{"id":44,"date":"2024-03-08T19:06:45","date_gmt":"2024-03-08T18:06:45","guid":{"rendered":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/brevets\/chapter\/autres-systemes-de-copyright\/"},"modified":"2024-11-12T17:20:49","modified_gmt":"2024-11-12T16:20:49","slug":"autres-systemes-de-copyright","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/brevets\/chapter\/autres-systemes-de-copyright\/","title":{"raw":"Autres syst\u00e8mes de brevet","rendered":"Autres syst\u00e8mes de brevet"},"content":{"raw":"&nbsp;\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>423._ Pr\u00e9sentation g\u00e9n\u00e9rale_<\/strong> La distinction esquiss\u00e9e en mati\u00e8re de copyright, entre les pays de tradition de <em>common law<\/em> membres de l\u2019Union europ\u00e9enne et les autres[footnote]V. Tome 1, n\u00b0276.[\/footnote], peut \u00e9galement \u00eatre faite en mati\u00e8re de brevets.\r\n\r\nAu sein de l\u2019Union europ\u00e9enne, les l\u00e9gislations en mati\u00e8re de brevet sont d\u00e9sormais tr\u00e8s proches. Ainsi le droit irlandais des brevets, issu du Patent Act 1992[footnote]<a href=\"https:\/\/www.irishstatutebook.ie\/eli\/1992\/act\/1\/enacted\/en\/html\">Patent Act 1992<\/a>, compl\u00e9t\u00e9 par les <a href=\"https:\/\/www.irishstatutebook.ie\/eli\/1992\/si\/179\/made\/en\/print\">Patents Rules 1992<\/a> (SI 1992\/172),[\/footnote], adopt\u00e9 pour permettre la ratification par l\u2019Irlande de la Convention de Munich et du PCT, contient des dispositions tr\u00e8s proches du Patents Act 1977, notamment s\u2019agissant de l\u2019examen. Cependant, \u00e0 la diff\u00e9rence de la loi britannique, le loi irlandaise\u00a0 pr\u00e9voit une protection des mod\u00e8les d'utilit\u00e9 au travers de <em>short term patents<\/em>, d\u2019une dur\u00e9e de dix ans[footnote]<a href=\"https:\/\/www.irishstatutebook.ie\/eli\/1992\/act\/1\/enacted\/en\/html\">Patent Act 1992<\/a>, Partie III, s. 63 \u00e0 67. Les crit\u00e8res sont ceux du brevet sauf l\u2019activit\u00e9 inventive, d\u00e9finie de mani\u00e8re moins stricte (le d\u00e9faut d\u2019activit\u00e9 inventive doit \u00eatre \u00e9vident\u00a0: <em>\u00ab\u00a0provided [the invention] is not clearly lacking in inventive step\u00a0<\/em>\u00bb. s. 63(4)). Aucune recherche n\u2019est effectu\u00e9e par le Patent office, mais l\u2019action en contrefa\u00e7on ne peut \u00eatre lanc\u00e9e avant que le brevet\u00e9 n\u2019ait obtenu et communiqu\u00e9 au d\u00e9fendeur un rapport de recherche, qu\u2019il doit en principe solliciter aupr\u00e8s de l\u2019office (s. 66).[\/footnote].\r\n\r\nAu-del\u00e0 de l\u2019Union europ\u00e9enne, la plupart des pays influenc\u00e9s par la l\u00e9gislation britannique ont, a l\u2019origine, retenu des solutions proches du droit anglais alors applicable (dont on rappellera qu\u2019il \u00e9tait notoirement insuffisant sur de nombreux points). Les diff\u00e9rences avec le droit britannique se sont cependant affirm\u00e9es dans certains pays, comme l\u2019Inde part exemple, qui ont traduit dans leur l\u00e9gislation un imp\u00e9ratif de protection de leurs int\u00e9r\u00eats nationaux et de mise \u00e0 disposition de technologies b\u00e9n\u00e9fiques \u00e0 la sant\u00e9 publique, \u00e0 l\u2019alimentation, ou plus g\u00e9n\u00e9ralement au d\u00e9veloppement. L\u2019accord ADPIC a entra\u00een\u00e9 une \u00ab mise \u00e0 niveau \u00bb de la plupart de ces l\u00e9gislations.\r\n\r\nNous nous attarderons dans ce qui suit sur le droit des brevets en Australie, au Canada et en Inde. Nous nous en tiendrons cependant aux traits saillants des troisl\u00e9gislations, sans entrer dans les d\u00e9tails de la r\u00e9glementation.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>424._ Le droit des brevets en Australie_<\/strong> En Australie les premi\u00e8res lois f\u00e9d\u00e9rales sur les brevets, le Patents Act 1903 et le Patents Act 1952, \u00e9taient tr\u00e8s proches des lois alors en vigueur au Royaume-Uni (respectivement les Patents, Designs and Trade Mark Acts 1883 et Patents Act 1949). Les modifications apport\u00e9es au Royaume-Uni par le Patents Act 1977 on cependant \u00e9loign\u00e9 le droit des brevets britannique du droit Australien. Cet \u00e9loignement s\u2019est renforc\u00e9 avec l\u2019adoption en Australie du Patents Act 1990, qui a repris, dans une grande mesure, les principes \u00e9tablis par le pr\u00e9c\u00e9dent Patents Act 1952[footnote]<a href=\"https:\/\/classic.austlii.edu.au\/au\/legis\/cth\/consol_act\/pa1990109\/\">Patents Act 1990<\/a>.[\/footnote]. Le Patents Act 1990, lors de son adoption, pr\u00e9sentait ainsi un voisinage beaucoup plus fort avec l\u2019ancienne loi anglaise de 1949.\r\n\r\nLa dur\u00e9e du brevet standard \u00e9tait alors de 16 ans. Cette dur\u00e9e sera \u00e9tendue \u00e0 20 ans par l\u2019effet de la transposition de l\u2019accord ADPIC[footnote]<a href=\"https:\/\/classic.austlii.edu.au\/au\/legis\/cth\/num_act\/ptoaa1994454\/\">Patents (World Trade Organization Amendments) Act 1994<\/a> (Cth).[\/footnote]. Des modifications d\u2019ordre proc\u00e9durales ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 induites par l\u2019Accord de libre-\u00e9change entre l\u2019Australie et les \u00c9tats-Unis de 2004[footnote]<a href=\"https:\/\/classic.austlii.edu.au\/au\/legis\/cth\/num_act\/uftaia2004363\/\">US Free Trade Agreement Implementation Act 2004<\/a>, No 120, 2004.[\/footnote].\r\n\r\nLe droit australien des brevets a \u00e9galement subi une modification importante avec l\u2019entr\u00e9e en vigueur du Patent Amendment Act 2001 et du Patents Amendments Regulations 2002. Cette r\u00e9forme concerne tous les d\u00e9p\u00f4ts r\u00e9alis\u00e9s apr\u00e8s le 1er avril 2002. Parmi les changements apport\u00e9s, on notera\u00a0l\u2019\u00e9largissement important du champ des divulgations destructrices de la nouveaut\u00e9 (les limites territoriales \u00e0 l\u2019usage \u00e9tant notamment supprim\u00e9es), un crit\u00e8re plus s\u00e9v\u00e8re de l\u2019activit\u00e9 inventive (permettant d\u00e9sormais la combinaison d\u2019\u00e9l\u00e9ments de l\u2019art ant\u00e9rieur), l\u2019introduction d\u2019une obligation du d\u00e9posant de communiquer les r\u00e9sultats de toute recherche documentaire faite par lui-m\u00eame ou pour son compte aux fins de s\u2019assurer de la brevetabilit\u00e9 de l\u2019invention d\u00e9pos\u00e9e (y compris \u00e0 l\u2019\u00e9tranger\u00a0; sous peine notamment de r\u00e9vocation dans certaines hypoth\u00e8ses), et l\u2019introduction d\u2019un d\u00e9lai de gr\u00e2ce de douze mois.\r\n\r\nPr\u00e9cisons que le droit australien des brevets conna\u00eet deux types de brevets, les <em>standard patents<\/em> et les <em>innovation patents<\/em>, qui succ\u00e8dent aux <em>petty patents<\/em>. Les seconds sont une forme abr\u00e9g\u00e9e de brevet n\u2019impliquant pas d\u2019activit\u00e9 inventive, et conf\u00e9r\u00e9s pour une dur\u00e9e plus courte.\r\n\r\nS\u2019agissant des <em>standard patent<\/em>s, le Patent Act australien retient tout d\u2019abord une d\u00e9finition de l\u2019invention brevetable qui peut para\u00eetre \u00e9tonnante. L\u2019invention y est en effet d\u00e9finie comme \u00ab\u00a0toute nouvelle fabrication objet de lettres patentes et de l\u2019octroi de privil\u00e8ges au sens de la section 6 du Statute of Monopolies, incluant une pr\u00e9tendue invention\u00a0\u00bb[footnote]<a href=\"https:\/\/classic.austlii.edu.au\/au\/legis\/cth\/consol_act\/pa1990109\/\">Patents Act 1990<\/a>, Sch. 1 (\u00ab\u00a0<em>any manner of new manufacture the subject of letters patent and grant of privilege within section\u00a06 of the Statute of Monopolies, and includes an alleged invention\u00a0\u00bb).<\/em>[\/footnote]. C\u2019est bien ici le Statute of Monopolies anglais qui est vis\u00e9. Le terme fabrication\u00a0 (<em>manner of manufacture)<\/em> inclut les produits et les proc\u00e9d\u00e9s. La seule exception pr\u00e9vue par la loi en mati\u00e8re de brevets standard concerne \u00ab les \u00eatres humains et les proc\u00e9d\u00e9s biologiques pour les engendrer \u00bb[footnote]<a href=\"https:\/\/classic.austlii.edu.au\/au\/legis\/cth\/consol_act\/pa1990109\/\">Patents Act 1990<\/a>, s.18(2).[\/footnote]. La jurisprudence (anglaise ancienne et australienne) a depuis longtemps d\u00e9velopp\u00e9 des exceptions, fond\u00e9es sur l\u2019interpr\u00e9tation de l\u2019expression <em>manner of manufacture<\/em> ou d\u2019autres \u00e9l\u00e9ments (notamment l\u2019activit\u00e9 inventive ou des consid\u00e9rations \u00e9thiques), qui avaient abouti notamment \u00e0 une exclusion des d\u00e9couvertes, des th\u00e9ories scientifiques et m\u00e9thodes math\u00e9matiques, des pr\u00e9sentations d\u2019informations et des m\u00e9thodes pour le traitement des personnes et des animaux ou de certaines nouvelles utilisation d\u2019\u00e9l\u00e9ments connus[footnote]Une synth\u00e8se des principes dans ce domane a \u00e9t\u00e9 op\u00e9r\u00e9e par la High Court australienne dans <em>National Research Development Corporation v Commissioner of Patents<\/em> (1959) 102 CLR 252[\/footnote]. Cependant, dans le silence des textes en Australie le champ de la brevetabilit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9rablement \u00e9tendu, aux m\u00e9thodes commerciales[footnote]Il est int\u00e9ressant de noter que la Cour F\u00e9d\u00e9rale d\u2019Australie a confirm\u00e9 la brevetabilit\u00e9 des m\u00e9thodes commerciales dans sa d\u00e9cision <a href=\"http:\/\/www.patenting-art.com\/decision\/welcom01.htm\">Welcome Real-Time SA v Catuity Inc<\/a>\u00a0du 17 mai 2001 ((2000) 51 IPR 327, [2001] FCA 445). L\u2019affaire concernait un brevet portant sur une m\u00e9thode de gestion de programmes de fid\u00e9lisation de client\u00e8le utilisant des cartes \u00e0 puces. La Cour analyse les pr\u00e9c\u00e9dents anglais et am\u00e9ricains, et approuve notamment la decision du Circuit f\u00e9d\u00e9ral am\u00e9ricain dans l\u2019affaire <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/State_Street_Bank_%26_Trust_Co._v._Signature_Financial_Group,_Inc.\">State Street Bank v. Signature Financial Group<\/a>\u00a0 (149 F.3d 1368 (Fed. Cir. 1998), ayant admis la brevetabilit\u00e9 d\u2019une m\u00e9thode financi\u00e8re relative \u00e0 l\u2019administration d\u2019un fonds mutuel, <em>supra,<\/em> n\u00b0367).[\/footnote], aux m\u00e9thodes de traitement m\u00e9dical[footnote]<a href=\"https:\/\/jade.io\/j\/?a=outline&amp;id=212804\">Anaesthetic Supplies Pty Ltd v Rescare Ltd<\/a>\u00a0(1994) 50 FCR 1;<em> <a href=\"https:\/\/jade.io\/article\/101420\">Bristol-Myers Squibb Co v FH Faulding &amp; Co Ltd<\/a><\/em> (2000) 97 FCR 524.[\/footnote], aux logiciels[footnote]<a href=\"https:\/\/jade.io\/article\/212095\">IBM Corporation v Commissioner of Patents<\/a>, (1991) 33 FCR 218;<em> <a href=\"https:\/\/jade.io\/article\/152068\">CCOM Pty Ltd v Jiejing Pty Ltd<\/a>, <\/em>(1994) 51 FCR 260; <a href=\"https:\/\/jade.io\/article\/68150\">Data Access C<\/a><a href=\"https:\/\/jade.io\/article\/68150\">orp v Powerflex Services Ltd<\/a>, (1999) 166 ALR 228; V A. Christie and S. Syme \u2018Patents for Algorithms in Australia\u2019 (1998) 20 <em>Sydney Law Rev <\/em>517.[\/footnote], et dans le domaine du vivant[footnote]N. Byrne, Legal Protection of Plants in Australia under Patent and Plant Variety Rights Legislation, Report to Australian Patent Office and Australian Plant Variety Rights Office (November 1990).[\/footnote]. Sur ce point l\u2019approche des tribunaux et du Patent Office australien est similaire \u00e0 celle adopt\u00e9e aux \u00c9tats-Unis.\r\n\r\nComme indiqu\u00e9[footnote]V. <em>supra,<\/em> n\u00b0312.[\/footnote], la question de la brevetabilit\u00e9 des inventions g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par des syst\u00e8mes d\u2019intelligence artificielle a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 soumise aux tribunaux australien par l'effet d'une d\u00e9clinaison locale de l'affaire \u00ab Thaler \u00bb, relative au syst\u00e8me d\u2019intelligence artificielle \u00ab DABUS \u00bb. En l'esp\u00e8ce, une demande similaire \u00e0 celles form\u00e9es au Royaume-Uni et dans les autres pays concern\u00e9s[footnote]Demande no. 2019363177 du 9 septembre 2020 (PCT\/IB2019\/057809).[\/footnote] a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e par le Patent Office australien, au motif que l'inventeur au sens de la section 15(1) du Patents Act de 1990 ne peut \u00eatre qu'un \u00eatre humain. Cette position a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e par un arr\u00eat de la Cour F\u00e9d\u00e9rale d'Australie du 13 avril 2022[footnote]Australian law in Commissioner of Patents v Thaler [2022] FCAFC 62 (qui infirme Thaler v Commissioner of Patents [2021] FCA 879; 160 IPR 72.[\/footnote].\r\n\r\nLes crit\u00e8res de protection par brevet en Australie sont tr\u00e8s proches des standards europ\u00e9ens[footnote]Patents Act, s. 7 (nouveaut\u00e9 et activit\u00e9 inventive \u2013 <em>inventive step<\/em>), s. 7A (utilit\u00e9). Sur l\u2019activit\u00e9 inventive, v. <a href=\"https:\/\/jade.io\/article\/68371\">Aktiebolaget\u00a0 Hassle v Alphapharm Pty Ltd<\/a> [2002] HCA 59.[\/footnote], et l\u2019examen porte sur l\u2019ensemble des conditions de brevetabilit\u00e9. Le Patents Amendment Act 2001 (Cth) a permis la combinaison d\u2019\u00e9l\u00e9ments de l\u2019\u00e9tat de la technique dans l\u2019examen de l\u2019activit\u00e9 inventive, autrefois limit\u00e9 \u00e0 un seul \u00e9l\u00e9ment[footnote]<a href=\"https:\/\/classic.austlii.edu.au\/au\/legis\/cth\/consol_act\/pa1990109\/\">Patents Act 1990<\/a>, s. 7(3).[\/footnote].\r\n\r\nLe Patents Act australien pr\u00e9voit un d\u00e9lai de gr\u00e2ce de 12 mois[footnote]<a href=\"https:\/\/classic.austlii.edu.au\/au\/legis\/cth\/consol_act\/pa1990109\/\">Patents Act 1990<\/a>, s. 24: \"(1) For the purpose of deciding whether an invention is novel or involves an inventive step or an innovative step, the person making the decision must disregard:\u00a0(a) any information made publicly available in the prescribed circumstances, by or with the consent of the nominated person or patentee, or the predecessor in title of the nominated person or patentee; (...)\". Egalement <a href=\"https:\/\/www8.austlii.edu.au\/cgi-bin\/viewdoc\/au\/legis\/cth\/consol_reg\/pr1991218\/s2.2.html\">reg 2.2(1A)<\/a> and reg 2.3(1A)). Ce d\u00e9lai couvre la p\u00e9riode pr\u00e9c\u00e9dant le d\u00e9p\u00f4t d'une demande compl\u00e8te, et ne court pas \u00e0 compter d'une demande provisoire ou de priorit\u00e9.[\/footnote].\r\n\r\nLes droits exclusifs consistent dans le droit exclusif \u00ab d\u2019exploiter l\u2019invention et d\u2019autoriser d\u2019autres personnes \u00e0 exploiter l\u2019invention \u00bb[footnote]<a href=\"https:\/\/classic.austlii.edu.au\/au\/legis\/cth\/consol_act\/pa1990109\/\">Patents Act 1990<\/a>, s. 13.[\/footnote], et plus pr\u00e9cis\u00e9ment (pour les inventions de produits) dans \u00ab le droit de fabriquer, de louer ou de disposer autrement du produit, de l\u2019utiliser ou de l\u2019importer, ou de le conserver \u00e0 l\u2019une de ces fins \u00bb[footnote]<a href=\"https:\/\/classic.austlii.edu.au\/au\/legis\/cth\/consol_act\/pa1990109\/\">Patents Act 1990<\/a>, Schedule 1 (dictionnaire).[\/footnote].\r\n\r\nLe droit de brevet est soumis \u00e0 \u00e9puisement national (sur le fondement d\u2019un m\u00e9canisme de licence tacite). La question de l\u2019\u00e9puisement international n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 tranch\u00e9e, mais l\u2019article 17.9.4 de l\u2019accord de libre \u00e9change entre l\u2019Australie et les \u00c9tats-Unis impose de pr\u00e9voir le droit pour le titulaire du brevet de s\u2019opposer \u00e0 l\u2019importation non autoris\u00e9e d\u2019un produit brevet\u00e9 ou issu d\u2019un proc\u00e9d\u00e9 brevet\u00e9, du moins lorsque le titulaire du brevet a impos\u00e9 des restrictions \u00e0 l\u2019importation par contrat ou d\u2019autres moyens. En outre les droits exclusifs visent bien l\u2019importation.\r\n\r\nS\u2019agissant des exceptions, en droit Australien l\u2019\u00e9quivalent du droit de possession personnelle ant\u00e9rieure ne repose pas sur la possession, mais sur \u00ab l\u2019exploitation \u00bb ou des d\u00e9marches abouties d\u2019exploitation de l\u2019invention brevet\u00e9e[footnote]<a href=\"https:\/\/classic.austlii.edu.au\/au\/legis\/cth\/consol_act\/pa1990109\/\">Patents Act 1990<\/a>, s. 119(5). L\u2019exploitation y est d\u00e9finie de mani\u00e8re diff\u00e9rence selon l\u2019objet de l\u2019invention.[\/footnote].\r\n\r\nLes <em>innovation patents<\/em> ont \u00e9t\u00e9 introduits par le <em>Patents Amendment (Innovation Patents) Act<\/em> 2000. Ils se substituent aux <em>petty patents<\/em>, qui avait \u00e9t\u00e9 institu\u00e9s en 1979. Le champ de la brevetabilit\u00e9 est celui du brevet standard, sous r\u00e9serve de l\u2019exclusion sp\u00e9cifique des plantes, des animaux et des proc\u00e9d\u00e9s biologiques pour leur obtention (sauf proc\u00e9d\u00e9s microbiologiques et produits r\u00e9sultant de l\u2019utilisation de tels proc\u00e9d\u00e9s)[footnote]<a href=\"https:\/\/classic.austlii.edu.au\/au\/legis\/cth\/consol_act\/pa1990109\/\">Patents Act 1990<\/a>, s. 1853) et (4).[\/footnote]. L\u2019activit\u00e9 inventive n\u2019est pas exig\u00e9e, et est remplac\u00e9e par un crit\u00e8re moins exigeant d\u2019 \u00ab \u00e9tape inventive \u00bb (<em>inventive step<\/em>)[footnote]Section 18(1A). Le crit\u00e8re est d\u00e9fini par la section 7(4) comme suit: \u00ab For the purposes of this Act, an invention is to be taken to involve an innovative step when compared with the prior art base unless the invention would , to a person skilled in the relevant art, in the light of the common general knowledge as it existed (whether in or out of the patent area) before the priority date of the relevant claim, only vary from the kinds of information set out in subsection\u00a0(5) in ways that make no substantial contribution to the working of the invention.\u00a0<em>\u00bb <\/em>[\/footnote]. La dur\u00e9e de la protection est de huit ans[footnote]Patents Act, s. 68.[\/footnote]. Seules cinq revendications sont admises[footnote]<a href=\"https:\/\/classic.austlii.edu.au\/au\/legis\/cth\/consol_act\/pa1990109\/\">Patents Act 1990<\/a>, s. 40(2)(c).[\/footnote]. L\u2019examen des conditions de fond est optionnel, et doit \u00eatre demand\u00e9[footnote]<a href=\"https:\/\/classic.austlii.edu.au\/au\/legis\/cth\/consol_act\/pa1990109\/\">Patents Act 1990<\/a>, s. 101A[\/footnote]. Cependant, une action en contrefa\u00e7on est soumise \u00e0 examen et \u00e0 la d\u00e9livrance d\u2019un certificat attestant de son succ\u00e8s. Les d\u00e9lais d\u2019examen sont r\u00e9duits. La publication est effectu\u00e9e apr\u00e8s d\u00e9livrance du brevet[footnote]<a href=\"https:\/\/classic.austlii.edu.au\/au\/legis\/cth\/consol_act\/pa1990109\/\">Patents Act 1990<\/a>, s. 62(2).[\/footnote]. L\u2019action en contrefa\u00e7on ne peut \u00eatre intent\u00e9e qu\u2019\u00e0 compter de cette date. Pour le reste (conditions de protection, d\u00e9lai de gr\u00e2ce, \u00e9tendue des droits et exceptions\u2026), le r\u00e9gime des brevets standards s\u2019applique.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>425._ Le droit des brevets au Canada_<\/strong> Le droit des brevets au Canada a subi l\u2019influence \u00e0 la fois du droit anglais et du droit des \u00c9tats-Unis, mais a \u00e9galement d\u00e9velopp\u00e9 des solutions originales<em>. <\/em>La loi actuelle[footnote]<a href=\"https:\/\/laws-lois.justice.gc.ca\/fra\/lois\/p-4\/TexteComplet.html#:~:text=2015%2C%20ch.,-36%2C%20art.&amp;text=7%20(1)%20Il%20est%20interdit,d'en%20faire%20le%20commerce.\">Loi sur les brevets<\/a>, L.R.C. (1985), ch. P-4.[\/footnote] trouve son origine dans la loi sur les brevets de 1935, qui a connu de nombreuses r\u00e9formes avant sa codification dans les lois r\u00e9vis\u00e9es du Canada en 1985. Le r\u00e9gime de protection et les r\u00e8gles proc\u00e9durales ont \u00e9t\u00e9 assez profond\u00e9ment modifi\u00e9s en 1989 (date qui correspond \u00e0 l\u2019adh\u00e9sion du Canada au PCT), puis sous l\u2019effet de l\u2019Accord de libre-\u00e9change nord-am\u00e9ricain (ALENA\/NAFTA)[footnote]<a href=\"https:\/\/laws.justice.gc.ca\/fra\/lois\/N-23.8\/index.html\">Loi de mise en oeuvre de l\u2019Accord de libre-\u00e9change nord-am\u00e9ricain<\/a>, L.C. 1993, ch. 44.[\/footnote] et de la Loi d'actualisation du droit de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle de 1993.\r\n\r\nLe droit canadien ne conna\u00eet qu\u2019une forme de brevet. Dans une d\u00e9finition r\u00e9miniscente de la loi am\u00e9ricaine, la loi Canadienne d\u00e9finit l\u2019invention brevetable comme \u00ab toute r\u00e9alisation, tout proc\u00e9d\u00e9, toute machine, fabrication ou composition de mati\u00e8res, ainsi que tout perfectionnement de l\u2019un d\u2019eux, pr\u00e9sentant le caract\u00e8re de la nouveaut\u00e9 et de l\u2019utilit\u00e9 \u00bb[footnote]<a href=\"https:\/\/laws-lois.justice.gc.ca\/fra\/lois\/p-4\/TexteComplet.html#:~:text=2015%2C%20ch.,-36%2C%20art.&amp;text=7%20(1)%20Il%20est%20interdit,d'en%20faire%20le%20commerce.\">Loi sur les brevets<\/a>, art. 2.[\/footnote]. Elle ne contient pas d\u2019exclusions du champ de la brevetabilit\u00e9. La jurisprudence a int\u00e9gr\u00e9 les exclusions classiques concernant les d\u00e9couvertes, les th\u00e9ories scientifiques, les m\u00e9thodes math\u00e9matiques, les pr\u00e9sentations d\u2019informations, les m\u00e9thodes chirurgicales et de traitement m\u00e9dical[footnote]<a href=\"https:\/\/decisions.scc-csc.ca\/scc-csc\/scc-csc\/fr\/item\/5172\/index.do\">Tennessee Eastman Co. V. Canada (Commissioner of Patents)<\/a> (1972), [1974] S.C.R. 111, 8 C.P.R. (2d) 202.[\/footnote]. Les programmes d\u2019ordinateur en tant que tels sont exclus de la protection[footnote]<a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Schlumberger_Canada_Ltd_v_Canada_(Commissioner_of_Patents)\">Schlumberger Canada Ltd. V. Canada (Commissioner of Patents)<\/a> (1981), 56 C.P.R. (2d) 202.[\/footnote].\r\n\r\nLa question de la brevetabilit\u00e9 des cr\u00e9ations d'intelligence artificielle n'est pas totalement r\u00e9solue. L'affaire Thaler[footnote]V. <em>supra,<\/em> n\u00b0312.[\/footnote] a cependant connu des d\u00e9veloppements au Canada. En ao\u00fbt 2024, l\u2019Office de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle du Canada (\u00ab OPIC \u00bb) a ainsi renvoy\u00e9 une demande d\u00e9pos\u00e9e par M. Thaler au nom de son intelligence artificielle DABUS, similaire \u00e0 celles qu'il avait d\u00e9pos\u00e9es dans les autres pays[footnote]demande de brevet canadien n\u00b03137161.[\/footnote] \u00e0 l'examen de la Commission d'appel des brevets (Patent Appeal Board), apr\u00e8s lui avoir notifi\u00e9 qu'au sens de la loi canadienne, la qualit\u00e9 d'inventeur ne peut appartenir qu'\u00e0 une personne humaine[footnote]Lettre du 15 ao\u00fbt 2024, <a href=\"https:\/\/www.ic.gc.ca\/opic-cipo\/cpd\/fra\/brevet\/3137161\/sommaire.html\">site OPIC<\/a>.[\/footnote]. L'affaire conna\u00eetra donc sans doute des suites prochainement.\r\n\r\nS\u2019agissant du vivant, la Cour supr\u00eame du Canada a pris en 2002 une position contraire \u00e0 celle de son homologue des \u00c9tats-Unis, dans sa d\u00e9cision <em>Harvard College c. Canada (Commissaire aux brevets)[footnote]<\/em><a href=\"https:\/\/decisions.scc-csc.ca\/scc-csc\/scc-csc\/en\/item\/2019\/index.do\">Harvard College c. Canada (Commissaire aux brevets)<\/a> 2002 SCC 76<em>.[\/footnote]<\/em>, portant sur la souris \u00ab oncomouse \u00bb d\u2019Harvard. Pour la Cour supr\u00eame Canadienne, les \u00ab formes de vie sup\u00e9rieures \u00bb (comme les animaux transg\u00e9niques) ne sont pas brevetables, car elle ne constituent pas une \u00ab fabrication \u00bb ou une \u00ab composition de mati\u00e8res \u00bb au sens de la d\u00e9finition des inventions dans la section 2 de la loi canadienne sur les brevets[footnote]Selon la Cour : \u00ab Pour \u00eatre vis\u00e9e par la d\u00e9finition du mot \u00ab invention \u00bb, une forme de vie sup\u00e9rieure doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une \u00ab fabrication \u00bb ou une \u00ab composition de mati\u00e8res \u00bb. Bien que la d\u00e9finition que la Loi sur les brevets donne du mot \u00ab invention \u00bb soit g\u00e9n\u00e9rale, le l\u00e9gislateur n'a pas d\u00e9fini le terme \u00ab invention \u00bb comme \u00ab tout ce qui est fabriqu\u00e9 par l'\u00eatre humain et qui pr\u00e9sente le caract\u00e8re de la nouveaut\u00e9 et de l'utilit\u00e9 \u00bb. Le choix d'une d\u00e9finition exhaustive indique une intention claire d'exclure certains objets pour le motif qu'ils ne rel\u00e8vent pas de la Loi. Dans le contexte de la Loi, le mot \u00ab fabrication \u00bb (\u00ab manufacture \u00bb) s'entend g\u00e9n\u00e9ralement d'un produit ou d'un proc\u00e9d\u00e9 m\u00e9canique non vivant, et non d'une forme de vie sup\u00e9rieure. L'expression \u00ab composition de mati\u00e8res \u00bb (\u00ab composition of matter \u00bb), utilis\u00e9e dans la Loi, ne vise pas une forme de vie sup\u00e9rieure comme l'oncosouris. Elle figure dans l'\u00e9num\u00e9ration \u00ab r\u00e9alisation, [. . .] proc\u00e9d\u00e9, [. . .] machine, fabrication ou composition de mati\u00e8res \u00bb. Le terme collectif qui compl\u00e8te une \u00e9num\u00e9ration se restreint \u00e0 des choses de m\u00eame genre que celles qui le pr\u00e9c\u00e8dent, m\u00eame si, de par sa nature, ce terme collectif est susceptible d'embrasser beaucoup plus. Tout comme les mots \u00ab machine \u00bb et \u00ab fabrication \u00bb ne d\u00e9signent pas une cr\u00e9ature vivante, l'expression \u00ab composition de mati\u00e8res \u00bb ne vise pas les formes de vie sup\u00e9rieures. Bien que l'oeuf f\u00e9cond\u00e9 dans lequel est inject\u00e9 l'oncog\u00e8ne soit un m\u00e9lange de divers ingr\u00e9dients, le corps d'une souris ne comporte pas des ingr\u00e9dients ou des substances qui ont \u00e9t\u00e9 combin\u00e9s ou m\u00e9lang\u00e9s ensemble par une personne. De plus, le mot \u00ab mati\u00e8re \u00bb n'englobe qu'un seul aspect d'une forme de vie sup\u00e9rieure, qui est g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9e comme poss\u00e9dant des attributs et des caract\u00e9ristiques qui transcendent le mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique qui la compose. Les formes de vie sup\u00e9rieures ne peuvent pas \u00eatre per\u00e7ues comme \u00e9tant de simples \u00ab compositions de mati\u00e8res \u00bb dans le contexte de la Loi sur les brevets. Les inventions ne sont pas toutes n\u00e9cessairement brevetables du seul fait qu'elles sont toutes impr\u00e9vues et impr\u00e9visibles. Il se peut que le l\u00e9gislateur n'ait pas voulu que la d\u00e9finition du mot \u00ab invention \u00bb vise les formes de vie sup\u00e9rieures. Il est \u00e9galement possible que le l\u00e9gislateur ait jug\u00e9 que les plantes et les animaux hybrides n'\u00e9taient pas brevetables parce qu'il vaut mieux les consid\u00e9rer comme des \u00ab d\u00e9couvertes \u00bb. \u00c9tant donn\u00e9 que la d\u00e9livrance de brevets pour des formes de vie sup\u00e9rieures exigerait une d\u00e9rogation radicale au r\u00e9gime traditionnel des brevets et que la brevetabilit\u00e9 de ces formes de vie est une question fort controvers\u00e9e qui soul\u00e8ve un certain nombre de points extr\u00eamement complexes, une mesure l\u00e9gislative claire et nette est requise pour que les formes de vie sup\u00e9rieures soient brevetables. La loi actuelle n'indique pas clairement que les formes de vie sup\u00e9rieures sont brevetables \u00bb.[\/footnote]. Pour la Cour, cette interpr\u00e9tation des termes de la loi sur les brevets est \u00e9tay\u00e9e par le fait que la d\u00e9livrance de brevets pour des formes de vie sup\u00e9rieures soul\u00e8ve des questions exceptionnelles qui ne se posent pas \u00e0 l'\u00e9gard d'inventions non vivantes et qui ne sont pas prises en compte dans l'\u00e9conomie de la loi. Bien qu\u2019elle confirme la brevetabilit\u00e9 des formes de vie inf\u00e9rieures (car il est plus facile de les percevoir comme \u00ab composition de mati\u00e8res \u00bb ou \u00ab fabrication \u00bb), la Cour Supr\u00eame pr\u00e9cise qu\u2019il ne lui appartient pas de d\u00e9cider o\u00f9 tracer la ligne entre les formes de vie sup\u00e9rieures et les formes de vie inf\u00e9rieures.\r\n\r\nS\u2019agissant des crit\u00e8res de protection[footnote]<a href=\"https:\/\/laws-lois.justice.gc.ca\/fra\/lois\/p-4\/TexteComplet.html#:~:text=2015%2C%20ch.,-36%2C%20art.&amp;text=7%20(1)%20Il%20est%20interdit,d'en%20faire%20le%20commerce.\">Loi sur les brevets<\/a>, articles 28.2 (nouveaut\u00e9), 28.3 (activit\u00e9 inventive), article 2 (utilit\u00e9).[\/footnote], le droit canadien se rapproche des droits europ\u00e9ens, en particulier depuis une d\u00e9cision de la Cour Supr\u00eame de 2008 dans l\u2019affaire <em>Apotex Inc. c. Sanofi-Synthelabo Canada Inc<\/em>.[footnote]<a href=\"https:\/\/decisions.scc-csc.ca\/scc-csc\/scc-csc\/fr\/item\/2575\/index.do\">Apotex Inc. c. Sanofi-Synthelabo Canada Inc<\/a>, 2008 CSC 61.[\/footnote], qui a apport\u00e9 des pr\u00e9cisions importantes sur l\u2019appr\u00e9ciation de la nouveaut\u00e9 et de l\u2019activit\u00e9 inventive[footnote]V Smith, P.S., Cameron, D.M., The Supreme Court\u2019s Sanofi Decision : three years later, 27 C.I.P.R. (Canadian Intellectual Property Review), p. 282.[\/footnote].\r\n\r\nLa loi canadienne pr\u00e9voit un d\u00e9lai de gr\u00e2ce de 12 mois[footnote]<a style=\"font-size: 1em;\" href=\"https:\/\/laws-lois.justice.gc.ca\/fra\/lois\/p-4\/section-28.2.html\">Loi sur les brevets<\/a><span style=\"font-size: 1em;\">, article 28.2. Ce d\u00e9lai couvre la p\u00e9riode pr\u00e9c\u00e9dant le d\u00e9p\u00f4t d'une demande compl\u00e8te, et ne court pas \u00e0 compter d'une demande de priorit\u00e9.[\/footnote].\u00a0<\/span>\r\n\r\nAu Canada, l\u2019examen des demandes porte sur l\u2019ensemble des conditions de brevetabilit\u00e9, et se d\u00e9roule dans des conditions similaires \u00e0 celle d\u00e9crite pour les Etats-Unis.\r\n\r\nLes droits exclusifs consistent dans \u00ab le droit, la facult\u00e9 et le privil\u00e8ge exclusif de fabriquer, construire, exploiter et vendre \u00e0 d\u2019autres, pour qu\u2019ils l\u2019exploitent, l\u2019objet de l\u2019invention \u00bb[footnote]<a href=\"https:\/\/laws-lois.justice.gc.ca\/fra\/lois\/p-4\/TexteComplet.html#:~:text=2015%2C%20ch.,-36%2C%20art.&amp;text=7%20(1)%20Il%20est%20interdit,d'en%20faire%20le%20commerce.\">Loi sur les brevets<\/a>, article 42.[\/footnote].\r\n\r\nLe Canada applique un principe d\u2019\u00e9puisement national des droits du brevet\u00e9\u00a0 fond\u00e9 sur un m\u00e9canisme de licence tacite[footnote]<em>Signalisation de Montr\u00e9al Inc. v Services de B\u00e9ton Universels Lt\u00e9e<\/em>, [1992] FCJ No 1151 (FCA)\u00a0; <a href=\"https:\/\/decisions.scc-csc.ca\/scc-csc\/scc-csc\/en\/item\/1641\/index.do\">Eli Lillly &amp; Co. c Novopharm Ltd<\/a>.<em>; Eli Lilly &amp; Co. c Apotex Inc., <\/em>[1998] 2 SCR 129.[\/footnote]. L\u2019importation parall\u00e8le est possible, selon le cas, en vertu d\u2019une licence tacite, mais sera contrefaisante en pr\u00e9sence d\u2019une restriction contractuelle \u00e0 l\u2019importation.\r\n\r\nS\u2019agissant des exceptions, dans les ann\u00e9es 1990 la l\u00e9gislation Canadienne sur les brevets a fait l\u2019objet d\u2019une proc\u00e9dure devant l\u2019OMC, d\u00e9pos\u00e9e par les CE et leurs \u00c9tats membres. Cette proc\u00e9dure visait deux exceptions : une exception dite \u00ab pour l'examen r\u00e9glementaire \u00bb[footnote]<a href=\"https:\/\/laws-lois.justice.gc.ca\/fra\/lois\/p-4\/TexteComplet.html#:~:text=2015%2C%20ch.,-36%2C%20art.&amp;text=7%20(1)%20Il%20est%20interdit,d'en%20faire%20le%20commerce.\">Loi sur les brevets<\/a>, article 55.2 1 : \u00ab Il n\u2019y a pas contrefa\u00e7on de brevet lorsque l\u2019utilisation, la fabrication, la construction ou la vente d\u2019une invention brevet\u00e9e se justifie dans la seule mesure n\u00e9cessaire \u00e0 la pr\u00e9paration et \u00e0 la production du dossier d\u2019information qu\u2019oblige \u00e0 fournir une loi f\u00e9d\u00e9rale, provinciale ou \u00e9trang\u00e8re r\u00e9glementant la fabrication, la construction, l\u2019utilisation ou la vente d\u2019un produit \u00bb.[\/footnote], tout d\u2019abord, permettant aux concurrents potentiels du titulaire d'un brevet d'exploiter l'invention brevet\u00e9e, sans l'autorisation du titulaire du brevet pendant la dur\u00e9e de celui-ci, afin d'obtenir des pouvoirs publics une approbation de commercialisation. Une exception \u00ab pour stockage \u00bb, ensuite, permettant aux concurrents de fabriquer et de stocker (mais pas de vendre) des marchandises brevet\u00e9es pendant une certaine p\u00e9riode avant l'expiration du brevet. Seule cette derni\u00e8re exception a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9e incompatible avec l\u2019accord ADPIC, et a \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9e par la suite.\r\n\r\nEn droit Canadien l\u2019\u00e9quivalent du droit de possession personnelle ant\u00e9rieure en repose pas sur la possession, mais sur \u00ab l\u2019achat, la construction ou l\u2019acquisition \u00bb ant\u00e9rieurs de l\u2019invention brevet\u00e9e[footnote]<a href=\"https:\/\/laws-lois.justice.gc.ca\/fra\/lois\/p-4\/TexteComplet.html#:~:text=2015%2C%20ch.,-36%2C%20art.&amp;text=7%20(1)%20Il%20est%20interdit,d'en%20faire%20le%20commerce.\">Loi sur les brevets<\/a>, article 56(1) : \u00ab Quiconque, avant la date de revendication d\u2019une demande de brevet, ach\u00e8te, ex\u00e9cute ou acquiert l\u2019objet que d\u00e9finit la revendication peut utiliser et vendre l\u2019article, la machine, l\u2019objet manufactur\u00e9 ou la composition de mati\u00e8res brevet\u00e9s ainsi achet\u00e9s, ex\u00e9cut\u00e9s ou acquis avant cette date sans encourir de responsabilit\u00e9 envers le brevet\u00e9 ou ses repr\u00e9sentants l\u00e9gaux \u00bb.[\/footnote].\r\n\r\nA noter que la loi Canadienne contient des dispositions sur l\u2019abus du brevet (<em>patent misuse<\/em>)[footnote]<a href=\"https:\/\/laws-lois.justice.gc.ca\/fra\/lois\/p-4\/TexteComplet.html#:~:text=2015%2C%20ch.,-36%2C%20art.&amp;text=7%20(1)%20Il%20est%20interdit,d'en%20faire%20le%20commerce.\">Loi sur les brevets<\/a>, article 65 \u00e0 71.[\/footnote]. L\u2019abus ne constitue pas un moyen de d\u00e9fense comme aux \u00c9tats-Unis, mais un motif d\u2019action aupr\u00e8s du commissaire aux brevets, qui pourra, selon le cas, ordonner la concession d\u2019une licence ou ordonner la d\u00e9ch\u00e9ance du brevet.\r\n\r\nEnfin, la loi canadienne a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9e en 2023 de mani\u00e8re \u00e0 permettre, en conformit\u00e9 avec les exigences de l'accord Canada-\u00c9tats-Unis-Mexique (ACEUM)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.international.gc.ca\/trade-commerce\/trade-agreements-accords-commerciaux\/agr-acc\/cusma-aceum\/text-texte\/20.aspx?lang=fra\">Article 20.44<\/a>: \"1. Chacune des Parties met en \u0153uvre tous ses efforts pour traiter efficacement et rapidement les demandes de brevet, en vue d\u2019\u00e9viter tout retard d\u00e9raisonnable ou inutile. 2. Une Partie peut pr\u00e9voir des proc\u00e9dures permettant au d\u00e9posant d\u2019une demande de brevet de demander que l\u2019examen de sa demande soit acc\u00e9l\u00e9r\u00e9. 3. Si des retards d\u00e9raisonnables surviennent dans la d\u00e9livrance d\u2019un brevet par une Partie, celle-ci pr\u00e9voit des moyens permettant d\u2019ajuster la dur\u00e9e du brevet pour compenser ces retards, et, sur demande du titulaire du brevet, ajuste la dur\u00e9e du brevet \u00e0 cette fin. 4. Pour l\u2019application du pr\u00e9sent article, un retard d\u00e9raisonnable s\u2019entend au moins d\u2019un retard de plus de cinq ans dans la d\u00e9livrance du brevet \u00e0 compter de la date du d\u00e9p\u00f4t de la demande sur le territoire de la Partie, ou de trois ans \u00e0 compter de la pr\u00e9sentation d\u2019une requ\u00eate d\u2019examen de la demande, la date la plus tardive \u00e9tant retenue. Une Partie peut exclure du calcul de la dur\u00e9e de ces retards les p\u00e9riodes qui ne surviennent pas pendant le traitement ou l\u2019examen de la demande de brevet par l\u2019autorit\u00e9 d\u00e9livrant le brevet; les p\u00e9riodes correspondant aux retards qui ne sont pas directement attribuables \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 d\u00e9livrant le brevet; de m\u00eame que les p\u00e9riodes correspondant aux retards qui sont attribuables au d\u00e9posant de la demande de brevet\".[\/footnote], l'introduction d'un syst\u00e8me g\u00e9n\u00e9ral d'extension de la dur\u00e9e de protection en cas de retards d\u00e9raisonnables dans la d\u00e9livrance du brevet attribuable aux autorit\u00e9s de d\u00e9livrance[footnote]<a href=\"https:\/\/laws.justice.gc.ca\/fra\/LoisAnnuelles\/2023_26\/page-43.html\">S.C. 2023, c. 26, s. 487<\/a>.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>426._ Le droit des brevets en Inde_<\/strong>[footnote]Outre la bibliographie sur l'Inde cit\u00e9 en d\u00e9but d'ouvrage, v. R. Sagar, Introduction Of Exclusive Privileges\/Patents In Colonial India: Why And For Whose Benefit? (2007) 2 Intellectual Property Quarterly 324, A. Vanni, Patent Games in the Global South : Pharmaceutical Patent Law-Making in Brazil, India and Nigeria, Bloomsbury, 2020.[\/footnote] Le droit des brevets en Inde a longtemps pr\u00e9sent\u00e9 de fortes particularit\u00e9s, li\u00e9es notamment \u00e0 des imp\u00e9ratifs de protection des int\u00e9r\u00eats nationaux en mati\u00e8re de sant\u00e9 publique et d'alimentation. Ces particularit\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 progressivement effac\u00e9es \u00e0 la suite de l'adh\u00e9sion de l'Inde \u00e0 l'OMC et \u00e0 l'accord ADPIC.\r\n\r\nLors de son adoption, la loi indienne sur les brevets de 1970[footnote]<a href=\"https:\/\/ipindia.gov.in\/writereaddata\/portal\/ipoact\/1_31_1_patent-act-1970-11march2015.pdf\">Patents Act, 1970<\/a>. La loi est issue de travaux initi\u00e9s \u00e0 l'ind\u00e9pendance en 1947 (V. Shri Justice N Rajagopala Ayyangar, \u2018<a href=\"https:\/\/spicyip.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/ayyangar_committee_report.pdf\">ayyangar_committee_report.pdf<\/a>\u2019 (Government of India, 1959)). La premi\u00e8re loi sur les brevets en Inde date de 1856; elle fut suivie par une loi de 1859, qui s'inspire de la loi anglaise de 1852, puis d'une loi de 1911.[\/footnote] pr\u00e9voyait une dur\u00e9e de protection tr\u00e8s courte, de sept ans pour les secteurs alimentaires et pharmaceutiques, et de quatorze ans pour les autres secteurs. Elle interdisait les brevets de produits pour les inventions destin\u00e9es ou susceptibles d'\u00eatre utilis\u00e9es comme nourriture, m\u00e9dicament ou relatifs \u00e0 des substances pr\u00e9par\u00e9es ou produites par proc\u00e9d\u00e9s chimiques (seuls les brevets de proc\u00e9d\u00e9s \u00e9taient autoris\u00e9s). La brevetabilit\u00e9 du vivant \u00e9tait \u00e9galement exclue de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale. Les brevets de proc\u00e9d\u00e9s permettant la production de nourriture ou de m\u00e9dicaments excluaient la protection du produit issu du proc\u00e9d\u00e9[footnote]<a href=\"https:\/\/ipindia.gov.in\/writereaddata\/portal\/ipoact\/1_31_1_patent-act-1970-11march2015.pdf\">Patents Act, 1970<\/a>, s.5(1) (\u00ab In the case of inventions \u2013 (a) claiming substances intended for use, or capable of being used, as food or as medicine or drug, or, (b) relating to substances prepared or produced by chemical processes (including alloys, optical glass, semi-conductors and inter-metallic compounds), no patent shall be granted in respect of claims for the substance themselves, but claims for the methods or processes of manufacture shall be patentable \u00bb. Cit\u00e9 in J. Sundaram, art. cit\u00e9 <em>infra<\/em>, p.6).[\/footnote]. Enfin, la loi \u00e9tablissait un r\u00e9gime tr\u00e8s s\u00e9v\u00e8re de licences obligatoires, notamment des licences obligatoires automatiques en mati\u00e8re pharmaceutique. Cette abolition des brevets sur les produits pharmaceutiques, adoss\u00e9 \u00e0 un environnement r\u00e9glementaire adapt\u00e9, a entra\u00een\u00e9 le d\u00e9veloppement spectaculaire de l'industrie pharmaceutique locale, centr\u00e9e sur la fabrication de g\u00e9n\u00e9riques \u00e0 bas prix, notamment de m\u00e9dicaments essentiels[footnote]Par exemple dans le cadre de la lutte contre le VIH au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000.[\/footnote], destin\u00e9s \u00e0 la fois au march\u00e9 local et aux exportations (notamment vers les pays \u00e9mergents ou en voie de d\u00e9veloppement).[footnote]V. K. <a href=\"https:\/\/www5.open.ac.uk\/ikd\/sites\/www.open.ac.uk.ikd\/files\/files\/working-papers\/ikd-working-paper-8.pdf\">Chaturvedi, Policy And Technology Co-Evolution In The Indian Pharmaceutical Industry<\/a> (Open University, 2005), et les r\u00e9f\u00e9rences incluses. Pour des chiffres sur l'industrie pharmaceutique indienne, v. wikipedia (<a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Pharmaceutical_industry_in_India\">pharmaceutical industry in India<\/a>).[\/footnote]. Cette situation a entra\u00een\u00e9, on le sait, de fortes tensions au niveau international, au coeur des n\u00e9gociations de l'accord ADPIC[footnote]Difficult\u00e9s qui on perdur\u00e9 apr\u00e8s l'accord, du fait notamment des restrictions au seul march\u00e9 int\u00e9rieur des m\u00e9dicaments produits sous licence obligatoire (<span style=\"font-size: 1em;\">V. sur ce point C. Mufka, <\/span><a style=\"font-size: 1em;\" href=\"https:\/\/www.persee.fr\/doc\/rei_0154-3229_2002_num_99_1_3023\">Accords ADPIC et brevets pharmaceutiques : le difficile acc\u00e8s des pays en d\u00e9veloppement aux m\u00e9dicaments antisida<\/a><span style=\"font-size: 1em;\">, Revue d'\u00e9conomie industrielle, 2002, 99, p. 191-214.). Nous renvoyons sur ces questions, et notamment sur les accords ult\u00e9rieurs dans les domaines pharmaceutique et agricole, aux ouvrages sp\u00e9cialis\u00e9s<\/span>.[\/footnote].\r\n\r\nL\u2019accord ADPIC a entra\u00een\u00e9 une r\u00e9forme du droit indien des brevets sur ces points. Cette r\u00e9forme a \u00e9t\u00e9 progressive, l'Inde ayant eu recours \u00e0 la p\u00e9riode transitoire de 10 ans pr\u00e9vue par l'accord[footnote]Article 65.[\/footnote]. Le Patents (Second Amendment) Act 2002<em>,<\/em> a ainsi port\u00e9 la dur\u00e9e de protection \u00e0 vingt ans. Les m\u00e9thodes de traitement des plantes sont devenues brevetables, bien que les proc\u00e9d\u00e9s de traitement des \u00eatres humains et des animaux soient toujours exclus du domaine de la brevetabilit\u00e9. Les inventions relatives ou impliquant des micro-organismes sont d\u00e9sormais brevetables. La question de la brevetabilit\u00e9 des logiciels a \u00e9t\u00e9 clarifi\u00e9e, de mani\u00e8re \u00e0 permettre la prise de certains brevets de proc\u00e9d\u00e9 mis en oeuvre par logiciels. Le Patent (Amendment) Act de 2005 parach\u00e8vera la mise en conformit\u00e9 du droit indien des brevets avec les exigences de l\u2019accord ADPIC[footnote]J. Sundaram, India's trade-related aspects of Intellectual Property Rights compliant pharmaceutical patent laws: what lessons for India and other developing countries?, Information &amp; Communications Technology Law 2014, 23:1, 1-30.[\/footnote].\r\n\r\nLa loi indienne contient cependant toujours des dispositions originales, et notamment des restrictions \u00e0 la brevetabilit\u00e9 d\u2019\u00e9l\u00e9ments d\u00e9riv\u00e9s de substances connues, des restrictions \u00e0 la modification et \u00e0 la mise \u00e0 jour progressive des inventions brevet\u00e9es (notamment les m\u00e9dicaments, pratique d\u00e9nomm\u00e9e <em>evergreening<\/em>)[footnote]<em>Ibid.<\/em>, p. 20.[\/footnote], et un syst\u00e8me de licences obligatoires en mati\u00e8re de m\u00e9dicaments[footnote]Possibilit\u00e9 pr\u00e9serv\u00e9e par la D\u00e9claration de Doha sur l\u2019Accord sur les ADPIC et la sant\u00e9 publique de 2001 (WT\/MIN(01)\/DEC\/) (\u00ab Chaque Membre a le droit d'accorder des licences obligatoires et la libert\u00e9 de d\u00e9terminer les motifs pour lesquels de telles licences sont accord\u00e9es \u00bb).[\/footnote]. Aux termes de la section 84 de la loi, une licence obligatoire peut \u00eatre obtenue (y compris par le licenci\u00e9) trois ans apr\u00e8s la date de d\u00e9livrance du brevet, \u00e0 la condition que \u00ab les besoins raisonnables du public au regard de l\u2019invention brevet\u00e9e n\u2019aient pas \u00e9t\u00e9 satisfaits \u00bb, que \u00ab l\u2019invention brevet\u00e9e ne soit pas offerte au public \u00e0 un prix raisonnable \u00bb et qu\u2019elle ne soit pas r\u00e9alis\u00e9e sur le territoire Indien[footnote]Sur ce r\u00e9gime, V. J. Sundaram, <em>op. cit.<\/em>, p. 13-19.[\/footnote].\r\n\r\n<span style=\"font-size: 1em;\">Le principe d\u2019\u00e9puisement international, introduit en 2002, a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 renforc\u00e9 en 2005<\/span>\r\n\r\nNotons enfin que la loi indienne pr\u00e9voit un d\u00e9lai de gr\u00e2ce de 12 mois[footnote]<a href=\"https:\/\/ipindia.gov.in\/writereaddata\/portal\/ipoact\/1_31_1_patent-act-1970-11march2015.pdf\">Patents Act, 1970<\/a>, section 31<span style=\"font-size: 1em;\">.[\/footnote].\u00a0<\/span>\r\n\r\n&nbsp;","rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>423._ Pr\u00e9sentation g\u00e9n\u00e9rale_<\/strong> La distinction esquiss\u00e9e en mati\u00e8re de copyright, entre les pays de tradition de <em>common law<\/em> membres de l\u2019Union europ\u00e9enne et les autres<a class=\"footnote\" title=\"V. Tome 1, n\u00b0276.\" id=\"return-footnote-44-1\" href=\"#footnote-44-1\" aria-label=\"Footnote 1\"><sup class=\"footnote\">[1]<\/sup><\/a>, peut \u00e9galement \u00eatre faite en mati\u00e8re de brevets.<\/p>\n<p>Au sein de l\u2019Union europ\u00e9enne, les l\u00e9gislations en mati\u00e8re de brevet sont d\u00e9sormais tr\u00e8s proches. Ainsi le droit irlandais des brevets, issu du Patent Act 1992<a class=\"footnote\" title=\"Patent Act 1992, compl\u00e9t\u00e9 par les Patents Rules 1992 (SI 1992\/172),\" id=\"return-footnote-44-2\" href=\"#footnote-44-2\" aria-label=\"Footnote 2\"><sup class=\"footnote\">[2]<\/sup><\/a>, adopt\u00e9 pour permettre la ratification par l\u2019Irlande de la Convention de Munich et du PCT, contient des dispositions tr\u00e8s proches du Patents Act 1977, notamment s\u2019agissant de l\u2019examen. Cependant, \u00e0 la diff\u00e9rence de la loi britannique, le loi irlandaise\u00a0 pr\u00e9voit une protection des mod\u00e8les d&rsquo;utilit\u00e9 au travers de <em>short term patents<\/em>, d\u2019une dur\u00e9e de dix ans<a class=\"footnote\" title=\"Patent Act 1992, Partie III, s. 63 \u00e0 67. Les crit\u00e8res sont ceux du brevet sauf l\u2019activit\u00e9 inventive, d\u00e9finie de mani\u00e8re moins stricte (le d\u00e9faut d\u2019activit\u00e9 inventive doit \u00eatre \u00e9vident\u00a0: \u00ab\u00a0provided [the invention] is not clearly lacking in inventive step\u00a0\u00bb. s. 63(4)). Aucune recherche n\u2019est effectu\u00e9e par le Patent office, mais l\u2019action en contrefa\u00e7on ne peut \u00eatre lanc\u00e9e avant que le brevet\u00e9 n\u2019ait obtenu et communiqu\u00e9 au d\u00e9fendeur un rapport de recherche, qu\u2019il doit en principe solliciter aupr\u00e8s de l\u2019office (s. 66).\" id=\"return-footnote-44-3\" href=\"#footnote-44-3\" aria-label=\"Footnote 3\"><sup class=\"footnote\">[3]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de l\u2019Union europ\u00e9enne, la plupart des pays influenc\u00e9s par la l\u00e9gislation britannique ont, a l\u2019origine, retenu des solutions proches du droit anglais alors applicable (dont on rappellera qu\u2019il \u00e9tait notoirement insuffisant sur de nombreux points). Les diff\u00e9rences avec le droit britannique se sont cependant affirm\u00e9es dans certains pays, comme l\u2019Inde part exemple, qui ont traduit dans leur l\u00e9gislation un imp\u00e9ratif de protection de leurs int\u00e9r\u00eats nationaux et de mise \u00e0 disposition de technologies b\u00e9n\u00e9fiques \u00e0 la sant\u00e9 publique, \u00e0 l\u2019alimentation, ou plus g\u00e9n\u00e9ralement au d\u00e9veloppement. L\u2019accord ADPIC a entra\u00een\u00e9 une \u00ab mise \u00e0 niveau \u00bb de la plupart de ces l\u00e9gislations.<\/p>\n<p>Nous nous attarderons dans ce qui suit sur le droit des brevets en Australie, au Canada et en Inde. Nous nous en tiendrons cependant aux traits saillants des troisl\u00e9gislations, sans entrer dans les d\u00e9tails de la r\u00e9glementation.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>424._ Le droit des brevets en Australie_<\/strong> En Australie les premi\u00e8res lois f\u00e9d\u00e9rales sur les brevets, le Patents Act 1903 et le Patents Act 1952, \u00e9taient tr\u00e8s proches des lois alors en vigueur au Royaume-Uni (respectivement les Patents, Designs and Trade Mark Acts 1883 et Patents Act 1949). Les modifications apport\u00e9es au Royaume-Uni par le Patents Act 1977 on cependant \u00e9loign\u00e9 le droit des brevets britannique du droit Australien. Cet \u00e9loignement s\u2019est renforc\u00e9 avec l\u2019adoption en Australie du Patents Act 1990, qui a repris, dans une grande mesure, les principes \u00e9tablis par le pr\u00e9c\u00e9dent Patents Act 1952<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1990.\" id=\"return-footnote-44-4\" href=\"#footnote-44-4\" aria-label=\"Footnote 4\"><sup class=\"footnote\">[4]<\/sup><\/a>. Le Patents Act 1990, lors de son adoption, pr\u00e9sentait ainsi un voisinage beaucoup plus fort avec l\u2019ancienne loi anglaise de 1949.<\/p>\n<p>La dur\u00e9e du brevet standard \u00e9tait alors de 16 ans. Cette dur\u00e9e sera \u00e9tendue \u00e0 20 ans par l\u2019effet de la transposition de l\u2019accord ADPIC<a class=\"footnote\" title=\"Patents (World Trade Organization Amendments) Act 1994 (Cth).\" id=\"return-footnote-44-5\" href=\"#footnote-44-5\" aria-label=\"Footnote 5\"><sup class=\"footnote\">[5]<\/sup><\/a>. Des modifications d\u2019ordre proc\u00e9durales ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 induites par l\u2019Accord de libre-\u00e9change entre l\u2019Australie et les \u00c9tats-Unis de 2004<a class=\"footnote\" title=\"US Free Trade Agreement Implementation Act 2004, No 120, 2004.\" id=\"return-footnote-44-6\" href=\"#footnote-44-6\" aria-label=\"Footnote 6\"><sup class=\"footnote\">[6]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le droit australien des brevets a \u00e9galement subi une modification importante avec l\u2019entr\u00e9e en vigueur du Patent Amendment Act 2001 et du Patents Amendments Regulations 2002. Cette r\u00e9forme concerne tous les d\u00e9p\u00f4ts r\u00e9alis\u00e9s apr\u00e8s le 1er avril 2002. Parmi les changements apport\u00e9s, on notera\u00a0l\u2019\u00e9largissement important du champ des divulgations destructrices de la nouveaut\u00e9 (les limites territoriales \u00e0 l\u2019usage \u00e9tant notamment supprim\u00e9es), un crit\u00e8re plus s\u00e9v\u00e8re de l\u2019activit\u00e9 inventive (permettant d\u00e9sormais la combinaison d\u2019\u00e9l\u00e9ments de l\u2019art ant\u00e9rieur), l\u2019introduction d\u2019une obligation du d\u00e9posant de communiquer les r\u00e9sultats de toute recherche documentaire faite par lui-m\u00eame ou pour son compte aux fins de s\u2019assurer de la brevetabilit\u00e9 de l\u2019invention d\u00e9pos\u00e9e (y compris \u00e0 l\u2019\u00e9tranger\u00a0; sous peine notamment de r\u00e9vocation dans certaines hypoth\u00e8ses), et l\u2019introduction d\u2019un d\u00e9lai de gr\u00e2ce de douze mois.<\/p>\n<p>Pr\u00e9cisons que le droit australien des brevets conna\u00eet deux types de brevets, les <em>standard patents<\/em> et les <em>innovation patents<\/em>, qui succ\u00e8dent aux <em>petty patents<\/em>. Les seconds sont une forme abr\u00e9g\u00e9e de brevet n\u2019impliquant pas d\u2019activit\u00e9 inventive, et conf\u00e9r\u00e9s pour une dur\u00e9e plus courte.<\/p>\n<p>S\u2019agissant des <em>standard patent<\/em>s, le Patent Act australien retient tout d\u2019abord une d\u00e9finition de l\u2019invention brevetable qui peut para\u00eetre \u00e9tonnante. L\u2019invention y est en effet d\u00e9finie comme \u00ab\u00a0toute nouvelle fabrication objet de lettres patentes et de l\u2019octroi de privil\u00e8ges au sens de la section 6 du Statute of Monopolies, incluant une pr\u00e9tendue invention\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1990, Sch. 1 (\u00ab\u00a0any manner of new manufacture the subject of letters patent and grant of privilege within section\u00a06 of the Statute of Monopolies, and includes an alleged invention\u00a0\u00bb).\" id=\"return-footnote-44-7\" href=\"#footnote-44-7\" aria-label=\"Footnote 7\"><sup class=\"footnote\">[7]<\/sup><\/a>. C\u2019est bien ici le Statute of Monopolies anglais qui est vis\u00e9. Le terme fabrication\u00a0 (<em>manner of manufacture)<\/em> inclut les produits et les proc\u00e9d\u00e9s. La seule exception pr\u00e9vue par la loi en mati\u00e8re de brevets standard concerne \u00ab les \u00eatres humains et les proc\u00e9d\u00e9s biologiques pour les engendrer \u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1990, s.18(2).\" id=\"return-footnote-44-8\" href=\"#footnote-44-8\" aria-label=\"Footnote 8\"><sup class=\"footnote\">[8]<\/sup><\/a>. La jurisprudence (anglaise ancienne et australienne) a depuis longtemps d\u00e9velopp\u00e9 des exceptions, fond\u00e9es sur l\u2019interpr\u00e9tation de l\u2019expression <em>manner of manufacture<\/em> ou d\u2019autres \u00e9l\u00e9ments (notamment l\u2019activit\u00e9 inventive ou des consid\u00e9rations \u00e9thiques), qui avaient abouti notamment \u00e0 une exclusion des d\u00e9couvertes, des th\u00e9ories scientifiques et m\u00e9thodes math\u00e9matiques, des pr\u00e9sentations d\u2019informations et des m\u00e9thodes pour le traitement des personnes et des animaux ou de certaines nouvelles utilisation d\u2019\u00e9l\u00e9ments connus<a class=\"footnote\" title=\"Une synth\u00e8se des principes dans ce domane a \u00e9t\u00e9 op\u00e9r\u00e9e par la High Court australienne dans National Research Development Corporation v Commissioner of Patents (1959) 102 CLR 252\" id=\"return-footnote-44-9\" href=\"#footnote-44-9\" aria-label=\"Footnote 9\"><sup class=\"footnote\">[9]<\/sup><\/a>. Cependant, dans le silence des textes en Australie le champ de la brevetabilit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9rablement \u00e9tendu, aux m\u00e9thodes commerciales<a class=\"footnote\" title=\"Il est int\u00e9ressant de noter que la Cour F\u00e9d\u00e9rale d\u2019Australie a confirm\u00e9 la brevetabilit\u00e9 des m\u00e9thodes commerciales dans sa d\u00e9cision Welcome Real-Time SA v Catuity Inc\u00a0du 17 mai 2001 ((2000) 51 IPR 327, [2001] FCA 445). L\u2019affaire concernait un brevet portant sur une m\u00e9thode de gestion de programmes de fid\u00e9lisation de client\u00e8le utilisant des cartes \u00e0 puces. La Cour analyse les pr\u00e9c\u00e9dents anglais et am\u00e9ricains, et approuve notamment la decision du Circuit f\u00e9d\u00e9ral am\u00e9ricain dans l\u2019affaire State Street Bank v. Signature Financial Group\u00a0 (149 F.3d 1368 (Fed. Cir. 1998), ayant admis la brevetabilit\u00e9 d\u2019une m\u00e9thode financi\u00e8re relative \u00e0 l\u2019administration d\u2019un fonds mutuel, supra, n\u00b0367).\" id=\"return-footnote-44-10\" href=\"#footnote-44-10\" aria-label=\"Footnote 10\"><sup class=\"footnote\">[10]<\/sup><\/a>, aux m\u00e9thodes de traitement m\u00e9dical<a class=\"footnote\" title=\"Anaesthetic Supplies Pty Ltd v Rescare Ltd\u00a0(1994) 50 FCR 1; Bristol-Myers Squibb Co v FH Faulding &amp; Co Ltd (2000) 97 FCR 524.\" id=\"return-footnote-44-11\" href=\"#footnote-44-11\" aria-label=\"Footnote 11\"><sup class=\"footnote\">[11]<\/sup><\/a>, aux logiciels<a class=\"footnote\" title=\"IBM Corporation v Commissioner of Patents, (1991) 33 FCR 218; CCOM Pty Ltd v Jiejing Pty Ltd, (1994) 51 FCR 260; Data Access Corp v Powerflex Services Ltd, (1999) 166 ALR 228; V A. Christie and S. Syme \u2018Patents for Algorithms in Australia\u2019 (1998) 20 Sydney Law Rev 517.\" id=\"return-footnote-44-12\" href=\"#footnote-44-12\" aria-label=\"Footnote 12\"><sup class=\"footnote\">[12]<\/sup><\/a>, et dans le domaine du vivant<a class=\"footnote\" title=\"N. Byrne, Legal Protection of Plants in Australia under Patent and Plant Variety Rights Legislation, Report to Australian Patent Office and Australian Plant Variety Rights Office (November 1990).\" id=\"return-footnote-44-13\" href=\"#footnote-44-13\" aria-label=\"Footnote 13\"><sup class=\"footnote\">[13]<\/sup><\/a>. Sur ce point l\u2019approche des tribunaux et du Patent Office australien est similaire \u00e0 celle adopt\u00e9e aux \u00c9tats-Unis.<\/p>\n<p>Comme indiqu\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"V. supra, n\u00b0312.\" id=\"return-footnote-44-14\" href=\"#footnote-44-14\" aria-label=\"Footnote 14\"><sup class=\"footnote\">[14]<\/sup><\/a>, la question de la brevetabilit\u00e9 des inventions g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par des syst\u00e8mes d\u2019intelligence artificielle a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 soumise aux tribunaux australien par l&rsquo;effet d&rsquo;une d\u00e9clinaison locale de l&rsquo;affaire \u00ab Thaler \u00bb, relative au syst\u00e8me d\u2019intelligence artificielle \u00ab DABUS \u00bb. En l&rsquo;esp\u00e8ce, une demande similaire \u00e0 celles form\u00e9es au Royaume-Uni et dans les autres pays concern\u00e9s<a class=\"footnote\" title=\"Demande no. 2019363177 du 9 septembre 2020 (PCT\/IB2019\/057809).\" id=\"return-footnote-44-15\" href=\"#footnote-44-15\" aria-label=\"Footnote 15\"><sup class=\"footnote\">[15]<\/sup><\/a> a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e par le Patent Office australien, au motif que l&rsquo;inventeur au sens de la section 15(1) du Patents Act de 1990 ne peut \u00eatre qu&rsquo;un \u00eatre humain. Cette position a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e par un arr\u00eat de la Cour F\u00e9d\u00e9rale d&rsquo;Australie du 13 avril 2022<a class=\"footnote\" title=\"Australian law in Commissioner of Patents v Thaler [2022] FCAFC 62 (qui infirme Thaler v Commissioner of Patents [2021] FCA 879; 160 IPR 72.\" id=\"return-footnote-44-16\" href=\"#footnote-44-16\" aria-label=\"Footnote 16\"><sup class=\"footnote\">[16]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les crit\u00e8res de protection par brevet en Australie sont tr\u00e8s proches des standards europ\u00e9ens<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act, s. 7 (nouveaut\u00e9 et activit\u00e9 inventive \u2013 inventive step), s. 7A (utilit\u00e9). Sur l\u2019activit\u00e9 inventive, v. Aktiebolaget\u00a0 Hassle v Alphapharm Pty Ltd [2002] HCA 59.\" id=\"return-footnote-44-17\" href=\"#footnote-44-17\" aria-label=\"Footnote 17\"><sup class=\"footnote\">[17]<\/sup><\/a>, et l\u2019examen porte sur l\u2019ensemble des conditions de brevetabilit\u00e9. Le Patents Amendment Act 2001 (Cth) a permis la combinaison d\u2019\u00e9l\u00e9ments de l\u2019\u00e9tat de la technique dans l\u2019examen de l\u2019activit\u00e9 inventive, autrefois limit\u00e9 \u00e0 un seul \u00e9l\u00e9ment<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1990, s. 7(3).\" id=\"return-footnote-44-18\" href=\"#footnote-44-18\" aria-label=\"Footnote 18\"><sup class=\"footnote\">[18]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le Patents Act australien pr\u00e9voit un d\u00e9lai de gr\u00e2ce de 12 mois<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1990, s. 24: &quot;(1) For the purpose of deciding whether an invention is novel or involves an inventive step or an innovative step, the person making the decision must disregard:\u00a0(a) any information made publicly available in the prescribed circumstances, by or with the consent of the nominated person or patentee, or the predecessor in title of the nominated person or patentee; (...)&quot;. Egalement reg 2.2(1A) and reg 2.3(1A)). Ce d\u00e9lai couvre la p\u00e9riode pr\u00e9c\u00e9dant le d\u00e9p\u00f4t d'une demande compl\u00e8te, et ne court pas \u00e0 compter d'une demande provisoire ou de priorit\u00e9.\" id=\"return-footnote-44-19\" href=\"#footnote-44-19\" aria-label=\"Footnote 19\"><sup class=\"footnote\">[19]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les droits exclusifs consistent dans le droit exclusif \u00ab d\u2019exploiter l\u2019invention et d\u2019autoriser d\u2019autres personnes \u00e0 exploiter l\u2019invention \u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1990, s. 13.\" id=\"return-footnote-44-20\" href=\"#footnote-44-20\" aria-label=\"Footnote 20\"><sup class=\"footnote\">[20]<\/sup><\/a>, et plus pr\u00e9cis\u00e9ment (pour les inventions de produits) dans \u00ab le droit de fabriquer, de louer ou de disposer autrement du produit, de l\u2019utiliser ou de l\u2019importer, ou de le conserver \u00e0 l\u2019une de ces fins \u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1990, Schedule 1 (dictionnaire).\" id=\"return-footnote-44-21\" href=\"#footnote-44-21\" aria-label=\"Footnote 21\"><sup class=\"footnote\">[21]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le droit de brevet est soumis \u00e0 \u00e9puisement national (sur le fondement d\u2019un m\u00e9canisme de licence tacite). La question de l\u2019\u00e9puisement international n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 tranch\u00e9e, mais l\u2019article 17.9.4 de l\u2019accord de libre \u00e9change entre l\u2019Australie et les \u00c9tats-Unis impose de pr\u00e9voir le droit pour le titulaire du brevet de s\u2019opposer \u00e0 l\u2019importation non autoris\u00e9e d\u2019un produit brevet\u00e9 ou issu d\u2019un proc\u00e9d\u00e9 brevet\u00e9, du moins lorsque le titulaire du brevet a impos\u00e9 des restrictions \u00e0 l\u2019importation par contrat ou d\u2019autres moyens. En outre les droits exclusifs visent bien l\u2019importation.<\/p>\n<p>S\u2019agissant des exceptions, en droit Australien l\u2019\u00e9quivalent du droit de possession personnelle ant\u00e9rieure ne repose pas sur la possession, mais sur \u00ab l\u2019exploitation \u00bb ou des d\u00e9marches abouties d\u2019exploitation de l\u2019invention brevet\u00e9e<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1990, s. 119(5). L\u2019exploitation y est d\u00e9finie de mani\u00e8re diff\u00e9rence selon l\u2019objet de l\u2019invention.\" id=\"return-footnote-44-22\" href=\"#footnote-44-22\" aria-label=\"Footnote 22\"><sup class=\"footnote\">[22]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les <em>innovation patents<\/em> ont \u00e9t\u00e9 introduits par le <em>Patents Amendment (Innovation Patents) Act<\/em> 2000. Ils se substituent aux <em>petty patents<\/em>, qui avait \u00e9t\u00e9 institu\u00e9s en 1979. Le champ de la brevetabilit\u00e9 est celui du brevet standard, sous r\u00e9serve de l\u2019exclusion sp\u00e9cifique des plantes, des animaux et des proc\u00e9d\u00e9s biologiques pour leur obtention (sauf proc\u00e9d\u00e9s microbiologiques et produits r\u00e9sultant de l\u2019utilisation de tels proc\u00e9d\u00e9s)<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1990, s. 1853) et (4).\" id=\"return-footnote-44-23\" href=\"#footnote-44-23\" aria-label=\"Footnote 23\"><sup class=\"footnote\">[23]<\/sup><\/a>. L\u2019activit\u00e9 inventive n\u2019est pas exig\u00e9e, et est remplac\u00e9e par un crit\u00e8re moins exigeant d\u2019 \u00ab \u00e9tape inventive \u00bb (<em>inventive step<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"Section 18(1A). Le crit\u00e8re est d\u00e9fini par la section 7(4) comme suit: \u00ab For the purposes of this Act, an invention is to be taken to involve an innovative step when compared with the prior art base unless the invention would , to a person skilled in the relevant art, in the light of the common general knowledge as it existed (whether in or out of the patent area) before the priority date of the relevant claim, only vary from the kinds of information set out in subsection\u00a0(5) in ways that make no substantial contribution to the working of the invention.\u00a0\u00bb\" id=\"return-footnote-44-24\" href=\"#footnote-44-24\" aria-label=\"Footnote 24\"><sup class=\"footnote\">[24]<\/sup><\/a>. La dur\u00e9e de la protection est de huit ans<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act, s. 68.\" id=\"return-footnote-44-25\" href=\"#footnote-44-25\" aria-label=\"Footnote 25\"><sup class=\"footnote\">[25]<\/sup><\/a>. Seules cinq revendications sont admises<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1990, s. 40(2)(c).\" id=\"return-footnote-44-26\" href=\"#footnote-44-26\" aria-label=\"Footnote 26\"><sup class=\"footnote\">[26]<\/sup><\/a>. L\u2019examen des conditions de fond est optionnel, et doit \u00eatre demand\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1990, s. 101A\" id=\"return-footnote-44-27\" href=\"#footnote-44-27\" aria-label=\"Footnote 27\"><sup class=\"footnote\">[27]<\/sup><\/a>. Cependant, une action en contrefa\u00e7on est soumise \u00e0 examen et \u00e0 la d\u00e9livrance d\u2019un certificat attestant de son succ\u00e8s. Les d\u00e9lais d\u2019examen sont r\u00e9duits. La publication est effectu\u00e9e apr\u00e8s d\u00e9livrance du brevet<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act 1990, s. 62(2).\" id=\"return-footnote-44-28\" href=\"#footnote-44-28\" aria-label=\"Footnote 28\"><sup class=\"footnote\">[28]<\/sup><\/a>. L\u2019action en contrefa\u00e7on ne peut \u00eatre intent\u00e9e qu\u2019\u00e0 compter de cette date. Pour le reste (conditions de protection, d\u00e9lai de gr\u00e2ce, \u00e9tendue des droits et exceptions\u2026), le r\u00e9gime des brevets standards s\u2019applique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>425._ Le droit des brevets au Canada_<\/strong> Le droit des brevets au Canada a subi l\u2019influence \u00e0 la fois du droit anglais et du droit des \u00c9tats-Unis, mais a \u00e9galement d\u00e9velopp\u00e9 des solutions originales<em>. <\/em>La loi actuelle<a class=\"footnote\" title=\"Loi sur les brevets, L.R.C. (1985), ch. P-4.\" id=\"return-footnote-44-29\" href=\"#footnote-44-29\" aria-label=\"Footnote 29\"><sup class=\"footnote\">[29]<\/sup><\/a> trouve son origine dans la loi sur les brevets de 1935, qui a connu de nombreuses r\u00e9formes avant sa codification dans les lois r\u00e9vis\u00e9es du Canada en 1985. Le r\u00e9gime de protection et les r\u00e8gles proc\u00e9durales ont \u00e9t\u00e9 assez profond\u00e9ment modifi\u00e9s en 1989 (date qui correspond \u00e0 l\u2019adh\u00e9sion du Canada au PCT), puis sous l\u2019effet de l\u2019Accord de libre-\u00e9change nord-am\u00e9ricain (ALENA\/NAFTA)<a class=\"footnote\" title=\"Loi de mise en oeuvre de l\u2019Accord de libre-\u00e9change nord-am\u00e9ricain, L.C. 1993, ch. 44.\" id=\"return-footnote-44-30\" href=\"#footnote-44-30\" aria-label=\"Footnote 30\"><sup class=\"footnote\">[30]<\/sup><\/a> et de la Loi d&rsquo;actualisation du droit de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle de 1993.<\/p>\n<p>Le droit canadien ne conna\u00eet qu\u2019une forme de brevet. Dans une d\u00e9finition r\u00e9miniscente de la loi am\u00e9ricaine, la loi Canadienne d\u00e9finit l\u2019invention brevetable comme \u00ab toute r\u00e9alisation, tout proc\u00e9d\u00e9, toute machine, fabrication ou composition de mati\u00e8res, ainsi que tout perfectionnement de l\u2019un d\u2019eux, pr\u00e9sentant le caract\u00e8re de la nouveaut\u00e9 et de l\u2019utilit\u00e9 \u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Loi sur les brevets, art. 2.\" id=\"return-footnote-44-31\" href=\"#footnote-44-31\" aria-label=\"Footnote 31\"><sup class=\"footnote\">[31]<\/sup><\/a>. Elle ne contient pas d\u2019exclusions du champ de la brevetabilit\u00e9. La jurisprudence a int\u00e9gr\u00e9 les exclusions classiques concernant les d\u00e9couvertes, les th\u00e9ories scientifiques, les m\u00e9thodes math\u00e9matiques, les pr\u00e9sentations d\u2019informations, les m\u00e9thodes chirurgicales et de traitement m\u00e9dical<a class=\"footnote\" title=\"Tennessee Eastman Co. V. Canada (Commissioner of Patents) (1972), [1974] S.C.R. 111, 8 C.P.R. (2d) 202.\" id=\"return-footnote-44-32\" href=\"#footnote-44-32\" aria-label=\"Footnote 32\"><sup class=\"footnote\">[32]<\/sup><\/a>. Les programmes d\u2019ordinateur en tant que tels sont exclus de la protection<a class=\"footnote\" title=\"Schlumberger Canada Ltd. V. Canada (Commissioner of Patents) (1981), 56 C.P.R. (2d) 202.\" id=\"return-footnote-44-33\" href=\"#footnote-44-33\" aria-label=\"Footnote 33\"><sup class=\"footnote\">[33]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La question de la brevetabilit\u00e9 des cr\u00e9ations d&rsquo;intelligence artificielle n&rsquo;est pas totalement r\u00e9solue. L&rsquo;affaire Thaler<a class=\"footnote\" title=\"V. supra, n\u00b0312.\" id=\"return-footnote-44-34\" href=\"#footnote-44-34\" aria-label=\"Footnote 34\"><sup class=\"footnote\">[34]<\/sup><\/a> a cependant connu des d\u00e9veloppements au Canada. En ao\u00fbt 2024, l\u2019Office de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle du Canada (\u00ab OPIC \u00bb) a ainsi renvoy\u00e9 une demande d\u00e9pos\u00e9e par M. Thaler au nom de son intelligence artificielle DABUS, similaire \u00e0 celles qu&rsquo;il avait d\u00e9pos\u00e9es dans les autres pays<a class=\"footnote\" title=\"demande de brevet canadien n\u00b03137161.\" id=\"return-footnote-44-35\" href=\"#footnote-44-35\" aria-label=\"Footnote 35\"><sup class=\"footnote\">[35]<\/sup><\/a> \u00e0 l&rsquo;examen de la Commission d&rsquo;appel des brevets (Patent Appeal Board), apr\u00e8s lui avoir notifi\u00e9 qu&rsquo;au sens de la loi canadienne, la qualit\u00e9 d&rsquo;inventeur ne peut appartenir qu&rsquo;\u00e0 une personne humaine<a class=\"footnote\" title=\"Lettre du 15 ao\u00fbt 2024, site OPIC.\" id=\"return-footnote-44-36\" href=\"#footnote-44-36\" aria-label=\"Footnote 36\"><sup class=\"footnote\">[36]<\/sup><\/a>. L&rsquo;affaire conna\u00eetra donc sans doute des suites prochainement.<\/p>\n<p>S\u2019agissant du vivant, la Cour supr\u00eame du Canada a pris en 2002 une position contraire \u00e0 celle de son homologue des \u00c9tats-Unis, dans sa d\u00e9cision <em>Harvard College c. Canada (Commissaire aux brevets)<a class=\"footnote\" title=\"Harvard College c. Canada (Commissaire aux brevets) 2002 SCC 76.\" id=\"return-footnote-44-37\" href=\"#footnote-44-37\" aria-label=\"Footnote 37\"><sup class=\"footnote\">[37]<\/sup><\/a><\/em>, portant sur la souris \u00ab oncomouse \u00bb d\u2019Harvard. Pour la Cour supr\u00eame Canadienne, les \u00ab formes de vie sup\u00e9rieures \u00bb (comme les animaux transg\u00e9niques) ne sont pas brevetables, car elle ne constituent pas une \u00ab fabrication \u00bb ou une \u00ab composition de mati\u00e8res \u00bb au sens de la d\u00e9finition des inventions dans la section 2 de la loi canadienne sur les brevets<a class=\"footnote\" title=\"Selon la Cour : \u00ab Pour \u00eatre vis\u00e9e par la d\u00e9finition du mot \u00ab invention \u00bb, une forme de vie sup\u00e9rieure doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une \u00ab fabrication \u00bb ou une \u00ab composition de mati\u00e8res \u00bb. Bien que la d\u00e9finition que la Loi sur les brevets donne du mot \u00ab invention \u00bb soit g\u00e9n\u00e9rale, le l\u00e9gislateur n'a pas d\u00e9fini le terme \u00ab invention \u00bb comme \u00ab tout ce qui est fabriqu\u00e9 par l'\u00eatre humain et qui pr\u00e9sente le caract\u00e8re de la nouveaut\u00e9 et de l'utilit\u00e9 \u00bb. Le choix d'une d\u00e9finition exhaustive indique une intention claire d'exclure certains objets pour le motif qu'ils ne rel\u00e8vent pas de la Loi. Dans le contexte de la Loi, le mot \u00ab fabrication \u00bb (\u00ab manufacture \u00bb) s'entend g\u00e9n\u00e9ralement d'un produit ou d'un proc\u00e9d\u00e9 m\u00e9canique non vivant, et non d'une forme de vie sup\u00e9rieure. L'expression \u00ab composition de mati\u00e8res \u00bb (\u00ab composition of matter \u00bb), utilis\u00e9e dans la Loi, ne vise pas une forme de vie sup\u00e9rieure comme l'oncosouris. Elle figure dans l'\u00e9num\u00e9ration \u00ab r\u00e9alisation, [. . .] proc\u00e9d\u00e9, [. . .] machine, fabrication ou composition de mati\u00e8res \u00bb. Le terme collectif qui compl\u00e8te une \u00e9num\u00e9ration se restreint \u00e0 des choses de m\u00eame genre que celles qui le pr\u00e9c\u00e8dent, m\u00eame si, de par sa nature, ce terme collectif est susceptible d'embrasser beaucoup plus. Tout comme les mots \u00ab machine \u00bb et \u00ab fabrication \u00bb ne d\u00e9signent pas une cr\u00e9ature vivante, l'expression \u00ab composition de mati\u00e8res \u00bb ne vise pas les formes de vie sup\u00e9rieures. Bien que l'oeuf f\u00e9cond\u00e9 dans lequel est inject\u00e9 l'oncog\u00e8ne soit un m\u00e9lange de divers ingr\u00e9dients, le corps d'une souris ne comporte pas des ingr\u00e9dients ou des substances qui ont \u00e9t\u00e9 combin\u00e9s ou m\u00e9lang\u00e9s ensemble par une personne. De plus, le mot \u00ab mati\u00e8re \u00bb n'englobe qu'un seul aspect d'une forme de vie sup\u00e9rieure, qui est g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9e comme poss\u00e9dant des attributs et des caract\u00e9ristiques qui transcendent le mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique qui la compose. Les formes de vie sup\u00e9rieures ne peuvent pas \u00eatre per\u00e7ues comme \u00e9tant de simples \u00ab compositions de mati\u00e8res \u00bb dans le contexte de la Loi sur les brevets. Les inventions ne sont pas toutes n\u00e9cessairement brevetables du seul fait qu'elles sont toutes impr\u00e9vues et impr\u00e9visibles. Il se peut que le l\u00e9gislateur n'ait pas voulu que la d\u00e9finition du mot \u00ab invention \u00bb vise les formes de vie sup\u00e9rieures. Il est \u00e9galement possible que le l\u00e9gislateur ait jug\u00e9 que les plantes et les animaux hybrides n'\u00e9taient pas brevetables parce qu'il vaut mieux les consid\u00e9rer comme des \u00ab d\u00e9couvertes \u00bb. \u00c9tant donn\u00e9 que la d\u00e9livrance de brevets pour des formes de vie sup\u00e9rieures exigerait une d\u00e9rogation radicale au r\u00e9gime traditionnel des brevets et que la brevetabilit\u00e9 de ces formes de vie est une question fort controvers\u00e9e qui soul\u00e8ve un certain nombre de points extr\u00eamement complexes, une mesure l\u00e9gislative claire et nette est requise pour que les formes de vie sup\u00e9rieures soient brevetables. La loi actuelle n'indique pas clairement que les formes de vie sup\u00e9rieures sont brevetables \u00bb.\" id=\"return-footnote-44-38\" href=\"#footnote-44-38\" aria-label=\"Footnote 38\"><sup class=\"footnote\">[38]<\/sup><\/a>. Pour la Cour, cette interpr\u00e9tation des termes de la loi sur les brevets est \u00e9tay\u00e9e par le fait que la d\u00e9livrance de brevets pour des formes de vie sup\u00e9rieures soul\u00e8ve des questions exceptionnelles qui ne se posent pas \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard d&rsquo;inventions non vivantes et qui ne sont pas prises en compte dans l&rsquo;\u00e9conomie de la loi. Bien qu\u2019elle confirme la brevetabilit\u00e9 des formes de vie inf\u00e9rieures (car il est plus facile de les percevoir comme \u00ab composition de mati\u00e8res \u00bb ou \u00ab fabrication \u00bb), la Cour Supr\u00eame pr\u00e9cise qu\u2019il ne lui appartient pas de d\u00e9cider o\u00f9 tracer la ligne entre les formes de vie sup\u00e9rieures et les formes de vie inf\u00e9rieures.<\/p>\n<p>S\u2019agissant des crit\u00e8res de protection<a class=\"footnote\" title=\"Loi sur les brevets, articles 28.2 (nouveaut\u00e9), 28.3 (activit\u00e9 inventive), article 2 (utilit\u00e9).\" id=\"return-footnote-44-39\" href=\"#footnote-44-39\" aria-label=\"Footnote 39\"><sup class=\"footnote\">[39]<\/sup><\/a>, le droit canadien se rapproche des droits europ\u00e9ens, en particulier depuis une d\u00e9cision de la Cour Supr\u00eame de 2008 dans l\u2019affaire <em>Apotex Inc. c. Sanofi-Synthelabo Canada Inc<\/em>.<a class=\"footnote\" title=\"Apotex Inc. c. Sanofi-Synthelabo Canada Inc, 2008 CSC 61.\" id=\"return-footnote-44-40\" href=\"#footnote-44-40\" aria-label=\"Footnote 40\"><sup class=\"footnote\">[40]<\/sup><\/a>, qui a apport\u00e9 des pr\u00e9cisions importantes sur l\u2019appr\u00e9ciation de la nouveaut\u00e9 et de l\u2019activit\u00e9 inventive<a class=\"footnote\" title=\"V Smith, P.S., Cameron, D.M., The Supreme Court\u2019s Sanofi Decision : three years later, 27 C.I.P.R. (Canadian Intellectual Property Review), p. 282.\" id=\"return-footnote-44-41\" href=\"#footnote-44-41\" aria-label=\"Footnote 41\"><sup class=\"footnote\">[41]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La loi canadienne pr\u00e9voit un d\u00e9lai de gr\u00e2ce de 12 mois<a class=\"footnote\" title=\"Loi sur les brevets, article 28.2. Ce d\u00e9lai couvre la p\u00e9riode pr\u00e9c\u00e9dant le d\u00e9p\u00f4t d'une demande compl\u00e8te, et ne court pas \u00e0 compter d'une demande de priorit\u00e9.\" id=\"return-footnote-44-42\" href=\"#footnote-44-42\" aria-label=\"Footnote 42\"><sup class=\"footnote\">[42]<\/sup><\/a>.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Au Canada, l\u2019examen des demandes porte sur l\u2019ensemble des conditions de brevetabilit\u00e9, et se d\u00e9roule dans des conditions similaires \u00e0 celle d\u00e9crite pour les Etats-Unis.<\/p>\n<p>Les droits exclusifs consistent dans \u00ab le droit, la facult\u00e9 et le privil\u00e8ge exclusif de fabriquer, construire, exploiter et vendre \u00e0 d\u2019autres, pour qu\u2019ils l\u2019exploitent, l\u2019objet de l\u2019invention \u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Loi sur les brevets, article 42.\" id=\"return-footnote-44-43\" href=\"#footnote-44-43\" aria-label=\"Footnote 43\"><sup class=\"footnote\">[43]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le Canada applique un principe d\u2019\u00e9puisement national des droits du brevet\u00e9\u00a0 fond\u00e9 sur un m\u00e9canisme de licence tacite<a class=\"footnote\" title=\"Signalisation de Montr\u00e9al Inc. v Services de B\u00e9ton Universels Lt\u00e9e, [1992] FCJ No 1151 (FCA)\u00a0; Eli Lillly &amp; Co. c Novopharm Ltd.; Eli Lilly &amp; Co. c Apotex Inc., [1998] 2 SCR 129.\" id=\"return-footnote-44-44\" href=\"#footnote-44-44\" aria-label=\"Footnote 44\"><sup class=\"footnote\">[44]<\/sup><\/a>. L\u2019importation parall\u00e8le est possible, selon le cas, en vertu d\u2019une licence tacite, mais sera contrefaisante en pr\u00e9sence d\u2019une restriction contractuelle \u00e0 l\u2019importation.<\/p>\n<p>S\u2019agissant des exceptions, dans les ann\u00e9es 1990 la l\u00e9gislation Canadienne sur les brevets a fait l\u2019objet d\u2019une proc\u00e9dure devant l\u2019OMC, d\u00e9pos\u00e9e par les CE et leurs \u00c9tats membres. Cette proc\u00e9dure visait deux exceptions : une exception dite \u00ab pour l&rsquo;examen r\u00e9glementaire \u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Loi sur les brevets, article 55.2 1 : \u00ab Il n\u2019y a pas contrefa\u00e7on de brevet lorsque l\u2019utilisation, la fabrication, la construction ou la vente d\u2019une invention brevet\u00e9e se justifie dans la seule mesure n\u00e9cessaire \u00e0 la pr\u00e9paration et \u00e0 la production du dossier d\u2019information qu\u2019oblige \u00e0 fournir une loi f\u00e9d\u00e9rale, provinciale ou \u00e9trang\u00e8re r\u00e9glementant la fabrication, la construction, l\u2019utilisation ou la vente d\u2019un produit \u00bb.\" id=\"return-footnote-44-45\" href=\"#footnote-44-45\" aria-label=\"Footnote 45\"><sup class=\"footnote\">[45]<\/sup><\/a>, tout d\u2019abord, permettant aux concurrents potentiels du titulaire d&rsquo;un brevet d&rsquo;exploiter l&rsquo;invention brevet\u00e9e, sans l&rsquo;autorisation du titulaire du brevet pendant la dur\u00e9e de celui-ci, afin d&rsquo;obtenir des pouvoirs publics une approbation de commercialisation. Une exception \u00ab pour stockage \u00bb, ensuite, permettant aux concurrents de fabriquer et de stocker (mais pas de vendre) des marchandises brevet\u00e9es pendant une certaine p\u00e9riode avant l&rsquo;expiration du brevet. Seule cette derni\u00e8re exception a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9e incompatible avec l\u2019accord ADPIC, et a \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9e par la suite.<\/p>\n<p>En droit Canadien l\u2019\u00e9quivalent du droit de possession personnelle ant\u00e9rieure en repose pas sur la possession, mais sur \u00ab l\u2019achat, la construction ou l\u2019acquisition \u00bb ant\u00e9rieurs de l\u2019invention brevet\u00e9e<a class=\"footnote\" title=\"Loi sur les brevets, article 56(1) : \u00ab Quiconque, avant la date de revendication d\u2019une demande de brevet, ach\u00e8te, ex\u00e9cute ou acquiert l\u2019objet que d\u00e9finit la revendication peut utiliser et vendre l\u2019article, la machine, l\u2019objet manufactur\u00e9 ou la composition de mati\u00e8res brevet\u00e9s ainsi achet\u00e9s, ex\u00e9cut\u00e9s ou acquis avant cette date sans encourir de responsabilit\u00e9 envers le brevet\u00e9 ou ses repr\u00e9sentants l\u00e9gaux \u00bb.\" id=\"return-footnote-44-46\" href=\"#footnote-44-46\" aria-label=\"Footnote 46\"><sup class=\"footnote\">[46]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>A noter que la loi Canadienne contient des dispositions sur l\u2019abus du brevet (<em>patent misuse<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"Loi sur les brevets, article 65 \u00e0 71.\" id=\"return-footnote-44-47\" href=\"#footnote-44-47\" aria-label=\"Footnote 47\"><sup class=\"footnote\">[47]<\/sup><\/a>. L\u2019abus ne constitue pas un moyen de d\u00e9fense comme aux \u00c9tats-Unis, mais un motif d\u2019action aupr\u00e8s du commissaire aux brevets, qui pourra, selon le cas, ordonner la concession d\u2019une licence ou ordonner la d\u00e9ch\u00e9ance du brevet.<\/p>\n<p>Enfin, la loi canadienne a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9e en 2023 de mani\u00e8re \u00e0 permettre, en conformit\u00e9 avec les exigences de l&rsquo;accord Canada-\u00c9tats-Unis-Mexique (ACEUM)<a class=\"footnote\" title=\"Article 20.44: &quot;1. Chacune des Parties met en \u0153uvre tous ses efforts pour traiter efficacement et rapidement les demandes de brevet, en vue d\u2019\u00e9viter tout retard d\u00e9raisonnable ou inutile. 2. Une Partie peut pr\u00e9voir des proc\u00e9dures permettant au d\u00e9posant d\u2019une demande de brevet de demander que l\u2019examen de sa demande soit acc\u00e9l\u00e9r\u00e9. 3. Si des retards d\u00e9raisonnables surviennent dans la d\u00e9livrance d\u2019un brevet par une Partie, celle-ci pr\u00e9voit des moyens permettant d\u2019ajuster la dur\u00e9e du brevet pour compenser ces retards, et, sur demande du titulaire du brevet, ajuste la dur\u00e9e du brevet \u00e0 cette fin. 4. Pour l\u2019application du pr\u00e9sent article, un retard d\u00e9raisonnable s\u2019entend au moins d\u2019un retard de plus de cinq ans dans la d\u00e9livrance du brevet \u00e0 compter de la date du d\u00e9p\u00f4t de la demande sur le territoire de la Partie, ou de trois ans \u00e0 compter de la pr\u00e9sentation d\u2019une requ\u00eate d\u2019examen de la demande, la date la plus tardive \u00e9tant retenue. Une Partie peut exclure du calcul de la dur\u00e9e de ces retards les p\u00e9riodes qui ne surviennent pas pendant le traitement ou l\u2019examen de la demande de brevet par l\u2019autorit\u00e9 d\u00e9livrant le brevet; les p\u00e9riodes correspondant aux retards qui ne sont pas directement attribuables \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 d\u00e9livrant le brevet; de m\u00eame que les p\u00e9riodes correspondant aux retards qui sont attribuables au d\u00e9posant de la demande de brevet&quot;.\" id=\"return-footnote-44-48\" href=\"#footnote-44-48\" aria-label=\"Footnote 48\"><sup class=\"footnote\">[48]<\/sup><\/a>, l&rsquo;introduction d&rsquo;un syst\u00e8me g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;extension de la dur\u00e9e de protection en cas de retards d\u00e9raisonnables dans la d\u00e9livrance du brevet attribuable aux autorit\u00e9s de d\u00e9livrance<a class=\"footnote\" title=\"S.C. 2023, c. 26, s. 487.\" id=\"return-footnote-44-49\" href=\"#footnote-44-49\" aria-label=\"Footnote 49\"><sup class=\"footnote\">[49]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>426._ Le droit des brevets en Inde_<\/strong><a class=\"footnote\" title=\"Outre la bibliographie sur l'Inde cit\u00e9 en d\u00e9but d'ouvrage, v. R. Sagar, Introduction Of Exclusive Privileges\/Patents In Colonial India: Why And For Whose Benefit? (2007) 2 Intellectual Property Quarterly 324, A. Vanni, Patent Games in the Global South : Pharmaceutical Patent Law-Making in Brazil, India and Nigeria, Bloomsbury, 2020.\" id=\"return-footnote-44-50\" href=\"#footnote-44-50\" aria-label=\"Footnote 50\"><sup class=\"footnote\">[50]<\/sup><\/a> Le droit des brevets en Inde a longtemps pr\u00e9sent\u00e9 de fortes particularit\u00e9s, li\u00e9es notamment \u00e0 des imp\u00e9ratifs de protection des int\u00e9r\u00eats nationaux en mati\u00e8re de sant\u00e9 publique et d&rsquo;alimentation. Ces particularit\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 progressivement effac\u00e9es \u00e0 la suite de l&rsquo;adh\u00e9sion de l&rsquo;Inde \u00e0 l&rsquo;OMC et \u00e0 l&rsquo;accord ADPIC.<\/p>\n<p>Lors de son adoption, la loi indienne sur les brevets de 1970<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act, 1970. La loi est issue de travaux initi\u00e9s \u00e0 l'ind\u00e9pendance en 1947 (V. Shri Justice N Rajagopala Ayyangar, \u2018ayyangar_committee_report.pdf\u2019 (Government of India, 1959)). La premi\u00e8re loi sur les brevets en Inde date de 1856; elle fut suivie par une loi de 1859, qui s'inspire de la loi anglaise de 1852, puis d'une loi de 1911.\" id=\"return-footnote-44-51\" href=\"#footnote-44-51\" aria-label=\"Footnote 51\"><sup class=\"footnote\">[51]<\/sup><\/a> pr\u00e9voyait une dur\u00e9e de protection tr\u00e8s courte, de sept ans pour les secteurs alimentaires et pharmaceutiques, et de quatorze ans pour les autres secteurs. Elle interdisait les brevets de produits pour les inventions destin\u00e9es ou susceptibles d&rsquo;\u00eatre utilis\u00e9es comme nourriture, m\u00e9dicament ou relatifs \u00e0 des substances pr\u00e9par\u00e9es ou produites par proc\u00e9d\u00e9s chimiques (seuls les brevets de proc\u00e9d\u00e9s \u00e9taient autoris\u00e9s). La brevetabilit\u00e9 du vivant \u00e9tait \u00e9galement exclue de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale. Les brevets de proc\u00e9d\u00e9s permettant la production de nourriture ou de m\u00e9dicaments excluaient la protection du produit issu du proc\u00e9d\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act, 1970, s.5(1) (\u00ab In the case of inventions \u2013 (a) claiming substances intended for use, or capable of being used, as food or as medicine or drug, or, (b) relating to substances prepared or produced by chemical processes (including alloys, optical glass, semi-conductors and inter-metallic compounds), no patent shall be granted in respect of claims for the substance themselves, but claims for the methods or processes of manufacture shall be patentable \u00bb. Cit\u00e9 in J. Sundaram, art. cit\u00e9 infra, p.6).\" id=\"return-footnote-44-52\" href=\"#footnote-44-52\" aria-label=\"Footnote 52\"><sup class=\"footnote\">[52]<\/sup><\/a>. Enfin, la loi \u00e9tablissait un r\u00e9gime tr\u00e8s s\u00e9v\u00e8re de licences obligatoires, notamment des licences obligatoires automatiques en mati\u00e8re pharmaceutique. Cette abolition des brevets sur les produits pharmaceutiques, adoss\u00e9 \u00e0 un environnement r\u00e9glementaire adapt\u00e9, a entra\u00een\u00e9 le d\u00e9veloppement spectaculaire de l&rsquo;industrie pharmaceutique locale, centr\u00e9e sur la fabrication de g\u00e9n\u00e9riques \u00e0 bas prix, notamment de m\u00e9dicaments essentiels<a class=\"footnote\" title=\"Par exemple dans le cadre de la lutte contre le VIH au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000.\" id=\"return-footnote-44-53\" href=\"#footnote-44-53\" aria-label=\"Footnote 53\"><sup class=\"footnote\">[53]<\/sup><\/a>, destin\u00e9s \u00e0 la fois au march\u00e9 local et aux exportations (notamment vers les pays \u00e9mergents ou en voie de d\u00e9veloppement).<a class=\"footnote\" title=\"V. K. Chaturvedi, Policy And Technology Co-Evolution In The Indian Pharmaceutical Industry (Open University, 2005), et les r\u00e9f\u00e9rences incluses. Pour des chiffres sur l'industrie pharmaceutique indienne, v. wikipedia (pharmaceutical industry in India).\" id=\"return-footnote-44-54\" href=\"#footnote-44-54\" aria-label=\"Footnote 54\"><sup class=\"footnote\">[54]<\/sup><\/a>. Cette situation a entra\u00een\u00e9, on le sait, de fortes tensions au niveau international, au coeur des n\u00e9gociations de l&rsquo;accord ADPIC<a class=\"footnote\" title=\"Difficult\u00e9s qui on perdur\u00e9 apr\u00e8s l'accord, du fait notamment des restrictions au seul march\u00e9 int\u00e9rieur des m\u00e9dicaments produits sous licence obligatoire (V. sur ce point C. Mufka, Accords ADPIC et brevets pharmaceutiques : le difficile acc\u00e8s des pays en d\u00e9veloppement aux m\u00e9dicaments antisida, Revue d'\u00e9conomie industrielle, 2002, 99, p. 191-214.). Nous renvoyons sur ces questions, et notamment sur les accords ult\u00e9rieurs dans les domaines pharmaceutique et agricole, aux ouvrages sp\u00e9cialis\u00e9s.\" id=\"return-footnote-44-55\" href=\"#footnote-44-55\" aria-label=\"Footnote 55\"><sup class=\"footnote\">[55]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>L\u2019accord ADPIC a entra\u00een\u00e9 une r\u00e9forme du droit indien des brevets sur ces points. Cette r\u00e9forme a \u00e9t\u00e9 progressive, l&rsquo;Inde ayant eu recours \u00e0 la p\u00e9riode transitoire de 10 ans pr\u00e9vue par l&rsquo;accord<a class=\"footnote\" title=\"Article 65.\" id=\"return-footnote-44-56\" href=\"#footnote-44-56\" aria-label=\"Footnote 56\"><sup class=\"footnote\">[56]<\/sup><\/a>. Le Patents (Second Amendment) Act 2002<em>,<\/em> a ainsi port\u00e9 la dur\u00e9e de protection \u00e0 vingt ans. Les m\u00e9thodes de traitement des plantes sont devenues brevetables, bien que les proc\u00e9d\u00e9s de traitement des \u00eatres humains et des animaux soient toujours exclus du domaine de la brevetabilit\u00e9. Les inventions relatives ou impliquant des micro-organismes sont d\u00e9sormais brevetables. La question de la brevetabilit\u00e9 des logiciels a \u00e9t\u00e9 clarifi\u00e9e, de mani\u00e8re \u00e0 permettre la prise de certains brevets de proc\u00e9d\u00e9 mis en oeuvre par logiciels. Le Patent (Amendment) Act de 2005 parach\u00e8vera la mise en conformit\u00e9 du droit indien des brevets avec les exigences de l\u2019accord ADPIC<a class=\"footnote\" title=\"J. Sundaram, India's trade-related aspects of Intellectual Property Rights compliant pharmaceutical patent laws: what lessons for India and other developing countries?, Information &amp; Communications Technology Law 2014, 23:1, 1-30.\" id=\"return-footnote-44-57\" href=\"#footnote-44-57\" aria-label=\"Footnote 57\"><sup class=\"footnote\">[57]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La loi indienne contient cependant toujours des dispositions originales, et notamment des restrictions \u00e0 la brevetabilit\u00e9 d\u2019\u00e9l\u00e9ments d\u00e9riv\u00e9s de substances connues, des restrictions \u00e0 la modification et \u00e0 la mise \u00e0 jour progressive des inventions brevet\u00e9es (notamment les m\u00e9dicaments, pratique d\u00e9nomm\u00e9e <em>evergreening<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"Ibid., p. 20.\" id=\"return-footnote-44-58\" href=\"#footnote-44-58\" aria-label=\"Footnote 58\"><sup class=\"footnote\">[58]<\/sup><\/a>, et un syst\u00e8me de licences obligatoires en mati\u00e8re de m\u00e9dicaments<a class=\"footnote\" title=\"Possibilit\u00e9 pr\u00e9serv\u00e9e par la D\u00e9claration de Doha sur l\u2019Accord sur les ADPIC et la sant\u00e9 publique de 2001 (WT\/MIN(01)\/DEC\/) (\u00ab Chaque Membre a le droit d'accorder des licences obligatoires et la libert\u00e9 de d\u00e9terminer les motifs pour lesquels de telles licences sont accord\u00e9es \u00bb).\" id=\"return-footnote-44-59\" href=\"#footnote-44-59\" aria-label=\"Footnote 59\"><sup class=\"footnote\">[59]<\/sup><\/a>. Aux termes de la section 84 de la loi, une licence obligatoire peut \u00eatre obtenue (y compris par le licenci\u00e9) trois ans apr\u00e8s la date de d\u00e9livrance du brevet, \u00e0 la condition que \u00ab les besoins raisonnables du public au regard de l\u2019invention brevet\u00e9e n\u2019aient pas \u00e9t\u00e9 satisfaits \u00bb, que \u00ab l\u2019invention brevet\u00e9e ne soit pas offerte au public \u00e0 un prix raisonnable \u00bb et qu\u2019elle ne soit pas r\u00e9alis\u00e9e sur le territoire Indien<a class=\"footnote\" title=\"Sur ce r\u00e9gime, V. J. Sundaram, op. cit., p. 13-19.\" id=\"return-footnote-44-60\" href=\"#footnote-44-60\" aria-label=\"Footnote 60\"><sup class=\"footnote\">[60]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 1em;\">Le principe d\u2019\u00e9puisement international, introduit en 2002, a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 renforc\u00e9 en 2005<\/span><\/p>\n<p>Notons enfin que la loi indienne pr\u00e9voit un d\u00e9lai de gr\u00e2ce de 12 mois<a class=\"footnote\" title=\"Patents Act, 1970, section 31.\" id=\"return-footnote-44-61\" href=\"#footnote-44-61\" aria-label=\"Footnote 61\"><sup class=\"footnote\">[61]<\/sup><\/a>.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<hr class=\"before-footnotes clear\" \/><div class=\"footnotes\"><ol><li id=\"footnote-44-1\">V. Tome 1, n\u00b0276. <a href=\"#return-footnote-44-1\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 1\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-2\"><a href=\"https:\/\/www.irishstatutebook.ie\/eli\/1992\/act\/1\/enacted\/en\/html\">Patent Act 1992<\/a>, compl\u00e9t\u00e9 par les <a href=\"https:\/\/www.irishstatutebook.ie\/eli\/1992\/si\/179\/made\/en\/print\">Patents Rules 1992<\/a> (SI 1992\/172), <a href=\"#return-footnote-44-2\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 2\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-3\"><a href=\"https:\/\/www.irishstatutebook.ie\/eli\/1992\/act\/1\/enacted\/en\/html\">Patent Act 1992<\/a>, Partie III, s. 63 \u00e0 67. Les crit\u00e8res sont ceux du brevet sauf l\u2019activit\u00e9 inventive, d\u00e9finie de mani\u00e8re moins stricte (le d\u00e9faut d\u2019activit\u00e9 inventive doit \u00eatre \u00e9vident\u00a0: <em>\u00ab\u00a0provided [the invention] is not clearly lacking in inventive step\u00a0<\/em>\u00bb. s. 63(4)). Aucune recherche n\u2019est effectu\u00e9e par le Patent office, mais l\u2019action en contrefa\u00e7on ne peut \u00eatre lanc\u00e9e avant que le brevet\u00e9 n\u2019ait obtenu et communiqu\u00e9 au d\u00e9fendeur un rapport de recherche, qu\u2019il doit en principe solliciter aupr\u00e8s de l\u2019office (s. 66). <a href=\"#return-footnote-44-3\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 3\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-4\"><a href=\"https:\/\/classic.austlii.edu.au\/au\/legis\/cth\/consol_act\/pa1990109\/\">Patents Act 1990<\/a>. <a href=\"#return-footnote-44-4\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 4\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-5\"><a href=\"https:\/\/classic.austlii.edu.au\/au\/legis\/cth\/num_act\/ptoaa1994454\/\">Patents (World Trade Organization Amendments) Act 1994<\/a> (Cth). <a href=\"#return-footnote-44-5\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 5\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-6\"><a href=\"https:\/\/classic.austlii.edu.au\/au\/legis\/cth\/num_act\/uftaia2004363\/\">US Free Trade Agreement Implementation Act 2004<\/a>, No 120, 2004. <a href=\"#return-footnote-44-6\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 6\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-7\"><a href=\"https:\/\/classic.austlii.edu.au\/au\/legis\/cth\/consol_act\/pa1990109\/\">Patents Act 1990<\/a>, Sch. 1 (\u00ab\u00a0<em>any manner of new manufacture the subject of letters patent and grant of privilege within section\u00a06 of the Statute of Monopolies, and includes an alleged invention\u00a0\u00bb).<\/em> <a href=\"#return-footnote-44-7\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 7\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-8\"><a href=\"https:\/\/classic.austlii.edu.au\/au\/legis\/cth\/consol_act\/pa1990109\/\">Patents Act 1990<\/a>, s.18(2). <a href=\"#return-footnote-44-8\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 8\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-9\">Une synth\u00e8se des principes dans ce domane a \u00e9t\u00e9 op\u00e9r\u00e9e par la High Court australienne dans <em>National Research Development Corporation v Commissioner of Patents<\/em> (1959) 102 CLR 252 <a href=\"#return-footnote-44-9\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 9\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-10\">Il est int\u00e9ressant de noter que la Cour F\u00e9d\u00e9rale d\u2019Australie a confirm\u00e9 la brevetabilit\u00e9 des m\u00e9thodes commerciales dans sa d\u00e9cision <a href=\"http:\/\/www.patenting-art.com\/decision\/welcom01.htm\">Welcome Real-Time SA v Catuity Inc<\/a>\u00a0du 17 mai 2001 ((2000) 51 IPR 327, [2001] FCA 445). L\u2019affaire concernait un brevet portant sur une m\u00e9thode de gestion de programmes de fid\u00e9lisation de client\u00e8le utilisant des cartes \u00e0 puces. La Cour analyse les pr\u00e9c\u00e9dents anglais et am\u00e9ricains, et approuve notamment la decision du Circuit f\u00e9d\u00e9ral am\u00e9ricain dans l\u2019affaire <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/State_Street_Bank_%26_Trust_Co._v._Signature_Financial_Group,_Inc.\">State Street Bank v. Signature Financial Group<\/a>\u00a0 (149 F.3d 1368 (Fed. Cir. 1998), ayant admis la brevetabilit\u00e9 d\u2019une m\u00e9thode financi\u00e8re relative \u00e0 l\u2019administration d\u2019un fonds mutuel, <em>supra,<\/em> n\u00b0367). <a href=\"#return-footnote-44-10\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 10\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-11\"><a href=\"https:\/\/jade.io\/j\/?a=outline&amp;id=212804\">Anaesthetic Supplies Pty Ltd v Rescare Ltd<\/a>\u00a0(1994) 50 FCR 1;<em> <a href=\"https:\/\/jade.io\/article\/101420\">Bristol-Myers Squibb Co v FH Faulding &amp; Co Ltd<\/a><\/em> (2000) 97 FCR 524. <a href=\"#return-footnote-44-11\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 11\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-12\"><a href=\"https:\/\/jade.io\/article\/212095\">IBM Corporation v Commissioner of Patents<\/a>, (1991) 33 FCR 218;<em> <a href=\"https:\/\/jade.io\/article\/152068\">CCOM Pty Ltd v Jiejing Pty Ltd<\/a>, <\/em>(1994) 51 FCR 260; <a href=\"https:\/\/jade.io\/article\/68150\">Data Access C<\/a><a href=\"https:\/\/jade.io\/article\/68150\">orp v Powerflex Services Ltd<\/a>, (1999) 166 ALR 228; V A. Christie and S. Syme \u2018Patents for Algorithms in Australia\u2019 (1998) 20 <em>Sydney Law Rev <\/em>517. <a href=\"#return-footnote-44-12\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 12\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-13\">N. Byrne, Legal Protection of Plants in Australia under Patent and Plant Variety Rights Legislation, Report to Australian Patent Office and Australian Plant Variety Rights Office (November 1990). <a href=\"#return-footnote-44-13\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 13\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-14\">V. <em>supra,<\/em> n\u00b0312. <a href=\"#return-footnote-44-14\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 14\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-15\">Demande no. 2019363177 du 9 septembre 2020 (PCT\/IB2019\/057809). <a href=\"#return-footnote-44-15\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 15\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-16\">Australian law in Commissioner of Patents v Thaler [2022] FCAFC 62 (qui infirme Thaler v Commissioner of Patents [2021] FCA 879; 160 IPR 72. <a href=\"#return-footnote-44-16\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 16\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-17\">Patents Act, s. 7 (nouveaut\u00e9 et activit\u00e9 inventive \u2013 <em>inventive step<\/em>), s. 7A (utilit\u00e9). Sur l\u2019activit\u00e9 inventive, v. <a href=\"https:\/\/jade.io\/article\/68371\">Aktiebolaget\u00a0 Hassle v Alphapharm Pty Ltd<\/a> [2002] HCA 59. <a href=\"#return-footnote-44-17\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 17\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-18\"><a href=\"https:\/\/classic.austlii.edu.au\/au\/legis\/cth\/consol_act\/pa1990109\/\">Patents Act 1990<\/a>, s. 7(3). <a href=\"#return-footnote-44-18\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 18\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-19\"><a href=\"https:\/\/classic.austlii.edu.au\/au\/legis\/cth\/consol_act\/pa1990109\/\">Patents Act 1990<\/a>, s. 24: \"(1) For the purpose of deciding whether an invention is novel or involves an inventive step or an innovative step, the person making the decision must disregard:\u00a0(a) any information made publicly available in the prescribed circumstances, by or with the consent of the nominated person or patentee, or the predecessor in title of the nominated person or patentee; (...)\". Egalement <a href=\"https:\/\/www8.austlii.edu.au\/cgi-bin\/viewdoc\/au\/legis\/cth\/consol_reg\/pr1991218\/s2.2.html\">reg 2.2(1A)<\/a> and reg 2.3(1A)). Ce d\u00e9lai couvre la p\u00e9riode pr\u00e9c\u00e9dant le d\u00e9p\u00f4t d'une demande compl\u00e8te, et ne court pas \u00e0 compter d'une demande provisoire ou de priorit\u00e9. <a href=\"#return-footnote-44-19\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 19\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-20\"><a href=\"https:\/\/classic.austlii.edu.au\/au\/legis\/cth\/consol_act\/pa1990109\/\">Patents Act 1990<\/a>, s. 13. <a href=\"#return-footnote-44-20\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 20\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-21\"><a href=\"https:\/\/classic.austlii.edu.au\/au\/legis\/cth\/consol_act\/pa1990109\/\">Patents Act 1990<\/a>, Schedule 1 (dictionnaire). <a href=\"#return-footnote-44-21\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 21\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-22\"><a href=\"https:\/\/classic.austlii.edu.au\/au\/legis\/cth\/consol_act\/pa1990109\/\">Patents Act 1990<\/a>, s. 119(5). L\u2019exploitation y est d\u00e9finie de mani\u00e8re diff\u00e9rence selon l\u2019objet de l\u2019invention. <a href=\"#return-footnote-44-22\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 22\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-23\"><a href=\"https:\/\/classic.austlii.edu.au\/au\/legis\/cth\/consol_act\/pa1990109\/\">Patents Act 1990<\/a>, s. 1853) et (4). <a href=\"#return-footnote-44-23\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 23\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-24\">Section 18(1A). Le crit\u00e8re est d\u00e9fini par la section 7(4) comme suit: \u00ab For the purposes of this Act, an invention is to be taken to involve an innovative step when compared with the prior art base unless the invention would , to a person skilled in the relevant art, in the light of the common general knowledge as it existed (whether in or out of the patent area) before the priority date of the relevant claim, only vary from the kinds of information set out in subsection\u00a0(5) in ways that make no substantial contribution to the working of the invention.\u00a0<em>\u00bb <\/em> <a href=\"#return-footnote-44-24\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 24\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-25\">Patents Act, s. 68. <a href=\"#return-footnote-44-25\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 25\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-26\"><a href=\"https:\/\/classic.austlii.edu.au\/au\/legis\/cth\/consol_act\/pa1990109\/\">Patents Act 1990<\/a>, s. 40(2)(c). <a href=\"#return-footnote-44-26\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 26\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-27\"><a href=\"https:\/\/classic.austlii.edu.au\/au\/legis\/cth\/consol_act\/pa1990109\/\">Patents Act 1990<\/a>, s. 101A <a href=\"#return-footnote-44-27\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 27\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-28\"><a href=\"https:\/\/classic.austlii.edu.au\/au\/legis\/cth\/consol_act\/pa1990109\/\">Patents Act 1990<\/a>, s. 62(2). <a href=\"#return-footnote-44-28\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 28\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-29\"><a href=\"https:\/\/laws-lois.justice.gc.ca\/fra\/lois\/p-4\/TexteComplet.html#:~:text=2015%2C%20ch.,-36%2C%20art.&amp;text=7%20(1)%20Il%20est%20interdit,d'en%20faire%20le%20commerce.\">Loi sur les brevets<\/a>, L.R.C. (1985), ch. P-4. <a href=\"#return-footnote-44-29\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 29\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-30\"><a href=\"https:\/\/laws.justice.gc.ca\/fra\/lois\/N-23.8\/index.html\">Loi de mise en oeuvre de l\u2019Accord de libre-\u00e9change nord-am\u00e9ricain<\/a>, L.C. 1993, ch. 44. <a href=\"#return-footnote-44-30\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 30\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-31\"><a href=\"https:\/\/laws-lois.justice.gc.ca\/fra\/lois\/p-4\/TexteComplet.html#:~:text=2015%2C%20ch.,-36%2C%20art.&amp;text=7%20(1)%20Il%20est%20interdit,d'en%20faire%20le%20commerce.\">Loi sur les brevets<\/a>, art. 2. <a href=\"#return-footnote-44-31\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 31\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-32\"><a href=\"https:\/\/decisions.scc-csc.ca\/scc-csc\/scc-csc\/fr\/item\/5172\/index.do\">Tennessee Eastman Co. V. Canada (Commissioner of Patents)<\/a> (1972), [1974] S.C.R. 111, 8 C.P.R. (2d) 202. <a href=\"#return-footnote-44-32\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 32\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-33\"><a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Schlumberger_Canada_Ltd_v_Canada_(Commissioner_of_Patents)\">Schlumberger Canada Ltd. V. Canada (Commissioner of Patents)<\/a> (1981), 56 C.P.R. (2d) 202. <a href=\"#return-footnote-44-33\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 33\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-34\">V. <em>supra,<\/em> n\u00b0312. <a href=\"#return-footnote-44-34\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 34\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-35\">demande de brevet canadien n\u00b03137161. <a href=\"#return-footnote-44-35\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 35\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-36\">Lettre du 15 ao\u00fbt 2024, <a href=\"https:\/\/www.ic.gc.ca\/opic-cipo\/cpd\/fra\/brevet\/3137161\/sommaire.html\">site OPIC<\/a>. <a href=\"#return-footnote-44-36\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 36\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-37\"><\/em><a href=\"https:\/\/decisions.scc-csc.ca\/scc-csc\/scc-csc\/en\/item\/2019\/index.do\">Harvard College c. Canada (Commissaire aux brevets)<\/a> 2002 SCC 76<em>. <a href=\"#return-footnote-44-37\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 37\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-38\">Selon la Cour : \u00ab Pour \u00eatre vis\u00e9e par la d\u00e9finition du mot \u00ab invention \u00bb, une forme de vie sup\u00e9rieure doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une \u00ab fabrication \u00bb ou une \u00ab composition de mati\u00e8res \u00bb. Bien que la d\u00e9finition que la Loi sur les brevets donne du mot \u00ab invention \u00bb soit g\u00e9n\u00e9rale, le l\u00e9gislateur n'a pas d\u00e9fini le terme \u00ab invention \u00bb comme \u00ab tout ce qui est fabriqu\u00e9 par l'\u00eatre humain et qui pr\u00e9sente le caract\u00e8re de la nouveaut\u00e9 et de l'utilit\u00e9 \u00bb. Le choix d'une d\u00e9finition exhaustive indique une intention claire d'exclure certains objets pour le motif qu'ils ne rel\u00e8vent pas de la Loi. Dans le contexte de la Loi, le mot \u00ab fabrication \u00bb (\u00ab manufacture \u00bb) s'entend g\u00e9n\u00e9ralement d'un produit ou d'un proc\u00e9d\u00e9 m\u00e9canique non vivant, et non d'une forme de vie sup\u00e9rieure. L'expression \u00ab composition de mati\u00e8res \u00bb (\u00ab composition of matter \u00bb), utilis\u00e9e dans la Loi, ne vise pas une forme de vie sup\u00e9rieure comme l'oncosouris. Elle figure dans l'\u00e9num\u00e9ration \u00ab r\u00e9alisation, [. . .] proc\u00e9d\u00e9, [. . .] machine, fabrication ou composition de mati\u00e8res \u00bb. Le terme collectif qui compl\u00e8te une \u00e9num\u00e9ration se restreint \u00e0 des choses de m\u00eame genre que celles qui le pr\u00e9c\u00e8dent, m\u00eame si, de par sa nature, ce terme collectif est susceptible d'embrasser beaucoup plus. Tout comme les mots \u00ab machine \u00bb et \u00ab fabrication \u00bb ne d\u00e9signent pas une cr\u00e9ature vivante, l'expression \u00ab composition de mati\u00e8res \u00bb ne vise pas les formes de vie sup\u00e9rieures. Bien que l'oeuf f\u00e9cond\u00e9 dans lequel est inject\u00e9 l'oncog\u00e8ne soit un m\u00e9lange de divers ingr\u00e9dients, le corps d'une souris ne comporte pas des ingr\u00e9dients ou des substances qui ont \u00e9t\u00e9 combin\u00e9s ou m\u00e9lang\u00e9s ensemble par une personne. De plus, le mot \u00ab mati\u00e8re \u00bb n'englobe qu'un seul aspect d'une forme de vie sup\u00e9rieure, qui est g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9e comme poss\u00e9dant des attributs et des caract\u00e9ristiques qui transcendent le mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique qui la compose. Les formes de vie sup\u00e9rieures ne peuvent pas \u00eatre per\u00e7ues comme \u00e9tant de simples \u00ab compositions de mati\u00e8res \u00bb dans le contexte de la Loi sur les brevets. Les inventions ne sont pas toutes n\u00e9cessairement brevetables du seul fait qu'elles sont toutes impr\u00e9vues et impr\u00e9visibles. Il se peut que le l\u00e9gislateur n'ait pas voulu que la d\u00e9finition du mot \u00ab invention \u00bb vise les formes de vie sup\u00e9rieures. Il est \u00e9galement possible que le l\u00e9gislateur ait jug\u00e9 que les plantes et les animaux hybrides n'\u00e9taient pas brevetables parce qu'il vaut mieux les consid\u00e9rer comme des \u00ab d\u00e9couvertes \u00bb. \u00c9tant donn\u00e9 que la d\u00e9livrance de brevets pour des formes de vie sup\u00e9rieures exigerait une d\u00e9rogation radicale au r\u00e9gime traditionnel des brevets et que la brevetabilit\u00e9 de ces formes de vie est une question fort controvers\u00e9e qui soul\u00e8ve un certain nombre de points extr\u00eamement complexes, une mesure l\u00e9gislative claire et nette est requise pour que les formes de vie sup\u00e9rieures soient brevetables. La loi actuelle n'indique pas clairement que les formes de vie sup\u00e9rieures sont brevetables \u00bb. <a href=\"#return-footnote-44-38\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 38\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-39\"><a href=\"https:\/\/laws-lois.justice.gc.ca\/fra\/lois\/p-4\/TexteComplet.html#:~:text=2015%2C%20ch.,-36%2C%20art.&amp;text=7%20(1)%20Il%20est%20interdit,d'en%20faire%20le%20commerce.\">Loi sur les brevets<\/a>, articles 28.2 (nouveaut\u00e9), 28.3 (activit\u00e9 inventive), article 2 (utilit\u00e9). <a href=\"#return-footnote-44-39\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 39\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-40\"><a href=\"https:\/\/decisions.scc-csc.ca\/scc-csc\/scc-csc\/fr\/item\/2575\/index.do\">Apotex Inc. c. Sanofi-Synthelabo Canada Inc<\/a>, 2008 CSC 61. <a href=\"#return-footnote-44-40\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 40\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-41\">V Smith, P.S., Cameron, D.M., The Supreme Court\u2019s Sanofi Decision : three years later, 27 C.I.P.R. (Canadian Intellectual Property Review), p. 282. <a href=\"#return-footnote-44-41\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 41\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-42\"><a style=\"font-size: 1em;\" href=\"https:\/\/laws-lois.justice.gc.ca\/fra\/lois\/p-4\/section-28.2.html\">Loi sur les brevets<\/a><span style=\"font-size: 1em;\">, article 28.2. Ce d\u00e9lai couvre la p\u00e9riode pr\u00e9c\u00e9dant le d\u00e9p\u00f4t d'une demande compl\u00e8te, et ne court pas \u00e0 compter d'une demande de priorit\u00e9. <a href=\"#return-footnote-44-42\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 42\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-43\"><a href=\"https:\/\/laws-lois.justice.gc.ca\/fra\/lois\/p-4\/TexteComplet.html#:~:text=2015%2C%20ch.,-36%2C%20art.&amp;text=7%20(1)%20Il%20est%20interdit,d'en%20faire%20le%20commerce.\">Loi sur les brevets<\/a>, article 42. <a href=\"#return-footnote-44-43\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 43\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-44\"><em>Signalisation de Montr\u00e9al Inc. v Services de B\u00e9ton Universels Lt\u00e9e<\/em>, [1992] FCJ No 1151 (FCA)\u00a0; <a href=\"https:\/\/decisions.scc-csc.ca\/scc-csc\/scc-csc\/en\/item\/1641\/index.do\">Eli Lillly &amp; Co. c Novopharm Ltd<\/a>.<em>; Eli Lilly &amp; Co. c Apotex Inc., <\/em>[1998] 2 SCR 129. <a href=\"#return-footnote-44-44\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 44\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-45\"><a href=\"https:\/\/laws-lois.justice.gc.ca\/fra\/lois\/p-4\/TexteComplet.html#:~:text=2015%2C%20ch.,-36%2C%20art.&amp;text=7%20(1)%20Il%20est%20interdit,d'en%20faire%20le%20commerce.\">Loi sur les brevets<\/a>, article 55.2 1 : \u00ab Il n\u2019y a pas contrefa\u00e7on de brevet lorsque l\u2019utilisation, la fabrication, la construction ou la vente d\u2019une invention brevet\u00e9e se justifie dans la seule mesure n\u00e9cessaire \u00e0 la pr\u00e9paration et \u00e0 la production du dossier d\u2019information qu\u2019oblige \u00e0 fournir une loi f\u00e9d\u00e9rale, provinciale ou \u00e9trang\u00e8re r\u00e9glementant la fabrication, la construction, l\u2019utilisation ou la vente d\u2019un produit \u00bb. <a href=\"#return-footnote-44-45\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 45\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-46\"><a href=\"https:\/\/laws-lois.justice.gc.ca\/fra\/lois\/p-4\/TexteComplet.html#:~:text=2015%2C%20ch.,-36%2C%20art.&amp;text=7%20(1)%20Il%20est%20interdit,d'en%20faire%20le%20commerce.\">Loi sur les brevets<\/a>, article 56(1) : \u00ab Quiconque, avant la date de revendication d\u2019une demande de brevet, ach\u00e8te, ex\u00e9cute ou acquiert l\u2019objet que d\u00e9finit la revendication peut utiliser et vendre l\u2019article, la machine, l\u2019objet manufactur\u00e9 ou la composition de mati\u00e8res brevet\u00e9s ainsi achet\u00e9s, ex\u00e9cut\u00e9s ou acquis avant cette date sans encourir de responsabilit\u00e9 envers le brevet\u00e9 ou ses repr\u00e9sentants l\u00e9gaux \u00bb. <a href=\"#return-footnote-44-46\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 46\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-47\"><a href=\"https:\/\/laws-lois.justice.gc.ca\/fra\/lois\/p-4\/TexteComplet.html#:~:text=2015%2C%20ch.,-36%2C%20art.&amp;text=7%20(1)%20Il%20est%20interdit,d'en%20faire%20le%20commerce.\">Loi sur les brevets<\/a>, article 65 \u00e0 71. <a href=\"#return-footnote-44-47\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 47\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-48\"><a href=\"https:\/\/www.international.gc.ca\/trade-commerce\/trade-agreements-accords-commerciaux\/agr-acc\/cusma-aceum\/text-texte\/20.aspx?lang=fra\">Article 20.44<\/a>: \"1. Chacune des Parties met en \u0153uvre tous ses efforts pour traiter efficacement et rapidement les demandes de brevet, en vue d\u2019\u00e9viter tout retard d\u00e9raisonnable ou inutile. 2. Une Partie peut pr\u00e9voir des proc\u00e9dures permettant au d\u00e9posant d\u2019une demande de brevet de demander que l\u2019examen de sa demande soit acc\u00e9l\u00e9r\u00e9. 3. Si des retards d\u00e9raisonnables surviennent dans la d\u00e9livrance d\u2019un brevet par une Partie, celle-ci pr\u00e9voit des moyens permettant d\u2019ajuster la dur\u00e9e du brevet pour compenser ces retards, et, sur demande du titulaire du brevet, ajuste la dur\u00e9e du brevet \u00e0 cette fin. 4. Pour l\u2019application du pr\u00e9sent article, un retard d\u00e9raisonnable s\u2019entend au moins d\u2019un retard de plus de cinq ans dans la d\u00e9livrance du brevet \u00e0 compter de la date du d\u00e9p\u00f4t de la demande sur le territoire de la Partie, ou de trois ans \u00e0 compter de la pr\u00e9sentation d\u2019une requ\u00eate d\u2019examen de la demande, la date la plus tardive \u00e9tant retenue. Une Partie peut exclure du calcul de la dur\u00e9e de ces retards les p\u00e9riodes qui ne surviennent pas pendant le traitement ou l\u2019examen de la demande de brevet par l\u2019autorit\u00e9 d\u00e9livrant le brevet; les p\u00e9riodes correspondant aux retards qui ne sont pas directement attribuables \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 d\u00e9livrant le brevet; de m\u00eame que les p\u00e9riodes correspondant aux retards qui sont attribuables au d\u00e9posant de la demande de brevet\". <a href=\"#return-footnote-44-48\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 48\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-49\"><a href=\"https:\/\/laws.justice.gc.ca\/fra\/LoisAnnuelles\/2023_26\/page-43.html\">S.C. 2023, c. 26, s. 487<\/a>. <a href=\"#return-footnote-44-49\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 49\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-50\">Outre la bibliographie sur l'Inde cit\u00e9 en d\u00e9but d'ouvrage, v. R. Sagar, Introduction Of Exclusive Privileges\/Patents In Colonial India: Why And For Whose Benefit? (2007) 2 Intellectual Property Quarterly 324, A. Vanni, Patent Games in the Global South : Pharmaceutical Patent Law-Making in Brazil, India and Nigeria, Bloomsbury, 2020. <a href=\"#return-footnote-44-50\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 50\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-51\"><a href=\"https:\/\/ipindia.gov.in\/writereaddata\/portal\/ipoact\/1_31_1_patent-act-1970-11march2015.pdf\">Patents Act, 1970<\/a>. La loi est issue de travaux initi\u00e9s \u00e0 l'ind\u00e9pendance en 1947 (V. Shri Justice N Rajagopala Ayyangar, \u2018<a href=\"https:\/\/spicyip.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/ayyangar_committee_report.pdf\">ayyangar_committee_report.pdf<\/a>\u2019 (Government of India, 1959)). La premi\u00e8re loi sur les brevets en Inde date de 1856; elle fut suivie par une loi de 1859, qui s'inspire de la loi anglaise de 1852, puis d'une loi de 1911. <a href=\"#return-footnote-44-51\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 51\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-52\"><a href=\"https:\/\/ipindia.gov.in\/writereaddata\/portal\/ipoact\/1_31_1_patent-act-1970-11march2015.pdf\">Patents Act, 1970<\/a>, s.5(1) (\u00ab In the case of inventions \u2013 (a) claiming substances intended for use, or capable of being used, as food or as medicine or drug, or, (b) relating to substances prepared or produced by chemical processes (including alloys, optical glass, semi-conductors and inter-metallic compounds), no patent shall be granted in respect of claims for the substance themselves, but claims for the methods or processes of manufacture shall be patentable \u00bb. Cit\u00e9 in J. Sundaram, art. cit\u00e9 <em>infra<\/em>, p.6). <a href=\"#return-footnote-44-52\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 52\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-53\">Par exemple dans le cadre de la lutte contre le VIH au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000. <a href=\"#return-footnote-44-53\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 53\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-54\">V. K. <a href=\"https:\/\/www5.open.ac.uk\/ikd\/sites\/www.open.ac.uk.ikd\/files\/files\/working-papers\/ikd-working-paper-8.pdf\">Chaturvedi, Policy And Technology Co-Evolution In The Indian Pharmaceutical Industry<\/a> (Open University, 2005), et les r\u00e9f\u00e9rences incluses. Pour des chiffres sur l'industrie pharmaceutique indienne, v. wikipedia (<a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Pharmaceutical_industry_in_India\">pharmaceutical industry in India<\/a>). <a href=\"#return-footnote-44-54\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 54\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-55\">Difficult\u00e9s qui on perdur\u00e9 apr\u00e8s l'accord, du fait notamment des restrictions au seul march\u00e9 int\u00e9rieur des m\u00e9dicaments produits sous licence obligatoire (<span style=\"font-size: 1em;\">V. sur ce point C. Mufka, <\/span><a style=\"font-size: 1em;\" href=\"https:\/\/www.persee.fr\/doc\/rei_0154-3229_2002_num_99_1_3023\">Accords ADPIC et brevets pharmaceutiques : le difficile acc\u00e8s des pays en d\u00e9veloppement aux m\u00e9dicaments antisida<\/a><span style=\"font-size: 1em;\">, Revue d'\u00e9conomie industrielle, 2002, 99, p. 191-214.). Nous renvoyons sur ces questions, et notamment sur les accords ult\u00e9rieurs dans les domaines pharmaceutique et agricole, aux ouvrages sp\u00e9cialis\u00e9s<\/span>. <a href=\"#return-footnote-44-55\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 55\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-56\">Article 65. <a href=\"#return-footnote-44-56\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 56\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-57\">J. Sundaram, India's trade-related aspects of Intellectual Property Rights compliant pharmaceutical patent laws: what lessons for India and other developing countries?, Information &amp; Communications Technology Law 2014, 23:1, 1-30. <a href=\"#return-footnote-44-57\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 57\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-58\"><em>Ibid.<\/em>, p. 20. <a href=\"#return-footnote-44-58\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 58\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-59\">Possibilit\u00e9 pr\u00e9serv\u00e9e par la D\u00e9claration de Doha sur l\u2019Accord sur les ADPIC et la sant\u00e9 publique de 2001 (WT\/MIN(01)\/DEC\/) (\u00ab Chaque Membre a le droit d'accorder des licences obligatoires et la libert\u00e9 de d\u00e9terminer les motifs pour lesquels de telles licences sont accord\u00e9es \u00bb). <a href=\"#return-footnote-44-59\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 59\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-60\">Sur ce r\u00e9gime, V. J. Sundaram, <em>op. cit.<\/em>, p. 13-19. <a href=\"#return-footnote-44-60\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 60\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-44-61\"><a href=\"https:\/\/ipindia.gov.in\/writereaddata\/portal\/ipoact\/1_31_1_patent-act-1970-11march2015.pdf\">Patents Act, 1970<\/a>, section 31<span style=\"font-size: 1em;\">. <a href=\"#return-footnote-44-61\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 61\">&crarr;<\/a><\/li><\/ol><\/div>","protected":false},"author":1,"menu_order":3,"template":"","meta":{"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":[],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[],"license":[],"part":40,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/brevets\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/44"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/brevets\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/brevets\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/brevets\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":30,"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/brevets\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/44\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":619,"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/brevets\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/44\/revisions\/619"}],"part":[{"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/brevets\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/40"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/brevets\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/44\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/brevets\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=44"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/brevets\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=44"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/brevets\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=44"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/brevets\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=44"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}