3).[\/footnote].\r\n\r\nLa loi pr\u00e9voit \u00e9galement que lorsqu\u2019un produit brevet\u00e9 est vendu ou transf\u00e9r\u00e9 par l\u2019un des copropri\u00e9taires, le cessionnaire peut exploiter le produit comme s\u2019il lui avait \u00e9t\u00e9 vendu ou transf\u00e9r\u00e9 par le titulaire unique du brevet[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 36(5).[\/footnote].\r\n<h3><strong>B. L'\u00e9tendue de la protection<\/strong><\/h3>\r\n<strong>331._ Les droits exclusifs du brevet\u00e9_<\/strong> Ces droits, pr\u00e9sent\u00e9s de mani\u00e8re n\u00e9gative (<em>restricted acts<\/em>), sont d\u00e9finis \u00e0 la section 60(1) \u00e0 (3) du Patents Act. La section 60(1) correspond aux actes de contrefa\u00e7on primaire. Elle dispose :\r\n<div class=\"textbox shaded\">\r\n\r\n\u00ab\u00a060.- (1) sous r\u00e9serve des dispositions de cette section, une personne contrefait un brevet portant sur une invention si, mais seulement si, alors que le brevet est en vigueur, il accomplit l\u2019un des actes suivants au Royaume-Uni par rapport \u00e0 l'invention sans consentement du propri\u00e9taire du brevet, c'est-\u00e0-dire\u00a0:\r\n\r\n(a) lorsque l'invention est un produit, il fabrique[footnote]V. <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5b46f1f42c94e0775e7eedf5\">United Wire Ltd v Screen Repair Services (Scotland) Ltd<\/a> [2000] UKHL 42, [2001] RPC 24 (la r\u00e9paration d\u2019un produit brevet\u00e9 ne constitue pas une fabrication) ; <a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/uk\/cases\/UKSC\/2013\/16.html\"><em>Sch\u00fctz (UK) Ltd v Werit UK Ltd<\/em><\/a> [2013] UKSC 16 (\u00e0 propos du remplacement d\u2019un composant d\u2019un produit brevet\u00e9 ; en l\u2019esp\u00e8ce, le remplacement d\u2019une pi\u00e8ce accessoire, rempla\u00e7able, sans rapport avec le concept inventif revendiqu\u00e9, jug\u00e9 non contrefaisant) ; <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7c560d03e7f57eb1f9c\">Nestec SA &amp; Ors v Dualit Ltd &amp; Ors<\/a> [2013] EWHC 923 (Pat) (invention consistant dans une machine \u00e0 caf\u00e9 et une capsule adapt\u00e9e. Jug\u00e9 que l\u2019achat de capsules par les propri\u00e9taires de la machine ne constitue pas une fabrication).[\/footnote], distribue (<em>disposes of<\/em>)[footnote]V. <em>Kalman and another v PCL Packaging (UK) Ltd and another <\/em>[1982] F.S.R. 406 (un simple transporteur ne distribue pas au sens de ce texte).[\/footnote], offre de distribuer, utilise ou importe le produit ou le d\u00e9tient[footnote]V<em>. <\/em><a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/97\/13\/363\/1613124?redirectedFrom=fulltext\">Smith, Kline and French Laboratories Ltd v R D Harbottle (Mercantile) Ltd and Others<\/a>\u00a0[1980] RPC 363.[\/footnote] en vue d\u2019une distribution ou autrement ;\r\n\r\n(b) lorsque l\u2019invention est un proc\u00e9d\u00e9, il utilise le proc\u00e9d\u00e9[footnote]V. <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/116\/11\/409\/1584636\">Union Carbide Corp v BP Chemicals Ltd [1999] RPC 409<\/a> (une mauvaise utilisation d\u2019un proc\u00e9d\u00e9 brevet\u00e9 demeure contrefaisante).[\/footnote] ou propose de l\u2019utiliser au Royaume-Uni quand il sait, ou quand il appara\u00eet \u00e9vident \u00e0 une personne raisonnable dans les circonstances, que son utilisation sans consentement du propri\u00e9taire serait une contrefa\u00e7on du brevet ;\r\n\r\n(c) lorsque l'invention est un proc\u00e9d\u00e9, il distribue (<em>disposes of<\/em>), offre \u00e0 la distribution, utilise ou importe tout produit obtenu directement au moyen du proc\u00e9d\u00e9 ou d\u00e9tient un tel produit en vue de la distribution ou autrement\u00a0\u00bb.\r\n\r\n<\/div>\r\nLes sections 60(2) et 60(3) visent les actes de contrefa\u00e7on secondaire (<em>indirect use of the invention, contributory infringement<\/em>). Elles disposent :\r\n<div class=\"textbox shaded\">\r\n\r\n\u00ab (2) sous r\u00e9serve des conditions suivantes, une personne (autre que le propri\u00e9taire du brevet) contrefait \u00e9galement un brevet pour une invention si, alors que le brevet est en vigueur et sans consentement du propri\u00e9taire, il fournit ou offre \u00e0 l'approvisionnement au Royaume-Uni \u00e0 une personne autre qu'un titulaire d'une licence ou toute autre personne autoris\u00e9e \u00e0 travailler l'invention, un des moyens concernant un \u00e9l\u00e9ment essentiel de l'invention, permettant de mettre en \u0153uvre l\u2019invention, quand il sait, ou qu\u2019il appara\u00eet \u00e9vident \u00e0 une personne raisonnable dans ces circonstances, que ces moyens permettent et ont pour objet de mettre en \u0153uvre l'invention au Royaume-Uni.\r\n\r\n(3) le paragraphe (2) ci-dessus ne s'appliquera pas \u00e0 l'approvisionnement ou \u00e0 l'offre d'un produit commercial de base \u00e0 moins que l'approvisionnement ou la proposition soit fait afin d'inciter la personne fournie ou, selon les circonstances, la personne \u00e0 qui la proposition est faite, \u00e0 commettre un acte constitutif d\u2019une contrefa\u00e7on du brevet aux termes du paragraphe (1) ci-dessus. \u00bb\r\n\r\n<\/div>\r\nL\u2019\u00e9l\u00e9ment intentionnel est toujours requis pour les actes de contrefa\u00e7on secondaires.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>332._ Les exceptions_<\/strong> Les exceptions sont d\u00e9finies aux sections 60(5). Les sections 60(6) \u00e0 60(6G) apportent des pr\u00e9cisions sur l\u2019application ou l\u2019interpr\u00e9tation de ces exceptions. La liste vise:\r\n<ul>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Les actes accomplis \u00e0 titre priv\u00e9 \u00e0 des fins non commerciales.<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Les actes accomplis \u00e0 des fins exp\u00e9rimentales[footnote]Exception pr\u00e9cis\u00e9e en mati\u00e8re de m\u00e9dicaments par la section 60. \u00ab Section 60(6D): For the purposes of subsection (5)(b), anything done in or for the purposes of a medicinal product assessment which would otherwise constitute an infringement of a patent for an invention is to be regarded as done for experimental purposes relating to the subject-matter of the invention.Section 60(6E): In subsection (6D), \u201cmedicinal product assessment\u201d means any testing, course of testing or other activity undertaken with a view to providing data for any of the following purposes:a) obtaining or varying an authorisation to sell or supply, or offer to sell or supply, a medicinal product (whether in the United Kingdom or elsewhere);b) complying with any regulatory requirement imposed (whether in the United Kingdom or elsewhere) in relation to such an authorisation;c) enabling a government or public authority (whether in the United Kingdom or elsewhere), or a person (whether in the United Kingdom or elsewhere) with functions of:(i) providing health care on behalf of such a government or public authority, or(ii) providing advice to, or on behalf of, such a government or public authority about the provision of health care, to carry out an assessment of suitability of a medicinal product for human use for the purpose of determining whether to use it, or recommend its use, in the provision of health care.Section 60(6F): In subsection (6E) and this subsection: \u201cmedicinal product\u201d means a medicinal product for human use or a veterinary medicinal product;\u201cmedicinal product for human use\u201d has the meaning given by article 1 of Directive 2001\/83\/EC(a);\u201cveterinary medicinal product\u201d has the meaning given by article 1 of Directive 2001\/82\/EC(b).Section 60 (6G): Nothing in subsections (6D) to (6F) is to be read as affecting the application of subsection (5)(b) in relation to any act of a kind not falling within subsection (6D)\u00a0<em>\u00bb.<\/em>[\/footnote].<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">La pr\u00e9paration extemporan\u00e9e dans une pharmacie d'un m\u00e9dicament sur ordonnance et sa vente subs\u00e9quente ;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Certaines utilisations \u00e0 bord de navires, d\u2019a\u00e9ronefs, d\u2019a\u00e9roglisseurs ou de v\u00e9hicules \u00e9trangers qui p\u00e9n\u00e8trent temporairement ou accidentellement sur le territoire national.<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">l\u2019utilisation par un agriculteur du produit de sa r\u00e9colte \u00a0pour reproduction ou multiplication par lui-m\u00eame sur sa propre exploitation,\u00a0\u00a0en cas de vente ou d\u2019autre forme de commercialisation \u00e0 des fins d'exploitation agricole de mat\u00e9riel de reproduction v\u00e9g\u00e9tal par le titulaire du brevet ou avec son consentement, dans les conditions et selon les modalit\u00e9s (notamment r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable sauf pour les petites exploitations) pr\u00e9vues par l\u2019article 14 du R\u00e8glement 2100\/94 sur les obtentions v\u00e9g\u00e9tales (exception pr\u00e9vue \u00e0 l\u2019article 11 de la directive 98\/44\/CE)[footnote]L\u2019<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/schedule\/A1\">Annexe A1<\/a> du Patents Act 1977 pr\u00e9cise les conditions d\u2019application de l\u2019exception. V. \u00e9galement Section 60(6C).[\/footnote].<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">L\u2019utilisation par les \u00e9leveurs d\u2019animaux reproducteurs ou d\u2019autre mat\u00e9riel de reproduction animale pour leur propre activit\u00e9, mais pas pour la vente ou \u00e0 des fins de reproduction commerciale (exception pr\u00e9vue \u00e0 l\u2019article 11 de la directive 98\/44\/CE).<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Les tests et essais relatifs \u00e0 des produits v\u00e9t\u00e9rinaires ou m\u00e9dicaux, visant \u00e0 d\u00e9montrer qu\u2019un produit g\u00e9n\u00e9rique est \u00e9quivalent \u00e0 un produit brevet\u00e9 approuv\u00e9, pour obtenir une autorisation de commercialisation.<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">L\u2019utilisation d'un produit lors de la r\u00e9alisation des \u00e9valuations de produits m\u00e9dicinaux, pour fournir des informations n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 de r\u00e9glementation ou pour l'\u00e9valuation des technologies de la sant\u00e9.<\/li>\r\n<\/ul>\r\nIl faut ajouter \u00e0 cette liste l\u2019\u00e9puisement des droits, l\u2019exception de possession personnelle ant\u00e9rieure, certaines exploitations par l\u2019\u00c9tat et les licences obligatoires, dont il sera question ci-apr\u00e8s.\r\n\r\nA noter enfin qu\u2019en mati\u00e8re de r\u00e9paration la jurisprudence conf\u00e8re le plus souvent un droit de r\u00e9paration \u00e0 l\u2019acheteur l\u00e9gitime du produit brevet\u00e9 au travers d\u2019une licence tacite[footnote]V. n\u00b0333.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>333._ L\u2019\u00e9puisement interne_<\/strong> A l'origine, l\u2019\u00e9puisement des droits au Royaume-Uni a pris la forme de licences tacites (\u00e9puisement facultatif). Ce syst\u00e8me fonde la libert\u00e9 du distributeur ou de l'utilisateur du produit licitement mis sur le march\u00e9 sur la pr\u00e9sence d'une licence (ou autorisation) tacite conc\u00e9d\u00e9e par le titulaire des droits: si l'acheteur peut utiliser ou revendre librement l'objet achet\u00e9, c'est qu'il en a tacitement re\u00e7u l'autorisation. L'\u00e9puisement suppose donc l'existence pr\u00e9alable de pouvoirs sur la commercialisation et l'utilisation du produit licitement fabriqu\u00e9[footnote]Le premier arr\u00eat anglais est <a href=\"https:\/\/www.iclr.co.uk\/document\/1865005097\/casereport_12242\/html\">Betts v. Willmott<\/a> (1871) Ch. App. 239 (le titulaire du brevet ne peut s'opposer \u00e0 l'importation et \u00e0 la vente d'un produit brevet\u00e9 vendu \u00e0 l'\u00e9tranger sans aucune restriction).[\/footnote].\u00a0 Ce qui est le cas du brevet anglais, qui a toujours conf\u00e9r\u00e9 \u00e0 son titulaire le droit exclusif \u00ab de fabriquer, d'utiliser, de mettre en \u0153uvre et de vendre l'invention \u00bb[footnote]La r\u00e9daction issue du Patents Act 1977 (section 60 (1)) reprend les termes de la Convention de Luxembourg, et est proche de la r\u00e9daction fran\u00e7aise de l'article L. 613-3.[\/footnote]. Comme l\u2019a relev\u00e9 la Chambre des Lords, \u00ab l'application litt\u00e9rale de ces dispositions entra\u00eenerait cette cons\u00e9quence absurde que l'acheteur du produit brevet\u00e9 commettrait une contrefa\u00e7on en l'utilisant ou en le revendant \u00bb[footnote]Lord Bridge dans l'affaire <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff85f60d03e7f57ebee7a\">British Leyland v Armstrong Patents<\/a> (1986) F.S.R. 221 (H.L.), relative \u00e0 la fabrication de pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es (tuyaux d'\u00e9chappement) en violation du mod\u00e8le d\u00e9pos\u00e9 par le constructeur. En l'esp\u00e8ce la Chambre des Lords utilisera une th\u00e9orie de droit des biens (<em>non derogation from a grant<\/em>) interdisant au vendeur d\u2019agir de fa\u00e7on \u00e0 restreindre la jouissance, par l\u2019acheteur, du bien vendu. V. <em>supra,<\/em> n\u00b0258.[\/footnote]. D'o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9 de trouver une technique qui permette de lib\u00e9rer l'utilisateur\u00a0:\r\n<div class=\"textbox shaded\">\r\n\r\n\u00ab\u00a0Si le titulaire du brevet vend l'objet brevet\u00e9 et si l'acheteur l'utilise, ce dernier ne commet naturellement pas de contrefa\u00e7on. Mais pour quelle raison? En raison du fait que le droit r\u00e9sultant de la vente implique une licence tacite conc\u00e9d\u00e9e par le titulaire \u00e0 l'acheteur pour que celui-ci puisse se servir de ce qu'il a achet\u00e9; et \u00e0 d\u00e9faut de toute condition particuli\u00e8re, cette licence tacite est une licence qui permet \u00e0 l'acheteur d'utiliser le produit \u00e0 son gr\u00e9, de le vendre ou de le commercialiser\u00a0\u00bb[footnote]Juge Buckley dans l'arr\u00eat <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article\/23\/9\/173\/1593184\">Badische Anilin und Soda Fabrik v Otto Isler<\/a> (1906) 23, RPC 173 p 180, cit\u00e9 et traduit<em> in<\/em> Le Stanc, L\u2019acte de contrefa\u00e7on de brevet d\u2019invention, Litec 1977, p 100. Cf. L.W. Melville, Precedents on Intellectual Property and International Licensing, Sweet &amp; Maxwell, 1972, 1-19 p 14. Egalement <em>Sirdar Rubber Co. ltd. v. Wallington Western and co<\/em>, (1905) 22 RPC 257, (1907) 24 RPC 539 (H.L.), \u00e0 la p 543; <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/94\/23\/537\/1663080?redirectedFrom=PDF\">Solar Thomson Engineering Co ltd. v. Barton<\/a> (1977) RPC 537 (CA), pp 547 et 554-55.[\/footnote].\r\n\r\n<\/div>\r\nComme indiqu\u00e9, la jurisprudence conf\u00e8re \u00e9galement le plus souvent un droit de r\u00e9paration \u00e0 l\u2019acheteur l\u00e9gitime du produit brevet\u00e9 au travers d\u2019une licence tacite[footnote]<a href=\"https:\/\/publications.parliament.uk\/pa\/ld199900\/ldjudgmt\/jd000720\/wire.htm\">United Wire Ltd v Screen Repair Services (Scotland) Ltd<\/a>, [2000] UKHL 42, [2000] 4 All ER 353, [2001] RPC 439, [2001] F.S.R. 365, [2000] IP &amp; T 1038, [2000] All ER (D) 1025.[\/footnote], mais la r\u00e9paration (ou la modification) ne doit pas aboutir \u00e0 une reconstruction (\u00e0 la r\u00e9alisation de l\u2019invention)[footnote]<em>Ibid.<\/em> V. \u00e9galement <em>Dunlop Pneumatic Tyre v Neal<\/em> [1899] 1 Ch 807, (1899) 16 RPC 247\u00a0; <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/94\/23\/537\/1663080?redirectedFrom=PDF\">Solar Thomson Engineering v Barton<\/a> [1977] EPC 53\u00a0; <em>Dellareed v Delkim Developments<\/em> [1988] FSR 329.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>334._ L\u2019\u00e9puisement communautaire et international_<\/strong> Le Patents Act 1977 ne contient aucune disposition sur les importations parall\u00e8les[footnote]Une section 60(4) du Patents Act reprenait les dispositions de la Convention de Luxembourg sur ce point, mais n\u2019est jamais entr\u00e9e en vigueur et a \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9e en 2004.[\/footnote].\r\n\r\nComme nous l'avons vu[footnote]Tome 1, n\u00b0 32.[\/footnote], les textes issus du Brexit pr\u00e9voient que les droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle qui ont \u00e9t\u00e9 \u00e9puis\u00e9s tant dans l'Union qu'au Royaume-Uni avant la fin de la p\u00e9riode de transition dans les conditions pr\u00e9vues par le droit de l'Union restent \u00e9puis\u00e9s[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/2019\/265\/contents\">Intellectual Property (Exhaustion of Rights) (EU Exit) Regulations 2019<\/a>, SI 2019 No. 265.[\/footnote]. En revanche, l'accord de sortie, comme l'accord de commerce UE\/RU et les textes internes d'application ne pr\u00e9voient pas de r\u00e8gle pour les droits \u00e9puis\u00e9s apr\u00e8s le 1er janvier 2021.\u00a0 Les<em> Exhaustion of Rights (EU Exit) Regulations 2019<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/2019\/265\/contents\">SI 2019 No. 265<\/a>.[\/footnote] ont modifi\u00e9 les textes en mati\u00e8re d'\u00e9puisement des droits de copyright, de dessins et mod\u00e8les et de marques, pour pr\u00e9server les principes d'\u00e9puisement pr\u00e9existant applicables \u00e0 l'Espace \u00e9conomique europ\u00e9en, mais ne contiennent pas de dispositions \u00e9quivalentes en mati\u00e8re de brevets. Cependant, par exception aux principes pos\u00e9s par le <span style=\"font-size: 1em;\"><em>Retained EU Law (R\u00e9vocation and Reform) Act 2023<\/em>, les <em>Intellectual Property (Exhaustion of Rights) (Amendment) Regulations 2023<\/em> ont <\/span><span style=\"font-size: 1em;\">modifi\u00e9 le\u00a0<em>Patents Act 1977<\/em>, de mani\u00e8re \u00e0 maintenir, s'agissant de la d\u00e9finition de l'\u00e9puisement, le \u00ab <\/span><em style=\"font-size: 1em;\">EU retained right<\/em><span style=\"font-size: 1em;\"> \u00bb au-del\u00e0 du 1er janvier 2024[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, nouvelle section 60(3): \"(3A) Subsections (1) and (2) shall not apply to an act done in relation to a product that is subject to a patent where the product has been put on the market in the United Kingdom or the European Economic Area by or with the consent of the proprietor of the patent unless\u2014 (a) (b) there exist legitimate reasons for the proprietor of the patent to oppose the act for the purpose of protecting the proprietor\u2019s property, and the opposition to the act interferes with the rights of any other person no more than is necessary to achieve that purpose\".[\/footnote]. Ce maintien est sans pr\u00e9judice de la possibilit\u00e9 laiss\u00e9e au <\/span>Gouvernement de modifier ce r\u00e9gime \u00e0 l'avenir.\r\n\r\nCes pr\u00e9cisions faites, la jurisprudence europ\u00e9enne en mati\u00e8re d\u2019\u00e9puisement communautaire des droits du brevet\u00e9 est certes applicable, mais dans la mesure o\u00f9, en mati\u00e8re de brevet, aucune prohibition de l\u2019\u00e9puisement international n\u2019est impos\u00e9e par le droit de l\u2019Union europ\u00e9enne, le Royaume-Uni a, sur ce point maintenu sa jurisprudence fond\u00e9e sur un m\u00e9canisme de licences tacites. Ainsi, la vente d\u2019un produit en dehors de l\u2019EEE sans restriction emporte en principe une licence tacite autorisant sa revente au Royaume-Uni[footnote]<em>Betts v Wilmott<\/em> (1870\u201371) LR 6 Ch App 239 (importation au Royaume-Uni de capsules brevet\u00e9es fabriqu\u00e9es en France par l\u2019agent du titulaire du brevet anglais, \u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 que le brevet fran\u00e7ais \u00e9tait expir\u00e9).[\/footnote], sauf en cas de modification ou r\u00e9paration emportant reconstruction. Les restrictions ne font obstacle \u00e0 l\u2019importation que si le d\u00e9fendeur en a eu connaissance[footnote]<a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/113\/14\/441\/1603408?redirectedFrom=PDF\">Roussel Uclaf v Hockley International<\/a> [1996] RPC 441 et <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/116\/18\/631\/1645424\">Zino Davidoff v A&amp;G Imports<\/a> [2000] Ch 127 (importation possible en l\u2019absence de restriction port\u00e9e \u00e0 la connaissance de l\u2019importateur); <em>Soci\u00e9t\u00e9 Anonyme des Manufactures de Glaces v Tilghman\u2019s Patent Sand Blast Company<\/em> (1884) LR 25 Ch D 1 (le produit import\u00e9 n\u2019avait \u00e9t\u00e9 fabriqu\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tranger par le titulaire du brevet anglais, mais par son licenci\u00e9; jug\u00e9 que le licenci\u00e9 est tenu des termes restrictifs de la licence); <em>The Wellcome Foundation v Discpharm<\/em> [1993] FSR 433 (donne effet \u00e0 une restriction d\u2019importation impos\u00e9e par le titulaire du brevet et port\u00e9e \u00e0 la connaissance d\u2019importateurs; V. J. Jones, Exhaustion of Rights: Pharmaceuticals Marketed in Spain: a Wellcome Exception [1993] EIPR 107).[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>335._ Le droit de possession personnelle ant\u00e9rieure_<\/strong> Le Patents Act 1977 contient une exception correspondant au droit de possession personnelle ant\u00e9rieure, qui repose, non pas sur la possession, mais sur l\u2019exploitation ou des pr\u00e9paratifs d\u2019exploitation. Ces actes sont en outre d\u00e9finis de mani\u00e8re assez stricte. La section 64 du Patents Act 1977 dispose:\r\n<div class=\"textbox shaded\">\r\n\r\n\u00ab\u00a064.\u20141) Apr\u00e8s la d\u00e9livrance d\u2019un brevet pour une invention, une personne qui, au Royaume-Uni, avant la date de priorit\u00e9 de l\u2019invention,\r\n\r\na) accomplit de bonne foi un acte qui constituerait une contrefa\u00e7on du brevet s\u2019il \u00e9tait en vigueur ou\r\n\r\nb) fait de bonne foi des pr\u00e9paratifs effectifs et s\u00e9rieux en vue d\u2019accomplir un tel acte\r\n\r\na le droit de poursuivre l\u2019accomplissement de l\u2019acte ou, selon le cas, d\u2019accomplir l\u2019acte nonobstant la d\u00e9livrance du brevet, mais ce droit ne s\u2019\u00e9tend pas \u00e0 la concession \u00e0 un tiers d\u2019une licence pour accomplir cet acte.\r\n\r\n2) Si l\u2019acte a \u00e9t\u00e9 accompli ou si les pr\u00e9paratifs ont \u00e9t\u00e9 faits dans le cours d\u2019une transaction commerciale, la personne qui b\u00e9n\u00e9ficie du droit conf\u00e9r\u00e9 par l\u2019alin\u00e9a 1) peut\r\n\r\na) autoriser l\u2019un de ses associ\u00e9s au moment consid\u00e9r\u00e9 dans la transaction commerciale \u00e0 accomplir cet acte et\r\n\r\nb) c\u00e9der ce droit ou le transmettre pour cause de mort (ou, s\u2019agissant d\u2019une personne morale, \u00e0 sa dissolution) \u00e0 toute personne qui acquiert la part de la transaction commerciale au cours de laquelle l\u2019acte a \u00e9t\u00e9 accompli ou les pr\u00e9paratifs ont \u00e9t\u00e9 faits.\r\n\r\n3) Lorsqu\u2019un produit a \u00e9t\u00e9 c\u00e9d\u00e9 \u00e0 un tiers dans l\u2019exercice des droits conf\u00e9r\u00e9s par l\u2019alin\u00e9a 1) ou 2), ce tiers et toute personne se r\u00e9clamant de lui peuvent user du produit de la m\u00eame mani\u00e8re que s\u2019il avait \u00e9t\u00e9 c\u00e9d\u00e9 par le titulaire du brevet.\u00a0\u00bb\r\n\r\n<\/div>\r\nL\u2019usage ant\u00e9rieur doit ainsi correspondre \u00e0 \u00ab\u00a0des actes qui seraient constitutifs de contrefa\u00e7on\u00a0\u00bb ou \u00e0 des \u00ab\u00a0pr\u00e9paratifs effectifs et s\u00e9rieux\u00a0\u00bb en vue de la r\u00e9alisation de ces actes[footnote]Ce qui exclu la simple possession: <em>Helitune Ltd. v. Stewart Hughes Ltd.<\/em>, [1991] F.S.R. 171; <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a938b3f60d03e5f6b82bc42\">Lubrizol Corporation v Esso Petroleum Co. Ltd.<\/a> [1998] EWCA Civ 744, 743, [1998] RPC 727 (CA).[\/footnote]. L\u2019exception ne distingue pas entre usage priv\u00e9 et public. Bien \u00e9videmment, le caract\u00e8re public de l\u2019acte peut d\u00e9truire la nouveaut\u00e9 du brevet post\u00e9rieur. Les actes d\u2019exploitation ou de pr\u00e9paration doivent avoir \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9s au Royaume-Uni. L\u2019exception n\u2019est pas strictement limit\u00e9e aux actes effectu\u00e9s avant la date de priorit\u00e9, et permet l\u2019accomplissement d\u2019actes substantiellement similaires[footnote]<em>Lubrizol Corporation v Esso Petroleum Co. Ltd., pr\u00e9cit\u00e9.<\/em>[\/footnote]. Elle ne permet cependant pas de fabriquer un produit dans le champ du brevet[footnote]<em>Ibid<\/em>.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>336._ Exploitations d\u2019une invention par l\u2019\u00c9tat (<em>Crown use<\/em>)_<\/strong> Les sections 55 \u00e0 59 du Patents Act 1977 r\u00e9glementent les droits accord\u00e9s \u00e0 la Couronne sur les inventions brevet\u00e9es. La section 55 permet aux services du gouvernement et aux personnes autoris\u00e9es et toute personne autoris\u00e9e par \u00e9crit par un minist\u00e8re d\u2019accomplir, pour les services de la Couronne, et au Royaume-Uni, les actes suivants \u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019une invention brevet\u00e9e sans le consentement du propri\u00e9taire du brevet :\r\n<ul>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">s\u2019agissant d\u2019un produit, i) fabriquer, utiliser, importer ou d\u00e9tenir le produit, ou le vendre ou l\u2019offrir en vente lorsqu\u2019un tel acte d\u00e9coule de sa fabrication, son usage, son importation ou sa d\u00e9tention ou y est accessoire; et ii) en tout \u00e9tat de cause, le vendre ou l\u2019offrir en vente \u00e0 des fins de d\u00e9fense d\u2019un pays \u00e9tranger ou pour la production ou la fourniture de produits pharmaceutiques ou m\u00e9dicinaux d\u00e9termin\u00e9s (autrement que par la vente) \u00e0 une fin quelconque;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">s\u2019agissant d\u2019un proc\u00e9d\u00e9, l\u2019utiliser ou accomplir \u00e0 l\u2019\u00e9gard de tout produit obtenu directement par ce proc\u00e9d\u00e9 tous les actes mentionn\u00e9s au paragraphe pr\u00e9c\u00e9dent;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">lorsque l\u2019invention ou un produit obtenu directement par l\u2019invention consiste en un produit pharmaceutique ou m\u00e9dicinal d\u00e9termin\u00e9, le vendre ou l\u2019offrir en vente;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">livrer ou offrir de livrer \u00e0 toute personne l\u2019un quelconque des moyens de mise en \u0153uvre de l\u2019invention se rapportant \u00e0 un \u00e9l\u00e9ment essentiel de celle-ci ;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">disposer ou offrir de disposer de tout objet fabriqu\u00e9, utilis\u00e9, import\u00e9 ou d\u00e9tenu dans l\u2019exercice des droits conf\u00e9r\u00e9s et qui n\u2019est plus exig\u00e9 dans le but pour lequel il a \u00e9t\u00e9 fabriqu\u00e9, utilis\u00e9, import\u00e9 ou d\u00e9tenu, selon le cas.<\/li>\r\n<\/ul>\r\nCes droits de la Couronne sont substantiellement renforc\u00e9s pendant les p\u00e9riodes d\u2019urgence[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 59.[\/footnote]. Une compensation mon\u00e9taire est pr\u00e9vue[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 57A. Sauf lorsque o\u00f9 l\u2019invention a \u00e9t\u00e9, avant sa date de priorit\u00e9, d\u00fbment inscrite ou exp\u00e9riment\u00e9e par ou au nom et pour le compte d\u2019un minist\u00e8re ou de l\u2019Agence du Royaume-Uni pour l\u2019\u00e9nergie atomique autrement qu\u2019en cons\u00e9quence d\u2019une communication pertinente faite sous le sceau du secret (Section 55(3)).[\/footnote]. La section 57 pr\u00e9cise les effets des droits de la Couronne sur les cessionnaires et licenci\u00e9s[footnote]En substance, les stipulations de ces contrats sont sans effets dans la mesure o\u00f9 elles limitent ou r\u00e9glementent l\u2019exploitation de l\u2019invention par la Couronne en vertu de l\u2019article 55. Une compensation mon\u00e9taire est \u00e9galement pr\u00e9vue.[\/footnote]. Les litiges concernant un usage par la Couronne sont soumis aux tribunaux[footnote]Dans les conditions pr\u00e9vues par la section 58.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>337._ La dur\u00e9e des droits_<\/strong> Sous l\u2019empire du Patents Act 1949, la dur\u00e9e maximum des brevets \u00e9tait de 16 ans. Le Patents Act 1977 a \u00e9tendu cette dur\u00e9e \u00e0 20 ans \u00e0 compter de la date du d\u00e9p\u00f4t de la demande[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 25(1).[\/footnote].\r\n\r\nLes certificats compl\u00e9mentaires de protection (<em>supplementary protection certificates<\/em>) institu\u00e9s par les R\u00e8glements 1768\/92 et 1610\/96 en faveur, respectivement, des m\u00e9dicaments et des produits phytopharmaceutiques, permettent d\u2019\u00e9tendre la dur\u00e9e de protection des brevets concern\u00e9s \u00e0 vingt-cinq ans au maximum[footnote]Les <a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/2007\/3293\/contents\/made\">Patents (Compulsory Licensing and Supplementary Protection Certificates) Regulations 2007<\/a> ont pr\u00e9cis\u00e9 les dispositions du Patents Act applicables aux certificats et demandes de certificats en ins\u00e9rant la section 128B et l\u2019Annexe4A du Patents Act 1977. Les Patents Rules 2007 et les Patents (Fees) Rules 2007 pr\u00e9cisent les proc\u00e9dures et redevances applicables.[\/footnote]. L\u2019extension de six mois pr\u00e9vue par le R\u00e8glement 1901\/2006\/CE relatif aux m\u00e9dicaments \u00e0 usage p\u00e9diatrique est \u00e9galement toujours applicable.\r\n<h3><strong>C. L'exploitation du brevet<\/strong><\/h3>\r\n<strong>338._ Les contrats_<\/strong> Les brevets et demandes de brevet sont des biens mobiliers (<em>personal properties<\/em>) [footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 30.[\/footnote]. Les brevets et demandes de brevet, ainsi que les droits sur des brevets ou demandes de brevet et les droits d\u00e9coulant de brevets et de demandes de brevet peuvent \u00eatre transmis, c\u00e9d\u00e9s, faire l\u2019objet de nantissements ou conc\u00e9d\u00e9s en licence[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote]. Des sous-licences peuvent \u00eatre conc\u00e9d\u00e9es dans la mesure o\u00f9 la licence le pr\u00e9voit[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 30(4).[\/footnote]. Les licences et sous-licences peuvent \u00eatre c\u00e9d\u00e9es ou nanties[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote].\r\n\r\nLes cessions, nantissements ou consentements relatifs \u00e0 un brevet doivent \u00eatre \u00e9tablis par \u00e9crit et sign\u00e9s par ou au nom du c\u00e9dant ou constituant, \u00e0 peine de nullit\u00e9[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 30(6) (sous reserve de l\u2019application des r\u00e8gles d\u2019\u00e9quit\u00e9).[\/footnote].\r\n\r\nUne cession ou une licence exclusive peuvent conf\u00e9rer au cessionnaire ou au licenci\u00e9 le droit d\u2019agir en contrefa\u00e7on pour des faits ant\u00e9rieurs \u00e0 l\u2019acte[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 30(7).[\/footnote]. Le licenci\u00e9 exclusif a le m\u00eame droit d\u2019agir que le conc\u00e9dant au regard des contrefa\u00e7ons post\u00e9rieures \u00e0 la conclusion de la licence.\r\n\r\nEnfin, les actes emportant transfert et nantissement de brevets ou de demandes de brevets doivent \u00eatre enregistr\u00e9s aupr\u00e8s de l'UKIPO, sous peine d\u2019inopposabilit\u00e9 aux tiers[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 33, Rule 47.[\/footnote]. Cette r\u00e8gle s\u2019applique \u00e9galement \u00e0 la concession, la cession ou la mise en gage d\u2019une licence ou d\u2019une sous-licence, ainsi qu\u2019aux \u00e9v\u00e8nements et jugements emportant d\u00e9volution du brevet.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>339._ Les licences de droit_<\/strong> La section 46 du Patents Act 1977 permet au titulaire du brevet d\u2019indiquer par une inscription que son brevet peut faire l\u2019objet d\u2019une licence de droit. Au vu de la demande d\u2019inscription, le Contr\u00f4leur notifie alors tout ayant droit enregistr\u00e9 et proc\u00e8de \u00e0 l\u2019inscription si les contrats enregistr\u00e9s ne l\u2019interdisent pas. Toute personne peut alors obtenir la concession d\u2019une licence sur le brevet aux conditions qui peuvent \u00eatre fix\u00e9es par un accord ou, \u00e0 d\u00e9faut d\u2019accord, par le Contr\u00f4leur sur requ\u00eate du propri\u00e9taire du brevet ou du demandeur \u00e0 la licence. L\u2019inscription a pour effet de r\u00e9duire de moiti\u00e9 le montant des annuit\u00e9s. La radiation de l\u2019inscription peut \u00eatre demand\u00e9e \u00e0 tout moment[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 47.[\/footnote].\r\n\r\nUne licence de droit peut \u00e9galement \u00eatre inscrite sur le registre par le Contr\u00f4leur dans le cadre de l\u2019application des r\u00e8gles de concurrence, \u00e0 la suite d\u2019un rapport de la Competition Commission, et sur demande des ministres comp\u00e9tents[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 51.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>340._ Les licences obligatoires_<\/strong> Aux termes de la section 38 du Patents Act 1977, \u00e0 tout moment apr\u00e8s l\u2019expiration d\u2019un d\u00e9lai de trois ans ou de tout autre d\u00e9lai qui peut \u00eatre prescrit \u00e0 compter de la date de la d\u00e9livrance d\u2019un brevet, toute personne peut demander au Contr\u00f4leur une licence portant sur le brevet ou encore l\u2019inscription au registre d\u2019une mention relative \u00e0 la disponibilit\u00e9 de licences de droit sur le brevet. Les motifs d\u2019octroi d\u2019une licence obligatoire sont d\u00e9finis aux sections 48A et 48B. L\u2019article 48A s\u2019applique lorsque le titulaire est national d\u2019un pays membre de l\u2019OMC, ou est domicili\u00e9 ou poss\u00e8de un \u00e9tablissement commercial r\u00e9el et effectif dans un pays membre de l\u2019OMC (<em>WTO Proprietor<\/em>, \u00ab\u00a0titulaire OMC\u00a0\u00bb) [footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 48(5).[\/footnote]. La section 48B s\u2019applique dans les autres cas.\r\n\r\nPour les \u00ab\u00a0titulaires OMC\u00a0\u00bb, les motifs sont les suivants[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 48A(1).[\/footnote]\u00a0:\r\n\r\n(a) Si l'invention brevet\u00e9e est un produit, lorsque la demande au Royaume-Uni pour ce produit n'est pas satisfaite \u00e0 des conditions raisonnables ;\r\n\r\n(b) En raison du refus du propri\u00e9taire du brevet concern\u00e9 d\u2019accorder une licence ou des licences \u00e0 des conditions raisonnables\u00a0:\r\n\r\n(i) si l'exploitation au Royaume-Uni de toute autre invention brevet\u00e9e qui comporte une avance technique importante pr\u00e9sentant une importance \u00e9conomique consid\u00e9rable par rapport \u00e0 l'invention pour laquelle le brevet concern\u00e9 a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9 est emp\u00each\u00e9e ou g\u00ean\u00e9e (dans ce cas sous condition d\u2019octroi r\u00e9ciproque de licence), ou\r\n\r\n(ii) si l'\u00e9tablissement ou le d\u00e9veloppement des activit\u00e9s commerciales ou industrielles au Royaume-Uni est injustement compromis (<em>unfairly prejudiced<\/em>) ;\r\n\r\n(c) si en raison des conditions impos\u00e9es par le propri\u00e9taire du brevet la fabrication, l'utilisation ou la disposition d\u2019\u00e9l\u00e9ments non prot\u00e9g\u00e9s par le brevet, ou l'\u00e9tablissement ou le d\u00e9veloppement des activit\u00e9s commerciales ou industrielles au Royaume-Uni, est injustement compromis.\r\n\r\nAucune licence obligatoire ne peut \u00eatre accord\u00e9e si le demandeur n\u2019a pas fait pr\u00e9alablement des efforts aux fins d\u2019obtenir une licence n\u00e9goci\u00e9e[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 48A(2).[\/footnote]. Ces licences ne sont pas applicables si l\u2019invention rel\u00e8ve du domaine de la technologie des semi-conducteurs[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 48A(3).[\/footnote].\r\n\r\nLes licences obligatoires sont non exclusives et incessibles, sont destin\u00e9es principalement \u00e0 l\u2019approvisionnement du march\u00e9 national, doivent inclure une r\u00e9mun\u00e9ration ad\u00e9quate et sont limit\u00e9es dans leur \u00e9tendue et dans leur dur\u00e9e \u00e0 la r\u00e9alisation des objectifs les justifiant[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 48A(6).[\/footnote].\r\n\r\nLes motifs d\u2019octroi d\u2019une licence obligatoire pour les brevets dont les titulaires ne sont pas titulaires OMC[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 48B.[\/footnote] sont d\u00e9finis de mani\u00e8re plus large.\r\n\r\nEn pratique les demandes de licence obligatoire sont tr\u00e8s rares.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>341._ Les obligations du brevet\u00e9_<\/strong> Le brevet doit \u00eatre renouvel\u00e9 quatre ans apr\u00e8s la date de d\u00e9p\u00f4t, puis annuellement par la suite. Le renouvellement s\u2019accompagne du paiement d\u2019une redevance, qui augmente jusqu\u2019au dernier renouvellement.\r\n<table>\r\n<tbody>\r\n<tr>\r\n<td><strong>Ann\u00e9e<\/strong><\/td>\r\n<td><strong>Redevance<\/strong><\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>5\u00e8me<\/td>\r\n<td>\u00a370<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>6\u00e8me<\/td>\r\n<td>\u00a390<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>7\u00e8me<\/td>\r\n<td>\u00a3110<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>8\u00e8me<\/td>\r\n<td>\u00a3130<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>9\u00e8me<\/td>\r\n<td>\u00a3150<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>10\u00e8me<\/td>\r\n<td>\u00a3170<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>11\u00e8me<\/td>\r\n<td>\u00a3190<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>12\u00e8me<\/td>\r\n<td>\u00a3220<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>13\u00e8me<\/td>\r\n<td>\u00a3260<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>14\u00e8me<\/td>\r\n<td>\u00a3300<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>15\u00e8me<\/td>\r\n<td>\u00a3360<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>16\u00e8me<\/td>\r\n<td>\u00a3420<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>17\u00e8me<\/td>\r\n<td>\u00a3470<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>18\u00e8me<\/td>\r\n<td>\u00a3520<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>19\u00e8me<\/td>\r\n<td>\u00a3570<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>20\u00e8me<\/td>\r\n<td>\u00a3610<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<\/tbody>\r\n<\/table>\r\nLe renouvellement peut avoir lieu dans les trois mois pr\u00e9c\u00e9dant la date anniversaire. Un renouvellement tardif peut avoir lieu dans les six mois apr\u00e8s la fin de la p\u00e9riode de renouvellement, moyennant paiement d\u2019une somme suppl\u00e9mentaire. A d\u00e9faut, le brevet expire[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 25(3).[\/footnote]. Le brevet peut cependant \u00eatre restaur\u00e9 sur demande formul\u00e9e au Contr\u00f4leur dans les treize mois suivant l\u2019expiration de la p\u00e9riode de six mois pr\u00e9cit\u00e9e, s\u2019il est d\u00e9montr\u00e9 au Contr\u00f4leur que le d\u00e9faut de renouvellement est involontaire[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 28(3) telle que modifi\u00e9e par le Regulatory Reform (Patents) Order 2004, SI 2004\/2357 (la condition ant\u00e9rieure \u00e9tait la d\u00e9monstration d\u2019un \u00ab reasonable care \u00bb).[\/footnote].\r\n<h2>4. La d\u00e9fense des droits<\/h2>\r\n<strong>342._ La contrefa\u00e7on _<\/strong> Les actes de contrefa\u00e7on sont d\u00e9finis \u00e0 la section 60(1) \u00e0 (3) du Patents Act, et correspondent aux droits exclusifs et aux actes secondaires d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent\u00e9s[footnote]V. <em>supra, <\/em>n\u00b0331.[\/footnote]. Ces actes doivent avoir \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9s sur le territoire du Royaume-Uni[footnote]V. par exemple <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5b46f1f52c94e0775e7ef157\">Menashe Business Mercantile Ltd v William Hill Organisation Ltd<\/a>, [2002] EWCA Civ 1702, [2003] 1 All ER 279, [2003] 1 WLR 1462, [2003] RPC 31 (28 November 2002), Court of Appeal (brevet portant sur un syst\u00e8me informatique comprenant un serveur, des terminaux communicants et des logiciels. Jug\u00e9, en premi\u00e8re instance, que le brevet n\u2019\u00e9tait pas non contrefait par la fourniture au Royaume-Uni de logiciels permettant de communiquer avec le serveur, dans la mesure o\u00f9 ce dernier \u00e9tait situ\u00e9 aux antielles N\u00e9erlandaises. Infirm\u00e9 en appel, au motif que la localisation g\u00e9ographique du serveur n\u2019\u00e9tait pas pertinente, seul important de d\u00e9terminer la localisation des personnes qui utilisent le syst\u00e8me).[\/footnote]. La contrefa\u00e7on primaire ne requiert pas d\u2019\u00e9l\u00e9ment intentionnel (elle est de <em>strict liability<\/em>). Un \u00e9l\u00e9ment intentionnel est requis pour les actes secondaires de contrefa\u00e7on[footnote]Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9fini comme suit par la Cour d\u2019appel dans l\u2019arr\u00eat <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7b660d03e7f57eb16f3\">Grimme v Scott<\/a>, [2010] EWCA Civ 1110\u00a0: <em>\u00ab <\/em>the knowledge and intention requirements of (\u2026) section 60(2) are satisfied if, at the time of supply or offer of supply, the supplier knows, or it is obvious in the circumstances, that ultimate users will intend to put the invention into effect. That is to be proved on the usual standard of balance of probabilities. It is not enough merely that the means are suitable for putting the intention into effect (for that is a separate requirement), but it is likely to be the case where the supplier proposes or recommends or even indicates the possibility of such use in his promotional material <em>\u00bb.<\/em>[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>343._ Le droit d\u2019agir en contrefa\u00e7on_<\/strong> Le droit d\u2019agir en contrefa\u00e7on d\u2019un brevet appartient au titulaire du brevet[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s.61(1).[\/footnote] et aux licenci\u00e9s exclusifs[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 67(1).[\/footnote]. Le titulaire du brevet doit \u00eatre joint \u00e0 toute proc\u00e9dure engag\u00e9e par un licenci\u00e9 exclusif[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 67(3).[\/footnote].\r\n\r\nLe copropri\u00e9taire d\u2019un brevet peut, sans le concours des autres copropri\u00e9taires, engager, une action en contrefa\u00e7on du brevet [footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 66(2).[\/footnote]. Il doit cependant joindre l\u2019ensemble des copropri\u00e9taires \u00e0 la proc\u00e9dure en tant que parties; les autres copropri\u00e9taires joints \u00e0 la proc\u00e9dure en tant que d\u00e9fendeurs ne sont tenus aux frais ou d\u00e9pens que s\u2019il comparaissent et participent \u00e0 la proc\u00e9dure.\r\n\r\nLe cessionnaire ou le licenci\u00e9 exclusifs ne peuvent obtenir certains dommages et int\u00e9r\u00eats (<em>costs or expense<\/em>s) au titre des contrefa\u00e7ons ant\u00e9rieures \u00e0 l\u2019enregistrement de l\u2019acte de cession ou de licence au registre des brevets, sauf pour les actes intervenus moins de six mois avant cet enregistrement, ou si le tribunal ou le Contr\u00f4leur est convaincu qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas possible d\u2019enregistrer la transaction, l\u2019instrument ou l\u2019\u00e9v\u00e9nement avant l\u2019expiration de ce d\u00e9lai et que l\u2019enregistrement a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 d\u00e8s que possible apr\u00e8s cette expiration[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 68.[\/footnote].\r\n\r\nEnfin, la section 69 du Patents Act 1977 pr\u00e9voit que la demande de brevet assure provisoirement au demandeur la protection pr\u00e9vue pour les brevets d\u00e9livr\u00e9s, et que ce dernier peut agir en contrefa\u00e7on aux fins d\u2019obtenir des dommages et int\u00e9r\u00eats. Cependant aucune proc\u00e9dure ne peut \u00eatre initi\u00e9e avant publication officielle du brevet.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>344._ La comp\u00e9tence_<\/strong> Les r\u00e8gles de comp\u00e9tences ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites dans l\u2019introduction de cet ouvrage[footnote]Voir <em>supra, <\/em>n\u00b046.[\/footnote]. Rappelons que le Copyright, Designs and Patents Act 1988 avait institu\u00e9 la Patents County Court, exclusivement comp\u00e9tente en mati\u00e8re de brevets, de dessins ou mod\u00e8les et de questions annexes[footnote]Auparavant, les litiges \u00e9taient port\u00e9s devant la Patents court, qui constituait une \u00e9manation de la High Court.[\/footnote], et que cette juridiction a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9e en 2013 par l\u2019Intellectual Property Enterprise Court (IPEC).\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>345._ L\u2019appr\u00e9ciation de la contrefa\u00e7on : l\u2019interpr\u00e9tation des revendications_<\/strong> L\u2019appr\u00e9ciation de la contrefa\u00e7on repose sur l\u2019interpr\u00e9tation des revendications, qui d\u00e9terminent la port\u00e9e de l\u2019invention. Ce point est confirm\u00e9 par la section 125(1) du Patents Act 1977, qui reprend les termes de l\u2019article 69(1) de la Convention sur le brevet europ\u00e9en, et dispose:\r\n<div class=\"textbox shaded\">\r\n\r\n\u00ab\u00a0Aux fins de la pr\u00e9sente loi, une invention pour laquelle un brevet a \u00e9t\u00e9 demand\u00e9 ou d\u00e9livr\u00e9 est r\u00e9put\u00e9e, sauf si un sens diff\u00e9rent ressort du contexte, \u00eatre celle qui est mentionn\u00e9e dans une revendication du m\u00e9moire descriptif figurant dans la demande ou le brevet, selon le cas, telle qu\u2019elle est interpr\u00e9t\u00e9e \u00e0 l\u2019aide de la description et de tous dessins figurant dans ce m\u00e9moire descriptif, et l\u2019\u00e9tendue de la protection conf\u00e9r\u00e9e par un brevet ou par une demande de brevet doit \u00eatre d\u00e9termin\u00e9e en cons\u00e9quence.\u00a0\u00bb\r\n\r\n<\/div>\r\nEn vertu de la section 125(3) du Patents Act 1977, le protocole interpr\u00e9tatif de l\u2019article 69 CBE[footnote]qui dispose : \u00ab L'article 69 ne doit pas \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 comme signifiant que l'\u00e9tendue de la protection conf\u00e9r\u00e9e par le brevet europ\u00e9en est d\u00e9termin\u00e9e au sens \u00e9troit et litt\u00e9ral du texte des revendications et que la description et les dessins servent uniquement \u00e0 dissiper les ambigu\u00eft\u00e9s que pourraient rec\u00e9ler les revendications. Il ne doit pas davantage \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 comme signifiant que les revendications servent uniquement de ligne directrice et que la protection s'\u00e9tend \u00e9galement \u00e0 ce que, de l'avis d'un homme du m\u00e9tier ayant examin\u00e9 la description et les dessins, le titulaire du brevet a entendu prot\u00e9ger. L'article 69 doit, par contre, \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 comme d\u00e9finissant entre ces extr\u00eames une position qui assure \u00e0 la fois une protection \u00e9quitable au titulaire du brevet et un degr\u00e9 raisonnable de s\u00e9curit\u00e9 juridique aux tiers\u00a0<em>\u00bb.<\/em>[\/footnote] s\u2019applique aux fins d\u2019interpr\u00e9tation de la section 125(1).\r\n\r\nLes juges anglais refusent traditionnellement l\u2019interpr\u00e9tation litt\u00e9rale des revendications et favorisent, en cas de difficult\u00e9 d\u2019interpr\u00e9tation, une interpr\u00e9tation raisonnable. Dans l\u2019affaire <em>Catnic Components Ltd v Hill &amp; Smith Ltd<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/99\/9\/183\/1608118?redirectedFrom=PDF\">Catnic Components Ltd v Hill &amp; Smith Ltd <\/a>[1982] RPC 183.[\/footnote], la Chambre des Lords a r\u00e9sum\u00e9 l\u2019approche de base comme suit :\r\n<div class=\"textbox shaded\">\r\n\r\n\u00ab\u00a0My Lords, une sp\u00e9cification de brevet est une d\u00e9claration unilat\u00e9rale faite par le brevet\u00e9, dans des termes qu\u2019il choisit, adress\u00e9e \u00e0 ceux qui peuvent avoir un int\u00e9r\u00eat pratique dans l\u2019objet de son invention (c\u2019est-\u00e0-dire aux hommes du m\u00e9tier), par laquelle il les informe de ce qu\u2019il revendique comme \u00e9tant les caract\u00e9ristiques essentielles du nouveau produit ou proc\u00e9d\u00e9 pour lequel la lettre patente lui conf\u00e8re un monopole. Ce sont seulement ces caract\u00e9ristiques nouvelles qu\u2019il revendique comme essentielles, qui constituent l\u2019essence et le fond (<em>the socalled \"pith and marrow\"<\/em>) de la demande. Une sp\u00e9cification de brevet devrait \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e conform\u00e9ment \u00e0 son objet (<em>should be given a purposive construction<\/em>), plut\u00f4t que d\u2019une fa\u00e7on litt\u00e9rale en appliquant le genre d\u2019analyse verbale m\u00e9ticuleuse que les juristes sont, par formation, trop souvent enclins \u00e0 appliquer. La question est de savoir si, pour des personnes poss\u00e9dant une connaissance et une exp\u00e9rience pratique dans le domaine de l\u2019invention, le d\u00e9posant a consid\u00e9r\u00e9 que la stricte application d\u2019un mot ou d\u2019une phrase particuli\u00e8re constitue un \u00e9l\u00e9ment essentiel de l\u2019invention, de sorte que toute variante tomberait en dehors du monopole revendiqu\u00e9, m\u00eame si cela n\u2019a aucun effet sur la fa\u00e7on dont l\u2019invention fonctionne \u00bb[footnote]Lord Diplock.[\/footnote].\r\n\r\n<\/div>\r\nDans <em>LG Philips LCD Co Ltd v Tatung (UK) Ltd<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff71360d03e7f57ea7269\">LG Philips LCD Co Ltd v Tatung (UK) Ltd<\/a> [2006] EWCA Civ 1774, [2007] RPC 124.[\/footnote], la Cour d\u2019appel a pr\u00e9cis\u00e9 que:\r\n\r\n\u00ab Le simple fait qu\u2019un mot, une phrase ou un autre \u00e9l\u00e9ment dans une revendication ne soit pas clair ne saurait entra\u00eener automatiquement l\u2019invalidit\u00e9 de la revendication. Cela imposerait un standard bien trop \u00e9lev\u00e9 et irr\u00e9aliste de r\u00e9daction dans tous les domaines ; une telle approche serait particuli\u00e8rement inadapt\u00e9e \u00e0 la r\u00e9daction des brevets, qui est dans beaucoup de situations un exercice notoirement difficile. Une revendication doit \u00eatre aussi claire que son objet le permet raisonnablement \u00bb[footnote]\"The mere fact that a word, phrase or other provision in a patent claim is not wholly clear will not, by any means, automatically lead to the conclusion that the claim is objectionable. That would involve setting a far too high and unrealistic standard for drafting in any field; it would be particularly inappropriate to adopt such an approach to the drafting of patents, a notoriously difficult exercise in many cases. A claim needs to be as clear as the subject matter reasonably admits of<em>.\" n<\/em>\u00b020.[\/footnote].\r\n\r\nEnfin, les principes d\u2019interpr\u00e9tation ont \u00e9t\u00e9 reformul\u00e9s, au regard de la question des variantes, par la Cour d'appel de Londres dans l\u2019arr\u00eat <em>Improver Corp v Remington Consumer Products Ltd<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Improver_Corp_v_Remington_Consumer_Product_Ltd\">Improver Corp v Remington Consumer Products Ltd<\/a>, [1990] F.S.R. 181, [1989] RPC 69, par Hoffmann J.[\/footnote] comme suit\u00a0:\r\n<div class=\"textbox shaded\">\r\n\r\n\u00ab\u00a0Si la question est savoir si une caract\u00e9ristique d\u2019une contrefa\u00e7on all\u00e9gu\u00e9e qui n\u2019est pas couverte par le sens premier, litt\u00e9ral ou contextuel d\u2019un mot ou d\u2019une phrase d\u2019une revendication (une \u00ab\u00a0variante\u00a0\u00bb) est n\u00e9anmoins couverte par son langage correctement interpr\u00e9t\u00e9, le tribunal doit se poser les trois questions suivantes\u00a0:\r\n\r\n1) La variante a-t-elle un effet important sur la fa\u00e7on dont l\u2019invention fonctionne\u00a0? Si la r\u00e9ponse est oui, la variante n\u2019est pas couverte par la revendication (et n\u2019est pas contrefaisante). Si la r\u00e9ponse est non\u00a0:\r\n\r\n2) Est-ce que cette variante (qui n\u2019a donc pas d\u2019effet important sur la fa\u00e7on dont l\u2019invention fonctionne) aurait \u00e9t\u00e9 \u00e9vidente \u00e0 la date de publication du brevet pour un homme du m\u00e9tier\u00a0? Si la r\u00e9ponse est non, la variante n\u2019est pas couverte pas la revendication. Si la r\u00e9ponse est oui\u00a0:\r\n\r\n3) Est-ce que l\u2019homme du m\u00e9tier aurait n\u00e9anmoins compris \u00e0 la lecture de la revendication que le brevet\u00e9 entendait le strict respect du sens premier comme un \u00e9l\u00e9ment essentiel de l\u2019invention\u00a0? si la r\u00e9ponse est oui, la variante n\u2019est pas couverte par l\u2019invention.\r\n\r\nD\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, une r\u00e9ponse n\u00e9gative \u00e0 la derni\u00e8re question entra\u00eenerait la conclusion que le titulaire du brevet ne voulait pas donner un sens litt\u00e9ral au mot ou la phrase, mais plut\u00f4t un sens figur\u00e9 (la figure \u00e9tant une forme de synecdoque ou m\u00e9tonymie) d\u00e9notant une cat\u00e9gorie de choses incluant la variante et le sens litt\u00e9ral, ce dernier \u00e9tant peut-\u00eatre l\u2019exemple le plus parfait, le plus connu ou le plus frappant de la cat\u00e9gorie\u00a0\u00bb[footnote]\u00ab\u00a0If the issue was whether a feature embodied in an alleged infringement which fell outside the primary, literal or acontextual meaning of a descriptive word or phrase in the claim ('a variant') was nevertheless within its language as properly interpreted, the court should ask itself the following three questions: 1 ) Does the variant have a material effect on the way the invention works? If yes, the variant is outside the claim (and does not infringe). If no? 2) Would this (ie that the variant had no material effect) have been obvious at the date of publication of the patent to a reader skilled in the art? If no, the variant is outside the claim. If yes? 3) Would the reader skilled in the art nevertheless have understood from the language of the claim that the patentee intended that strict compliance with the primary meaning was an essential requirement of the invention? If yes, the variant is outside the claim. On the other hand, a negative answer to the last question would lead to the conclusion that the patentee was intending the word or phrase to have not a literal but a figurative meaning (the figure being a form of synecdoche or metonymy') denoting a class of things which included the variant and the literal meaning, the latter being perhaps the most perfect, best- known or striking example of the class<em>\u00a0\u00bb.<\/em>[\/footnote]\r\n\r\n<\/div>\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>346._ Les \u00e9quivalents_<\/strong> Traditionnellement le droit anglais des brevets ne conna\u00eet pas de doctrine des \u00e9quivalents[footnote]V. <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff70a60d03e7f57ea6736\">Mayne Pharma Pty Ltd v Pharmacia Italia SpA<\/a> [2005] EWCA Civ 137.[\/footnote]. Cependant, comme indiqu\u00e9, la section 125(3) du Patents Act 1977 dispose que le protocole interpr\u00e9tatif de l\u2019article 69 CBE, qui pr\u00e9voit la prise en compte d\u2019\u00e9quivalents[footnote]L\u2019article 2 du protocole interpr\u00e9tatif de l\u2019article 69 CBE, introduit par la r\u00e9vision de la Convention du 29 novembre 2000, dispose d\u00e9sormais que \u00ab\u00a0Pour la d\u00e9termination de l'\u00e9tendue de la protection conf\u00e9r\u00e9e par le brevet europ\u00e9en, il est d\u00fbment tenu compte de tout \u00e9l\u00e9ment \u00e9quivalent \u00e0 un \u00e9l\u00e9ment indiqu\u00e9 dans les revendications\u00a0\u00bb.[\/footnote], s\u2019applique aux fins d\u2019application de la section 125(1). Le test de contrefa\u00e7on issu de l\u2019arr\u00eat <em>Catnic<\/em>, tel que reformul\u00e9 par l\u2019arr\u00eat <em>Improver Corp v Remington Consumer Products Ltd <\/em>pr\u00e9cit\u00e9[footnote]V. <em>supra, <\/em>n\u00b0345.[\/footnote], int\u00e8gre d\u00e9sormais dans sa troisi\u00e8me question la prise en compte des \u00e9quivalents.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>347._ Les moyens de d\u00e9fense _<\/strong> Outre la contestation de la validit\u00e9 ou de la port\u00e9e du brevet (incluant l\u2019application des exceptions l\u00e9gales), ou une d\u00e9fense fond\u00e9e sur le droit de la concurrence[footnote]V. Tome 1, n\u00b051. A noter que deux d\u00e9fenses sp\u00e9cifiques fond\u00e9es sur des consid\u00e9rations de concurrence, issues des sections 44 et 45 du Patents Act, ont \u00e9t\u00e9 abrog\u00e9es par le Competition Act 1998. Leur contenu a \u00e9t\u00e9 absorb\u00e9 par les dispositions g\u00e9n\u00e9rales d\u00e9sormais applicables.[\/footnote], le d\u00e9fendeur \u00e0 une action en contrefa\u00e7on peut invoquer les doctrines d\u2019<em>estoppel<\/em> et de <em>laches<\/em>, d\u00e9j\u00e0 d\u00e9crites dans notre section sur le copyright[footnote]V. Tome 1, n\u00b0164.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>349._ Rem\u00e8des et sanctions (renvoi)_<\/strong> Ils ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crits en introduction \u00e0 cet ouvrage[footnote]V. Tome 1, n\u00b060.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>349._ Les menaces d\u2019action en contrefa\u00e7on infond\u00e9es_<\/strong> La section 70 du Patents Act 1977 pr\u00e9voit la possibilit\u00e9 de sanctions contre une personne mena\u00e7ant une autre personne d\u2019une proc\u00e9dure en contrefa\u00e7on de brevet infond\u00e9e[footnote]Ce texte dispose (traduction OMPI modifi\u00e9e) : \u00ab 70. 1) Lorsqu\u2019une personne (propri\u00e9taire ou non du brevet ou ayant ou non un droit sur le brevet) menace une autre personne d\u2019une proc\u00e9dure en contrefa\u00e7on du brevet par des circulaires, des moyens publicitaires ou autres, la personne l\u00e9s\u00e9e par les menaces (qu\u2019elle soit ou non la personne \u00e0 qui elles sont destin\u00e9es) peut, sous r\u00e9serve de l\u2019alin\u00e9a 4), engager contre leur auteur une proc\u00e9dure judiciaire et demander l\u2019une des r\u00e9parations pr\u00e9vues \u00e0 l\u2019alin\u00e9a 3).2) Dans une proc\u00e9dure de ce genre, sous r\u00e9serve des dispositions du paragraphe (2A) ci-dessous, le demandeur qui prouve que de telles menaces ont \u00e9t\u00e9 faites et convainc le tribunal qu\u2019il est l\u00e9s\u00e9 par elles a droit \u00e0 la r\u00e9paration demand\u00e9e2A) Si le d\u00e9fendeur prouve que les actes sur lesquels porte la menace de proc\u00e9dure constituent ou constitueraient une contrefa\u00e7on du brevet :a) le demandeur ne b\u00e9n\u00e9ficiera du rem\u00e8de demand\u00e9 que s\u2019il d\u00e9montre que le brevet pr\u00e9tendument contrefait est nul \u00e0 cet \u00e9gard ;(b) m\u00eame si le demandeur d\u00e9montre que le brevet est nul \u00e0 cet \u00e9gard, il ne b\u00e9n\u00e9ficiera pas du rem\u00e8de demand\u00e9 si le d\u00e9fendeur prouve qu\u2019au moment o\u00f9 les menaces ont \u00e9t\u00e9 faites, il ne savait pas, et n\u2019avait pas de raison de savoir, que son brevet \u00e9tait nul \u00e0 cet \u00e9gard.3) Cette r\u00e9paration consiste en a) une d\u00e9claration selon laquelle les menaces sont injustifi\u00e9es;b) une ordonnance interdisant la poursuite des menaces; etc.) des dommages-int\u00e9r\u00eats pour tout pr\u00e9judice subi par le demandeur en raison des menaces.4) Une proc\u00e9dure ne peut pas \u00eatre engag\u00e9e en vertu du pr\u00e9sent article pour (a) une menace d\u2019engager une proc\u00e9dure en raison d\u2019une contrefa\u00e7on dont il est all\u00e9gu\u00e9 qu\u2019elle consiste dans la fabrication ou l\u2019importation d\u2019un produit en vue d\u2019en disposer ou l\u2019utilisation d\u2019un proc\u00e9d\u00e9.(b) une menace, faite \u00e0 une personne qui a fabriqu\u00e9 ou importer un produit en vue d\u2019en disposer ou a utilis\u00e9 un proc\u00e9d\u00e9, d\u2019agir en contrefa\u00e7on pour un autre acte en relation avec ce produit ou proc\u00e9d\u00e9.5) Pour l\u2019application de la pr\u00e9sente section une personne ne menace par une autre personne d\u2019agir en contrefa\u00e7on d\u2019un brevet s\u2019il elle se contente de (a) fournir des informations factuelles sur le brevet ;(b) poser des questions \u00e0 l\u2019autre personne aux seules fins de d\u00e9couvrir si, et par qui, le brevet a \u00e9t\u00e9 contrefait comme mentionn\u00e9 dans la sous-section (4)(a) ci-dessus ; ou (c) pr\u00e9sente des affirmations sur le brevet aux fins de telles demandes \u00bb.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>350._ L\u2019annulation des brevets (<em>revocation of patents<\/em>)_<\/strong> Outre la possibilit\u00e9 de contester la validit\u00e9 d\u2019un brevet par voie d\u2019exception ou d\u2019action dans le cadre d\u2019une action en contrefa\u00e7on ou d\u2019une autre action pr\u00e9vue par la loi (notamment en d\u00e9claration d\u2019absence de contrefa\u00e7on)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 74.[\/footnote], en application de la section 72 du Patents Act toute personne, int\u00e9ress\u00e9e ou non au brevet, peut former, m\u00eame en l\u2019absence de litige ou menace de litige, une demande en annulation du brevet (<em>revocation of patents<\/em>) aupr\u00e8s des tribunaux comp\u00e9tents (la Patents Court ou l\u2019Intellectual Property Enterprise Court \u2013 IPEC \u2013 selon le cas[footnote]V. <em>supra, <\/em>n\u00b046.[\/footnote]), mais \u00e9galement directement aupr\u00e8s de l\u2019Intellectual Property Office[footnote]Les d\u00e9cisions de l\u2019IPO font l\u2019objet d\u2019un appel devant la Patents Court.[\/footnote].\u00a0 Ce recours en r\u00e9vocation se rapproche alors de la proc\u00e9dure d\u2019opposition post d\u00e9livrance en mati\u00e8re de brevet europ\u00e9en[footnote]A noter que la proc\u00e9dure de revocation peut porter sur un brevet europ\u00e9en (RU).[\/footnote]. La proc\u00e9dure de r\u00e9vocation semble cependant plus rapide en pratique, et n\u2019est pas soumise au d\u00e9lai de neuf mois de l\u2019opposition europ\u00e9enne.\r\n\r\nLa r\u00e9vocation du brevet peut \u00eatre prononc\u00e9e exclusivement pour l\u2019un des motifs suivants:\r\n<div class=\"textbox shaded\">\r\n\r\n\u00ab\u00a0(a) l\u2019invention n\u2019est pas une invention brevetable;\r\n\r\n(b) le brevet a \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9 \u00e0 une personne qui n\u2019avait pas le droit d\u2019obtenir la d\u00e9livrance du brevet;\r\n\r\n(c) le m\u00e9moire descriptif du brevet n\u2019expose pas l\u2019invention de fa\u00e7on suffisamment claire et compl\u00e8te pour qu\u2019un homme du m\u00e9tier puisse l\u2019ex\u00e9cuter;\r\n\r\n(d) les \u00e9l\u00e9ments divulgu\u00e9s dans le m\u00e9moire descriptif du brevet s\u2019\u00e9tendent au-del\u00e0 de ceux divulgu\u00e9s dans la demande de brevet telle qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e ou, si le brevet a \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9 \u00e0 la suite d\u2019une nouvelle demande d\u00e9pos\u00e9e en vertu de l\u2019article 8(3) , 12 ou 37(4) ou de la mani\u00e8re pr\u00e9vue \u00e0 l\u2019article 15(9), dans la demande ant\u00e9rieure telle qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e;\r\n\r\n(e) la protection conf\u00e9r\u00e9e par le brevet a \u00e9t\u00e9 \u00e9tendue par une modification qui n\u2019aurait pas d\u00fb \u00eatre autoris\u00e9e \u00bb[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 72(1).[\/footnote].\r\n\r\n<\/div>\r\nCes motifs correspondent aux motifs d\u2019opposition devant l\u2019OEB[footnote]CBE, art. 100(a) \u00e0 (c).[\/footnote], sauf l\u2019absence de droit au brevet (point (b)). Ce dernier motif ne peut \u00eatre invoqu\u00e9 que par la personne reconnue \u00e9ligible au brevet par le tribunal ou l\u2019Intellectual Property Office[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 72(2). V. <em>supra, <\/em>n\u00b0295 sur la proc\u00e9dure devant l\u2019IPO.[\/footnote].\r\n\r\nLe Contr\u00f4leur peut \u00e9galement r\u00e9voquer de sa propre initiative un brevet dans les conditions pos\u00e9es par la section 73 du Patents Act pour d\u00e9faut de nouveaut\u00e9. Il doit cependant accorder au propri\u00e9taire du brevet la facult\u00e9 de pr\u00e9senter des observations et de restreindre la port\u00e9e du brevet. Le Contr\u00f4leur peut \u00e9galement prendre une d\u00e9cision d\u2019annulation s\u2019il estime qu\u2019un brevet d\u00e9livr\u00e9 en vertu de la loi et un brevet europ\u00e9en ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9s pour la m\u00eame invention b\u00e9n\u00e9ficiant de la m\u00eame date de priorit\u00e9 et que les demandes de brevet ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9es par le m\u00eame d\u00e9posant ou son ayant cause.\r\n\r\nA noter qu\u2019il est possible de demander au Contr\u00f4leur une simple opinion sur la validit\u00e9 d\u2019un brevet au regard des conditions de nouveaut\u00e9 et d\u2019activit\u00e9 inventive[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 74(A). L\u2019opinion n\u2019est pas contraignante. Le Contr\u00f4leur peut, \u00e0 cette occasion d\u00e9cider de r\u00e9voquer le brevet pour d\u00e9faut de nouveaut\u00e9 dans les conditions pos\u00e9es par la section 73 pr\u00e9cit\u00e9e.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>351._ L\u2019action en d\u00e9claration de non-contrefa\u00e7on_<\/strong> La section 71 du Patents Act 1977 permet \u00e0 un tribunal, mais \u00e9galement au Contr\u00f4leur des brevets (avec le m\u00eame effet), d\u2019accorder une d\u00e9claration de non-contrefa\u00e7on d\u2019un brevet (national ou europ\u00e9en (RU)) s\u2019il est d\u00e9montr\u00e9 (a) que le demandeur s\u2019est adress\u00e9 par \u00e9crit au propri\u00e9taire pour en obtenir une reconnaissance \u00e9crite aux fins de la d\u00e9claration demand\u00e9e et lui a fourni par \u00e9crit tous d\u00e9tails relatifs \u00e0 l\u2019acte en cause[footnote]V. <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/94\/14\/321\/1602425\">Mallory Metallurgical Products Limited v Black Sivalls and Bryson incorporated<\/a> [1977] RPC 321: \u00ab the description must be sufficiently clear and precise to enable the court to declare that an article corresponding with the description would not constitute an infringement. The burden of proving the absence of infringement rests, in my judgment, upon the plaintiff. If there be lack of clarity or precision, the court is not in a position to grant the declaration sought \u00bb.[\/footnote], et (b) que le propri\u00e9taire a refus\u00e9 ou omis de d'accorder cette reconnaissance. Le tribunal \u00e9ventuellement saisi d'une action en contrefa\u00e7on intent\u00e9e pendant la proc\u00e9dure doit surseoir \u00e0 statuer dans l'attente de la d\u00e9cision du Contr\u00f4leur (m\u00eame principe que pour l'action en r\u00e9vocation pr\u00e9cit\u00e9e). En revanche, si l'action en contrefa\u00e7on \u00e9tait pendante, une autorisation du tribunal (<em>leave<\/em>) est n\u00e9cessaire avant toute saisine du Contr\u00f4leur.","rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>302._ Pr\u00e9sentation g\u00e9n\u00e9rale (et quelques chiffres)_<\/strong> Le syst\u00e8me des brevets du Royaume-Uni est un des principaux syst\u00e8mes europ\u00e9ens de brevets en termes de d\u00e9p\u00f4ts. Pour l&rsquo;ann\u00e9e 2023, 19 343 demandes de brevet (demandes directes et entr\u00e9es dans la phase nationale du PCT) ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9es aupr\u00e8s de l&rsquo;Office de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle du Royaume-Uni (Intellectual Property Office, UKIPO), et 8 374 brevets ont \u00e9t\u00e9 accord\u00e9s (contre 10 576 en 2022)<a class=\"footnote\" title=\"Source: UKIPO, Facts and figures: patents, trade marks, designs and hearings: 2023.\" id=\"return-footnote-42-1\" href=\"#footnote-42-1\" aria-label=\"Footnote 1\"><sup class=\"footnote\">[1]<\/sup><\/a>. Ces chiffres sont comparables \u00e0 ceux de la France<a class=\"footnote\" title=\"Avec un peu plus de 14 746 demandes et 12 421 brevets accord\u00e9s en 2022. Source: OMPI, Centre de donn\u00e9es statistiques.\" id=\"return-footnote-42-2\" href=\"#footnote-42-2\" aria-label=\"Footnote 2\"><sup class=\"footnote\">[2]<\/sup><\/a>, mais largement inf\u00e9rieurs \u00e0 ceux de l&rsquo;Allemagne<a class=\"footnote\" title=\"Avec 57 213 demandes et 23 592 brevets accord\u00e9s en 2022. Ibid.\" id=\"return-footnote-42-3\" href=\"#footnote-42-3\" aria-label=\"Footnote 3\"><sup class=\"footnote\">[3]<\/sup><\/a>. Ils sont relativement stables sur les derni\u00e8res ann\u00e9es<a class=\"footnote\" title=\"On comptait par exemple 20 931 demandes en 2018, et 18 854 en 2021, pour respectivement 5 982 et 10 899 brevets d\u00e9livr\u00e9s. Source: UKIPO, Facts and figures: patents, trade marks, designs and hearings: 2023.\" id=\"return-footnote-42-4\" href=\"#footnote-42-4\" aria-label=\"Footnote 4\"><sup class=\"footnote\">[4]<\/sup><\/a>. Le Brexit, qui n&rsquo;affecte pas la participation du Royaume-Uni au syst\u00e8me du Brevet europ\u00e9en<a class=\"footnote\" title=\"V. infra, n\u00b0 304.\" id=\"return-footnote-42-5\" href=\"#footnote-42-5\" aria-label=\"Footnote 5\"><sup class=\"footnote\">[5]<\/sup><\/a>, ne semble pas avoir eu d&rsquo;effets sur l&rsquo;attractivit\u00e9 du syst\u00e8me national.<\/span><\/span><\/p>\n<p>Comme dans les autres pays europ\u00e9ens concern\u00e9s, la tr\u00e8s grande majorit\u00e9 des brevets en vigueur au Royaume-Uni sont des brevets europ\u00e9ens. Le nombre de demandes adress\u00e9es \u00e0 l\u2019OEB, qui n\u2019a cess\u00e9 d\u2019augmenter entre 2000 et 2019, est actuellement pr\u00e8s de dix fois sup\u00e9rieur \u00e0 celui des demandes aupr\u00e8s de l&rsquo;UKIPO<a class=\"footnote\" title=\"Source, UKIPO, The changing profile of users of the UK patent system, 2021, p. 11.\" id=\"return-footnote-42-6\" href=\"#footnote-42-6\" aria-label=\"Footnote 6\"><sup class=\"footnote\">[6]<\/sup><\/a>. 91% de tous les brevets en vigueur au Royaume-Uni seraient des brevets europ\u00e9ens<a class=\"footnote\" title=\"Ibid., p. 12.\" id=\"return-footnote-42-7\" href=\"#footnote-42-7\" aria-label=\"Footnote 7\"><sup class=\"footnote\">[7]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La plupart des demandes d\u00e9pos\u00e9es \u00e0 l\u2019UKIPO proviennent de d\u00e9posants britanniques. Leur proportion a cependant diminu\u00e9, passant de 69 % de l\u2019ensemble des demandes en 2000, \u00e0 58 % en 2020<a class=\"footnote\" title=\"Ibid., p. 14. Le nombre de demandes en provenance de la Chine a quant \u00e0 lui plus que doubl\u00e9 en 2020 par rapport \u00e0 2019. Ibid., p. 16. Celles en provenance du reste du monde sont rest\u00e9es globalement stables.\" id=\"return-footnote-42-8\" href=\"#footnote-42-8\" aria-label=\"Footnote 8\"><sup class=\"footnote\">[8]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><span style=\"background-color: #ffffff;\">303._<\/span> Environnement international (renvoi)_ <\/strong>Nous renvoyons, s&rsquo;agissant du cadre international applicable au Royaume-Uni, aux d\u00e9veloppements du Tome 1 de cet ouvrage<a class=\"footnote\" title=\"V. Tome 1, n\u00b028 et suivants.\" id=\"return-footnote-42-9\" href=\"#footnote-42-9\" aria-label=\"Footnote 9\"><sup class=\"footnote\">[9]<\/sup><\/a>. Rappelons ici que le Royaume-Uni est signataire (et souvent de longue date) de la plupart des grandes conventions internationales en mati\u00e8re de brevet, et notamment, au-del\u00e0 de la Convention de Paris et de l&rsquo;accord ADPIC, du Trait\u00e9 de coop\u00e9ration en mati\u00e8re de brevets (PCT) de 1970 <a class=\"footnote\" title=\"Ratifi\u00e9 le 24 octobre 1977, et entr\u00e9 en vigueur le 24 janvier 1978.\" id=\"return-footnote-42-10\" href=\"#footnote-42-10\" aria-label=\"Footnote 10\"><sup class=\"footnote\">[10]<\/sup><\/a>, de l&rsquo;Arrangement de Strasbourg sur la classification internationale des brevets de 1971<a class=\"footnote\" title=\"Ratifi\u00e9 le 26 mai 1972 et entr\u00e9 en vigueur le 7 octobre 1975.\" id=\"return-footnote-42-11\" href=\"#footnote-42-11\" aria-label=\"Footnote 11\"><sup class=\"footnote\">[11]<\/sup><\/a>, du Trait\u00e9 de Budapest sur la reconnaissance internationale du d\u00e9p\u00f4t des micro-organismes aux fins de la proc\u00e9dure en mati\u00e8re de brevets de 1977<a class=\"footnote\" title=\"Ratifi\u00e9 le 29 septembre 1980 et entr\u00e9 en vigueur le 29 d\u00e9cembre 1980.\" id=\"return-footnote-42-12\" href=\"#footnote-42-12\" aria-label=\"Footnote 12\"><sup class=\"footnote\">[12]<\/sup><\/a>, et du Trait\u00e9 sur le droit des brevets (PLT) de 2000<a class=\"footnote\" title=\"Ratifi\u00e9 le 22 d\u00e9cembre 2005 et entr\u00e9 en vigueur le 22 mars 2006.\" id=\"return-footnote-42-13\" href=\"#footnote-42-13\" aria-label=\"Footnote 13\"><sup class=\"footnote\">[13]<\/sup><\/a>. Au niveau r\u00e9gional, le Royaume-Uni est bien s\u00fbr signataire de la Convention sur le brevet europ\u00e9en du 5 octobre 1973<a class=\"footnote\" title=\"Convention sur la d\u00e9livrance de brevets europ\u00e9ens (CBE) du 5 octobre 1973 (CBE).\" id=\"return-footnote-42-14\" href=\"#footnote-42-14\" aria-label=\"Footnote 14\"><sup class=\"footnote\">[14]<\/sup><\/a>. <span style=\"font-size: 1em;\">Pr\u00e9cisons que le cadre juridique \u00e9tabli par la CBE, qui n\u2019est pas un instrument issus du droit de l\u2019Union europ\u00e9enne, n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 affect\u00e9 par le retrait du Royaume-Uni de l&rsquo;Union europ\u00e9enne.<\/span><\/p>\n<p>A ces conventions s&rsquo;ajoutent d\u00e9sormais l&rsquo;Accord de commerce et de coop\u00e9ration entre l&rsquo;Union europ\u00e9enne et la Communaut\u00e9 europ\u00e9enne de l&rsquo;\u00e9nergie atomique, d&rsquo;une part, et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d&rsquo;Irlande du nord, d&rsquo;autre part (Accord UE\/RU)<a class=\"footnote\" title=\"Cons. UE, d\u00e9c. 2020\/2252, 29 d\u00e9c. 2020 : JOUE n\u00b0 L 149\/10, 30 avr. 2021.\" id=\"return-footnote-42-15\" href=\"#footnote-42-15\" aria-label=\"Footnote 15\"><sup class=\"footnote\">[15]<\/sup><\/a> conclu le 24 d\u00e9cembre 2020, et\u00a0<span style=\"font-size: 1em;\">entr\u00e9 provisoirement en vigueur le 1er janvier 2021, <\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">qui est venu prolonger les dispositions de l&rsquo;accord de sortie, en s\u00e9curisant les relations futures entre l&rsquo;UE et le RU.\u00a0 Il en sera question ci-dessous.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">Enfin, apr\u00e8s avoir indiqu\u00e9 en novembre 2016 qu&rsquo;il entendait ratifier l\u2019Accord relatif \u00e0 une Juridiction Unifi\u00e9e du Brevet (AJUB) <a class=\"footnote\" title=\"Communiqu\u00e9 de presse du 28 novembre 2016 \u00ab UK signals green light to Unified Patent Court Agreement \u00bb, www.gov.uk.\" id=\"return-footnote-42-16\" href=\"#footnote-42-16\" aria-label=\"Footnote 16\"><sup class=\"footnote\">[16]<\/sup><\/a>, le Royaume-Uni a finalement renonc\u00e9 \u00e0 rejoindre le syst\u00e8me du brevet unitaire<a class=\"footnote\" title=\"V. infra, n\u00b0 304.\" id=\"return-footnote-42-17\" href=\"#footnote-42-17\" aria-label=\"Footnote 17\"><sup class=\"footnote\">[17]<\/sup><\/a>.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"background-color: #ffff00;\"><strong><span style=\"background-color: #ffffff;\">304._ Les effets du Brexit (renvoi)_ <\/span><\/strong><\/span>Nous renvoyons sur les effets du Brexit en mati\u00e8re de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle \u00e0 nos d\u00e9veloppements du Tome 1 de cet ouvrage<a class=\"footnote\" title=\"V. Tome 1, n\u00b0 21 \u00e0 37.\" id=\"return-footnote-42-18\" href=\"#footnote-42-18\" aria-label=\"Footnote 18\"><sup class=\"footnote\">[18]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Rappelons ici que les suites donn\u00e9es au r\u00e9f\u00e9rendum du 24 juin 2016 ayant confirm\u00e9 le d\u00e9sir d\u2019une majorit\u00e9 de citoyens britanniques de mettre fin \u00e0 quarante-trois ann\u00e9es d\u2019appartenance \u00e0 l\u2019Union europ\u00e9enne (\u00ab Brexit \u00bb) ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9es dans l&rsquo;Accord de retrait du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d&rsquo;Irlande du Nord de l&rsquo;Union europ\u00e9enne (UE) et de la Communaut\u00e9 europ\u00e9enne de l&rsquo;\u00e9nergie atomique (Euratom), finalement publi\u00e9 (apr\u00e8s quelques p\u00e9rip\u00e9ties) le 14 novembre 2018<a class=\"footnote\" title=\"2019\/C 384 I\/01, JO UE 12 nov. 2019.\" id=\"return-footnote-42-19\" href=\"#footnote-42-19\" aria-label=\"Footnote 19\"><sup class=\"footnote\">[19]<\/sup><\/a>. Cet accord a \u00e9t\u00e9 ratifi\u00e9 par le Parlement europ\u00e9en le 29 d\u00e9cembre 2018, permettant la sortie effective du Royaume-Uni de l&rsquo;Union europ\u00e9enne (et de l&rsquo;Espace \u00e9conomique europ\u00e9en) le 31 janvier 2020. Une p\u00e9riode de transition a \u00e9t\u00e9 mise en place jusqu&rsquo;au 31 d\u00e9cembre 2020. L&rsquo;accord a \u00e9t\u00e9 mis en oeuvre au Royaume-Uni par les <em>European Union (Withdrawal Agreement) Acts<\/em> de 2018 et 2020 et leurs textes d&rsquo;application.<\/p>\n<p>L&rsquo;accord de retrait contient des dispositions sur la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle dans ses articles 54 \u00e0 61 (Titre IV, propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, V. annexe 1 \u00e0 cet ouvrage). Ces dispositions pr\u00e9voient notamment le maintien de la protection au Royaume-Uni des droits enregistr\u00e9s ou accord\u00e9s<a class=\"footnote\" title=\"Accord, art. 54.\" id=\"return-footnote-42-20\" href=\"#footnote-42-20\" aria-label=\"Footnote 20\"><sup class=\"footnote\">[20]<\/sup><\/a>, des facilit\u00e9s relatives aux proc\u00e9dures d&rsquo;enregistrement<a class=\"footnote\" title=\"Accord, art. 55.\" id=\"return-footnote-42-21\" href=\"#footnote-42-21\" aria-label=\"Footnote 21\"><sup class=\"footnote\">[21]<\/sup><\/a>, le maintien de la protection au Royaume-Uni d&rsquo;enregistrements internationaux d\u00e9signant l&rsquo;Union<a class=\"footnote\" title=\"Accord, art. 56.\" id=\"return-footnote-42-22\" href=\"#footnote-42-22\" aria-label=\"Footnote 22\"><sup class=\"footnote\">[22]<\/sup><\/a>, le maintien de la protection des dessins ou mod\u00e8les communautaires non enregistr\u00e9s<a class=\"footnote\" title=\"Accord, art. 57.\" id=\"return-footnote-42-23\" href=\"#footnote-42-23\" aria-label=\"Footnote 23\"><sup class=\"footnote\">[23]<\/sup><\/a>, de la protection des bases de donn\u00e9es<a class=\"footnote\" title=\"Accord, art. 58.\" id=\"return-footnote-42-24\" href=\"#footnote-42-24\" aria-label=\"Footnote 24\"><sup class=\"footnote\">[24]<\/sup><\/a>, un droit de priorit\u00e9 en ce qui concerne les demandes en instance de marques de l&rsquo;Union europ\u00e9enne, de dessins ou mod\u00e8les communautaires et de protection communautaire des obtentions v\u00e9g\u00e9tales<a class=\"footnote\" title=\"Accord, art. 59.\" id=\"return-footnote-42-25\" href=\"#footnote-42-25\" aria-label=\"Footnote 25\"><sup class=\"footnote\">[25]<\/sup><\/a>, et des r\u00e8gles concernant les demandes en instance de certificats compl\u00e9mentaires de protection au Royaume-Uni<a class=\"footnote\" title=\"Accord, art. 60.\" id=\"return-footnote-42-26\" href=\"#footnote-42-26\" aria-label=\"Footnote 26\"><sup class=\"footnote\">[26]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>L&rsquo;accord pr\u00e9voit \u00e9galement des r\u00e8gles en mati\u00e8re d&rsquo;\u00e9puisement des droits; il dispose que les droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle qui ont \u00e9t\u00e9 \u00e9puis\u00e9s tant dans l&rsquo;Union qu&rsquo;au Royaume-Uni avant la fin de la p\u00e9riode de transition dans les conditions pr\u00e9vues par le droit de l&rsquo;Union restent \u00e9puis\u00e9s tant dans l&rsquo;Union qu&rsquo;au Royaume-Uni<a class=\"footnote\" title=\"Accord, art. 61.\" id=\"return-footnote-42-27\" href=\"#footnote-42-27\" aria-label=\"Footnote 27\"><sup class=\"footnote\">[27]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les diff\u00e9rents textes r\u00e9glementaires mettant en \u0153uvre les dispositions de l&rsquo;accord sur la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, pris en application des <em>European Union (Withdrawal Agreement) Acts<\/em> 2018 et 2020<a class=\"footnote\" title=\"European Union (Withdrawal Act) 2018 (c. 16); European Union (Withdrawal Act) 2020 (c. 1).\" id=\"return-footnote-42-28\" href=\"#footnote-42-28\" aria-label=\"Footnote 28\"><sup class=\"footnote\">[28]<\/sup><\/a>, sont entr\u00e9s en vigueur le 1er janvier 2021.<\/p>\n<p>En mati\u00e8re de brevets,\u00a0<span style=\"font-size: 1em;\">les r\u00e8gles pos\u00e9es par l&rsquo;accord de retrait, qui <\/span><span style=\"font-size: 1em;\">ne visent que les demandes de certificats compl\u00e9mentaires de protection en instance au Royaume-Uni, <\/span><span style=\"font-size: 1em;\">ont \u00e9t\u00e9 transpos\u00e9es par les <em>Patents (Amendment) (EU Exit) Regulations 2019<\/em>, qui modifient le <em>Patents Act 1977<\/em> et d&rsquo;autres textes pertinents. Rappelons que <\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">l&rsquo;article 60 de l&rsquo;accord de retrait pr\u00e9voit que les r\u00e8glements 1610\/96 et 469\/2009 s&rsquo;appliquent respectivement aux demandes de certificats compl\u00e9mentaires de protection pour les produits phytopharmaceutiques et pour les m\u00e9dicaments, ainsi qu&rsquo;aux demandes de prolongation de la dur\u00e9e de ces certificats, lorsque ces demandes ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 une autorit\u00e9 du Royaume-Uni avant la fin de la p\u00e9riode de transition dans les cas o\u00f9 la proc\u00e9dure administrative relative \u00e0 l&rsquo;octroi du certificat concern\u00e9 ou \u00e0 la prolongation de sa dur\u00e9e \u00e9tait en cours \u00e0 la fin de la p\u00e9riode de transition. Tout certificat accord\u00e9 en vertu de ce texte offre le m\u00eame niveau de protection que celui pr\u00e9vu par les r\u00e8glements 1610\/96 et 469\/2009. <\/span>Pour le reste du droit de l&rsquo;Union, \u00e0 savoir les dispositions de la directive 98\/44\/CE du Parlement relative \u00e0 la protection juridique des inventions biotechnologiques, et les r\u00e8gles concernant les certificats compl\u00e9mentaires de protection, le <em>EU Withdrawal Act 2018<\/em>, non modifi\u00e9 sur ce point par le <em>Withdrawal Act 2020<\/em>, pr\u00e9voit le maintien par d\u00e9faut de l&rsquo;acquis communautaire. Cet acquis pourra cependant \u00eatre modifi\u00e9, sous r\u00e9serve du respect des accords internationaux applicables.<\/p>\n<p>Par ailleurs, comme indiqu\u00e9, la sortie de l&rsquo;Union n&rsquo;affecte pas la participation du Royaume-Uni au syst\u00e8me du brevet europ\u00e9en.<\/p>\n<p>Enfin, bien qu&rsquo;ayant ratifi\u00e9 l&rsquo;accord sur la juridiction unifi\u00e9e et le protocole sur les privil\u00e8ges et immunit\u00e9s de la juridiction unifi\u00e9e du brevet, le Royaume-Uni s&rsquo;est retir\u00e9 du syst\u00e8me du brevet unitaire, pour des raisons principalement politiques tenant \u00e0 la comp\u00e9tence de la CJUE.<\/p>\n<p>L&rsquo;Accord de commerce et de coop\u00e9ration entre l&rsquo;Union europ\u00e9enne et la Communaut\u00e9 europ\u00e9enne de l&rsquo;\u00e9nergie atomique, d&rsquo;une part, et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d&rsquo;Irlande du Nord, d&rsquo;autre part (Accord UE\/RU)<a class=\"footnote\" title=\"Cons. UE, d\u00e9c. 2020\/2252, 29 d\u00e9c. 2020 : JOUE n\u00b0 L 149\/10, 30 avr. 2021.\" id=\"return-footnote-42-29\" href=\"#footnote-42-29\" aria-label=\"Footnote 29\"><sup class=\"footnote\">[29]<\/sup><\/a> conclu le 24 d\u00e9cembre 2020, est venu prolonger les dispositions de l&rsquo;accord de sortie, en s\u00e9curisant les relations futures entre ses parties.\u00a0 Il est entr\u00e9 provisoirement en vigueur le 1er janvier 2021. Son titre V, consacr\u00e9 \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle<a class=\"footnote\" title=\"Accord UE\/RU, art. 219 \u00e0 275.\" id=\"return-footnote-42-30\" href=\"#footnote-42-30\" aria-label=\"Footnote 30\"><sup class=\"footnote\">[30]<\/sup><\/a>, d\u00e9finit un minimum conventionnel qui reprend assez sommairement les grandes lignes de l&rsquo;acquis communautaire dans ce domaine; on rel\u00e8vera cependant quelques absences notables, concernant par exemple le droit <em>sui generis<\/em> sur les bases de donn\u00e9es, certains aspects de la protection des dessins et mod\u00e8les, les indications g\u00e9ographiques et l&rsquo;\u00e9puisement des droits. L&rsquo;Accord contient \u00e9galement des dispositions sur les secrets d&rsquo;affaires et la d\u00e9fense des droits.<\/p>\n<p>Sous r\u00e9serve de renvois \u00e0 la d\u00e9claration de Doha et \u00e0 l&rsquo;accord ADPIC, les dispositions de l&rsquo;accord UE\/RU en mati\u00e8re de brevets<a class=\"footnote\" title=\"Accord UE\/RU, art. 250 et 251.\" id=\"return-footnote-42-31\" href=\"#footnote-42-31\" aria-label=\"Footnote 31\"><sup class=\"footnote\">[31]<\/sup><\/a><\/span> ne portent que sur les certificats compl\u00e9mentaires en mati\u00e8re de m\u00e9dicaments et de produits phytopharmaceutiques. L&rsquo;accord pr\u00e9voit que \u00ab les modalit\u00e9s et conditions d&rsquo;octroi de cette protection suppl\u00e9mentaire, y compris sa dur\u00e9e, sont d\u00e9termin\u00e9es conform\u00e9ment \u00e0 la l\u00e9gislation et \u00e0 la r\u00e9glementation des Parties \u00bb. L&rsquo;accord contient \u00e9galement des dispositions sur la protection des donn\u00e9es d&rsquo;AMM de m\u00e9dicaments (pendant une p\u00e9riode limit\u00e9e \u00e0 d\u00e9terminer en vertu du droit interne)<a class=\"footnote\" title=\"Accord UE\/RU, art. 253.\" id=\"return-footnote-42-32\" href=\"#footnote-42-32\" aria-label=\"Footnote 32\"><sup class=\"footnote\">[32]<\/sup><\/a><\/span> et de produits phytopharmaceutiques ou biocides (d&rsquo;au moins 10 ans \u00e0 compter de l&rsquo;octroi de la premi\u00e8re autorisation accord\u00e9e par une autorit\u00e9 comp\u00e9tente sur le territoire de la partie)<a class=\"footnote\" title=\"Accord UE\/RU, art. 254.\" id=\"return-footnote-42-33\" href=\"#footnote-42-33\" aria-label=\"Footnote 33\"><sup class=\"footnote\">[33]<\/sup><\/a>.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"background-color: #ffff00;\"><strong><span style=\"background-color: #ffffff;\">305._ Plan_ <\/span><\/strong><span style=\"background-color: #ffffff;\">Apr\u00e8s une rapide, mais n\u00e9cessaire, introduction historique (I), nous aborderons classiquement les conditions de protection (II) et les r\u00e8gles relatives \u00e0 l&rsquo;exploitation (III). Nous renvoyons aux d\u00e9veloppements du Tome 1 sur les proc\u00e9dures et les sanctions<span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\"><a class=\"footnote\" title=\"V. Tome I, Partie I, Chapitre 5.\" id=\"return-footnote-42-34\" href=\"#footnote-42-34\" aria-label=\"Footnote 34\"><sup class=\"footnote\">[34]<\/sup><\/a>.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<h2>1. Introduction historique<\/h2>\n<p><strong>306._ Avant le Statute of Monopolies_<\/strong><a class=\"footnote\" title=\"N. Davenport, The United Kingdom Patent System: A Brief History, Mason 1979.\" id=\"return-footnote-42-35\" href=\"#footnote-42-35\" aria-label=\"Footnote 35\"><sup class=\"footnote\">[35]<\/sup><\/a> La protection des brevets a pour origine le syst\u00e8me des privil\u00e8ges qui s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9, en Angleterre, comme dans la plupart des \u00c9tats d\u2019Europe occidentale, \u00e0 partir du quatorzi\u00e8me si\u00e8cle. Le souverain accordait ainsi des lettres patentes (<em>literae patentes<\/em>, lettres ouvertes accompagn\u00e9es du sceau du souverain) donnant aux importateurs ou aux fabricants de produits ou de proc\u00e9d\u00e9s nouveaux des privil\u00e8ges de commercialisation<a class=\"footnote\" title=\"La premi\u00e8re fut accord\u00e9e en 1311.\" id=\"return-footnote-42-36\" href=\"#footnote-42-36\" aria-label=\"Footnote 36\"><sup class=\"footnote\">[36]<\/sup><\/a>. Ces <em>patents of monopolies<\/em> \u00e9taient \u00e9valu\u00e9s par un comit\u00e9 \u00e9tabli aupr\u00e8s du <em>Privy Council<\/em>. Cette pr\u00e9rogative royale constituait, nous l\u2019avons vu, une exception au principe de libert\u00e9 du commerce et de l\u2019industrie, consacr\u00e9 par la <em>Magna Carta<\/em><a class=\"footnote\" title=\"V. Tome 1, n\u00b072.\" id=\"return-footnote-42-37\" href=\"#footnote-42-37\" aria-label=\"Footnote 37\"><sup class=\"footnote\">[37]<\/sup><\/a>. Les privil\u00e8ges \u00e9taient donc en principe limit\u00e9s aux produits et proc\u00e9d\u00e9s nouveaux et utiles. Leur dur\u00e9e \u00e9tait variable, mais une dur\u00e9e de sept ans, correspondant \u00e0 un cycle d\u2019apprentissage, \u00e9tait fr\u00e9quente.<\/p>\n<p>Ce pouvoir ne fut pas uniquement exerc\u00e9 pour r\u00e9compenser les efforts des explorateurs et autres importateurs de produits et de proc\u00e9d\u00e9s nouveaux. Il servait \u00e9galement des fins client\u00e9listes, et constituait un moyen assez simple (notamment sous les Tudors) pour remplir les caisses de la Couronne. En effet les <em>patents of monopolies<\/em>\u00a0donnaient lieu au paiement de redevances, et constituaient une forme de taxation indirecte, permettant de compenser les pertes li\u00e9es aux r\u00e9ticences de Parlement de voter ou d\u2019augmenter les taxes directes sur la <em>landed gentry<\/em>. La Couronne en vint \u00e0 accorder des lettres patentes conf\u00e9rant des monopoles sur des produits de premi\u00e8re n\u00e9cessit\u00e9 et \u00e0 la nouveaut\u00e9 contestable. De 1561 \u00e0 1590, Elisabeth 1er en avait accord\u00e9 pr\u00e8s d\u2019une cinquantaine, dont beaucoup sur des denr\u00e9es et produits aussi importants que le savon, le sel, le papier, le verre et l\u2019huile<a class=\"footnote\" title=\"R. A. Klitzke, Historical background of the English patent law.\u00a0 41 J. Pat. Off. Soc\u2019y 615 (1959), p. 635.\" id=\"return-footnote-42-38\" href=\"#footnote-42-38\" aria-label=\"Footnote 38\"><sup class=\"footnote\">[38]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Ce syst\u00e8me, qui entra\u00eenait une hausse des prix de ces produits, devint tr\u00e8s impopulaire. En 1601, devant les protestations de la Chambre des communes dirig\u00e9es contre ces \u00ab\u00a0odieux monopoles\u00a0\u00bb, Elisabeth 1er annulera certains privil\u00e8ges et permettra, de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, leur contestation devant les cours de <em>common law<\/em><a class=\"footnote\" title=\"A proclamation for the reformation of many abuses and misdemeanors committed by patentees of certain privileges and licenses, to the general good of all her Majesty's loving subjects (Nov. 28, 1601), reprinted in 2 Tudor Royal Proclamations 235, 237 (Paul L. Hughes &amp; James F. Larkin eds., 1969). Au pr\u00e9alable la Star Chamber (qui n\u2019\u00e9tait pas une cour de common law) avait comp\u00e9tence exclusive sur les affaires concernant les lettres patentes.\" id=\"return-footnote-42-39\" href=\"#footnote-42-39\" aria-label=\"Footnote 39\"><sup class=\"footnote\">[39]<\/sup><\/a>. Les tribunaux refuseront alors \u00e0 plusieurs reprises de donner effet \u00e0 certaines lettres patentes. Ainsi, en 1602, dans la c\u00e9l\u00e8bre affaire <em>Darcy v Allin<\/em><a class=\"footnote\" title=\"Edward Darcy Esquire v Thomas Allin of London Haberdasher, (1602) 77 Eng Rep 1260 (KB), (1603) 11 Co. Rep. 84b.\" id=\"return-footnote-42-40\" href=\"#footnote-42-40\" aria-label=\"Footnote 40\"><sup class=\"footnote\">[40]<\/sup><\/a> (autrement d\u00e9nomm\u00e9e \u00ab\u00a0affaire des monopoles\u00a0\u00bb), un monopole portant sur la fabrication, l\u2019importation et la vente des cartes \u00e0 jouer fut annul\u00e9 sur le fondement de la <em>common law<\/em>, au motif qu\u2019il constituait une restriction injustifi\u00e9e \u00e0 la libert\u00e9 du commerce. Le roi James Ier fut par la suite contraint d\u2019\u00e9mettre plusieurs proclamations contre les monopoles. Il adopta le \u00ab <em>Book of Bounty<\/em> \u00bb (livre des r\u00e9compenses<a class=\"footnote\" title=\"Titre complet: &quot;A declaration of his majesties royall pleasure, in what sort he thinketh fit to enlarge, or reserve himselfe in matter of bountie&quot;.\" id=\"return-footnote-42-41\" href=\"#footnote-42-41\" aria-label=\"Footnote 41\"><sup class=\"footnote\">[41]<\/sup><\/a>), publi\u00e9 en 1610, qui interdit l\u2019octroi de monopoles, sauf ceux portant sur les inventions et produits nouveaux, et \u00e0 condition que le monopole ainsi conf\u00e9r\u00e9 ne soit pas contraire aux lois et pr\u00e9judiciable \u00e0 l\u2019\u00e9tat et au public. C\u2019est la naissance de la notion d\u2019int\u00e9r\u00eat public \u00e0 la base de la protection par brevet.<\/p>\n<p>En 1615, dans l\u2019affaire des <em>Clothworkers of Ipswich<\/em><a class=\"footnote\" title=\"(1614) Godb. R. 252.\" id=\"return-footnote-42-42\" href=\"#footnote-42-42\" aria-label=\"Footnote 42\"><sup class=\"footnote\">[42]<\/sup><\/a>, la Cour de <em>King\u2019s Bench<\/em> confirma la pr\u00e9rogative royale d\u2019accorder des privil\u00e8ges exclusifs sur une invention nouvelle ou un commerce nouveau pour un temps limit\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>307._ Du Statute of Monopolies au Patents Act 1977_<\/strong> Cependant, en 1621 la Chambre des Communes s\u2019opposa \u00e0 nouveau aux monopoles, et en 1624 (et non pas en 1623, en d\u00e9pit des nombreuses datations dans ce sens, notamment de la version du texte toujours en\u00a0 vigueur<a class=\"footnote\" title=\"Legislation.gov.uk.: Statute of Monopolies 1623, 1623 Ch 3 21 Ja 1.\" id=\"return-footnote-42-43\" href=\"#footnote-42-43\" aria-label=\"Footnote 43\"><sup class=\"footnote\">[43]<\/sup><\/a>) le Parlement anglais adoptera le Statute of Monopolies <span style=\"font-size: 1em;\">(\u00ab\u00a0An Act concerning Monopolies and Dispensations with Penal Laws, and the Forfeitures thereof\u00a0\u00bb )<\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\"><a class=\"footnote\" title=\"Statute of Monopolies, 1624, 21 Jac.I, c.3.; Deazley, R. (2008) \u2018Commentary on the Statute of Monopolies 1624', in Primary Sources on Copyright (1450-1900), eds L. Bently &amp; M. Kretschmer,\u00a0www.copyrighthistory.org; M. Fisher, The Statute of Monopolies and Modern Patent Law: Foundation or Elaborate Folly? Intellectual Property Quarterly , 2022 (4) pp. 176-207; Dent, Chris, 'Generally Inconvenient': The 1624 Statute of Monopolies as Political Compromise (February, 16 2010). Melbourne Univeristy Law Review, Vol. 33, No. 2, 2009, U of Melbourne Legal Studies Research Paper No. 452, Available at SSRN:\u00a0https:\/\/ssrn.com\/abstract=1554190.\" id=\"return-footnote-42-44\" href=\"#footnote-42-44\" aria-label=\"Footnote 44\"><sup class=\"footnote\">[44]<\/sup><\/a>, qui annule les pr\u00e9rogatives royales de lettres patentes et introduit un syst\u00e8me g\u00e9n\u00e9ral de protection des inventions et importations nouvelles et utiles. Le texte recevra assentiment royal en mai 1624 et entrera en vigueur la m\u00eame ann\u00e9e. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">Le Statute of Monopolies est avant tout une loi de concurrence, d\u2019ordre public \u00e9conomique. Le syst\u00e8me de droits exclusifs mis en place est clairement pr\u00e9sent\u00e9 comme une exception au principe d\u2019abolition des monopoles, et est assez strictement encadr\u00e9 du point de vue de son exercice. La loi conf\u00e9rait un monopole de quatorze ans<a class=\"footnote\" title=\"Correspondant \u00e0 deux cycles d\u2019apprentissage.\" id=\"return-footnote-42-45\" href=\"#footnote-42-45\" aria-label=\"Footnote 45\"><sup class=\"footnote\">[45]<\/sup><\/a> au premier inventeur (<\/span><em style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">true and first inventor<\/em><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">) ou importateur d\u2019une invention nouvelle, tout en limitant la dur\u00e9e des lettres patentes existantes \u00e0 vingt-et-un ans. Elle interdisait \u00e9galement, et dans des termes tr\u00e8s pr\u00e9cis, d\u2019abuser de ce monopole<a class=\"footnote\" title=\"\u00a7 6(a) dans le texte cit\u00e9.\" id=\"return-footnote-42-46\" href=\"#footnote-42-46\" aria-label=\"Footnote 46\"><sup class=\"footnote\">[46]<\/sup><\/a>.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"textbox shaded\">\n<p><strong>English Statute of Monopolies, 1624, 21 Jac.I, c.3.\u00a0 (extrait) (texte en anglais moderne)<\/strong><\/p>\n<p>An Act concerning Monopolies and Dispensations with Penal Laws, and the Forfeitures thereof<\/p>\n<p>1. (&#8230;)\u00a0 BE IT ENACTED, that all monopolies and all commissions, grants, licenses, charters, and letters patents heretofore made or granted, or hereafter to be made or granted to any person or persons, bodies politic or corporate whatsoever, of or for the sole buying, selling, making, working, or using of anything within this realm or the dominion of Wales, or of any other monopolies, or of power, liberty, or faculty, to dispense with any others, or to give licence or toleration to do, use, or exercise anything against the tenor or purport of any law or statute; or to give or make any warrant for any such dispensation, licence, or toleration to be had or made; or to agree or compound with any others for any penalty or forfeitures limited by any statute; or of any grant or promise of the benefit, profit, or commodity of any forfeiture, penalty, or sum of money that is or shall be due by any statute before judgment thereupon had; and all proclamations, inhibitions, restraints, warrants of assistance, and all other matters and things whatsoever, any way tending to the instituting, erecting, strengthening, furthering, or countenancing of the same, or any of them, are altogether contrary to the laws of this realm, and so are and shall be utterly void and of none effect, and in no wise to be put in ure[use] or execution.<\/p>\n<p>(&#8230;)<\/p>\n<p>6 (a ). Provided also, that any declaration before mentioned shall not extend to any letters patents (b ) and grants of privilege for the term of fourteen years or under, hereafter to be made, of the sole working or making of any manner of new manufactures within this realm (c ) to the true and first inventor (d ) and inventors of such manufactures, which others at the time of making such letters patents and grants shall not use (e ), so as also they be not contrary to the law nor mischievous to the state by raising prices of commodities at home, or hurt of trade, or generally inconvenient (f ): the same fourteen years to be acccounted from the date of the first letters patents or grant of such privilege hereafter to be made, but that the same shall be of such force as they should be if this act had never been made, and of none other (g).<br \/>\n(&#8230;)<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le Statute of Monopolies, toujours en vigueur pour certaines de ses dispositions (hors brevets)<a class=\"footnote\" title=\"V. texte sur Legislation.gov.uk. Les lettres patentes n\u2019ont pas non plus disparu du droit anglais, mais ne concernent plus les monopoles.\" id=\"return-footnote-42-47\" href=\"#footnote-42-47\" aria-label=\"Footnote 47\"><sup class=\"footnote\">[47]<\/sup><\/a>, est une loi tr\u00e8s courte. Son texte ne pr\u00e9voyait ni d\u00e9p\u00f4t, ni examen officiel, ni m\u00eame une description de l\u2019invention. Avec le temps, l\u2019habitude sera prise de d\u00e9poser les descriptions des inventions \u00e0 la Chancellerie afin de prouver contre les contrefacteurs. Ce d\u00e9p\u00f4t deviendra une exigence des officiers de la Couronne et des tribunaux.<\/p>\n<p>Le syst\u00e8me mis en place sera tr\u00e8s bureaucratique et co\u00fbteux. Il pr\u00e9voyait par exemple un d\u00e9p\u00f4t s\u00e9par\u00e9 pour l\u2019Angleterre, le Pays de Galles et l\u2019Ecosse. Les demandes de brevet devaient \u00eatre port\u00e9es devant sept bureaux diff\u00e9rents, avec paiement de droits diff\u00e9rents \u00e0 chaque fois, et faire l&rsquo;objet de deux signatures royales<a class=\"footnote\" title=\"Charles Dickens en donnera un aper\u00e7u dans une nouvelle de 1850 intitul\u00e9e \u00ab A Poor Man's Tale of a Patent\u00a0\u00bb.\" id=\"return-footnote-42-48\" href=\"#footnote-42-48\" aria-label=\"Footnote 48\"><sup class=\"footnote\">[48]<\/sup><\/a>. Leur consultation \u00e9tait payante, et les demandes ne faisaient l&rsquo;objet d&rsquo;aucune publication ou indexation officielle.<\/p>\n<p>Il faudra attendre 1852 pour que la Grande-Bretagne\u00a0 se dote d&rsquo;une nouvelle loi sur les brevets<a class=\"footnote\" title=\"Au travers du Patent Law Amendment Act de 1852.\" id=\"return-footnote-42-49\" href=\"#footnote-42-49\" aria-label=\"Footnote 49\"><sup class=\"footnote\">[49]<\/sup><\/a>. Cette loi donnait la possibilit\u00e9 d&rsquo;enregistrer sa demande pour un prix modique, voire m\u00eame une demande provisoire, qui devait \u00eatre compl\u00e9t\u00e9e dans l&rsquo;ann\u00e9e. Le d\u00e9p\u00f4t \u00e9tait d\u00e9sormais effectu\u00e9 aupr\u00e8s du <em>Patent Office<\/em> et les descriptions, auparavant non publi\u00e9es, pouvaient \u00eatre consult\u00e9es \u00e0 la <em>Patent Office Library. <\/em>Cependant la loi ne pr\u00e9voyait toujours pas d&rsquo;examen officiel. Ce qui fragilisera fortement les brevets d\u00e9livr\u00e9s.<\/p>\n<p>La loi suivante, le Patents, Designs and Trade Marks Act 1883<a class=\"footnote\" title=\"J. E. Crawford Munro, The Patents, Designs, and Trade Marks Act, 1883 (46 &amp; 47 Vict. C. 57) with the Rules and Instructions: Together with Pleadings, Orders, and Precedents, Google books.\" id=\"return-footnote-42-50\" href=\"#footnote-42-50\" aria-label=\"Footnote 50\"><sup class=\"footnote\">[50]<\/sup><\/a> transposera les dispositions de la Convention Universelle de 1883. Elle instituait un examen des demandes, mais uniquement pour d\u00e9faut formel ou insuffisance de la description. Aucune recherche documentaire d&rsquo;ant\u00e9riorit\u00e9 n\u2019\u00e9tait diligent\u00e9e.<\/p>\n<p>Le Patent Office commencera \u00e0 rechercher les demandes des cinquante ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes en 1902, date de l\u2019adoption du Patents Act 1902. Mais l&rsquo;examen, \u00e0 la diff\u00e9rence des USA, sera limit\u00e9 \u00e0 la nouveaut\u00e9.<\/p>\n<p>La jurisprudence d\u00e9gagera progressivement le crit\u00e8re d&rsquo;activit\u00e9 inventive (<em>inventive steps<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"F.K. Beier, The Inventive Step in Its Historisal Development (1986) 17 International Review of Industrial Property and Copyright Law 301, 312.\" id=\"return-footnote-42-51\" href=\"#footnote-42-51\" aria-label=\"Footnote 51\"><sup class=\"footnote\">[51]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le Patents Act de 1949<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1949, 1949 c. 87 (Regnal. 12_13_and_14_Geo_6).\" id=\"return-footnote-42-52\" href=\"#footnote-42-52\" aria-label=\"Footnote 52\"><sup class=\"footnote\">[52]<\/sup><\/a> op\u00e8rera une codification des solutions jurisprudentielles et un simple d\u00e9poussi\u00e9rage de la loi. Ainsi, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019entr\u00e9e en vigueur du Patents Act 1977 le droit des brevets au Royaume-Uni pr\u00e9sentait toujours des lacunes importantes: l\u2019examen par le Patent Office ne portait que sur la nouveaut\u00e9 et les demandes ant\u00e9rieures, v\u00e9rifi\u00e9es par une recherche sur les demandes faites en Grande-Bretagne, et en Grande-Bretagne seulement, dans les 50 ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes; le contenu d\u00e9taill\u00e9 de la description pouvait rester cach\u00e9 pendant quatre ans; et seul un tiers pouvait opposer l\u2019absence d\u2019activit\u00e9 inventive, et ce uniquement en lan\u00e7ant une proc\u00e9dure distincte devant les tribunaux; la dur\u00e9e des droits \u00e9tait de 16 ans (depuis 1939 seulement). Le Patents Act 1977 mettra \u00e9galement officiellement fin au syst\u00e8me des lettres patentes pour les inventions, qui sera remplac\u00e9 par un certificat du Comptroller-General of Patents, Designs and Trade Marks.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure style=\"width: 371px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/res.cloudinary.com\/mplustms\/image\/upload\/w_723\/v1686536994\/v2\/prod\/small\/026001_026500\/026437_001.jpg\" alt=\"\" width=\"371\" height=\"513\" \/><figcaption class=\"wp-caption-text\">Exemple de patent letter (pre-1977).<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>308._ Le Patents Act 1977_<\/strong> Le Patents Act 1977<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, 1977 c. 37.\" id=\"return-footnote-42-53\" href=\"#footnote-42-53\" aria-label=\"Footnote 53\"><sup class=\"footnote\">[53]<\/sup><\/a> a apport\u00e9 des modifications importantes \u00e0 la l\u00e9gislation alors en vigueur au Royaume-Uni, en mettant en oeuvre les principes et dispositions de la Convention sur le brevet europ\u00e9en de 1973, de la Convention de Luxembourg sur le brevet communautaire de 1975 et du Trait\u00e9 de coop\u00e9ration en mati\u00e8re de brevets (PCT) de 1970.<\/p>\n<p>Il s\u2019agit d\u2019une loi imposante, dont certains articles sont d\u00e9velopp\u00e9s sur plusieurs pages, suivie d\u2019annexes volumineuses. La loi contient trois parties, consacr\u00e9es au droit interne, aux dispositions de mises en oeuvres des obligations conventionnelles du Royaume-Uni, et \u00e0 des dispositions diverses d\u2019ordre proc\u00e9dural, administratif et interpr\u00e9tatif. Elles sont suivies de six annexes comprenant notamment les dispositions de droit transitoire.<\/p>\n<p>Le Patents Act 1977 a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises, notamment par le Copyright, Designs and Patents Act 1988 et le Patents Act 2004. La loi autorise le Secretary of State \u00e0 r\u00e9glementer le fonctionnement du Patent Office, devenu Intellectual Property Office. Cette r\u00e9glementation prendra la forme des Patents Rules 1978, auxquelles se sont substitu\u00e9es les Patents Rules 1982, les Patents Rules 1990, les Patents Rules 1995, et en dernier lieu les Patents Rules 2007, entr\u00e9es en vigueur le 17 d\u00e9cembre 2007<a class=\"footnote\" title=\"The Patents Rules 2007, SI 2007 No. 3291.\" id=\"return-footnote-42-54\" href=\"#footnote-42-54\" aria-label=\"Footnote 54\"><sup class=\"footnote\">[54]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La section 130(7) du Patents Act contient une r\u00e8gle importante, qui pr\u00e9cise que plusieurs sections de la loi doivent recevoir, dans la mesure du possible, la m\u00eame interpr\u00e9tation que celle donn\u00e9e \u00e0 leur \u00e9quivalent dans la CBE, la CBC et le trait\u00e9 PCT<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab Attendu que, dans une r\u00e9solution adopt\u00e9e lors de la signature de la Convention sur le brevet communautaire, les gouvernements des \u00c9tats membres de la Communaut\u00e9 \u00e9conomique europ\u00e9enne sont convenus d\u2019am\u00e9nager leurs l\u00e9gislations en mati\u00e8re de brevets de mani\u00e8re (notamment) \u00e0 les adapter aux dispositions correspondantes de la Convention sur le brevet europ\u00e9en, de la Convention sur le brevet communautaire et du Trait\u00e9 de coop\u00e9ration en mati\u00e8re de brevets, il est express\u00e9ment d\u00e9clar\u00e9 par la pr\u00e9sente disposition que les dispositions suivantes de la pr\u00e9sente loi, \u00e0 savoir les sections 1.1) \u00e0 4), 2 \u00e0 6, 14.3), 5) et 6), 37.5), 54, 60, 69, 72.1) et 2), 74.4), 82, 83, 100 et 125, sont con\u00e7ues de mani\u00e8re \u00e0 produire dans toute la mesure du possible les m\u00eames effets au Royaume-Uni que ceux que les dispositions correspondantes de la Convention sur le brevet europ\u00e9en, de la Convention sur le brevet communautaire et du Trait\u00e9 de coop\u00e9ration en mati\u00e8re de brevets produisent sur les territoires auxquels ces textes s\u2019appliquent \u00bb.\" id=\"return-footnote-42-55\" href=\"#footnote-42-55\" aria-label=\"Footnote 55\"><sup class=\"footnote\">[55]<\/sup><\/a>. Dans l\u2019affaire <em>Merrell Dow Pharmaceuticals Inc. v H.N. Norton &amp; Co Ltd<\/em><a class=\"footnote\" title=\"[1996] RPC 76.\" id=\"return-footnote-42-56\" href=\"#footnote-42-56\" aria-label=\"Footnote 56\"><sup class=\"footnote\">[56]<\/sup><\/a>, la Chambre des Lords (d\u00e9sormais Cour supr\u00eame) a jug\u00e9 que les tribunaux du Royaume-Uni, dans leur application des dispositions vis\u00e9es par la section 130(7) du Patents Act, devaient suivre les d\u00e9cisions de l\u2019OEB. Pour la Chambre des Lords \u00ab ces d\u00e9cisions ne lient pas au sens strict les cours du Royaume-Uni mais ont force d\u2019autorit\u00e9 (<em>are of great persuasive authority<\/em>); tout d\u2019abord, parce qu\u2019il s\u2019agit de d\u00e9cisions de cours sp\u00e9cialis\u00e9es (\u2026) traitant quotidiennement de la Convention OEB, et ensuite, parce qu\u2019il sera hautement ind\u00e9sirable que les dispositions de la Convention soient interpr\u00e9t\u00e9es diff\u00e9remment \u00e0 l\u2019OEB et par les cours nationales d\u2019un \u00c9tat contractant\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Lord Hoffmann, page 82. V. \u00e9galement Human Genome Sciences v Eli Lilly [2011] UKSC 51, [2012] RPC 6; Actavis UK Ltd v Merck [2008] EWCA Civ 444; R. v Secretary of State for Work and Pensions [2008] UKHL 63. Ce qui n\u2019emp\u00eachera pas des divergences et des remarques peu am\u00e8nes \u00e9chang\u00e9es avec l\u2019OEB, notamment \u00e0 l\u2019occasion de l\u2019affaire Aerotel (V. infra, n\u00b0285).\" id=\"return-footnote-42-57\" href=\"#footnote-42-57\" aria-label=\"Footnote 57\"><sup class=\"footnote\">[57]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>En cons\u00e9quence de l\u2019harmonisation issue de la CBE et de la directive 98\/44\/CE (dont les solutions ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9serv\u00e9es par le <em>EU Withdrawal Act 2018<\/em><a class=\"footnote\" title=\"V. supra, n\u00b0314.\" id=\"return-footnote-42-58\" href=\"#footnote-42-58\" aria-label=\"Footnote 58\"><sup class=\"footnote\">[58]<\/sup><\/a>), la protection des brevets au Royaume-Uni est assez proche du droit fran\u00e7ais, s\u2019agissant de la brevetabilit\u00e9 et de l\u2019\u00e9tendue de la protection. Cependant, des diff\u00e9rences subsistent. La plus importante concernait l\u2019examen, qui constitue au Royaume-Uni un examen complet au fond<a class=\"footnote\" title=\"V. infra, n\u00b0325.\" id=\"return-footnote-42-59\" href=\"#footnote-42-59\" aria-label=\"Footnote 59\"><sup class=\"footnote\">[59]<\/sup><\/a>. Elle s&rsquo;est estomp\u00e9e par l&rsquo;effet de la r\u00e9forme issue en France de la loi PACTE<a class=\"footnote\" title=\"L. n\u00b0 2019-486 du 22 mai 2019 relative \u00e0 la croissance et la transformation des entreprises.\" id=\"return-footnote-42-60\" href=\"#footnote-42-60\" aria-label=\"Footnote 60\"><sup class=\"footnote\">[60]<\/sup><\/a>, qui impose la prise en compte, depuis le 22 mai 2020, de l&rsquo;activit\u00e9 inventive pour la d\u00e9livrance des brevets fran\u00e7ais. Les proc\u00e9dures applicables, avant et apr\u00e8s d\u00e9livrance, demeurent cependant diff\u00e9rentes<a class=\"footnote\" title=\"L\u00e0 encore, il faut tenir compte des r\u00e9formes issues en France de la Loi PACTE, et notamment du nouveau droit d'opposition (encadr\u00e9 par l\u2019ordonnance n\u00b0 2020-116 du 12 f\u00e9vrier 2020 et compl\u00e9t\u00e9e par le d\u00e9cret n\u00b0 2020-225 du 6 mars 2020).\" id=\"return-footnote-42-61\" href=\"#footnote-42-61\" aria-label=\"Footnote 61\"><sup class=\"footnote\">[61]<\/sup><\/a>. Le Patents Act 1977 ne pr\u00e9voit pas non plus de certificats d&rsquo;utilit\u00e9 ou de titres \u00e9quivalents<a class=\"footnote\" title=\"V. cependant l\u2019unregistered design right, Tome 1, n\u00b0288.\" id=\"return-footnote-42-62\" href=\"#footnote-42-62\" aria-label=\"Footnote 62\"><sup class=\"footnote\">[62]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<h2>2. L\u2019obtention du brevet<\/h2>\n<p><span style=\"background-color: #ffff00;\"><strong><span style=\"background-color: #ffffff;\">309._ Plan_<\/span><\/strong><span style=\"background-color: #ffffff;\">\u00a0Nous distinguerons classiquement les conditions de fond (A) et de forme (B) de la protection.<\/span><\/span><\/p>\n<h3><strong>A. Les conditions de fond<\/strong><\/h3>\n<p><strong>310._ En g\u00e9n\u00e9ral_<\/strong> La l\u00e9gislation ant\u00e9rieure au Patents Act 1977 \u00e9tait tr\u00e8s insuffisante dans sa d\u00e9finition de l\u2019invention brevetable<a class=\"footnote\" title=\"Le Patents Act 1949 reprenait la formule du Statues of Monopoles et d\u00e9finissait l\u2019invention comme \u00ab\u00a0any manner of new manufacture the subject of letters patent and grant of privilege within section six of the Statute of Monopolies of Monopolies and any new method or process of testing applicable to the improvement or control of manufacture, and includes an alleged invention\u00a0\u00bb (Section 101).\" id=\"return-footnote-42-63\" href=\"#footnote-42-63\" aria-label=\"Footnote 63\"><sup class=\"footnote\">[63]<\/sup><\/a>. Le Patents Acts 1977 a repris les conditions de fond de la brevetabilit\u00e9 \u00e9tablies par la Convention sur le brevet europ\u00e9en (CBE). La section 1(1) du Patents Act dispose :<\/p>\n<div class=\"textbox shaded\">\n<p>\u00ab\u00a0Un brevet ne peut \u00eatre d\u00e9livr\u00e9 que pour une invention pour laquelle les conditions suivantes sont remplies :<\/p>\n<p>a) l\u2019invention est nouvelle ;<\/p>\n<p>b) elle implique une activit\u00e9 inventive ;<\/p>\n<p>c) elle est susceptible d\u2019application industrielle ;<\/p>\n<p>d) la d\u00e9livrance d\u2019un brevet pour cette invention n\u2019est pas exclue par les alin\u00e9as 2) et 3) ou la section 4A ci-dessous<\/p>\n<p>et les r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 l\u2019expression \u00abinvention brevetable\u00bb dans la pr\u00e9sente loi doivent \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9es en cons\u00e9quence.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/div>\n<p>Les sous-sections (2) et (3) vis\u00e9es au point (d) reprennent, en des termes voisins, les dispositions de la CBE<a class=\"footnote\" title=\"V. infra, n\u00b0313.\" id=\"return-footnote-42-64\" href=\"#footnote-42-64\" aria-label=\"Footnote 64\"><sup class=\"footnote\">[64]<\/sup><\/a>. La section 4A vise quant \u00e0 elle les m\u00e9thodes de traitement et de diagnostic<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-42-65\" href=\"#footnote-42-65\" aria-label=\"Footnote 65\"><sup class=\"footnote\">[65]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>311._ L\u2019invention_<\/strong> Le terme \u00ab\u00a0invention\u00a0\u00bb n\u2019est pas d\u00e9fini dans la loi. La Chambre des Lords (d\u00e9sormais Cour supr\u00eame) a eu l\u2019occasion d\u2019aborder ce point en 1996 dans l\u2019affaire <em>Biogen Inc v Medeva plc<\/em><a class=\"footnote\" title=\"Biogen Inc v Medeva plc, [1996] UKHL 18, (1997) 38 BMLR 149, [1997] RPC 1.\" id=\"return-footnote-42-66\" href=\"#footnote-42-66\" aria-label=\"Footnote 66\"><sup class=\"footnote\">[66]<\/sup><\/a>, premi\u00e8re d\u00e9cision portant sur la brevetabilit\u00e9 de produits issus du g\u00e9nie g\u00e9n\u00e9tique. Elle y rel\u00e8ve les difficult\u00e9s pos\u00e9es par toute tentative de d\u00e9finition, ainsi que l\u2019int\u00e9r\u00eat limit\u00e9 d\u2019une telle discussion, au regard des conditions de la brevetabilit\u00e9:<\/p>\n<div class=\"textbox shaded\">\n<p><strong><em>Biogen Inc v Medeva plc, <\/em>[1996] UKHL 18<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a09. Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;une invention ?<\/p>\n<p>43. La loi pr\u00e9cise les diverses conditions, tant positives (aux paragraphes a) \u00e0 c)) que n\u00e9gatives (au paragraphe d)) qu&rsquo;une invention doit satisfaire pour \u00eatre une \u00ab invention brevetable \u00bb. Ce sch\u00e9ma pourrait sugg\u00e9rer que, logiquement, il faut d&rsquo;abord d\u00e9terminer si l&rsquo;invention revendiqu\u00e9e peut \u00eatre correctement d\u00e9crite comme une invention. Ce n&rsquo;est que si cette question re\u00e7oit une r\u00e9ponse affirmative qu&rsquo;il sera n\u00e9cessaire d&rsquo;examiner si l&rsquo;invention remplit les conditions prescrites pour \u00eatre \u00ab brevetable \u00bb. Dans la pratique, cependant, ce serait une erreur dans la plupart des cas, et source de difficult\u00e9s inutiles.<\/p>\n<p>44. La Loi ne d\u00e9finit pas la notion d&rsquo;invention. La section 1(1) avait pour objet de reprendre, \u00ab dans la mesure du possible \u00bb, l&rsquo;article 52 de la Convention sur le brevet europ\u00e9en (\u00ab CBE \u00bb) : voir la section 130(7) du Patents Act 1977. L&rsquo;article 52 ne contient pas non plus de d\u00e9finition de l&rsquo;invention. Il semble que les parties \u00e0 la CBE n&rsquo;aient pas \u00e9t\u00e9 en mesure de s&rsquo;entendre sur ce point : V. Singer et Singer, The European Patent Convention (\u00e9d. anglaise 1995 par Ralph Lunzer), paragr. 52.04. Mais la raison pour laquelle les parties ont d\u00e9cid\u00e9 de se passer d&rsquo;une d\u00e9finition \u00e9tait qu&rsquo;elles reconnaissaient que la question serait presque toujours th\u00e9orique. Les quatre conditions \u00e9nonc\u00e9es au paragraphe 1(1) font beaucoup plus que restreindre les cat\u00e9gories d&rsquo;\u00ab inventions \u00bb qui peuvent \u00eatre brevet\u00e9es. Elles contiennent probablement \u00e9galement tous les \u00e9l\u00e9ments du concept d&rsquo;invention au sens ordinaire. Je dis probablement, parce qu&rsquo;en l&rsquo;absence d&rsquo;une d\u00e9finition, on ne peut pas dire avec certitude que l&rsquo;on ne trouverait pas quelque chose qui remplirait toutes les conditions mais ne pourrait pas \u00eatre qualifi\u00e9 d&rsquo;invention. Mais les r\u00e9dacteurs de la Convention et de la loi, ainsi que les Conseils pr\u00e9sents devant nous, n&rsquo;ont pas pu en donner d&rsquo;exemples. Au cas o\u00f9 la situation se pr\u00e9senterait, la section 1(5) donne au secr\u00e9taire d&rsquo;\u00c9tat le pouvoir de modifier la liste des \u00e9l\u00e9ments exclus par l&rsquo;alin\u00e9a (d) \u00ab dans le but d\u2019assurer leur conformit\u00e9 avec les d\u00e9veloppements de la science et de la technologie \u00bb.<\/p>\n<p>45. \u00c9tant donn\u00e9 que les quatre conditions sont relativement famili\u00e8res, clarifi\u00e9es par les d\u00e9finitions de la loi et la jurisprudence des tribunaux et de l&rsquo;OEB, il sera normalement plus commode de commencer par d\u00e9cider si elles sont satisfaites. Dans presque tous les cas, ce sera la fin de l&rsquo;investigation. Il se peut qu&rsquo;un jour il soit n\u00e9cessaire de d\u00e9cider si quelque chose qui satisfait aux conditions de brevetabilit\u00e9 peut \u00eatre qualifi\u00e9 d&rsquo;invention, mais on peut attendre que la question se pose.<\/p>\n<p>46. On peut bien s\u00fbr imaginer des cas o\u00f9 l&rsquo;objet revendiqu\u00e9 n&rsquo;est manifestement pas une invention, au point qu&rsquo;il est tentant de s&rsquo;attaquer au probl\u00e8me en rejetant la revendication sans s&rsquo;enqu\u00e9rir de trop pr\u00e8s de la condition qui n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 remplie. C&rsquo;est ainsi que, dans l\u2019arr\u00eat Genentech Inc. [1989] R.P.C. 147, 264, Mustill L.J. a d\u00e9clar\u00e9, en se r\u00e9f\u00e9rant au sens ordinaire du mot \u00ab invention \u00bb : \u00ab Vous ne pouvez pas inventer l&rsquo;eau, bien que vous puissiez certainement inventer des fa\u00e7ons de la distiller ou de la synth\u00e9tiser. \u00bb C&rsquo;est \u00e9vident, dans un tel cas, il peut sembler p\u00e9dant de dire que l&rsquo;eau ne satisfait pas \u00e0 la condition \u00e9nonc\u00e9e \u00e0 l&rsquo;alin\u00e9a a) de la section 1(1) parce qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas nouvelle. Malheureusement, la plupart des affaires port\u00e9es devant les tribunaux sont plus complexes. Les juges seraient donc bien avis\u00e9s de mettre de c\u00f4t\u00e9 leur intuition ou opinion sur ce qui constitue une invention, jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;ils aient examin\u00e9 les questions de nouveaut\u00e9, d&rsquo;inventivit\u00e9, etc. En l&rsquo;esp\u00e8ce, je crois que l&rsquo;avocat de Medeva a eu raison de r\u00e9sister \u00e0 l&rsquo;invitation de la Cour d&rsquo;appel de pr\u00e9senter des observations sur la question de savoir si les revendications constituaient une invention. \u00bb<\/p>\n<\/div>\n<p>Ce d\u00e9bat s&rsquo;est \u00e9galement d\u00e9plac\u00e9 sur le concept de \u00ab\u00a0d\u00e9couvertes\u00a0\u00bb, exclues de la brevetabilit\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"Exclusion ancienne, inscrite \u00e0 la s. 1(2) du Patents Act, v. infra, n\u00b0313.\" id=\"return-footnote-42-67\" href=\"#footnote-42-67\" aria-label=\"Footnote 67\"><sup class=\"footnote\">[67]<\/sup><\/a>, qui n&rsquo;est pas plus d\u00e9fini par la loi. Les remarques pr\u00e9cit\u00e9es de <em>Biogen<\/em> sont tr\u00e8s certainement \u00e9galement applicables ici, et plus largement \u00e0 la distinction entre invention et d\u00e9couverte<a class=\"footnote\" title=\"V. cette remarque de la High court d'Australie dans National Research Development Corporation v. Commissioner of Patents (1959) 102 CLR 252 (High Court d'Australie): &quot;the truth is that the distinction between discovery and invention is not precise enough to be other than misleading in this area of discussion&quot;.\" id=\"return-footnote-42-68\" href=\"#footnote-42-68\" aria-label=\"Footnote 68\"><sup class=\"footnote\">[68]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Sous ces r\u00e9serves, le droit britannique admet de longue date qu&rsquo;une invention puisse reposer sur une d\u00e9couverte<a class=\"footnote\" title=\"V. CFPH LLC, Patent Applications by [2005] EWHC 1589 (Pat) (21 July 2005): &quot;An instance of a &quot;soft&quot; exclusion is a discovery. It is well-settled law that, although you cannot patent a discovery, you can patent a useful artefact or process that you were able to devise once you had made your discovery. This is so even where it was perfectly obvious how to devise the artefact or process, once you had made the discovery (Genentech\u2019s Patent [1987] RPC 553, 566; on appeal [1989] RPC 147, 208, 240, C.A.). The detractors of your patent are not allowed to say: the discovery does not count and the rest was obvious. They are not allowed to dissect your invention in that way. The discovery is an integral and all-important part of your invention. The law does not object to that. It objects only when you try to monopolise your discovery for all purposes i.e. divorced from your new artefact or process. For that would enable you to stifle the creation of further artefacts or processes which you yourself were not able to think of&quot;.\" id=\"return-footnote-42-69\" href=\"#footnote-42-69\" aria-label=\"Footnote 69\"><sup class=\"footnote\">[69]<\/sup><\/a>. Ainsi, dans l\u2019affaire In <em>Genentech Inc&rsquo;s Patent<\/em><a class=\"footnote\" title=\"Genentech Inc.\u2019s Patent, [1989] RPC 147 (CA).\" id=\"return-footnote-42-70\" href=\"#footnote-42-70\" aria-label=\"Footnote 70\"><sup class=\"footnote\">[70]<\/sup><\/a>, la Cour d\u2019appel de Londres a jug\u00e9 que la d\u00e9couverte d\u2019une s\u00e9quence d\u2019acide amin\u00e9 pouvait constituer une invention lorsqu\u2019elle est incorpor\u00e9e dans un proc\u00e9d\u00e9 de fabrication. Dans l\u2019affaire <em>Kirin-Amgen v Hoechst Marion Roussel<\/em><a class=\"footnote\" title=\"Kirin-Amgen v Hoechst Marion Roussel, [2004] UKHL 46, [2005] All ER 667; 64 IPR 444; [2005] RPC 169.\" id=\"return-footnote-42-71\" href=\"#footnote-42-71\" aria-label=\"Footnote 71\"><sup class=\"footnote\">[71]<\/sup><\/a>, la Chambre des Lords a quant \u00e0 elle jug\u00e9 qu\u2019une s\u00e9quence d\u2019ADN, en tant que telle, constituait une simple d\u00e9couverte, mais qu\u2019un proc\u00e9d\u00e9 permettant de l\u2019isoler et de l\u2019extraire, ainsi que les produits ainsi obtenus, \u00e9taient bien constitutifs d&rsquo;inventions.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"background-color: #ffff00;\"><strong><span style=\"background-color: #ffffff;\">312._ Les inventions g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par IA: la jurisprudence Thaler_ <\/span><\/strong><\/span><span style=\"background-color: #ffffff;\">La question de la brevetabilit\u00e9 des inventions g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par des syst\u00e8mes d&rsquo;intelligence artificielle a \u00e9t\u00e9 soumise aux tribunaux britanniques dans le cadre de l&rsquo;affaire \u00ab\u00a0Tahler\u00a0\u00bb, relative au syst\u00e8me d&rsquo;intelligence artificielle \u00ab\u00a0DABUS\u00a0\u00bb (pour Device for the Autonomous Bootstrapping of Unified Sentience), qui a \u00e9galement connu des d\u00e9veloppements aux <\/span><span style=\"font-size: 1em;\">\u00c9tats-Unis<a class=\"footnote\" title=\"V. infra, n\u00b0389 et 390.\" id=\"return-footnote-42-72\" href=\"#footnote-42-72\" aria-label=\"Footnote 72\"><sup class=\"footnote\">[72]<\/sup><\/a> et aupr\u00e8s de l&rsquo;OEB<a class=\"footnote\" title=\"D\u00e9cisions de la section de d\u00e9p\u00f4t de l'OEB du 27 janvier 2020, rejetant les demandes de brevet EP 18 275 162 et EP 18 275 174 d\u00e9signant en qualit\u00e9 d'inventeur le programme d'intelligence artificielle DABUS, confirm\u00e9es par d\u00e9cision de la chambre de recours juridique de l'OEB du 21 d\u00e9cembre 2020.\" id=\"return-footnote-42-73\" href=\"#footnote-42-73\" aria-label=\"Footnote 73\"><sup class=\"footnote\">[73]<\/sup><\/a><\/span><span style=\"background-color: #ffffff;\">, mais \u00e9galement en Afrique du Sud<a class=\"footnote\" title=\"Avec un premier brevet d\u00e9livr\u00e9 par l'Office sud-africain (patent no. 2021\/03242), publi\u00e9 en juillet 2021, pour l'invention relevi\u00e9 au conteneur d'aliment ou de boisson (V. ci-apr\u00e8s). On notera cependant que l'examen op\u00e9r\u00e9 par l'Office est limit\u00e9.\" id=\"return-footnote-42-74\" href=\"#footnote-42-74\" aria-label=\"Footnote 74\"><sup class=\"footnote\">[74]<\/sup><\/a> et en Australie<a class=\"footnote\" title=\"Demande no. 2019363177 du 9 septembre 2020 (PCT\/IB2019\/057809), rejet\u00e9e par le Patent Office, au motif que l'inventeur au sens de la section 15(1) du Patents Act de 1990 ne peut \u00eatre qu'un \u00eatre humain. Position finalement confirm\u00e9e par un arr\u00eat de la Cour F\u00e9d\u00e9rale d'Australie le 13 avril 2022: Australian law in Commissioner of Patents v Thaler\u00a0[2022] FCAFC 62 (qui infirme Thaler\u00a0v Commissioner of Patents\u00a0[2021] FCA 879; 160 IPR 72).\" id=\"return-footnote-42-75\" href=\"#footnote-42-75\" aria-label=\"Footnote 75\"><sup class=\"footnote\">[75]<\/sup><\/a> et en Nouvelle-Z\u00e9lande<a class=\"footnote\" title=\"D\u00e9cision de rejet du Patent office du 31 janvier 2022, confirm\u00e9e par la High Court, Thaler v Commissioner of Patents [2023] NZHC 554 (17 March 2023).\" id=\"return-footnote-42-76\" href=\"#footnote-42-76\" aria-label=\"Footnote 76\"><sup class=\"footnote\">[76]<\/sup><\/a>,\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"background-color: #ffffff;\">En l&rsquo;esp\u00e8ce, Stephen Thaler, cr\u00e9ateur du syst\u00e8me d&rsquo;intelligence artificielle DABUS, pr\u00e9tendait que son syst\u00e8me avait cr\u00e9\u00e9 g\u00e9n\u00e9r\u00e9 deux inventions, portant sur un nouveau type de conteneur d&rsquo;aliments ou de boissons,\u00a0 et un nouveau type de balise lumineuse et sur nouvelle fa\u00e7on d&rsquo;attirer l&rsquo;attention en cas d&rsquo;urgence. Ces inventions avaient fait l&rsquo;objet en octobre et novembre 2018 de deux demandes de brevets nationaux<a class=\"footnote\" title=\"No. GB1816909.4 et GB1818161.0.\" id=\"return-footnote-42-77\" href=\"#footnote-42-77\" aria-label=\"Footnote 77\"><sup class=\"footnote\">[77]<\/sup><\/a>. Cependant aucune de ces demandes ne d\u00e9signait un inventeur humain, les formulaires accompagnant les demandes indiquant que M. Thaler n&rsquo;\u00e9tait pas un inventeur des inventions d\u00e9crites. L&rsquo;UKIPO notifiait alors \u00e0 M. Thaler qu&rsquo;il devrait d\u00e9poser une d\u00e9claration attestant la qualit\u00e9 d&rsquo;inventeur, c&rsquo;est-\u00e0-dire une d\u00e9claration identifiant la ou les personnes qu&rsquo;il croyait \u00eatre l&rsquo;inventeur ou les inventeurs de chacune de ces inventions, dans les seize mois suivant la date de d\u00e9p\u00f4t<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 13, et SI 2007\/3291, rule 10(3).\" id=\"return-footnote-42-78\" href=\"#footnote-42-78\" aria-label=\"Footnote 78\"><sup class=\"footnote\">[78]<\/sup><\/a>. Dans ses r\u00e9ponses, M. Thaler indiquait que ces deux inventions avaient \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es par DABUS, et qu\u2019il avait acquis le droit au d\u00e9p\u00f4t en tant que propri\u00e9taire de cette machine. Apr\u00e8s quelques \u00e9changes, le Contr\u00f4leur rendait une d\u00e9cision de rejet le 4 d\u00e9cembre 2019<a class=\"footnote\" title=\"No. BL O\/741\/19. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, la d\u00e9cision pr\u00e9cise que les demandes sont r\u00e9put\u00e9es retir\u00e9es \u00e0 l'expiration du d\u00e9lai de seize mois pr\u00e9vu \u00e0 la section 10(3) pr\u00e9cit\u00e9e.\" id=\"return-footnote-42-79\" href=\"#footnote-42-79\" aria-label=\"Footnote 79\"><sup class=\"footnote\">[79]<\/sup><\/a>, au motif que DABUS n&rsquo;\u00e9tait pas une personne au sens des sections 7 (droit au d\u00e9p\u00f4t) et 13 (mention de l&rsquo;inventeur) du Patents Act, et donc pas un inventeur, et qu&rsquo;en cons\u00e9quence DABUS n&rsquo;avait aucun droit pouvant \u00eatre transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 M. Thaler, ce dernier n&rsquo;ayant pas plus droit \u00e0 la d\u00e9livrance d&rsquo;un brevet au motif qu&rsquo;il \u00e9tait propri\u00e9taire de DABUS.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>La High Court, puis la Cour d&rsquo;appel de Londres, avaient rejet\u00e9 les recours form\u00e9s par M. Thaler<span style=\"background-color: #ffffff;\"><a class=\"footnote\" title=\"Thaler v Comptroller-General of Patents Trade Marks and Designs, [2020] EWHC 2412 (Pat), [2020] Bus LR 2146, Marcus Smith J.; Thaler v Comptroller General of Patents Trade Marks And Designs, [2021] EWCA Civ 1374, [2022] Bus LR 375. Comme la High Court, la Cour d'appel confirme que DABUS ne pouvait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un inventeur au sens du Patents Act 1977, ce dernier devant n\u00e9cessairement \u00eatre une personne physique, et qu'il n'existe pas de r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale de droit selon laquelle tout bien incorporel (y compris une invention) cr\u00e9\u00e9 par une machine est la propri\u00e9t\u00e9 de la machine ou du propri\u00e9taire de la machine.\" id=\"return-footnote-42-80\" href=\"#footnote-42-80\" aria-label=\"Footnote 80\"><sup class=\"footnote\">[80]<\/sup><\/a>.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">L&rsquo;affaire avait ensuite \u00e9t\u00e9 port\u00e9 devant la Cour supr\u00eame du Royaume-Uni. Par arr\u00eat du 20 d\u00e9cembre 2023<a class=\"footnote\" title=\"Thaler v Comptroller-General of Patents, Designs and Trademarks, [2023] UKSC 49.\" id=\"return-footnote-42-81\" href=\"#footnote-42-81\" aria-label=\"Footnote 81\"><sup class=\"footnote\">[81]<\/sup><\/a>, celle-ci confirme tout d&rsquo;abord que l&rsquo;inventeur au sens du Patents Act 1977 doit \u00eatre personne physique, notamment sur le fondement de l&rsquo;examen des dispositions des sections 7 (droit au d\u00e9p\u00f4t, d\u00e9finition et l&rsquo;inventeur) et 13 (mention de l&rsquo;inventeur) du Patents Act 1977<a class=\"footnote\" title=\"La Cour tire \u00e9galement argument du contexte g\u00e9n\u00e9ral du Patents Act 1977, et des dispositions des sections 2(4) (divulgations pr\u00e9alables non destructrices de nouveaut\u00e9s), 8 et 37, qui confirment que l'inventeur est bien une personne physique.\" id=\"return-footnote-42-82\" href=\"#footnote-42-82\" aria-label=\"Footnote 82\"><sup class=\"footnote\">[82]<\/sup><\/a>:<\/span><\/p>\n<div class=\"textbox shaded\">\n<p><strong>Thaler v. Comptroller, [2023] UKSC 49.<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a056. (&#8230;) La structure et le contenu des sections 7 et 13 de la loi, en eux-m\u00eames et dans le contexte de la loi dans son ensemble, ne permettent qu&rsquo;une seule interpr\u00e9tation : un inventeur au sens du Patents Act 1977 doit \u00eatre une personne physique, et DABUS n&rsquo;est pas du tout une personne, et encore moins une personne physique : Il s&rsquo;agit d&rsquo;une machine qui, en partant de l&rsquo;hypoth\u00e8se factuelle qui sous-tend la pr\u00e9sente proc\u00e9dure, a cr\u00e9\u00e9 ou g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par elle-m\u00eame les avanc\u00e9es techniques divulgu\u00e9es dans les demandes. J&rsquo;utilise d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment ici le terme \u00ab progr\u00e8s technique \u00bb plut\u00f4t qu\u2019 \u00ab invention \u00bb, et les termes \u00ab cr\u00e9er \u00bb ou \u00ab g\u00e9n\u00e9rer \u00bb plut\u00f4t que \u00ab concevoir \u00bb ou \u00ab inventer \u00bb, pour \u00e9viter de pr\u00e9juger de la premi\u00e8re question que nous avons \u00e0 trancher. Mais il est indiscutable que DABUS est une machine, pas une personne (qu&rsquo;elle soit physique ou morale), et je ne comprends pas que le Dr Thaler sugg\u00e8re le contraire.<br \/>\n57. L&rsquo;article 130 de la loi de 1977 dispose que le terme \u00ab inventeur \u00bb a le sens que lui donne la section 7. Comme nous l&rsquo;avons vu, le paragraphe 7(3) pr\u00e9voit que le terme \u00ab inventeur \u00bb s&rsquo;entend, en ce qui concerne une invention, de l&rsquo;auteur r\u00e9el de l&rsquo;invention. Rien n&rsquo;indique que le terme \u00ab concepteur \u00bb a ici une signification autre que son sens ordinaire, c&rsquo;est-\u00e0-dire d\u00e9signant une personne qui con\u00e7oit un produit ou un proc\u00e9d\u00e9 nouveau et non \u00e9vident (l&rsquo;invention), susceptible d&rsquo;application industrielle et pouvant \u00eatre prot\u00e9g\u00e9e par le syst\u00e8me des brevets.<br \/>\n58. Cette interpr\u00e9tation est \u00e9galement conforme \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie de la section 7 d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9e. Ainsi une demande de brevet peut \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9e par toute personne (section\u00a0 7(1)). Et il existe une pr\u00e9somption r\u00e9fragable selon laquelle la personne qui pr\u00e9sente la demande a le droit de se voir accorder le brevet (section 7(4)).<br \/>\n59. Toutefois, un brevet ne peut \u00eatre d\u00e9livr\u00e9 qu&rsquo;\u00e0 une personne appartenant \u00e0 l&rsquo;une des trois cat\u00e9gories de personnes \u00e9num\u00e9r\u00e9es \u00e0 la section 7(2). La premi\u00e8re personne \u00e0 qui un brevet peut \u00eatre d\u00e9livr\u00e9 est l&rsquo;inventeur (article 7(2)(a)). Mais, de pr\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;inventeur, il peut \u00eatre accord\u00e9 \u00e0 une ou plusieurs personnes mentionn\u00e9es \u00e0 l&rsquo;article 7(2)b), ou au successeur ou aux successeurs en titre de toute personne mentionn\u00e9e aux alin\u00e9as a) ou b) (article 7(2)c)) &#8211; qui sont \u00e9galement des personnes dot\u00e9es de la personnalit\u00e9 juridique, mais pas n\u00e9cessairement des personnes physiques (&#8230;)<br \/>\n(&#8230;)<br \/>\n65. La section 13 confirme \u00e9galement qu&rsquo;un inventeur doit \u00eatre une personne. Je dois y revenir pour examiner les autres questions soulev\u00e9es dans le pr\u00e9sent pourvoi. Mais pour l&rsquo;instant, il suffit de se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 la section 13(1) qui conf\u00e8re \u00e0 l&rsquo;inventeur le droit d&rsquo;\u00eatre mentionn\u00e9, et \u00e0 la section 13(2) qui exige du d\u00e9posant qu&rsquo;il d\u00e9pose la d\u00e9claration identifiant la ou les personnes qu&rsquo;il croit \u00eatre l&rsquo;inventeur ou les inventeurs. Rien dans aucune de ces dispositions ne laisse entendre qu&rsquo;un inventeur peut \u00eatre une machine.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/div>\n<p><span style=\"background-color: #ffffff;\">Elle confirme \u00e9galement que le Patents Act 1977 ne donne pas le droit \u00e0 une personne d&rsquo;obtenir un brevet pour un produit ou proc\u00e9d\u00e9 cr\u00e9\u00e9 de mani\u00e8re autonome par une machine, notamment sur le fondement de son droit de propri\u00e9t\u00e9 sur la machine<a class=\"footnote\" title=\"&quot;In my view there are two fundamental problems with these submissions. The first is that they assume that DABUS can itself be an inventor within the meaning of the 1977 Act. But that assumption is not correct for the reasons I have given. DABUS is a machine and not a person. That was reason enough for the Hearing Officer for the Comptroller to reach the conclusion he did. Indeed, it was itself fatal to the applications. There was no inventor through whom Dr Thaler could claim the right to obtain a patent for any technical advance described in those applications.The second is that it mischaracterises an invention as being or amounting to tangible property such that title to it can pass, as a matter of law, to the owner of the machine which, on this assumption, generated it. I accept, of course, that the 1977 Act refers at times to the property in an invention. As we have seen, it does so in, most importantly, section 7(2)(b), and this is the provision on which Dr Thaler places particular reliance. The 1977 Act also contemplates in, for example, section 39, that an invention may be taken as &quot;belonging&quot; to a person, such as an employee or an employer.\nOne must be careful to understand what this means, however. The right we are concerned with, as conferred by the 1977 Act, is a right to apply for a patent for what is said to be an invention and, if it is patentable and satisfies the other requirements of the Act, to secure the grant of a patent on that application. But I am satisfied that Dr Thaler has not identified any basis in law on which he acquired such a right through his ownership of DABUS.\nIn particular, Dr Thaler's reliance on the doctrine of accession in this context is misguided. The doctrine concerns new tangible property produced by existing tangible property. Dr Thaler contends that, upon the application of this doctrine, the owner of the existing property also owns the new property. In this way, the farmer owns the cow and the calf. By analogy, Dr Thaler continues, he, as owner of DABUS, is the owner of all rights in all developments made by DABUS.\nWe are not concerned here with a new item of tangible property produced by an existing item of tangible property, however. We are concerned with what appear (and which for present purposes we must assume) to be concepts for new and non-obvious devices and methods, and descriptions of ways to put them to into practice, all of which, so Dr Thaler maintains, have been generated autonomously by DABUS. There is no principled basis for applying the doctrine of accession in these circumstances.\nFor these reasons and those given by the Court of Appeal, I am satisfied that the doctrine upon which Dr Thaler relies here, that of accession, does not, as a matter of law, operate to confer on him the property in or the right to apply for and obtain a patent for any technical development made by DABUS.\nIt follows that, on the factual assumptions upon which this appeal is proceeding, Dr Thaler has never had any right to secure the grant to himself of patents under the 1977 Act in respect of anything described in the applications&quot;.\" id=\"return-footnote-42-83\" href=\"#footnote-42-83\" aria-label=\"Footnote 83\"><sup class=\"footnote\">[83]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La question du traitement des inventions relatives \u00e0 l&rsquo;intelligence artificielle est abord\u00e9e plus loin<a class=\"footnote\" title=\"V. infra, n\u00b0314.\" id=\"return-footnote-42-84\" href=\"#footnote-42-84\" aria-label=\"Footnote 84\"><sup class=\"footnote\">[84]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>313._ Les inventions exclues de la brevetabilit\u00e9_<\/strong> Elles sont tout d\u2019abord vis\u00e9es aux sections 1(2), 1(3) et 4A du Patents Act 1977. La section 1(2) dispose :<\/p>\n<div class=\"textbox shaded\">\n<p>\u00ab Ne constitue pas (notamment) une invention aux fins de la pr\u00e9sente loi, tout ce qui consiste en :<\/p>\n<p>a) une d\u00e9couverte, une th\u00e9orie scientifique ou une m\u00e9thode math\u00e9matique;<a class=\"footnote\" title=\"Sur les d\u00e9couvertes, V. CFPH LLC, Patent Applications by [2005] EWHC 1589 (Pat) (21 July 2005): &quot;An instance of a &quot;soft&quot; exclusion is a discovery. It is well-settled law that, although you cannot patent a discovery, you can patent a useful artefact or process that you were able to devise once you had made your discovery. This is so even where it was perfectly obvious how to devise the artefact or process, once you had made the discovery (Genentech\u2019s Patent [1987] RPC 553, 566; on appeal [1989] RPC 147, 208, 240, C.A.). The detractors of your patent are not allowed to say: the discovery does not count and the rest was obvious. They are not allowed to dissect your invention in that way. The discovery is an integral and all-important part of your invention. The law does not object to that. It objects only when you try to monopolise your discovery for all purposes i.e. divorced from your new artefact or process. For that would enable you to stifle the creation of further artefacts or processes which you yourself were not able to think of&quot; (para. 34). Pour une exclusion, v. Tate &amp; Lyle Technology v Roquette Fr\u00e8res [2009] EWHC 1312 (Pat) (invention consistant uniquement dans l\u2019explication du fonctionnement d\u2019une m\u00e9thode connue de fabrication de substitut au sucre).\" id=\"return-footnote-42-85\" href=\"#footnote-42-85\" aria-label=\"Footnote 85\"><sup class=\"footnote\">[85]<\/sup><\/a><\/p>\n<p>b) une \u0153uvres litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique ou toute autre cr\u00e9ation esth\u00e9tique de quelque nature que ce soit ;<\/p>\n<p>c) un plan, un principes ou une m\u00e9thode dans l\u2019exercice d\u2019activit\u00e9s intellectuelles, en mati\u00e8re de jeu ou dans le domaine des activit\u00e9s \u00e9conomiques<a class=\"footnote\" title=\"V. Halliburton Energy Services Inc's Applications [2012] RPC 129 (l\u2019exclusion doit \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e restrictivement et couvre uniquement les activit\u00e9s mises en oeuvres par des moyens purement intellectuels). Sur la brevetabilit\u00e9 des jeux, V. Shopalotto.com Ltd\u2019s Application [2006] RPC 7; IGT v The Comptroller-General of Patents [2007] EW HC 1341 (Ch). Sur les m\u00e9thodes commerciales, v. Aerotel v Telco and Macrossan's Application, [2006] EWHC 997 (Pat) [2006] EWCA Civ 1371.\" id=\"return-footnote-42-86\" href=\"#footnote-42-86\" aria-label=\"Footnote 86\"><sup class=\"footnote\">[86]<\/sup><\/a>, ou un programme d\u2019ordinateur;<a class=\"footnote\" title=\"V. infra, n\u00b0314.\" id=\"return-footnote-42-87\" href=\"#footnote-42-87\" aria-label=\"Footnote 87\"><sup class=\"footnote\">[87]<\/sup><\/a><\/p>\n<p>d) une pr\u00e9sentation d\u2019informations;<a class=\"footnote\" title=\"V. Townsend\u2019s Application [2004] EWHC 482 (Pat) (l\u2019exclusion couvre \u00e0 la fois la fourniture d\u2019informations et l\u2019expression); Autonomy Corp Ltd v Comptroller General of Patents, Trade Marks &amp; Designs [2008] EWHC 146 (Pat) (le moyen technique de pr\u00e9sentation de l\u2019information n\u2019est pas couvert par l\u2019exclusion); Gemstar\u2013TV Guide International Inc v Virgin Media Limited [2010] RPC 10 (Guide \u00e9lectronique de programmes. Exigence d\u2019un effet technique au del\u00e0 de la pr\u00e9sentation de l\u2019information).\" id=\"return-footnote-42-88\" href=\"#footnote-42-88\" aria-label=\"Footnote 88\"><sup class=\"footnote\">[88]<\/sup><\/a><\/p>\n<p>toutefois, ces dispositions n\u2019excluent qu\u2019un \u00e9l\u00e9ment soit consid\u00e9r\u00e9 comme une invention aux fins de la pr\u00e9sente loi que dans la mesure o\u00f9 un brevet ou une demande de brevet concerne un de ces \u00e9l\u00e9ments consid\u00e9r\u00e9 en tant que tel.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/div>\n<p>Les conditions g\u00e9n\u00e9rales d\u2019application des exclusions vis\u00e9es \u00e0 cette section 1(2) ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9es par la Cour d\u2019Appel de Londres dans l\u2019affaire <em>Aerotel<\/em><a class=\"footnote\" title=\"Aerotel Ltd v Telco Holdings Ltd &amp; Ors Rev 1 [2006] EWCA Civ 1371; [2007] RPC 7.\" id=\"return-footnote-42-89\" href=\"#footnote-42-89\" aria-label=\"Footnote 89\"><sup class=\"footnote\">[89]<\/sup><\/a>. La Cour a propos\u00e9 \u00e0 cette occasion un test en quatre \u00e9tapes. Selon ce test, le tribunal saisi doit:<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">tout d&rsquo;abord, interpr\u00e9ter correctement la revendication,<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">ensuite, identifier la contribution du demandeur (\u00e0 l\u2019\u00e9tat de la technique),<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">puis, se demander si la contribution est exclusivement couverte par la mati\u00e8re sujette \u00e0 exclusion,<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">et enfin, v\u00e9rifier si la contribution r\u00e9elle ou all\u00e9gu\u00e9e est bien de nature technique (une invention revendiqu\u00e9e dont l&rsquo;unique contribution n&rsquo;est pas de nature technique ou entre dans la cat\u00e9gorie des objets exclus devant \u00eatre rejet\u00e9e).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Cette approche, est diff\u00e9rente de celle de l\u2019OEB, qui a abandonn\u00e9 le crit\u00e8re de la contribution ou de l\u2019effet technique dans le contexte des articles 52(2) et (3) de la CBE<a class=\"footnote\" title=\"V. D\u00e9cision de la CRT T 154\/04 du 15 novembre 2006 (Duns Licensing) : \u00ab Toute r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019\u00e9tat de la technique dans le contexte de l\u2019article 52(2) et (3) CBE conduirait en effet \u00e0 des difficult\u00e9s insurmontables. L'art ant\u00e9rieur, ou &quot;\u00e9tat de la technique&quot; selon la terminologie de la Convention, est une notion complexe r\u00e9gie avec pr\u00e9cision par une combinaison de dispositions, \u00e0 savoir les articles 54 \u00e0 56 CBE, et dont le contenu d\u00e9pend des dates de d\u00e9p\u00f4t et de priorit\u00e9 de la demande ou du brevet ainsi que de la condition de brevetabilit\u00e9 impliqu\u00e9e. Il n'existe toutefois aucune r\u00e8gle qui d\u00e9finit l\u2019\u00e9tat de la technique \u00e0 appliquer dans le contexte de l\u2019article 52(2) CBE. Or, il est tout simplement inconcevable que les \u00c9tats contractants aient oubli\u00e9 un point aussi important lors de l\u2019adoption de la Convention. Il existe donc des raisons convaincantes pour lesquelles il convient d\u2019abandonner l\u2019approche fond\u00e9e sur la &quot;contribution&quot; ou l\u2019&quot;effet technique&quot;, ce que les chambres de recours ont fait il y a une dizaine d\u2019ann\u00e9es. (...) Une autre raison pour laquelle &quot;l\u2019approche fond\u00e9e sur l\u2019effet technique (avec la condition)&quot;, qui a \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9e dans la d\u00e9cision Aerotel\/Macrossan, est incompatible avec la Convention sur le brevet europ\u00e9en est qu\u2019elle pr\u00e9suppose qu\u2019un &quot;objet nouveau et inventif, mais enti\u00e8rement exclu de la brevetabilit\u00e9&quot;, ne compte pas comme contribution technique (Aerotel\/Macrossan, p. ex. paragraphe 26(2)) \u00bb.\" id=\"return-footnote-42-90\" href=\"#footnote-42-90\" aria-label=\"Footnote 90\"><sup class=\"footnote\">[90]<\/sup><\/a>. Cependant, la Cour d\u2019appel a consid\u00e9r\u00e9 que la pratique de l\u2019OEB sur ce point n\u2019\u00e9tait pas suffisamment fix\u00e9e pour justifier l\u2019abandon des pr\u00e9c\u00e9dents anglais sur ce point<a class=\"footnote\" title=\"Confirm\u00e9 dans Symbian Ltd v Comptroller General of Patents [2008] EWCA Civ 1066, et HTC v. Apple [2013] EWCA Civ 451. Pour les pr\u00e9c\u00e9dents\u00a0: Merrill Lynch's Application [1989] RPC 561; Gale's Application [1991] RPC 305; Fujitsu Limited's Application [1997] RPC 608.\" id=\"return-footnote-42-91\" href=\"#footnote-42-91\" aria-label=\"Footnote 91\"><sup class=\"footnote\">[91]<\/sup><\/a>. Le test <em>Aerotel<\/em> est donc celui appliqu\u00e9 par l\u2019Intellectual Property Office dans la d\u00e9termination des exclusions de la section 1(2).<\/p>\n<p>La section 1(3) du Patents Act 1977 vise quant \u00e0 elle \u00ab\u00a0une invention dont l\u2019exploitation commerciale serait contraire \u00e0 l\u2019ordre et \u00e0 la moralit\u00e9 publics\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"V. Article 53(a) CBE.\" id=\"return-footnote-42-92\" href=\"#footnote-42-92\" aria-label=\"Footnote 92\"><sup class=\"footnote\">[92]<\/sup><\/a>. La section 1(4) pr\u00e9cise qu\u2019une exploitation ne doit pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme contraire \u00e0 l\u2019ordre et \u00e0 la moralit\u00e9 publics du seul fait de son interdiction au Royaume-Uni. En cons\u00e9quence, la simple illic\u00e9it\u00e9 ne justifie pas elle seule l\u2019exclusion de la brevetabilit\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"Conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 6 de la directive 98\/44\/CE.\" id=\"return-footnote-42-93\" href=\"#footnote-42-93\" aria-label=\"Footnote 93\"><sup class=\"footnote\">[93]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Enfin, la section 4A vise les m\u00e9thodes de traitement et de diagnostic. Elle est r\u00e9dig\u00e9e depuis le 13 d\u00e9cembre 2007 comme suit :<\/p>\n<div class=\"textbox shaded\">\n<p>\u00ab 4A.- (1) Un brevet ne peut \u00eatre accord\u00e9 pour une invention portant sur<\/p>\n<p>a) une m\u00e9thode de traitement chirurgical ou th\u00e9rapeutique du corps humain ou animal, ou<\/p>\n<p>b) une m\u00e9thode de diagnostic pratiqu\u00e9 sur le corps humain ou animal.<\/p>\n<p>2) Le paragraphe (1) ci-dessus ne s&rsquo;applique pas \u00e0 une invention consistant dans une substance ou une composition destin\u00e9e \u00e0 \u00eatre utilis\u00e9e dans une telle m\u00e9thode.<\/p>\n<p>(3) Dans le cas d&rsquo;une invention consistant en une substance ou une composition destin\u00e9e \u00e0 \u00eatre utilis\u00e9e dans une telle m\u00e9thode, le fait que la substance ou la composition fasse partie de l&rsquo;\u00e9tat de la technique n&#8217;emp\u00eache pas que l&rsquo;invention soit consid\u00e9r\u00e9e comme nouvelle si l&rsquo;utilisation de la substance ou de la composition dans l&rsquo;une de ces m\u00e9thodes ne fait pas partie de l&rsquo;\u00e9tat de la technique.<\/p>\n<p>(4) Dans le cas d&rsquo;une invention consistant en une substance ou une composition destin\u00e9e \u00e0 une utilisation sp\u00e9cifique dans une telle m\u00e9thode, le fait que la substance ou la composition fasse partie de l&rsquo;\u00e9tat de la technique n&#8217;emp\u00eache pas que l&rsquo;invention soit consid\u00e9r\u00e9e comme nouvelle si cette utilisation sp\u00e9cifique ne fait pas partie de l&rsquo;\u00e9tat de la technique.\u00bb<\/p>\n<\/div>\n<p>Comme indiqu\u00e9, les d\u00e9cisions des Chambres de recours de l\u2019OEB ont valeur d\u2019autorit\u00e9 et, dans la mesure o\u00f9 sa jurisprudence est fix\u00e9e sur un point<a class=\"footnote\" title=\"Rappelons que la pratique de l\u2019OEB dans son approche des exclusions de la brevetabilit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9e insufisamment fix\u00e9e dans l\u2019affaire Aerotel pr\u00e9cit\u00e9e. V. \u00e9galement Symbian Ltd\u2019s Application [2009] RPC 1.\" id=\"return-footnote-42-94\" href=\"#footnote-42-94\" aria-label=\"Footnote 94\"><sup class=\"footnote\">[94]<\/sup><\/a>, seront g\u00e9n\u00e9ralement suivies par les tribunaux du Royaume-Uni.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>314._ L&rsquo;exclusion des programmes d\u2019ordinateur: d\u00e9finition du \u00ab\u00a0programme d&rsquo;ordinateur\u00a0\u00bb_ <\/strong><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">La question de la d\u00e9finition du \u00ab\u00a0programme d&rsquo;ordinateur\u00a0\u00bb vis\u00e9 \u00e0 la section 1(2) pr\u00e9cit\u00e9e a r\u00e9cemment fait l&rsquo;objet d&rsquo;une analyse pouss\u00e9e dans l&rsquo;affaire <em>Emotional Perception<\/em><\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">, qui a fait l&rsquo;objet de deux d\u00e9cisions remarqu\u00e9es en 2023 et 2024<a class=\"footnote\" title=\"Emotional Perception v. Comptroller-General of Patents, Designs and Trade Mark, [2023] WLR(D) 500, [2023] EWHC 2948 (Ch), [2024] Bus LR 14; et sur appel, Comptroller General of Patents v. Emotional Perception AI Limited [2024] EWCA Civ 825.\" id=\"return-footnote-42-95\" href=\"#footnote-42-95\" aria-label=\"Footnote 95\"><sup class=\"footnote\">[95]<\/sup><\/a>, et dont il sera \u00e9galement question plus loin, \u00e0 propos de l&rsquo;effet technique du logiciel<a class=\"footnote\" title=\"V. infra, n\u00b0316.\" id=\"return-footnote-42-96\" href=\"#footnote-42-96\" aria-label=\"Footnote 96\"><sup class=\"footnote\">[96]<\/sup><\/a>.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 1em;\">En l\u2019esp\u00e8ce, l\u2019invention litigieuse portait sur syst\u00e8me am\u00e9lior\u00e9 de recommandations de fichiers multim\u00e9dias (musicaux) \u00e0 un utilisateur final, capable d\u2019offrir des suggestions en faisant passer la musique par un r\u00e9seau de neurones form\u00e9 pour effectuer des cat\u00e9gorisations<\/span><span style=\"font-size: 1em;\">. La demande de brevet correspondante avait \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e par l&rsquo;IPO, qui avait consid\u00e9r\u00e9 que l&rsquo;invention portait sur un programme d&rsquo;ordinateur au sens de la section 1(2) du Patents Act 1977. Sur appel, par une d\u00e9cision remarqu\u00e9e de <\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">novembre 2003<\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\"><a class=\"footnote\" title=\"Emotional Perception v. Comptroller-General of Patents, Designs and Trade Mark, [2023] WLR(D) 500, [2023] EWHC 2948 (Ch), [2024] Bus LR 14.\" id=\"return-footnote-42-97\" href=\"#footnote-42-97\" aria-label=\"Footnote 97\"><sup class=\"footnote\">[97]<\/sup><\/a>, la High Court avait jug\u00e9 qu&rsquo;une invention impliquant un r\u00e9seau de neurones artificiels n\u2019est pas un programme d\u2019ordinateur en tant que tel, couvert par l\u2019exclusion.\u00a0 Pour en arriver \u00e0 cette conclusion, la High court avait distingu\u00e9 deux types de r\u00e9seau de neurones envisageables pour des fonctions identiques : les r\u00e9seaux purement physiques ou mat\u00e9riels, et les r\u00e9seaux \u00e9mul\u00e9s au travers d\u2019un logiciel. Pour la Cour, un r\u00e9seau mat\u00e9riel ne constitue pas un logiciel, dans la mesure o\u00f9 n\u2019impl\u00e9mente pas une s\u00e9rie d\u2019instructions pr\u00e9d\u00e9termin\u00e9es par un humain, et fonctionne selon quelque chose qu\u2019il a appris lui-m\u00eame. Elle consid\u00e9rait alors que le m\u00eame raisonnement devrait s\u2019appliquer au r\u00e9seau \u00e9mul\u00e9, qui ne constitue d\u00e8s lors pas un logiciel<a class=\"footnote\" title=\"Point 54 \u00e0 58 : &quot;LMs Edwards-Stuart's concession about the operation of a hardware ANN was not accompanied by reasons, but presumably it is because the hardware is not implementing a series of instructions pre-ordained by a human. It is operating according to something that it has learned itself. That, at any rate, would be one justification even if it is not hers. I do not see why the same should not apply to the emulated ANN. It is not implementing code given to it by a human. The structure, in terms of the emulation of uneducated nodes and layers, may well be the result of programming, but that is just the equivalent of the hardware ANN. The actual operation of those nodes and layers inter se is not given to those elements by a human. It is created by the ANN itself. \n\nI do not consider that the single sentence from the application which is relied on by Ms Edwards-Stuart is sufficient for her purposes. It appears in the middle of a number of paragraphs which refer to ANNs. It seems to refer to a different method of achieving the results of the invention which does not involve an ANN. It does not seem to be referring to an emulated ANN - it seems to be referring to something different.\nIn the light of all this I am not convinced by the Hearing Officer's lack of conviction. It seems to me that it is appropriate to look at the emulated ANN as, in substance, operating at a different level (albeit metaphorically) from the underlying software on the computer, and it is operating in the same way as the hardware ANN. If the latter is not operating a program then neither is the emulation.\nI should deal with Ms Edwards-Stuart's submission that there is no difference between what she said was the computer program used to implement the trained ANN and the computer program used to train the ANN, even though the process or method implemented by the computer during training is slightly different. I do not accept this submission. First, they seem to be clearly very different things. Second, it is inconsistent with her submission that in the case of an emulated ANN the relevant &quot;program&quot; is that identified earlier in this section, that is to say the internal workings of a trained ANN.\nI therefore consider that the &quot;decoupling&quot; can be achieved and is correct and the emulated ANN is not a program for a computer for these purposes&quot;.\" id=\"return-footnote-42-98\" href=\"#footnote-42-98\" aria-label=\"Footnote 98\"><sup class=\"footnote\">[98]<\/sup><\/a>. Elle jugeait que seul le programme qui r\u00e9alise ou initie l&rsquo;apprentissage de l&rsquo;IA pouvait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un logiciel<a class=\"footnote\" title=\"Point 59.\" id=\"return-footnote-42-99\" href=\"#footnote-42-99\" aria-label=\"Footnote 99\"><sup class=\"footnote\">[99]<\/sup><\/a>, mais relevait que ce programme n&rsquo;\u00e9tait pas revendiqu\u00e9 en tant que tel en l&rsquo;esp\u00e8ce. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">Ce jugement a \u00e9t\u00e9 infirm\u00e9 par la Cour d&rsquo;appel de Londres, dans un arr\u00eat du 19 juillet 2024 <\/span><a class=\"footnote\" title=\"Comptroller of Patents v Emotional Perception AI Ltd [2024] EWCA Civ 825.\" id=\"return-footnote-42-100\" href=\"#footnote-42-100\" aria-label=\"Footnote 100\"><sup class=\"footnote\">[100]<\/sup><\/a>. La Cour d&rsquo;appel (Nicola Davies, Arnold and Birss LJJ) y revient en d\u00e9tail sur la d\u00e9finition des programmes d&rsquo;ordinateur, et retient une d\u00e9finition centr\u00e9e sur une s\u00e9rie d&rsquo;instructions destin\u00e9es \u00e0 un ordinateur<a class=\"footnote\" title=\"Points 61 \u00e0 63: &quot;I start with the term computer. I would hold that a computer is a machine which processes information. Neither party came up with a better definition and I believe that is a useful one. Turning to computer program, (which is the same thing as a &quot;program for a computer&quot;), in terms of the meaning of a statute, dictionary definitions are not determinative but in this case I think the definitions are helpful. I would hold that a computer program is a set of instructions for a computer to do something. These two definitions work together, so one can say that a computer is a machine which does something, and that thing it does is to process information in a particular way. The program is the set of instructions which cause the machine to process the information in that particular way, rather than in another way.\nThis focus on a program as instructions is consistent with the approach of the Court of Appeal in Gale's Application [1991] RPC 305, at p321 (ln 13-19), in which Nicholls LJ, who was considering what a program was in the context of a case about a conventional sort of computer, noted that &quot;program&quot; was a flexible term and that &quot;a sequence of instructions&quot; was called a program.\nIt is also consistent with the approach of the Court of Appeal in Aerotel at [31], in which Jacob LJ, giving the judgment of the court, described a computer program as a &quot;set of instructions&quot;. This was in the context of a debate whether the term was limited to the set of instructions in the abstract or included the instructions on some form of media (referring back to Gale) and preferring the latter&quot;.\" id=\"return-footnote-42-101\" href=\"#footnote-42-101\" aria-label=\"Footnote 101\"><sup class=\"footnote\">[101]<\/sup><\/a>, tout en \u00e9cartant comme non pertinentes les crit\u00e8res compl\u00e9mentaires \u00e9voqu\u00e9s par la High Court<a class=\"footnote\" title=\"Points 64 \u00e0 67: &quot;Much of EPL's argument here sought to add various limitations into the definition. The first limitation related to the involvement of a human computer programmer. I do not believe that referring to a human programmer is relevant or helpful. I can think of no principle which would justify that as a necessary aspect of the definition and the authorities in this area have never drawn a distinction of that kind. The code which human programmers write for conventional computers is written in a form which is sometimes called a high level programming language. That is a form which human programmers can understand and grapple with. However, as the Comptroller submitted, ordinary computers work by running machine code, which is different and hard for humans to understand. The machine code is derived by a computer system (normally what is called a compiler program) under the direction of a human programmer. There is no justification for drawing a distinction in law between instructions created by a computer and those created by a human.\nNor do I accept that focussing on the characteristics of the problem the programmer wants to solve (tractable or intractable) is relevant or helpful either. The fact that ANNs aim to solve problems which are not easy to solve with conventional computers is irrelevant. Both conventional computers and ANNs can (aim to) solve problems which are difficult for humans to solve unaided.\nThe respondent puts weight on the fact that the particular values for the weights are produced by a training process in which the machine learns for itself, but I do not see how that can be relevant either. This argument is related to the two previous arguments in that it is focussed on the manner in which the instructions are produced. As I have said I do not accept there is justification for that either in principle or in the Act (or the international conventions: EPC or TRIPS). How the program came into being is irrelevant.\nAnother distinction which I believe is irrelevant relates to permanence. There are some computers with programs which cannot be changed \u2013 e.g. the chips embedded in a payment card or a washing machine \u2013 but it remains meaningful to draw the same distinction between the program in that case and the computer itself. Whether the program for a given computer is fixed in a permanent form or not does not, in my judgment, alter the fact that the program represents a set of instructions for a computer to do something. The result in Gale, which involved rejecting a distinction between the permanence of instructions in ROM circuitry as opposed to those stored in other media would have been quite different if this distinction was relevant&quot;.\" id=\"return-footnote-42-102\" href=\"#footnote-42-102\" aria-label=\"Footnote 102\"><sup class=\"footnote\">[102]<\/sup><\/a>. Elle consid\u00e8re d\u00e8s lors que le r\u00e9seau de neurones, quelle que soit la fa\u00e7on dont il est mis en oeuvre, constitue bien un ordinateur, c&rsquo;est \u00e0 dire une machine pour traiter de l&rsquo;information<a class=\"footnote\" title=\"Points 68 \u00e0 70: &quot;Turning to an ANN, the first point to make is that however it is implemented, such a machine is clearly a computer \u2013 it is a machine for processing information. Focussing on the weights of an ANN, in my judgment irrespective of the manner in which an ANN is implemented (hardware or software), the Comptroller is right that these weights are a computer program. They are a set of instructions for a computer to do something. For a given machine, a different set of weights will cause the machine to process information in a different way. The fact the set does not take the form of a logical series of 'if-then' type statements is irrelevant. The weights for a given artificial neuron are what cause the neuron, if the inputs are of a given type, to then produce an output of a given type. Aggregated up to the ANN as a whole, these weights work that way in parallel with one another to a significant extent and not just in a logical series, but that is not a relevant distinction. The set of weights as a whole instruct the machine to process information it is presented with in a particular way.\nIt is notable that the Technical Boards of Appeal of the EPO take the same approach: see decision T 702\/20 Mitsubishi\/Sparsely connected neural network at [10] and [11]. Here the Board of Appeal applied exactly the same approach to a case about an ANN as it applies to other computer implemented inventions. At [10] the Board held explicitly that since &quot;a neural network relates to both programs for computers and to mathematical methods&quot;, the question was whether it related only to such subject-matter &quot;as such&quot; or whether there was something more, i.e. something that can fulfil the patentability conditions of the EPC.\nTherefore the exclusion from patentability of a program for a computer as such in s1(2) of the 1977 Act is engaged in this case. Nor is there any difference for this purpose between a hardware ANN and a software ANN. However it is implemented, the weights (by which I mean weights and biases) of the ANN are a program for a computer and therefore within the purview of the exclusion&quot;.\" id=\"return-footnote-42-103\" href=\"#footnote-42-103\" aria-label=\"Footnote 103\"><sup class=\"footnote\">[103]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>315._ Programmes d\u2019ordinateur: port\u00e9e de l&rsquo;exclusion (l&rsquo;effet technique)_<\/strong> Les programmes d\u2019ordinateur sont exclus lorsqu\u2019ils sont revendiqu\u00e9s en tant que tels, le test de l\u2019arr\u00eat\u00a0<em style=\"font-size: 1em;\">Aerotel<\/em><a class=\"footnote\" title=\"V.\u00a0supra\u00a0n\u00b0313.\" id=\"return-footnote-42-104\" href=\"#footnote-42-104\" aria-label=\"Footnote 104\"><sup class=\"footnote\">[104]<\/sup><\/a><span style=\"font-size: 1em;\"> \u00e9tant par ailleurs applicable aux inventions impliquant un logiciel. <\/span>Dans l\u2019affaire <em>Halliburton Energy Services Inc&rsquo;s Applications<\/em><a class=\"footnote\" title=\"Halliburton Energy Services Inc's Applications [2011] EWHC 2508 (Pat); [2012] R.P.C. 12.\" id=\"return-footnote-42-105\" href=\"#footnote-42-105\" aria-label=\"Footnote 105\"><sup class=\"footnote\">[105]<\/sup><\/a>, la High Court a jug\u00e9 qu\u2019\u00ab un ordinateur programm\u00e9 pour accomplir une t\u00e2che qui apporte une contribution \u00e0 l\u2019\u00e9tat de l\u2019art d\u2019une nature technique est une invention brevetable et peut \u00eatre revendiqu\u00e9e comme telle \u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Par HHJ Birss QC.\" id=\"return-footnote-42-106\" href=\"#footnote-42-106\" aria-label=\"Footnote 106\"><sup class=\"footnote\">[106]<\/sup><\/a>. Ainsi le programme d\u2019ordinateur qui r\u00e9alise une contribution de cette nature n\u2019est pas couvert par l\u2019exclusion, car il constitue plus qu\u2019un programme d\u2019ordinateur. Cependant, l\u2019association d\u2019un programme d\u2019ordinateur avec un mat\u00e9riel informatique standard, si elle permet d\u2019\u00e9chapper \u00e0 l\u2019exclusion li\u00e9e \u00e0 la revendication d\u2019un programme d\u2019ordinateur en tant que tel, ne permettra pas la brevetabilit\u00e9 de l\u2019invention, dans la mesure o\u00f9 le mat\u00e9riel ne sera pas consid\u00e9r\u00e9 comme un \u00e9l\u00e9ment de la contribution.<\/p>\n<p>La Cour d\u2019appel de Londres a pr\u00e9cis\u00e9 la port\u00e9e de brevetabilit\u00e9 des inventions logicielles dans l\u2019arr\u00eat <em>Symbian<\/em><a class=\"footnote\" title=\"Symbian Ltd v Comptroller-General of Patents [2008] EWCA Civ 1066, [2009] R.P.C. 1.\" id=\"return-footnote-42-107\" href=\"#footnote-42-107\" aria-label=\"Footnote 107\"><sup class=\"footnote\">[107]<\/sup><\/a>. En l\u2019esp\u00e8ce, la demande d\u00e9crivait une invention permettant d\u2019\u00e9viter certains blocages dans le fonctionnement d\u2019un ordinateur. Les revendications portaient sur une m\u00e9thode et un logiciel destin\u00e9s \u00e0 la mettre en \u0153uvre. L\u2019Intellectual Property Office avait rejet\u00e9 la demande au motif qu\u2019elle portait sur un logiciel en tant que tel. La Cour d\u2019appel de Londres rappelle que l\u2019appr\u00e9ciation de la brevetabilit\u00e9 implique l\u2019identification de la contribution technique afin de d\u00e9cider si elle consitute \u00ab l\u2019objet exclu de la protection \u00bb. Elle consid\u00e8re qu\u2019en l\u2019esp\u00e8ce l\u2019invention r\u00e9sout un probl\u00e8me technique concernant le fonctionnement interne d\u2019un ordinateur, et qu\u2019elle ne porte pas sur un programme d\u2019ordinateur en tant que tel<a class=\"footnote\" title=\"V. para 53 \u00e0 56: \u00ab 53.Based on these principles, we consider that Patten J was right and that the claimed invention does make a technical contribution, and is not therefore precluded from registration by art 52(2)(c). To start with a defensive point, the program in this case does not embody any of the items specifically excluded by the other categories in art 52; thus, it is not a method of doing business (as in Merrill Lynch), or a mathematical method (as in Gale), or a method for performing mental acts (as was probably the case in Fujitsu). 54.More positively, not only will a computer containing the instructions in question &quot;be a better computer&quot;, as in Gale, but, unlike in that case, it can also be said that the instructions &quot;solve a 'technical' problem lying with the computer itself&quot;. Indeed, the effect of the instant alleged invention is not merely within the computer programmed with the relevant instructions. The beneficial consequences of those instructions will feed into the cameras and other devices and products, which, as mentioned at [3] above, include such computer systems. Further, the fact that the improvement may be to software programmed into the computer rather than hardware forming part of the computer cannot make a difference \u2013 see Vicom; indeed the point was also made by Fox LJ in Merrill Lynch. 55.As Patten J said at [63], there is support in for this conclusion, albeit in an obiter dictum, in [92] of the judgment of this court Aerotel. Jacob LJ said that in Gale it was decided that, in order to avoid the reach of the art 52(2)(c) exclusion, &quot;[m]ore is needed&quot; than &quot;a code as embodied on a physical medium which causes the computer to operate in accordance with that code&quot;, and then gave as an example &quot;for instance, a change in the speed with which the computer works&quot;. The effect of the alleged invention in the present case improves the speed and the reliability of the functioning of the computer. 56.Putting it another way, a computer with this program operates better than a similar prior art computer. To say &quot;oh but that is only because it is a better program \u2013 the computer itself is unchanged&quot; gives no credit to the practical reality of what is achieved by the program. As a matter of such reality there is more than just a &quot;better program&quot;, there is a faster and more reliable computer\u00a0\u00bb.\" id=\"return-footnote-42-108\" href=\"#footnote-42-108\" aria-label=\"Footnote 108\"><sup class=\"footnote\">[108]<\/sup><\/a>. Dans l\u2019affaire <em>AT&amp;T Knowledge Ventures\/Cvon Innovations v Comptroller General of Patents<\/em><a class=\"footnote\" title=\"AT&amp;T Knowledge Ventures\/Cvon Innovations v Comptroller General of Patents [2009] EWHC 343 (Pat).\" id=\"return-footnote-42-109\" href=\"#footnote-42-109\" aria-label=\"Footnote 109\"><sup class=\"footnote\">[109]<\/sup><\/a>, la High Court a synth\u00e9tis\u00e9 la jurisprudence dans ce domaine et d\u00e9gag\u00e9 des indices pour d\u00e9terminer si le logiciel a apport\u00e9 une contribution \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat de la technique. Pour la Cour ils consistent \u00e0 d\u00e9terminer :<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">si l&rsquo;effet technique revendiqu\u00e9 a un effet technique sur un proc\u00e9d\u00e9 mis en \u0153uvre \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur de l&rsquo;ordinateur ;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">si l&rsquo;effet technique revendiqu\u00e9 est produit au niveau de l&rsquo;architecture de l&rsquo;ordinateur, c\u2019est-\u00e0-dire s&rsquo;il est produit ind\u00e9pendamment des donn\u00e9es trait\u00e9es ou des applications ex\u00e9cut\u00e9es ;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">si l&rsquo;effet technique revendiqu\u00e9 a pour effet de faire fonctionner l&rsquo;ordinateur d\u2019une fa\u00e7on nouvelle ;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">si l\u2019ordinateur est plus rapide ou plus fiable ;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">ou si le probl\u00e8me per\u00e7u est r\u00e9solu par l\u2019invention revendiqu\u00e9e, et pas simplement contourn\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"&quot;As Lord Neuberger pointed out, it is impossible to define the meaning of &quot;technical effect&quot; in this context, but it seems to me that useful signposts to a relevant technical effect are:i) whether the claimed technical effect has a technical effect on a process which is carried on outside the computer;ii) whether the claimed technical effect operates at the level of the architecture of the computer; that is to say whether the effect is produced irrespective of the data being processed or the applications being run;iii) whether the claimed technical effect results in the computer being made to operate in a new way;iv) whether there is an increase in the speed or reliability of the computer;v) whether the perceived problem is overcome by the claimed invention as opposed to merely being circumvented.If there is a technical effect in this sense, it is still necessary to consider whether the claimed technical effect lies solely in excluded matter&quot; (points 40 et 41).\" id=\"return-footnote-42-110\" href=\"#footnote-42-110\" aria-label=\"Footnote 110\"><sup class=\"footnote\">[110]<\/sup><\/a>.<\/span><\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans l\u2019affaire <em>HTC v Apple<\/em><a class=\"footnote\" title=\"HTC v Apple [2013] EWCA Civ 451. Le brevet europ\u00e9en litigieux portait sur des dispositifs informatiques dot\u00e9s d'\u00e9crans tactiles capables de r\u00e9agir simultan\u00e9ment \u00e0 plusieurs contacts tactiles, et revendiquant des logiciels. Jug\u00e9 que le probl\u00e8me que le brevet cherchait \u00e0 r\u00e9soudre rev\u00eatait un caract\u00e8re essentiellement technique. La solution contenue dans le logiciel permet au dispositif de fonctionner d'une mani\u00e8re nouvelle et am\u00e9lior\u00e9e. Jug\u00e9 que l'invention apporte bien une contribution \u00e0 l'\u00e9tat de la technique et que cette contribution n'entre pas dans la cat\u00e9gorie des objets exclus.\" id=\"return-footnote-42-111\" href=\"#footnote-42-111\" aria-label=\"Footnote 111\"><sup class=\"footnote\">[111]<\/sup><\/a>, la Cour d\u2019appel, tout en reconnaissant l\u2019int\u00e9r\u00eat de ces indices, propose la synth\u00e8se suivante de sa jurisprudence\u00a0:<\/p>\n<div class=\"textbox shaded\">\n<p>\u00ab D\u00e8s lors, comment d\u00e9terminer si une invention a r\u00e9alis\u00e9 une contribution \u00e0 l\u2019\u00e9tat de la technique ? (\u2026) Premi\u00e8rement, il n\u2019est pas possible de definir une r\u00e8gle claire aux fins de d\u00e9terminer si un programme est exclu ou non, et chaque affaire doit \u00eatre trait\u00e9e au cas par cas et conform\u00e9ment aux indications donn\u00e9es par la Cour d\u2019Appel dans les affaires Merrill Lynch et Gale et par les Chambres de\u00a0 recours dans les affaires [T 0208\/84, T 06\/83, et T 115\/85].<\/p>\n<p>Deuxi\u00e8mement, Le fait que les am\u00e9liorations soient apport\u00e9es aux logiciels programm\u00e9s dans l&rsquo;ordinateur plut\u00f4t qu&rsquo;au mat\u00e9riel informatique constituant l&rsquo;ordinateur ne fait pas de diff\u00e9rence. Comme je l\u2019ai dit, l\u2019analyse doit porter sur la substance non pas sur la forme (<em>the analysis must be carried out as a matter of substance not form<\/em>).<\/p>\n<p>Trois\u00e8mement, les exclusions sont cumulatives (\u2026).<\/p>\n<p>Quatri\u00e8mement, il s\u2019ensuit qu\u2019il est utile de se demander ce que l&rsquo;invention apporte r\u00e9ellement \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat de la technique en termes pratiques, au-del\u00e0 du fait qu\u2019elle concerne un programme d&rsquo;ordinateur. Si l&rsquo;unique contribution consiste dans un objet exclu alors elle n\u2019est pas brevetable.<\/p>\n<p>Cinqui\u00e8mement, et inversement, il est \u00e9galement utile de se demander si l\u2019invention peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme r\u00e9solvant un probl\u00e8me essentiellement d\u2019ordre technique, que ce probl\u00e8me se trouve \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de l\u2019ordinateur. Une invention qui r\u00e9sout un probl\u00e8me technique \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un ordinateur aura un effet technique pertinent en ce qu\u2019elle rendra l\u2019ordinateur, en tant qu\u2019ordinateur, plus performant, par exemple en augmentant sa rapidit\u00e9. Une invention qui r\u00e9sout un probl\u00e8me technique en dehors de l\u2019ordinateur aura \u00e9galement un effet technique pertinent, par exemple si elle contr\u00f4le un processus technique am\u00e9lior\u00e9. Dans les deux cas elle ne sera pas exclue comme portant sur un programme d\u2019ordinateur en tant que tel aux termes de l\u2019article 52 [de la CBE]\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Lantana v Comptroller-General of Patents [2013] EW HC 2673 (Pat), confirm\u00e9 par Lantana Ltd v. Comptroller General of Patents\u00a0[2014] EWCA (Civ) 1463 (logiciel de r\u00e9cup\u00e9ration de donn\u00e9es \u00e9lectroniques permettant de transf\u00e9rer des donn\u00e9es \u00e0 un autre ordinateur par courrier \u00e9lectronique ; revendication nouvelle et inventive, mais le demandeur ne d\u00e9montrait pas une contribution pr\u00e9sentant caract\u00e8re technique; jug\u00e9 que la revendication portait sur un objet exclu de la brevetabilit\u00e9 et \u00e9tait contraire \u00e0 la s.1(2) du Patents Act 1977 et \u00e0 l\u2019article 52 de la CBE).\" id=\"return-footnote-42-112\" href=\"#footnote-42-112\" aria-label=\"Footnote 112\"><sup class=\"footnote\">[112]<\/sup><\/a><\/p>\n<\/div>\n<p>La jurisprudence offre plusieurs exemples d\u2019inventions logicielles jug\u00e9es non brevetables pour d\u00e9faut d\u2019effet technique<a class=\"footnote\" title=\"Hutchins\u2019 Application [2003] R.P.C. 264 (logiciel donnant des instructions de r\u00e9animation); Fujitsu\u2019s Application [1997] EWCA Civ 1174 (6 March 1997), [1997] R.P.C. 608 CA (logiciel convertissant des donn\u00e9es sur la structure de cristaux); Gale\u2019s Application [1991] R.P.C. 305 (nouvelle m\u00e9thode mise en \u0153uvre par un programme pour calculer des racines carr\u00e9es) ; Merrill Lynch\u2019s Application [1989] R.P.C. 561 CA (logiciel d\u2019analyse d\u2019ordres donn\u00e9s en bourse, effectuant automatiquement les prises d\u2019ordres selon des crit\u00e8res pr\u00e9d\u00e9finis; l\u2019effet est jug\u00e9 juridique et non technique).\" id=\"return-footnote-42-113\" href=\"#footnote-42-113\" aria-label=\"Footnote 113\"><sup class=\"footnote\">[113]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>316._ Application aux r\u00e9seaux de neurones qualifiables de logiciels_<\/strong> Dans l&rsquo;affaire <em>Emotional Perception<\/em> pr\u00e9cit\u00e9e,<span style=\"font-size: 1em;\"> la High Court avait pris soin d&rsquo;examiner la question du crit\u00e8re de contribution technique appliqu\u00e9e \u00e0 une invention revendiquant un logiciel utilis\u00e9 pour l&rsquo;apprentissage d&rsquo;une IA. En l&rsquo;esp\u00e8ce, la cour avait consid\u00e9r\u00e9 que l&rsquo;effet technique de l&rsquo;invention allait au-del\u00e0 du fonctionnement de l&rsquo;ordinateur, et \u00e9chapperait ainsi \u00e0 l&rsquo;exclusion<a class=\"footnote\" title=\"Points 76 \u00e0 78: &quot;The Hearing Officer was right to acknowledge that the result of the invention was an effect external to the computer in the transmission of a chosen file. That is usefully analogous to the file that was moved in the third Gemstar patent. The correct view of what happened, for these purposes, is that a file has been identified, and then moved, because it fulfilled certain criteria. True it is that those criteria are not technical criteria in the sense that they can be described in purely technical terms, but they are criteria nonetheless, and the ANN has certainly gone about its analysis and selection in a technical way. It is not just any old file; it is a file identified as being semantically similar by the application of technical criteria which the system has worked out for itself. So the output is of a file that would not otherwise be selected. That seems to me to be a technical effect outside the computer for these purposes, and when coupled with the purpose and method of selection it fulfils the requirement of technical effect in order to escape the exclusion. (...) If, contrary to my findings, one were considering those two program candidates, it seems to me that the resulting ANN, and particularly a trained hardware ANN, can be regarded as a technical effect which prevents the exclusion applying. At the hearing Ms Edwards-Stuart seemed to accept, in argument, that a trained ANN could be a technical advance for these purposes, but proposed that it had to be defined in terms of the actual function of each of its nodes so as to be identifiable as a particular ANN, or be determined by reference to the training that it received. The first of those is obviously not part of the application, but I do not see why the second, or something very close to it, has not been achieved. I therefore consider that, insofar as necessary, the trained hardware ANN is capable of being an external technical effect which prevents the exclusion applying to any prior computer program. There ought to be no difference between a hardware ANN and an emulated ANN for these purposes&quot;.\" id=\"return-footnote-42-114\" href=\"#footnote-42-114\" aria-label=\"Footnote 114\"><sup class=\"footnote\">[114]<\/sup><\/a>. La Cour d&rsquo;appel s&rsquo;est prononc\u00e9e dans le sens contraire, en s&rsquo;appuyant notamment sur la d\u00e9cision Yahoo de l&rsquo;OEB<a class=\"footnote\" title=\"T. 0306\/10.\" id=\"return-footnote-42-115\" href=\"#footnote-42-115\" aria-label=\"Footnote 115\"><sup class=\"footnote\">[115]<\/sup><\/a>, en jugeant qu&rsquo;en l&rsquo;esp\u00e8ce l&rsquo;invention ne produit pas d&rsquo;effet technique, en raison du caract\u00e8re esth\u00e9tique de la contribution<a class=\"footnote\" title=\"&quot;What makes the recommended file worth recommending are its semantic qualities. This is a matter of aesthetics or, in the language used by the Hearing Officer, they are subjective and cognitive in nature. They are not technical and do not turn this into a system which produces a technical effect outside the excluded subject matter. I note that the same view was expressed by the Technical Board of Appeal of the EPO in Yahoo T 0306\/10, at paragraph 5.2 in holding whether song recommendations are &quot;good&quot; or &quot;bad&quot; does not amount to a technical effect. EPL make the point that this case was concerned with inventive step but that is only an artefact of the difference in the way the EPO approaches patentability from the manner in which it is approached in this jurisdiction. It does not undermine the relevance of the Board's observation.\nIt is true that as the judge said, the system has gone about its analysis and selection in a technical way but that is because it is an ANN, i.e. a computer. The fact the computer is using properties it can measure to make this semantic recommendation makes no difference. I think the flaw is that this approach imports the undoubtedly technical nature of computer systems (including ANNs) into the analysis. If that was appropriate then the same could be said of the other cases of excluded matter such as the computer implemented financial trading system of Merrill Lynch.\nIt is the semantic similarity of the files here which gives rise to their recommendation but that is not a technical matter at all. Putting it another way the similarity or difference between the two files is semantic in nature and not technical. I agree with the Hearing Officer that the similarity between this case and the one addressed by Floyd J in Protecting Kids is superficial only and also that no useful analogy can be drawn from the patent in Gemstar which was held not to be excluded. The fact that in the present case there is what one might call an external transfer of data (the file recommendation) does not help for the same reason. What matters is the correct characterisation of the data being transferred and that brings the issue back to the aesthetic and therefore non-technical quality of this aspect of the contribution.&quot; (points 79 \u00e0 81).\" id=\"return-footnote-42-116\" href=\"#footnote-42-116\" aria-label=\"Footnote 116\"><sup class=\"footnote\">[116]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><span style=\"background-color: #ffffff;\">317.<\/span>_ Invention d&rsquo;IA: les lignes directrices de l&rsquo;UKIPO_<\/strong> L&rsquo;UKIPO a publi\u00e9 en septembre 2022 des lignes directrices sur l&rsquo;examen des demandes de brevet relatives \u00e0 l&rsquo;intelligence artificielle, modifi\u00e9es en dernier lieu en mai 2024, qui donnent des indications sur l&rsquo;application des exclusions du champ de la brevetabilit\u00e9 dans ce domaine, et examinent \u00e9galement bri\u00e8vement l\u2019exigence de suffisance de la divulgation de ces inventions<a class=\"footnote\" title=\"Guidelines for examining patent applications relating to artificial intelligence (AI), version modifi\u00e9e en mai 2024.\" id=\"return-footnote-42-117\" href=\"#footnote-42-117\" aria-label=\"Footnote 117\"><sup class=\"footnote\">[117]<\/sup><\/a>. Elles sont accompagn\u00e9es de 18 exemples d&rsquo;application (\u00ab\u00a0scenarios\u00a0\u00bb)<a class=\"footnote\" title=\"Scenarios applying the guidelines for examining patent applications for AI.\" id=\"return-footnote-42-118\" href=\"#footnote-42-118\" aria-label=\"Footnote 118\"><sup class=\"footnote\">[118]<\/sup><\/a>.\u00a0 Ces lignes directrices et exemples (en particulier les <em>senarios<\/em>\u00a013 \u00e0 15 impliquant des r\u00e9seaux de neurones) ont \u00e9t\u00e9 par la suite modifi\u00e9s pour prendre en compte la d\u00e9cision de la High Court dans l&rsquo;affaire <em>Emotional Perception<\/em> pr\u00e9cit\u00e9e, qui s&rsquo;imposait \u00e0 UKIPO. Elles\u00a0 ont \u00e9t\u00e9 suspendues temporairement dans l&rsquo;attente de la d\u00e9cision d&rsquo;appel dans ce dossier<a class=\"footnote\" title=\"Comptroller of Patents v Emotional Perception AI Ltd [2024] EWCA Civ 825.\" id=\"return-footnote-42-119\" href=\"#footnote-42-119\" aria-label=\"Footnote 119\"><sup class=\"footnote\">[119]<\/sup><\/a>, rendue en mai 2024. Elles devraient donc \u00eatre modifi\u00e9es sur la question pr\u00e9cise des inventions revendiquant des r\u00e9seaux de neurones, en particulier dans les sc\u00e9narios 13 \u00e0 15.<\/p>\n<p>Les lignes directrices confirment tout d&rsquo;abord la brevetabilit\u00e9 des inventions de l&rsquo;IA dans tous les domaines technologiques. Elles pr\u00e9cisent ensuite que si ces inventions sont des inventions mises en \u0153uvre par ordinateur, qui reposent sur des m\u00e9thodes math\u00e9matiques et des programmes informatiques, les exclusions correspondantes sont appliqu\u00e9es en consid\u00e9ration, non pas de la forme, mais de la substance de l&rsquo;invention, au regard des t\u00e2ches ou processus qu&rsquo;elle ex\u00e9cute. Ainsi, l<span style=\"background-color: #ffffff;\">orsque la t\u00e2che ou le processus ex\u00e9cut\u00e9 par une invention d&rsquo;IA apporte une contribution technique \u00e0 l\u2019\u00e9tat de la technique connu, l\u2019invention n\u2019est pas exclue et est brevetable. Les lignes directrices pr\u00e9cisent qu&rsquo;une invention d&rsquo;IA<\/span><span style=\"background-color: #ffffff;\">\u00a0apporte une contribution technique si :<\/span><\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\"><span style=\"background-color: #ffffff;\">elle incarne ou ex\u00e9cute u<\/span>n processus technique qui existe ind\u00e9pendamment d\u2019un ordinateur, ou<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">elle contribue \u00e0 r\u00e9soudre un probl\u00e8me technique ext\u00e9rieur \u00e0 un ordinateur ou interne de l\u2019ordinateur lui-m\u00eame, ou<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">s&rsquo;il s\u2019agit d\u2019une nouvelle fa\u00e7on d\u2019exploiter un ordinateur au sens technique du terme.<\/li>\n<\/ul>\n<p>A l&rsquo;inverse, une invention d&rsquo;IA\u00a0n\u2019apporte pas de contribution technique si :<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">elle se rapporte uniquement \u00e0 des \u00e9l\u00e9ments exclus (par exemple une m\u00e9thode commerciale), sans y ajouter,<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">elle se rapporte uniquement au traitement ou \u00e0 la manipulation d\u2019informations ou de donn\u00e9es, sans y ajouter, ou si<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">elle consiste simplement un programme optimis\u00e9 ou mieux \u00e9crit pour un ordinateur conventionnel, sans y ajouter.<\/li>\n<\/ul>\n<p>L&rsquo;UKIPO pr\u00e9cise que ces conditions s&rsquo;appliquent aux inventions relevant de l&rsquo;\u00ab IA appliqu\u00e9e \u00bb ou de l&rsquo;\u00ab IA de base \u00bb, et s&rsquo;appliquent \u00e9galement l&rsquo;entra\u00eenement des inventions d&rsquo;IA. L&rsquo;Office ajoute que la protection par brevet est possible pour les ensembles de donn\u00e9es d\u2019entra\u00eenement lorsqu\u2019ils sont utilis\u00e9s dans le cadre d\u2019une invention apportant une contribution technique, mais rappelle que les revendications portant sur des ensembles de donn\u00e9es caract\u00e9ris\u00e9s uniquement par leur contenu informatif sont exclues en tant que pr\u00e9sentation d\u2019informations en tant que telles.<\/p>\n<p>Comme indiqu\u00e9, la position concernant les r\u00e9seaux de neurones issue du jugement de la High Court dans l&rsquo;affaire Emotional Perception, notamment traduite dans les exemples (scenarios) 13 \u00e0 15 du guide (respectivement: <em>optimising a neural network<\/em>; <em>avoiding unnecessary processing using a neural network<\/em>; <em>active training of a neural network<\/em>), et allant dans le sens de la non-application de l&rsquo;exclusion, devrait \u00eatre modifi\u00e9e \u00e0 la suite de l&rsquo;arr\u00eat de la Cour d&rsquo;appel dans ce dossier.<\/p>\n<p>Enfin, l&rsquo;UKIPO indique que la suffisance de la divulgation d&rsquo;une invention d&rsquo;IA ou d\u2019un ensemble de donn\u00e9es s\u2019appr\u00e9cie de la m\u00eame fa\u00e7on que pour toute autre invention<a class=\"footnote\" title=\"Selon les principes pos\u00e9s par Eden Lilly v. Human Genome Science, [2008] EWHC 1903 (Pat), (2008) 31(10) IPD 31066, (2009) 105 BMLR 27, [2008] RPC 29.\" id=\"return-footnote-42-120\" href=\"#footnote-42-120\" aria-label=\"Footnote 120\"><sup class=\"footnote\">[120]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>318._ Les inventions dans le domaine du vivant et des biotechnologies_<\/strong> Les Patent Regulations 2000 ont transpos\u00e9 les articles 1 \u00e0 11 de la directive 98\/44\/CE sur les inventions dans le domaine de la biotechnologie. Leur r\u00e9gime est inscrit \u00e0 la section 76A et \u00e0 l\u2019Annexe A2 du Patents Act (<em>biotechniological inventions<\/em>). La section 76A dispose:<\/p>\n<div class=\"textbox shaded\">\n<p>\u00ab\u00a0(1) Les dispositions de la pr\u00e9sente loi, ainsi que les dispositions prises en application de la loi, s\u2019appliquent \u00e0 un brevet ou \u00e0 une demande de brevet portant sur une invention biotechnologique, sous r\u00e9serve des dispositions de l\u2019Annexe A2.<\/p>\n<p>(2) Rien dans la pr\u00e9sente section ou dans l\u2019Annexe A2 ne peut \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 comme affectant l\u2019application d\u2019une disposition en relation avec une autre forme de brevet ou demande de brevet.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/div>\n<p>L\u2019Annexe A2 reprend les dispositions de la directive 98\/44\/CE. Elle pr\u00e9cise tout d\u2019abord que la brevetabilit\u00e9 d\u2019une invention ne peut \u00eatre refus\u00e9e au seul motif qu\u2019elle porte sur un produit compos\u00e9 de mati\u00e8re biologique ou en contenant, ou sur un proc\u00e9d\u00e9 permettant de produire, de traiter ou d&rsquo;utiliser de la mati\u00e8re biologique<a class=\"footnote\" title=\"Sch. A2, s.1 (directive, art. 3(1)).\" id=\"return-footnote-42-121\" href=\"#footnote-42-121\" aria-label=\"Footnote 121\"><sup class=\"footnote\">[121]<\/sup><\/a>. Elle ajoute qu\u2019une mati\u00e8re biologique isol\u00e9e de son environnement naturel ou produite \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;un proc\u00e9d\u00e9 technique peut \u00eatre l&rsquo;objet d&rsquo;une invention, m\u00eame lorsqu&rsquo;elle pr\u00e9existait \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat naturel<a class=\"footnote\" title=\"Sch. A2, s.2 (directive, art. 3(1)).\" id=\"return-footnote-42-122\" href=\"#footnote-42-122\" aria-label=\"Footnote 122\"><sup class=\"footnote\">[122]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les exclusions de la brevetabilit\u00e9 sont vis\u00e9es au paragraphe 3 de l\u2019Annexe. Aux termes de ce paragraphe, ne sont pas brevetables:<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">le corps humain, aux diff\u00e9rents stades de sa constitution et de son d\u00e9veloppement, ainsi que la simple d\u00e9couverte d&rsquo;un de ses \u00e9l\u00e9ments, y compris la s\u00e9quence ou la s\u00e9quence partielle d&rsquo;un g\u00e8ne, ne peuvent constituer des inventions brevetables;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">les proc\u00e9d\u00e9s de clonage des \u00eatres humains;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">les proc\u00e9d\u00e9s de modification de l&rsquo;identit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique germinale de l&rsquo;\u00eatre humain;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">les utilisations d&#8217;embryons humains \u00e0 des fins industrielles ou commerciales;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">les proc\u00e9d\u00e9s de modification de l&rsquo;identit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique des animaux de nature \u00e0 provoquer chez eux des souffrances sans utilit\u00e9 m\u00e9dicale substantielle pour l&rsquo;homme ou l&rsquo;animal, ainsi que les animaux issus de tels proc\u00e9d\u00e9s.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Et les vari\u00e9t\u00e9s v\u00e9g\u00e9tales et les races animales et les proc\u00e9d\u00e9s essentiellement biologiques pour l&rsquo;obtention de v\u00e9g\u00e9taux ou d&rsquo;animaux, qui ne sont pas des proc\u00e9d\u00e9s microbiologiques, ou d&rsquo;autres proc\u00e9d\u00e9s techniques, ou un produit obtenu par ces proc\u00e9d\u00e9s.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les d\u00e9finitions du \u00ab proc\u00e9d\u00e9 microbiologique \u00bb, d\u2019un \u00ab proc\u00e9d\u00e9 essentiellement biologique \u00bb et de la vari\u00e9t\u00e9 v\u00e9g\u00e9tale, conformes \u00e0 la directive (et r\u00e8glement CE n\u00b02100\/94 pour la vari\u00e9t\u00e9 v\u00e9g\u00e9tale) sont inscrites au paragraphe 11 de l\u2019Annexe<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab Dans cette annexe: &quot;proc\u00e9d\u00e9 essentiellement biologique&quot; signifie un proc\u00e9d\u00e9 d'obtention d\u2019animaux et de v\u00e9g\u00e9taux qui consiste int\u00e9gralement en des ph\u00e9nom\u00e8nes naturels tels que le croisement ou la s\u00e9lection.\u00ab proc\u00e9d\u00e9 microbiologique \u00bb d\u00e9signe tout proc\u00e9d\u00e9 comportant une intervention sur une mati\u00e8re microbiologique ou produisant une mati\u00e8re microbiologique.\u00ab vari\u00e9t\u00e9 v\u00e9g\u00e9tale \u00bb d\u00e9signe\u00a0 un ensemble v\u00e9g\u00e9tal d'un seul taxon botanique du rang le plus bas connu qui peut (a) \u00eatre d\u00e9fini par l'expression des caract\u00e8res r\u00e9sultant d'un certain g\u00e9notype ou d'une certaine combinaison de g\u00e9notypes, (b) \u00eatre distingu\u00e9 de tout autre ensemble v\u00e9g\u00e9tal par l'expression d'au moins un desdits caract\u00e8res, et (c) \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une entit\u00e9 eu \u00e9gard \u00e0 son aptitude \u00e0 \u00eatre reproduit sans changement \u00bb.\" id=\"return-footnote-42-123\" href=\"#footnote-42-123\" aria-label=\"Footnote 123\"><sup class=\"footnote\">[123]<\/sup><\/a>. Les paragraphes 4 \u00e0 5 transposent les pr\u00e9cisions de la directive sur la port\u00e9e des exclusions :<\/p>\n<div class=\"textbox shaded\">\n<p>\u00ab 4. Les inventions portant sur des v\u00e9g\u00e9taux ou des animaux sont brevetables si la faisabilit\u00e9 technique de l&rsquo;invention n&rsquo;est pas limit\u00e9e \u00e0 une vari\u00e9t\u00e9 v\u00e9g\u00e9tale ou \u00e0 une race animale d\u00e9termin\u00e9e.<\/p>\n<p>5. Un \u00e9l\u00e9ment isol\u00e9 du corps humain ou autrement produit par un proc\u00e9d\u00e9 technique, y compris la s\u00e9quence ou la s\u00e9quence partielle d&rsquo;un g\u00e8ne, peut constituer une invention brevetable, m\u00eame si la structure de cet \u00e9l\u00e9ment est identique \u00e0 celle d&rsquo;un \u00e9l\u00e9ment naturel. \u00bb<\/p>\n<\/div>\n<p>Le paragraphe 6 ajoute que l&rsquo;application industrielle d&rsquo;une s\u00e9quence ou d&rsquo;une s\u00e9quence partielle d&rsquo;un g\u00e8ne doit \u00eatre concr\u00e8tement expos\u00e9e dans la demande de brevet.<\/p>\n<p>Quant aux r\u00e8gles de la directive concernant la port\u00e9e de la protection, elles sont transpos\u00e9es aux paragraphes 7 \u00e0 10 de l\u2019annexe, comme suit\u00a0:<\/p>\n<div class=\"textbox shaded\">\n<p>\u00ab\u00a07. La protection conf\u00e9r\u00e9e par un brevet relatif \u00e0 une mati\u00e8re biologique dot\u00e9e, du fait de l&rsquo;invention, de propri\u00e9t\u00e9s d\u00e9termin\u00e9es s&rsquo;\u00e9tend \u00e0 toute mati\u00e8re biologique obtenue \u00e0 partir de cette mati\u00e8re biologique par reproduction ou multiplication sous forme identique ou diff\u00e9renci\u00e9e et dot\u00e9e de ces m\u00eames propri\u00e9t\u00e9s.<\/p>\n<p>8. La protection conf\u00e9r\u00e9e par un brevet relatif \u00e0 un proc\u00e9d\u00e9 permettant de produire une mati\u00e8re biologique dot\u00e9e, du fait de l&rsquo;invention, de propri\u00e9t\u00e9s d\u00e9termin\u00e9es s&rsquo;\u00e9tend \u00e0 la mati\u00e8re biologique directement obtenue par ce proc\u00e9d\u00e9 et \u00e0 toute autre mati\u00e8re biologique obtenue, \u00e0 partir de la mati\u00e8re biologique directement obtenue, par reproduction ou multiplication sous forme identique ou diff\u00e9renci\u00e9e et dot\u00e9e de ces m\u00eames propri\u00e9t\u00e9s.<\/p>\n<p>9. La protection conf\u00e9r\u00e9e par un brevet \u00e0 un produit contenant une information g\u00e9n\u00e9tique ou consistant en une information g\u00e9n\u00e9tique s&rsquo;\u00e9tend \u00e0 toute mati\u00e8re, sous r\u00e9serve du paragraphe 3(a) ci-dessus, dans laquelle le produit est incorpor\u00e9 et dans laquelle l&rsquo;information g\u00e9n\u00e9tique est contenue et exerce sa fonction.<\/p>\n<p>10. La protection conf\u00e9r\u00e9e aux paragraphes 7, 8 et 9 ci-dessus ne s&rsquo;\u00e9tend pas \u00e0 la mati\u00e8re biologique obtenue par reproduction ou multiplication d&rsquo;une mati\u00e8re biologique mise sur le march\u00e9 sur le territoire d&rsquo;un \u00c9tat membre par le titulaire du brevet ou avec son consentement, lorsque la reproduction ou la multiplication r\u00e9sulte n\u00e9cessairement de l&rsquo;utilisation pour laquelle la mati\u00e8re biologique a \u00e9t\u00e9 mise sur le march\u00e9, pourvu que la mati\u00e8re obtenue ne soit pas utilis\u00e9e ensuite pour d&rsquo;autres reproductions ou multiplications. \u00bb<\/p>\n<\/div>\n<p><span style=\"background-color: #ffffff;\">Enfin, les ex<\/span>ceptions relatives \u00e0 la reproduction des animaux et \u00e0 l\u2019utilisation de mat\u00e9riels de reproduction par les fermiers pr\u00e9vues par la directive 98\/44\/CE ont \u00e9t\u00e9 introduites par les Patents Regulations 2000<a class=\"footnote\" title=\"V. infra, n\u00b0332.\" id=\"return-footnote-42-124\" href=\"#footnote-42-124\" aria-label=\"Footnote 124\"><sup class=\"footnote\">[124]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p><span style=\"background-color: #ffffff;\"><span style=\"font-size: 1em; background-color: #ffffff;\">S&rsquo;agissant des d\u00e9cisions de la CJUE ant\u00e9rieures \u00e0 la fin de la p\u00e9riode de transition adopt\u00e9es dans ce domaine<\/span><span style=\"font-size: 1em; background-color: #ffffff;\"><a class=\"footnote\" title=\"Notamment CJUE 18 octobre 2011, aff C-34\/10, Br\u00fcstle c. Greenpeace et\/ CJUE 18 d\u00e9cembre 2014, aff C-364\/13, International Stem Cell Corporation c. Comptroller General of Patents, Designs and Trade Marks sur les dispositions de la directive relatives \u00e0 l\u2019embryon humain, et CJUE 6 juillet 2010, aff C-428\/08, Monsanto Technologu c. Cefetra BV, sur l\u2019article 9 de la directive (transpos\u00e9e \u00e0 la section 9 de l\u2019annexe A2).\" id=\"return-footnote-42-125\" href=\"#footnote-42-125\" aria-label=\"Footnote 125\"><sup class=\"footnote\">[125]<\/sup><\/a>, on rappellera que l<\/span>e Retained EU Law (Revocation and Reform) Act 2023 a modifi\u00e9 les r\u00e8gles relatives \u00e0 leur autorit\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"V. Tome 1, n\u00b032.\" id=\"return-footnote-42-126\" href=\"#footnote-42-126\" aria-label=\"Footnote 126\"><sup class=\"footnote\">[126]<\/sup><\/a>. Ces arr\u00eats s\u2019imposent toujours aux tribunaux \u00e0 l\u2019exception de la Cour supr\u00eame et de la Cour d\u2019appel, mais la loi pr\u00e9voit d\u00e9sormais une liste non exhaustive de facteurs que les tribunaux doivent prendre en compte pour d\u00e9cider de diverger de cette jurisprudence retenue, incluant notamment tout changement de circonstances pertinent, et le risque de \u00ab restriction au d\u00e9veloppement ad\u00e9quat de la loi domestique \u00bb (\u00ab whether the assimilated EU case law restricts the proper development of domestic law \u00bb). Enfin, le Retained EU Law (Revocation and Reform) Act 2023 a introduit deux nouvelles sections dans le European Union (Withdrawal) Act 2018, qui mettent en place un m\u00e9canisme permettant aux tribunaux de soumettre des questions importantes relatives \u00e0 la \u00ab jurisprudence assimil\u00e9e de l\u2019EU \u00bb \u00e0 la Cour d\u2019appel. Ces modifications pourront entra\u00eener un ajustement de la jurisprudence dans notre domaine. On notera cependant qu\u2019en application des textes ant\u00e9rieurs au Retained EU Law (Revocation and Reform) Act, la Cour d\u2019appel de Londres (qui n\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 plus li\u00e9e par les pr\u00e9c\u00e9dents europ\u00e9ens) avait a clairement indiqu\u00e9s qu\u2019elle n\u2019avait pas l\u2019intention de s\u2019\u00e9carter de la jurisprudence de la CJUE, notamment pour des raisons de s\u00e9curit\u00e9 juridique<a class=\"footnote\" title=\"V. en particulier Warner Music UK Ltd &amp; Sony Music UK Ltd v. TuneIn Inc. [2021] EWCA Civ 441; Tome 1, ibid.\" id=\"return-footnote-42-127\" href=\"#footnote-42-127\" aria-label=\"Footnote 127\"><sup class=\"footnote\">[127]<\/sup><\/a>.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"background-color: #ffffff;\"><span style=\"font-size: 1em; background-color: #ffffff;\">Les d\u00e9cisions de l\u2019OEB ont quant \u00e0 elles valeur d\u2019autorit\u00e9 dans les conditions d\u00e9j\u00e0 d\u00e9crites<a class=\"footnote\" title=\"V. supra, n\u00b0308.\" id=\"return-footnote-42-128\" href=\"#footnote-42-128\" aria-label=\"Footnote 128\"><sup class=\"footnote\">[128]<\/sup><\/a>,\u00a0<\/span><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>319._ La nouveaut\u00e9 et les divulgations non opposables_<\/strong> La nouveaut\u00e9 est d\u00e9finie dans la section 2 du Patents Act, qui pr\u00e9cise \u00e9galement les divulgations non opposables, conform\u00e9ment au texte des articles 54 et 55 de la CBE. S\u2019agissant de la d\u00e9finition de la nouveaut\u00e9, le texte dispose\u00a0:<\/p>\n<div class=\"textbox shaded\">\n<p>\u00ab 1) Une invention est consid\u00e9r\u00e9e comme nouvelle si elle n&rsquo;est pas comprise dans l&rsquo;\u00e9tat de la technique.<\/p>\n<p>2) S\u2019agissant d\u2019une invention, l\u2019\u00e9tat de la technique comprend tout \u00e9l\u00e9ment (produit, proc\u00e9d\u00e9, information relative au produit ou au proc\u00e9d\u00e9, ou toute autre chose) qui a \u00e9t\u00e9 rendu accessible au public (au Royaume-Uni ou ailleurs) par une description \u00e9crite ou orale, une utilisation ou tout autre moyen, \u00e0 une date ant\u00e9rieure \u00e0 la date de priorit\u00e9 de l\u2019invention.<\/p>\n<p>3) Dans le cas d\u2019une invention \u00e0 laquelle une demande de brevet ou un brevet se rapporte, l\u2019\u00e9tat de la technique comprend \u00e9galement les \u00e9l\u00e9ments contenus dans d\u2019autres demandes de brevet qui ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es \u00e0 la date de priorit\u00e9 de l\u2019invention mentionn\u00e9e en premier lieu ou apr\u00e8s cette date, si les conditions suivantes sont remplies, \u00e0 savoir:<\/p>\n<p>a) ces \u00e9l\u00e9ments figuraient dans ladite demande de brevet telle qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e et publi\u00e9e;<\/p>\n<p>b) la date de priorit\u00e9 de ces \u00e9l\u00e9ments est ant\u00e9rieure \u00e0 celle de l\u2019invention.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/div>\n<p>Ainsi, l\u2019\u00c9tat de la technique comprend (1) tous les \u00e9l\u00e9ments mis \u00e0 la disposition du public par une description \u00e9crite ou orale, une utilisation ou tout autre moyen avant la date de d\u00e9p\u00f4t (date de priorit\u00e9) et (2) le contenu des demandes de brevet du Royaume-Uni, de demandes de brevet europ\u00e9ennes (Royaume-Uni) et internationales d\u00e9signant le Royaume-Uni entr\u00e9es dans la phase nationale ou r\u00e9gionale, et portant une date de d\u00e9p\u00f4t ant\u00e9rieure (date de priorit\u00e9) publi\u00e9es \u00e0 cette date ou apr\u00e8s. Comme en droit fran\u00e7ais, la totalit\u00e9 du contenu des demandes est r\u00e9put\u00e9e faire partie de l&rsquo;\u00e9tat de la technique (<em>whole content approach<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"La r\u00e8gle sous l\u2019empire du Patents Act 1949 \u00e9tait, comme en France avant la r\u00e9forme de 1978, celle de la \u00ab prior claim approach\u00a0\u00bb.\" id=\"return-footnote-42-129\" href=\"#footnote-42-129\" aria-label=\"Footnote 129\"><sup class=\"footnote\">[129]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Dans l\u2019affaire <em>SmithKline Beecham Plc\u2019s (Paroxetine Methanesulfonate) Patent<\/em><a class=\"footnote\" title=\"SmithKline Beecham Plc\u2019s (Paroxetine Methanesulfonate) Patent\u00a0[2006] RPC 10.\" id=\"return-footnote-42-130\" href=\"#footnote-42-130\" aria-label=\"Footnote 130\"><sup class=\"footnote\">[130]<\/sup><\/a>, la Chambre des Lords a pr\u00e9cis\u00e9 que l\u2019ant\u00e9riorit\u00e9 opposable devait satisfaire \u00e0 deux conditions : une divulgation pr\u00e9alable (qui aboutirait en principe \u00e0 une contrefa\u00e7on du brevet), d\u2019une part, et la possibilit\u00e9 d\u2019une mise en \u0153uvre de l\u2019invention (identique \u00e0 l\u2019exigence pos\u00e9e en mati\u00e8re de d\u00e9p\u00f4t), d\u2019autre part.<\/p>\n<p>Les divulgations non opposables sont d\u00e9finies aux points 4 et 5, et sont similaires \u00e0 celles pr\u00e9vues en droit fran\u00e7ais. La divulgation n\u2019est pas prise en compte pour d\u00e9terminer la nouveaut\u00e9 si elle a eu lieu au cours des six mois qui pr\u00e9c\u00e8dent la date de d\u00e9p\u00f4t en raison (a) d\u2019\u00e9l\u00e9ments directement ou indirectement obtenus d\u2019une mani\u00e8re illicite de l\u2019inventeur ou par suite de la violation d\u2019une obligation de confidentialit\u00e9 ou (b) de la pr\u00e9sentation de l\u2019invention par l\u2019inventeur \u00e0 une exposition internationale<a class=\"footnote\" title=\"&quot;(4) For the purposes of this section the disclosure of matter constituting an invention shall be disregarded in the case of a patent or an application for a patent if occurring later than the beginning of the period of six months immediately preceding the date of filing the application for the patent and either:\n\n(a) the disclosure was due to, or made in consequence of, the matter having been obtained unlawfully or in breach of confidence by any person:\u00a0(i) from the inventor or from any other person to whom the matter was made available in confidence by the inventor or who obtained it from the inventor because he or the inventor believed that he was entitled to obtain it; or\u00a0(ii) from any other person to whom the matter was made available in confidence by any person mentioned in sub-paragraph (i) above or in this sub-paragraph or who obtained it from any person so mentioned because he or the person from whom he obtained it believed that he was entitled to obtain it;\n\n(b) the disclosure was made in breach of confidence by any person who obtained the matter in confidence from the inventor or from any other person to whom it was made available, or who obtained it, from the inventor; or\n\n(c) the disclosure was due to, or made in consequence of the inventor displaying the invention at an international exhibition and the applicant states, on filing the application, that the invention has been so displayed and also, within the prescribed period, files written evidence in support of the statement complying with any prescribed conditions.\n\n(5) In this section references to the inventor include references to any proprietor of the invention for the time being&quot;.\" id=\"return-footnote-42-131\" href=\"#footnote-42-131\" aria-label=\"Footnote 131\"><sup class=\"footnote\">[131]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Aucun d\u00e9lai de gr\u00e2ce g\u00e9n\u00e9ral similaire \u00e0 celui institu\u00e9 aux \u00c9tats-Unis n\u2019est pr\u00e9vu.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>320._ Premier usage m\u00e9dical d\u2019une substance connue et seconde application th\u00e9rapeutique _<\/strong> La section 4(A)(3) du Patents Act dispose\u00a0:<\/p>\n<div class=\"textbox shaded\">\n<p>\u00ab\u00a0Dans le cas d&rsquo;une invention consistant en substance ou d&rsquo;une composition destin\u00e9e \u00e0 \u00eatre utilis\u00e9e dans une telle m\u00e9thode [de traitement chirurgical ou th\u00e9rapeutique ou de diagnostic], le fait que la substance ou la composition fait partie de l\u2019\u00e9tat de l\u2019art n&#8217;emp\u00eachera pas l&rsquo;invention d&rsquo;\u00eatre nouvelle si l&rsquo;utilisation de la substance ou de la composition dans une telle m\u00e9thode ne fait pas partie de l\u2019\u00e9tat de l\u2019art.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/div>\n<p>Dans cette hypoth\u00e8se, il est possible d\u2019obtenir un brevet pour l\u2019utilisation de la substance ou composition en traitement chirurgical, th\u00e9rapeutique ou de diagnostic. La seconde application th\u00e9rapeutique est \u00e9galement brevetable dans les conditions pos\u00e9es par la section 4(A)(4), qui dispose\u00a0:<\/p>\n<div class=\"textbox shaded\">\n<p>\u00ab\u00a0Dans le cas d&rsquo;une invention se composant d&rsquo;une substance ou d&rsquo;une composition pour un usage sp\u00e9cifique dans une telle m\u00e9thode, le fait que la substance ou la composition fait partie de l\u2019\u00e9tat de l\u2019art n&#8217;emp\u00eachera pas l&rsquo;invention d&rsquo;\u00eatre nouvelle si cette utilisation sp\u00e9cifique ne fait pas partie de l\u2019\u00e9tat de l\u2019art.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/div>\n<p>Ces r\u00e8gles n\u2019affectent pas l\u2019exigence d\u2019activit\u00e9 inventive. Ainsi, si l\u2019utilisation de la m\u00eame substance sous un nouveau dosage pour traiter la m\u00eame maladie peut constituer un usage nouveau<a class=\"footnote\" title=\"V. Actavis v Merck [2008] RPC 26.\" id=\"return-footnote-42-132\" href=\"#footnote-42-132\" aria-label=\"Footnote 132\"><sup class=\"footnote\">[132]<\/sup><\/a>, l\u2019activit\u00e9 inventive fera d\u00e9faut, dans la mesure o\u00f9 la recherche du dosage optimal est une pratique normale<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-42-133\" href=\"#footnote-42-133\" aria-label=\"Footnote 133\"><sup class=\"footnote\">[133]<\/sup><\/a>. L\u2019effet th\u00e9rapeutique revendiqu\u00e9 doit \u00e9galement \u00eatre d\u00e9montr\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"Hospira UK Ltd v Genentech Inc [2014] EWHC 1094, et sur appel, Hospira (UK) Ltd v Genetech Inc [2015] EWCA Civ 57.\" id=\"return-footnote-42-134\" href=\"#footnote-42-134\" aria-label=\"Footnote 134\"><sup class=\"footnote\">[134]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>321._ L\u2019activit\u00e9 inventive (<em>inventive step<\/em>)_<\/strong> La section 3 du Patents Act 1977 reprend sur ce point le texte de l\u2019article 54 de la Convention sur le brevet europ\u00e9en, et dispose:<\/p>\n<div class=\"textbox shaded\">\n<p>\u00ab\u00a0Une invention est consid\u00e9r\u00e9e comme impliquant une activit\u00e9 inventive si, pour un homme du m\u00e9tier, elle ne d\u00e9coule pas d\u2019une mani\u00e8re \u00e9vidente d\u2019un \u00e9l\u00e9ment faisant partie de l\u2019\u00e9tat de la technique en vertu uniquement de l\u2019article 2.2 (et abstraction faite de l\u2019article 2.3)\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/div>\n<p>L\u2019interpr\u00e9tation de cette disposition ne semble pas ici diff\u00e9rer, du moins dans ses principes, des solutions europ\u00e9ennes et fran\u00e7aises<a class=\"footnote\" title=\"Biogen Inc v Medeva plc\u00a0[1996] UKHL 18, [1997] RPC 1; Windsurfing International Inc. v Tabur Marine (Great Britain) Ltd, [1985] RPC 59; Molnlycke AB v Procter &amp; Gamble Ltd\u00a0[1994] RPC 49; Hallen Co v Brabantia (UK) Ltd\u00a0[1991] RPC 195; Dyson Appliances Ltd v Hoover Ltd\u00a0[2002] RPC 22; Pozzoli SPA v BDMO SA [2007] EWCA Civ 588.\" id=\"return-footnote-42-135\" href=\"#footnote-42-135\" aria-label=\"Footnote 135\"><sup class=\"footnote\">[135]<\/sup><\/a>. Le test d&rsquo;<em>obviousness, <\/em>initalement r\u00e9sum\u00e9 par la Cour d&rsquo;appel de Londres dans son arr\u00eat Windsurfing International (rendu sur la base du Patents Act 1949)<a class=\"footnote\" title=\"Windsurfing International Inc. v Tabur Marine (Great Britain) Ltd, [1985] RPC 59.\" id=\"return-footnote-42-136\" href=\"#footnote-42-136\" aria-label=\"Footnote 136\"><sup class=\"footnote\">[136]<\/sup><\/a>, a \u00e9t\u00e9 reformul\u00e9 par cette derni\u00e8re en 2007 dans l&rsquo;arr\u00eat <em>Pozzoli<\/em><a class=\"footnote\" title=\"Pozzoli SPA v BDMO SA [2007] EWCA Civ 588.\" id=\"return-footnote-42-137\" href=\"#footnote-42-137\" aria-label=\"Footnote 137\"><sup class=\"footnote\">[137]<\/sup><\/a>. Pour la Cour, le test impose:<\/p>\n<div class=\"textbox shaded\">\n<p>\u00ab\u00a01) a) d&rsquo;identifier l&rsquo;\u00ab homme de l&rsquo;art \u00bb (\u00ab person skilled in the art \u00bb)<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 1em;\">b) d&rsquo;identifier les connaissances g\u00e9n\u00e9rales courantes pertinentes de cette personne ;<\/span><\/p>\n<p>2) d&rsquo;identifier le concept inventif de la revendication en question ou, s&rsquo;il n&rsquo;est pas facile de le faire, l&rsquo;interpr\u00e9ter ;<\/p>\n<p>3) d&rsquo;identifier les diff\u00e9rences, le cas \u00e9ch\u00e9ant, entre l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment cit\u00e9 comme faisant partie de l&rsquo;\u00ab \u00e9tat de la technique \u00bb et le concept inventif de la revendication ou de la revendication telle qu&rsquo;interpr\u00e9t\u00e9e;<\/p>\n<p>4) et de d\u00e9terminer si, consid\u00e9r\u00e9es sans aucune connaissance de l&rsquo;invention all\u00e9gu\u00e9e telle que revendiqu\u00e9e, ces diff\u00e9rences constituent des \u00e9tapes qui auraient \u00e9t\u00e9 \u00e9videntes pour l&rsquo;homme du m\u00e9tier ou si elles n\u00e9cessitent un certain degr\u00e9 d&rsquo;inventivit\u00e9\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Point 23 de l'arr\u00eat: &quot;(1) (a) Identify the notional \u2018person skilled in the art\u2019; (b) Identify the relevant common general knowledge of that person; (2) Identify the inventive concept of the claim in question or if that cannot readily be done, construe it; (3) Identify what, if any, differences exist between the matter cited as forming part of the \u2018state of the art\u2019 and the inventive concept of the claim or the claim as construed; (4) Viewed without any knowledge of the alleged invention as claimed, do those differences constitute steps which would have been obvious to the person skilled in the art or do they require any degree of invention?&quot;\" id=\"return-footnote-42-138\" href=\"#footnote-42-138\" aria-label=\"Footnote 138\"><sup class=\"footnote\">[138]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<p>Nous renvoyons pour le surplus aux d\u00e9veloppements du Manual of Patent Practice, s&rsquo;agissant notamment de la d\u00e9termination de l&rsquo;homme de l&rsquo;art (<em>skilled person<\/em>) et de ses connaissances<a class=\"footnote\" title=\"Manual of Patent Practice, \u00a7\u00a7 3.20 \u00e0 3.33.2.\" id=\"return-footnote-42-139\" href=\"#footnote-42-139\" aria-label=\"Footnote 139\"><sup class=\"footnote\">[139]<\/sup><\/a>, et des questions portant sur l&rsquo;\u00e9tat de la technique (\u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 sur ce dernier point, que conform\u00e9ment aux principes europ\u00e9ens, il est bien \u00e9videmment possible de combiner diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments de l&rsquo;\u00e9tat de la technique dans la d\u00e9termination de l&rsquo;activit\u00e9 inventive)<a class=\"footnote\" title=\"Ibid, \u00a7\u00a7 3.36 \u00e0 3.45., qui d\u00e9taille les r\u00e8gles et les facteurs \u00e0 consid\u00e9rer dans l'application de cette possibilit\u00e9.\" id=\"return-footnote-42-140\" href=\"#footnote-42-140\" aria-label=\"Footnote 140\"><sup class=\"footnote\">[140]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>322._ L\u2019application industrielle_<\/strong> Aux termes de la section 4 du Patents Act, qui reprend l\u2019article 57 de la Convention CBE, \u00ab une invention est consid\u00e9r\u00e9e comme susceptible d\u2019application industrielle si son objet peut \u00eatre fabriqu\u00e9 ou utilis\u00e9 dans tout genre d\u2019industrie, y compris l\u2019agriculture \u00bb. Le terme industrie est \u00e9galement compris dans un sens large<a class=\"footnote\" title=\"Chiron Corp v Murex Diagnostics Ltd and other [1996] RPC 535.\" id=\"return-footnote-42-141\" href=\"#footnote-42-141\" aria-label=\"Footnote 141\"><sup class=\"footnote\">[141]<\/sup><\/a>. La question de l\u2019application industrielle d\u2019un g\u00eane a fait l\u2019objet d\u2019une appr\u00e9ciation par la Cour Supr\u00eame en 2011 dans l\u2019affaire <em>Human Genome Sciences v Eli Lilly<\/em><a class=\"footnote\" title=\"Human Genome Sciences v Eli Lilly, [2011] UKSC 51, [2012] RPC 6.\" id=\"return-footnote-42-142\" href=\"#footnote-42-142\" aria-label=\"Footnote 142\"><sup class=\"footnote\">[142]<\/sup><\/a>, qui renvoie sur ce point \u00e0 l\u2019approche adopt\u00e9e par la Chambre de recours technique de l\u2019OEB<a class=\"footnote\" title=\"&quot;Like Lord Hope, I derive considerable assistance from the approach set out at T. 0018\/09, para 22., which appears to me to be entirely consistent with the Board's earlier jurisprudence (as summarised in para 107) (...)\u00a0107. [r\u00e9f\u00e9rences pr\u00e9cises aux d\u00e9cisions OEB omises] The essence of the Board's approach in relation to the requirements of Article 57 in relation to biological material may, I think, be summarised in the following points: &quot;The general principles are: (i) The patent must disclose &quot;a practical application&quot; and &quot;some profitable use&quot; for the claimed substance, so that the ensuing monopoly &quot;can be expected [to lead to] some \u2026 commercial benefit&quot;; (ii) A &quot;concrete benefit&quot;, namely the invention's &quot;use \u2026 in industrial practice&quot; must be &quot;derivable directly from the description&quot;, coupled with common general knowledge; (iii) A merely &quot;speculative&quot; use will not suffice, so &quot;a vague and speculative indication of possible objectives that might or might not be achievable&quot; will not do; (iv) The patent and common general knowledge must enable the skilled person &quot;to reproduce&quot; or &quot;exploit&quot; the claimed invention without &quot;undue burden&quot;, or having to carry out &quot;a research programme&quot;; Where a patent discloses a new protein and its encoding gene: (v) The patent, when taken with common general knowledge, must demonstrate &quot;a real as opposed to a purely theoretical possibility of exploitation&quot;; (vi) Merely identifying the structure of a protein, without attributing to it a &quot;clear role&quot;, or &quot;suggest[ing]&quot; any &quot;practical use&quot; for it, or suggesting &quot;a vague and speculative indication of possible objectives that might be achieved&quot;, is not enough; (vii) The absence of any experimental or wet lab evidence of activity of the claimed protein is not fatal; (viii) A &quot;plausible&quot; or &quot;reasonably credible&quot; claimed use, or an &quot;educated guess&quot;, can suffice; (ix) Such plausibility can be assisted by being confirmed by &quot;later evidence&quot;, although later evidence on its own will not do; (x) The requirements of a plausible and specific possibility of exploitation can be at the biochemical, the cellular or the biological level; Where the protein is said to be a family or superfamily member: (xi) If all known members have a &quot;role in the proliferation, differentiation and\/or activation of immune cells&quot; or &quot;function in controlling physiology, development and differentiation of mammalian cells&quot;, assigning a similar role to the protein may suffice; (xii) So &quot;the problem to be solved&quot; in such a case can be &quot;isolating a further member of the [family]&quot;; (xiii) If the disclosure is &quot;important to the pharmaceutical industry&quot;, the disclosure of the sequences of the protein and its gene may suffice, even though its role has not &quot;been clearly defined&quot;; (xiv) The position may be different if there is evidence, either in the patent or elsewhere, which calls the claimed role or membership of the family into question; (xv) The position may also be different if the known members have different activities, although they need not always be &quot;precisely interchangeable in terms of their biological action&quot;, and it may be acceptable if &quot;most&quot; of them have a common role&quot;.\" id=\"return-footnote-42-143\" href=\"#footnote-42-143\" aria-label=\"Footnote 143\"><sup class=\"footnote\">[143]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<h3><strong>B. Les conditions de forme<\/strong><\/h3>\n<p><strong>323._ Les <em>registered patent attorneys<\/em>_<\/strong> Aux Royaume-Uni toute personne peut en repr\u00e9senter une autre dans les formalit\u00e9s li\u00e9es au d\u00e9p\u00f4t d\u2019un brevet. Cependant, seul un registered pattent attorney peut utiliser l\u2019appellation <em>patent agent<\/em> ou <em>patent attorney<\/em><a class=\"footnote\" title=\"CDPA1988, s. 276.\" id=\"return-footnote-42-144\" href=\"#footnote-42-144\" aria-label=\"Footnote 144\"><sup class=\"footnote\">[144]<\/sup><\/a>. Le r\u00e9gime g\u00e9n\u00e9ral de la profession est inscrit au CDPA 1988. Le Patent Attorney, personne physique ou morale, peut, dans les limites et conditions pr\u00e9vues par la loi, faire profession d\u2019agent aux fins de d\u00e9poser les demandes de brevets et de conduire les proc\u00e9dures applicables devant le Contr\u00f4leur<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 274.\" id=\"return-footnote-42-145\" href=\"#footnote-42-145\" aria-label=\"Footnote 145\"><sup class=\"footnote\">[145]<\/sup><\/a>. Les Chartered patent agents peuvent \u00e9galement plaider devant l&rsquo;Intellectual Property Entreprise Court (IPEC), qui remplace les Patents County Court<a class=\"footnote\" title=\"V. Tome 1, n\u00b059.\" id=\"return-footnote-42-146\" href=\"#footnote-42-146\" aria-label=\"Footnote 146\"><sup class=\"footnote\">[146]<\/sup><\/a>. L\u2019organisme professionnel des registered pattent attorneys est le Chartered Institute of Patent Attorneys.<\/p>\n<p>Les relations entre les patents attorneys et leurs clients sont soumises \u00e0 des r\u00e8gles de confidentialit\u00e9 similaires \u00e0 celles applicables aux relations entre les solicitors et leurs clients<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 280.\" id=\"return-footnote-42-147\" href=\"#footnote-42-147\" aria-label=\"Footnote 147\"><sup class=\"footnote\">[147]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>324._ L\u2019Intellectual Property Office et le Comptroller of Patents_<\/strong> Faisant suite \u00e0 une recommandation du Rapport Gowers de 2006<a class=\"footnote\" title=\"V. Tome 1, n\u00b0 139. Recommandation 53.\" id=\"return-footnote-42-148\" href=\"#footnote-42-148\" aria-label=\"Footnote 148\"><sup class=\"footnote\">[148]<\/sup><\/a>, l\u2019ancien Patent Office a pris le nom d\u2019Intellectual Property Office le 2 avril 2007. L\u2019office est une agence du Department for Business, Innovation and Skills. Il est dirig\u00e9 par le Comptroller General of Patents, Designs and Trade Marks (ci-apr\u00e8s le \u00ab\u00a0Contr\u00f4leur\u00a0\u00bb).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>325._ La demande_<\/strong> Aux termes de la section 7(1) du Patents Act, toute personne peut d\u00e9poser une demande de brevet, soit individuellement, soit conjointement avec une autre personne. La demande de brevet doit contenir (a) une demande de d\u00e9livrance d&rsquo;un brevet, (b) des sp\u00e9cifications (<em>specifications<\/em>) contenant une description de l&rsquo;invention (<em>description<\/em>), une ou des revendications (<em>claims<\/em>) et tout dessin vis\u00e9s dans la description ou dans une revendication (<em>drawings<\/em>); et (c) un abr\u00e9g\u00e9 (<em>abstract<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 14(2).\" id=\"return-footnote-42-149\" href=\"#footnote-42-149\" aria-label=\"Footnote 149\"><sup class=\"footnote\">[149]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les sp\u00e9cifications doivent exposer l\u2019invention d\u2019une mani\u00e8re suffisamment claire et compl\u00e8te pour qu\u2019un homme du m\u00e9tier puisse la r\u00e9aliser<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 14(3).\" id=\"return-footnote-42-150\" href=\"#footnote-42-150\" aria-label=\"Footnote 150\"><sup class=\"footnote\">[150]<\/sup><\/a>. Les revendications doivent (a) d\u00e9finir l\u2019objet de la protection (b) \u00eatre claires et pr\u00e9cises (c) \u00eatre soutenues par la description et (d) se rapporter \u00e0 une invention ou \u00e0 un groupe d&rsquo;inventions qui sont li\u00e9es de mani\u00e8re \u00e0 former un concept inventif unique<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 14(5).\" id=\"return-footnote-42-151\" href=\"#footnote-42-151\" aria-label=\"Footnote 151\"><sup class=\"footnote\">[151]<\/sup><\/a>. L\u2019abr\u00e9g\u00e9 fournit l&rsquo;information technique essentielle sous forme r\u00e9sum\u00e9e<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 14(7).\" id=\"return-footnote-42-152\" href=\"#footnote-42-152\" aria-label=\"Footnote 152\"><sup class=\"footnote\">[152]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Une demande de brevet peut \u00eatre retir\u00e9e \u00e0 tout moment avant d\u00e9livrance du brevet<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 14(9).\" id=\"return-footnote-42-153\" href=\"#footnote-42-153\" aria-label=\"Footnote 153\"><sup class=\"footnote\">[153]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les demandes divisionnaires sont possibles. En revanche, et contrairement aux \u00c9tats-Unis, la loi ne permet pas les demandes de continuations partielles (<em>continuation in part<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"C\u2019est-\u00e0-dire une demande d\u00e9pos\u00e9e reprenant tout ou partie d\u2019une demande ant\u00e9rieure (parente) pour b\u00e9n\u00e9ficier de la m\u00eame date de d\u00e9p\u00f4t que la demande parente mais y ajoutant des \u00e9l\u00e9ments nouveaux.\" id=\"return-footnote-42-154\" href=\"#footnote-42-154\" aria-label=\"Footnote 154\"><sup class=\"footnote\">[154]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>D&rsquo;un point de vue pratique, l&rsquo;UKIPO a mis en place depuis 2021 des proc\u00e9dures de simplification des d\u00e9p\u00f4ts et d&rsquo;acc\u00e9l\u00e9ration des proc\u00e9dures, au travers du One IPO Transformation Programme qui a vocation \u00e0 fournir un service unique et int\u00e9gr\u00e9 pour la gestion de tous les droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle du Royaume-Uni<a class=\"footnote\" title=\"Les nouveaut\u00e9s du service brevets sont pr\u00e9vues pour un lancement au premier semestre 2025, et permettront: de consulter, g\u00e9rer et mettre \u00e0 jour le portefeuille de brevets britanniques en ligne; des demandes de brevet plus fluides permettant aux demandeurs de soumettre des informations par \u00e9tapes et dans l\u2019ordre qui leur convient ; d'enregistrer et de partager des projets de demandes d\u2019applications; des v\u00e9rifications int\u00e9gr\u00e9es pour \u00e9viter les erreurs et donner un retour instantan\u00e9 sur les probl\u00e8mes de formatage; et la r\u00e9utilisation des donn\u00e9es du compte pour \u00e9viter une nouvelle saisie des informations sur chaque demande. Source: UKIPO, juillet 2024.\" id=\"return-footnote-42-155\" href=\"#footnote-42-155\" aria-label=\"Footnote 155\"><sup class=\"footnote\">[155]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>326._ L\u2019examen et la d\u00e9livrance du brevet_<\/strong> Une fois la demande d\u00e9pos\u00e9e, un examen de la r\u00e9gularit\u00e9 formelle du d\u00e9p\u00f4t et paiement des redevances applicable est r\u00e9alis\u00e9. La demande est alors transmise \u00e0 un examinateur pour un examen pr\u00e9liminaire (<em>preliminary examination<\/em>) des conditions de brevetabilit\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 15.\" id=\"return-footnote-42-156\" href=\"#footnote-42-156\" aria-label=\"Footnote 156\"><sup class=\"footnote\">[156]<\/sup><\/a>. Cet examen donne lieu \u00e0 un rapport, communiqu\u00e9 au demandeur (en pratique dans un d\u00e9lai de quatre \u00e0 six mois \u00e0 compter du d\u00e9p\u00f4t). Celui-ci peut formuler des observations et dans certains cas modifier ses revendications (sans les \u00e9tendre cependant \u00e0 un \u00e9l\u00e9ment non vis\u00e9 dans les sp\u00e9cifications). Il peut \u00e9galement retirer sa demande.<\/p>\n<p>Si l\u2019examen pr\u00e9liminaire est satisfait, la demande est publi\u00e9e avec le rapport de recherche et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, les revendications modifi\u00e9es<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 16.\" id=\"return-footnote-42-157\" href=\"#footnote-42-157\" aria-label=\"Footnote 157\"><sup class=\"footnote\">[157]<\/sup><\/a>. Cette publication doit avoir lieu au plus t\u00f4t apr\u00e8s l\u2019expiration d\u2019un d\u00e9lai de\u00a0 dix-huit mois apr\u00e8s la date de d\u00e9p\u00f4t ou la date de priorit\u00e9, selon le cas (et sauf retrait ou retrait de la demande ant\u00e9rieur) <a class=\"footnote\" title=\"Patents Rules 2007 r 26, SI 2007\/3291. La publication peut \u00eatre interdite ou restreinte pour des raisons de s\u00e9curit\u00e9 publique.\" id=\"return-footnote-42-158\" href=\"#footnote-42-158\" aria-label=\"Footnote 158\"><sup class=\"footnote\">[158]<\/sup><\/a>. La publication peut avoir lieu plus t\u00f4t sur demande du d\u00e9posant.\u00a0 Si le brevet est en \u00e9tat d\u2019\u00eatre d\u00e9livr\u00e9 avant l\u2019expiration des dix-huit mois, la d\u00e9livrance est repouss\u00e9e d\u2019au moins mois \u00e0 compter de la publication, afin de permettre aux tiers de formuler des observations<a class=\"footnote\" title=\"Le d\u00e9lai est de deux mois \u00e0 compter de la nouvelle publication pour les demandes PCT, et est supprim\u00e9 dans le cas de demandes divisionnaires si le d\u00e9lai de trois mois applicable \u00e0 la demande parente est \u00e9coul\u00e9.\" id=\"return-footnote-42-159\" href=\"#footnote-42-159\" aria-label=\"Footnote 159\"><sup class=\"footnote\">[159]<\/sup><\/a>. Comme indiqu\u00e9 la demande est publi\u00e9e avec le rapport de recherche, g\u00e9n\u00e9ralement d\u00e9livr\u00e9 bien avant l\u2019expiration du d\u00e9lai de publication.<\/p>\n<p>Une phase d\u2019examen (<em>substantive examination<\/em>) commence \u00e0 publication de la demande<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 17.\" id=\"return-footnote-42-160\" href=\"#footnote-42-160\" aria-label=\"Footnote 160\"><sup class=\"footnote\">[160]<\/sup><\/a>, qui donne lieu au d\u00e9p\u00f4t d\u2019un nouveau formulaire et au paiement d\u2019une seconde redevance. L\u2019examen doit \u00eatre demand\u00e9 dans les six mois du d\u00e9p\u00f4t. L\u2019examen porte sur l\u2019ensemble des conditions de brevetabilit\u00e9. Les sp\u00e9cifications et les revendications peuvent \u00eatre modifi\u00e9es pour r\u00e9pondre aux remarques de l\u2019examinateur. En l\u2019absence d\u2019objections ou si celles-ci sont satisfaites, le brevet est publi\u00e9.<\/p>\n<p>Afin d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer l\u2019examen, l\u2019Intellectual Property Office a mis en place depuis 1995 une proc\u00e9dure plus rapide de recherche et d\u2019examen combin\u00e9e (<em>combined search and examination procedure<\/em>), qui intervient lorsque la demande d\u2019examen est form\u00e9e au moment du d\u00e9p\u00f4t.<\/p>\n<p>Une voie rapide (et gratuite) pour les inventions apportant un b\u00e9n\u00e9fice \u00e9cologique (<em>green channel<\/em>) a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 institu\u00e9e en 2009. Ce service permet aux demandeurs de formuler par \u00e9crit une demande de traitement acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 de leur demande de brevet si l\u2019invention pr\u00e9sente un avantage environnemental. Le demandeur doit d\u00e9crire cet avantage (qui ne fait pas l&rsquo;objet d&rsquo;une enqu\u00eate), et pr\u00e9ciser quel stade de la proc\u00e9dure il souhaite acc\u00e9l\u00e9rer (recherche, examen, recherche et examen combin\u00e9s, et\/ou publication). Ces traitements acc\u00e9l\u00e9r\u00e9s peuvent \u00e9galement \u00eatre accord\u00e9s pour les autres types d&rsquo;inventions, mais sur justification (l&rsquo;UKIPO donne l&rsquo;exemple de la connaissance d&rsquo;un contrefacteur potentiel, ou du besoin de s\u00e9curiser un investisseur). L&rsquo;IPO maintient une base de donn\u00e9es des demandes \u00e9ligibles au <em>green channel<\/em> trait\u00e9es selon cette proc\u00e9dure<a class=\"footnote\" title=\"Accessible ici.\" id=\"return-footnote-42-161\" href=\"#footnote-42-161\" aria-label=\"Footnote 161\"><sup class=\"footnote\">[161]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Ces proc\u00e9dures acc\u00e9l\u00e9r\u00e9es sont \u00e9galement applicables aux demandes PCT<a class=\"footnote\" title=\"Service d\u00e9nomm\u00e9 Patent Cooperation Treaty (PCT) (UK) Fast Track.\" id=\"return-footnote-42-162\" href=\"#footnote-42-162\" aria-label=\"Footnote 162\"><sup class=\"footnote\">[162]<\/sup><\/a>, et l\u2019Intellectual Property Office participe \u00e0 l\u2019initative <em>Patent prosecution highway<\/em> et au programme <em>Global patent prosecution highway<\/em> d\u2019acc\u00e9l\u00e9ration du traitement des demandes de brevet d\u00e9j\u00e0 examin\u00e9es par un des offices \u00e9trangers partenaire<a class=\"footnote\" title=\"V. l\u2019expos\u00e9 de ces programmes sur le site de l\u2019Intellectual property office \u00e0 l\u2019adresse:\u00a0 https:\/\/www.gov.uk.\" id=\"return-footnote-42-163\" href=\"#footnote-42-163\" aria-label=\"Footnote 163\"><sup class=\"footnote\">[163]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/assets.publishing.service.gov.uk\/media\/5a60ee8ced915d7dfb57fb20\/fast-track_timeline.jpg\" alt=\"Flowchart of timings of fast track applications\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Exemple de calendrier acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 (<em>fast-track<\/em>)<\/strong><a class=\"footnote\" title=\"r\u00e9sultant d'une demande sollicitant \u00e0 la fois une combined search and examination (CSE), une recherche et\/ou un examen acc\u00e9l\u00e9r\u00e9s et une publication acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e (source UKIPO).\" id=\"return-footnote-42-164\" href=\"#footnote-42-164\" aria-label=\"Footnote 164\"><sup class=\"footnote\">[164]<\/sup><\/a><\/p>\n<h2>3. La propri\u00e9t\u00e9 et l&rsquo;exploitation de l&rsquo;invention<\/h2>\n<h3><strong>A. La titularit\u00e9 du brevet<\/strong><\/h3>\n<p><strong>327._ Le droit au brevet_<\/strong> Aux termes de la section 7(2) du Patents Act, le droit au brevet appartient en principe \u00e0 l\u2019inventeur ou aux coinventeurs et leur ayant cause<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab Un brevet d\u2019invention peut \u00eatre d\u00e9livr\u00e9 aux personnes \u00e9num\u00e9r\u00e9es ci-apr\u00e8s exclusivement: a) en principe, \u00e0 l\u2019inventeur ou aux co\u00efnventeurs ; b) de pr\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ces personnes, \u00e0 toute personne qui avait droit, en vertu d\u2019une loi ou disposition l\u00e9gale, d\u2019une loi \u00e9trang\u00e8re, d\u2019un trait\u00e9 ou d\u2019une convention internationale ou d\u2019une clause ex\u00e9cutoire d\u2019un accord conclu avec l\u2019inventeur avant la cr\u00e9ation de l\u2019invention, seule ou conjointement avec une autre personne, au moment de la cr\u00e9ation de l\u2019invention, \u00e0 l\u2019ensemble de la propri\u00e9t\u00e9 de l\u2019invention (autre que les int\u00e9r\u00eats d\u00e9coulant d\u2019institutions propres au syst\u00e8me de l\u2019equity) au Royaume-Uni; c) en tout \u00e9tat de cause, \u00e0 l\u2019ayant cause ou aux ayants cause des personnes mentionn\u00e9es aux sous-alin\u00e9as a) et b) ou \u00e0 toute personne pr\u00e9cit\u00e9e et \u00e0 l\u2019ayant cause ou aux ayants cause de l\u2019une des autres personnes pr\u00e9cit\u00e9es. \u00bb (traduction OMPI).\" id=\"return-footnote-42-165\" href=\"#footnote-42-165\" aria-label=\"Footnote 165\"><sup class=\"footnote\">[165]<\/sup><\/a>. L\u2019inventeur est la personne physique qui a con\u00e7u l\u2019invention<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 7(3): \u00ab Dans la pr\u00e9sente loi, le terme \u00abinventeur\u00bb d\u2019une invention s\u2019entend du v\u00e9ritable auteur [deviser] de l\u2019invention et le terme \u00abco\u00efnventeurs\u00bb doit \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 en cons\u00e9quence. \u00bb. Sur les \u00e9tapes applicables \u00e0 la d\u00e9termination de la qualit\u00e9 d\u2019inventeur, V. Henry Brothers (Magherafelt) Ltd v The Ministry of Defence and the Northern Ireland Office, [1999] RPC 442.\" id=\"return-footnote-42-166\" href=\"#footnote-42-166\" aria-label=\"Footnote 166\"><sup class=\"footnote\">[166]<\/sup><\/a>. Comme nous l&rsquo;avons vu, ces r\u00e8gles ont r\u00e9cemment \u00e9t\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9es dans le contexte des inventions g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par IA, en dernier lieu par la Cour supr\u00eame dans son arr\u00eat Thaler v. Comptroller<a class=\"footnote\" title=\"V. supra, n\u00b0312.\" id=\"return-footnote-42-167\" href=\"#footnote-42-167\" aria-label=\"Footnote 167\"><sup class=\"footnote\">[167]<\/sup><\/a>. La Cour y confirme que l&rsquo;inventeur au sens du Patents Act 1977, et notamment de ses articles 7 (droit au d\u00e9p\u00f4t) et 13 (mention de l&rsquo;inventeur), est n\u00e9cessairement une personne physique, et que le Patents Act 1977 ne donne pas le droit \u00e0 une personne d&rsquo;obtenir un brevet pour un produit ou proc\u00e9d\u00e9 cr\u00e9\u00e9 de mani\u00e8re autonome par une machine, notamment sur le fondement de son droit de propri\u00e9t\u00e9 sur la machine<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-42-168\" href=\"#footnote-42-168\" aria-label=\"Footnote 168\"><sup class=\"footnote\">[168]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La loi \u00e9tablit \u00e9galement une pr\u00e9somption r\u00e9fragable de titularit\u00e9 en faveur du d\u00e9posant<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 7(4).\" id=\"return-footnote-42-169\" href=\"#footnote-42-169\" aria-label=\"Footnote 169\"><sup class=\"footnote\">[169]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les litiges relatifs au droit au brevet (ant\u00e9rieurs et post\u00e9rieurs \u00e0 la d\u00e9livrance) peuvent \u00eatre soumis au Contr\u00f4leur<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 8, 2 (demandes) et 37 (brevets, la demande devant \u00eatre faite dans les deux ans de la d\u00e9livrance).\" id=\"return-footnote-42-170\" href=\"#footnote-42-170\" aria-label=\"Footnote 170\"><sup class=\"footnote\">[170]<\/sup><\/a>, qui peut d\u00e9cliner sa comp\u00e9tence au profit du tribunal.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>328._ Les inventions de salari\u00e9s_<\/strong> Au Royaume-Uni, l\u2019invention r\u00e9alis\u00e9e par un salari\u00e9 appartient \u00e0 l\u2019employeur si elle a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 l\u2019occasion de l\u2019exercice de ses fonctions habituelles ou \u00e0 l\u2019occasion d\u2019une mission exceptionnelle en dehors de ses fonctions habituelles et qui lui aurait \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cialement confi\u00e9e, pourvu qu\u2019une invention puisse avoir \u00e9t\u00e9 raisonnablement esp\u00e9r\u00e9e de cette mission<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 39: &quot;Right to employees\u2019 inventions.\n(1) Notwithstanding anything in any rule of law, an invention made by an employee shall, as between him and his employer, be taken to belong to his employer for the purposes of this Act and all other purposes if:\n\n(a) it was made in the course of the normal duties of the employee or in the course of duties falling outside his normal duties, but specifically assigned to him, and the circumstances in either case were such that an invention might reasonably be expected to result from the carrying out of his duties; or\n\n(b) the invention was made in the course of the duties of the employee and, at the time of making the invention, because of the nature of his duties and the particular responsibilities arising from the nature of his duties he had a special obligation to further the interests of the employer\u2019s undertaking.\n\n(2) Any other invention made by an employee shall, as between him and his employer, be taken for those purposes to belong to the employee.\n\n(3) Where by virtue of this section an invention belongs, as between him and his employer, to an employee, nothing done\u2014\n\n(a) by or on behalf of the employee or any person claiming under him for the purposes of pursuing an application for a patent, or\n\n(b) by any person for the purpose of performing or working the invention,\n\nshall be taken to infringe any copyright or design right to which, as between him and his employer, his employer is entitled in any model or document relating to the invention&quot;.\" id=\"return-footnote-42-171\" href=\"#footnote-42-171\" aria-label=\"Footnote 171\"><sup class=\"footnote\">[171]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Cette cat\u00e9gorie correspond plus ou moins \u00e0 nos inventions de mission. Elle est \u00e9tendue aux inventions cr\u00e9\u00e9es par des salari\u00e9s ayant pour mission de servir les int\u00e9r\u00eats de leur entreprise, c\u2019est-\u00e0-dire les dirigeants et membres des conseils d\u2019administration. Les autres inventions appartiennent au salari\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"Toute clause contraire est nulle (s. 42).\" id=\"return-footnote-42-172\" href=\"#footnote-42-172\" aria-label=\"Footnote 172\"><sup class=\"footnote\">[172]<\/sup><\/a>. A noter que la loi pr\u00e9voit une compensation du salari\u00e9 si l\u2019invention et le brevet qui en d\u00e9coulent profitent de mani\u00e8re exceptionnelle \u00e0 l\u2019employeur.<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 40 et, pour les modalit\u00e9s de calcul, s. 41.\" id=\"return-footnote-42-173\" href=\"#footnote-42-173\" aria-label=\"Footnote 173\"><sup class=\"footnote\">[173]<\/sup><\/a> La jurisprudence sur type de r\u00e9mun\u00e9ration est tr\u00e8s rare<a class=\"footnote\" title=\"V . par exemple James Duncan Kelly and Kwok Wai Chiu v. GE Healthcare Ltd [2009] EWHC 181 (Pat). En l\u2019esp\u00e8ce, la High Court a consid\u00e9r\u00e9 que le b\u00e9n\u00e9fice exceptionnel vis\u00e9 par la loi \u00e9tait d\u00e9montr\u00e9 par la circonstance que les brevets en cause pouvaient \u00eatre valoris\u00e9s au moins \u00e0 50 millions de livres et qu'ils avaient \u00e9t\u00e9 un \u00e9l\u00e9ment d\u00e9cisif d'op\u00e9rations de fusion acquisition op\u00e9r\u00e9es par l'employeur. Pour la cour, la participation des employ\u00e9s peut aller jusqu'\u00e0 33 %. En l'esp\u00e8ce, le pourcentage total a \u00e9t\u00e9 fix\u00e9 \u00e0 3 % (1,5 million de livres). La d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 rendue sur le fondement du Patents Act 1977 avant sa r\u00e9vision en 2005, qui ne pr\u00e9voyait pas la compensation lorsque l'invention elle-m\u00eame (et non plus seulement le brevet) a \u00e9t\u00e9 d'un b\u00e9n\u00e9fice exceptionnel pour l'employeur.\" id=\"return-footnote-42-174\" href=\"#footnote-42-174\" aria-label=\"Footnote 174\"><sup class=\"footnote\">[174]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>329._ Le droit moral de l\u2019inventeur_<\/strong> Au termes de la section 13 du Patents Act 1977, l\u2019inventeur ou les coinventeurs ont le droit d\u2019\u00eatre mentionn\u00e9s comme tels dans tous les brevets accord\u00e9s pour l&rsquo;invention, et auront \u00e9galement le droit d&rsquo;\u00eatre mentionn\u00e9s, si possible, dans toute demande publi\u00e9e de brevet pour l&rsquo;invention. L\u2019inventeur peut renoncer \u00e0 son droit d\u2019\u00eatre identifi\u00e9 (ou demander \u00e0 ce que son adresse soit supprim\u00e9e)<a class=\"footnote\" title=\"V. Patents Act 1977, s. 24(4).\" id=\"return-footnote-42-175\" href=\"#footnote-42-175\" aria-label=\"Footnote 175\"><sup class=\"footnote\">[175]<\/sup><\/a>, mais doit justifier des raisons de cette renonciation (sauf concernant le retrait de son adresse) aupr\u00e8s du Contr\u00f4leur<a class=\"footnote\" title=\"Patent Rules 2007, SI 2007\/3291, r 10\" id=\"return-footnote-42-176\" href=\"#footnote-42-176\" aria-label=\"Footnote 176\"><sup class=\"footnote\">[176]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>330._ Propri\u00e9t\u00e9 et copropri\u00e9t\u00e9 du brevet_<\/strong> Le Patents Act 1977 utilise le terme <em>proprietor<\/em> pour d\u00e9signer le titulaire du brevet. La section 30 dispose qu\u2019un brevet ou une demande de brevet est une propri\u00e9t\u00e9 mobili\u00e8re (<em>personal property<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 30(1).\" id=\"return-footnote-42-177\" href=\"#footnote-42-177\" aria-label=\"Footnote 177\"><sup class=\"footnote\">[177]<\/sup><\/a>. Tout brevet ou toute demande de brevet on peut \u00eatre c\u00e9d\u00e9, conc\u00e9d\u00e9, ou faire l\u2019objet de s\u00fbret\u00e9s<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 30(1) et (2).\" id=\"return-footnote-42-178\" href=\"#footnote-42-178\" aria-label=\"Footnote 178\"><sup class=\"footnote\">[178]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le propri\u00e9taire du brevet peut \u00e9galement \u00e0 tout moment renoncer \u00e0 son brevet par notification adress\u00e9e au Contr\u00f4leur<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 29(1).\" id=\"return-footnote-42-179\" href=\"#footnote-42-179\" aria-label=\"Footnote 179\"><sup class=\"footnote\">[179]<\/sup><\/a>. Une opposition \u00e0 cette renonciation peut \u00eatre form\u00e9e devant le Contr\u00f4leur<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 29(2).\" id=\"return-footnote-42-180\" href=\"#footnote-42-180\" aria-label=\"Footnote 180\"><sup class=\"footnote\">[180]<\/sup><\/a>. Si Contr\u00f4leur consid\u00e8re que le brevet peut \u00eatre abandonn\u00e9, il peut accepter la demande, et le brevet cesse d\u2019avoir effet au jour de la publication de son acceptation au bulletin des brevets<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 29(3).\" id=\"return-footnote-42-181\" href=\"#footnote-42-181\" aria-label=\"Footnote 181\"><sup class=\"footnote\">[181]<\/sup><\/a>. Dans ce cas aucune action en contrefa\u00e7on ne peut \u00eatre form\u00e9e ou subsister pour tout acte ant\u00e9rieur \u00e0 cette date<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab(3) If the comptroller is satisfied that the patent may properly be surrendered, he may accept the offer and, as from the date when notice of his acceptance is published in the journal, the patent shall cease to have effect, but no action for infringement shall lie in respect of any act done before that date and no right to compensation shall accrue for any use of the patented invention before that date for the services of the Crown \u00bb.\" id=\"return-footnote-42-182\" href=\"#footnote-42-182\" aria-label=\"Footnote 182\"><sup class=\"footnote\">[182]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Lorsqu\u2019un brevet est accord\u00e9 \u00e0 deux personnes ou plus, chacune d\u2019elle a droit, sauf accord contraire, \u00e0 une quote-part \u00e9gale du brevet<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 36(1).\" id=\"return-footnote-42-183\" href=\"#footnote-42-183\" aria-label=\"Footnote 183\"><sup class=\"footnote\">[183]<\/sup><\/a>. Sauf accord contraire, chacun des copropri\u00e9taires peut exploiter le brevet, pour son propre avantage, sans le consentement de l&rsquo;autre ou des autres copropri\u00e9taires et sans avoir \u00e0 lui ou leur rendre compte<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 36(2).\" id=\"return-footnote-42-184\" href=\"#footnote-42-184\" aria-label=\"Footnote 184\"><sup class=\"footnote\">[184]<\/sup><\/a>. Par ailleurs, sauf accord contraire, un copropri\u00e9taire ne peut, sans le consentement des autres copropri\u00e9taires (a) modifier les sp\u00e9cifications du brevet ou demander une telle modification ou demander la radiation du brevet, ou (b) accorder une licence du brevet ou c\u00e9der ou constituer un nantissement du brevet ou d\u2019une partie du brevet<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 36(3).\" id=\"return-footnote-42-185\" href=\"#footnote-42-185\" aria-label=\"Footnote 185\"><sup class=\"footnote\">[185]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La loi pr\u00e9voit \u00e9galement que lorsqu\u2019un produit brevet\u00e9 est vendu ou transf\u00e9r\u00e9 par l\u2019un des copropri\u00e9taires, le cessionnaire peut exploiter le produit comme s\u2019il lui avait \u00e9t\u00e9 vendu ou transf\u00e9r\u00e9 par le titulaire unique du brevet<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 36(5).\" id=\"return-footnote-42-186\" href=\"#footnote-42-186\" aria-label=\"Footnote 186\"><sup class=\"footnote\">[186]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<h3><strong>B. L&rsquo;\u00e9tendue de la protection<\/strong><\/h3>\n<p><strong>331._ Les droits exclusifs du brevet\u00e9_<\/strong> Ces droits, pr\u00e9sent\u00e9s de mani\u00e8re n\u00e9gative (<em>restricted acts<\/em>), sont d\u00e9finis \u00e0 la section 60(1) \u00e0 (3) du Patents Act. La section 60(1) correspond aux actes de contrefa\u00e7on primaire. Elle dispose :<\/p>\n<div class=\"textbox shaded\">\n<p>\u00ab\u00a060.- (1) sous r\u00e9serve des dispositions de cette section, une personne contrefait un brevet portant sur une invention si, mais seulement si, alors que le brevet est en vigueur, il accomplit l\u2019un des actes suivants au Royaume-Uni par rapport \u00e0 l&rsquo;invention sans consentement du propri\u00e9taire du brevet, c&rsquo;est-\u00e0-dire\u00a0:<\/p>\n<p>(a) lorsque l&rsquo;invention est un produit, il fabrique<a class=\"footnote\" title=\"V. United Wire Ltd v Screen Repair Services (Scotland) Ltd [2000] UKHL 42, [2001] RPC 24 (la r\u00e9paration d\u2019un produit brevet\u00e9 ne constitue pas une fabrication) ; Sch\u00fctz (UK) Ltd v Werit UK Ltd [2013] UKSC 16 (\u00e0 propos du remplacement d\u2019un composant d\u2019un produit brevet\u00e9 ; en l\u2019esp\u00e8ce, le remplacement d\u2019une pi\u00e8ce accessoire, rempla\u00e7able, sans rapport avec le concept inventif revendiqu\u00e9, jug\u00e9 non contrefaisant) ; Nestec SA &amp; Ors v Dualit Ltd &amp; Ors [2013] EWHC 923 (Pat) (invention consistant dans une machine \u00e0 caf\u00e9 et une capsule adapt\u00e9e. Jug\u00e9 que l\u2019achat de capsules par les propri\u00e9taires de la machine ne constitue pas une fabrication).\" id=\"return-footnote-42-187\" href=\"#footnote-42-187\" aria-label=\"Footnote 187\"><sup class=\"footnote\">[187]<\/sup><\/a>, distribue (<em>disposes of<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"V. Kalman and another v PCL Packaging (UK) Ltd and another [1982] F.S.R. 406 (un simple transporteur ne distribue pas au sens de ce texte).\" id=\"return-footnote-42-188\" href=\"#footnote-42-188\" aria-label=\"Footnote 188\"><sup class=\"footnote\">[188]<\/sup><\/a>, offre de distribuer, utilise ou importe le produit ou le d\u00e9tient<a class=\"footnote\" title=\"V. Smith, Kline and French Laboratories Ltd v R D Harbottle (Mercantile) Ltd and Others\u00a0[1980] RPC 363.\" id=\"return-footnote-42-189\" href=\"#footnote-42-189\" aria-label=\"Footnote 189\"><sup class=\"footnote\">[189]<\/sup><\/a> en vue d\u2019une distribution ou autrement ;<\/p>\n<p>(b) lorsque l\u2019invention est un proc\u00e9d\u00e9, il utilise le proc\u00e9d\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"V. Union Carbide Corp v BP Chemicals Ltd [1999] RPC 409 (une mauvaise utilisation d\u2019un proc\u00e9d\u00e9 brevet\u00e9 demeure contrefaisante).\" id=\"return-footnote-42-190\" href=\"#footnote-42-190\" aria-label=\"Footnote 190\"><sup class=\"footnote\">[190]<\/sup><\/a> ou propose de l\u2019utiliser au Royaume-Uni quand il sait, ou quand il appara\u00eet \u00e9vident \u00e0 une personne raisonnable dans les circonstances, que son utilisation sans consentement du propri\u00e9taire serait une contrefa\u00e7on du brevet ;<\/p>\n<p>(c) lorsque l&rsquo;invention est un proc\u00e9d\u00e9, il distribue (<em>disposes of<\/em>), offre \u00e0 la distribution, utilise ou importe tout produit obtenu directement au moyen du proc\u00e9d\u00e9 ou d\u00e9tient un tel produit en vue de la distribution ou autrement\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/div>\n<p>Les sections 60(2) et 60(3) visent les actes de contrefa\u00e7on secondaire (<em>indirect use of the invention, contributory infringement<\/em>). Elles disposent :<\/p>\n<div class=\"textbox shaded\">\n<p>\u00ab (2) sous r\u00e9serve des conditions suivantes, une personne (autre que le propri\u00e9taire du brevet) contrefait \u00e9galement un brevet pour une invention si, alors que le brevet est en vigueur et sans consentement du propri\u00e9taire, il fournit ou offre \u00e0 l&rsquo;approvisionnement au Royaume-Uni \u00e0 une personne autre qu&rsquo;un titulaire d&rsquo;une licence ou toute autre personne autoris\u00e9e \u00e0 travailler l&rsquo;invention, un des moyens concernant un \u00e9l\u00e9ment essentiel de l&rsquo;invention, permettant de mettre en \u0153uvre l\u2019invention, quand il sait, ou qu\u2019il appara\u00eet \u00e9vident \u00e0 une personne raisonnable dans ces circonstances, que ces moyens permettent et ont pour objet de mettre en \u0153uvre l&rsquo;invention au Royaume-Uni.<\/p>\n<p>(3) le paragraphe (2) ci-dessus ne s&rsquo;appliquera pas \u00e0 l&rsquo;approvisionnement ou \u00e0 l&rsquo;offre d&rsquo;un produit commercial de base \u00e0 moins que l&rsquo;approvisionnement ou la proposition soit fait afin d&rsquo;inciter la personne fournie ou, selon les circonstances, la personne \u00e0 qui la proposition est faite, \u00e0 commettre un acte constitutif d\u2019une contrefa\u00e7on du brevet aux termes du paragraphe (1) ci-dessus. \u00bb<\/p>\n<\/div>\n<p>L\u2019\u00e9l\u00e9ment intentionnel est toujours requis pour les actes de contrefa\u00e7on secondaires.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>332._ Les exceptions_<\/strong> Les exceptions sont d\u00e9finies aux sections 60(5). Les sections 60(6) \u00e0 60(6G) apportent des pr\u00e9cisions sur l\u2019application ou l\u2019interpr\u00e9tation de ces exceptions. La liste vise:<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">Les actes accomplis \u00e0 titre priv\u00e9 \u00e0 des fins non commerciales.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Les actes accomplis \u00e0 des fins exp\u00e9rimentales<a class=\"footnote\" title=\"Exception pr\u00e9cis\u00e9e en mati\u00e8re de m\u00e9dicaments par la section 60. \u00ab Section 60(6D): For the purposes of subsection (5)(b), anything done in or for the purposes of a medicinal product assessment which would otherwise constitute an infringement of a patent for an invention is to be regarded as done for experimental purposes relating to the subject-matter of the invention.Section 60(6E): In subsection (6D), \u201cmedicinal product assessment\u201d means any testing, course of testing or other activity undertaken with a view to providing data for any of the following purposes:a) obtaining or varying an authorisation to sell or supply, or offer to sell or supply, a medicinal product (whether in the United Kingdom or elsewhere);b) complying with any regulatory requirement imposed (whether in the United Kingdom or elsewhere) in relation to such an authorisation;c) enabling a government or public authority (whether in the United Kingdom or elsewhere), or a person (whether in the United Kingdom or elsewhere) with functions of:(i) providing health care on behalf of such a government or public authority, or(ii) providing advice to, or on behalf of, such a government or public authority about the provision of health care, to carry out an assessment of suitability of a medicinal product for human use for the purpose of determining whether to use it, or recommend its use, in the provision of health care.Section 60(6F): In subsection (6E) and this subsection: \u201cmedicinal product\u201d means a medicinal product for human use or a veterinary medicinal product;\u201cmedicinal product for human use\u201d has the meaning given by article 1 of Directive 2001\/83\/EC(a);\u201cveterinary medicinal product\u201d has the meaning given by article 1 of Directive 2001\/82\/EC(b).Section 60 (6G): Nothing in subsections (6D) to (6F) is to be read as affecting the application of subsection (5)(b) in relation to any act of a kind not falling within subsection (6D)\u00a0\u00bb.\" id=\"return-footnote-42-191\" href=\"#footnote-42-191\" aria-label=\"Footnote 191\"><sup class=\"footnote\">[191]<\/sup><\/a>.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">La pr\u00e9paration extemporan\u00e9e dans une pharmacie d&rsquo;un m\u00e9dicament sur ordonnance et sa vente subs\u00e9quente ;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Certaines utilisations \u00e0 bord de navires, d\u2019a\u00e9ronefs, d\u2019a\u00e9roglisseurs ou de v\u00e9hicules \u00e9trangers qui p\u00e9n\u00e8trent temporairement ou accidentellement sur le territoire national.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">l\u2019utilisation par un agriculteur du produit de sa r\u00e9colte \u00a0pour reproduction ou multiplication par lui-m\u00eame sur sa propre exploitation,\u00a0\u00a0en cas de vente ou d\u2019autre forme de commercialisation \u00e0 des fins d&rsquo;exploitation agricole de mat\u00e9riel de reproduction v\u00e9g\u00e9tal par le titulaire du brevet ou avec son consentement, dans les conditions et selon les modalit\u00e9s (notamment r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable sauf pour les petites exploitations) pr\u00e9vues par l\u2019article 14 du R\u00e8glement 2100\/94 sur les obtentions v\u00e9g\u00e9tales (exception pr\u00e9vue \u00e0 l\u2019article 11 de la directive 98\/44\/CE)<a class=\"footnote\" title=\"L\u2019Annexe A1 du Patents Act 1977 pr\u00e9cise les conditions d\u2019application de l\u2019exception. V. \u00e9galement Section 60(6C).\" id=\"return-footnote-42-192\" href=\"#footnote-42-192\" aria-label=\"Footnote 192\"><sup class=\"footnote\">[192]<\/sup><\/a>.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">L\u2019utilisation par les \u00e9leveurs d\u2019animaux reproducteurs ou d\u2019autre mat\u00e9riel de reproduction animale pour leur propre activit\u00e9, mais pas pour la vente ou \u00e0 des fins de reproduction commerciale (exception pr\u00e9vue \u00e0 l\u2019article 11 de la directive 98\/44\/CE).<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Les tests et essais relatifs \u00e0 des produits v\u00e9t\u00e9rinaires ou m\u00e9dicaux, visant \u00e0 d\u00e9montrer qu\u2019un produit g\u00e9n\u00e9rique est \u00e9quivalent \u00e0 un produit brevet\u00e9 approuv\u00e9, pour obtenir une autorisation de commercialisation.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">L\u2019utilisation d&rsquo;un produit lors de la r\u00e9alisation des \u00e9valuations de produits m\u00e9dicinaux, pour fournir des informations n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 de r\u00e9glementation ou pour l&rsquo;\u00e9valuation des technologies de la sant\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Il faut ajouter \u00e0 cette liste l\u2019\u00e9puisement des droits, l\u2019exception de possession personnelle ant\u00e9rieure, certaines exploitations par l\u2019\u00c9tat et les licences obligatoires, dont il sera question ci-apr\u00e8s.<\/p>\n<p>A noter enfin qu\u2019en mati\u00e8re de r\u00e9paration la jurisprudence conf\u00e8re le plus souvent un droit de r\u00e9paration \u00e0 l\u2019acheteur l\u00e9gitime du produit brevet\u00e9 au travers d\u2019une licence tacite<a class=\"footnote\" title=\"V. n\u00b0333.\" id=\"return-footnote-42-193\" href=\"#footnote-42-193\" aria-label=\"Footnote 193\"><sup class=\"footnote\">[193]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>333._ L\u2019\u00e9puisement interne_<\/strong> A l&rsquo;origine, l\u2019\u00e9puisement des droits au Royaume-Uni a pris la forme de licences tacites (\u00e9puisement facultatif). Ce syst\u00e8me fonde la libert\u00e9 du distributeur ou de l&rsquo;utilisateur du produit licitement mis sur le march\u00e9 sur la pr\u00e9sence d&rsquo;une licence (ou autorisation) tacite conc\u00e9d\u00e9e par le titulaire des droits: si l&rsquo;acheteur peut utiliser ou revendre librement l&rsquo;objet achet\u00e9, c&rsquo;est qu&rsquo;il en a tacitement re\u00e7u l&rsquo;autorisation. L&rsquo;\u00e9puisement suppose donc l&rsquo;existence pr\u00e9alable de pouvoirs sur la commercialisation et l&rsquo;utilisation du produit licitement fabriqu\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"Le premier arr\u00eat anglais est Betts v. Willmott (1871) Ch. App. 239 (le titulaire du brevet ne peut s'opposer \u00e0 l'importation et \u00e0 la vente d'un produit brevet\u00e9 vendu \u00e0 l'\u00e9tranger sans aucune restriction).\" id=\"return-footnote-42-194\" href=\"#footnote-42-194\" aria-label=\"Footnote 194\"><sup class=\"footnote\">[194]<\/sup><\/a>.\u00a0 Ce qui est le cas du brevet anglais, qui a toujours conf\u00e9r\u00e9 \u00e0 son titulaire le droit exclusif \u00ab de fabriquer, d&rsquo;utiliser, de mettre en \u0153uvre et de vendre l&rsquo;invention \u00bb<a class=\"footnote\" title=\"La r\u00e9daction issue du Patents Act 1977 (section 60 (1)) reprend les termes de la Convention de Luxembourg, et est proche de la r\u00e9daction fran\u00e7aise de l'article L. 613-3.\" id=\"return-footnote-42-195\" href=\"#footnote-42-195\" aria-label=\"Footnote 195\"><sup class=\"footnote\">[195]<\/sup><\/a>. Comme l\u2019a relev\u00e9 la Chambre des Lords, \u00ab l&rsquo;application litt\u00e9rale de ces dispositions entra\u00eenerait cette cons\u00e9quence absurde que l&rsquo;acheteur du produit brevet\u00e9 commettrait une contrefa\u00e7on en l&rsquo;utilisant ou en le revendant \u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Lord Bridge dans l'affaire British Leyland v Armstrong Patents (1986) F.S.R. 221 (H.L.), relative \u00e0 la fabrication de pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es (tuyaux d'\u00e9chappement) en violation du mod\u00e8le d\u00e9pos\u00e9 par le constructeur. En l'esp\u00e8ce la Chambre des Lords utilisera une th\u00e9orie de droit des biens (non derogation from a grant) interdisant au vendeur d\u2019agir de fa\u00e7on \u00e0 restreindre la jouissance, par l\u2019acheteur, du bien vendu. V. supra, n\u00b0258.\" id=\"return-footnote-42-196\" href=\"#footnote-42-196\" aria-label=\"Footnote 196\"><sup class=\"footnote\">[196]<\/sup><\/a>. D&rsquo;o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9 de trouver une technique qui permette de lib\u00e9rer l&rsquo;utilisateur\u00a0:<\/p>\n<div class=\"textbox shaded\">\n<p>\u00ab\u00a0Si le titulaire du brevet vend l&rsquo;objet brevet\u00e9 et si l&rsquo;acheteur l&rsquo;utilise, ce dernier ne commet naturellement pas de contrefa\u00e7on. Mais pour quelle raison? En raison du fait que le droit r\u00e9sultant de la vente implique une licence tacite conc\u00e9d\u00e9e par le titulaire \u00e0 l&rsquo;acheteur pour que celui-ci puisse se servir de ce qu&rsquo;il a achet\u00e9; et \u00e0 d\u00e9faut de toute condition particuli\u00e8re, cette licence tacite est une licence qui permet \u00e0 l&rsquo;acheteur d&rsquo;utiliser le produit \u00e0 son gr\u00e9, de le vendre ou de le commercialiser\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Juge Buckley dans l'arr\u00eat Badische Anilin und Soda Fabrik v Otto Isler (1906) 23, RPC 173 p 180, cit\u00e9 et traduit in Le Stanc, L\u2019acte de contrefa\u00e7on de brevet d\u2019invention, Litec 1977, p 100. Cf. L.W. Melville, Precedents on Intellectual Property and International Licensing, Sweet &amp; Maxwell, 1972, 1-19 p 14. Egalement Sirdar Rubber Co. ltd. v. Wallington Western and co, (1905) 22 RPC 257, (1907) 24 RPC 539 (H.L.), \u00e0 la p 543; Solar Thomson Engineering Co ltd. v. Barton (1977) RPC 537 (CA), pp 547 et 554-55.\" id=\"return-footnote-42-197\" href=\"#footnote-42-197\" aria-label=\"Footnote 197\"><sup class=\"footnote\">[197]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<p>Comme indiqu\u00e9, la jurisprudence conf\u00e8re \u00e9galement le plus souvent un droit de r\u00e9paration \u00e0 l\u2019acheteur l\u00e9gitime du produit brevet\u00e9 au travers d\u2019une licence tacite<a class=\"footnote\" title=\"United Wire Ltd v Screen Repair Services (Scotland) Ltd, [2000] UKHL 42, [2000] 4 All ER 353, [2001] RPC 439, [2001] F.S.R. 365, [2000] IP &amp; T 1038, [2000] All ER (D) 1025.\" id=\"return-footnote-42-198\" href=\"#footnote-42-198\" aria-label=\"Footnote 198\"><sup class=\"footnote\">[198]<\/sup><\/a>, mais la r\u00e9paration (ou la modification) ne doit pas aboutir \u00e0 une reconstruction (\u00e0 la r\u00e9alisation de l\u2019invention)<a class=\"footnote\" title=\"Ibid. V. \u00e9galement Dunlop Pneumatic Tyre v Neal [1899] 1 Ch 807, (1899) 16 RPC 247\u00a0; Solar Thomson Engineering v Barton [1977] EPC 53\u00a0; Dellareed v Delkim Developments [1988] FSR 329.\" id=\"return-footnote-42-199\" href=\"#footnote-42-199\" aria-label=\"Footnote 199\"><sup class=\"footnote\">[199]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>334._ L\u2019\u00e9puisement communautaire et international_<\/strong> Le Patents Act 1977 ne contient aucune disposition sur les importations parall\u00e8les<a class=\"footnote\" title=\"Une section 60(4) du Patents Act reprenait les dispositions de la Convention de Luxembourg sur ce point, mais n\u2019est jamais entr\u00e9e en vigueur et a \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9e en 2004.\" id=\"return-footnote-42-200\" href=\"#footnote-42-200\" aria-label=\"Footnote 200\"><sup class=\"footnote\">[200]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Comme nous l&rsquo;avons vu<a class=\"footnote\" title=\"Tome 1, n\u00b0 32.\" id=\"return-footnote-42-201\" href=\"#footnote-42-201\" aria-label=\"Footnote 201\"><sup class=\"footnote\">[201]<\/sup><\/a>, les textes issus du Brexit pr\u00e9voient que les droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle qui ont \u00e9t\u00e9 \u00e9puis\u00e9s tant dans l&rsquo;Union qu&rsquo;au Royaume-Uni avant la fin de la p\u00e9riode de transition dans les conditions pr\u00e9vues par le droit de l&rsquo;Union restent \u00e9puis\u00e9s<a class=\"footnote\" title=\"Intellectual Property (Exhaustion of Rights) (EU Exit) Regulations 2019, SI 2019 No. 265.\" id=\"return-footnote-42-202\" href=\"#footnote-42-202\" aria-label=\"Footnote 202\"><sup class=\"footnote\">[202]<\/sup><\/a>. En revanche, l&rsquo;accord de sortie, comme l&rsquo;accord de commerce UE\/RU et les textes internes d&rsquo;application ne pr\u00e9voient pas de r\u00e8gle pour les droits \u00e9puis\u00e9s apr\u00e8s le 1er janvier 2021.\u00a0 Les<em> Exhaustion of Rights (EU Exit) Regulations 2019<\/em><a class=\"footnote\" title=\"SI 2019 No. 265.\" id=\"return-footnote-42-203\" href=\"#footnote-42-203\" aria-label=\"Footnote 203\"><sup class=\"footnote\">[203]<\/sup><\/a> ont modifi\u00e9 les textes en mati\u00e8re d&rsquo;\u00e9puisement des droits de copyright, de dessins et mod\u00e8les et de marques, pour pr\u00e9server les principes d&rsquo;\u00e9puisement pr\u00e9existant applicables \u00e0 l&rsquo;Espace \u00e9conomique europ\u00e9en, mais ne contiennent pas de dispositions \u00e9quivalentes en mati\u00e8re de brevets. Cependant, par exception aux principes pos\u00e9s par le <span style=\"font-size: 1em;\"><em>Retained EU Law (R\u00e9vocation and Reform) Act 2023<\/em>, les <em>Intellectual Property (Exhaustion of Rights) (Amendment) Regulations 2023<\/em> ont <\/span><span style=\"font-size: 1em;\">modifi\u00e9 le\u00a0<em>Patents Act 1977<\/em>, de mani\u00e8re \u00e0 maintenir, s&rsquo;agissant de la d\u00e9finition de l&rsquo;\u00e9puisement, le \u00ab <\/span><em style=\"font-size: 1em;\">EU retained right<\/em><span style=\"font-size: 1em;\"> \u00bb au-del\u00e0 du 1er janvier 2024<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, nouvelle section 60(3): &quot;(3A) Subsections (1) and (2) shall not apply to an act done in relation to a product that is subject to a patent where the product has been put on the market in the United Kingdom or the European Economic Area by or with the consent of the proprietor of the patent unless\u2014 (a) (b) there exist legitimate reasons for the proprietor of the patent to oppose the act for the purpose of protecting the proprietor\u2019s property, and the opposition to the act interferes with the rights of any other person no more than is necessary to achieve that purpose&quot;.\" id=\"return-footnote-42-204\" href=\"#footnote-42-204\" aria-label=\"Footnote 204\"><sup class=\"footnote\">[204]<\/sup><\/a>. Ce maintien est sans pr\u00e9judice de la possibilit\u00e9 laiss\u00e9e au <\/span>Gouvernement de modifier ce r\u00e9gime \u00e0 l&rsquo;avenir.<\/p>\n<p>Ces pr\u00e9cisions faites, la jurisprudence europ\u00e9enne en mati\u00e8re d\u2019\u00e9puisement communautaire des droits du brevet\u00e9 est certes applicable, mais dans la mesure o\u00f9, en mati\u00e8re de brevet, aucune prohibition de l\u2019\u00e9puisement international n\u2019est impos\u00e9e par le droit de l\u2019Union europ\u00e9enne, le Royaume-Uni a, sur ce point maintenu sa jurisprudence fond\u00e9e sur un m\u00e9canisme de licences tacites. Ainsi, la vente d\u2019un produit en dehors de l\u2019EEE sans restriction emporte en principe une licence tacite autorisant sa revente au Royaume-Uni<a class=\"footnote\" title=\"Betts v Wilmott (1870\u201371) LR 6 Ch App 239 (importation au Royaume-Uni de capsules brevet\u00e9es fabriqu\u00e9es en France par l\u2019agent du titulaire du brevet anglais, \u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 que le brevet fran\u00e7ais \u00e9tait expir\u00e9).\" id=\"return-footnote-42-205\" href=\"#footnote-42-205\" aria-label=\"Footnote 205\"><sup class=\"footnote\">[205]<\/sup><\/a>, sauf en cas de modification ou r\u00e9paration emportant reconstruction. Les restrictions ne font obstacle \u00e0 l\u2019importation que si le d\u00e9fendeur en a eu connaissance<a class=\"footnote\" title=\"Roussel Uclaf v Hockley International [1996] RPC 441 et Zino Davidoff v A&amp;G Imports [2000] Ch 127 (importation possible en l\u2019absence de restriction port\u00e9e \u00e0 la connaissance de l\u2019importateur); Soci\u00e9t\u00e9 Anonyme des Manufactures de Glaces v Tilghman\u2019s Patent Sand Blast Company (1884) LR 25 Ch D 1 (le produit import\u00e9 n\u2019avait \u00e9t\u00e9 fabriqu\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tranger par le titulaire du brevet anglais, mais par son licenci\u00e9; jug\u00e9 que le licenci\u00e9 est tenu des termes restrictifs de la licence); The Wellcome Foundation v Discpharm [1993] FSR 433 (donne effet \u00e0 une restriction d\u2019importation impos\u00e9e par le titulaire du brevet et port\u00e9e \u00e0 la connaissance d\u2019importateurs; V. J. Jones, Exhaustion of Rights: Pharmaceuticals Marketed in Spain: a Wellcome Exception [1993] EIPR 107).\" id=\"return-footnote-42-206\" href=\"#footnote-42-206\" aria-label=\"Footnote 206\"><sup class=\"footnote\">[206]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>335._ Le droit de possession personnelle ant\u00e9rieure_<\/strong> Le Patents Act 1977 contient une exception correspondant au droit de possession personnelle ant\u00e9rieure, qui repose, non pas sur la possession, mais sur l\u2019exploitation ou des pr\u00e9paratifs d\u2019exploitation. Ces actes sont en outre d\u00e9finis de mani\u00e8re assez stricte. La section 64 du Patents Act 1977 dispose:<\/p>\n<div class=\"textbox shaded\">\n<p>\u00ab\u00a064.\u20141) Apr\u00e8s la d\u00e9livrance d\u2019un brevet pour une invention, une personne qui, au Royaume-Uni, avant la date de priorit\u00e9 de l\u2019invention,<\/p>\n<p>a) accomplit de bonne foi un acte qui constituerait une contrefa\u00e7on du brevet s\u2019il \u00e9tait en vigueur ou<\/p>\n<p>b) fait de bonne foi des pr\u00e9paratifs effectifs et s\u00e9rieux en vue d\u2019accomplir un tel acte<\/p>\n<p>a le droit de poursuivre l\u2019accomplissement de l\u2019acte ou, selon le cas, d\u2019accomplir l\u2019acte nonobstant la d\u00e9livrance du brevet, mais ce droit ne s\u2019\u00e9tend pas \u00e0 la concession \u00e0 un tiers d\u2019une licence pour accomplir cet acte.<\/p>\n<p>2) Si l\u2019acte a \u00e9t\u00e9 accompli ou si les pr\u00e9paratifs ont \u00e9t\u00e9 faits dans le cours d\u2019une transaction commerciale, la personne qui b\u00e9n\u00e9ficie du droit conf\u00e9r\u00e9 par l\u2019alin\u00e9a 1) peut<\/p>\n<p>a) autoriser l\u2019un de ses associ\u00e9s au moment consid\u00e9r\u00e9 dans la transaction commerciale \u00e0 accomplir cet acte et<\/p>\n<p>b) c\u00e9der ce droit ou le transmettre pour cause de mort (ou, s\u2019agissant d\u2019une personne morale, \u00e0 sa dissolution) \u00e0 toute personne qui acquiert la part de la transaction commerciale au cours de laquelle l\u2019acte a \u00e9t\u00e9 accompli ou les pr\u00e9paratifs ont \u00e9t\u00e9 faits.<\/p>\n<p>3) Lorsqu\u2019un produit a \u00e9t\u00e9 c\u00e9d\u00e9 \u00e0 un tiers dans l\u2019exercice des droits conf\u00e9r\u00e9s par l\u2019alin\u00e9a 1) ou 2), ce tiers et toute personne se r\u00e9clamant de lui peuvent user du produit de la m\u00eame mani\u00e8re que s\u2019il avait \u00e9t\u00e9 c\u00e9d\u00e9 par le titulaire du brevet.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/div>\n<p>L\u2019usage ant\u00e9rieur doit ainsi correspondre \u00e0 \u00ab\u00a0des actes qui seraient constitutifs de contrefa\u00e7on\u00a0\u00bb ou \u00e0 des \u00ab\u00a0pr\u00e9paratifs effectifs et s\u00e9rieux\u00a0\u00bb en vue de la r\u00e9alisation de ces actes<a class=\"footnote\" title=\"Ce qui exclu la simple possession: Helitune Ltd. v. Stewart Hughes Ltd., [1991] F.S.R. 171; Lubrizol Corporation v Esso Petroleum Co. Ltd. [1998] EWCA Civ 744, 743, [1998] RPC 727 (CA).\" id=\"return-footnote-42-207\" href=\"#footnote-42-207\" aria-label=\"Footnote 207\"><sup class=\"footnote\">[207]<\/sup><\/a>. L\u2019exception ne distingue pas entre usage priv\u00e9 et public. Bien \u00e9videmment, le caract\u00e8re public de l\u2019acte peut d\u00e9truire la nouveaut\u00e9 du brevet post\u00e9rieur. Les actes d\u2019exploitation ou de pr\u00e9paration doivent avoir \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9s au Royaume-Uni. L\u2019exception n\u2019est pas strictement limit\u00e9e aux actes effectu\u00e9s avant la date de priorit\u00e9, et permet l\u2019accomplissement d\u2019actes substantiellement similaires<a class=\"footnote\" title=\"Lubrizol Corporation v Esso Petroleum Co. Ltd., pr\u00e9cit\u00e9.\" id=\"return-footnote-42-208\" href=\"#footnote-42-208\" aria-label=\"Footnote 208\"><sup class=\"footnote\">[208]<\/sup><\/a>. Elle ne permet cependant pas de fabriquer un produit dans le champ du brevet<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-42-209\" href=\"#footnote-42-209\" aria-label=\"Footnote 209\"><sup class=\"footnote\">[209]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>336._ Exploitations d\u2019une invention par l\u2019\u00c9tat (<em>Crown use<\/em>)_<\/strong> Les sections 55 \u00e0 59 du Patents Act 1977 r\u00e9glementent les droits accord\u00e9s \u00e0 la Couronne sur les inventions brevet\u00e9es. La section 55 permet aux services du gouvernement et aux personnes autoris\u00e9es et toute personne autoris\u00e9e par \u00e9crit par un minist\u00e8re d\u2019accomplir, pour les services de la Couronne, et au Royaume-Uni, les actes suivants \u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019une invention brevet\u00e9e sans le consentement du propri\u00e9taire du brevet :<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">s\u2019agissant d\u2019un produit, i) fabriquer, utiliser, importer ou d\u00e9tenir le produit, ou le vendre ou l\u2019offrir en vente lorsqu\u2019un tel acte d\u00e9coule de sa fabrication, son usage, son importation ou sa d\u00e9tention ou y est accessoire; et ii) en tout \u00e9tat de cause, le vendre ou l\u2019offrir en vente \u00e0 des fins de d\u00e9fense d\u2019un pays \u00e9tranger ou pour la production ou la fourniture de produits pharmaceutiques ou m\u00e9dicinaux d\u00e9termin\u00e9s (autrement que par la vente) \u00e0 une fin quelconque;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">s\u2019agissant d\u2019un proc\u00e9d\u00e9, l\u2019utiliser ou accomplir \u00e0 l\u2019\u00e9gard de tout produit obtenu directement par ce proc\u00e9d\u00e9 tous les actes mentionn\u00e9s au paragraphe pr\u00e9c\u00e9dent;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">lorsque l\u2019invention ou un produit obtenu directement par l\u2019invention consiste en un produit pharmaceutique ou m\u00e9dicinal d\u00e9termin\u00e9, le vendre ou l\u2019offrir en vente;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">livrer ou offrir de livrer \u00e0 toute personne l\u2019un quelconque des moyens de mise en \u0153uvre de l\u2019invention se rapportant \u00e0 un \u00e9l\u00e9ment essentiel de celle-ci ;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">disposer ou offrir de disposer de tout objet fabriqu\u00e9, utilis\u00e9, import\u00e9 ou d\u00e9tenu dans l\u2019exercice des droits conf\u00e9r\u00e9s et qui n\u2019est plus exig\u00e9 dans le but pour lequel il a \u00e9t\u00e9 fabriqu\u00e9, utilis\u00e9, import\u00e9 ou d\u00e9tenu, selon le cas.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces droits de la Couronne sont substantiellement renforc\u00e9s pendant les p\u00e9riodes d\u2019urgence<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 59.\" id=\"return-footnote-42-210\" href=\"#footnote-42-210\" aria-label=\"Footnote 210\"><sup class=\"footnote\">[210]<\/sup><\/a>. Une compensation mon\u00e9taire est pr\u00e9vue<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 57A. Sauf lorsque o\u00f9 l\u2019invention a \u00e9t\u00e9, avant sa date de priorit\u00e9, d\u00fbment inscrite ou exp\u00e9riment\u00e9e par ou au nom et pour le compte d\u2019un minist\u00e8re ou de l\u2019Agence du Royaume-Uni pour l\u2019\u00e9nergie atomique autrement qu\u2019en cons\u00e9quence d\u2019une communication pertinente faite sous le sceau du secret (Section 55(3)).\" id=\"return-footnote-42-211\" href=\"#footnote-42-211\" aria-label=\"Footnote 211\"><sup class=\"footnote\">[211]<\/sup><\/a>. La section 57 pr\u00e9cise les effets des droits de la Couronne sur les cessionnaires et licenci\u00e9s<a class=\"footnote\" title=\"En substance, les stipulations de ces contrats sont sans effets dans la mesure o\u00f9 elles limitent ou r\u00e9glementent l\u2019exploitation de l\u2019invention par la Couronne en vertu de l\u2019article 55. Une compensation mon\u00e9taire est \u00e9galement pr\u00e9vue.\" id=\"return-footnote-42-212\" href=\"#footnote-42-212\" aria-label=\"Footnote 212\"><sup class=\"footnote\">[212]<\/sup><\/a>. Les litiges concernant un usage par la Couronne sont soumis aux tribunaux<a class=\"footnote\" title=\"Dans les conditions pr\u00e9vues par la section 58.\" id=\"return-footnote-42-213\" href=\"#footnote-42-213\" aria-label=\"Footnote 213\"><sup class=\"footnote\">[213]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>337._ La dur\u00e9e des droits_<\/strong> Sous l\u2019empire du Patents Act 1949, la dur\u00e9e maximum des brevets \u00e9tait de 16 ans. Le Patents Act 1977 a \u00e9tendu cette dur\u00e9e \u00e0 20 ans \u00e0 compter de la date du d\u00e9p\u00f4t de la demande<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 25(1).\" id=\"return-footnote-42-214\" href=\"#footnote-42-214\" aria-label=\"Footnote 214\"><sup class=\"footnote\">[214]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les certificats compl\u00e9mentaires de protection (<em>supplementary protection certificates<\/em>) institu\u00e9s par les R\u00e8glements 1768\/92 et 1610\/96 en faveur, respectivement, des m\u00e9dicaments et des produits phytopharmaceutiques, permettent d\u2019\u00e9tendre la dur\u00e9e de protection des brevets concern\u00e9s \u00e0 vingt-cinq ans au maximum<a class=\"footnote\" title=\"Les Patents (Compulsory Licensing and Supplementary Protection Certificates) Regulations 2007 ont pr\u00e9cis\u00e9 les dispositions du Patents Act applicables aux certificats et demandes de certificats en ins\u00e9rant la section 128B et l\u2019Annexe4A du Patents Act 1977. Les Patents Rules 2007 et les Patents (Fees) Rules 2007 pr\u00e9cisent les proc\u00e9dures et redevances applicables.\" id=\"return-footnote-42-215\" href=\"#footnote-42-215\" aria-label=\"Footnote 215\"><sup class=\"footnote\">[215]<\/sup><\/a>. L\u2019extension de six mois pr\u00e9vue par le R\u00e8glement 1901\/2006\/CE relatif aux m\u00e9dicaments \u00e0 usage p\u00e9diatrique est \u00e9galement toujours applicable.<\/p>\n<h3><strong>C. L&rsquo;exploitation du brevet<\/strong><\/h3>\n<p><strong>338._ Les contrats_<\/strong> Les brevets et demandes de brevet sont des biens mobiliers (<em>personal properties<\/em>) <a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 30.\" id=\"return-footnote-42-216\" href=\"#footnote-42-216\" aria-label=\"Footnote 216\"><sup class=\"footnote\">[216]<\/sup><\/a>. Les brevets et demandes de brevet, ainsi que les droits sur des brevets ou demandes de brevet et les droits d\u00e9coulant de brevets et de demandes de brevet peuvent \u00eatre transmis, c\u00e9d\u00e9s, faire l\u2019objet de nantissements ou conc\u00e9d\u00e9s en licence<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-42-217\" href=\"#footnote-42-217\" aria-label=\"Footnote 217\"><sup class=\"footnote\">[217]<\/sup><\/a>. Des sous-licences peuvent \u00eatre conc\u00e9d\u00e9es dans la mesure o\u00f9 la licence le pr\u00e9voit<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 30(4).\" id=\"return-footnote-42-218\" href=\"#footnote-42-218\" aria-label=\"Footnote 218\"><sup class=\"footnote\">[218]<\/sup><\/a>. Les licences et sous-licences peuvent \u00eatre c\u00e9d\u00e9es ou nanties<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-42-219\" href=\"#footnote-42-219\" aria-label=\"Footnote 219\"><sup class=\"footnote\">[219]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les cessions, nantissements ou consentements relatifs \u00e0 un brevet doivent \u00eatre \u00e9tablis par \u00e9crit et sign\u00e9s par ou au nom du c\u00e9dant ou constituant, \u00e0 peine de nullit\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 30(6) (sous reserve de l\u2019application des r\u00e8gles d\u2019\u00e9quit\u00e9).\" id=\"return-footnote-42-220\" href=\"#footnote-42-220\" aria-label=\"Footnote 220\"><sup class=\"footnote\">[220]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Une cession ou une licence exclusive peuvent conf\u00e9rer au cessionnaire ou au licenci\u00e9 le droit d\u2019agir en contrefa\u00e7on pour des faits ant\u00e9rieurs \u00e0 l\u2019acte<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 30(7).\" id=\"return-footnote-42-221\" href=\"#footnote-42-221\" aria-label=\"Footnote 221\"><sup class=\"footnote\">[221]<\/sup><\/a>. Le licenci\u00e9 exclusif a le m\u00eame droit d\u2019agir que le conc\u00e9dant au regard des contrefa\u00e7ons post\u00e9rieures \u00e0 la conclusion de la licence.<\/p>\n<p>Enfin, les actes emportant transfert et nantissement de brevets ou de demandes de brevets doivent \u00eatre enregistr\u00e9s aupr\u00e8s de l&rsquo;UKIPO, sous peine d\u2019inopposabilit\u00e9 aux tiers<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 33, Rule 47.\" id=\"return-footnote-42-222\" href=\"#footnote-42-222\" aria-label=\"Footnote 222\"><sup class=\"footnote\">[222]<\/sup><\/a>. Cette r\u00e8gle s\u2019applique \u00e9galement \u00e0 la concession, la cession ou la mise en gage d\u2019une licence ou d\u2019une sous-licence, ainsi qu\u2019aux \u00e9v\u00e8nements et jugements emportant d\u00e9volution du brevet.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>339._ Les licences de droit_<\/strong> La section 46 du Patents Act 1977 permet au titulaire du brevet d\u2019indiquer par une inscription que son brevet peut faire l\u2019objet d\u2019une licence de droit. Au vu de la demande d\u2019inscription, le Contr\u00f4leur notifie alors tout ayant droit enregistr\u00e9 et proc\u00e8de \u00e0 l\u2019inscription si les contrats enregistr\u00e9s ne l\u2019interdisent pas. Toute personne peut alors obtenir la concession d\u2019une licence sur le brevet aux conditions qui peuvent \u00eatre fix\u00e9es par un accord ou, \u00e0 d\u00e9faut d\u2019accord, par le Contr\u00f4leur sur requ\u00eate du propri\u00e9taire du brevet ou du demandeur \u00e0 la licence. L\u2019inscription a pour effet de r\u00e9duire de moiti\u00e9 le montant des annuit\u00e9s. La radiation de l\u2019inscription peut \u00eatre demand\u00e9e \u00e0 tout moment<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 47.\" id=\"return-footnote-42-223\" href=\"#footnote-42-223\" aria-label=\"Footnote 223\"><sup class=\"footnote\">[223]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Une licence de droit peut \u00e9galement \u00eatre inscrite sur le registre par le Contr\u00f4leur dans le cadre de l\u2019application des r\u00e8gles de concurrence, \u00e0 la suite d\u2019un rapport de la Competition Commission, et sur demande des ministres comp\u00e9tents<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 51.\" id=\"return-footnote-42-224\" href=\"#footnote-42-224\" aria-label=\"Footnote 224\"><sup class=\"footnote\">[224]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>340._ Les licences obligatoires_<\/strong> Aux termes de la section 38 du Patents Act 1977, \u00e0 tout moment apr\u00e8s l\u2019expiration d\u2019un d\u00e9lai de trois ans ou de tout autre d\u00e9lai qui peut \u00eatre prescrit \u00e0 compter de la date de la d\u00e9livrance d\u2019un brevet, toute personne peut demander au Contr\u00f4leur une licence portant sur le brevet ou encore l\u2019inscription au registre d\u2019une mention relative \u00e0 la disponibilit\u00e9 de licences de droit sur le brevet. Les motifs d\u2019octroi d\u2019une licence obligatoire sont d\u00e9finis aux sections 48A et 48B. L\u2019article 48A s\u2019applique lorsque le titulaire est national d\u2019un pays membre de l\u2019OMC, ou est domicili\u00e9 ou poss\u00e8de un \u00e9tablissement commercial r\u00e9el et effectif dans un pays membre de l\u2019OMC (<em>WTO Proprietor<\/em>, \u00ab\u00a0titulaire OMC\u00a0\u00bb) <a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 48(5).\" id=\"return-footnote-42-225\" href=\"#footnote-42-225\" aria-label=\"Footnote 225\"><sup class=\"footnote\">[225]<\/sup><\/a>. La section 48B s\u2019applique dans les autres cas.<\/p>\n<p>Pour les \u00ab\u00a0titulaires OMC\u00a0\u00bb, les motifs sont les suivants<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 48A(1).\" id=\"return-footnote-42-226\" href=\"#footnote-42-226\" aria-label=\"Footnote 226\"><sup class=\"footnote\">[226]<\/sup><\/a>\u00a0:<\/p>\n<p>(a) Si l&rsquo;invention brevet\u00e9e est un produit, lorsque la demande au Royaume-Uni pour ce produit n&rsquo;est pas satisfaite \u00e0 des conditions raisonnables ;<\/p>\n<p>(b) En raison du refus du propri\u00e9taire du brevet concern\u00e9 d\u2019accorder une licence ou des licences \u00e0 des conditions raisonnables\u00a0:<\/p>\n<p>(i) si l&rsquo;exploitation au Royaume-Uni de toute autre invention brevet\u00e9e qui comporte une avance technique importante pr\u00e9sentant une importance \u00e9conomique consid\u00e9rable par rapport \u00e0 l&rsquo;invention pour laquelle le brevet concern\u00e9 a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9 est emp\u00each\u00e9e ou g\u00ean\u00e9e (dans ce cas sous condition d\u2019octroi r\u00e9ciproque de licence), ou<\/p>\n<p>(ii) si l&rsquo;\u00e9tablissement ou le d\u00e9veloppement des activit\u00e9s commerciales ou industrielles au Royaume-Uni est injustement compromis (<em>unfairly prejudiced<\/em>) ;<\/p>\n<p>(c) si en raison des conditions impos\u00e9es par le propri\u00e9taire du brevet la fabrication, l&rsquo;utilisation ou la disposition d\u2019\u00e9l\u00e9ments non prot\u00e9g\u00e9s par le brevet, ou l&rsquo;\u00e9tablissement ou le d\u00e9veloppement des activit\u00e9s commerciales ou industrielles au Royaume-Uni, est injustement compromis.<\/p>\n<p>Aucune licence obligatoire ne peut \u00eatre accord\u00e9e si le demandeur n\u2019a pas fait pr\u00e9alablement des efforts aux fins d\u2019obtenir une licence n\u00e9goci\u00e9e<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 48A(2).\" id=\"return-footnote-42-227\" href=\"#footnote-42-227\" aria-label=\"Footnote 227\"><sup class=\"footnote\">[227]<\/sup><\/a>. Ces licences ne sont pas applicables si l\u2019invention rel\u00e8ve du domaine de la technologie des semi-conducteurs<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 48A(3).\" id=\"return-footnote-42-228\" href=\"#footnote-42-228\" aria-label=\"Footnote 228\"><sup class=\"footnote\">[228]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les licences obligatoires sont non exclusives et incessibles, sont destin\u00e9es principalement \u00e0 l\u2019approvisionnement du march\u00e9 national, doivent inclure une r\u00e9mun\u00e9ration ad\u00e9quate et sont limit\u00e9es dans leur \u00e9tendue et dans leur dur\u00e9e \u00e0 la r\u00e9alisation des objectifs les justifiant<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 48A(6).\" id=\"return-footnote-42-229\" href=\"#footnote-42-229\" aria-label=\"Footnote 229\"><sup class=\"footnote\">[229]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les motifs d\u2019octroi d\u2019une licence obligatoire pour les brevets dont les titulaires ne sont pas titulaires OMC<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 48B.\" id=\"return-footnote-42-230\" href=\"#footnote-42-230\" aria-label=\"Footnote 230\"><sup class=\"footnote\">[230]<\/sup><\/a> sont d\u00e9finis de mani\u00e8re plus large.<\/p>\n<p>En pratique les demandes de licence obligatoire sont tr\u00e8s rares.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>341._ Les obligations du brevet\u00e9_<\/strong> Le brevet doit \u00eatre renouvel\u00e9 quatre ans apr\u00e8s la date de d\u00e9p\u00f4t, puis annuellement par la suite. Le renouvellement s\u2019accompagne du paiement d\u2019une redevance, qui augmente jusqu\u2019au dernier renouvellement.<\/p>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td><strong>Ann\u00e9e<\/strong><\/td>\n<td><strong>Redevance<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>5\u00e8me<\/td>\n<td>\u00a370<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>6\u00e8me<\/td>\n<td>\u00a390<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>7\u00e8me<\/td>\n<td>\u00a3110<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>8\u00e8me<\/td>\n<td>\u00a3130<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>9\u00e8me<\/td>\n<td>\u00a3150<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>10\u00e8me<\/td>\n<td>\u00a3170<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>11\u00e8me<\/td>\n<td>\u00a3190<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>12\u00e8me<\/td>\n<td>\u00a3220<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>13\u00e8me<\/td>\n<td>\u00a3260<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>14\u00e8me<\/td>\n<td>\u00a3300<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>15\u00e8me<\/td>\n<td>\u00a3360<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>16\u00e8me<\/td>\n<td>\u00a3420<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>17\u00e8me<\/td>\n<td>\u00a3470<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>18\u00e8me<\/td>\n<td>\u00a3520<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>19\u00e8me<\/td>\n<td>\u00a3570<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>20\u00e8me<\/td>\n<td>\u00a3610<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le renouvellement peut avoir lieu dans les trois mois pr\u00e9c\u00e9dant la date anniversaire. Un renouvellement tardif peut avoir lieu dans les six mois apr\u00e8s la fin de la p\u00e9riode de renouvellement, moyennant paiement d\u2019une somme suppl\u00e9mentaire. A d\u00e9faut, le brevet expire<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 25(3).\" id=\"return-footnote-42-231\" href=\"#footnote-42-231\" aria-label=\"Footnote 231\"><sup class=\"footnote\">[231]<\/sup><\/a>. Le brevet peut cependant \u00eatre restaur\u00e9 sur demande formul\u00e9e au Contr\u00f4leur dans les treize mois suivant l\u2019expiration de la p\u00e9riode de six mois pr\u00e9cit\u00e9e, s\u2019il est d\u00e9montr\u00e9 au Contr\u00f4leur que le d\u00e9faut de renouvellement est involontaire<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 28(3) telle que modifi\u00e9e par le Regulatory Reform (Patents) Order 2004, SI 2004\/2357 (la condition ant\u00e9rieure \u00e9tait la d\u00e9monstration d\u2019un \u00ab reasonable care \u00bb).\" id=\"return-footnote-42-232\" href=\"#footnote-42-232\" aria-label=\"Footnote 232\"><sup class=\"footnote\">[232]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<h2>4. La d\u00e9fense des droits<\/h2>\n<p><strong>342._ La contrefa\u00e7on _<\/strong> Les actes de contrefa\u00e7on sont d\u00e9finis \u00e0 la section 60(1) \u00e0 (3) du Patents Act, et correspondent aux droits exclusifs et aux actes secondaires d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent\u00e9s<a class=\"footnote\" title=\"V. supra, n\u00b0331.\" id=\"return-footnote-42-233\" href=\"#footnote-42-233\" aria-label=\"Footnote 233\"><sup class=\"footnote\">[233]<\/sup><\/a>. Ces actes doivent avoir \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9s sur le territoire du Royaume-Uni<a class=\"footnote\" title=\"V. par exemple Menashe Business Mercantile Ltd v William Hill Organisation Ltd, [2002] EWCA Civ 1702, [2003] 1 All ER 279, [2003] 1 WLR 1462, [2003] RPC 31 (28 November 2002), Court of Appeal (brevet portant sur un syst\u00e8me informatique comprenant un serveur, des terminaux communicants et des logiciels. Jug\u00e9, en premi\u00e8re instance, que le brevet n\u2019\u00e9tait pas non contrefait par la fourniture au Royaume-Uni de logiciels permettant de communiquer avec le serveur, dans la mesure o\u00f9 ce dernier \u00e9tait situ\u00e9 aux antielles N\u00e9erlandaises. Infirm\u00e9 en appel, au motif que la localisation g\u00e9ographique du serveur n\u2019\u00e9tait pas pertinente, seul important de d\u00e9terminer la localisation des personnes qui utilisent le syst\u00e8me).\" id=\"return-footnote-42-234\" href=\"#footnote-42-234\" aria-label=\"Footnote 234\"><sup class=\"footnote\">[234]<\/sup><\/a>. La contrefa\u00e7on primaire ne requiert pas d\u2019\u00e9l\u00e9ment intentionnel (elle est de <em>strict liability<\/em>). Un \u00e9l\u00e9ment intentionnel est requis pour les actes secondaires de contrefa\u00e7on<a class=\"footnote\" title=\"Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9fini comme suit par la Cour d\u2019appel dans l\u2019arr\u00eat Grimme v Scott, [2010] EWCA Civ 1110\u00a0: \u00ab the knowledge and intention requirements of (\u2026) section 60(2) are satisfied if, at the time of supply or offer of supply, the supplier knows, or it is obvious in the circumstances, that ultimate users will intend to put the invention into effect. That is to be proved on the usual standard of balance of probabilities. It is not enough merely that the means are suitable for putting the intention into effect (for that is a separate requirement), but it is likely to be the case where the supplier proposes or recommends or even indicates the possibility of such use in his promotional material \u00bb.\" id=\"return-footnote-42-235\" href=\"#footnote-42-235\" aria-label=\"Footnote 235\"><sup class=\"footnote\">[235]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>343._ Le droit d\u2019agir en contrefa\u00e7on_<\/strong> Le droit d\u2019agir en contrefa\u00e7on d\u2019un brevet appartient au titulaire du brevet<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s.61(1).\" id=\"return-footnote-42-236\" href=\"#footnote-42-236\" aria-label=\"Footnote 236\"><sup class=\"footnote\">[236]<\/sup><\/a> et aux licenci\u00e9s exclusifs<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 67(1).\" id=\"return-footnote-42-237\" href=\"#footnote-42-237\" aria-label=\"Footnote 237\"><sup class=\"footnote\">[237]<\/sup><\/a>. Le titulaire du brevet doit \u00eatre joint \u00e0 toute proc\u00e9dure engag\u00e9e par un licenci\u00e9 exclusif<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 67(3).\" id=\"return-footnote-42-238\" href=\"#footnote-42-238\" aria-label=\"Footnote 238\"><sup class=\"footnote\">[238]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le copropri\u00e9taire d\u2019un brevet peut, sans le concours des autres copropri\u00e9taires, engager, une action en contrefa\u00e7on du brevet <a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 66(2).\" id=\"return-footnote-42-239\" href=\"#footnote-42-239\" aria-label=\"Footnote 239\"><sup class=\"footnote\">[239]<\/sup><\/a>. Il doit cependant joindre l\u2019ensemble des copropri\u00e9taires \u00e0 la proc\u00e9dure en tant que parties; les autres copropri\u00e9taires joints \u00e0 la proc\u00e9dure en tant que d\u00e9fendeurs ne sont tenus aux frais ou d\u00e9pens que s\u2019il comparaissent et participent \u00e0 la proc\u00e9dure.<\/p>\n<p>Le cessionnaire ou le licenci\u00e9 exclusifs ne peuvent obtenir certains dommages et int\u00e9r\u00eats (<em>costs or expense<\/em>s) au titre des contrefa\u00e7ons ant\u00e9rieures \u00e0 l\u2019enregistrement de l\u2019acte de cession ou de licence au registre des brevets, sauf pour les actes intervenus moins de six mois avant cet enregistrement, ou si le tribunal ou le Contr\u00f4leur est convaincu qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas possible d\u2019enregistrer la transaction, l\u2019instrument ou l\u2019\u00e9v\u00e9nement avant l\u2019expiration de ce d\u00e9lai et que l\u2019enregistrement a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 d\u00e8s que possible apr\u00e8s cette expiration<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 68.\" id=\"return-footnote-42-240\" href=\"#footnote-42-240\" aria-label=\"Footnote 240\"><sup class=\"footnote\">[240]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Enfin, la section 69 du Patents Act 1977 pr\u00e9voit que la demande de brevet assure provisoirement au demandeur la protection pr\u00e9vue pour les brevets d\u00e9livr\u00e9s, et que ce dernier peut agir en contrefa\u00e7on aux fins d\u2019obtenir des dommages et int\u00e9r\u00eats. Cependant aucune proc\u00e9dure ne peut \u00eatre initi\u00e9e avant publication officielle du brevet.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>344._ La comp\u00e9tence_<\/strong> Les r\u00e8gles de comp\u00e9tences ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites dans l\u2019introduction de cet ouvrage<a class=\"footnote\" title=\"Voir supra, n\u00b046.\" id=\"return-footnote-42-241\" href=\"#footnote-42-241\" aria-label=\"Footnote 241\"><sup class=\"footnote\">[241]<\/sup><\/a>. Rappelons que le Copyright, Designs and Patents Act 1988 avait institu\u00e9 la Patents County Court, exclusivement comp\u00e9tente en mati\u00e8re de brevets, de dessins ou mod\u00e8les et de questions annexes<a class=\"footnote\" title=\"Auparavant, les litiges \u00e9taient port\u00e9s devant la Patents court, qui constituait une \u00e9manation de la High Court.\" id=\"return-footnote-42-242\" href=\"#footnote-42-242\" aria-label=\"Footnote 242\"><sup class=\"footnote\">[242]<\/sup><\/a>, et que cette juridiction a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9e en 2013 par l\u2019Intellectual Property Enterprise Court (IPEC).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>345._ L\u2019appr\u00e9ciation de la contrefa\u00e7on : l\u2019interpr\u00e9tation des revendications_<\/strong> L\u2019appr\u00e9ciation de la contrefa\u00e7on repose sur l\u2019interpr\u00e9tation des revendications, qui d\u00e9terminent la port\u00e9e de l\u2019invention. Ce point est confirm\u00e9 par la section 125(1) du Patents Act 1977, qui reprend les termes de l\u2019article 69(1) de la Convention sur le brevet europ\u00e9en, et dispose:<\/p>\n<div class=\"textbox shaded\">\n<p>\u00ab\u00a0Aux fins de la pr\u00e9sente loi, une invention pour laquelle un brevet a \u00e9t\u00e9 demand\u00e9 ou d\u00e9livr\u00e9 est r\u00e9put\u00e9e, sauf si un sens diff\u00e9rent ressort du contexte, \u00eatre celle qui est mentionn\u00e9e dans une revendication du m\u00e9moire descriptif figurant dans la demande ou le brevet, selon le cas, telle qu\u2019elle est interpr\u00e9t\u00e9e \u00e0 l\u2019aide de la description et de tous dessins figurant dans ce m\u00e9moire descriptif, et l\u2019\u00e9tendue de la protection conf\u00e9r\u00e9e par un brevet ou par une demande de brevet doit \u00eatre d\u00e9termin\u00e9e en cons\u00e9quence.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/div>\n<p>En vertu de la section 125(3) du Patents Act 1977, le protocole interpr\u00e9tatif de l\u2019article 69 CBE<a class=\"footnote\" title=\"qui dispose : \u00ab L'article 69 ne doit pas \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 comme signifiant que l'\u00e9tendue de la protection conf\u00e9r\u00e9e par le brevet europ\u00e9en est d\u00e9termin\u00e9e au sens \u00e9troit et litt\u00e9ral du texte des revendications et que la description et les dessins servent uniquement \u00e0 dissiper les ambigu\u00eft\u00e9s que pourraient rec\u00e9ler les revendications. Il ne doit pas davantage \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 comme signifiant que les revendications servent uniquement de ligne directrice et que la protection s'\u00e9tend \u00e9galement \u00e0 ce que, de l'avis d'un homme du m\u00e9tier ayant examin\u00e9 la description et les dessins, le titulaire du brevet a entendu prot\u00e9ger. L'article 69 doit, par contre, \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 comme d\u00e9finissant entre ces extr\u00eames une position qui assure \u00e0 la fois une protection \u00e9quitable au titulaire du brevet et un degr\u00e9 raisonnable de s\u00e9curit\u00e9 juridique aux tiers\u00a0\u00bb.\" id=\"return-footnote-42-243\" href=\"#footnote-42-243\" aria-label=\"Footnote 243\"><sup class=\"footnote\">[243]<\/sup><\/a> s\u2019applique aux fins d\u2019interpr\u00e9tation de la section 125(1).<\/p>\n<p>Les juges anglais refusent traditionnellement l\u2019interpr\u00e9tation litt\u00e9rale des revendications et favorisent, en cas de difficult\u00e9 d\u2019interpr\u00e9tation, une interpr\u00e9tation raisonnable. Dans l\u2019affaire <em>Catnic Components Ltd v Hill &amp; Smith Ltd<\/em><a class=\"footnote\" title=\"Catnic Components Ltd v Hill &amp; Smith Ltd [1982] RPC 183.\" id=\"return-footnote-42-244\" href=\"#footnote-42-244\" aria-label=\"Footnote 244\"><sup class=\"footnote\">[244]<\/sup><\/a>, la Chambre des Lords a r\u00e9sum\u00e9 l\u2019approche de base comme suit :<\/p>\n<div class=\"textbox shaded\">\n<p>\u00ab\u00a0My Lords, une sp\u00e9cification de brevet est une d\u00e9claration unilat\u00e9rale faite par le brevet\u00e9, dans des termes qu\u2019il choisit, adress\u00e9e \u00e0 ceux qui peuvent avoir un int\u00e9r\u00eat pratique dans l\u2019objet de son invention (c\u2019est-\u00e0-dire aux hommes du m\u00e9tier), par laquelle il les informe de ce qu\u2019il revendique comme \u00e9tant les caract\u00e9ristiques essentielles du nouveau produit ou proc\u00e9d\u00e9 pour lequel la lettre patente lui conf\u00e8re un monopole. Ce sont seulement ces caract\u00e9ristiques nouvelles qu\u2019il revendique comme essentielles, qui constituent l\u2019essence et le fond (<em>the socalled \u00ab\u00a0pith and marrow\u00a0\u00bb<\/em>) de la demande. Une sp\u00e9cification de brevet devrait \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e conform\u00e9ment \u00e0 son objet (<em>should be given a purposive construction<\/em>), plut\u00f4t que d\u2019une fa\u00e7on litt\u00e9rale en appliquant le genre d\u2019analyse verbale m\u00e9ticuleuse que les juristes sont, par formation, trop souvent enclins \u00e0 appliquer. La question est de savoir si, pour des personnes poss\u00e9dant une connaissance et une exp\u00e9rience pratique dans le domaine de l\u2019invention, le d\u00e9posant a consid\u00e9r\u00e9 que la stricte application d\u2019un mot ou d\u2019une phrase particuli\u00e8re constitue un \u00e9l\u00e9ment essentiel de l\u2019invention, de sorte que toute variante tomberait en dehors du monopole revendiqu\u00e9, m\u00eame si cela n\u2019a aucun effet sur la fa\u00e7on dont l\u2019invention fonctionne \u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Lord Diplock.\" id=\"return-footnote-42-245\" href=\"#footnote-42-245\" aria-label=\"Footnote 245\"><sup class=\"footnote\">[245]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<p>Dans <em>LG Philips LCD Co Ltd v Tatung (UK) Ltd<\/em><a class=\"footnote\" title=\"LG Philips LCD Co Ltd v Tatung (UK) Ltd [2006] EWCA Civ 1774, [2007] RPC 124.\" id=\"return-footnote-42-246\" href=\"#footnote-42-246\" aria-label=\"Footnote 246\"><sup class=\"footnote\">[246]<\/sup><\/a>, la Cour d\u2019appel a pr\u00e9cis\u00e9 que:<\/p>\n<p>\u00ab Le simple fait qu\u2019un mot, une phrase ou un autre \u00e9l\u00e9ment dans une revendication ne soit pas clair ne saurait entra\u00eener automatiquement l\u2019invalidit\u00e9 de la revendication. Cela imposerait un standard bien trop \u00e9lev\u00e9 et irr\u00e9aliste de r\u00e9daction dans tous les domaines ; une telle approche serait particuli\u00e8rement inadapt\u00e9e \u00e0 la r\u00e9daction des brevets, qui est dans beaucoup de situations un exercice notoirement difficile. Une revendication doit \u00eatre aussi claire que son objet le permet raisonnablement \u00bb<a class=\"footnote\" title=\"&quot;The mere fact that a word, phrase or other provision in a patent claim is not wholly clear will not, by any means, automatically lead to the conclusion that the claim is objectionable. That would involve setting a far too high and unrealistic standard for drafting in any field; it would be particularly inappropriate to adopt such an approach to the drafting of patents, a notoriously difficult exercise in many cases. A claim needs to be as clear as the subject matter reasonably admits of.&quot; n\u00b020.\" id=\"return-footnote-42-247\" href=\"#footnote-42-247\" aria-label=\"Footnote 247\"><sup class=\"footnote\">[247]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Enfin, les principes d\u2019interpr\u00e9tation ont \u00e9t\u00e9 reformul\u00e9s, au regard de la question des variantes, par la Cour d&rsquo;appel de Londres dans l\u2019arr\u00eat <em>Improver Corp v Remington Consumer Products Ltd<\/em><a class=\"footnote\" title=\"Improver Corp v Remington Consumer Products Ltd, [1990] F.S.R. 181, [1989] RPC 69, par Hoffmann J.\" id=\"return-footnote-42-248\" href=\"#footnote-42-248\" aria-label=\"Footnote 248\"><sup class=\"footnote\">[248]<\/sup><\/a> comme suit\u00a0:<\/p>\n<div class=\"textbox shaded\">\n<p>\u00ab\u00a0Si la question est savoir si une caract\u00e9ristique d\u2019une contrefa\u00e7on all\u00e9gu\u00e9e qui n\u2019est pas couverte par le sens premier, litt\u00e9ral ou contextuel d\u2019un mot ou d\u2019une phrase d\u2019une revendication (une \u00ab\u00a0variante\u00a0\u00bb) est n\u00e9anmoins couverte par son langage correctement interpr\u00e9t\u00e9, le tribunal doit se poser les trois questions suivantes\u00a0:<\/p>\n<p>1) La variante a-t-elle un effet important sur la fa\u00e7on dont l\u2019invention fonctionne\u00a0? Si la r\u00e9ponse est oui, la variante n\u2019est pas couverte par la revendication (et n\u2019est pas contrefaisante). Si la r\u00e9ponse est non\u00a0:<\/p>\n<p>2) Est-ce que cette variante (qui n\u2019a donc pas d\u2019effet important sur la fa\u00e7on dont l\u2019invention fonctionne) aurait \u00e9t\u00e9 \u00e9vidente \u00e0 la date de publication du brevet pour un homme du m\u00e9tier\u00a0? Si la r\u00e9ponse est non, la variante n\u2019est pas couverte pas la revendication. Si la r\u00e9ponse est oui\u00a0:<\/p>\n<p>3) Est-ce que l\u2019homme du m\u00e9tier aurait n\u00e9anmoins compris \u00e0 la lecture de la revendication que le brevet\u00e9 entendait le strict respect du sens premier comme un \u00e9l\u00e9ment essentiel de l\u2019invention\u00a0? si la r\u00e9ponse est oui, la variante n\u2019est pas couverte par l\u2019invention.<\/p>\n<p>D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, une r\u00e9ponse n\u00e9gative \u00e0 la derni\u00e8re question entra\u00eenerait la conclusion que le titulaire du brevet ne voulait pas donner un sens litt\u00e9ral au mot ou la phrase, mais plut\u00f4t un sens figur\u00e9 (la figure \u00e9tant une forme de synecdoque ou m\u00e9tonymie) d\u00e9notant une cat\u00e9gorie de choses incluant la variante et le sens litt\u00e9ral, ce dernier \u00e9tant peut-\u00eatre l\u2019exemple le plus parfait, le plus connu ou le plus frappant de la cat\u00e9gorie\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab\u00a0If the issue was whether a feature embodied in an alleged infringement which fell outside the primary, literal or acontextual meaning of a descriptive word or phrase in the claim ('a variant') was nevertheless within its language as properly interpreted, the court should ask itself the following three questions: 1 ) Does the variant have a material effect on the way the invention works? If yes, the variant is outside the claim (and does not infringe). If no? 2) Would this (ie that the variant had no material effect) have been obvious at the date of publication of the patent to a reader skilled in the art? If no, the variant is outside the claim. If yes? 3) Would the reader skilled in the art nevertheless have understood from the language of the claim that the patentee intended that strict compliance with the primary meaning was an essential requirement of the invention? If yes, the variant is outside the claim. On the other hand, a negative answer to the last question would lead to the conclusion that the patentee was intending the word or phrase to have not a literal but a figurative meaning (the figure being a form of synecdoche or metonymy') denoting a class of things which included the variant and the literal meaning, the latter being perhaps the most perfect, best- known or striking example of the class\u00a0\u00bb.\" id=\"return-footnote-42-249\" href=\"#footnote-42-249\" aria-label=\"Footnote 249\"><sup class=\"footnote\">[249]<\/sup><\/a><\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>346._ Les \u00e9quivalents_<\/strong> Traditionnellement le droit anglais des brevets ne conna\u00eet pas de doctrine des \u00e9quivalents<a class=\"footnote\" title=\"V. Mayne Pharma Pty Ltd v Pharmacia Italia SpA [2005] EWCA Civ 137.\" id=\"return-footnote-42-250\" href=\"#footnote-42-250\" aria-label=\"Footnote 250\"><sup class=\"footnote\">[250]<\/sup><\/a>. Cependant, comme indiqu\u00e9, la section 125(3) du Patents Act 1977 dispose que le protocole interpr\u00e9tatif de l\u2019article 69 CBE, qui pr\u00e9voit la prise en compte d\u2019\u00e9quivalents<a class=\"footnote\" title=\"L\u2019article 2 du protocole interpr\u00e9tatif de l\u2019article 69 CBE, introduit par la r\u00e9vision de la Convention du 29 novembre 2000, dispose d\u00e9sormais que \u00ab\u00a0Pour la d\u00e9termination de l'\u00e9tendue de la protection conf\u00e9r\u00e9e par le brevet europ\u00e9en, il est d\u00fbment tenu compte de tout \u00e9l\u00e9ment \u00e9quivalent \u00e0 un \u00e9l\u00e9ment indiqu\u00e9 dans les revendications\u00a0\u00bb.\" id=\"return-footnote-42-251\" href=\"#footnote-42-251\" aria-label=\"Footnote 251\"><sup class=\"footnote\">[251]<\/sup><\/a>, s\u2019applique aux fins d\u2019application de la section 125(1). Le test de contrefa\u00e7on issu de l\u2019arr\u00eat <em>Catnic<\/em>, tel que reformul\u00e9 par l\u2019arr\u00eat <em>Improver Corp v Remington Consumer Products Ltd <\/em>pr\u00e9cit\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"V. supra, n\u00b0345.\" id=\"return-footnote-42-252\" href=\"#footnote-42-252\" aria-label=\"Footnote 252\"><sup class=\"footnote\">[252]<\/sup><\/a>, int\u00e8gre d\u00e9sormais dans sa troisi\u00e8me question la prise en compte des \u00e9quivalents.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>347._ Les moyens de d\u00e9fense _<\/strong> Outre la contestation de la validit\u00e9 ou de la port\u00e9e du brevet (incluant l\u2019application des exceptions l\u00e9gales), ou une d\u00e9fense fond\u00e9e sur le droit de la concurrence<a class=\"footnote\" title=\"V. Tome 1, n\u00b051. A noter que deux d\u00e9fenses sp\u00e9cifiques fond\u00e9es sur des consid\u00e9rations de concurrence, issues des sections 44 et 45 du Patents Act, ont \u00e9t\u00e9 abrog\u00e9es par le Competition Act 1998. Leur contenu a \u00e9t\u00e9 absorb\u00e9 par les dispositions g\u00e9n\u00e9rales d\u00e9sormais applicables.\" id=\"return-footnote-42-253\" href=\"#footnote-42-253\" aria-label=\"Footnote 253\"><sup class=\"footnote\">[253]<\/sup><\/a>, le d\u00e9fendeur \u00e0 une action en contrefa\u00e7on peut invoquer les doctrines d\u2019<em>estoppel<\/em> et de <em>laches<\/em>, d\u00e9j\u00e0 d\u00e9crites dans notre section sur le copyright<a class=\"footnote\" title=\"V. Tome 1, n\u00b0164.\" id=\"return-footnote-42-254\" href=\"#footnote-42-254\" aria-label=\"Footnote 254\"><sup class=\"footnote\">[254]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>349._ Rem\u00e8des et sanctions (renvoi)_<\/strong> Ils ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crits en introduction \u00e0 cet ouvrage<a class=\"footnote\" title=\"V. Tome 1, n\u00b060.\" id=\"return-footnote-42-255\" href=\"#footnote-42-255\" aria-label=\"Footnote 255\"><sup class=\"footnote\">[255]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>349._ Les menaces d\u2019action en contrefa\u00e7on infond\u00e9es_<\/strong> La section 70 du Patents Act 1977 pr\u00e9voit la possibilit\u00e9 de sanctions contre une personne mena\u00e7ant une autre personne d\u2019une proc\u00e9dure en contrefa\u00e7on de brevet infond\u00e9e<a class=\"footnote\" title=\"Ce texte dispose (traduction OMPI modifi\u00e9e) : \u00ab 70. 1) Lorsqu\u2019une personne (propri\u00e9taire ou non du brevet ou ayant ou non un droit sur le brevet) menace une autre personne d\u2019une proc\u00e9dure en contrefa\u00e7on du brevet par des circulaires, des moyens publicitaires ou autres, la personne l\u00e9s\u00e9e par les menaces (qu\u2019elle soit ou non la personne \u00e0 qui elles sont destin\u00e9es) peut, sous r\u00e9serve de l\u2019alin\u00e9a 4), engager contre leur auteur une proc\u00e9dure judiciaire et demander l\u2019une des r\u00e9parations pr\u00e9vues \u00e0 l\u2019alin\u00e9a 3).2) Dans une proc\u00e9dure de ce genre, sous r\u00e9serve des dispositions du paragraphe (2A) ci-dessous, le demandeur qui prouve que de telles menaces ont \u00e9t\u00e9 faites et convainc le tribunal qu\u2019il est l\u00e9s\u00e9 par elles a droit \u00e0 la r\u00e9paration demand\u00e9e2A) Si le d\u00e9fendeur prouve que les actes sur lesquels porte la menace de proc\u00e9dure constituent ou constitueraient une contrefa\u00e7on du brevet :a) le demandeur ne b\u00e9n\u00e9ficiera du rem\u00e8de demand\u00e9 que s\u2019il d\u00e9montre que le brevet pr\u00e9tendument contrefait est nul \u00e0 cet \u00e9gard ;(b) m\u00eame si le demandeur d\u00e9montre que le brevet est nul \u00e0 cet \u00e9gard, il ne b\u00e9n\u00e9ficiera pas du rem\u00e8de demand\u00e9 si le d\u00e9fendeur prouve qu\u2019au moment o\u00f9 les menaces ont \u00e9t\u00e9 faites, il ne savait pas, et n\u2019avait pas de raison de savoir, que son brevet \u00e9tait nul \u00e0 cet \u00e9gard.3) Cette r\u00e9paration consiste en a) une d\u00e9claration selon laquelle les menaces sont injustifi\u00e9es;b) une ordonnance interdisant la poursuite des menaces; etc.) des dommages-int\u00e9r\u00eats pour tout pr\u00e9judice subi par le demandeur en raison des menaces.4) Une proc\u00e9dure ne peut pas \u00eatre engag\u00e9e en vertu du pr\u00e9sent article pour (a) une menace d\u2019engager une proc\u00e9dure en raison d\u2019une contrefa\u00e7on dont il est all\u00e9gu\u00e9 qu\u2019elle consiste dans la fabrication ou l\u2019importation d\u2019un produit en vue d\u2019en disposer ou l\u2019utilisation d\u2019un proc\u00e9d\u00e9.(b) une menace, faite \u00e0 une personne qui a fabriqu\u00e9 ou importer un produit en vue d\u2019en disposer ou a utilis\u00e9 un proc\u00e9d\u00e9, d\u2019agir en contrefa\u00e7on pour un autre acte en relation avec ce produit ou proc\u00e9d\u00e9.5) Pour l\u2019application de la pr\u00e9sente section une personne ne menace par une autre personne d\u2019agir en contrefa\u00e7on d\u2019un brevet s\u2019il elle se contente de (a) fournir des informations factuelles sur le brevet ;(b) poser des questions \u00e0 l\u2019autre personne aux seules fins de d\u00e9couvrir si, et par qui, le brevet a \u00e9t\u00e9 contrefait comme mentionn\u00e9 dans la sous-section (4)(a) ci-dessus ; ou (c) pr\u00e9sente des affirmations sur le brevet aux fins de telles demandes \u00bb.\" id=\"return-footnote-42-256\" href=\"#footnote-42-256\" aria-label=\"Footnote 256\"><sup class=\"footnote\">[256]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>350._ L\u2019annulation des brevets (<em>revocation of patents<\/em>)_<\/strong> Outre la possibilit\u00e9 de contester la validit\u00e9 d\u2019un brevet par voie d\u2019exception ou d\u2019action dans le cadre d\u2019une action en contrefa\u00e7on ou d\u2019une autre action pr\u00e9vue par la loi (notamment en d\u00e9claration d\u2019absence de contrefa\u00e7on)<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 74.\" id=\"return-footnote-42-257\" href=\"#footnote-42-257\" aria-label=\"Footnote 257\"><sup class=\"footnote\">[257]<\/sup><\/a>, en application de la section 72 du Patents Act toute personne, int\u00e9ress\u00e9e ou non au brevet, peut former, m\u00eame en l\u2019absence de litige ou menace de litige, une demande en annulation du brevet (<em>revocation of patents<\/em>) aupr\u00e8s des tribunaux comp\u00e9tents (la Patents Court ou l\u2019Intellectual Property Enterprise Court \u2013 IPEC \u2013 selon le cas<a class=\"footnote\" title=\"V. supra, n\u00b046.\" id=\"return-footnote-42-258\" href=\"#footnote-42-258\" aria-label=\"Footnote 258\"><sup class=\"footnote\">[258]<\/sup><\/a>), mais \u00e9galement directement aupr\u00e8s de l\u2019Intellectual Property Office<a class=\"footnote\" title=\"Les d\u00e9cisions de l\u2019IPO font l\u2019objet d\u2019un appel devant la Patents Court.\" id=\"return-footnote-42-259\" href=\"#footnote-42-259\" aria-label=\"Footnote 259\"><sup class=\"footnote\">[259]<\/sup><\/a>.\u00a0 Ce recours en r\u00e9vocation se rapproche alors de la proc\u00e9dure d\u2019opposition post d\u00e9livrance en mati\u00e8re de brevet europ\u00e9en<a class=\"footnote\" title=\"A noter que la proc\u00e9dure de revocation peut porter sur un brevet europ\u00e9en (RU).\" id=\"return-footnote-42-260\" href=\"#footnote-42-260\" aria-label=\"Footnote 260\"><sup class=\"footnote\">[260]<\/sup><\/a>. La proc\u00e9dure de r\u00e9vocation semble cependant plus rapide en pratique, et n\u2019est pas soumise au d\u00e9lai de neuf mois de l\u2019opposition europ\u00e9enne.<\/p>\n<p>La r\u00e9vocation du brevet peut \u00eatre prononc\u00e9e exclusivement pour l\u2019un des motifs suivants:<\/p>\n<div class=\"textbox shaded\">\n<p>\u00ab\u00a0(a) l\u2019invention n\u2019est pas une invention brevetable;<\/p>\n<p>(b) le brevet a \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9 \u00e0 une personne qui n\u2019avait pas le droit d\u2019obtenir la d\u00e9livrance du brevet;<\/p>\n<p>(c) le m\u00e9moire descriptif du brevet n\u2019expose pas l\u2019invention de fa\u00e7on suffisamment claire et compl\u00e8te pour qu\u2019un homme du m\u00e9tier puisse l\u2019ex\u00e9cuter;<\/p>\n<p>(d) les \u00e9l\u00e9ments divulgu\u00e9s dans le m\u00e9moire descriptif du brevet s\u2019\u00e9tendent au-del\u00e0 de ceux divulgu\u00e9s dans la demande de brevet telle qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e ou, si le brevet a \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9 \u00e0 la suite d\u2019une nouvelle demande d\u00e9pos\u00e9e en vertu de l\u2019article 8(3) , 12 ou 37(4) ou de la mani\u00e8re pr\u00e9vue \u00e0 l\u2019article 15(9), dans la demande ant\u00e9rieure telle qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e;<\/p>\n<p>(e) la protection conf\u00e9r\u00e9e par le brevet a \u00e9t\u00e9 \u00e9tendue par une modification qui n\u2019aurait pas d\u00fb \u00eatre autoris\u00e9e \u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 72(1).\" id=\"return-footnote-42-261\" href=\"#footnote-42-261\" aria-label=\"Footnote 261\"><sup class=\"footnote\">[261]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<p>Ces motifs correspondent aux motifs d\u2019opposition devant l\u2019OEB<a class=\"footnote\" title=\"CBE, art. 100(a) \u00e0 (c).\" id=\"return-footnote-42-262\" href=\"#footnote-42-262\" aria-label=\"Footnote 262\"><sup class=\"footnote\">[262]<\/sup><\/a>, sauf l\u2019absence de droit au brevet (point (b)). Ce dernier motif ne peut \u00eatre invoqu\u00e9 que par la personne reconnue \u00e9ligible au brevet par le tribunal ou l\u2019Intellectual Property Office<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 72(2). V. supra, n\u00b0295 sur la proc\u00e9dure devant l\u2019IPO.\" id=\"return-footnote-42-263\" href=\"#footnote-42-263\" aria-label=\"Footnote 263\"><sup class=\"footnote\">[263]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le Contr\u00f4leur peut \u00e9galement r\u00e9voquer de sa propre initiative un brevet dans les conditions pos\u00e9es par la section 73 du Patents Act pour d\u00e9faut de nouveaut\u00e9. Il doit cependant accorder au propri\u00e9taire du brevet la facult\u00e9 de pr\u00e9senter des observations et de restreindre la port\u00e9e du brevet. Le Contr\u00f4leur peut \u00e9galement prendre une d\u00e9cision d\u2019annulation s\u2019il estime qu\u2019un brevet d\u00e9livr\u00e9 en vertu de la loi et un brevet europ\u00e9en ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9s pour la m\u00eame invention b\u00e9n\u00e9ficiant de la m\u00eame date de priorit\u00e9 et que les demandes de brevet ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9es par le m\u00eame d\u00e9posant ou son ayant cause.<\/p>\n<p>A noter qu\u2019il est possible de demander au Contr\u00f4leur une simple opinion sur la validit\u00e9 d\u2019un brevet au regard des conditions de nouveaut\u00e9 et d\u2019activit\u00e9 inventive<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1977, s. 74(A). L\u2019opinion n\u2019est pas contraignante. Le Contr\u00f4leur peut, \u00e0 cette occasion d\u00e9cider de r\u00e9voquer le brevet pour d\u00e9faut de nouveaut\u00e9 dans les conditions pos\u00e9es par la section 73 pr\u00e9cit\u00e9e.\" id=\"return-footnote-42-264\" href=\"#footnote-42-264\" aria-label=\"Footnote 264\"><sup class=\"footnote\">[264]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>351._ L\u2019action en d\u00e9claration de non-contrefa\u00e7on_<\/strong> La section 71 du Patents Act 1977 permet \u00e0 un tribunal, mais \u00e9galement au Contr\u00f4leur des brevets (avec le m\u00eame effet), d\u2019accorder une d\u00e9claration de non-contrefa\u00e7on d\u2019un brevet (national ou europ\u00e9en (RU)) s\u2019il est d\u00e9montr\u00e9 (a) que le demandeur s\u2019est adress\u00e9 par \u00e9crit au propri\u00e9taire pour en obtenir une reconnaissance \u00e9crite aux fins de la d\u00e9claration demand\u00e9e et lui a fourni par \u00e9crit tous d\u00e9tails relatifs \u00e0 l\u2019acte en cause<a class=\"footnote\" title=\"V. Mallory Metallurgical Products Limited v Black Sivalls and Bryson incorporated [1977] RPC 321: \u00ab the description must be sufficiently clear and precise to enable the court to declare that an article corresponding with the description would not constitute an infringement. The burden of proving the absence of infringement rests, in my judgment, upon the plaintiff. If there be lack of clarity or precision, the court is not in a position to grant the declaration sought \u00bb.\" id=\"return-footnote-42-265\" href=\"#footnote-42-265\" aria-label=\"Footnote 265\"><sup class=\"footnote\">[265]<\/sup><\/a>, et (b) que le propri\u00e9taire a refus\u00e9 ou omis de d&rsquo;accorder cette reconnaissance. Le tribunal \u00e9ventuellement saisi d&rsquo;une action en contrefa\u00e7on intent\u00e9e pendant la proc\u00e9dure doit surseoir \u00e0 statuer dans l&rsquo;attente de la d\u00e9cision du Contr\u00f4leur (m\u00eame principe que pour l&rsquo;action en r\u00e9vocation pr\u00e9cit\u00e9e). En revanche, si l&rsquo;action en contrefa\u00e7on \u00e9tait pendante, une autorisation du tribunal (<em>leave<\/em>) est n\u00e9cessaire avant toute saisine du Contr\u00f4leur.<\/p>\n<hr class=\"before-footnotes clear\" \/><div class=\"footnotes\"><ol><li id=\"footnote-42-1\">Source: UKIPO, <a href=\"https:\/\/www.gov.uk\/government\/statistics\/facts-and-figures-patents-trade-marks-designs-and-hearings-2023\/facts-and-figures-patents-trade-marks-designs-and-hearings-2023\">Facts and figures: patents, trade marks, designs and hearings: 2023<\/a><span style=\"font-size: 1em;\">. <a href=\"#return-footnote-42-1\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 1\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-2\">Avec un peu plus de 14 746 demandes et 12 421 brevets accord\u00e9s en 2022. Source: OMPI, <a href=\"https:\/\/www3.wipo.int\/ipstats\/ips-search\/patent\">Centre de donn\u00e9es statistiques<\/a>. <a href=\"#return-footnote-42-2\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 2\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-3\">Avec 57 213 demandes et 23 592 brevets accord\u00e9s en 2022. <em>Ibid<\/em>. <a href=\"#return-footnote-42-3\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 3\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-4\">On comptait par exemple 20 931 demandes en 2018, et 18 854 en 2021, pour respectivement 5 982 et 10 899 brevets d\u00e9livr\u00e9s. Source: UKIPO, <a href=\"https:\/\/www.gov.uk\/government\/statistics\/facts-and-figures-patents-trade-marks-designs-and-hearings-2023\/facts-and-figures-patents-trade-marks-designs-and-hearings-2023\">Facts and figures: patents, trade marks, designs and hearings: 2023<\/a><span style=\"font-size: 1em;\">. <a href=\"#return-footnote-42-4\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 4\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-5\">V. <em>infra<\/em>, n\u00b0 304. <a href=\"#return-footnote-42-5\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 5\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-6\">Source, UKIPO, <a href=\"https:\/\/www.gov.uk\/government\/publications\/the-changing-profile-of-users-of-the-uk-patent-system\">The changing profile of users of the UK patent system<\/a>, 2021, p. 11. <a href=\"#return-footnote-42-6\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 6\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-7\"><em>Ibid.<\/em>, p. 12. <a href=\"#return-footnote-42-7\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 7\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-8\"><em>Ibid.<\/em>, p. 14. Le nombre de demandes en provenance de la Chine a quant \u00e0 lui plus que doubl\u00e9 en 2020 par rapport \u00e0 2019. <em>Ibid.<\/em>, p. 16. Celles en provenance du reste du monde sont rest\u00e9es globalement stables. <a href=\"#return-footnote-42-8\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 8\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-9\">V. Tome 1, n\u00b028 et suivants. <a href=\"#return-footnote-42-9\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 9\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-10\">Ratifi\u00e9 le 24 octobre 1977, et entr\u00e9 en vigueur le 24 janvier 1978. <a href=\"#return-footnote-42-10\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 10\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-11\">Ratifi\u00e9 le 26 mai 1972 et entr\u00e9 en vigueur le 7 octobre 1975. <a href=\"#return-footnote-42-11\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 11\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-12\">Ratifi\u00e9 le 29 septembre 1980 et entr\u00e9 en vigueur le 29 d\u00e9cembre 1980. <a href=\"#return-footnote-42-12\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 12\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-13\">Ratifi\u00e9 le 22 d\u00e9cembre 2005 et entr\u00e9 en vigueur le 22 mars 2006. <a href=\"#return-footnote-42-13\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 13\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-14\">Convention sur la d\u00e9livrance de brevets europ\u00e9ens (CBE) du 5 octobre 1973 (CBE). <a href=\"#return-footnote-42-14\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 14\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-15\"><a href=\"https:\/\/eur-lex.europa.eu\/legal-content\/FR\/ALL\/?uri=CELEX%3A22021A0430%2801%29\">Cons. UE, d\u00e9c. 2020\/2252, 29 d\u00e9c. 2020<\/a> : JOUE n\u00b0 L 149\/10, 30 avr. 2021. <a href=\"#return-footnote-42-15\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 15\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-16\">Communiqu\u00e9 de presse du 28 novembre 2016 \u00ab UK signals green light to Unified Patent Court Agreement \u00bb, www.gov.uk. <a href=\"#return-footnote-42-16\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 16\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-17\">V. <em>infra<\/em>, n\u00b0 304. <a href=\"#return-footnote-42-17\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 17\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-18\">V. Tome 1, n\u00b0 21 \u00e0 37. <a href=\"#return-footnote-42-18\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 18\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-19\"><a href=\"https:\/\/eur-lex.europa.eu\/legal-content\/FR\/TXT\/?uri=CELEX%3A12019W%2FTXT%2802%29\">2019\/C 384 I\/01<\/a>, JO UE 12 nov. 2019. <a href=\"#return-footnote-42-19\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 19\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-20\">Accord, art. 54. <a href=\"#return-footnote-42-20\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 20\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-21\">Accord, art. 55. <a href=\"#return-footnote-42-21\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 21\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-22\">Accord, art. 56. <a href=\"#return-footnote-42-22\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 22\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-23\">Accord, art. 57. <a href=\"#return-footnote-42-23\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 23\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-24\">Accord, art. 58. <a href=\"#return-footnote-42-24\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 24\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-25\">Accord, art. 59. <a href=\"#return-footnote-42-25\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 25\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-26\">Accord, art. 60. <a href=\"#return-footnote-42-26\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 26\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-27\">Accord, art. 61. <a href=\"#return-footnote-42-27\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 27\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-28\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/2018\/16\/contents\/enacted\">European Union (Withdrawal Act) 2018<\/a> (c. 16); <a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/2020\/1\/contents\/enacted\">European Union (Withdrawal Act) 2020<\/a> (c. 1). <a href=\"#return-footnote-42-28\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 28\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-29\"><a href=\"https:\/\/eur-lex.europa.eu\/legal-content\/FR\/ALL\/?uri=CELEX%3A22021A0430%2801%29\">Cons. UE, d\u00e9c. 2020\/2252, 29 d\u00e9c. 2020<\/a> : JOUE n\u00b0 L 149\/10, 30 avr. 2021. <a href=\"#return-footnote-42-29\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 29\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-30\"><a href=\"https:\/\/eur-lex.europa.eu\/legal-content\/FR\/ALL\/?uri=CELEX%3A22021A0430%2801%29\">Accord UE\/RU<\/a>, art. 219 \u00e0 275. <a href=\"#return-footnote-42-30\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 30\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-31\"><a href=\"https:\/\/eur-lex.europa.eu\/legal-content\/FR\/ALL\/?uri=CELEX%3A22021A0430%2801%29\">Accord UE\/RU<\/a>, art. 250 et 251<span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">. <a href=\"#return-footnote-42-31\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 31\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-32\"><a href=\"https:\/\/eur-lex.europa.eu\/legal-content\/FR\/ALL\/?uri=CELEX%3A22021A0430%2801%29\">Accord UE\/RU<\/a>, art. 253<span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">. <a href=\"#return-footnote-42-32\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 32\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-33\"><a href=\"https:\/\/eur-lex.europa.eu\/legal-content\/FR\/ALL\/?uri=CELEX%3A22021A0430%2801%29\">Accord UE\/RU<\/a>, art. 254<span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">. <a href=\"#return-footnote-42-33\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 33\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-34\">V. Tome I, Partie I, Chapitre 5<\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">. <a href=\"#return-footnote-42-34\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 34\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-35\">N. Davenport, The United Kingdom Patent System: A Brief History, Mason 1979. <a href=\"#return-footnote-42-35\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 35\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-36\">La premi\u00e8re fut accord\u00e9e en 1311. <a href=\"#return-footnote-42-36\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 36\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-37\">V. Tome 1, n\u00b072. <a href=\"#return-footnote-42-37\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 37\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-38\">R. A. Klitzke, Historical background of the English patent law.\u00a0 41 J. Pat. Off. Soc\u2019y 615 (1959), p. 635. <a href=\"#return-footnote-42-38\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 38\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-39\">A proclamation for the reformation of many abuses and misdemeanors committed by patentees of certain privileges and licenses, to the general good of all her Majesty's loving subjects (Nov. 28, 1601), reprinted in 2 Tudor Royal Proclamations 235, 237 (Paul L. Hughes &amp; James F. Larkin eds., 1969). Au pr\u00e9alable la <em>Star Chamber<\/em> (qui n\u2019\u00e9tait pas une cour de <em>common law<\/em>) avait comp\u00e9tence exclusive sur les affaires concernant les lettres patentes. <a href=\"#return-footnote-42-39\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 39\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-40\"><a href=\"https:\/\/web.archive.org\/web\/20091223070111\/http:\/\/oll.libertyfund.org\/?option=com_staticxt&amp;staticfile=show.php%3Ftitle%3D911&amp;chapter=106358&amp;layout=html&amp;Itemid=27\">Edward Darcy Esquire v Thomas Allin of London Haberdasher<\/a>, (1602) 77 Eng Rep 1260 (KB), (1603) 11 Co. Rep. 84b. <a href=\"#return-footnote-42-40\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 40\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-41\">Titre complet: \"<em>A declaration of his majesties royall pleasure, in what sort he thinketh fit to enlarge, or reserve himselfe in matter of bountie\"<\/em>. <a href=\"#return-footnote-42-41\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 41\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-42\"><a href=\"https:\/\/vlex.co.uk\/vid\/the-clothworkers-of-ipswich-803279413\">(1614) Godb. R. 252<\/a>. <a href=\"#return-footnote-42-42\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 42\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-43\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/aep\/Ja1\/21\/3\">Legislation.gov.uk<\/a>.: Statute of Monopolies 1623, 1623 Ch 3 21 Ja 1. <a href=\"#return-footnote-42-43\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 43\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-44\"><\/span><a style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\" href=\"https:\/\/www.copyrighthistory.org\/cam\/tools\/request\/showRepresentation.php?id=representation_uk_1624\">Statute of Monopolies<\/a><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">, 1624, 21 Jac.I, c.3.; Deazley, R. (2008) \u2018Commentary on the Statute of Monopolies 1624', in <\/span><em style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">Primary Sources on Copyright (1450-1900)<\/em><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">, eds L. Bently &amp; M. Kretschmer,\u00a0<\/span><a style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\" href=\"https:\/\/www.copyrighthistory.org\/\">www.copyrighthistory.org<\/a><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">; M. Fisher, <\/span><a style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\" href=\"https:\/\/discovery.ucl.ac.uk\/id\/eprint\/10154944\/\">The Statute of Monopolies and Modern Patent Law: Foundation or Elaborate Folly?<\/a><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\"> Intellectual Property Quarterly , 2022 (4) pp. 176-207; Dent, Chris, 'Generally Inconvenient': The 1624 Statute of Monopolies as Political Compromise (February, 16 2010). Melbourne Univeristy Law Review, Vol. 33, No. 2, 2009, U of Melbourne Legal Studies Research Paper No. 452, Available at SSRN:\u00a0<\/span><a style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\" href=\"https:\/\/ssrn.com\/abstract=1554190\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/ssrn.com\/abstract=1554190<\/a><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">. <a href=\"#return-footnote-42-44\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 44\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-45\">Correspondant \u00e0 deux cycles d\u2019apprentissage. <a href=\"#return-footnote-42-45\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 45\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-46\">\u00a7 6(a) dans le texte cit\u00e9<\/span><em style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">.<\/em><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\"> <a href=\"#return-footnote-42-46\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 46\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-47\">V. <a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/aep\/Ja1\/21\/3\/contents\">texte<\/a> sur Legislation.gov.uk. Les lettres patentes n\u2019ont pas non plus disparu du droit anglais, mais ne concernent plus les monopoles. <a href=\"#return-footnote-42-47\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 47\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-48\">Charles Dickens en donnera un aper\u00e7u dans une nouvelle de 1850 intitul\u00e9e \u00ab <a href=\"https:\/\/www.djo.org.uk\/media\/downloads\/articles\/341_A%20Poor%20Man's%20Tale%20of%20a%20Patent.pdf\">A Poor Man's Tale of a Patent\u00a0<\/a>\u00bb. <a href=\"#return-footnote-42-48\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 48\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-49\">Au travers du <a href=\"https:\/\/patentlyo.com\/media\/2017\/08\/PL-Amendment-Act-15-16-Victoria-c.83-1852.pdf\">Patent Law Amendment Act de 1852<\/a>. <a href=\"#return-footnote-42-49\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 49\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-50\">J. E. Crawford Munro, The Patents, Designs, and Trade Marks Act, 1883 (46 &amp; 47 Vict. C. 57) with the Rules and Instructions: Together with Pleadings, Orders, and Precedents, <a href=\"https:\/\/books.google.fr\/books\/about\/The_Patents_Designs_and_Trade_Marks_Act.html?id=1poDAAAAQAAJ&amp;redir_esc=y\">Google books<\/a>. <a href=\"#return-footnote-42-50\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 50\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-51\">F.K. Beier, The Inventive Step in Its Historisal Development (1986) 17 International Review of Industrial Property and Copyright Law 301, 312. <a href=\"#return-footnote-42-51\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 51\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-52\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/Geo6\/12-13-14\/87\/contents\">Patents Act 1949<\/a>, 1949 c. 87 (Regnal. 12_13_and_14_Geo_6). <a href=\"#return-footnote-42-52\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 52\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-53\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, 1977 c. 37. <a href=\"#return-footnote-42-53\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 53\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-54\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/2007\/3291\/contents\">The Patents Rules 2007<\/a>, SI 2007 No. 3291. <a href=\"#return-footnote-42-54\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 54\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-55\">\u00ab Attendu que, dans une r\u00e9solution adopt\u00e9e lors de la signature de la Convention sur le brevet communautaire, les gouvernements des \u00c9tats membres de la Communaut\u00e9 \u00e9conomique europ\u00e9enne sont convenus d\u2019am\u00e9nager leurs l\u00e9gislations en mati\u00e8re de brevets de mani\u00e8re (notamment) \u00e0 les adapter aux dispositions correspondantes de la Convention sur le brevet europ\u00e9en, de la Convention sur le brevet communautaire et du Trait\u00e9 de coop\u00e9ration en mati\u00e8re de brevets, il est express\u00e9ment d\u00e9clar\u00e9 par la pr\u00e9sente disposition que les dispositions suivantes de la pr\u00e9sente loi, \u00e0 savoir les sections 1.1) \u00e0 4), 2 \u00e0 6, 14.3), 5) et 6), 37.5), 54, 60, 69, 72.1) et 2), 74.4), 82, 83, 100 et 125, sont con\u00e7ues de mani\u00e8re \u00e0 produire dans toute la mesure du possible les m\u00eames effets au Royaume-Uni que ceux que les dispositions correspondantes de la Convention sur le brevet europ\u00e9en, de la Convention sur le brevet communautaire et du Trait\u00e9 de coop\u00e9ration en mati\u00e8re de brevets produisent sur les territoires auxquels ces textes s\u2019appliquent \u00bb. <a href=\"#return-footnote-42-55\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 55\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-56\"><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7af60d03e7f57eb1351\">[1996] RPC 76<\/a>. <a href=\"#return-footnote-42-56\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 56\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-57\">Lord Hoffmann, page 82. V. \u00e9galement <a href=\"https:\/\/www.supremecourt.uk\/cases\/uksc-2010-0047.html\">Human Genome Sciences v Eli Lilly<\/a> [2011] UKSC 51, [2012] RPC 6; Actavis UK Ltd v Merck [2008] EWCA Civ 444; R. v Secretary of State for Work and Pensions [2008] UKHL 63. Ce qui n\u2019emp\u00eachera pas des divergences et des remarques peu am\u00e8nes \u00e9chang\u00e9es avec l\u2019OEB, notamment \u00e0 l\u2019occasion de l\u2019affaire <em>Aerotel<\/em> (V. <em>infra,<\/em> n\u00b0285). <a href=\"#return-footnote-42-57\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 57\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-58\">V. <em>supra<\/em>, n\u00b0314. <a href=\"#return-footnote-42-58\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 58\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-59\">V. <em>infra, <\/em>n\u00b0325. <a href=\"#return-footnote-42-59\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 59\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-60\">L. n\u00b0 2019-486 du 22 mai 2019 relative \u00e0 la croissance et la transformation des entreprises. <a href=\"#return-footnote-42-60\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 60\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-61\">L\u00e0 encore, il faut tenir compte des r\u00e9formes issues en France de la Loi PACTE, et notamment du nouveau droit d'opposition (encadr\u00e9 par l\u2019ordonnance n\u00b0 2020-116 du 12 f\u00e9vrier 2020 et compl\u00e9t\u00e9e par le d\u00e9cret n\u00b0 2020-225 du 6 mars 2020). <a href=\"#return-footnote-42-61\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 61\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-62\">V. cependant l\u2019<em>unregistered design right<\/em>, Tome 1, n\u00b0288. <a href=\"#return-footnote-42-62\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 62\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-63\">Le Patents Act 1949 reprenait la formule du Statues of Monopoles et d\u00e9finissait l\u2019invention comme <em>\u00ab\u00a0<\/em>any manner of new manufacture the subject of letters patent and grant of privilege within section six of the Statute of Monopolies of Monopolies and any new method or process of testing applicable to the improvement or control of manufacture, and includes an alleged invention\u00a0<em>\u00bb<\/em> (Section 101). <a href=\"#return-footnote-42-63\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 63\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-64\">V. <em>infra, <\/em>n\u00b0313. <a href=\"#return-footnote-42-64\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 64\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-65\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-42-65\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 65\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-66\"><em><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5b46f2082c94e0775e7f0fb1\">Biogen Inc v Medeva plc<\/a>, <\/em>[1996] UKHL 18, (1997) 38 BMLR 149, [1997] RPC 1. <a href=\"#return-footnote-42-66\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 66\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-67\">Exclusion ancienne, inscrite \u00e0 la s. 1(2) du Patents Act, v. infra, n\u00b0313. <a href=\"#return-footnote-42-67\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 67\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-68\">V. cette remarque de la High court d'Australie dans <a href=\"https:\/\/www.wipo.int\/wipolex\/fr\/text\/581827\">National Research Development Corporation v. Commissioner of Patents<\/a> (1959) 102 CLR 252 (High Court d'Australie): \"the truth is that the distinction between discovery and invention is not precise enough to be other than misleading in this area of discussion\". <a href=\"#return-footnote-42-68\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 68\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-69\">V. <a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWHC\/Patents\/2005\/1589.html\">CFPH LLC, Patent Applications by<\/a> [2005] EWHC 1589 (Pat) (21 July 2005): \"An instance of a \"soft\" exclusion is a discovery. It is well-settled law that, although you cannot patent a discovery, you can patent a useful artefact or process that you were able to devise once you had made your discovery. This is so even where it was perfectly obvious how to devise the artefact or process, once you had made the discovery (<i>Genentech\u2019s Patent<\/i> [1987] RPC 553, 566; on appeal [1989] RPC 147, 208, 240, C.A.). The detractors of your patent are not allowed to say: the discovery does not count and the rest was obvious. They are not allowed to dissect your invention in that way. The discovery is an integral and all-important part of your invention. The law does not object to that. It objects only when you try to monopolise your discovery for all purposes i.e. divorced from your new artefact or process. For that would enable you to stifle the creation of further artefacts or processes which you yourself were not able to think of\". <a href=\"#return-footnote-42-69\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 69\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-70\"><a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/106\/8\/147\/1588696\">Genentech Inc.\u2019s Patent<\/a>, [1989] RPC 147 (CA). <a href=\"#return-footnote-42-70\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 70\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-71\"><a href=\"https:\/\/publications.parliament.uk\/pa\/ld200304\/ldjudgmt\/jd041021\/kirin-1.htm\">Kirin-Amgen v Hoechst Marion Roussel<\/a>, [2004] UKHL 46, [2005] All ER 667; 64 IPR 444; [2005] RPC 169<em>.<\/em> <a href=\"#return-footnote-42-71\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 71\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-72\">V. <em>infra<\/em>, n\u00b0389 et 390. <a href=\"#return-footnote-42-72\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 72\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-73\">D\u00e9cisions de la section de d\u00e9p\u00f4t de l'OEB du 27 janvier 2020, rejetant les demandes de brevet EP 18 275 162 et EP 18 275 174 d\u00e9signant en qualit\u00e9 d'inventeur le programme d'intelligence artificielle DABUS, confirm\u00e9es par d\u00e9cision de la chambre de recours juridique de l'OEB du 21 d\u00e9cembre 2020. <a href=\"#return-footnote-42-73\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 73\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-74\">Avec un premier brevet d\u00e9livr\u00e9 par l'Office sud-africain (patent no. 2021\/03242), publi\u00e9 en juillet 2021, pour l'invention relevi\u00e9 au conteneur d'aliment ou de boisson (V. ci-apr\u00e8s). On notera cependant que l'examen op\u00e9r\u00e9 par l'Office est limit\u00e9. <a href=\"#return-footnote-42-74\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 74\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-75\">Demande <\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">no. 2019363177 du 9 septembre 2020 (PCT\/IB2019\/057809), rejet\u00e9e par le Patent Office, au motif que l'inventeur au sens de la section <\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">15(1) du Patents Act de 1990 ne peut \u00eatre qu'un \u00eatre humain<\/span><span style=\"background-color: #ffffff;\">. Position finalement confirm\u00e9e par un arr\u00eat de la Cour F\u00e9d\u00e9rale d'Australie le 13 avril 2022: Australian law in <em>Commissioner of Patents v Thaler<\/em>\u00a0<a href=\"https:\/\/www.judgments.fedcourt.gov.au\/judgments\/Judgments\/fca\/full\/2022\/2022fcafc0062\">[2022] FCAFC 62<\/a> (qui infirme <i>Thaler<\/i><i>\u00a0v Commissioner of Patents\u00a0<\/i>[2021] FCA 879; 160 IPR 72). <a href=\"#return-footnote-42-75\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 75\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-76\"><a href=\"https:\/\/www.nzlii.org\/nz\/cases\/NZIPOPAT\/2022\/2.html\">D\u00e9cision<\/a> de rejet du Patent office du 31 janvier 2022, confirm\u00e9e par la High Court, <a href=\"https:\/\/www.nzlii.org\/nz\/cases\/NZHC\/2023\/554.html\">Thaler v Commissioner of Patents<\/a> [2023] NZHC 554 (17 March 2023). <a href=\"#return-footnote-42-76\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 76\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-77\">No. GB1816909.4 et GB1818161.0. <a href=\"#return-footnote-42-77\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 77\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-78\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 13, et SI 2007\/3291, rule 10(3). <a href=\"#return-footnote-42-78\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 78\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-79\">No. <a href=\"https:\/\/www.ipo.gov.uk\/p-challenge-decision-results\/o74119.pdf\">BL O\/741\/19<\/a>. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, la d\u00e9cision pr\u00e9cise que les demandes sont r\u00e9put\u00e9es retir\u00e9es \u00e0 l'expiration du d\u00e9lai de seize mois pr\u00e9vu \u00e0 la section 10(3) pr\u00e9cit\u00e9e. <a href=\"#return-footnote-42-79\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 79\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-80\"> <a href=\"https:\/\/artificialinventor.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/2412.pdf\">Thaler v Comptroller-General of Patents Trade Marks and Designs<\/a>, [2020] EWHC 2412 (Pat), [2020] Bus LR 2146, Marcus Smith J.; <a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWCA\/2021\/1374.html\">Thaler v Comptroller General of Patents Trade Marks And Designs<\/a><\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">, [2021] EWCA Civ 1374, [2022] Bus LR 375. Comme la High Court, la Cour d'appel confirme que DABUS ne pouvait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un inventeur au sens du Patents Act 1977, ce dernier devant n\u00e9cessairement \u00eatre une personne physique, et qu'il n'existe pas de r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale de droit selon laquelle tout bien incorporel (y compris une invention) cr\u00e9\u00e9 par une machine est la propri\u00e9t\u00e9 de la machine ou du propri\u00e9taire de la machine. <a href=\"#return-footnote-42-80\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 80\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-81\"><\/span><a style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\" href=\"https:\/\/www.supremecourt.uk\/cases\/uksc-2021-0201.html\">Thaler v Comptroller-General of Patents, Designs and Trademarks<\/a><em style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">, [2023] UKSC 49.<\/em><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\"> <a href=\"#return-footnote-42-81\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 81\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-82\">La Cour tire \u00e9galement argument du contexte g\u00e9n\u00e9ral du Patents Act 1977, et des dispositions des sections 2(4) (divulgations pr\u00e9alables non destructrices de nouveaut\u00e9s), 8 et 37, qui confirment que l'inventeur est bien une personne physique. <a href=\"#return-footnote-42-82\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 82\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-83\"> \"In my view there are two fundamental problems with these submissions. The first is that they assume that DABUS can itself be an inv<\/span>entor within the meaning of the 1977 Act. But that assumption is not correct for the reasons I have given. DABUS is a machine and not a person. That was reason enough for the Hearing Officer for the Comptroller to reach the conclusion he did. Indeed, it was itself fatal to the applications. There was no inventor through whom Dr Thaler could claim the right to obtain a patent for any technical advance described in those applications.The second is that it mischaracterises an invention as being or amounting to tangible property such that title to it can pass, as a matter of law, to the owner of the machine which, on this assumption, generated it. I accept, of course, that the 1977 Act refers at times to the property in an invention. As we have seen, it does so in, most importantly, section 7(2)(b), and this is the provision on which Dr Thaler places particular reliance. The 1977 Act also contemplates in, for example, section 39, that an invention may be taken as \"belonging\" to a person, such as an employee or an employer.\r\nOne must be careful to understand what this means, however. The right we are concerned with, as conferred by the 1977 Act, is a right to apply for a patent for what is said to be an invention and, if it is patentable and satisfies the other requirements of the Act, to secure the grant of a patent on that application. But I am satisfied that Dr Thaler has not identified any basis in law on which he acquired such a right through his ownership of DABUS.\r\nIn particular, Dr Thaler's reliance on the doctrine of accession in this context is misguided. The doctrine concerns new tangible property produced by existing tangible property. Dr Thaler contends that, upon the application of this doctrine, the owner of the existing property also owns the new property. In this way, the farmer owns the cow and the calf. By analogy, Dr Thaler continues, he, as owner of DABUS, is the owner of all rights in all developments made by DABUS.\r\nWe are not concerned here with a new item of tangible property produced by an existing item of tangible property, however. We are concerned with what appear (and which for present purposes we must assume) to be concepts for new and non-obvious devices and methods, and descriptions of ways to put them to into practice, all of which, so Dr Thaler maintains, have been generated autonomously by DABUS. There is no principled basis for applying the doctrine of accession in these circumstances.\r\nFor these reasons and those given by the Court of Appeal, I am satisfied that the doctrine upon which Dr Thaler relies here, that of accession, does not, as a matter of law, operate to confer on him the property in or the right to apply for and obtain a patent for any technical development made by DABUS.\r\nIt follows that, on the factual assumptions upon which this appeal is proceeding, Dr Thaler has never had any right to secure the grant to himself of patents under the 1977 Act in respect of anything described in the applications\". <a href=\"#return-footnote-42-83\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 83\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-84\">V. <em>infra<\/em>, n\u00b0314. <a href=\"#return-footnote-42-84\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 84\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-85\">Sur les d\u00e9couvertes, V. <a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWHC\/Patents\/2005\/1589.html\">CFPH LLC, Patent Applications by<\/a> [2005] EWHC 1589 (Pat) (21 July 2005): \"An instance of a \"soft\" exclusion is a discovery. It is well-settled law that, although you cannot patent a discovery, you can patent a useful artefact or process that you were able to devise once you had made your discovery. This is so even where it was perfectly obvious how to devise the artefact or process, once you had made the discovery (Genentech\u2019s Patent [1987] RPC 553, 566; on appeal [1989] RPC 147, 208, 240, C.A.). The detractors of your patent are not allowed to say: the discovery does not count and the rest was obvious. They are not allowed to dissect your invention in that way. The discovery is an integral and all-important part of your invention. The law does not object to that. It objects only when you try to monopolise your discovery for all purposes i.e. divorced from your new artefact or process. For that would enable you to stifle the creation of further artefacts or processes which you yourself were not able to think of\" (para. 34). Pour une exclusion, v. <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7aa60d03e7f57eb0fd2\"><em>Tate &amp; Lyle Technology v Roquette Fr\u00e8res <\/em><\/a>[2009] EWHC 1312 (Pat) (invention consistant uniquement dans l\u2019explication du fonctionnement d\u2019une m\u00e9thode connue de fabrication de substitut au sucre). <a href=\"#return-footnote-42-85\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 85\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-86\">V. <a href=\"https:\/\/www.ipo.gov.uk\/p-challenge-decision-results\/o76119.pdf\">Halliburton Energy Services Inc's Applications<\/a> [2012] RPC 129 (l\u2019exclusion doit \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e restrictivement et couvre uniquement les activit\u00e9s mises en oeuvres par des moyens purement intellectuels). Sur la brevetabilit\u00e9 des jeux, V. <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff72060d03e7f57ea8133\">Shopalotto.com Ltd\u2019s Application<\/a> [2006] RPC 7; <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff76560d03e7f57eac199\">IGT v The Comptroller-General of Patents<\/a> [2007] EW HC 1341 (Ch). Sur les m\u00e9thodes commerciales, v. <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Aerotel_Ltd_v_Telco_Holdings_Ltd\">Aerotel v Telco and Macrossan's Application<\/a>, [2006] EWHC 997 (Pat) [2006] EWCA Civ 1371. <a href=\"#return-footnote-42-86\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 86\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-87\">V. <em>infra, <\/em>n\u00b0314. <a href=\"#return-footnote-42-87\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 87\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-88\">V. <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff71e60d03e7f57ea7e13\">Townsend\u2019s Application<\/a> [2004] EWHC 482 (Pat) (l\u2019exclusion couvre \u00e0 la fois la fourniture d\u2019informations et l\u2019expression); <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff76660d03e7f57eac1e9\">Autonomy Corp Ltd v Comptroller General of Patents, Trade Marks &amp; Designs<\/a> [2008] EWHC 146 (Pat) (le moyen technique de pr\u00e9sentation de l\u2019information n\u2019est pas couvert par l\u2019exclusion); <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7bd60d03e7f57eb1aef\">Gemstar\u2013TV Guide International Inc v Virgin Media Limited<\/a> [2010] RPC 10 (Guide \u00e9lectronique de programmes. Exigence d\u2019un effet technique au del\u00e0 de la pr\u00e9sentation de l\u2019information). <a href=\"#return-footnote-42-88\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 88\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-89\"><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff71560d03e7f57ea74bb\">Aerotel Ltd v Telco Holdings Ltd &amp; Ors Rev 1<\/a> [2006] EWCA Civ 1371; [2007] RPC 7. <a href=\"#return-footnote-42-89\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 89\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-90\">V. D\u00e9cision de la CRT <a href=\"https:\/\/www.epo.org\/fr\/boards-of-appeal\/decisions\/t040154fp1\">T 154\/04 du 15 novembre 2006<\/a> (Duns Licensing) : \u00ab Toute r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019\u00e9tat de la technique dans le contexte de l\u2019article 52(2) et (3) CBE conduirait en effet \u00e0 des difficult\u00e9s insurmontables. L'art ant\u00e9rieur, ou \"\u00e9tat de la technique\" selon la terminologie de la Convention, est une notion complexe r\u00e9gie avec pr\u00e9cision par une combinaison de dispositions, \u00e0 savoir les articles 54 \u00e0 56 CBE, et dont le contenu d\u00e9pend des dates de d\u00e9p\u00f4t et de priorit\u00e9 de la demande ou du brevet ainsi que de la condition de brevetabilit\u00e9 impliqu\u00e9e. Il n'existe toutefois aucune r\u00e8gle qui d\u00e9finit l\u2019\u00e9tat de la technique \u00e0 appliquer dans le contexte de l\u2019article 52(2) CBE. Or, il est tout simplement inconcevable que les \u00c9tats contractants aient oubli\u00e9 un point aussi important lors de l\u2019adoption de la Convention. Il existe donc des raisons convaincantes pour lesquelles il convient d\u2019abandonner l\u2019approche fond\u00e9e sur la \"contribution\" ou l\u2019\"effet technique\", ce que les chambres de recours ont fait il y a une dizaine d\u2019ann\u00e9es. (...) Une autre raison pour laquelle \"l\u2019approche fond\u00e9e sur l\u2019effet technique (avec la condition)\", qui a \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9e dans la d\u00e9cision Aerotel\/Macrossan, est incompatible avec la Convention sur le brevet europ\u00e9en est qu\u2019elle pr\u00e9suppose qu\u2019un \"objet nouveau et inventif, mais enti\u00e8rement exclu de la brevetabilit\u00e9\", ne compte pas comme contribution technique (Aerotel\/Macrossan, p. ex. paragraphe 26(2)) \u00bb. <a href=\"#return-footnote-42-90\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 90\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-91\">Confirm\u00e9 dans <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5b46f20d2c94e0775e7f1612\">Symbian Ltd v Comptroller General of Patents<\/a> [2008] EWCA Civ 1066, et <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff70a60d03e7f57ea677d\">HTC v. Apple<\/a> [2013] EWCA Civ 451. Pour les pr\u00e9c\u00e9dents\u00a0: <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/106\/19\/561\/1600050?redirectedFrom=fulltext\">Merrill Lynch's Application<\/a> [1989] RPC 561; <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/108\/13\/305\/1604410?redirectedFrom=PDF\">Gale's Application<\/a> [1991] RPC 305; <a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWCA\/Civ\/1997\/1174.html\">Fujitsu Limited's Application<\/a> [1997] RPC 608. <a href=\"#return-footnote-42-91\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 91\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-92\">V. Article 53(a) CBE. <a href=\"#return-footnote-42-92\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 92\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-93\">Conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 6 de la directive 98\/44\/CE. <a href=\"#return-footnote-42-93\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 93\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-94\">Rappelons que la pratique de l\u2019OEB dans son approche des exclusions de la brevetabilit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9e insufisamment fix\u00e9e dans l\u2019affaire <em>Aerotel <\/em>pr\u00e9cit\u00e9e. V. \u00e9galement <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5b46f20d2c94e0775e7f1612\">Symbian Ltd\u2019s Application<\/a> [2009] RPC 1. <a href=\"#return-footnote-42-94\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 94\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-95\"><a style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\" href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWHC\/Ch\/2023\/2948.html\">Emotional Perception v. Comptroller-General of Patents, Designs and Trade Mark<\/a>, [2023] WLR(D) 500, [2023] EWHC 2948 (Ch), [2024] Bus LR 14; et sur appel,<a href=\"https:\/\/www.judiciary.uk\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Comptroller-General-of-Patents-Designs-and-Trade-Marks-v-Emotional-Perception-AI.pdf\"> Comptroller General of Patents v. Emotional Perception AI Limited<\/a> [2024] EWCA Civ 825. <a href=\"#return-footnote-42-95\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 95\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-96\">V. <em>infra<\/em>, n\u00b0316. <a href=\"#return-footnote-42-96\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 96\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-97\"><\/span><a style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\" href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWHC\/Ch\/2023\/2948.html\">Emotional Perception v. Comptroller-General of Patents, Designs and Trade Mark<\/a><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">, [2023] WLR(D) 500, [2023] EWHC 2948 (Ch), [2024] Bus LR 14. <a href=\"#return-footnote-42-97\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 97\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-98\">Point 54 \u00e0 58 : \"LMs Edwards-Stuart's concession about the operation of a hardware ANN was not accompanied by reasons, but presumably it is because the hardware is not implementing a series of instructions pre-ordained by a human. It is operating according to something that it has learned itself. That, at any rate, would be one justification even if it is not hers. I do not see why the same should not apply to the emulated ANN. It is not implementing code given to it by a human. The structure, in terms of the emulation of uneducated nodes and layers, may well be the result of programming, but that is just the equivalent of the hardware ANN. The actual operation of those nodes and layers inter se is not given to those elements by a human. It is created by the ANN itself. <\/span>\r\n\r\n<span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">I do not consider that the single sentence from the application which is relied on by Ms Edwards-Stuart is sufficient for her purposes. It appears in the middle of a number of paragraphs which refer to ANNs. It seems to refer to a different method of achieving the results of the invention which does not involve an ANN. It does not seem to be referring to an emulated ANN - it seems to be referring to something different.\r\nIn the light of all this I am not convinced by the Hearing Officer's lack of conviction. It seems to me that it is appropriate to look at the emulated ANN as, in substance, operating at a different level (albeit metaphorically) from the underlying software on the computer, and it is operating in the same way as the hardware ANN. If the latter is not operating a program then neither is the emulation.\r\nI should deal with Ms Edwards-Stuart's submission that there is no difference between what she said was the computer program used to implement the trained ANN and the computer program used to train the ANN, even though the process or method implemented by the computer during training is slightly different. I do not accept this submission. First, they seem to be clearly very different things. Second, it is inconsistent with her submission that in the case of an emulated ANN the relevant \"program\" is that identified earlier in this section, that is to say the internal workings of a trained ANN.\r\nI therefore consider that the \"decoupling\" can be achieved and is correct and the emulated ANN is not a program for a computer for these purposes\". <a href=\"#return-footnote-42-98\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 98\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-99\">Point 59. <a href=\"#return-footnote-42-99\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 99\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-100\"><a href=\"https:\/\/www.judiciary.uk\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Comptroller-General-of-Patents-Designs-and-Trade-Marks-v-Emotional-Perception-AI.pdf\">Comptroller of Patents v Emotional Perception <abbr title=\"artificial intelligence\">AI<\/abbr> Ltd<\/a> [2024] EWCA Civ 825. <a href=\"#return-footnote-42-100\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 100\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-101\">Points 61 \u00e0 63: \"I start with the term computer. I would hold that a computer is a machine which processes information. Neither party came up with a better definition and I believe that is a useful one. Turning to computer program, (which is the same thing as a \"program for a computer\"), in terms of the meaning of a statute, dictionary definitions are not determinative but in this case I think the definitions are helpful. I would hold that a computer program is a set of instructions for a computer to do something. These two definitions work together, so one can say that a computer is a machine which does something, and that thing it does is to process information in a particular way. The program is the set of instructions which cause the machine to process the information in that particular way, rather than in another way.\r\nThis focus on a program as instructions is consistent with the approach of the Court of Appeal in Gale's Application [1991] RPC 305, at p321 (ln 13-19), in which Nicholls LJ, who was considering what a program was in the context of a case about a conventional sort of computer, noted that \"program\" was a flexible term and that \"a sequence of instructions\" was called a program.\r\nIt is also consistent with the approach of the Court of Appeal in Aerotel at [31], in which Jacob LJ, giving the judgment of the court, described a computer program as a \"set of instructions\". This was in the context of a debate whether the term was limited to the set of instructions in the abstract or included the instructions on some form of media (referring back to Gale) and preferring the latter\". <a href=\"#return-footnote-42-101\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 101\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-102\">Points 64 \u00e0 67: \"Much of EPL's argument here sought to add various limitations into the definition. The first limitation related to the involvement of a human computer programmer. I do not believe that referring to a human programmer is relevant or helpful. I can think of no principle which would justify that as a necessary aspect of the definition and the authorities in this area have never drawn a distinction of that kind. The code which human programmers write for conventional computers is written in a form which is sometimes called a high level programming language. That is a form which human programmers can understand and grapple with. However, as the Comptroller submitted, ordinary computers work by running machine code, which is different and hard for humans to understand. The machine code is derived by a computer system (normally what is called a compiler program) under the direction of a human programmer. There is no justification for drawing a distinction in law between instructions created by a computer and those created by a human.\r\nNor do I accept that focussing on the characteristics of the problem the programmer wants to solve (tractable or intractable) is relevant or helpful either. The fact that ANNs aim to solve problems which are not easy to solve with conventional computers is irrelevant. Both conventional computers and ANNs can (aim to) solve problems which are difficult for humans to solve unaided.\r\nThe respondent puts weight on the fact that the particular values for the weights are produced by a training process in which the machine learns for itself, but I do not see how that can be relevant either. This argument is related to the two previous arguments in that it is focussed on the manner in which the instructions are produced. As I have said I do not accept there is justification for that either in principle or in the Act (or the international conventions: EPC or TRIPS). How the program came into being is irrelevant.\r\nAnother distinction which I believe is irrelevant relates to permanence. There are some computers with programs which cannot be changed \u2013 e.g. the chips embedded in a payment card or a washing machine \u2013 but it remains meaningful to draw the same distinction between the program in that case and the computer itself. Whether the program for a given computer is fixed in a permanent form or not does not, in my judgment, alter the fact that the program represents a set of instructions for a computer to do something. The result in Gale, which involved rejecting a distinction between the permanence of instructions in ROM circuitry as opposed to those stored in other media would have been quite different if this distinction was relevant\". <a href=\"#return-footnote-42-102\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 102\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-103\">Points 68 \u00e0 70: \"Turning to an ANN, the first point to make is that however it is implemented, such a machine is clearly a computer \u2013 it is a machine for processing information. Focussing on the weights of an ANN, in my judgment irrespective of the manner in which an ANN is implemented (hardware or software), the Comptroller is right that these weights are a computer program. They are a set of instructions for a computer to do something. For a given machine, a different set of weights will cause the machine to process information in a different way. The fact the set does not take the form of a logical series of 'if-then' type statements is irrelevant. The weights for a given artificial neuron are what cause the neuron, if the inputs are of a given type, to then produce an output of a given type. Aggregated up to the ANN as a whole, these weights work that way in parallel with one another to a significant extent and not just in a logical series, but that is not a relevant distinction. The set of weights as a whole instruct the machine to process information it is presented with in a particular way.\r\nIt is notable that the Technical Boards of Appeal of the EPO take the same approach: see decision T 702\/20 Mitsubishi\/Sparsely connected neural network at [10] and [11]. Here the Board of Appeal applied exactly the same approach to a case about an ANN as it applies to other computer implemented inventions. At [10] the Board held explicitly that since \"a neural network relates to both programs for computers and to mathematical methods\", the question was whether it related only to such subject-matter \"as such\" or whether there was something more, i.e. something that can fulfil the patentability conditions of the EPC.\r\nTherefore the exclusion from patentability of a program for a computer as such in s1(2) of the 1977 Act is engaged in this case. Nor is there any difference for this purpose between a hardware ANN and a software ANN. However it is implemented, the weights (by which I mean weights and biases) of the ANN are a program for a computer and therefore within the purview of the exclusion\". <a href=\"#return-footnote-42-103\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 103\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-104\">V.\u00a0<em>supra\u00a0<\/em>n\u00b0313. <a href=\"#return-footnote-42-104\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 104\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-105\"><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff75460d03e7f57eab57b\">Halliburton Energy Services Inc's Applications <\/a>[2011] EWHC 2508 (Pat); [2012] R.P.C. 12. <a href=\"#return-footnote-42-105\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 105\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-106\">Par HHJ Birss QC. <a href=\"#return-footnote-42-106\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 106\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-107\"><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5b46f20d2c94e0775e7f1612\">Symbian Ltd v Comptroller-General of Patents<\/a> [2008] EWCA Civ 1066, [2009] R.P.C. 1. <a href=\"#return-footnote-42-107\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 107\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-108\">V. para 53 \u00e0 56: \u00ab 53.Based on these principles, we consider that Patten J was right and that the claimed invention does make a technical contribution, and is not therefore precluded from registration by art 52(2)(c). To start with a defensive point, the program in this case does not embody any of the items specifically excluded by the other categories in art 52; thus, it is not a method of doing business (as in Merrill Lynch), or a mathematical method (as in Gale), or a method for performing mental acts (as was probably the case in Fujitsu). 54.More positively, not only will a computer containing the instructions in question \"be a better computer\", as in Gale, but, unlike in that case, it can also be said that the instructions \"solve a 'technical' problem lying with the computer itself\". Indeed, the effect of the instant alleged invention is not merely within the computer programmed with the relevant instructions. The beneficial consequences of those instructions will feed into the cameras and other devices and products, which, as mentioned at [3] above, include such computer systems. Further, the fact that the improvement may be to software programmed into the computer rather than hardware forming part of the computer cannot make a difference \u2013 see Vicom; indeed the point was also made by Fox LJ in Merrill Lynch. 55.As Patten J said at [63], there is support in for this conclusion, albeit in an obiter dictum, in [92] of the judgment of this court Aerotel. Jacob LJ said that in Gale it was decided that, in order to avoid the reach of the art 52(2)(c) exclusion, \"[m]ore is needed\" than \"a code as embodied on a physical medium which causes the computer to operate in accordance with that code\", and then gave as an example \"for instance, a change in the speed with which the computer works\". The effect of the alleged invention in the present case improves the speed and the reliability of the functioning of the computer. 56.Putting it another way, a computer with this program operates better than a similar prior art computer. To say \"oh but that is only because it is a better program \u2013 the computer itself is unchanged\" gives no credit to the practical reality of what is achieved by the program. As a matter of such reality there is more than just a \"better program\", there is a faster and more reliable computer\u00a0<em>\u00bb.<\/em> <a href=\"#return-footnote-42-108\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 108\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-109\"><a href=\"https:\/\/knyvet.bailii.org\/ew\/cases\/EWHC\/Patents\/2009\/343.html\">AT&amp;T Knowledge Ventures\/Cvon Innovations v Comptroller General of Patents <\/a>[2009] EWHC 343 (Pat). <a href=\"#return-footnote-42-109\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 109\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-110\">\"As Lord Neuberger pointed out, it is impossible to define the meaning of \"technical effect\" in this context, but it seems to me that useful signposts to a relevant technical effect are:i) whether the claimed technical effect has a technical effect on a process which is carried on outside the computer;ii) whether the claimed technical effect operates at the level of the architecture of the computer; that is to say whether the effect is produced irrespective of the data being processed or the applications being run;iii) whether the claimed technical effect results in the computer being made to operate in a new way;iv) whether there is an increase in the speed or reliability of the computer;v) whether the perceived problem is overcome by the claimed invention as opposed to merely being circumvented.If there is a technical effect in this sense, it is still necessary to consider whether the claimed technical effect lies solely in excluded matter\" (points 40 et 41).<span style=\"text-align: justify; font-size: 1em;\"> <a href=\"#return-footnote-42-110\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 110\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-111\"><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff70a60d03e7f57ea677d\">HTC v Apple<\/a> [2013] EWCA Civ 451. Le brevet europ\u00e9en litigieux portait sur des dispositifs informatiques dot\u00e9s d'\u00e9crans tactiles capables de r\u00e9agir simultan\u00e9ment \u00e0 plusieurs contacts tactiles, et revendiquant des logiciels. Jug\u00e9 que le probl\u00e8me que le brevet cherchait \u00e0 r\u00e9soudre rev\u00eatait un caract\u00e8re essentiellement technique. La solution contenue dans le logiciel permet au dispositif de fonctionner d'une mani\u00e8re nouvelle et am\u00e9lior\u00e9e. Jug\u00e9 que l'invention apporte bien une contribution \u00e0 l'\u00e9tat de la technique et que cette contribution n'entre pas dans la cat\u00e9gorie des objets exclus. <a href=\"#return-footnote-42-111\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 111\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-112\"><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff75860d03e7f57eab8b1\">Lantana v Comptroller-General of Patents<\/a> [2013] EW HC 2673 (Pat), confirm\u00e9 par <a href=\"https:\/\/vlex.co.uk\/vid\/lantana-ltd-v-the-793078041\">Lantana Ltd v. Comptroller General of Patents<\/a>\u00a0[2014] EWCA (Civ) 1463 (logiciel de r\u00e9cup\u00e9ration de donn\u00e9es \u00e9lectroniques permettant de transf\u00e9rer des donn\u00e9es \u00e0 un autre ordinateur par courrier \u00e9lectronique ; revendication nouvelle et inventive, mais le demandeur ne d\u00e9montrait pas une contribution pr\u00e9sentant caract\u00e8re technique; jug\u00e9 que la revendication portait sur un objet exclu de la brevetabilit\u00e9 et \u00e9tait contraire \u00e0 la s.1(2) du Patents Act 1977 et \u00e0 l\u2019article 52 de la CBE). <a href=\"#return-footnote-42-112\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 112\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-113\">Hutchins\u2019 Application [2003] R.P.C. 264 (logiciel donnant des instructions de r\u00e9animation); <a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWCA\/Civ\/1997\/1174.html\">Fujitsu\u2019s Application<\/a> [1997] EWCA Civ 1174 (6 March 1997), [1997] R.P.C. 608 CA (logiciel convertissant des donn\u00e9es sur la structure de cristaux); <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/108\/13\/305\/1604410?redirectedFrom=PDF\">Gale\u2019s Application<\/a> [1991] R.P.C. 305 (nouvelle m\u00e9thode mise en \u0153uvre par un programme pour calculer des racines carr\u00e9es) ; <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/106\/19\/561\/1600050?redirectedFrom=fulltext\">Merrill Lynch\u2019s Application<\/a> [1989] R.P.C. 561 CA (logiciel d\u2019analyse d\u2019ordres donn\u00e9s en bourse, effectuant automatiquement les prises d\u2019ordres selon des crit\u00e8res pr\u00e9d\u00e9finis; l\u2019effet est jug\u00e9 juridique et non technique). <a href=\"#return-footnote-42-113\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 113\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-114\">Points 76 \u00e0 78: <\/span>\"The Hearing Officer was right to acknowledge that the result of the invention was an effect external to the computer in the transmission of a chosen file. That is usefully analogous to the file that was moved in the third Gemstar patent. The correct view of what happened, for these purposes, is that a file has been identified, and then moved, because it fulfilled certain criteria. True it is that those criteria are not technical criteria in the sense that they can be described in purely technical terms, but they are criteria nonetheless, and the ANN has certainly gone about its analysis and selection in a technical way. It is not just any old file; it is a file identified as being semantically similar by the application of technical criteria which the system has worked out for itself. So the output is of a file that would not otherwise be selected. That seems to me to be a technical effect outside the computer for these purposes, and when coupled with the purpose and method of selection it fulfils the requirement of technical effect in order to escape the exclusion. (...) If, contrary to my findings, one were considering those two program candidates, it seems to me that the resulting ANN, and particularly a trained hardware ANN, can be regarded as a technical effect which prevents the exclusion applying. At the hearing Ms Edwards-Stuart seemed to accept, in argument, that a trained ANN could be a technical advance for these purposes, but proposed that it had to be defined in terms of the actual function of each of its nodes so as to be identifiable as a particular ANN, or be determined by reference to the training that it received. The first of those is obviously not part of the application, but I do not see why the second, or something very close to it, has not been achieved. I therefore consider that, insofar as necessary, the trained hardware ANN is capable of being an external technical effect which prevents the exclusion applying to any prior computer program. There ought to be no difference between a hardware ANN and an emulated ANN for these purposes\". <a href=\"#return-footnote-42-114\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 114\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-115\"><a href=\"https:\/\/www.epo.org\/en\/boards-of-appeal\/decisions\/t100306eu1\">T. 0306\/10<\/a>. <a href=\"#return-footnote-42-115\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 115\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-116\">\"What makes the recommended file worth recommending are its semantic qualities. This is a matter of aesthetics or, in the language used by the Hearing Officer, they are subjective and cognitive in nature. They are not technical and do not turn this into a system which produces a technical effect outside the excluded subject matter. I note that the same view was expressed by the Technical Board of Appeal of the EPO in Yahoo T 0306\/10, at paragraph 5.2 in holding whether song recommendations are \"good\" or \"bad\" does not amount to a technical effect. EPL make the point that this case was concerned with inventive step but that is only an artefact of the difference in the way the EPO approaches patentability from the manner in which it is approached in this jurisdiction. It does not undermine the relevance of the Board's observation.\r\nIt is true that as the judge said, the system has gone about its analysis and selection in a technical way but that is because it is an ANN, i.e. a computer. The fact the computer is using properties it can measure to make this semantic recommendation makes no difference. I think the flaw is that this approach imports the undoubtedly technical nature of computer systems (including ANNs) into the analysis. If that was appropriate then the same could be said of the other cases of excluded matter such as the computer implemented financial trading system of Merrill Lynch.\r\nIt is the semantic similarity of the files here which gives rise to their recommendation but that is not a technical matter at all. Putting it another way the similarity or difference between the two files is semantic in nature and not technical. I agree with the Hearing Officer that the similarity between this case and the one addressed by Floyd J in Protecting Kids is superficial only and also that no useful analogy can be drawn from the patent in Gemstar which was held not to be excluded. The fact that in the present case there is what one might call an external transfer of data (the file recommendation) does not help for the same reason. What matters is the correct characterisation of the data being transferred and that brings the issue back to the aesthetic and therefore non-technical quality of this aspect of the contribution.\" (points 79 \u00e0 81). <a href=\"#return-footnote-42-116\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 116\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-117\"><a href=\"https:\/\/www.gov.uk\/government\/publications\/examining-patent-applications-relating-to-artificial-intelligence-ai-inventions\/guidelines-for-examining-patent-applications-relating-to-artificial-intelligence-ai\">Guidelines for examining patent applications relating to artificial intelligence (AI)<\/a>, version modifi\u00e9e en mai 2024. <a href=\"#return-footnote-42-117\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 117\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-118\"><a href=\"https:\/\/www.gov.uk\/government\/publications\/examining-patent-applications-relating-to-artificial-intelligence-ai-inventions\/scenarios-applying-the-guidelines-for-examining-patent-applications-for-ai\">Scenarios applying the guidelines for examining patent applications for AI<\/a>. <a href=\"#return-footnote-42-118\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 118\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-119\">Comptroller of Patents v Emotional Perception AI Ltd [2024] EWCA Civ 825. <a href=\"#return-footnote-42-119\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 119\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-120\">Selon les principes pos\u00e9s par <a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWHC\/Patents\/2008\/1903.html\">Eden Lilly v. Human Genome Science<\/a>, [2008] EWHC 1903 (Pat), (2008) 31(10) IPD 31066, (2009) 105 BMLR 27, [2008] RPC 29. <a href=\"#return-footnote-42-120\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 120\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-121\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/schedule\/A2\">Sch. A2<\/a>, s.1 (directive, art. 3(1)). <a href=\"#return-footnote-42-121\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 121\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-122\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/schedule\/A2\">Sch. A2<\/a>, s.2 (directive, art. 3(1)). <a href=\"#return-footnote-42-122\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 122\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-123\">\u00ab Dans cette annexe: \"proc\u00e9d\u00e9 essentiellement biologique\" signifie un proc\u00e9d\u00e9 d'obtention d\u2019animaux et de v\u00e9g\u00e9taux qui consiste int\u00e9gralement en des ph\u00e9nom\u00e8nes naturels tels que le croisement ou la s\u00e9lection.\u00ab proc\u00e9d\u00e9 microbiologique \u00bb d\u00e9signe tout proc\u00e9d\u00e9 comportant une intervention sur une mati\u00e8re microbiologique ou produisant une mati\u00e8re microbiologique.\u00ab vari\u00e9t\u00e9 v\u00e9g\u00e9tale \u00bb d\u00e9signe\u00a0 un ensemble v\u00e9g\u00e9tal d'un seul taxon botanique du rang le plus bas connu qui peut (a) \u00eatre d\u00e9fini par l'expression des caract\u00e8res r\u00e9sultant d'un certain g\u00e9notype ou d'une certaine combinaison de g\u00e9notypes, (b) \u00eatre distingu\u00e9 de tout autre ensemble v\u00e9g\u00e9tal par l'expression d'au moins un desdits caract\u00e8res, et (c) \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une entit\u00e9 eu \u00e9gard \u00e0 son aptitude \u00e0 \u00eatre reproduit sans changement \u00bb. <a href=\"#return-footnote-42-123\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 123\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-124\">V. <em>infra<\/em>, n\u00b0332. <a href=\"#return-footnote-42-124\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 124\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-125\">Notamment CJUE 18 octobre 2011, <a href=\"https:\/\/eur-lex.europa.eu\/legal-content\/FR\/TXT\/?uri=CELEX%3A62010CJ0034\">aff C-34\/10<\/a>, Br\u00fcstle c. Greenpeace et\/ CJUE 18 d\u00e9cembre 2014, <a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/liste.jsf?language=fr&amp;num=C-364\/13\">aff C-364\/13<\/a>, International Stem Cell Corporation c. Comptroller General of Patents, Designs and Trade Marks sur les dispositions de la directive relatives \u00e0 l\u2019embryon humain, et CJUE 6 juillet 2010, <a href=\"https:\/\/eur-lex.europa.eu\/legal-content\/FR\/TXT\/?uri=CELEX%3A62008CJ0428\">aff C-428\/08<\/a>, Monsanto Technologu c. Cefetra BV, sur l\u2019article 9 de la directive (transpos\u00e9e \u00e0 la section 9 de l\u2019annexe A2). <a href=\"#return-footnote-42-125\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 125\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-126\">V. Tome 1, n\u00b032. <a href=\"#return-footnote-42-126\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 126\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-127\">V. en particulier <a href=\"https:\/\/www.judiciary.uk\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Warner-v-TuneIn-judgment.pdf\">Warner Music UK Ltd &amp; Sony Music UK Ltd v. TuneIn Inc.<\/a> [2021] EWCA Civ 441; Tome 1, <em>ibid<\/em>. <a href=\"#return-footnote-42-127\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 127\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-128\">V. <em>supra,<\/em> n\u00b0308. <a href=\"#return-footnote-42-128\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 128\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-129\">La r\u00e8gle sous l\u2019empire du Patents Act 1949 \u00e9tait, comme en France avant la r\u00e9forme de 1978, celle de la \u00ab <em>prior claim approach<\/em>\u00a0\u00bb. <a href=\"#return-footnote-42-129\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 129\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-130\"><a href=\"https:\/\/publications.parliament.uk\/pa\/ld200506\/ldjudgmt\/jd051020\/synth.pdf\">SmithKline Beecham Plc\u2019s (Paroxetine Methanesulfonate) Patent<\/a>\u00a0[2006] RPC 10. <a href=\"#return-footnote-42-130\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 130\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-131\">\"(4) For the purposes of this section the disclosure of matter constituting an invention shall be disregarded in the case of a patent or an application for a patent if occurring later than the beginning of the period of six months immediately preceding the date of filing the application for the patent and either:\r\n\r\n(a) the disclosure was due to, or made in consequence of, the matter having been obtained unlawfully or in breach of confidence by any person:\u00a0(i) from the inventor or from any other person to whom the matter was made available in confidence by the inventor or who obtained it from the inventor because he or the inventor believed that he was entitled to obtain it; or\u00a0(ii) from any other person to whom the matter was made available in confidence by any person mentioned in sub-paragraph (i) above or in this sub-paragraph or who obtained it from any person so mentioned because he or the person from whom he obtained it believed that he was entitled to obtain it;\r\n\r\n(b) the disclosure was made in breach of confidence by any person who obtained the matter in confidence from the inventor or from any other person to whom it was made available, or who obtained it, from the inventor; or\r\n\r\n(c) the disclosure was due to, or made in consequence of the inventor displaying the invention at an international exhibition and the applicant states, on filing the application, that the invention has been so displayed and also, within the prescribed period, files written evidence in support of the statement complying with any prescribed conditions.\r\n\r\n(5) In this section references to the inventor include references to any proprietor of the invention for the time being\". <a href=\"#return-footnote-42-131\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 131\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-132\">V. <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5b46f1f62c94e0775e7ef1b9\">Actavis v Merck<\/a> [2008] RPC 26. <a href=\"#return-footnote-42-132\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 132\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-133\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-42-133\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 133\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-134\"><em>Hospira UK Ltd v Genentech Inc <\/em>[2014] EWHC 1094, et sur appel, <a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWCA\/Civ\/2015\/57.html\">Hospira (UK) Ltd v Genetech Inc<\/a> [2015] EWCA Civ 57. <a href=\"#return-footnote-42-134\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 134\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-135\"><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5b46f2082c94e0775e7f0fb1\">Biogen Inc v Medeva plc<\/a>\u00a0[1996] UKHL 18, [1997] RPC 1; <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/102\/4\/59\/1591300?redirectedFrom=fulltext\">Windsurfing International Inc. v Tabur Marine (Great Britain) Ltd<\/a>, [1985] RPC 59; <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/111\/3\/49\/1663702?redirectedFrom=PDF\">Molnlycke AB v Procter &amp; Gamble Ltd<\/a>\u00a0[1994] RPC 49; <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/108\/8\/195\/1578770\">Hallen Co v Brabantia (UK) Ltd<\/a>\u00a0[1991] RPC 195; <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7b260d03e7f57eb14b1\">Dyson Appliances Ltd v Hoover Ltd<\/a>\u00a0[2002] RPC 22; <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff6fb60d03e7f57ea539d\"><em>Pozzoli SPA v BDMO SA<\/em><\/a> [2007] EWCA Civ 588. <a href=\"#return-footnote-42-135\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 135\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-136\"><a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/102\/4\/59\/1591300?redirectedFrom=fulltext\">Windsurfing International Inc. v Tabur Marine (Great Britain) Ltd<\/a>, [1985] RPC 59. <a href=\"#return-footnote-42-136\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 136\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-137\"><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff6fb60d03e7f57ea539d\"><em>Pozzoli SPA v BDMO SA<\/em><\/a> [2007] EWCA Civ 588. <a href=\"#return-footnote-42-137\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 137\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-138\">Point 23 de l'arr\u00eat: \"(1) (a) Identify the notional \u2018person skilled in the art\u2019; (b) Identify the relevant common general knowledge of that person; (2) Identify the inventive concept of the claim in question or if that cannot readily be done, construe it; (3) Identify what, if any, differences exist between the matter cited as forming part of the \u2018state of the art\u2019 and the inventive concept of the claim or the claim as construed; (4) Viewed without any knowledge of the alleged invention as claimed, do those differences constitute steps which would have been obvious to the person skilled in the art or do they require any degree of invention?\" <a href=\"#return-footnote-42-138\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 138\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-139\">Manual of Patent Practice, <a href=\"https:\/\/www.gov.uk\/guidance\/manual-of-patent-practice-mopp\/section-3-inventive-step\">\u00a7\u00a7 3.20 \u00e0 3.33.2<\/a>. <a href=\"#return-footnote-42-139\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 139\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-140\">Ibid, <a href=\"https:\/\/www.gov.uk\/guidance\/manual-of-patent-practice-mopp\/section-3-inventive-step\">\u00a7\u00a7 3.36 \u00e0 3.45<\/a>., qui d\u00e9taille les r\u00e8gles et les facteurs \u00e0 consid\u00e9rer dans l'application de cette possibilit\u00e9. <a href=\"#return-footnote-42-140\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 140\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-141\"><a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/113\/18\/535\/1601301\">Chiron Corp v Murex Diagnostics Ltd and other<\/a> [1996] RPC 535. <a href=\"#return-footnote-42-141\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 141\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-142\"><a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/uk\/cases\/UKSC\/2011\/51.html\">Human Genome Sciences v Eli Lilly<\/a>, [2011] UKSC 51, [2012] RPC 6. <a href=\"#return-footnote-42-142\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 142\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-143\">\"Like Lord Hope, I derive considerable assistance from the approach set out at <span style=\"font-size: 1em;\">T. 0018\/09, para 22.<\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">, which appears to me to be entirely consistent with the Board's earlier jurisprudence (as summarised in para 107) (...)\u00a0<\/span>107. [r\u00e9f\u00e9rences pr\u00e9cises aux d\u00e9cisions OEB omises] The essence of the Board's approach in relation to the requirements of Article 57 in relation to biological material may, I think, be summarised in the following points: \"The general principles are: (i) The patent must disclose \"a practical application\" and \"some profitable use\" for the claimed substance, so that the ensuing monopoly \"can be expected [to lead to] some \u2026 commercial benefit\"; (ii) A \"concrete benefit\", namely the invention's \"use \u2026 in industrial practice\" must be \"derivable directly from the description\", coupled with common general knowledge; (iii) A merely \"speculative\" use will not suffice, so \"a vague and speculative indication of possible objectives that might or might not be achievable\" will not do; (iv) The patent and common general knowledge must enable the skilled person \"to reproduce\" or \"exploit\" the claimed invention without \"undue burden\", or having to carry out \"a research programme\"; Where a patent discloses a new protein and its encoding gene: (v) The patent, when taken with common general knowledge, must demonstrate \"a real as opposed to a purely theoretical possibility of exploitation\"; (vi) Merely identifying the structure of a protein, without attributing to it a \"clear role\", or \"suggest[ing]\" any \"practical use\" for it, or suggesting \"a vague and speculative indication of possible objectives that might be achieved\", is not enough; (vii) The absence of any experimental or wet lab evidence of activity of the claimed protein is not fatal; (viii) A \"plausible\" or \"reasonably credible\" claimed use, or an \"educated guess\", can suffice; (ix) Such plausibility can be assisted by being confirmed by \"later evidence\", although later evidence on its own will not do; (x) The requirements of a plausible and specific possibility of exploitation can be at the biochemical, the cellular or the biological level; Where the protein is said to be a family or superfamily member: (xi) If all known members have a \"role in the proliferation, differentiation and\/or activation of immune cells\" or \"function in controlling physiology, development and differentiation of mammalian cells\", assigning a similar role to the protein may suffice; (xii) So \"the problem to be solved\" in such a case can be \"isolating a further member of the [family]\"; (xiii) If the disclosure is \"important to the pharmaceutical industry\", the disclosure of the sequences of the protein and its gene may suffice, even though its role has not \"been clearly defined\"; (xiv) The position may be different if there is evidence, either in the patent or elsewhere, which calls the claimed role or membership of the family into question; (xv) The position may also be different if the known members have different activities, although they need not always be \"precisely interchangeable in terms of their biological action\", and it may be acceptable if \"most\" of them have a common role\". <a href=\"#return-footnote-42-143\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 143\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-144\">CDPA1988, s. 276. <a href=\"#return-footnote-42-144\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 144\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-145\">CDPA 1988, s. 274. <a href=\"#return-footnote-42-145\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 145\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-146\">V. Tome 1, n\u00b059. <a href=\"#return-footnote-42-146\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 146\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-147\">CDPA 1988, s. 280. <a href=\"#return-footnote-42-147\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 147\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-148\">V. Tome 1, n\u00b0 139. Recommandation 53. <a href=\"#return-footnote-42-148\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 148\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-149\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 14(2). <a href=\"#return-footnote-42-149\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 149\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-150\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 14(3). <a href=\"#return-footnote-42-150\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 150\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-151\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 14(5). <a href=\"#return-footnote-42-151\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 151\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-152\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 14(7). <a href=\"#return-footnote-42-152\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 152\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-153\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 14(9). <a href=\"#return-footnote-42-153\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 153\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-154\">C\u2019est-\u00e0-dire une demande d\u00e9pos\u00e9e reprenant tout ou partie d\u2019une demande ant\u00e9rieure (parente) pour b\u00e9n\u00e9ficier de la m\u00eame date de d\u00e9p\u00f4t que la demande parente mais y ajoutant des \u00e9l\u00e9ments nouveaux. <a href=\"#return-footnote-42-154\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 154\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-155\">Les nouveaut\u00e9s du service brevets sont pr\u00e9vues pour un lancement au premier semestre 2025, et permettront: de consulter, g\u00e9rer et mettre \u00e0 jour le portefeuille de brevets britanniques en ligne; des demandes de brevet plus fluides permettant aux demandeurs de soumettre des informations par \u00e9tapes et dans l\u2019ordre qui leur convient ; d'enregistrer et de partager des projets de demandes d\u2019applications; des v\u00e9rifications int\u00e9gr\u00e9es pour \u00e9viter les erreurs et donner un retour instantan\u00e9 sur les probl\u00e8mes de formatage; et la r\u00e9utilisation des donn\u00e9es du compte pour \u00e9viter une nouvelle saisie des informations sur chaque demande. Source: <a href=\"https:\/\/www.gov.uk\/government\/news\/ipo-celebrates-first-filing-in-new-digital-service\">UKIPO<\/a>, juillet 2024. <a href=\"#return-footnote-42-155\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 155\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-156\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 15. <a href=\"#return-footnote-42-156\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 156\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-157\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 16. <a href=\"#return-footnote-42-157\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 157\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-158\">Patents Rules 2007 r 26, SI 2007\/3291. La publication peut \u00eatre interdite ou restreinte pour des raisons de s\u00e9curit\u00e9 publique. <a href=\"#return-footnote-42-158\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 158\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-159\">Le d\u00e9lai est de deux mois \u00e0 compter de la nouvelle publication pour les demandes PCT, et est supprim\u00e9 dans le cas de demandes divisionnaires si le d\u00e9lai de trois mois applicable \u00e0 la demande parente est \u00e9coul\u00e9. <a href=\"#return-footnote-42-159\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 159\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-160\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 17. <a href=\"#return-footnote-42-160\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 160\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-161\">Accessible <a href=\"https:\/\/www.ipo.gov.uk\/p-gcp.htm\">ici<\/a>. <a href=\"#return-footnote-42-161\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 161\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-162\">Service d\u00e9nomm\u00e9 <em>Patent Cooperation Treaty (PCT) (UK) Fast Track.<\/em> <a href=\"#return-footnote-42-162\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 162\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-163\">V. l\u2019expos\u00e9 de ces programmes sur le site de l\u2019Intellectual property office \u00e0 l\u2019adresse:\u00a0 https:\/\/www.gov.uk. <a href=\"#return-footnote-42-163\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 163\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-164\">r\u00e9sultant d'une demande sollicitant \u00e0 la fois une combined search and examination (CSE), une recherche et\/ou un examen acc\u00e9l\u00e9r\u00e9s et une publication acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e (source <a href=\"https:\/\/www.gov.uk\/government\/publications\/patents-fast-grant\/patents-fast-grant-guidance\">UKIPO<\/a>). <a href=\"#return-footnote-42-164\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 164\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-165\">\u00ab Un brevet d\u2019invention peut \u00eatre d\u00e9livr\u00e9 aux personnes \u00e9num\u00e9r\u00e9es ci-apr\u00e8s exclusivement: a) en principe, \u00e0 l\u2019inventeur ou aux co\u00efnventeurs ; b) de pr\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ces personnes, \u00e0 toute personne qui avait droit, en vertu d\u2019une loi ou disposition l\u00e9gale, d\u2019une loi \u00e9trang\u00e8re, d\u2019un trait\u00e9 ou d\u2019une convention internationale ou d\u2019une clause ex\u00e9cutoire d\u2019un accord conclu avec l\u2019inventeur avant la cr\u00e9ation de l\u2019invention, seule ou conjointement avec une autre personne, au moment de la cr\u00e9ation de l\u2019invention, \u00e0 l\u2019ensemble de la propri\u00e9t\u00e9 de l\u2019invention (autre que les int\u00e9r\u00eats d\u00e9coulant d\u2019institutions propres au syst\u00e8me de l\u2019equity) au Royaume-Uni; c) en tout \u00e9tat de cause, \u00e0 l\u2019ayant cause ou aux ayants cause des personnes mentionn\u00e9es aux sous-alin\u00e9as a) et b) ou \u00e0 toute personne pr\u00e9cit\u00e9e et \u00e0 l\u2019ayant cause ou aux ayants cause de l\u2019une des autres personnes pr\u00e9cit\u00e9es. \u00bb (traduction OMPI). <a href=\"#return-footnote-42-165\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 165\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-166\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 7(3): \u00ab Dans la pr\u00e9sente loi, le terme \u00abinventeur\u00bb d\u2019une invention s\u2019entend du v\u00e9ritable auteur [deviser] de l\u2019invention et le terme \u00abco\u00efnventeurs\u00bb doit \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 en cons\u00e9quence. \u00bb. Sur les \u00e9tapes applicables \u00e0 la d\u00e9termination de la qualit\u00e9 d\u2019inventeur, V. <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/116\/12\/442\/1592619\">Henry Brothers (Magherafelt) Ltd v The Ministry of Defence and the Northern Ireland Office<\/a>, [1999] RPC 442. <a href=\"#return-footnote-42-166\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 166\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-167\">V. <em>supra,<\/em> n\u00b0312. <a href=\"#return-footnote-42-167\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 167\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-168\"><em>Ibid<\/em>. <a href=\"#return-footnote-42-168\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 168\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-169\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 7(4). <a href=\"#return-footnote-42-169\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 169\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-170\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 8, 2 (demandes) et 37 (brevets, la demande devant \u00eatre faite dans les deux ans de la d\u00e9livrance). <a href=\"#return-footnote-42-170\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 170\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-171\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 39: \"Right to employees\u2019 inventions.\r\n(1) Notwithstanding anything in any rule of law, an invention made by an employee shall, as between him and his employer, be taken to belong to his employer for the purposes of this Act and all other purposes if:\r\n\r\n(a) it was made in the course of the normal duties of the employee or in the course of duties falling outside his normal duties, but specifically assigned to him, and the circumstances in either case were such that an invention might reasonably be expected to result from the carrying out of his duties; or\r\n\r\n(b) the invention was made in the course of the duties of the employee and, at the time of making the invention, because of the nature of his duties and the particular responsibilities arising from the nature of his duties he had a special obligation to further the interests of the employer\u2019s undertaking.\r\n\r\n(2) Any other invention made by an employee shall, as between him and his employer, be taken for those purposes to belong to the employee.\r\n\r\n(3) Where by virtue of this section an invention belongs, as between him and his employer, to an employee, nothing done\u2014\r\n\r\n(a) by or on behalf of the employee or any person claiming under him for the purposes of pursuing an application for a patent, or\r\n\r\n(b) by any person for the purpose of performing or working the invention,\r\n\r\nshall be taken to infringe any copyright or design right to which, as between him and his employer, his employer is entitled in any model or document relating to the invention\". <a href=\"#return-footnote-42-171\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 171\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-172\">Toute clause contraire est nulle (s. 42). <a href=\"#return-footnote-42-172\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 172\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-173\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 40 et, pour les modalit\u00e9s de calcul, s. 41. <a href=\"#return-footnote-42-173\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 173\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-174\">V . par exemple <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7c560d03e7f57eb1f91\">James Duncan Kelly and Kwok Wai Chiu v. GE Healthcare Ltd<\/a> [2009] EWHC 181 (Pat)<em>. <\/em>En l\u2019esp\u00e8ce, la <em>High Court<\/em> a consid\u00e9r\u00e9 que le b\u00e9n\u00e9fice exceptionnel vis\u00e9 par la loi \u00e9tait d\u00e9montr\u00e9 par la circonstance que les brevets en cause pouvaient \u00eatre valoris\u00e9s au moins \u00e0 50 millions de livres et qu'ils avaient \u00e9t\u00e9 un \u00e9l\u00e9ment d\u00e9cisif d'op\u00e9rations de fusion acquisition op\u00e9r\u00e9es par l'employeur. Pour la cour, la participation des employ\u00e9s peut aller jusqu'\u00e0 33 %. En l'esp\u00e8ce, le pourcentage total a \u00e9t\u00e9 fix\u00e9 \u00e0 3 % (1,5 million de livres). La d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 rendue sur le fondement du Patents Act 1977 avant sa r\u00e9vision en 2005, qui ne pr\u00e9voyait pas la compensation lorsque l'invention elle-m\u00eame (et non plus seulement le brevet) a \u00e9t\u00e9 d'un b\u00e9n\u00e9fice exceptionnel pour l'employeur. <a href=\"#return-footnote-42-174\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 174\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-175\">V. <a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 24(4). <a href=\"#return-footnote-42-175\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 175\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-176\"><a href=\"https:\/\/www.gov.uk\/government\/publications\/the-patents-rules-2007-and-patents-fees-rules-2007\">Patent Rules 2007<\/a>, SI 2007\/3291, r 10 <a href=\"#return-footnote-42-176\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 176\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-177\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 30(1). <a href=\"#return-footnote-42-177\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 177\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-178\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 30(1) et (2). <a href=\"#return-footnote-42-178\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 178\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-179\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 29(1). <a href=\"#return-footnote-42-179\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 179\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-180\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 29(2). <a href=\"#return-footnote-42-180\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 180\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-181\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 29(3). <a href=\"#return-footnote-42-181\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 181\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-182\">\u00ab(3) If the comptroller is satisfied that the patent may properly be surrendered, he may accept the offer and, as from the date when notice of his acceptance is published in the journal, the patent shall cease to have effect, but no action for infringement shall lie in respect of any act done before that date and no right to compensation shall accrue for any use of the patented invention before that date for the services of the Crown<em> \u00bb.<\/em> <a href=\"#return-footnote-42-182\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 182\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-183\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 36(1). <a href=\"#return-footnote-42-183\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 183\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-184\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 36(2). <a href=\"#return-footnote-42-184\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 184\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-185\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 36(3). <a href=\"#return-footnote-42-185\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 185\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-186\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 36(5). <a href=\"#return-footnote-42-186\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 186\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-187\">V. <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5b46f1f42c94e0775e7eedf5\">United Wire Ltd v Screen Repair Services (Scotland) Ltd<\/a> [2000] UKHL 42, [2001] RPC 24 (la r\u00e9paration d\u2019un produit brevet\u00e9 ne constitue pas une fabrication) ; <a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/uk\/cases\/UKSC\/2013\/16.html\"><em>Sch\u00fctz (UK) Ltd v Werit UK Ltd<\/em><\/a> [2013] UKSC 16 (\u00e0 propos du remplacement d\u2019un composant d\u2019un produit brevet\u00e9 ; en l\u2019esp\u00e8ce, le remplacement d\u2019une pi\u00e8ce accessoire, rempla\u00e7able, sans rapport avec le concept inventif revendiqu\u00e9, jug\u00e9 non contrefaisant) ; <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7c560d03e7f57eb1f9c\">Nestec SA &amp; Ors v Dualit Ltd &amp; Ors<\/a> [2013] EWHC 923 (Pat) (invention consistant dans une machine \u00e0 caf\u00e9 et une capsule adapt\u00e9e. Jug\u00e9 que l\u2019achat de capsules par les propri\u00e9taires de la machine ne constitue pas une fabrication). <a href=\"#return-footnote-42-187\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 187\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-188\">V. <em>Kalman and another v PCL Packaging (UK) Ltd and another <\/em>[1982] F.S.R. 406 (un simple transporteur ne distribue pas au sens de ce texte). <a href=\"#return-footnote-42-188\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 188\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-189\">V<em>. <\/em><a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/97\/13\/363\/1613124?redirectedFrom=fulltext\">Smith, Kline and French Laboratories Ltd v R D Harbottle (Mercantile) Ltd and Others<\/a>\u00a0[1980] RPC 363. <a href=\"#return-footnote-42-189\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 189\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-190\">V. <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/116\/11\/409\/1584636\">Union Carbide Corp v BP Chemicals Ltd [1999] RPC 409<\/a> (une mauvaise utilisation d\u2019un proc\u00e9d\u00e9 brevet\u00e9 demeure contrefaisante). <a href=\"#return-footnote-42-190\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 190\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-191\">Exception pr\u00e9cis\u00e9e en mati\u00e8re de m\u00e9dicaments par la section 60. \u00ab Section 60(6D): For the purposes of subsection (5)(b), anything done in or for the purposes of a medicinal product assessment which would otherwise constitute an infringement of a patent for an invention is to be regarded as done for experimental purposes relating to the subject-matter of the invention.Section 60(6E): In subsection (6D), \u201cmedicinal product assessment\u201d means any testing, course of testing or other activity undertaken with a view to providing data for any of the following purposes:a) obtaining or varying an authorisation to sell or supply, or offer to sell or supply, a medicinal product (whether in the United Kingdom or elsewhere);b) complying with any regulatory requirement imposed (whether in the United Kingdom or elsewhere) in relation to such an authorisation;c) enabling a government or public authority (whether in the United Kingdom or elsewhere), or a person (whether in the United Kingdom or elsewhere) with functions of:(i) providing health care on behalf of such a government or public authority, or(ii) providing advice to, or on behalf of, such a government or public authority about the provision of health care, to carry out an assessment of suitability of a medicinal product for human use for the purpose of determining whether to use it, or recommend its use, in the provision of health care.Section 60(6F): In subsection (6E) and this subsection: \u201cmedicinal product\u201d means a medicinal product for human use or a veterinary medicinal product;\u201cmedicinal product for human use\u201d has the meaning given by article 1 of Directive 2001\/83\/EC(a);\u201cveterinary medicinal product\u201d has the meaning given by article 1 of Directive 2001\/82\/EC(b).Section 60 (6G): Nothing in subsections (6D) to (6F) is to be read as affecting the application of subsection (5)(b) in relation to any act of a kind not falling within subsection (6D)\u00a0<em>\u00bb.<\/em> <a href=\"#return-footnote-42-191\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 191\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-192\">L\u2019<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/schedule\/A1\">Annexe A1<\/a> du Patents Act 1977 pr\u00e9cise les conditions d\u2019application de l\u2019exception. V. \u00e9galement Section 60(6C). <a href=\"#return-footnote-42-192\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 192\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-193\">V. n\u00b0333. <a href=\"#return-footnote-42-193\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 193\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-194\">Le premier arr\u00eat anglais est <a href=\"https:\/\/www.iclr.co.uk\/document\/1865005097\/casereport_12242\/html\">Betts v. Willmott<\/a> (1871) Ch. App. 239 (le titulaire du brevet ne peut s'opposer \u00e0 l'importation et \u00e0 la vente d'un produit brevet\u00e9 vendu \u00e0 l'\u00e9tranger sans aucune restriction). <a href=\"#return-footnote-42-194\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 194\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-195\">La r\u00e9daction issue du Patents Act 1977 (section 60 (1)) reprend les termes de la Convention de Luxembourg, et est proche de la r\u00e9daction fran\u00e7aise de l'article L. 613-3. <a href=\"#return-footnote-42-195\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 195\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-196\">Lord Bridge dans l'affaire <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff85f60d03e7f57ebee7a\">British Leyland v Armstrong Patents<\/a> (1986) F.S.R. 221 (H.L.), relative \u00e0 la fabrication de pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es (tuyaux d'\u00e9chappement) en violation du mod\u00e8le d\u00e9pos\u00e9 par le constructeur. En l'esp\u00e8ce la Chambre des Lords utilisera une th\u00e9orie de droit des biens (<em>non derogation from a grant<\/em>) interdisant au vendeur d\u2019agir de fa\u00e7on \u00e0 restreindre la jouissance, par l\u2019acheteur, du bien vendu. V. <em>supra,<\/em> n\u00b0258. <a href=\"#return-footnote-42-196\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 196\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-197\">Juge Buckley dans l'arr\u00eat <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article\/23\/9\/173\/1593184\">Badische Anilin und Soda Fabrik v Otto Isler<\/a> (1906) 23, RPC 173 p 180, cit\u00e9 et traduit<em> in<\/em> Le Stanc, L\u2019acte de contrefa\u00e7on de brevet d\u2019invention, Litec 1977, p 100. Cf. L.W. Melville, Precedents on Intellectual Property and International Licensing, Sweet &amp; Maxwell, 1972, 1-19 p 14. Egalement <em>Sirdar Rubber Co. ltd. v. Wallington Western and co<\/em>, (1905) 22 RPC 257, (1907) 24 RPC 539 (H.L.), \u00e0 la p 543; <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/94\/23\/537\/1663080?redirectedFrom=PDF\">Solar Thomson Engineering Co ltd. v. Barton<\/a> (1977) RPC 537 (CA), pp 547 et 554-55. <a href=\"#return-footnote-42-197\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 197\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-198\"><a href=\"https:\/\/publications.parliament.uk\/pa\/ld199900\/ldjudgmt\/jd000720\/wire.htm\">United Wire Ltd v Screen Repair Services (Scotland) Ltd<\/a>, [2000] UKHL 42, [2000] 4 All ER 353, [2001] RPC 439, [2001] F.S.R. 365, [2000] IP &amp; T 1038, [2000] All ER (D) 1025. <a href=\"#return-footnote-42-198\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 198\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-199\"><em>Ibid.<\/em> V. \u00e9galement <em>Dunlop Pneumatic Tyre v Neal<\/em> [1899] 1 Ch 807, (1899) 16 RPC 247\u00a0; <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/94\/23\/537\/1663080?redirectedFrom=PDF\">Solar Thomson Engineering v Barton<\/a> [1977] EPC 53\u00a0; <em>Dellareed v Delkim Developments<\/em> [1988] FSR 329. <a href=\"#return-footnote-42-199\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 199\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-200\">Une section 60(4) du Patents Act reprenait les dispositions de la Convention de Luxembourg sur ce point, mais n\u2019est jamais entr\u00e9e en vigueur et a \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9e en 2004. <a href=\"#return-footnote-42-200\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 200\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-201\">Tome 1, n\u00b0 32. <a href=\"#return-footnote-42-201\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 201\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-202\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/2019\/265\/contents\">Intellectual Property (Exhaustion of Rights) (EU Exit) Regulations 2019<\/a>, SI 2019 No. 265. <a href=\"#return-footnote-42-202\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 202\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-203\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/2019\/265\/contents\">SI 2019 No. 265<\/a>. <a href=\"#return-footnote-42-203\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 203\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-204\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, nouvelle section 60(3): \"(3A) Subsections (1) and (2) shall not apply to an act done in relation to a product that is subject to a patent where the product has been put on the market in the United Kingdom or the European Economic Area by or with the consent of the proprietor of the patent unless\u2014 (a) (b) there exist legitimate reasons for the proprietor of the patent to oppose the act for the purpose of protecting the proprietor\u2019s property, and the opposition to the act interferes with the rights of any other person no more than is necessary to achieve that purpose\". <a href=\"#return-footnote-42-204\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 204\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-205\"><em>Betts v Wilmott<\/em> (1870\u201371) LR 6 Ch App 239 (importation au Royaume-Uni de capsules brevet\u00e9es fabriqu\u00e9es en France par l\u2019agent du titulaire du brevet anglais, \u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 que le brevet fran\u00e7ais \u00e9tait expir\u00e9). <a href=\"#return-footnote-42-205\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 205\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-206\"><a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/113\/14\/441\/1603408?redirectedFrom=PDF\">Roussel Uclaf v Hockley International<\/a> [1996] RPC 441 et <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/116\/18\/631\/1645424\">Zino Davidoff v A&amp;G Imports<\/a> [2000] Ch 127 (importation possible en l\u2019absence de restriction port\u00e9e \u00e0 la connaissance de l\u2019importateur); <em>Soci\u00e9t\u00e9 Anonyme des Manufactures de Glaces v Tilghman\u2019s Patent Sand Blast Company<\/em> (1884) LR 25 Ch D 1 (le produit import\u00e9 n\u2019avait \u00e9t\u00e9 fabriqu\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tranger par le titulaire du brevet anglais, mais par son licenci\u00e9; jug\u00e9 que le licenci\u00e9 est tenu des termes restrictifs de la licence); <em>The Wellcome Foundation v Discpharm<\/em> [1993] FSR 433 (donne effet \u00e0 une restriction d\u2019importation impos\u00e9e par le titulaire du brevet et port\u00e9e \u00e0 la connaissance d\u2019importateurs; V. J. Jones, Exhaustion of Rights: Pharmaceuticals Marketed in Spain: a Wellcome Exception [1993] EIPR 107). <a href=\"#return-footnote-42-206\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 206\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-207\">Ce qui exclu la simple possession: <em>Helitune Ltd. v. Stewart Hughes Ltd.<\/em>, [1991] F.S.R. 171; <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a938b3f60d03e5f6b82bc42\">Lubrizol Corporation v Esso Petroleum Co. Ltd.<\/a> [1998] EWCA Civ 744, 743, [1998] RPC 727 (CA). <a href=\"#return-footnote-42-207\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 207\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-208\"><em>Lubrizol Corporation v Esso Petroleum Co. Ltd., pr\u00e9cit\u00e9.<\/em> <a href=\"#return-footnote-42-208\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 208\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-209\"><em>Ibid<\/em>. <a href=\"#return-footnote-42-209\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 209\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-210\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 59. <a href=\"#return-footnote-42-210\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 210\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-211\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 57A. Sauf lorsque o\u00f9 l\u2019invention a \u00e9t\u00e9, avant sa date de priorit\u00e9, d\u00fbment inscrite ou exp\u00e9riment\u00e9e par ou au nom et pour le compte d\u2019un minist\u00e8re ou de l\u2019Agence du Royaume-Uni pour l\u2019\u00e9nergie atomique autrement qu\u2019en cons\u00e9quence d\u2019une communication pertinente faite sous le sceau du secret (Section 55(3)). <a href=\"#return-footnote-42-211\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 211\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-212\">En substance, les stipulations de ces contrats sont sans effets dans la mesure o\u00f9 elles limitent ou r\u00e9glementent l\u2019exploitation de l\u2019invention par la Couronne en vertu de l\u2019article 55. Une compensation mon\u00e9taire est \u00e9galement pr\u00e9vue. <a href=\"#return-footnote-42-212\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 212\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-213\">Dans les conditions pr\u00e9vues par la section 58. <a href=\"#return-footnote-42-213\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 213\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-214\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 25(1). <a href=\"#return-footnote-42-214\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 214\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-215\">Les <a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/2007\/3293\/contents\/made\">Patents (Compulsory Licensing and Supplementary Protection Certificates) Regulations 2007<\/a> ont pr\u00e9cis\u00e9 les dispositions du Patents Act applicables aux certificats et demandes de certificats en ins\u00e9rant la section 128B et l\u2019Annexe4A du Patents Act 1977. Les Patents Rules 2007 et les Patents (Fees) Rules 2007 pr\u00e9cisent les proc\u00e9dures et redevances applicables. <a href=\"#return-footnote-42-215\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 215\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-216\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 30. <a href=\"#return-footnote-42-216\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 216\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-217\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-42-217\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 217\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-218\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 30(4). <a href=\"#return-footnote-42-218\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 218\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-219\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-42-219\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 219\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-220\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 30(6) (sous reserve de l\u2019application des r\u00e8gles d\u2019\u00e9quit\u00e9). <a href=\"#return-footnote-42-220\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 220\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-221\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 30(7). <a href=\"#return-footnote-42-221\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 221\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-222\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 33, Rule 47. <a href=\"#return-footnote-42-222\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 222\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-223\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 47. <a href=\"#return-footnote-42-223\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 223\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-224\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 51. <a href=\"#return-footnote-42-224\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 224\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-225\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 48(5). <a href=\"#return-footnote-42-225\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 225\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-226\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 48A(1). <a href=\"#return-footnote-42-226\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 226\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-227\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 48A(2). <a href=\"#return-footnote-42-227\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 227\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-228\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 48A(3). <a href=\"#return-footnote-42-228\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 228\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-229\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 48A(6). <a href=\"#return-footnote-42-229\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 229\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-230\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 48B. <a href=\"#return-footnote-42-230\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 230\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-231\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 25(3). <a href=\"#return-footnote-42-231\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 231\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-232\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 28(3) telle que modifi\u00e9e par le Regulatory Reform (Patents) Order 2004, SI 2004\/2357 (la condition ant\u00e9rieure \u00e9tait la d\u00e9monstration d\u2019un \u00ab reasonable care \u00bb). <a href=\"#return-footnote-42-232\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 232\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-233\">V. <em>supra, <\/em>n\u00b0331. <a href=\"#return-footnote-42-233\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 233\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-234\">V. par exemple <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5b46f1f52c94e0775e7ef157\">Menashe Business Mercantile Ltd v William Hill Organisation Ltd<\/a>, [2002] EWCA Civ 1702, [2003] 1 All ER 279, [2003] 1 WLR 1462, [2003] RPC 31 (28 November 2002), Court of Appeal (brevet portant sur un syst\u00e8me informatique comprenant un serveur, des terminaux communicants et des logiciels. Jug\u00e9, en premi\u00e8re instance, que le brevet n\u2019\u00e9tait pas non contrefait par la fourniture au Royaume-Uni de logiciels permettant de communiquer avec le serveur, dans la mesure o\u00f9 ce dernier \u00e9tait situ\u00e9 aux antielles N\u00e9erlandaises. Infirm\u00e9 en appel, au motif que la localisation g\u00e9ographique du serveur n\u2019\u00e9tait pas pertinente, seul important de d\u00e9terminer la localisation des personnes qui utilisent le syst\u00e8me). <a href=\"#return-footnote-42-234\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 234\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-235\">Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9fini comme suit par la Cour d\u2019appel dans l\u2019arr\u00eat <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7b660d03e7f57eb16f3\">Grimme v Scott<\/a>, [2010] EWCA Civ 1110\u00a0: <em>\u00ab <\/em>the knowledge and intention requirements of (\u2026) section 60(2) are satisfied if, at the time of supply or offer of supply, the supplier knows, or it is obvious in the circumstances, that ultimate users will intend to put the invention into effect. That is to be proved on the usual standard of balance of probabilities. It is not enough merely that the means are suitable for putting the intention into effect (for that is a separate requirement), but it is likely to be the case where the supplier proposes or recommends or even indicates the possibility of such use in his promotional material <em>\u00bb.<\/em> <a href=\"#return-footnote-42-235\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 235\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-236\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s.61(1). <a href=\"#return-footnote-42-236\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 236\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-237\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 67(1). <a href=\"#return-footnote-42-237\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 237\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-238\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 67(3). <a href=\"#return-footnote-42-238\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 238\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-239\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 66(2). <a href=\"#return-footnote-42-239\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 239\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-240\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 68. <a href=\"#return-footnote-42-240\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 240\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-241\">Voir <em>supra, <\/em>n\u00b046. <a href=\"#return-footnote-42-241\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 241\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-242\">Auparavant, les litiges \u00e9taient port\u00e9s devant la Patents court, qui constituait une \u00e9manation de la High Court. <a href=\"#return-footnote-42-242\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 242\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-243\">qui dispose : \u00ab L'article 69 ne doit pas \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 comme signifiant que l'\u00e9tendue de la protection conf\u00e9r\u00e9e par le brevet europ\u00e9en est d\u00e9termin\u00e9e au sens \u00e9troit et litt\u00e9ral du texte des revendications et que la description et les dessins servent uniquement \u00e0 dissiper les ambigu\u00eft\u00e9s que pourraient rec\u00e9ler les revendications. Il ne doit pas davantage \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 comme signifiant que les revendications servent uniquement de ligne directrice et que la protection s'\u00e9tend \u00e9galement \u00e0 ce que, de l'avis d'un homme du m\u00e9tier ayant examin\u00e9 la description et les dessins, le titulaire du brevet a entendu prot\u00e9ger. L'article 69 doit, par contre, \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 comme d\u00e9finissant entre ces extr\u00eames une position qui assure \u00e0 la fois une protection \u00e9quitable au titulaire du brevet et un degr\u00e9 raisonnable de s\u00e9curit\u00e9 juridique aux tiers\u00a0<em>\u00bb.<\/em> <a href=\"#return-footnote-42-243\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 243\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-244\"><a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/99\/9\/183\/1608118?redirectedFrom=PDF\">Catnic Components Ltd v Hill &amp; Smith Ltd <\/a>[1982] RPC 183. <a href=\"#return-footnote-42-244\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 244\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-245\">Lord Diplock. <a href=\"#return-footnote-42-245\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 245\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-246\"><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff71360d03e7f57ea7269\">LG Philips LCD Co Ltd v Tatung (UK) Ltd<\/a> [2006] EWCA Civ 1774, [2007] RPC 124. <a href=\"#return-footnote-42-246\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 246\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-247\">\"The mere fact that a word, phrase or other provision in a patent claim is not wholly clear will not, by any means, automatically lead to the conclusion that the claim is objectionable. That would involve setting a far too high and unrealistic standard for drafting in any field; it would be particularly inappropriate to adopt such an approach to the drafting of patents, a notoriously difficult exercise in many cases. A claim needs to be as clear as the subject matter reasonably admits of<em>.\" n<\/em>\u00b020. <a href=\"#return-footnote-42-247\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 247\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-248\"><a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Improver_Corp_v_Remington_Consumer_Product_Ltd\">Improver Corp v Remington Consumer Products Ltd<\/a>, [1990] F.S.R. 181, [1989] RPC 69, par Hoffmann J. <a href=\"#return-footnote-42-248\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 248\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-249\">\u00ab\u00a0If the issue was whether a feature embodied in an alleged infringement which fell outside the primary, literal or acontextual meaning of a descriptive word or phrase in the claim ('a variant') was nevertheless within its language as properly interpreted, the court should ask itself the following three questions: 1 ) Does the variant have a material effect on the way the invention works? If yes, the variant is outside the claim (and does not infringe). If no? 2) Would this (ie that the variant had no material effect) have been obvious at the date of publication of the patent to a reader skilled in the art? If no, the variant is outside the claim. If yes? 3) Would the reader skilled in the art nevertheless have understood from the language of the claim that the patentee intended that strict compliance with the primary meaning was an essential requirement of the invention? If yes, the variant is outside the claim. On the other hand, a negative answer to the last question would lead to the conclusion that the patentee was intending the word or phrase to have not a literal but a figurative meaning (the figure being a form of synecdoche or metonymy') denoting a class of things which included the variant and the literal meaning, the latter being perhaps the most perfect, best- known or striking example of the class<em>\u00a0\u00bb.<\/em> <a href=\"#return-footnote-42-249\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 249\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-250\">V. <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff70a60d03e7f57ea6736\">Mayne Pharma Pty Ltd v Pharmacia Italia SpA<\/a> [2005] EWCA Civ 137. <a href=\"#return-footnote-42-250\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 250\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-251\">L\u2019article 2 du protocole interpr\u00e9tatif de l\u2019article 69 CBE, introduit par la r\u00e9vision de la Convention du 29 novembre 2000, dispose d\u00e9sormais que \u00ab\u00a0Pour la d\u00e9termination de l'\u00e9tendue de la protection conf\u00e9r\u00e9e par le brevet europ\u00e9en, il est d\u00fbment tenu compte de tout \u00e9l\u00e9ment \u00e9quivalent \u00e0 un \u00e9l\u00e9ment indiqu\u00e9 dans les revendications\u00a0\u00bb. <a href=\"#return-footnote-42-251\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 251\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-252\">V. <em>supra, <\/em>n\u00b0345. <a href=\"#return-footnote-42-252\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 252\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-253\">V. Tome 1, n\u00b051. A noter que deux d\u00e9fenses sp\u00e9cifiques fond\u00e9es sur des consid\u00e9rations de concurrence, issues des sections 44 et 45 du Patents Act, ont \u00e9t\u00e9 abrog\u00e9es par le Competition Act 1998. Leur contenu a \u00e9t\u00e9 absorb\u00e9 par les dispositions g\u00e9n\u00e9rales d\u00e9sormais applicables. <a href=\"#return-footnote-42-253\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 253\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-254\">V. Tome 1, n\u00b0164. <a href=\"#return-footnote-42-254\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 254\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-255\">V. Tome 1, n\u00b060. <a href=\"#return-footnote-42-255\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 255\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-256\">Ce texte dispose (traduction OMPI modifi\u00e9e) : \u00ab 70. 1) Lorsqu\u2019une personne (propri\u00e9taire ou non du brevet ou ayant ou non un droit sur le brevet) menace une autre personne d\u2019une proc\u00e9dure en contrefa\u00e7on du brevet par des circulaires, des moyens publicitaires ou autres, la personne l\u00e9s\u00e9e par les menaces (qu\u2019elle soit ou non la personne \u00e0 qui elles sont destin\u00e9es) peut, sous r\u00e9serve de l\u2019alin\u00e9a 4), engager contre leur auteur une proc\u00e9dure judiciaire et demander l\u2019une des r\u00e9parations pr\u00e9vues \u00e0 l\u2019alin\u00e9a 3).2) Dans une proc\u00e9dure de ce genre, sous r\u00e9serve des dispositions du paragraphe (2A) ci-dessous, le demandeur qui prouve que de telles menaces ont \u00e9t\u00e9 faites et convainc le tribunal qu\u2019il est l\u00e9s\u00e9 par elles a droit \u00e0 la r\u00e9paration demand\u00e9e2A) Si le d\u00e9fendeur prouve que les actes sur lesquels porte la menace de proc\u00e9dure constituent ou constitueraient une contrefa\u00e7on du brevet :a) le demandeur ne b\u00e9n\u00e9ficiera du rem\u00e8de demand\u00e9 que s\u2019il d\u00e9montre que le brevet pr\u00e9tendument contrefait est nul \u00e0 cet \u00e9gard ;(b) m\u00eame si le demandeur d\u00e9montre que le brevet est nul \u00e0 cet \u00e9gard, il ne b\u00e9n\u00e9ficiera pas du rem\u00e8de demand\u00e9 si le d\u00e9fendeur prouve qu\u2019au moment o\u00f9 les menaces ont \u00e9t\u00e9 faites, il ne savait pas, et n\u2019avait pas de raison de savoir, que son brevet \u00e9tait nul \u00e0 cet \u00e9gard.3) Cette r\u00e9paration consiste en a) une d\u00e9claration selon laquelle les menaces sont injustifi\u00e9es;b) une ordonnance interdisant la poursuite des menaces; etc.) des dommages-int\u00e9r\u00eats pour tout pr\u00e9judice subi par le demandeur en raison des menaces.4) Une proc\u00e9dure ne peut pas \u00eatre engag\u00e9e en vertu du pr\u00e9sent article pour (a) une menace d\u2019engager une proc\u00e9dure en raison d\u2019une contrefa\u00e7on dont il est all\u00e9gu\u00e9 qu\u2019elle consiste dans la fabrication ou l\u2019importation d\u2019un produit en vue d\u2019en disposer ou l\u2019utilisation d\u2019un proc\u00e9d\u00e9.(b) une menace, faite \u00e0 une personne qui a fabriqu\u00e9 ou importer un produit en vue d\u2019en disposer ou a utilis\u00e9 un proc\u00e9d\u00e9, d\u2019agir en contrefa\u00e7on pour un autre acte en relation avec ce produit ou proc\u00e9d\u00e9.5) Pour l\u2019application de la pr\u00e9sente section une personne ne menace par une autre personne d\u2019agir en contrefa\u00e7on d\u2019un brevet s\u2019il elle se contente de (a) fournir des informations factuelles sur le brevet ;(b) poser des questions \u00e0 l\u2019autre personne aux seules fins de d\u00e9couvrir si, et par qui, le brevet a \u00e9t\u00e9 contrefait comme mentionn\u00e9 dans la sous-section (4)(a) ci-dessus ; ou (c) pr\u00e9sente des affirmations sur le brevet aux fins de telles demandes \u00bb. <a href=\"#return-footnote-42-256\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 256\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-257\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 74. <a href=\"#return-footnote-42-257\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 257\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-258\">V. <em>supra, <\/em>n\u00b046. <a href=\"#return-footnote-42-258\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 258\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-259\">Les d\u00e9cisions de l\u2019IPO font l\u2019objet d\u2019un appel devant la Patents Court. <a href=\"#return-footnote-42-259\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 259\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-260\">A noter que la proc\u00e9dure de revocation peut porter sur un brevet europ\u00e9en (RU). <a href=\"#return-footnote-42-260\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 260\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-261\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 72(1). <a href=\"#return-footnote-42-261\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 261\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-262\">CBE, art. 100(a) \u00e0 (c). <a href=\"#return-footnote-42-262\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 262\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-263\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 72(2). V. <em>supra, <\/em>n\u00b0295 sur la proc\u00e9dure devant l\u2019IPO. <a href=\"#return-footnote-42-263\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 263\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-264\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1977\/37\/contents\">Patents Act 1977<\/a>, s. 74(A). L\u2019opinion n\u2019est pas contraignante. Le Contr\u00f4leur peut, \u00e0 cette occasion d\u00e9cider de r\u00e9voquer le brevet pour d\u00e9faut de nouveaut\u00e9 dans les conditions pos\u00e9es par la section 73 pr\u00e9cit\u00e9e. <a href=\"#return-footnote-42-264\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 264\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-42-265\">V. <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/94\/14\/321\/1602425\">Mallory Metallurgical Products Limited v Black Sivalls and Bryson incorporated<\/a> [1977] RPC 321: \u00ab the description must be sufficiently clear and precise to enable the court to declare that an article corresponding with the description would not constitute an infringement. The burden of proving the absence of infringement rests, in my judgment, upon the plaintiff. If there be lack of clarity or precision, the court is not in a position to grant the declaration sought \u00bb. <a href=\"#return-footnote-42-265\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 265\">&crarr;<\/a><\/li><\/ol><\/div>","protected":false},"author":1,"menu_order":1,"template":"","meta":{"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":[],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[],"license":[],"part":40,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/brevets\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/42"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/brevets\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/brevets\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/brevets\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":103,"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/brevets\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/42\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":624,"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/brevets\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/42\/revisions\/624"}],"part":[{"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/brevets\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/40"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/brevets\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/42\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/brevets\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=42"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/brevets\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=42"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/brevets\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=42"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/brevets\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=42"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}