{"id":60,"date":"2023-08-18T09:27:46","date_gmt":"2023-08-18T07:27:46","guid":{"rendered":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/copyright\/?post_type=chapter&#038;p=60"},"modified":"2024-03-02T15:05:44","modified_gmt":"2024-03-02T14:05:44","slug":"le-copyright-au-royaume-uni","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/copyright\/chapter\/le-copyright-au-royaume-uni\/","title":{"raw":"Le copyright au Royaume-Uni","rendered":"Le copyright au Royaume-Uni"},"content":{"raw":"&nbsp;\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>91._ Distinction copyright\/droits associ\u00e9s ou \u00ab voisins \u00bb_<\/strong> Le copyright anglais ne consacre pas de distinction g\u00e9n\u00e9rale entre copyright et droits voisins (<em>neighbouring rights<\/em> ou <em>related rights<\/em>)[footnote]V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>16.[\/footnote], sur le mod\u00e8le de celle op\u00e9r\u00e9e par les syst\u00e8mes de droit d'auteur. Aux droits voisins des producteurs correspondent des copyrights soumis \u00e0 r\u00e9gime sp\u00e9cifique. Les droits des artistes-interpr\u00e8tes (<em>performers\u2019 rights<\/em>) constituent cependant une forme de protection distincte du copyright. Les droits moraux sont \u00e9galement distincts du copyright. Le droit <em>sui generis<\/em> sur les bases de donn\u00e9es constitue une autre forme de protection, voisine mais distincte du copyright, de m\u00eame que le droit de publication sur les \u0153uvres in\u00e9dites tomb\u00e9es dans le domaine public. Nous distinguerons donc le copyright (1) et les droits associ\u00e9s ou voisins (droits moraux, droit de publication, droits des artistes interpr\u00e8tes, et droit <em>sui generis<\/em> sur les bases de donn\u00e9es) (2).\r\n<div>\r\n<h2>1. Le copyright<\/h2>\r\n<\/div>\r\n<strong>92._ Pr\u00e9sentation du<em> Copyright, Designs and Patents Act 1988<\/em>_ <\/strong>Le <em>Copyright, Designs and Patents Act\u00a01988<\/em> (CDPA 1988) est une loi imposante. Sa seule Partie I consacr\u00e9e au copyright (donc hors dispositions sur les artistes-interpr\u00e8tes, sur la protection des mesures techniques et hors annexes) contient plus de deux cents articles (<em>sections<\/em>). La version officielle publi\u00e9e s\u2019\u00e9tend sur plus de trois cents pages. Conform\u00e9ment au style l\u00e9gislatif en vigueur outre-Manche, la plupart de ses dispositions sont extr\u00eamement d\u00e9taill\u00e9es, et il n\u2019est pas rare d\u2019y rencontrer des articles de plus d\u2019une page comprenant une structure complexe. Les r\u00e9f\u00e9rences crois\u00e9es et d\u00e9finitions sont nombreuses. Un m\u00eame terme y rev\u00eat souvent plusieurs sens selon l\u2019\u0153uvre ou la r\u00e8gle consid\u00e9r\u00e9e. Le souci du d\u00e9tail, ou du cas particulier, est constant. Ce style l\u00e9gislatif, dict\u00e9 par le contexte juridique local[footnote]V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>7.[\/footnote], contraste fortement avec celui adopt\u00e9 par les lois continentales et, dans une moindre mesure, avec celui du <em>Copyright Act<\/em> des \u00c9tats-Unis.\r\n\r\nLa Partie I de la loi est divis\u00e9e en dix chapitres, portant respectivement sur : la subsistance, la propri\u00e9t\u00e9 et le dur\u00e9e du copyright (chapitre 1), les droits exclusifs (chapitre 2), les exceptions (chapitre 3), les droits moraux (chapitre 4), les transferts (chapitre 5), les sanctions et rem\u00e8des \u00e0 la contrefa\u00e7on (chapitre 6), les licences et sch\u00e9mas de gestion collective (chapitre 7), le copyright tribunal (chapitre 8), la qualification \u00e0 la protection et la port\u00e9e territoriale de la protection (chapitre 9) et des dispositions diverses et g\u00e9n\u00e9rales (chapitre 10). \u00c0 ces sections il convient d\u2019ajouter les dispositions port\u00e9es dans les huit annexes (<em>schedules<\/em>) de la loi[footnote]Parmi ces annexes on notera l\u2019annexe A1 sur les soci\u00e9t\u00e9s de gestion collective et l\u2019annexe\u00a01 sur les dispositions transitoires.[\/footnote].\r\n\r\nLe texte du CDPA 1988 a subi de nombreuses modifications depuis son adoption, li\u00e9es notamment \u00e0 la transposition des directives europ\u00e9ennes dans ce domaine. La plupart de ces modifications ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es par d\u00e9cret (<em>statutory instruments<\/em>)[footnote]Parmi les plus importants (\u00e0 partir de 2010), on notera les Copyright and Duration of Rights in Performances Regulations\u00a0 2013, les Copyright and Duration of Rights in Performances Regulations (amendment) 2014, les Copyright (Regulation of Relevant Licensing Bodies) Regulations 2014, les Copyright (Public Administration) Regulations 2014, les Copyright and Rights in Performances (Personal Copies for Private Use) Regulations 2014, les Copyright and Rights in Performances (Quotation and Parody) Regulations 2014, les Copyright and Rights in Performances (Disability) Regulations 2014 et les Copyright and Rights in Performances (Research, Education, Libraries and Archives) Regulations 2014.[\/footnote]. La derni\u00e8re grande directive en date, la directive 2019\/790 sur le droit d'auteur et les droits voisins dans le march\u00e9 unique num\u00e9rique, n'a pas \u00e9t\u00e9 transpos\u00e9e, et ne le sera pas, par l'effet du Brexit, effectif au 31 janvier 2020[footnote]V.<em> supra<\/em> n\u00b0 31.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>93._ L\u2019importance et la complexit\u00e9 des r\u00e8gles transitoires_ <\/strong>La loi contient de nombreuses dispositions transitoires, port\u00e9es en annexe 1[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/schedule\/1\">Schedule 1<\/a>: Copyright, transitional provisions and savings.[\/footnote]. Si le principe est celui de l\u2019application de la loi nouvelle aux \u0153uvres existantes[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/schedule\/1\">Schedule 1<\/a>, s. 3.[\/footnote], les r\u00e8gles transitoires laissent une place importante aux solutions anciennes, qu\u2019il s\u2019agisse de la d\u00e9finition des cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es[footnote]Par exemple, s\u2019agissant des \u0153uvres de l\u2019art appliqu\u00e9, l\u2019exclusion large des lois anciennes subsiste (<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/schedule\/1\">Schedule 1<\/a>, s. 7). \u00c9galement, les \u0153uvres audiovisuelles r\u00e9alis\u00e9es avant le 1er juin 1957 sont prot\u00e9g\u00e9es en tant qu\u2019\u0153uvres dramatiques dans les conditions de la loi ancienne, et ne peuvent b\u00e9n\u00e9ficier de la protection au titre du \u00ab film \u00bb (enregistrement audiovisuel) institu\u00e9e par la loi nouvelle (<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/schedule\/1\">Schedule 1<\/a>, s. 7).[\/footnote], des r\u00e8gles de titularit\u00e9 (sauf pour le droit moral)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/schedule\/1\">Schedule 1<\/a>, s. 10 et 11.[\/footnote] ou des contrats et transferts[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/schedule\/1\">Schedule 1<\/a>, s. 25 \u00e0 29.[\/footnote]. En outre, certaines r\u00e8gles nouvelles, notamment en mati\u00e8re de droit moral, s\u2019appliquent de mani\u00e8re tr\u00e8s limit\u00e9e aux \u0153uvres existantes[footnote]Ainsi les droits moraux de paternit\u00e9 et au respect de l\u2019\u0153uvre (<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 77 et 80) ne s\u2019appliquant pas aux \u0153uvres originales dont les auteurs sont morts avant l\u2019entr\u00e9e en vigueur de la loi, et aux \u00ab films \u00bb r\u00e9alis\u00e9s avant cette date (<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/schedule\/1\">Schedule 1<\/a>, s. 23).[\/footnote]. L\u2019examen de l\u2019annexe et des lois anciennes est donc souvent n\u00e9cessaire, et peut, compte tenu de de l\u2019\u00e9volution de certaines solutions, aboutir \u00e0 l\u2019application d\u2019un r\u00e9gime de protection tr\u00e8s diff\u00e9rent de celui applicable aux \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es sous l\u2019empire de la loi nouvelle.\r\n<h3><strong>A. L'objet du copyright<\/strong><\/h3>\r\n<strong>\r\n94._ Le caract\u00e8re limitatif de la liste des \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es_ <\/strong>Une des caract\u00e9ristiques principales du copyright britannique tient au caract\u00e8re limitatif de la liste des \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es. Cette formule, h\u00e9rit\u00e9e des lois ant\u00e9rieures, r\u00e9sulte \u00e0 la fois d\u2019une vision restrictive de la protection, et du souci de pr\u00e9server une certaine s\u00e9curit\u00e9 juridique. Elle a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 de nombreuses difficult\u00e9s de qualification, notamment au regard des \u00e9volutions technologiques, et a suscit\u00e9 l\u2019intervention du l\u00e9gislateur \u00e0 plusieurs reprises[footnote]Pour une \u00e9valuation critique de cette approche, J. Pila, \u00ab Copyright and Its Categories of Original Works \u00bb, Oxford Journal of Legal Studies 30, n\u00b0 2 (1er juin 2010), p. 229\u201154.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>95._ Les copyrights \u00ab classiques \u00bb et entrepreneuriaux (droits voisins)_ <\/strong>Le CDPA\u00a01988 ne reprend pas la distinction faite par la loi de 1956 entre les copyright<em>s<\/em> de la Partie\u00a0I et II[footnote]V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 81<\/em>.[\/footnote]. Cependant, comme pour la loi de 1956, l\u2019absence de distinction entre copyright et droits voisins aboutit \u00e0 reconna\u00eetre deux cat\u00e9gories \u0153uvres (<em>works<\/em>) prot\u00e9g\u00e9es par copyright\u00a0: d\u2019une part, celles qui correspondent aux grandes cat\u00e9gories vis\u00e9es par la Convention de Berne et les syst\u00e8mes de droit d\u2019auteur\u00a0: les \u0153uvres litt\u00e9raires, dramatiques, musicales et artistiques originales\u00a0; d\u2019autre part, celles qui correspondent aux objets des droits voisins des producteurs continentaux\u00a0: phonogrammes, vid\u00e9ogrammes et signaux des organismes de radiodiffusion, auxquels le droit anglais ajoute une cat\u00e9gorie originale constitu\u00e9e par les arrangements typographiques. La doctrine les qualifie volontiers de \u00ab\u00a0copyright entrepreneuriaux\u00a0\u00bb (<em>entrepreneurial copyrights<\/em>). Aucun crit\u00e8re d\u2019originalit\u00e9 n\u2019est requis pour cette cat\u00e9gorie d\u2019\u00ab\u00a0\u0153uvres\u00a0\u00bb.\r\n\r\nPoint notable, les \u0153uvres audiovisuelles sont prot\u00e9g\u00e9es au travers de l\u2019\u00e9quivalent du droit voisin sur les vid\u00e9ogrammes (le <em>film<\/em>), et ne sont pas vis\u00e9es comme cat\u00e9gorie d\u2019\u0153uvres originales[footnote]La jurisprudence a cependant reconnu une possibilit\u00e9 de prot\u00e9ger certaines \u0153uvres audiovisuelles en tant qu\u2019\u0153uvres dramatiques originales. V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em> 100<\/em>.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>96._ Les \u0153uvres litt\u00e9raires, dramatiques, musicales et artistiques_<\/strong>\u00a0Ces \u0153uvres correspondent aux cat\u00e9gories classiques vis\u00e9es par la Convention de Berne. Les sp\u00e9cificit\u00e9s du copyright britannique sont ici principalement li\u00e9es au traitement des \u0153uvres artistiques et audiovisuelles[footnote]Sur les oeuvres musicales, V. A. Rahmatian (ed), <em>Concepts of Music and Copyright: How Music Perceives Itself and How Copyright Perceives Music<\/em>, Edward Elgar, 2015 (notamment A. Rahmatian, \u00ab\u00a0The Elements of Music Relevant for Copyright Protection\u00a0\u00bb, p 78.).[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>97._ Les \u0153uvres litt\u00e9raires_<\/strong>\u00a0La section\u00a03(1) du CDPA\u00a01988 d\u00e9finit l\u2019\u0153uvre litt\u00e9raire comme\u00a0\u00ab\u00a0toute \u0153uvre, autre qu\u2019une \u0153uvre dramatique ou musicale, qui est \u00e9crite, parl\u00e9e ou chant\u00e9e\u00a0\u00bb, et pr\u00e9cise que la cat\u00e9gorie comprend, en cons\u00e9quence \u00ab\u00a0(a) un tableau ou une compilation, (b) un programme d\u2019ordinateur, (c) le mat\u00e9riel de conception pr\u00e9paratoire \u00e0 un programme d\u2019ordinateur et (d) une base de donn\u00e9es\u00a0\u00bb. Un titre d\u2019article ou de livre peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une \u0153uvre litt\u00e9raire ind\u00e9pendamment de l\u2019\u0153uvre qu\u2019il d\u00e9signe[footnote]V. <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7a760d03e7f57eb0dd6\"><em>The Newspaper Licensing Agency Ltd &amp; Ors. v. Meltwater Holding BV &amp; Ors <\/em><\/a>[2011] EWCA Civ 890\u00a0: \u00c0 propos d\u2019un service de citation d\u2019articles reprenant sans autorisation des titres et des courts extraits d\u2019articles publi\u00e9s, jug\u00e9 notamment que les titres des diff\u00e9rents articles reproduits pouvaient \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme des \u0153uvres litt\u00e9raires originales ind\u00e9pendamment des articles eux-m\u00eames, et que les extraits reproduits constituaient des parties substantielles des articles reproduits (la Cour citant sur ce point l\u2019arr\u00eat Infopaq, CJCE, 16\u00a0juill. 2009, <a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/document\/document.jsf;jsessionid=DEEE1308E7A6437F6B92EDA9AFC22C80?text=&amp;docid=72482&amp;pageIndex=0&amp;doclang=fr&amp;mode=lst&amp;dir=&amp;occ=first&amp;part=1&amp;cid=1339515\">affaire\u00a0C-5\/08<\/a>\u00a0: Rec.\u00a0CJCE 2009, I, p.\u00a06569). Jug\u00e9 \u00e9galement que les actes de contrefa\u00e7on relev\u00e9s ne peuvent \u00eatre l\u00e9gitim\u00e9s, ni par les exceptions pr\u00e9vues par le <em>Copyright Act<\/em> concernant les copies temporaires (s.\u00a028A) et le <em>fair dealing<\/em> (s.\u00a030), ni par celles pr\u00e9vues par les <em>Databases Regulations<\/em>). P. Charnley, \u00ab Copyright in newspapaer headlines and online media monitoring services \u00bb, Journal of Intellectual Property Law &amp; Practice 6, n\u1d52 5 (2011), 294\u201196.[\/footnote]. Les personnages d'une oeuvre litt\u00e9raire sont \u00e9galement prot\u00e9geables en eux-m\u00eames[footnote]<a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWHC\/IPEC\/2022\/1379.html\">Shazam Productions v Only Fools The Dining Experience<\/a> ([2022] EWHC 1379 IPEC ; www.bailii.org\/). En l\u2019esp\u00e8ce, le titulaire des droits sur un sitcom (\u00ab Only Fools and Horses \u00bb) avait assign\u00e9 notamment une soci\u00e9t\u00e9 \u00ab Only Fools The Dining Exp\u00e9rience \u00bb pour avoir utilis\u00e9 des personnages, des slogans, des th\u00e8mes et d\u2019autres \u00e9l\u00e9ments tir\u00e9s de la s\u00e9rie dans une exp\u00e9rience th\u00e9\u00e2trale immersive. Les demandes invoquaient, pour la premi\u00e8re fois devant les tribunaux anglais, une protection des personnages eux-m\u00eames (par contraste, la question est r\u00e9gl\u00e9e de longue date aux \u00c9tats-Unis ; V. par ex. pour la protection de Sherlock Holmes <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca7\/14-1128\/14-1128-2014-06-16.html\">Klinger v. Conan Doyle Estate<\/a>, Ltd., 755 F. 3d 496 \u2013 Court of Appeals, 7th Circuit 2014). La Cour confirme\u00a0 d\u2019abord la possibilit\u00e9 d\u2019une protection des personnages de fiction par copyright, en s\u2019appuyant notamment sur l\u2019arr\u00eat Cofemel de la CJUE (CJUE, 12 sept. 2019, <a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/document\/document.jsf?text=&amp;docid=217668&amp;pageIndex=0&amp;doclang=fr&amp;mode=lst&amp;dir=&amp;occ=first&amp;part=1&amp;cid=1339892\">aff. C-683\/17<\/a>). Jug\u00e9 en l\u2019esp\u00e8ce que le personnage de Del Boy, \u00ab personnage complet avec des motivations complexes et une histoire compl\u00e8te \u00bb pouvait constituer une \u0153uvre prot\u00e9geable par la loi sur le droit d\u2019auteur, en l\u2019esp\u00e8ce originale du fait des choix libres et cr\u00e9atifs de son auteur. Selon le juge, cette \u0153uvre devrait logiquement \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une \u0153uvre litt\u00e9raire en vertu du Copyright, Designs and Patents Act 1988. La Cour se prononce \u00e9galement pour la premi\u00e8re fois sur l'exception de parodie introduite en 2014 (V. <em>infra<\/em>, n\u00b0 143).[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>98._ Les programmes d\u2019ordinateur et les \u0153uvres logicielles_ <\/strong>La loi ne contient pas de d\u00e9finition du programme d\u2019ordinateur (ni d\u2019ailleurs du mat\u00e9riel de conception pr\u00e9paratoire), mais la d\u00e9finition de la directive\u00a02009\/24\/CE (version codifi\u00e9e) sur la protection juridique des programmes d\u2019ordinateur s\u2019applique ici.\r\n\r\nLe CDPA 1988 ne pr\u00e9voit pas de crit\u00e8re d\u2019originalit\u00e9 propre aux programmes d\u2019ordinateur[footnote]Sur ce point, V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em> 109<\/em>.[\/footnote]. Plusieurs dispositions de la loi sont adapt\u00e9es aux programmes d\u2019ordinateur, notamment s\u2019agissant des droits d\u2019adaptation et de traduction[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 21(3)(ab), 21(4).[\/footnote] ou en mati\u00e8re d'exceptions[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 29 (<em>research and private study<\/em>).[\/footnote]. Les programmes d\u2019ordinateur font \u00e9galement l\u2019objet d\u2019exceptions concernant les droits moraux[footnote]V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>171, 172.[\/footnote].\r\n\r\nLes interfaces graphiques et les ic\u00f4nes d\u2019un programme d'ordinateur sont prot\u00e9geables en tant qu\u2019\u0153uvres artistiques[footnote]<em><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff72660d03e7f57ea89be\">Navitaire Inc. v. Easyjet Airline<\/a>, <\/em>[2004] EWHC 1725 (Ch). Dans le m\u00eame jugement, la High Court consid\u00e8re que les \u00ab noms de commandes \u00bb ne sont pas prot\u00e9geables en eux-m\u00eames. Elle refuse \u00e9galement de consid\u00e9rer la protection de l\u2019ensemble des commandes du logiciel comme une compilation. V. \u00e9galement\u00a0<span style=\"font-size: 1em;\"><a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWCA\/Civ\/2023\/1354.html\"><em>THJ v Sheridan<\/em><\/a>, [2023] EWCA Civ 1354., concernant l'<\/span><span style=\"font-size: 1em;\">interface graphique utilisateur (GUI) d'un logiciel de trading. En appel la question portait\u00a0<\/span><span style=\"font-size: 1em;\">plus pr\u00e9cis\u00e9ment sur l'apparence graphique d'un tableau des risques et des prix produit et affich\u00e9 par le logiciel, et sur le test d'originalit\u00e9 \u00e0 appliquer (sur ce point, V. <em>infra<\/em> n\u00b0 109): <\/span>\u00ab <em>It can be seen from the example of the R &amp; P Charts reproduced above, particularly when enlarged, that the various component parts of the image have been laid out with some care. Mr Mitchell has designed the display so as to cram quite a large amount of information into a single screen. Moreover, he has made choices as to what to put where, including such matters as which commands to put into the ribbon and in what order. He also selected what fonts and colours to use \u00bb (point 25); <span style=\"font-size: 1em;\">\u00ab<\/span><span style=\"font-size: 1em;\"> I<\/span><\/em><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\"><em>t is plain that the degree of visual creativity which went into the R &amp; P Charts was low. But that does not mean that there was no creativity at all. The consequence of the low degree of creativity is that the scope of protection conferred by copyright in the R &amp; P Charts is correspondingly narrow, so that only a close copy would infringe: see Infopaq at [45]-[48]. (It is sometimes suggested that Painer at [95]-[98] is authority to the contrary, but all that passage establishes is that the protection conferred by copyright on portrait photographs as a category is not inferior to that enjoyed by other categories of works, including other kinds of photographs.) It does not mean that the R &amp; P Charts are not protected by copyright at all, which would have the consequence that even an identical copy would not infringe<\/em>. \u00bb (point 27).<\/span>[\/footnote]. Les formats de donn\u00e9es peuvent constituer une oeuvre au sens du CDPA 1988, mais la condition d'originalit\u00e9 semble faire obstacle \u00e0 leur protection[footnote]<em><a href=\"https:\/\/www.judiciary.uk\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Wright-v-BTC-Core-judgment-200723.pdf\">Wright v BTC Core<\/a>,<\/em> [2023] EWHC 222 (Ch), \u00e0 propos <span style=\"font-size: 1em;\">du format de fichier utilis\u00e9 par le syst\u00e8me Bitcoin, dans le cadre <\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">demandes en contrefa\u00e7on form\u00e9es par le pr\u00e9tendu cr\u00e9ateur du syst\u00e8me Bitcoin et du code source \u00e0 son origine, contre les op\u00e9rateurs de branches r\u00e9sultant de plusieurs \u00ab airdrops \u00bb du syst\u00e8me Bitcoin.\u00a0<\/span> La Cour d'appel, tout en affirmant qu'un format de fichier peut constituer une \u0153uvre au sens du Copyright Act (CDPA 1988), doute fortement de l'originalit\u00e9 de cette \u0153uvre (\u00ab <em>Turning to requirement (iv) [orignalit\u00e9], I have to say that I am sceptical as to whether the Bitcoin File Format is an intellectual creation in the sense that has been explained by the Court of Justice. On the materials presently before this Court, it seems to me that there is a strong argument that it is differentiated from other file formats only by technical considerations<\/em> \u00bb).[\/footnote].\r\n\r\nLe statut des jeux vid\u00e9os, et plus largement des \u0153uvres multim\u00e9dias[footnote]G. Westkamp, \u00ab\u00a0Multimedia Works and Categorization in UK Copyright Law\u00a0\u00bb, Journal of Intellectual Property Law &amp; Practice 1, n\u1d52 5 (2006), 362\u201163.[\/footnote], a \u00e9t\u00e9 clarifi\u00e9 par la High Court de Londres dans l\u2019affaire <em>Nova Productions Ltd v.\u00a0Mazooma Games Ltd &amp; Ors[footnote]<a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff71260d03e7f57ea71d6\">[2006] EWHC\u00a024 (Ch)<\/a>.[\/footnote]<\/em>, qui illustre les difficult\u00e9s li\u00e9es \u00e0 une d\u00e9finition limitative des cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es. En l\u2019esp\u00e8ce, la soci\u00e9t\u00e9 demanderesse produisait des jeux vid\u00e9os dits d\u2019arcade, accessibles dans des caf\u00e9s et salles sp\u00e9cialis\u00e9es. Elle pr\u00e9tendait que le jeu vid\u00e9o du d\u00e9fendeur contrefaisait le copyright qu\u2019elle d\u00e9tenait sur les dessins et les \u00e9l\u00e9ments logiciels de son jeu, ainsi que le jeu dans son ensemble, constitutif selon elle d\u2019une \u0153uvre dramatique originale. Elle invoquait par ailleurs la protection du jeu au travers du copyright sur le <em>film<\/em> (vid\u00e9ogramme) constitu\u00e9 par la fixation des animations du jeu. Sur les composantes du jeu, la High Court a jug\u00e9 que les fichiers bitmap (dessins en 2D repr\u00e9sent\u00e9s au travers du jeu) \u00e9taient bien des \u0153uvres artistiques, de m\u00eame que les images composites g\u00e9n\u00e9r\u00e9es utilisant des fichiers ; les programmes informatiques et les documents de design sont qualifi\u00e9s d\u2019\u0153uvres litt\u00e9raires (qualification applicable aux logiciels en g\u00e9n\u00e9ral). S\u2019agissant du jeu dans son ensemble, la High Court a rejet\u00e9 la qualification d\u2019\u0153uvre dramatique au sens du copyright Act[footnote]L\u2019\u0153uvre dramatique impliquant une possibilit\u00e9 d\u2019interpr\u00e9tation devant une audience.[\/footnote]<em>. <\/em>Enfin, une protection en tant que \u00ab\u00a0film\u00a0\u00bb (qui porterait donc sur la fixation du jeu), n\u2019est pas exclue par la High Court, mais cette derni\u00e8re rel\u00e8ve que, s\u2019agissant d\u2019un droit sur un enregistrement, la protection offerte ne prot\u00e8gerait que contre la copie au sens strict (ce qui n\u2019\u00e9tait pas le cas en l\u2019esp\u00e8ce), et non pas contre les adaptations[footnote]V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>135.[\/footnote]. En l\u2019esp\u00e8ce la contrefa\u00e7on est \u00e9cart\u00e9e en l\u2019absence de reproduction d\u2019une partie substantielle[footnote]V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>162.[\/footnote] de l\u2019une des composantes prot\u00e9g\u00e9es du jeu vid\u00e9o.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>99._ Les \u0153uvres dramatiques (en g\u00e9n\u00e9ral)_ <\/strong>La section 3(1) du CDPA\u00a01988 ne donne pas de d\u00e9finition de l\u2019\u0153uvre dramatique, et pr\u00e9cise uniquement que \u00ab\u00a0l\u2019\u0153uvre dramatique inclut une \u0153uvre de dance ou de mime\u00a0\u00bb. Les lois ant\u00e9rieures \u00e9taient \u00e9galement silencieuses sur ce point. Les tribunaux renvoient au sens commun d\u2019une \u0153uvre visuelle destin\u00e9e \u00e0 \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e devant un public[footnote]<a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5b4dc2342c94e07cccd22c4d\"><em>Green v. Broadcasting Corporation of New Zealand<\/em><\/a> [1989] 2 All ER 1056\u00a0; [1989] RPC 700\u00a0: \u00ab\u00a0<em>a dramatic work must have sufficient unity to be capable of performance<\/em>\u00a0\u00bb. V. \u00e9galement <em>Norowzian<\/em> v. <em>Arks Ltd <\/em>(No. 2), ci-dessous.[\/footnote]. Le champ de la protection ne semble pas poser de difficult\u00e9s particuli\u00e8res au regard des \u0153uvres comme les pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre et les op\u00e9ras. Il est \u00e9galement admis que les sc\u00e9narios d\u2019\u0153uvres audiovisuelles sont des \u0153uvres dramatiques. Le fait que le r\u00e9gime des \u0153uvres dramatiques soit d\u00e9sormais largement align\u00e9 sur celui des \u0153uvres litt\u00e9raires limite tr\u00e8s certainement l\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019un d\u00e9bat sur ce point. Cependant la qualification pr\u00e9sente un int\u00e9r\u00eat tout particulier en ce qui concerne la protection des \u0153uvres audiovisuelles, distinctes de leurs composantes. Les tribunaux ont \u00e9galement confirm\u00e9 que les formats, notamment de jeux t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s, sont bien des oeuvres dramatiques au centre du CDPA 1988[footnote]<a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5b2897fa2c94e06b9e19e91c\">Banner Universal Motion Pictures Ltd v Endemol Shine Group Ltd &amp; Anor<\/a> [2017] WLR (D) 686, [2017] EWHC 2600 (Ch). La High Court cependant refuse en l'esp\u00e8ce la protection au format qui lui \u00e9tait soumis. Pour le juge Snowden, qui se prononce pour la Cour : \u00ab <em>the authorities and commentary to which I have referred above indicate that it is at least arguable, as a matter of concept, that the format of a television game show or quiz show can be the subject of copyright protection as a dramatic work. This is so, even though it is inherent in the concept of a genuine game or quiz that the playing and outcome of the game, and the questions posed and answers given in the quiz, are not known or prescribed in advance; and hence that the show will contain elements of spontaneity and events that change from episode to episode.<\/em>\r\n<em>I do not need to decide on this interim application the precise conditions that must be satisfied before a television format can be protected as a dramatic work. What I think is apparent from the authorities, however, is that copyright protection will not subsist unless, as a minimum, (i) there are a number of clearly identified features which, taken together, distinguish the show in question from others of a similar type; and (ii) that those distinguishing features are connected with each other in a coherent framework which can be repeatedly applied so as to enable the show to be reproduced in recognisable form<\/em>.\u00a0\u00bb[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>100._ Les \u0153uvres audiovisuelles dramatiques_ <\/strong>Le <em>Copyright Act\u00a01911<\/em> d\u00e9finissait les \u00ab\u00a0\u0153uvres dramatiques\u00a0\u00bb comme incluant \u00ab\u00a0toute production cin\u00e9matographique, lorsque les arrangements ou l\u2019interpr\u00e9tation ou les combinaisons des incidents repr\u00e9sent\u00e9s donnent \u00e0 l\u2019\u0153uvre un caract\u00e8re original\u00a0\u00bb[footnote]\u00ab\u00a0<em>Any cinematograph production where the arrangement or acting form or the combination of incidents represented give the work an original character<\/em>\u00a0\u00bb. Le Copyright Act reprenait sur ce point le texte de l\u2019article\u00a014 de la Convention de Berne dans sa r\u00e9daction issue de la conf\u00e9rence de Berlin.[\/footnote]. Cette assimilation de l\u2019\u0153uvre cin\u00e9matographique (puis, plus largement, audiovisuelle) \u00e0 une \u0153uvre dramatique a fait douter de la protection des films d\u2019actualit\u00e9s et plus tard des magazines ou \u00ab\u00a0\u00e9missions de plateau\u00a0\u00bb, soit en raison d\u2019un manque \u00ab\u00a0d\u2019originalit\u00e9 dramatique\u00a0\u00bb, soit en raison de la difficult\u00e9 \u00e0 y voir des \u00ab\u00a0drames\u00a0\u00bb<em> (dramas)<\/em>. Il fait cependant peu de doute que les fictions et la plupart des documentaires pouvaient \u00eatre assimil\u00e9s \u00e0 des \u0153uvres dramatiques, y compris dans une interpr\u00e9tation restrictive de la notion. Le <em>Copyright Act\u00a01956<\/em> a introduit en mati\u00e8re de protection des \u0153uvres audiovisuelles des changements radicaux, en excluant express\u00e9ment les \u0153uvres audiovisuelles de la d\u00e9finition des \u0153uvres dramatiques[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a048.[\/footnote], et en instituant une nouvelle cat\u00e9gorie d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es, d\u00e9nomm\u00e9e \u00ab\u00a0film cin\u00e9matographique\u00a0\u00bb<em> (cinematograph film)<\/em>, con\u00e7ue sur le mod\u00e8le d\u2019un droit voisin. Cette forme de protection sp\u00e9cifique a \u00e9t\u00e9 reprise dans la loi de 1988 sous la forme d\u2019un copyright entrepreneurial sur le \u00ab\u00a0film\u00a0\u00bb, d\u00e9fini \u00e0 la section\u00a05(1) comme l\u2019enregistrement visuel[footnote]V. <em>infra <\/em>n\u00b0 103.[\/footnote]<em>. <\/em>Cependant le CDPA\u00a01988 n\u2019a pas repris l\u2019exclusion des \u0153uvres audiovisuelles de la d\u00e9finition de l\u2019\u0153uvre dramatique. Plusieurs auteurs ont alors sugg\u00e9r\u00e9 qu\u2019il \u00e9tait d\u00e9sormais possible d\u2019envisager la protection des \u0153uvres audiovisuelles, distinctes de leur enregistrement et de leur sc\u00e9nario, dans la cat\u00e9gorie des \u0153uvres dramatiques, et de revenir ainsi au sch\u00e9ma de protection de la loi de 1911[footnote]Question pos\u00e9e par D.\u00a0Lester et P.\u00a0Mitchell. Joynson-Hicks on UK Copyright Law. Sweet and Maxwell 1989, p.\u00a05.; P.\u00a0Kamina, \u00ab\u00a0Authorship of Films and Implementation of the Term Directive\u00a0\u00bb. [1994] 8 EIPR\u00a0319\u00a0; Laddie, Prescott &amp; Vitoria (1995). points\u00a05.26. 5,21 et 5,44\u00a0; J.\u00a0Holyoak, P.\u00a0Torremans, Intellectual Property Law. Butterworths\u00a01995. p.\u00a0153-154 et 162. \u00c9galement sugg\u00e9r\u00e9 par W.\u00a0R.\u00a0Cornish, Intellectual Property. Sweet &amp; Maxwell. 3e\u00a0\u00e9d. 1996. p.\u00a0342 (note\u00a098) et 410 (note\u00a063).[\/footnote]. Cette interpr\u00e9tation a \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9e par la Cour d\u2019appel de Londres dans l\u2019affaire <em>Norowzian<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5b46f1f42c94e0775e7eee0b\"><em>Norowzian<\/em> v. <em>Arks Ltd (No.\u00a02)<\/em><\/a> [2000] EMLR 67\u00a0; [2000] F.S.R.\u00a0363, CA. \u00c0 cette occasion, Nourse LJ a propos\u00e9 une d\u00e9finition de l\u2019\u0153uvre dramatique\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0<em>In my judgment a film can be a dramatic work for the purpose of the 1988\u00a0Act. The definition of that expression being at large, it must be given its natural and ordinary meaning. We were referred to several dictionary and textbook definitions. My own, substantially a distilled synthesis of those which have gone before, would be this: a dramatic work is a work of action, with or without words or music, which is capable of being performed before an audience. A film will often, though not always, be a work of action and it is capable of being performed before an audience. It can therefore fall within the expression \u2018dramatic work\u2019 in section 1(1)(a) and I disagree with the judge\u2019s reasons for excluding it.<\/em>\u00a0\u00bb[\/footnote]. Certaines \u0153uvres audiovisuelles peuvent d\u00e8s lors \u00eatre prot\u00e9g\u00e9es au travers du copyright sur les \u0153uvres dramatiques. Cette protection est cependant limit\u00e9e aux \u0153uvres qui correspondent \u00e0 la d\u00e9finition de l\u2019\u0153uvre dramatique adopt\u00e9e par les juridictions, ce qui semble restreindre la protection aux seules \u0153uvres de fiction ou documentaires.\r\n\r\nIl n\u2019est pas inutile de noter que, dans le processus de transposition des directives droits d\u2019auteur et droits voisins, le l\u00e9gislateur anglais a transpos\u00e9 les dispositions relatives \u00e0 la titularit\u00e9 et \u00e0 la dur\u00e9e des droits sur l\u2019\u0153uvre audiovisuelle, non pas en relation avec les \u0153uvres audiovisuelles dramatiques, mais en relation avec le \u00ab\u00a0film\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire le droit voisin. La transposition des directives est donc, sur ce point, incorrecte[footnote]P.\u00a0Kamina, \u00ab\u00a0British Film Copyright and the incorrect implementation of the EC Copyright Directives\u00a0\u00bb, [1998] Ent. LR, 109.[\/footnote]. Cette mauvaise transposition est sans doute moins due \u00e0 un d\u00e9sir de pr\u00e9server les solutions existantes qu\u2019\u00e0 une difficult\u00e9 \u00e0 s\u00e9parer conceptuellement l\u2019\u0153uvre audiovisuelle de son enregistrement, qui prend sa source dans le r\u00e9gime \u00e9tabli par les lois de 1911 et 1956.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>101._ Les \u0153uvres musicales_ <\/strong>L\u2019\u0153uvre musicale \u00ab s\u2019entend d\u2019une \u0153uvre de musique, \u00e0 l\u2019exclusion de tout texte destin\u00e9 \u00e0 \u00eatre chant\u00e9 ou parl\u00e9 ou de toute action destin\u00e9e \u00e0 \u00eatre repr\u00e9sent\u00e9e avec la musique \u00bb[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 3.[\/footnote]. Cette d\u00e9finition ne semble pas avoir pos\u00e9 de difficult\u00e9s particuli\u00e8res.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>102._ Les \u0153uvres artistiques_<\/strong>[footnote]P. Masiyakurima, \u00ab\u00a0Copyright in Works of Artistic Craftsmanship: An Analysis\u00a0\u00bb. Oxford Journal of Legal Studies 36, n\u1d52 3 (1er septembre 2016), 505\u201134; S.\u00a0Stokes, \u00ab\u00a0Copyright and the Reproduction of Artistic Works\u00a0\u00bb [2003] EIPR<em>\u00a0<\/em>486 ; S. Clark, \u00ab Lucasfilm Ltd and Others v. Ainsworth and Another: the force of copyright protection for three-dimensional designs as sculptures or works of artistic craftsmanship \u00bb, [2009] EIPR, 31(7), 384-388 ; J. Thomson, \u00ab Works of artistic craftsmanship: what is happening in this \u201cformidable area of complexity\u201d \u00bb, [2010] EIPR, 32(3), 113-119 ; \u00ab Lucasfilm Ltd v. Ainsworth: Star Wars Episode VIII \u2013 The Sculpture Wars \u00bb, [2010] EIPR, 32(5), 251-254.[\/footnote] La protection des \u0153uvres artistiques fait l\u2019objet dans le CDPA 1988 de dispositions particuli\u00e8rement complexes, destin\u00e9es \u00e0 exclure les \u0153uvres de l\u2019art appliqu\u00e9 du champ de la protection par copyright, ou \u00e0 r\u00e9duire le champ d\u2019application de la protection pour cette cat\u00e9gorie d\u2019\u0153uvres, de mani\u00e8re \u00e0 \u00e9viter le cumul avec les protections d\u00e9di\u00e9es. La section 4 dispose :\r\n\r\n\u00ab\u00a01) Dans cette Partie, on entend par \u201c\u0153uvre artistique\u201d\u00a0:\r\n\r\na) une \u0153uvre graphique, une photographie, une sculpture ou un collage, quelle qu\u2019en soit la qualit\u00e9 artistique,\r\n\r\nb) une \u0153uvre d\u2019architecture, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un \u00e9difice ou d\u2019une maquette d\u2019\u00e9difice, ou\r\n\r\nc) une \u0153uvre artistique artisanale.\r\n\r\n2) Dans cette partie,\r\n\r\n\u201c\u00e9difice\u201d d\u00e9signe \u00e9galement toute construction fixe et toute partie d\u2019un \u00e9difice ou d\u2019une construction fixe\u00a0;\r\n\r\n\u201c\u0153uvre graphique\u201d d\u00e9signe (a) toute peinture ainsi que tout dessin, diagramme, carte g\u00e9ographique, graphique ou plan, et (b) toute gravure, eau-forte, lithographie, gravure sur bois ou \u0153uvre similaire\u00a0;\r\n\r\n\u201cphotographie\u201d s\u2019entend de l\u2019impression d\u2019un rayon lumineux ou d\u2019une autre radiation sur tout support sur lequel se forme une image ou \u00e0 partir duquel une image peut se former par quelque moyen que ce soit, et qui ne fait pas partie d\u2019un film\u00a0;\r\n\r\n\u201csculpture\u201d d\u00e9signe \u00e9galement tout moule ou mod\u00e8le fait en vue de la r\u00e9alisation d\u2019une sculpture.\u00a0\u00bb\r\n\r\nLe CDPA 1988 contient ainsi une liste ferm\u00e9e des \u0153uvres artistiques prot\u00e9geables comprenant, d\u2019une part, (a) les \u0153uvres graphiques, les photographies, les sculptures ou collages et les \u0153uvres d\u2019architecture, prot\u00e9g\u00e9es sans r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 leur qualit\u00e9 artistique, et (b) les <em>works of artistic craftsmanship<\/em> (\u0153uvres artistiques artisanales), cat\u00e9gorie comprenant par exemple les bijoux ou les meubles, mais aux contours incertains, et pour lesquelles un caract\u00e8re artistique doit \u00eatre d\u00e9montr\u00e9. Les \u0153uvres (dessins ou mod\u00e8les)\u00a0qui ne correspondant pas \u00e0 ces d\u00e9finitions, comme par exemple les pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es de v\u00e9hicules automobiles, sont exclues de toute protection par copyright, et ne peuvent pr\u00e9tendre qu\u2019aux protections sp\u00e9cifiques.\r\n\r\nLa d\u00e9finition des \u0153uvres graphiques, des photographies, des sculptures ou collages et des \u0153uvres d\u2019architecture n\u2019appelle pas de commentaires particuliers[footnote]Sur les oeuvres d\u2019architecture, V. A. Adrian, \u00ab\u00a0Architecture and Copyright: A Survey\u00a0\u00bb, Journal of Intellectual Property Law and Practice, Vol. 3, No. 8 (2008), 524-529.[\/footnote], sauf \u00e0 souligner la d\u00e9finition assez pr\u00e9cise et large des \u00ab\u00a0photographies\u00a0\u00bb, et l\u2019exclusion des images d\u2019un film de cette d\u00e9finition.\r\n\r\nCelle des \u0153uvres artistiques artisanales est par contre plus probl\u00e9matique, ne serait-ce qu\u2019en raison de l\u2019inclusion de deux crit\u00e8res restrictifs de la protection\u00a0: le caract\u00e8re artistique, d\u2019une part, et la production artisanale, d\u2019autre part. Ce dernier crit\u00e8re concentre d\u2019ailleurs les difficult\u00e9s d\u2019interpr\u00e9tation. Il a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 que la qualification d\u2019\u0153uvre artistique artisanale n\u00e9cessite tout d\u2019abord de d\u00e9terminer si l\u2019intention de l\u2019artiste \u00e9tait de cr\u00e9er une \u0153uvre d\u2019artisanat, et ensuite s\u2019il n\u2019a pas manifestement \u00e9chou\u00e9 dans cette intention[footnote]<a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7ad60d03e7f57eb11d3\"><em>Merlet v.\u00a0Mothercare<\/em><\/a> [1986] RPC 115 (capes pour b\u00e9b\u00e9s exclues de la protection car cr\u00e9\u00e9es dans un but fonctionnel et, manquant, en tant que v\u00eatements de valeur esth\u00e9tique).[\/footnote]. La qualification a par exemple \u00e9t\u00e9 retenue pour certaines formes de v\u00eatements[footnote]<a href=\"https:\/\/www.cipil.law.cam.ac.uk\/virtual-museum\/radley-v-spyrou-gowns-1975-fsr-455\"><em>Radley Gowns v.\u00a0Spyrou<\/em><\/a> [1975] F.S.R. 455 ; \u00a0Guild v Eskandar Ltd [2002] EWCA Civ 316, [2003] FSR 3 (CA)\u00a0(forme de v\u00eatements de travail exclue de la protection pour d\u00e9faut de caract\u00e8re artistique).[\/footnote] ou des travaux de tricot[footnote]En Nouvelle-Z\u00e9alande, <em>Bonz Group (Pty) Ltd v.\u00a0Cooke<\/em> [1994] 3\u00a0NZLR\u00a0216 (High Court) (travaux de tricot).[\/footnote]. Elle a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e pour des meubles[footnote]<a href=\"https:\/\/www.cipil.law.cam.ac.uk\/virtual-museum\/hensher-v-restawile-1976-ac-64\"><em>Hensher v.\u00a0Restawile<\/em><\/a> [1975] RPC 31 (meubles produits en masse. Aucune intention de cr\u00e9er une \u0153uvre artistique et meubles jug\u00e9s insuffisamment esth\u00e9tiques pour justifier une protection en tant que <em>works of artistic craftsmanship<\/em>).[\/footnote] ou des formes de v\u00e9hicules[footnote]<a href=\"https:\/\/jade.io\/j\/?a=outline&amp;id=8277\"><em>Burge v.\u00a0Swarbrick<\/em><\/a> [2007] F.S.R. 27 (exclusion de la protection pour des formes de bateau \u00e0 raison de leur caract\u00e8re fonctionnel).[\/footnote]. La jurisprudence r\u00e9cente confirme que cette cat\u00e9gorie d'oeuvres peut \u00eatre cr\u00e9\u00e9e \u00e0 l'aide de machines, et qu'elle ne perd pas cette qualit\u00e9 lorsque des copies multiples sont r\u00e9alis\u00e9es et distribu\u00e9es[footnote]<a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5e326e0b2c94e01b002d5862\">Response Clothing Ltd. v. The Edinburgh Woollen Mill Ltd.<\/a> [2020] EWHC 148 (IPEC): \u00ab\u00a0<em>I will adopt the Bonz Group summary definition of a work of artistic craftsmanship with clarifications which I believe to be consistent with the definition: (i) it is possible for an author to make a work of artistic craftsmanship using a machine, (ii) aesthetic appeal can be of a nature which causes the work to appeal to potential customers and (iii) a work is not precluded from being a work of artistic craftmanship solely because multiple copies of it are subsequently made and marketed. No binding English authority has been drawn to my attention which prevents me from construing s.4(1)(c) in that way. Accordingly, the Wave Fabric is a work of artistic craftsmanship<\/em>.\u00a0\u00bb (para 64).[\/footnote].\r\n\r\nLa d\u00e9finition des <em>works of artistic crafstmaship<\/em> a fait l\u2019objet d\u2019un arr\u00eat de la Cour supr\u00eame du Royaume-Uni dans une affaire <em>Lucasfilm v. Ainsworth<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.supremecourt.uk\/cases\/uksc-2010-0015.html\">[2011] UKSC 39<\/a>.[\/footnote], \u00e0 propos de la protection par copyright de reproduction de casques de soldats du film <em>Star Wars<\/em> fabriqu\u00e9s aux \u00c9tats-Unis et offerts \u00e0 la vente au Royaume-Uni. En premi\u00e8re instance[footnote]<a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff75a60d03e7f57eab99f\"><em>Lucasfilm v. Ainsworth<\/em><\/a> [2008] EWHC 1878 (Chancery) (Mann J.). A. Hobson, \u00ab\u00a0Imperial stormtroopers, art works, and copyright defences\u00a0\u00bb, Journal of Intellectual Property Law &amp; Practice 4, n\u1d52 1 (2009), 16-18.[\/footnote], la qualification de <em>works of artistic craftsmanship<\/em> avait \u00e9t\u00e9 refus\u00e9e, au motif que l'objet de ces cr\u00e9ations n\u2019\u00e9tait pas esth\u00e9tique, mais utilitaire[footnote]Ici le caract\u00e8re utilitaire n\u2019\u00e9tait pas li\u00e9 \u00e0 la fonction de \u00ab protection \u00bb du casque, s\u2019agissant d\u2019une cr\u00e9ation de fantaisie, mais plut\u00f4t \u00e0 l\u2019objet de la cr\u00e9ation, de reproduire en 3D l\u2019\u00e9l\u00e9ment d\u2019un film.[\/footnote]. Les demandeurs avaient \u00e9galement tent\u00e9, sans succ\u00e8s, de faire qualifier les casques de \u00ab sculptures \u00bb au sens du Copyright<em> Act<\/em>. La Cour d\u2019appel de Londres, avait confirm\u00e9 sur ces points le jugement de la High Court[footnote]<a href=\"https:\/\/www.5rb.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/Lucasfilm-v-Ainsworth-2009-EWCA-Civ-1328.pdf\"><em>Lucasfilm v. Ainsworth<\/em><\/a> ([2009] EWCA Civ 1328\u00a0; [2009] WLR (D) 368).[\/footnote]. Elle appliquait \u00e9galement la section\u00a051 du Copyright Act, exception sp\u00e9cifique qui interdit au titulaire des droits sur un dessin original reproduisant une \u0153uvre utilitaire non prot\u00e9g\u00e9e en tant qu\u2019\u0153uvre artistique d\u2019invoquer le copyright dans ce dessin (2D) pour emp\u00eacher la fabrication et l\u2019exploitation de l\u2019objet repr\u00e9sent\u00e9 (3D)[footnote]V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>140 et 283.[\/footnote]. Ainsi m\u00eame si Lucasfilm d\u00e9tenait un copyright sur les dessins des casques, prot\u00e9g\u00e9s comme \u0153uvres graphiques originales, ce copyright ne lui permettrait pas de s\u2019opposer \u00e0 la fabrication et \u00e0 la distribution des casques au Royaume-Uni. La Cour supr\u00eame a confirm\u00e9 cette analyse.\r\n\r\nComme nous le verrons[footnote]<em>Infra<\/em> n\u00b0 152.[\/footnote], une r\u00e8gle particuli\u00e8re avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vue par le texte d'origine du CDPA 1988 concernant la dur\u00e9e de protection de certaines oeuvres artistiques. La section 52 du CDPA 1988, combin\u00e9e \u00e0 un d\u00e9cret, pr\u00e9voyait en effet une r\u00e9duction de la dur\u00e9e de protection pour les articles fabriqu\u00e9s par un proc\u00e9d\u00e9 industriel (en 50 exemplaires ou plus). Certaines formes de reproduction de ces articles \u00e9taient ainsi autoris\u00e9es apr\u00e8s l'expiration d'un d\u00e9lai de 25 ans \u00e0 compter de leur premi\u00e8re mise sur le march\u00e9. Cette limitation, contraire aux r\u00e8gles europ\u00e9enne, a \u00e9t\u00e9 abrog\u00e9e par l'<em>Entreprise and Regulatory Reform Act 2013<\/em>, \u00e0 effet au 28 juillet 2016[footnote]<em>Ibid<\/em>. Sous r\u00e9serve cependant de dispositions transitoires.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>103._ Les enregistrements audiovisuels (films)_ <\/strong>La loi de 1988 a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 l'origine comme n\u2019ayant pas modifi\u00e9, s\u2019agissant des \u0153uvres audiovisuelles, le sch\u00e9ma \u00e9tabli par la loi de 1956[footnote]V. R. Durie, \u00ab Copyright, Designs and Patent Act 1988, the Key Changes for the Film lndustry \u00bb [1989] 6 EIPR 197. et la plupart des ouvrages sur le sujet.[\/footnote]. La r\u00e9alit\u00e9 est plus complexe. La loi ne reprend pas la distinction faite par la loi de 1956 entre les copyright<em>s<\/em> de la Partie\u00a0I et II, mais continue de traiter les \u0153uvres audiovisuelles comme des cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres sp\u00e9cifiques prot\u00e9g\u00e9es ind\u00e9pendamment de toute condition d\u2019originalit\u00e9. De ce point de vue, la principale diff\u00e9rence avec la loi pr\u00e9c\u00e9dente est que, sous l\u2019empire de la loi actuelle, la cat\u00e9gorie sp\u00e9cifique aux \u0153uvres audiovisuelles, le \u00ab\u00a0film\u00a0\u00bb, est d\u00e9finie \u00e0 la section\u00a05(A) comme \u00ab\u00a0un enregistrement sur tout support \u00e0 partir duquel une image anim\u00e9e peut \u00eatre produite par un moyen quelconque\u00a0\u00bb. La loi vise donc bien <em>l\u2019enregistrement visuel<\/em> lui-m\u00eame, et non pas l\u2019\u0153uvre audiovisuelle enregistr\u00e9e. En cons\u00e9quence, et sous r\u00e9serve d\u2019une protection pour les \u0153uvres audiovisuelles dramatiques[footnote]V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 100<\/em>.[\/footnote], on peut dire qu\u2019\u00e0 partir de 1988 l\u2019\u0153uvre cin\u00e9matographique ou audiovisuelle n\u2019est pas prot\u00e9g\u00e9e en tant que telle, mais seulement au travers de cet enregistrement. D\u2019autres diff\u00e9rences concernent le traitement des bandes sonores, qui a connu une \u00e9volution depuis l\u2019adoption de la loi de 1988, et qui sont d\u00e9sormais trait\u00e9es comme une partie du film, dans la mesure o\u00f9 elles \u00ab accompagnent \u00bb le film[footnote]Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, l\u2019article 5B dispose : \u00ab <em>1) In this Part \u201cfilm\u201d means a recording on any medium from which a moving image may by any means be produced. <\/em><em>2) The sound track accompanying a film shall be treated as part of the film for the purposes of this Part. <\/em><em>3) Without prejudice to the generality of subsection (2), where that subsection applies: <\/em><em>a) references in this Part to showing a film include playing the film sound track to accompany the film, <\/em><em>b) references in this Part to playing a sound recording, or to communicating a sound recording to the public, do not include playing or communicating the film sound track to accompany the film, <\/em><em>c) references in this Part to copying a work, so far as they apply to a sound recording, do not include copying the film sound track to accompany the film, and <\/em><em>d) references in this Part to the issuing, rental or lending of copies of a work, so far as they apply to a sound recording, do not include the issuing, rental or lending of copies of the sound track to accompany the film. <\/em><em>4) Copyright does not subsist in a film which is, or to the extent that it is, a copy taken from a previous film. <\/em><em>5) Nothing in this section affects any copyright subsisting in a film sound track as a sound recording.<\/em>\u00a0\u00bb[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>104._ Les enregistrements sonores (sound recordings)_ <\/strong>Aux termes de l\u2019article\u00a05A un enregistrement sonore est d\u00e9fini comme\u00a0:\r\n\r\n\u00ab\u00a0a) un enregistrement de sons \u00e0 partir duquel les sons peuvent \u00eatre reproduits, ou\r\n\r\nb) un enregistrement de l\u2019ensemble ou de toute partie d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire, dramatique ou musicale \u00e0 partir duquel les sons reproduisant l\u2019\u0153uvre ou une partie de celle-ci peuvent \u00eatre obtenus,\r\n\r\nquel que soit le support de l\u2019enregistrement ou la m\u00e9thode par laquelle les sons sont reproduits ou obtenus\u00a0;\u00a0\u00bb\r\n\r\nOn le voit, la d\u00e9finition n\u2019est pas restreinte aux enregistrements des cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es vis\u00e9es, et peut porter sur des sons ou des bruits. Elle est \u00e9galement technologiquement neutre, et couvre tous types d\u2019enregistrement, y compris d\u00e9mat\u00e9rialis\u00e9s.\r\n\r\nLa bande sonore d\u2019un film est prot\u00e9g\u00e9e en tant qu\u2019\u00e9l\u00e9ment du film, et non pas en tant que <em>sound recording<\/em>, ce qui a des cons\u00e9quences sur son r\u00e9gime[footnote]V. P.\u00a0Kamina, \u00ab\u00a0The protection of film soundtracks under British copyright after the copyright regulations 1995 and 1996\u00a0\u00bb, [1998] Ent. LR 153.[\/footnote]. Cependant l\u2019enregistrement pr\u00e9existant (par exemple exploit\u00e9 dans le commerce) et int\u00e9gr\u00e9 dans la bande sonore continue \u00e0 \u00eatre prot\u00e9g\u00e9 en tant que <em>sound recording<\/em>.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>105._ Les signaux de transmission (broadcasts)_ <\/strong>Dans sa version initiale le CDPA\u00a01988 distinguait au sein de cette cat\u00e9gorie les radiodiffusions (<em>broadcasts<\/em>) et les transmissions par c\u00e2ble (<em>cable <\/em><em>programmes<\/em>). Cette distinction a \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9e en 2003 au profit d\u2019une d\u00e9finition plus large des <em>broadcasts,<\/em> qui couvre d\u00e9sormais les deux formes de diffusion. Un <em>broadcast<\/em> est ainsi d\u00e9fini dans la section\u00a05 comme\u00a0:\r\n\r\n\u00ab\u00a0une transmission \u00e9lectronique d\u2019images, de sons ou d\u2019autres informations, qui\r\n\r\na) est transmise pour r\u00e9ception simultan\u00e9e par des membres du public et qui peut \u00eatre re\u00e7ue licitement par eux, ou\r\n\r\nb) est transmise \u00e0 un moment d\u00e9termin\u00e9 uniquement par la personne qui r\u00e9alise la transmission pour pr\u00e9sentation \u00e0 des membres du public,\r\n\r\net qui n\u2019est pas exclue par la sous-section (1A)\u00a0\u00bb\r\n\r\nOn notera \u00e0 ce stade que les <em>broadcasts <\/em>ne se limitent pas \u00e0 la diffusion de programmes audiovisuels. L\u2019article pr\u00e9cise ensuite qu\u2019une transmission crypt\u00e9e doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme pouvant \u00eatre re\u00e7ue licitement par des membres du public seulement si l\u2019\u00e9quipement de d\u00e9codage a \u00e9t\u00e9 mis \u00e0 la disposition du public par ou avec l\u2019autorit\u00e9 de la personne qui r\u00e9alise la transmission ou la personne fournissant le contenu de la transmission. Enfin, la sous-section (1A) exclut de la d\u00e9finition toute transmission par Internet (<em>Internet transmission<\/em>), \u00e0 moins qu\u2019elle consiste\u00a0:\r\n\r\n\u00ab\u00a0a) en une transmission qui prend place simultan\u00e9ment sur l\u2019Internet et par d\u2019autres moyens,\r\n\r\nb) en une transmission concomitante (<em>concurrent transmission<\/em>) d\u2019un \u00e9v\u00e8nement en direct (<em>live event<\/em>), ou\r\n\r\nc) en une transmission d\u2019images anim\u00e9es ou de sons enregistr\u00e9s formant une partie d\u2019un service de programme offert par la personne responsable de la r\u00e9alisation de la transmission, service dans lequel des programmes sont transmis \u00e0 des heures fix\u00e9es pr\u00e9d\u00e9termin\u00e9es par cette personne.\u00a0\u00bb\r\n\r\nCes pr\u00e9cisions pr\u00e9servent la protection des signaux diffus\u00e9s sur l\u2019Internet mais qui correspondent \u00e0 ou prolongent un <em>broadcast <\/em>(une diffusion lin\u00e9aire d\u2019images, de sons ou d\u2019autres informations) .\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>106._ Les arrangements typographiques d\u2019\u00e9ditions publi\u00e9es_ <\/strong>L\u2019objet de la protection est d\u00e9fini \u00e0 la section\u00a08 du CDPA\u00a01988 comme suit\u00a0:\r\n\r\n\u00ab\u00a0on entend par \u201c\u00e9dition publi\u00e9e\u201d, par rapport au copyright sur la pr\u00e9sentation typographique d\u2019une telle \u00e9dition, une \u00e9dition publi\u00e9e d\u2019une ou de plusieurs d\u2019\u0153uvres litt\u00e9raires, dramatiques ou musicales ou de toute partie de celles-ci.\u00a0\u00bb[footnote]Traduction OMPI.[\/footnote]\r\n\r\nLa protection porte sur l\u2019ensemble de la publication et n\u2019est pas limit\u00e9e aux seuls choix typographiques et de mise en page[footnote]V.. <em><a href=\"https:\/\/publications.parliament.uk\/pa\/ld200102\/ldjudgmt\/jd010712\/news-1.htm\">The Newspaper Licensing Agency Ltd v. Marks and Spencer Pic<\/a>\u00a0<\/em>[2001] UKHL 38\u00a0par Lord Hoffmann\u00a0: \u00ab\u00a0<em>It is not the choice of a particular typeface, the precise number or width of the columns, the breadth of margins and the relationship of headlines and strap-lines to the other text, the number of articles on a page and the distribution of photographs and advertisements but the combination of all of these into pages which give the newspaper as a whole its distinctive appearance... The particular fonts, columns, margins and so forth are only, so to speak, the typographical vocabulary in which the arrangement is expressed<\/em>. \u00a0\u00bb[\/footnote]. Elle n\u2019inclut pas le droit de s\u2019opposer aux adaptations. Elle semble donc en r\u00e9alit\u00e9 restreinte aux fac-simil\u00e9s des \u00e9ditions publi\u00e9es.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>107._ Les crit\u00e8res de protection_ <\/strong>Une sp\u00e9cificit\u00e9 du copyright anglais tient aux crit\u00e8res de protection, qui ne sont pas appliqu\u00e9s \u00e0 l\u2019ensemble des cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es. En outre, au-del\u00e0 des crit\u00e8res principaux que sont l\u2019exigence de fixation, l\u2019exigence d\u2019originalit\u00e9 et l\u2019absence de copie, il faut \u00e9galement prendre en compte les crit\u00e8res sp\u00e9cifiques \u00e0 certaines \u0153uvres artistiques (caract\u00e8re artistique, caract\u00e8re artisanal), d\u00e9j\u00e0 abord\u00e9s.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>108._ La fixation_ <\/strong>L\u2019article\u00a03(2) du CDPA\u00a01988 dispose\u00a0:\r\n\r\n\u00ab\u00a0Pour \u00eatre prot\u00e9g\u00e9e par le copyright, une \u0153uvre litt\u00e9raire, dramatique ou musicale doit \u00eatre consign\u00e9e par \u00e9crit ou d\u2019une autre mani\u00e8re et toute mention, dans la pr\u00e9sente partie, de la date \u00e0 laquelle une \u0153uvre est cr\u00e9\u00e9e s\u2019entend de la date \u00e0 laquelle elle est ainsi consign\u00e9e.\u00a0\u00bb[footnote]Traduction OMPI.[\/footnote]\r\n\r\nCette condition est con\u00e7ue comme une garantie de preuve, \u00e0 la fois de l\u2019existence et de la substance de l\u2019\u0153uvre. La fixation implique une certaine permanence.\r\n\r\nUne fixation est exig\u00e9e pour les copyrights portant sur les \u0153uvres originales, \u00e0 l\u2019exception des \u0153uvres artistiques[footnote]La port\u00e9e \u00e0 donner \u00e0 cette absence est incertaine, les tribunaux n\u2019ayant pas encore eu l\u2019occasion de se prononcer sur ce point.[\/footnote]. Elle n\u2019est pas express\u00e9ment requise pour les copyrights entrepreneuriaux, mais se d\u00e9duit, pour ceux qui consistent dans des droits sur enregistrements (<em>sound recordings<\/em>, <em>films<\/em>, <em>published editions<\/em>) de la nature m\u00eame de ces droits.\r\n\r\nEn pratique ce crit\u00e8re pose rarement probl\u00e8me[footnote]Pour un exemple d\u2019\u0153uvre exclue de la protection pour d\u00e9faut de fixation, on citera <a href=\"https:\/\/www.cipil.law.cam.ac.uk\/virtual-museum\/merchandising-corporation-v-harpbond-1971-2-all-er-657\"><em>Merchandising Corp of America v.\u00a0Harpbond<\/em><\/a> [1983] F.S.R. 32\u00a0CA (maquillage d\u2019un chanteur).[\/footnote], et ce pour deux raisons. Tout, d\u2019abord, parce que la fixation requise est d\u00e9finie de mani\u00e8re tr\u00e8s large\u00a0: l\u2019article\u00a0178 de la loi d\u00e9finit l\u2019\u00e9crit vis\u00e9 \u00e0 l\u2019article\u00a03(2) comme d\u00e9signant \u00e9galement \u00ab\u00a0tout code ou notation, de quelque forme que ce soit, manuscrit ou non et quelle que soit la m\u00e9thode par laquelle ou le support dans lequel ou sur lequel il est consign\u00e9\u00a0\u00bb[footnote]En outre, l\u2019expression \u00ab\u00a0ou d\u2019une autre mani\u00e8re\u00a0\u00bb confirme la possibilit\u00e9 d\u2019un enregistrement sur tous supports, comme les films par exemple.[\/footnote]. Ensuite, parce que l\u2019article\u00a03(3) pr\u00e9cise qu\u2019il est indiff\u00e9rent que l\u2019\u0153uvre soit consign\u00e9e par l\u2019auteur ou avec son autorisation. En d\u2019autres termes, l\u2019auteur d\u2019un discours non \u00e9crit peut agir en contrefa\u00e7on contre toute personne qui le reproduirait sans son autorisation. Nous verrons que sur ce point le droit am\u00e9ricain est beaucoup moins g\u00e9n\u00e9reux[footnote]V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em> 207<\/em>.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>109._ L\u2019originalit\u00e9 (oeuvres litt\u00e9raires, dramatiques, musicales et artistiques)_<\/strong>[footnote]K.\u00a0Garnett, \u00ab\u00a0Copyright in Photographs\u00a0\u00bb [2000] EIPR<em>\u00a0<\/em>229\u00a0; R.\u00a0Deazley, \u00ab\u00a0Photographing Paintings in the Public Domain\u00a0\u00bb [2001] EIPR<em>\u00a0<\/em>179\u00a0; S.\u00a0Ricketson, \u00ab\u00a0The Concept of Originality in Anglo-Australian Copyright Law\u00a0\u00bb (1991 ) 9(2) Copyright Reporter\u00a01\u00a0; G.\u00a0Lea, \u00ab\u00a0In Defence of Originality\u00a0\u00bb [1996] Ent.\u00a0LR<em>\u00a0<\/em>21\u00a0; Laddie, Prescott &amp; Vitoria, <em>The Modern Law of Copyright and Designs, <\/em>3rd edition (Butterworths, 2000) 82-97,114-12, 200-238, Ch 5.[\/footnote] Dans le CDPA 1988, l\u2019originalit\u00e9 est exig\u00e9e pour les seules \u0153uvres litt\u00e9raires, dramatiques, musicales et artistiques. Cependant le crit\u00e8re n\u2019est pas d\u00e9fini par la loi. Les tribunaux utilisent traditionnellement deux formules pour d\u00e9finir l'originalit\u00e9. Dans une premi\u00e8re formule, plut\u00f4t ancienne, est originale une \u0153uvre qui \u00ab a pour origine l\u2019auteur \u00bb et qui \u00ab n\u2019est pas copi\u00e9e \u00bb[footnote]<em><a href=\"https:\/\/www.cipil.law.cam.ac.uk\/virtual-museum\/university-london-press-v-university-tutorial-1916-2-ch-601\">University of London Press v.\u00a0University Tutorial Press<\/a> <\/em>[1916] 2 Ch\u00a0209.[\/footnote]. Dans une seconde formule, plus moderne, une \u0153uvre est originale lorsque l\u2019auteur a exerc\u00e9 \u00ab\u00a0un travail, un savoir-faire ou un effort suffisants dans la production de l\u2019\u0153uvre\u00a0\u00bb (<em>the requisite labour, skill, or effort in producing the work<\/em>)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.cipil.law.cam.ac.uk\/virtual-museum\/ladbroke-v-william-hill-1964-1-all-er-465\"><em>Ladbroke v. William Hill<\/em><\/a> [1964] 1 All ER 465,469.[\/footnote]. Cette d\u00e9finition est g\u00e9n\u00e9ralement pr\u00e9sent\u00e9e comme moins exigeante que celle adopt\u00e9e par les tribunaux am\u00e9ricains (\u00ab degr\u00e9 minimum de cr\u00e9ativit\u00e9 \u00bb)[footnote]V. <em>infra <\/em>n\u00b0 209.[\/footnote], et bien s\u00fbr que celle des droits continentaux[footnote]Les hypoth\u00e8ses traditionnelles d\u2019\u0153uvres jug\u00e9es non originales concernent par exemple les listes, m\u00eame si leur production n\u00e9cessite effort et ing\u00e9niosit\u00e9 (V. par exemple <a href=\"https:\/\/www.cipil.law.cam.ac.uk\/virtual-museum\/football-league-ltd-v-littlewoods-pools-ltd-1959-1-ch-637\"><em>Football League v. Littlewoods<\/em><\/a> [1959] Ch 637, 654), ou encore les slogans ou les titres.[\/footnote]\r\n\r\nBien qu\u2019il soit g\u00e9n\u00e9ralement admis que le niveau d\u2019originalit\u00e9 requis par la jurisprudence europ\u00e9enne est plus \u00e9lev\u00e9 que celui exig\u00e9 par les tribunaux britanniques, dans son arr\u00eat <em>Newspaper Licensing Agency Ltd. v.\u00a0Meltwater Holding BV<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7a760d03e7f57eb0dd6\">[2011] EWCA Civ 890<\/a>.[\/footnote] la Cour d\u2019appel de Londres avait dans un premier temps rejet\u00e9 l\u2019existence d\u2019un standard g\u00e9n\u00e9ral impos\u00e9 par le droit de l\u2019Union europ\u00e9enne, et l\u2019id\u00e9e qu\u2019il pourrait \u00eatre diff\u00e9rent du test appliqu\u00e9 au Royaume-Uni[footnote]<em>Ibid<\/em>., point.\u00a020\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Although the [CJEU in Infopaq] refers to an \u201cintellectual creation\u201d it does so in the context of paragraph 35 [of Infopaq, referring to articles 1(3) of Directive 91\/250, 3(1) of Directive 96\/9 and 6 of Directive 2006\/116] which clearly relates such creation to the question of origin not novelty or merit. Accordingly, I do not understand the decision of the European Court of Justice in Infopaq to have qualified the long standing test established by the authorities referred to in paragraph 19 above.<\/em> \u00bb[\/footnote]. Cette position a depuis \u00e9volu\u00e9. Il est d\u00e9sormais acquis au Royaume-Uni que <span style=\"font-size: 1em;\">l'originalit\u00e9 doit, autant que possible, \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e conform\u00e9ment aux dispositions de l'article 2 (a) de la directive 2001\/29\/CE, telles qu'interpr\u00e9t\u00e9es avant la fin de la p\u00e9riode de transition du Brexit par la CJUE, et donc suivre sur ce point la jurisprudence <em>Infopaq<\/em>[footnote]<\/span>V. <span style=\"font-size: 1em;\">les dispositions pr\u00e9cit\u00e9es du <em>European Union (Withdrawal) Act 2018<\/em>, <em>supra<\/em> n\u00b0 32. V. par exemple, <\/span><a href=\"https:\/\/caselaw.nationalarchives.gov.uk\/ewca\/civ\/2023\/1354\"><em style=\"font-size: 1em;\">THJ v Sheridan<\/em><\/a><span style=\"font-size: 1em;\">, [2023] EWCA Civ 1354., pr\u00e9cit\u00e9, point 25 : \u00ab\u00a0<\/span>I<em>n my judgment the Defendants are right that the judge did not apply the correct test, which I have set out in paragraph 16 above. This is not because of his reference to \"functionality\" in [214], which appears to be a slip of the pen having regard to what he went on to say in the last sentence of [215]. It is because the test he applied was that of \"skill and labour\", which was the test applied by the English courts prior to Infopaq, including in <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff72660d03e7f57ea89be\">Navitaire Inc v easyJet Airline Co Ltd<\/a> [2004] EWHC 1725 (Ch), [2006] RPC 3 and Nova Productions Ltd v Mazooma Games Ltd [2006] EWHC 24 (Ch), [2006] RPC 14, and not the test of \"author's own intellectual creation\" laid down by the Court of Justice. As can be seen from cases such as Football Dataco and Funke Medien, these two tests are not the same, and the European test is more demanding; although Painer establishes that even a simple portrait photograph may satisfy it in an appropriate case. In fairness to the judge, I should make it clear that he was not referred to any of the relevant case law on this question (although the Defendants cited BSA, they did so in relation to a different issue)<\/em>. \u00bb[\/footnote].\r\n\r\nPr\u00e9cisons enfin qu'aux termes des d\u00e9finitions propos\u00e9es, et sous r\u00e9serve d'une difficult\u00e9 relative \u00e0 la cat\u00e9gorie des <em>computer-generated works<\/em>[footnote]V. <em>infra<\/em> n\u00b0 126.[\/footnote], le crit\u00e8re d'originalit\u00e9 implique une contribution humaine, \u00e9manant d'un auteur, personne physique[footnote]V. par exemple la d\u00e9cision australienne <a href=\"https:\/\/jade.io\/article\/181483\">Acohs Pty Ltd. v Ucorp Pty Ltd.<\/a> ([2010] FCA 577, confirm\u00e9e en appel) \u00e0 propos de la protection de code HTML produit par un logiciel: <span style=\"font-size: 1em;\">\u00ab\u00a0<\/span><em>as a general proposition the need for a work to spring from the original efforts of a single human author is a fundamental requirement of copyright law<\/em>. \u00bb (para 48). Sur cette question, v. nos d\u00e9veloppements sur l'intelligence artificielle g\u00e9n\u00e9rative, <em>infra<\/em> n\u00b0116 et 126.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>110._ La production artisanale et le caract\u00e8re artistique (certaines oeuvres artistiques)_ <\/strong>Comme nous l\u2019avons vu, les \u0153uvres tombant dans la cat\u00e9gorie des <em>works of artistic craftsmanship<\/em> doivent satisfaire en principe \u00e0 deux conditions suppl\u00e9mentaires, li\u00e9es \u00e0 leur production artisanale et \u00e0 leur caract\u00e8re artistique[footnote]V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 102<\/em>.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>111._ L\u2019absence de copie (copyrights entrepreneuriaux)_ <\/strong>L\u2019originalit\u00e9 n\u2019est pas exig\u00e9e pour les copyright entrepreneuriaux, qui correspondent, rappelons-le, aux droits voisins continentaux. Par contre, le l\u00e9gislateur anglais a pris soin de pr\u00e9ciser ce qui pourrait ici para\u00eetre comme une \u00e9vidence, \u00e0 savoir que la protection conf\u00e9r\u00e9e ne s\u2019entend que d\u2019enregistrements ou de signaux non copi\u00e9s[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 5A(2), 5B(4), 6(6).[\/footnote]. Reste, en toute logique, \u00e0 d\u00e9terminer dans quelles conditions les modifications apport\u00e9es \u00e0 un enregistrement ant\u00e9rieur peuvent donner prise \u00e0 un nouveau droit voisin (question \u00e9galement pos\u00e9e en droit fran\u00e7ais)\u2026\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>112._ L\u2019exclusion des oeuvres immorales ou illicites_ <\/strong>Traditionnellement, en copyright anglais aucune protection n\u2019est accord\u00e9e aux \u0153uvres obsc\u00e8nes, blasph\u00e9matoires et immorales[footnote]<em>Glyn v.\u00a0Weston Film Feature <\/em>[1916] 1 Ch\u00a0261.[\/footnote]. Bien que le Copyright Act soit silencieux sur ce point, la r\u00e8gle semble toujours applicable au Royaume-Uni[footnote]La Chambre des Lords a en effet cit\u00e9 et approuv\u00e9 <em>Glyn v.\u00a0Weston Film Feature<\/em> dans <a href=\"https:\/\/www.ucpi.org.uk\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Attorney-General-v-Observer-Ltd-and-ors-1990-1-A.C.-109.pdf\"><em>AG v.\u00a0Guardian Newspapers <\/em>(No.\u00a02)<\/a> [1990] 1\u00a0AC\u00a0109.[\/footnote]. La question de son articulation avec le droit \u00e0 la libert\u00e9 d\u2019expression ou d\u2019autres principes fondamentaux n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 soumise aux tribunaux.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>113._ Les <em>Crown<\/em> et <em>Parliamentary copyrights<\/em>_<\/strong>[footnote]S. Saxby, \u00ab\u00a0Crown Copyright Regulation in the UK - Is the Debate Still Alive?\u00a0\u00bb International Journal of Law and Information Technology 13, n\u1d52 3 (1er janvier 2005), 299\u2011335; N. Cox, \u00ab\u00a0Copyright in Statutes, Regulations, and Judicial Decisions in Common Law Jurisdictions: Public Ownership or Commercial Enterprise?\u00a0\u00bb Statute Law Review 27, n\u1d52 3 (1er ao\u00fbt 2006), 185\u2011208.[\/footnote] Le copyright anglais a toujours prot\u00e9g\u00e9 les actes officiels, mais dans une mesure qui a vari\u00e9 au long de son histoire. Cette protection prend actuellement la forme de deux copyrights au r\u00e9gime sp\u00e9cifique, le <em>Crown copyright<\/em>, d\u2019une part, et le <em>Parliamentary copyright<\/em>, d\u2019autre part, r\u00e9gis aux articles\u00a0163 \u00e0 167 du Copyright Act. Le <em>Parliamentary copyright<\/em> est une innovation de la loi de 1988.\r\n\r\nUn <em>Crown copyright<\/em> subsiste dans une \u0153uvre cr\u00e9\u00e9e par un fonctionnaire de la Couronne en ex\u00e9cution de ses fonctions[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 163(1).[\/footnote]. Un <em>Crown copyright<\/em> subsiste \u00e9galement dans chaque acte du Parlement et dans chaque mesure du synode g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019\u00c9glise d\u2019Angleterre[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 164.[\/footnote] (ce qui, au passage, signifie qu\u2019il n\u2019y a pas de <em>Parliamentary copyright<\/em> dans les actes du Parlement). La Couronne en est le premier titulaire. La dur\u00e9e de protection du <em>Crown copyright<\/em> subsistant dans une \u0153uvre litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique est en principe de cent vingt-cinq ans \u00e0 compter de la fin de l\u2019ann\u00e9e calendaire de sa cr\u00e9ation, \u00e0 moins qu\u2019elle soit publi\u00e9e commercialement durant une p\u00e9riode de soixante-quinze ans \u00e0 compter de la fin de l\u2019ann\u00e9e calendaire de sa cr\u00e9ation, auquel cas le copyright ne subsiste que cinquante ans \u00e0 partir de l\u2019ann\u00e9e calendaire de cette publication[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 163(3).[\/footnote]. Pour les autres cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres, la dur\u00e9e de protection est la m\u00eame que pour ces \u0153uvres non couvertes par un <em>Crown copyright<\/em>. Pour les actes du Parlement et les mesures du synode g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019\u00c9glise d\u2019Angleterre, la dur\u00e9e de protection d\u00e9roge \u00e0 ces r\u00e8gles, et la protection subsiste \u00e0 partir de l\u2019assentiment royal jusqu\u2019\u00e0 la fin d\u2019une p\u00e9riode de cinquante ans \u00e0 partir de la fin de l\u2019ann\u00e9e calendaire correspondante.\r\n\r\nLe <em>Parliamentary copyright<\/em> constitue une cat\u00e9gorie distincte du <em>Crown copyright<\/em>. La section\u00a0165 de la loi pr\u00e9voit que lorsqu\u2019une \u0153uvre est cr\u00e9\u00e9e par ou sous la direction ou le contr\u00f4le de la Chambre des Communes ou de la Chambre des Lords, la Chambre concern\u00e9e est le premier titulaire du copyright subsistant dans cette \u0153uvre. L\u2019\u0153uvre peut \u00e9galement \u00eatre d\u00e9tenue conjointement par les deux chambres lorsqu\u2019elles ont codirig\u00e9 sa cr\u00e9ation.\r\n\r\nDe nombreux documents sous <em>Crown copyright<\/em> sont librement accessibles et r\u00e9utilisables dans le cadre d'une <em>Open Government License<\/em>, licence d\u00e9velopp\u00e9e et g\u00e9r\u00e9e par <em>The National Archives[footnote]<\/em>V. le <a href=\"https:\/\/www.nationalarchives.gov.uk\/information-management\/re-using-public-sector-information\/uk-government-licensing-framework\/crown-copyright\/\">site des <em>National Archives<\/em><\/a>.<em>[\/footnote]. <\/em>La licence couvre notamment les lois et actes r\u00e9glementaires, les notes d'explication l\u00e9gislatives, les communiqu\u00e9s de presse, et de nombreux rapports et de documents consultatifs.\r\n<h3><strong>B. Les b\u00e9n\u00e9ficiaires de la protection<\/strong><\/h3>\r\n<strong>114._ Pr\u00e9sentation g\u00e9n\u00e9rale_ <\/strong>Les r\u00e8gles de titularit\u00e9 s\u2019organisent autour du concept central d\u2019auteur, et ne trouvent d\u2019exception v\u00e9ritable qu\u2019en mati\u00e8re de cr\u00e9ations d\u2019employ\u00e9s. Reste cependant \u00e0 d\u00e9finir l\u2019auteur. De ce point de vue, la loi de 1988 a pris une position diff\u00e9rente de la loi de 1956\u00a0: si elle a maintenu la conception traditionnelle de l\u2019auteur-personne physique pour les \u0153uvres originales, elle accorde cette qualit\u00e9 aux producteurs en mati\u00e8re de copyright entrepreneuriaux (l\u00e0 o\u00f9 la loi de 1956 pr\u00e9f\u00e9rait utiliser l\u2019expression <em>maker<\/em>).\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>115._ L\u2019auteur (oeuvres originales)_ <\/strong>La section 9(1) du CDPA d\u00e9finit de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale l\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre comme \u00ab la personne qui la cr\u00e9e \u00bb. Comme nous l'avons vu, pour les \u0153uvres litt\u00e9raires, dramatiques, musicales et artistiques, c'est-\u00e0-dire les cat\u00e9gories d'oeuvres <em>originales<\/em>, cette d\u00e9finition vise n\u00e9cessairement des personnes physiques[footnote]V. par exemple la d\u00e9cision australienne <a href=\"https:\/\/jade.io\/article\/181483\">Acohs Pty Ltd. v Ucorp Pty Ltd. <\/a>([2010] FCA 577, confirm\u00e9e en appel), cit\u00e9e <em>supra<\/em> n\u00b0109 : <span style=\"font-size: 1em;\">\u00ab\u00a0<\/span><em>as a general proposition the need for a work to spring from the original efforts of a single human author is a fundamental requirement of copyright law<\/em>. \u00bb (para 48), et la jurisprudence anglaise cit\u00e9e.[\/footnote].\r\n\r\nUne exception est cependant apport\u00e9e \u00e0 cette r\u00e8gle dans le cas des oeuvres litt\u00e9raires, dramatiques, musicales ou artistiques g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par par ordinateur (<em>computer-generated work<\/em>), pour lesquelles l'auteur est <span style=\"font-size: 1em;\">\u00ab la personne qui a pris les arrangements n\u00e9cessaires \u00e0 la cr\u00e9ation de l\u2019\u0153uvre \u00bb[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/section\/9\">CDPA 1988<\/a>, s. 9(3), cette personne pouvant sans doute \u00eatre une personne morale. Sur cette cat\u00e9gorie, v. <em>infra<\/em> n\u00b0126.[\/footnote].<\/span>\r\n\r\nLa loi contient \u00e9galement une s\u00e9rie de pr\u00e9somptions l\u00e9gales li\u00e9es \u00e0 la qualit\u00e9 d\u2019auteur, inscrites \u00e0 la section 104[footnote]\u00ab <em>2) Lorsqu\u2019un nom cens\u00e9 \u00eatre celui de l\u2019auteur figurait sur des copies ou exemplaires de l\u2019\u0153uvre publi\u00e9e ou sur l\u2019\u0153uvre lors de sa cr\u00e9ation, la personne dont le nom \u00e9tait ainsi indiqu\u00e9 est pr\u00e9sum\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 preuve du contraire, a) \u00eatre l\u2019auteur de l\u2019\u0153uvre ; b) avoir cr\u00e9\u00e9 l\u2019\u0153uvre dans des conditions ne relevant pas de l\u2019application de la section 11.2), 163, 165 ou 168 (d\u2019\u0153uvres cr\u00e9\u00e9es en cours d\u2019emploi, copyright de la Couronne, copyright des Assembl\u00e9es parlementaires ou copyright de certaines organisations internationales). 3) Dans le cas d\u2019une \u0153uvre cens\u00e9e avoir \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en collaboration, les dispositions de l\u2019alin\u00e9a 1) sont applicables \u00e0 l\u2019\u00e9gard de chacun des auteurs suppos\u00e9s. 4) Lorsqu\u2019aucun nom cens\u00e9 \u00eatre celui de l\u2019auteur n\u2019\u00e9tait indiqu\u00e9 de la fa\u00e7on pr\u00e9cis\u00e9e \u00e0 l\u2019alin\u00e9a 2) mais que a) l\u2019\u0153uvre est susceptible d\u2019\u00eatre prot\u00e9g\u00e9e au titre du copyright en vertu des dispositions de la section 155 (possibilit\u00e9 de protection en raison du pays de la premi\u00e8re publication), et b) un nom cens\u00e9 \u00eatre celui de l\u2019\u00e9diteur figurait sur des copies ou exemplaires de l\u2019\u0153uvre lors de la premi\u00e8re publication, la personne dont le nom \u00e9tait ainsi indiqu\u00e9 est pr\u00e9sum\u00e9e, jusqu\u2019\u00e0 preuve du contraire, avoir \u00e9t\u00e9 titulaire du copyright au moment de la publication. 5) Si l\u2019auteur de l\u2019\u0153uvre est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 ou si l\u2019identit\u00e9 de l\u2019auteur ne peut \u00eatre d\u00e9termin\u00e9e malgr\u00e9 des recherches suffisantes, il est pr\u00e9sum\u00e9 en l\u2019absence de preuve contraire, a) que l\u2019\u0153uvre est une \u0153uvre originale, et b) que les all\u00e9gations du demandeur concernant la premi\u00e8re publication de l\u2019\u0153uvre et le pays de cette premi\u00e8re publication sont fond\u00e9es.<\/em> \u00bb (traduction OMPI).[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>116._ L\u2019auteur des oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par IA<\/strong><strong>_ <\/strong>A la date de mise \u00e0 jour de cet ouvrage, les tribunaux britanniques ne se sont pas encore prononc\u00e9s sur la question de la titularit\u00e9 des oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par ou avec l'assistance de syst\u00e8mes d'intelligence artificielle. La question se complique ici en raison de l'introduction au Royaume-Uni, en 1988, d'une nouvelle cat\u00e9gorie l\u00e9gale d'oeuvres, les \u00ab oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par ordinateur \u00bb (<em>computer-generated works<\/em>)[footnote]V. <em>infra<\/em> n\u00b0 126.[\/footnote]. Cette cat\u00e9gorie originale semble en effet pouvoir inclure certaines oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par des syst\u00e8mes d'intelligence artificielle, et pourrait faire exception aux principes g\u00e9n\u00e9raux de protection, en permettant par exemple la protection d'oeuvres cr\u00e9\u00e9es sans aucune intervention humaine, et \u00e0 des conditions diff\u00e9rentes de celles pos\u00e9es en droit commun (par exemple sans condition d'originalit\u00e9). Il en sera question en d\u00e9tail plus loin[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote].\r\n\r\nRappelons cependant qu'en dehors de cette hypoth\u00e8se, en copyright britannique l'auteur d'une oeuvre litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique ne peut s'entendre que d'une personne physique[footnote]V. <em>supra<\/em> n\u00b0 115.[\/footnote]. Ainsi, une oeuvre produite de mani\u00e8re de mani\u00e8re totalement autonome (si tant est qu'elle puisse alors \u00eatre qualifi\u00e9e d'oeuvre) ne devrait pas donner prise \u00e0 la protection, en l'absence d'auteur, et donc d'originalit\u00e9 au sens o\u00f9 ce crit\u00e8re est actuellement d\u00e9fini[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote]. Par ailleurs, dans le cas d'une oeuvre cr\u00e9\u00e9e avec l'<em>assistance<\/em> d'un syst\u00e8me d'IA, celui qui se pr\u00e9tend auteur devra n\u00e9cessairement justifier d'une contribution originale ou participant de l'originalit\u00e9 de l'oeuvre produite. On retrouvera donc ici les m\u00eames difficult\u00e9s que celles pos\u00e9es dans les autres syst\u00e8mes: \u00e0 savoir l'identification et la d\u00e9termination de l'apport humain \u00e0 une cr\u00e9ation assist\u00e9e par intelligence artificielle[footnote]V. pour les Etats-Unis, <em>infra<\/em> n\u00b0 205.[\/footnote]. Mais encore une fois, la question pourrait ici se d\u00e9placer sur la qualification de <em>computer-generated works<\/em>[footnote]Du moins pour les oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es de mani\u00e8re totalement autonome par un syst\u00e8me d'IA, ou sans auteur en application des r\u00e8gles de droit commun. V. <em>infra<\/em> n\u00b0 126.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>117._ L\u2019auteur (copyrights entrepreneuriaux)_ <\/strong>\u00a0A la diff\u00e9rence du Copyright Act 1956, le CDPA 1988 utilise le terme \u00ab auteur \u00bb pour d\u00e9signer les titulaires initiaux des copyrights entrepreneuriaux[footnote]Ce choix a \u00e9t\u00e9 justifi\u00e9 pour des raisons techniques de r\u00e9daction.[\/footnote]. Ainsi, aux termes de l\u2019article 9(2) sont r\u00e9put\u00e9s \u00eatre l\u2019auteur :\r\n<ul>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">pour un enregistrement sonore, le producteur,<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">pour un film, le producteur et le r\u00e9alisateur principal<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">pour une \u00e9mission de radiodiffusion, la personne qui r\u00e9alise l\u2019\u00e9mission ou, s\u2019agissant d\u2019une \u00e9mission dans laquelle une autre \u00e9mission est relay\u00e9e par voie de r\u00e9ception et de retransmission imm\u00e9diate, la personne qui r\u00e9alise cette autre \u00e9mission ;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">et pour la pr\u00e9sentation typographique d\u2019une \u00e9dition publi\u00e9e, l\u2019\u00e9diteur.<\/li>\r\n<\/ul>\r\nLe producteur de l\u2019enregistrement sonore ou du <em>film<\/em> est d\u00e9fini \u00e0 la section\u00a0178 comme \u00ab\u00a0la personne qui prend les dispositions n\u00e9cessaires \u00e0 la cr\u00e9ation du phonogramme ou du film\u00a0\u00bb.\r\n\r\nLe r\u00e9gime applicable aux <em>films<\/em> est, on le voit, sp\u00e9cifique. Dans la version initiale du CDPA\u00a01988, le producteur \u00e9tait le seul auteur du <em>film<\/em>. En cons\u00e9quence, le r\u00e9alisateur et les auteurs des contributions principales \u00e0 l\u2019\u0153uvre audiovisuelle (sc\u00e9narios, d\u00e9cors, musiques) \u00e9taient priv\u00e9s de tout copyright dans le \u00ab\u00a0<em>film<\/em>\u00a0\u00bb (l\u2019enregistrement visuel), mais \u00e9galement dans l\u2019\u0153uvre audiovisuelle fix\u00e9e uniquement sur ce film, distincte de ses composantes. Les composantes du film (sc\u00e9narios, d\u00e9cors, musiques) \u00e9taient trait\u00e9es de mani\u00e8re classique\u00a0: l\u2019artiste \u00e9tait seul auteur de l\u2019\u0153uvre ainsi cr\u00e9\u00e9e et, sauf contrat de travail ou cession de droits au producteur, titulaire initial du copyright correspondant. Le r\u00e9alisateur \u00e9tait ainsi le plus mal trait\u00e9, n\u2019ayant de droit ni sur l\u2019\u0153uvre audiovisuelle ni sur l\u2019enregistrement de l\u2019\u0153uvre. La loi lui accordait cependant des droits moraux sur le <em>film<\/em> (donc sur le vid\u00e9ogramme, ce qui est une curieuse solution). Ce sch\u00e9ma a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9 sous l\u2019influence des dispositions de la directive dur\u00e9e du 29\u00a0octobre 1993, dont l\u2019article\u00a02 pr\u00e9cise que le r\u00e9alisateur principal de l\u2019\u0153uvre audiovisuelle doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme son auteur ou l\u2019un de ses auteurs. Le gouvernement britannique a ainsi choisi de transposer cette disposition, non pas en relation avec l\u2019\u0153uvre audiovisuelle, non prot\u00e9g\u00e9e en tant que telle, mais en relation avec le <em>film<\/em>, c\u2019est-\u00e0-dire le vid\u00e9ogramme. Les <em>Copyright and Related Rights Regulations\u00a01996<\/em> ont ainsi consacr\u00e9 une solution pour le moins originale\u00a0: le r\u00e9alisateur principal du film est d\u00e9sormais consid\u00e9r\u00e9 comme coauteur du vid\u00e9ogramme avec le producteur[footnote]Le r\u00e9alisateur principal n\u2019est pas d\u00e9fini par la loi, mais la section\u00a0105 pr\u00e9sume que la personne identifi\u00e9e comme r\u00e9alisateur dans le film est le r\u00e9alisateur principal.[\/footnote]. Le copyright sur le <em>film<\/em> devient ainsi une sorte d\u2019hybride entre droit d\u2019auteur et droit voisin, l\u2019artiste se voyant conf\u00e9rer un droit sur un simple enregistrement, sans qu\u2019il soit n\u00e9cessaire de rapporter une quelconque originalit\u00e9, et qui plus est, en tant que coauteur avec le producteur. On remarquera d\u2019ailleurs que du point de vue du droit moral la situation reste inchang\u00e9e, le producteur ne se voyant pas reconna\u00eetre les droits accord\u00e9s \u00e0 celui qui devient son coauteur.\r\n\r\nLa section 105 \u00e9tablit, en relation avec les copyrights entrepreneuriaux, des pr\u00e9somptions li\u00e9es \u00e0 la qualit\u00e9 d\u2019auteur similaires \u00e0 celles d\u00e9crites pour les auteurs d\u2019\u0153uvres originales.\r\n\r\nEnfin, il faut \u00e9galement r\u00e9server ici le cas des oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par ordinateur (incluant les syst\u00e8mes d'intelligence artificielle), abord\u00e9es plus loin[footnote]V. <em>infra<\/em>, n\u00b0 126.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>118._ Les oeuvres \u00e0 auteurs multiples (<em>collective works<\/em> \/ <em>works of joint authorship<\/em>)_ <\/strong>Le CDPA\u00a01988 ne conna\u00eet que deux cat\u00e9gories principales d\u2019\u0153uvres \u00e0 auteurs multiples. Les \u0153uvres de collaboration, d\u2019une part, et les autres \u0153uvres, d\u2019autre part, que l\u2019on peut qualifier de \u00ab\u00a0composites\u00a0\u00bb, par analogie avec le droit fran\u00e7ais. Il n\u2019existe donc pas d\u2019autre cat\u00e9gorie sp\u00e9cifique similaire par exemple, \u00e0 l\u2019\u0153uvre collective en droit fran\u00e7ais.\r\n\r\nL\u2019expression \u00ab\u00a0\u0153uvre collective\u00a0\u00bb est cependant utilis\u00e9e par la loi \u00e0 plusieurs reprises, mais comme expression g\u00e9n\u00e9rale permettant de couvrir les deux cat\u00e9gories l\u00e9gales d\u2019\u0153uvres \u00e0 auteurs multiples. L\u2019article\u00a0178 dispose en effet\u00a0:\r\n\r\n\u00ab\u00a0\u201c\u0153uvre collective\u201d s\u2019entend\r\n\r\na) d\u2019une \u0153uvre de collaboration, ou\r\n\r\nb) d\u2019une \u0153uvre comprenant des contributions distinctes de diff\u00e9rents auteurs ou dans laquelle sont incorpor\u00e9es des d\u2019\u0153uvres ou des parties d\u2019\u0153uvres de diff\u00e9rents auteurs\u00a0;\u00a0\u00bb\r\n\r\nDe tr\u00e8s rares r\u00e9f\u00e9rences sont faites, dans la loi, \u00e0 l\u2019\u0153uvre collective, ainsi d\u00e9finie[footnote]Ainsi l\u2019exception au droit \u00e0 la paternit\u00e9 pr\u00e9vue dans \u00ab\u00a0<em>an encyclopaedia, dictionary, yearbook or other collective work of reference<\/em> \u00bb (<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a079(6)), ou la r\u00e9f\u00e9rence faite aux \u0153uvres collectives au Chapitre\u00a0VII de la loi (<em>Licensing schemes and licensing bodies<\/em>). \u00c0 noter \u00e9galement la prise en compte et d\u00e9finition sp\u00e9cifique de l\u2019\u0153uvre collective dans la section\u00a027 de l\u2019Annexe\u00a01 (r\u00e8gles de droit transitoire), consacr\u00e9e au r\u00e9gime des cessions et licences conclues sous l\u2019empire de la loi ancienne.[\/footnote]. La qualification d\u2019\u0153uvre de collaboration est donc d\u00e9terminante du r\u00e9gime des \u0153uvres \u00e0 auteurs multiples.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>119._ Les oeuvres de collaboration (<em>works of joint authorship<\/em>)_ <\/strong>La loi pr\u00e9voit tout d\u2019abord une d\u00e9finition g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019\u0153uvre de collaboration. La section\u00a010(1) dispose\u00a0:\r\n\r\n\u00ab Dans la pr\u00e9sente partie, on entend par \u201c\u0153uvre de collaboration\u201d une \u0153uvre r\u00e9sultant de la collaboration d\u2019au moins deux auteurs, dans laquelle la contribution de chacun est indissociable de celle de l\u2019autre ou des autres auteurs. \u00bb\r\n\r\nComme en droit fran\u00e7ais, la d\u00e9termination de la qualit\u00e9 de coauteur requiert la d\u00e9monstration d\u2019une contribution appr\u00e9ci\u00e9e selon les crit\u00e8res appliqu\u00e9s \u00e0 l\u2019auteur unique. En d\u2019autres termes, la contribution de l\u2019auteur doit contribuer \u00e0 l\u2019originalit\u00e9 de l\u2019\u0153uvre r\u00e9sultante. L\u2019\u0153uvre de collaboration implique \u00e9galement une collaboration entre les auteurs. Cette collaboration n\u2019exige pas un travail de concert ou accompli au m\u00eame moment. Comme en droit fran\u00e7ais, le fait de contribuer dans le cadre d\u2019un plan commun suffit \u00e0 constituer une collaboration. Par contre, et la diff\u00e9rence est ici notable, la contribution en cause ne doit pas \u00eatre distincte de celle des autres coauteurs, ce qui implique une fusion des contributions. Ainsi l\u2019auteur des paroles d\u2019une chanson n\u2019est pas coauteur de la musique. L\u2019\u0153uvre n\u2019est donc pas une \u0153uvre de collaboration (<em>work of joint authorship<\/em>)[footnote]V. cependant <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>120.[\/footnote].\r\n\r\nLa loi pr\u00e9voit \u00e9galement une qualification l\u00e9gale, sp\u00e9cifique, d\u2019\u0153uvre de collaboration pour certaines \u0153uvres et certains auteurs. C\u2019est le cas tout d\u2019abord pour les \u00ab films \u00bb (donc les enregistrements audiovisuels), qui sont consid\u00e9r\u00e9s comme des \u0153uvres de collaboration dont les coauteurs sont le r\u00e9alisateur principal et le producteur[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 10(1 A) et 9(2)(ab).[\/footnote]. C\u2019est \u00e9galement le cas pour les <em>broadcasts<\/em>, lorsqu\u2019ils sont r\u00e9alis\u00e9s par plusieurs personnes[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 10(2) et 6(3).[\/footnote]. Par contre il n\u2019existe pas de d\u00e9finition propre aux enregistrements sonores et aux arrangements typographiques des \u00e9ditions publi\u00e9es.\r\n\r\nLes r\u00e8gles applicables applicables \u00e0 l\u2019\u0153uvre de collaboration sont les r\u00e8gles applicables \u00e0 toute copropri\u00e9t\u00e9 du copyright, initiale (entre auteurs) ou d\u00e9riv\u00e9e (par exemple entre deux soci\u00e9t\u00e9s dans le cadre d\u2019une coproduction ou co\u00e9dition). La r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale en copyright est que les copropri\u00e9taires (<em>joint owners<\/em>), sont des <em>tenants in common<\/em>, et non pas des <em>joint tenants<\/em>. La distinction entre ces deux qualifications tient principalement au sort des droits en cas de d\u00e9c\u00e8s du copropri\u00e9taire. Dans le cas d\u2019une <em>joint tenancy<\/em>, les droits sont partag\u00e9s entre les copropri\u00e9taires survivants. Dans le cas d\u2019une <em>tenancy in common<\/em>, les r\u00e8gles successorales de droit commun s\u2019appliquent. Le consentement de tous les <em>joint owners <\/em>est requis pour l\u2019exploitation de l\u2019\u0153uvre, par un seul <em>joint owner<\/em>[footnote]<em>Cescinsky v. George Routledge &amp; Sons Ltd<\/em> [1916] 2 KB 325\u00a0; <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7b760d03e7f57eb1749\"><em>Ray v.\u00a0Classic FM<\/em><\/a> [1998] F.S.R.\u00a0622.[\/footnote] ou par un tiers[footnote]<em>Powell v. Head<\/em> (1879) 12 Ch\u00a0D\u00a0686.[\/footnote]. Un <em>joint owner<\/em> peut cependant agir seul en contrefa\u00e7on[footnote]<em>Lauri v. Renad<\/em> [1892] 3 Ch 402, CA\u00a0; <em>Cate v. Devon and Exeter Constitutional Newspaper Co.<\/em> (1889) 40 Ch\u00a0D\u00a0500\u00a0; <em>Dixon Projects v.\u00a0Masterton Homes<\/em> (1996) 36 IPR 136.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>120._ La nouvelles cat\u00e9gorie des <em>works of co-authorship<\/em>_ <\/strong>Les <em>Duration of Rights in Performances Regulations\u00a02013<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/2013\/1782\/contents\/made\">SI 2013\u00a0No.\u00a0782<\/a>.[\/footnote], qui transposent la Directive\u00a02011\/77\/UE, ont introduit une nouvelle cat\u00e9gorie d\u2019\u0153uvres plurales dans le CDPA\u00a01988, distincte des <em>works of joint authorship<\/em>, d\u00e9nomm\u00e9e <em>works of co-authorship[footnote]<\/em><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 10A.<em>[\/footnote]. <\/em>Cette cat\u00e9gorie ne vise que les chansons (d\u00e9finies comme les compositions musicales comportant des paroles destin\u00e9es \u00e0 \u00eatre utilis\u00e9es ensemble), qui ne sont pas en principe des \u0153uvres de collaboration, et permet de leur appliquer la r\u00e8gle unitaire de calcul de la dur\u00e9e de protection pr\u00e9vue par la directive, sans affecter la titularit\u00e9 des droits. L\u2019auteur de la composition musicale et l\u2019auteur des paroles demeurent ainsi auteurs de leur contribution respective. Les <em>works of co-authorship<\/em> ne sont donc pas des \u0153uvres de collaboration, mais (pour reprendre la terminologie fran\u00e7aise), des \u0153uvres composites dont la dur\u00e9e de protection ob\u00e9it aux r\u00e8gles applicables aux \u0153uvres de collaboration.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>121._ La titularit\u00e9 des droits_<\/strong>[footnote]N. Wilkof, \u00ab\u00a0Continuity and Discontinuity in the Law of Copyright: Exceptions to the Author as First Owner\u00a0\u00bb [1991] EIPR<em>\u00a0<\/em>288\u00a0; G.\u00a0Lea, \u00ab\u00a0Trading Places: The Involuntary Transfer of Copyright in the UK\u00a0\u00bb [1994] Ent.\u00a0LR<em>\u00a0<\/em>179 et \u00ab\u00a0Expropriation or Business Necessity\u00a0\u00bb [1994] EIPR<em>\u00a0<\/em>452.[\/footnote] Les r\u00e8gles de la titularit\u00e9 initiale du copyright inscrites dans le CDPA 1988 reposent sur un principe, celui de l\u2019auteur-premier titulaire, assorti d\u2019une exception principale en mati\u00e8re de contrat de travail.\r\n\r\nIl convient de noter qu\u2019au Royaume-Uni la titularit\u00e9 initiale est \u00e9galement affect\u00e9e par la possibilit\u00e9 de d\u00e9gager, dans certaines circonstances, des cessions et licences tacites, voire des cessions en \u00e9quit\u00e9. Les cessions tacites sont cependant rares, la formule de la licence tacite \u00e9tant g\u00e9n\u00e9ralement pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e[footnote]<a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7ae60d03e7f57eb12ed\"><em>Fisher v.\u00a0Brooker<\/em><\/a> [2009] 1 WLR 1764 (litige entre un compositeur et un producteur relatif \u00e0 l\u2019exploitation de certaines \u0153uvres associ\u00e9es aux \u0153uvres contractuelles mais non couvertes par un accord expr\u00e8s\u00a0; pour le juge, m\u00eame si en l\u2019esp\u00e8ce l\u2019\u00e9conomie de l\u2019op\u00e9ration impliquait un accord tacite entre l\u2019auteur et le producteur, aucune raison ne justifie une cession plut\u00f4t qu\u2019une licence). Pour des exemples en mati\u00e8re de contrats de commande\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7c460d03e7f57eb1f36\"><em>Griggs v. Raben Footwear <\/em><\/a>[2004] F.S.R. (31) 673, et en appel [2005] F.S.R. (31) 706 ; <em>Warner v.\u00a0Gestetner Ltd &amp; Newell &amp; Sorrell Design Ltd<\/em> [1988] EIPR<em>\u00a0<\/em>D-89.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>122._ Le principe de l\u2019auteur, premier titulaire_ <\/strong>Le CDPA 1988 consacre le principe selon lequel l\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre est le premier titulaire du copyright correspondant[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 11(1) : \u00ab Sous r\u00e9serve des dispositions suivantes, l\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre est le premier titulaire de tout copyright existant sur celle-ci. \u00bb[\/footnote]. Ce principe est \u00e9galement applicable aux copyrights entrepreneuriaux, pour lesquels la qualit\u00e9 d\u2019auteur renvoie aux producteurs et \u00e9diteurs concern\u00e9s (et \u00e9galement au r\u00e9alisateur, pour le <em>film<\/em>).\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>123._ Les cr\u00e9ations d\u2019employ\u00e9s_ <\/strong>La section\u00a011 (2) du CDPA\u00a01988 dispose que lorsqu\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique ou un film est cr\u00e9\u00e9e par un employ\u00e9 dans le cadre de son emploi, l\u2019employeur est, sous r\u00e9serve de toute stipulation contraire, le premier titulaire de tout copyright sur cette \u0153uvre. Cette r\u00e8gle ne conna\u00eet pas d\u2019exceptions[footnote]Sous l\u2019empire du Copyright Act\u00a01956 le copyright dans les \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es par les journalistes salari\u00e9s \u00e9tait pr\u00e9sum\u00e9 transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 l\u2019employeur, mais seulement aux fins de publication dans le journal (s.\u00a04(2)). Le CDPA\u00a01988 n\u2019a pas repris cette restriction.[\/footnote]. Elle s\u2019applique dans le cadre d\u2019un contrat de travail et d\u2019apprentissage[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0178.[\/footnote]. Le point de savoir si une \u0153uvre a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e dans le cadre du contrat de travail fait l\u2019objet d\u2019une appr\u00e9ciation au cas par cas[footnote]V. <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Stevenson,_Jordan_%26_Harrison_Ltd_v_MacDonald_%26_Evans\"><em>Stevenson Jordan &amp; Harrison v.\u00a0McDonald &amp; Evans <\/em><\/a>(1952) 69 RPC 10\u00a0; <a href=\"https:\/\/microsites.bournemouth.ac.uk\/cippm\/files\/2015\/02\/Noah-v-Shuba.pdf\"><em>Noah v.\u00a0Shuba <\/em><\/a>[1991] F.S.R. 14\u00a0; <em>Beloff v.\u00a0Pressdram <\/em>[1973] 1 All ER 241\u00a0;<em> Byrne v.\u00a0Statist <\/em>[1914] 1 KB 622.[\/footnote].\r\n\r\n\u00c0 noter que cette disposition ne vise que le copyright, et pas les droits moraux. Cependant nous verrons que ces droits sont soumis \u00e0 des exceptions importantes lorsque l\u2019\u0153uvre en question a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e dans le cadre d\u2019un contrat de travail[footnote]V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em> 171, 172<\/em>.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>124._ Les cr\u00e9ations d\u2019agents publics_<\/strong> L\u2019autre exception \u00e0 la r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale concerne les \u0153uvres r\u00e9alis\u00e9es par un agent de la Couronne dans le cadre de ses fonctions, ou sous la direction et\/ou le contr\u00f4le de la Chambre des Communes ou de la Chambre des Lords, ou encore r\u00e9alis\u00e9es par un employ\u00e9 d\u2019une organisation internationale[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 163 \u00e0 168.[\/footnote]. Dans ce cas la Couronne et ces institutions sont les titulaires initiaux du copyright sur ces \u0153uvres.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>125._ Les programmes d\u2019ordinateur_ <\/strong>S\u2019agissant des programmes d\u2019ordinateur, le CDPA 1988 ne contient pas de dispositions sp\u00e9cifiques relatives \u00e0 la titularit\u00e9 des droits. L\u2019application du droit commun, notamment concernant les \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es par les employ\u00e9s, aboutit \u00e0 la solution inscrite \u00e0 l\u2019article 2(3) de la directive 2009\/24\/CE[footnote]Pour les logiciels objet d\u2019un contrat de commande, V. T.J. McIntyre, \u00ab Copyright in custom code: Who owns commissioned software? \u00bb Journal of Intellectual Property Law &amp; Practice 2, n\u1d52 7 (2007), p. 473\u201186.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>126._ Les oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par ordinateur (<em>computer-generated works<\/em>)_<\/strong>[footnote]T. Bond, S. Blair, Artificial Intelligence and Copyright: Section 9(3) or Authorship without an Author\u2019 (2019) 14 JIPLP 423; P. Lambert, Computer- Generated Works and Copyright: Selfies, Traps, Robots, AI and Machine Learning (2017) 39 EIPR 12, 17\u2013 18; M. Perry, T. Marhoni, From Music Tracks to Google Maps: Who Owns Computer- Generated Works?\u2019 (2010) 26 Computer Law &amp; Security Review 621, 622, 625.[\/footnote] Le CDPA 1988 contient plusieurs dispositions organisant le r\u00e9gime d'une cat\u00e9gorie d'oeuvres particuli\u00e8re, les \u00ab \u0153uvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par ordinateur \u00bb (<em>computer-generated works<\/em>). Le Royaume-Uni est le premier Etat a avoir consacr\u00e9 une telle cat\u00e9gorie dans son <em>Copyright Act<\/em>[footnote]D\u00e9j\u00e0 envisag\u00e9es dans le <em>Whitford Committee Report on Copyright and Designs Law<\/em> de 1977 (Cmnd 6732).\r\n\r\nNous n'aborder<span style=\"background-color: #ffffff;\">ons pas ici la question de la compatibilit\u00e9 de ces r\u00e8gles avec le droit europ\u00e9en, moins pertinente du fait du Brexit, et qui d\u00e9pend en grande partie de leur interpr\u00e9tation.[\/footnote]. Il a \u00e9t\u00e9 suivi sur ce point par l'Afrique du Sud[footnote]<a href=\"https:\/\/web.archive.org\/web\/20110616203058\/http:\/\/www.cipc.co.za\/Copyright_files\/Copyright_Act.pdf\">Copyright Act 1978<\/a> (modifi\u00e9 en 1992), s. 1(h) (d\u00e9termination de l'auteur de telles oeuvres, pas de d\u00e9finition).[\/footnote], \u00a0l'Inde[footnote]<a href=\"https:\/\/www.indiacode.nic.in\/show-data?actid=AC_CEN_9_30_00006_195714_1517807321712&amp;sectionId=14504&amp;sectionno=2&amp;orderno=2\">Copyright Act 1957, s. 2(d)(vi)<\/a> (d\u00e9termination de l'auteur, pas de d\u00e9finition).[\/footnote], l'Irlande[footnote<a href=\"https:\/\/www.irishstatutebook.ie\/eli\/2000\/act\/28\/enacted\/en\/html\">]Copyright and Related Rights Act 2000<\/a>, s. 2 (d\u00e9finition l\u00e9g\u00e8rement diff\u00e9rente), s. 21(f) et s. 30.[\/footnote], la Nouvelle-Z\u00e9lande[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.govt.nz\/act\/public\/1994\/0143\/latest\/DLM345634.html\">Copyright Act 1994<\/a>, s. 2(1) (d\u00e9finition identique \u00e0 celle du CDPA 1988), s.5(2), s. 22(2), s. 97(2) et s. 100(2).[\/footnote] et Hong-Kong[footnote]<a href=\"https:\/\/www.elegislation.gov.hk\/hk\/cap528\">Copyright Ordinance<\/a>, s. 198 (d\u00e9finition similaire \u00e0 celle du CDPA 1988), s. 11(3), s. 17(6), s. 91 et s. 93.[\/footnote].<\/span> Ces oeuvres sont d\u00e9finies comme les \u0153uvres \u00ab g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par ordinateur dans des conditions telles qu\u2019il n\u2019existe aucune personne physique auteur de l\u2019\u0153uvre \u00bb[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 178.[\/footnote]. Les exemples d'oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par ordinateurs donn\u00e9s \u00e0 l'\u00e9poque de l'adoption du CDPA 1988 concernaient principalement les images produites par des satellites et les traductions automatiques.\r\n\r\nLe CDPA 1988 associe trois r\u00e8gles \u00e0 cette cat\u00e9gorie d'oeuvres.\r\n\r\nLa premi\u00e8re porte sur\u00a0 <span style=\"font-size: 1em;\">la titularit\u00e9. La section 9(3) du CDPA 1988 dispose que \u00ab dans le cas d'une oeuvre litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique qui est g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par ordinateur, l'auteur est la personne qui a pris les arrangements n\u00e9cessaires \u00e0 la cr\u00e9ation de l\u2019\u0153uvre \u00bb[footnote]Sans pr\u00e9ciser le sens \u00e0 donner au mot \u00ab personne \u00bb. Cependant aux termes de l'Interpretation Act 1978, le mot personne d\u00e9signe \u00e9galement les personnes morales (\u00ab \u201c<em>Person\u201d includes a body of persons corporate or unincorporate\u00a0\u00bb<\/em>).[\/footnote].\u00a0 On notera que seuls sont vis\u00e9es ici les oeuvres litt\u00e9raires, dramatiques, musicales ou artistiques, de sorte qu'on peut se demander si la r\u00e8gle pos\u00e9e, et la cat\u00e9gorie l\u00e9gale toute enti\u00e8re, peut \u00eatre \u00e9tendue aux objets de \u00ab droits voisins<em> \u00bb (films, <\/em>enregistrements sonores et<em> broadcasts)<\/em>.\u00a0<\/span>\r\n\r\n<span style=\"font-size: 1em;\">La deuxi\u00e8me concerne la <\/span>dur\u00e9e de protection. La section 12(7) du CDPA 1988 pr\u00e9voit que, dans le cas d\u2019une \u0153uvre g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par ordinateur, le copyright prend fin \u00e0 l\u2019expiration d\u2019une p\u00e9riode de cinquante ans \u00e0 compter de la fin de l\u2019ann\u00e9e civile au cours de laquelle elle a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 12(7).[\/footnote].\r\n\r\nLa troisi\u00e8me concerne le droit moral, \u00e9cart\u00e9 pour cette cat\u00e9gorie d'oeuvres[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 78 et 81.[\/footnote].\r\n\r\nLe CDPA 1988 est silencieux sur les autres aspects de la protection, et notamment sur les conditions de leur protection. Ces oeuvres sont-elles soumises \u00e0 une condition d'originalit\u00e9, \u00e9quivalente ou similaire \u00e0 celle impos\u00e9e pour les oeuvres cr\u00e9es par des personnes humaines ? Ou sont-elles au contraire automatiquement prot\u00e9g\u00e9es, sur le mod\u00e8le d'un objet de droits voisins, d\u00e8s lors qu'elles correspondent \u00e0 une des cat\u00e9gories l\u00e9gales d'oeuvres prot\u00e9g\u00e9es ? Le point est discut\u00e9[footnote]V. Copinger and Skone James on Copytight, \u00a7 [3\u2010273]\u00a0 \u00ab <em>It is not clear how the requirement of originality is to be applied in these circumstances, in particular the requirement that the work be the product of at least some skill and labour (...) It is suggested that the relevant skill and labour is that of the person by whom the arrangements necessary for the creation of the work were undertaken \u00bb<\/em>.[\/footnote].\r\n\r\nLa r\u00e9ponse \u00e0 apporter est \u00e9videmment centrale dans le contexte du d\u00e9bat sur l'IA g\u00e9n\u00e9rative, dont les productions entrent certainement dans le champ de la d\u00e9finition, du moins lorsqu'il n'est pas possible d'identifier un auteur personne physique[footnote]Puisqu'il s'agit d'un \u00e9l\u00e9ment de la d\u00e9finition inscrite \u00e0 la section 178 (\u00ab ...dans des conditions telles qu\u2019il n\u2019existe aucune personne physique auteur de l\u2019\u0153uvre \u00bb).[\/footnote]. Une protection automatique, sans condition d'originalit\u00e9, poserait en effet de nombreuses difficult\u00e9s, notamment au regard du nombre d'oeuvres potentiellement prot\u00e9g\u00e9es et des crit\u00e8res d'appr\u00e9ciation de la contrefa\u00e7on en cas de copie partielle des oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es.\r\n\r\nLa seule d\u00e9cision rendue sur cette cat\u00e9gorie d'oeuvre au Royaume-Uni est le jugement pr\u00e9cit\u00e9 de la High Court\u00a0 de 2006 dans l'affaire <em>Nova Productions Ltd v Mazooma Games Ltd<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff74360d03e7f57eaa95f\">[2006] EWHC 24 (Ch)<\/a> (20 January 2006),<a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff71260d03e7f57ea71d6\"> [2007] EWCA Civ 219<\/a>. V. <em>supra<\/em> n\u00b098.[\/footnote], \u00e0 propos de la protection d'\u00e9l\u00e9ments d'un jeu vid\u00e9o. La Cour y envisage la protection d' images g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par le jeu en tant que <em>computer-generated works<\/em>, aux fins de d\u00e9termination de leur auteur[footnote]\u00ab <em>The case developed before me by Mr Howe QC, who appeared on behalf of Nova, was that the bitmaps and the frames of the game which appear on the screen are works which embody and reflect Mr Jones' creative work in devising the visual output of the game which the player sees. It was not suggested that the defendants\u2019 games involve a <\/em><em>reproduction of any particular bitmap files as such, but rather of the composite frames which are displayed upon the screen. (...) In my judgment these composite frames are artistic works. They were created by Mr <\/em><em>Jones or by the computer program which he wrote. (...) In so far as each composite frame is a computer generated work then the arrangements necessary for the creation of the work were undertaken by Mr Jones because he devised the appearance of the various elements of the game and the rules and logic by which each frame is generated and he wrote the relevant computer program. In these circumstances I am satisfied that Mr Jones is the person by whom the arrangements necessary for the creation of the works were undertaken and therefore is deemed to be the author by virtue of s.9(3).\u00a0\u00bb<\/em> (paras 98, 104 et 105).[\/footnote]. Mais la Cour ne se prononce pas sur le caract\u00e8re prot\u00e9geable de ces images, ni sur les crit\u00e8res \u00e0 appliquer (originalit\u00e9 classique, absence d'originalit\u00e9, crit\u00e8re propre...). La question reste donc ouverte.\r\n\r\nQu'en est-il maintenant de la titularit\u00e9 des oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par IA assimilables \u00e0 des <em>computer-generated works <\/em>(c'est-\u00e0-dire, des oeuvres \u00ab g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par ordinateur dans des conditions telles qu\u2019il n\u2019existe aucune personne physique auteur de l\u2019\u0153uvre \u00bb, au sens du droit commun) ? Comme indiqu\u00e9, la loi pr\u00e9cise que, <span style=\"font-size: 1em;\">\u00ab <\/span><span style=\"font-size: 1em;\">dans le cas d'une oeuvre litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique qui est g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par ordinateur, l'auteur est la personne qui a pris les arrangements n\u00e9cessaires \u00e0 la cr\u00e9ation de l\u2019\u0153uvre \u00bb. Cette d\u00e9finition renverra le plus souvent \u00e0 l\u2019employeur (producteur), voire au commanditaire dans certaines hypoth\u00e8ses. Son application dans le cas des oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par syst\u00e8mes d'IA g\u00e9n\u00e9rative semble cependant plus d\u00e9licate. Dans la plupart des cas, l'\u00e9diteur du syst\u00e8me d'IA n'aura pas pris les \u00ab arrangements n\u00e9cessaires \u00e0 la cr\u00e9ation de l'oeuvre \u00bb, s'il n'a pas instruit le syst\u00e8me pour la g\u00e9n\u00e9ration d'une oeuvre donn\u00e9e. Le texte renverrait donc plut\u00f4t \u00e0 l'utilisateur, dans des conditions \u00e0 d\u00e9terminer au cas par cas.<\/span>\r\n\r\nOn le voit, les questions pos\u00e9es par cette cat\u00e9gorie d'oeuvres sont nombreuses. Il faudra donc attendre que les tribunaux britanniques se prononcent sur ce point, ou que le l\u00e9gislateur s'empare \u00e0 nouveau du sujet[footnote]V. <em>infra<\/em> n\u00b0167, sur la contrefa\u00e7on au travers des syst\u00e8mes d'IA g\u00e9n\u00e9rative.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>127._ La copropri\u00e9t\u00e9 du copyright_<\/strong> Les r\u00e8gles concernant la copropri\u00e9t\u00e9 du copyright ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites \u00e0 propos de l\u2019\u0153uvre de collaboration[footnote]V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>119.[\/footnote]. Comme indiqu\u00e9 aucune diff\u00e9rence n\u2019est faite entre les diff\u00e9rentes hypoth\u00e8ses de copropri\u00e9t\u00e9, initiale ou d\u00e9riv\u00e9e, entre auteurs ou non.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>128._ Propri\u00e9t\u00e9 mat\u00e9rielle et propri\u00e9t\u00e9 du copyright_<\/strong> Bien que le principe ne soit pas affirm\u00e9 dans le Copyright Act, il est constant que la propri\u00e9t\u00e9 mat\u00e9rielle est distincte du copyright. Ainsi, la cession de l\u2019une des propri\u00e9t\u00e9s n\u2019entra\u00eene pas cession de l\u2019autre[footnote]<em>Pope v.\u00a0<\/em><em>Cur<\/em> (1741) 26\u00a0ER\u00a0608 (le destinataire d\u2019une lettre est propri\u00e9taire du support mais ne d\u00e9tient pas le copyright associ\u00e9 \u00e0 son contenu).[\/footnote], sauf accord implicite en ce sens ou circonstance sp\u00e9ciale du transfert[footnote]Impliquant par exemple la d\u00e9couverte par le juge d\u2019une cession en \u00e9quit\u00e9 et d\u2019un <em>beneficial ownership<\/em> (qui d\u00e8s lors va diviser la propri\u00e9t\u00e9 entre le <em>legal owner<\/em> et <em>le beneficial owner<\/em> sur le mod\u00e8le d\u2019un trust, ou imposer \u00e0 l\u2019une des parties de formaliser une cession l\u00e9gale).[\/footnote]. Par exception \u00e0 ce principe d\u2019ind\u00e9pendance, pour les transmissions \u00e0 cause de mort, la section\u00a090 de la loi pr\u00e9voit que le transfert par legs de l\u2019exemplaire orignal d\u2019une \u0153uvre non publi\u00e9e avant le d\u00e9c\u00e8s du testateur entra\u00eene, sauf intention contraire indiqu\u00e9e dans le testament ou dans un document distinct, transfert du copyright sur l\u2019\u0153uvre, dans la mesure o\u00f9 le testateur \u00e9tait titulaire de ce droit imm\u00e9diatement avant son d\u00e9c\u00e8s[footnote]Pour le doit de publication des \u0153uvres non publi\u00e9es et tomb\u00e9es dans le domaine public, v. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>174.[\/footnote].\r\n<h3><strong>C. L'\u00e9tendue de la protection<\/strong><\/h3>\r\n<strong>129._ Les droits exclusifs (<em>acts restricted by copyright<\/em>)_<\/strong> Les droits exclusifs attach\u00e9s au copyright sont d\u00e9finis dans les sections 16 \u00e0 21 du CDPA 1988. La section 16 pose des principes g\u00e9n\u00e9raux. Elle pr\u00e9cise que le titulaire du copyright sur une \u0153uvre a le droit exclusif d'accomplir les actes suivants au Royaume-Uni\u00a0:\r\n<ul>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">reproduire ou copier l'\u0153uvre (section 17),<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">diffuser des copies ou exemplaires de l'\u0153uvre dans le public (section 18).<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">louer ou pr\u00eater l\u2019\u0153uvre au public (section 18A)<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">repr\u00e9senter ou ex\u00e9cuter, projeter ou diffuser l'\u0153uvre en public (section 19),<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">communiquer l\u2019\u0153uvre au public (section 20).<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">faire une adaptation de l'\u0153uvre ou accomplir l'un des actes pr\u00e9cit\u00e9s par rapport \u00e0 une adaptation (section 21).<\/li>\r\n<\/ul>\r\nCes actes sont d\u00e9nomm\u00e9s \u00ab\u00a0actes r\u00e9serv\u00e9s au titre du copyright\u00a0\u00bb (<em>acts restricted by the copyright<\/em>). L\u2019article ajoute que toute personne qui accomplit ou autorise autrui \u00e0 accomplir un acte r\u00e9serv\u00e9 au titre du copyright sans autorisation du titulaire commet un acte de contrefa\u00e7on.\r\n\r\nIl convient de noter que ces droits exclusifs ne sont pas conf\u00e9r\u00e9s de mani\u00e8re identique pour toutes les cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es. Ainsi le droit d\u2019adaptation ne s\u2019applique qu\u2019aux \u0153uvres litt\u00e9raires, dramatiques et musicales, \u00e0 l\u2019exclusion des \u0153uvres artistiques et des copyrights entrepreneuriaux. Le droit de repr\u00e9sentation publique n\u2019est pas non plus conf\u00e9r\u00e9 en mati\u00e8re artistique (mais le droit de communication au public est, lui, applicable). Enfin, les arrangements typographiques ne b\u00e9n\u00e9ficient ni du droit de repr\u00e9sentation ni du droit de communication au public. En outre, certains droits exclusifs sont d\u00e9finis de mani\u00e8re plus \u00e9troite pour certaines cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>130._ Le droit de reproduction_ <\/strong>La section\u00a017(1) dispose que \u00ab\u00a0La copie ou la reproduction de l\u2019\u0153uvre est un acte r\u00e9serv\u00e9 au titre du copyright pour toutes les cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es\u00a0\u00bb, Elle pr\u00e9cise dans ses alin\u00e9as suivants l\u2019interpr\u00e9tation \u00e0 donner \u00e0 ce droit pour chaque cat\u00e9gorie d\u2019\u0153uvres, comme suit\u00a0:\r\n\r\n\u00ab\u00a02) Dans le cas d\u2019 une \u0153uvre litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique, on entend par copie ou reproduction le fait de reproduire l\u2019\u0153uvre sous toute forme mat\u00e9rielle.\r\n\r\nCet acte s\u2019applique notamment au stockage de l\u2019\u0153uvre sur un support quelconque \u00e0 l\u2019aide de moyens \u00e9lectroniques.\r\n\r\n3) Dans le cas d\u2019une \u0153uvre artistique, la copie ou reproduction comprend la r\u00e9alisation d\u2019une copie \u00e0 trois dimensions d\u2019une \u0153uvre \u00e0 deux dimensions ainsi que d\u2019une copie \u00e0 deux dimensions d\u2019une \u0153uvre \u00e0 trois dimensions.\r\n\r\n4) Dans le cas d\u2019un film ou \u00e0 un programme diffus\u00e9, la copie ou reproduction comprend la r\u00e9alisation d\u2019une photographie de l\u2019ensemble ou d\u2019une partie importante de toute image faisant partie du film ou du programme.\r\n\r\n5) Dans le cas d\u2019une pr\u00e9sentation typographique d\u2019une \u00e9dition publi\u00e9e, il faut entendre par copie ou reproduction l\u2019\u00e9tablissement d\u2019un fac-simil\u00e9 de la pr\u00e9sentation.\r\n\r\n6) Dans le cas d\u2019 une \u0153uvre de quelque cat\u00e9gorie que ce soit, la copie ou reproduction comprend notamment la r\u00e9alisation de copies ou d\u2019exemplaires \u00e9ph\u00e9m\u00e8res ou accessoires par rapport \u00e0 une autre utilisation de l\u2019\u0153uvre.\u00a0\u00bb\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>131._ Le droit de distribution et son \u00e9puisement_ <\/strong>Le droit de distribution est reconnu pour toutes les cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es par copyright. Ce droit est d\u00e9fini par la section\u00a018, qui dispose que \u00ab\u00a0La diffusion dans le public de copies ou d\u2019exemplaires de l\u2019\u0153uvre est un acte r\u00e9serv\u00e9 au titre du copyright pour toutes les cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es\u00a0\u00bb. La diffusion de copies ou d\u2019exemplaires d\u2019une \u0153uvre dans le public vise\u00a0(a) la mise en circulation dans l\u2019EEE d\u2019exemplaires qui n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 auparavant mis en circulation dans l\u2019EEE par ou avec le consentement du titulaire du copyright, ou (b) la mise en circulation en dehors de l\u2019EEE d\u2019exemplaires qui n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 auparavant mis en circulation dans l\u2019EEE ou ailleurs. Par contre le droit ne vise pas (a) la distribution, la vente, la location ou le pr\u00eat d\u2019exemplaires auparavant mis en circulation (sous r\u00e9serve des dispositions de la section\u00a018A\u00a0: contrefa\u00e7on par location ou vente), ni (b) l\u2019importation subs\u00e9quente de telles copies au Royaume-Uni ou dans un autre \u00c9tat membre de l\u2019EEE[footnote]Et sauf, pr\u00e9cise l\u2019article, si le droit exclusif s\u2019applique \u00e0 la mise en circulation dans l\u2019EEE de copies auparavant mises en circulation en dehors de l\u2019EEE.[\/footnote].\r\n\r\nOn le voit, l\u2019\u00e9puisement du droit est inclus dans la d\u00e9finition m\u00eame du droit de distribution, limit\u00e9 \u00e0 la mise en circulation[footnote]Pour des applications r\u00e9centes de la section\u00a018, V. <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff71460d03e7f57ea7324\"><em>KK Sony Computer Entertainment v.\u00a0Pacific Game Technology Ltd<\/em><\/a> [2006] EWHC\u00a02509 (Ch) (application du droit \u00e0 la publicit\u00e9 d\u2019une console de jeux par une soci\u00e9t\u00e9 de Hong Kong sur son site Internet suivie de l\u2019envoi d\u2019un exemplaire au Royaume-Uni\u00a0; jug\u00e9 que ces agissements \u00e9taient constitutifs d\u2019une offre \u00e0 la vente dirig\u00e9e vers le Royaume-Uni)\u00a0; <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7a960d03e7f57eb0f2d\"><em>Independiente Ltd v.\u00a0Music Trading On-Line (HK) Ltd<\/em><\/a> [2006] EWHC\u00a03081 (Ch) (offres de CDs par une soci\u00e9t\u00e9 bas\u00e9e \u00e0 Hong Kong \u00e0 partir de son site Internet).[\/footnote]. Ceci, sous r\u00e9serve des droits distincts de contr\u00f4ler la location et le pr\u00eat consacr\u00e9s par la loi. La jurisprudence europ\u00e9enne sur ce point est bien \u00e9videmment applicable.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>132._ Les droits de location et de pr\u00eat_ <\/strong>Dans sa version d\u2019origine, le CDPA\u00a01988 ne pr\u00e9voyait un droit de location et de pr\u00eat (<em>rental and lending rights<\/em>) que pour les phonogrammes, les <em>films<\/em> (vid\u00e9ogrammes) et les programmes d\u2019ordinateur. Ces droits ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tendus aux \u0153uvres litt\u00e9raires, dramatiques, musicales et artistiques par l\u2019effet de la transposition de la directive de 1992, au travers des <em>Copyright and Related Rights Regulations<\/em> de 1996[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a016(1)(ba) et 18\u00a0A.[\/footnote]. Deux exceptions sont cependant pr\u00e9vues, pour les \u0153uvres d\u2019architecture sous forme de b\u00e2timents (incluant leurs mod\u00e8les) et pour les \u0153uvres de l\u2019art appliqu\u00e9[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a018A\u00a0: \u00ab\u00a0<em>(1) The rental or lending of copies of the work to the public is an act restricted by the copyright in (\u2026) (b) an artistic work, other than (i) a work of architecture in the form of a building or a model for a building, or (ii) a work of applied art<\/em>\u00a0\u00bb.[\/footnote]. La location est d\u00e9finie comme \u00ab\u00a0la mise \u00e0 disposition d\u2019un exemplaire d\u2019une \u0153uvre en vue de son utilisation, sous la condition qu\u2019il sera ou pourra \u00eatre restitu\u00e9, en contrepartie d\u2019un avantage \u00e9conomique ou commercial direct ou indirect\u00a0\u00bb[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a018A\u00a0: \u00ab\u00a0<em>the making of a copy of the work available for use, on terms that it will or may be returned, for direct or indirect economic or commercial advantage.<\/em>\u00a0\u00bb[\/footnote]. Le pr\u00eat est quant \u00e0 lui d\u00e9fini comme \u00ab\u00a0la mise \u00e0 disposition d\u2019un exemplaire d\u2019une \u0153uvre en vue de son utilisation, sous la condition qu\u2019il sera ou pourra \u00eatre restitu\u00e9, autrement qu\u2019en contrepartie d\u2019un avantage \u00e9conomique ou commercial direct ou indirect, au travers d\u2019un \u00e9tablissement accessible au public\u00a0\u00bb[footnote]<em>Ibid.<\/em> \u00ab\u00a0<em>the making of a copy of a work available for use, on terms that it will or may be returned, otherwise than for direct or indirect economic or commercial advantage, through an establishment which is accessible to the public.<\/em>\u00a0\u00bbLa loi pr\u00e9cise \u00e9galement qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019avantage commercial ou \u00e9conomique direct ou indirect lorsque le pr\u00eat par un \u00e9tablissement accessible au public donne lieu \u00e0 un paiement qui couvre uniquement les co\u00fbts de fonctionnement.[\/footnote].\r\n\r\nDes exceptions importantes sont pr\u00e9vues par la loi, notamment au droit de pr\u00eat.\r\n\r\nLa section 18\u00a0A du CDPA\u00a01988 pr\u00e9cise ainsi que la location et le pr\u00eat n\u2019incluent pas la mise \u00e0 disposition d\u2019un exemplaire aux fins de repr\u00e9sentation ou de communication publique, d\u2019exposition publique ou de consultation imm\u00e9diate (<em>on-the-spot reference use<\/em>)[footnote]Cette expression pourrait couvrir par exemple la mise \u00e0 disposition de magazine dans les salles d\u2019attente.[\/footnote], et que le pr\u00eat ne couvre pas les pr\u00eats entre biblioth\u00e8ques publiques. Le droit de pr\u00eat est \u00e9galement exclu pour les \u00e9tablissements d\u2019enseignement[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a036A.[\/footnote] et pour le pr\u00eat des livres par les biblioth\u00e8ques accessibles au public si ces livres sont \u00e9ligibles au <em>Public Lending Right Scheme<\/em> (sch\u00e9ma de r\u00e9mun\u00e9ration pour pr\u00eat en biblioth\u00e8que, distinct du copyright, institu\u00e9 par le Public Lending Right Act de 1979)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 40A.[\/footnote]. Enfin la section 40A(2) de la loi exclut du droit de pr\u00eat les pr\u00eats de toute \u0153uvre par une biblioth\u00e8que ou une archive priv\u00e9e \u00e0 but non lucratif.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>133._ Le droit de repr\u00e9sentation et d\u2019ex\u00e9cution publique_ <\/strong>Aux termes de la section\u00a019(1), la repr\u00e9sentation et l\u2019ex\u00e9cution publiques de l\u2019\u0153uvre sont des actes r\u00e9serv\u00e9s au titre du copyright portant sur une \u0153uvre litt\u00e9raire, dramatique ou musicale. Le copyright sur une \u0153uvre artistique ne conf\u00e8re donc pas \u00e0 son titulaire de droit de repr\u00e9sentation ou d\u2019exposition publique[footnote]<a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff76260d03e7f57eabf42\"><em>FA Premier League v.\u00a0QC Leisure <\/em><\/a>[2008] EWHC\u00a01411 (Ch), \u00a7\u00a0265.[\/footnote].\r\n\r\nLes termes \u00ab\u00a0repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution\u00a0\u00bb sont d\u00e9finis comme incluant, pour les conf\u00e9rences, les allocutions, discours et sermons, le fait de les prononcer, et, en g\u00e9n\u00e9ral, \u00ab\u00a0tout mode de pr\u00e9sentation visuelle ou acoustique, y compris la pr\u00e9sentation de l\u2019\u0153uvre au moyen d\u2019un enregistrement sonore, d\u2019un film, d\u2019une \u00e9mission diffus\u00e9e (<em>broadcast<\/em>)\u00a0\u00bb[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a019(2).[\/footnote].\r\n\r\nS\u2019agissant des cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres non originales, la diffusion ou la projection publique de l\u2019\u0153uvre est un acte r\u00e9serv\u00e9 au titre du copyright sur les seuls enregistrements sonores, films ou \u00e9missions diffus\u00e9es[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a019(3).[\/footnote]. Le copyright sur les arrangements typographiques ne conf\u00e8re donc pas ce droit.\r\n\r\nAu Royaume-Uni comme ailleurs, la d\u00e9finition du\u00a0caract\u00e8re\u00a0\u00ab\u00a0public\u00a0\u00bb de la repr\u00e9sentation a pos\u00e9 et continue \u00e0 poser probl\u00e8me. La jurisprudence tend \u00e0 consid\u00e9rer que l\u2019adjectif vise le grand public, ou une section du grand public, et exclu les personnes qui partagent des relations d\u2019ordre purement priv\u00e9, domestique ou quasi domestique[footnote]<em><a href=\"https:\/\/www.copyrighthistory.org\/cam\/tools\/request\/browser.php?view=case_commentary&amp;parameter=Duck%20v.%20Bates%20(1884)%2012%20QBD%2079&amp;country=&amp;core=all\">Duck v.\u00a0Bates<\/a>, <\/em>(1884) 13 QBD 843 (pas de contrefa\u00e7on pour une repr\u00e9sentation donn\u00e9e par un club de th\u00e9\u00e2tre amateur dans un h\u00f4pital pour des infirmi\u00e8res).[\/footnote]. Ont \u00e9t\u00e9 par exemple consid\u00e9r\u00e9es comme publiques\u00a0: une repr\u00e9sentation de danse dans un club priv\u00e9 o\u00f9 des invit\u00e9s avaient \u00e9t\u00e9 admis[footnote]<em>Harms (Inc.) Ltd and Chappell &amp; Co. Ltd v. Martans Club<\/em> [1927] 1 Ch 526 (CA), p. 532\u00a0et\u00a0533, CA.[\/footnote], une repr\u00e9sentation dans une salle priv\u00e9e audible par les personnes d\u00eenant dans un restaurant[footnote]<em>Performing Right Society Ltd v. Camelo <\/em>[1936] 3 All ER 557. En Australie, <em>Rank\u00a0Film Production Ltd v. Dodds <\/em>[1983] 2\u00a0NSWLR\u00a0553.[\/footnote], la diffusion de musiques \u00e0 partir d\u2019un poste de radio dans une entreprise audible par les coll\u00e8gues et les clients[footnote]<a href=\"https:\/\/www.scotcourts.gov.uk\/search-judgments\/judgment?id=7e9c8aa6-8980-69d2-b500-ff0000d74aa7\">ICPL <em>Performing Right Society v. Kwik-Fit Group Ltd.<\/em><\/a> [2008] EC.D.R. (2) 13 (Outer House, Court of Session, Scotland).[\/footnote], une repr\u00e9sentation \u00e0 destination d\u2019ouvriers d\u2019une usine pendant les heures de travail[footnote]<em>Ernest Turner Electrical Instruments Ltd v. Performing Right Society Ltd<\/em> [1943] Ch 167\u00a0; [1943] 1 All ER 413, CA.[\/footnote], une repr\u00e9sentation dans un club de supporters de football[footnote]<a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article\/92\/24\/626\/1610878\"><em>Performing Right Society Ltd v. Rangers Football Club Supporters Club<\/em><\/a>, 1974 SLT 151.[\/footnote], la diffusion de comp\u00e9titions sportives sur un poste de t\u00e9l\u00e9vision dans des bars[footnote]<a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff76260d03e7f57eabf42\"><em>Football Association Premier League Ltd. v. QC Leisure<\/em><\/a> [2008] EWHC 1411 (Ch), affirmed, [2012] EWCA Civ 1708 (jug\u00e9, cependant, qu\u2019en l\u2019esp\u00e8ce les actes contrefaisants \u00e9taient exempt\u00e9s en application de la section 72(1)(c) de la loi (exception pour repr\u00e9sentation publique de <em>broadcasts<\/em>), \u00ab\u00a0mais seulement parce que le Royaume-Uni n\u2019a pas transpos\u00e9 sur ce point la Directive [droit d\u2019auteur dans la soci\u00e9t\u00e9 de l\u2019information], en instituant une exception plus large \u00e0 l\u2019article\u00a03 que ne le permet la directive \u00e0 l\u2019article\u00a05\u00a0\u00bb). V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>147.[\/footnote], ou encore la diffusion de phonogrammes dans un magasin de disques[footnote]<em>Performing Right Society Ltd v. Harlequin Record Shops Ltd<\/em> [1979] 2 All ER 828.[\/footnote]. La jurisprudence de la CJUE sur ce point[footnote]Notamment CJUE, 14 juillet 2005, affaire <a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/liste.jsf?language=fr&amp;num=C-192\/04\">C-192\/04<\/a>, <em>Lagard\u00e8re Active Broadcast v. Soci\u00e9t\u00e9 pour la perception de la r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable<\/em> <em>(SPRE) et Gesellschaft zur Verwertung von Leistungsschutzrechten\u00a0mbH (GVL)<\/em>, <em>Recueil de la jurisprudence<\/em>\u00a02005 I-07199 (<em>Lagard\u00e8re<\/em>)\u00a0; CJUE, 7\u00a0d\u00e9cembre 2006, affaire\u00a0<a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/liste.jsf?language=fr&amp;jur=C,T,F&amp;num=C-306\/05&amp;td=ALL\">C-306\/05<\/a> (<em>SGAE v. Rafael Hoteles<\/em>)\u00a0; CJUE 15\u00a0mars 2012, affaire\u00a0<a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/liste.jsf?num=C-162\/10&amp;language=FR\">C-162\/10<\/a> (<em>Phonographic\u00a0Performance (Ireland)<\/em>)\u00a0; CJUE, 4\u00a0octobre 2011, affaire\u00a0<a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/liste.jsf?language=fr&amp;num=C-403\/08\">C-403\/08<\/a> (<em>FA Premier League v. QC Leisure); <\/em>affaire\u00a0<a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/liste.jsf?language=en&amp;num=C-429\/08\">C-429\/08<\/a> <em>Karen Murphy v. Media Protection Services Limited<\/em>)\u00a0; CJUE, 13\u00a0octobre 2011, affaires <a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/liste.jsf?num=C-431\/09&amp;language=fr\">C-431\/09<\/a> et C-432-09 (<em>Airfield\/AGICOA<\/em>)\u00a0; CJUE, 15\u00a0mars 2012, affaire\u00a0<a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/liste.jsf?language=FR&amp;num=C-135\/10\">C-135\/10<\/a> (<em>Societ\u00e0 Consortile Fonografici (SCF)\/Del Corso<\/em>)\u00a0; CJUE, 7\u00a0mars 2013, affaire\u00a0<a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/liste.jsf?num=C-607\/11&amp;language=FR\">C-607\/11<\/a> (<em>ITV Broadcasting\/TV Catchup<\/em>)\u00a0; CJUE, 13\u00a0f\u00e9vrier 2014, affaire\u00a0<a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/liste.jsf?language=fr&amp;jur=C,T,F&amp;num=C-466\/12&amp;td=ALL\">C-466\/12<\/a> (<em>Svensson\/Retriever Sverige AB<\/em>)...[\/footnote] <span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">rel\u00e8ve de l'acquis communautaire pr\u00e9serv\u00e9 par le Brexit, sous les r\u00e9serves\u00a0 d\u00e9crites[footnote]V. supra, n\u00b0 31.[\/footnote].<\/span>\r\n\r\nPr\u00e9cisons enfin que la loi pr\u00e9voit une limitation de responsabilit\u00e9 sp\u00e9cifique pour certains interm\u00e9diaires et pour les artistes-interpr\u00e8tes en cas de repr\u00e9sentation ou d\u2019ex\u00e9cution publique contrefaisante[footnote]La section\u00a019(4) du CDPA\u00a01988 dispose qu\u2019\u00a0\u00ab\u00a0<em>En cas d\u2019atteinte au copyright sur une \u0153uvre r\u00e9sultant de la repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution, de la diffusion ou de la projection publique de celle-ci au moyen d\u2019un appareil destin\u00e9 \u00e0 la r\u00e9ception d\u2019images visuelles et de sons achemin\u00e9s \u00e0 l\u2019aide de moyens \u00e9lectroniques, la personne par qui les images ou sons sont envoy\u00e9s et, s\u2019agissant d\u2019une repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution, les artistes interpr\u00e8tes ou ex\u00e9cutants, ne sont pas consid\u00e9r\u00e9s comme responsables<\/em>.\u00a0\u00bb[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>134._ Le droit de communication au public, incluant le droit de mise \u00e0 disposition_ <\/strong>La section\u00a020 du CDPA\u00a01988, issue de la r\u00e9forme de 2003 transposant la directive de 2001, conf\u00e8re un droit exclusif de communication au public (<em>right to communicate the work to the public<\/em>) aux titulaires du copyright sur les \u0153uvres musicales, dramatiques, musicales, et artistiques, ainsi qu\u2019aux titulaires du copyright sur les enregistrements sonores, les <em>films <\/em>et les <em>broadcasts<\/em>. Ce droit de communication au public ne vise que la communication par voie \u00e9lectronique et contient \u00e0 la fois le droit de transmission par voie hertzienne, c\u00e2ble ou satellite (<em>broadcasting right<\/em>), et le droit de mise \u00e0 disposition (<em>making available right<\/em>)[footnote]\u00ab\u00a0<em>2) References in this Part to communication to the public are to communication to the public by electronic transmission, and in relation to a work include:<\/em><em>a) the broadcasting of the work\u00a0; <\/em><em>b) the making available to the public of the work by electronic transmission in such a way that members of the public may access it from a place and at a time individually chosen by them.<\/em>\u00a0\u00bb[\/footnote].\r\n\r\nLa loi contient de nombreuses dispositions concernant la transmission par voie hertzienne, par c\u00e2ble ou par satellite, conformes aux exigences des directives europ\u00e9ennes applicables[footnote]Les dispositions de l\u2019article\u00a02 de la directive c\u00e2ble et satellite (d\u00e9finition de l\u2019acte de communication au public par satellite) aux sections\u00a06(4) et 6\u00a0A du CDPA\u00a01988. Les dispositions du Chapitre\u00a0III de la directive sur la retransmission par c\u00e2ble sont transpos\u00e9es \u00e0 la section 144A du CDPA\u00a01988, \u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 que ce m\u00e9canisme s\u2019applique aux seules transmissions en provenance d\u2019un autre \u00e9tat membre de l\u2019EEE, et n\u2019est pas \u00e9tendu aux retransmissions internes au Royaume-Uni. Pr\u00e9cisons que les sections\u00a073 et 73\u00a0A du CDPA\u00a01988 instituent, une exception pour la r\u00e9ception et la retransmission int\u00e9grale et simultan\u00e9e de <em>broadcasts<\/em> non filaires par c\u00e2ble, dans le cadre des obligations de <em>must carry<\/em> applicables, et les r\u00e8gles de r\u00e9mun\u00e9ration associ\u00e9es (V. <em>infra<\/em> n\u00b0 147).[\/footnote].\r\n\r\nLe droit de mise \u00e0 disposition est quant \u00e0 lui d\u00e9fini comme \u00ab\u00a0la mise \u00e0 disposition au public de l\u2019\u0153uvre par transmission \u00e9lectronique de mani\u00e8re \u00e0 ce que les membres du public puissent y avoir acc\u00e8s de l\u2019endroit et au moment qu\u2019il choisissent individuellement\u00a0\u00bb[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a020(2)(b).[\/footnote].\r\n\r\nIl faut \u00e9galement tenir compte ici de la jurisprudence de la CJUE, dans le cadre de l'acquis pr\u00e9serv\u00e9 par le Brexit[footnote]V. <em>supra<\/em>\u00a0n\u00b031 (sur le Brexit et ses cons\u00e9quences).[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>135._ Le droit d\u2019adaptation_ <\/strong>La section 21 de la loi conf\u00e8re un droit d\u2019adaptation (<em>right to make an adaptation<\/em>) sur les \u0153uvres litt\u00e9raires, dramatiques ou musicales uniquement. En cons\u00e9quence les titulaires du copyright dans une \u0153uvre artistique, un phonogramme, un film, un <em>broadcast<\/em> ou un arrangement typographique ne disposent pas d\u2019un tel droit. La solution peut \u00e9tonner s\u2019agissant des \u0153uvres artistiques, mais \u00e0 la r\u00e9flexion il semble assez difficile d\u2019identifier une hypoth\u00e8se d\u2019adaptation d\u2019une \u0153uvre artistique qui ne soit pas \u00e9galement une reproduction partielle de l\u2019\u0153uvre (auquel cas elle sera sanctionnable au titre du droit de reproduction). S\u2019agissant des \u00ab\u00a0droits voisins\u00a0\u00bb, l\u2019exclusion semble logique. Le titulaire des droits sur le <em>film<\/em> pourra n\u00e9anmoins s\u2019opposer aux adaptations de l\u2019\u0153uvre enregistr\u00e9e en s\u2019appuyant sur le copyright subsistant dans le sc\u00e9nario ou dans l\u2019\u0153uvre dramatique distincte constitu\u00e9e par l\u2019\u0153uvre audiovisuelle finale enregistr\u00e9e.\r\n\r\nLe terme \u00ab\u00a0adaptation\u00a0\u00bb est d\u00e9fini de mani\u00e8re diff\u00e9rente pour chaque cat\u00e9gorie d\u2019\u0153uvre concern\u00e9e, aux paragraphes (3) \u00e0 (5) de la section 21, comme suit\u00a0:\r\n\r\n\u00ab\u00a0(3) Dans la pr\u00e9sente partie, on entend par \u201cadaptation\u201d\r\n\r\n(a) dans le cas d\u2019 une \u0153uvre litt\u00e9raire, autre qu\u2019un programme d\u2019ordinateur ou une base de donn\u00e9es, ou par rapport \u00e0 une \u0153uvre dramatique,\r\n\r\n(i) une traduction de l\u2019\u0153uvre\u00a0;\r\n\r\n(ii) une version non dramatique d\u2019une \u0153uvre dramatique ou, selon le cas, une version dramatique d\u2019une \u0153uvre non dramatique\u00a0;\r\n\r\n(iii) une version de l\u2019\u0153uvre dans laquelle la narration ou l\u2019action sont retrac\u00e9es uniquement ou principalement au moyen d\u2019images sous une forme se pr\u00eatant \u00e0 la reproduction dans un livre, ou dans un journal, un magazine ou un p\u00e9riodique analogue\u00a0;\r\n\r\n(ab) dans le cas d\u2019 un programme d\u2019ordinateur, un arrangement ou une version modifi\u00e9e du programme ou une traduction de ce programme\u00a0;\r\n\r\n(ac) en relation avec une base de donn\u00e9es, un arrangement ou une version modifi\u00e9e de la base de donn\u00e9es ou une traduction de cette base\u00a0;\r\n\r\n(c) dans le cas d\u2019 une \u0153uvre musicale, un arrangement ou une transcription de l\u2019\u0153uvre.\r\n\r\n(4) Dans le cas d\u2019 un programme d\u2019ordinateur, le terme \u201ctraduction\u201d d\u00e9signe aussi une version du programme dans laquelle celui-ci est converti dans le langage ou le code ou \u00e0 partir du langage ou du code de l\u2019ordinateur, ou dans un langage ou code informatique diff\u00e9rent.\r\n\r\n(5) Les dispositions du pr\u00e9sent article ne sauraient avoir aucune incidence sur la port\u00e9e de la d\u00e9finition de la copie ou reproduction d\u2019une \u0153uvre.\u00a0\u00bb[footnote]Traduction OMPI.[\/footnote]\r\n\r\nCes d\u00e9finitions semblent contenir l\u2019ensemble du droit d\u2019adaptation, de sorte que des actes non r\u00e9ductibles \u00e0 ceux d\u00e9crits ne pourront \u00eatre sanctionn\u00e9s sur ce fondement.\r\n\r\nLa section 21 pr\u00e9cise \u00e9galement qu\u2019une adaptation existe d\u00e8s lors qu\u2019elle est consign\u00e9e, par \u00e9crit ou autrement. On en d\u00e9duit qu\u2019une adaptation purement orale et non enregistr\u00e9e n\u2019est pas contrefaisante, sous r\u00e9serve de la r\u00e8gle ci-dessous.\r\n\r\nEnfin, l\u2019article pr\u00e9cise que lorsqu\u2019il conf\u00e8re un droit d\u2019adaptation, le copyright permet \u00e9galement de s\u2019opposer aux actes de reproduction, de distribution, de pr\u00e9sentation ou de communication publiques, ainsi qu\u2019aux adaptations portant sur des adaptations des \u0153uvres concern\u00e9es, que ces adaptations aient \u00e9t\u00e9 consign\u00e9es, par \u00e9crit ou autrement, au moment o\u00f9 l\u2019acte a \u00e9t\u00e9 accompli.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>136._ Le droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration propre \u00e0 l\u2019oeuvre Peter Pan_<\/strong> Une originalit\u00e9 du copyright anglais tient \u00e0 la subsistance d\u2019un droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration pour certaines exploitation de l'oeuvre Peter Pan[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 301 et Sch. 6.[\/footnote]. L\u2019auteur, J. M. Barrie, avait en effet fait don en 1919 de tous ses droits \u00e0 une institution de charit\u00e9, le Great Ormond Street Hospital. Par application des r\u00e8gles communes de dur\u00e9e de protection, la protection de l\u2019\u0153uvre expirait au Royaume-Uni en 1987. Dans le cadre de la discussion du Copyright Act 1988, un amendement fut vot\u00e9, qui conf\u00e8re au Great Ormond Street Hospital un droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration pour les les repr\u00e9sentations, communications au public et publications commerciales de Peter Pan et de ses adaptations. Chose remarquable, ce droit est perp\u00e9tuel.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>137._ Le droit de publication sur certaines oeuvres du domaine public (renvoi)_<\/strong> Le droit de publication (<em>publication right<\/em>) pr\u00e9vu par l\u2019article 4 de la directive dur\u00e9e (2006\/116\/CE) a \u00e9t\u00e9 transpos\u00e9 par les <em>Copyright and Related Rights Regulations 1996<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/1996\/2967\/contents\">SI 1996 No. 2067<\/a>, Reg. 16.[\/footnote]. Il constitue cependant un droit voisin du copyright, qui n\u2019est pas soumis \u00e0 l\u2019ensemble des r\u00e8gles de copyright. Il en sera question plus loin[footnote]V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>174.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>138._ Le droit de suite (<em>resale royalty right<\/em>)_ <\/strong>Jusqu\u2019\u00e0 la transposition de la directive 2001\/84\/CE, le droit de suite \u00e9tait inconnu du droit anglais. Il est d\u00e9sormais d\u00e9fini, en dehors du CDPA 1988, par les <em>Artist\u2019s Resale Right Regulations 2006<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukdsi\/2006\/0110738209\">SI 2006 No. 346<\/a>.[\/footnote]. Le droit de suite est conf\u00e9r\u00e9 aux auteurs (d\u00e9finis dans ce contexte comme les personnes qui cr\u00e9ent l\u2019\u0153uvre, donc les personnes physiques) de toute \u00ab \u0153uvre d\u2019art graphique ou plastique, telle qu\u2019une image, un collage, une peinture, un dessin, une gravure, un imprim\u00e9, une lithographie, une sculpture, une tapisserie, une c\u00e9ramique, un objet en verre (<em>an item of glassware<\/em>) ou une photographie\u00a0\u00bb[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukdsi\/2006\/0110738209\">SI 2006 No. 346<\/a>, Reg. 4(1).[\/footnote]. Le droit couvre l\u2019original et toute \u00e9dition limit\u00e9e r\u00e9alis\u00e9e par l\u2019auteur ou sous son autorit\u00e9[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukdsi\/2006\/0110738209\">SI 2006 No. 346<\/a>, Reg. 4(2).[\/footnote]. Il s\u2019applique sur toute revente de ces \u0153uvres, d\u00e9finies comme les ventes par les personnes auxquelles l\u2019exemplaire physique de l\u2019\u0153uvre a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9 par l\u2019auteur ou son repr\u00e9sentant (de son vivant ou \u00e0 cause de mort)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukdsi\/2006\/0110738209\">SI 2006 No. 346<\/a>, Reg. 3.[\/footnote], et uniquement lorsque ces reventes sont r\u00e9alis\u00e9es par un professionnel du march\u00e9 de l\u2019art[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukdsi\/2006\/0110738209\">SI 2006 No. 346<\/a>, Reg. 12(3)(a). Pour les auteurs d\u00e9c\u00e9d\u00e9s, les ventes r\u00e9alis\u00e9es avant le 1er janvier 2010 ne sont pas couvertes (<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukdsi\/2006\/0110738209\">SI 2006 No. 346<\/a>, Reg. 17).[\/footnote]. Sont solidairement tenus au paiement le vendeur et son agent ou, en l\u2019absence d\u2019agent du vendeur, le vendeur et l\u2019agent de l\u2019acheteur (ou l\u2019acheteur s\u2019il n\u2019a pas d\u2019agent)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukdsi\/2006\/0110738209\">SI 2006 No. 346<\/a>, Reg. 13.[\/footnote]. S\u2019agissant des redevances, celles-ci ne sont pas dues sur les ventes inf\u00e9rieures \u00e0 1 000 livres sterling[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukdsi\/2006\/0110738209\">SI 2006 No. 346<\/a>, Reg 12(3)(b).[\/footnote], et leur montant maximum est 12 500 livres[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukdsi\/2006\/0110738209\">SI 2006 No. 346<\/a>, Reg. 3(3), Sch.1, s. 2[\/footnote]. Les taux sont de 4 % jusqu\u2019\u00e0 50 000 livres, puis 3 % jusqu\u2019\u00e0 200 000 livres, 1 % jusqu\u2019\u00e0 350 000 livres, 0,5 % jusqu\u2019\u00e0 500 000 livres et 0,25 % au-del\u00e0[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukdsi\/2006\/0110738209\">SI 2006 No. 346<\/a>, Reg. 3(3), Sch. 1., s. 1.[\/footnote].\r\n\r\nLe droit est incessible et ne peut faire l\u2019objet d\u2019une renonciation[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukdsi\/2006\/0110738209\">SI 2006 No. 346<\/a>, Regs 7, 8.[\/footnote]. Il est transmissible \u00e0 cause de mort par testament ou selon la d\u00e9volution de droit commun, soit \u00e0 une personne physique soit \u00e0 une institution charitable[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukdsi\/2006\/0110738209\">SI 2006 No. 346<\/a>, Regs\u00a09, 7(4).[\/footnote]. Le droit ne peut \u00eatre exerc\u00e9 qu\u2019au travers d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 de gestion collective, qui est pr\u00e9sum\u00e9e mandat\u00e9e pour sa gestion par les auteurs (en cas de pluralit\u00e9 de soci\u00e9t\u00e9s de gestion collective, l\u2019auteur a le choix de la soci\u00e9t\u00e9 de gestion)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukdsi\/2006\/0110738209\">SI 2006 No. 346<\/a>, Reg. 14.[\/footnote]. En pratique, la gestion est effectu\u00e9e par deux soci\u00e9t\u00e9s concurrentes, la Design and Artistic Copyright Society (DACS), soci\u00e9t\u00e9 qui intervient traditionnellement dans le domaine des arts graphiques et plastiques, et une soci\u00e9t\u00e9 sp\u00e9cialis\u00e9e, l\u2019Artists Collecting Society (ACS), cr\u00e9\u00e9e en 2006.\r\n\r\nLes autres dispositions de la directive ont \u00e9t\u00e9 fid\u00e8lement transpos\u00e9es[footnote]Leur maintien ou leur \u00e9volution rel\u00e8ve maintenant de la seule d\u00e9cision du Royaume-Uni. V. supra n\u00b0 31.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>139._ Les exceptions: \u00e9volution de la r\u00e9glementation_ <\/strong>Dans sa version d\u2019origine, et conform\u00e9ment \u00e0 la tradition du copyright Britannique, le CDPA\u00a01988 contenait une liste importante d\u2019exceptions couvrant des domaines tr\u00e8s vari\u00e9s. La directive de 2001, qui laisse une assez grande libert\u00e9 sur ce point aux \u00c9tats membres, n\u2019a entra\u00een\u00e9 que des modifications mineures. Au Royaume-Uni le r\u00e9gime des exceptions a \u00e9t\u00e9 r\u00e9\u00e9valu\u00e9 au regard notamment des \u00e9volutions technologiques r\u00e9centes dans le cadre d\u2019un rapport remis en 2006, le <em>Gowers Review of Intellectual Property<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/assets.publishing.service.gov.uk\/media\/5a7c9f7740f0b65b3de0a17d\/0118404830.pdf\"><em>Gowers Review of Intellectual Property<\/em><\/a>, London, HMSO, d\u00e9cembre 2006.[\/footnote]<em>.<\/em> D\u2019importantes modifications ont suivi, qui ont cette fois consid\u00e9rablement modifi\u00e9 le champ des exceptions applicables. Le processus, initi\u00e9 par plusieurs dispositions de L\u2019Enterprise and Regulatory Reform Act\u00a02013 (ERRA 2013),\u00a0s\u2019est acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 en 2014 avec l\u2019adoption de plusieurs d\u00e9crets (<em>Regulations<\/em>), apportant pour certains des modifications importantes au r\u00e9gime des exceptions au copyright[footnote]Il s\u2019agit des <a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukdsi\/2014\/9780111112755\">Copyright and Rights in Performances (Research, Education, Libraries and Archives) Regulations\u00a02014<\/a> (2014 No. 1372), entr\u00e9es en vigueur le 1er juin 2014, qui transposent les dispositions des articles 5(2)(c) et 5(3)(a) de la directive 2001\/29\/CE en mettant en place ou en \u00e9largissant les exceptions existantes de recherche, d\u2019\u00e9ducation et concernant les biblioth\u00e8ques, les mus\u00e9es et les archives ; des <em>Copyright and Rights in Performances (Disability) Regulations\u00a02014<\/em> (2014 No1384), entr\u00e9es en vigueur le 1er\u00a0juin 2014, qui transposent les dispositions de l\u2019article\u00a05(3)(b) de la directive 2001\/29\/CE en \u00e9largissant les exceptions concernant les personnes handicap\u00e9es\u00a0; des <em>Copyright (Public Administration) Regulations\u00a02014<\/em> (2014 No.1385), entr\u00e9es en vigueur le 1er\u00a0juin 2014, qui transposent les dispositions de l\u2019article\u00a05(3)(e) de la directive 2001\/29\/CE en \u00e9largissant les exceptions applicables \u00e0 l\u2019administration publique aux usages num\u00e9riques\u00a0; d) des <em>Copyright and Rights in Performances (Quotation and Parody) Regulations\u00a02014<\/em> (2014 No.2356), entr\u00e9es en vigueur le 1er\u00a0octobre 2014, qui transposent les dispositions des articles\u00a05(3)(d) et 5(3)(k) de la directive 2001\/29\/CE en \u00e9largissant l\u2019exception existante de citation et en introduisant pour la premi\u00e8re fois une exception de parodie\u00a0; des <em>Copyright and Rights in Performances (Personal Copies for Private Use) Regulations\u00a02014<\/em> (2014 No.\u00a02361), entr\u00e9es en vigueur le 1er\u00a0octobre 2014, qui transposent les dispositions des articles\u00a05(2)(b) de la directive 2001\/29\/CE en introduisant une exception de copie priv\u00e9e assez large couvrant notamment le changement de format (<em>format shifting<\/em>)\u00a0; des <em>Copyright and Rights in Performances (Extended Collective Licensing) Regulations\u00a02014<\/em> (2014 No.\u00a02588), entr\u00e9es en vigueur le 1er\u00a0octobre 2014, qui appliquent les dispositions introduites par l\u2019ERRA 2013 en mati\u00e8re de gestion collective \u00e9tendue\u00a0; et enfin, des <em>Copyright and Rights in Performances (Certain Permitted Uses of Orphan Works) Regulations\u00a02014<\/em> (2014 No.\u00a02861) et des <em>Copyright and Rights in Performances (Licensing of Orphan Works) Regulations\u00a02014<\/em> (2014 No.2863), entr\u00e9es en vigueur le 29\u00a0octobre 2014, qui compl\u00e8tent et pr\u00e9cisent les r\u00e8gles introduites par l\u2019ERRA 2013 en mati\u00e8re d\u2019\u0153uvres orphelines, conform\u00e9ment aux principes pos\u00e9s par la directive 2012\/28\/UE du 25\u00a0octobre 2012.[\/footnote].\r\n\r\nNotons que le triple test (<em>three-steps test<\/em>) de l\u2019article\u00a09(2) de la Convention de Berne, de l\u2019article\u00a013 de l\u2019accord ADPIC et de l\u2019article\u00a06(3) de la directive de 2001 n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 formellement int\u00e9gr\u00e9 au texte du Copyright Act. La position du Gouvernement britannique est que ces dispositions s\u2019imposent au l\u00e9gislateur uniquement, et que les exceptions l\u00e9gales mises en \u0153uvre sont conformes aux principes du test[footnote]<em>Dept. of Trade &amp; Industry, the Patent Office, Copyright Directorate: <\/em><em>EC Directive 2001\/29\/EC on the harmonisation of certain aspects of copyright and related rights in the information society: consultation paper on implementation of the directive in the United Kingdom<\/em>, 2002, p.\u00a011-12.[\/footnote].\r\n\r\nPr\u00e9cisons enfin que le juge anglais peut, en th\u00e9orie d\u00e9gager, des \u00ab\u00a0exceptions\u00a0\u00bb, ou plut\u00f4t \u00e9carter une action en contrefa\u00e7on pour des motifs tenant \u00e0 l'int\u00e9r\u00eat public ou \u00e0 la libert\u00e9 d'expression ou encore au droit de la concurrence[footnote]V. <em>supra<\/em> n\u00b0 51 et 53[\/footnote]. Cependant, ces hypoth\u00e8ses demeurent exceptionnelles[footnote]Pour une illustration en mati\u00e8re de fabrication de pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es, v. <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7c460d03e7f57eb1f3e\">Mars U.K. v. Teknowledge<\/a> [1999] EWHC 226 (Pat), [2000] F.S.R. 138.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>140._ La liste des exceptions_<\/strong> Les exceptions au copyright (<em>permitted acts<\/em>) font l\u2019objet du chapitre III, partie I du CDPA 1988, qui contient pr\u00e8s de 70 sections souvent tr\u00e8s d\u00e9taill\u00e9es. Ces exceptions sont r\u00e9unies sous les rubriques suivantes\u00a0:\r\n<ul>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Exceptions g\u00e9n\u00e9rales (ss 28A-31): copie temporaires (s. 28A); copies \u00e0 usage personnel et priv\u00e9 (s. 28B), recherche et \u00e9tude priv\u00e9e (s. 29), copies pour analyse de textes et de donn\u00e9es pour recherche non commerciale (s. 29A), critique, revue, citation et actualit\u00e9s (s. 30), caricature, parodie ou pastiche (s. 30A).<\/li>\r\n \t<li>Exceptions li\u00e9es au handicap (s. 31 \u00e0 31F)<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Exceptions d\u2019\u00e9ducation (ss 32-36A).<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Biblioth\u00e8ques et archives (ss 37-44A).<\/li>\r\n \t<li>Oeuvres orphelines (s. 44B, \u00e9galement 76A).<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Administration publique (ss 45-50).<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Programmes d\u2019ordinateur (ss 50A-50C).<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Bases de donn\u00e9es (s 50D).<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Dessins ou mod\u00e8les<em> (designs)<\/em> (ss 51-53).<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Arrangements typographiques (ss 54-55).<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Oeuvres sous forme \u00e9lectronique (s 56: transferts par l'acheteur de copies d'oeuvres sous forme \u00e9lectronique[footnote]\u00ab\u00a0<em>(1) This section applies where a copy of a work in electronic form has been purchased on terms which, expressly or impliedly or by virtue of any rule of law, allow the purchaser to copy the work, or to adapt it or make copies of an adaptation, in connection with his use of it.<\/em>\r\n<em>(2) If there are no express terms (a) prohibiting the transfer of the copy by the purchaser, imposing obligations which continue after a transfer, prohibiting the assignment of any licence or terminating any licence on a transfer, or (b) providing for the terms on which a transferee may do the things which the purchaser was permitted to do,anything which the purchaser was allowed to do may also be done without infringement of copyright by a transferee; but any copy, adaptation or copy of an adaptation made by the purchaser which is not also transferred shall be treated as an infringing copy for all purposes after the transfer.<\/em>\r\n<em>(3) The same applies where the original purchased copy is no longer usable and what is transferred is a further copy used in its place.<\/em>\r\n<em>(4)The above provisions also apply on a subsequent transfer, with the substitution for references in subsection (2) to the purchaser of references to the subsequent transferor \u00bb.<\/em>[\/footnote]).<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Dispositions diverses relatives aux oeuvres litt\u00e9raires, dramatiques, musicales et artistiques (ss 57-65).<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Pr\u00eat public (s 66).<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Dispositions diverses relatives aux <em>films<\/em> (vid\u00e9ogrammes) et enregistrements sonores (ss 66A-67): actes relatifs aux films autoris\u00e9s sur la base de pr\u00e9somptions relatives \u00e0 l'expiration du copyright, etc. (s. 66A), ex\u00e9cution de phonogrammes dans des clubs, associations, etc. (s. 67).<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Dispositions diverses relatives aux radiodiffusions (<em>broadcasts<\/em>) (ss 68-75).<\/li>\r\n \t<li>Adaptations (s. 76: extension des exceptions aux adaptations)[footnote]\u00ab\u00a0<em>An act which by virtue of this Chapter may be done without infringing copyright in a literary, dramatic or musical work does not, where that work is an adaptation, infringe any copyright in the work from which the adaptation was made \u00bb.<\/em>[\/footnote].<\/li>\r\n<\/ul>\r\nNous ne pourrons pas aborder ici la totalit\u00e9 des exceptions, et nous concentrerons sur les principales ou les plus discut\u00e9es.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>141._ La copie priv\u00e9e_ <\/strong>Traditionnellement les exceptions pour usage priv\u00e9 sont tr\u00e8s r\u00e9duites au Royaume-Uni. Au moment de son adoption, le CDPA\u00a01988 ne pr\u00e9voyait pas d\u2019exception g\u00e9n\u00e9rale pour copie priv\u00e9e. Cependant quelques exceptions plus \u00e9troites, couvrant certaines formes de copies priv\u00e9es, \u00e9taient consacr\u00e9es par loi. Si l\u2019on \u00e9carte les exceptions pr\u00e9vues pour les personnes non voyantes et les biblioth\u00e8ques, trois exceptions \u00e9taient et demeurent applicables\u00a0:\r\n\r\nTout d\u2019abord, une exception pour \u00ab recherche et \u00e9tude priv\u00e9e \u00bb, qui ne s\u2019applique pas aux vid\u00e9ogrammes et programmes radiodiffus\u00e9s ou distribu\u00e9s par c\u00e2ble, et dont il sera question plus loin[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 29, <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>145.[\/footnote].\r\n\r\nEnsuite, une exception pour \u00ab\u00a0enregistrement pour visionnage ult\u00e9rieur\u00a0\u00bb (<em>recording for time-shifting purpose<\/em>), introduite par la section\u00a070 du Copyright Act, qui dispose\u00a0:\r\n\r\n\u00ab\u00a0La r\u00e9alisation pour un usage priv\u00e9 et domestique d\u2019un enregistrement d\u2019un programme radiodiffus\u00e9 ou distribu\u00e9 par c\u00e2ble dans le but de le visionner ou de l\u2019\u00e9couter ult\u00e9rieurement (<em>at a more convenient time<\/em>) ne contrefait pas le copyright dans le programme radiodiffus\u00e9 ou distribu\u00e9 par c\u00e2ble ou dans toute \u0153uvre qui y est incluse.\u00a0\u00bb [footnote]V.\u00a0<a href=\"https:\/\/vlex.co.uk\/vid\/sony-music-entertainment-uk-793079637\"><em>Sony v. EasyInternetcafe<\/em><\/a>, [2003] EWHC\u00a062 (Ch), dans lequel la High Court de Londres a condamn\u00e9 une cha\u00eene de cybercaf\u00e9s pour contrefa\u00e7on de copyright \u00e0 raison de la mise \u00e0 disposition par celle-ci \u00e0 ses clients d\u2019un service d\u2019enregistrement de leurs fichiers t\u00e9l\u00e9charg\u00e9s ou stock\u00e9s dans leur espace personnel sur CD-ROM. Cette condamnation est intervenue alors que les membres du personnel d\u2019EasyInternetcafe se voyaient interdire d\u2019examiner le contenu des fichiers ainsi grav\u00e9s, et que de nombreux avertissements \u00e9taient donn\u00e9s aux utilisateurs du service destin\u00e9s \u00e0 pr\u00e9venir les actes de contrefa\u00e7on. La cour \u00e9carte notamment l\u2019exception de la section\u00a070, en relevant que la copie n\u2019est pas r\u00e9alis\u00e9e pour un usage priv\u00e9, dans la mesure o\u00f9 elle copie est ex\u00e9cut\u00e9e par le magasin (qui en tire un profit) et que ce dernier ne copie par pour un usage priv\u00e9 ou domestique. Il est de son point de vue inop\u00e9rant que le client commande cette copie pour un usage priv\u00e9.[\/footnote]\r\n\r\nCependant la loi pr\u00e9voit que la copie ainsi r\u00e9alis\u00e9e ne doit pas \u00eatre conserv\u00e9e de mani\u00e8re permanente[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a070.[\/footnote].\r\n\r\nEnfin, une exception permettant de r\u00e9aliser des \u00ab\u00a0photographies\u00a0\u00bb (enregistrements d\u2019images), \u00e0 usage domestique ou priv\u00e9, d\u2019images contenues dans un programme de t\u00e9l\u00e9vision, et qui permet leur conservation permanente[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a071.[\/footnote]. Cette derni\u00e8re exception ne s\u2019applique qu\u2019au droit sur le programme de t\u00e9l\u00e9vision (incluant les vid\u00e9ogrammes inclus), et ne s\u2019\u00e9tend pas aux \u0153uvres originales incluses. Elle permet donc de r\u00e9aliser des copies (int\u00e9grales) de programmes sportifs ou de flux, \u00e0 l\u2019exclusion des programmes musicaux ou des \u0153uvres audiovisuelles originales.\r\n\r\nLe Royaume-Uni n\u2019a que tr\u00e8s peu modifi\u00e9 ces textes dans le cadre de la transposition de la directive de 2001[footnote]V. M.\u00a0Hart et S.\u00a0Holmes, \u00ab\u00a0Implementation of the Copyright Directive in the United Kingdom\u00a0\u00bb, [2004] EIPR.[\/footnote]\u00a0: d\u2019une part, l\u2019exception pour \u00ab\u00a0recherche et \u00e9tude priv\u00e9e\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9e et pr\u00e9cise d\u00e9sormais que la copie est limit\u00e9e \u00e0 la \u00ab\u00a0recherche non commerciale\u00a0\u00bb et qu\u2019elle doit contenir une indication de la source\u00a0; d\u2019autre part, les deux autres exceptions pr\u00e9cit\u00e9es pr\u00e9cisent que la copie doit \u00eatre effectu\u00e9e \u00ab\u00a0dans des locaux domestiques\u00a0\u00bb et interdisent sa distribution ou diffusion ult\u00e9rieure.\r\n\r\nUne \u00e9volution majeure de la r\u00e9glementation est intervenue en 2014 au travers des Copyright and Rights in Performances (Personal Copies for Private Use) Regulations 2014, qui ont introduit une section 28B dans le CDPA 1988, instituant une nouvelle exception de copie priv\u00e9e assez largement d\u00e9finie, qui autorisait notamment les copies pour changement de format et sauvegarde[footnote]Cette exception, qui transposait les articles 5(2) et 6(4) de la directive de 2001, \u00e9tait r\u00e9dig\u00e9e comme suit (traduction informelle) : \u00ab 28B Copies personnelles \u00e0 usage priv\u00e91) La r\u00e9alisation d\u2019une copie d\u2019une \u0153uvre, autre qu\u2019un programme d\u2019ordinateur, par une personne physique, ne contrefait pas le copyright subsistant dans cette \u0153uvre, \u00e0 la condition que la copie : a) soit une copie : i) d\u2019une copie [d\u2019un exemplaire] de l\u2019\u0153uvre appartenant \u00e0 cette personne, ou ii) d\u2019une copie personnelle de l\u2019\u0153uvre r\u00e9alis\u00e9e par cette personne, b) soit faite pour l\u2019usage priv\u00e9 de la personne physique, et c) soit faite \u00e0 des fins qui ne sont ni directement ni indirectement commerciales. 2) Dans la pr\u00e9sente section \u00ab une copie [un exemplaire] de l\u2019\u0153uvre appartenant \u00e0 cette personne \u00bb est un exemplaire qui : a) a \u00e9t\u00e9 licitement acquis par cette personne sur une base permanente, b) n\u2019est pas une copie contrefaisante, et c) n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 en vertu d\u2019une disposition de ce Chapitre permettant la r\u00e9alisation d\u2019une copie sans contrefaire le copyright. 3) Dans la pr\u00e9sente section, une \u00ab copie personnelle \u00bb est une copie r\u00e9alis\u00e9e en vertu de cette section. 4) Aux fins de la sous-section (2)(a), un exemplaire \u00ab licitement acquis sur une base permanente \u00bb : a) inclut une copie qui a \u00e9t\u00e9 achet\u00e9e, donn\u00e9e ou acquise au moyen d\u2019un t\u00e9l\u00e9chargement r\u00e9sultant d\u2019un achat ou d\u2019un cadeau (autre qu\u2019un t\u00e9l\u00e9chargement mentionn\u00e9 au paragraphe (b)) ; et b) n\u2019inclut pas une copie qui a \u00e9t\u00e9 emprunt\u00e9e, lou\u00e9e, t\u00e9l\u00e9diffus\u00e9e [<em>broadcast or streamed<\/em>] ou une copie qui a \u00e9t\u00e9 obtenue au moyen d\u2019un t\u00e9l\u00e9chargement ne permettant qu\u2019un acc\u00e8s temporaire \u00e0 la copie. 5)\u00a0Dans la sous-section (1)(b) \u201cusage priv\u00e9\u201d inclut la r\u00e9alisation d\u2019une copie\u00a0: a) \u00e0 des fins de sauvegarde, b) \u00e0 des fins de changement de format (<em>format shifting<\/em>), ou c) \u00e0 des fins de stockage, y compris dans un espace de stockage \u00e9lectronique accessible au moyen de l\u2019Internet ou par un moyen similaire qui est accessible uniquement par la personne (ainsi que la personne responsable de l\u2019espace de stockage). 6)\u00a0Le copyright subsistant dans une \u0153uvre est contrefait si une personne transf\u00e8re une copie personnelle de l\u2019\u0153uvre \u00e0 une autre personne (autrement que sur une base priv\u00e9e et temporaire), sauf lorsque le transfert est autoris\u00e9 par le titulaire du copyright. 7)\u00a0Si le copyright est contrefait au titre de la sous-section (6), une copie personnelle qui a \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9e sera alors trait\u00e9e en toute hypoth\u00e8se comme une copie contrefaisante. 8)\u00a0Le copyright subsistant dans une \u0153uvre est \u00e9galement contrefait par une personne physique qui, ayant r\u00e9alis\u00e9 une copie personnelle de l\u2019\u0153uvre, transf\u00e8re l\u2019exemplaire\/la copie de l\u2019\u0153uvre lui appartenant \u00e0 une autre personne (autrement que sur une base priv\u00e9e et temporaire) et qui, \u00e0 la suite de ce transfert et sans l\u2019autorisation du titulaire du copyright, retient une copie personnelle. 9)\u00a0Si le copyright est contrefait en vertu de la sous-section (8), toute copie personnelle retenue sera alors trait\u00e9e en toute hypoth\u00e8se comme une copie contrefaisante. 10) Toute stipulation d\u2019un contrat destin\u00e9e \u00e0 emp\u00eacher ou restreindre la r\u00e9alisation d\u2019une copie qui, en application de la pr\u00e9sente section, ne contrefait pas le copyright, est nulle [<em>unenforceable<\/em>].\u00a0\u00bb[\/footnote]. L\u2019exception s\u2019appliquait \u00e0 toutes les \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es par copyright. Elle \u00e9tait \u00e9galement technologiquement neutre, et permettait tout type de copie, y compris sur des supports distants (<em>cloud <\/em>par exemple), ainsi que les copies multiples. L\u2019exemplaire d\u2019origine, sous forme physique ou \u00e9lectronique, devait avoir \u00e9t\u00e9 acquis licitement. Une restriction importante au champ de l\u2019exception tenait \u00e0 l\u2019exigence d\u2019un exemplaire original acquis de mani\u00e8re permanente, ce qui exclut les exemplaires emprunt\u00e9s ou lou\u00e9s. En outre, les copies ne pouvaient \u00eatre r\u00e9alis\u00e9es que par une personne physique, pour un usage priv\u00e9 et \u00e0 des fins non commerciales, et ne pouvaient pas \u00eatre revendues ou mises \u00e0 disposition d\u2019autres personnes, sauf sur une base priv\u00e9e et temporaire. Tout comme la loi fran\u00e7aise, le texte semblait imposer une copie r\u00e9alis\u00e9e par le copiste lui-m\u00eame[footnote]L\u2019exception ne faisait pas obstacle \u00e0 la mise en place de mesures techniques de protection, dont le contournement est prohib\u00e9 par la section 296ZA du CDPA\u00a01988. Cependant, et conform\u00e9ment aux dispositions de l\u2019article\u00a06(4) de la directive de 2001, aux termes d\u2019un nouvel article 296ZEA une personne priv\u00e9e de la possibilit\u00e9 d\u2019effectuer une copie ou subissant une restriction du nombre de copies \u00e0 raison de la pr\u00e9sence d\u2019une mesure de protection peut saisir le <em>Secretary of State<\/em>, s\u2019il consid\u00e8re qu\u2019une mesure technique est \u00ab d\u00e9raisonnable \u00bb au regard du droit du titulaire du copyright de limiter le nombre de copies, prendre des mesures destin\u00e9es \u00e0 permettre la copie. Conform\u00e9ment aux dispositions de la directive, cette possibilit\u00e9 ne s\u2019applique pas aux \u0153uvres accessibles \u00e0 la demande. Des textes similaires sont introduits concernant le droit des artistes-interpr\u00e8tes (<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/schedule\/2\/paragraph\/1B\">CDPA 1988, Schedule 2, 1B<\/a>).[\/footnote].\r\n\r\nLe Gouvernement britannique avait cependant choisi de ne pas assortir l\u2019exception d\u2019un sch\u00e9ma de r\u00e9mun\u00e9ration pour copie priv\u00e9e, en justifiant ce choix par l\u2019absence de pr\u00e9judice ou le pr\u00e9judice minime subi par les ayants droit du fait de l\u2019exception, ainsi d\u00e9finie (argument tir\u00e9 du consid\u00e9rant\u00a035 de la directive de 2001\/29\/CE du 22\u00a0mai 2001). Par une d\u00e9cision du 19\u00a0juin 2015 rendue sur un recours en annulation (<em>application for judicial review<\/em>) form\u00e9 notamment par la <em>British Academy of Songwriters, Composers and Authors<\/em> (BASCA) et la <em>Musicians' Union<\/em>, la High Court de Londres a annul\u00e9 la totalit\u00e9 de ce texte[footnote]<a href=\"https:\/\/uk.practicallaw.thomsonreuters.com\/D-033-4260?transitionType=Default&amp;contextData=(sc.Default)\"><em>BASCA and Others v.\u00a0Secretary of State for Business Innovation and Skills<\/em><\/a> [2015] EWHC 1723 (Admin). \u2013 <em>BASCA and Others v.\u00a0Secretary of State for Business Innovation and Skills<\/em> [2015] EWHC 2041 (Admin)). La Cour se fonde principalement sur l\u2019absence de preuve apport\u00e9e par le Gouvernement britannique au soutien de sa position sur la r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable.[\/footnote]. L\u2019annulation ne vaut cependant que pour l\u2019avenir.\r\n\r\nEn cons\u00e9quence, et jusqu\u2019\u00e0 l\u2019adoption d\u2019un nouveau d\u00e9cret (qui n\u2019est pas annonc\u00e9 au moment o\u00f9 nous r\u00e9digeons cet ouvrage), la copie priv\u00e9e n\u2019est \u00e0 nouveau permise que dans le cadre des exceptions tr\u00e8s limit\u00e9es pr\u00e9vues au <em>Copyright Act<\/em>, d\u00e9crites ci-dessus.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>142._ L\u2019absence de r\u00e9mun\u00e9ration pour copie priv\u00e9e_<\/strong> Comme nous l\u2019avons indiqu\u00e9, s\u2019agissant de la r\u00e9mun\u00e9ration pour copie priv\u00e9e, la position du Royaume-Uni est que les exceptions pour copie priv\u00e9e mise en \u0153uvre sont si limit\u00e9es qu\u2019aucune compensation n\u2019est n\u00e9cessaire[footnote]V. sur ce point le <a href=\"https:\/\/publications.parliament.uk\/pa\/cm200607\/cmselect\/cmcumeds\/509\/509i.pdf\">rapport de 2007 du Comit\u00e9 sp\u00e9cial du Parlement britannique (Culture, Media and Sport Select Committee) consacr\u00e9 aux nouveaux m\u00e9dias et aux industries culturelles<\/a>, et les conclusions du <a href=\"https:\/\/assets.publishing.service.gov.uk\/media\/5a7c9f7740f0b65b3de0a17d\/0118404830.pdf\">rapport Gowers de 2006<\/a> sur la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, qui avait notamment d\u00e9crit le syst\u00e8me de r\u00e9mun\u00e9ration pour copie priv\u00e9e comme un \u00ab m\u00e9canisme mal taill\u00e9 \u00bb (<em>a blunt instrument<\/em>).[\/footnote]. Le Gouvernement a r\u00e9it\u00e9r\u00e9 cette position \u00e0 l\u2019occasion de l\u2019adoption des <em>Copyright and Rights in Performances (Personal Copies for Private Use) Regulations\u00a02014<\/em>, avec les cons\u00e9quences que nous venons de d\u00e9crire[footnote]Dans l\u2019<em>Explanatory Memorandum<\/em> du d\u00e9cret, le Gouvernement anglais justifie ce choix par l\u2019absence de pr\u00e9judice ou le pr\u00e9judice minime subi par les ayants droit. Il prend en l\u2019esp\u00e8ce argument du consid\u00e9rant\u00a035 de la directive, qui dispose\u00a0: \u00ab\u00a0(\u2026) Lors de la d\u00e9termination de la forme, des modalit\u00e9s et du niveau \u00e9ventuel d\u2019une telle compensation \u00e9quitable, il convient de tenir compte des circonstances propres \u00e0 chaque cas. Pour \u00e9valuer ces circonstances, un crit\u00e8re utile serait le pr\u00e9judice potentiel subi par les titulaires de droits en raison de l\u2019acte en question. Dans le cas o\u00f9 des titulaires de droits auraient d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u un paiement sous une autre forme, par exemple en tant que partie d\u2019une redevance de licence, un paiement sp\u00e9cifique ou s\u00e9par\u00e9 pourrait ne pas \u00eatre d\u00fb\u00a0\u00bb. Il souligne qu\u2019\u00e0 cette date, la CJUE ne s\u2019est pas prononc\u00e9e sur le pr\u00e9judice minimum \u00e0 prendre en compte, tout en confirmant que les \u00c9tats membres retiennent une marge d\u2019appr\u00e9ciation sur les syst\u00e8mes de compensation (citant CJUE 11\u00a0juillet 2013<em>, Amazon c. Austro-Mechana<\/em>, affaire\u00a0C-521\/11). Il prend \u00e9galement argument des arr\u00eats <em>Padawan c. SGAE<\/em> (CJUE, 21\u00a0oct. 2010, affaire\u00a0C-467\/08) et <em>ACI Adam c. Stichting de Thuiskopie<\/em> (CJUE, 10 avr. 2014, affaire C-435\/12) qui reconnaissent le droit \u00e0 compensation lorsque la r\u00e9alisation de copies cause un \u00ab\u00a0pr\u00e9judice\u00a0\u00bb aux ayants droit (<em>Padawan<\/em>, paragraphes\u00a030, 39 et 40 et <em>ACI Adam<\/em>, \u00a7\u00a050 et 51). Le Gouvernement consid\u00e8re qu\u2019en l\u2019esp\u00e8ce l\u2019exception est d\u00e9finie de mani\u00e8re suffisamment \u00e9troite, et qu\u2019elle ne pose aucun pr\u00e9judice aux ayants droit (ou un pr\u00e9judice minimal ne n\u00e9cessitant pas, au sens du consid\u00e9rant\u00a035, une compensation). Il \u00e9tait, bien \u00e9videmment, permis d\u2019en douter\u2026[\/footnote]. Il n\u2019y a donc aucune r\u00e9mun\u00e9ration pour copie priv\u00e9e au Royaume-Uni, ni aucun m\u00e9canisme de perception sur les \u00e9quipements ou les supports d\u2019enregistrement. Bien \u00e9videmment, le principe europ\u00e9en de non-discrimination \u00e0 raison de la nationalit\u00e9 implique que les auteurs britanniques b\u00e9n\u00e9ficient des r\u00e9mun\u00e9rations pour copie priv\u00e9e per\u00e7ues dans les \u00c9tats membres ayant mis en \u0153uvre cette r\u00e9mun\u00e9ration\u2026\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>143._ L\u2019exception de parodie_ <\/strong>Les <em>Copyright and Rights in Performances (Quotation and Parody) Regulations 2014<\/em> ont introduit pour la premi\u00e8re fois en droit anglais une exception de parodie[footnote]Pr\u00e9cisons que malgr\u00e9 l\u2019absence d\u2019une telle exception pendant plus d\u2019un si\u00e8cle, il n\u2019y a pratiquement pas eu de jurisprudence sur les parodies au Royaume-Uni.[\/footnote]. L\u2019exception est inscrite pour le copyright \u00e0 la section 30A du CDPA 1988 et permet l\u2019usage loyal (<em>fair dealing<\/em>) \u00e0 des fins de caricature, parodie ou pastiche\u00a0:\r\n\r\n\u00ab\u00a030A Caricature, parodie ou pastiche\r\n\r\n1) L\u2019usage loyal d\u2019une \u0153uvre \u00e0 des fins de caricature, parodie ou pastiche ne constitue pas une contrefa\u00e7on du copyright subsistant dans cette \u0153uvre.\r\n\r\n2) La stipulation d\u2019un contrat vise \u00e0 emp\u00eacher ou \u00e0 restreindre l\u2019exercice d\u2019un acte quelconque qui, en vertu de cette section, ne constitue pas une contrefa\u00e7on de copyright, est nulle (<em>unenforceable<\/em>).\u00a0\u00bb\r\n\r\nLe concept d\u2019usage loyal (<em>fair dealing<\/em>) existe depuis longtemps en droit anglais, mais est utilis\u00e9 dans le cadre d\u2019exceptions pr\u00e9cises, sans constituer une exception ou un moyen de d\u00e9fense autonome. En outre, il n\u2019est pas d\u00e9fini par rapport \u00e0 des crit\u00e8res \u00e9tablis par la loi. Il se distingue donc sur ces deux points du <em>fair use<\/em> am\u00e9ricain. Le m\u00e9morandum de pr\u00e9sentation de la r\u00e9forme pr\u00e9cise qu\u2019en l\u2019esp\u00e8ce, la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019usage loyal est destin\u00e9e \u00e0 garantir que l\u2019usage est raisonnable et proportionn\u00e9 (ce qui correspond \u00e0 la jurisprudence sur ce point)\u00a0: \u00ab\u00a0par exemple, l\u2019utilisation que quelques port\u00e9es\/lignes d\u2019une chanson pour un sketch parodique sera sans doute consid\u00e9r\u00e9e comme loyale, alors que l\u2019utilisation de la chanson dans son int\u00e9gralit\u00e9 ne le sera sans doute pas et n\u00e9cessitera d\u00e8s lors une autorisation. L\u2019exigence d\u2019usage loyal garantit \u00e9galement que cette exception est compatible avec le triple test de la Convention de Berne\u00a0\u00bb.\r\n\r\nUne exception similaire est introduite pour les interpr\u00e9tations[footnote]Schedule 2 du <a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, \u00a7 2A.[\/footnote].\r\n\r\nUne premi\u00e8re d\u00e9cision sur l'exception de parodie a \u00e9t\u00e9 rendue en 2022 par la High Court de Londres dans l\u2019affaire <em>Shazam Productions v Only Fools The Dining Experience<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWHC\/IPEC\/2022\/1379.html\">[2022] EWHC 1379 IPEC<\/a>.[\/footnote]. En l\u2019esp\u00e8ce, le titulaire des droits sur le sitcom \u00ab Only Fools and Horses \u00bb avait assign\u00e9 une soci\u00e9t\u00e9 \u00ab Only Fools The Dining Exp\u00e9rience \u00bb pour avoir utilis\u00e9 des personnages, des slogans, des th\u00e8mes et d\u2019autres \u00e9l\u00e9ments tir\u00e9s de la s\u00e9rie dans une exp\u00e9rience th\u00e9\u00e2trale immersive. En l\u2019esp\u00e8ce, la d\u00e9fense de parodie est rejet\u00e9e, au regard notamment de la d\u00e9finition qui en est donn\u00e9e par la CJUE dans l\u2019affaire <em>Deckmyn<\/em>[footnote]CJUE, gde ch., 3 sept. 2014, aff. C-201\/13, : \u00ab <em>la parodie a pour caract\u00e9ristiques essentielles, d\u2019une part, d\u2019\u00e9voquer une \u0153uvre existante, tout en pr\u00e9sentant des diff\u00e9rences perceptibles par rapport \u00e0 celle-ci, et, d\u2019autre part, de constituer une manifestation d\u2019humour ou une raillerie<\/em> \u00bb.[\/footnote]. La Cour consid\u00e8re cependant que, prise \u00e0 la lettre, la d\u00e9finition donn\u00e9e par la CJUE est \u00ab potentiellement tr\u00e8s large \u00bb. Elle choisit de la compl\u00e9ter en pr\u00e9cisant qu\u2019un \u00e9l\u00e9ment essentiel de la parodie, au sens de la directive 2001\/29\/CE du 22 septembre 2001 et de l\u2019article 30A du CDPA 1998, est l\u2019exigence de l\u2019expression d\u2019une opinion ou d\u2019un point de vue distincts de ceux exprim\u00e9s dans l\u2019\u0153uvre originale, qui peut porter sur un \u00e9l\u00e9ment ext\u00e9rieur \u00e0 l\u2019\u0153uvre (une question politique par exemple), ou sur l\u2019\u0153uvre elle-m\u00eame[footnote]<a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWHC\/IPEC\/2022\/1379.html\">[2022] EWHC 1379 IPEC<\/a>, para. 176[\/footnote]. Pour la High Court, \u00e0 d\u00e9faut de cette pr\u00e9cision, toute reproduction ou imitation d\u2019une \u0153uvre comique pourrait constituer une parodie. En l\u2019esp\u00e8ce, la Cour consid\u00e8re que l\u2019utilisation faite de l\u2019\u0153uvre pr\u00e9existante ne l\u2019a pas \u00e9t\u00e9 \u00e0 des fins de parodie au sens de la d\u00e9finition qu\u2019elle propose, et rel\u00e8ve plus de l\u2019adaptation.\r\nOn notera que la Cour s\u2019attache \u00e9galement longuement \u00e0 la d\u00e9finition du pastiche. Apr\u00e8s examen des diff\u00e9rentes d\u00e9finitions propos\u00e9es, elle consid\u00e8re qu\u2019un pastiche doit satisfaire \u00e0 deux conditions : l\u2019utilisation doit tout d\u2019abord imiter le style d\u2019une autre \u0153uvre, ou consister dans un assemblable (<em>medley<\/em>) de plusieurs \u0153uvres pr\u00e9existantes ; et dans les deux cas, comme pour la parodie, le pastiche doit \u00eatre ostensiblement diff\u00e9rente l\u2019\u0153uvre originale (\u00ab <em>must be noticeably different from the original work<\/em> \u00bb)[footnote]Pour la Cour, \u00ab <em>If this definition is adopted, pastiche in s.30A could, according to Hudson, potentially apply to a broad spectrum of \u2018mash-ups\u2019, fan fiction, music sampling, collage, appropriation art, medleys, and many other forms of homage and compilation. This may be so. Each case will have to be assessed on its own merits. However, it is important to bear in mind that s.30A must be read in light of the first of the three-step tests. If pastiche is too widely interpreted, to cover any imitation or reproduction of subject matter it ceases to be a \u201cspecial case\u201d of protected expression. It would encompass virtually any form of borrowing, imitation or reproduction. This was plainly not the intention of the European or UK legislature which created an exception for three limited specific types of use (\u2026)<\/em> \u00bb (\u00a7 189).[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>144._ L\u2019exception de citation_<\/strong> Les <em>Copyright and Rights in Performances (Quotation and Parody) Regulations\u00a02014<\/em> ont \u00e9galement \u00e9largi l\u2019exception de citation[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a030.[\/footnote]. Auparavant celle-ci \u00e9tait restreinte aux citations raisonnables d\u2019\u0153uvres l\u00e9galement mises \u00e0 disposition du public, \u00e0 des fins de critique ou de compte rendu d\u2019information (<em>review<\/em>), sous condition d\u2019une indication suffisante de la source. L\u2019exception n\u2019est d\u00e9sormais plus limit\u00e9e dans ses finalit\u00e9s. La citation doit cependant \u00eatre loyale et proportionn\u00e9e, ce qui, selon le m\u00e9morandum introductif des Regulations, \u00ab\u00a0permet des (\u2026) utilisations mineures de citation, comme des citations dans des travaux acad\u00e9miques ou dans des copies d\u2019examen, qui n\u2019affectent pas l\u2019utilisation commerciale des \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es\u00a0\u00bb.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>145._ L\u2019exception pour recherche et \u00e9tudes priv\u00e9es_ <\/strong>L\u2019exception pour recherche et \u00e9tude priv\u00e9es[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a030.[\/footnote] a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9e par les <em>Copyright and Rights in Performances (Research, Education, Libraries and Archives) Regulations\u00a02014<\/em>. Auparavant l\u2019exception, qui visait l\u2019usage loyal (et donc la copie dans des proportions raisonnables) pour recherche ou \u00e9tude priv\u00e9es et \u00e0 des fins non commerciales, et sous r\u00e9serve d\u2019indication suffisante de la source, s\u2019appliquait uniquement aux \u0153uvres litt\u00e9raires et artistiques. Elle ne couvrait donc pas les copies d\u2019\u0153uvres audiovisuelles, de phonogrammes ou de programmes radiodiffus\u00e9s. L\u2019exception couvre d\u00e9sormais l\u2019ensemble des \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es par copyright.\r\n\r\nCette exception a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 renforc\u00e9e du point de vue des organismes pr\u00eateurs d\u2019\u0153uvres. Les <em>Regulations<\/em> ont introduit une nouvelle disposition dans la section 40B permettant aux \u00e9tablissements d\u2019\u00e9ducation et aux institutions culturelles (biblioth\u00e8ques, mus\u00e9es et archives) de \u00ab mettre \u00e0 disposition \u00bb les \u0153uvres de leurs collections \u00e0 des fins de recherche ou d\u2019\u00e9tude priv\u00e9es au travers de terminaux d\u00e9di\u00e9s dans leurs locaux. Ce qui semble couvrir leur num\u00e9risation pr\u00e9alable.\r\n\r\n\u00c0 noter qu\u2019une nouvelle section\u00a042A du CDPA\u00a01988 pr\u00e9voit la possibilit\u00e9 pour une biblioth\u00e8que \u00e0 but non lucratif de r\u00e9aliser sous certaines conditions des copies partielles raisonnables des \u0153uvres de leurs collections, destin\u00e9es au pr\u00eat, sous certaines conditions, et notamment \u00e0 la condition que l\u2019emprunteur fournisse une d\u00e9claration \u00e9crite (pouvant \u00eatre communiqu\u00e9e par voie \u00e9lectronique) confirmant qu\u2019il utilisera l\u2019\u0153uvre \u00e0 des fins de recherche ou d\u2019\u00e9tude priv\u00e9es et non commerciales.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>146._ L\u2019exception pour analyse automatique de textes_ <\/strong>Les <em>Copyright and Rights in Performances (Research, Education, Libraries and Archives) Regulations\u00a02014<\/em> ont introduit une nouvelle exception au droit de reproduction couvrant les reproductions effectu\u00e9es dans le cadre de l\u2019analyse informatique de textes et de donn\u00e9es extraits d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es (<em>text and data-mining<\/em>) \u00e0 des fins de recherche non commerciale[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 29A : \u00ab Copies r\u00e9alis\u00e9es pour l\u2019analyse de textes et de donn\u00e9es \u00e0 des fins de recherche non commerciale.1) La r\u00e9alisation d\u2019une copie d\u2019une \u0153uvre par une personne qui dispose d\u2019un acc\u00e8s licite \u00e0 l\u2019\u0153uvre ne peut pas contrefaire le copyright subsistant dans cette \u0153uvre, \u00e0 la condition : a) que la copie soit effectu\u00e9e afin qu\u2019une personne ayant un acc\u00e8s licite \u00e0 l\u2019\u0153uvre puisse effectuer une analyse informatique de tous les \u00e9l\u00e9ments enregistr\u00e9s\/contenus dans l\u2019\u0153uvre aux seules fins de recherche dans un but non commercial, et b) que la copie soit accompagn\u00e9e d\u2019une indication suffisante de la source (sauf si une telle indication est impossible pour des raisons de praticit\u00e9 ou pour une autre raison). 2) Lorsqu\u2019une copie d\u2019une \u0153uvre a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e en vertu de la pr\u00e9sente section, le copyright subsistant dans cette \u0153uvre est contrefait si : a) la copie est transf\u00e9r\u00e9e \u00e0 une autre personne, sauf lorsque ce transfert est autoris\u00e9 par le titulaire du copyright, ou b) si la copie est utilis\u00e9e \u00e0 une autre fin que celle mentionn\u00e9e dans la sous-section (1)(a), sauf lorsque cette utilisation est autoris\u00e9e par le titulaire du copyright. 3) Si une copie r\u00e9alis\u00e9e en vertu de la pr\u00e9sente section fait l\u2019objet d\u2019une mise \u00e0 disposition ou d\u2019un transfert [<em>is subsequently dealt with<\/em>]\u00a0: a) elle doit \u00eatre trait\u00e9e comme une copie contrefaisante au regard de cette mise \u00e0 disposition ou de ce transfert, et b) si cette mise \u00e0 disposition ou ce transfert sont contrefaisants, elle doit alors \u00eatre trait\u00e9e comme une copie contrefaisante. 4) Dans la sous-section (3) \u00ab\u00a0mise \u00e0 disposition ou transf\u00e9r\u00e9e\u00a0\u00bb [<em>dealt with<\/em>] signifie vendue ou lou\u00e9e, ou offerte ou propos\u00e9e \u00e0 la vente ou \u00e0 la location. 5) La stipulation d\u2019un contrat ayant pour objet de pr\u00e9venir ou de restreindre la r\u00e9alisation d\u2019une copie qui ne contrefait pas le copyright en vertu de cette section est nulle [<em>unenforceable<\/em>].\u00a0\u00bb[\/footnote].\r\n\r\nLe Gouvernement britannique a propos\u00e9 en 2022 l'introduction d'une exception de fouille de textes et de donn\u00e9es permettant un acc\u00e8s beaucoup plus large aux \u00e9l\u00e9ments n\u00e9cessaire \u00e0 l\u2019apprentissage automatique et \u00e0 l\u2019entra\u00eenement des syst\u00e8mes d\u2019IA. Il a cependant renon\u00e7\u00e9 \u00e0 ce projet en 2023, en raison principalement de l'opposition des industries cr\u00e9atrices.\r\n\r\nDans la mesure o\u00f9 le Royaume-Uni n'a pas transpos\u00e9 les dispositions de la directive 2019\/709, son exception de fouille de donn\u00e9es est d\u00e9sormais l'une des plus restrictives d'Europe.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>147._ Les exceptions en mati\u00e8re de repr\u00e9sentation publique_ <\/strong>Le CDPA\u00a01988 pr\u00e9voit deux exceptions en mati\u00e8re de repr\u00e9sentation publique, qui concernent les <em>broadcasts<\/em>, et s\u2019\u00e9tendent, le cas \u00e9ch\u00e9ant, \u00e0 tout ou partie des \u0153uvres qu\u2019ils contiennent. La premi\u00e8re est \u00e9tablie \u00e0 la section\u00a072 du CDPA\u00a01988, et porte sur la repr\u00e9sentation publique gratuite d\u2019un <em>broadcast<\/em>:\r\n\r\n\u00ab\u00a0la pr\u00e9sentation ou l\u2019ex\u00e9cution en public d\u2019un programme radiodiffus\u00e9 (<em>broadcast<\/em>) \u00e0 une audience qui n\u2019a pas pay\u00e9 pour l\u2019admission sur le lieu dans lequel le programme est vu ou entendu ne constitue pas une contrefa\u00e7on du copyright subsistant dans\u00a0:\r\n\r\n(a) le programme radiodiffus\u00e9 (<em>broadcast<\/em>)\u00a0;\r\n\r\n(b) les enregistrements sonores qui y sont inclus, sous r\u00e9serve d\u2019exceptions[footnote]Ne sont pas vis\u00e9s les enregistrements musicaux dont l\u2019auteur n\u2019est pas l\u2019auteur du <em>broadcast<\/em> (s.\u00a072(1A)).[\/footnote]\r\n\r\n(c) tout film (vid\u00e9ogramme) inclus dans le programme.\u00a0\u00bb\r\n\r\nCette exception est tr\u00e8s large. Dans son arr\u00eat <em>Football Association Premier League Ltd v. QC Leisure and Others[footnote]<\/em><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff74d60d03e7f57eab094\">[2012] EWCA Civ 1708<\/a><em>.[\/footnote]<\/em>, la Cour d\u2019appel de Londres a consid\u00e9r\u00e9 que communication \u00e0 la client\u00e8le d\u2019un bar, au moyen d\u2019un poste de t\u00e9l\u00e9vision, d\u2019une radiodiffusion par satellite d\u2019un \u00e9v\u00e8nement sportif, \u00e9tait couverte par cette exception. Cependant elle a pris le soin de pr\u00e9ciser que \u00ab\u00a0les [actes des] intim\u00e9s sont couverts par la section\u00a072(1)(c), mais uniquement parce que le Royaume-Uni n\u2019a pas transpos\u00e9 la directive copyright en pr\u00e9voyant une exception plus large aux droits vis\u00e9s par l\u2019article\u00a03 que pr\u00e9vue \u00e0 l\u2019article\u00a05\u00a0\u00bb. La Cour confirme donc bien l\u2019incompatibilit\u00e9 de la loi anglaise avec la directive sur ce point[footnote]Pr\u00e9cisons que les dispositions pertinentes de l\u2019article\u00a05, vis\u00e9es par l\u2019arr\u00eat, sont celles de l\u2019article\u00a05(3)(o) qui permet aux \u00c9tats membres de pr\u00e9voir une exception au droit de communication au public\u00a0: \u00ab\u00a0o) lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une utilisation dans certains autres cas de moindre importance pour lesquels des exceptions ou limitations existent d\u00e9j\u00e0 dans la l\u00e9gislation nationale, pour autant que cela ne concerne que des utilisations analogiques et n\u2019affecte pas la libre circulation des marchandises et des services dans la Communaut\u00e9, sans pr\u00e9judice des autres exceptions et limitations pr\u00e9vues au pr\u00e9sent article\u00a0\u00bb (PE et Cons. UE, dir. 2001\/29\/CE, 22\u00a0mai 2001\u00a0: <em>JOCE<\/em> n\u00b0\u00a0L 167, 22\u00a0juin 2001).[\/footnote].\r\n\r\nLa seconde porte sur la r\u00e9ception et la retransmission int\u00e9grale et simultan\u00e9es de <em>broadcasts<\/em> non filaires par c\u00e2ble, dans le cadre des obligations de <em>must carry<\/em> applicables, et sous r\u00e9serve dans certains cas du paiement d\u2019une r\u00e9mun\u00e9ration des ayants droit, convenue ou fix\u00e9e par le Copyright Tribunal[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a073.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>148._ Les exceptions d\u2019\u00e9ducation<\/strong>_ Les <em>Copyright and Rights in Performances (Research, Education, Libraries and Archives) Regulations\u00a02014<\/em> ont renforc\u00e9 les exceptions d\u2019\u00e9ducation pr\u00e9vues par le CDPA 1988, de fa\u00e7on \u00e0 couvrir l\u2019usage des nouvelles technologies par les enseignants et les \u00e9l\u00e8ves.\r\n\r\nAinsi, l\u2019exception d\u2019usage loyal \u00e0 des fins d\u2019illustration dans un but d\u2019\u00e9ducation[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a032.[\/footnote], qui ne permettait qu\u2019une copie manuelle des \u0153uvres (copie par l\u2019enseignant sur un tableau par exemple ou copie par les \u00e9tudiants sur leurs cahiers), a \u00e9t\u00e9 \u00e9tendue aux copies num\u00e9riques, de fa\u00e7on \u00e0 couvrir par exemple les tableaux interactifs ou l\u2019usage des ordinateurs portables pour la prise de notes.\r\n\r\n\u00c9galement, pour prendre en compte l\u2019enseignement \u00e0 distance, l\u2019exception permettant aux \u00e9tablissements d\u2019\u00e9ducation (en l\u2019absence de licences n\u00e9goci\u00e9es) d\u2019enregistrer et de diffuser en classe les programmes radiodiffus\u00e9s[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a035.[\/footnote] a \u00e9t\u00e9 \u00e9tendue aux utilisations en dehors des salles de classe, dans le cadre de classes virtuelles.\r\n\r\nEnfin, l\u2019exception permettant la r\u00e9alisation de copies reprographi\u00e9es ou num\u00e9ris\u00e9es d\u2019extraits \u00e0 usage d\u2019\u00e9ducation (elle aussi applicable uniquement en l\u2019absence de licences n\u00e9goci\u00e9es)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a036.[\/footnote] a \u00e9t\u00e9 \u00e9tendue \u00e0 toutes les \u0153uvres. En outre, la limite fix\u00e9e a \u00e9t\u00e9 port\u00e9e de 1\u00a0% \u00e0 5\u00a0% d\u2019une \u0153uvre par ann\u00e9e, et les enseignants sont autoris\u00e9s \u00e0 distribuer des copies au travers des environnements d\u2019enseignement num\u00e9riques virtuels.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>149._ Le r\u00e9gime des oeuvres orphelines_<\/strong> Les <em>Copyright and Rights in Performances (Certain Permitted Uses of Orphan Works) Regulations\u00a02014<\/em> ont transpos\u00e9 les dispositions de la directive\u00a02012\/28\/EU sur les \u0153uvres orphelines en int\u00e9grant une nouvelle exception pour l\u2019utilisation par les institutions vis\u00e9es par la directive des cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres concern\u00e9es dans des circonstances pr\u00e9vues \u00e0 l\u2019annexe\u00a0ZA1 nouvelle du CDPA\u00a01988[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a044B.[\/footnote]. Les recettes g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par la reproduction de l\u2019\u0153uvre orpheline ne peuvent \u00eatre utilis\u00e9es que pour couvrir les co\u00fbts de num\u00e9risation et de mise \u00e0 disposition au public des \u0153uvres orphelines. Les <em>Copyright and Rights in Performances (Licensing of Orphan Works) Regulations\u00a02014<\/em> d\u00e9taillent les conditions applicables aux concessions de licences pour l\u2019utilisation des \u0153uvres orphelines, en appliquant notamment les dispositions introduites sur ce point par l\u2019ERRA 2013. Le <em>Comptroller-General of Patents, Designs and Trade Marks<\/em> est l\u2019autorit\u00e9 d\u00e9sign\u00e9e pour accorder des licences sur les \u0153uvres orphelines pour lesquelles une recherche diligente a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e conform\u00e9ment aux Regulations.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>150._ Les exceptions applicables aux logiciels_<\/strong> Les exceptions pr\u00e9vues par la directive 91\/250\/CEE (d\u00e9sormais 2009\/24\/CE) ont \u00e9t\u00e9 fid\u00e8lement transpos\u00e9es aux sections\u00a029 et 50 de la loi[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a029(4), 29(4A), 50\u00a0A \u00e0 50 C.\u00a0Pour des applications, v. <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Navitaire_Inc_v_Easyjet_Airline_Co._and_BulletProof_Technologies,_Inc.\"><em>Navitaire v.\u00a0Easyjet <\/em><\/a>[2006] RPC\u00a0111\u00a0; <a href=\"https:\/\/8newsquare.co.uk\/sas-institute-inc-v-world-programming-limited-2010-ewhc-1829-ch\/\"><em>SAS Institute Inc. v.\u00a0World Programming Ltd <\/em><\/a>[2010] EWHC\u00a01829 (Ch).[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>151._ L\u2019exception li\u00e9e \u00e0 une croyance raisonnable dans l\u2019expiration des droits_<\/strong> Le CDPA\u00a01988 pr\u00e9voit une exception originale, inscrite aux sections\u00a057 (pour les \u0153uvres litt\u00e9raires, dramatiques, musicales ou artistiques) et 66\u00a0A (pour les <em>films<\/em>), permettant d\u2019\u00e9carter toute responsabilit\u00e9 pour contrefa\u00e7on en cas de croyance raisonnable dans l\u2019expiration des droits. La section\u00a057 pr\u00e9voit que le copyright sur une \u0153uvre litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique n\u2019est pas contrefait par un acte accompli \u00e0 une \u00e9poque \u00e0 laquelle il n\u2019\u00e9tait pas possible de d\u00e9terminer l\u2019identit\u00e9 de l\u2019auteur malgr\u00e9 des recherches suffisantes, si l\u2019on peut supposer que le copyright est expir\u00e9 ou que l\u2019auteur est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 soixante-dix ann\u00e9es ou plus avant le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e civile au cours de laquelle l\u2019acte est accompli. La section\u00a066A adapte cette disposition aux <em>films<\/em>. Cette exception n\u2019est pas applicable dans le cas d\u2019un <em>Crown copyright<\/em>[footnote]Ou d\u2019une \u0153uvre appartenant \u00e0 titre originaire \u00e0 une organisation internationale en vertu de la section168 et pour laquelle une dur\u00e9e de protection sup\u00e9rieure \u00e0 soixante-dix ans est pr\u00e9vue (CDPA\u00a01988, s.\u00a057(2) et 66\u00a0A(2)). V. \u00e9galement section\u00a057(3) (interpr\u00e9tation dans le cas d\u2019une \u0153uvre de collaboration).[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>152._ La dur\u00e9e de la protection_ <\/strong>Conform\u00e9ment aux standards europ\u00e9ens, la dur\u00e9e de protection des \u0153uvres litt\u00e9raires, dramatiques, musicales et artistiques, a \u00e9t\u00e9 fix\u00e9e \u00e0 la vie de l\u2019auteur, ou du dernier des coauteurs, et soixante-dix ans \u00e0 partir de l\u2019expiration de l\u2019ann\u00e9e civile de son d\u00e9c\u00e8s[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 12(2). Pour les <em>joint works<\/em>, CDPA 1988, s.\u00a03(1), 12(4).[\/footnote]. Certains cas particuliers sont cependant \u00e0 noter.\r\n\r\nLe copyright dans les \u0153uvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par ordinateur a ainsi une dur\u00e9e de cinquante ans \u00e0 compter de l\u2019ann\u00e9e de leur r\u00e9alisation[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 12(7).[\/footnote].\r\n\r\nLes <em>Crown <\/em>ou<em> Parliamentary copyrights <\/em>ont une dur\u00e9e de cinquante ans \u00e0 compter de leur publication commerciale, jusqu\u2019\u00e0 un maximum de cent vingt-cinq ans \u00e0 compter de leur r\u00e9alisation[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, sections 163(3), 164, 165(3), 166(5).[\/footnote].\r\n\r\nLe texte d'origine du CDPA 1988 limitait la dur\u00e9e de protection de certaines \u0153uvres artistiques \u00e0 vingt-cinq ans. Le m\u00e9canisme mis en \u0153uvre \u00e9tait extr\u00eamement complexe, et r\u00e9sultait des dispositions combin\u00e9es de la section 52 du Copyright Act et d\u2019un d\u00e9cret d\u2019application. Pour faire court, certaines cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres d\u2019art appliqu\u00e9, comme les meubles, v\u00eatements ou les formes de produits industriels, prot\u00e9geables en tant qu\u2019\u0153uvres artistiques \u00e0 raison de leur originalit\u00e9 et de leur caract\u00e8re artistique (cette exigence r\u00e9duisant fortement leur acc\u00e8s \u00e0 la protection) pouvaient \u00eatre librement copi\u00e9es vingt-cinq ans apr\u00e8s leur premi\u00e8re mise sur le march\u00e9. Il s\u2019agissait formellement d\u2019une exception \u00e0 la protection portant sur la possibilit\u00e9 de copier l\u2019\u0153uvre, mais qui op\u00e9rait une diminution de la dur\u00e9e de protection (ou d\u2019une partie de celle-ci) au standard minimum pr\u00e9vu par la Convention de Berne pour les \u0153uvres de l\u2019art appliqu\u00e9[footnote]Article 7(4) de la Convention de Berne.[\/footnote]. Cette limitation s\u2019appliquait uniquement aux \u0153uvres \u00ab fabriqu\u00e9es par un proc\u00e9d\u00e9 industriel \u00bb. Un d\u00e9cret \u00e9tait venu pr\u00e9ciser le sens \u00e0 donner \u00e0 cette expression, en indiquant qu\u2019une \u0153uvre \u00e9tait fabriqu\u00e9e par un proc\u00e9d\u00e9 industriel d\u00e8s lors que l\u2019article \u00e9tait produit \u00e0 plus de cinquante exemplaires[footnote]<em> The Copyright (Industrial Process and Excluded Articles) <\/em>(No. 2) Order 1989 (S.I. 1989 No. 1070).[\/footnote]. On pouvait \u00e9mettre de s\u00e9rieux doutes sur la compatibilit\u00e9 de cette restriction avec les r\u00e8gles issues de la directive dur\u00e9e (2006\/116\/CE). La section 74 de L\u2019Enterprise and Regulatory Reform Act 2013 (ERRA 2013) a abrog\u00e9 cette disposition \u00e0 effet au 28 juillet 2016[footnote]Date fix\u00e9e par SI 206 No. 593 ci-dessous, art. 2.[\/footnote], au grand regret d\u2019une partie de l\u2019industrie du design sp\u00e9cialis\u00e9e dans la fabrication et la vente de r\u00e9pliques. On rel\u00e8vera cependant l'existence de dispositions transitoires[footnote]V. L'<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/2016\/593\/contents\/made\"><em>Entrerprise and Regulatory Reform Act 2013 (Commencement No. 10 and Saving Provisions) Order 2016<\/em><\/a>, SI 2016 No. 593, articles 4 et 5: \u00ab\u00a0<em><span id=\"article-4\" class=\"LegP1No\">4. <\/span>(1) This article applies to the following acts done on or after the commencement date but before the depletion date:\u00a0<span id=\"article-4-1-a\" class=\"LegDS LegLHS LegP3No\">(a) <\/span><span class=\"LegDS LegRHS LegP3Text\">the copying of an artistic work;\u00a0<\/span><span id=\"article-4-1-b\" class=\"LegDS LegLHS LegP3No\">(b) <\/span><span class=\"LegDS LegRHS LegP3Text\">the provision of means for making a copy of an artistic work; and\u00a0<\/span><span id=\"article-4-1-c\" class=\"LegDS LegLHS LegP3No\">(c) <\/span><span class=\"LegDS LegRHS LegP3Text\">the importation into the United Kingdom of a copy of an artistic work.\u00a0<\/span>(2) An act of a kind mentioned in paragraph (1) does not constitute an infringement of copyright if: <span id=\"article-4-2-a\" class=\"LegDS LegLHS LegP3No\">(a) <\/span><span class=\"LegDS LegRHS LegP3Text\">that act is done pursuant to a contract entered into before the consultation time; and\u00a0<\/span><span id=\"article-4-2-b\" class=\"LegDS LegLHS LegP3No\">(b) <\/span><span class=\"LegDS LegRHS LegP3Text\">before the commencement date that act would not, by virtue of section 52 of the 1988 Act, have constituted an infringement of copyright.<\/span><\/em>\r\n<p class=\"LegP1ParaText\"><em><span id=\"article-5\" class=\"LegP1No\">5.<\/span> \u00a0The following acts done on or after the commencement date but before the depletion date do not constitute an infringement of copyright in an artistic work if before the commencement date those acts would not, by virtue of section 52 of the 1988 Act, have constituted an infringement of copyright:\u00a0<span id=\"article-5-a\" class=\"LegDS LegLHS LegP3No\">(a) <\/span><span class=\"LegDS LegRHS LegP3Text\">the issue of a relevant copy to the public;\u00a0<\/span><span id=\"article-5-b\" class=\"LegDS LegLHS LegP3No\">(b) <\/span><span class=\"LegDS LegRHS LegP3Text\">the renting or lending of a relevant copy to the public; or\u00a0<\/span><span id=\"article-5-c\" class=\"LegDS LegLHS LegP3No\">(c) <\/span><span class=\"LegDS LegRHS LegP3Text\">the communication to the public of the artistic work in connection with anything done in reliance on paragraphs (a) or (b).\u00a0\u00bb\u00a0\u00a0<\/span><\/em><span class=\"LegDS LegRHS LegP3Text\">[\/footnote]<\/span>.<\/p>\r\nLe copyright dans une \u0153uvre litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique anonyme ou pseudonyme subsiste pendant soixante-dix ans \u00e0 partir de la date de cr\u00e9ation ou, si l\u2019\u0153uvre est mise \u00e0 disposition du public pendant cette p\u00e9riode, \u00e0 partir de la date de mise \u00e0 disposition du public[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 12(3). V. CDPA 1988, s 12(5) (d\u00e9finition de \u00ab mise \u00e0 disposition du public \u00bb).[\/footnote]. La divulgation du nom de l\u2019auteur pendant cette p\u00e9riode d\u00e9clenche l\u2019application de la p\u00e9riode de protection de droit commun[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 12(4).[\/footnote].\r\n\r\nIl convient de noter que les r\u00e8gles de calcul de la dur\u00e9e de protection de l\u2019\u0153uvre audiovisuelle issues de la directive dur\u00e9e ont \u00e9t\u00e9 mal transpos\u00e9es, puisqu\u2019elles ont \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9es aux <em>films<\/em>, c\u2019est-\u00e0-dire aux enregistrements audiovisuels[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 13B.[\/footnote]. La dur\u00e9e du copyright dans un <em>film <\/em>expire donc soixante-dix ans apr\u00e8s la mort du dernier des contributeurs parmi\u00a0: le r\u00e9alisateur principal, l\u2019auteur du sc\u00e9nario, l\u2019auteur des dialogues et le compositeur de la musique sp\u00e9cialement cr\u00e9\u00e9e pour inclusion dans le <em>film<\/em>[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote]. En revanche, le copyright qui subsiste dans une \u0153uvre audiovisuelle qualifiable d\u2019\u0153uvre dramatique[footnote]V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 100<\/em>.[\/footnote] est soumis aux principes de droit commun. En cons\u00e9quence, et en application de la liste des coauteurs de l\u2019\u0153uvre dramatique ainsi r\u00e9alis\u00e9e, la dur\u00e9e de protection prendra le plus souvent en compte la vie et le d\u00e9c\u00e8s du r\u00e9alisateur et du ou des sc\u00e9naristes[footnote]V. P. Kamina, <em>Film Copyright In the European Union<\/em>, n\u00b0\u00a086 p.\u00a0133.[\/footnote].\r\n\r\nEnfin, comme nous l\u2019avons vu[footnote]V. <em>supra<\/em> n\u00b0 120.[\/footnote], une r\u00e8gle particuli\u00e8re a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 introduite concernant les \u00ab compositions musicales comportant des paroles \u00bb par les <em>Duration of Rights in Performances Regulations 2013<\/em>, qui transposent sur ce point la Directive 2011\/77\/UE. Leur dur\u00e9e est donc align\u00e9e sur celle des \u0153uvres de collaboration (<em>joint works<\/em>)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 12(8).[\/footnote].\r\n\r\nConcernant les \u00ab\u00a0copyright entrepreneuriaux\u00a0\u00bb, et sous r\u00e9serve du cas des <em>films<\/em>, les dur\u00e9es de protection pr\u00e9vues par les textes europ\u00e9ens ont \u00e9t\u00e9 correctement transpos\u00e9es. Notamment, les Duration of Rights in Performances Regulations 2013 ont transpos\u00e9 la directive 2011\/77\/EU du 27 septembre 2011, portant de cinquante \u00e0 soixante-dix ans la dur\u00e9e de protection des droits des artistes-interpr\u00e8tes et des producteurs de phonogrammes[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 13A et 191(2). V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>164 pour les dispositions de r\u00e9mun\u00e9ration des artistes interpr\u00e8tes au-del\u00e0 de la p\u00e9riode de cinquante ans.[\/footnote].\r\n\r\nLa dur\u00e9e de protection des <em>broadcasts<\/em> est en principe de cinquante ans \u00e0 compter de leur transmission[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 14.[\/footnote].\r\n\r\nEnfin, la dur\u00e9e du copyright dans les arrangements typographiques d\u2019\u00e9ditions publi\u00e9es est de vingt-cinq ans \u00e0 compter de leur premi\u00e8re publication[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 15.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>153._ L\u2019importance du droit transitoire_<\/strong> Dans ce domaine les dispositions transitoires rev\u00eatent une grande importance pratique. Elles sont tr\u00e8s complexes, et laissent le plus souvent subsister les dur\u00e9es de protection (ainsi que les modes de calcul) pr\u00e9vues par les lois anciennes. Elles sont incluses dans l\u2019Annexe\u00a01 du CDPA\u00a01988, et leur application n\u00e9cessite quelquefois l\u2019examen des dispositions transitoires des lois de 1956 ou 1911.\r\n<h3><strong>D. L'exploitation des droits<\/strong><\/h3>\r\n<strong>154._ Les contrats : droit commun et quasi-absence de r\u00e9gime sp\u00e9cifique_ <\/strong>Le CDPA\u00a01988 contient tr\u00e8s peu de r\u00e8gles en mati\u00e8re de contrats de copyright, et aucun r\u00e9gime de contrats nomm\u00e9s. Sous r\u00e9serve des quelques r\u00e8gles g\u00e9n\u00e9rales ou sp\u00e9cifiques d\u00e9finies par la loi, le droit commun des contrats s\u2019applique.\r\n\r\nComme point de d\u00e9part, le CDPA qualifie le copyright de propri\u00e9t\u00e9[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 1.[\/footnote] et pr\u00e9cise qu\u2019il est transmissible par cession, par disposition testamentaire ou par l\u2019effet de la loi, en tant que bien meuble (<em>personal and moveable property<\/em>)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 90(1).[\/footnote]. Les licences et autres formules contractuelles de transmission sont \u00e9videmment \u00e9galement admissibles. Il en est de m\u00eame des s\u00fbret\u00e9s[footnote]A. Tosato, \u00ab Security interests over intellectual property \u00bb, Journal of Intellectual Property Law &amp; Practice 6, n\u1d52 2 (2011), 93\u2011104 ; M. Henry, \u00ab Mortgages and Charges over Films in the UK \u00bb [1992] Ent. LR<em>\u00a0<\/em>115\u00a0; M.\u00a0Antingham, <em>Safe as Houses? Using Copyright Works as Security for Debt Finance<\/em> (1998) (Mar) 78 <em>Copyright World <\/em>31.[\/footnote]. Les transmissions peuvent \u00eatre totales ou partielles, et porter sur des \u0153uvres existantes ou futures. Aucune prohibition des transferts globaux d\u2019\u0153uvres futures n\u2019est inscrite dans la loi, et ces transferts sont possibles sous r\u00e9serve des r\u00e8gles de droit commun des contrats (<em>consideration<\/em>, absence de vices du consentement notamment).\r\n\r\nLa section\u00a090 du CDPA pr\u00e9cise que la cession du copyright n\u2019a d\u2019effet que si elle est constat\u00e9e par \u00e9crit dans un acte sign\u00e9 par le c\u00e9dant ou en son nom[footnote]Les r\u00e8gles d\u2019\u00e9quit\u00e9 peuvent cependant, dans certaines circonstances, donner effet \u00e0 l\u2019accord (permettre \u00e0 cessionnaire d\u2019\u00eatre trait\u00e9 comme <em>equitable owner<\/em>). V. <em>Wilson v.\u00a0Weiss <\/em>(1995) 31 IPR 423\u00a0; <em>Ironside v.\u00a0HMAG <\/em>[1988] RPC 197\u00a0; <em>Paste\/field v.\u00a0Denham <\/em>[1999] F.S.R.\u00a0168\u00a0; <em>PRS v.\u00a0London Theatre Varieties Ltd <\/em>[1924] AC\u00a01 (HL)\u00a0; <em>Batjac Productions Inc. v.\u00a0Simitar Entertainment Ltd <\/em>[1996] F.S.R. 139.[\/footnote]. Cette r\u00e8gle ne s\u2019applique pas aux licences[footnote]Les licences exclusives sont cependant d\u00e9finies par la loi comme les licences \u00ab\u00a0constat\u00e9es par \u00e9crit\u00a0\u00bb (s.\u00a092).[\/footnote].\r\n\r\nAucune autre condition de forme n\u2019est impos\u00e9e. La loi ne pr\u00e9voit pas non plus de r\u00e8gles d\u2019interpr\u00e9tation. En principe, les tribunaux anglais s\u2019en tiennent aux termes expr\u00e8s de l\u2019accord et ont tendance \u00e0 adopter une interpr\u00e9tation qui va dans le sens de l\u2019efficacit\u00e9 de la clause (<em>purposive and commercial approach<\/em>)[footnote]Les canons de l\u2019interpr\u00e9tation ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tablis par la Chambre des Lords dans l\u2019arr\u00eat <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Investors_Compensation_Scheme_Ltd_v_West_Bromwich_Building_Society\"><em>Investors Compensation Scheme Ltd v.\u00a0West Bromwich Building Society<\/em><\/a> [1998] 1\u00a0W.L.R.\u00a0896 (\u00ab\u00a0<em>1.\u00a0<\/em><em>Interpretation is the ascertainment of the meaning which the document would convey to a reasonable person having all the background knowledge which would reasonably have been available to the parties in the situation in which they were at the time of the contract. (. . .) 3.\u00a0The law excludes from the admissible background the previous negotiations of the parties and their declarations of subjective intent. (. . .)<\/em>\u00a0\u00bb).[\/footnote]. Une simple \u00ab\u00a0cession de copyright\u00a0\u00bb sera ainsi interpr\u00e9t\u00e9e comme transf\u00e9rant tous les droits inclus dans le copyright[footnote]<em>Copinger and Skone James on Copyright<\/em>, 13th ed., 1991, \u00a7\u00a05-22\u00a0; <em>Cumberland v. Planch\u00e9<\/em> (1834) 1 A.\u00a0&amp; E.\u00a0580\u00a0; <em>Ex parte<\/em> Hutchins &amp; Romer (1879) 4\u00a0QBD\u00a0483. V. \u00e9galement <em>BSI Enterprises Ltd v. Blue Mountain Music Ltd <\/em>[2015] EWCA Civ 1151. V. \u00e9galement l'arr\u00eat de la High Court dans l'affaire <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff75260d03e7f57eab414\">Gloucester Place Music Ltd v Le Bon &amp; Ors<\/a> ([2016] EWHC 3091 (Ch)). En l'esp\u00e8ce, les membres du groupe Duran Duran avaient sign\u00e9 en 1980 des contrats d'\u00e9dition musicale stipulant une clause de cession de droits mondiale, portant sur les \u0153uvres \u00e9crites par les auteurs pendant la dur\u00e9e du contrat. La cession \u00e9tait r\u00e9dig\u00e9e de la mani\u00e8re la plus large possible, comme la cession globale de l'ensemble des copyrights et autres droits associ\u00e9s aux \u0153uvres concern\u00e9es, dans le monde entier et pour la dur\u00e9e totale de protection. Ces contrats \u00e9taient soumis au droit anglais. En 2014 les auteurs avaient fait proc\u00e9der \u00e0 la signification d'une notice de r\u00e9siliation en application des dispositions de la section 203 du Copyright Act US (termination right), et pr\u00e9tendaient que la loi am\u00e9ricaine, d'ordre public sur ce point, devait \u00eatre ici appliqu\u00e9e. La High Court rejette cet argument, applique la loi anglaise. Jug\u00e9 en l'esp\u00e8ce que le langage clair et large de la clause de cession ne peut qu'\u00eatre compris par une personne raisonnable comme entra\u00eenant le transfert le plus complet du copyright, ce qui implicitement interdit aux membres du groupe d'invoquer leur droit \u00e0 r\u00e9siliation (<em>termination right<\/em>) pr\u00e9vu par la loi US.[\/footnote]. Des stipulations ou des licences tacites peuvent \u00eatre d\u00e9couvertes par le juge, mais le plus souvent dans la mesure strictement n\u00e9cessaire pour donner une efficacit\u00e9 \u00e9conomique \u00e0 l\u2019accord[footnote]<a href=\"https:\/\/www.supremecourt.uk\/cases\/uksc-2014-0158.html\">Marks and Spencer plc v BNP Paribas Securities Services Trust Company (Jersey) Ltd &amp; Anor (Rev 1)<\/a> [2015] UKSC 72\u00a0: \u00ab\u00a0<em>a term can only be implied if, without the term, the contract would lack commercial or practical coherence<\/em>\u00a0\u00bb\u00a0; <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff75960d03e7f57eab8fa\"><em>Barrett v. Universal-Island Records Ltd and Others<\/em><\/a> [2006] EWHC 1009 (Ch)\u00a0; <em>Robin\u00a0Ray v. Classic FM<\/em> [1998] F.S.R.\u00a0622.[\/footnote]. Rapelons enfin qu\u2019il l\u2019existe pas de principe g\u00e9n\u00e9ral d\u2019ex\u00e9cution de bonne foi des contrats en droit anglais, bien que des obligations implicites dans ce sens puisse \u00eatre d\u00e9duites de certaines circonstances[footnote]Notamment dans le cas de relations contractuelles \u00e9tablies de longue date (<a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Yam_Seng_Pte_Ltd_v_International_Trade_Corp_Ltd\"><em>Yam Seng PTE Ltd v International Trade Corporation Ltd<\/em><\/a> [2013] EWHC 111 (QB)), ou encore lorsqu\u2019une contrat conf\u00e8re un pouvoir discr\u00e9tionnaire \u00e0 une partie (<a href=\"https:\/\/www.supremecourt.uk\/cases\/uksc-2013-0099.html\"><em>Braganza v BP Shipping Ltd <\/em><\/a>[2015] UKSC 17).[\/footnote].\r\n\r\nSous r\u00e9serve d\u2019une hypoth\u00e8se limit\u00e9e de transfert des droits li\u00e9 au transfert du support[footnote]V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>157.[\/footnote], il n\u2019existe qu\u2019une seule pr\u00e9somption de cession de droits pr\u00e9vue par la loi, introduite par les <em>Copy\u00adright and Related Rights Regulations 1996<\/em> dans le cadre de la transposition des dispositions de la directive droit de location. Elle concerne le droit de location des auteurs des \u0153uvres incluses dans un <em>film<\/em>, autres que le sc\u00e9nariste et le compositeur de la musique[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a093A.[\/footnote]. Ce droit est pr\u00e9sum\u00e9 c\u00e9d\u00e9 au producteur, sous r\u00e9serve d\u2019un droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable.\r\n\r\nLe CDPA ne pr\u00e9voit pas de droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration proportionnelle de l\u2019auteur ni de principe g\u00e9n\u00e9ral de r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable. Rappelons sur ce point que le Royaume-Uni n'a pas transpos\u00e9 la directive 2019\/790. En cons\u00e9quence, le seul droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable correspond au droit impos\u00e9 par la directive location en cas de transfert pr\u00e9sum\u00e9 du droit de location pr\u00e9cit\u00e9. Ce droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable fait l\u2019objet des sections 93 B et C de la loi. Il est incessible, sauf \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 d\u2019auteur, mais est transmissible \u00e0 cause de mort. Son b\u00e9n\u00e9ficiaire ne peut y renoncer. La loi pr\u00e9voit que la r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable est payable par la personne \u00e0 qui le droit de location a \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9, ce qui ne semble viser que le titulaire, et non pas le licenci\u00e9. Quant au montant de la r\u00e9mun\u00e9ration, il doit \u00eatre agr\u00e9\u00e9 par le payeur, et toute difficult\u00e9 dans la fixation de ce montant pourra \u00eatre soumise au <em>Copyright Tribunal<\/em>[footnote]V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>158.[\/footnote]. De ce point de vue, la disposition la plus importante est sans doute l\u2019article 93 C (4) de la loi qui pr\u00e9cise qu\u2019une r\u00e9mun\u00e9ration \u00ab ne doit pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme in\u00e9quitable simplement parce qu\u2019elle est pay\u00e9e sous forme d\u2019un paiement unique ou au moment du transfert du droit de location \u00bb. Cette disposition r\u00e9duit en pratique la port\u00e9e de la r\u00e9mun\u00e9ration \u00e0 un simple paiement forfaitaire suppl\u00e9mentaire, voire \u00e0 l\u2019affectation \u00e0 la r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable d\u2019une partie des sommes pay\u00e9es auparavant par le producteur.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>155._ La remise en cause des transferts_<\/strong> L\u2019absence de r\u00e8gles protectrices du consentement ou des int\u00e9r\u00eats des auteurs dans la loi de copyright et le renvoi aux principes de droit commun du droit des contrats aboutit, dans la pratique, \u00e0 des contrats quelquefois tr\u00e8s d\u00e9favorables aux auteurs, notamment s\u2019agissant des r\u00e9mun\u00e9rations li\u00e9es aux exploitations d\u00e9riv\u00e9es, ou en mati\u00e8re de reddition de comptes. Certaines doctrines de droit commun ont cependant \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9es avec succ\u00e8s pour permettre de remettre en cause les contrats d\u2019auteurs trop d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9s ou obtenus dans des conditions contestables. C\u2019est le cas par exemple de la doctrine d\u2019<em>undue influence<\/em>, \u00e9tendue par la jurisprudence \u00e0 des situations dans lesquelles \u00ab\u00a0une personne dans une position de domination a exploit\u00e9 cette position pour obtenir un avantage indu (<em>unfair advantage<\/em>) pour lui-m\u00eame, et ce faisant cause un pr\u00e9judice \u00e0 la personne qui compte sur ou d\u00e9pend de son autorit\u00e9 ou son aide\u00a0\u00bb[footnote]\u00ab\u00a0<em>[the] person in a position of domination has used that position to obtain unfair advantage for himself, and so cause injury to the person relying on his authority or aid<\/em><em>\u00a0<\/em>\u00bb, <em>N<a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/National_Westminster_Bank_plc_v_Morgan\">ational Westminster Bank v. Morgan<\/a><\/em>\u00a0[1985] 2 WLR 588. Pour des applications dans le domaine de la musique, V.<em> O\u2019Sullivan v.\u00a0Management Agency<\/em> [1985] QB\u00a0428\u00a0; <em>Elton John v.\u00a0James <\/em>(1985) [1991] F.S.R.\u00a0397 (arr\u00eat passionnant concernant les premiers contrats sign\u00e9s par Elton John). K.\u00a0Zucconi, \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/digitalcommons.pace.edu\/pilr\/vol8\/iss1\/4\/\">Freedom: Long Term Recording Agreements and the International Music Industry<\/a><em>\u00a0<\/em>\u00bb, 8 Pace Int\u2019l. Rev. 161 (1996).[\/footnote], ou de la doctrine du <em>restraint of trade<\/em>, d\u00e9j\u00e0 appliqu\u00e9es dans le domaine des contrats musicaux[footnote]<a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Schroeder_Music_Publishing_Co_Ltd_v_Macaulay\"><em>Schroeder Music Publishing Co Ltd v. Macaulay<\/em><\/a>\u00a0[1974] 1 WLR 1308 ; <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff85f60d03e7f57ebee56\"><em>Zang Tumb Tuum v. Holly Johnson<\/em><\/a> [1993] EMLR 61. K. Zucconi, pr\u00e9cit. [\/footnote]. Leur application demeure cependant exceptionnelle[footnote]Pour une action qui a \u00e9chou\u00e9 sur le fondement du <em>restraint of trade<\/em>, lanc\u00e9e en l\u2019esp\u00e8ce par le chanteur George\u00a0Michael, V. <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Panayiotou_v._Sony_Music_Entertainment_(UK)_Ltd.\"><em>Panayiotou v.\u00a0Sony Music Entertainment <\/em><\/a>[1994] EMLR\u00a0229 (en l\u2019esp\u00e8ce le chanteur avait d\u00e9j\u00e0 ren\u00e9goci\u00e9 son contrat)\u00a0; A.\u00a0Coulthard,<em> George Michael v.\u00a0Sony Music-A Challenge to Artistic Freedom? <\/em>(1995) 58 MLR 731. K. Zucconi, pr\u00e9cit.[\/footnote]. Bien \u00e9videmment, les r\u00e8gles de concurrence peuvent \u00e9galement sanctionner les stipulations de certains contrats de droits d\u2019auteur, le plus souvent conclus entre soci\u00e9t\u00e9s commerciales ou avec des soci\u00e9t\u00e9s d\u2019auteurs.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>156._ Les licences l\u00e9gales (<em>statutory and compulsory licences<\/em>)_ <\/strong>Le CDPA\u00a01988 contient plusieurs hypoth\u00e8ses de licences l\u00e9gales. Nous ne ferons que les mentionner ici, \u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 que leur r\u00e9gime est souvent complexe. Des licences l\u00e9gales sont applicables\u00a0:\r\n<ul>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">pour l\u2019inclusion de phonogrammes dans des programmes radiodiffus\u00e9s (<em>broadcasts<\/em>)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, sections\u00a0135A-H.[\/footnote];<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">lorsque le copyright a expir\u00e9 et est \u00e0 nouveau prot\u00e9g\u00e9 en vertu des Duration Regulations[footnote]<em>Duration of Copyright and Rights in Performances Regulations<\/em> (S11995, No.\u00a03297), reg 24(1).[\/footnote];<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">lorsque le Secretary of State a pris une d\u00e9cision concernant le pr\u00eat d\u2019\u0153uvres (ce qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 le cas jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 66.[\/footnote];<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">lorsqu\u2019une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e par copyright est incluse dans un programme radiodiffus\u00e9 retransmis par c\u00e2ble en vertu d\u2019une obligation l\u00e9gale au-del\u00e0 de la zone de couverture du signal d\u2019origine[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 73(4).[\/footnote];<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">lorsqu\u2019un ministre le d\u00e9cide en application de ses pouvoirs au titre du droit de la concurrence[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 144.[\/footnote];<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">pour les guides de programmes[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1990\/42\/contents\">Broadcasting Act 1990<\/a> (c 42), s. 175-6, Sch 17.[\/footnote];<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">et lorsque l\u2019\u0153uvre est cr\u00e9\u00e9e par un ennemi (<em>when the work is of enemy origin<\/em>)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/Geo6\/2-3\/107\/section\/5\">The Patents, Designs, Copyright and Trade Marks (Emergency) Act 1939<\/a> (c\u00a0107), s.\u00a02.[\/footnote].<\/li>\r\n<\/ul>\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>157._ Les transferts \u00e0 cause de mort_<\/strong> Le CDPA\u00a01988 ne contient pas de principes de d\u00e9volution d\u00e9rogatoire au droit commun en mati\u00e8re de copyright. Le droit commun s\u2019applique donc au copyright, qui peut notamment faire l\u2019objet de legs, sans restrictions. La seule r\u00e8gle sp\u00e9cifique dans ce domaine est une pr\u00e9somption issue de la section\u00a091 de la loi, concernant la transmission des droits sur les \u0153uvres non publi\u00e9es en cas de legs d\u2019un exemplaire de cette \u0153uvre[footnote]\u00ab\u00a0<em>Lorsque, en vertu d\u2019un legs \u00e0 titre particulier ou universel, une personne a droit, en usufruit ou autrement, \u00e0 un document original ou tout autre pi\u00e8ce reproduisant ou contenant une \u0153uvre litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique n\u2019ayant pas \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e avant le d\u00e9c\u00e8s du testateur, ou une pi\u00e8ce originale contenant un enregistrement sonore ou un film n\u2019ayant pas \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 avant le d\u00e9c\u00e8s du testateur, le legs est, sauf intention contraire indiqu\u00e9e dans le testament ou dans un codicille, r\u00e9put\u00e9 comprendre le copyright sur l\u2019\u0153uvre dans la mesure o\u00f9 le testateur \u00e9tait titulaire de ce droit imm\u00e9diatement avant son d\u00e9c\u00e8s.<\/em>\u00a0\u00bb (traduction OMPI).[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>158._ La gestion collective_<\/strong> Au Royaume-Uni les principales soci\u00e9t\u00e9s de gestion collective sont\u00a0:\r\n<ul>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">PRS for music, anciennement Performing Right Society Ltd (PRS), cr\u00e9\u00e9e en 1911, titulaire en propri\u00e9t\u00e9 des principaux droits de repr\u00e9sentation publique en mati\u00e8re musicale<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">La Mechanical-Copyright Protection Society (MCPS), cr\u00e9\u00e9e en 1924, qui g\u00e8re en tant qu\u2019agent les droits de reproduction m\u00e9canique en mati\u00e8re musicale (y compris les droits de synchronisation).<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Phonographic Performance Limited (PPL), cr\u00e9\u00e9e en 1934, titulaire en propri\u00e9t\u00e9 des principaux droits de repr\u00e9sentation publique des producteurs de phonogrammes, mais qui g\u00e8re \u00e9galement le droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable des artistes-interpr\u00e8tes musicaux depuis sa fusion en 2006 avec les soci\u00e9t\u00e9s d\u2019interpr\u00e8tes PAMRA (Performing Artists' Media Rights Association) et AURA (Association of United Recording Artists).<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Video Performance Ltd (VPL), qui g\u00e8re en tant qu\u2019agent certains droits de repr\u00e9sentation publique en mati\u00e8re de vid\u00e9os musicales.<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">L\u2019 ALCS (Authors' Licensing and Collecting Society), cr\u00e9\u00e9e en 1977, qui g\u00e8re certains droits des \u00e9crivains et sc\u00e9naristes.<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">La Copyright Licensing Agency (CLA), cr\u00e9\u00e9e en 1982, qui g\u00e8re le droit de reprographie des auteurs et \u00e9diteurs.<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">La Design and Artists Copyright Society Ltd (DACS), cr\u00e9\u00e9e en 1983, qui g\u00e8re, en tant qu\u2019agent, certains droits des cr\u00e9ateurs d\u2019\u0153uvres d\u2019art plastique et des photographes ainsi que le droit de suite<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">ACS (Artists Collecting Society CIC), cr\u00e9\u00e9e en 2006, qui intervient \u00e9galement en mati\u00e8re d'oeuvres artistiques et sur le droit de suite.<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">L\u2019Educational Recording Agency Ltd (ERA) et l\u2019Open University Educational Enterprises Ltd, qui g\u00e8rent les droits d\u2019enregistrement des programmes t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s par les organismes d\u2019\u00e9ducation.<\/li>\r\n \t<li>NLA Media Access, autrefois The Newspaper Licensing Agency, cr\u00e9\u00e9e en 1996, qui repr\u00e9sente les \u00e9diteurs de presse pour la gestion des extraits.<\/li>\r\n \t<li><span style=\"orphans: 1; text-align: initial; font-size: 1em;\">BECS (The British Equity Collecting Society), cr\u00e9\u00e9e en 1998, qui collecte certains droits pour les artistes interpr\u00e8tes audiovisuels.<\/span><\/li>\r\n \t<li>MPLC (The Motion Picture Licensing Company), fond\u00e9e en 1985, qui g\u00e8re des droits de repr\u00e9sentation publique sur certaines oeuvres audiovisuelles.<\/li>\r\n \t<li>Directors UK, donc l'origine remonte \u00e0 1987 (DPRS), qui g\u00e8re certains droits \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration des r\u00e9alisateurs de films.<\/li>\r\n<\/ul>\r\nCes soci\u00e9t\u00e9s sont des soci\u00e9t\u00e9s priv\u00e9es, dont la forme n\u2019ob\u00e9it pas \u00e0 une r\u00e9glementation particuli\u00e8re. Elles font cependant l\u2019objet d\u2019un contr\u00f4le important. Jusqu\u2019\u00e0 r\u00e9cemment, le contr\u00f4le des soci\u00e9t\u00e9s de gestion collective et des accords g\u00e9n\u00e9raux conclus ou propos\u00e9s par ces soci\u00e9t\u00e9s \u00e9tait assur\u00e9 par le seul <em>Copyright Tribunal<\/em> (qui a remplac\u00e9 le <em>Performing Right Tribunal<\/em> institu\u00e9 par le <em>Copyright Act<\/em> de 1956), qui dispose d\u2019importants pouvoirs de r\u00e9vision des termes des accords g\u00e9n\u00e9raux et autres sch\u00e9mas de licence (y compris celui de r\u00e9viser leurs termes)[footnote]Aux termes de la section\u00a0116 du CDPA\u00a01988, un <em>licensing scheme<\/em> est un sch\u00e9ma pr\u00e9cisant les cas dans lesquels une soci\u00e9t\u00e9 de gestion collective est dispos\u00e9e \u00e0 accorder une licence de copyright et les conditions de ces licences.[\/footnote] et d\u2019un pouvoir de r\u00e9solution des litiges relatifs \u00e0 ces accords et licences[footnote]Pour la pratique et les d\u00e9cisions adopt\u00e9es par le Copyright Tribunal, V. Fregard and Black, <em>The Decisions of the UK Performing Right and Copyright Tribunal<\/em> (London\u00a0: Butterworths, 1997).[\/footnote]. Ce cadre r\u00e9glementaire a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9rablement renforc\u00e9 par l\u2019<em>Enterprise Regulatory Reform Act of 2013 <\/em>(ERRA). \u00c0 la suite de recommandations faites dans un rapport de 2011 (rapport Hargreaves)[footnote]<em><a href=\"https:\/\/assets.publishing.service.gov.uk\/media\/5a796832ed915d07d35b53cd\/ipreview-finalreport.pdf\">Digital opportunitu, A Review of Intellectual Property and Growth, May 2011<\/a>.<\/em>[\/footnote], cette loi a ins\u00e9r\u00e9 de nouvelles dispositions \u00e0 la section 116 et une nouvelle annexe A1 aux CDPA 1988, qui conf\u00e8rent au <em>Secretary of Stat<\/em>e des pouvoirs de r\u00e9gulation des soci\u00e9t\u00e9s de gestion collective.\r\n\r\nL\u2019annexe\u00a0A1 pr\u00e9voit ainsi que le <em>Secretary of State<\/em> peut, par arr\u00eat\u00e9 (<em>regulations<\/em>), imposer aux soci\u00e9t\u00e9s de gestion collective l\u2019adoption d\u2019un code de bonnes pratiques conforme aux crit\u00e8res qu\u2019il d\u00e9finit[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/schedule\/A1\">Schedule A1<\/a>, s. 1(1).[\/footnote]. Des codes r\u00e9glementaires (<em>statutory codes<\/em>) peuvent \u00e9galement \u00eatre adopt\u00e9s si la soci\u00e9t\u00e9 de gestion collective n\u2019adopte pas un tel code de bonnes pratiques[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/schedule\/A1\">Schedule A1<\/a>, s. 1(2).[\/footnote].\r\n\r\nLe <em>Secretary of State<\/em> peut \u00e9galement nommer un <em>Licensing Code Ombudsman<\/em> pour instruire et r\u00e9soudre les litiges relatifs \u00e0 la conformit\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 de gestion collective \u00e0 son code de pratique[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/schedule\/A1\">Schedule A1<\/a>, s. 3.[\/footnote] et un <em>Code Reviewer<\/em> pour examiner et faire un rapport sur les codes de bonnes pratiques adopt\u00e9s par les soci\u00e9t\u00e9s de gestion collective et leur conformit\u00e9 \u00e0 ces codes[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/schedule\/A1\">Schedule A1<\/a>, s. 5. Les pouvoirs du Secretary of State incluent le pouvoir d\u2019\u00e9tendre ou de restreindre la comp\u00e9tence du Copyright Tribunal.[\/footnote]. Les <em>Copyright (Regulation of Relevant Licensing Bodies) Regulations<\/em> de 2014[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/2014\/898\/contents\/made\">SI 2014 No. 898<\/a>.[\/footnote] appliquent et d\u00e9taillent ces dispositions. \u00c0 ce jour la majorit\u00e9 des soci\u00e9t\u00e9s de gestion collective ont adopt\u00e9 des codes d\u2019autor\u00e9gulation[footnote]Les plupart de ces r\u00e8gles ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9es avant l\u2019ERRA sur la base de standards \u00e9tablis par l\u2019Intellectual Property Office en 2012.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>159._ Gestion collective obligatoire et gestion collective \u00e9tendue_ <\/strong>Au Royaume-Uni la gestion collective obligatoire est restreinte \u00e0 la retransmission par c\u00e2ble[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0144A.[\/footnote].\r\n\r\nCependant la section 77 de l\u2019ERRA 2013 a introduit dans le CDPA 1988 plusieurs dispositions permettant la mise en \u0153uvre de m\u00e9canismes de gestion collective \u00e9tendue.\r\n\r\nLa nouvelle section 116B permet ainsi au ministre d\u2019adopter des r\u00e8glements permettant \u00e0 des soci\u00e9t\u00e9s de gestion collectives de proposer des m\u00e9canismes de gestion collective \u00e9tendue[footnote]\u00ab 116B Gestion collective \u00e9tendue (1) Le ministre peut, par voie r\u00e9glementaire, autoriser une soci\u00e9t\u00e9 de gestion collective (<em>licensing body<\/em>) qui lui formule une demande en ce sens conforme aux conditions \u00e9tablies \u00e0 conc\u00e9der des licences portant sur des \u0153uvres dont le copyright n\u2019est pas d\u00e9tenu par cette soci\u00e9t\u00e9 ou une personne pour le compte de laquelle elle agit. (2) L\u2019autorisation doit pr\u00e9ciser : (a) les types d\u2019\u0153uvres auxquelles elle s\u2019applique, et (b) les actes couverts par le copyright que la soci\u00e9t\u00e9 de gestion est autoris\u00e9e \u00e0 donner en licence. (3) Les dispositions r\u00e9glementaires doivent donner au titulaire du copyright le droit de limiter ou d\u2019exclure la concession de licences vis\u00e9es [sur son \u0153uvre]. (4) Les dispositions r\u00e9glementaires doivent interdire la concession de licences exclusives. (5) Dans la pr\u00e9sente section, \u201clicences de copyright\u201d a le m\u00eame sens que dans la section 116. (6) Les dispositions de la pr\u00e9sente section ne s\u2019appliquent, ni au <em>Crown copyright<\/em>, ni au <em>Parliamentary copyright<\/em>.\u00a0\u00bb[\/footnote].\r\n\r\nOn remarquera qu\u2019aucune restriction li\u00e9e \u00e0 une cat\u00e9gorie d\u2019\u0153uvres ou de droits n\u2019est pr\u00e9vue. Le champ de cette gestion collective \u00e9tendue est donc potentiellement tr\u00e8s large. Une soci\u00e9t\u00e9 autoris\u00e9e \u00e0 mettre en \u0153uvre un tel sch\u00e9ma pourra ainsi accorder des licences non exclusives pour des usages pr\u00e9cis au nom de tous les ayants droit, pour tous les types d\u2019\u0153uvres couverts par le m\u00e9canisme. Les ayants droit pourront cependant toujours refuser de faire partie d\u2019un tel sch\u00e9ma.\r\n\r\nLa loi pr\u00e9voit \u00e9galement la possibilit\u00e9 pour le pouvoir r\u00e9glementaire d\u2019imposer des conditions aux soci\u00e9t\u00e9s de gestion, concernant notamment les conditions des contrats de licence, les frais et les redevances[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0116C.[\/footnote]. La loi pr\u00e9voit \u00e9galement la possibilit\u00e9 d\u2019imposer aux soci\u00e9t\u00e9s de gestion des codes de bonne pratique, et la nomination d\u2019un <em>Ombudsman<\/em> pour r\u00e9gler les litiges[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/schedule\/A1\">CDPA 1988, Schedule A1<\/a>.[\/footnote].\r\n\r\nDes dispositions similaires sont introduites pour les droits des artistes-interpr\u00e8tes[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/schedule\/2A\">CDPA 1988, Schedule 2A<\/a>.[\/footnote].\r\n<h3><strong>E. La d\u00e9fense des droits<\/strong><\/h3>\r\n<strong>160._ La contrefa\u00e7on_<\/strong> Au Royaume-Uni la contrefa\u00e7on de copyright (<em>copyright infringement<\/em>) correspond \u00e0 l\u2019exercice de l\u2019un des droits exclusifs conf\u00e9r\u00e9s par le copyright, sans autorisation du titulaire du droit concern\u00e9 ni excuse l\u00e9gitime (<em>the unauthorised doing of a restricted act<\/em>).\r\n\r\nLa loi anglaise distingue les actes de contrefa\u00e7on primaire et les actes de contrefa\u00e7on secondaire. Les premiers correspondent aux droits exclusifs conf\u00e9r\u00e9s par la loi. Les seconds, \u00e0 des comportements sp\u00e9cialement prohib\u00e9s qui font suite ou pr\u00e9parent un acte primaire\u00a0de contrefa\u00e7on, et donc des actes pr\u00e9paratoires, accessoires ou post\u00e9rieurs \u00e0 une contrefa\u00e7on.\r\n\r\nAu civil la contrefa\u00e7on primaire ne requiert pas d\u2019\u00e9l\u00e9ment intentionnel. En d\u2019autres termes, elle est de <em>strict liability<\/em>. Par contre, l\u2019\u00e9l\u00e9ment intentionnel est requis, au civil comme au p\u00e9nal, pour les actes de contrefa\u00e7on secondaire[footnote]Il est alors d\u00e9fini de la m\u00eame fa\u00e7on comme la connaissance (<em>knowing or having reason to believe<\/em>) du caract\u00e8re contrefaisant ou contrefait de l\u2019acte ou de l\u2019exemplaire concern\u00e9, selon le cas.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>161._ Le droit d\u2019agir en contrefa\u00e7on_<\/strong> Le droit d\u2019agir en contrefa\u00e7on de copyright appartient en principe\u00a0au titulaire du copyright (titulaire initial ou cessionnaire), mais \u00e9galement au titulaire d\u2019une licence exclusive[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0101.[\/footnote], et d\u00e9sormais, sous certaines conditions, au titulaire d\u2019une licence non exclusive[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0101(A).[\/footnote].\r\n\r\nUne licence exclusive est d\u00e9finie par la loi comme une licence constat\u00e9e par \u00e9crit, sign\u00e9e par le titulaire du copyright ou en son nom et autorisant le preneur de licence, \u00e0 l\u2019exclusion de toute autre personne, y compris celle qui accorde la licence, \u00e0 exercer un droit qui ne pourrait sinon \u00eatre exerc\u00e9 que par le titulaire du copyright[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a092(1).[\/footnote].\r\n\r\nLa section\u00a0101 du CDPA\u00a01988 pr\u00e9cise que, sauf \u00e0 l\u2019\u00e9gard du titulaire du copyright, un licenci\u00e9 exclusif a les m\u00eames droits et peut pr\u00e9tendre aux m\u00eames r\u00e9parations, en ce qui concerne les questions survenant apr\u00e8s la d\u00e9livrance de la licence, que si cette licence avait \u00e9t\u00e9 une cession.\r\n\r\nAux termes de la section\u00a0101A du CDPA\u00a01988, le licenci\u00e9 non exclusif[footnote]Au sens de cette disposition, un licenci\u00e9 non exclusif est d\u00e9fini comme le titulaire d\u2019une licence autorisant le licenci\u00e9 \u00e0 exercer un droit tout en permettant au titulaire du copyright de l\u2019exercer. s.\u00a0101A(6).[\/footnote] peut agir en contrefa\u00e7on si l\u2019acte contrefaisant concerne directement un droit donn\u00e9 auparavant en licence au licenci\u00e9, et si la licence est \u00e9crite et sign\u00e9e par le titulaire du copyright et donne express\u00e9ment au licenci\u00e9 le droit d\u2019agir en contrefa\u00e7on.\r\n\r\nLes droits des licenci\u00e9s s\u2019exercent concurremment \u00e0 ceux du titulaire du copyright[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 101 et 101 A. Sur les cons\u00e9quences et r\u00e8gles proc\u00e9durales applicables, voir la s. 102 du CDPA 1988.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>162._ L\u2019appr\u00e9ciation de la contrefa\u00e7on_ <\/strong>Nous ne d\u00e9crirons pas ici en d\u00e9tail la jurisprudence sur l\u2019appr\u00e9ciation de la contrefa\u00e7on, et donnerons uniquement quelques indications g\u00e9n\u00e9rales. Nous renvoyons sur ce point aux ouvrages sp\u00e9cialis\u00e9s[footnote]V. Cornish, \u00a7 12-01 \u00e0 12-18.[\/footnote].\r\n\r\nLes principes g\u00e9n\u00e9raux applicables \u00e0 l\u2019appr\u00e9ciation de la contrefa\u00e7on sont en r\u00e9alit\u00e9 (et sous r\u00e9serve de l\u2019exception <em>de minimis<\/em>) assez proches de ceux appliqu\u00e9s en France. L\u2019appr\u00e9ciation de la contrefa\u00e7on n\u00e9cessite la d\u00e9monstration d\u2019un emprunt, conscient ou non, portant sur un \u00e9l\u00e9ment original de l\u2019\u0153uvre pr\u00e9tendument contrefaite.\r\n\r\nLa d\u00e9monstration de l\u2019emprunt (conscient ou inconscient) est centrale, m\u00eame si l\u2019emprunt est souvent d\u00e9duit d\u2019une identit\u00e9 des \u0153uvres litigieuses. Il est par ailleurs clair en droit anglais que la cr\u00e9ation ind\u00e9pendante n\u2019est pas contrefaisante[footnote]<a href=\"https:\/\/vlex.co.uk\/vid\/francis-day-hunter-ltd-793242945\"><em>Francis\u00a0Day &amp; Hunter v.\u00a0Bron <\/em><\/a> [1963] Ch 587 (par Diplock LJ) : \u00ab <em>it is well established that to constitute infringement of copyright in any literary, dramatic or musical work, there must be present two elements: first, there must be sufficient objective similarity between the infringing work and the copyright work, or a substantial part thereof, for the former to be properly described, not necessarily as identical with, but as a reproduction or adaptation of the latter; secondly, the copyright work must be the source from which the infringing work is derived<\/em>\u00a0\u00bb.[\/footnote].\r\n\r\nUne particularit\u00e9 du test de contrefa\u00e7on au Royaume-Uni tient \u00e0 l\u2019exigence d\u2019un \u00ab\u00a0emprunt substantiel\u00a0\u00bb. L\u2019article\u00a016(3) du CDPA\u00a01988 pr\u00e9cise en effet que la contrefa\u00e7on doit s\u2019entendre de l\u2019exercice d\u2019un droit r\u00e9serv\u00e9 au titulaire du copyright \u00ab\u00a0par rapport \u00e0 l\u2019ensemble ou \u00e0 une partie importante de l\u2019\u0153uvre\u00a0\u00bb. La loi ne d\u00e9finit pas ce qu\u2019il faut entendre par une partie importante. Cette d\u00e9termination fait l\u2019objet d\u2019une jurisprudence complexe, qu\u2019il n\u2019est pas possible de d\u00e9tailler dans ces lignes[footnote]V. notamment <a href=\"https:\/\/www.cipil.law.cam.ac.uk\/virtual-museum\/university-london-press-v-university-tutorial-1916-2-ch-601\"><em>University of London Press v. University Tutorial Press<\/em><\/a> [1916] 2 Ch 601, 610 ; <a href=\"https:\/\/www.cipil.law.cam.ac.uk\/virtual-museum\/ladbroke-v-william-hill-1964-1-all-er-465\"><em>Ladbroke (Football) v. William Hill (Football)<\/em><\/a> [1964] 1 WLR 273 ; <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Designer_Guild_Ltd_v_Russell_Williams_(Textiles)_Ltd\"><em>Designers Guild v.\u00a0Williams <\/em><\/a>[2001] 1 WLR 2416, 2426\u00a0; <em>Ibcos Computers v.\u00a0Barclays Mercantile Highland Finance <\/em>[1994] F.S.R. 275.[\/footnote]. On notera cependant qu\u2019une \u00e9volution notable de la jurisprudence dans ce domaine est issue l\u2019arr\u00eat de la High Court de Londres dans <em>Newspaper Licensing Agency Ltd\u00a0and others v. Meltwater Holding BV\u00a0and other companies[footnote]<a href=\"https:\/\/www.wipo.int\/wipolex\/en\/judgments\/details\/1492\">[2010] EWHC\u00a03099 (Ch)<\/a>.[\/footnote]<\/em>, qui concernait la distribution par un service de veille de presse de copies de titres et d\u2019extraits d\u2019articles de presse. La High Court y pr\u00e9cise notamment que les titres d\u2019articles de presse peuvent constituer en eux-m\u00eames des \u0153uvres originales, et applique le test pr\u00e9cis\u00e9 par la Cour de justice dans l\u2019arr\u00eat <em>Infopaq<\/em>[footnote]CJCE, 16\u00a0juill. 2009, affaire\u00a0<a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/liste.jsf?language=fr&amp;jur=C,T,F&amp;num=C-5\/08&amp;td=ALL\">C-5\/08<\/a>.[\/footnote]<em>,<\/em> en jugeant qu\u2019aucune distinction ne doit \u00eatre faite entre une partie de l\u2019article et la totalit\u00e9, si la partie reprise contient des \u00e9l\u00e9ments qui sont l\u2019expression de la cr\u00e9ation intellectuelle propre de l\u2019auteur. Elle rel\u00e8ve que la cr\u00e9ation des titres requiert un travail cons\u00e9quent, et que certains titres sont constitutifs d\u2019\u0153uvres ind\u00e9pendamment des articles auxquels ils sont associ\u00e9s. Quant \u00e0 ceux qui sont consid\u00e9r\u00e9s comme partie de l\u2019article concern\u00e9, elle en d\u00e9duit que l\u2019application du test de \u00ab\u00a0substantialit\u00e9\u00a0\u00bb en mati\u00e8re de contrefa\u00e7on de <em>copyright<\/em> implique une analyse de l\u2019originalit\u00e9 de la partie extraite, et non pas de la quantit\u00e9 extraite. Cette position semble donc confiner le test de l\u2019emprunt substantiel \u00e0 la r\u00e8gle classique d\u2019appr\u00e9ciation de la contrefa\u00e7on[footnote]V. \u00e9galement <a href=\"https:\/\/www.judiciary.uk\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Pasternak-v-Prescott-judgment-251022.pdf\">Pasternak v Prescott<\/a> [2022]EWHC 2695 (Ch): qui juge, au visa d'Infopaq, que le copyright peut subsister dans quelques lignes d\u2019une traduction si elle \u00ab contient des \u00e9l\u00e9ments qui sont l\u2019expression de la cr\u00e9ation intellectuelle de l\u2019auteur de l\u2019\u0153uvre \u00bb, et entre en voie de condamnation pour leur reproduction non autoris\u00e9e.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>163._ Les incriminations accessoires (<em>secondary infringement<\/em>)_ <\/strong>Les incriminations accessoires sont d\u00e9finies aux sections\u00a022 \u00e0 27 du CDPA\u00a01988. Ces actes sont sanctionn\u00e9s dans la mesure o\u00f9 leur auteur \u00ab\u00a0sait ou a des raisons de penser\u00a0\u00bb que l\u2019acte en question est contrefaisant, et notamment s\u2019il a connaissance du caract\u00e8re contrefait de l\u2019exemplaire concern\u00e9. Les actes prohib\u00e9s visent\u00a0:\r\n<ul>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">l\u2019importation de copies ou d\u2019exemplaires contrefaits (sauf pour usage personnel et priv\u00e9) [footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 22.[\/footnote];<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">la d\u00e9tention dans le cadre d\u2019une activit\u00e9 commerciale, le d\u00e9bit, l\u2019offre \u00e0 la vente ou \u00e0 la location, l\u2019exposition publique, la distribution (dans le cadre d\u2019une activit\u00e9 commerciale ou \u00e0 des fins non commerciales s\u2019il en r\u00e9sulte un pr\u00e9judice pour le titulaire du copyright) d\u2019exemplaires contrefaits[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 23.[\/footnote];<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">la mise \u00e0 disposition (fabrication, importation, possession dans le cadre d\u2019une activit\u00e9 commerciale, vente ou location) de moyens permettant de r\u00e9aliser (ou de transmettre) des exemplaires contrefaits[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 24.[\/footnote];<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">l\u2019autorisation d\u2019utiliser des locaux (accessibles au public) pour des repr\u00e9sentations ou ex\u00e9cutions illicites[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 25.[\/footnote];<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">les mises \u00e0 disposition d\u2019appareils permettant des repr\u00e9sentations ou ex\u00e9cutions illicites, etc.[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 26.[\/footnote]<\/li>\r\n<\/ul>\r\nL\u2019expression \u00ab\u00a0copies ou exemplaires contrefaits\u00a0\u00bb est d\u00e9finie tr\u00e8s pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 la section\u00a027, de fa\u00e7on notamment \u00e0 couvrir les copies licites distribu\u00e9es illicitement, \u00e0 exclure les copies couvertes par l\u2019\u00e9puisement des droits, et \u00e0 prendre en compte certaines exceptions au copyright et leurs limites.\r\n\r\nEn copyright, la complicit\u00e9 de contrefa\u00e7on (par fourniture de moyens par exemple) s\u2019appr\u00e9cie selon les r\u00e8gles de la <em>common law<\/em> gouvernant plus pr\u00e9cis\u00e9ment le <em>joint tortfeasorship<\/em>[footnote]\u00c9galement en mati\u00e8re de marques. Par contre le Patents Act contient des dispositions incriminant sp\u00e9cialement la complicit\u00e9. V. Tome 2, et 1\u00e8re \u00e9d., n\u00b0\u00a0299.[\/footnote]<em>. <\/em>Cette complicit\u00e9 requiert la d\u00e9monstration d'une provocation ou incitation \u00e0 r\u00e9aliser un acte de contrefa\u00e7on[footnote]<em>Lavender BV v.\u00a0Witten Industrial Diamonds<\/em> [1979] F.S.R. 59\u00a0; <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/101\/20\/359\/1580206?redirectedFrom=fulltext\"><em>Dow Chemical v.\u00a0Spence Bryson<\/em><\/a> [1982] F.S.R. 397 CA\u00a0; <em>Kalman v.\u00a0PCL Packaging<\/em> [1982] F.S.R. 406\u00a0; <em>Cadbury v.\u00a0Ulmer <\/em>[1988] F.S.R. 385.Dans l\u2019arr\u00eat <a href=\"https:\/\/www.supremecourt.uk\/cases\/uksc-2013-0133.html\"><em>Sea Shepherd UK v Fish &amp; Fish Ltd<\/em><\/a> [2015] UKSC 10; [2015] 2 All ER (Comm) 867, Lord Neuberger a pose trois conditions \u00e0 la complicit\u00e9 d\u2019un <em>tort<\/em>. Tout d\u2019abord, le d\u00e9fendeur doit avoir aide \u00e0 la commission de l\u2019acte par une autre personne. Ensuite, l\u2019acte doit relever d\u2019une conception commune (a common design). Enfin, l\u2019acte doit \u00eatre, ou s\u2019av\u00e9rer, illicite (<em>tortious<\/em>).[\/footnote]. Cette exigence est illustr\u00e9e par l\u2019arr\u00eat de la Chambre des Lords dans l\u2019affaire <em>CBS Songs Ltd v.\u00a0Amstrad Consumer Electronics plc[footnote]\u00a0<\/em><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff87560d03e7f57ec0dc1\">[1988] 2 All E.R. 484<\/a><em>.[\/footnote]<\/em>, qui concernait la vente par la soci\u00e9t\u00e9 Amstrad de magn\u00e9tophones enregistreurs \u00e0 doubles cassettes (et qui faisait \u00e9cho \u00e0 l\u2019affaire <em>Betamax\/Sony<\/em> jug\u00e9e par la Cour supr\u00eame aux \u00c9tats-Unis[footnote]V. <em>infra<\/em> n\u00b0 240.[\/footnote]). Bien que la soci\u00e9t\u00e9 Amstrad ait eu connaissance des possibilit\u00e9s de contrefa\u00e7on offertes par son syst\u00e8me (dans le cadre d\u2019une loi qui ne connaissait pas l\u2019exception de copie priv\u00e9e), sa responsabilit\u00e9 pour complicit\u00e9 ou incitation \u00e0 la contrefa\u00e7on avait \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e par la Chambre des Lords. Cette derni\u00e8re avait en effet jug\u00e9 que la responsabilit\u00e9 du fabricant ne pouvait \u00eatre retenue en l\u2019absence de d\u00e9monstration qu\u2019un contrefacteur avait \u00e9t\u00e9 incit\u00e9 par ce dernier \u00e0 commettre un acte de contrefa\u00e7on pr\u00e9cis.\r\n\r\nCette forme de responsabilit\u00e9 a par contre \u00e9t\u00e9 retenue pour des sites sp\u00e9cialis\u00e9s proposant en connaissance de cause des liens vers des contenus contrefaisants[footnote]<em><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff75960d03e7f57eab91e\">Twentieth Century Fox Film Corporation &amp; Ors v.\u00a0Sky UK Ltd &amp; Ors<\/a> [2015] EWHC\u00a01082 (Ch) (28\u00a0avr. 2015)<\/em>). L\u2019affaire portait sur neuf sites Web cibles (<em>tackers bittorents<\/em>) permettant la mise en relation entre utilisateurs et copies, mais ne d\u00e9tenant pas lesdites copies. La High Court juge que les sites cibles ne communiquent pas les \u0153uvres au public au sens du CDPA\u00a01988, mais rel\u00e8ve la complicit\u00e9 par fourniture de moyens (<em>joint tortfeasance<\/em>).[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>164._ Les d\u00e9fenses \u00e0 l\u2019action en contrefa\u00e7on_<\/strong> Outre les d\u00e9fenses tir\u00e9es des exceptions ou des limites \u00e0 la protection, ou encore la prescription[footnote]En principe de six ans (dur\u00e9e de prescription des actions en tort pr\u00e9vue par la section\u00a02 du Limitation Act\u00a01980).[\/footnote], le d\u00e9fendeur \u00e0 une action en contrefa\u00e7on peut invoquer deux d\u00e9fenses \u00e9quitables g\u00e9n\u00e9rales\u00a0: l\u2019<em>estoppel<\/em> par acceptation (<em>estoppel by acquiescence<\/em>, ou <em>acquiescence<\/em>) ou le d\u00e9lai injustifi\u00e9 pour agir du demandeur (doctrine dite de <em>laches<\/em>). Ces d\u00e9fenses, d\u00e9gag\u00e9es par les cours d\u2019\u00e9quit\u00e9, traduisent toutes le principe selon lequel la conduite d\u2019une partie \u00e0 un proc\u00e8s peut justifier un rejet de sa demande, ind\u00e9pendamment de son examen au fond. La doctrine d<em>\u2019acquiescence<\/em>, qui pourrait se traduire par \u00ab\u00a0acceptation par tol\u00e9rance (active)\u00a0\u00bb, s\u2019applique lorsqu\u2019une personne a connaissance d\u2019une violation de ses droits, a la possibilit\u00e9 de s\u2019y opposer, et ne fait rien. Plus la dur\u00e9e de son silence est longue, plus le juge pourra en d\u00e9duire une acceptation de la violation all\u00e9gu\u00e9e. La doctrine de <em>laches[footnote]Fond\u00e9e sur une maxime qui veut que l\u2019equity n\u2019aide que les personnes vigilantes et non pas celles qui sont n\u00e9gligentes dans la gestion de leurs droits (Vigilantibus non dormientibus \u00e6quitas subvenit).[\/footnote] <\/em>permet de ne pas accorder un rem\u00e8de lorsqu\u2019une partie a, par son comportement ou sa n\u00e9gligence, plac\u00e9 l\u2019autre partie dans une situation telle (notamment par l\u2019\u00e9coulement de temps) que le rem\u00e8de en principe applicable lui causerait un pr\u00e9judice inacceptable[footnote]Pour une illustration, v. <em><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7b660d03e7f57eb16db\">Brooker &amp; Anor v. Fisher<\/a> [2008] EWCA Civ\u00a02<\/em>87. L\u2019affaire concerne une des chansons les plus c\u00e9l\u00e8bres du monde, <em>A Whiter Shade of Pale<\/em> du groupe Procol Harum, enregistr\u00e9e en 1967. Le litige portait sur la d\u00e9termination de l\u2019auteur et du titulaire du copyright. M.\u00a0Matthew\u00a0Fisher, membre du groupe Procol Harum entre 1967 et 1969, a assign\u00e9 en 2005 M.\u00a0Gary Brooker et la soci\u00e9t\u00e9 Onward Music Limited, pr\u00e9tendant avoir compos\u00e9 une partie substantielle de la musique, telle qu\u2019enregistr\u00e9e par le groupe en mai 1967, et r\u00e9clamant sa part de compositeur. Jusque-l\u00e0, soit pendant trente-huit ans, M.\u00a0Fisher n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 impliqu\u00e9 dans l\u2019exploitation de cette chanson et n\u2019avait jamais demand\u00e9 ni re\u00e7u des royalties relatives \u00e0 ce titre. En l\u2019esp\u00e8ce, la Cour d\u2019appel applique les th\u00e9ories de laches et d\u2019aquiescence, et consid\u00e8re que le d\u00e9lai excessif et inexcusable \u00e9coul\u00e9 fait obstacle aux demandes de M.\u00a0Fisher tendant \u00e0 faire reconna\u00eetre ses droits sur l\u2019\u0153uvre, et qu\u2019il fait \u00e9galement obstacle \u00e0 la r\u00e9vocation de la licence implicite constat\u00e9e par la High Court.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>165._ La protection des mesures d\u2019information et de protection contre la copie_ <\/strong>Les dispositions de l\u2019article\u00a06 de la directive droit d\u2019auteur dans la soci\u00e9t\u00e9 de l\u2019information sur les mesures de protection contre la copie ont \u00e9t\u00e9 transpos\u00e9es dans les sections 296 ZA \u00e0 ZF du CDPA\u00a01988.\r\n\r\nUn mot doit \u00eatre dit ici de la transposition de l\u2019article\u00a06(4) de la directive, concernant l\u2019articulation entre les mesures techniques et les exceptions au copyright. Cet article a \u00e9t\u00e9 transpos\u00e9 dans la section\u00a0297ZE de la loi[footnote]Qui avait \u00e9t\u00e9 compl\u00e9t\u00e9 par une section 297ZEA consacr\u00e9e \u00e0 la copie priv\u00e9e, qui a subi les cons\u00e9quences de l\u2019annulation de l\u2019exception correspondante. Cet article pr\u00e9servait notamment la possibilit\u00e9 de pr\u00e9server la mesure d\u2019interdiction si elle appara\u00eet raisonnable, notamment au regard de deux facteurs pr\u00e9vus par la loi, \u00e0 savoir le droit du titulaire du copyright d\u2019adopter des mesures ad\u00e9quates pour limiter le nombre de copies et l\u2019existence d\u2019une offre de copies \u00e0 des conditions raisonnables sur des services commerciaux.[\/footnote]. L\u2019article pr\u00e9voit que lorsque l\u2019application d\u2019une mesure de protection effective contre la copie emp\u00eache une personne d\u2019exercer une exception au copyright (la liste des exceptions vis\u00e9es \u00e9tant tr\u00e8s largement d\u00e9finies \u00e0 l\u2019annexe\u00a05A comme les exceptions vis\u00e9es aux sections\u00a029 \u00e0 75 de la loi), cette personne ou le repr\u00e9sentant de la cat\u00e9gorie de personnes \u00e9galement emp\u00each\u00e9es d\u2019exercer cet acte peuvent notifier une r\u00e9clamation au <em>Secretary of State<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 296ZE(2).[\/footnote]. Ce dernier\u00a0 peut alors imposer au titulaire des droits ou aux licenci\u00e9s exclusifs de prendre des mesures ou d\u2019accorder des autorisations n\u00e9cessaires aux fins de permettre l\u2019exercice de l\u2019exception[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 296ZE(3) et (4).[\/footnote]. Le non-respect de ces directives engage la responsabilit\u00e9 civile des ayants droit concern\u00e9s envers les demandeurs ou les personnes qu\u2019ils repr\u00e9sentent[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0296ZE(6). Le non respect constitue un <em>breach of statutory duty<\/em>.[\/footnote]. Ce r\u00e9gime s\u2019applique uniquement aux hypoth\u00e8ses d\u2019acc\u00e8s licites aux \u0153uvres[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0296ZE(10).[\/footnote], et ne s\u2019applique pas aux mises \u00e0 dispositions \u00e0 la demande soumises \u00e0 conditions contractuelles[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0296ZE(9).[\/footnote].\r\n\r\nLes dispositions de l\u2019article 7(1)(c) de la directive 2009\/24\/CE (logiciels: neutralisation des dispositifs techniques de protection ont \u00e9t\u00e9 transpos\u00e9es dans la section 296 du CDPA 1988. Les dispositions de la directive \u00ab acc\u00e8s conditionnel \u00bb[footnote]<a href=\"https:\/\/eur-lex.europa.eu\/legal-content\/FR\/TXT\/?uri=celex%3A31998L0084\">Directive 98\/84\/CE<\/a> du Parlement europ\u00e9en et du Conseil du 20\u00a0novembre 1998 concernant la protection juridique des services \u00e0 acc\u00e8s conditionnel et des services d\u2019acc\u00e8s conditionnel, <em>JOCE<\/em> L 320, p.54-57.[\/footnote] ont quant \u00e0 elles, \u00e9t\u00e9 transpos\u00e9es aux sections 297 \u00e0 299.\r\n\r\nEnfin, les dispositions concernant la protection des mesures d\u2019information sont d\u00e9taill\u00e9es \u00e0 la section 296ZG du CDPA 1988.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>166._ La contrefa\u00e7on sur Internet_ <\/strong>Les dispositions de la directive e-commerce de 2000 sur la responsabilit\u00e9 des interm\u00e9diaires ont \u00e9t\u00e9 transpos\u00e9es au Royaume-Uni par les <em>Electronic Commerce Regulations 2002<\/em>[footnote]SI 2002\/2013.[\/footnote], entr\u00e9es en vigueur le 21 ao\u00fbt 2002. Ces dispositions ne semblent pas avoir g\u00e9n\u00e9r\u00e9 une jurisprudence similaire \u00e0 celle qui s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e en France \u00e0 l\u2019\u00e9gard des h\u00e9bergeurs du Web 2.0, au regard des contenus contrefaisants contenus sur leurs services[footnote]La jurisprudence de la CJUE sur ce point est applicable, sous r\u00e9serve des possibilit\u00e9s de divergences post-Brexit (V. <em>supra<\/em> n\u00b0 32) : affaire <a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/liste.jsf?language=fr&amp;num=C-236\/08\">C-236\/08 \u00e0 238\/08<\/a> <em>Google France c. Louis Vuitton<\/em>\u00a0; <em>Google France c. Viaticum\u00a0<\/em>; <em>Google France c. CNRRH<\/em> (2010)\u00a0; affaire\u00a0<a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/liste.jsf?language=fr&amp;num=C-324\/09\">C-324\/09<\/a> <em>L\u2019Or\u00e9al SA c. eBay International AG<\/em> (2011).[\/footnote].\r\n\r\nEn revanche, les demandes d\u2019injonctions contre les fournisseurs de services ont \u00e9t\u00e9 nombreuses. Elles se fondent sur le texte de la section 97A du CDPA 1988, qui transpose les dispositions de l\u2019article 8(3) de la directive soci\u00e9t\u00e9 de l\u2019information de 2001 et dispose :\r\n\r\n\u00ab\u00a0La High Court (\u2026) peut accorder une injonction contre un fournisseur de service lorsque ce fournisseur de service a connaissance de l\u2019utilisation de ses services aux fins de contrefaire un copyright.\u00a0\u00bb\r\n\r\nCette section a fait et fait toujours l\u2019objet de nombreuses applications dirig\u00e9es contre des fournisseurs de service Internet en relation avec des sites de <em>streaming<\/em> ou bittorent[footnote]Depuis <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7c060d03e7f57eb1c9e\"><em>Twentieth Century Fox Film Corp v.\u00a0Newzbin Ltd<\/em><\/a> [2010] EWHC 608 (Ch) (Newzbin)\u00a0; <a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWHC\/Ch\/2011\/2714.html\"><em>Twentieth Century Fox Film Corp v.\u00a0British Telecommunications Ltd<\/em><\/a> [2011] EWHC 1981 (Ch) (Newzbin)\u00a0; [2012] 1 All E.R. 806\u00a0; [2011] R.P.C. 28\u00a0; <a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWHC\/Ch\/2011\/2714.html\"><em>Twentieth Century Fox Film Corp v.\u00a0British Telecommunications Ltd<\/em> (No.2)<\/a> [2011] EWHC 2714 (Ch)\u00a0; [2012] 1 All E.R. 869 (Newzbin)\u00a0; <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff71560d03e7f57ea74d2\"><em>Paramount Home entertainment International Ltd v.\u00a0British Sky Broadcasting<\/em> Ltd<\/a> [2014] EWCH 937 (Ch) (Ch D) (websites) ; <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff75960d03e7f57eab91e\">T<em>wentieth Century Fox Film Corp v.\u00a0Sky UK Ltd<\/em><\/a> [2015] EWHC 1082 (Ch) (Popcorn Time). V. S.\u00a0Baggs, E.\u00a0Preston, \u00ab\u00a0Curtains down on Popcorn Time: s.\u00a097A takes center stage\u00a0\u00bb, Ent.\u00a0LR<em>\u00a0<\/em>2015, 26(6), 221-224.[\/footnote].\r\n\r\nLe Royaume-Uni a \u00e9galement mis en place, au travers du D<em>igital Economy Act\u00a02010<\/em>, un m\u00e9canisme de r\u00e9ponse gradu\u00e9e qui s\u2019inspire du m\u00e9canisme institu\u00e9 en France. Ce m\u00e9canisme est codifi\u00e9 dans le Communications Act 2003[footnote]Ss. <a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/2003\/21\/contents\">124A \u00e0 124N<\/a>. Ce texte a fait l\u2019objet d\u2019un recours en annulation form\u00e9 par les fournisseurs d\u2019acc\u00e8s, rejet\u00e9 par la <em>High Court<\/em> (<a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7e160d03e7f57eb29a4\"><em>R (on the application of British Telecommunications plc) v.\u00a0Secretary of State for Business, Innovation and Skills<\/em><\/a> [2011] EWHC 1021 (Admin)\u00a0; [2011] A.C.D.\u00a075\u00a0; [2012] EWCA Civ 232\u00a0; [2012] 2 C.M.L.R. 23.). La loi pr\u00e9voit que les ayants droit peuvent, dans une premi\u00e8re \u00e9tape, adresser aux fournisseurs d\u2019acc\u00e8s une liste des adresses IP qu\u2019ils pensent \u00eatre utilis\u00e9es \u00e0 des fins de contrefa\u00e7on dans le cadre d\u2019un \u00ab\u00a0<em>copyright infringement report\u00a0<\/em>\u00bb. Une notification est alors adress\u00e9e par le fournisseur d\u2019acc\u00e8s aux abonn\u00e9s concern\u00e9s. L\u2019autorit\u00e9 de r\u00e9gulation des communications \u00e9lectroniques, l\u2019OFCOM, est charg\u00e9 de d\u00e9terminer r\u00e9glementairement le niveau d\u2019indices suffisant pour lancer cette proc\u00e9dure, ainsi que les modalit\u00e9s de notification des abonn\u00e9s. Le fournisseur d\u2019acc\u00e8s doit conserve les informations relatives aux abonn\u00e9s notifi\u00e9s. Dans une seconde \u00e9tape, les titulaires de droits doivent demander aux fournisseurs d\u2019acc\u00e8s une \u00ab\u00a0copyright infringement list\u00a0\u00bb consistant dans une liste anonyme des abonn\u00e9s qui sont consid\u00e9r\u00e9s comme remplissant les crit\u00e8res \u00e9tablis par l\u2019OFCOM. Les ayants droit peuvent alors demander \u00e0 un juge une ordonnance aux fins d\u2019identifier un ou tous les abonn\u00e9s de cette liste, et lancer une proc\u00e9dure de contrefa\u00e7on de droit commun. Une proc\u00e9dure d\u2019appel particuli\u00e8re relative au \u00ab\u00a0copyright infringement report\u00a0\u00bb est instaur\u00e9e au b\u00e9n\u00e9fice des abonn\u00e9s vis\u00e9s devant l\u2019OFCOM. La loi pr\u00e9voit \u00e9galement que le gouvernement pourra, apr\u00e8s un d\u00e9lai d\u2019un an suivant l\u2019entr\u00e9e en vigueur du r\u00e8glement de l\u2019OFCOM, imposer aux fournisseurs d\u2019acc\u00e8s de mettre en \u0153uvre des mesures techniques (d\u00e9finies par le gouvernement) contre les abonn\u00e9s vis\u00e9s dans le copyright infringement report et qui remplissent les crit\u00e8res vis\u00e9s par l\u2019OFCOM, pouvant aller jusqu\u2019\u00e0 une r\u00e9duction de bande passante ou une suppression temporaire de leur abonnement.[\/footnote]. Cependant, ce m\u00e9canisme a connu des probl\u00e8mes de mise en \u0153uvre li\u00e9s aux co\u00fbts, \u00e0 l\u2019identification des contrefacteurs (dans la mesure o\u00f9 les adresses IP collect\u00e9es identifient seulement les abonn\u00e9s) et \u00e0 une r\u00e9sistance des fournisseurs d\u2019acc\u00e8s. Il est donc rest\u00e9 lettre morte.\r\n\r\nAfin de contourner ces difficult\u00e9s, un programme volontaire, le <em>Voluntary Copyright Alert\u00a0Programme<\/em> (VCAP), a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 en 2014. Il s\u2019inspirait du m\u00e9canisme de r\u00e9ponse gradu\u00e9e mis en place aux \u00c9tats-Unis en 2013 et d\u00e9nomm\u00e9 <em>Copyright Alert System<\/em> (ou <em>six strikes system<\/em>)[footnote]V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>2.[\/footnote]. Ce programme a fait l\u2019objet d\u2019un accord entre le gouvernement britannique, British Phonographic Industry (BPI), la Motion Picture Association (MPA) les quatre principaux fournisseurs d\u2019acc\u00e8s \u00e0 Internet. Il pr\u00e9voyait l\u2019identification de l\u2019adresse IP des contrefacteurs sur les r\u00e9seaux P2P publics et leur notification aux fournisseurs d\u2019acc\u00e8s, qui adressaient d\u00e8s lors des lettres d\u2019avertissement, si n\u00e9cessaire contenant un langage de plus en plus ferme. La lettre, cependant, ne contenait pas de menace d\u2019action en justice, et aucune \u00e9tape suppl\u00e9mentaire n\u2019\u00e9tait pr\u00e9vue si les avertissements \u00e9taient ignor\u00e9s. Ce programme a \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9 en 2019. Des programmes de sensibilisation y ont \u00e9t\u00e9 substitu\u00e9s.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>167._ La contrefa\u00e7on au travers des syst\u00e8mes d'IA g\u00e9n\u00e9rative_<\/strong>[footnote]Pour un article centr\u00e9 sur le copyright britannique, r\u00e9cent et complet sur la question, A. Guadamuz, A Scanner Darkly: Copyright Liability and Exceptions in Artificial Intelligence Inputs and Outputs, GRUR International 2\/2024, en acc\u00e8s libre sur <a href=\"https:\/\/papers.ssrn.com\/sol3\/papers.cfm?abstract_id=4371204\">ssrn.com<\/a>; V. \u00e9galement House of Lords, Communications and Digital Committee, <a href=\"https:\/\/publications.parliament.uk\/pa\/ld5804\/ldselect\/ldcomm\/54\/5402.htm\">Large language models and generative AI<\/a>, 1st Report of Session 2023-24, 2 f\u00e9vrier 2024; E. Bonadio, L. McDonagh, P. Dinev, Can Artificial Intelligence Infringe Copyright? Some Reflections, in Research Handbook on Intellectual Property and Artificial Intelligence, Edward Elgar 2022; sur le droit moral, R.\u00a0Matulionyte, Can AI Infringe Moral Rights of Authors and Should We Do Anything About It: An Australian Perspective (2022), en acc\u00e8s libre sur <a href=\"https:\/\/ssrn.com\/abstract=4016001\">ssrn.com<\/a>.[\/footnote] La question de la contrefa\u00e7on au travers des syst\u00e8mes d'intelligence artificielle g\u00e9n\u00e9rative se pose dans des termes assez assez similaires, au Royaume-Uni et dans les autres syst\u00e8mes de copyright (et de droit d'auteur). Elle recouvre deux questions distinctes: celle d'une \u00e9ventuelle contrefa\u00e7on au stade de l'apprentissage des syst\u00e8mes d'AI, du fait de la collecte et de l'utilisation (\u00e0 d\u00e9terminer) d'oeuvres pr\u00e9existantes (<em>inputs<\/em>), tout d'abord; et celle d'\u00e9ventuels actes de contrefa\u00e7on commis au travers des oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par les syst\u00e8mes d'IA (<em>outputs<\/em>), ensuite (dans une mesure \u00e9galement \u00e0 d\u00e9terminer, au regard de modalit\u00e9s techniques de g\u00e9n\u00e9ration d'oeuvres assez vari\u00e9es).\r\n\r\nA la date de publication de cette \u00e9dition, les tribunaux britanniques ne se sont pas encore prononc\u00e9s sur ces deux questions. Cependant au moins une affaire est en cours sur ces points, port\u00e9e en 2023 devant la <em>High Court<\/em> de Londres[footnote]Cette action, qui fait \u00e9cho \u00e0 une proc\u00e9dure similaire lanc\u00e9e aux \u00c9tats-Unis, oppose la soci\u00e9t\u00e9 Getty Image \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 Stability AI (sur son pendant aux \u00c9tats-Unis, v. <em>infra<\/em>, n\u00b0 271.). La High Court a rendu une premi\u00e8re d\u00e9cision sur incident dans ce dossier le 1er d\u00e9cembre 2023 (<a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWHC\/Ch\/2023\/3090.html\">Getty Images v. Stability AI<\/a>, [2023] EWHC 3090 (Ch). Saisie de la question de savoir si la fonctionnalit\u00e9 permettant \u00e0 Stable Diffusion de g\u00e9n\u00e9rer une image \u00e0 partir d'une image t\u00e9l\u00e9vers\u00e9e par un utilisateur \u00e9tait contrefaisante, elle a consid\u00e9r\u00e9 que Getty image avait une chance r\u00e9elle de pr\u00e9valoir au fond, mais a renvoy\u00e9 au fond, consid\u00e9rant que l'implication r\u00e9elle de Stability AI (simple interm\u00e9diaire passif ou r\u00f4le actif), d\u00e9terminante de l'issue, n'est pas clairement \u00e9tablie.[\/footnote]. Il faudra donc attendre l'issue de cette proc\u00e9dure, ou d'autres actions similaires, pour en savoir plus, dans le contexte particulier du copyright britannique.\r\n\r\nDes pr\u00e9cisions utiles peuvent cependant \u00eatre apport\u00e9es, \u00e0 ce stade, sur la question des exceptions potentiellement applicables, en particulier au stade de l'apprentissage des syst\u00e8mes d'IA. On peut raisonnablement affirmer qu'en l'\u00e9tat, le copyright britannique, qui ne connait pas de doctrine g\u00e9n\u00e9rale de <em>fair use<\/em>,\u00a0 offre des possibilit\u00e9s tr\u00e8s limit\u00e9es d'exceptions. Ainsi, l'exception existante pour fouille de textes et de donn\u00e9es, inscrite dans la section 29A du CDPA 1988, ne semble pas pouvoir \u00eatre utilement invoqu\u00e9e, dans la mesure o\u00f9 elle ne couvre que les agissements \u00e0 des fins non commerciales[footnote]V. <em>supra<\/em>, n\u00b0 146.[\/footnote]. En r\u00e9action, le Gouvernement britannique avait propos\u00e9 en 2022 l'introduction d'une exception d'exploration de textes et de donn\u00e9es permettant un acc\u00e8s tr\u00e8s large aux \u00e9l\u00e9ments n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019apprentissage automatique et \u00e0 l\u2019entra\u00eenement des syst\u00e8mes d\u2019IA g\u00e9n\u00e9rative[footnote]V. <em>supra<\/em>, n\u00b0 146.[\/footnote]. Il a cependant pr\u00e9cis\u00e9 en mars 2023 qu'il renon\u00e7ait \u00e0 cette exception[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote], et a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 instituer un groupe de travail en vue de l'\u00e9laboration d'un code volontaire dans ce domaine (<em>Code of Practice on Copyright and Artificial Intelligence<\/em>), sous l'\u00e9gide de l'Intellectual Property Office[footnote]<a href=\"https:\/\/www.gov.uk\/guidance\/the-governments-code-of-practice-on-copyright-and-ai\">Page de l'UKIPO<\/a>. Les travaux du groupe mis en place n'ont pas abouti.[\/footnote].\r\n\r\nUne autre exception, l'exception pour reproduction temporaire et transitoire (<em>temporary copies<\/em>) de la 28A du CDPA 1988, a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 \u00e9voqu\u00e9e, mais semble difficilement applicable, en raison de ses conditions assez strictes (notamment l'objectif exig\u00e9 de \u00ab permettre l'utilisation licite de l'oeuvre ou sa transmission entre tiers par la voie d'un r\u00e9seau faisant appel \u00e0 un interm\u00e9diaire \u00bb)[footnote]La section 28A transpose le texte de l'article 5(1) de la directive 2001\/29, et dispose: \u00ab <em>Copyright in a literary work, other than a computer program or a database, or in a dramatic, musical or artistic work, the typographical arrangement of a published edition, a sound recording or a film, is not infringed by the making of a temporary copy which is transient or incidental, which is an integral and essential part of a technological process and the sole purpose of which is to enable <\/em><em>(a) a transmission of the work in a network between third parties by an intermediary; or (b)a lawful use of the work;and which has no independent economic significance<\/em> \u00bb.[\/footnote].\r\n\r\nPr\u00e9cisons enfin que les efforts en vue de l'\u00e9laboration d'un code volontaire du copyright et de l'IA n'ont pas abouti, les parties prenantes ayant pris acte de l'impossibilit\u00e9 d'aboutir \u00e0 un texte en f\u00e9vrier 2024. Le Gouvernement britannique avait indiqu\u00e9 qu'en l'absence de r\u00e9sultat, il envisagerait d'autres moyens d'action, y compris par voie l\u00e9gislative[footnote]V. rapport pr\u00e9cit\u00e9, House of Lords, Communications and Digital Committee, n\u00b0248 p 70.[\/footnote], sans pr\u00e9ciser le sens de cette intervention. On suivra donc avec attention les \u00e9volutions dans ce domaine.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>168._ Sanctions de la contrefa\u00e7on et rem\u00e8des (renvoi)_ <\/strong>Nous renvoyons sur ce point \u00e0 nos d\u00e9veloppements g\u00e9n\u00e9raux en introduction \u00e0 cet ouvrage[footnote]V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 60<\/em>.[\/footnote].\r\n<h2>2. Droits associ\u00e9s ou voisins<\/h2>\r\n<h3><strong>A. Les droits moraux<\/strong><\/h3>\r\n<strong>169._ Les droits moraux: pr\u00e9sentation_<\/strong>[footnote]G. Dworkin, <em>Moral Rights and the Common law Countries<\/em> (1994) 5 AIPJ 5,34 (\u00ab\u00a0<em>opposition to moral rights has at times bordered on the hysterical\u00a0<\/em>\u00bb)\u00a0; I.\u00a0Stamatoudi, <em>Moral Rights of Authors in England: The Missing Emphasis on the Role of Creators<\/em> [1997] 4 IPQ 478\u00a0; J.\u00a0C.\u00a0Ginsburg, <em>Moral rights in a Common law System<\/em> [1990] Ent L Rev 121,128\u00a0; W.\u00a0Cornish, \u00ab\u00a0Moral Rights under the 1988 Act\u00a0\u00bb [1989] EIPR<em>\u00a0<\/em>449\u00a0; R.\u00a0Durie, \u00ab\u00a0Moral Rights and the English Business Community\u00a0\u00bb [1991] Ent.\u00a0LR<em>\u00a0<\/em>40\u00a0; G.\u00a0Dworkin, <em>Moral rights and the Common law Countries<\/em> (1994) 5 AIPJ 5, 22\u00a0; P.\u00a0Goldstein, <em>Adaptation Rights and Moral Rights in the UK, the US and the Federal Republic of Germany<\/em> (1983) 14 IIC 43.[\/footnote] Le droit anglais ne conna\u00eet pas de th\u00e9orie ou de doctrine g\u00e9n\u00e9rale du droit moral. Il est certes possible de d\u00e9couvrir, dans l\u2019histoire du copyright anglais, des droits qui \u00e9t\u00e9 conf\u00e9r\u00e9s afin de prot\u00e9ger les int\u00e9r\u00eats des seuls auteurs, en limitant \u00e0 leur b\u00e9n\u00e9fice l\u2019application des r\u00e8gles contractuelles de droit commun, comme les <em>reversionary rights<\/em> du Copyright Act\u00a01911[footnote]V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 80<\/em>.[\/footnote]. Mais ces droits ont \u00e9t\u00e9 con\u00e7us pour prot\u00e9ger leur int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques<em>. <\/em>Une protection limit\u00e9e contre les atteintes \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 d\u2019une \u0153uvre avait bien \u00e9t\u00e9 institu\u00e9e par la s.\u00a07(4) du Fine Arts Copyright Act\u00a01862[footnote]V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 78<\/em>.[\/footnote], mais cette protection limit\u00e9e du droit moral (qui n\u2019\u00e9tait d\u2019ailleurs pas pr\u00e9sent\u00e9e comme telle) n\u2019a pas eu de descendance, et jusqu\u2019\u00e0 r\u00e9cemment les lois de copyright ne pr\u00e9voyaient aucun ensemble de pr\u00e9rogatives \u00e9quivalentes \u00e0 celles offertes dans les pays de droit d\u2019auteur pour la seule protection des int\u00e9r\u00eats \u00ab moraux \u00bb (non \u00e9conomiques) des auteurs[footnote]V. cependant le cas du Copyright Act canadien de 1921, <em>infra <\/em>n\u00b0<em> 69<\/em>.[\/footnote]. Cette r\u00e9ticence ne s\u2019explique pas uniquement par une vision commercialiste de la protection ou par le lobbying des industries culturelles. D'un point de vue plus technique, le droit moral, con\u00e7u comme un droit fondamental proche des droits de la personnalit\u00e9 et exprim\u00e9 en des termes tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9raux et en apparence absolus, a pu sembler difficilement compatible avec le contexte et l\u2019esprit juridique local[footnote]Cette opinion a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s clairement exprim\u00e9e aux \u00c9tats-Unis en 1952 par le juge Frank dans le jugement <em><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/198\/585\/202631\/\">Granz v. Harris<\/a>, <\/em>198 F.2d 585, (2d\u00a0Cir.\u00a01952)<em>: <\/em>\u00ab\u00a0<em>(a) \u201cmoral rights\u201d seems to indicate to some persons something not legal, something meta-legal. <\/em><em>(b) The \u201cmoral right\u201d doctrine, as applied in some countries, includes very extensive rights which courts in some American jurisdictions are not yet prepared to acknowledge\u00a0; as a result, the phrase \u201cmoral right\u201d seems to have frightened some of those courts to such an extent that they have unduly narrowed artists\u2019 rights. (c) Finally, it is not always an unmitigated boon to devise and employ such a common name (...) [T]he solution of a problem through the invention of a new generalization is no final solution: the new generalization breeds new problems (...). Hypnotized by a label which emphasizes identities, we may be led to ignore differences. For, with its stress on uniformity, an abstraction or generalization tends to become totalitarian in its attitude toward uniqueness<\/em>\u00a0\u00bb<em>.<\/em>[\/footnote]. La position consistant \u00e0 affirmer que les dispositions de l\u2019article\u00a06bis de la Convention de Berne, introduite par la revision de Rome en 1928, \u00e9taient satisfaites par l\u2019application des r\u00e8gles de droit commun de la responsabilit\u00e9 civile et des contrats est cependant rapidement devenue intenable, notamment compte tenu de l\u2019effet tr\u00e8s limit\u00e9 de ces r\u00e8gles[footnote]Notamment au Royaume-Uni, o\u00f9 la jurisprudence semblait nettement moins flexible sur ce point qu\u2019aux \u00c9tats-Unis. Cette protection indirecte est \u00e9tudi\u00e9e en d\u00e9tail \u00e0 propos du droit am\u00e9ricain, <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>236.[\/footnote]. Ainsi, suite aux conclusions du Whitford committee[footnote]V. <em>supra<\/em> n\u00b0 82.[\/footnote], le CDPA 1988 a introduit pour la premi\u00e8re fois en droit anglais une protection de certains droits moraux. Cette protection est inscrite au Chapitre IV du CDPA 1988, qui institue quatre droits qualifi\u00e9s de droits moraux :\r\n<ul>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">le droit d\u2019\u00eatre identifi\u00e9 en tant qu\u2019auteur (<em>right of attribution<\/em>) (s.\u00a077)\u00a0;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">le droit de s\u2019opposer aux traitements pr\u00e9judiciables de l\u2019\u0153uvre (<em>the right of integrity<\/em>) (s.\u00a080)\u00a0;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">le droit pour tous de ne pas se voir faussement attribuer la paternit\u00e9 d\u2019une \u0153uvre (<em>the right to object against false attribution<\/em>) (s.\u00a084)\u00a0:<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">le droit au respect de la vie priv\u00e9e et de l\u2019image du commanditaire d\u2019un film ou d\u2019une photographie faite pour usage priv\u00e9 (s. 85).<\/li>\r\n<\/ul>\r\nLes deux derniers droits n\u2019ont aucun rapport avec le droit moral au sens du droit d\u2019auteur, et ne sont d\u2019ailleurs pas uniquement conf\u00e9r\u00e9s aux auteurs[footnote]Aucun des deux ne requiert l\u2019existence d\u2019une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e par copyright.[\/footnote]. On notera que le l\u00e9gislateur n\u2019a pas consacr\u00e9 de droit de divulgation[footnote]Le tort de <em>breach of confidence<\/em> permet quelquefois d\u2019emp\u00eacher la divulgation non autoris\u00e9e d\u2019une \u0153uvre non publi\u00e9e\u00a0:<em> Prince Albert v.\u00a0Strange <\/em>(1848) 2 De G &amp; Smith 652, (1849) 1\u00a0MacG\u00a025.[\/footnote], ni de droit de repentir ou de retrait ou un autre droit moral.\r\n\r\nSi elle satisfait formellement aux exigences de l\u2019article\u00a06bis de la Convention de Berne (c\u2019est en tout cas le consensus au Royaume-Uni), cette protection n\u2019a que tr\u00e8s peu de points communs avec la protection du droit moral dans les pays de droit civil. Tout d\u2019abord, les droits moraux ne font pas partie du copyright[footnote]V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>15.[\/footnote]. Ensuite, la qualit\u00e9 d\u2019auteur et de titulaire de certains droits moraux ne correspond pas n\u00e9cessairement. Ainsi dans le texte initial du CDPA\u00a01988 les r\u00e9alisateurs des films se voyaient reconna\u00eetre des droits moraux alors qu\u2019ils n\u2019avaient pas la qualit\u00e9 d\u2019auteur, et donc de titulaire initial, du copyright dans cette cat\u00e9gorie d\u2019\u0153uvres. De m\u00eame, comme indiqu\u00e9 les droits vis\u00e9s aux sections\u00a084 et 85 sont conf\u00e9r\u00e9s \u00e0 tous, ind\u00e9pendamment d\u2019une quelconque qualit\u00e9 d\u2019auteur, voire de l\u2019existence d\u2019une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e. Mais surtout, le l\u00e9gislateur britannique a choisi d\u2019introduire de nombreuses exceptions, restrictions, et limites \u00e0 l\u2019exercice des droits moraux ou aux rem\u00e8des disponibles, qui \u00e9cartent fortement la protection du mod\u00e8le continental.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>170._ Les r\u00e8gles communes_ <\/strong>Les droits moraux ne sont pas cessibles[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 94.[\/footnote]. Cependant, le consentement du titulaire, m\u00eame pr\u00e9alable, l\u00e9gitime l\u2019atteinte qui leur est port\u00e9e[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 87(1).[\/footnote]. Le titulaire des droits moraux peut \u00e9galement y renoncer par \u00e9crit[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 87(2).[\/footnote]. La renonciation peut porter sur une \u0153uvre d\u00e9termin\u00e9e, sur des \u0153uvres d\u2019une cat\u00e9gorie d\u00e9termin\u00e9e ou sur toutes les d\u2019\u0153uvres en g\u00e9n\u00e9ral, peut viser des \u0153uvres actuelles ou futures, et peut \u00eatre subordonn\u00e9e ou non \u00e0 une condition et \u00eatre sujette \u00e0 r\u00e9vocation[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote]. En outre, si elle est faite en faveur du titulaire ou du titulaire \u00e0 venir du copyright sur l\u2019\u0153uvre ou les \u0153uvres auxquelles elle se rapporte, elle est pr\u00e9sum\u00e9e s\u2019\u00e9tendre aux b\u00e9n\u00e9ficiaires de licences conc\u00e9d\u00e9es par l\u2019int\u00e9ress\u00e9 et \u00e0 leurs ayants cause, sauf disposition contraire expresse[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote]. Enfin les principes g\u00e9n\u00e9raux du droit des obligations et de l\u2019\u00e9quit\u00e9 (<em>estoppel<\/em>) s\u2019appliquent, de sorte qu\u2019une renonciation informelle peut \u00e9galement avoir effet.\r\n\r\nLes droits moraux ont une dur\u00e9e \u00e9quivalente au copyright[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a086(1).[\/footnote], sauf le droit de ne pas se voir faussement attribuer la paternit\u00e9 d\u2019une \u0153uvre, qui expire vingt ans apr\u00e8s la mort de la personne faussement identifi\u00e9e comme l\u2019auteur[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a095(5).[\/footnote].\r\n\r\nLes r\u00e8gles de transmission \u00e0 cause de mort sont inscrites \u00e0 la section\u00a095 du CDPA\u00a01988, et renvoient pour la plupart au droit commun[footnote]Le droit de ne pas se voir faussement attribuer la paternit\u00e9 d\u2019une \u0153uvre est cependant soumis \u00e0 une r\u00e8gle sp\u00e9cifique.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>171._ Le droit \u00e0 la paternit\u00e9 (droit d\u2019\u00eatre identifi\u00e9 en tant qu\u2019auteur)_ <\/strong>Aux termes de la section\u00a077 du CDPA\u00a01988, l\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique prot\u00e9g\u00e9e et le r\u00e9alisateur d\u2019un film prot\u00e9g\u00e9 ont le droit d\u2019\u00eatre identifi\u00e9s, respectivement en tant qu\u2019auteur ou r\u00e9alisateur de l\u2019\u0153uvre.\r\n\r\nCependant, et il s\u2019agit d\u2019une limite importante, la loi pr\u00e9cise qu\u2019il ne peut y avoir d\u2019atteinte \u00e0 ce droit que s\u2019il a \u00e9t\u00e9 revendiqu\u00e9[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 77(1).[\/footnote]. Le droit peut \u00eatre revendiqu\u00e9 de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale ou pour certaines formes d\u2019exploitation. La revendication est inscrite dans l\u2019acte de cession ou dans un document \u00e9tabli par \u00e9crit et sign\u00e9 par l\u2019auteur[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 78.[\/footnote]. Elle consiste en pratique \u00e0 indiquer que l\u2019auteur revendique le droit d\u2019\u00eatre identifi\u00e9 en tant qu\u2019auteur de l\u2019\u0153uvre.\r\n\r\nLa loi d\u00e9taille \u00e9galement les conditions de l\u2019identification\u00a0pour les diff\u00e9rentes cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es, comme suit\u00a0:\r\n\r\nL\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire (\u00e0 l\u2019exclusion d\u2019un texte destin\u00e9 \u00e0 \u00eatre chant\u00e9 ou parl\u00e9 avec de la musique) ou d\u2019une \u0153uvre dramatique a le droit d\u2019\u00eatre identifi\u00e9 d\u00e8s lors que (a) l\u2019\u0153uvre est publi\u00e9e commercialement, repr\u00e9sent\u00e9e ou ex\u00e9cut\u00e9e en public, radiodiffus\u00e9e ou programm\u00e9e dans un service de c\u00e2blodistribution, ou (b) des copies d\u2019un film ou d\u2019un enregistrement sonore dans lequel figure l\u2019\u0153uvre sont diffus\u00e9es dans le public[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a077(2).[\/footnote]. En outre, lorsque l\u2019un de ces \u00e9v\u00e8nements se produit en relation avec une adaptation de l\u2019\u0153uvre, ce droit comprend aussi celui d\u2019\u00eatre identifi\u00e9 en tant qu\u2019auteur de l\u2019\u0153uvre \u00e0 partir de laquelle l\u2019adaptation a \u00e9t\u00e9 faite[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote].\r\n\r\nL\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre musicale, ou d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire consistant en un texte destin\u00e9 \u00e0 \u00eatre chant\u00e9 ou parl\u00e9 avec de la musique a le droit d\u2019\u00eatre identifi\u00e9 d\u00e8s lors que (a) l\u2019\u0153uvre est publi\u00e9e commercialement, (b) des copies d\u2019un enregistrement sonore de l\u2019\u0153uvre sont diffus\u00e9es dans le public\u00a0: ou (c) un film dont la piste sonore comprend l\u2019\u0153uvre est projet\u00e9 en public ou des copies de ce film sont diffus\u00e9es dans le public[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a077(3).[\/footnote]. En outre, lorsque l\u2019un de ces \u00e9v\u00e8nements concerne une adaptation de l\u2019\u0153uvre, ce droit comprend aussi celui d\u2019\u00eatre identifi\u00e9 en tant qu\u2019auteur de l\u2019\u0153uvre adapt\u00e9e[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote].\r\n\r\nL\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre artistique a le droit d\u2019\u00eatre identifi\u00e9 d\u00e8s lors que (a) l\u2019\u0153uvre est publi\u00e9e commercialement ou expos\u00e9e en public, ou une image de l\u2019\u0153uvre est communiqu\u00e9e au public\u00a0; (b) un film comprenant une image de l\u2019\u0153uvre est projet\u00e9 en public ou des copies de ce film sont diffus\u00e9es dans le public\u00a0; ou (c) s\u2019agissant d\u2019une \u0153uvre d\u2019architecture consistant en un \u00e9difice ou une maquette d\u2019\u00e9difice, d\u2019une sculpture ou d\u2019une \u0153uvre artistique artisanale, des copies d\u2019une \u0153uvre graphique la repr\u00e9sentant, ou d\u2019une photographie de cette \u0153uvre, sont diffus\u00e9es dans le public[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a077(4).[\/footnote].\r\n\r\nL\u2019auteur d\u2019un \u00e9difice a aussi le droit d\u2019\u00eatre identifi\u00e9 sur l\u2019\u00e9difice b\u00e2ti ou, lorsque plusieurs \u00e9difices sont b\u00e2tis d\u2019apr\u00e8s le m\u00eame plan, sur le premier d\u2019entre eux[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a077(5).[\/footnote].\r\n\r\nLe r\u00e9alisateur d\u2019un film a le droit d\u2019\u00eatre identifi\u00e9 d\u00e8s lors que le film est projet\u00e9 en public, communiqu\u00e9 au public ou que des copies en sont diffus\u00e9es dans le public[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a077(6).[\/footnote].\r\n\r\nLes modalit\u00e9s d\u2019identifications sont \u00e9galement d\u00e9finies par la loi \u00e0 la section\u00a077(7), comme suit\u00a0:\r\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Le droit reconnu \u00e0 l\u2019auteur ou au r\u00e9alisateur en vertu du pr\u00e9sent article consiste\u00a0:<\/p>\r\n\r\n<ol>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">a) s\u2019agissant de la publication commerciale ou de la diffusion dans le public de copies d\u2019un film ou d\u2019un enregistrement sonore, \u00e0 \u00eatre identifi\u00e9 dans ou sur chaque copie ou, si cela n\u2019est pas possible, de toute autre mani\u00e8re permettant de porter son identit\u00e9 \u00e0 l\u2019attention de tout acqu\u00e9reur d\u2019une copie,<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">b) s\u2019agissant de l\u2019identification d\u2019un \u00e9difice, \u00e0 \u00eatre identifi\u00e9 de mani\u00e8re appropri\u00e9e de fa\u00e7on visible par les personnes qui p\u00e9n\u00e8trent dans l\u2019\u00e9difice ou qui s\u2019en approchent, et<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">c) dans tout autre cas, \u00e0 \u00eatre identifi\u00e9 de fa\u00e7on \u00e0 ce que son identit\u00e9 soit port\u00e9e \u00e0 l\u2019attention d\u2019une personne qui voit ou entend la repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution, l\u2019exposition, la projection ou la communication au public en question.\u00a0\u00bb[footnote]Traduction OMPI.[\/footnote]<\/li>\r\n<\/ol>\r\nL\u2019article ajoute que l\u2019identification doit toujours \u00eatre claire et suffisamment en \u00e9vidence. Il pr\u00e9cise \u00e9galement que si l\u2019auteur ou le r\u00e9alisateur qui revendique le droit d\u2019\u00eatre identifi\u00e9 pr\u00e9cise un pseudonyme, des initiales ou tout autre mode particulier d\u2019identification, ce dernier doit \u00eatre utilis\u00e9\u00a0; \u00e0 d\u00e9faut, il est possible d\u2019avoir recours \u00e0 tout mode d\u2019identification normalement acceptable.\r\n\r\nLes exceptions au droit \u00e0 la paternit\u00e9 sont nombreuses[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a079.[\/footnote].\r\n\r\nTout d\u2019abord, le droit ne peut \u00eatre exerc\u00e9 pour les programmes d\u2019ordinateur, les dessins de caract\u00e8res typographiques et les \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es par ordinateur[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a079(2).[\/footnote].\r\n\r\nEnsuite, le droit ne peut \u00eatre exerc\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019actes accomplis par le titulaire du copyright ou avec son autorisation lorsque l\u2019\u0153uvre est cr\u00e9\u00e9e par un employ\u00e9 et appartient \u00e0 l\u2019employeur en vertu des r\u00e8gles applicables aux cr\u00e9ations de salari\u00e9s[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a079(3).[\/footnote].\r\n\r\n\u00c9galement, plusieurs exceptions au copyright constituent \u00e9galement des exceptions au droit \u00e0 la paternit\u00e9[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 79(4).[\/footnote]. Des exceptions sp\u00e9cifiques concernent les comptes rendus d\u2019\u00e9v\u00e8nements d\u2019actualit\u00e9, la publication dans un journal, un magazine ou un p\u00e9riodique similaire, une encyclop\u00e9die, un dictionnaire, un annuaire ou un autre ouvrage collectif de r\u00e9f\u00e9rence, d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique cr\u00e9\u00e9e en vue de cette publication ou mise \u00e0 disposition avec l\u2019autorisation de l\u2019auteur en vue de cette publication.\r\n\r\nEnfin, le droit ne peut \u00eatre exerc\u00e9 au regard d\u2019une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e par un copyright appartenant \u00e0 la Couronne ou au Parlement, ou une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e par un copyright appartenant \u00e0 titre originaire \u00e0 une organisation internationale en vertu de la section\u00a0168, \u00e0 moins que l\u2019auteur ou le r\u00e9alisateur n\u2019ait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9 en tant que tel dans ou sur des copies ou exemplaires publi\u00e9s de l\u2019\u0153uvre.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>172._ Le droit \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 de l\u2019\u0153uvre (<em>right to object to derogatory treatments<\/em>)_\u00a0<\/strong>Aux termes de la section\u00a080, \u00ab\u00a0l\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique prot\u00e9g\u00e9e et le r\u00e9alisateur d\u2019un film prot\u00e9g\u00e9 a le droit, dans les conditions pr\u00e9vues dans le pr\u00e9sent article, \u00e0 ce que son \u0153uvre de fasse pas l\u2019objet de traitements lui portant atteinte (<em>derogatory treatments<\/em>)\u00a0\u00bb.\r\n\r\nLes \u00ab\u00a0traitements\u00a0\u00bb sont d\u00e9finies comme \u00ab\u00a0toute adjonction ou suppression ainsi que toute transformation ou adaptation de l\u2019\u0153uvre, \u00e0 l\u2019exclusion d\u2019une traduction d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire ou dramatique, ou d\u2019un arrangement ou d\u2019une transcription d\u2019une \u0153uvre musicale se limitant \u00e0 un changement de cl\u00e9 ou de tonalit\u00e9\u00a0\u00bb[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a080(2).[\/footnote].\r\n\r\nEn outre, la modification (<em>treatment<\/em>) d\u2019une \u0153uvre \u00ab\u00a0porte atteinte \u00e0 celle-ci (<em>is derogatory<\/em>) si elle se traduit par une d\u00e9formation ou une mutilation de l\u2019\u0153uvre ou est d\u2019une autre mani\u00e8re pr\u00e9judiciable \u00e0 l\u2019honneur ou \u00e0 la r\u00e9putation de l\u2019auteur ou du r\u00e9alisateur\u00a0\u00bb[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote].\r\n\r\nLa loi pr\u00e9cise \u00e9galement la nature des atteintes prohib\u00e9es\u00a0pour les diff\u00e9rentes cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es\u00a0:\r\n\r\nPour les \u0153uvres litt\u00e9raires, dramatiques ou musicales, la loi vise la publication commerciale, la repr\u00e9sentation publique, la communication au public d\u2019une version mutil\u00e9e de l\u2019\u0153uvre, ainsi que la diffusion dans le public de copies d\u2019un film ou d\u2019un enregistrement sonore comprenant une version mutil\u00e9e de l\u2019\u0153uvre (<em>a derogatory treatment of the work<\/em>)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a080(3).[\/footnote].\r\n\r\nPour les \u0153uvres artistiques, la loi vise la publication commerciale, l\u2019exposition publique, la communication au public d\u2019une version mutil\u00e9e de l\u2019\u0153uvre, la pr\u00e9sentation au public d\u2019un film incluant une image d\u2019une mutilation de l\u2019\u0153uvre et la distribution de copies d\u2019un tel film. En outre, pour les \u0153uvres d\u2019architecture consistant dans des maquettes de b\u00e2timents, des sculptures ou des \u0153uvres artistiques artisanales (<em>works of artistic craftsmanship<\/em>), est interdite la distribution de copies d\u2019une \u0153uvre graphique ou d\u2019une photographie repr\u00e9sentant une version mutil\u00e9e de l\u2019oeuvre.[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a080(4).[\/footnote]. Ces dispositions ne sont pas applicables \u00e0 une \u0153uvre d\u2019architecture consistant en un \u00e9difice\u00a0; toutefois, lorsque l\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre de cette nature est identifi\u00e9 sur l\u2019\u00e9difice et que celui-ci fait l\u2019objet d\u2019une mutilation, il peut exiger la suppression de cette identification[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a080(5).[\/footnote].\r\n\r\nEnfin, pour les films, la loi sanctionne la projection publique ou la communication au public d\u2019une version mutil\u00e9e du film, ainsi que la distribution de copies d\u2019une version mutil\u00e9e du film[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a080(6).[\/footnote].\r\n\r\nLe droit \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 s\u2019\u00e9tend \u00e0 la modification partielle d\u2019une \u0153uvre r\u00e9sultant d\u2019une modification pr\u00e9c\u00e9demment op\u00e9r\u00e9e par une autre personne que l\u2019auteur (ou le r\u00e9alisateur, pour les films), si les parties de l\u2019\u0153uvre ainsi modifi\u00e9es sont attribu\u00e9es \u00e0 l\u2019auteur (ou au r\u00e9alisateur) ou sont de nature \u00e0 \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme \u00e9tant son \u0153uvre[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a080(7).[\/footnote].\r\n\r\nLa d\u00e9tention \u00e0 des fins commerciales et divers actes de d\u00e9bit d\u2019articles comprenant des oeuvres mutil\u00e9es constituent des atteintes au droit \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 (actes de contrefa\u00e7on secondaires), sous r\u00e9serve que la personne ait connaissance de leur caract\u00e8re contrefaisant ou soit dans une situation le laissant pr\u00e9sumer[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a083\u00a0: \u00ab<em>\u00a0(1) The right conferred by section 80 (right to object to derogatory treatment of work) is also infringed by a person who--<\/em><em>(a) possesses in the course of a business, or<\/em><em>(b) sells or lets for hire, or offers or exposes for sale or hire, or<\/em><em>(c) in the course of a business exhibits in public or distributes, or<\/em><em>(d) distributes otherwise than in the course of a business so as to affect prejudicially the honour or reputation of the author or director,<\/em><em>an article which is, and which he knows or has reason to believe is, an infringing article.<\/em><em>(2) An \"infringing article\" means a work or a copy of a work which--<\/em><em>(a) has been subjected to derogatory treatment within the meaning of section 80, and<\/em><em>(b) has been or is likely to be the subject of any of the acts mentioned in that section in circumstances infringing that right.\u00a0\u00bb<\/em>[\/footnote].\r\n\r\nLes exceptions au droit \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 sont nombreuses[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a081.[\/footnote].\r\n\r\nTout d\u2019abord, le droit ne peut \u00eatre exerc\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019un programme d\u2019ordinateur ou d\u2019une \u0153uvre cr\u00e9\u00e9e par ordinateur, ou au regard d\u2019une \u0153uvre cr\u00e9\u00e9e en vue de rendre compte d\u2019\u00e9v\u00e8nements d\u2019actualit\u00e9[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 81(2) et (3).[\/footnote]. Il ne peut non plus \u00eatre exerc\u00e9 en cas de publication dans un journal, un magazine ou un p\u00e9riodique analogue, une encyclop\u00e9die, un dictionnaire, un annuaire ou un autre ouvrage collectif de r\u00e9f\u00e9rence d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique cr\u00e9\u00e9e en vue de cette publication ou mise \u00e0 disposition avec l\u2019autorisation de l\u2019auteur en vue de cette publication[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 81(4).[\/footnote]. Le droit ne peut pas non plus \u00eatre exerc\u00e9 au regard d\u2019une exploitation ult\u00e9rieure de cette \u0153uvre en un autre lieu sans aucune modification de la version publi\u00e9e[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote].\r\n\r\nEnsuite, ne porte pas atteinte au droit tout acte qui, en vertu de la section\u00a057 (\u0153uvres anonymes ou pseudonymes\u00a0: actes autoris\u00e9s dans l\u2019hypoth\u00e8se de l\u2019expiration du copyright ou du d\u00e9c\u00e8s de l\u2019auteur), ne porterait pas atteinte au copyright[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a081(5).[\/footnote].\r\n\r\n\u00c9galement, ne peuvent \u00eatre contrefaisant les actes accomplis dans le but (a) d\u2019\u00e9viter qu\u2019un d\u00e9lit soit commis, (b) de respecter une obligation impos\u00e9e aux termes d\u2019un texte en vigueur ou en vertu d\u2019un tel texte, ou (c) s\u2019agissant de la British Broadcasting Corporation, d\u2019\u00e9viter que figure dans l\u2019un de ses programmes tout \u00e9l\u00e9ment contraire au bon go\u00fbt ou \u00e0 la d\u00e9cence, ou de nature \u00e0 pousser ou \u00e0 inciter au crime, \u00e0 provoquer des d\u00e9sordres ou \u00e0 heurter l\u2019opinion publique. Cependant, ces exceptions s\u2019appliquent sous r\u00e9serve de l\u2019insertion d\u2019un avertissement suffisant (<em>a sufficient disclaimer<\/em>)[footnote]Mais uniquement \u00a0lorsque\u00a0 l\u2019auteur ou le r\u00e9alisateur sont identifi\u00e9s au moment de l\u2019acte ou sur des copies ou exemplaires publi\u00e9s de l\u2019\u0153uvre. CDPA 1988, s.\u00a081(6).[\/footnote].\r\n\r\nEnfin, le droit \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 ne peut \u00eatre exerc\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019aucun acte accompli par le titulaire du copyright ou avec son autorisation lorsque l\u2019\u0153uvre est cr\u00e9\u00e9e par un employ\u00e9 et appartient \u00e0 l\u2019employeur en vertu des r\u00e8gles applicables aux cr\u00e9ations de salari\u00e9s, ou pour les \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es par un <em>Crown<\/em> ou <em>Parliamentary copyright<\/em> ou appartenant \u00e0 titre originaire \u00e0 une organisation internationale, \u00e0 la condition d\u2019une identification et d\u2019un avertissement suffisant[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a082.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>173._ Fausse attribution et vie priv\u00e9e_ <\/strong>Comme indiqu\u00e9, le CDPA\u00a01988 a introduit deux autres droits, express\u00e9ment qualifi\u00e9s de droits moraux, mais qui n\u2019ont que peu de rapports avec le concept civiliste de droit moral.\r\n\r\nLe premier est le droit de s\u2019opposer \u00e0 une fausse attribution de paternit\u00e9. Ce droit, issu du tort de<em> passing off<\/em>[footnote]V. Tome 3, et 1\u00e8re \u00e9d. 2017, n\u00b0<em>\u00a0<\/em>463.[\/footnote], a \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9 pour la premi\u00e8re fois dans la section\u00a07(4) du Fine Art Copyright Act\u00a01862. Il est d\u00e9crit \u00e0 l\u2019article\u00a084 du CDPA\u00a01988 qui dispose\u00a0que toute personne a le droit, dans les conditions mentionn\u00e9es par l\u2019article, de ne pas se voir faussement attribuer (explicitement ou implicitement) la paternit\u00e9 d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique, ou la qualit\u00e9 de r\u00e9alisateur d\u2019un <em>film<\/em>. L\u2019article pr\u00e9cise les conditions d\u2019application de ce droit mais ne pr\u00e9voit pas d\u2019exceptions.\r\n\r\nLe second, encore plus \u00e9loign\u00e9 du concept de droit moral, et \u00e0 la port\u00e9e tr\u00e8s limit\u00e9e, est un droit \u00e0 la vie priv\u00e9e au regard de certains films et photographies. La section\u00a085 du CDPA\u00a01988 dispose que lorsqu\u2019une photographie a \u00e9t\u00e9 prise ou un film r\u00e9alis\u00e9 sur commande pour l\u2019usage personnel et priv\u00e9 de la personne ayant command\u00e9 l\u2019\u0153uvre, celle-ci a le droit de s\u2019opposer aux actes suivants lorsque l\u2019\u0153uvre ainsi r\u00e9alis\u00e9e est prot\u00e9g\u00e9e\u00a0: diffusion dans le public de copies ou d\u2019exemplaires de l\u2019\u0153uvre, exposition ou projection publique de l\u2019\u0153uvre, ou radiodiffusion de l\u2019\u0153uvre ou programmation de celle-ci dans un service de c\u00e2blodistribution. Des exceptions sont pr\u00e9vues[footnote]Ne porte pas atteinte au droit un acte qui, en vertu des dispositions suivantes, ne porterait pas atteinte au copyright sur l\u2019\u0153uvre\u00a0: article\u00a031 (inclusion fortuite de l\u2019\u0153uvre dans une \u0153uvre artistique, un film, une \u00e9mission de radiodiffusion ou un programme distribu\u00e9 par c\u00e2ble)\u00a0; article\u00a045 (proc\u00e9dures parlementaires et judiciaires)\u00a0; cj article\u00a046 (commissions royales et enqu\u00eates l\u00e9gales)\u00a0; dj article\u00a050 (actes accomplis en vertu de la loi)\u00a0; ej article\u00a057 (d\u2019\u0153uvres anonymes ou pseudonymes\u00a0: actes autoris\u00e9s dans l\u2019hypoth\u00e8se de l\u2019expiration du copyright ou du d\u00e9c\u00e8s de l\u2019auteur).[\/footnote]. Ce droit, qui constitue un droit limit\u00e9 \u00e0 l\u2019image et \u00e0 la vie priv\u00e9e, n\u2019a \u00e9videmment rien \u00e0 voir avec un droit moral au sens du droit d\u2019auteur.\r\n<h3><strong>B. Le <em>publication right<\/em><\/strong><\/h3>\r\n<strong>174._ Pr\u00e9sentation de la protection_ <\/strong>La protection pr\u00e9vue par la directive dur\u00e9e pour les \u0153uvres tomb\u00e9es dans le domaine public et publi\u00e9es ou communiqu\u00e9es licitement au public pour la premi\u00e8re fois[footnote]<a href=\"https:\/\/eur-lex.europa.eu\/legal-content\/FR\/ALL\/?uri=celex:32006L0116\">Directive 2006\/116\/CE<\/a>, art. 4.[\/footnote] a \u00e9t\u00e9 transpos\u00e9e au Royaume-Uni sous la forme d\u2019un <em>publication right<\/em>. Ce droit est d\u00e9fini non pas dans le CDPA\u00a01988, mais dans les Copyright and Related Rights Regulations\u00a01996[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/1996\/2967\/contents\">SI 1996\u00a0No.\u00a02967<\/a>.[\/footnote]. Le droit, d\u00e9fini comme un \u00ab\u00a0droit de propri\u00e9t\u00e9 \u00e9quivalent au copyright\u00a0\u00bb, appartient \u00e0 toute personne qui, \u00e0 l\u2019expiration du copyright correspondant, publie pour la premi\u00e8re fois une \u0153uvre auparavant non publi\u00e9e[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/1996\/2967\/contents\">SI 1996 No. 2967<\/a>, Reg. 16.[\/footnote]. Il ne s\u2019applique qu\u2019aux \u0153uvres litt\u00e9raires, dramatiques, musicales, artistiques et aux films (vid\u00e9ogrammes)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/1996\/2967\/contents\">SI 1996 No. 2967<\/a>, Reg. 16(7).[\/footnote]. Les \u0153uvres auparavant prot\u00e9g\u00e9es par un <em>Crown<\/em> ou <em>Parliamentary copyright<\/em> sont \u00e9galement exclues de la protection[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/1996\/2967\/contents\">SI 1996 No. 2967<\/a>, Reg. 16(6).[\/footnote]. Seules sont \u00e9ligibles les \u0153uvres publi\u00e9es pour la premi\u00e8re fois dans l\u2019Espace \u00e9conomique europ\u00e9en et publi\u00e9es par une personne ayant la nationalit\u00e9 d\u2019un \u00e9tat membre de l\u2019EEE[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/1996\/2967\/contents\">SI 1996 No. 2967<\/a>, Reg. 16(4).[\/footnote]. La publication s\u2019entend de toute communication au public, notamment par distribution d\u2019exemplaires, par mise \u00e0 disposition sur un r\u00e9seau de communication \u00e9lectronique, par location ou pr\u00eat, par repr\u00e9sentation ou exposition publique ou par radiodiffusion[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/1996\/2967\/contents\">SI 1996 No. 2967<\/a>, Reg.16(2).[\/footnote]. Cependant, sont exclus les actes de communication au public r\u00e9alis\u00e9 sans le consentement du propri\u00e9taire du support de l\u2019\u0153uvre[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/1996\/2967\/contents\">SI 1996 No. 2967<\/a>, Reg. 16(3).[\/footnote]. La dur\u00e9e des droits est de vingt-cinq ans \u00e0 compter de la fin de l\u2019ann\u00e9e calendaire de premi\u00e8re publication[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/1996\/2967\/contents\">SI 1996 No. 2967<\/a>, Reg. 16(6).[\/footnote].\r\n\r\nLa plupart des dispositions de la Partie\u00a0I du CDPA\u00a01988 relatives aux droits exclusifs (\u00e0 l\u2019exclusion des droits moraux), aux exceptions[footnote]Sous r\u00e9serve des exceptions pr\u00e9vues aux sections\u00a057, 64, 66A et 67 de la loi.[\/footnote], aux contrats, aux rem\u00e8des et aux sanctions[footnote]Sous r\u00e9serve de certaines exclusions et adaptations.[\/footnote] sont applicables au publication right[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/1996\/2967\/contents\">SI 1996 No. 2967<\/a>, Reg. 17.[\/footnote].\r\n\r\n\u00c0 ce jour le <em>publication right<\/em> ne semble pas avoir donn\u00e9 lieu \u00e0 jurisprudence.\r\n<h3><strong>C. Artistes-interpr\u00e8tes (<em>performers<\/em>) et <em>recording rights<\/em><\/strong><\/h3>\r\n<strong>175._ Origine et \u00e9volution de la protection_<\/strong>[footnote]R.\u00a0Arnold, <em>Performers\u2019 Rights<\/em>, 4e \u00e9d., Sweet &amp; Maxwell, 2008.[\/footnote] Au Royaume-Uni comme en France, le l\u00e9gislateur a longtemps \u00e9t\u00e9 r\u00e9ticent \u00e0 conf\u00e9rer aux artistes-interpr\u00e8tes un droit exclusif sur leurs interpr\u00e9tations. Le <em>Dramatic\u00a0and Musical Performers\u2019 Protection Act<\/em> de 1925 avait institu\u00e9 des sanctions p\u00e9nales en cas d\u2019enregistrement sans autorisation des interpr\u00e9tations vivantes et de diffusion des enregistrements ainsi r\u00e9alis\u00e9s. Mais les artistes interpr\u00e8tes ne pouvaient agir au civil, sauf sur le fondement de leur contrat ou de certains <em>torts<\/em> \u00e0 la port\u00e9e tr\u00e8s limit\u00e9e[footnote]Pour des tentatives infructueuses de reconnaissance d\u2019un droit d\u2019agir au civil, V. <a href=\"https:\/\/www.jstor.org\/stable\/1067949\"><em>Musical Performers Protection Association Ltd<\/em> v.<em> British<\/em> <em>International Picture<\/em><\/a> (1930) 46\u00a0TLR\u00a0485\u00a0; \u00e9galement <a href=\"https:\/\/vlex.co.uk\/vid\/island-records-ltd-ex-793494417\"><em>Island Records Ltd<\/em> v.<\/a><em> Corkindale\u00a0; sub nom. ex parte Island Records Ltd <\/em>[1978] Ch\u00a0122\u00a0; [1978] 3\u00a0WLR\u00a023\u00a0; [1978] 3\u00a0All ER\u00a0824, CA\u00a0; <em>R<a href=\"https:\/\/www.iclr.co.uk\/document\/1981003784\/casereport_23441\/html\">CA Corp. and RCA Ltd<\/a><\/em> v.<em> Pollard<\/em> [1983] Ch\u00a0135\u00a0; [1982] 3\u00a0WLR\u00a01007\u00a0; [1982] 3 All ER 771, CA.[\/footnote]. Il faudra attendre 1988 pour qu\u2019un droit d\u2019agir au civil pour violation d\u2019une obligation l\u00e9gale impos\u00e9e par le Performers Protection Acts soit finalement reconnu[footnote]<a href=\"https:\/\/vlex.co.uk\/vid\/rickless-v-united-artists-793674781\"><em>Rickless<\/em> v.<em> United Artists Corp<\/em><\/a> [1988] QB 40\u00a0; [1987] 2 WLR 945\u00a0; [1987] 1 All ER 679 (concernant l\u2019utilisation dans le film <em>\u00c0 la poursuite de la Panth\u00e8re Rose<\/em> (<em>The Trail of the Pink Panther<\/em>) de rushes issus de pr\u00e9c\u00e9dents films de la s\u00e9rie <em>La Panth\u00e8re Rose<\/em>).[\/footnote]<em>. <\/em>Faisant suite aux recommandations du Whitford Committee, le CDPA\u00a01988 a abrog\u00e9 les <em>Performers Protection Acts<\/em> et a introduit des droits exclusifs sur les interpr\u00e9tations, en conf\u00e9rant aux interpr\u00e8tes des droits (limit\u00e9s et non cessibles) sur leurs interpr\u00e9tations (et par voie de cons\u00e9quences les actions et rem\u00e8des correspondants), et \u00e0 leurs contractants titulaires de contrats d\u2019enregistrement exclusifs des \u00ab\u00a0droits d\u2019enregistrement\u00a0\u00bb (<em>recording rights<\/em>).\r\n\r\nEn 1996, faisant suite \u00e0 l\u2019harmonisation communautaire sur ce point, les <em>Copyright and Related Rights Regulations<\/em> ont introduit de nouveaux droits en faveur des artistes-interpr\u00e8tes, cette fois cessibles et transmissibles, sous la forme de droits de reproduction, de distribution, de pr\u00eat et de location[footnote]Reg. 20, s. 191A.[\/footnote]. Les Regulations ont \u00e9galement pr\u00e9cis\u00e9 les r\u00e8gles applicables au transfert de ces droits[footnote]Reg. 21.[\/footnote], et ont introduit une pr\u00e9somption de cession du droit de location sur le film au producteur[footnote]Reg. 21, 48.[\/footnote]. Cette r\u00e9forme a institu\u00e9 deux droits \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable : le premier pour la repr\u00e9sentation publique ou l\u2019inclusion d\u2019un phonogramme du commerce dans un programme radiodiffus\u00e9[footnote]Reg. 20, new s. 182D.[\/footnote] ; le second, pour la location de l\u2019enregistrement de l\u2019interpr\u00e9tation, lorsque le droit de location est transf\u00e9r\u00e9 au producteur du phonogramme ou du film[footnote]Reg. 21, new s. 191G.[\/footnote]. Enfin, les sch\u00e9mas de gestion collective des droits des artistes interpr\u00e8tes ont fait l'objet de dispositions similaires \u00e0 celles mises en place pour les auteurs[footnote]Reg. 22.[\/footnote].\r\n\r\nLes I<em>nformation Society Regulations de 2003<\/em> ont compl\u00e9t\u00e9 les droits exclusifs en introduisant le droit de mise \u00e0 disposition pr\u00e9vu \u00e0 l\u2019article\u00a03(2) de la directive de 2001. Les Regulations ont \u00e9galement modifi\u00e9 plusieurs exceptions.\r\n\r\nEnfin, les <em>Performances (Moral Rights, etc.) Regulations\u00a02006<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/2006\/18\/made\">SI 2006 No. 18<\/a>.[\/footnote] ont mis en \u0153uvre les dispositions du Trait\u00e9 OMPI sur les artistes interpr\u00e8tes et les phonogrammes, et en particulier l\u2019article 5 sur les droits moraux.\r\n\r\nA la date du pr\u00e9sent ouvrage, le Royaume-Uni n'a toujours pas ratifi\u00e9 le Trait\u00e9 de Beijing, pourtant sign\u00e9 en 2013. Le Gouvernement britannique a cependant exprim\u00e9 son souhait de proc\u00e9der \u00e0 cette ratification, et a lanc\u00e9 une consultation sur ce point en octobre 2023. Pour les raisons expos\u00e9s plus haut[footnote]V. <em>supra<\/em>, n\u00b0 29.[\/footnote], cette ratification impliquera une mise en conformit\u00e9 pr\u00e9alable de la loi anglaise au trait\u00e9. En effet, le CDPA 1988 ne pr\u00e9voit pas une protection du droit moral des artistes-interpr\u00e8tes pour leurs interpr\u00e9tations fix\u00e9es sur un vid\u00e9ogramme, et ne consacre pas les droits sur les interpr\u00e9tations audiovisuelles pr\u00e9vus par l'article 11 du trait\u00e9 (droits de communication au public \/ ou droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration correspondant une fois que l'autorisation de fixer l'interpr\u00e9tation sur vid\u00e9ogramme a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e ; \u00e9tant cependant pr\u00e9cis\u00e9 que ces droits peuvent \u00eatre \u00e9cart\u00e9s).\r\n\r\nSous ces r\u00e9serves, les modifications successives op\u00e9r\u00e9e depuis 1988 avaient mis en place un sch\u00e9ma assez proche des protections conf\u00e9r\u00e9es dans les autres pays europ\u00e9ens. La loi britannique s'en \u00e9loigne d\u00e9sormais, en l'absence de transposition des droits pr\u00e9vus par la directive 2019\/790 au profit des artistes-interpr\u00e8tes.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>176._ Les interpr\u00e9tations prot\u00e9g\u00e9es_ <\/strong>Le CDPA\u00a01988 donne une d\u00e9finition des interpr\u00e9tations prot\u00e9g\u00e9es. Au sens de la loi, sont prot\u00e9g\u00e9es\u00a0:\r\n<ul>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">les interpr\u00e9tations dramatiques (incluant la danse et le mime) ;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">les interpr\u00e9tations musicales ;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">la lecture ou la r\u00e9citation d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire ; et<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">l\u2019interpr\u00e9tation d\u2019un spectacle de vari\u00e9t\u00e9s (<em>performance of a variety act<\/em>) ou toute pr\u00e9sentation similaire[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0180(2).[\/footnote].<\/li>\r\n<\/ul>\r\nLa protection ne sugg\u00e8re pas l\u2019existence d\u2019une \u0153uvre pr\u00e9existante, sauf en ce qui concerne \u00ab\u00a0la lecture ou r\u00e9citation d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire\u00a0\u00bb. Les improvisions semblent donc largement prot\u00e9g\u00e9es[footnote]Sauf peut-\u00eatre les interviews en vertu du point (c).[\/footnote]. Par contre, la d\u00e9finition semble exclure les prestations sportives, sauf dans la mesure o\u00f9 elles pr\u00e9sentent un caract\u00e8re artistique.\r\n\r\nLa loi ne pr\u00e9voit aucune exclusion concernant les artistes de compl\u00e9ment.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>177._ Les droits conf\u00e9r\u00e9s: les droits \u00e9conomiques_ <\/strong>Le Royaume-Uni a choisi de transposer les dispositions des directives relatives aux droits des artistes interpr\u00e8tes selon un sch\u00e9ma assez complexe, qui pr\u00e9serve les choix effectu\u00e9s dans le texte d\u2019origine du CDPA\u00a01988. Les droits exclusifs des artistes interpr\u00e8tes, qui ne vont pas au-del\u00e0 du minimum pr\u00e9vu par les directives, sont organis\u00e9s au travers de deux s\u00e9ries de droits\u00a0: des droits incessibles (<em>non property-rights<\/em>) et des droits cessibles (<em>property rights<\/em>).\r\n\r\nLes droits incessibles[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0192A.[\/footnote] correspondent aux droits accord\u00e9s \u00e0 l\u2019origine par le CDPA\u00a01988 (sous r\u00e9serve de quelques modifications apport\u00e9es par les Copyright and Related Rights Regulations\u00a02003). Ils comprennent\u00a0:\r\n<ul>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">le droit de consentir \u00e0 l\u2019enregistrement de la totalit\u00e9 ou d\u2019une partie substantielle de leurs interpr\u00e9tations vivantes[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 182(1)(a).[\/footnote];<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">le droit de consentir \u00e0 la radiodiffusion (<em>broadcasting<\/em>) en direct de la totalit\u00e9 ou d\u2019une partie substantielle de leurs interpr\u00e9tations[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0182(1)(b).[\/footnote];<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">le droit de consentir \u00e0 l\u2019enregistrement de la totalit\u00e9 ou d\u2019une partie substantielle de leurs interpr\u00e9tations directement \u00e0 partir d\u2019une radiodiffusion (<em>broadcast<\/em>) de leur interpr\u00e9tation vivante[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0182(1)(c).[\/footnote];<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">le droit de consentir \u00e0 la pr\u00e9sentation au public de la totalit\u00e9 ou d\u2019une partie substantielle de leurs interpr\u00e9tations ou \u00e0 leur communication au public au moyen d\u2019un enregistrement de leur interpr\u00e9tation fait sans leur consentement[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 183.[\/footnote]; et<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">le droit d\u2019interdire l\u2019importation, la possession ou la distribution non autoris\u00e9e d\u2019enregistrements illicites (<em>secondary infringement<\/em>)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0184.[\/footnote].<\/li>\r\n<\/ul>\r\nCes droits ne peuvent pas \u00eatre c\u00e9d\u00e9s <em>inter vivos<\/em>, mais peuvent faire l\u2019objet de licence et sont transmissibles \u00e0 cause de mort.\r\n\r\nLes droits cessibles (<em>performers\u2019 property rights<\/em>), tels qu\u2019\u00e9tendus par les <em>Copyright and Related Rights Regulations\u00a02003<\/em> et les <em>Performances (Moral Rights, etc.) Regulations\u00a02006<\/em>, comprennent\u00a0: (a) un droit de reproduction[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0182A.[\/footnote]\u00a0; (b) un droit de distribuer les copies au public (sous r\u00e9serve d\u2019un \u00e9puisement communautaire)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0182B.[\/footnote]\u00a0; (c) des droits de location et de pr\u00eat[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 182C.[\/footnote] ; (d) un droit de mise \u00e0 disposition \u00e0 la demande[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 182CA. Introduit par les <em>Copyright and Related Rights Regulations 2003<\/em>.[\/footnote] ; et (e) un droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable pour certaines communications au public de phonogrammes[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0182D.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>178._ Les droits conf\u00e9r\u00e9s: les droits moraux_ <\/strong>Les <em>Performances (Moral Rights, etc.) Regulations 2006<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/2006\/18\/made\">SI 2006 No. 18<\/a>.[\/footnote] ont introduit dans le CDPA 1988 des droits moraux pour les artistes interpr\u00e8tes[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, sections 205C \u00e0 205N.[\/footnote], con\u00e7us sur le mod\u00e8le des droits moraux (\u00e0 la paternit\u00e9 et \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9) reconnus aux auteurs.\r\n\r\nLes artistes-interpr\u00e8tes ont droit \u00e0 \u00eatre identifi\u00e9s en tant qu\u2019artistes-interpr\u00e8tes et un droit \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 de leurs interpr\u00e9tations (<em>right to object to derogatory treatment<\/em>). Ces droits expirent avec les droits patrimoniaux[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0205I.[\/footnote].\r\n\r\nLe droit \u00e0 \u00eatre identifi\u00e9 en tant qu\u2019artiste-interpr\u00e8te doit \u00eatre revendiqu\u00e9 (<em>asserted<\/em>)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0205D.[\/footnote] et est sujet \u00e0 des limites (par exemple lorsque l\u2019interpr\u00e9tation est donn\u00e9e par un groupe) et \u00e0 des exceptions sp\u00e9cifiques, outre celles \u00e9galement applicables aux droits \u00e9conomiques. En particulier le droit ne s\u2019applique pas lorsqu\u2019il n\u2019est pas \u00ab\u00a0raisonnablement possible\u00a0\u00bb d\u2019identifier l\u2019interpr\u00e8te, en relation avec des \u00e9v\u00e8nements ou comptes rendus d\u2019actualit\u00e9, en relation avec toute interpr\u00e9tation donn\u00e9e dans un but publicitaire, ou en cas d\u2019inclusion incidente d\u2019une interpr\u00e9tation ou d\u2019un enregistrement[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0205E.[\/footnote].\r\n\r\nLe droit \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 de l\u2019interpr\u00e9tation est contrefait uniquement lorsque l\u2019interpr\u00e9tation est diffus\u00e9e en direct, ou si l\u2019interpr\u00e9tation est communiqu\u00e9e au public au moment d\u2019un enregistrement sonore, \u00ab\u00a0par toute distorsion, mutilation, ou autre modification qui porte atteinte \u00e0 la r\u00e9putation de l\u2019interpr\u00e8te\u00a0\u00bb[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0205F.[\/footnote]. Il est sujet \u00e0 exceptions sp\u00e9cifiques. Le droit ne s\u2019applique pas dans les cas suivants[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0205G.[\/footnote]\u00a0:\r\n<ul>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">les interpr\u00e9tations donn\u00e9es \u00e0 des fins de compte rendu d\u2019actualit\u00e9 (<em>for the purpose of reporting current events<\/em>),<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">les modifications apport\u00e9es \u00e0 une interpr\u00e9tation qui sont conformes aux pratiques \u00e9ditoriales ou de production normales et<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">tout acte effectu\u00e9 aux fins d\u2019\u00e9viter la commission d\u2019une infraction, aux fins de se conformer \u00e0 une obligation impos\u00e9e par une loi, ou dans le cas de la British Broadcasting Corporation, aux fins d\u2019\u00e9viter l\u2019inclusion dans un programme qu\u2019elle diffuse de tout ce qui pourrait porter atteinte au bon go\u00fbt ou \u00e0 la d\u00e9cence ou qui est susceptible d\u2019encourager ou d\u2019inciter au crime ou de causer un d\u00e9sordre ou qui pourrait heurter les sentiments du public. Cette troisi\u00e8me exception, cependant, est soumise \u00e0 l\u2019insertion d\u2019un \u00ab avertissement suffisant \u00bb (<em>sufficient disclaimer<\/em>) lorsque l\u2019interpr\u00e8te est identifi\u00e9[footnote]Aux termes de la section 205G(6) un avertissement suffisant est d\u00e9fini comme \u00ab\u00a0<em>a clear and reasonably prominent indication (a)given in a manner likely to bring it to the notice of a person seeing or hearing the performance as modified by the act in question and (b) if the performer is identified at the time of the act, appearing along with the identification, that the modifications were made without the performer\u2019s consent<\/em>\u00a0\u00bb<em>.<\/em>[\/footnote].<\/li>\r\n<\/ul>\r\nLe droit \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 est \u00e9galement contrefait par la possession et la distribution des articles contrefaisants correspondants[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0205F.[\/footnote].\r\n\r\nCes deux droits moraux sont incessibles[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0205L.[\/footnote], mais il est possible d\u2019y renoncer dans des conditions similaires \u00e0 celles pr\u00e9vues pour les auteurs[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0205J.[\/footnote], et \u00e9galement de consentir \u00e0 leur atteinte[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote]. Ils sont transmissibles \u00e0 cause de mort[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0205M.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>179._ Exceptions_<\/strong> La liste des exceptions est incluse dans l\u2019annexe\u00a02 du CDPA\u00a01988, et correspond en gros \u00e0 la liste des exceptions applicables en mati\u00e8re de copyright[footnote]Sont vis\u00e9s\u00a0: <em>the making of temporary copies (s.\u00a01A)\u00a0; fair dealing for criticism, review and news reporting (s. 2)\u00a0; the incidental inclusion of performances or recordings (s.\u00a03)\u00a0; acts done for the purposes of instruction or examination (s.\u00a04)\u00a0; the playing or showing of sound recordings, films or broadcasts at educational establishments (s.\u00a05)\u00a0; the recording of broadcasts by educational establishments (s.\u00a06)\u00a0; lending of copies by educational establishments (s.\u00a06A)\u00a0; lending of copies by libraries and archives (s.\u00a06B)\u00a0; copy of the work required to be made as a condition of export (s.\u00a07)\u00a0; parliamentary and judicial proceedings (s. 8)\u00a0; royal commissions and statutory inquiries (s.\u00a09)\u00a0; public records (s.\u00a010)\u00a0; acts done under statutory authority (s.\u00a011)\u00a0; the transfer of copies of works in electronic form (s.\u00a012)\u00a0: the use of recordings of spoken works in certain cases (s.\u00a013)\u00a0; recordings of folksongs (s.\u00a014)\u00a0; lending of certain recordings (s.\u00a014A)\u00a0; the incidental recording for the purposes of broadcasts (s.\u00a016)\u00a0; recordings for the purposes of supervision and control of broadcasts (s.\u00a017)\u00a0; recording for the purposes of time-shifting (s.\u00a017A)\u00a0; photographs of broadcasts (s.\u00a017B)\u00a0; the free public showing or playing of broadcasts (s.\u00a018)\u00a0; the reception and retransmission of wireless broadcasts by cable (s.\u00a019)\u00a0; the provision of subtitled copies of broadcasts (s.\u00a020)\u00a0; and the recording of broadcasts for archival purpose (s.\u00a021).<\/em>D\u2019autres exceptions sont d\u00e9finies dans la section sur les droits exclusifs. Par exemple, la section\u00a0182(3) dispose que dans le cadre d\u2019une action en contrefa\u00e7on aucun dommage et int\u00e9r\u00eat n\u2019est d\u00fb si le d\u00e9fendeur a pu raisonnablement croire au moment de l\u2019acte que le consentement de l\u2019artiste-interpr\u00e8te a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9.[\/footnote]. Cette liste a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9e \u00e0 l\u2019occasion des diverses modifications apport\u00e9es aux exceptions en mati\u00e8re de copyright[footnote]Copyright and Rights in Performances (Research, Education, Libraries and Archives) Regulations 2014 (2014, No.\u00a01372)\u00a0; Copyright and Rights in Performances (Disability) Regulations 2014 (2014, No.1384)\u00a0; Copyright (Public Administration) Regulations 2014 (2014, No.\u00a01385)\u00a0; Copyright and Rights in Performances (Quotation and Parody) Regulations 2014 (2014, No.\u00a02356)\u00a0; Copyright and Rights in Performances (Personal Copies for Private Use) Regulations 2014 (2014, No.\u00a02361)\u00a0; Copyright and Rights in Performances (Certain Permitted Uses of Orphan Works) Regulations 2014 (2014, No.\u00a02861) et des Copyright and Rights in Performances (Licensing of Orphan Works) Regulations 2014 (2014, No.\u00a02863).[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>180._ Dur\u00e9e_<\/strong>La dur\u00e9e des droits exclusifs correspond \u00e0 celle pr\u00e9vue par les directives applicables, et varie selon le type d\u2019interpr\u00e9tations.\r\n\r\nEn principe, les droits des artistes interpr\u00e8tes ou ex\u00e9cutants expirent cinquante ans \u00e0 compter du 1er\u00a0janvier suivant la date de l\u2019ex\u00e9cution[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0191(2)(a)(b).[\/footnote]. Toutefois, si une fixation de l\u2019ex\u00e9cution fait l\u2019objet d\u2019une publication licite ou d\u2019une communication licite au public dans ce d\u00e9lai, les droits expirent cinquante ans apr\u00e8s la date du premier de ces faits.\r\n\r\nPar ailleurs, les <em>Duration of Rights in Performances Regulations\u00a02013<\/em> ont transpos\u00e9 la directive\u00a02011\/77\/UE du 27\u00a0septembre 2011, portant de cinquante \u00e0 soixante-dix ans la dur\u00e9e de protection des droits des artistes-interpr\u00e8tes dont l\u2019interpr\u00e9tation est fix\u00e9e dans un phonogramme (<em>sound recording<\/em>)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 191(2)(c). V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>164 pour les dispositions de r\u00e9mun\u00e9ration des artistes interpr\u00e8tes au-del\u00e0 de la p\u00e9riode de cinquante ans.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>181._ Contrats et exploitation_ <\/strong>Comme indiqu\u00e9, les \u00ab\u00a0droits incessibles\u00a0\u00bb (<em>performer\u2019s non-property rights<\/em>) sont incessibles et sont transmissibles \u00e0 cause de mort[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0192A.[\/footnote]. Le Copyright Tribunal a le pouvoir de passer outre au refus ou \u00e0 l\u2019absence de consentement d\u2019un artiste-interpr\u00e8te lorsqu\u2019il \u00ab\u00a0refuse de donner son consentement de mani\u00e8re d\u00e9raisonnable\u00a0\u00bb (<em>when he unreasonably withholds his consent<\/em>) ou lorsque son identit\u00e9 ou sa localisation ne peuvent \u00eatre d\u00e9couvertes par une recherche raisonnable[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0190.[\/footnote]. Par contraste, les \u00ab\u00a0droits cessibles\u00a0\u00bb (<em>performer\u2019s property rights<\/em>) sont cessibles, en tout ou partie, et peuvent faire l\u2019objet de licences[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0191B.[\/footnote].\r\n\r\nUn \u00e9crit sign\u00e9 par les parties est exig\u00e9 comme condition de validit\u00e9 d\u2019une cession ou d\u2019une licence exclusive[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0191B(3).[\/footnote]. L\u2019\u00e9crit n\u2019est pas n\u00e9cessaire pour les licences non exclusives[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0191D.[\/footnote].\r\n\r\nLa section\u00a0191F du CDPA\u00a01988 dispose que, lorsqu\u2019un accord concernant la production d\u2019un film est conclu entre un artiste-interpr\u00e8te et le producteur d\u2019un film, l\u2019artiste-interpr\u00e8te est pr\u00e9sum\u00e9, sauf clause contraire, avoir transf\u00e9r\u00e9 au producteur du film tout droit de location en relation avec le film issu de l\u2019inclusion d\u2019un enregistrement de son interpr\u00e9tation dans le film[footnote]<em>Where this provision applies, the absence of signature by or on behalf of the performer does not exclude the operation of s.\u00a0191C (effect of purported assignment of future rights). The section further provides that reference to an agreement concluded between a performer and a film producer includes any agreement having effect between those persons, whether made by them directly or through intermediaries.<\/em>[\/footnote]. Le droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable correspondant s\u2019applique dans toutes les hypoth\u00e8ses de transfert du droit de location[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0191G.[\/footnote]. Ce droit ne peut pas \u00eatre c\u00e9d\u00e9 par l\u2019artiste-interpr\u00e8te, sauf \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 d\u2019auteur aux fins de le mettre en \u0153uvre pour son compte[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0191G(2).[\/footnote]. Il est cependant transmissible \u00e0 cause de mort, et peut \u00eatre c\u00e9d\u00e9 ou transmis par toute personne qui en devient titulaire[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote]. La r\u00e9mun\u00e9ration est payable par le d\u00e9tenteur du droit de location[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0191G(3).[\/footnote]. Le montant est n\u00e9goci\u00e9 librement, sous r\u00e9serve d\u2019un recours devant le Copyright Tribunal[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0191G(4).[\/footnote], soumis au m\u00eame r\u00e9gime que le recours ouvert aux auteurs[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0191H.[\/footnote]. En particulier, le CDPA\u00a01988 dispose que la r\u00e9mun\u00e9ration ne doit pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme in\u00e9quitable seulement parce qu\u2019elle a fait l\u2019objet d\u2019un paiement forfaitaire au moment du transfert du droit de location[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0191H(4).[\/footnote]. Il n\u2019est pas possible de renoncer ou de restreindre par contre le droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0191G(5).[\/footnote].\r\n\r\nLe droit de r\u00e9siliation et les r\u00e8gles concernant le droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration suppl\u00e9mentaire pr\u00e9vus par la directive\u00a02011\/77\/UE du 27\u00a0septembre 2011 au b\u00e9n\u00e9fice des artistes interpr\u00e8tes en mati\u00e8re de phonogrammes ont \u00e9t\u00e9 transpos\u00e9s par les <em>Duration of Rights in Performances Regulations\u00a02013<\/em>, et sont d\u00e9sormais d\u00e9finis respectivement aux sections\u00a0191HA et 191HB du CDPA\u00a01988.\r\n\r\nLa loi ne pr\u00e9voit pas d\u2019autre droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration au b\u00e9n\u00e9fice des artistes-interpr\u00e8tes.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>182._ Les <em>recording rights<\/em>_\u00a0<\/strong>Le Royaume-Uni a mis en place une protection suppl\u00e9mentaire originale pour les personnes qui ont conclu avec un artiste-interpr\u00e8te un contrat d\u2019enregistrement exclusif, couvrant les enregistrements sonores et audiovisuels, les <em>recording rights<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0185-188.[\/footnote]. Les <em>recording rights<\/em> ne sont pas en principe cessibles, ni transmissibles, mais le contrat d\u2019enregistrement exclusif peut \u00eatre c\u00e9d\u00e9, et le cessionnaire, s\u2019il est qualifi\u00e9 pour la protection, devient titulaire des droits[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0185(2).[\/footnote]. Les <em>recordings rights <\/em>interdisent\u00a0:\r\n<ul>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">de r\u00e9aliser un enregistrement de tout ou d\u2019une partie substantielle de l\u2019interpr\u00e9tation, sans le consentement du titulaire des recording rights ou le consentement de l\u2019artiste interpr\u00e8te[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 186(1). <em>Section 186(2) provides that in an action for infringement of this right damages shall not be awarded against a defendant who shows that at the time of the infringement he believed on reasonable grounds that consent had been given.<\/em>[\/footnote];<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">la pr\u00e9sentation publique ou la communication au public de tout ou d\u2019une partie substantielle de l\u2019interpr\u00e9tation en utilisant un enregistrement r\u00e9alis\u00e9 sans le consentement du titulaire des recording rights ou le consentement de l\u2019artiste-interpr\u00e8te[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 187.[\/footnote]; et<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">l\u2019importation, la possession ou le d\u00e9bit d\u2019enregistrement illicites[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 188.[\/footnote].<\/li>\r\n<\/ul>\r\nLes exceptions applicables sont celles applicables aux interpr\u00e9tations[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, ss. 189 et 190.[\/footnote]. La dur\u00e9e de la protection suit celle des interpr\u00e9tations correspondantes[footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0191.[\/footnote].\r\n<h3><strong>D. Bases de donn\u00e9es (droit <em>sui generis<\/em>)<\/strong><\/h3>\r\n<strong>183._ Pr\u00e9sentation g\u00e9n\u00e9rale_ <\/strong>Au Royaume-Uni, le droit <em>sui generis<\/em> sur les bases de donn\u00e9es a \u00e9t\u00e9 introduit par les <em>Copyright and Rights in Databases Regulations 1997[<\/em>footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/1997\/3032\/contents\">SI 1997 No. 3032<\/a>. Droit \u00e9tendu \u00e0 l\u2019\u00eele de Man par un accord avec l\u2019Union europ\u00e9enne du 26 mars 2003.[\/footnote], entr\u00e9es en vigueur le 1er janvier 1998, qui transposent les dispositions de la Directive 96\/9\/CE. Les dispositions sur le droit <em>sui generis<\/em> sont int\u00e9gr\u00e9es dans la Partie\u00a0III des <em>Regulations<\/em> (<em>Regulations<\/em> 12 \u00e0 25)[footnote]La Partie\u00a0IV des <em>Regulations<\/em> contient des dispositions transitoires. Les Annexes\u00a01 et 2 concernent respectivement les exceptions et les concessions de licence du droit <em>sui generis<\/em>.[\/footnote].\r\n\r\nLe rapport sur les transpositions nationales de la directive de 2011[footnote]<em>The implementation and Application of Directive 96\/9\/EC on the Legal Protection of Databases, Study Contract<\/em> ETD\/2001\/B-3001\/E\/72, NathaDuthil, p.\u00a0325 (disponible sur le site de la Commission).[\/footnote] consid\u00e8re la transposition britannique comme globalement fid\u00e8le, mais rel\u00e8ve plusieurs difficult\u00e9s relatives \u00e0 la transposition du droit <em>sui generis<\/em>, concernant notamment les b\u00e9n\u00e9ficiaires de la protection[footnote]Article\u00a011 de la directive, transpos\u00e9 par la Regulation\u00a018. Le point est cependant sujet \u00e0 d\u00e9bat, au regard d\u2019incertitudes relatives au texte europ\u00e9en lui-m\u00eame (Rapport, point A.3.d).\u00a0A noter que dans une affaire <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5b2898002c94e06b9e19eced\">Technomed Ltd &amp; Anor v Bluecrest Health Screening Ltd &amp; Anor<\/a>, [2017] EWHC 2142 (Ch), la High court a jug\u00e9 qu'une base de donn\u00e9es incluse dans un PDF (en l'esp\u00e8ce contenant des donn\u00e9es m\u00e9dicales issues et relative aux ECG) constitue bien une base de donn\u00e9es prot\u00e9geable au sens du droit sui generis[footnote]\u00ab In my judgment, the use to which the Database can be put (and indeed was put by the defendants) is no different to a telephone book (where accessing a name carries with it an address and a phone number) or a list of football features. I do not accept that a pdf document cannot be a database for these purposes. Clearly, the contents of the pdf can be accessed, either through electronic conversion, through digital character recognition, or old-fashioned reading or re-typing \u00bb (para. 69). Les investissements dans la cr\u00e9ation de la base et l'obtention et la v\u00e9rification de ses contenus ont \u00e9t\u00e9 jug\u00e9s substantiels.[\/footnote], l\u2019extraction et\/ou la r\u00e9utilisation r\u00e9p\u00e9t\u00e9es et syst\u00e9matiques de parties non substantielles du contenu de la base de donn\u00e9es[footnote]L\u2019article\u00a07.5 de la directive dispose\u00a0: \u00ab\u00a0L\u2019extraction et\/ou la r\u00e9utilisation r\u00e9p\u00e9t\u00e9es et syst\u00e9matiques de parties non substantielles du contenu de la base de donn\u00e9es qui supposeraient des actes contraires \u00e0 une exploitation normale de cette base, ou qui causeraient un pr\u00e9judice injustifi\u00e9 aux int\u00e9r\u00eats l\u00e9gitimes du fabricant de la base, ne sont pas autoris\u00e9es\u00a0\u00bb. La Regulation\u00a016(2) ne reprend pas de mani\u00e8re d\u00e9taill\u00e9e ces conditions et se contente de pr\u00e9ciser\u00a0: \u00ab\u00a0<em>For the purposes of this Part, the repeated and systematic extraction or re-utilisation of insubstantial parts of the contents of a database may amount to the extraction or re-utilisation of a substantial part of those contents<\/em> \u00bb.[\/footnote] et les droits et obligations de l\u2019utilisateur l\u00e9gitime[footnote]Les limites pr\u00e9cis\u00e9es aux articles 8.2 et 8.3 de la directive n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 transpos\u00e9es.[\/footnote].\r\n\r\nRappelons \u00e9galement que les tribunaux anglais ont fortement contribu\u00e9 au d\u00e9veloppement de la jurisprudence europ\u00e9enne sur ce point en r\u00e9f\u00e9rant, depuis l\u2019affaire <em>British Horseracing Board Ltd v.\u00a0William Hill Organisation Ltd<\/em>[footnote][2001] RPC 612 (premi\u00e8re instance), <a href=\"https:\/\/www.wipo.int\/wipolex\/en\/judgments\/details\/1485\">[2005] EWCA Civ 863<\/a> (Cour d\u2019appel, statuant apr\u00e8s r\u00e9ponse de la CJUE aux questions pr\u00e9judicielles pos\u00e9es par la m\u00eame Cour d\u2019appel en 2001).[\/footnote], plusieurs questions sur cette protection \u00e0 la CJUE.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n&nbsp;","rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>91._ Distinction copyright\/droits associ\u00e9s ou \u00ab voisins \u00bb_<\/strong> Le copyright anglais ne consacre pas de distinction g\u00e9n\u00e9rale entre copyright et droits voisins (<em>neighbouring rights<\/em> ou <em>related rights<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0\u00a016.\" id=\"return-footnote-60-1\" href=\"#footnote-60-1\" aria-label=\"Footnote 1\"><sup class=\"footnote\">[1]<\/sup><\/a>, sur le mod\u00e8le de celle op\u00e9r\u00e9e par les syst\u00e8mes de droit d&rsquo;auteur. Aux droits voisins des producteurs correspondent des copyrights soumis \u00e0 r\u00e9gime sp\u00e9cifique. Les droits des artistes-interpr\u00e8tes (<em>performers\u2019 rights<\/em>) constituent cependant une forme de protection distincte du copyright. Les droits moraux sont \u00e9galement distincts du copyright. Le droit <em>sui generis<\/em> sur les bases de donn\u00e9es constitue une autre forme de protection, voisine mais distincte du copyright, de m\u00eame que le droit de publication sur les \u0153uvres in\u00e9dites tomb\u00e9es dans le domaine public. Nous distinguerons donc le copyright (1) et les droits associ\u00e9s ou voisins (droits moraux, droit de publication, droits des artistes interpr\u00e8tes, et droit <em>sui generis<\/em> sur les bases de donn\u00e9es) (2).<\/p>\n<div>\n<h2>1. Le copyright<\/h2>\n<\/div>\n<p><strong>92._ Pr\u00e9sentation du<em> Copyright, Designs and Patents Act 1988<\/em>_ <\/strong>Le <em>Copyright, Designs and Patents Act\u00a01988<\/em> (CDPA 1988) est une loi imposante. Sa seule Partie I consacr\u00e9e au copyright (donc hors dispositions sur les artistes-interpr\u00e8tes, sur la protection des mesures techniques et hors annexes) contient plus de deux cents articles (<em>sections<\/em>). La version officielle publi\u00e9e s\u2019\u00e9tend sur plus de trois cents pages. Conform\u00e9ment au style l\u00e9gislatif en vigueur outre-Manche, la plupart de ses dispositions sont extr\u00eamement d\u00e9taill\u00e9es, et il n\u2019est pas rare d\u2019y rencontrer des articles de plus d\u2019une page comprenant une structure complexe. Les r\u00e9f\u00e9rences crois\u00e9es et d\u00e9finitions sont nombreuses. Un m\u00eame terme y rev\u00eat souvent plusieurs sens selon l\u2019\u0153uvre ou la r\u00e8gle consid\u00e9r\u00e9e. Le souci du d\u00e9tail, ou du cas particulier, est constant. Ce style l\u00e9gislatif, dict\u00e9 par le contexte juridique local<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0\u00a07.\" id=\"return-footnote-60-2\" href=\"#footnote-60-2\" aria-label=\"Footnote 2\"><sup class=\"footnote\">[2]<\/sup><\/a>, contraste fortement avec celui adopt\u00e9 par les lois continentales et, dans une moindre mesure, avec celui du <em>Copyright Act<\/em> des \u00c9tats-Unis.<\/p>\n<p>La Partie I de la loi est divis\u00e9e en dix chapitres, portant respectivement sur : la subsistance, la propri\u00e9t\u00e9 et le dur\u00e9e du copyright (chapitre 1), les droits exclusifs (chapitre 2), les exceptions (chapitre 3), les droits moraux (chapitre 4), les transferts (chapitre 5), les sanctions et rem\u00e8des \u00e0 la contrefa\u00e7on (chapitre 6), les licences et sch\u00e9mas de gestion collective (chapitre 7), le copyright tribunal (chapitre 8), la qualification \u00e0 la protection et la port\u00e9e territoriale de la protection (chapitre 9) et des dispositions diverses et g\u00e9n\u00e9rales (chapitre 10). \u00c0 ces sections il convient d\u2019ajouter les dispositions port\u00e9es dans les huit annexes (<em>schedules<\/em>) de la loi<a class=\"footnote\" title=\"Parmi ces annexes on notera l\u2019annexe A1 sur les soci\u00e9t\u00e9s de gestion collective et l\u2019annexe\u00a01 sur les dispositions transitoires.\" id=\"return-footnote-60-3\" href=\"#footnote-60-3\" aria-label=\"Footnote 3\"><sup class=\"footnote\">[3]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le texte du CDPA 1988 a subi de nombreuses modifications depuis son adoption, li\u00e9es notamment \u00e0 la transposition des directives europ\u00e9ennes dans ce domaine. La plupart de ces modifications ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es par d\u00e9cret (<em>statutory instruments<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"Parmi les plus importants (\u00e0 partir de 2010), on notera les Copyright and Duration of Rights in Performances Regulations\u00a0 2013, les Copyright and Duration of Rights in Performances Regulations (amendment) 2014, les Copyright (Regulation of Relevant Licensing Bodies) Regulations 2014, les Copyright (Public Administration) Regulations 2014, les Copyright and Rights in Performances (Personal Copies for Private Use) Regulations 2014, les Copyright and Rights in Performances (Quotation and Parody) Regulations 2014, les Copyright and Rights in Performances (Disability) Regulations 2014 et les Copyright and Rights in Performances (Research, Education, Libraries and Archives) Regulations 2014.\" id=\"return-footnote-60-4\" href=\"#footnote-60-4\" aria-label=\"Footnote 4\"><sup class=\"footnote\">[4]<\/sup><\/a>. La derni\u00e8re grande directive en date, la directive 2019\/790 sur le droit d&rsquo;auteur et les droits voisins dans le march\u00e9 unique num\u00e9rique, n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 transpos\u00e9e, et ne le sera pas, par l&rsquo;effet du Brexit, effectif au 31 janvier 2020<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0 31.\" id=\"return-footnote-60-5\" href=\"#footnote-60-5\" aria-label=\"Footnote 5\"><sup class=\"footnote\">[5]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>93._ L\u2019importance et la complexit\u00e9 des r\u00e8gles transitoires_ <\/strong>La loi contient de nombreuses dispositions transitoires, port\u00e9es en annexe 1<a class=\"footnote\" title=\"Schedule 1: Copyright, transitional provisions and savings.\" id=\"return-footnote-60-6\" href=\"#footnote-60-6\" aria-label=\"Footnote 6\"><sup class=\"footnote\">[6]<\/sup><\/a>. Si le principe est celui de l\u2019application de la loi nouvelle aux \u0153uvres existantes<a class=\"footnote\" title=\"Schedule 1, s. 3.\" id=\"return-footnote-60-7\" href=\"#footnote-60-7\" aria-label=\"Footnote 7\"><sup class=\"footnote\">[7]<\/sup><\/a>, les r\u00e8gles transitoires laissent une place importante aux solutions anciennes, qu\u2019il s\u2019agisse de la d\u00e9finition des cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es<a class=\"footnote\" title=\"Par exemple, s\u2019agissant des \u0153uvres de l\u2019art appliqu\u00e9, l\u2019exclusion large des lois anciennes subsiste (Schedule 1, s. 7). \u00c9galement, les \u0153uvres audiovisuelles r\u00e9alis\u00e9es avant le 1er juin 1957 sont prot\u00e9g\u00e9es en tant qu\u2019\u0153uvres dramatiques dans les conditions de la loi ancienne, et ne peuvent b\u00e9n\u00e9ficier de la protection au titre du \u00ab film \u00bb (enregistrement audiovisuel) institu\u00e9e par la loi nouvelle (Schedule 1, s. 7).\" id=\"return-footnote-60-8\" href=\"#footnote-60-8\" aria-label=\"Footnote 8\"><sup class=\"footnote\">[8]<\/sup><\/a>, des r\u00e8gles de titularit\u00e9 (sauf pour le droit moral)<a class=\"footnote\" title=\"Schedule 1, s. 10 et 11.\" id=\"return-footnote-60-9\" href=\"#footnote-60-9\" aria-label=\"Footnote 9\"><sup class=\"footnote\">[9]<\/sup><\/a> ou des contrats et transferts<a class=\"footnote\" title=\"Schedule 1, s. 25 \u00e0 29.\" id=\"return-footnote-60-10\" href=\"#footnote-60-10\" aria-label=\"Footnote 10\"><sup class=\"footnote\">[10]<\/sup><\/a>. En outre, certaines r\u00e8gles nouvelles, notamment en mati\u00e8re de droit moral, s\u2019appliquent de mani\u00e8re tr\u00e8s limit\u00e9e aux \u0153uvres existantes<a class=\"footnote\" title=\"Ainsi les droits moraux de paternit\u00e9 et au respect de l\u2019\u0153uvre (CDPA 1988, s. 77 et 80) ne s\u2019appliquant pas aux \u0153uvres originales dont les auteurs sont morts avant l\u2019entr\u00e9e en vigueur de la loi, et aux \u00ab films \u00bb r\u00e9alis\u00e9s avant cette date (Schedule 1, s. 23).\" id=\"return-footnote-60-11\" href=\"#footnote-60-11\" aria-label=\"Footnote 11\"><sup class=\"footnote\">[11]<\/sup><\/a>. L\u2019examen de l\u2019annexe et des lois anciennes est donc souvent n\u00e9cessaire, et peut, compte tenu de de l\u2019\u00e9volution de certaines solutions, aboutir \u00e0 l\u2019application d\u2019un r\u00e9gime de protection tr\u00e8s diff\u00e9rent de celui applicable aux \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es sous l\u2019empire de la loi nouvelle.<\/p>\n<h3><strong>A. L&rsquo;objet du copyright<\/strong><\/h3>\n<p><strong><br \/>\n94._ Le caract\u00e8re limitatif de la liste des \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es_ <\/strong>Une des caract\u00e9ristiques principales du copyright britannique tient au caract\u00e8re limitatif de la liste des \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es. Cette formule, h\u00e9rit\u00e9e des lois ant\u00e9rieures, r\u00e9sulte \u00e0 la fois d\u2019une vision restrictive de la protection, et du souci de pr\u00e9server une certaine s\u00e9curit\u00e9 juridique. Elle a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 de nombreuses difficult\u00e9s de qualification, notamment au regard des \u00e9volutions technologiques, et a suscit\u00e9 l\u2019intervention du l\u00e9gislateur \u00e0 plusieurs reprises<a class=\"footnote\" title=\"Pour une \u00e9valuation critique de cette approche, J. Pila, \u00ab Copyright and Its Categories of Original Works \u00bb, Oxford Journal of Legal Studies 30, n\u00b0 2 (1er juin 2010), p. 229\u201154.\" id=\"return-footnote-60-12\" href=\"#footnote-60-12\" aria-label=\"Footnote 12\"><sup class=\"footnote\">[12]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>95._ Les copyrights \u00ab classiques \u00bb et entrepreneuriaux (droits voisins)_ <\/strong>Le CDPA\u00a01988 ne reprend pas la distinction faite par la loi de 1956 entre les copyright<em>s<\/em> de la Partie\u00a0I et II<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0 81.\" id=\"return-footnote-60-13\" href=\"#footnote-60-13\" aria-label=\"Footnote 13\"><sup class=\"footnote\">[13]<\/sup><\/a>. Cependant, comme pour la loi de 1956, l\u2019absence de distinction entre copyright et droits voisins aboutit \u00e0 reconna\u00eetre deux cat\u00e9gories \u0153uvres (<em>works<\/em>) prot\u00e9g\u00e9es par copyright\u00a0: d\u2019une part, celles qui correspondent aux grandes cat\u00e9gories vis\u00e9es par la Convention de Berne et les syst\u00e8mes de droit d\u2019auteur\u00a0: les \u0153uvres litt\u00e9raires, dramatiques, musicales et artistiques originales\u00a0; d\u2019autre part, celles qui correspondent aux objets des droits voisins des producteurs continentaux\u00a0: phonogrammes, vid\u00e9ogrammes et signaux des organismes de radiodiffusion, auxquels le droit anglais ajoute une cat\u00e9gorie originale constitu\u00e9e par les arrangements typographiques. La doctrine les qualifie volontiers de \u00ab\u00a0copyright entrepreneuriaux\u00a0\u00bb (<em>entrepreneurial copyrights<\/em>). Aucun crit\u00e8re d\u2019originalit\u00e9 n\u2019est requis pour cette cat\u00e9gorie d\u2019\u00ab\u00a0\u0153uvres\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Point notable, les \u0153uvres audiovisuelles sont prot\u00e9g\u00e9es au travers de l\u2019\u00e9quivalent du droit voisin sur les vid\u00e9ogrammes (le <em>film<\/em>), et ne sont pas vis\u00e9es comme cat\u00e9gorie d\u2019\u0153uvres originales<a class=\"footnote\" title=\"La jurisprudence a cependant reconnu une possibilit\u00e9 de prot\u00e9ger certaines \u0153uvres audiovisuelles en tant qu\u2019\u0153uvres dramatiques originales. V. infra n\u00b0 100.\" id=\"return-footnote-60-14\" href=\"#footnote-60-14\" aria-label=\"Footnote 14\"><sup class=\"footnote\">[14]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>96._ Les \u0153uvres litt\u00e9raires, dramatiques, musicales et artistiques_<\/strong>\u00a0Ces \u0153uvres correspondent aux cat\u00e9gories classiques vis\u00e9es par la Convention de Berne. Les sp\u00e9cificit\u00e9s du copyright britannique sont ici principalement li\u00e9es au traitement des \u0153uvres artistiques et audiovisuelles<a class=\"footnote\" title=\"Sur les oeuvres musicales, V. A. Rahmatian (ed), Concepts of Music and Copyright: How Music Perceives Itself and How Copyright Perceives Music, Edward Elgar, 2015 (notamment A. Rahmatian, \u00ab\u00a0The Elements of Music Relevant for Copyright Protection\u00a0\u00bb, p 78.).\" id=\"return-footnote-60-15\" href=\"#footnote-60-15\" aria-label=\"Footnote 15\"><sup class=\"footnote\">[15]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>97._ Les \u0153uvres litt\u00e9raires_<\/strong>\u00a0La section\u00a03(1) du CDPA\u00a01988 d\u00e9finit l\u2019\u0153uvre litt\u00e9raire comme\u00a0\u00ab\u00a0toute \u0153uvre, autre qu\u2019une \u0153uvre dramatique ou musicale, qui est \u00e9crite, parl\u00e9e ou chant\u00e9e\u00a0\u00bb, et pr\u00e9cise que la cat\u00e9gorie comprend, en cons\u00e9quence \u00ab\u00a0(a) un tableau ou une compilation, (b) un programme d\u2019ordinateur, (c) le mat\u00e9riel de conception pr\u00e9paratoire \u00e0 un programme d\u2019ordinateur et (d) une base de donn\u00e9es\u00a0\u00bb. Un titre d\u2019article ou de livre peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une \u0153uvre litt\u00e9raire ind\u00e9pendamment de l\u2019\u0153uvre qu\u2019il d\u00e9signe<a class=\"footnote\" title=\"V. The Newspaper Licensing Agency Ltd &amp; Ors. v. Meltwater Holding BV &amp; Ors [2011] EWCA Civ 890\u00a0: \u00c0 propos d\u2019un service de citation d\u2019articles reprenant sans autorisation des titres et des courts extraits d\u2019articles publi\u00e9s, jug\u00e9 notamment que les titres des diff\u00e9rents articles reproduits pouvaient \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme des \u0153uvres litt\u00e9raires originales ind\u00e9pendamment des articles eux-m\u00eames, et que les extraits reproduits constituaient des parties substantielles des articles reproduits (la Cour citant sur ce point l\u2019arr\u00eat Infopaq, CJCE, 16\u00a0juill. 2009, affaire\u00a0C-5\/08\u00a0: Rec.\u00a0CJCE 2009, I, p.\u00a06569). Jug\u00e9 \u00e9galement que les actes de contrefa\u00e7on relev\u00e9s ne peuvent \u00eatre l\u00e9gitim\u00e9s, ni par les exceptions pr\u00e9vues par le Copyright Act concernant les copies temporaires (s.\u00a028A) et le fair dealing (s.\u00a030), ni par celles pr\u00e9vues par les Databases Regulations). P. Charnley, \u00ab Copyright in newspapaer headlines and online media monitoring services \u00bb, Journal of Intellectual Property Law &amp; Practice 6, n\u1d52 5 (2011), 294\u201196.\" id=\"return-footnote-60-16\" href=\"#footnote-60-16\" aria-label=\"Footnote 16\"><sup class=\"footnote\">[16]<\/sup><\/a>. Les personnages d&rsquo;une oeuvre litt\u00e9raire sont \u00e9galement prot\u00e9geables en eux-m\u00eames<a class=\"footnote\" title=\"Shazam Productions v Only Fools The Dining Experience ([2022] EWHC 1379 IPEC ; www.bailii.org\/). En l\u2019esp\u00e8ce, le titulaire des droits sur un sitcom (\u00ab Only Fools and Horses \u00bb) avait assign\u00e9 notamment une soci\u00e9t\u00e9 \u00ab Only Fools The Dining Exp\u00e9rience \u00bb pour avoir utilis\u00e9 des personnages, des slogans, des th\u00e8mes et d\u2019autres \u00e9l\u00e9ments tir\u00e9s de la s\u00e9rie dans une exp\u00e9rience th\u00e9\u00e2trale immersive. Les demandes invoquaient, pour la premi\u00e8re fois devant les tribunaux anglais, une protection des personnages eux-m\u00eames (par contraste, la question est r\u00e9gl\u00e9e de longue date aux \u00c9tats-Unis ; V. par ex. pour la protection de Sherlock Holmes Klinger v. Conan Doyle Estate, Ltd., 755 F. 3d 496 \u2013 Court of Appeals, 7th Circuit 2014). La Cour confirme\u00a0 d\u2019abord la possibilit\u00e9 d\u2019une protection des personnages de fiction par copyright, en s\u2019appuyant notamment sur l\u2019arr\u00eat Cofemel de la CJUE (CJUE, 12 sept. 2019, aff. C-683\/17). Jug\u00e9 en l\u2019esp\u00e8ce que le personnage de Del Boy, \u00ab personnage complet avec des motivations complexes et une histoire compl\u00e8te \u00bb pouvait constituer une \u0153uvre prot\u00e9geable par la loi sur le droit d\u2019auteur, en l\u2019esp\u00e8ce originale du fait des choix libres et cr\u00e9atifs de son auteur. Selon le juge, cette \u0153uvre devrait logiquement \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une \u0153uvre litt\u00e9raire en vertu du Copyright, Designs and Patents Act 1988. La Cour se prononce \u00e9galement pour la premi\u00e8re fois sur l'exception de parodie introduite en 2014 (V. infra, n\u00b0 143).\" id=\"return-footnote-60-17\" href=\"#footnote-60-17\" aria-label=\"Footnote 17\"><sup class=\"footnote\">[17]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>98._ Les programmes d\u2019ordinateur et les \u0153uvres logicielles_ <\/strong>La loi ne contient pas de d\u00e9finition du programme d\u2019ordinateur (ni d\u2019ailleurs du mat\u00e9riel de conception pr\u00e9paratoire), mais la d\u00e9finition de la directive\u00a02009\/24\/CE (version codifi\u00e9e) sur la protection juridique des programmes d\u2019ordinateur s\u2019applique ici.<\/p>\n<p>Le CDPA 1988 ne pr\u00e9voit pas de crit\u00e8re d\u2019originalit\u00e9 propre aux programmes d\u2019ordinateur<a class=\"footnote\" title=\"Sur ce point, V. infra n\u00b0 109.\" id=\"return-footnote-60-18\" href=\"#footnote-60-18\" aria-label=\"Footnote 18\"><sup class=\"footnote\">[18]<\/sup><\/a>. Plusieurs dispositions de la loi sont adapt\u00e9es aux programmes d\u2019ordinateur, notamment s\u2019agissant des droits d\u2019adaptation et de traduction<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 21(3)(ab), 21(4).\" id=\"return-footnote-60-19\" href=\"#footnote-60-19\" aria-label=\"Footnote 19\"><sup class=\"footnote\">[19]<\/sup><\/a> ou en mati\u00e8re d&rsquo;exceptions<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 29 (research and private study).\" id=\"return-footnote-60-20\" href=\"#footnote-60-20\" aria-label=\"Footnote 20\"><sup class=\"footnote\">[20]<\/sup><\/a>. Les programmes d\u2019ordinateur font \u00e9galement l\u2019objet d\u2019exceptions concernant les droits moraux<a class=\"footnote\" title=\"V. infra n\u00b0\u00a0171, 172.\" id=\"return-footnote-60-21\" href=\"#footnote-60-21\" aria-label=\"Footnote 21\"><sup class=\"footnote\">[21]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les interfaces graphiques et les ic\u00f4nes d\u2019un programme d&rsquo;ordinateur sont prot\u00e9geables en tant qu\u2019\u0153uvres artistiques<a class=\"footnote\" title=\"Navitaire Inc. v. Easyjet Airline, [2004] EWHC 1725 (Ch). Dans le m\u00eame jugement, la High Court consid\u00e8re que les \u00ab noms de commandes \u00bb ne sont pas prot\u00e9geables en eux-m\u00eames. Elle refuse \u00e9galement de consid\u00e9rer la protection de l\u2019ensemble des commandes du logiciel comme une compilation. V. \u00e9galement\u00a0THJ v Sheridan, [2023] EWCA Civ 1354., concernant l'interface graphique utilisateur (GUI) d'un logiciel de trading. En appel la question portait\u00a0plus pr\u00e9cis\u00e9ment sur l'apparence graphique d'un tableau des risques et des prix produit et affich\u00e9 par le logiciel, et sur le test d'originalit\u00e9 \u00e0 appliquer (sur ce point, V. infra n\u00b0 109): \u00ab It can be seen from the example of the R &amp; P Charts reproduced above, particularly when enlarged, that the various component parts of the image have been laid out with some care. Mr Mitchell has designed the display so as to cram quite a large amount of information into a single screen. Moreover, he has made choices as to what to put where, including such matters as which commands to put into the ribbon and in what order. He also selected what fonts and colours to use \u00bb (point 25); \u00ab It is plain that the degree of visual creativity which went into the R &amp; P Charts was low. But that does not mean that there was no creativity at all. The consequence of the low degree of creativity is that the scope of protection conferred by copyright in the R &amp; P Charts is correspondingly narrow, so that only a close copy would infringe: see Infopaq at [45]-[48]. (It is sometimes suggested that Painer at [95]-[98] is authority to the contrary, but all that passage establishes is that the protection conferred by copyright on portrait photographs as a category is not inferior to that enjoyed by other categories of works, including other kinds of photographs.) It does not mean that the R &amp; P Charts are not protected by copyright at all, which would have the consequence that even an identical copy would not infringe. \u00bb (point 27).\" id=\"return-footnote-60-22\" href=\"#footnote-60-22\" aria-label=\"Footnote 22\"><sup class=\"footnote\">[22]<\/sup><\/a>. Les formats de donn\u00e9es peuvent constituer une oeuvre au sens du CDPA 1988, mais la condition d&rsquo;originalit\u00e9 semble faire obstacle \u00e0 leur protection<a class=\"footnote\" title=\"Wright v BTC Core, [2023] EWHC 222 (Ch), \u00e0 propos du format de fichier utilis\u00e9 par le syst\u00e8me Bitcoin, dans le cadre demandes en contrefa\u00e7on form\u00e9es par le pr\u00e9tendu cr\u00e9ateur du syst\u00e8me Bitcoin et du code source \u00e0 son origine, contre les op\u00e9rateurs de branches r\u00e9sultant de plusieurs \u00ab airdrops \u00bb du syst\u00e8me Bitcoin.\u00a0 La Cour d'appel, tout en affirmant qu'un format de fichier peut constituer une \u0153uvre au sens du Copyright Act (CDPA 1988), doute fortement de l'originalit\u00e9 de cette \u0153uvre (\u00ab Turning to requirement (iv) [orignalit\u00e9], I have to say that I am sceptical as to whether the Bitcoin File Format is an intellectual creation in the sense that has been explained by the Court of Justice. On the materials presently before this Court, it seems to me that there is a strong argument that it is differentiated from other file formats only by technical considerations \u00bb).\" id=\"return-footnote-60-23\" href=\"#footnote-60-23\" aria-label=\"Footnote 23\"><sup class=\"footnote\">[23]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le statut des jeux vid\u00e9os, et plus largement des \u0153uvres multim\u00e9dias<a class=\"footnote\" title=\"G. Westkamp, \u00ab\u00a0Multimedia Works and Categorization in UK Copyright Law\u00a0\u00bb, Journal of Intellectual Property Law &amp; Practice 1, n\u1d52 5 (2006), 362\u201163.\" id=\"return-footnote-60-24\" href=\"#footnote-60-24\" aria-label=\"Footnote 24\"><sup class=\"footnote\">[24]<\/sup><\/a>, a \u00e9t\u00e9 clarifi\u00e9 par la High Court de Londres dans l\u2019affaire <em>Nova Productions Ltd v.\u00a0Mazooma Games Ltd &amp; Ors<a class=\"footnote\" title=\"[2006] EWHC\u00a024 (Ch).\" id=\"return-footnote-60-25\" href=\"#footnote-60-25\" aria-label=\"Footnote 25\"><sup class=\"footnote\">[25]<\/sup><\/a><\/em>, qui illustre les difficult\u00e9s li\u00e9es \u00e0 une d\u00e9finition limitative des cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es. En l\u2019esp\u00e8ce, la soci\u00e9t\u00e9 demanderesse produisait des jeux vid\u00e9os dits d\u2019arcade, accessibles dans des caf\u00e9s et salles sp\u00e9cialis\u00e9es. Elle pr\u00e9tendait que le jeu vid\u00e9o du d\u00e9fendeur contrefaisait le copyright qu\u2019elle d\u00e9tenait sur les dessins et les \u00e9l\u00e9ments logiciels de son jeu, ainsi que le jeu dans son ensemble, constitutif selon elle d\u2019une \u0153uvre dramatique originale. Elle invoquait par ailleurs la protection du jeu au travers du copyright sur le <em>film<\/em> (vid\u00e9ogramme) constitu\u00e9 par la fixation des animations du jeu. Sur les composantes du jeu, la High Court a jug\u00e9 que les fichiers bitmap (dessins en 2D repr\u00e9sent\u00e9s au travers du jeu) \u00e9taient bien des \u0153uvres artistiques, de m\u00eame que les images composites g\u00e9n\u00e9r\u00e9es utilisant des fichiers ; les programmes informatiques et les documents de design sont qualifi\u00e9s d\u2019\u0153uvres litt\u00e9raires (qualification applicable aux logiciels en g\u00e9n\u00e9ral). S\u2019agissant du jeu dans son ensemble, la High Court a rejet\u00e9 la qualification d\u2019\u0153uvre dramatique au sens du copyright Act<a class=\"footnote\" title=\"L\u2019\u0153uvre dramatique impliquant une possibilit\u00e9 d\u2019interpr\u00e9tation devant une audience.\" id=\"return-footnote-60-26\" href=\"#footnote-60-26\" aria-label=\"Footnote 26\"><sup class=\"footnote\">[26]<\/sup><\/a><em>. <\/em>Enfin, une protection en tant que \u00ab\u00a0film\u00a0\u00bb (qui porterait donc sur la fixation du jeu), n\u2019est pas exclue par la High Court, mais cette derni\u00e8re rel\u00e8ve que, s\u2019agissant d\u2019un droit sur un enregistrement, la protection offerte ne prot\u00e8gerait que contre la copie au sens strict (ce qui n\u2019\u00e9tait pas le cas en l\u2019esp\u00e8ce), et non pas contre les adaptations<a class=\"footnote\" title=\"V. infra n\u00b0\u00a0135.\" id=\"return-footnote-60-27\" href=\"#footnote-60-27\" aria-label=\"Footnote 27\"><sup class=\"footnote\">[27]<\/sup><\/a>. En l\u2019esp\u00e8ce la contrefa\u00e7on est \u00e9cart\u00e9e en l\u2019absence de reproduction d\u2019une partie substantielle<a class=\"footnote\" title=\"V. infra n\u00b0\u00a0162.\" id=\"return-footnote-60-28\" href=\"#footnote-60-28\" aria-label=\"Footnote 28\"><sup class=\"footnote\">[28]<\/sup><\/a> de l\u2019une des composantes prot\u00e9g\u00e9es du jeu vid\u00e9o.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>99._ Les \u0153uvres dramatiques (en g\u00e9n\u00e9ral)_ <\/strong>La section 3(1) du CDPA\u00a01988 ne donne pas de d\u00e9finition de l\u2019\u0153uvre dramatique, et pr\u00e9cise uniquement que \u00ab\u00a0l\u2019\u0153uvre dramatique inclut une \u0153uvre de dance ou de mime\u00a0\u00bb. Les lois ant\u00e9rieures \u00e9taient \u00e9galement silencieuses sur ce point. Les tribunaux renvoient au sens commun d\u2019une \u0153uvre visuelle destin\u00e9e \u00e0 \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e devant un public<a class=\"footnote\" title=\"Green v. Broadcasting Corporation of New Zealand [1989] 2 All ER 1056\u00a0; [1989] RPC 700\u00a0: \u00ab\u00a0a dramatic work must have sufficient unity to be capable of performance\u00a0\u00bb. V. \u00e9galement Norowzian v. Arks Ltd (No. 2), ci-dessous.\" id=\"return-footnote-60-29\" href=\"#footnote-60-29\" aria-label=\"Footnote 29\"><sup class=\"footnote\">[29]<\/sup><\/a>. Le champ de la protection ne semble pas poser de difficult\u00e9s particuli\u00e8res au regard des \u0153uvres comme les pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre et les op\u00e9ras. Il est \u00e9galement admis que les sc\u00e9narios d\u2019\u0153uvres audiovisuelles sont des \u0153uvres dramatiques. Le fait que le r\u00e9gime des \u0153uvres dramatiques soit d\u00e9sormais largement align\u00e9 sur celui des \u0153uvres litt\u00e9raires limite tr\u00e8s certainement l\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019un d\u00e9bat sur ce point. Cependant la qualification pr\u00e9sente un int\u00e9r\u00eat tout particulier en ce qui concerne la protection des \u0153uvres audiovisuelles, distinctes de leurs composantes. Les tribunaux ont \u00e9galement confirm\u00e9 que les formats, notamment de jeux t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s, sont bien des oeuvres dramatiques au centre du CDPA 1988<a class=\"footnote\" title=\"Banner Universal Motion Pictures Ltd v Endemol Shine Group Ltd &amp; Anor [2017] WLR (D) 686, [2017] EWHC 2600 (Ch). La High Court cependant refuse en l'esp\u00e8ce la protection au format qui lui \u00e9tait soumis. Pour le juge Snowden, qui se prononce pour la Cour : \u00ab the authorities and commentary to which I have referred above indicate that it is at least arguable, as a matter of concept, that the format of a television game show or quiz show can be the subject of copyright protection as a dramatic work. This is so, even though it is inherent in the concept of a genuine game or quiz that the playing and outcome of the game, and the questions posed and answers given in the quiz, are not known or prescribed in advance; and hence that the show will contain elements of spontaneity and events that change from episode to episode.\nI do not need to decide on this interim application the precise conditions that must be satisfied before a television format can be protected as a dramatic work. What I think is apparent from the authorities, however, is that copyright protection will not subsist unless, as a minimum, (i) there are a number of clearly identified features which, taken together, distinguish the show in question from others of a similar type; and (ii) that those distinguishing features are connected with each other in a coherent framework which can be repeatedly applied so as to enable the show to be reproduced in recognisable form.\u00a0\u00bb\" id=\"return-footnote-60-30\" href=\"#footnote-60-30\" aria-label=\"Footnote 30\"><sup class=\"footnote\">[30]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>100._ Les \u0153uvres audiovisuelles dramatiques_ <\/strong>Le <em>Copyright Act\u00a01911<\/em> d\u00e9finissait les \u00ab\u00a0\u0153uvres dramatiques\u00a0\u00bb comme incluant \u00ab\u00a0toute production cin\u00e9matographique, lorsque les arrangements ou l\u2019interpr\u00e9tation ou les combinaisons des incidents repr\u00e9sent\u00e9s donnent \u00e0 l\u2019\u0153uvre un caract\u00e8re original\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab\u00a0Any cinematograph production where the arrangement or acting form or the combination of incidents represented give the work an original character\u00a0\u00bb. Le Copyright Act reprenait sur ce point le texte de l\u2019article\u00a014 de la Convention de Berne dans sa r\u00e9daction issue de la conf\u00e9rence de Berlin.\" id=\"return-footnote-60-31\" href=\"#footnote-60-31\" aria-label=\"Footnote 31\"><sup class=\"footnote\">[31]<\/sup><\/a>. Cette assimilation de l\u2019\u0153uvre cin\u00e9matographique (puis, plus largement, audiovisuelle) \u00e0 une \u0153uvre dramatique a fait douter de la protection des films d\u2019actualit\u00e9s et plus tard des magazines ou \u00ab\u00a0\u00e9missions de plateau\u00a0\u00bb, soit en raison d\u2019un manque \u00ab\u00a0d\u2019originalit\u00e9 dramatique\u00a0\u00bb, soit en raison de la difficult\u00e9 \u00e0 y voir des \u00ab\u00a0drames\u00a0\u00bb<em> (dramas)<\/em>. Il fait cependant peu de doute que les fictions et la plupart des documentaires pouvaient \u00eatre assimil\u00e9s \u00e0 des \u0153uvres dramatiques, y compris dans une interpr\u00e9tation restrictive de la notion. Le <em>Copyright Act\u00a01956<\/em> a introduit en mati\u00e8re de protection des \u0153uvres audiovisuelles des changements radicaux, en excluant express\u00e9ment les \u0153uvres audiovisuelles de la d\u00e9finition des \u0153uvres dramatiques<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a048.\" id=\"return-footnote-60-32\" href=\"#footnote-60-32\" aria-label=\"Footnote 32\"><sup class=\"footnote\">[32]<\/sup><\/a>, et en instituant une nouvelle cat\u00e9gorie d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es, d\u00e9nomm\u00e9e \u00ab\u00a0film cin\u00e9matographique\u00a0\u00bb<em> (cinematograph film)<\/em>, con\u00e7ue sur le mod\u00e8le d\u2019un droit voisin. Cette forme de protection sp\u00e9cifique a \u00e9t\u00e9 reprise dans la loi de 1988 sous la forme d\u2019un copyright entrepreneurial sur le \u00ab\u00a0film\u00a0\u00bb, d\u00e9fini \u00e0 la section\u00a05(1) comme l\u2019enregistrement visuel<a class=\"footnote\" title=\"V. infra n\u00b0 103.\" id=\"return-footnote-60-33\" href=\"#footnote-60-33\" aria-label=\"Footnote 33\"><sup class=\"footnote\">[33]<\/sup><\/a><em>. <\/em>Cependant le CDPA\u00a01988 n\u2019a pas repris l\u2019exclusion des \u0153uvres audiovisuelles de la d\u00e9finition de l\u2019\u0153uvre dramatique. Plusieurs auteurs ont alors sugg\u00e9r\u00e9 qu\u2019il \u00e9tait d\u00e9sormais possible d\u2019envisager la protection des \u0153uvres audiovisuelles, distinctes de leur enregistrement et de leur sc\u00e9nario, dans la cat\u00e9gorie des \u0153uvres dramatiques, et de revenir ainsi au sch\u00e9ma de protection de la loi de 1911<a class=\"footnote\" title=\"Question pos\u00e9e par D.\u00a0Lester et P.\u00a0Mitchell. Joynson-Hicks on UK Copyright Law. Sweet and Maxwell 1989, p.\u00a05.; P.\u00a0Kamina, \u00ab\u00a0Authorship of Films and Implementation of the Term Directive\u00a0\u00bb. [1994] 8 EIPR\u00a0319\u00a0; Laddie, Prescott &amp; Vitoria (1995). points\u00a05.26. 5,21 et 5,44\u00a0; J.\u00a0Holyoak, P.\u00a0Torremans, Intellectual Property Law. Butterworths\u00a01995. p.\u00a0153-154 et 162. \u00c9galement sugg\u00e9r\u00e9 par W.\u00a0R.\u00a0Cornish, Intellectual Property. Sweet &amp; Maxwell. 3e\u00a0\u00e9d. 1996. p.\u00a0342 (note\u00a098) et 410 (note\u00a063).\" id=\"return-footnote-60-34\" href=\"#footnote-60-34\" aria-label=\"Footnote 34\"><sup class=\"footnote\">[34]<\/sup><\/a>. Cette interpr\u00e9tation a \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9e par la Cour d\u2019appel de Londres dans l\u2019affaire <em>Norowzian<\/em><a class=\"footnote\" title=\"Norowzian v. Arks Ltd (No.\u00a02) [2000] EMLR 67\u00a0; [2000] F.S.R.\u00a0363, CA. \u00c0 cette occasion, Nourse LJ a propos\u00e9 une d\u00e9finition de l\u2019\u0153uvre dramatique\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0In my judgment a film can be a dramatic work for the purpose of the 1988\u00a0Act. The definition of that expression being at large, it must be given its natural and ordinary meaning. We were referred to several dictionary and textbook definitions. My own, substantially a distilled synthesis of those which have gone before, would be this: a dramatic work is a work of action, with or without words or music, which is capable of being performed before an audience. A film will often, though not always, be a work of action and it is capable of being performed before an audience. It can therefore fall within the expression \u2018dramatic work\u2019 in section 1(1)(a) and I disagree with the judge\u2019s reasons for excluding it.\u00a0\u00bb\" id=\"return-footnote-60-35\" href=\"#footnote-60-35\" aria-label=\"Footnote 35\"><sup class=\"footnote\">[35]<\/sup><\/a>. Certaines \u0153uvres audiovisuelles peuvent d\u00e8s lors \u00eatre prot\u00e9g\u00e9es au travers du copyright sur les \u0153uvres dramatiques. Cette protection est cependant limit\u00e9e aux \u0153uvres qui correspondent \u00e0 la d\u00e9finition de l\u2019\u0153uvre dramatique adopt\u00e9e par les juridictions, ce qui semble restreindre la protection aux seules \u0153uvres de fiction ou documentaires.<\/p>\n<p>Il n\u2019est pas inutile de noter que, dans le processus de transposition des directives droits d\u2019auteur et droits voisins, le l\u00e9gislateur anglais a transpos\u00e9 les dispositions relatives \u00e0 la titularit\u00e9 et \u00e0 la dur\u00e9e des droits sur l\u2019\u0153uvre audiovisuelle, non pas en relation avec les \u0153uvres audiovisuelles dramatiques, mais en relation avec le \u00ab\u00a0film\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire le droit voisin. La transposition des directives est donc, sur ce point, incorrecte<a class=\"footnote\" title=\"P.\u00a0Kamina, \u00ab\u00a0British Film Copyright and the incorrect implementation of the EC Copyright Directives\u00a0\u00bb, [1998] Ent. LR, 109.\" id=\"return-footnote-60-36\" href=\"#footnote-60-36\" aria-label=\"Footnote 36\"><sup class=\"footnote\">[36]<\/sup><\/a>. Cette mauvaise transposition est sans doute moins due \u00e0 un d\u00e9sir de pr\u00e9server les solutions existantes qu\u2019\u00e0 une difficult\u00e9 \u00e0 s\u00e9parer conceptuellement l\u2019\u0153uvre audiovisuelle de son enregistrement, qui prend sa source dans le r\u00e9gime \u00e9tabli par les lois de 1911 et 1956.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>101._ Les \u0153uvres musicales_ <\/strong>L\u2019\u0153uvre musicale \u00ab s\u2019entend d\u2019une \u0153uvre de musique, \u00e0 l\u2019exclusion de tout texte destin\u00e9 \u00e0 \u00eatre chant\u00e9 ou parl\u00e9 ou de toute action destin\u00e9e \u00e0 \u00eatre repr\u00e9sent\u00e9e avec la musique \u00bb<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 3.\" id=\"return-footnote-60-37\" href=\"#footnote-60-37\" aria-label=\"Footnote 37\"><sup class=\"footnote\">[37]<\/sup><\/a>. Cette d\u00e9finition ne semble pas avoir pos\u00e9 de difficult\u00e9s particuli\u00e8res.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>102._ Les \u0153uvres artistiques_<\/strong><a class=\"footnote\" title=\"P. Masiyakurima, \u00ab\u00a0Copyright in Works of Artistic Craftsmanship: An Analysis\u00a0\u00bb. Oxford Journal of Legal Studies 36, n\u1d52 3 (1er septembre 2016), 505\u201134; S.\u00a0Stokes, \u00ab\u00a0Copyright and the Reproduction of Artistic Works\u00a0\u00bb [2003] EIPR\u00a0486 ; S. Clark, \u00ab Lucasfilm Ltd and Others v. Ainsworth and Another: the force of copyright protection for three-dimensional designs as sculptures or works of artistic craftsmanship \u00bb, [2009] EIPR, 31(7), 384-388 ; J. Thomson, \u00ab Works of artistic craftsmanship: what is happening in this \u201cformidable area of complexity\u201d \u00bb, [2010] EIPR, 32(3), 113-119 ; \u00ab Lucasfilm Ltd v. Ainsworth: Star Wars Episode VIII \u2013 The Sculpture Wars \u00bb, [2010] EIPR, 32(5), 251-254.\" id=\"return-footnote-60-38\" href=\"#footnote-60-38\" aria-label=\"Footnote 38\"><sup class=\"footnote\">[38]<\/sup><\/a> La protection des \u0153uvres artistiques fait l\u2019objet dans le CDPA 1988 de dispositions particuli\u00e8rement complexes, destin\u00e9es \u00e0 exclure les \u0153uvres de l\u2019art appliqu\u00e9 du champ de la protection par copyright, ou \u00e0 r\u00e9duire le champ d\u2019application de la protection pour cette cat\u00e9gorie d\u2019\u0153uvres, de mani\u00e8re \u00e0 \u00e9viter le cumul avec les protections d\u00e9di\u00e9es. La section 4 dispose :<\/p>\n<p>\u00ab\u00a01) Dans cette Partie, on entend par \u201c\u0153uvre artistique\u201d\u00a0:<\/p>\n<p>a) une \u0153uvre graphique, une photographie, une sculpture ou un collage, quelle qu\u2019en soit la qualit\u00e9 artistique,<\/p>\n<p>b) une \u0153uvre d\u2019architecture, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un \u00e9difice ou d\u2019une maquette d\u2019\u00e9difice, ou<\/p>\n<p>c) une \u0153uvre artistique artisanale.<\/p>\n<p>2) Dans cette partie,<\/p>\n<p>\u201c\u00e9difice\u201d d\u00e9signe \u00e9galement toute construction fixe et toute partie d\u2019un \u00e9difice ou d\u2019une construction fixe\u00a0;<\/p>\n<p>\u201c\u0153uvre graphique\u201d d\u00e9signe (a) toute peinture ainsi que tout dessin, diagramme, carte g\u00e9ographique, graphique ou plan, et (b) toute gravure, eau-forte, lithographie, gravure sur bois ou \u0153uvre similaire\u00a0;<\/p>\n<p>\u201cphotographie\u201d s\u2019entend de l\u2019impression d\u2019un rayon lumineux ou d\u2019une autre radiation sur tout support sur lequel se forme une image ou \u00e0 partir duquel une image peut se former par quelque moyen que ce soit, et qui ne fait pas partie d\u2019un film\u00a0;<\/p>\n<p>\u201csculpture\u201d d\u00e9signe \u00e9galement tout moule ou mod\u00e8le fait en vue de la r\u00e9alisation d\u2019une sculpture.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le CDPA 1988 contient ainsi une liste ferm\u00e9e des \u0153uvres artistiques prot\u00e9geables comprenant, d\u2019une part, (a) les \u0153uvres graphiques, les photographies, les sculptures ou collages et les \u0153uvres d\u2019architecture, prot\u00e9g\u00e9es sans r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 leur qualit\u00e9 artistique, et (b) les <em>works of artistic craftsmanship<\/em> (\u0153uvres artistiques artisanales), cat\u00e9gorie comprenant par exemple les bijoux ou les meubles, mais aux contours incertains, et pour lesquelles un caract\u00e8re artistique doit \u00eatre d\u00e9montr\u00e9. Les \u0153uvres (dessins ou mod\u00e8les)\u00a0qui ne correspondant pas \u00e0 ces d\u00e9finitions, comme par exemple les pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es de v\u00e9hicules automobiles, sont exclues de toute protection par copyright, et ne peuvent pr\u00e9tendre qu\u2019aux protections sp\u00e9cifiques.<\/p>\n<p>La d\u00e9finition des \u0153uvres graphiques, des photographies, des sculptures ou collages et des \u0153uvres d\u2019architecture n\u2019appelle pas de commentaires particuliers<a class=\"footnote\" title=\"Sur les oeuvres d\u2019architecture, V. A. Adrian, \u00ab\u00a0Architecture and Copyright: A Survey\u00a0\u00bb, Journal of Intellectual Property Law and Practice, Vol. 3, No. 8 (2008), 524-529.\" id=\"return-footnote-60-39\" href=\"#footnote-60-39\" aria-label=\"Footnote 39\"><sup class=\"footnote\">[39]<\/sup><\/a>, sauf \u00e0 souligner la d\u00e9finition assez pr\u00e9cise et large des \u00ab\u00a0photographies\u00a0\u00bb, et l\u2019exclusion des images d\u2019un film de cette d\u00e9finition.<\/p>\n<p>Celle des \u0153uvres artistiques artisanales est par contre plus probl\u00e9matique, ne serait-ce qu\u2019en raison de l\u2019inclusion de deux crit\u00e8res restrictifs de la protection\u00a0: le caract\u00e8re artistique, d\u2019une part, et la production artisanale, d\u2019autre part. Ce dernier crit\u00e8re concentre d\u2019ailleurs les difficult\u00e9s d\u2019interpr\u00e9tation. Il a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 que la qualification d\u2019\u0153uvre artistique artisanale n\u00e9cessite tout d\u2019abord de d\u00e9terminer si l\u2019intention de l\u2019artiste \u00e9tait de cr\u00e9er une \u0153uvre d\u2019artisanat, et ensuite s\u2019il n\u2019a pas manifestement \u00e9chou\u00e9 dans cette intention<a class=\"footnote\" title=\"Merlet v.\u00a0Mothercare [1986] RPC 115 (capes pour b\u00e9b\u00e9s exclues de la protection car cr\u00e9\u00e9es dans un but fonctionnel et, manquant, en tant que v\u00eatements de valeur esth\u00e9tique).\" id=\"return-footnote-60-40\" href=\"#footnote-60-40\" aria-label=\"Footnote 40\"><sup class=\"footnote\">[40]<\/sup><\/a>. La qualification a par exemple \u00e9t\u00e9 retenue pour certaines formes de v\u00eatements<a class=\"footnote\" title=\"Radley Gowns v.\u00a0Spyrou [1975] F.S.R. 455 ; \u00a0Guild v Eskandar Ltd [2002] EWCA Civ 316, [2003] FSR 3 (CA)\u00a0(forme de v\u00eatements de travail exclue de la protection pour d\u00e9faut de caract\u00e8re artistique).\" id=\"return-footnote-60-41\" href=\"#footnote-60-41\" aria-label=\"Footnote 41\"><sup class=\"footnote\">[41]<\/sup><\/a> ou des travaux de tricot<a class=\"footnote\" title=\"En Nouvelle-Z\u00e9alande, Bonz Group (Pty) Ltd v.\u00a0Cooke [1994] 3\u00a0NZLR\u00a0216 (High Court) (travaux de tricot).\" id=\"return-footnote-60-42\" href=\"#footnote-60-42\" aria-label=\"Footnote 42\"><sup class=\"footnote\">[42]<\/sup><\/a>. Elle a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e pour des meubles<a class=\"footnote\" title=\"Hensher v.\u00a0Restawile [1975] RPC 31 (meubles produits en masse. Aucune intention de cr\u00e9er une \u0153uvre artistique et meubles jug\u00e9s insuffisamment esth\u00e9tiques pour justifier une protection en tant que works of artistic craftsmanship).\" id=\"return-footnote-60-43\" href=\"#footnote-60-43\" aria-label=\"Footnote 43\"><sup class=\"footnote\">[43]<\/sup><\/a> ou des formes de v\u00e9hicules<a class=\"footnote\" title=\"Burge v.\u00a0Swarbrick [2007] F.S.R. 27 (exclusion de la protection pour des formes de bateau \u00e0 raison de leur caract\u00e8re fonctionnel).\" id=\"return-footnote-60-44\" href=\"#footnote-60-44\" aria-label=\"Footnote 44\"><sup class=\"footnote\">[44]<\/sup><\/a>. La jurisprudence r\u00e9cente confirme que cette cat\u00e9gorie d&rsquo;oeuvres peut \u00eatre cr\u00e9\u00e9e \u00e0 l&rsquo;aide de machines, et qu&rsquo;elle ne perd pas cette qualit\u00e9 lorsque des copies multiples sont r\u00e9alis\u00e9es et distribu\u00e9es<a class=\"footnote\" title=\"Response Clothing Ltd. v. The Edinburgh Woollen Mill Ltd. [2020] EWHC 148 (IPEC): \u00ab\u00a0I will adopt the Bonz Group summary definition of a work of artistic craftsmanship with clarifications which I believe to be consistent with the definition: (i) it is possible for an author to make a work of artistic craftsmanship using a machine, (ii) aesthetic appeal can be of a nature which causes the work to appeal to potential customers and (iii) a work is not precluded from being a work of artistic craftmanship solely because multiple copies of it are subsequently made and marketed. No binding English authority has been drawn to my attention which prevents me from construing s.4(1)(c) in that way. Accordingly, the Wave Fabric is a work of artistic craftsmanship.\u00a0\u00bb (para 64).\" id=\"return-footnote-60-45\" href=\"#footnote-60-45\" aria-label=\"Footnote 45\"><sup class=\"footnote\">[45]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La d\u00e9finition des <em>works of artistic crafstmaship<\/em> a fait l\u2019objet d\u2019un arr\u00eat de la Cour supr\u00eame du Royaume-Uni dans une affaire <em>Lucasfilm v. Ainsworth<\/em><a class=\"footnote\" title=\"[2011] UKSC 39.\" id=\"return-footnote-60-46\" href=\"#footnote-60-46\" aria-label=\"Footnote 46\"><sup class=\"footnote\">[46]<\/sup><\/a>, \u00e0 propos de la protection par copyright de reproduction de casques de soldats du film <em>Star Wars<\/em> fabriqu\u00e9s aux \u00c9tats-Unis et offerts \u00e0 la vente au Royaume-Uni. En premi\u00e8re instance<a class=\"footnote\" title=\"Lucasfilm v. Ainsworth [2008] EWHC 1878 (Chancery) (Mann J.). A. Hobson, \u00ab\u00a0Imperial stormtroopers, art works, and copyright defences\u00a0\u00bb, Journal of Intellectual Property Law &amp; Practice 4, n\u1d52 1 (2009), 16-18.\" id=\"return-footnote-60-47\" href=\"#footnote-60-47\" aria-label=\"Footnote 47\"><sup class=\"footnote\">[47]<\/sup><\/a>, la qualification de <em>works of artistic craftsmanship<\/em> avait \u00e9t\u00e9 refus\u00e9e, au motif que l&rsquo;objet de ces cr\u00e9ations n\u2019\u00e9tait pas esth\u00e9tique, mais utilitaire<a class=\"footnote\" title=\"Ici le caract\u00e8re utilitaire n\u2019\u00e9tait pas li\u00e9 \u00e0 la fonction de \u00ab protection \u00bb du casque, s\u2019agissant d\u2019une cr\u00e9ation de fantaisie, mais plut\u00f4t \u00e0 l\u2019objet de la cr\u00e9ation, de reproduire en 3D l\u2019\u00e9l\u00e9ment d\u2019un film.\" id=\"return-footnote-60-48\" href=\"#footnote-60-48\" aria-label=\"Footnote 48\"><sup class=\"footnote\">[48]<\/sup><\/a>. Les demandeurs avaient \u00e9galement tent\u00e9, sans succ\u00e8s, de faire qualifier les casques de \u00ab sculptures \u00bb au sens du Copyright<em> Act<\/em>. La Cour d\u2019appel de Londres, avait confirm\u00e9 sur ces points le jugement de la High Court<a class=\"footnote\" title=\"Lucasfilm v. Ainsworth ([2009] EWCA Civ 1328\u00a0; [2009] WLR (D) 368).\" id=\"return-footnote-60-49\" href=\"#footnote-60-49\" aria-label=\"Footnote 49\"><sup class=\"footnote\">[49]<\/sup><\/a>. Elle appliquait \u00e9galement la section\u00a051 du Copyright Act, exception sp\u00e9cifique qui interdit au titulaire des droits sur un dessin original reproduisant une \u0153uvre utilitaire non prot\u00e9g\u00e9e en tant qu\u2019\u0153uvre artistique d\u2019invoquer le copyright dans ce dessin (2D) pour emp\u00eacher la fabrication et l\u2019exploitation de l\u2019objet repr\u00e9sent\u00e9 (3D)<a class=\"footnote\" title=\"V. infra n\u00b0\u00a0140 et 283.\" id=\"return-footnote-60-50\" href=\"#footnote-60-50\" aria-label=\"Footnote 50\"><sup class=\"footnote\">[50]<\/sup><\/a>. Ainsi m\u00eame si Lucasfilm d\u00e9tenait un copyright sur les dessins des casques, prot\u00e9g\u00e9s comme \u0153uvres graphiques originales, ce copyright ne lui permettrait pas de s\u2019opposer \u00e0 la fabrication et \u00e0 la distribution des casques au Royaume-Uni. La Cour supr\u00eame a confirm\u00e9 cette analyse.<\/p>\n<p>Comme nous le verrons<a class=\"footnote\" title=\"Infra n\u00b0 152.\" id=\"return-footnote-60-51\" href=\"#footnote-60-51\" aria-label=\"Footnote 51\"><sup class=\"footnote\">[51]<\/sup><\/a>, une r\u00e8gle particuli\u00e8re avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vue par le texte d&rsquo;origine du CDPA 1988 concernant la dur\u00e9e de protection de certaines oeuvres artistiques. La section 52 du CDPA 1988, combin\u00e9e \u00e0 un d\u00e9cret, pr\u00e9voyait en effet une r\u00e9duction de la dur\u00e9e de protection pour les articles fabriqu\u00e9s par un proc\u00e9d\u00e9 industriel (en 50 exemplaires ou plus). Certaines formes de reproduction de ces articles \u00e9taient ainsi autoris\u00e9es apr\u00e8s l&rsquo;expiration d&rsquo;un d\u00e9lai de 25 ans \u00e0 compter de leur premi\u00e8re mise sur le march\u00e9. Cette limitation, contraire aux r\u00e8gles europ\u00e9enne, a \u00e9t\u00e9 abrog\u00e9e par l&rsquo;<em>Entreprise and Regulatory Reform Act 2013<\/em>, \u00e0 effet au 28 juillet 2016<a class=\"footnote\" title=\"Ibid. Sous r\u00e9serve cependant de dispositions transitoires.\" id=\"return-footnote-60-52\" href=\"#footnote-60-52\" aria-label=\"Footnote 52\"><sup class=\"footnote\">[52]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>103._ Les enregistrements audiovisuels (films)_ <\/strong>La loi de 1988 a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 l&rsquo;origine comme n\u2019ayant pas modifi\u00e9, s\u2019agissant des \u0153uvres audiovisuelles, le sch\u00e9ma \u00e9tabli par la loi de 1956<a class=\"footnote\" title=\"V. R. Durie, \u00ab Copyright, Designs and Patent Act 1988, the Key Changes for the Film lndustry \u00bb [1989] 6 EIPR 197. et la plupart des ouvrages sur le sujet.\" id=\"return-footnote-60-53\" href=\"#footnote-60-53\" aria-label=\"Footnote 53\"><sup class=\"footnote\">[53]<\/sup><\/a>. La r\u00e9alit\u00e9 est plus complexe. La loi ne reprend pas la distinction faite par la loi de 1956 entre les copyright<em>s<\/em> de la Partie\u00a0I et II, mais continue de traiter les \u0153uvres audiovisuelles comme des cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres sp\u00e9cifiques prot\u00e9g\u00e9es ind\u00e9pendamment de toute condition d\u2019originalit\u00e9. De ce point de vue, la principale diff\u00e9rence avec la loi pr\u00e9c\u00e9dente est que, sous l\u2019empire de la loi actuelle, la cat\u00e9gorie sp\u00e9cifique aux \u0153uvres audiovisuelles, le \u00ab\u00a0film\u00a0\u00bb, est d\u00e9finie \u00e0 la section\u00a05(A) comme \u00ab\u00a0un enregistrement sur tout support \u00e0 partir duquel une image anim\u00e9e peut \u00eatre produite par un moyen quelconque\u00a0\u00bb. La loi vise donc bien <em>l\u2019enregistrement visuel<\/em> lui-m\u00eame, et non pas l\u2019\u0153uvre audiovisuelle enregistr\u00e9e. En cons\u00e9quence, et sous r\u00e9serve d\u2019une protection pour les \u0153uvres audiovisuelles dramatiques<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0 100.\" id=\"return-footnote-60-54\" href=\"#footnote-60-54\" aria-label=\"Footnote 54\"><sup class=\"footnote\">[54]<\/sup><\/a>, on peut dire qu\u2019\u00e0 partir de 1988 l\u2019\u0153uvre cin\u00e9matographique ou audiovisuelle n\u2019est pas prot\u00e9g\u00e9e en tant que telle, mais seulement au travers de cet enregistrement. D\u2019autres diff\u00e9rences concernent le traitement des bandes sonores, qui a connu une \u00e9volution depuis l\u2019adoption de la loi de 1988, et qui sont d\u00e9sormais trait\u00e9es comme une partie du film, dans la mesure o\u00f9 elles \u00ab accompagnent \u00bb le film<a class=\"footnote\" title=\"Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, l\u2019article 5B dispose : \u00ab 1) In this Part \u201cfilm\u201d means a recording on any medium from which a moving image may by any means be produced. 2) The sound track accompanying a film shall be treated as part of the film for the purposes of this Part. 3) Without prejudice to the generality of subsection (2), where that subsection applies: a) references in this Part to showing a film include playing the film sound track to accompany the film, b) references in this Part to playing a sound recording, or to communicating a sound recording to the public, do not include playing or communicating the film sound track to accompany the film, c) references in this Part to copying a work, so far as they apply to a sound recording, do not include copying the film sound track to accompany the film, and d) references in this Part to the issuing, rental or lending of copies of a work, so far as they apply to a sound recording, do not include the issuing, rental or lending of copies of the sound track to accompany the film. 4) Copyright does not subsist in a film which is, or to the extent that it is, a copy taken from a previous film. 5) Nothing in this section affects any copyright subsisting in a film sound track as a sound recording.\u00a0\u00bb\" id=\"return-footnote-60-55\" href=\"#footnote-60-55\" aria-label=\"Footnote 55\"><sup class=\"footnote\">[55]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>104._ Les enregistrements sonores (sound recordings)_ <\/strong>Aux termes de l\u2019article\u00a05A un enregistrement sonore est d\u00e9fini comme\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0a) un enregistrement de sons \u00e0 partir duquel les sons peuvent \u00eatre reproduits, ou<\/p>\n<p>b) un enregistrement de l\u2019ensemble ou de toute partie d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire, dramatique ou musicale \u00e0 partir duquel les sons reproduisant l\u2019\u0153uvre ou une partie de celle-ci peuvent \u00eatre obtenus,<\/p>\n<p>quel que soit le support de l\u2019enregistrement ou la m\u00e9thode par laquelle les sons sont reproduits ou obtenus\u00a0;\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>On le voit, la d\u00e9finition n\u2019est pas restreinte aux enregistrements des cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es vis\u00e9es, et peut porter sur des sons ou des bruits. Elle est \u00e9galement technologiquement neutre, et couvre tous types d\u2019enregistrement, y compris d\u00e9mat\u00e9rialis\u00e9s.<\/p>\n<p>La bande sonore d\u2019un film est prot\u00e9g\u00e9e en tant qu\u2019\u00e9l\u00e9ment du film, et non pas en tant que <em>sound recording<\/em>, ce qui a des cons\u00e9quences sur son r\u00e9gime<a class=\"footnote\" title=\"V. P.\u00a0Kamina, \u00ab\u00a0The protection of film soundtracks under British copyright after the copyright regulations 1995 and 1996\u00a0\u00bb, [1998] Ent. LR 153.\" id=\"return-footnote-60-56\" href=\"#footnote-60-56\" aria-label=\"Footnote 56\"><sup class=\"footnote\">[56]<\/sup><\/a>. Cependant l\u2019enregistrement pr\u00e9existant (par exemple exploit\u00e9 dans le commerce) et int\u00e9gr\u00e9 dans la bande sonore continue \u00e0 \u00eatre prot\u00e9g\u00e9 en tant que <em>sound recording<\/em>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>105._ Les signaux de transmission (broadcasts)_ <\/strong>Dans sa version initiale le CDPA\u00a01988 distinguait au sein de cette cat\u00e9gorie les radiodiffusions (<em>broadcasts<\/em>) et les transmissions par c\u00e2ble (<em>cable <\/em><em>programmes<\/em>). Cette distinction a \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9e en 2003 au profit d\u2019une d\u00e9finition plus large des <em>broadcasts,<\/em> qui couvre d\u00e9sormais les deux formes de diffusion. Un <em>broadcast<\/em> est ainsi d\u00e9fini dans la section\u00a05 comme\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0une transmission \u00e9lectronique d\u2019images, de sons ou d\u2019autres informations, qui<\/p>\n<p>a) est transmise pour r\u00e9ception simultan\u00e9e par des membres du public et qui peut \u00eatre re\u00e7ue licitement par eux, ou<\/p>\n<p>b) est transmise \u00e0 un moment d\u00e9termin\u00e9 uniquement par la personne qui r\u00e9alise la transmission pour pr\u00e9sentation \u00e0 des membres du public,<\/p>\n<p>et qui n\u2019est pas exclue par la sous-section (1A)\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>On notera \u00e0 ce stade que les <em>broadcasts <\/em>ne se limitent pas \u00e0 la diffusion de programmes audiovisuels. L\u2019article pr\u00e9cise ensuite qu\u2019une transmission crypt\u00e9e doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme pouvant \u00eatre re\u00e7ue licitement par des membres du public seulement si l\u2019\u00e9quipement de d\u00e9codage a \u00e9t\u00e9 mis \u00e0 la disposition du public par ou avec l\u2019autorit\u00e9 de la personne qui r\u00e9alise la transmission ou la personne fournissant le contenu de la transmission. Enfin, la sous-section (1A) exclut de la d\u00e9finition toute transmission par Internet (<em>Internet transmission<\/em>), \u00e0 moins qu\u2019elle consiste\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0a) en une transmission qui prend place simultan\u00e9ment sur l\u2019Internet et par d\u2019autres moyens,<\/p>\n<p>b) en une transmission concomitante (<em>concurrent transmission<\/em>) d\u2019un \u00e9v\u00e8nement en direct (<em>live event<\/em>), ou<\/p>\n<p>c) en une transmission d\u2019images anim\u00e9es ou de sons enregistr\u00e9s formant une partie d\u2019un service de programme offert par la personne responsable de la r\u00e9alisation de la transmission, service dans lequel des programmes sont transmis \u00e0 des heures fix\u00e9es pr\u00e9d\u00e9termin\u00e9es par cette personne.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Ces pr\u00e9cisions pr\u00e9servent la protection des signaux diffus\u00e9s sur l\u2019Internet mais qui correspondent \u00e0 ou prolongent un <em>broadcast <\/em>(une diffusion lin\u00e9aire d\u2019images, de sons ou d\u2019autres informations) .<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>106._ Les arrangements typographiques d\u2019\u00e9ditions publi\u00e9es_ <\/strong>L\u2019objet de la protection est d\u00e9fini \u00e0 la section\u00a08 du CDPA\u00a01988 comme suit\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0on entend par \u201c\u00e9dition publi\u00e9e\u201d, par rapport au copyright sur la pr\u00e9sentation typographique d\u2019une telle \u00e9dition, une \u00e9dition publi\u00e9e d\u2019une ou de plusieurs d\u2019\u0153uvres litt\u00e9raires, dramatiques ou musicales ou de toute partie de celles-ci.\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Traduction OMPI.\" id=\"return-footnote-60-57\" href=\"#footnote-60-57\" aria-label=\"Footnote 57\"><sup class=\"footnote\">[57]<\/sup><\/a><\/p>\n<p>La protection porte sur l\u2019ensemble de la publication et n\u2019est pas limit\u00e9e aux seuls choix typographiques et de mise en page<a class=\"footnote\" title=\"V.. The Newspaper Licensing Agency Ltd v. Marks and Spencer Pic\u00a0[2001] UKHL 38\u00a0par Lord Hoffmann\u00a0: \u00ab\u00a0It is not the choice of a particular typeface, the precise number or width of the columns, the breadth of margins and the relationship of headlines and strap-lines to the other text, the number of articles on a page and the distribution of photographs and advertisements but the combination of all of these into pages which give the newspaper as a whole its distinctive appearance... The particular fonts, columns, margins and so forth are only, so to speak, the typographical vocabulary in which the arrangement is expressed. \u00a0\u00bb\" id=\"return-footnote-60-58\" href=\"#footnote-60-58\" aria-label=\"Footnote 58\"><sup class=\"footnote\">[58]<\/sup><\/a>. Elle n\u2019inclut pas le droit de s\u2019opposer aux adaptations. Elle semble donc en r\u00e9alit\u00e9 restreinte aux fac-simil\u00e9s des \u00e9ditions publi\u00e9es.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>107._ Les crit\u00e8res de protection_ <\/strong>Une sp\u00e9cificit\u00e9 du copyright anglais tient aux crit\u00e8res de protection, qui ne sont pas appliqu\u00e9s \u00e0 l\u2019ensemble des cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es. En outre, au-del\u00e0 des crit\u00e8res principaux que sont l\u2019exigence de fixation, l\u2019exigence d\u2019originalit\u00e9 et l\u2019absence de copie, il faut \u00e9galement prendre en compte les crit\u00e8res sp\u00e9cifiques \u00e0 certaines \u0153uvres artistiques (caract\u00e8re artistique, caract\u00e8re artisanal), d\u00e9j\u00e0 abord\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>108._ La fixation_ <\/strong>L\u2019article\u00a03(2) du CDPA\u00a01988 dispose\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Pour \u00eatre prot\u00e9g\u00e9e par le copyright, une \u0153uvre litt\u00e9raire, dramatique ou musicale doit \u00eatre consign\u00e9e par \u00e9crit ou d\u2019une autre mani\u00e8re et toute mention, dans la pr\u00e9sente partie, de la date \u00e0 laquelle une \u0153uvre est cr\u00e9\u00e9e s\u2019entend de la date \u00e0 laquelle elle est ainsi consign\u00e9e.\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Traduction OMPI.\" id=\"return-footnote-60-59\" href=\"#footnote-60-59\" aria-label=\"Footnote 59\"><sup class=\"footnote\">[59]<\/sup><\/a><\/p>\n<p>Cette condition est con\u00e7ue comme une garantie de preuve, \u00e0 la fois de l\u2019existence et de la substance de l\u2019\u0153uvre. La fixation implique une certaine permanence.<\/p>\n<p>Une fixation est exig\u00e9e pour les copyrights portant sur les \u0153uvres originales, \u00e0 l\u2019exception des \u0153uvres artistiques<a class=\"footnote\" title=\"La port\u00e9e \u00e0 donner \u00e0 cette absence est incertaine, les tribunaux n\u2019ayant pas encore eu l\u2019occasion de se prononcer sur ce point.\" id=\"return-footnote-60-60\" href=\"#footnote-60-60\" aria-label=\"Footnote 60\"><sup class=\"footnote\">[60]<\/sup><\/a>. Elle n\u2019est pas express\u00e9ment requise pour les copyrights entrepreneuriaux, mais se d\u00e9duit, pour ceux qui consistent dans des droits sur enregistrements (<em>sound recordings<\/em>, <em>films<\/em>, <em>published editions<\/em>) de la nature m\u00eame de ces droits.<\/p>\n<p>En pratique ce crit\u00e8re pose rarement probl\u00e8me<a class=\"footnote\" title=\"Pour un exemple d\u2019\u0153uvre exclue de la protection pour d\u00e9faut de fixation, on citera Merchandising Corp of America v.\u00a0Harpbond [1983] F.S.R. 32\u00a0CA (maquillage d\u2019un chanteur).\" id=\"return-footnote-60-61\" href=\"#footnote-60-61\" aria-label=\"Footnote 61\"><sup class=\"footnote\">[61]<\/sup><\/a>, et ce pour deux raisons. Tout, d\u2019abord, parce que la fixation requise est d\u00e9finie de mani\u00e8re tr\u00e8s large\u00a0: l\u2019article\u00a0178 de la loi d\u00e9finit l\u2019\u00e9crit vis\u00e9 \u00e0 l\u2019article\u00a03(2) comme d\u00e9signant \u00e9galement \u00ab\u00a0tout code ou notation, de quelque forme que ce soit, manuscrit ou non et quelle que soit la m\u00e9thode par laquelle ou le support dans lequel ou sur lequel il est consign\u00e9\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"En outre, l\u2019expression \u00ab\u00a0ou d\u2019une autre mani\u00e8re\u00a0\u00bb confirme la possibilit\u00e9 d\u2019un enregistrement sur tous supports, comme les films par exemple.\" id=\"return-footnote-60-62\" href=\"#footnote-60-62\" aria-label=\"Footnote 62\"><sup class=\"footnote\">[62]<\/sup><\/a>. Ensuite, parce que l\u2019article\u00a03(3) pr\u00e9cise qu\u2019il est indiff\u00e9rent que l\u2019\u0153uvre soit consign\u00e9e par l\u2019auteur ou avec son autorisation. En d\u2019autres termes, l\u2019auteur d\u2019un discours non \u00e9crit peut agir en contrefa\u00e7on contre toute personne qui le reproduirait sans son autorisation. Nous verrons que sur ce point le droit am\u00e9ricain est beaucoup moins g\u00e9n\u00e9reux<a class=\"footnote\" title=\"V. infra n\u00b0 207.\" id=\"return-footnote-60-63\" href=\"#footnote-60-63\" aria-label=\"Footnote 63\"><sup class=\"footnote\">[63]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>109._ L\u2019originalit\u00e9 (oeuvres litt\u00e9raires, dramatiques, musicales et artistiques)_<\/strong><a class=\"footnote\" title=\"K.\u00a0Garnett, \u00ab\u00a0Copyright in Photographs\u00a0\u00bb [2000] EIPR\u00a0229\u00a0; R.\u00a0Deazley, \u00ab\u00a0Photographing Paintings in the Public Domain\u00a0\u00bb [2001] EIPR\u00a0179\u00a0; S.\u00a0Ricketson, \u00ab\u00a0The Concept of Originality in Anglo-Australian Copyright Law\u00a0\u00bb (1991 ) 9(2) Copyright Reporter\u00a01\u00a0; G.\u00a0Lea, \u00ab\u00a0In Defence of Originality\u00a0\u00bb [1996] Ent.\u00a0LR\u00a021\u00a0; Laddie, Prescott &amp; Vitoria, The Modern Law of Copyright and Designs, 3rd edition (Butterworths, 2000) 82-97,114-12, 200-238, Ch 5.\" id=\"return-footnote-60-64\" href=\"#footnote-60-64\" aria-label=\"Footnote 64\"><sup class=\"footnote\">[64]<\/sup><\/a> Dans le CDPA 1988, l\u2019originalit\u00e9 est exig\u00e9e pour les seules \u0153uvres litt\u00e9raires, dramatiques, musicales et artistiques. Cependant le crit\u00e8re n\u2019est pas d\u00e9fini par la loi. Les tribunaux utilisent traditionnellement deux formules pour d\u00e9finir l&rsquo;originalit\u00e9. Dans une premi\u00e8re formule, plut\u00f4t ancienne, est originale une \u0153uvre qui \u00ab a pour origine l\u2019auteur \u00bb et qui \u00ab n\u2019est pas copi\u00e9e \u00bb<a class=\"footnote\" title=\"University of London Press v.\u00a0University Tutorial Press [1916] 2 Ch\u00a0209.\" id=\"return-footnote-60-65\" href=\"#footnote-60-65\" aria-label=\"Footnote 65\"><sup class=\"footnote\">[65]<\/sup><\/a>. Dans une seconde formule, plus moderne, une \u0153uvre est originale lorsque l\u2019auteur a exerc\u00e9 \u00ab\u00a0un travail, un savoir-faire ou un effort suffisants dans la production de l\u2019\u0153uvre\u00a0\u00bb (<em>the requisite labour, skill, or effort in producing the work<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"Ladbroke v. William Hill [1964] 1 All ER 465,469.\" id=\"return-footnote-60-66\" href=\"#footnote-60-66\" aria-label=\"Footnote 66\"><sup class=\"footnote\">[66]<\/sup><\/a>. Cette d\u00e9finition est g\u00e9n\u00e9ralement pr\u00e9sent\u00e9e comme moins exigeante que celle adopt\u00e9e par les tribunaux am\u00e9ricains (\u00ab degr\u00e9 minimum de cr\u00e9ativit\u00e9 \u00bb)<a class=\"footnote\" title=\"V. infra n\u00b0 209.\" id=\"return-footnote-60-67\" href=\"#footnote-60-67\" aria-label=\"Footnote 67\"><sup class=\"footnote\">[67]<\/sup><\/a>, et bien s\u00fbr que celle des droits continentaux<a class=\"footnote\" title=\"Les hypoth\u00e8ses traditionnelles d\u2019\u0153uvres jug\u00e9es non originales concernent par exemple les listes, m\u00eame si leur production n\u00e9cessite effort et ing\u00e9niosit\u00e9 (V. par exemple Football League v. Littlewoods [1959] Ch 637, 654), ou encore les slogans ou les titres.\" id=\"return-footnote-60-68\" href=\"#footnote-60-68\" aria-label=\"Footnote 68\"><sup class=\"footnote\">[68]<\/sup><\/a><\/p>\n<p>Bien qu\u2019il soit g\u00e9n\u00e9ralement admis que le niveau d\u2019originalit\u00e9 requis par la jurisprudence europ\u00e9enne est plus \u00e9lev\u00e9 que celui exig\u00e9 par les tribunaux britanniques, dans son arr\u00eat <em>Newspaper Licensing Agency Ltd. v.\u00a0Meltwater Holding BV<\/em><a class=\"footnote\" title=\"[2011] EWCA Civ 890.\" id=\"return-footnote-60-69\" href=\"#footnote-60-69\" aria-label=\"Footnote 69\"><sup class=\"footnote\">[69]<\/sup><\/a> la Cour d\u2019appel de Londres avait dans un premier temps rejet\u00e9 l\u2019existence d\u2019un standard g\u00e9n\u00e9ral impos\u00e9 par le droit de l\u2019Union europ\u00e9enne, et l\u2019id\u00e9e qu\u2019il pourrait \u00eatre diff\u00e9rent du test appliqu\u00e9 au Royaume-Uni<a class=\"footnote\" title=\"Ibid., point.\u00a020\u00a0: \u00ab\u00a0Although the [CJEU in Infopaq] refers to an \u201cintellectual creation\u201d it does so in the context of paragraph 35 [of Infopaq, referring to articles 1(3) of Directive 91\/250, 3(1) of Directive 96\/9 and 6 of Directive 2006\/116] which clearly relates such creation to the question of origin not novelty or merit. Accordingly, I do not understand the decision of the European Court of Justice in Infopaq to have qualified the long standing test established by the authorities referred to in paragraph 19 above. \u00bb\" id=\"return-footnote-60-70\" href=\"#footnote-60-70\" aria-label=\"Footnote 70\"><sup class=\"footnote\">[70]<\/sup><\/a>. Cette position a depuis \u00e9volu\u00e9. Il est d\u00e9sormais acquis au Royaume-Uni que <span style=\"font-size: 1em;\">l&rsquo;originalit\u00e9 doit, autant que possible, \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e conform\u00e9ment aux dispositions de l&rsquo;article 2 (a) de la directive 2001\/29\/CE, telles qu&rsquo;interpr\u00e9t\u00e9es avant la fin de la p\u00e9riode de transition du Brexit par la CJUE, et donc suivre sur ce point la jurisprudence <em>Infopaq<\/em><a class=\"footnote\" title=\"V. les dispositions pr\u00e9cit\u00e9es du European Union (Withdrawal) Act 2018, supra n\u00b0 32. V. par exemple, THJ v Sheridan, [2023] EWCA Civ 1354., pr\u00e9cit\u00e9, point 25 : \u00ab\u00a0In my judgment the Defendants are right that the judge did not apply the correct test, which I have set out in paragraph 16 above. This is not because of his reference to &quot;functionality&quot; in [214], which appears to be a slip of the pen having regard to what he went on to say in the last sentence of [215]. It is because the test he applied was that of &quot;skill and labour&quot;, which was the test applied by the English courts prior to Infopaq, including in Navitaire Inc v easyJet Airline Co Ltd [2004] EWHC 1725 (Ch), [2006] RPC 3 and Nova Productions Ltd v Mazooma Games Ltd [2006] EWHC 24 (Ch), [2006] RPC 14, and not the test of &quot;author's own intellectual creation&quot; laid down by the Court of Justice. As can be seen from cases such as Football Dataco and Funke Medien, these two tests are not the same, and the European test is more demanding; although Painer establishes that even a simple portrait photograph may satisfy it in an appropriate case. In fairness to the judge, I should make it clear that he was not referred to any of the relevant case law on this question (although the Defendants cited BSA, they did so in relation to a different issue). \u00bb\" id=\"return-footnote-60-71\" href=\"#footnote-60-71\" aria-label=\"Footnote 71\"><sup class=\"footnote\">[71]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Pr\u00e9cisons enfin qu&rsquo;aux termes des d\u00e9finitions propos\u00e9es, et sous r\u00e9serve d&rsquo;une difficult\u00e9 relative \u00e0 la cat\u00e9gorie des <em>computer-generated works<\/em><a class=\"footnote\" title=\"V. infra n\u00b0 126.\" id=\"return-footnote-60-72\" href=\"#footnote-60-72\" aria-label=\"Footnote 72\"><sup class=\"footnote\">[72]<\/sup><\/a>, le crit\u00e8re d&rsquo;originalit\u00e9 implique une contribution humaine, \u00e9manant d&rsquo;un auteur, personne physique<a class=\"footnote\" title=\"V. par exemple la d\u00e9cision australienne Acohs Pty Ltd. v Ucorp Pty Ltd. ([2010] FCA 577, confirm\u00e9e en appel) \u00e0 propos de la protection de code HTML produit par un logiciel: \u00ab\u00a0as a general proposition the need for a work to spring from the original efforts of a single human author is a fundamental requirement of copyright law. \u00bb (para 48). Sur cette question, v. nos d\u00e9veloppements sur l'intelligence artificielle g\u00e9n\u00e9rative, infra n\u00b0116 et 126.\" id=\"return-footnote-60-73\" href=\"#footnote-60-73\" aria-label=\"Footnote 73\"><sup class=\"footnote\">[73]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>110._ La production artisanale et le caract\u00e8re artistique (certaines oeuvres artistiques)_ <\/strong>Comme nous l\u2019avons vu, les \u0153uvres tombant dans la cat\u00e9gorie des <em>works of artistic craftsmanship<\/em> doivent satisfaire en principe \u00e0 deux conditions suppl\u00e9mentaires, li\u00e9es \u00e0 leur production artisanale et \u00e0 leur caract\u00e8re artistique<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0 102.\" id=\"return-footnote-60-74\" href=\"#footnote-60-74\" aria-label=\"Footnote 74\"><sup class=\"footnote\">[74]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>111._ L\u2019absence de copie (copyrights entrepreneuriaux)_ <\/strong>L\u2019originalit\u00e9 n\u2019est pas exig\u00e9e pour les copyright entrepreneuriaux, qui correspondent, rappelons-le, aux droits voisins continentaux. Par contre, le l\u00e9gislateur anglais a pris soin de pr\u00e9ciser ce qui pourrait ici para\u00eetre comme une \u00e9vidence, \u00e0 savoir que la protection conf\u00e9r\u00e9e ne s\u2019entend que d\u2019enregistrements ou de signaux non copi\u00e9s<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 5A(2), 5B(4), 6(6).\" id=\"return-footnote-60-75\" href=\"#footnote-60-75\" aria-label=\"Footnote 75\"><sup class=\"footnote\">[75]<\/sup><\/a>. Reste, en toute logique, \u00e0 d\u00e9terminer dans quelles conditions les modifications apport\u00e9es \u00e0 un enregistrement ant\u00e9rieur peuvent donner prise \u00e0 un nouveau droit voisin (question \u00e9galement pos\u00e9e en droit fran\u00e7ais)\u2026<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>112._ L\u2019exclusion des oeuvres immorales ou illicites_ <\/strong>Traditionnellement, en copyright anglais aucune protection n\u2019est accord\u00e9e aux \u0153uvres obsc\u00e8nes, blasph\u00e9matoires et immorales<a class=\"footnote\" title=\"Glyn v.\u00a0Weston Film Feature [1916] 1 Ch\u00a0261.\" id=\"return-footnote-60-76\" href=\"#footnote-60-76\" aria-label=\"Footnote 76\"><sup class=\"footnote\">[76]<\/sup><\/a>. Bien que le Copyright Act soit silencieux sur ce point, la r\u00e8gle semble toujours applicable au Royaume-Uni<a class=\"footnote\" title=\"La Chambre des Lords a en effet cit\u00e9 et approuv\u00e9 Glyn v.\u00a0Weston Film Feature dans AG v.\u00a0Guardian Newspapers (No.\u00a02) [1990] 1\u00a0AC\u00a0109.\" id=\"return-footnote-60-77\" href=\"#footnote-60-77\" aria-label=\"Footnote 77\"><sup class=\"footnote\">[77]<\/sup><\/a>. La question de son articulation avec le droit \u00e0 la libert\u00e9 d\u2019expression ou d\u2019autres principes fondamentaux n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 soumise aux tribunaux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>113._ Les <em>Crown<\/em> et <em>Parliamentary copyrights<\/em>_<\/strong><a class=\"footnote\" title=\"S. Saxby, \u00ab\u00a0Crown Copyright Regulation in the UK - Is the Debate Still Alive?\u00a0\u00bb International Journal of Law and Information Technology 13, n\u1d52 3 (1er janvier 2005), 299\u2011335; N. Cox, \u00ab\u00a0Copyright in Statutes, Regulations, and Judicial Decisions in Common Law Jurisdictions: Public Ownership or Commercial Enterprise?\u00a0\u00bb Statute Law Review 27, n\u1d52 3 (1er ao\u00fbt 2006), 185\u2011208.\" id=\"return-footnote-60-78\" href=\"#footnote-60-78\" aria-label=\"Footnote 78\"><sup class=\"footnote\">[78]<\/sup><\/a> Le copyright anglais a toujours prot\u00e9g\u00e9 les actes officiels, mais dans une mesure qui a vari\u00e9 au long de son histoire. Cette protection prend actuellement la forme de deux copyrights au r\u00e9gime sp\u00e9cifique, le <em>Crown copyright<\/em>, d\u2019une part, et le <em>Parliamentary copyright<\/em>, d\u2019autre part, r\u00e9gis aux articles\u00a0163 \u00e0 167 du Copyright Act. Le <em>Parliamentary copyright<\/em> est une innovation de la loi de 1988.<\/p>\n<p>Un <em>Crown copyright<\/em> subsiste dans une \u0153uvre cr\u00e9\u00e9e par un fonctionnaire de la Couronne en ex\u00e9cution de ses fonctions<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 163(1).\" id=\"return-footnote-60-79\" href=\"#footnote-60-79\" aria-label=\"Footnote 79\"><sup class=\"footnote\">[79]<\/sup><\/a>. Un <em>Crown copyright<\/em> subsiste \u00e9galement dans chaque acte du Parlement et dans chaque mesure du synode g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019\u00c9glise d\u2019Angleterre<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 164.\" id=\"return-footnote-60-80\" href=\"#footnote-60-80\" aria-label=\"Footnote 80\"><sup class=\"footnote\">[80]<\/sup><\/a> (ce qui, au passage, signifie qu\u2019il n\u2019y a pas de <em>Parliamentary copyright<\/em> dans les actes du Parlement). La Couronne en est le premier titulaire. La dur\u00e9e de protection du <em>Crown copyright<\/em> subsistant dans une \u0153uvre litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique est en principe de cent vingt-cinq ans \u00e0 compter de la fin de l\u2019ann\u00e9e calendaire de sa cr\u00e9ation, \u00e0 moins qu\u2019elle soit publi\u00e9e commercialement durant une p\u00e9riode de soixante-quinze ans \u00e0 compter de la fin de l\u2019ann\u00e9e calendaire de sa cr\u00e9ation, auquel cas le copyright ne subsiste que cinquante ans \u00e0 partir de l\u2019ann\u00e9e calendaire de cette publication<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 163(3).\" id=\"return-footnote-60-81\" href=\"#footnote-60-81\" aria-label=\"Footnote 81\"><sup class=\"footnote\">[81]<\/sup><\/a>. Pour les autres cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres, la dur\u00e9e de protection est la m\u00eame que pour ces \u0153uvres non couvertes par un <em>Crown copyright<\/em>. Pour les actes du Parlement et les mesures du synode g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019\u00c9glise d\u2019Angleterre, la dur\u00e9e de protection d\u00e9roge \u00e0 ces r\u00e8gles, et la protection subsiste \u00e0 partir de l\u2019assentiment royal jusqu\u2019\u00e0 la fin d\u2019une p\u00e9riode de cinquante ans \u00e0 partir de la fin de l\u2019ann\u00e9e calendaire correspondante.<\/p>\n<p>Le <em>Parliamentary copyright<\/em> constitue une cat\u00e9gorie distincte du <em>Crown copyright<\/em>. La section\u00a0165 de la loi pr\u00e9voit que lorsqu\u2019une \u0153uvre est cr\u00e9\u00e9e par ou sous la direction ou le contr\u00f4le de la Chambre des Communes ou de la Chambre des Lords, la Chambre concern\u00e9e est le premier titulaire du copyright subsistant dans cette \u0153uvre. L\u2019\u0153uvre peut \u00e9galement \u00eatre d\u00e9tenue conjointement par les deux chambres lorsqu\u2019elles ont codirig\u00e9 sa cr\u00e9ation.<\/p>\n<p>De nombreux documents sous <em>Crown copyright<\/em> sont librement accessibles et r\u00e9utilisables dans le cadre d&rsquo;une <em>Open Government License<\/em>, licence d\u00e9velopp\u00e9e et g\u00e9r\u00e9e par <em>The National Archives<a class=\"footnote\" title=\"V. le site des National Archives.\" id=\"return-footnote-60-82\" href=\"#footnote-60-82\" aria-label=\"Footnote 82\"><sup class=\"footnote\">[82]<\/sup><\/a>. <\/em>La licence couvre notamment les lois et actes r\u00e9glementaires, les notes d&rsquo;explication l\u00e9gislatives, les communiqu\u00e9s de presse, et de nombreux rapports et de documents consultatifs.<\/p>\n<h3><strong>B. Les b\u00e9n\u00e9ficiaires de la protection<\/strong><\/h3>\n<p><strong>114._ Pr\u00e9sentation g\u00e9n\u00e9rale_ <\/strong>Les r\u00e8gles de titularit\u00e9 s\u2019organisent autour du concept central d\u2019auteur, et ne trouvent d\u2019exception v\u00e9ritable qu\u2019en mati\u00e8re de cr\u00e9ations d\u2019employ\u00e9s. Reste cependant \u00e0 d\u00e9finir l\u2019auteur. De ce point de vue, la loi de 1988 a pris une position diff\u00e9rente de la loi de 1956\u00a0: si elle a maintenu la conception traditionnelle de l\u2019auteur-personne physique pour les \u0153uvres originales, elle accorde cette qualit\u00e9 aux producteurs en mati\u00e8re de copyright entrepreneuriaux (l\u00e0 o\u00f9 la loi de 1956 pr\u00e9f\u00e9rait utiliser l\u2019expression <em>maker<\/em>).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>115._ L\u2019auteur (oeuvres originales)_ <\/strong>La section 9(1) du CDPA d\u00e9finit de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale l\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre comme \u00ab la personne qui la cr\u00e9e \u00bb. Comme nous l&rsquo;avons vu, pour les \u0153uvres litt\u00e9raires, dramatiques, musicales et artistiques, c&rsquo;est-\u00e0-dire les cat\u00e9gories d&rsquo;oeuvres <em>originales<\/em>, cette d\u00e9finition vise n\u00e9cessairement des personnes physiques<a class=\"footnote\" title=\"V. par exemple la d\u00e9cision australienne Acohs Pty Ltd. v Ucorp Pty Ltd. ([2010] FCA 577, confirm\u00e9e en appel), cit\u00e9e supra n\u00b0109 : \u00ab\u00a0as a general proposition the need for a work to spring from the original efforts of a single human author is a fundamental requirement of copyright law. \u00bb (para 48), et la jurisprudence anglaise cit\u00e9e.\" id=\"return-footnote-60-83\" href=\"#footnote-60-83\" aria-label=\"Footnote 83\"><sup class=\"footnote\">[83]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Une exception est cependant apport\u00e9e \u00e0 cette r\u00e8gle dans le cas des oeuvres litt\u00e9raires, dramatiques, musicales ou artistiques g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par par ordinateur (<em>computer-generated work<\/em>), pour lesquelles l&rsquo;auteur est <span style=\"font-size: 1em;\">\u00ab la personne qui a pris les arrangements n\u00e9cessaires \u00e0 la cr\u00e9ation de l\u2019\u0153uvre \u00bb<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 9(3), cette personne pouvant sans doute \u00eatre une personne morale. Sur cette cat\u00e9gorie, v. infra n\u00b0126.\" id=\"return-footnote-60-84\" href=\"#footnote-60-84\" aria-label=\"Footnote 84\"><sup class=\"footnote\">[84]<\/sup><\/a>.<\/span><\/p>\n<p>La loi contient \u00e9galement une s\u00e9rie de pr\u00e9somptions l\u00e9gales li\u00e9es \u00e0 la qualit\u00e9 d\u2019auteur, inscrites \u00e0 la section 104<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab 2) Lorsqu\u2019un nom cens\u00e9 \u00eatre celui de l\u2019auteur figurait sur des copies ou exemplaires de l\u2019\u0153uvre publi\u00e9e ou sur l\u2019\u0153uvre lors de sa cr\u00e9ation, la personne dont le nom \u00e9tait ainsi indiqu\u00e9 est pr\u00e9sum\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 preuve du contraire, a) \u00eatre l\u2019auteur de l\u2019\u0153uvre ; b) avoir cr\u00e9\u00e9 l\u2019\u0153uvre dans des conditions ne relevant pas de l\u2019application de la section 11.2), 163, 165 ou 168 (d\u2019\u0153uvres cr\u00e9\u00e9es en cours d\u2019emploi, copyright de la Couronne, copyright des Assembl\u00e9es parlementaires ou copyright de certaines organisations internationales). 3) Dans le cas d\u2019une \u0153uvre cens\u00e9e avoir \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en collaboration, les dispositions de l\u2019alin\u00e9a 1) sont applicables \u00e0 l\u2019\u00e9gard de chacun des auteurs suppos\u00e9s. 4) Lorsqu\u2019aucun nom cens\u00e9 \u00eatre celui de l\u2019auteur n\u2019\u00e9tait indiqu\u00e9 de la fa\u00e7on pr\u00e9cis\u00e9e \u00e0 l\u2019alin\u00e9a 2) mais que a) l\u2019\u0153uvre est susceptible d\u2019\u00eatre prot\u00e9g\u00e9e au titre du copyright en vertu des dispositions de la section 155 (possibilit\u00e9 de protection en raison du pays de la premi\u00e8re publication), et b) un nom cens\u00e9 \u00eatre celui de l\u2019\u00e9diteur figurait sur des copies ou exemplaires de l\u2019\u0153uvre lors de la premi\u00e8re publication, la personne dont le nom \u00e9tait ainsi indiqu\u00e9 est pr\u00e9sum\u00e9e, jusqu\u2019\u00e0 preuve du contraire, avoir \u00e9t\u00e9 titulaire du copyright au moment de la publication. 5) Si l\u2019auteur de l\u2019\u0153uvre est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 ou si l\u2019identit\u00e9 de l\u2019auteur ne peut \u00eatre d\u00e9termin\u00e9e malgr\u00e9 des recherches suffisantes, il est pr\u00e9sum\u00e9 en l\u2019absence de preuve contraire, a) que l\u2019\u0153uvre est une \u0153uvre originale, et b) que les all\u00e9gations du demandeur concernant la premi\u00e8re publication de l\u2019\u0153uvre et le pays de cette premi\u00e8re publication sont fond\u00e9es. \u00bb (traduction OMPI).\" id=\"return-footnote-60-85\" href=\"#footnote-60-85\" aria-label=\"Footnote 85\"><sup class=\"footnote\">[85]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>116._ L\u2019auteur des oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par IA<\/strong><strong>_ <\/strong>A la date de mise \u00e0 jour de cet ouvrage, les tribunaux britanniques ne se sont pas encore prononc\u00e9s sur la question de la titularit\u00e9 des oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par ou avec l&rsquo;assistance de syst\u00e8mes d&rsquo;intelligence artificielle. La question se complique ici en raison de l&rsquo;introduction au Royaume-Uni, en 1988, d&rsquo;une nouvelle cat\u00e9gorie l\u00e9gale d&rsquo;oeuvres, les \u00ab oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par ordinateur \u00bb (<em>computer-generated works<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"V. infra n\u00b0 126.\" id=\"return-footnote-60-86\" href=\"#footnote-60-86\" aria-label=\"Footnote 86\"><sup class=\"footnote\">[86]<\/sup><\/a>. Cette cat\u00e9gorie originale semble en effet pouvoir inclure certaines oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par des syst\u00e8mes d&rsquo;intelligence artificielle, et pourrait faire exception aux principes g\u00e9n\u00e9raux de protection, en permettant par exemple la protection d&rsquo;oeuvres cr\u00e9\u00e9es sans aucune intervention humaine, et \u00e0 des conditions diff\u00e9rentes de celles pos\u00e9es en droit commun (par exemple sans condition d&rsquo;originalit\u00e9). Il en sera question en d\u00e9tail plus loin<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-60-87\" href=\"#footnote-60-87\" aria-label=\"Footnote 87\"><sup class=\"footnote\">[87]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Rappelons cependant qu&rsquo;en dehors de cette hypoth\u00e8se, en copyright britannique l&rsquo;auteur d&rsquo;une oeuvre litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique ne peut s&rsquo;entendre que d&rsquo;une personne physique<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0 115.\" id=\"return-footnote-60-88\" href=\"#footnote-60-88\" aria-label=\"Footnote 88\"><sup class=\"footnote\">[88]<\/sup><\/a>. Ainsi, une oeuvre produite de mani\u00e8re de mani\u00e8re totalement autonome (si tant est qu&rsquo;elle puisse alors \u00eatre qualifi\u00e9e d&rsquo;oeuvre) ne devrait pas donner prise \u00e0 la protection, en l&rsquo;absence d&rsquo;auteur, et donc d&rsquo;originalit\u00e9 au sens o\u00f9 ce crit\u00e8re est actuellement d\u00e9fini<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-60-89\" href=\"#footnote-60-89\" aria-label=\"Footnote 89\"><sup class=\"footnote\">[89]<\/sup><\/a>. Par ailleurs, dans le cas d&rsquo;une oeuvre cr\u00e9\u00e9e avec l&rsquo;<em>assistance<\/em> d&rsquo;un syst\u00e8me d&rsquo;IA, celui qui se pr\u00e9tend auteur devra n\u00e9cessairement justifier d&rsquo;une contribution originale ou participant de l&rsquo;originalit\u00e9 de l&rsquo;oeuvre produite. On retrouvera donc ici les m\u00eames difficult\u00e9s que celles pos\u00e9es dans les autres syst\u00e8mes: \u00e0 savoir l&rsquo;identification et la d\u00e9termination de l&rsquo;apport humain \u00e0 une cr\u00e9ation assist\u00e9e par intelligence artificielle<a class=\"footnote\" title=\"V. pour les Etats-Unis, infra n\u00b0 205.\" id=\"return-footnote-60-90\" href=\"#footnote-60-90\" aria-label=\"Footnote 90\"><sup class=\"footnote\">[90]<\/sup><\/a>. Mais encore une fois, la question pourrait ici se d\u00e9placer sur la qualification de <em>computer-generated works<\/em><a class=\"footnote\" title=\"Du moins pour les oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es de mani\u00e8re totalement autonome par un syst\u00e8me d'IA, ou sans auteur en application des r\u00e8gles de droit commun. V. infra n\u00b0 126.\" id=\"return-footnote-60-91\" href=\"#footnote-60-91\" aria-label=\"Footnote 91\"><sup class=\"footnote\">[91]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>117._ L\u2019auteur (copyrights entrepreneuriaux)_ <\/strong>\u00a0A la diff\u00e9rence du Copyright Act 1956, le CDPA 1988 utilise le terme \u00ab auteur \u00bb pour d\u00e9signer les titulaires initiaux des copyrights entrepreneuriaux<a class=\"footnote\" title=\"Ce choix a \u00e9t\u00e9 justifi\u00e9 pour des raisons techniques de r\u00e9daction.\" id=\"return-footnote-60-92\" href=\"#footnote-60-92\" aria-label=\"Footnote 92\"><sup class=\"footnote\">[92]<\/sup><\/a>. Ainsi, aux termes de l\u2019article 9(2) sont r\u00e9put\u00e9s \u00eatre l\u2019auteur :<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">pour un enregistrement sonore, le producteur,<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">pour un film, le producteur et le r\u00e9alisateur principal<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">pour une \u00e9mission de radiodiffusion, la personne qui r\u00e9alise l\u2019\u00e9mission ou, s\u2019agissant d\u2019une \u00e9mission dans laquelle une autre \u00e9mission est relay\u00e9e par voie de r\u00e9ception et de retransmission imm\u00e9diate, la personne qui r\u00e9alise cette autre \u00e9mission ;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">et pour la pr\u00e9sentation typographique d\u2019une \u00e9dition publi\u00e9e, l\u2019\u00e9diteur.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le producteur de l\u2019enregistrement sonore ou du <em>film<\/em> est d\u00e9fini \u00e0 la section\u00a0178 comme \u00ab\u00a0la personne qui prend les dispositions n\u00e9cessaires \u00e0 la cr\u00e9ation du phonogramme ou du film\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le r\u00e9gime applicable aux <em>films<\/em> est, on le voit, sp\u00e9cifique. Dans la version initiale du CDPA\u00a01988, le producteur \u00e9tait le seul auteur du <em>film<\/em>. En cons\u00e9quence, le r\u00e9alisateur et les auteurs des contributions principales \u00e0 l\u2019\u0153uvre audiovisuelle (sc\u00e9narios, d\u00e9cors, musiques) \u00e9taient priv\u00e9s de tout copyright dans le \u00ab\u00a0<em>film<\/em>\u00a0\u00bb (l\u2019enregistrement visuel), mais \u00e9galement dans l\u2019\u0153uvre audiovisuelle fix\u00e9e uniquement sur ce film, distincte de ses composantes. Les composantes du film (sc\u00e9narios, d\u00e9cors, musiques) \u00e9taient trait\u00e9es de mani\u00e8re classique\u00a0: l\u2019artiste \u00e9tait seul auteur de l\u2019\u0153uvre ainsi cr\u00e9\u00e9e et, sauf contrat de travail ou cession de droits au producteur, titulaire initial du copyright correspondant. Le r\u00e9alisateur \u00e9tait ainsi le plus mal trait\u00e9, n\u2019ayant de droit ni sur l\u2019\u0153uvre audiovisuelle ni sur l\u2019enregistrement de l\u2019\u0153uvre. La loi lui accordait cependant des droits moraux sur le <em>film<\/em> (donc sur le vid\u00e9ogramme, ce qui est une curieuse solution). Ce sch\u00e9ma a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9 sous l\u2019influence des dispositions de la directive dur\u00e9e du 29\u00a0octobre 1993, dont l\u2019article\u00a02 pr\u00e9cise que le r\u00e9alisateur principal de l\u2019\u0153uvre audiovisuelle doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme son auteur ou l\u2019un de ses auteurs. Le gouvernement britannique a ainsi choisi de transposer cette disposition, non pas en relation avec l\u2019\u0153uvre audiovisuelle, non prot\u00e9g\u00e9e en tant que telle, mais en relation avec le <em>film<\/em>, c\u2019est-\u00e0-dire le vid\u00e9ogramme. Les <em>Copyright and Related Rights Regulations\u00a01996<\/em> ont ainsi consacr\u00e9 une solution pour le moins originale\u00a0: le r\u00e9alisateur principal du film est d\u00e9sormais consid\u00e9r\u00e9 comme coauteur du vid\u00e9ogramme avec le producteur<a class=\"footnote\" title=\"Le r\u00e9alisateur principal n\u2019est pas d\u00e9fini par la loi, mais la section\u00a0105 pr\u00e9sume que la personne identifi\u00e9e comme r\u00e9alisateur dans le film est le r\u00e9alisateur principal.\" id=\"return-footnote-60-93\" href=\"#footnote-60-93\" aria-label=\"Footnote 93\"><sup class=\"footnote\">[93]<\/sup><\/a>. Le copyright sur le <em>film<\/em> devient ainsi une sorte d\u2019hybride entre droit d\u2019auteur et droit voisin, l\u2019artiste se voyant conf\u00e9rer un droit sur un simple enregistrement, sans qu\u2019il soit n\u00e9cessaire de rapporter une quelconque originalit\u00e9, et qui plus est, en tant que coauteur avec le producteur. On remarquera d\u2019ailleurs que du point de vue du droit moral la situation reste inchang\u00e9e, le producteur ne se voyant pas reconna\u00eetre les droits accord\u00e9s \u00e0 celui qui devient son coauteur.<\/p>\n<p>La section 105 \u00e9tablit, en relation avec les copyrights entrepreneuriaux, des pr\u00e9somptions li\u00e9es \u00e0 la qualit\u00e9 d\u2019auteur similaires \u00e0 celles d\u00e9crites pour les auteurs d\u2019\u0153uvres originales.<\/p>\n<p>Enfin, il faut \u00e9galement r\u00e9server ici le cas des oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par ordinateur (incluant les syst\u00e8mes d&rsquo;intelligence artificielle), abord\u00e9es plus loin<a class=\"footnote\" title=\"V. infra, n\u00b0 126.\" id=\"return-footnote-60-94\" href=\"#footnote-60-94\" aria-label=\"Footnote 94\"><sup class=\"footnote\">[94]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>118._ Les oeuvres \u00e0 auteurs multiples (<em>collective works<\/em> \/ <em>works of joint authorship<\/em>)_ <\/strong>Le CDPA\u00a01988 ne conna\u00eet que deux cat\u00e9gories principales d\u2019\u0153uvres \u00e0 auteurs multiples. Les \u0153uvres de collaboration, d\u2019une part, et les autres \u0153uvres, d\u2019autre part, que l\u2019on peut qualifier de \u00ab\u00a0composites\u00a0\u00bb, par analogie avec le droit fran\u00e7ais. Il n\u2019existe donc pas d\u2019autre cat\u00e9gorie sp\u00e9cifique similaire par exemple, \u00e0 l\u2019\u0153uvre collective en droit fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>L\u2019expression \u00ab\u00a0\u0153uvre collective\u00a0\u00bb est cependant utilis\u00e9e par la loi \u00e0 plusieurs reprises, mais comme expression g\u00e9n\u00e9rale permettant de couvrir les deux cat\u00e9gories l\u00e9gales d\u2019\u0153uvres \u00e0 auteurs multiples. L\u2019article\u00a0178 dispose en effet\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0\u201c\u0153uvre collective\u201d s\u2019entend<\/p>\n<p>a) d\u2019une \u0153uvre de collaboration, ou<\/p>\n<p>b) d\u2019une \u0153uvre comprenant des contributions distinctes de diff\u00e9rents auteurs ou dans laquelle sont incorpor\u00e9es des d\u2019\u0153uvres ou des parties d\u2019\u0153uvres de diff\u00e9rents auteurs\u00a0;\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>De tr\u00e8s rares r\u00e9f\u00e9rences sont faites, dans la loi, \u00e0 l\u2019\u0153uvre collective, ainsi d\u00e9finie<a class=\"footnote\" title=\"Ainsi l\u2019exception au droit \u00e0 la paternit\u00e9 pr\u00e9vue dans \u00ab\u00a0an encyclopaedia, dictionary, yearbook or other collective work of reference \u00bb (CDPA 1988, s.\u00a079(6)), ou la r\u00e9f\u00e9rence faite aux \u0153uvres collectives au Chapitre\u00a0VII de la loi (Licensing schemes and licensing bodies). \u00c0 noter \u00e9galement la prise en compte et d\u00e9finition sp\u00e9cifique de l\u2019\u0153uvre collective dans la section\u00a027 de l\u2019Annexe\u00a01 (r\u00e8gles de droit transitoire), consacr\u00e9e au r\u00e9gime des cessions et licences conclues sous l\u2019empire de la loi ancienne.\" id=\"return-footnote-60-95\" href=\"#footnote-60-95\" aria-label=\"Footnote 95\"><sup class=\"footnote\">[95]<\/sup><\/a>. La qualification d\u2019\u0153uvre de collaboration est donc d\u00e9terminante du r\u00e9gime des \u0153uvres \u00e0 auteurs multiples.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>119._ Les oeuvres de collaboration (<em>works of joint authorship<\/em>)_ <\/strong>La loi pr\u00e9voit tout d\u2019abord une d\u00e9finition g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019\u0153uvre de collaboration. La section\u00a010(1) dispose\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab Dans la pr\u00e9sente partie, on entend par \u201c\u0153uvre de collaboration\u201d une \u0153uvre r\u00e9sultant de la collaboration d\u2019au moins deux auteurs, dans laquelle la contribution de chacun est indissociable de celle de l\u2019autre ou des autres auteurs. \u00bb<\/p>\n<p>Comme en droit fran\u00e7ais, la d\u00e9termination de la qualit\u00e9 de coauteur requiert la d\u00e9monstration d\u2019une contribution appr\u00e9ci\u00e9e selon les crit\u00e8res appliqu\u00e9s \u00e0 l\u2019auteur unique. En d\u2019autres termes, la contribution de l\u2019auteur doit contribuer \u00e0 l\u2019originalit\u00e9 de l\u2019\u0153uvre r\u00e9sultante. L\u2019\u0153uvre de collaboration implique \u00e9galement une collaboration entre les auteurs. Cette collaboration n\u2019exige pas un travail de concert ou accompli au m\u00eame moment. Comme en droit fran\u00e7ais, le fait de contribuer dans le cadre d\u2019un plan commun suffit \u00e0 constituer une collaboration. Par contre, et la diff\u00e9rence est ici notable, la contribution en cause ne doit pas \u00eatre distincte de celle des autres coauteurs, ce qui implique une fusion des contributions. Ainsi l\u2019auteur des paroles d\u2019une chanson n\u2019est pas coauteur de la musique. L\u2019\u0153uvre n\u2019est donc pas une \u0153uvre de collaboration (<em>work of joint authorship<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"V. cependant infra n\u00b0\u00a0120.\" id=\"return-footnote-60-96\" href=\"#footnote-60-96\" aria-label=\"Footnote 96\"><sup class=\"footnote\">[96]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La loi pr\u00e9voit \u00e9galement une qualification l\u00e9gale, sp\u00e9cifique, d\u2019\u0153uvre de collaboration pour certaines \u0153uvres et certains auteurs. C\u2019est le cas tout d\u2019abord pour les \u00ab films \u00bb (donc les enregistrements audiovisuels), qui sont consid\u00e9r\u00e9s comme des \u0153uvres de collaboration dont les coauteurs sont le r\u00e9alisateur principal et le producteur<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 10(1 A) et 9(2)(ab).\" id=\"return-footnote-60-97\" href=\"#footnote-60-97\" aria-label=\"Footnote 97\"><sup class=\"footnote\">[97]<\/sup><\/a>. C\u2019est \u00e9galement le cas pour les <em>broadcasts<\/em>, lorsqu\u2019ils sont r\u00e9alis\u00e9s par plusieurs personnes<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 10(2) et 6(3).\" id=\"return-footnote-60-98\" href=\"#footnote-60-98\" aria-label=\"Footnote 98\"><sup class=\"footnote\">[98]<\/sup><\/a>. Par contre il n\u2019existe pas de d\u00e9finition propre aux enregistrements sonores et aux arrangements typographiques des \u00e9ditions publi\u00e9es.<\/p>\n<p>Les r\u00e8gles applicables applicables \u00e0 l\u2019\u0153uvre de collaboration sont les r\u00e8gles applicables \u00e0 toute copropri\u00e9t\u00e9 du copyright, initiale (entre auteurs) ou d\u00e9riv\u00e9e (par exemple entre deux soci\u00e9t\u00e9s dans le cadre d\u2019une coproduction ou co\u00e9dition). La r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale en copyright est que les copropri\u00e9taires (<em>joint owners<\/em>), sont des <em>tenants in common<\/em>, et non pas des <em>joint tenants<\/em>. La distinction entre ces deux qualifications tient principalement au sort des droits en cas de d\u00e9c\u00e8s du copropri\u00e9taire. Dans le cas d\u2019une <em>joint tenancy<\/em>, les droits sont partag\u00e9s entre les copropri\u00e9taires survivants. Dans le cas d\u2019une <em>tenancy in common<\/em>, les r\u00e8gles successorales de droit commun s\u2019appliquent. Le consentement de tous les <em>joint owners <\/em>est requis pour l\u2019exploitation de l\u2019\u0153uvre, par un seul <em>joint owner<\/em><a class=\"footnote\" title=\"Cescinsky v. George Routledge &amp; Sons Ltd [1916] 2 KB 325\u00a0; Ray v.\u00a0Classic FM [1998] F.S.R.\u00a0622.\" id=\"return-footnote-60-99\" href=\"#footnote-60-99\" aria-label=\"Footnote 99\"><sup class=\"footnote\">[99]<\/sup><\/a> ou par un tiers<a class=\"footnote\" title=\"Powell v. Head (1879) 12 Ch\u00a0D\u00a0686.\" id=\"return-footnote-60-100\" href=\"#footnote-60-100\" aria-label=\"Footnote 100\"><sup class=\"footnote\">[100]<\/sup><\/a>. Un <em>joint owner<\/em> peut cependant agir seul en contrefa\u00e7on<a class=\"footnote\" title=\"Lauri v. Renad [1892] 3 Ch 402, CA\u00a0; Cate v. Devon and Exeter Constitutional Newspaper Co. (1889) 40 Ch\u00a0D\u00a0500\u00a0; Dixon Projects v.\u00a0Masterton Homes (1996) 36 IPR 136.\" id=\"return-footnote-60-101\" href=\"#footnote-60-101\" aria-label=\"Footnote 101\"><sup class=\"footnote\">[101]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>120._ La nouvelles cat\u00e9gorie des <em>works of co-authorship<\/em>_ <\/strong>Les <em>Duration of Rights in Performances Regulations\u00a02013<\/em><a class=\"footnote\" title=\"SI 2013\u00a0No.\u00a0782.\" id=\"return-footnote-60-102\" href=\"#footnote-60-102\" aria-label=\"Footnote 102\"><sup class=\"footnote\">[102]<\/sup><\/a>, qui transposent la Directive\u00a02011\/77\/UE, ont introduit une nouvelle cat\u00e9gorie d\u2019\u0153uvres plurales dans le CDPA\u00a01988, distincte des <em>works of joint authorship<\/em>, d\u00e9nomm\u00e9e <em>works of co-authorship<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 10A.\" id=\"return-footnote-60-103\" href=\"#footnote-60-103\" aria-label=\"Footnote 103\"><sup class=\"footnote\">[103]<\/sup><\/a>. <\/em>Cette cat\u00e9gorie ne vise que les chansons (d\u00e9finies comme les compositions musicales comportant des paroles destin\u00e9es \u00e0 \u00eatre utilis\u00e9es ensemble), qui ne sont pas en principe des \u0153uvres de collaboration, et permet de leur appliquer la r\u00e8gle unitaire de calcul de la dur\u00e9e de protection pr\u00e9vue par la directive, sans affecter la titularit\u00e9 des droits. L\u2019auteur de la composition musicale et l\u2019auteur des paroles demeurent ainsi auteurs de leur contribution respective. Les <em>works of co-authorship<\/em> ne sont donc pas des \u0153uvres de collaboration, mais (pour reprendre la terminologie fran\u00e7aise), des \u0153uvres composites dont la dur\u00e9e de protection ob\u00e9it aux r\u00e8gles applicables aux \u0153uvres de collaboration.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>121._ La titularit\u00e9 des droits_<\/strong><a class=\"footnote\" title=\"N. Wilkof, \u00ab\u00a0Continuity and Discontinuity in the Law of Copyright: Exceptions to the Author as First Owner\u00a0\u00bb [1991] EIPR\u00a0288\u00a0; G.\u00a0Lea, \u00ab\u00a0Trading Places: The Involuntary Transfer of Copyright in the UK\u00a0\u00bb [1994] Ent.\u00a0LR\u00a0179 et \u00ab\u00a0Expropriation or Business Necessity\u00a0\u00bb [1994] EIPR\u00a0452.\" id=\"return-footnote-60-104\" href=\"#footnote-60-104\" aria-label=\"Footnote 104\"><sup class=\"footnote\">[104]<\/sup><\/a> Les r\u00e8gles de la titularit\u00e9 initiale du copyright inscrites dans le CDPA 1988 reposent sur un principe, celui de l\u2019auteur-premier titulaire, assorti d\u2019une exception principale en mati\u00e8re de contrat de travail.<\/p>\n<p>Il convient de noter qu\u2019au Royaume-Uni la titularit\u00e9 initiale est \u00e9galement affect\u00e9e par la possibilit\u00e9 de d\u00e9gager, dans certaines circonstances, des cessions et licences tacites, voire des cessions en \u00e9quit\u00e9. Les cessions tacites sont cependant rares, la formule de la licence tacite \u00e9tant g\u00e9n\u00e9ralement pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e<a class=\"footnote\" title=\"Fisher v.\u00a0Brooker [2009] 1 WLR 1764 (litige entre un compositeur et un producteur relatif \u00e0 l\u2019exploitation de certaines \u0153uvres associ\u00e9es aux \u0153uvres contractuelles mais non couvertes par un accord expr\u00e8s\u00a0; pour le juge, m\u00eame si en l\u2019esp\u00e8ce l\u2019\u00e9conomie de l\u2019op\u00e9ration impliquait un accord tacite entre l\u2019auteur et le producteur, aucune raison ne justifie une cession plut\u00f4t qu\u2019une licence). Pour des exemples en mati\u00e8re de contrats de commande\u00a0: Griggs v. Raben Footwear [2004] F.S.R. (31) 673, et en appel [2005] F.S.R. (31) 706 ; Warner v.\u00a0Gestetner Ltd &amp; Newell &amp; Sorrell Design Ltd [1988] EIPR\u00a0D-89.\" id=\"return-footnote-60-105\" href=\"#footnote-60-105\" aria-label=\"Footnote 105\"><sup class=\"footnote\">[105]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>122._ Le principe de l\u2019auteur, premier titulaire_ <\/strong>Le CDPA 1988 consacre le principe selon lequel l\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre est le premier titulaire du copyright correspondant<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 11(1) : \u00ab Sous r\u00e9serve des dispositions suivantes, l\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre est le premier titulaire de tout copyright existant sur celle-ci. \u00bb\" id=\"return-footnote-60-106\" href=\"#footnote-60-106\" aria-label=\"Footnote 106\"><sup class=\"footnote\">[106]<\/sup><\/a>. Ce principe est \u00e9galement applicable aux copyrights entrepreneuriaux, pour lesquels la qualit\u00e9 d\u2019auteur renvoie aux producteurs et \u00e9diteurs concern\u00e9s (et \u00e9galement au r\u00e9alisateur, pour le <em>film<\/em>).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>123._ Les cr\u00e9ations d\u2019employ\u00e9s_ <\/strong>La section\u00a011 (2) du CDPA\u00a01988 dispose que lorsqu\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique ou un film est cr\u00e9\u00e9e par un employ\u00e9 dans le cadre de son emploi, l\u2019employeur est, sous r\u00e9serve de toute stipulation contraire, le premier titulaire de tout copyright sur cette \u0153uvre. Cette r\u00e8gle ne conna\u00eet pas d\u2019exceptions<a class=\"footnote\" title=\"Sous l\u2019empire du Copyright Act\u00a01956 le copyright dans les \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es par les journalistes salari\u00e9s \u00e9tait pr\u00e9sum\u00e9 transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 l\u2019employeur, mais seulement aux fins de publication dans le journal (s.\u00a04(2)). Le CDPA\u00a01988 n\u2019a pas repris cette restriction.\" id=\"return-footnote-60-107\" href=\"#footnote-60-107\" aria-label=\"Footnote 107\"><sup class=\"footnote\">[107]<\/sup><\/a>. Elle s\u2019applique dans le cadre d\u2019un contrat de travail et d\u2019apprentissage<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0178.\" id=\"return-footnote-60-108\" href=\"#footnote-60-108\" aria-label=\"Footnote 108\"><sup class=\"footnote\">[108]<\/sup><\/a>. Le point de savoir si une \u0153uvre a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e dans le cadre du contrat de travail fait l\u2019objet d\u2019une appr\u00e9ciation au cas par cas<a class=\"footnote\" title=\"V. Stevenson Jordan &amp; Harrison v.\u00a0McDonald &amp; Evans (1952) 69 RPC 10\u00a0; Noah v.\u00a0Shuba [1991] F.S.R. 14\u00a0; Beloff v.\u00a0Pressdram [1973] 1 All ER 241\u00a0; Byrne v.\u00a0Statist [1914] 1 KB 622.\" id=\"return-footnote-60-109\" href=\"#footnote-60-109\" aria-label=\"Footnote 109\"><sup class=\"footnote\">[109]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>\u00c0 noter que cette disposition ne vise que le copyright, et pas les droits moraux. Cependant nous verrons que ces droits sont soumis \u00e0 des exceptions importantes lorsque l\u2019\u0153uvre en question a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e dans le cadre d\u2019un contrat de travail<a class=\"footnote\" title=\"V. infra n\u00b0 171, 172.\" id=\"return-footnote-60-110\" href=\"#footnote-60-110\" aria-label=\"Footnote 110\"><sup class=\"footnote\">[110]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>124._ Les cr\u00e9ations d\u2019agents publics_<\/strong> L\u2019autre exception \u00e0 la r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale concerne les \u0153uvres r\u00e9alis\u00e9es par un agent de la Couronne dans le cadre de ses fonctions, ou sous la direction et\/ou le contr\u00f4le de la Chambre des Communes ou de la Chambre des Lords, ou encore r\u00e9alis\u00e9es par un employ\u00e9 d\u2019une organisation internationale<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 163 \u00e0 168.\" id=\"return-footnote-60-111\" href=\"#footnote-60-111\" aria-label=\"Footnote 111\"><sup class=\"footnote\">[111]<\/sup><\/a>. Dans ce cas la Couronne et ces institutions sont les titulaires initiaux du copyright sur ces \u0153uvres.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>125._ Les programmes d\u2019ordinateur_ <\/strong>S\u2019agissant des programmes d\u2019ordinateur, le CDPA 1988 ne contient pas de dispositions sp\u00e9cifiques relatives \u00e0 la titularit\u00e9 des droits. L\u2019application du droit commun, notamment concernant les \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es par les employ\u00e9s, aboutit \u00e0 la solution inscrite \u00e0 l\u2019article 2(3) de la directive 2009\/24\/CE<a class=\"footnote\" title=\"Pour les logiciels objet d\u2019un contrat de commande, V. T.J. McIntyre, \u00ab Copyright in custom code: Who owns commissioned software? \u00bb Journal of Intellectual Property Law &amp; Practice 2, n\u1d52 7 (2007), p. 473\u201186.\" id=\"return-footnote-60-112\" href=\"#footnote-60-112\" aria-label=\"Footnote 112\"><sup class=\"footnote\">[112]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>126._ Les oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par ordinateur (<em>computer-generated works<\/em>)_<\/strong><a class=\"footnote\" title=\"T. Bond, S. Blair, Artificial Intelligence and Copyright: Section 9(3) or Authorship without an Author\u2019 (2019) 14 JIPLP 423; P. Lambert, Computer- Generated Works and Copyright: Selfies, Traps, Robots, AI and Machine Learning (2017) 39 EIPR 12, 17\u2013 18; M. Perry, T. Marhoni, From Music Tracks to Google Maps: Who Owns Computer- Generated Works?\u2019 (2010) 26 Computer Law &amp; Security Review 621, 622, 625.\" id=\"return-footnote-60-113\" href=\"#footnote-60-113\" aria-label=\"Footnote 113\"><sup class=\"footnote\">[113]<\/sup><\/a> Le CDPA 1988 contient plusieurs dispositions organisant le r\u00e9gime d&rsquo;une cat\u00e9gorie d&rsquo;oeuvres particuli\u00e8re, les \u00ab \u0153uvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par ordinateur \u00bb (<em>computer-generated works<\/em>). Le Royaume-Uni est le premier Etat a avoir consacr\u00e9 une telle cat\u00e9gorie dans son <em>Copyright Act<\/em><a class=\"footnote\" title=\"D\u00e9j\u00e0 envisag\u00e9es dans le Whitford Committee Report on Copyright and Designs Law de 1977 (Cmnd 6732).\n\nNous n'aborderons pas ici la question de la compatibilit\u00e9 de ces r\u00e8gles avec le droit europ\u00e9en, moins pertinente du fait du Brexit, et qui d\u00e9pend en grande partie de leur interpr\u00e9tation.\" id=\"return-footnote-60-114\" href=\"#footnote-60-114\" aria-label=\"Footnote 114\"><sup class=\"footnote\">[114]<\/sup><\/a>. Il a \u00e9t\u00e9 suivi sur ce point par l&rsquo;Afrique du Sud<a class=\"footnote\" title=\"Copyright Act 1978 (modifi\u00e9 en 1992), s. 1(h) (d\u00e9termination de l'auteur de telles oeuvres, pas de d\u00e9finition).\" id=\"return-footnote-60-115\" href=\"#footnote-60-115\" aria-label=\"Footnote 115\"><sup class=\"footnote\">[115]<\/sup><\/a>, \u00a0l&rsquo;Inde<a class=\"footnote\" title=\"Copyright Act 1957, s. 2(d)(vi) (d\u00e9termination de l'auteur, pas de d\u00e9finition).\" id=\"return-footnote-60-116\" href=\"#footnote-60-116\" aria-label=\"Footnote 116\"><sup class=\"footnote\">[116]<\/sup><\/a>, l&rsquo;Irlande<a class=\"footnote\" title=\"Copyright and Related Rights Act 2000, s. 2 (d\u00e9finition l\u00e9g\u00e8rement diff\u00e9rente), s. 21(f) et s. 30.\" id=\"return-footnote-60-117\" href=\"#footnote-60-117\" aria-label=\"Footnote 117\"><sup class=\"footnote\">[117]<\/sup><\/a>, la Nouvelle-Z\u00e9lande<a class=\"footnote\" title=\"Copyright Act 1994, s. 2(1) (d\u00e9finition identique \u00e0 celle du CDPA 1988), s.5(2), s. 22(2), s. 97(2) et s. 100(2).\" id=\"return-footnote-60-118\" href=\"#footnote-60-118\" aria-label=\"Footnote 118\"><sup class=\"footnote\">[118]<\/sup><\/a> et Hong-Kong<a class=\"footnote\" title=\"Copyright Ordinance, s. 198 (d\u00e9finition similaire \u00e0 celle du CDPA 1988), s. 11(3), s. 17(6), s. 91 et s. 93.\" id=\"return-footnote-60-119\" href=\"#footnote-60-119\" aria-label=\"Footnote 119\"><sup class=\"footnote\">[119]<\/sup><\/a>.<\/span> Ces oeuvres sont d\u00e9finies comme les \u0153uvres \u00ab g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par ordinateur dans des conditions telles qu\u2019il n\u2019existe aucune personne physique auteur de l\u2019\u0153uvre \u00bb<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 178.\" id=\"return-footnote-60-120\" href=\"#footnote-60-120\" aria-label=\"Footnote 120\"><sup class=\"footnote\">[120]<\/sup><\/a>. Les exemples d&rsquo;oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par ordinateurs donn\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de l&rsquo;adoption du CDPA 1988 concernaient principalement les images produites par des satellites et les traductions automatiques.<\/p>\n<p>Le CDPA 1988 associe trois r\u00e8gles \u00e0 cette cat\u00e9gorie d&rsquo;oeuvres.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re porte sur\u00a0 <span style=\"font-size: 1em;\">la titularit\u00e9. La section 9(3) du CDPA 1988 dispose que \u00ab dans le cas d&rsquo;une oeuvre litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique qui est g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par ordinateur, l&rsquo;auteur est la personne qui a pris les arrangements n\u00e9cessaires \u00e0 la cr\u00e9ation de l\u2019\u0153uvre \u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Sans pr\u00e9ciser le sens \u00e0 donner au mot \u00ab personne \u00bb. Cependant aux termes de l'Interpretation Act 1978, le mot personne d\u00e9signe \u00e9galement les personnes morales (\u00ab \u201cPerson\u201d includes a body of persons corporate or unincorporate\u00a0\u00bb).\" id=\"return-footnote-60-121\" href=\"#footnote-60-121\" aria-label=\"Footnote 121\"><sup class=\"footnote\">[121]<\/sup><\/a>.\u00a0 On notera que seuls sont vis\u00e9es ici les oeuvres litt\u00e9raires, dramatiques, musicales ou artistiques, de sorte qu&rsquo;on peut se demander si la r\u00e8gle pos\u00e9e, et la cat\u00e9gorie l\u00e9gale toute enti\u00e8re, peut \u00eatre \u00e9tendue aux objets de \u00ab droits voisins<em> \u00bb (films, <\/em>enregistrements sonores et<em> broadcasts)<\/em>.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 1em;\">La deuxi\u00e8me concerne la <\/span>dur\u00e9e de protection. La section 12(7) du CDPA 1988 pr\u00e9voit que, dans le cas d\u2019une \u0153uvre g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par ordinateur, le copyright prend fin \u00e0 l\u2019expiration d\u2019une p\u00e9riode de cinquante ans \u00e0 compter de la fin de l\u2019ann\u00e9e civile au cours de laquelle elle a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 12(7).\" id=\"return-footnote-60-122\" href=\"#footnote-60-122\" aria-label=\"Footnote 122\"><sup class=\"footnote\">[122]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La troisi\u00e8me concerne le droit moral, \u00e9cart\u00e9 pour cette cat\u00e9gorie d&rsquo;oeuvres<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 78 et 81.\" id=\"return-footnote-60-123\" href=\"#footnote-60-123\" aria-label=\"Footnote 123\"><sup class=\"footnote\">[123]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le CDPA 1988 est silencieux sur les autres aspects de la protection, et notamment sur les conditions de leur protection. Ces oeuvres sont-elles soumises \u00e0 une condition d&rsquo;originalit\u00e9, \u00e9quivalente ou similaire \u00e0 celle impos\u00e9e pour les oeuvres cr\u00e9es par des personnes humaines ? Ou sont-elles au contraire automatiquement prot\u00e9g\u00e9es, sur le mod\u00e8le d&rsquo;un objet de droits voisins, d\u00e8s lors qu&rsquo;elles correspondent \u00e0 une des cat\u00e9gories l\u00e9gales d&rsquo;oeuvres prot\u00e9g\u00e9es ? Le point est discut\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"V. Copinger and Skone James on Copytight, \u00a7 [3\u2010273]\u00a0 \u00ab It is not clear how the requirement of originality is to be applied in these circumstances, in particular the requirement that the work be the product of at least some skill and labour (...) It is suggested that the relevant skill and labour is that of the person by whom the arrangements necessary for the creation of the work were undertaken \u00bb.\" id=\"return-footnote-60-124\" href=\"#footnote-60-124\" aria-label=\"Footnote 124\"><sup class=\"footnote\">[124]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La r\u00e9ponse \u00e0 apporter est \u00e9videmment centrale dans le contexte du d\u00e9bat sur l&rsquo;IA g\u00e9n\u00e9rative, dont les productions entrent certainement dans le champ de la d\u00e9finition, du moins lorsqu&rsquo;il n&rsquo;est pas possible d&rsquo;identifier un auteur personne physique<a class=\"footnote\" title=\"Puisqu'il s'agit d'un \u00e9l\u00e9ment de la d\u00e9finition inscrite \u00e0 la section 178 (\u00ab ...dans des conditions telles qu\u2019il n\u2019existe aucune personne physique auteur de l\u2019\u0153uvre \u00bb).\" id=\"return-footnote-60-125\" href=\"#footnote-60-125\" aria-label=\"Footnote 125\"><sup class=\"footnote\">[125]<\/sup><\/a>. Une protection automatique, sans condition d&rsquo;originalit\u00e9, poserait en effet de nombreuses difficult\u00e9s, notamment au regard du nombre d&rsquo;oeuvres potentiellement prot\u00e9g\u00e9es et des crit\u00e8res d&rsquo;appr\u00e9ciation de la contrefa\u00e7on en cas de copie partielle des oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es.<\/p>\n<p>La seule d\u00e9cision rendue sur cette cat\u00e9gorie d&rsquo;oeuvre au Royaume-Uni est le jugement pr\u00e9cit\u00e9 de la High Court\u00a0 de 2006 dans l&rsquo;affaire <em>Nova Productions Ltd v Mazooma Games Ltd<\/em><a class=\"footnote\" title=\"[2006] EWHC 24 (Ch) (20 January 2006), [2007] EWCA Civ 219. V. supra n\u00b098.\" id=\"return-footnote-60-126\" href=\"#footnote-60-126\" aria-label=\"Footnote 126\"><sup class=\"footnote\">[126]<\/sup><\/a>, \u00e0 propos de la protection d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments d&rsquo;un jeu vid\u00e9o. La Cour y envisage la protection d&rsquo; images g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par le jeu en tant que <em>computer-generated works<\/em>, aux fins de d\u00e9termination de leur auteur<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab The case developed before me by Mr Howe QC, who appeared on behalf of Nova, was that the bitmaps and the frames of the game which appear on the screen are works which embody and reflect Mr Jones' creative work in devising the visual output of the game which the player sees. It was not suggested that the defendants\u2019 games involve a reproduction of any particular bitmap files as such, but rather of the composite frames which are displayed upon the screen. (...) In my judgment these composite frames are artistic works. They were created by Mr Jones or by the computer program which he wrote. (...) In so far as each composite frame is a computer generated work then the arrangements necessary for the creation of the work were undertaken by Mr Jones because he devised the appearance of the various elements of the game and the rules and logic by which each frame is generated and he wrote the relevant computer program. In these circumstances I am satisfied that Mr Jones is the person by whom the arrangements necessary for the creation of the works were undertaken and therefore is deemed to be the author by virtue of s.9(3).\u00a0\u00bb (paras 98, 104 et 105).\" id=\"return-footnote-60-127\" href=\"#footnote-60-127\" aria-label=\"Footnote 127\"><sup class=\"footnote\">[127]<\/sup><\/a>. Mais la Cour ne se prononce pas sur le caract\u00e8re prot\u00e9geable de ces images, ni sur les crit\u00e8res \u00e0 appliquer (originalit\u00e9 classique, absence d&rsquo;originalit\u00e9, crit\u00e8re propre&#8230;). La question reste donc ouverte.<\/p>\n<p>Qu&rsquo;en est-il maintenant de la titularit\u00e9 des oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par IA assimilables \u00e0 des <em>computer-generated works <\/em>(c&rsquo;est-\u00e0-dire, des oeuvres \u00ab g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par ordinateur dans des conditions telles qu\u2019il n\u2019existe aucune personne physique auteur de l\u2019\u0153uvre \u00bb, au sens du droit commun) ? Comme indiqu\u00e9, la loi pr\u00e9cise que, <span style=\"font-size: 1em;\">\u00ab <\/span><span style=\"font-size: 1em;\">dans le cas d&rsquo;une oeuvre litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique qui est g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par ordinateur, l&rsquo;auteur est la personne qui a pris les arrangements n\u00e9cessaires \u00e0 la cr\u00e9ation de l\u2019\u0153uvre \u00bb. Cette d\u00e9finition renverra le plus souvent \u00e0 l\u2019employeur (producteur), voire au commanditaire dans certaines hypoth\u00e8ses. Son application dans le cas des oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par syst\u00e8mes d&rsquo;IA g\u00e9n\u00e9rative semble cependant plus d\u00e9licate. Dans la plupart des cas, l&rsquo;\u00e9diteur du syst\u00e8me d&rsquo;IA n&rsquo;aura pas pris les \u00ab arrangements n\u00e9cessaires \u00e0 la cr\u00e9ation de l&rsquo;oeuvre \u00bb, s&rsquo;il n&rsquo;a pas instruit le syst\u00e8me pour la g\u00e9n\u00e9ration d&rsquo;une oeuvre donn\u00e9e. Le texte renverrait donc plut\u00f4t \u00e0 l&rsquo;utilisateur, dans des conditions \u00e0 d\u00e9terminer au cas par cas.<\/span><\/p>\n<p>On le voit, les questions pos\u00e9es par cette cat\u00e9gorie d&rsquo;oeuvres sont nombreuses. Il faudra donc attendre que les tribunaux britanniques se prononcent sur ce point, ou que le l\u00e9gislateur s&#8217;empare \u00e0 nouveau du sujet<a class=\"footnote\" title=\"V. infra n\u00b0167, sur la contrefa\u00e7on au travers des syst\u00e8mes d'IA g\u00e9n\u00e9rative.\" id=\"return-footnote-60-128\" href=\"#footnote-60-128\" aria-label=\"Footnote 128\"><sup class=\"footnote\">[128]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>127._ La copropri\u00e9t\u00e9 du copyright_<\/strong> Les r\u00e8gles concernant la copropri\u00e9t\u00e9 du copyright ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites \u00e0 propos de l\u2019\u0153uvre de collaboration<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0\u00a0119.\" id=\"return-footnote-60-129\" href=\"#footnote-60-129\" aria-label=\"Footnote 129\"><sup class=\"footnote\">[129]<\/sup><\/a>. Comme indiqu\u00e9 aucune diff\u00e9rence n\u2019est faite entre les diff\u00e9rentes hypoth\u00e8ses de copropri\u00e9t\u00e9, initiale ou d\u00e9riv\u00e9e, entre auteurs ou non.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>128._ Propri\u00e9t\u00e9 mat\u00e9rielle et propri\u00e9t\u00e9 du copyright_<\/strong> Bien que le principe ne soit pas affirm\u00e9 dans le Copyright Act, il est constant que la propri\u00e9t\u00e9 mat\u00e9rielle est distincte du copyright. Ainsi, la cession de l\u2019une des propri\u00e9t\u00e9s n\u2019entra\u00eene pas cession de l\u2019autre<a class=\"footnote\" title=\"Pope v.\u00a0Cur (1741) 26\u00a0ER\u00a0608 (le destinataire d\u2019une lettre est propri\u00e9taire du support mais ne d\u00e9tient pas le copyright associ\u00e9 \u00e0 son contenu).\" id=\"return-footnote-60-130\" href=\"#footnote-60-130\" aria-label=\"Footnote 130\"><sup class=\"footnote\">[130]<\/sup><\/a>, sauf accord implicite en ce sens ou circonstance sp\u00e9ciale du transfert<a class=\"footnote\" title=\"Impliquant par exemple la d\u00e9couverte par le juge d\u2019une cession en \u00e9quit\u00e9 et d\u2019un beneficial ownership (qui d\u00e8s lors va diviser la propri\u00e9t\u00e9 entre le legal owner et le beneficial owner sur le mod\u00e8le d\u2019un trust, ou imposer \u00e0 l\u2019une des parties de formaliser une cession l\u00e9gale).\" id=\"return-footnote-60-131\" href=\"#footnote-60-131\" aria-label=\"Footnote 131\"><sup class=\"footnote\">[131]<\/sup><\/a>. Par exception \u00e0 ce principe d\u2019ind\u00e9pendance, pour les transmissions \u00e0 cause de mort, la section\u00a090 de la loi pr\u00e9voit que le transfert par legs de l\u2019exemplaire orignal d\u2019une \u0153uvre non publi\u00e9e avant le d\u00e9c\u00e8s du testateur entra\u00eene, sauf intention contraire indiqu\u00e9e dans le testament ou dans un document distinct, transfert du copyright sur l\u2019\u0153uvre, dans la mesure o\u00f9 le testateur \u00e9tait titulaire de ce droit imm\u00e9diatement avant son d\u00e9c\u00e8s<a class=\"footnote\" title=\"Pour le doit de publication des \u0153uvres non publi\u00e9es et tomb\u00e9es dans le domaine public, v. infra n\u00b0\u00a0174.\" id=\"return-footnote-60-132\" href=\"#footnote-60-132\" aria-label=\"Footnote 132\"><sup class=\"footnote\">[132]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<h3><strong>C. L&rsquo;\u00e9tendue de la protection<\/strong><\/h3>\n<p><strong>129._ Les droits exclusifs (<em>acts restricted by copyright<\/em>)_<\/strong> Les droits exclusifs attach\u00e9s au copyright sont d\u00e9finis dans les sections 16 \u00e0 21 du CDPA 1988. La section 16 pose des principes g\u00e9n\u00e9raux. Elle pr\u00e9cise que le titulaire du copyright sur une \u0153uvre a le droit exclusif d&rsquo;accomplir les actes suivants au Royaume-Uni\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">reproduire ou copier l&rsquo;\u0153uvre (section 17),<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">diffuser des copies ou exemplaires de l&rsquo;\u0153uvre dans le public (section 18).<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">louer ou pr\u00eater l\u2019\u0153uvre au public (section 18A)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">repr\u00e9senter ou ex\u00e9cuter, projeter ou diffuser l&rsquo;\u0153uvre en public (section 19),<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">communiquer l\u2019\u0153uvre au public (section 20).<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">faire une adaptation de l&rsquo;\u0153uvre ou accomplir l&rsquo;un des actes pr\u00e9cit\u00e9s par rapport \u00e0 une adaptation (section 21).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces actes sont d\u00e9nomm\u00e9s \u00ab\u00a0actes r\u00e9serv\u00e9s au titre du copyright\u00a0\u00bb (<em>acts restricted by the copyright<\/em>). L\u2019article ajoute que toute personne qui accomplit ou autorise autrui \u00e0 accomplir un acte r\u00e9serv\u00e9 au titre du copyright sans autorisation du titulaire commet un acte de contrefa\u00e7on.<\/p>\n<p>Il convient de noter que ces droits exclusifs ne sont pas conf\u00e9r\u00e9s de mani\u00e8re identique pour toutes les cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es. Ainsi le droit d\u2019adaptation ne s\u2019applique qu\u2019aux \u0153uvres litt\u00e9raires, dramatiques et musicales, \u00e0 l\u2019exclusion des \u0153uvres artistiques et des copyrights entrepreneuriaux. Le droit de repr\u00e9sentation publique n\u2019est pas non plus conf\u00e9r\u00e9 en mati\u00e8re artistique (mais le droit de communication au public est, lui, applicable). Enfin, les arrangements typographiques ne b\u00e9n\u00e9ficient ni du droit de repr\u00e9sentation ni du droit de communication au public. En outre, certains droits exclusifs sont d\u00e9finis de mani\u00e8re plus \u00e9troite pour certaines cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>130._ Le droit de reproduction_ <\/strong>La section\u00a017(1) dispose que \u00ab\u00a0La copie ou la reproduction de l\u2019\u0153uvre est un acte r\u00e9serv\u00e9 au titre du copyright pour toutes les cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es\u00a0\u00bb, Elle pr\u00e9cise dans ses alin\u00e9as suivants l\u2019interpr\u00e9tation \u00e0 donner \u00e0 ce droit pour chaque cat\u00e9gorie d\u2019\u0153uvres, comme suit\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a02) Dans le cas d\u2019 une \u0153uvre litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique, on entend par copie ou reproduction le fait de reproduire l\u2019\u0153uvre sous toute forme mat\u00e9rielle.<\/p>\n<p>Cet acte s\u2019applique notamment au stockage de l\u2019\u0153uvre sur un support quelconque \u00e0 l\u2019aide de moyens \u00e9lectroniques.<\/p>\n<p>3) Dans le cas d\u2019une \u0153uvre artistique, la copie ou reproduction comprend la r\u00e9alisation d\u2019une copie \u00e0 trois dimensions d\u2019une \u0153uvre \u00e0 deux dimensions ainsi que d\u2019une copie \u00e0 deux dimensions d\u2019une \u0153uvre \u00e0 trois dimensions.<\/p>\n<p>4) Dans le cas d\u2019un film ou \u00e0 un programme diffus\u00e9, la copie ou reproduction comprend la r\u00e9alisation d\u2019une photographie de l\u2019ensemble ou d\u2019une partie importante de toute image faisant partie du film ou du programme.<\/p>\n<p>5) Dans le cas d\u2019une pr\u00e9sentation typographique d\u2019une \u00e9dition publi\u00e9e, il faut entendre par copie ou reproduction l\u2019\u00e9tablissement d\u2019un fac-simil\u00e9 de la pr\u00e9sentation.<\/p>\n<p>6) Dans le cas d\u2019 une \u0153uvre de quelque cat\u00e9gorie que ce soit, la copie ou reproduction comprend notamment la r\u00e9alisation de copies ou d\u2019exemplaires \u00e9ph\u00e9m\u00e8res ou accessoires par rapport \u00e0 une autre utilisation de l\u2019\u0153uvre.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>131._ Le droit de distribution et son \u00e9puisement_ <\/strong>Le droit de distribution est reconnu pour toutes les cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es par copyright. Ce droit est d\u00e9fini par la section\u00a018, qui dispose que \u00ab\u00a0La diffusion dans le public de copies ou d\u2019exemplaires de l\u2019\u0153uvre est un acte r\u00e9serv\u00e9 au titre du copyright pour toutes les cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es\u00a0\u00bb. La diffusion de copies ou d\u2019exemplaires d\u2019une \u0153uvre dans le public vise\u00a0(a) la mise en circulation dans l\u2019EEE d\u2019exemplaires qui n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 auparavant mis en circulation dans l\u2019EEE par ou avec le consentement du titulaire du copyright, ou (b) la mise en circulation en dehors de l\u2019EEE d\u2019exemplaires qui n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 auparavant mis en circulation dans l\u2019EEE ou ailleurs. Par contre le droit ne vise pas (a) la distribution, la vente, la location ou le pr\u00eat d\u2019exemplaires auparavant mis en circulation (sous r\u00e9serve des dispositions de la section\u00a018A\u00a0: contrefa\u00e7on par location ou vente), ni (b) l\u2019importation subs\u00e9quente de telles copies au Royaume-Uni ou dans un autre \u00c9tat membre de l\u2019EEE<a class=\"footnote\" title=\"Et sauf, pr\u00e9cise l\u2019article, si le droit exclusif s\u2019applique \u00e0 la mise en circulation dans l\u2019EEE de copies auparavant mises en circulation en dehors de l\u2019EEE.\" id=\"return-footnote-60-133\" href=\"#footnote-60-133\" aria-label=\"Footnote 133\"><sup class=\"footnote\">[133]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>On le voit, l\u2019\u00e9puisement du droit est inclus dans la d\u00e9finition m\u00eame du droit de distribution, limit\u00e9 \u00e0 la mise en circulation<a class=\"footnote\" title=\"Pour des applications r\u00e9centes de la section\u00a018, V. KK Sony Computer Entertainment v.\u00a0Pacific Game Technology Ltd [2006] EWHC\u00a02509 (Ch) (application du droit \u00e0 la publicit\u00e9 d\u2019une console de jeux par une soci\u00e9t\u00e9 de Hong Kong sur son site Internet suivie de l\u2019envoi d\u2019un exemplaire au Royaume-Uni\u00a0; jug\u00e9 que ces agissements \u00e9taient constitutifs d\u2019une offre \u00e0 la vente dirig\u00e9e vers le Royaume-Uni)\u00a0; Independiente Ltd v.\u00a0Music Trading On-Line (HK) Ltd [2006] EWHC\u00a03081 (Ch) (offres de CDs par une soci\u00e9t\u00e9 bas\u00e9e \u00e0 Hong Kong \u00e0 partir de son site Internet).\" id=\"return-footnote-60-134\" href=\"#footnote-60-134\" aria-label=\"Footnote 134\"><sup class=\"footnote\">[134]<\/sup><\/a>. Ceci, sous r\u00e9serve des droits distincts de contr\u00f4ler la location et le pr\u00eat consacr\u00e9s par la loi. La jurisprudence europ\u00e9enne sur ce point est bien \u00e9videmment applicable.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>132._ Les droits de location et de pr\u00eat_ <\/strong>Dans sa version d\u2019origine, le CDPA\u00a01988 ne pr\u00e9voyait un droit de location et de pr\u00eat (<em>rental and lending rights<\/em>) que pour les phonogrammes, les <em>films<\/em> (vid\u00e9ogrammes) et les programmes d\u2019ordinateur. Ces droits ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tendus aux \u0153uvres litt\u00e9raires, dramatiques, musicales et artistiques par l\u2019effet de la transposition de la directive de 1992, au travers des <em>Copyright and Related Rights Regulations<\/em> de 1996<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a016(1)(ba) et 18\u00a0A.\" id=\"return-footnote-60-135\" href=\"#footnote-60-135\" aria-label=\"Footnote 135\"><sup class=\"footnote\">[135]<\/sup><\/a>. Deux exceptions sont cependant pr\u00e9vues, pour les \u0153uvres d\u2019architecture sous forme de b\u00e2timents (incluant leurs mod\u00e8les) et pour les \u0153uvres de l\u2019art appliqu\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a018A\u00a0: \u00ab\u00a0(1) The rental or lending of copies of the work to the public is an act restricted by the copyright in (\u2026) (b) an artistic work, other than (i) a work of architecture in the form of a building or a model for a building, or (ii) a work of applied art\u00a0\u00bb.\" id=\"return-footnote-60-136\" href=\"#footnote-60-136\" aria-label=\"Footnote 136\"><sup class=\"footnote\">[136]<\/sup><\/a>. La location est d\u00e9finie comme \u00ab\u00a0la mise \u00e0 disposition d\u2019un exemplaire d\u2019une \u0153uvre en vue de son utilisation, sous la condition qu\u2019il sera ou pourra \u00eatre restitu\u00e9, en contrepartie d\u2019un avantage \u00e9conomique ou commercial direct ou indirect\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a018A\u00a0: \u00ab\u00a0the making of a copy of the work available for use, on terms that it will or may be returned, for direct or indirect economic or commercial advantage.\u00a0\u00bb\" id=\"return-footnote-60-137\" href=\"#footnote-60-137\" aria-label=\"Footnote 137\"><sup class=\"footnote\">[137]<\/sup><\/a>. Le pr\u00eat est quant \u00e0 lui d\u00e9fini comme \u00ab\u00a0la mise \u00e0 disposition d\u2019un exemplaire d\u2019une \u0153uvre en vue de son utilisation, sous la condition qu\u2019il sera ou pourra \u00eatre restitu\u00e9, autrement qu\u2019en contrepartie d\u2019un avantage \u00e9conomique ou commercial direct ou indirect, au travers d\u2019un \u00e9tablissement accessible au public\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Ibid. \u00ab\u00a0the making of a copy of a work available for use, on terms that it will or may be returned, otherwise than for direct or indirect economic or commercial advantage, through an establishment which is accessible to the public.\u00a0\u00bbLa loi pr\u00e9cise \u00e9galement qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019avantage commercial ou \u00e9conomique direct ou indirect lorsque le pr\u00eat par un \u00e9tablissement accessible au public donne lieu \u00e0 un paiement qui couvre uniquement les co\u00fbts de fonctionnement.\" id=\"return-footnote-60-138\" href=\"#footnote-60-138\" aria-label=\"Footnote 138\"><sup class=\"footnote\">[138]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Des exceptions importantes sont pr\u00e9vues par la loi, notamment au droit de pr\u00eat.<\/p>\n<p>La section 18\u00a0A du CDPA\u00a01988 pr\u00e9cise ainsi que la location et le pr\u00eat n\u2019incluent pas la mise \u00e0 disposition d\u2019un exemplaire aux fins de repr\u00e9sentation ou de communication publique, d\u2019exposition publique ou de consultation imm\u00e9diate (<em>on-the-spot reference use<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"Cette expression pourrait couvrir par exemple la mise \u00e0 disposition de magazine dans les salles d\u2019attente.\" id=\"return-footnote-60-139\" href=\"#footnote-60-139\" aria-label=\"Footnote 139\"><sup class=\"footnote\">[139]<\/sup><\/a>, et que le pr\u00eat ne couvre pas les pr\u00eats entre biblioth\u00e8ques publiques. Le droit de pr\u00eat est \u00e9galement exclu pour les \u00e9tablissements d\u2019enseignement<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a036A.\" id=\"return-footnote-60-140\" href=\"#footnote-60-140\" aria-label=\"Footnote 140\"><sup class=\"footnote\">[140]<\/sup><\/a> et pour le pr\u00eat des livres par les biblioth\u00e8ques accessibles au public si ces livres sont \u00e9ligibles au <em>Public Lending Right Scheme<\/em> (sch\u00e9ma de r\u00e9mun\u00e9ration pour pr\u00eat en biblioth\u00e8que, distinct du copyright, institu\u00e9 par le Public Lending Right Act de 1979)<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 40A.\" id=\"return-footnote-60-141\" href=\"#footnote-60-141\" aria-label=\"Footnote 141\"><sup class=\"footnote\">[141]<\/sup><\/a>. Enfin la section 40A(2) de la loi exclut du droit de pr\u00eat les pr\u00eats de toute \u0153uvre par une biblioth\u00e8que ou une archive priv\u00e9e \u00e0 but non lucratif.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>133._ Le droit de repr\u00e9sentation et d\u2019ex\u00e9cution publique_ <\/strong>Aux termes de la section\u00a019(1), la repr\u00e9sentation et l\u2019ex\u00e9cution publiques de l\u2019\u0153uvre sont des actes r\u00e9serv\u00e9s au titre du copyright portant sur une \u0153uvre litt\u00e9raire, dramatique ou musicale. Le copyright sur une \u0153uvre artistique ne conf\u00e8re donc pas \u00e0 son titulaire de droit de repr\u00e9sentation ou d\u2019exposition publique<a class=\"footnote\" title=\"FA Premier League v.\u00a0QC Leisure [2008] EWHC\u00a01411 (Ch), \u00a7\u00a0265.\" id=\"return-footnote-60-142\" href=\"#footnote-60-142\" aria-label=\"Footnote 142\"><sup class=\"footnote\">[142]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les termes \u00ab\u00a0repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution\u00a0\u00bb sont d\u00e9finis comme incluant, pour les conf\u00e9rences, les allocutions, discours et sermons, le fait de les prononcer, et, en g\u00e9n\u00e9ral, \u00ab\u00a0tout mode de pr\u00e9sentation visuelle ou acoustique, y compris la pr\u00e9sentation de l\u2019\u0153uvre au moyen d\u2019un enregistrement sonore, d\u2019un film, d\u2019une \u00e9mission diffus\u00e9e (<em>broadcast<\/em>)\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a019(2).\" id=\"return-footnote-60-143\" href=\"#footnote-60-143\" aria-label=\"Footnote 143\"><sup class=\"footnote\">[143]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>S\u2019agissant des cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres non originales, la diffusion ou la projection publique de l\u2019\u0153uvre est un acte r\u00e9serv\u00e9 au titre du copyright sur les seuls enregistrements sonores, films ou \u00e9missions diffus\u00e9es<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a019(3).\" id=\"return-footnote-60-144\" href=\"#footnote-60-144\" aria-label=\"Footnote 144\"><sup class=\"footnote\">[144]<\/sup><\/a>. Le copyright sur les arrangements typographiques ne conf\u00e8re donc pas ce droit.<\/p>\n<p>Au Royaume-Uni comme ailleurs, la d\u00e9finition du\u00a0caract\u00e8re\u00a0\u00ab\u00a0public\u00a0\u00bb de la repr\u00e9sentation a pos\u00e9 et continue \u00e0 poser probl\u00e8me. La jurisprudence tend \u00e0 consid\u00e9rer que l\u2019adjectif vise le grand public, ou une section du grand public, et exclu les personnes qui partagent des relations d\u2019ordre purement priv\u00e9, domestique ou quasi domestique<a class=\"footnote\" title=\"Duck v.\u00a0Bates, (1884) 13 QBD 843 (pas de contrefa\u00e7on pour une repr\u00e9sentation donn\u00e9e par un club de th\u00e9\u00e2tre amateur dans un h\u00f4pital pour des infirmi\u00e8res).\" id=\"return-footnote-60-145\" href=\"#footnote-60-145\" aria-label=\"Footnote 145\"><sup class=\"footnote\">[145]<\/sup><\/a>. Ont \u00e9t\u00e9 par exemple consid\u00e9r\u00e9es comme publiques\u00a0: une repr\u00e9sentation de danse dans un club priv\u00e9 o\u00f9 des invit\u00e9s avaient \u00e9t\u00e9 admis<a class=\"footnote\" title=\"Harms (Inc.) Ltd and Chappell &amp; Co. Ltd v. Martans Club [1927] 1 Ch 526 (CA), p. 532\u00a0et\u00a0533, CA.\" id=\"return-footnote-60-146\" href=\"#footnote-60-146\" aria-label=\"Footnote 146\"><sup class=\"footnote\">[146]<\/sup><\/a>, une repr\u00e9sentation dans une salle priv\u00e9e audible par les personnes d\u00eenant dans un restaurant<a class=\"footnote\" title=\"Performing Right Society Ltd v. Camelo [1936] 3 All ER 557. En Australie, Rank\u00a0Film Production Ltd v. Dodds [1983] 2\u00a0NSWLR\u00a0553.\" id=\"return-footnote-60-147\" href=\"#footnote-60-147\" aria-label=\"Footnote 147\"><sup class=\"footnote\">[147]<\/sup><\/a>, la diffusion de musiques \u00e0 partir d\u2019un poste de radio dans une entreprise audible par les coll\u00e8gues et les clients<a class=\"footnote\" title=\"ICPL Performing Right Society v. Kwik-Fit Group Ltd. [2008] EC.D.R. (2) 13 (Outer House, Court of Session, Scotland).\" id=\"return-footnote-60-148\" href=\"#footnote-60-148\" aria-label=\"Footnote 148\"><sup class=\"footnote\">[148]<\/sup><\/a>, une repr\u00e9sentation \u00e0 destination d\u2019ouvriers d\u2019une usine pendant les heures de travail<a class=\"footnote\" title=\"Ernest Turner Electrical Instruments Ltd v. Performing Right Society Ltd [1943] Ch 167\u00a0; [1943] 1 All ER 413, CA.\" id=\"return-footnote-60-149\" href=\"#footnote-60-149\" aria-label=\"Footnote 149\"><sup class=\"footnote\">[149]<\/sup><\/a>, une repr\u00e9sentation dans un club de supporters de football<a class=\"footnote\" title=\"Performing Right Society Ltd v. Rangers Football Club Supporters Club, 1974 SLT 151.\" id=\"return-footnote-60-150\" href=\"#footnote-60-150\" aria-label=\"Footnote 150\"><sup class=\"footnote\">[150]<\/sup><\/a>, la diffusion de comp\u00e9titions sportives sur un poste de t\u00e9l\u00e9vision dans des bars<a class=\"footnote\" title=\"Football Association Premier League Ltd. v. QC Leisure [2008] EWHC 1411 (Ch), affirmed, [2012] EWCA Civ 1708 (jug\u00e9, cependant, qu\u2019en l\u2019esp\u00e8ce les actes contrefaisants \u00e9taient exempt\u00e9s en application de la section 72(1)(c) de la loi (exception pour repr\u00e9sentation publique de broadcasts), \u00ab\u00a0mais seulement parce que le Royaume-Uni n\u2019a pas transpos\u00e9 sur ce point la Directive [droit d\u2019auteur dans la soci\u00e9t\u00e9 de l\u2019information], en instituant une exception plus large \u00e0 l\u2019article\u00a03 que ne le permet la directive \u00e0 l\u2019article\u00a05\u00a0\u00bb). V. infra n\u00b0\u00a0147.\" id=\"return-footnote-60-151\" href=\"#footnote-60-151\" aria-label=\"Footnote 151\"><sup class=\"footnote\">[151]<\/sup><\/a>, ou encore la diffusion de phonogrammes dans un magasin de disques<a class=\"footnote\" title=\"Performing Right Society Ltd v. Harlequin Record Shops Ltd [1979] 2 All ER 828.\" id=\"return-footnote-60-152\" href=\"#footnote-60-152\" aria-label=\"Footnote 152\"><sup class=\"footnote\">[152]<\/sup><\/a>. La jurisprudence de la CJUE sur ce point<a class=\"footnote\" title=\"Notamment CJUE, 14 juillet 2005, affaire C-192\/04, Lagard\u00e8re Active Broadcast v. Soci\u00e9t\u00e9 pour la perception de la r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable (SPRE) et Gesellschaft zur Verwertung von Leistungsschutzrechten\u00a0mbH (GVL), Recueil de la jurisprudence\u00a02005 I-07199 (Lagard\u00e8re)\u00a0; CJUE, 7\u00a0d\u00e9cembre 2006, affaire\u00a0C-306\/05 (SGAE v. Rafael Hoteles)\u00a0; CJUE 15\u00a0mars 2012, affaire\u00a0C-162\/10 (Phonographic\u00a0Performance (Ireland))\u00a0; CJUE, 4\u00a0octobre 2011, affaire\u00a0C-403\/08 (FA Premier League v. QC Leisure); affaire\u00a0C-429\/08 Karen Murphy v. Media Protection Services Limited)\u00a0; CJUE, 13\u00a0octobre 2011, affaires C-431\/09 et C-432-09 (Airfield\/AGICOA)\u00a0; CJUE, 15\u00a0mars 2012, affaire\u00a0C-135\/10 (Societ\u00e0 Consortile Fonografici (SCF)\/Del Corso)\u00a0; CJUE, 7\u00a0mars 2013, affaire\u00a0C-607\/11 (ITV Broadcasting\/TV Catchup)\u00a0; CJUE, 13\u00a0f\u00e9vrier 2014, affaire\u00a0C-466\/12 (Svensson\/Retriever Sverige AB)...\" id=\"return-footnote-60-153\" href=\"#footnote-60-153\" aria-label=\"Footnote 153\"><sup class=\"footnote\">[153]<\/sup><\/a> <span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">rel\u00e8ve de l&rsquo;acquis communautaire pr\u00e9serv\u00e9 par le Brexit, sous les r\u00e9serves\u00a0 d\u00e9crites<a class=\"footnote\" title=\"V. supra, n\u00b0 31.\" id=\"return-footnote-60-154\" href=\"#footnote-60-154\" aria-label=\"Footnote 154\"><sup class=\"footnote\">[154]<\/sup><\/a>.<\/span><\/p>\n<p>Pr\u00e9cisons enfin que la loi pr\u00e9voit une limitation de responsabilit\u00e9 sp\u00e9cifique pour certains interm\u00e9diaires et pour les artistes-interpr\u00e8tes en cas de repr\u00e9sentation ou d\u2019ex\u00e9cution publique contrefaisante<a class=\"footnote\" title=\"La section\u00a019(4) du CDPA\u00a01988 dispose qu\u2019\u00a0\u00ab\u00a0En cas d\u2019atteinte au copyright sur une \u0153uvre r\u00e9sultant de la repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution, de la diffusion ou de la projection publique de celle-ci au moyen d\u2019un appareil destin\u00e9 \u00e0 la r\u00e9ception d\u2019images visuelles et de sons achemin\u00e9s \u00e0 l\u2019aide de moyens \u00e9lectroniques, la personne par qui les images ou sons sont envoy\u00e9s et, s\u2019agissant d\u2019une repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution, les artistes interpr\u00e8tes ou ex\u00e9cutants, ne sont pas consid\u00e9r\u00e9s comme responsables.\u00a0\u00bb\" id=\"return-footnote-60-155\" href=\"#footnote-60-155\" aria-label=\"Footnote 155\"><sup class=\"footnote\">[155]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>134._ Le droit de communication au public, incluant le droit de mise \u00e0 disposition_ <\/strong>La section\u00a020 du CDPA\u00a01988, issue de la r\u00e9forme de 2003 transposant la directive de 2001, conf\u00e8re un droit exclusif de communication au public (<em>right to communicate the work to the public<\/em>) aux titulaires du copyright sur les \u0153uvres musicales, dramatiques, musicales, et artistiques, ainsi qu\u2019aux titulaires du copyright sur les enregistrements sonores, les <em>films <\/em>et les <em>broadcasts<\/em>. Ce droit de communication au public ne vise que la communication par voie \u00e9lectronique et contient \u00e0 la fois le droit de transmission par voie hertzienne, c\u00e2ble ou satellite (<em>broadcasting right<\/em>), et le droit de mise \u00e0 disposition (<em>making available right<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab\u00a02) References in this Part to communication to the public are to communication to the public by electronic transmission, and in relation to a work include:a) the broadcasting of the work\u00a0; b) the making available to the public of the work by electronic transmission in such a way that members of the public may access it from a place and at a time individually chosen by them.\u00a0\u00bb\" id=\"return-footnote-60-156\" href=\"#footnote-60-156\" aria-label=\"Footnote 156\"><sup class=\"footnote\">[156]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La loi contient de nombreuses dispositions concernant la transmission par voie hertzienne, par c\u00e2ble ou par satellite, conformes aux exigences des directives europ\u00e9ennes applicables<a class=\"footnote\" title=\"Les dispositions de l\u2019article\u00a02 de la directive c\u00e2ble et satellite (d\u00e9finition de l\u2019acte de communication au public par satellite) aux sections\u00a06(4) et 6\u00a0A du CDPA\u00a01988. Les dispositions du Chapitre\u00a0III de la directive sur la retransmission par c\u00e2ble sont transpos\u00e9es \u00e0 la section 144A du CDPA\u00a01988, \u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 que ce m\u00e9canisme s\u2019applique aux seules transmissions en provenance d\u2019un autre \u00e9tat membre de l\u2019EEE, et n\u2019est pas \u00e9tendu aux retransmissions internes au Royaume-Uni. Pr\u00e9cisons que les sections\u00a073 et 73\u00a0A du CDPA\u00a01988 instituent, une exception pour la r\u00e9ception et la retransmission int\u00e9grale et simultan\u00e9e de broadcasts non filaires par c\u00e2ble, dans le cadre des obligations de must carry applicables, et les r\u00e8gles de r\u00e9mun\u00e9ration associ\u00e9es (V. infra n\u00b0 147).\" id=\"return-footnote-60-157\" href=\"#footnote-60-157\" aria-label=\"Footnote 157\"><sup class=\"footnote\">[157]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le droit de mise \u00e0 disposition est quant \u00e0 lui d\u00e9fini comme \u00ab\u00a0la mise \u00e0 disposition au public de l\u2019\u0153uvre par transmission \u00e9lectronique de mani\u00e8re \u00e0 ce que les membres du public puissent y avoir acc\u00e8s de l\u2019endroit et au moment qu\u2019il choisissent individuellement\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a020(2)(b).\" id=\"return-footnote-60-158\" href=\"#footnote-60-158\" aria-label=\"Footnote 158\"><sup class=\"footnote\">[158]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Il faut \u00e9galement tenir compte ici de la jurisprudence de la CJUE, dans le cadre de l&rsquo;acquis pr\u00e9serv\u00e9 par le Brexit<a class=\"footnote\" title=\"V. supra\u00a0n\u00b031 (sur le Brexit et ses cons\u00e9quences).\" id=\"return-footnote-60-159\" href=\"#footnote-60-159\" aria-label=\"Footnote 159\"><sup class=\"footnote\">[159]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>135._ Le droit d\u2019adaptation_ <\/strong>La section 21 de la loi conf\u00e8re un droit d\u2019adaptation (<em>right to make an adaptation<\/em>) sur les \u0153uvres litt\u00e9raires, dramatiques ou musicales uniquement. En cons\u00e9quence les titulaires du copyright dans une \u0153uvre artistique, un phonogramme, un film, un <em>broadcast<\/em> ou un arrangement typographique ne disposent pas d\u2019un tel droit. La solution peut \u00e9tonner s\u2019agissant des \u0153uvres artistiques, mais \u00e0 la r\u00e9flexion il semble assez difficile d\u2019identifier une hypoth\u00e8se d\u2019adaptation d\u2019une \u0153uvre artistique qui ne soit pas \u00e9galement une reproduction partielle de l\u2019\u0153uvre (auquel cas elle sera sanctionnable au titre du droit de reproduction). S\u2019agissant des \u00ab\u00a0droits voisins\u00a0\u00bb, l\u2019exclusion semble logique. Le titulaire des droits sur le <em>film<\/em> pourra n\u00e9anmoins s\u2019opposer aux adaptations de l\u2019\u0153uvre enregistr\u00e9e en s\u2019appuyant sur le copyright subsistant dans le sc\u00e9nario ou dans l\u2019\u0153uvre dramatique distincte constitu\u00e9e par l\u2019\u0153uvre audiovisuelle finale enregistr\u00e9e.<\/p>\n<p>Le terme \u00ab\u00a0adaptation\u00a0\u00bb est d\u00e9fini de mani\u00e8re diff\u00e9rente pour chaque cat\u00e9gorie d\u2019\u0153uvre concern\u00e9e, aux paragraphes (3) \u00e0 (5) de la section 21, comme suit\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0(3) Dans la pr\u00e9sente partie, on entend par \u201cadaptation\u201d<\/p>\n<p>(a) dans le cas d\u2019 une \u0153uvre litt\u00e9raire, autre qu\u2019un programme d\u2019ordinateur ou une base de donn\u00e9es, ou par rapport \u00e0 une \u0153uvre dramatique,<\/p>\n<p>(i) une traduction de l\u2019\u0153uvre\u00a0;<\/p>\n<p>(ii) une version non dramatique d\u2019une \u0153uvre dramatique ou, selon le cas, une version dramatique d\u2019une \u0153uvre non dramatique\u00a0;<\/p>\n<p>(iii) une version de l\u2019\u0153uvre dans laquelle la narration ou l\u2019action sont retrac\u00e9es uniquement ou principalement au moyen d\u2019images sous une forme se pr\u00eatant \u00e0 la reproduction dans un livre, ou dans un journal, un magazine ou un p\u00e9riodique analogue\u00a0;<\/p>\n<p>(ab) dans le cas d\u2019 un programme d\u2019ordinateur, un arrangement ou une version modifi\u00e9e du programme ou une traduction de ce programme\u00a0;<\/p>\n<p>(ac) en relation avec une base de donn\u00e9es, un arrangement ou une version modifi\u00e9e de la base de donn\u00e9es ou une traduction de cette base\u00a0;<\/p>\n<p>(c) dans le cas d\u2019 une \u0153uvre musicale, un arrangement ou une transcription de l\u2019\u0153uvre.<\/p>\n<p>(4) Dans le cas d\u2019 un programme d\u2019ordinateur, le terme \u201ctraduction\u201d d\u00e9signe aussi une version du programme dans laquelle celui-ci est converti dans le langage ou le code ou \u00e0 partir du langage ou du code de l\u2019ordinateur, ou dans un langage ou code informatique diff\u00e9rent.<\/p>\n<p>(5) Les dispositions du pr\u00e9sent article ne sauraient avoir aucune incidence sur la port\u00e9e de la d\u00e9finition de la copie ou reproduction d\u2019une \u0153uvre.\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Traduction OMPI.\" id=\"return-footnote-60-160\" href=\"#footnote-60-160\" aria-label=\"Footnote 160\"><sup class=\"footnote\">[160]<\/sup><\/a><\/p>\n<p>Ces d\u00e9finitions semblent contenir l\u2019ensemble du droit d\u2019adaptation, de sorte que des actes non r\u00e9ductibles \u00e0 ceux d\u00e9crits ne pourront \u00eatre sanctionn\u00e9s sur ce fondement.<\/p>\n<p>La section 21 pr\u00e9cise \u00e9galement qu\u2019une adaptation existe d\u00e8s lors qu\u2019elle est consign\u00e9e, par \u00e9crit ou autrement. On en d\u00e9duit qu\u2019une adaptation purement orale et non enregistr\u00e9e n\u2019est pas contrefaisante, sous r\u00e9serve de la r\u00e8gle ci-dessous.<\/p>\n<p>Enfin, l\u2019article pr\u00e9cise que lorsqu\u2019il conf\u00e8re un droit d\u2019adaptation, le copyright permet \u00e9galement de s\u2019opposer aux actes de reproduction, de distribution, de pr\u00e9sentation ou de communication publiques, ainsi qu\u2019aux adaptations portant sur des adaptations des \u0153uvres concern\u00e9es, que ces adaptations aient \u00e9t\u00e9 consign\u00e9es, par \u00e9crit ou autrement, au moment o\u00f9 l\u2019acte a \u00e9t\u00e9 accompli.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>136._ Le droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration propre \u00e0 l\u2019oeuvre Peter Pan_<\/strong> Une originalit\u00e9 du copyright anglais tient \u00e0 la subsistance d\u2019un droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration pour certaines exploitation de l&rsquo;oeuvre Peter Pan<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 301 et Sch. 6.\" id=\"return-footnote-60-161\" href=\"#footnote-60-161\" aria-label=\"Footnote 161\"><sup class=\"footnote\">[161]<\/sup><\/a>. L\u2019auteur, J. M. Barrie, avait en effet fait don en 1919 de tous ses droits \u00e0 une institution de charit\u00e9, le Great Ormond Street Hospital. Par application des r\u00e8gles communes de dur\u00e9e de protection, la protection de l\u2019\u0153uvre expirait au Royaume-Uni en 1987. Dans le cadre de la discussion du Copyright Act 1988, un amendement fut vot\u00e9, qui conf\u00e8re au Great Ormond Street Hospital un droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration pour les les repr\u00e9sentations, communications au public et publications commerciales de Peter Pan et de ses adaptations. Chose remarquable, ce droit est perp\u00e9tuel.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>137._ Le droit de publication sur certaines oeuvres du domaine public (renvoi)_<\/strong> Le droit de publication (<em>publication right<\/em>) pr\u00e9vu par l\u2019article 4 de la directive dur\u00e9e (2006\/116\/CE) a \u00e9t\u00e9 transpos\u00e9 par les <em>Copyright and Related Rights Regulations 1996<\/em><a class=\"footnote\" title=\"SI 1996 No. 2067, Reg. 16.\" id=\"return-footnote-60-162\" href=\"#footnote-60-162\" aria-label=\"Footnote 162\"><sup class=\"footnote\">[162]<\/sup><\/a>. Il constitue cependant un droit voisin du copyright, qui n\u2019est pas soumis \u00e0 l\u2019ensemble des r\u00e8gles de copyright. Il en sera question plus loin<a class=\"footnote\" title=\"V. infra n\u00b0\u00a0174.\" id=\"return-footnote-60-163\" href=\"#footnote-60-163\" aria-label=\"Footnote 163\"><sup class=\"footnote\">[163]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>138._ Le droit de suite (<em>resale royalty right<\/em>)_ <\/strong>Jusqu\u2019\u00e0 la transposition de la directive 2001\/84\/CE, le droit de suite \u00e9tait inconnu du droit anglais. Il est d\u00e9sormais d\u00e9fini, en dehors du CDPA 1988, par les <em>Artist\u2019s Resale Right Regulations 2006<\/em><a class=\"footnote\" title=\"SI 2006 No. 346.\" id=\"return-footnote-60-164\" href=\"#footnote-60-164\" aria-label=\"Footnote 164\"><sup class=\"footnote\">[164]<\/sup><\/a>. Le droit de suite est conf\u00e9r\u00e9 aux auteurs (d\u00e9finis dans ce contexte comme les personnes qui cr\u00e9ent l\u2019\u0153uvre, donc les personnes physiques) de toute \u00ab \u0153uvre d\u2019art graphique ou plastique, telle qu\u2019une image, un collage, une peinture, un dessin, une gravure, un imprim\u00e9, une lithographie, une sculpture, une tapisserie, une c\u00e9ramique, un objet en verre (<em>an item of glassware<\/em>) ou une photographie\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"SI 2006 No. 346, Reg. 4(1).\" id=\"return-footnote-60-165\" href=\"#footnote-60-165\" aria-label=\"Footnote 165\"><sup class=\"footnote\">[165]<\/sup><\/a>. Le droit couvre l\u2019original et toute \u00e9dition limit\u00e9e r\u00e9alis\u00e9e par l\u2019auteur ou sous son autorit\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"SI 2006 No. 346, Reg. 4(2).\" id=\"return-footnote-60-166\" href=\"#footnote-60-166\" aria-label=\"Footnote 166\"><sup class=\"footnote\">[166]<\/sup><\/a>. Il s\u2019applique sur toute revente de ces \u0153uvres, d\u00e9finies comme les ventes par les personnes auxquelles l\u2019exemplaire physique de l\u2019\u0153uvre a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9 par l\u2019auteur ou son repr\u00e9sentant (de son vivant ou \u00e0 cause de mort)<a class=\"footnote\" title=\"SI 2006 No. 346, Reg. 3.\" id=\"return-footnote-60-167\" href=\"#footnote-60-167\" aria-label=\"Footnote 167\"><sup class=\"footnote\">[167]<\/sup><\/a>, et uniquement lorsque ces reventes sont r\u00e9alis\u00e9es par un professionnel du march\u00e9 de l\u2019art<a class=\"footnote\" title=\"SI 2006 No. 346, Reg. 12(3)(a). Pour les auteurs d\u00e9c\u00e9d\u00e9s, les ventes r\u00e9alis\u00e9es avant le 1er janvier 2010 ne sont pas couvertes (SI 2006 No. 346, Reg. 17).\" id=\"return-footnote-60-168\" href=\"#footnote-60-168\" aria-label=\"Footnote 168\"><sup class=\"footnote\">[168]<\/sup><\/a>. Sont solidairement tenus au paiement le vendeur et son agent ou, en l\u2019absence d\u2019agent du vendeur, le vendeur et l\u2019agent de l\u2019acheteur (ou l\u2019acheteur s\u2019il n\u2019a pas d\u2019agent)<a class=\"footnote\" title=\"SI 2006 No. 346, Reg. 13.\" id=\"return-footnote-60-169\" href=\"#footnote-60-169\" aria-label=\"Footnote 169\"><sup class=\"footnote\">[169]<\/sup><\/a>. S\u2019agissant des redevances, celles-ci ne sont pas dues sur les ventes inf\u00e9rieures \u00e0 1 000 livres sterling<a class=\"footnote\" title=\"SI 2006 No. 346, Reg 12(3)(b).\" id=\"return-footnote-60-170\" href=\"#footnote-60-170\" aria-label=\"Footnote 170\"><sup class=\"footnote\">[170]<\/sup><\/a>, et leur montant maximum est 12 500 livres<a class=\"footnote\" title=\"SI 2006 No. 346, Reg. 3(3), Sch.1, s. 2\" id=\"return-footnote-60-171\" href=\"#footnote-60-171\" aria-label=\"Footnote 171\"><sup class=\"footnote\">[171]<\/sup><\/a>. Les taux sont de 4 % jusqu\u2019\u00e0 50 000 livres, puis 3 % jusqu\u2019\u00e0 200 000 livres, 1 % jusqu\u2019\u00e0 350 000 livres, 0,5 % jusqu\u2019\u00e0 500 000 livres et 0,25 % au-del\u00e0<a class=\"footnote\" title=\"SI 2006 No. 346, Reg. 3(3), Sch. 1., s. 1.\" id=\"return-footnote-60-172\" href=\"#footnote-60-172\" aria-label=\"Footnote 172\"><sup class=\"footnote\">[172]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le droit est incessible et ne peut faire l\u2019objet d\u2019une renonciation<a class=\"footnote\" title=\"SI 2006 No. 346, Regs 7, 8.\" id=\"return-footnote-60-173\" href=\"#footnote-60-173\" aria-label=\"Footnote 173\"><sup class=\"footnote\">[173]<\/sup><\/a>. Il est transmissible \u00e0 cause de mort par testament ou selon la d\u00e9volution de droit commun, soit \u00e0 une personne physique soit \u00e0 une institution charitable<a class=\"footnote\" title=\"SI 2006 No. 346, Regs\u00a09, 7(4).\" id=\"return-footnote-60-174\" href=\"#footnote-60-174\" aria-label=\"Footnote 174\"><sup class=\"footnote\">[174]<\/sup><\/a>. Le droit ne peut \u00eatre exerc\u00e9 qu\u2019au travers d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 de gestion collective, qui est pr\u00e9sum\u00e9e mandat\u00e9e pour sa gestion par les auteurs (en cas de pluralit\u00e9 de soci\u00e9t\u00e9s de gestion collective, l\u2019auteur a le choix de la soci\u00e9t\u00e9 de gestion)<a class=\"footnote\" title=\"SI 2006 No. 346, Reg. 14.\" id=\"return-footnote-60-175\" href=\"#footnote-60-175\" aria-label=\"Footnote 175\"><sup class=\"footnote\">[175]<\/sup><\/a>. En pratique, la gestion est effectu\u00e9e par deux soci\u00e9t\u00e9s concurrentes, la Design and Artistic Copyright Society (DACS), soci\u00e9t\u00e9 qui intervient traditionnellement dans le domaine des arts graphiques et plastiques, et une soci\u00e9t\u00e9 sp\u00e9cialis\u00e9e, l\u2019Artists Collecting Society (ACS), cr\u00e9\u00e9e en 2006.<\/p>\n<p>Les autres dispositions de la directive ont \u00e9t\u00e9 fid\u00e8lement transpos\u00e9es<a class=\"footnote\" title=\"Leur maintien ou leur \u00e9volution rel\u00e8ve maintenant de la seule d\u00e9cision du Royaume-Uni. V. supra n\u00b0 31.\" id=\"return-footnote-60-176\" href=\"#footnote-60-176\" aria-label=\"Footnote 176\"><sup class=\"footnote\">[176]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>139._ Les exceptions: \u00e9volution de la r\u00e9glementation_ <\/strong>Dans sa version d\u2019origine, et conform\u00e9ment \u00e0 la tradition du copyright Britannique, le CDPA\u00a01988 contenait une liste importante d\u2019exceptions couvrant des domaines tr\u00e8s vari\u00e9s. La directive de 2001, qui laisse une assez grande libert\u00e9 sur ce point aux \u00c9tats membres, n\u2019a entra\u00een\u00e9 que des modifications mineures. Au Royaume-Uni le r\u00e9gime des exceptions a \u00e9t\u00e9 r\u00e9\u00e9valu\u00e9 au regard notamment des \u00e9volutions technologiques r\u00e9centes dans le cadre d\u2019un rapport remis en 2006, le <em>Gowers Review of Intellectual Property<\/em><a class=\"footnote\" title=\"Gowers Review of Intellectual Property, London, HMSO, d\u00e9cembre 2006.\" id=\"return-footnote-60-177\" href=\"#footnote-60-177\" aria-label=\"Footnote 177\"><sup class=\"footnote\">[177]<\/sup><\/a><em>.<\/em> D\u2019importantes modifications ont suivi, qui ont cette fois consid\u00e9rablement modifi\u00e9 le champ des exceptions applicables. Le processus, initi\u00e9 par plusieurs dispositions de L\u2019Enterprise and Regulatory Reform Act\u00a02013 (ERRA 2013),\u00a0s\u2019est acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 en 2014 avec l\u2019adoption de plusieurs d\u00e9crets (<em>Regulations<\/em>), apportant pour certains des modifications importantes au r\u00e9gime des exceptions au copyright<a class=\"footnote\" title=\"Il s\u2019agit des Copyright and Rights in Performances (Research, Education, Libraries and Archives) Regulations\u00a02014 (2014 No. 1372), entr\u00e9es en vigueur le 1er juin 2014, qui transposent les dispositions des articles 5(2)(c) et 5(3)(a) de la directive 2001\/29\/CE en mettant en place ou en \u00e9largissant les exceptions existantes de recherche, d\u2019\u00e9ducation et concernant les biblioth\u00e8ques, les mus\u00e9es et les archives ; des Copyright and Rights in Performances (Disability) Regulations\u00a02014 (2014 No1384), entr\u00e9es en vigueur le 1er\u00a0juin 2014, qui transposent les dispositions de l\u2019article\u00a05(3)(b) de la directive 2001\/29\/CE en \u00e9largissant les exceptions concernant les personnes handicap\u00e9es\u00a0; des Copyright (Public Administration) Regulations\u00a02014 (2014 No.1385), entr\u00e9es en vigueur le 1er\u00a0juin 2014, qui transposent les dispositions de l\u2019article\u00a05(3)(e) de la directive 2001\/29\/CE en \u00e9largissant les exceptions applicables \u00e0 l\u2019administration publique aux usages num\u00e9riques\u00a0; d) des Copyright and Rights in Performances (Quotation and Parody) Regulations\u00a02014 (2014 No.2356), entr\u00e9es en vigueur le 1er\u00a0octobre 2014, qui transposent les dispositions des articles\u00a05(3)(d) et 5(3)(k) de la directive 2001\/29\/CE en \u00e9largissant l\u2019exception existante de citation et en introduisant pour la premi\u00e8re fois une exception de parodie\u00a0; des Copyright and Rights in Performances (Personal Copies for Private Use) Regulations\u00a02014 (2014 No.\u00a02361), entr\u00e9es en vigueur le 1er\u00a0octobre 2014, qui transposent les dispositions des articles\u00a05(2)(b) de la directive 2001\/29\/CE en introduisant une exception de copie priv\u00e9e assez large couvrant notamment le changement de format (format shifting)\u00a0; des Copyright and Rights in Performances (Extended Collective Licensing) Regulations\u00a02014 (2014 No.\u00a02588), entr\u00e9es en vigueur le 1er\u00a0octobre 2014, qui appliquent les dispositions introduites par l\u2019ERRA 2013 en mati\u00e8re de gestion collective \u00e9tendue\u00a0; et enfin, des Copyright and Rights in Performances (Certain Permitted Uses of Orphan Works) Regulations\u00a02014 (2014 No.\u00a02861) et des Copyright and Rights in Performances (Licensing of Orphan Works) Regulations\u00a02014 (2014 No.2863), entr\u00e9es en vigueur le 29\u00a0octobre 2014, qui compl\u00e8tent et pr\u00e9cisent les r\u00e8gles introduites par l\u2019ERRA 2013 en mati\u00e8re d\u2019\u0153uvres orphelines, conform\u00e9ment aux principes pos\u00e9s par la directive 2012\/28\/UE du 25\u00a0octobre 2012.\" id=\"return-footnote-60-178\" href=\"#footnote-60-178\" aria-label=\"Footnote 178\"><sup class=\"footnote\">[178]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Notons que le triple test (<em>three-steps test<\/em>) de l\u2019article\u00a09(2) de la Convention de Berne, de l\u2019article\u00a013 de l\u2019accord ADPIC et de l\u2019article\u00a06(3) de la directive de 2001 n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 formellement int\u00e9gr\u00e9 au texte du Copyright Act. La position du Gouvernement britannique est que ces dispositions s\u2019imposent au l\u00e9gislateur uniquement, et que les exceptions l\u00e9gales mises en \u0153uvre sont conformes aux principes du test<a class=\"footnote\" title=\"Dept. of Trade &amp; Industry, the Patent Office, Copyright Directorate: EC Directive 2001\/29\/EC on the harmonisation of certain aspects of copyright and related rights in the information society: consultation paper on implementation of the directive in the United Kingdom, 2002, p.\u00a011-12.\" id=\"return-footnote-60-179\" href=\"#footnote-60-179\" aria-label=\"Footnote 179\"><sup class=\"footnote\">[179]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Pr\u00e9cisons enfin que le juge anglais peut, en th\u00e9orie d\u00e9gager, des \u00ab\u00a0exceptions\u00a0\u00bb, ou plut\u00f4t \u00e9carter une action en contrefa\u00e7on pour des motifs tenant \u00e0 l&rsquo;int\u00e9r\u00eat public ou \u00e0 la libert\u00e9 d&rsquo;expression ou encore au droit de la concurrence<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0 51 et 53\" id=\"return-footnote-60-180\" href=\"#footnote-60-180\" aria-label=\"Footnote 180\"><sup class=\"footnote\">[180]<\/sup><\/a>. Cependant, ces hypoth\u00e8ses demeurent exceptionnelles<a class=\"footnote\" title=\"Pour une illustration en mati\u00e8re de fabrication de pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es, v. Mars U.K. v. Teknowledge [1999] EWHC 226 (Pat), [2000] F.S.R. 138.\" id=\"return-footnote-60-181\" href=\"#footnote-60-181\" aria-label=\"Footnote 181\"><sup class=\"footnote\">[181]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>140._ La liste des exceptions_<\/strong> Les exceptions au copyright (<em>permitted acts<\/em>) font l\u2019objet du chapitre III, partie I du CDPA 1988, qui contient pr\u00e8s de 70 sections souvent tr\u00e8s d\u00e9taill\u00e9es. Ces exceptions sont r\u00e9unies sous les rubriques suivantes\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">Exceptions g\u00e9n\u00e9rales (ss 28A-31): copie temporaires (s. 28A); copies \u00e0 usage personnel et priv\u00e9 (s. 28B), recherche et \u00e9tude priv\u00e9e (s. 29), copies pour analyse de textes et de donn\u00e9es pour recherche non commerciale (s. 29A), critique, revue, citation et actualit\u00e9s (s. 30), caricature, parodie ou pastiche (s. 30A).<\/li>\n<li>Exceptions li\u00e9es au handicap (s. 31 \u00e0 31F)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Exceptions d\u2019\u00e9ducation (ss 32-36A).<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Biblioth\u00e8ques et archives (ss 37-44A).<\/li>\n<li>Oeuvres orphelines (s. 44B, \u00e9galement 76A).<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Administration publique (ss 45-50).<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Programmes d\u2019ordinateur (ss 50A-50C).<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Bases de donn\u00e9es (s 50D).<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Dessins ou mod\u00e8les<em> (designs)<\/em> (ss 51-53).<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Arrangements typographiques (ss 54-55).<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Oeuvres sous forme \u00e9lectronique (s 56: transferts par l&rsquo;acheteur de copies d&rsquo;oeuvres sous forme \u00e9lectronique<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab\u00a0(1) This section applies where a copy of a work in electronic form has been purchased on terms which, expressly or impliedly or by virtue of any rule of law, allow the purchaser to copy the work, or to adapt it or make copies of an adaptation, in connection with his use of it.\n(2) If there are no express terms (a) prohibiting the transfer of the copy by the purchaser, imposing obligations which continue after a transfer, prohibiting the assignment of any licence or terminating any licence on a transfer, or (b) providing for the terms on which a transferee may do the things which the purchaser was permitted to do,anything which the purchaser was allowed to do may also be done without infringement of copyright by a transferee; but any copy, adaptation or copy of an adaptation made by the purchaser which is not also transferred shall be treated as an infringing copy for all purposes after the transfer.\n(3) The same applies where the original purchased copy is no longer usable and what is transferred is a further copy used in its place.\n(4)The above provisions also apply on a subsequent transfer, with the substitution for references in subsection (2) to the purchaser of references to the subsequent transferor \u00bb.\" id=\"return-footnote-60-182\" href=\"#footnote-60-182\" aria-label=\"Footnote 182\"><sup class=\"footnote\">[182]<\/sup><\/a>).<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Dispositions diverses relatives aux oeuvres litt\u00e9raires, dramatiques, musicales et artistiques (ss 57-65).<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Pr\u00eat public (s 66).<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Dispositions diverses relatives aux <em>films<\/em> (vid\u00e9ogrammes) et enregistrements sonores (ss 66A-67): actes relatifs aux films autoris\u00e9s sur la base de pr\u00e9somptions relatives \u00e0 l&rsquo;expiration du copyright, etc. (s. 66A), ex\u00e9cution de phonogrammes dans des clubs, associations, etc. (s. 67).<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Dispositions diverses relatives aux radiodiffusions (<em>broadcasts<\/em>) (ss 68-75).<\/li>\n<li>Adaptations (s. 76: extension des exceptions aux adaptations)<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab\u00a0An act which by virtue of this Chapter may be done without infringing copyright in a literary, dramatic or musical work does not, where that work is an adaptation, infringe any copyright in the work from which the adaptation was made \u00bb.\" id=\"return-footnote-60-183\" href=\"#footnote-60-183\" aria-label=\"Footnote 183\"><sup class=\"footnote\">[183]<\/sup><\/a>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Nous ne pourrons pas aborder ici la totalit\u00e9 des exceptions, et nous concentrerons sur les principales ou les plus discut\u00e9es.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>141._ La copie priv\u00e9e_ <\/strong>Traditionnellement les exceptions pour usage priv\u00e9 sont tr\u00e8s r\u00e9duites au Royaume-Uni. Au moment de son adoption, le CDPA\u00a01988 ne pr\u00e9voyait pas d\u2019exception g\u00e9n\u00e9rale pour copie priv\u00e9e. Cependant quelques exceptions plus \u00e9troites, couvrant certaines formes de copies priv\u00e9es, \u00e9taient consacr\u00e9es par loi. Si l\u2019on \u00e9carte les exceptions pr\u00e9vues pour les personnes non voyantes et les biblioth\u00e8ques, trois exceptions \u00e9taient et demeurent applicables\u00a0:<\/p>\n<p>Tout d\u2019abord, une exception pour \u00ab recherche et \u00e9tude priv\u00e9e \u00bb, qui ne s\u2019applique pas aux vid\u00e9ogrammes et programmes radiodiffus\u00e9s ou distribu\u00e9s par c\u00e2ble, et dont il sera question plus loin<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 29, infra n\u00b0\u00a0145.\" id=\"return-footnote-60-184\" href=\"#footnote-60-184\" aria-label=\"Footnote 184\"><sup class=\"footnote\">[184]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Ensuite, une exception pour \u00ab\u00a0enregistrement pour visionnage ult\u00e9rieur\u00a0\u00bb (<em>recording for time-shifting purpose<\/em>), introduite par la section\u00a070 du Copyright Act, qui dispose\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La r\u00e9alisation pour un usage priv\u00e9 et domestique d\u2019un enregistrement d\u2019un programme radiodiffus\u00e9 ou distribu\u00e9 par c\u00e2ble dans le but de le visionner ou de l\u2019\u00e9couter ult\u00e9rieurement (<em>at a more convenient time<\/em>) ne contrefait pas le copyright dans le programme radiodiffus\u00e9 ou distribu\u00e9 par c\u00e2ble ou dans toute \u0153uvre qui y est incluse.\u00a0\u00bb <a class=\"footnote\" title=\"V.\u00a0Sony v. EasyInternetcafe, [2003] EWHC\u00a062 (Ch), dans lequel la High Court de Londres a condamn\u00e9 une cha\u00eene de cybercaf\u00e9s pour contrefa\u00e7on de copyright \u00e0 raison de la mise \u00e0 disposition par celle-ci \u00e0 ses clients d\u2019un service d\u2019enregistrement de leurs fichiers t\u00e9l\u00e9charg\u00e9s ou stock\u00e9s dans leur espace personnel sur CD-ROM. Cette condamnation est intervenue alors que les membres du personnel d\u2019EasyInternetcafe se voyaient interdire d\u2019examiner le contenu des fichiers ainsi grav\u00e9s, et que de nombreux avertissements \u00e9taient donn\u00e9s aux utilisateurs du service destin\u00e9s \u00e0 pr\u00e9venir les actes de contrefa\u00e7on. La cour \u00e9carte notamment l\u2019exception de la section\u00a070, en relevant que la copie n\u2019est pas r\u00e9alis\u00e9e pour un usage priv\u00e9, dans la mesure o\u00f9 elle copie est ex\u00e9cut\u00e9e par le magasin (qui en tire un profit) et que ce dernier ne copie par pour un usage priv\u00e9 ou domestique. Il est de son point de vue inop\u00e9rant que le client commande cette copie pour un usage priv\u00e9.\" id=\"return-footnote-60-185\" href=\"#footnote-60-185\" aria-label=\"Footnote 185\"><sup class=\"footnote\">[185]<\/sup><\/a><\/p>\n<p>Cependant la loi pr\u00e9voit que la copie ainsi r\u00e9alis\u00e9e ne doit pas \u00eatre conserv\u00e9e de mani\u00e8re permanente<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a070.\" id=\"return-footnote-60-186\" href=\"#footnote-60-186\" aria-label=\"Footnote 186\"><sup class=\"footnote\">[186]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Enfin, une exception permettant de r\u00e9aliser des \u00ab\u00a0photographies\u00a0\u00bb (enregistrements d\u2019images), \u00e0 usage domestique ou priv\u00e9, d\u2019images contenues dans un programme de t\u00e9l\u00e9vision, et qui permet leur conservation permanente<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a071.\" id=\"return-footnote-60-187\" href=\"#footnote-60-187\" aria-label=\"Footnote 187\"><sup class=\"footnote\">[187]<\/sup><\/a>. Cette derni\u00e8re exception ne s\u2019applique qu\u2019au droit sur le programme de t\u00e9l\u00e9vision (incluant les vid\u00e9ogrammes inclus), et ne s\u2019\u00e9tend pas aux \u0153uvres originales incluses. Elle permet donc de r\u00e9aliser des copies (int\u00e9grales) de programmes sportifs ou de flux, \u00e0 l\u2019exclusion des programmes musicaux ou des \u0153uvres audiovisuelles originales.<\/p>\n<p>Le Royaume-Uni n\u2019a que tr\u00e8s peu modifi\u00e9 ces textes dans le cadre de la transposition de la directive de 2001<a class=\"footnote\" title=\"V. M.\u00a0Hart et S.\u00a0Holmes, \u00ab\u00a0Implementation of the Copyright Directive in the United Kingdom\u00a0\u00bb, [2004] EIPR.\" id=\"return-footnote-60-188\" href=\"#footnote-60-188\" aria-label=\"Footnote 188\"><sup class=\"footnote\">[188]<\/sup><\/a>\u00a0: d\u2019une part, l\u2019exception pour \u00ab\u00a0recherche et \u00e9tude priv\u00e9e\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9e et pr\u00e9cise d\u00e9sormais que la copie est limit\u00e9e \u00e0 la \u00ab\u00a0recherche non commerciale\u00a0\u00bb et qu\u2019elle doit contenir une indication de la source\u00a0; d\u2019autre part, les deux autres exceptions pr\u00e9cit\u00e9es pr\u00e9cisent que la copie doit \u00eatre effectu\u00e9e \u00ab\u00a0dans des locaux domestiques\u00a0\u00bb et interdisent sa distribution ou diffusion ult\u00e9rieure.<\/p>\n<p>Une \u00e9volution majeure de la r\u00e9glementation est intervenue en 2014 au travers des Copyright and Rights in Performances (Personal Copies for Private Use) Regulations 2014, qui ont introduit une section 28B dans le CDPA 1988, instituant une nouvelle exception de copie priv\u00e9e assez largement d\u00e9finie, qui autorisait notamment les copies pour changement de format et sauvegarde<a class=\"footnote\" title=\"Cette exception, qui transposait les articles 5(2) et 6(4) de la directive de 2001, \u00e9tait r\u00e9dig\u00e9e comme suit (traduction informelle) : \u00ab 28B Copies personnelles \u00e0 usage priv\u00e91) La r\u00e9alisation d\u2019une copie d\u2019une \u0153uvre, autre qu\u2019un programme d\u2019ordinateur, par une personne physique, ne contrefait pas le copyright subsistant dans cette \u0153uvre, \u00e0 la condition que la copie : a) soit une copie : i) d\u2019une copie [d\u2019un exemplaire] de l\u2019\u0153uvre appartenant \u00e0 cette personne, ou ii) d\u2019une copie personnelle de l\u2019\u0153uvre r\u00e9alis\u00e9e par cette personne, b) soit faite pour l\u2019usage priv\u00e9 de la personne physique, et c) soit faite \u00e0 des fins qui ne sont ni directement ni indirectement commerciales. 2) Dans la pr\u00e9sente section \u00ab une copie [un exemplaire] de l\u2019\u0153uvre appartenant \u00e0 cette personne \u00bb est un exemplaire qui : a) a \u00e9t\u00e9 licitement acquis par cette personne sur une base permanente, b) n\u2019est pas une copie contrefaisante, et c) n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 en vertu d\u2019une disposition de ce Chapitre permettant la r\u00e9alisation d\u2019une copie sans contrefaire le copyright. 3) Dans la pr\u00e9sente section, une \u00ab copie personnelle \u00bb est une copie r\u00e9alis\u00e9e en vertu de cette section. 4) Aux fins de la sous-section (2)(a), un exemplaire \u00ab licitement acquis sur une base permanente \u00bb : a) inclut une copie qui a \u00e9t\u00e9 achet\u00e9e, donn\u00e9e ou acquise au moyen d\u2019un t\u00e9l\u00e9chargement r\u00e9sultant d\u2019un achat ou d\u2019un cadeau (autre qu\u2019un t\u00e9l\u00e9chargement mentionn\u00e9 au paragraphe (b)) ; et b) n\u2019inclut pas une copie qui a \u00e9t\u00e9 emprunt\u00e9e, lou\u00e9e, t\u00e9l\u00e9diffus\u00e9e [broadcast or streamed] ou une copie qui a \u00e9t\u00e9 obtenue au moyen d\u2019un t\u00e9l\u00e9chargement ne permettant qu\u2019un acc\u00e8s temporaire \u00e0 la copie. 5)\u00a0Dans la sous-section (1)(b) \u201cusage priv\u00e9\u201d inclut la r\u00e9alisation d\u2019une copie\u00a0: a) \u00e0 des fins de sauvegarde, b) \u00e0 des fins de changement de format (format shifting), ou c) \u00e0 des fins de stockage, y compris dans un espace de stockage \u00e9lectronique accessible au moyen de l\u2019Internet ou par un moyen similaire qui est accessible uniquement par la personne (ainsi que la personne responsable de l\u2019espace de stockage). 6)\u00a0Le copyright subsistant dans une \u0153uvre est contrefait si une personne transf\u00e8re une copie personnelle de l\u2019\u0153uvre \u00e0 une autre personne (autrement que sur une base priv\u00e9e et temporaire), sauf lorsque le transfert est autoris\u00e9 par le titulaire du copyright. 7)\u00a0Si le copyright est contrefait au titre de la sous-section (6), une copie personnelle qui a \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9e sera alors trait\u00e9e en toute hypoth\u00e8se comme une copie contrefaisante. 8)\u00a0Le copyright subsistant dans une \u0153uvre est \u00e9galement contrefait par une personne physique qui, ayant r\u00e9alis\u00e9 une copie personnelle de l\u2019\u0153uvre, transf\u00e8re l\u2019exemplaire\/la copie de l\u2019\u0153uvre lui appartenant \u00e0 une autre personne (autrement que sur une base priv\u00e9e et temporaire) et qui, \u00e0 la suite de ce transfert et sans l\u2019autorisation du titulaire du copyright, retient une copie personnelle. 9)\u00a0Si le copyright est contrefait en vertu de la sous-section (8), toute copie personnelle retenue sera alors trait\u00e9e en toute hypoth\u00e8se comme une copie contrefaisante. 10) Toute stipulation d\u2019un contrat destin\u00e9e \u00e0 emp\u00eacher ou restreindre la r\u00e9alisation d\u2019une copie qui, en application de la pr\u00e9sente section, ne contrefait pas le copyright, est nulle [unenforceable].\u00a0\u00bb\" id=\"return-footnote-60-189\" href=\"#footnote-60-189\" aria-label=\"Footnote 189\"><sup class=\"footnote\">[189]<\/sup><\/a>. L\u2019exception s\u2019appliquait \u00e0 toutes les \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es par copyright. Elle \u00e9tait \u00e9galement technologiquement neutre, et permettait tout type de copie, y compris sur des supports distants (<em>cloud <\/em>par exemple), ainsi que les copies multiples. L\u2019exemplaire d\u2019origine, sous forme physique ou \u00e9lectronique, devait avoir \u00e9t\u00e9 acquis licitement. Une restriction importante au champ de l\u2019exception tenait \u00e0 l\u2019exigence d\u2019un exemplaire original acquis de mani\u00e8re permanente, ce qui exclut les exemplaires emprunt\u00e9s ou lou\u00e9s. En outre, les copies ne pouvaient \u00eatre r\u00e9alis\u00e9es que par une personne physique, pour un usage priv\u00e9 et \u00e0 des fins non commerciales, et ne pouvaient pas \u00eatre revendues ou mises \u00e0 disposition d\u2019autres personnes, sauf sur une base priv\u00e9e et temporaire. Tout comme la loi fran\u00e7aise, le texte semblait imposer une copie r\u00e9alis\u00e9e par le copiste lui-m\u00eame<a class=\"footnote\" title=\"L\u2019exception ne faisait pas obstacle \u00e0 la mise en place de mesures techniques de protection, dont le contournement est prohib\u00e9 par la section 296ZA du CDPA\u00a01988. Cependant, et conform\u00e9ment aux dispositions de l\u2019article\u00a06(4) de la directive de 2001, aux termes d\u2019un nouvel article 296ZEA une personne priv\u00e9e de la possibilit\u00e9 d\u2019effectuer une copie ou subissant une restriction du nombre de copies \u00e0 raison de la pr\u00e9sence d\u2019une mesure de protection peut saisir le Secretary of State, s\u2019il consid\u00e8re qu\u2019une mesure technique est \u00ab d\u00e9raisonnable \u00bb au regard du droit du titulaire du copyright de limiter le nombre de copies, prendre des mesures destin\u00e9es \u00e0 permettre la copie. Conform\u00e9ment aux dispositions de la directive, cette possibilit\u00e9 ne s\u2019applique pas aux \u0153uvres accessibles \u00e0 la demande. Des textes similaires sont introduits concernant le droit des artistes-interpr\u00e8tes (CDPA 1988, Schedule 2, 1B).\" id=\"return-footnote-60-190\" href=\"#footnote-60-190\" aria-label=\"Footnote 190\"><sup class=\"footnote\">[190]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le Gouvernement britannique avait cependant choisi de ne pas assortir l\u2019exception d\u2019un sch\u00e9ma de r\u00e9mun\u00e9ration pour copie priv\u00e9e, en justifiant ce choix par l\u2019absence de pr\u00e9judice ou le pr\u00e9judice minime subi par les ayants droit du fait de l\u2019exception, ainsi d\u00e9finie (argument tir\u00e9 du consid\u00e9rant\u00a035 de la directive de 2001\/29\/CE du 22\u00a0mai 2001). Par une d\u00e9cision du 19\u00a0juin 2015 rendue sur un recours en annulation (<em>application for judicial review<\/em>) form\u00e9 notamment par la <em>British Academy of Songwriters, Composers and Authors<\/em> (BASCA) et la <em>Musicians&rsquo; Union<\/em>, la High Court de Londres a annul\u00e9 la totalit\u00e9 de ce texte<a class=\"footnote\" title=\"BASCA and Others v.\u00a0Secretary of State for Business Innovation and Skills [2015] EWHC 1723 (Admin). \u2013 BASCA and Others v.\u00a0Secretary of State for Business Innovation and Skills [2015] EWHC 2041 (Admin)). La Cour se fonde principalement sur l\u2019absence de preuve apport\u00e9e par le Gouvernement britannique au soutien de sa position sur la r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable.\" id=\"return-footnote-60-191\" href=\"#footnote-60-191\" aria-label=\"Footnote 191\"><sup class=\"footnote\">[191]<\/sup><\/a>. L\u2019annulation ne vaut cependant que pour l\u2019avenir.<\/p>\n<p>En cons\u00e9quence, et jusqu\u2019\u00e0 l\u2019adoption d\u2019un nouveau d\u00e9cret (qui n\u2019est pas annonc\u00e9 au moment o\u00f9 nous r\u00e9digeons cet ouvrage), la copie priv\u00e9e n\u2019est \u00e0 nouveau permise que dans le cadre des exceptions tr\u00e8s limit\u00e9es pr\u00e9vues au <em>Copyright Act<\/em>, d\u00e9crites ci-dessus.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>142._ L\u2019absence de r\u00e9mun\u00e9ration pour copie priv\u00e9e_<\/strong> Comme nous l\u2019avons indiqu\u00e9, s\u2019agissant de la r\u00e9mun\u00e9ration pour copie priv\u00e9e, la position du Royaume-Uni est que les exceptions pour copie priv\u00e9e mise en \u0153uvre sont si limit\u00e9es qu\u2019aucune compensation n\u2019est n\u00e9cessaire<a class=\"footnote\" title=\"V. sur ce point le rapport de 2007 du Comit\u00e9 sp\u00e9cial du Parlement britannique (Culture, Media and Sport Select Committee) consacr\u00e9 aux nouveaux m\u00e9dias et aux industries culturelles, et les conclusions du rapport Gowers de 2006 sur la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, qui avait notamment d\u00e9crit le syst\u00e8me de r\u00e9mun\u00e9ration pour copie priv\u00e9e comme un \u00ab m\u00e9canisme mal taill\u00e9 \u00bb (a blunt instrument).\" id=\"return-footnote-60-192\" href=\"#footnote-60-192\" aria-label=\"Footnote 192\"><sup class=\"footnote\">[192]<\/sup><\/a>. Le Gouvernement a r\u00e9it\u00e9r\u00e9 cette position \u00e0 l\u2019occasion de l\u2019adoption des <em>Copyright and Rights in Performances (Personal Copies for Private Use) Regulations\u00a02014<\/em>, avec les cons\u00e9quences que nous venons de d\u00e9crire<a class=\"footnote\" title=\"Dans l\u2019Explanatory Memorandum du d\u00e9cret, le Gouvernement anglais justifie ce choix par l\u2019absence de pr\u00e9judice ou le pr\u00e9judice minime subi par les ayants droit. Il prend en l\u2019esp\u00e8ce argument du consid\u00e9rant\u00a035 de la directive, qui dispose\u00a0: \u00ab\u00a0(\u2026) Lors de la d\u00e9termination de la forme, des modalit\u00e9s et du niveau \u00e9ventuel d\u2019une telle compensation \u00e9quitable, il convient de tenir compte des circonstances propres \u00e0 chaque cas. Pour \u00e9valuer ces circonstances, un crit\u00e8re utile serait le pr\u00e9judice potentiel subi par les titulaires de droits en raison de l\u2019acte en question. Dans le cas o\u00f9 des titulaires de droits auraient d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u un paiement sous une autre forme, par exemple en tant que partie d\u2019une redevance de licence, un paiement sp\u00e9cifique ou s\u00e9par\u00e9 pourrait ne pas \u00eatre d\u00fb\u00a0\u00bb. Il souligne qu\u2019\u00e0 cette date, la CJUE ne s\u2019est pas prononc\u00e9e sur le pr\u00e9judice minimum \u00e0 prendre en compte, tout en confirmant que les \u00c9tats membres retiennent une marge d\u2019appr\u00e9ciation sur les syst\u00e8mes de compensation (citant CJUE 11\u00a0juillet 2013, Amazon c. Austro-Mechana, affaire\u00a0C-521\/11). Il prend \u00e9galement argument des arr\u00eats Padawan c. SGAE (CJUE, 21\u00a0oct. 2010, affaire\u00a0C-467\/08) et ACI Adam c. Stichting de Thuiskopie (CJUE, 10 avr. 2014, affaire C-435\/12) qui reconnaissent le droit \u00e0 compensation lorsque la r\u00e9alisation de copies cause un \u00ab\u00a0pr\u00e9judice\u00a0\u00bb aux ayants droit (Padawan, paragraphes\u00a030, 39 et 40 et ACI Adam, \u00a7\u00a050 et 51). Le Gouvernement consid\u00e8re qu\u2019en l\u2019esp\u00e8ce l\u2019exception est d\u00e9finie de mani\u00e8re suffisamment \u00e9troite, et qu\u2019elle ne pose aucun pr\u00e9judice aux ayants droit (ou un pr\u00e9judice minimal ne n\u00e9cessitant pas, au sens du consid\u00e9rant\u00a035, une compensation). Il \u00e9tait, bien \u00e9videmment, permis d\u2019en douter\u2026\" id=\"return-footnote-60-193\" href=\"#footnote-60-193\" aria-label=\"Footnote 193\"><sup class=\"footnote\">[193]<\/sup><\/a>. Il n\u2019y a donc aucune r\u00e9mun\u00e9ration pour copie priv\u00e9e au Royaume-Uni, ni aucun m\u00e9canisme de perception sur les \u00e9quipements ou les supports d\u2019enregistrement. Bien \u00e9videmment, le principe europ\u00e9en de non-discrimination \u00e0 raison de la nationalit\u00e9 implique que les auteurs britanniques b\u00e9n\u00e9ficient des r\u00e9mun\u00e9rations pour copie priv\u00e9e per\u00e7ues dans les \u00c9tats membres ayant mis en \u0153uvre cette r\u00e9mun\u00e9ration\u2026<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>143._ L\u2019exception de parodie_ <\/strong>Les <em>Copyright and Rights in Performances (Quotation and Parody) Regulations 2014<\/em> ont introduit pour la premi\u00e8re fois en droit anglais une exception de parodie<a class=\"footnote\" title=\"Pr\u00e9cisons que malgr\u00e9 l\u2019absence d\u2019une telle exception pendant plus d\u2019un si\u00e8cle, il n\u2019y a pratiquement pas eu de jurisprudence sur les parodies au Royaume-Uni.\" id=\"return-footnote-60-194\" href=\"#footnote-60-194\" aria-label=\"Footnote 194\"><sup class=\"footnote\">[194]<\/sup><\/a>. L\u2019exception est inscrite pour le copyright \u00e0 la section 30A du CDPA 1988 et permet l\u2019usage loyal (<em>fair dealing<\/em>) \u00e0 des fins de caricature, parodie ou pastiche\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a030A Caricature, parodie ou pastiche<\/p>\n<p>1) L\u2019usage loyal d\u2019une \u0153uvre \u00e0 des fins de caricature, parodie ou pastiche ne constitue pas une contrefa\u00e7on du copyright subsistant dans cette \u0153uvre.<\/p>\n<p>2) La stipulation d\u2019un contrat vise \u00e0 emp\u00eacher ou \u00e0 restreindre l\u2019exercice d\u2019un acte quelconque qui, en vertu de cette section, ne constitue pas une contrefa\u00e7on de copyright, est nulle (<em>unenforceable<\/em>).\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le concept d\u2019usage loyal (<em>fair dealing<\/em>) existe depuis longtemps en droit anglais, mais est utilis\u00e9 dans le cadre d\u2019exceptions pr\u00e9cises, sans constituer une exception ou un moyen de d\u00e9fense autonome. En outre, il n\u2019est pas d\u00e9fini par rapport \u00e0 des crit\u00e8res \u00e9tablis par la loi. Il se distingue donc sur ces deux points du <em>fair use<\/em> am\u00e9ricain. Le m\u00e9morandum de pr\u00e9sentation de la r\u00e9forme pr\u00e9cise qu\u2019en l\u2019esp\u00e8ce, la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019usage loyal est destin\u00e9e \u00e0 garantir que l\u2019usage est raisonnable et proportionn\u00e9 (ce qui correspond \u00e0 la jurisprudence sur ce point)\u00a0: \u00ab\u00a0par exemple, l\u2019utilisation que quelques port\u00e9es\/lignes d\u2019une chanson pour un sketch parodique sera sans doute consid\u00e9r\u00e9e comme loyale, alors que l\u2019utilisation de la chanson dans son int\u00e9gralit\u00e9 ne le sera sans doute pas et n\u00e9cessitera d\u00e8s lors une autorisation. L\u2019exigence d\u2019usage loyal garantit \u00e9galement que cette exception est compatible avec le triple test de la Convention de Berne\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Une exception similaire est introduite pour les interpr\u00e9tations<a class=\"footnote\" title=\"Schedule 2 du CDPA 1988, \u00a7 2A.\" id=\"return-footnote-60-195\" href=\"#footnote-60-195\" aria-label=\"Footnote 195\"><sup class=\"footnote\">[195]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Une premi\u00e8re d\u00e9cision sur l&rsquo;exception de parodie a \u00e9t\u00e9 rendue en 2022 par la High Court de Londres dans l\u2019affaire <em>Shazam Productions v Only Fools The Dining Experience<\/em><a class=\"footnote\" title=\"[2022] EWHC 1379 IPEC.\" id=\"return-footnote-60-196\" href=\"#footnote-60-196\" aria-label=\"Footnote 196\"><sup class=\"footnote\">[196]<\/sup><\/a>. En l\u2019esp\u00e8ce, le titulaire des droits sur le sitcom \u00ab Only Fools and Horses \u00bb avait assign\u00e9 une soci\u00e9t\u00e9 \u00ab Only Fools The Dining Exp\u00e9rience \u00bb pour avoir utilis\u00e9 des personnages, des slogans, des th\u00e8mes et d\u2019autres \u00e9l\u00e9ments tir\u00e9s de la s\u00e9rie dans une exp\u00e9rience th\u00e9\u00e2trale immersive. En l\u2019esp\u00e8ce, la d\u00e9fense de parodie est rejet\u00e9e, au regard notamment de la d\u00e9finition qui en est donn\u00e9e par la CJUE dans l\u2019affaire <em>Deckmyn<\/em><a class=\"footnote\" title=\"CJUE, gde ch., 3 sept. 2014, aff. C-201\/13, : \u00ab la parodie a pour caract\u00e9ristiques essentielles, d\u2019une part, d\u2019\u00e9voquer une \u0153uvre existante, tout en pr\u00e9sentant des diff\u00e9rences perceptibles par rapport \u00e0 celle-ci, et, d\u2019autre part, de constituer une manifestation d\u2019humour ou une raillerie \u00bb.\" id=\"return-footnote-60-197\" href=\"#footnote-60-197\" aria-label=\"Footnote 197\"><sup class=\"footnote\">[197]<\/sup><\/a>. La Cour consid\u00e8re cependant que, prise \u00e0 la lettre, la d\u00e9finition donn\u00e9e par la CJUE est \u00ab potentiellement tr\u00e8s large \u00bb. Elle choisit de la compl\u00e9ter en pr\u00e9cisant qu\u2019un \u00e9l\u00e9ment essentiel de la parodie, au sens de la directive 2001\/29\/CE du 22 septembre 2001 et de l\u2019article 30A du CDPA 1998, est l\u2019exigence de l\u2019expression d\u2019une opinion ou d\u2019un point de vue distincts de ceux exprim\u00e9s dans l\u2019\u0153uvre originale, qui peut porter sur un \u00e9l\u00e9ment ext\u00e9rieur \u00e0 l\u2019\u0153uvre (une question politique par exemple), ou sur l\u2019\u0153uvre elle-m\u00eame<a class=\"footnote\" title=\"[2022] EWHC 1379 IPEC, para. 176\" id=\"return-footnote-60-198\" href=\"#footnote-60-198\" aria-label=\"Footnote 198\"><sup class=\"footnote\">[198]<\/sup><\/a>. Pour la High Court, \u00e0 d\u00e9faut de cette pr\u00e9cision, toute reproduction ou imitation d\u2019une \u0153uvre comique pourrait constituer une parodie. En l\u2019esp\u00e8ce, la Cour consid\u00e8re que l\u2019utilisation faite de l\u2019\u0153uvre pr\u00e9existante ne l\u2019a pas \u00e9t\u00e9 \u00e0 des fins de parodie au sens de la d\u00e9finition qu\u2019elle propose, et rel\u00e8ve plus de l\u2019adaptation.<br \/>\nOn notera que la Cour s\u2019attache \u00e9galement longuement \u00e0 la d\u00e9finition du pastiche. Apr\u00e8s examen des diff\u00e9rentes d\u00e9finitions propos\u00e9es, elle consid\u00e8re qu\u2019un pastiche doit satisfaire \u00e0 deux conditions : l\u2019utilisation doit tout d\u2019abord imiter le style d\u2019une autre \u0153uvre, ou consister dans un assemblable (<em>medley<\/em>) de plusieurs \u0153uvres pr\u00e9existantes ; et dans les deux cas, comme pour la parodie, le pastiche doit \u00eatre ostensiblement diff\u00e9rente l\u2019\u0153uvre originale (\u00ab <em>must be noticeably different from the original work<\/em> \u00bb)<a class=\"footnote\" title=\"Pour la Cour, \u00ab If this definition is adopted, pastiche in s.30A could, according to Hudson, potentially apply to a broad spectrum of \u2018mash-ups\u2019, fan fiction, music sampling, collage, appropriation art, medleys, and many other forms of homage and compilation. This may be so. Each case will have to be assessed on its own merits. However, it is important to bear in mind that s.30A must be read in light of the first of the three-step tests. If pastiche is too widely interpreted, to cover any imitation or reproduction of subject matter it ceases to be a \u201cspecial case\u201d of protected expression. It would encompass virtually any form of borrowing, imitation or reproduction. This was plainly not the intention of the European or UK legislature which created an exception for three limited specific types of use (\u2026) \u00bb (\u00a7 189).\" id=\"return-footnote-60-199\" href=\"#footnote-60-199\" aria-label=\"Footnote 199\"><sup class=\"footnote\">[199]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>144._ L\u2019exception de citation_<\/strong> Les <em>Copyright and Rights in Performances (Quotation and Parody) Regulations\u00a02014<\/em> ont \u00e9galement \u00e9largi l\u2019exception de citation<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a030.\" id=\"return-footnote-60-200\" href=\"#footnote-60-200\" aria-label=\"Footnote 200\"><sup class=\"footnote\">[200]<\/sup><\/a>. Auparavant celle-ci \u00e9tait restreinte aux citations raisonnables d\u2019\u0153uvres l\u00e9galement mises \u00e0 disposition du public, \u00e0 des fins de critique ou de compte rendu d\u2019information (<em>review<\/em>), sous condition d\u2019une indication suffisante de la source. L\u2019exception n\u2019est d\u00e9sormais plus limit\u00e9e dans ses finalit\u00e9s. La citation doit cependant \u00eatre loyale et proportionn\u00e9e, ce qui, selon le m\u00e9morandum introductif des Regulations, \u00ab\u00a0permet des (\u2026) utilisations mineures de citation, comme des citations dans des travaux acad\u00e9miques ou dans des copies d\u2019examen, qui n\u2019affectent pas l\u2019utilisation commerciale des \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>145._ L\u2019exception pour recherche et \u00e9tudes priv\u00e9es_ <\/strong>L\u2019exception pour recherche et \u00e9tude priv\u00e9es<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a030.\" id=\"return-footnote-60-201\" href=\"#footnote-60-201\" aria-label=\"Footnote 201\"><sup class=\"footnote\">[201]<\/sup><\/a> a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9e par les <em>Copyright and Rights in Performances (Research, Education, Libraries and Archives) Regulations\u00a02014<\/em>. Auparavant l\u2019exception, qui visait l\u2019usage loyal (et donc la copie dans des proportions raisonnables) pour recherche ou \u00e9tude priv\u00e9es et \u00e0 des fins non commerciales, et sous r\u00e9serve d\u2019indication suffisante de la source, s\u2019appliquait uniquement aux \u0153uvres litt\u00e9raires et artistiques. Elle ne couvrait donc pas les copies d\u2019\u0153uvres audiovisuelles, de phonogrammes ou de programmes radiodiffus\u00e9s. L\u2019exception couvre d\u00e9sormais l\u2019ensemble des \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es par copyright.<\/p>\n<p>Cette exception a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 renforc\u00e9e du point de vue des organismes pr\u00eateurs d\u2019\u0153uvres. Les <em>Regulations<\/em> ont introduit une nouvelle disposition dans la section 40B permettant aux \u00e9tablissements d\u2019\u00e9ducation et aux institutions culturelles (biblioth\u00e8ques, mus\u00e9es et archives) de \u00ab mettre \u00e0 disposition \u00bb les \u0153uvres de leurs collections \u00e0 des fins de recherche ou d\u2019\u00e9tude priv\u00e9es au travers de terminaux d\u00e9di\u00e9s dans leurs locaux. Ce qui semble couvrir leur num\u00e9risation pr\u00e9alable.<\/p>\n<p>\u00c0 noter qu\u2019une nouvelle section\u00a042A du CDPA\u00a01988 pr\u00e9voit la possibilit\u00e9 pour une biblioth\u00e8que \u00e0 but non lucratif de r\u00e9aliser sous certaines conditions des copies partielles raisonnables des \u0153uvres de leurs collections, destin\u00e9es au pr\u00eat, sous certaines conditions, et notamment \u00e0 la condition que l\u2019emprunteur fournisse une d\u00e9claration \u00e9crite (pouvant \u00eatre communiqu\u00e9e par voie \u00e9lectronique) confirmant qu\u2019il utilisera l\u2019\u0153uvre \u00e0 des fins de recherche ou d\u2019\u00e9tude priv\u00e9es et non commerciales.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>146._ L\u2019exception pour analyse automatique de textes_ <\/strong>Les <em>Copyright and Rights in Performances (Research, Education, Libraries and Archives) Regulations\u00a02014<\/em> ont introduit une nouvelle exception au droit de reproduction couvrant les reproductions effectu\u00e9es dans le cadre de l\u2019analyse informatique de textes et de donn\u00e9es extraits d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es (<em>text and data-mining<\/em>) \u00e0 des fins de recherche non commerciale<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 29A : \u00ab Copies r\u00e9alis\u00e9es pour l\u2019analyse de textes et de donn\u00e9es \u00e0 des fins de recherche non commerciale.1) La r\u00e9alisation d\u2019une copie d\u2019une \u0153uvre par une personne qui dispose d\u2019un acc\u00e8s licite \u00e0 l\u2019\u0153uvre ne peut pas contrefaire le copyright subsistant dans cette \u0153uvre, \u00e0 la condition : a) que la copie soit effectu\u00e9e afin qu\u2019une personne ayant un acc\u00e8s licite \u00e0 l\u2019\u0153uvre puisse effectuer une analyse informatique de tous les \u00e9l\u00e9ments enregistr\u00e9s\/contenus dans l\u2019\u0153uvre aux seules fins de recherche dans un but non commercial, et b) que la copie soit accompagn\u00e9e d\u2019une indication suffisante de la source (sauf si une telle indication est impossible pour des raisons de praticit\u00e9 ou pour une autre raison). 2) Lorsqu\u2019une copie d\u2019une \u0153uvre a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e en vertu de la pr\u00e9sente section, le copyright subsistant dans cette \u0153uvre est contrefait si : a) la copie est transf\u00e9r\u00e9e \u00e0 une autre personne, sauf lorsque ce transfert est autoris\u00e9 par le titulaire du copyright, ou b) si la copie est utilis\u00e9e \u00e0 une autre fin que celle mentionn\u00e9e dans la sous-section (1)(a), sauf lorsque cette utilisation est autoris\u00e9e par le titulaire du copyright. 3) Si une copie r\u00e9alis\u00e9e en vertu de la pr\u00e9sente section fait l\u2019objet d\u2019une mise \u00e0 disposition ou d\u2019un transfert [is subsequently dealt with]\u00a0: a) elle doit \u00eatre trait\u00e9e comme une copie contrefaisante au regard de cette mise \u00e0 disposition ou de ce transfert, et b) si cette mise \u00e0 disposition ou ce transfert sont contrefaisants, elle doit alors \u00eatre trait\u00e9e comme une copie contrefaisante. 4) Dans la sous-section (3) \u00ab\u00a0mise \u00e0 disposition ou transf\u00e9r\u00e9e\u00a0\u00bb [dealt with] signifie vendue ou lou\u00e9e, ou offerte ou propos\u00e9e \u00e0 la vente ou \u00e0 la location. 5) La stipulation d\u2019un contrat ayant pour objet de pr\u00e9venir ou de restreindre la r\u00e9alisation d\u2019une copie qui ne contrefait pas le copyright en vertu de cette section est nulle [unenforceable].\u00a0\u00bb\" id=\"return-footnote-60-202\" href=\"#footnote-60-202\" aria-label=\"Footnote 202\"><sup class=\"footnote\">[202]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le Gouvernement britannique a propos\u00e9 en 2022 l&rsquo;introduction d&rsquo;une exception de fouille de textes et de donn\u00e9es permettant un acc\u00e8s beaucoup plus large aux \u00e9l\u00e9ments n\u00e9cessaire \u00e0 l\u2019apprentissage automatique et \u00e0 l\u2019entra\u00eenement des syst\u00e8mes d\u2019IA. Il a cependant renon\u00e7\u00e9 \u00e0 ce projet en 2023, en raison principalement de l&rsquo;opposition des industries cr\u00e9atrices.<\/p>\n<p>Dans la mesure o\u00f9 le Royaume-Uni n&rsquo;a pas transpos\u00e9 les dispositions de la directive 2019\/709, son exception de fouille de donn\u00e9es est d\u00e9sormais l&rsquo;une des plus restrictives d&rsquo;Europe.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>147._ Les exceptions en mati\u00e8re de repr\u00e9sentation publique_ <\/strong>Le CDPA\u00a01988 pr\u00e9voit deux exceptions en mati\u00e8re de repr\u00e9sentation publique, qui concernent les <em>broadcasts<\/em>, et s\u2019\u00e9tendent, le cas \u00e9ch\u00e9ant, \u00e0 tout ou partie des \u0153uvres qu\u2019ils contiennent. La premi\u00e8re est \u00e9tablie \u00e0 la section\u00a072 du CDPA\u00a01988, et porte sur la repr\u00e9sentation publique gratuite d\u2019un <em>broadcast<\/em>:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0la pr\u00e9sentation ou l\u2019ex\u00e9cution en public d\u2019un programme radiodiffus\u00e9 (<em>broadcast<\/em>) \u00e0 une audience qui n\u2019a pas pay\u00e9 pour l\u2019admission sur le lieu dans lequel le programme est vu ou entendu ne constitue pas une contrefa\u00e7on du copyright subsistant dans\u00a0:<\/p>\n<p>(a) le programme radiodiffus\u00e9 (<em>broadcast<\/em>)\u00a0;<\/p>\n<p>(b) les enregistrements sonores qui y sont inclus, sous r\u00e9serve d\u2019exceptions<a class=\"footnote\" title=\"Ne sont pas vis\u00e9s les enregistrements musicaux dont l\u2019auteur n\u2019est pas l\u2019auteur du broadcast (s.\u00a072(1A)).\" id=\"return-footnote-60-203\" href=\"#footnote-60-203\" aria-label=\"Footnote 203\"><sup class=\"footnote\">[203]<\/sup><\/a><\/p>\n<p>(c) tout film (vid\u00e9ogramme) inclus dans le programme.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Cette exception est tr\u00e8s large. Dans son arr\u00eat <em>Football Association Premier League Ltd v. QC Leisure and Others<a class=\"footnote\" title=\"[2012] EWCA Civ 1708.\" id=\"return-footnote-60-204\" href=\"#footnote-60-204\" aria-label=\"Footnote 204\"><sup class=\"footnote\">[204]<\/sup><\/a><\/em>, la Cour d\u2019appel de Londres a consid\u00e9r\u00e9 que communication \u00e0 la client\u00e8le d\u2019un bar, au moyen d\u2019un poste de t\u00e9l\u00e9vision, d\u2019une radiodiffusion par satellite d\u2019un \u00e9v\u00e8nement sportif, \u00e9tait couverte par cette exception. Cependant elle a pris le soin de pr\u00e9ciser que \u00ab\u00a0les [actes des] intim\u00e9s sont couverts par la section\u00a072(1)(c), mais uniquement parce que le Royaume-Uni n\u2019a pas transpos\u00e9 la directive copyright en pr\u00e9voyant une exception plus large aux droits vis\u00e9s par l\u2019article\u00a03 que pr\u00e9vue \u00e0 l\u2019article\u00a05\u00a0\u00bb. La Cour confirme donc bien l\u2019incompatibilit\u00e9 de la loi anglaise avec la directive sur ce point<a class=\"footnote\" title=\"Pr\u00e9cisons que les dispositions pertinentes de l\u2019article\u00a05, vis\u00e9es par l\u2019arr\u00eat, sont celles de l\u2019article\u00a05(3)(o) qui permet aux \u00c9tats membres de pr\u00e9voir une exception au droit de communication au public\u00a0: \u00ab\u00a0o) lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une utilisation dans certains autres cas de moindre importance pour lesquels des exceptions ou limitations existent d\u00e9j\u00e0 dans la l\u00e9gislation nationale, pour autant que cela ne concerne que des utilisations analogiques et n\u2019affecte pas la libre circulation des marchandises et des services dans la Communaut\u00e9, sans pr\u00e9judice des autres exceptions et limitations pr\u00e9vues au pr\u00e9sent article\u00a0\u00bb (PE et Cons. UE, dir. 2001\/29\/CE, 22\u00a0mai 2001\u00a0: JOCE n\u00b0\u00a0L 167, 22\u00a0juin 2001).\" id=\"return-footnote-60-205\" href=\"#footnote-60-205\" aria-label=\"Footnote 205\"><sup class=\"footnote\">[205]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La seconde porte sur la r\u00e9ception et la retransmission int\u00e9grale et simultan\u00e9es de <em>broadcasts<\/em> non filaires par c\u00e2ble, dans le cadre des obligations de <em>must carry<\/em> applicables, et sous r\u00e9serve dans certains cas du paiement d\u2019une r\u00e9mun\u00e9ration des ayants droit, convenue ou fix\u00e9e par le Copyright Tribunal<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a073.\" id=\"return-footnote-60-206\" href=\"#footnote-60-206\" aria-label=\"Footnote 206\"><sup class=\"footnote\">[206]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>148._ Les exceptions d\u2019\u00e9ducation<\/strong>_ Les <em>Copyright and Rights in Performances (Research, Education, Libraries and Archives) Regulations\u00a02014<\/em> ont renforc\u00e9 les exceptions d\u2019\u00e9ducation pr\u00e9vues par le CDPA 1988, de fa\u00e7on \u00e0 couvrir l\u2019usage des nouvelles technologies par les enseignants et les \u00e9l\u00e8ves.<\/p>\n<p>Ainsi, l\u2019exception d\u2019usage loyal \u00e0 des fins d\u2019illustration dans un but d\u2019\u00e9ducation<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a032.\" id=\"return-footnote-60-207\" href=\"#footnote-60-207\" aria-label=\"Footnote 207\"><sup class=\"footnote\">[207]<\/sup><\/a>, qui ne permettait qu\u2019une copie manuelle des \u0153uvres (copie par l\u2019enseignant sur un tableau par exemple ou copie par les \u00e9tudiants sur leurs cahiers), a \u00e9t\u00e9 \u00e9tendue aux copies num\u00e9riques, de fa\u00e7on \u00e0 couvrir par exemple les tableaux interactifs ou l\u2019usage des ordinateurs portables pour la prise de notes.<\/p>\n<p>\u00c9galement, pour prendre en compte l\u2019enseignement \u00e0 distance, l\u2019exception permettant aux \u00e9tablissements d\u2019\u00e9ducation (en l\u2019absence de licences n\u00e9goci\u00e9es) d\u2019enregistrer et de diffuser en classe les programmes radiodiffus\u00e9s<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a035.\" id=\"return-footnote-60-208\" href=\"#footnote-60-208\" aria-label=\"Footnote 208\"><sup class=\"footnote\">[208]<\/sup><\/a> a \u00e9t\u00e9 \u00e9tendue aux utilisations en dehors des salles de classe, dans le cadre de classes virtuelles.<\/p>\n<p>Enfin, l\u2019exception permettant la r\u00e9alisation de copies reprographi\u00e9es ou num\u00e9ris\u00e9es d\u2019extraits \u00e0 usage d\u2019\u00e9ducation (elle aussi applicable uniquement en l\u2019absence de licences n\u00e9goci\u00e9es)<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a036.\" id=\"return-footnote-60-209\" href=\"#footnote-60-209\" aria-label=\"Footnote 209\"><sup class=\"footnote\">[209]<\/sup><\/a> a \u00e9t\u00e9 \u00e9tendue \u00e0 toutes les \u0153uvres. En outre, la limite fix\u00e9e a \u00e9t\u00e9 port\u00e9e de 1\u00a0% \u00e0 5\u00a0% d\u2019une \u0153uvre par ann\u00e9e, et les enseignants sont autoris\u00e9s \u00e0 distribuer des copies au travers des environnements d\u2019enseignement num\u00e9riques virtuels.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>149._ Le r\u00e9gime des oeuvres orphelines_<\/strong> Les <em>Copyright and Rights in Performances (Certain Permitted Uses of Orphan Works) Regulations\u00a02014<\/em> ont transpos\u00e9 les dispositions de la directive\u00a02012\/28\/EU sur les \u0153uvres orphelines en int\u00e9grant une nouvelle exception pour l\u2019utilisation par les institutions vis\u00e9es par la directive des cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres concern\u00e9es dans des circonstances pr\u00e9vues \u00e0 l\u2019annexe\u00a0ZA1 nouvelle du CDPA\u00a01988<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a044B.\" id=\"return-footnote-60-210\" href=\"#footnote-60-210\" aria-label=\"Footnote 210\"><sup class=\"footnote\">[210]<\/sup><\/a>. Les recettes g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par la reproduction de l\u2019\u0153uvre orpheline ne peuvent \u00eatre utilis\u00e9es que pour couvrir les co\u00fbts de num\u00e9risation et de mise \u00e0 disposition au public des \u0153uvres orphelines. Les <em>Copyright and Rights in Performances (Licensing of Orphan Works) Regulations\u00a02014<\/em> d\u00e9taillent les conditions applicables aux concessions de licences pour l\u2019utilisation des \u0153uvres orphelines, en appliquant notamment les dispositions introduites sur ce point par l\u2019ERRA 2013. Le <em>Comptroller-General of Patents, Designs and Trade Marks<\/em> est l\u2019autorit\u00e9 d\u00e9sign\u00e9e pour accorder des licences sur les \u0153uvres orphelines pour lesquelles une recherche diligente a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e conform\u00e9ment aux Regulations.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>150._ Les exceptions applicables aux logiciels_<\/strong> Les exceptions pr\u00e9vues par la directive 91\/250\/CEE (d\u00e9sormais 2009\/24\/CE) ont \u00e9t\u00e9 fid\u00e8lement transpos\u00e9es aux sections\u00a029 et 50 de la loi<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a029(4), 29(4A), 50\u00a0A \u00e0 50 C.\u00a0Pour des applications, v. Navitaire v.\u00a0Easyjet [2006] RPC\u00a0111\u00a0; SAS Institute Inc. v.\u00a0World Programming Ltd [2010] EWHC\u00a01829 (Ch).\" id=\"return-footnote-60-211\" href=\"#footnote-60-211\" aria-label=\"Footnote 211\"><sup class=\"footnote\">[211]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>151._ L\u2019exception li\u00e9e \u00e0 une croyance raisonnable dans l\u2019expiration des droits_<\/strong> Le CDPA\u00a01988 pr\u00e9voit une exception originale, inscrite aux sections\u00a057 (pour les \u0153uvres litt\u00e9raires, dramatiques, musicales ou artistiques) et 66\u00a0A (pour les <em>films<\/em>), permettant d\u2019\u00e9carter toute responsabilit\u00e9 pour contrefa\u00e7on en cas de croyance raisonnable dans l\u2019expiration des droits. La section\u00a057 pr\u00e9voit que le copyright sur une \u0153uvre litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique n\u2019est pas contrefait par un acte accompli \u00e0 une \u00e9poque \u00e0 laquelle il n\u2019\u00e9tait pas possible de d\u00e9terminer l\u2019identit\u00e9 de l\u2019auteur malgr\u00e9 des recherches suffisantes, si l\u2019on peut supposer que le copyright est expir\u00e9 ou que l\u2019auteur est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 soixante-dix ann\u00e9es ou plus avant le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e civile au cours de laquelle l\u2019acte est accompli. La section\u00a066A adapte cette disposition aux <em>films<\/em>. Cette exception n\u2019est pas applicable dans le cas d\u2019un <em>Crown copyright<\/em><a class=\"footnote\" title=\"Ou d\u2019une \u0153uvre appartenant \u00e0 titre originaire \u00e0 une organisation internationale en vertu de la section168 et pour laquelle une dur\u00e9e de protection sup\u00e9rieure \u00e0 soixante-dix ans est pr\u00e9vue (CDPA\u00a01988, s.\u00a057(2) et 66\u00a0A(2)). V. \u00e9galement section\u00a057(3) (interpr\u00e9tation dans le cas d\u2019une \u0153uvre de collaboration).\" id=\"return-footnote-60-212\" href=\"#footnote-60-212\" aria-label=\"Footnote 212\"><sup class=\"footnote\">[212]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>152._ La dur\u00e9e de la protection_ <\/strong>Conform\u00e9ment aux standards europ\u00e9ens, la dur\u00e9e de protection des \u0153uvres litt\u00e9raires, dramatiques, musicales et artistiques, a \u00e9t\u00e9 fix\u00e9e \u00e0 la vie de l\u2019auteur, ou du dernier des coauteurs, et soixante-dix ans \u00e0 partir de l\u2019expiration de l\u2019ann\u00e9e civile de son d\u00e9c\u00e8s<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 12(2). Pour les joint works, CDPA 1988, s.\u00a03(1), 12(4).\" id=\"return-footnote-60-213\" href=\"#footnote-60-213\" aria-label=\"Footnote 213\"><sup class=\"footnote\">[213]<\/sup><\/a>. Certains cas particuliers sont cependant \u00e0 noter.<\/p>\n<p>Le copyright dans les \u0153uvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par ordinateur a ainsi une dur\u00e9e de cinquante ans \u00e0 compter de l\u2019ann\u00e9e de leur r\u00e9alisation<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 12(7).\" id=\"return-footnote-60-214\" href=\"#footnote-60-214\" aria-label=\"Footnote 214\"><sup class=\"footnote\">[214]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les <em>Crown <\/em>ou<em> Parliamentary copyrights <\/em>ont une dur\u00e9e de cinquante ans \u00e0 compter de leur publication commerciale, jusqu\u2019\u00e0 un maximum de cent vingt-cinq ans \u00e0 compter de leur r\u00e9alisation<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, sections 163(3), 164, 165(3), 166(5).\" id=\"return-footnote-60-215\" href=\"#footnote-60-215\" aria-label=\"Footnote 215\"><sup class=\"footnote\">[215]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le texte d&rsquo;origine du CDPA 1988 limitait la dur\u00e9e de protection de certaines \u0153uvres artistiques \u00e0 vingt-cinq ans. Le m\u00e9canisme mis en \u0153uvre \u00e9tait extr\u00eamement complexe, et r\u00e9sultait des dispositions combin\u00e9es de la section 52 du Copyright Act et d\u2019un d\u00e9cret d\u2019application. Pour faire court, certaines cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres d\u2019art appliqu\u00e9, comme les meubles, v\u00eatements ou les formes de produits industriels, prot\u00e9geables en tant qu\u2019\u0153uvres artistiques \u00e0 raison de leur originalit\u00e9 et de leur caract\u00e8re artistique (cette exigence r\u00e9duisant fortement leur acc\u00e8s \u00e0 la protection) pouvaient \u00eatre librement copi\u00e9es vingt-cinq ans apr\u00e8s leur premi\u00e8re mise sur le march\u00e9. Il s\u2019agissait formellement d\u2019une exception \u00e0 la protection portant sur la possibilit\u00e9 de copier l\u2019\u0153uvre, mais qui op\u00e9rait une diminution de la dur\u00e9e de protection (ou d\u2019une partie de celle-ci) au standard minimum pr\u00e9vu par la Convention de Berne pour les \u0153uvres de l\u2019art appliqu\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"Article 7(4) de la Convention de Berne.\" id=\"return-footnote-60-216\" href=\"#footnote-60-216\" aria-label=\"Footnote 216\"><sup class=\"footnote\">[216]<\/sup><\/a>. Cette limitation s\u2019appliquait uniquement aux \u0153uvres \u00ab fabriqu\u00e9es par un proc\u00e9d\u00e9 industriel \u00bb. Un d\u00e9cret \u00e9tait venu pr\u00e9ciser le sens \u00e0 donner \u00e0 cette expression, en indiquant qu\u2019une \u0153uvre \u00e9tait fabriqu\u00e9e par un proc\u00e9d\u00e9 industriel d\u00e8s lors que l\u2019article \u00e9tait produit \u00e0 plus de cinquante exemplaires<a class=\"footnote\" title=\"The Copyright (Industrial Process and Excluded Articles) (No. 2) Order 1989 (S.I. 1989 No. 1070).\" id=\"return-footnote-60-217\" href=\"#footnote-60-217\" aria-label=\"Footnote 217\"><sup class=\"footnote\">[217]<\/sup><\/a>. On pouvait \u00e9mettre de s\u00e9rieux doutes sur la compatibilit\u00e9 de cette restriction avec les r\u00e8gles issues de la directive dur\u00e9e (2006\/116\/CE). La section 74 de L\u2019Enterprise and Regulatory Reform Act 2013 (ERRA 2013) a abrog\u00e9 cette disposition \u00e0 effet au 28 juillet 2016<a class=\"footnote\" title=\"Date fix\u00e9e par SI 206 No. 593 ci-dessous, art. 2.\" id=\"return-footnote-60-218\" href=\"#footnote-60-218\" aria-label=\"Footnote 218\"><sup class=\"footnote\">[218]<\/sup><\/a>, au grand regret d\u2019une partie de l\u2019industrie du design sp\u00e9cialis\u00e9e dans la fabrication et la vente de r\u00e9pliques. On rel\u00e8vera cependant l&rsquo;existence de dispositions transitoires<a class=\"footnote\" title=\"V. L'Entrerprise and Regulatory Reform Act 2013 (Commencement No. 10 and Saving Provisions) Order 2016, SI 2016 No. 593, articles 4 et 5: \u00ab\u00a04. (1) This article applies to the following acts done on or after the commencement date but before the depletion date:\u00a0(a) the copying of an artistic work;\u00a0(b) the provision of means for making a copy of an artistic work; and\u00a0(c) the importation into the United Kingdom of a copy of an artistic work.\u00a0(2) An act of a kind mentioned in paragraph (1) does not constitute an infringement of copyright if: (a) that act is done pursuant to a contract entered into before the consultation time; and\u00a0(b) before the commencement date that act would not, by virtue of section 52 of the 1988 Act, have constituted an infringement of copyright.\n5. \u00a0The following acts done on or after the commencement date but before the depletion date do not constitute an infringement of copyright in an artistic work if before the commencement date those acts would not, by virtue of section 52 of the 1988 Act, have constituted an infringement of copyright:\u00a0(a) the issue of a relevant copy to the public;\u00a0(b) the renting or lending of a relevant copy to the public; or\u00a0(c) the communication to the public of the artistic work in connection with anything done in reliance on paragraphs (a) or (b).\u00a0\u00bb\u00a0\u00a0\" id=\"return-footnote-60-219\" href=\"#footnote-60-219\" aria-label=\"Footnote 219\"><sup class=\"footnote\">[219]<\/sup><\/a><\/span>.<\/p>\n<p>Le copyright dans une \u0153uvre litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique anonyme ou pseudonyme subsiste pendant soixante-dix ans \u00e0 partir de la date de cr\u00e9ation ou, si l\u2019\u0153uvre est mise \u00e0 disposition du public pendant cette p\u00e9riode, \u00e0 partir de la date de mise \u00e0 disposition du public<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 12(3). V. CDPA 1988, s 12(5) (d\u00e9finition de \u00ab mise \u00e0 disposition du public \u00bb).\" id=\"return-footnote-60-220\" href=\"#footnote-60-220\" aria-label=\"Footnote 220\"><sup class=\"footnote\">[220]<\/sup><\/a>. La divulgation du nom de l\u2019auteur pendant cette p\u00e9riode d\u00e9clenche l\u2019application de la p\u00e9riode de protection de droit commun<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 12(4).\" id=\"return-footnote-60-221\" href=\"#footnote-60-221\" aria-label=\"Footnote 221\"><sup class=\"footnote\">[221]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Il convient de noter que les r\u00e8gles de calcul de la dur\u00e9e de protection de l\u2019\u0153uvre audiovisuelle issues de la directive dur\u00e9e ont \u00e9t\u00e9 mal transpos\u00e9es, puisqu\u2019elles ont \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9es aux <em>films<\/em>, c\u2019est-\u00e0-dire aux enregistrements audiovisuels<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 13B.\" id=\"return-footnote-60-222\" href=\"#footnote-60-222\" aria-label=\"Footnote 222\"><sup class=\"footnote\">[222]<\/sup><\/a>. La dur\u00e9e du copyright dans un <em>film <\/em>expire donc soixante-dix ans apr\u00e8s la mort du dernier des contributeurs parmi\u00a0: le r\u00e9alisateur principal, l\u2019auteur du sc\u00e9nario, l\u2019auteur des dialogues et le compositeur de la musique sp\u00e9cialement cr\u00e9\u00e9e pour inclusion dans le <em>film<\/em><a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-60-223\" href=\"#footnote-60-223\" aria-label=\"Footnote 223\"><sup class=\"footnote\">[223]<\/sup><\/a>. En revanche, le copyright qui subsiste dans une \u0153uvre audiovisuelle qualifiable d\u2019\u0153uvre dramatique<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0 100.\" id=\"return-footnote-60-224\" href=\"#footnote-60-224\" aria-label=\"Footnote 224\"><sup class=\"footnote\">[224]<\/sup><\/a> est soumis aux principes de droit commun. En cons\u00e9quence, et en application de la liste des coauteurs de l\u2019\u0153uvre dramatique ainsi r\u00e9alis\u00e9e, la dur\u00e9e de protection prendra le plus souvent en compte la vie et le d\u00e9c\u00e8s du r\u00e9alisateur et du ou des sc\u00e9naristes<a class=\"footnote\" title=\"V. P. Kamina, Film Copyright In the European Union, n\u00b0\u00a086 p.\u00a0133.\" id=\"return-footnote-60-225\" href=\"#footnote-60-225\" aria-label=\"Footnote 225\"><sup class=\"footnote\">[225]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Enfin, comme nous l\u2019avons vu<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0 120.\" id=\"return-footnote-60-226\" href=\"#footnote-60-226\" aria-label=\"Footnote 226\"><sup class=\"footnote\">[226]<\/sup><\/a>, une r\u00e8gle particuli\u00e8re a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 introduite concernant les \u00ab compositions musicales comportant des paroles \u00bb par les <em>Duration of Rights in Performances Regulations 2013<\/em>, qui transposent sur ce point la Directive 2011\/77\/UE. Leur dur\u00e9e est donc align\u00e9e sur celle des \u0153uvres de collaboration (<em>joint works<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 12(8).\" id=\"return-footnote-60-227\" href=\"#footnote-60-227\" aria-label=\"Footnote 227\"><sup class=\"footnote\">[227]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Concernant les \u00ab\u00a0copyright entrepreneuriaux\u00a0\u00bb, et sous r\u00e9serve du cas des <em>films<\/em>, les dur\u00e9es de protection pr\u00e9vues par les textes europ\u00e9ens ont \u00e9t\u00e9 correctement transpos\u00e9es. Notamment, les Duration of Rights in Performances Regulations 2013 ont transpos\u00e9 la directive 2011\/77\/EU du 27 septembre 2011, portant de cinquante \u00e0 soixante-dix ans la dur\u00e9e de protection des droits des artistes-interpr\u00e8tes et des producteurs de phonogrammes<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 13A et 191(2). V. infra n\u00b0\u00a0164 pour les dispositions de r\u00e9mun\u00e9ration des artistes interpr\u00e8tes au-del\u00e0 de la p\u00e9riode de cinquante ans.\" id=\"return-footnote-60-228\" href=\"#footnote-60-228\" aria-label=\"Footnote 228\"><sup class=\"footnote\">[228]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La dur\u00e9e de protection des <em>broadcasts<\/em> est en principe de cinquante ans \u00e0 compter de leur transmission<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 14.\" id=\"return-footnote-60-229\" href=\"#footnote-60-229\" aria-label=\"Footnote 229\"><sup class=\"footnote\">[229]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Enfin, la dur\u00e9e du copyright dans les arrangements typographiques d\u2019\u00e9ditions publi\u00e9es est de vingt-cinq ans \u00e0 compter de leur premi\u00e8re publication<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 15.\" id=\"return-footnote-60-230\" href=\"#footnote-60-230\" aria-label=\"Footnote 230\"><sup class=\"footnote\">[230]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>153._ L\u2019importance du droit transitoire_<\/strong> Dans ce domaine les dispositions transitoires rev\u00eatent une grande importance pratique. Elles sont tr\u00e8s complexes, et laissent le plus souvent subsister les dur\u00e9es de protection (ainsi que les modes de calcul) pr\u00e9vues par les lois anciennes. Elles sont incluses dans l\u2019Annexe\u00a01 du CDPA\u00a01988, et leur application n\u00e9cessite quelquefois l\u2019examen des dispositions transitoires des lois de 1956 ou 1911.<\/p>\n<h3><strong>D. L&rsquo;exploitation des droits<\/strong><\/h3>\n<p><strong>154._ Les contrats : droit commun et quasi-absence de r\u00e9gime sp\u00e9cifique_ <\/strong>Le CDPA\u00a01988 contient tr\u00e8s peu de r\u00e8gles en mati\u00e8re de contrats de copyright, et aucun r\u00e9gime de contrats nomm\u00e9s. Sous r\u00e9serve des quelques r\u00e8gles g\u00e9n\u00e9rales ou sp\u00e9cifiques d\u00e9finies par la loi, le droit commun des contrats s\u2019applique.<\/p>\n<p>Comme point de d\u00e9part, le CDPA qualifie le copyright de propri\u00e9t\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 1.\" id=\"return-footnote-60-231\" href=\"#footnote-60-231\" aria-label=\"Footnote 231\"><sup class=\"footnote\">[231]<\/sup><\/a> et pr\u00e9cise qu\u2019il est transmissible par cession, par disposition testamentaire ou par l\u2019effet de la loi, en tant que bien meuble (<em>personal and moveable property<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 90(1).\" id=\"return-footnote-60-232\" href=\"#footnote-60-232\" aria-label=\"Footnote 232\"><sup class=\"footnote\">[232]<\/sup><\/a>. Les licences et autres formules contractuelles de transmission sont \u00e9videmment \u00e9galement admissibles. Il en est de m\u00eame des s\u00fbret\u00e9s<a class=\"footnote\" title=\"A. Tosato, \u00ab Security interests over intellectual property \u00bb, Journal of Intellectual Property Law &amp; Practice 6, n\u1d52 2 (2011), 93\u2011104 ; M. Henry, \u00ab Mortgages and Charges over Films in the UK \u00bb [1992] Ent. LR\u00a0115\u00a0; M.\u00a0Antingham, Safe as Houses? Using Copyright Works as Security for Debt Finance (1998) (Mar) 78 Copyright World 31.\" id=\"return-footnote-60-233\" href=\"#footnote-60-233\" aria-label=\"Footnote 233\"><sup class=\"footnote\">[233]<\/sup><\/a>. Les transmissions peuvent \u00eatre totales ou partielles, et porter sur des \u0153uvres existantes ou futures. Aucune prohibition des transferts globaux d\u2019\u0153uvres futures n\u2019est inscrite dans la loi, et ces transferts sont possibles sous r\u00e9serve des r\u00e8gles de droit commun des contrats (<em>consideration<\/em>, absence de vices du consentement notamment).<\/p>\n<p>La section\u00a090 du CDPA pr\u00e9cise que la cession du copyright n\u2019a d\u2019effet que si elle est constat\u00e9e par \u00e9crit dans un acte sign\u00e9 par le c\u00e9dant ou en son nom<a class=\"footnote\" title=\"Les r\u00e8gles d\u2019\u00e9quit\u00e9 peuvent cependant, dans certaines circonstances, donner effet \u00e0 l\u2019accord (permettre \u00e0 cessionnaire d\u2019\u00eatre trait\u00e9 comme equitable owner). V. Wilson v.\u00a0Weiss (1995) 31 IPR 423\u00a0; Ironside v.\u00a0HMAG [1988] RPC 197\u00a0; Paste\/field v.\u00a0Denham [1999] F.S.R.\u00a0168\u00a0; PRS v.\u00a0London Theatre Varieties Ltd [1924] AC\u00a01 (HL)\u00a0; Batjac Productions Inc. v.\u00a0Simitar Entertainment Ltd [1996] F.S.R. 139.\" id=\"return-footnote-60-234\" href=\"#footnote-60-234\" aria-label=\"Footnote 234\"><sup class=\"footnote\">[234]<\/sup><\/a>. Cette r\u00e8gle ne s\u2019applique pas aux licences<a class=\"footnote\" title=\"Les licences exclusives sont cependant d\u00e9finies par la loi comme les licences \u00ab\u00a0constat\u00e9es par \u00e9crit\u00a0\u00bb (s.\u00a092).\" id=\"return-footnote-60-235\" href=\"#footnote-60-235\" aria-label=\"Footnote 235\"><sup class=\"footnote\">[235]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Aucune autre condition de forme n\u2019est impos\u00e9e. La loi ne pr\u00e9voit pas non plus de r\u00e8gles d\u2019interpr\u00e9tation. En principe, les tribunaux anglais s\u2019en tiennent aux termes expr\u00e8s de l\u2019accord et ont tendance \u00e0 adopter une interpr\u00e9tation qui va dans le sens de l\u2019efficacit\u00e9 de la clause (<em>purposive and commercial approach<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"Les canons de l\u2019interpr\u00e9tation ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tablis par la Chambre des Lords dans l\u2019arr\u00eat Investors Compensation Scheme Ltd v.\u00a0West Bromwich Building Society [1998] 1\u00a0W.L.R.\u00a0896 (\u00ab\u00a01.\u00a0Interpretation is the ascertainment of the meaning which the document would convey to a reasonable person having all the background knowledge which would reasonably have been available to the parties in the situation in which they were at the time of the contract. (. . .) 3.\u00a0The law excludes from the admissible background the previous negotiations of the parties and their declarations of subjective intent. (. . .)\u00a0\u00bb).\" id=\"return-footnote-60-236\" href=\"#footnote-60-236\" aria-label=\"Footnote 236\"><sup class=\"footnote\">[236]<\/sup><\/a>. Une simple \u00ab\u00a0cession de copyright\u00a0\u00bb sera ainsi interpr\u00e9t\u00e9e comme transf\u00e9rant tous les droits inclus dans le copyright<a class=\"footnote\" title=\"Copinger and Skone James on Copyright, 13th ed., 1991, \u00a7\u00a05-22\u00a0; Cumberland v. Planch\u00e9 (1834) 1 A.\u00a0&amp; E.\u00a0580\u00a0; Ex parte Hutchins &amp; Romer (1879) 4\u00a0QBD\u00a0483. V. \u00e9galement BSI Enterprises Ltd v. Blue Mountain Music Ltd [2015] EWCA Civ 1151. V. \u00e9galement l'arr\u00eat de la High Court dans l'affaire Gloucester Place Music Ltd v Le Bon &amp; Ors ([2016] EWHC 3091 (Ch)). En l'esp\u00e8ce, les membres du groupe Duran Duran avaient sign\u00e9 en 1980 des contrats d'\u00e9dition musicale stipulant une clause de cession de droits mondiale, portant sur les \u0153uvres \u00e9crites par les auteurs pendant la dur\u00e9e du contrat. La cession \u00e9tait r\u00e9dig\u00e9e de la mani\u00e8re la plus large possible, comme la cession globale de l'ensemble des copyrights et autres droits associ\u00e9s aux \u0153uvres concern\u00e9es, dans le monde entier et pour la dur\u00e9e totale de protection. Ces contrats \u00e9taient soumis au droit anglais. En 2014 les auteurs avaient fait proc\u00e9der \u00e0 la signification d'une notice de r\u00e9siliation en application des dispositions de la section 203 du Copyright Act US (termination right), et pr\u00e9tendaient que la loi am\u00e9ricaine, d'ordre public sur ce point, devait \u00eatre ici appliqu\u00e9e. La High Court rejette cet argument, applique la loi anglaise. Jug\u00e9 en l'esp\u00e8ce que le langage clair et large de la clause de cession ne peut qu'\u00eatre compris par une personne raisonnable comme entra\u00eenant le transfert le plus complet du copyright, ce qui implicitement interdit aux membres du groupe d'invoquer leur droit \u00e0 r\u00e9siliation (termination right) pr\u00e9vu par la loi US.\" id=\"return-footnote-60-237\" href=\"#footnote-60-237\" aria-label=\"Footnote 237\"><sup class=\"footnote\">[237]<\/sup><\/a>. Des stipulations ou des licences tacites peuvent \u00eatre d\u00e9couvertes par le juge, mais le plus souvent dans la mesure strictement n\u00e9cessaire pour donner une efficacit\u00e9 \u00e9conomique \u00e0 l\u2019accord<a class=\"footnote\" title=\"Marks and Spencer plc v BNP Paribas Securities Services Trust Company (Jersey) Ltd &amp; Anor (Rev 1) [2015] UKSC 72\u00a0: \u00ab\u00a0a term can only be implied if, without the term, the contract would lack commercial or practical coherence\u00a0\u00bb\u00a0; Barrett v. Universal-Island Records Ltd and Others [2006] EWHC 1009 (Ch)\u00a0; Robin\u00a0Ray v. Classic FM [1998] F.S.R.\u00a0622.\" id=\"return-footnote-60-238\" href=\"#footnote-60-238\" aria-label=\"Footnote 238\"><sup class=\"footnote\">[238]<\/sup><\/a>. Rapelons enfin qu\u2019il l\u2019existe pas de principe g\u00e9n\u00e9ral d\u2019ex\u00e9cution de bonne foi des contrats en droit anglais, bien que des obligations implicites dans ce sens puisse \u00eatre d\u00e9duites de certaines circonstances<a class=\"footnote\" title=\"Notamment dans le cas de relations contractuelles \u00e9tablies de longue date (Yam Seng PTE Ltd v International Trade Corporation Ltd [2013] EWHC 111 (QB)), ou encore lorsqu\u2019une contrat conf\u00e8re un pouvoir discr\u00e9tionnaire \u00e0 une partie (Braganza v BP Shipping Ltd [2015] UKSC 17).\" id=\"return-footnote-60-239\" href=\"#footnote-60-239\" aria-label=\"Footnote 239\"><sup class=\"footnote\">[239]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Sous r\u00e9serve d\u2019une hypoth\u00e8se limit\u00e9e de transfert des droits li\u00e9 au transfert du support<a class=\"footnote\" title=\"V. infra n\u00b0\u00a0157.\" id=\"return-footnote-60-240\" href=\"#footnote-60-240\" aria-label=\"Footnote 240\"><sup class=\"footnote\">[240]<\/sup><\/a>, il n\u2019existe qu\u2019une seule pr\u00e9somption de cession de droits pr\u00e9vue par la loi, introduite par les <em>Copy\u00adright and Related Rights Regulations 1996<\/em> dans le cadre de la transposition des dispositions de la directive droit de location. Elle concerne le droit de location des auteurs des \u0153uvres incluses dans un <em>film<\/em>, autres que le sc\u00e9nariste et le compositeur de la musique<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a093A.\" id=\"return-footnote-60-241\" href=\"#footnote-60-241\" aria-label=\"Footnote 241\"><sup class=\"footnote\">[241]<\/sup><\/a>. Ce droit est pr\u00e9sum\u00e9 c\u00e9d\u00e9 au producteur, sous r\u00e9serve d\u2019un droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable.<\/p>\n<p>Le CDPA ne pr\u00e9voit pas de droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration proportionnelle de l\u2019auteur ni de principe g\u00e9n\u00e9ral de r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable. Rappelons sur ce point que le Royaume-Uni n&rsquo;a pas transpos\u00e9 la directive 2019\/790. En cons\u00e9quence, le seul droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable correspond au droit impos\u00e9 par la directive location en cas de transfert pr\u00e9sum\u00e9 du droit de location pr\u00e9cit\u00e9. Ce droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable fait l\u2019objet des sections 93 B et C de la loi. Il est incessible, sauf \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 d\u2019auteur, mais est transmissible \u00e0 cause de mort. Son b\u00e9n\u00e9ficiaire ne peut y renoncer. La loi pr\u00e9voit que la r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable est payable par la personne \u00e0 qui le droit de location a \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9, ce qui ne semble viser que le titulaire, et non pas le licenci\u00e9. Quant au montant de la r\u00e9mun\u00e9ration, il doit \u00eatre agr\u00e9\u00e9 par le payeur, et toute difficult\u00e9 dans la fixation de ce montant pourra \u00eatre soumise au <em>Copyright Tribunal<\/em><a class=\"footnote\" title=\"V. infra n\u00b0\u00a0158.\" id=\"return-footnote-60-242\" href=\"#footnote-60-242\" aria-label=\"Footnote 242\"><sup class=\"footnote\">[242]<\/sup><\/a>. De ce point de vue, la disposition la plus importante est sans doute l\u2019article 93 C (4) de la loi qui pr\u00e9cise qu\u2019une r\u00e9mun\u00e9ration \u00ab ne doit pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme in\u00e9quitable simplement parce qu\u2019elle est pay\u00e9e sous forme d\u2019un paiement unique ou au moment du transfert du droit de location \u00bb. Cette disposition r\u00e9duit en pratique la port\u00e9e de la r\u00e9mun\u00e9ration \u00e0 un simple paiement forfaitaire suppl\u00e9mentaire, voire \u00e0 l\u2019affectation \u00e0 la r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable d\u2019une partie des sommes pay\u00e9es auparavant par le producteur.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>155._ La remise en cause des transferts_<\/strong> L\u2019absence de r\u00e8gles protectrices du consentement ou des int\u00e9r\u00eats des auteurs dans la loi de copyright et le renvoi aux principes de droit commun du droit des contrats aboutit, dans la pratique, \u00e0 des contrats quelquefois tr\u00e8s d\u00e9favorables aux auteurs, notamment s\u2019agissant des r\u00e9mun\u00e9rations li\u00e9es aux exploitations d\u00e9riv\u00e9es, ou en mati\u00e8re de reddition de comptes. Certaines doctrines de droit commun ont cependant \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9es avec succ\u00e8s pour permettre de remettre en cause les contrats d\u2019auteurs trop d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9s ou obtenus dans des conditions contestables. C\u2019est le cas par exemple de la doctrine d\u2019<em>undue influence<\/em>, \u00e9tendue par la jurisprudence \u00e0 des situations dans lesquelles \u00ab\u00a0une personne dans une position de domination a exploit\u00e9 cette position pour obtenir un avantage indu (<em>unfair advantage<\/em>) pour lui-m\u00eame, et ce faisant cause un pr\u00e9judice \u00e0 la personne qui compte sur ou d\u00e9pend de son autorit\u00e9 ou son aide\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab\u00a0[the] person in a position of domination has used that position to obtain unfair advantage for himself, and so cause injury to the person relying on his authority or aid\u00a0\u00bb, National Westminster Bank v. Morgan\u00a0[1985] 2 WLR 588. Pour des applications dans le domaine de la musique, V. O\u2019Sullivan v.\u00a0Management Agency [1985] QB\u00a0428\u00a0; Elton John v.\u00a0James (1985) [1991] F.S.R.\u00a0397 (arr\u00eat passionnant concernant les premiers contrats sign\u00e9s par Elton John). K.\u00a0Zucconi, \u00ab\u00a0Freedom: Long Term Recording Agreements and the International Music Industry\u00a0\u00bb, 8 Pace Int\u2019l. Rev. 161 (1996).\" id=\"return-footnote-60-243\" href=\"#footnote-60-243\" aria-label=\"Footnote 243\"><sup class=\"footnote\">[243]<\/sup><\/a>, ou de la doctrine du <em>restraint of trade<\/em>, d\u00e9j\u00e0 appliqu\u00e9es dans le domaine des contrats musicaux<a class=\"footnote\" title=\"Schroeder Music Publishing Co Ltd v. Macaulay\u00a0[1974] 1 WLR 1308 ; Zang Tumb Tuum v. Holly Johnson [1993] EMLR 61. K. Zucconi, pr\u00e9cit.\" id=\"return-footnote-60-244\" href=\"#footnote-60-244\" aria-label=\"Footnote 244\"><sup class=\"footnote\">[244]<\/sup><\/a>. Leur application demeure cependant exceptionnelle<a class=\"footnote\" title=\"Pour une action qui a \u00e9chou\u00e9 sur le fondement du restraint of trade, lanc\u00e9e en l\u2019esp\u00e8ce par le chanteur George\u00a0Michael, V. Panayiotou v.\u00a0Sony Music Entertainment [1994] EMLR\u00a0229 (en l\u2019esp\u00e8ce le chanteur avait d\u00e9j\u00e0 ren\u00e9goci\u00e9 son contrat)\u00a0; A.\u00a0Coulthard, George Michael v.\u00a0Sony Music-A Challenge to Artistic Freedom? (1995) 58 MLR 731. K. Zucconi, pr\u00e9cit.\" id=\"return-footnote-60-245\" href=\"#footnote-60-245\" aria-label=\"Footnote 245\"><sup class=\"footnote\">[245]<\/sup><\/a>. Bien \u00e9videmment, les r\u00e8gles de concurrence peuvent \u00e9galement sanctionner les stipulations de certains contrats de droits d\u2019auteur, le plus souvent conclus entre soci\u00e9t\u00e9s commerciales ou avec des soci\u00e9t\u00e9s d\u2019auteurs.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>156._ Les licences l\u00e9gales (<em>statutory and compulsory licences<\/em>)_ <\/strong>Le CDPA\u00a01988 contient plusieurs hypoth\u00e8ses de licences l\u00e9gales. Nous ne ferons que les mentionner ici, \u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 que leur r\u00e9gime est souvent complexe. Des licences l\u00e9gales sont applicables\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">pour l\u2019inclusion de phonogrammes dans des programmes radiodiffus\u00e9s (<em>broadcasts<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, sections\u00a0135A-H.\" id=\"return-footnote-60-246\" href=\"#footnote-60-246\" aria-label=\"Footnote 246\"><sup class=\"footnote\">[246]<\/sup><\/a>;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">lorsque le copyright a expir\u00e9 et est \u00e0 nouveau prot\u00e9g\u00e9 en vertu des Duration Regulations<a class=\"footnote\" title=\"Duration of Copyright and Rights in Performances Regulations (S11995, No.\u00a03297), reg 24(1).\" id=\"return-footnote-60-247\" href=\"#footnote-60-247\" aria-label=\"Footnote 247\"><sup class=\"footnote\">[247]<\/sup><\/a>;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">lorsque le Secretary of State a pris une d\u00e9cision concernant le pr\u00eat d\u2019\u0153uvres (ce qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 le cas jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent)<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 66.\" id=\"return-footnote-60-248\" href=\"#footnote-60-248\" aria-label=\"Footnote 248\"><sup class=\"footnote\">[248]<\/sup><\/a>;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">lorsqu\u2019une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e par copyright est incluse dans un programme radiodiffus\u00e9 retransmis par c\u00e2ble en vertu d\u2019une obligation l\u00e9gale au-del\u00e0 de la zone de couverture du signal d\u2019origine<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 73(4).\" id=\"return-footnote-60-249\" href=\"#footnote-60-249\" aria-label=\"Footnote 249\"><sup class=\"footnote\">[249]<\/sup><\/a>;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">lorsqu\u2019un ministre le d\u00e9cide en application de ses pouvoirs au titre du droit de la concurrence<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 144.\" id=\"return-footnote-60-250\" href=\"#footnote-60-250\" aria-label=\"Footnote 250\"><sup class=\"footnote\">[250]<\/sup><\/a>;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">pour les guides de programmes<a class=\"footnote\" title=\"Broadcasting Act 1990 (c 42), s. 175-6, Sch 17.\" id=\"return-footnote-60-251\" href=\"#footnote-60-251\" aria-label=\"Footnote 251\"><sup class=\"footnote\">[251]<\/sup><\/a>;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">et lorsque l\u2019\u0153uvre est cr\u00e9\u00e9e par un ennemi (<em>when the work is of enemy origin<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"The Patents, Designs, Copyright and Trade Marks (Emergency) Act 1939 (c\u00a0107), s.\u00a02.\" id=\"return-footnote-60-252\" href=\"#footnote-60-252\" aria-label=\"Footnote 252\"><sup class=\"footnote\">[252]<\/sup><\/a>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>157._ Les transferts \u00e0 cause de mort_<\/strong> Le CDPA\u00a01988 ne contient pas de principes de d\u00e9volution d\u00e9rogatoire au droit commun en mati\u00e8re de copyright. Le droit commun s\u2019applique donc au copyright, qui peut notamment faire l\u2019objet de legs, sans restrictions. La seule r\u00e8gle sp\u00e9cifique dans ce domaine est une pr\u00e9somption issue de la section\u00a091 de la loi, concernant la transmission des droits sur les \u0153uvres non publi\u00e9es en cas de legs d\u2019un exemplaire de cette \u0153uvre<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab\u00a0Lorsque, en vertu d\u2019un legs \u00e0 titre particulier ou universel, une personne a droit, en usufruit ou autrement, \u00e0 un document original ou tout autre pi\u00e8ce reproduisant ou contenant une \u0153uvre litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique n\u2019ayant pas \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e avant le d\u00e9c\u00e8s du testateur, ou une pi\u00e8ce originale contenant un enregistrement sonore ou un film n\u2019ayant pas \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 avant le d\u00e9c\u00e8s du testateur, le legs est, sauf intention contraire indiqu\u00e9e dans le testament ou dans un codicille, r\u00e9put\u00e9 comprendre le copyright sur l\u2019\u0153uvre dans la mesure o\u00f9 le testateur \u00e9tait titulaire de ce droit imm\u00e9diatement avant son d\u00e9c\u00e8s.\u00a0\u00bb (traduction OMPI).\" id=\"return-footnote-60-253\" href=\"#footnote-60-253\" aria-label=\"Footnote 253\"><sup class=\"footnote\">[253]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>158._ La gestion collective_<\/strong> Au Royaume-Uni les principales soci\u00e9t\u00e9s de gestion collective sont\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">PRS for music, anciennement Performing Right Society Ltd (PRS), cr\u00e9\u00e9e en 1911, titulaire en propri\u00e9t\u00e9 des principaux droits de repr\u00e9sentation publique en mati\u00e8re musicale<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">La Mechanical-Copyright Protection Society (MCPS), cr\u00e9\u00e9e en 1924, qui g\u00e8re en tant qu\u2019agent les droits de reproduction m\u00e9canique en mati\u00e8re musicale (y compris les droits de synchronisation).<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Phonographic Performance Limited (PPL), cr\u00e9\u00e9e en 1934, titulaire en propri\u00e9t\u00e9 des principaux droits de repr\u00e9sentation publique des producteurs de phonogrammes, mais qui g\u00e8re \u00e9galement le droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable des artistes-interpr\u00e8tes musicaux depuis sa fusion en 2006 avec les soci\u00e9t\u00e9s d\u2019interpr\u00e8tes PAMRA (Performing Artists&rsquo; Media Rights Association) et AURA (Association of United Recording Artists).<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Video Performance Ltd (VPL), qui g\u00e8re en tant qu\u2019agent certains droits de repr\u00e9sentation publique en mati\u00e8re de vid\u00e9os musicales.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">L\u2019 ALCS (Authors&rsquo; Licensing and Collecting Society), cr\u00e9\u00e9e en 1977, qui g\u00e8re certains droits des \u00e9crivains et sc\u00e9naristes.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">La Copyright Licensing Agency (CLA), cr\u00e9\u00e9e en 1982, qui g\u00e8re le droit de reprographie des auteurs et \u00e9diteurs.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">La Design and Artists Copyright Society Ltd (DACS), cr\u00e9\u00e9e en 1983, qui g\u00e8re, en tant qu\u2019agent, certains droits des cr\u00e9ateurs d\u2019\u0153uvres d\u2019art plastique et des photographes ainsi que le droit de suite<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">ACS (Artists Collecting Society CIC), cr\u00e9\u00e9e en 2006, qui intervient \u00e9galement en mati\u00e8re d&rsquo;oeuvres artistiques et sur le droit de suite.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">L\u2019Educational Recording Agency Ltd (ERA) et l\u2019Open University Educational Enterprises Ltd, qui g\u00e8rent les droits d\u2019enregistrement des programmes t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s par les organismes d\u2019\u00e9ducation.<\/li>\n<li>NLA Media Access, autrefois The Newspaper Licensing Agency, cr\u00e9\u00e9e en 1996, qui repr\u00e9sente les \u00e9diteurs de presse pour la gestion des extraits.<\/li>\n<li><span style=\"orphans: 1; text-align: initial; font-size: 1em;\">BECS (The British Equity Collecting Society), cr\u00e9\u00e9e en 1998, qui collecte certains droits pour les artistes interpr\u00e8tes audiovisuels.<\/span><\/li>\n<li>MPLC (The Motion Picture Licensing Company), fond\u00e9e en 1985, qui g\u00e8re des droits de repr\u00e9sentation publique sur certaines oeuvres audiovisuelles.<\/li>\n<li>Directors UK, donc l&rsquo;origine remonte \u00e0 1987 (DPRS), qui g\u00e8re certains droits \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration des r\u00e9alisateurs de films.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces soci\u00e9t\u00e9s sont des soci\u00e9t\u00e9s priv\u00e9es, dont la forme n\u2019ob\u00e9it pas \u00e0 une r\u00e9glementation particuli\u00e8re. Elles font cependant l\u2019objet d\u2019un contr\u00f4le important. Jusqu\u2019\u00e0 r\u00e9cemment, le contr\u00f4le des soci\u00e9t\u00e9s de gestion collective et des accords g\u00e9n\u00e9raux conclus ou propos\u00e9s par ces soci\u00e9t\u00e9s \u00e9tait assur\u00e9 par le seul <em>Copyright Tribunal<\/em> (qui a remplac\u00e9 le <em>Performing Right Tribunal<\/em> institu\u00e9 par le <em>Copyright Act<\/em> de 1956), qui dispose d\u2019importants pouvoirs de r\u00e9vision des termes des accords g\u00e9n\u00e9raux et autres sch\u00e9mas de licence (y compris celui de r\u00e9viser leurs termes)<a class=\"footnote\" title=\"Aux termes de la section\u00a0116 du CDPA\u00a01988, un licensing scheme est un sch\u00e9ma pr\u00e9cisant les cas dans lesquels une soci\u00e9t\u00e9 de gestion collective est dispos\u00e9e \u00e0 accorder une licence de copyright et les conditions de ces licences.\" id=\"return-footnote-60-254\" href=\"#footnote-60-254\" aria-label=\"Footnote 254\"><sup class=\"footnote\">[254]<\/sup><\/a> et d\u2019un pouvoir de r\u00e9solution des litiges relatifs \u00e0 ces accords et licences<a class=\"footnote\" title=\"Pour la pratique et les d\u00e9cisions adopt\u00e9es par le Copyright Tribunal, V. Fregard and Black, The Decisions of the UK Performing Right and Copyright Tribunal (London\u00a0: Butterworths, 1997).\" id=\"return-footnote-60-255\" href=\"#footnote-60-255\" aria-label=\"Footnote 255\"><sup class=\"footnote\">[255]<\/sup><\/a>. Ce cadre r\u00e9glementaire a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9rablement renforc\u00e9 par l\u2019<em>Enterprise Regulatory Reform Act of 2013 <\/em>(ERRA). \u00c0 la suite de recommandations faites dans un rapport de 2011 (rapport Hargreaves)<a class=\"footnote\" title=\"Digital opportunitu, A Review of Intellectual Property and Growth, May 2011.\" id=\"return-footnote-60-256\" href=\"#footnote-60-256\" aria-label=\"Footnote 256\"><sup class=\"footnote\">[256]<\/sup><\/a>, cette loi a ins\u00e9r\u00e9 de nouvelles dispositions \u00e0 la section 116 et une nouvelle annexe A1 aux CDPA 1988, qui conf\u00e8rent au <em>Secretary of Stat<\/em>e des pouvoirs de r\u00e9gulation des soci\u00e9t\u00e9s de gestion collective.<\/p>\n<p>L\u2019annexe\u00a0A1 pr\u00e9voit ainsi que le <em>Secretary of State<\/em> peut, par arr\u00eat\u00e9 (<em>regulations<\/em>), imposer aux soci\u00e9t\u00e9s de gestion collective l\u2019adoption d\u2019un code de bonnes pratiques conforme aux crit\u00e8res qu\u2019il d\u00e9finit<a class=\"footnote\" title=\"Schedule A1, s. 1(1).\" id=\"return-footnote-60-257\" href=\"#footnote-60-257\" aria-label=\"Footnote 257\"><sup class=\"footnote\">[257]<\/sup><\/a>. Des codes r\u00e9glementaires (<em>statutory codes<\/em>) peuvent \u00e9galement \u00eatre adopt\u00e9s si la soci\u00e9t\u00e9 de gestion collective n\u2019adopte pas un tel code de bonnes pratiques<a class=\"footnote\" title=\"Schedule A1, s. 1(2).\" id=\"return-footnote-60-258\" href=\"#footnote-60-258\" aria-label=\"Footnote 258\"><sup class=\"footnote\">[258]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le <em>Secretary of State<\/em> peut \u00e9galement nommer un <em>Licensing Code Ombudsman<\/em> pour instruire et r\u00e9soudre les litiges relatifs \u00e0 la conformit\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 de gestion collective \u00e0 son code de pratique<a class=\"footnote\" title=\"Schedule A1, s. 3.\" id=\"return-footnote-60-259\" href=\"#footnote-60-259\" aria-label=\"Footnote 259\"><sup class=\"footnote\">[259]<\/sup><\/a> et un <em>Code Reviewer<\/em> pour examiner et faire un rapport sur les codes de bonnes pratiques adopt\u00e9s par les soci\u00e9t\u00e9s de gestion collective et leur conformit\u00e9 \u00e0 ces codes<a class=\"footnote\" title=\"Schedule A1, s. 5. Les pouvoirs du Secretary of State incluent le pouvoir d\u2019\u00e9tendre ou de restreindre la comp\u00e9tence du Copyright Tribunal.\" id=\"return-footnote-60-260\" href=\"#footnote-60-260\" aria-label=\"Footnote 260\"><sup class=\"footnote\">[260]<\/sup><\/a>. Les <em>Copyright (Regulation of Relevant Licensing Bodies) Regulations<\/em> de 2014<a class=\"footnote\" title=\"SI 2014 No. 898.\" id=\"return-footnote-60-261\" href=\"#footnote-60-261\" aria-label=\"Footnote 261\"><sup class=\"footnote\">[261]<\/sup><\/a> appliquent et d\u00e9taillent ces dispositions. \u00c0 ce jour la majorit\u00e9 des soci\u00e9t\u00e9s de gestion collective ont adopt\u00e9 des codes d\u2019autor\u00e9gulation<a class=\"footnote\" title=\"Les plupart de ces r\u00e8gles ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9es avant l\u2019ERRA sur la base de standards \u00e9tablis par l\u2019Intellectual Property Office en 2012.\" id=\"return-footnote-60-262\" href=\"#footnote-60-262\" aria-label=\"Footnote 262\"><sup class=\"footnote\">[262]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>159._ Gestion collective obligatoire et gestion collective \u00e9tendue_ <\/strong>Au Royaume-Uni la gestion collective obligatoire est restreinte \u00e0 la retransmission par c\u00e2ble<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0144A.\" id=\"return-footnote-60-263\" href=\"#footnote-60-263\" aria-label=\"Footnote 263\"><sup class=\"footnote\">[263]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Cependant la section 77 de l\u2019ERRA 2013 a introduit dans le CDPA 1988 plusieurs dispositions permettant la mise en \u0153uvre de m\u00e9canismes de gestion collective \u00e9tendue.<\/p>\n<p>La nouvelle section 116B permet ainsi au ministre d\u2019adopter des r\u00e8glements permettant \u00e0 des soci\u00e9t\u00e9s de gestion collectives de proposer des m\u00e9canismes de gestion collective \u00e9tendue<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab 116B Gestion collective \u00e9tendue (1) Le ministre peut, par voie r\u00e9glementaire, autoriser une soci\u00e9t\u00e9 de gestion collective (licensing body) qui lui formule une demande en ce sens conforme aux conditions \u00e9tablies \u00e0 conc\u00e9der des licences portant sur des \u0153uvres dont le copyright n\u2019est pas d\u00e9tenu par cette soci\u00e9t\u00e9 ou une personne pour le compte de laquelle elle agit. (2) L\u2019autorisation doit pr\u00e9ciser : (a) les types d\u2019\u0153uvres auxquelles elle s\u2019applique, et (b) les actes couverts par le copyright que la soci\u00e9t\u00e9 de gestion est autoris\u00e9e \u00e0 donner en licence. (3) Les dispositions r\u00e9glementaires doivent donner au titulaire du copyright le droit de limiter ou d\u2019exclure la concession de licences vis\u00e9es [sur son \u0153uvre]. (4) Les dispositions r\u00e9glementaires doivent interdire la concession de licences exclusives. (5) Dans la pr\u00e9sente section, \u201clicences de copyright\u201d a le m\u00eame sens que dans la section 116. (6) Les dispositions de la pr\u00e9sente section ne s\u2019appliquent, ni au Crown copyright, ni au Parliamentary copyright.\u00a0\u00bb\" id=\"return-footnote-60-264\" href=\"#footnote-60-264\" aria-label=\"Footnote 264\"><sup class=\"footnote\">[264]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>On remarquera qu\u2019aucune restriction li\u00e9e \u00e0 une cat\u00e9gorie d\u2019\u0153uvres ou de droits n\u2019est pr\u00e9vue. Le champ de cette gestion collective \u00e9tendue est donc potentiellement tr\u00e8s large. Une soci\u00e9t\u00e9 autoris\u00e9e \u00e0 mettre en \u0153uvre un tel sch\u00e9ma pourra ainsi accorder des licences non exclusives pour des usages pr\u00e9cis au nom de tous les ayants droit, pour tous les types d\u2019\u0153uvres couverts par le m\u00e9canisme. Les ayants droit pourront cependant toujours refuser de faire partie d\u2019un tel sch\u00e9ma.<\/p>\n<p>La loi pr\u00e9voit \u00e9galement la possibilit\u00e9 pour le pouvoir r\u00e9glementaire d\u2019imposer des conditions aux soci\u00e9t\u00e9s de gestion, concernant notamment les conditions des contrats de licence, les frais et les redevances<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0116C.\" id=\"return-footnote-60-265\" href=\"#footnote-60-265\" aria-label=\"Footnote 265\"><sup class=\"footnote\">[265]<\/sup><\/a>. La loi pr\u00e9voit \u00e9galement la possibilit\u00e9 d\u2019imposer aux soci\u00e9t\u00e9s de gestion des codes de bonne pratique, et la nomination d\u2019un <em>Ombudsman<\/em> pour r\u00e9gler les litiges<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, Schedule A1.\" id=\"return-footnote-60-266\" href=\"#footnote-60-266\" aria-label=\"Footnote 266\"><sup class=\"footnote\">[266]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Des dispositions similaires sont introduites pour les droits des artistes-interpr\u00e8tes<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, Schedule 2A.\" id=\"return-footnote-60-267\" href=\"#footnote-60-267\" aria-label=\"Footnote 267\"><sup class=\"footnote\">[267]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<h3><strong>E. La d\u00e9fense des droits<\/strong><\/h3>\n<p><strong>160._ La contrefa\u00e7on_<\/strong> Au Royaume-Uni la contrefa\u00e7on de copyright (<em>copyright infringement<\/em>) correspond \u00e0 l\u2019exercice de l\u2019un des droits exclusifs conf\u00e9r\u00e9s par le copyright, sans autorisation du titulaire du droit concern\u00e9 ni excuse l\u00e9gitime (<em>the unauthorised doing of a restricted act<\/em>).<\/p>\n<p>La loi anglaise distingue les actes de contrefa\u00e7on primaire et les actes de contrefa\u00e7on secondaire. Les premiers correspondent aux droits exclusifs conf\u00e9r\u00e9s par la loi. Les seconds, \u00e0 des comportements sp\u00e9cialement prohib\u00e9s qui font suite ou pr\u00e9parent un acte primaire\u00a0de contrefa\u00e7on, et donc des actes pr\u00e9paratoires, accessoires ou post\u00e9rieurs \u00e0 une contrefa\u00e7on.<\/p>\n<p>Au civil la contrefa\u00e7on primaire ne requiert pas d\u2019\u00e9l\u00e9ment intentionnel. En d\u2019autres termes, elle est de <em>strict liability<\/em>. Par contre, l\u2019\u00e9l\u00e9ment intentionnel est requis, au civil comme au p\u00e9nal, pour les actes de contrefa\u00e7on secondaire<a class=\"footnote\" title=\"Il est alors d\u00e9fini de la m\u00eame fa\u00e7on comme la connaissance (knowing or having reason to believe) du caract\u00e8re contrefaisant ou contrefait de l\u2019acte ou de l\u2019exemplaire concern\u00e9, selon le cas.\" id=\"return-footnote-60-268\" href=\"#footnote-60-268\" aria-label=\"Footnote 268\"><sup class=\"footnote\">[268]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>161._ Le droit d\u2019agir en contrefa\u00e7on_<\/strong> Le droit d\u2019agir en contrefa\u00e7on de copyright appartient en principe\u00a0au titulaire du copyright (titulaire initial ou cessionnaire), mais \u00e9galement au titulaire d\u2019une licence exclusive<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0101.\" id=\"return-footnote-60-269\" href=\"#footnote-60-269\" aria-label=\"Footnote 269\"><sup class=\"footnote\">[269]<\/sup><\/a>, et d\u00e9sormais, sous certaines conditions, au titulaire d\u2019une licence non exclusive<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0101(A).\" id=\"return-footnote-60-270\" href=\"#footnote-60-270\" aria-label=\"Footnote 270\"><sup class=\"footnote\">[270]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Une licence exclusive est d\u00e9finie par la loi comme une licence constat\u00e9e par \u00e9crit, sign\u00e9e par le titulaire du copyright ou en son nom et autorisant le preneur de licence, \u00e0 l\u2019exclusion de toute autre personne, y compris celle qui accorde la licence, \u00e0 exercer un droit qui ne pourrait sinon \u00eatre exerc\u00e9 que par le titulaire du copyright<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a092(1).\" id=\"return-footnote-60-271\" href=\"#footnote-60-271\" aria-label=\"Footnote 271\"><sup class=\"footnote\">[271]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La section\u00a0101 du CDPA\u00a01988 pr\u00e9cise que, sauf \u00e0 l\u2019\u00e9gard du titulaire du copyright, un licenci\u00e9 exclusif a les m\u00eames droits et peut pr\u00e9tendre aux m\u00eames r\u00e9parations, en ce qui concerne les questions survenant apr\u00e8s la d\u00e9livrance de la licence, que si cette licence avait \u00e9t\u00e9 une cession.<\/p>\n<p>Aux termes de la section\u00a0101A du CDPA\u00a01988, le licenci\u00e9 non exclusif<a class=\"footnote\" title=\"Au sens de cette disposition, un licenci\u00e9 non exclusif est d\u00e9fini comme le titulaire d\u2019une licence autorisant le licenci\u00e9 \u00e0 exercer un droit tout en permettant au titulaire du copyright de l\u2019exercer. s.\u00a0101A(6).\" id=\"return-footnote-60-272\" href=\"#footnote-60-272\" aria-label=\"Footnote 272\"><sup class=\"footnote\">[272]<\/sup><\/a> peut agir en contrefa\u00e7on si l\u2019acte contrefaisant concerne directement un droit donn\u00e9 auparavant en licence au licenci\u00e9, et si la licence est \u00e9crite et sign\u00e9e par le titulaire du copyright et donne express\u00e9ment au licenci\u00e9 le droit d\u2019agir en contrefa\u00e7on.<\/p>\n<p>Les droits des licenci\u00e9s s\u2019exercent concurremment \u00e0 ceux du titulaire du copyright<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 101 et 101 A. Sur les cons\u00e9quences et r\u00e8gles proc\u00e9durales applicables, voir la s. 102 du CDPA 1988.\" id=\"return-footnote-60-273\" href=\"#footnote-60-273\" aria-label=\"Footnote 273\"><sup class=\"footnote\">[273]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>162._ L\u2019appr\u00e9ciation de la contrefa\u00e7on_ <\/strong>Nous ne d\u00e9crirons pas ici en d\u00e9tail la jurisprudence sur l\u2019appr\u00e9ciation de la contrefa\u00e7on, et donnerons uniquement quelques indications g\u00e9n\u00e9rales. Nous renvoyons sur ce point aux ouvrages sp\u00e9cialis\u00e9s<a class=\"footnote\" title=\"V. Cornish, \u00a7 12-01 \u00e0 12-18.\" id=\"return-footnote-60-274\" href=\"#footnote-60-274\" aria-label=\"Footnote 274\"><sup class=\"footnote\">[274]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les principes g\u00e9n\u00e9raux applicables \u00e0 l\u2019appr\u00e9ciation de la contrefa\u00e7on sont en r\u00e9alit\u00e9 (et sous r\u00e9serve de l\u2019exception <em>de minimis<\/em>) assez proches de ceux appliqu\u00e9s en France. L\u2019appr\u00e9ciation de la contrefa\u00e7on n\u00e9cessite la d\u00e9monstration d\u2019un emprunt, conscient ou non, portant sur un \u00e9l\u00e9ment original de l\u2019\u0153uvre pr\u00e9tendument contrefaite.<\/p>\n<p>La d\u00e9monstration de l\u2019emprunt (conscient ou inconscient) est centrale, m\u00eame si l\u2019emprunt est souvent d\u00e9duit d\u2019une identit\u00e9 des \u0153uvres litigieuses. Il est par ailleurs clair en droit anglais que la cr\u00e9ation ind\u00e9pendante n\u2019est pas contrefaisante<a class=\"footnote\" title=\"Francis\u00a0Day &amp; Hunter v.\u00a0Bron  [1963] Ch 587 (par Diplock LJ) : \u00ab it is well established that to constitute infringement of copyright in any literary, dramatic or musical work, there must be present two elements: first, there must be sufficient objective similarity between the infringing work and the copyright work, or a substantial part thereof, for the former to be properly described, not necessarily as identical with, but as a reproduction or adaptation of the latter; secondly, the copyright work must be the source from which the infringing work is derived\u00a0\u00bb.\" id=\"return-footnote-60-275\" href=\"#footnote-60-275\" aria-label=\"Footnote 275\"><sup class=\"footnote\">[275]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Une particularit\u00e9 du test de contrefa\u00e7on au Royaume-Uni tient \u00e0 l\u2019exigence d\u2019un \u00ab\u00a0emprunt substantiel\u00a0\u00bb. L\u2019article\u00a016(3) du CDPA\u00a01988 pr\u00e9cise en effet que la contrefa\u00e7on doit s\u2019entendre de l\u2019exercice d\u2019un droit r\u00e9serv\u00e9 au titulaire du copyright \u00ab\u00a0par rapport \u00e0 l\u2019ensemble ou \u00e0 une partie importante de l\u2019\u0153uvre\u00a0\u00bb. La loi ne d\u00e9finit pas ce qu\u2019il faut entendre par une partie importante. Cette d\u00e9termination fait l\u2019objet d\u2019une jurisprudence complexe, qu\u2019il n\u2019est pas possible de d\u00e9tailler dans ces lignes<a class=\"footnote\" title=\"V. notamment University of London Press v. University Tutorial Press [1916] 2 Ch 601, 610 ; Ladbroke (Football) v. William Hill (Football) [1964] 1 WLR 273 ; Designers Guild v.\u00a0Williams [2001] 1 WLR 2416, 2426\u00a0; Ibcos Computers v.\u00a0Barclays Mercantile Highland Finance [1994] F.S.R. 275.\" id=\"return-footnote-60-276\" href=\"#footnote-60-276\" aria-label=\"Footnote 276\"><sup class=\"footnote\">[276]<\/sup><\/a>. On notera cependant qu\u2019une \u00e9volution notable de la jurisprudence dans ce domaine est issue l\u2019arr\u00eat de la High Court de Londres dans <em>Newspaper Licensing Agency Ltd\u00a0and others v. Meltwater Holding BV\u00a0and other companies<a class=\"footnote\" title=\"[2010] EWHC\u00a03099 (Ch).\" id=\"return-footnote-60-277\" href=\"#footnote-60-277\" aria-label=\"Footnote 277\"><sup class=\"footnote\">[277]<\/sup><\/a><\/em>, qui concernait la distribution par un service de veille de presse de copies de titres et d\u2019extraits d\u2019articles de presse. La High Court y pr\u00e9cise notamment que les titres d\u2019articles de presse peuvent constituer en eux-m\u00eames des \u0153uvres originales, et applique le test pr\u00e9cis\u00e9 par la Cour de justice dans l\u2019arr\u00eat <em>Infopaq<\/em><a class=\"footnote\" title=\"CJCE, 16\u00a0juill. 2009, affaire\u00a0C-5\/08.\" id=\"return-footnote-60-278\" href=\"#footnote-60-278\" aria-label=\"Footnote 278\"><sup class=\"footnote\">[278]<\/sup><\/a><em>,<\/em> en jugeant qu\u2019aucune distinction ne doit \u00eatre faite entre une partie de l\u2019article et la totalit\u00e9, si la partie reprise contient des \u00e9l\u00e9ments qui sont l\u2019expression de la cr\u00e9ation intellectuelle propre de l\u2019auteur. Elle rel\u00e8ve que la cr\u00e9ation des titres requiert un travail cons\u00e9quent, et que certains titres sont constitutifs d\u2019\u0153uvres ind\u00e9pendamment des articles auxquels ils sont associ\u00e9s. Quant \u00e0 ceux qui sont consid\u00e9r\u00e9s comme partie de l\u2019article concern\u00e9, elle en d\u00e9duit que l\u2019application du test de \u00ab\u00a0substantialit\u00e9\u00a0\u00bb en mati\u00e8re de contrefa\u00e7on de <em>copyright<\/em> implique une analyse de l\u2019originalit\u00e9 de la partie extraite, et non pas de la quantit\u00e9 extraite. Cette position semble donc confiner le test de l\u2019emprunt substantiel \u00e0 la r\u00e8gle classique d\u2019appr\u00e9ciation de la contrefa\u00e7on<a class=\"footnote\" title=\"V. \u00e9galement Pasternak v Prescott [2022]EWHC 2695 (Ch): qui juge, au visa d'Infopaq, que le copyright peut subsister dans quelques lignes d\u2019une traduction si elle \u00ab contient des \u00e9l\u00e9ments qui sont l\u2019expression de la cr\u00e9ation intellectuelle de l\u2019auteur de l\u2019\u0153uvre \u00bb, et entre en voie de condamnation pour leur reproduction non autoris\u00e9e.\" id=\"return-footnote-60-279\" href=\"#footnote-60-279\" aria-label=\"Footnote 279\"><sup class=\"footnote\">[279]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>163._ Les incriminations accessoires (<em>secondary infringement<\/em>)_ <\/strong>Les incriminations accessoires sont d\u00e9finies aux sections\u00a022 \u00e0 27 du CDPA\u00a01988. Ces actes sont sanctionn\u00e9s dans la mesure o\u00f9 leur auteur \u00ab\u00a0sait ou a des raisons de penser\u00a0\u00bb que l\u2019acte en question est contrefaisant, et notamment s\u2019il a connaissance du caract\u00e8re contrefait de l\u2019exemplaire concern\u00e9. Les actes prohib\u00e9s visent\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">l\u2019importation de copies ou d\u2019exemplaires contrefaits (sauf pour usage personnel et priv\u00e9) <a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 22.\" id=\"return-footnote-60-280\" href=\"#footnote-60-280\" aria-label=\"Footnote 280\"><sup class=\"footnote\">[280]<\/sup><\/a>;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">la d\u00e9tention dans le cadre d\u2019une activit\u00e9 commerciale, le d\u00e9bit, l\u2019offre \u00e0 la vente ou \u00e0 la location, l\u2019exposition publique, la distribution (dans le cadre d\u2019une activit\u00e9 commerciale ou \u00e0 des fins non commerciales s\u2019il en r\u00e9sulte un pr\u00e9judice pour le titulaire du copyright) d\u2019exemplaires contrefaits<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 23.\" id=\"return-footnote-60-281\" href=\"#footnote-60-281\" aria-label=\"Footnote 281\"><sup class=\"footnote\">[281]<\/sup><\/a>;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">la mise \u00e0 disposition (fabrication, importation, possession dans le cadre d\u2019une activit\u00e9 commerciale, vente ou location) de moyens permettant de r\u00e9aliser (ou de transmettre) des exemplaires contrefaits<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 24.\" id=\"return-footnote-60-282\" href=\"#footnote-60-282\" aria-label=\"Footnote 282\"><sup class=\"footnote\">[282]<\/sup><\/a>;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">l\u2019autorisation d\u2019utiliser des locaux (accessibles au public) pour des repr\u00e9sentations ou ex\u00e9cutions illicites<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 25.\" id=\"return-footnote-60-283\" href=\"#footnote-60-283\" aria-label=\"Footnote 283\"><sup class=\"footnote\">[283]<\/sup><\/a>;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">les mises \u00e0 disposition d\u2019appareils permettant des repr\u00e9sentations ou ex\u00e9cutions illicites, etc.<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 26.\" id=\"return-footnote-60-284\" href=\"#footnote-60-284\" aria-label=\"Footnote 284\"><sup class=\"footnote\">[284]<\/sup><\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>L\u2019expression \u00ab\u00a0copies ou exemplaires contrefaits\u00a0\u00bb est d\u00e9finie tr\u00e8s pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 la section\u00a027, de fa\u00e7on notamment \u00e0 couvrir les copies licites distribu\u00e9es illicitement, \u00e0 exclure les copies couvertes par l\u2019\u00e9puisement des droits, et \u00e0 prendre en compte certaines exceptions au copyright et leurs limites.<\/p>\n<p>En copyright, la complicit\u00e9 de contrefa\u00e7on (par fourniture de moyens par exemple) s\u2019appr\u00e9cie selon les r\u00e8gles de la <em>common law<\/em> gouvernant plus pr\u00e9cis\u00e9ment le <em>joint tortfeasorship<\/em><a class=\"footnote\" title=\"\u00c9galement en mati\u00e8re de marques. Par contre le Patents Act contient des dispositions incriminant sp\u00e9cialement la complicit\u00e9. V. Tome 2, et 1\u00e8re \u00e9d., n\u00b0\u00a0299.\" id=\"return-footnote-60-285\" href=\"#footnote-60-285\" aria-label=\"Footnote 285\"><sup class=\"footnote\">[285]<\/sup><\/a><em>. <\/em>Cette complicit\u00e9 requiert la d\u00e9monstration d&rsquo;une provocation ou incitation \u00e0 r\u00e9aliser un acte de contrefa\u00e7on<a class=\"footnote\" title=\"Lavender BV v.\u00a0Witten Industrial Diamonds [1979] F.S.R. 59\u00a0; Dow Chemical v.\u00a0Spence Bryson [1982] F.S.R. 397 CA\u00a0; Kalman v.\u00a0PCL Packaging [1982] F.S.R. 406\u00a0; Cadbury v.\u00a0Ulmer [1988] F.S.R. 385.Dans l\u2019arr\u00eat Sea Shepherd UK v Fish &amp; Fish Ltd [2015] UKSC 10; [2015] 2 All ER (Comm) 867, Lord Neuberger a pose trois conditions \u00e0 la complicit\u00e9 d\u2019un tort. Tout d\u2019abord, le d\u00e9fendeur doit avoir aide \u00e0 la commission de l\u2019acte par une autre personne. Ensuite, l\u2019acte doit relever d\u2019une conception commune (a common design). Enfin, l\u2019acte doit \u00eatre, ou s\u2019av\u00e9rer, illicite (tortious).\" id=\"return-footnote-60-286\" href=\"#footnote-60-286\" aria-label=\"Footnote 286\"><sup class=\"footnote\">[286]<\/sup><\/a>. Cette exigence est illustr\u00e9e par l\u2019arr\u00eat de la Chambre des Lords dans l\u2019affaire <em>CBS Songs Ltd v.\u00a0Amstrad Consumer Electronics plc<a class=\"footnote\" title=\"\u00a0[1988] 2 All E.R. 484.\" id=\"return-footnote-60-287\" href=\"#footnote-60-287\" aria-label=\"Footnote 287\"><sup class=\"footnote\">[287]<\/sup><\/a><\/em>, qui concernait la vente par la soci\u00e9t\u00e9 Amstrad de magn\u00e9tophones enregistreurs \u00e0 doubles cassettes (et qui faisait \u00e9cho \u00e0 l\u2019affaire <em>Betamax\/Sony<\/em> jug\u00e9e par la Cour supr\u00eame aux \u00c9tats-Unis<a class=\"footnote\" title=\"V. infra n\u00b0 240.\" id=\"return-footnote-60-288\" href=\"#footnote-60-288\" aria-label=\"Footnote 288\"><sup class=\"footnote\">[288]<\/sup><\/a>). Bien que la soci\u00e9t\u00e9 Amstrad ait eu connaissance des possibilit\u00e9s de contrefa\u00e7on offertes par son syst\u00e8me (dans le cadre d\u2019une loi qui ne connaissait pas l\u2019exception de copie priv\u00e9e), sa responsabilit\u00e9 pour complicit\u00e9 ou incitation \u00e0 la contrefa\u00e7on avait \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e par la Chambre des Lords. Cette derni\u00e8re avait en effet jug\u00e9 que la responsabilit\u00e9 du fabricant ne pouvait \u00eatre retenue en l\u2019absence de d\u00e9monstration qu\u2019un contrefacteur avait \u00e9t\u00e9 incit\u00e9 par ce dernier \u00e0 commettre un acte de contrefa\u00e7on pr\u00e9cis.<\/p>\n<p>Cette forme de responsabilit\u00e9 a par contre \u00e9t\u00e9 retenue pour des sites sp\u00e9cialis\u00e9s proposant en connaissance de cause des liens vers des contenus contrefaisants<a class=\"footnote\" title=\"Twentieth Century Fox Film Corporation &amp; Ors v.\u00a0Sky UK Ltd &amp; Ors [2015] EWHC\u00a01082 (Ch) (28\u00a0avr. 2015)). L\u2019affaire portait sur neuf sites Web cibles (tackers bittorents) permettant la mise en relation entre utilisateurs et copies, mais ne d\u00e9tenant pas lesdites copies. La High Court juge que les sites cibles ne communiquent pas les \u0153uvres au public au sens du CDPA\u00a01988, mais rel\u00e8ve la complicit\u00e9 par fourniture de moyens (joint tortfeasance).\" id=\"return-footnote-60-289\" href=\"#footnote-60-289\" aria-label=\"Footnote 289\"><sup class=\"footnote\">[289]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>164._ Les d\u00e9fenses \u00e0 l\u2019action en contrefa\u00e7on_<\/strong> Outre les d\u00e9fenses tir\u00e9es des exceptions ou des limites \u00e0 la protection, ou encore la prescription<a class=\"footnote\" title=\"En principe de six ans (dur\u00e9e de prescription des actions en tort pr\u00e9vue par la section\u00a02 du Limitation Act\u00a01980).\" id=\"return-footnote-60-290\" href=\"#footnote-60-290\" aria-label=\"Footnote 290\"><sup class=\"footnote\">[290]<\/sup><\/a>, le d\u00e9fendeur \u00e0 une action en contrefa\u00e7on peut invoquer deux d\u00e9fenses \u00e9quitables g\u00e9n\u00e9rales\u00a0: l\u2019<em>estoppel<\/em> par acceptation (<em>estoppel by acquiescence<\/em>, ou <em>acquiescence<\/em>) ou le d\u00e9lai injustifi\u00e9 pour agir du demandeur (doctrine dite de <em>laches<\/em>). Ces d\u00e9fenses, d\u00e9gag\u00e9es par les cours d\u2019\u00e9quit\u00e9, traduisent toutes le principe selon lequel la conduite d\u2019une partie \u00e0 un proc\u00e8s peut justifier un rejet de sa demande, ind\u00e9pendamment de son examen au fond. La doctrine d<em>\u2019acquiescence<\/em>, qui pourrait se traduire par \u00ab\u00a0acceptation par tol\u00e9rance (active)\u00a0\u00bb, s\u2019applique lorsqu\u2019une personne a connaissance d\u2019une violation de ses droits, a la possibilit\u00e9 de s\u2019y opposer, et ne fait rien. Plus la dur\u00e9e de son silence est longue, plus le juge pourra en d\u00e9duire une acceptation de la violation all\u00e9gu\u00e9e. La doctrine de <em>laches<a class=\"footnote\" title=\"Fond\u00e9e sur une maxime qui veut que l\u2019equity n\u2019aide que les personnes vigilantes et non pas celles qui sont n\u00e9gligentes dans la gestion de leurs droits (Vigilantibus non dormientibus \u00e6quitas subvenit).\" id=\"return-footnote-60-291\" href=\"#footnote-60-291\" aria-label=\"Footnote 291\"><sup class=\"footnote\">[291]<\/sup><\/a> <\/em>permet de ne pas accorder un rem\u00e8de lorsqu\u2019une partie a, par son comportement ou sa n\u00e9gligence, plac\u00e9 l\u2019autre partie dans une situation telle (notamment par l\u2019\u00e9coulement de temps) que le rem\u00e8de en principe applicable lui causerait un pr\u00e9judice inacceptable<a class=\"footnote\" title=\"Pour une illustration, v. Brooker &amp; Anor v. Fisher [2008] EWCA Civ\u00a0287. L\u2019affaire concerne une des chansons les plus c\u00e9l\u00e8bres du monde, A Whiter Shade of Pale du groupe Procol Harum, enregistr\u00e9e en 1967. Le litige portait sur la d\u00e9termination de l\u2019auteur et du titulaire du copyright. M.\u00a0Matthew\u00a0Fisher, membre du groupe Procol Harum entre 1967 et 1969, a assign\u00e9 en 2005 M.\u00a0Gary Brooker et la soci\u00e9t\u00e9 Onward Music Limited, pr\u00e9tendant avoir compos\u00e9 une partie substantielle de la musique, telle qu\u2019enregistr\u00e9e par le groupe en mai 1967, et r\u00e9clamant sa part de compositeur. Jusque-l\u00e0, soit pendant trente-huit ans, M.\u00a0Fisher n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 impliqu\u00e9 dans l\u2019exploitation de cette chanson et n\u2019avait jamais demand\u00e9 ni re\u00e7u des royalties relatives \u00e0 ce titre. En l\u2019esp\u00e8ce, la Cour d\u2019appel applique les th\u00e9ories de laches et d\u2019aquiescence, et consid\u00e8re que le d\u00e9lai excessif et inexcusable \u00e9coul\u00e9 fait obstacle aux demandes de M.\u00a0Fisher tendant \u00e0 faire reconna\u00eetre ses droits sur l\u2019\u0153uvre, et qu\u2019il fait \u00e9galement obstacle \u00e0 la r\u00e9vocation de la licence implicite constat\u00e9e par la High Court.\" id=\"return-footnote-60-292\" href=\"#footnote-60-292\" aria-label=\"Footnote 292\"><sup class=\"footnote\">[292]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>165._ La protection des mesures d\u2019information et de protection contre la copie_ <\/strong>Les dispositions de l\u2019article\u00a06 de la directive droit d\u2019auteur dans la soci\u00e9t\u00e9 de l\u2019information sur les mesures de protection contre la copie ont \u00e9t\u00e9 transpos\u00e9es dans les sections 296 ZA \u00e0 ZF du CDPA\u00a01988.<\/p>\n<p>Un mot doit \u00eatre dit ici de la transposition de l\u2019article\u00a06(4) de la directive, concernant l\u2019articulation entre les mesures techniques et les exceptions au copyright. Cet article a \u00e9t\u00e9 transpos\u00e9 dans la section\u00a0297ZE de la loi<a class=\"footnote\" title=\"Qui avait \u00e9t\u00e9 compl\u00e9t\u00e9 par une section 297ZEA consacr\u00e9e \u00e0 la copie priv\u00e9e, qui a subi les cons\u00e9quences de l\u2019annulation de l\u2019exception correspondante. Cet article pr\u00e9servait notamment la possibilit\u00e9 de pr\u00e9server la mesure d\u2019interdiction si elle appara\u00eet raisonnable, notamment au regard de deux facteurs pr\u00e9vus par la loi, \u00e0 savoir le droit du titulaire du copyright d\u2019adopter des mesures ad\u00e9quates pour limiter le nombre de copies et l\u2019existence d\u2019une offre de copies \u00e0 des conditions raisonnables sur des services commerciaux.\" id=\"return-footnote-60-293\" href=\"#footnote-60-293\" aria-label=\"Footnote 293\"><sup class=\"footnote\">[293]<\/sup><\/a>. L\u2019article pr\u00e9voit que lorsque l\u2019application d\u2019une mesure de protection effective contre la copie emp\u00eache une personne d\u2019exercer une exception au copyright (la liste des exceptions vis\u00e9es \u00e9tant tr\u00e8s largement d\u00e9finies \u00e0 l\u2019annexe\u00a05A comme les exceptions vis\u00e9es aux sections\u00a029 \u00e0 75 de la loi), cette personne ou le repr\u00e9sentant de la cat\u00e9gorie de personnes \u00e9galement emp\u00each\u00e9es d\u2019exercer cet acte peuvent notifier une r\u00e9clamation au <em>Secretary of State<\/em><a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 296ZE(2).\" id=\"return-footnote-60-294\" href=\"#footnote-60-294\" aria-label=\"Footnote 294\"><sup class=\"footnote\">[294]<\/sup><\/a>. Ce dernier\u00a0 peut alors imposer au titulaire des droits ou aux licenci\u00e9s exclusifs de prendre des mesures ou d\u2019accorder des autorisations n\u00e9cessaires aux fins de permettre l\u2019exercice de l\u2019exception<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 296ZE(3) et (4).\" id=\"return-footnote-60-295\" href=\"#footnote-60-295\" aria-label=\"Footnote 295\"><sup class=\"footnote\">[295]<\/sup><\/a>. Le non-respect de ces directives engage la responsabilit\u00e9 civile des ayants droit concern\u00e9s envers les demandeurs ou les personnes qu\u2019ils repr\u00e9sentent<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0296ZE(6). Le non respect constitue un breach of statutory duty.\" id=\"return-footnote-60-296\" href=\"#footnote-60-296\" aria-label=\"Footnote 296\"><sup class=\"footnote\">[296]<\/sup><\/a>. Ce r\u00e9gime s\u2019applique uniquement aux hypoth\u00e8ses d\u2019acc\u00e8s licites aux \u0153uvres<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0296ZE(10).\" id=\"return-footnote-60-297\" href=\"#footnote-60-297\" aria-label=\"Footnote 297\"><sup class=\"footnote\">[297]<\/sup><\/a>, et ne s\u2019applique pas aux mises \u00e0 dispositions \u00e0 la demande soumises \u00e0 conditions contractuelles<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0296ZE(9).\" id=\"return-footnote-60-298\" href=\"#footnote-60-298\" aria-label=\"Footnote 298\"><sup class=\"footnote\">[298]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les dispositions de l\u2019article 7(1)(c) de la directive 2009\/24\/CE (logiciels: neutralisation des dispositifs techniques de protection ont \u00e9t\u00e9 transpos\u00e9es dans la section 296 du CDPA 1988. Les dispositions de la directive \u00ab acc\u00e8s conditionnel \u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Directive 98\/84\/CE du Parlement europ\u00e9en et du Conseil du 20\u00a0novembre 1998 concernant la protection juridique des services \u00e0 acc\u00e8s conditionnel et des services d\u2019acc\u00e8s conditionnel, JOCE L 320, p.54-57.\" id=\"return-footnote-60-299\" href=\"#footnote-60-299\" aria-label=\"Footnote 299\"><sup class=\"footnote\">[299]<\/sup><\/a> ont quant \u00e0 elles, \u00e9t\u00e9 transpos\u00e9es aux sections 297 \u00e0 299.<\/p>\n<p>Enfin, les dispositions concernant la protection des mesures d\u2019information sont d\u00e9taill\u00e9es \u00e0 la section 296ZG du CDPA 1988.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>166._ La contrefa\u00e7on sur Internet_ <\/strong>Les dispositions de la directive e-commerce de 2000 sur la responsabilit\u00e9 des interm\u00e9diaires ont \u00e9t\u00e9 transpos\u00e9es au Royaume-Uni par les <em>Electronic Commerce Regulations 2002<\/em><a class=\"footnote\" title=\"SI 2002\/2013.\" id=\"return-footnote-60-300\" href=\"#footnote-60-300\" aria-label=\"Footnote 300\"><sup class=\"footnote\">[300]<\/sup><\/a>, entr\u00e9es en vigueur le 21 ao\u00fbt 2002. Ces dispositions ne semblent pas avoir g\u00e9n\u00e9r\u00e9 une jurisprudence similaire \u00e0 celle qui s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e en France \u00e0 l\u2019\u00e9gard des h\u00e9bergeurs du Web 2.0, au regard des contenus contrefaisants contenus sur leurs services<a class=\"footnote\" title=\"La jurisprudence de la CJUE sur ce point est applicable, sous r\u00e9serve des possibilit\u00e9s de divergences post-Brexit (V. supra n\u00b0 32) : affaire C-236\/08 \u00e0 238\/08 Google France c. Louis Vuitton\u00a0; Google France c. Viaticum\u00a0; Google France c. CNRRH (2010)\u00a0; affaire\u00a0C-324\/09 L\u2019Or\u00e9al SA c. eBay International AG (2011).\" id=\"return-footnote-60-301\" href=\"#footnote-60-301\" aria-label=\"Footnote 301\"><sup class=\"footnote\">[301]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>En revanche, les demandes d\u2019injonctions contre les fournisseurs de services ont \u00e9t\u00e9 nombreuses. Elles se fondent sur le texte de la section 97A du CDPA 1988, qui transpose les dispositions de l\u2019article 8(3) de la directive soci\u00e9t\u00e9 de l\u2019information de 2001 et dispose :<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La High Court (\u2026) peut accorder une injonction contre un fournisseur de service lorsque ce fournisseur de service a connaissance de l\u2019utilisation de ses services aux fins de contrefaire un copyright.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Cette section a fait et fait toujours l\u2019objet de nombreuses applications dirig\u00e9es contre des fournisseurs de service Internet en relation avec des sites de <em>streaming<\/em> ou bittorent<a class=\"footnote\" title=\"Depuis Twentieth Century Fox Film Corp v.\u00a0Newzbin Ltd [2010] EWHC 608 (Ch) (Newzbin)\u00a0; Twentieth Century Fox Film Corp v.\u00a0British Telecommunications Ltd [2011] EWHC 1981 (Ch) (Newzbin)\u00a0; [2012] 1 All E.R. 806\u00a0; [2011] R.P.C. 28\u00a0; Twentieth Century Fox Film Corp v.\u00a0British Telecommunications Ltd (No.2) [2011] EWHC 2714 (Ch)\u00a0; [2012] 1 All E.R. 869 (Newzbin)\u00a0; Paramount Home entertainment International Ltd v.\u00a0British Sky Broadcasting Ltd [2014] EWCH 937 (Ch) (Ch D) (websites) ; Twentieth Century Fox Film Corp v.\u00a0Sky UK Ltd [2015] EWHC 1082 (Ch) (Popcorn Time). V. S.\u00a0Baggs, E.\u00a0Preston, \u00ab\u00a0Curtains down on Popcorn Time: s.\u00a097A takes center stage\u00a0\u00bb, Ent.\u00a0LR\u00a02015, 26(6), 221-224.\" id=\"return-footnote-60-302\" href=\"#footnote-60-302\" aria-label=\"Footnote 302\"><sup class=\"footnote\">[302]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le Royaume-Uni a \u00e9galement mis en place, au travers du D<em>igital Economy Act\u00a02010<\/em>, un m\u00e9canisme de r\u00e9ponse gradu\u00e9e qui s\u2019inspire du m\u00e9canisme institu\u00e9 en France. Ce m\u00e9canisme est codifi\u00e9 dans le Communications Act 2003<a class=\"footnote\" title=\"Ss. 124A \u00e0 124N. Ce texte a fait l\u2019objet d\u2019un recours en annulation form\u00e9 par les fournisseurs d\u2019acc\u00e8s, rejet\u00e9 par la High Court (R (on the application of British Telecommunications plc) v.\u00a0Secretary of State for Business, Innovation and Skills [2011] EWHC 1021 (Admin)\u00a0; [2011] A.C.D.\u00a075\u00a0; [2012] EWCA Civ 232\u00a0; [2012] 2 C.M.L.R. 23.). La loi pr\u00e9voit que les ayants droit peuvent, dans une premi\u00e8re \u00e9tape, adresser aux fournisseurs d\u2019acc\u00e8s une liste des adresses IP qu\u2019ils pensent \u00eatre utilis\u00e9es \u00e0 des fins de contrefa\u00e7on dans le cadre d\u2019un \u00ab\u00a0copyright infringement report\u00a0\u00bb. Une notification est alors adress\u00e9e par le fournisseur d\u2019acc\u00e8s aux abonn\u00e9s concern\u00e9s. L\u2019autorit\u00e9 de r\u00e9gulation des communications \u00e9lectroniques, l\u2019OFCOM, est charg\u00e9 de d\u00e9terminer r\u00e9glementairement le niveau d\u2019indices suffisant pour lancer cette proc\u00e9dure, ainsi que les modalit\u00e9s de notification des abonn\u00e9s. Le fournisseur d\u2019acc\u00e8s doit conserve les informations relatives aux abonn\u00e9s notifi\u00e9s. Dans une seconde \u00e9tape, les titulaires de droits doivent demander aux fournisseurs d\u2019acc\u00e8s une \u00ab\u00a0copyright infringement list\u00a0\u00bb consistant dans une liste anonyme des abonn\u00e9s qui sont consid\u00e9r\u00e9s comme remplissant les crit\u00e8res \u00e9tablis par l\u2019OFCOM. Les ayants droit peuvent alors demander \u00e0 un juge une ordonnance aux fins d\u2019identifier un ou tous les abonn\u00e9s de cette liste, et lancer une proc\u00e9dure de contrefa\u00e7on de droit commun. Une proc\u00e9dure d\u2019appel particuli\u00e8re relative au \u00ab\u00a0copyright infringement report\u00a0\u00bb est instaur\u00e9e au b\u00e9n\u00e9fice des abonn\u00e9s vis\u00e9s devant l\u2019OFCOM. La loi pr\u00e9voit \u00e9galement que le gouvernement pourra, apr\u00e8s un d\u00e9lai d\u2019un an suivant l\u2019entr\u00e9e en vigueur du r\u00e8glement de l\u2019OFCOM, imposer aux fournisseurs d\u2019acc\u00e8s de mettre en \u0153uvre des mesures techniques (d\u00e9finies par le gouvernement) contre les abonn\u00e9s vis\u00e9s dans le copyright infringement report et qui remplissent les crit\u00e8res vis\u00e9s par l\u2019OFCOM, pouvant aller jusqu\u2019\u00e0 une r\u00e9duction de bande passante ou une suppression temporaire de leur abonnement.\" id=\"return-footnote-60-303\" href=\"#footnote-60-303\" aria-label=\"Footnote 303\"><sup class=\"footnote\">[303]<\/sup><\/a>. Cependant, ce m\u00e9canisme a connu des probl\u00e8mes de mise en \u0153uvre li\u00e9s aux co\u00fbts, \u00e0 l\u2019identification des contrefacteurs (dans la mesure o\u00f9 les adresses IP collect\u00e9es identifient seulement les abonn\u00e9s) et \u00e0 une r\u00e9sistance des fournisseurs d\u2019acc\u00e8s. Il est donc rest\u00e9 lettre morte.<\/p>\n<p>Afin de contourner ces difficult\u00e9s, un programme volontaire, le <em>Voluntary Copyright Alert\u00a0Programme<\/em> (VCAP), a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 en 2014. Il s\u2019inspirait du m\u00e9canisme de r\u00e9ponse gradu\u00e9e mis en place aux \u00c9tats-Unis en 2013 et d\u00e9nomm\u00e9 <em>Copyright Alert System<\/em> (ou <em>six strikes system<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"V. infra n\u00b0\u00a02.\" id=\"return-footnote-60-304\" href=\"#footnote-60-304\" aria-label=\"Footnote 304\"><sup class=\"footnote\">[304]<\/sup><\/a>. Ce programme a fait l\u2019objet d\u2019un accord entre le gouvernement britannique, British Phonographic Industry (BPI), la Motion Picture Association (MPA) les quatre principaux fournisseurs d\u2019acc\u00e8s \u00e0 Internet. Il pr\u00e9voyait l\u2019identification de l\u2019adresse IP des contrefacteurs sur les r\u00e9seaux P2P publics et leur notification aux fournisseurs d\u2019acc\u00e8s, qui adressaient d\u00e8s lors des lettres d\u2019avertissement, si n\u00e9cessaire contenant un langage de plus en plus ferme. La lettre, cependant, ne contenait pas de menace d\u2019action en justice, et aucune \u00e9tape suppl\u00e9mentaire n\u2019\u00e9tait pr\u00e9vue si les avertissements \u00e9taient ignor\u00e9s. Ce programme a \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9 en 2019. Des programmes de sensibilisation y ont \u00e9t\u00e9 substitu\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>167._ La contrefa\u00e7on au travers des syst\u00e8mes d&rsquo;IA g\u00e9n\u00e9rative_<\/strong><a class=\"footnote\" title=\"Pour un article centr\u00e9 sur le copyright britannique, r\u00e9cent et complet sur la question, A. Guadamuz, A Scanner Darkly: Copyright Liability and Exceptions in Artificial Intelligence Inputs and Outputs, GRUR International 2\/2024, en acc\u00e8s libre sur ssrn.com; V. \u00e9galement House of Lords, Communications and Digital Committee, Large language models and generative AI, 1st Report of Session 2023-24, 2 f\u00e9vrier 2024; E. Bonadio, L. McDonagh, P. Dinev, Can Artificial Intelligence Infringe Copyright? Some Reflections, in Research Handbook on Intellectual Property and Artificial Intelligence, Edward Elgar 2022; sur le droit moral, R.\u00a0Matulionyte, Can AI Infringe Moral Rights of Authors and Should We Do Anything About It: An Australian Perspective (2022), en acc\u00e8s libre sur ssrn.com.\" id=\"return-footnote-60-305\" href=\"#footnote-60-305\" aria-label=\"Footnote 305\"><sup class=\"footnote\">[305]<\/sup><\/a> La question de la contrefa\u00e7on au travers des syst\u00e8mes d&rsquo;intelligence artificielle g\u00e9n\u00e9rative se pose dans des termes assez assez similaires, au Royaume-Uni et dans les autres syst\u00e8mes de copyright (et de droit d&rsquo;auteur). Elle recouvre deux questions distinctes: celle d&rsquo;une \u00e9ventuelle contrefa\u00e7on au stade de l&rsquo;apprentissage des syst\u00e8mes d&rsquo;AI, du fait de la collecte et de l&rsquo;utilisation (\u00e0 d\u00e9terminer) d&rsquo;oeuvres pr\u00e9existantes (<em>inputs<\/em>), tout d&rsquo;abord; et celle d&rsquo;\u00e9ventuels actes de contrefa\u00e7on commis au travers des oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par les syst\u00e8mes d&rsquo;IA (<em>outputs<\/em>), ensuite (dans une mesure \u00e9galement \u00e0 d\u00e9terminer, au regard de modalit\u00e9s techniques de g\u00e9n\u00e9ration d&rsquo;oeuvres assez vari\u00e9es).<\/p>\n<p>A la date de publication de cette \u00e9dition, les tribunaux britanniques ne se sont pas encore prononc\u00e9s sur ces deux questions. Cependant au moins une affaire est en cours sur ces points, port\u00e9e en 2023 devant la <em>High Court<\/em> de Londres<a class=\"footnote\" title=\"Cette action, qui fait \u00e9cho \u00e0 une proc\u00e9dure similaire lanc\u00e9e aux \u00c9tats-Unis, oppose la soci\u00e9t\u00e9 Getty Image \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 Stability AI (sur son pendant aux \u00c9tats-Unis, v. infra, n\u00b0 271.). La High Court a rendu une premi\u00e8re d\u00e9cision sur incident dans ce dossier le 1er d\u00e9cembre 2023 (Getty Images v. Stability AI, [2023] EWHC 3090 (Ch). Saisie de la question de savoir si la fonctionnalit\u00e9 permettant \u00e0 Stable Diffusion de g\u00e9n\u00e9rer une image \u00e0 partir d'une image t\u00e9l\u00e9vers\u00e9e par un utilisateur \u00e9tait contrefaisante, elle a consid\u00e9r\u00e9 que Getty image avait une chance r\u00e9elle de pr\u00e9valoir au fond, mais a renvoy\u00e9 au fond, consid\u00e9rant que l'implication r\u00e9elle de Stability AI (simple interm\u00e9diaire passif ou r\u00f4le actif), d\u00e9terminante de l'issue, n'est pas clairement \u00e9tablie.\" id=\"return-footnote-60-306\" href=\"#footnote-60-306\" aria-label=\"Footnote 306\"><sup class=\"footnote\">[306]<\/sup><\/a>. Il faudra donc attendre l&rsquo;issue de cette proc\u00e9dure, ou d&rsquo;autres actions similaires, pour en savoir plus, dans le contexte particulier du copyright britannique.<\/p>\n<p>Des pr\u00e9cisions utiles peuvent cependant \u00eatre apport\u00e9es, \u00e0 ce stade, sur la question des exceptions potentiellement applicables, en particulier au stade de l&rsquo;apprentissage des syst\u00e8mes d&rsquo;IA. On peut raisonnablement affirmer qu&rsquo;en l&rsquo;\u00e9tat, le copyright britannique, qui ne connait pas de doctrine g\u00e9n\u00e9rale de <em>fair use<\/em>,\u00a0 offre des possibilit\u00e9s tr\u00e8s limit\u00e9es d&rsquo;exceptions. Ainsi, l&rsquo;exception existante pour fouille de textes et de donn\u00e9es, inscrite dans la section 29A du CDPA 1988, ne semble pas pouvoir \u00eatre utilement invoqu\u00e9e, dans la mesure o\u00f9 elle ne couvre que les agissements \u00e0 des fins non commerciales<a class=\"footnote\" title=\"V. supra, n\u00b0 146.\" id=\"return-footnote-60-307\" href=\"#footnote-60-307\" aria-label=\"Footnote 307\"><sup class=\"footnote\">[307]<\/sup><\/a>. En r\u00e9action, le Gouvernement britannique avait propos\u00e9 en 2022 l&rsquo;introduction d&rsquo;une exception d&rsquo;exploration de textes et de donn\u00e9es permettant un acc\u00e8s tr\u00e8s large aux \u00e9l\u00e9ments n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019apprentissage automatique et \u00e0 l\u2019entra\u00eenement des syst\u00e8mes d\u2019IA g\u00e9n\u00e9rative<a class=\"footnote\" title=\"V. supra, n\u00b0 146.\" id=\"return-footnote-60-308\" href=\"#footnote-60-308\" aria-label=\"Footnote 308\"><sup class=\"footnote\">[308]<\/sup><\/a>. Il a cependant pr\u00e9cis\u00e9 en mars 2023 qu&rsquo;il renon\u00e7ait \u00e0 cette exception<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-60-309\" href=\"#footnote-60-309\" aria-label=\"Footnote 309\"><sup class=\"footnote\">[309]<\/sup><\/a>, et a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 instituer un groupe de travail en vue de l&rsquo;\u00e9laboration d&rsquo;un code volontaire dans ce domaine (<em>Code of Practice on Copyright and Artificial Intelligence<\/em>), sous l&rsquo;\u00e9gide de l&rsquo;Intellectual Property Office<a class=\"footnote\" title=\"Page de l'UKIPO. Les travaux du groupe mis en place n'ont pas abouti.\" id=\"return-footnote-60-310\" href=\"#footnote-60-310\" aria-label=\"Footnote 310\"><sup class=\"footnote\">[310]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Une autre exception, l&rsquo;exception pour reproduction temporaire et transitoire (<em>temporary copies<\/em>) de la 28A du CDPA 1988, a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 \u00e9voqu\u00e9e, mais semble difficilement applicable, en raison de ses conditions assez strictes (notamment l&rsquo;objectif exig\u00e9 de \u00ab permettre l&rsquo;utilisation licite de l&rsquo;oeuvre ou sa transmission entre tiers par la voie d&rsquo;un r\u00e9seau faisant appel \u00e0 un interm\u00e9diaire \u00bb)<a class=\"footnote\" title=\"La section 28A transpose le texte de l'article 5(1) de la directive 2001\/29, et dispose: \u00ab Copyright in a literary work, other than a computer program or a database, or in a dramatic, musical or artistic work, the typographical arrangement of a published edition, a sound recording or a film, is not infringed by the making of a temporary copy which is transient or incidental, which is an integral and essential part of a technological process and the sole purpose of which is to enable (a) a transmission of the work in a network between third parties by an intermediary; or (b)a lawful use of the work;and which has no independent economic significance \u00bb.\" id=\"return-footnote-60-311\" href=\"#footnote-60-311\" aria-label=\"Footnote 311\"><sup class=\"footnote\">[311]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Pr\u00e9cisons enfin que les efforts en vue de l&rsquo;\u00e9laboration d&rsquo;un code volontaire du copyright et de l&rsquo;IA n&rsquo;ont pas abouti, les parties prenantes ayant pris acte de l&rsquo;impossibilit\u00e9 d&rsquo;aboutir \u00e0 un texte en f\u00e9vrier 2024. Le Gouvernement britannique avait indiqu\u00e9 qu&rsquo;en l&rsquo;absence de r\u00e9sultat, il envisagerait d&rsquo;autres moyens d&rsquo;action, y compris par voie l\u00e9gislative<a class=\"footnote\" title=\"V. rapport pr\u00e9cit\u00e9, House of Lords, Communications and Digital Committee, n\u00b0248 p 70.\" id=\"return-footnote-60-312\" href=\"#footnote-60-312\" aria-label=\"Footnote 312\"><sup class=\"footnote\">[312]<\/sup><\/a>, sans pr\u00e9ciser le sens de cette intervention. On suivra donc avec attention les \u00e9volutions dans ce domaine.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>168._ Sanctions de la contrefa\u00e7on et rem\u00e8des (renvoi)_ <\/strong>Nous renvoyons sur ce point \u00e0 nos d\u00e9veloppements g\u00e9n\u00e9raux en introduction \u00e0 cet ouvrage<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0 60.\" id=\"return-footnote-60-313\" href=\"#footnote-60-313\" aria-label=\"Footnote 313\"><sup class=\"footnote\">[313]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<h2>2. Droits associ\u00e9s ou voisins<\/h2>\n<h3><strong>A. Les droits moraux<\/strong><\/h3>\n<p><strong>169._ Les droits moraux: pr\u00e9sentation_<\/strong><a class=\"footnote\" title=\"G. Dworkin, Moral Rights and the Common law Countries (1994) 5 AIPJ 5,34 (\u00ab\u00a0opposition to moral rights has at times bordered on the hysterical\u00a0\u00bb)\u00a0; I.\u00a0Stamatoudi, Moral Rights of Authors in England: The Missing Emphasis on the Role of Creators [1997] 4 IPQ 478\u00a0; J.\u00a0C.\u00a0Ginsburg, Moral rights in a Common law System [1990] Ent L Rev 121,128\u00a0; W.\u00a0Cornish, \u00ab\u00a0Moral Rights under the 1988 Act\u00a0\u00bb [1989] EIPR\u00a0449\u00a0; R.\u00a0Durie, \u00ab\u00a0Moral Rights and the English Business Community\u00a0\u00bb [1991] Ent.\u00a0LR\u00a040\u00a0; G.\u00a0Dworkin, Moral rights and the Common law Countries (1994) 5 AIPJ 5, 22\u00a0; P.\u00a0Goldstein, Adaptation Rights and Moral Rights in the UK, the US and the Federal Republic of Germany (1983) 14 IIC 43.\" id=\"return-footnote-60-314\" href=\"#footnote-60-314\" aria-label=\"Footnote 314\"><sup class=\"footnote\">[314]<\/sup><\/a> Le droit anglais ne conna\u00eet pas de th\u00e9orie ou de doctrine g\u00e9n\u00e9rale du droit moral. Il est certes possible de d\u00e9couvrir, dans l\u2019histoire du copyright anglais, des droits qui \u00e9t\u00e9 conf\u00e9r\u00e9s afin de prot\u00e9ger les int\u00e9r\u00eats des seuls auteurs, en limitant \u00e0 leur b\u00e9n\u00e9fice l\u2019application des r\u00e8gles contractuelles de droit commun, comme les <em>reversionary rights<\/em> du Copyright Act\u00a01911<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0 80.\" id=\"return-footnote-60-315\" href=\"#footnote-60-315\" aria-label=\"Footnote 315\"><sup class=\"footnote\">[315]<\/sup><\/a>. Mais ces droits ont \u00e9t\u00e9 con\u00e7us pour prot\u00e9ger leur int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques<em>. <\/em>Une protection limit\u00e9e contre les atteintes \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 d\u2019une \u0153uvre avait bien \u00e9t\u00e9 institu\u00e9e par la s.\u00a07(4) du Fine Arts Copyright Act\u00a01862<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0 78.\" id=\"return-footnote-60-316\" href=\"#footnote-60-316\" aria-label=\"Footnote 316\"><sup class=\"footnote\">[316]<\/sup><\/a>, mais cette protection limit\u00e9e du droit moral (qui n\u2019\u00e9tait d\u2019ailleurs pas pr\u00e9sent\u00e9e comme telle) n\u2019a pas eu de descendance, et jusqu\u2019\u00e0 r\u00e9cemment les lois de copyright ne pr\u00e9voyaient aucun ensemble de pr\u00e9rogatives \u00e9quivalentes \u00e0 celles offertes dans les pays de droit d\u2019auteur pour la seule protection des int\u00e9r\u00eats \u00ab moraux \u00bb (non \u00e9conomiques) des auteurs<a class=\"footnote\" title=\"V. cependant le cas du Copyright Act canadien de 1921, infra n\u00b0 69.\" id=\"return-footnote-60-317\" href=\"#footnote-60-317\" aria-label=\"Footnote 317\"><sup class=\"footnote\">[317]<\/sup><\/a>. Cette r\u00e9ticence ne s\u2019explique pas uniquement par une vision commercialiste de la protection ou par le lobbying des industries culturelles. D&rsquo;un point de vue plus technique, le droit moral, con\u00e7u comme un droit fondamental proche des droits de la personnalit\u00e9 et exprim\u00e9 en des termes tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9raux et en apparence absolus, a pu sembler difficilement compatible avec le contexte et l\u2019esprit juridique local<a class=\"footnote\" title=\"Cette opinion a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s clairement exprim\u00e9e aux \u00c9tats-Unis en 1952 par le juge Frank dans le jugement Granz v. Harris, 198 F.2d 585, (2d\u00a0Cir.\u00a01952): \u00ab\u00a0(a) \u201cmoral rights\u201d seems to indicate to some persons something not legal, something meta-legal. (b) The \u201cmoral right\u201d doctrine, as applied in some countries, includes very extensive rights which courts in some American jurisdictions are not yet prepared to acknowledge\u00a0; as a result, the phrase \u201cmoral right\u201d seems to have frightened some of those courts to such an extent that they have unduly narrowed artists\u2019 rights. (c) Finally, it is not always an unmitigated boon to devise and employ such a common name (...) [T]he solution of a problem through the invention of a new generalization is no final solution: the new generalization breeds new problems (...). Hypnotized by a label which emphasizes identities, we may be led to ignore differences. For, with its stress on uniformity, an abstraction or generalization tends to become totalitarian in its attitude toward uniqueness\u00a0\u00bb.\" id=\"return-footnote-60-318\" href=\"#footnote-60-318\" aria-label=\"Footnote 318\"><sup class=\"footnote\">[318]<\/sup><\/a>. La position consistant \u00e0 affirmer que les dispositions de l\u2019article\u00a06bis de la Convention de Berne, introduite par la revision de Rome en 1928, \u00e9taient satisfaites par l\u2019application des r\u00e8gles de droit commun de la responsabilit\u00e9 civile et des contrats est cependant rapidement devenue intenable, notamment compte tenu de l\u2019effet tr\u00e8s limit\u00e9 de ces r\u00e8gles<a class=\"footnote\" title=\"Notamment au Royaume-Uni, o\u00f9 la jurisprudence semblait nettement moins flexible sur ce point qu\u2019aux \u00c9tats-Unis. Cette protection indirecte est \u00e9tudi\u00e9e en d\u00e9tail \u00e0 propos du droit am\u00e9ricain, infra n\u00b0\u00a0236.\" id=\"return-footnote-60-319\" href=\"#footnote-60-319\" aria-label=\"Footnote 319\"><sup class=\"footnote\">[319]<\/sup><\/a>. Ainsi, suite aux conclusions du Whitford committee<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0 82.\" id=\"return-footnote-60-320\" href=\"#footnote-60-320\" aria-label=\"Footnote 320\"><sup class=\"footnote\">[320]<\/sup><\/a>, le CDPA 1988 a introduit pour la premi\u00e8re fois en droit anglais une protection de certains droits moraux. Cette protection est inscrite au Chapitre IV du CDPA 1988, qui institue quatre droits qualifi\u00e9s de droits moraux :<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">le droit d\u2019\u00eatre identifi\u00e9 en tant qu\u2019auteur (<em>right of attribution<\/em>) (s.\u00a077)\u00a0;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">le droit de s\u2019opposer aux traitements pr\u00e9judiciables de l\u2019\u0153uvre (<em>the right of integrity<\/em>) (s.\u00a080)\u00a0;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">le droit pour tous de ne pas se voir faussement attribuer la paternit\u00e9 d\u2019une \u0153uvre (<em>the right to object against false attribution<\/em>) (s.\u00a084)\u00a0:<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">le droit au respect de la vie priv\u00e9e et de l\u2019image du commanditaire d\u2019un film ou d\u2019une photographie faite pour usage priv\u00e9 (s. 85).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les deux derniers droits n\u2019ont aucun rapport avec le droit moral au sens du droit d\u2019auteur, et ne sont d\u2019ailleurs pas uniquement conf\u00e9r\u00e9s aux auteurs<a class=\"footnote\" title=\"Aucun des deux ne requiert l\u2019existence d\u2019une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e par copyright.\" id=\"return-footnote-60-321\" href=\"#footnote-60-321\" aria-label=\"Footnote 321\"><sup class=\"footnote\">[321]<\/sup><\/a>. On notera que le l\u00e9gislateur n\u2019a pas consacr\u00e9 de droit de divulgation<a class=\"footnote\" title=\"Le tort de breach of confidence permet quelquefois d\u2019emp\u00eacher la divulgation non autoris\u00e9e d\u2019une \u0153uvre non publi\u00e9e\u00a0: Prince Albert v.\u00a0Strange (1848) 2 De G &amp; Smith 652, (1849) 1\u00a0MacG\u00a025.\" id=\"return-footnote-60-322\" href=\"#footnote-60-322\" aria-label=\"Footnote 322\"><sup class=\"footnote\">[322]<\/sup><\/a>, ni de droit de repentir ou de retrait ou un autre droit moral.<\/p>\n<p>Si elle satisfait formellement aux exigences de l\u2019article\u00a06bis de la Convention de Berne (c\u2019est en tout cas le consensus au Royaume-Uni), cette protection n\u2019a que tr\u00e8s peu de points communs avec la protection du droit moral dans les pays de droit civil. Tout d\u2019abord, les droits moraux ne font pas partie du copyright<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0\u00a015.\" id=\"return-footnote-60-323\" href=\"#footnote-60-323\" aria-label=\"Footnote 323\"><sup class=\"footnote\">[323]<\/sup><\/a>. Ensuite, la qualit\u00e9 d\u2019auteur et de titulaire de certains droits moraux ne correspond pas n\u00e9cessairement. Ainsi dans le texte initial du CDPA\u00a01988 les r\u00e9alisateurs des films se voyaient reconna\u00eetre des droits moraux alors qu\u2019ils n\u2019avaient pas la qualit\u00e9 d\u2019auteur, et donc de titulaire initial, du copyright dans cette cat\u00e9gorie d\u2019\u0153uvres. De m\u00eame, comme indiqu\u00e9 les droits vis\u00e9s aux sections\u00a084 et 85 sont conf\u00e9r\u00e9s \u00e0 tous, ind\u00e9pendamment d\u2019une quelconque qualit\u00e9 d\u2019auteur, voire de l\u2019existence d\u2019une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e. Mais surtout, le l\u00e9gislateur britannique a choisi d\u2019introduire de nombreuses exceptions, restrictions, et limites \u00e0 l\u2019exercice des droits moraux ou aux rem\u00e8des disponibles, qui \u00e9cartent fortement la protection du mod\u00e8le continental.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>170._ Les r\u00e8gles communes_ <\/strong>Les droits moraux ne sont pas cessibles<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 94.\" id=\"return-footnote-60-324\" href=\"#footnote-60-324\" aria-label=\"Footnote 324\"><sup class=\"footnote\">[324]<\/sup><\/a>. Cependant, le consentement du titulaire, m\u00eame pr\u00e9alable, l\u00e9gitime l\u2019atteinte qui leur est port\u00e9e<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 87(1).\" id=\"return-footnote-60-325\" href=\"#footnote-60-325\" aria-label=\"Footnote 325\"><sup class=\"footnote\">[325]<\/sup><\/a>. Le titulaire des droits moraux peut \u00e9galement y renoncer par \u00e9crit<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 87(2).\" id=\"return-footnote-60-326\" href=\"#footnote-60-326\" aria-label=\"Footnote 326\"><sup class=\"footnote\">[326]<\/sup><\/a>. La renonciation peut porter sur une \u0153uvre d\u00e9termin\u00e9e, sur des \u0153uvres d\u2019une cat\u00e9gorie d\u00e9termin\u00e9e ou sur toutes les d\u2019\u0153uvres en g\u00e9n\u00e9ral, peut viser des \u0153uvres actuelles ou futures, et peut \u00eatre subordonn\u00e9e ou non \u00e0 une condition et \u00eatre sujette \u00e0 r\u00e9vocation<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-60-327\" href=\"#footnote-60-327\" aria-label=\"Footnote 327\"><sup class=\"footnote\">[327]<\/sup><\/a>. En outre, si elle est faite en faveur du titulaire ou du titulaire \u00e0 venir du copyright sur l\u2019\u0153uvre ou les \u0153uvres auxquelles elle se rapporte, elle est pr\u00e9sum\u00e9e s\u2019\u00e9tendre aux b\u00e9n\u00e9ficiaires de licences conc\u00e9d\u00e9es par l\u2019int\u00e9ress\u00e9 et \u00e0 leurs ayants cause, sauf disposition contraire expresse<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-60-328\" href=\"#footnote-60-328\" aria-label=\"Footnote 328\"><sup class=\"footnote\">[328]<\/sup><\/a>. Enfin les principes g\u00e9n\u00e9raux du droit des obligations et de l\u2019\u00e9quit\u00e9 (<em>estoppel<\/em>) s\u2019appliquent, de sorte qu\u2019une renonciation informelle peut \u00e9galement avoir effet.<\/p>\n<p>Les droits moraux ont une dur\u00e9e \u00e9quivalente au copyright<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a086(1).\" id=\"return-footnote-60-329\" href=\"#footnote-60-329\" aria-label=\"Footnote 329\"><sup class=\"footnote\">[329]<\/sup><\/a>, sauf le droit de ne pas se voir faussement attribuer la paternit\u00e9 d\u2019une \u0153uvre, qui expire vingt ans apr\u00e8s la mort de la personne faussement identifi\u00e9e comme l\u2019auteur<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a095(5).\" id=\"return-footnote-60-330\" href=\"#footnote-60-330\" aria-label=\"Footnote 330\"><sup class=\"footnote\">[330]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les r\u00e8gles de transmission \u00e0 cause de mort sont inscrites \u00e0 la section\u00a095 du CDPA\u00a01988, et renvoient pour la plupart au droit commun<a class=\"footnote\" title=\"Le droit de ne pas se voir faussement attribuer la paternit\u00e9 d\u2019une \u0153uvre est cependant soumis \u00e0 une r\u00e8gle sp\u00e9cifique.\" id=\"return-footnote-60-331\" href=\"#footnote-60-331\" aria-label=\"Footnote 331\"><sup class=\"footnote\">[331]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>171._ Le droit \u00e0 la paternit\u00e9 (droit d\u2019\u00eatre identifi\u00e9 en tant qu\u2019auteur)_ <\/strong>Aux termes de la section\u00a077 du CDPA\u00a01988, l\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique prot\u00e9g\u00e9e et le r\u00e9alisateur d\u2019un film prot\u00e9g\u00e9 ont le droit d\u2019\u00eatre identifi\u00e9s, respectivement en tant qu\u2019auteur ou r\u00e9alisateur de l\u2019\u0153uvre.<\/p>\n<p>Cependant, et il s\u2019agit d\u2019une limite importante, la loi pr\u00e9cise qu\u2019il ne peut y avoir d\u2019atteinte \u00e0 ce droit que s\u2019il a \u00e9t\u00e9 revendiqu\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 77(1).\" id=\"return-footnote-60-332\" href=\"#footnote-60-332\" aria-label=\"Footnote 332\"><sup class=\"footnote\">[332]<\/sup><\/a>. Le droit peut \u00eatre revendiqu\u00e9 de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale ou pour certaines formes d\u2019exploitation. La revendication est inscrite dans l\u2019acte de cession ou dans un document \u00e9tabli par \u00e9crit et sign\u00e9 par l\u2019auteur<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 78.\" id=\"return-footnote-60-333\" href=\"#footnote-60-333\" aria-label=\"Footnote 333\"><sup class=\"footnote\">[333]<\/sup><\/a>. Elle consiste en pratique \u00e0 indiquer que l\u2019auteur revendique le droit d\u2019\u00eatre identifi\u00e9 en tant qu\u2019auteur de l\u2019\u0153uvre.<\/p>\n<p>La loi d\u00e9taille \u00e9galement les conditions de l\u2019identification\u00a0pour les diff\u00e9rentes cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es, comme suit\u00a0:<\/p>\n<p>L\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire (\u00e0 l\u2019exclusion d\u2019un texte destin\u00e9 \u00e0 \u00eatre chant\u00e9 ou parl\u00e9 avec de la musique) ou d\u2019une \u0153uvre dramatique a le droit d\u2019\u00eatre identifi\u00e9 d\u00e8s lors que (a) l\u2019\u0153uvre est publi\u00e9e commercialement, repr\u00e9sent\u00e9e ou ex\u00e9cut\u00e9e en public, radiodiffus\u00e9e ou programm\u00e9e dans un service de c\u00e2blodistribution, ou (b) des copies d\u2019un film ou d\u2019un enregistrement sonore dans lequel figure l\u2019\u0153uvre sont diffus\u00e9es dans le public<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a077(2).\" id=\"return-footnote-60-334\" href=\"#footnote-60-334\" aria-label=\"Footnote 334\"><sup class=\"footnote\">[334]<\/sup><\/a>. En outre, lorsque l\u2019un de ces \u00e9v\u00e8nements se produit en relation avec une adaptation de l\u2019\u0153uvre, ce droit comprend aussi celui d\u2019\u00eatre identifi\u00e9 en tant qu\u2019auteur de l\u2019\u0153uvre \u00e0 partir de laquelle l\u2019adaptation a \u00e9t\u00e9 faite<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-60-335\" href=\"#footnote-60-335\" aria-label=\"Footnote 335\"><sup class=\"footnote\">[335]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>L\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre musicale, ou d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire consistant en un texte destin\u00e9 \u00e0 \u00eatre chant\u00e9 ou parl\u00e9 avec de la musique a le droit d\u2019\u00eatre identifi\u00e9 d\u00e8s lors que (a) l\u2019\u0153uvre est publi\u00e9e commercialement, (b) des copies d\u2019un enregistrement sonore de l\u2019\u0153uvre sont diffus\u00e9es dans le public\u00a0: ou (c) un film dont la piste sonore comprend l\u2019\u0153uvre est projet\u00e9 en public ou des copies de ce film sont diffus\u00e9es dans le public<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a077(3).\" id=\"return-footnote-60-336\" href=\"#footnote-60-336\" aria-label=\"Footnote 336\"><sup class=\"footnote\">[336]<\/sup><\/a>. En outre, lorsque l\u2019un de ces \u00e9v\u00e8nements concerne une adaptation de l\u2019\u0153uvre, ce droit comprend aussi celui d\u2019\u00eatre identifi\u00e9 en tant qu\u2019auteur de l\u2019\u0153uvre adapt\u00e9e<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-60-337\" href=\"#footnote-60-337\" aria-label=\"Footnote 337\"><sup class=\"footnote\">[337]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>L\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre artistique a le droit d\u2019\u00eatre identifi\u00e9 d\u00e8s lors que (a) l\u2019\u0153uvre est publi\u00e9e commercialement ou expos\u00e9e en public, ou une image de l\u2019\u0153uvre est communiqu\u00e9e au public\u00a0; (b) un film comprenant une image de l\u2019\u0153uvre est projet\u00e9 en public ou des copies de ce film sont diffus\u00e9es dans le public\u00a0; ou (c) s\u2019agissant d\u2019une \u0153uvre d\u2019architecture consistant en un \u00e9difice ou une maquette d\u2019\u00e9difice, d\u2019une sculpture ou d\u2019une \u0153uvre artistique artisanale, des copies d\u2019une \u0153uvre graphique la repr\u00e9sentant, ou d\u2019une photographie de cette \u0153uvre, sont diffus\u00e9es dans le public<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a077(4).\" id=\"return-footnote-60-338\" href=\"#footnote-60-338\" aria-label=\"Footnote 338\"><sup class=\"footnote\">[338]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>L\u2019auteur d\u2019un \u00e9difice a aussi le droit d\u2019\u00eatre identifi\u00e9 sur l\u2019\u00e9difice b\u00e2ti ou, lorsque plusieurs \u00e9difices sont b\u00e2tis d\u2019apr\u00e8s le m\u00eame plan, sur le premier d\u2019entre eux<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a077(5).\" id=\"return-footnote-60-339\" href=\"#footnote-60-339\" aria-label=\"Footnote 339\"><sup class=\"footnote\">[339]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le r\u00e9alisateur d\u2019un film a le droit d\u2019\u00eatre identifi\u00e9 d\u00e8s lors que le film est projet\u00e9 en public, communiqu\u00e9 au public ou que des copies en sont diffus\u00e9es dans le public<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a077(6).\" id=\"return-footnote-60-340\" href=\"#footnote-60-340\" aria-label=\"Footnote 340\"><sup class=\"footnote\">[340]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les modalit\u00e9s d\u2019identifications sont \u00e9galement d\u00e9finies par la loi \u00e0 la section\u00a077(7), comme suit\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Le droit reconnu \u00e0 l\u2019auteur ou au r\u00e9alisateur en vertu du pr\u00e9sent article consiste\u00a0:<\/p>\n<ol>\n<li style=\"text-align: justify;\">a) s\u2019agissant de la publication commerciale ou de la diffusion dans le public de copies d\u2019un film ou d\u2019un enregistrement sonore, \u00e0 \u00eatre identifi\u00e9 dans ou sur chaque copie ou, si cela n\u2019est pas possible, de toute autre mani\u00e8re permettant de porter son identit\u00e9 \u00e0 l\u2019attention de tout acqu\u00e9reur d\u2019une copie,<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">b) s\u2019agissant de l\u2019identification d\u2019un \u00e9difice, \u00e0 \u00eatre identifi\u00e9 de mani\u00e8re appropri\u00e9e de fa\u00e7on visible par les personnes qui p\u00e9n\u00e8trent dans l\u2019\u00e9difice ou qui s\u2019en approchent, et<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">c) dans tout autre cas, \u00e0 \u00eatre identifi\u00e9 de fa\u00e7on \u00e0 ce que son identit\u00e9 soit port\u00e9e \u00e0 l\u2019attention d\u2019une personne qui voit ou entend la repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution, l\u2019exposition, la projection ou la communication au public en question.\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Traduction OMPI.\" id=\"return-footnote-60-341\" href=\"#footnote-60-341\" aria-label=\"Footnote 341\"><sup class=\"footnote\">[341]<\/sup><\/a><\/li>\n<\/ol>\n<p>L\u2019article ajoute que l\u2019identification doit toujours \u00eatre claire et suffisamment en \u00e9vidence. Il pr\u00e9cise \u00e9galement que si l\u2019auteur ou le r\u00e9alisateur qui revendique le droit d\u2019\u00eatre identifi\u00e9 pr\u00e9cise un pseudonyme, des initiales ou tout autre mode particulier d\u2019identification, ce dernier doit \u00eatre utilis\u00e9\u00a0; \u00e0 d\u00e9faut, il est possible d\u2019avoir recours \u00e0 tout mode d\u2019identification normalement acceptable.<\/p>\n<p>Les exceptions au droit \u00e0 la paternit\u00e9 sont nombreuses<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a079.\" id=\"return-footnote-60-342\" href=\"#footnote-60-342\" aria-label=\"Footnote 342\"><sup class=\"footnote\">[342]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Tout d\u2019abord, le droit ne peut \u00eatre exerc\u00e9 pour les programmes d\u2019ordinateur, les dessins de caract\u00e8res typographiques et les \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es par ordinateur<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a079(2).\" id=\"return-footnote-60-343\" href=\"#footnote-60-343\" aria-label=\"Footnote 343\"><sup class=\"footnote\">[343]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Ensuite, le droit ne peut \u00eatre exerc\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019actes accomplis par le titulaire du copyright ou avec son autorisation lorsque l\u2019\u0153uvre est cr\u00e9\u00e9e par un employ\u00e9 et appartient \u00e0 l\u2019employeur en vertu des r\u00e8gles applicables aux cr\u00e9ations de salari\u00e9s<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a079(3).\" id=\"return-footnote-60-344\" href=\"#footnote-60-344\" aria-label=\"Footnote 344\"><sup class=\"footnote\">[344]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>\u00c9galement, plusieurs exceptions au copyright constituent \u00e9galement des exceptions au droit \u00e0 la paternit\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 79(4).\" id=\"return-footnote-60-345\" href=\"#footnote-60-345\" aria-label=\"Footnote 345\"><sup class=\"footnote\">[345]<\/sup><\/a>. Des exceptions sp\u00e9cifiques concernent les comptes rendus d\u2019\u00e9v\u00e8nements d\u2019actualit\u00e9, la publication dans un journal, un magazine ou un p\u00e9riodique similaire, une encyclop\u00e9die, un dictionnaire, un annuaire ou un autre ouvrage collectif de r\u00e9f\u00e9rence, d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique cr\u00e9\u00e9e en vue de cette publication ou mise \u00e0 disposition avec l\u2019autorisation de l\u2019auteur en vue de cette publication.<\/p>\n<p>Enfin, le droit ne peut \u00eatre exerc\u00e9 au regard d\u2019une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e par un copyright appartenant \u00e0 la Couronne ou au Parlement, ou une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e par un copyright appartenant \u00e0 titre originaire \u00e0 une organisation internationale en vertu de la section\u00a0168, \u00e0 moins que l\u2019auteur ou le r\u00e9alisateur n\u2019ait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9 en tant que tel dans ou sur des copies ou exemplaires publi\u00e9s de l\u2019\u0153uvre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>172._ Le droit \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 de l\u2019\u0153uvre (<em>right to object to derogatory treatments<\/em>)_\u00a0<\/strong>Aux termes de la section\u00a080, \u00ab\u00a0l\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique prot\u00e9g\u00e9e et le r\u00e9alisateur d\u2019un film prot\u00e9g\u00e9 a le droit, dans les conditions pr\u00e9vues dans le pr\u00e9sent article, \u00e0 ce que son \u0153uvre de fasse pas l\u2019objet de traitements lui portant atteinte (<em>derogatory treatments<\/em>)\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Les \u00ab\u00a0traitements\u00a0\u00bb sont d\u00e9finies comme \u00ab\u00a0toute adjonction ou suppression ainsi que toute transformation ou adaptation de l\u2019\u0153uvre, \u00e0 l\u2019exclusion d\u2019une traduction d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire ou dramatique, ou d\u2019un arrangement ou d\u2019une transcription d\u2019une \u0153uvre musicale se limitant \u00e0 un changement de cl\u00e9 ou de tonalit\u00e9\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a080(2).\" id=\"return-footnote-60-346\" href=\"#footnote-60-346\" aria-label=\"Footnote 346\"><sup class=\"footnote\">[346]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>En outre, la modification (<em>treatment<\/em>) d\u2019une \u0153uvre \u00ab\u00a0porte atteinte \u00e0 celle-ci (<em>is derogatory<\/em>) si elle se traduit par une d\u00e9formation ou une mutilation de l\u2019\u0153uvre ou est d\u2019une autre mani\u00e8re pr\u00e9judiciable \u00e0 l\u2019honneur ou \u00e0 la r\u00e9putation de l\u2019auteur ou du r\u00e9alisateur\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-60-347\" href=\"#footnote-60-347\" aria-label=\"Footnote 347\"><sup class=\"footnote\">[347]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La loi pr\u00e9cise \u00e9galement la nature des atteintes prohib\u00e9es\u00a0pour les diff\u00e9rentes cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es\u00a0:<\/p>\n<p>Pour les \u0153uvres litt\u00e9raires, dramatiques ou musicales, la loi vise la publication commerciale, la repr\u00e9sentation publique, la communication au public d\u2019une version mutil\u00e9e de l\u2019\u0153uvre, ainsi que la diffusion dans le public de copies d\u2019un film ou d\u2019un enregistrement sonore comprenant une version mutil\u00e9e de l\u2019\u0153uvre (<em>a derogatory treatment of the work<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a080(3).\" id=\"return-footnote-60-348\" href=\"#footnote-60-348\" aria-label=\"Footnote 348\"><sup class=\"footnote\">[348]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Pour les \u0153uvres artistiques, la loi vise la publication commerciale, l\u2019exposition publique, la communication au public d\u2019une version mutil\u00e9e de l\u2019\u0153uvre, la pr\u00e9sentation au public d\u2019un film incluant une image d\u2019une mutilation de l\u2019\u0153uvre et la distribution de copies d\u2019un tel film. En outre, pour les \u0153uvres d\u2019architecture consistant dans des maquettes de b\u00e2timents, des sculptures ou des \u0153uvres artistiques artisanales (<em>works of artistic craftsmanship<\/em>), est interdite la distribution de copies d\u2019une \u0153uvre graphique ou d\u2019une photographie repr\u00e9sentant une version mutil\u00e9e de l\u2019oeuvre.<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a080(4).\" id=\"return-footnote-60-349\" href=\"#footnote-60-349\" aria-label=\"Footnote 349\"><sup class=\"footnote\">[349]<\/sup><\/a>. Ces dispositions ne sont pas applicables \u00e0 une \u0153uvre d\u2019architecture consistant en un \u00e9difice\u00a0; toutefois, lorsque l\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre de cette nature est identifi\u00e9 sur l\u2019\u00e9difice et que celui-ci fait l\u2019objet d\u2019une mutilation, il peut exiger la suppression de cette identification<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a080(5).\" id=\"return-footnote-60-350\" href=\"#footnote-60-350\" aria-label=\"Footnote 350\"><sup class=\"footnote\">[350]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Enfin, pour les films, la loi sanctionne la projection publique ou la communication au public d\u2019une version mutil\u00e9e du film, ainsi que la distribution de copies d\u2019une version mutil\u00e9e du film<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a080(6).\" id=\"return-footnote-60-351\" href=\"#footnote-60-351\" aria-label=\"Footnote 351\"><sup class=\"footnote\">[351]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le droit \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 s\u2019\u00e9tend \u00e0 la modification partielle d\u2019une \u0153uvre r\u00e9sultant d\u2019une modification pr\u00e9c\u00e9demment op\u00e9r\u00e9e par une autre personne que l\u2019auteur (ou le r\u00e9alisateur, pour les films), si les parties de l\u2019\u0153uvre ainsi modifi\u00e9es sont attribu\u00e9es \u00e0 l\u2019auteur (ou au r\u00e9alisateur) ou sont de nature \u00e0 \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme \u00e9tant son \u0153uvre<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a080(7).\" id=\"return-footnote-60-352\" href=\"#footnote-60-352\" aria-label=\"Footnote 352\"><sup class=\"footnote\">[352]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La d\u00e9tention \u00e0 des fins commerciales et divers actes de d\u00e9bit d\u2019articles comprenant des oeuvres mutil\u00e9es constituent des atteintes au droit \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 (actes de contrefa\u00e7on secondaires), sous r\u00e9serve que la personne ait connaissance de leur caract\u00e8re contrefaisant ou soit dans une situation le laissant pr\u00e9sumer<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a083\u00a0: \u00ab\u00a0(1) The right conferred by section 80 (right to object to derogatory treatment of work) is also infringed by a person who--(a) possesses in the course of a business, or(b) sells or lets for hire, or offers or exposes for sale or hire, or(c) in the course of a business exhibits in public or distributes, or(d) distributes otherwise than in the course of a business so as to affect prejudicially the honour or reputation of the author or director,an article which is, and which he knows or has reason to believe is, an infringing article.(2) An &quot;infringing article&quot; means a work or a copy of a work which--(a) has been subjected to derogatory treatment within the meaning of section 80, and(b) has been or is likely to be the subject of any of the acts mentioned in that section in circumstances infringing that right.\u00a0\u00bb\" id=\"return-footnote-60-353\" href=\"#footnote-60-353\" aria-label=\"Footnote 353\"><sup class=\"footnote\">[353]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les exceptions au droit \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 sont nombreuses<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a081.\" id=\"return-footnote-60-354\" href=\"#footnote-60-354\" aria-label=\"Footnote 354\"><sup class=\"footnote\">[354]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Tout d\u2019abord, le droit ne peut \u00eatre exerc\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019un programme d\u2019ordinateur ou d\u2019une \u0153uvre cr\u00e9\u00e9e par ordinateur, ou au regard d\u2019une \u0153uvre cr\u00e9\u00e9e en vue de rendre compte d\u2019\u00e9v\u00e8nements d\u2019actualit\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 81(2) et (3).\" id=\"return-footnote-60-355\" href=\"#footnote-60-355\" aria-label=\"Footnote 355\"><sup class=\"footnote\">[355]<\/sup><\/a>. Il ne peut non plus \u00eatre exerc\u00e9 en cas de publication dans un journal, un magazine ou un p\u00e9riodique analogue, une encyclop\u00e9die, un dictionnaire, un annuaire ou un autre ouvrage collectif de r\u00e9f\u00e9rence d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique cr\u00e9\u00e9e en vue de cette publication ou mise \u00e0 disposition avec l\u2019autorisation de l\u2019auteur en vue de cette publication<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 81(4).\" id=\"return-footnote-60-356\" href=\"#footnote-60-356\" aria-label=\"Footnote 356\"><sup class=\"footnote\">[356]<\/sup><\/a>. Le droit ne peut pas non plus \u00eatre exerc\u00e9 au regard d\u2019une exploitation ult\u00e9rieure de cette \u0153uvre en un autre lieu sans aucune modification de la version publi\u00e9e<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-60-357\" href=\"#footnote-60-357\" aria-label=\"Footnote 357\"><sup class=\"footnote\">[357]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Ensuite, ne porte pas atteinte au droit tout acte qui, en vertu de la section\u00a057 (\u0153uvres anonymes ou pseudonymes\u00a0: actes autoris\u00e9s dans l\u2019hypoth\u00e8se de l\u2019expiration du copyright ou du d\u00e9c\u00e8s de l\u2019auteur), ne porterait pas atteinte au copyright<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a081(5).\" id=\"return-footnote-60-358\" href=\"#footnote-60-358\" aria-label=\"Footnote 358\"><sup class=\"footnote\">[358]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>\u00c9galement, ne peuvent \u00eatre contrefaisant les actes accomplis dans le but (a) d\u2019\u00e9viter qu\u2019un d\u00e9lit soit commis, (b) de respecter une obligation impos\u00e9e aux termes d\u2019un texte en vigueur ou en vertu d\u2019un tel texte, ou (c) s\u2019agissant de la British Broadcasting Corporation, d\u2019\u00e9viter que figure dans l\u2019un de ses programmes tout \u00e9l\u00e9ment contraire au bon go\u00fbt ou \u00e0 la d\u00e9cence, ou de nature \u00e0 pousser ou \u00e0 inciter au crime, \u00e0 provoquer des d\u00e9sordres ou \u00e0 heurter l\u2019opinion publique. Cependant, ces exceptions s\u2019appliquent sous r\u00e9serve de l\u2019insertion d\u2019un avertissement suffisant (<em>a sufficient disclaimer<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"Mais uniquement \u00a0lorsque\u00a0 l\u2019auteur ou le r\u00e9alisateur sont identifi\u00e9s au moment de l\u2019acte ou sur des copies ou exemplaires publi\u00e9s de l\u2019\u0153uvre. CDPA 1988, s.\u00a081(6).\" id=\"return-footnote-60-359\" href=\"#footnote-60-359\" aria-label=\"Footnote 359\"><sup class=\"footnote\">[359]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Enfin, le droit \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 ne peut \u00eatre exerc\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019aucun acte accompli par le titulaire du copyright ou avec son autorisation lorsque l\u2019\u0153uvre est cr\u00e9\u00e9e par un employ\u00e9 et appartient \u00e0 l\u2019employeur en vertu des r\u00e8gles applicables aux cr\u00e9ations de salari\u00e9s, ou pour les \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es par un <em>Crown<\/em> ou <em>Parliamentary copyright<\/em> ou appartenant \u00e0 titre originaire \u00e0 une organisation internationale, \u00e0 la condition d\u2019une identification et d\u2019un avertissement suffisant<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a082.\" id=\"return-footnote-60-360\" href=\"#footnote-60-360\" aria-label=\"Footnote 360\"><sup class=\"footnote\">[360]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>173._ Fausse attribution et vie priv\u00e9e_ <\/strong>Comme indiqu\u00e9, le CDPA\u00a01988 a introduit deux autres droits, express\u00e9ment qualifi\u00e9s de droits moraux, mais qui n\u2019ont que peu de rapports avec le concept civiliste de droit moral.<\/p>\n<p>Le premier est le droit de s\u2019opposer \u00e0 une fausse attribution de paternit\u00e9. Ce droit, issu du tort de<em> passing off<\/em><a class=\"footnote\" title=\"V. Tome 3, et 1\u00e8re \u00e9d. 2017, n\u00b0\u00a0463.\" id=\"return-footnote-60-361\" href=\"#footnote-60-361\" aria-label=\"Footnote 361\"><sup class=\"footnote\">[361]<\/sup><\/a>, a \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9 pour la premi\u00e8re fois dans la section\u00a07(4) du Fine Art Copyright Act\u00a01862. Il est d\u00e9crit \u00e0 l\u2019article\u00a084 du CDPA\u00a01988 qui dispose\u00a0que toute personne a le droit, dans les conditions mentionn\u00e9es par l\u2019article, de ne pas se voir faussement attribuer (explicitement ou implicitement) la paternit\u00e9 d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique, ou la qualit\u00e9 de r\u00e9alisateur d\u2019un <em>film<\/em>. L\u2019article pr\u00e9cise les conditions d\u2019application de ce droit mais ne pr\u00e9voit pas d\u2019exceptions.<\/p>\n<p>Le second, encore plus \u00e9loign\u00e9 du concept de droit moral, et \u00e0 la port\u00e9e tr\u00e8s limit\u00e9e, est un droit \u00e0 la vie priv\u00e9e au regard de certains films et photographies. La section\u00a085 du CDPA\u00a01988 dispose que lorsqu\u2019une photographie a \u00e9t\u00e9 prise ou un film r\u00e9alis\u00e9 sur commande pour l\u2019usage personnel et priv\u00e9 de la personne ayant command\u00e9 l\u2019\u0153uvre, celle-ci a le droit de s\u2019opposer aux actes suivants lorsque l\u2019\u0153uvre ainsi r\u00e9alis\u00e9e est prot\u00e9g\u00e9e\u00a0: diffusion dans le public de copies ou d\u2019exemplaires de l\u2019\u0153uvre, exposition ou projection publique de l\u2019\u0153uvre, ou radiodiffusion de l\u2019\u0153uvre ou programmation de celle-ci dans un service de c\u00e2blodistribution. Des exceptions sont pr\u00e9vues<a class=\"footnote\" title=\"Ne porte pas atteinte au droit un acte qui, en vertu des dispositions suivantes, ne porterait pas atteinte au copyright sur l\u2019\u0153uvre\u00a0: article\u00a031 (inclusion fortuite de l\u2019\u0153uvre dans une \u0153uvre artistique, un film, une \u00e9mission de radiodiffusion ou un programme distribu\u00e9 par c\u00e2ble)\u00a0; article\u00a045 (proc\u00e9dures parlementaires et judiciaires)\u00a0; cj article\u00a046 (commissions royales et enqu\u00eates l\u00e9gales)\u00a0; dj article\u00a050 (actes accomplis en vertu de la loi)\u00a0; ej article\u00a057 (d\u2019\u0153uvres anonymes ou pseudonymes\u00a0: actes autoris\u00e9s dans l\u2019hypoth\u00e8se de l\u2019expiration du copyright ou du d\u00e9c\u00e8s de l\u2019auteur).\" id=\"return-footnote-60-362\" href=\"#footnote-60-362\" aria-label=\"Footnote 362\"><sup class=\"footnote\">[362]<\/sup><\/a>. Ce droit, qui constitue un droit limit\u00e9 \u00e0 l\u2019image et \u00e0 la vie priv\u00e9e, n\u2019a \u00e9videmment rien \u00e0 voir avec un droit moral au sens du droit d\u2019auteur.<\/p>\n<h3><strong>B. Le <em>publication right<\/em><\/strong><\/h3>\n<p><strong>174._ Pr\u00e9sentation de la protection_ <\/strong>La protection pr\u00e9vue par la directive dur\u00e9e pour les \u0153uvres tomb\u00e9es dans le domaine public et publi\u00e9es ou communiqu\u00e9es licitement au public pour la premi\u00e8re fois<a class=\"footnote\" title=\"Directive 2006\/116\/CE, art. 4.\" id=\"return-footnote-60-363\" href=\"#footnote-60-363\" aria-label=\"Footnote 363\"><sup class=\"footnote\">[363]<\/sup><\/a> a \u00e9t\u00e9 transpos\u00e9e au Royaume-Uni sous la forme d\u2019un <em>publication right<\/em>. Ce droit est d\u00e9fini non pas dans le CDPA\u00a01988, mais dans les Copyright and Related Rights Regulations\u00a01996<a class=\"footnote\" title=\"SI 1996\u00a0No.\u00a02967.\" id=\"return-footnote-60-364\" href=\"#footnote-60-364\" aria-label=\"Footnote 364\"><sup class=\"footnote\">[364]<\/sup><\/a>. Le droit, d\u00e9fini comme un \u00ab\u00a0droit de propri\u00e9t\u00e9 \u00e9quivalent au copyright\u00a0\u00bb, appartient \u00e0 toute personne qui, \u00e0 l\u2019expiration du copyright correspondant, publie pour la premi\u00e8re fois une \u0153uvre auparavant non publi\u00e9e<a class=\"footnote\" title=\"SI 1996 No. 2967, Reg. 16.\" id=\"return-footnote-60-365\" href=\"#footnote-60-365\" aria-label=\"Footnote 365\"><sup class=\"footnote\">[365]<\/sup><\/a>. Il ne s\u2019applique qu\u2019aux \u0153uvres litt\u00e9raires, dramatiques, musicales, artistiques et aux films (vid\u00e9ogrammes)<a class=\"footnote\" title=\"SI 1996 No. 2967, Reg. 16(7).\" id=\"return-footnote-60-366\" href=\"#footnote-60-366\" aria-label=\"Footnote 366\"><sup class=\"footnote\">[366]<\/sup><\/a>. Les \u0153uvres auparavant prot\u00e9g\u00e9es par un <em>Crown<\/em> ou <em>Parliamentary copyright<\/em> sont \u00e9galement exclues de la protection<a class=\"footnote\" title=\"SI 1996 No. 2967, Reg. 16(6).\" id=\"return-footnote-60-367\" href=\"#footnote-60-367\" aria-label=\"Footnote 367\"><sup class=\"footnote\">[367]<\/sup><\/a>. Seules sont \u00e9ligibles les \u0153uvres publi\u00e9es pour la premi\u00e8re fois dans l\u2019Espace \u00e9conomique europ\u00e9en et publi\u00e9es par une personne ayant la nationalit\u00e9 d\u2019un \u00e9tat membre de l\u2019EEE<a class=\"footnote\" title=\"SI 1996 No. 2967, Reg. 16(4).\" id=\"return-footnote-60-368\" href=\"#footnote-60-368\" aria-label=\"Footnote 368\"><sup class=\"footnote\">[368]<\/sup><\/a>. La publication s\u2019entend de toute communication au public, notamment par distribution d\u2019exemplaires, par mise \u00e0 disposition sur un r\u00e9seau de communication \u00e9lectronique, par location ou pr\u00eat, par repr\u00e9sentation ou exposition publique ou par radiodiffusion<a class=\"footnote\" title=\"SI 1996 No. 2967, Reg.16(2).\" id=\"return-footnote-60-369\" href=\"#footnote-60-369\" aria-label=\"Footnote 369\"><sup class=\"footnote\">[369]<\/sup><\/a>. Cependant, sont exclus les actes de communication au public r\u00e9alis\u00e9 sans le consentement du propri\u00e9taire du support de l\u2019\u0153uvre<a class=\"footnote\" title=\"SI 1996 No. 2967, Reg. 16(3).\" id=\"return-footnote-60-370\" href=\"#footnote-60-370\" aria-label=\"Footnote 370\"><sup class=\"footnote\">[370]<\/sup><\/a>. La dur\u00e9e des droits est de vingt-cinq ans \u00e0 compter de la fin de l\u2019ann\u00e9e calendaire de premi\u00e8re publication<a class=\"footnote\" title=\"SI 1996 No. 2967, Reg. 16(6).\" id=\"return-footnote-60-371\" href=\"#footnote-60-371\" aria-label=\"Footnote 371\"><sup class=\"footnote\">[371]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La plupart des dispositions de la Partie\u00a0I du CDPA\u00a01988 relatives aux droits exclusifs (\u00e0 l\u2019exclusion des droits moraux), aux exceptions<a class=\"footnote\" title=\"Sous r\u00e9serve des exceptions pr\u00e9vues aux sections\u00a057, 64, 66A et 67 de la loi.\" id=\"return-footnote-60-372\" href=\"#footnote-60-372\" aria-label=\"Footnote 372\"><sup class=\"footnote\">[372]<\/sup><\/a>, aux contrats, aux rem\u00e8des et aux sanctions<a class=\"footnote\" title=\"Sous r\u00e9serve de certaines exclusions et adaptations.\" id=\"return-footnote-60-373\" href=\"#footnote-60-373\" aria-label=\"Footnote 373\"><sup class=\"footnote\">[373]<\/sup><\/a> sont applicables au publication right<a class=\"footnote\" title=\"SI 1996 No. 2967, Reg. 17.\" id=\"return-footnote-60-374\" href=\"#footnote-60-374\" aria-label=\"Footnote 374\"><sup class=\"footnote\">[374]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>\u00c0 ce jour le <em>publication right<\/em> ne semble pas avoir donn\u00e9 lieu \u00e0 jurisprudence.<\/p>\n<h3><strong>C. Artistes-interpr\u00e8tes (<em>performers<\/em>) et <em>recording rights<\/em><\/strong><\/h3>\n<p><strong>175._ Origine et \u00e9volution de la protection_<\/strong><a class=\"footnote\" title=\"R.\u00a0Arnold, Performers\u2019 Rights, 4e \u00e9d., Sweet &amp; Maxwell, 2008.\" id=\"return-footnote-60-375\" href=\"#footnote-60-375\" aria-label=\"Footnote 375\"><sup class=\"footnote\">[375]<\/sup><\/a> Au Royaume-Uni comme en France, le l\u00e9gislateur a longtemps \u00e9t\u00e9 r\u00e9ticent \u00e0 conf\u00e9rer aux artistes-interpr\u00e8tes un droit exclusif sur leurs interpr\u00e9tations. Le <em>Dramatic\u00a0and Musical Performers\u2019 Protection Act<\/em> de 1925 avait institu\u00e9 des sanctions p\u00e9nales en cas d\u2019enregistrement sans autorisation des interpr\u00e9tations vivantes et de diffusion des enregistrements ainsi r\u00e9alis\u00e9s. Mais les artistes interpr\u00e8tes ne pouvaient agir au civil, sauf sur le fondement de leur contrat ou de certains <em>torts<\/em> \u00e0 la port\u00e9e tr\u00e8s limit\u00e9e<a class=\"footnote\" title=\"Pour des tentatives infructueuses de reconnaissance d\u2019un droit d\u2019agir au civil, V. Musical Performers Protection Association Ltd v. British International Picture (1930) 46\u00a0TLR\u00a0485\u00a0; \u00e9galement Island Records Ltd v. Corkindale\u00a0; sub nom. ex parte Island Records Ltd [1978] Ch\u00a0122\u00a0; [1978] 3\u00a0WLR\u00a023\u00a0; [1978] 3\u00a0All ER\u00a0824, CA\u00a0; RCA Corp. and RCA Ltd v. Pollard [1983] Ch\u00a0135\u00a0; [1982] 3\u00a0WLR\u00a01007\u00a0; [1982] 3 All ER 771, CA.\" id=\"return-footnote-60-376\" href=\"#footnote-60-376\" aria-label=\"Footnote 376\"><sup class=\"footnote\">[376]<\/sup><\/a>. Il faudra attendre 1988 pour qu\u2019un droit d\u2019agir au civil pour violation d\u2019une obligation l\u00e9gale impos\u00e9e par le Performers Protection Acts soit finalement reconnu<a class=\"footnote\" title=\"Rickless v. United Artists Corp [1988] QB 40\u00a0; [1987] 2 WLR 945\u00a0; [1987] 1 All ER 679 (concernant l\u2019utilisation dans le film \u00c0 la poursuite de la Panth\u00e8re Rose (The Trail of the Pink Panther) de rushes issus de pr\u00e9c\u00e9dents films de la s\u00e9rie La Panth\u00e8re Rose).\" id=\"return-footnote-60-377\" href=\"#footnote-60-377\" aria-label=\"Footnote 377\"><sup class=\"footnote\">[377]<\/sup><\/a><em>. <\/em>Faisant suite aux recommandations du Whitford Committee, le CDPA\u00a01988 a abrog\u00e9 les <em>Performers Protection Acts<\/em> et a introduit des droits exclusifs sur les interpr\u00e9tations, en conf\u00e9rant aux interpr\u00e8tes des droits (limit\u00e9s et non cessibles) sur leurs interpr\u00e9tations (et par voie de cons\u00e9quences les actions et rem\u00e8des correspondants), et \u00e0 leurs contractants titulaires de contrats d\u2019enregistrement exclusifs des \u00ab\u00a0droits d\u2019enregistrement\u00a0\u00bb (<em>recording rights<\/em>).<\/p>\n<p>En 1996, faisant suite \u00e0 l\u2019harmonisation communautaire sur ce point, les <em>Copyright and Related Rights Regulations<\/em> ont introduit de nouveaux droits en faveur des artistes-interpr\u00e8tes, cette fois cessibles et transmissibles, sous la forme de droits de reproduction, de distribution, de pr\u00eat et de location<a class=\"footnote\" title=\"Reg. 20, s. 191A.\" id=\"return-footnote-60-378\" href=\"#footnote-60-378\" aria-label=\"Footnote 378\"><sup class=\"footnote\">[378]<\/sup><\/a>. Les Regulations ont \u00e9galement pr\u00e9cis\u00e9 les r\u00e8gles applicables au transfert de ces droits<a class=\"footnote\" title=\"Reg. 21.\" id=\"return-footnote-60-379\" href=\"#footnote-60-379\" aria-label=\"Footnote 379\"><sup class=\"footnote\">[379]<\/sup><\/a>, et ont introduit une pr\u00e9somption de cession du droit de location sur le film au producteur<a class=\"footnote\" title=\"Reg. 21, 48.\" id=\"return-footnote-60-380\" href=\"#footnote-60-380\" aria-label=\"Footnote 380\"><sup class=\"footnote\">[380]<\/sup><\/a>. Cette r\u00e9forme a institu\u00e9 deux droits \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable : le premier pour la repr\u00e9sentation publique ou l\u2019inclusion d\u2019un phonogramme du commerce dans un programme radiodiffus\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"Reg. 20, new s. 182D.\" id=\"return-footnote-60-381\" href=\"#footnote-60-381\" aria-label=\"Footnote 381\"><sup class=\"footnote\">[381]<\/sup><\/a> ; le second, pour la location de l\u2019enregistrement de l\u2019interpr\u00e9tation, lorsque le droit de location est transf\u00e9r\u00e9 au producteur du phonogramme ou du film<a class=\"footnote\" title=\"Reg. 21, new s. 191G.\" id=\"return-footnote-60-382\" href=\"#footnote-60-382\" aria-label=\"Footnote 382\"><sup class=\"footnote\">[382]<\/sup><\/a>. Enfin, les sch\u00e9mas de gestion collective des droits des artistes interpr\u00e8tes ont fait l&rsquo;objet de dispositions similaires \u00e0 celles mises en place pour les auteurs<a class=\"footnote\" title=\"Reg. 22.\" id=\"return-footnote-60-383\" href=\"#footnote-60-383\" aria-label=\"Footnote 383\"><sup class=\"footnote\">[383]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les I<em>nformation Society Regulations de 2003<\/em> ont compl\u00e9t\u00e9 les droits exclusifs en introduisant le droit de mise \u00e0 disposition pr\u00e9vu \u00e0 l\u2019article\u00a03(2) de la directive de 2001. Les Regulations ont \u00e9galement modifi\u00e9 plusieurs exceptions.<\/p>\n<p>Enfin, les <em>Performances (Moral Rights, etc.) Regulations\u00a02006<\/em><a class=\"footnote\" title=\"SI 2006 No. 18.\" id=\"return-footnote-60-384\" href=\"#footnote-60-384\" aria-label=\"Footnote 384\"><sup class=\"footnote\">[384]<\/sup><\/a> ont mis en \u0153uvre les dispositions du Trait\u00e9 OMPI sur les artistes interpr\u00e8tes et les phonogrammes, et en particulier l\u2019article 5 sur les droits moraux.<\/p>\n<p>A la date du pr\u00e9sent ouvrage, le Royaume-Uni n&rsquo;a toujours pas ratifi\u00e9 le Trait\u00e9 de Beijing, pourtant sign\u00e9 en 2013. Le Gouvernement britannique a cependant exprim\u00e9 son souhait de proc\u00e9der \u00e0 cette ratification, et a lanc\u00e9 une consultation sur ce point en octobre 2023. Pour les raisons expos\u00e9s plus haut<a class=\"footnote\" title=\"V. supra, n\u00b0 29.\" id=\"return-footnote-60-385\" href=\"#footnote-60-385\" aria-label=\"Footnote 385\"><sup class=\"footnote\">[385]<\/sup><\/a>, cette ratification impliquera une mise en conformit\u00e9 pr\u00e9alable de la loi anglaise au trait\u00e9. En effet, le CDPA 1988 ne pr\u00e9voit pas une protection du droit moral des artistes-interpr\u00e8tes pour leurs interpr\u00e9tations fix\u00e9es sur un vid\u00e9ogramme, et ne consacre pas les droits sur les interpr\u00e9tations audiovisuelles pr\u00e9vus par l&rsquo;article 11 du trait\u00e9 (droits de communication au public \/ ou droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration correspondant une fois que l&rsquo;autorisation de fixer l&rsquo;interpr\u00e9tation sur vid\u00e9ogramme a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e ; \u00e9tant cependant pr\u00e9cis\u00e9 que ces droits peuvent \u00eatre \u00e9cart\u00e9s).<\/p>\n<p>Sous ces r\u00e9serves, les modifications successives op\u00e9r\u00e9e depuis 1988 avaient mis en place un sch\u00e9ma assez proche des protections conf\u00e9r\u00e9es dans les autres pays europ\u00e9ens. La loi britannique s&rsquo;en \u00e9loigne d\u00e9sormais, en l&rsquo;absence de transposition des droits pr\u00e9vus par la directive 2019\/790 au profit des artistes-interpr\u00e8tes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>176._ Les interpr\u00e9tations prot\u00e9g\u00e9es_ <\/strong>Le CDPA\u00a01988 donne une d\u00e9finition des interpr\u00e9tations prot\u00e9g\u00e9es. Au sens de la loi, sont prot\u00e9g\u00e9es\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">les interpr\u00e9tations dramatiques (incluant la danse et le mime) ;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">les interpr\u00e9tations musicales ;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">la lecture ou la r\u00e9citation d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire ; et<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">l\u2019interpr\u00e9tation d\u2019un spectacle de vari\u00e9t\u00e9s (<em>performance of a variety act<\/em>) ou toute pr\u00e9sentation similaire<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0180(2).\" id=\"return-footnote-60-386\" href=\"#footnote-60-386\" aria-label=\"Footnote 386\"><sup class=\"footnote\">[386]<\/sup><\/a>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La protection ne sugg\u00e8re pas l\u2019existence d\u2019une \u0153uvre pr\u00e9existante, sauf en ce qui concerne \u00ab\u00a0la lecture ou r\u00e9citation d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire\u00a0\u00bb. Les improvisions semblent donc largement prot\u00e9g\u00e9es<a class=\"footnote\" title=\"Sauf peut-\u00eatre les interviews en vertu du point (c).\" id=\"return-footnote-60-387\" href=\"#footnote-60-387\" aria-label=\"Footnote 387\"><sup class=\"footnote\">[387]<\/sup><\/a>. Par contre, la d\u00e9finition semble exclure les prestations sportives, sauf dans la mesure o\u00f9 elles pr\u00e9sentent un caract\u00e8re artistique.<\/p>\n<p>La loi ne pr\u00e9voit aucune exclusion concernant les artistes de compl\u00e9ment.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>177._ Les droits conf\u00e9r\u00e9s: les droits \u00e9conomiques_ <\/strong>Le Royaume-Uni a choisi de transposer les dispositions des directives relatives aux droits des artistes interpr\u00e8tes selon un sch\u00e9ma assez complexe, qui pr\u00e9serve les choix effectu\u00e9s dans le texte d\u2019origine du CDPA\u00a01988. Les droits exclusifs des artistes interpr\u00e8tes, qui ne vont pas au-del\u00e0 du minimum pr\u00e9vu par les directives, sont organis\u00e9s au travers de deux s\u00e9ries de droits\u00a0: des droits incessibles (<em>non property-rights<\/em>) et des droits cessibles (<em>property rights<\/em>).<\/p>\n<p>Les droits incessibles<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0192A.\" id=\"return-footnote-60-388\" href=\"#footnote-60-388\" aria-label=\"Footnote 388\"><sup class=\"footnote\">[388]<\/sup><\/a> correspondent aux droits accord\u00e9s \u00e0 l\u2019origine par le CDPA\u00a01988 (sous r\u00e9serve de quelques modifications apport\u00e9es par les Copyright and Related Rights Regulations\u00a02003). Ils comprennent\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">le droit de consentir \u00e0 l\u2019enregistrement de la totalit\u00e9 ou d\u2019une partie substantielle de leurs interpr\u00e9tations vivantes<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 182(1)(a).\" id=\"return-footnote-60-389\" href=\"#footnote-60-389\" aria-label=\"Footnote 389\"><sup class=\"footnote\">[389]<\/sup><\/a>;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">le droit de consentir \u00e0 la radiodiffusion (<em>broadcasting<\/em>) en direct de la totalit\u00e9 ou d\u2019une partie substantielle de leurs interpr\u00e9tations<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0182(1)(b).\" id=\"return-footnote-60-390\" href=\"#footnote-60-390\" aria-label=\"Footnote 390\"><sup class=\"footnote\">[390]<\/sup><\/a>;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">le droit de consentir \u00e0 l\u2019enregistrement de la totalit\u00e9 ou d\u2019une partie substantielle de leurs interpr\u00e9tations directement \u00e0 partir d\u2019une radiodiffusion (<em>broadcast<\/em>) de leur interpr\u00e9tation vivante<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0182(1)(c).\" id=\"return-footnote-60-391\" href=\"#footnote-60-391\" aria-label=\"Footnote 391\"><sup class=\"footnote\">[391]<\/sup><\/a>;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">le droit de consentir \u00e0 la pr\u00e9sentation au public de la totalit\u00e9 ou d\u2019une partie substantielle de leurs interpr\u00e9tations ou \u00e0 leur communication au public au moyen d\u2019un enregistrement de leur interpr\u00e9tation fait sans leur consentement<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 183.\" id=\"return-footnote-60-392\" href=\"#footnote-60-392\" aria-label=\"Footnote 392\"><sup class=\"footnote\">[392]<\/sup><\/a>; et<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">le droit d\u2019interdire l\u2019importation, la possession ou la distribution non autoris\u00e9e d\u2019enregistrements illicites (<em>secondary infringement<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0184.\" id=\"return-footnote-60-393\" href=\"#footnote-60-393\" aria-label=\"Footnote 393\"><sup class=\"footnote\">[393]<\/sup><\/a>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces droits ne peuvent pas \u00eatre c\u00e9d\u00e9s <em>inter vivos<\/em>, mais peuvent faire l\u2019objet de licence et sont transmissibles \u00e0 cause de mort.<\/p>\n<p>Les droits cessibles (<em>performers\u2019 property rights<\/em>), tels qu\u2019\u00e9tendus par les <em>Copyright and Related Rights Regulations\u00a02003<\/em> et les <em>Performances (Moral Rights, etc.) Regulations\u00a02006<\/em>, comprennent\u00a0: (a) un droit de reproduction<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0182A.\" id=\"return-footnote-60-394\" href=\"#footnote-60-394\" aria-label=\"Footnote 394\"><sup class=\"footnote\">[394]<\/sup><\/a>\u00a0; (b) un droit de distribuer les copies au public (sous r\u00e9serve d\u2019un \u00e9puisement communautaire)<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0182B.\" id=\"return-footnote-60-395\" href=\"#footnote-60-395\" aria-label=\"Footnote 395\"><sup class=\"footnote\">[395]<\/sup><\/a>\u00a0; (c) des droits de location et de pr\u00eat<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 182C.\" id=\"return-footnote-60-396\" href=\"#footnote-60-396\" aria-label=\"Footnote 396\"><sup class=\"footnote\">[396]<\/sup><\/a> ; (d) un droit de mise \u00e0 disposition \u00e0 la demande<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 182CA. Introduit par les Copyright and Related Rights Regulations 2003.\" id=\"return-footnote-60-397\" href=\"#footnote-60-397\" aria-label=\"Footnote 397\"><sup class=\"footnote\">[397]<\/sup><\/a> ; et (e) un droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable pour certaines communications au public de phonogrammes<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0182D.\" id=\"return-footnote-60-398\" href=\"#footnote-60-398\" aria-label=\"Footnote 398\"><sup class=\"footnote\">[398]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>178._ Les droits conf\u00e9r\u00e9s: les droits moraux_ <\/strong>Les <em>Performances (Moral Rights, etc.) Regulations 2006<\/em><a class=\"footnote\" title=\"SI 2006 No. 18.\" id=\"return-footnote-60-399\" href=\"#footnote-60-399\" aria-label=\"Footnote 399\"><sup class=\"footnote\">[399]<\/sup><\/a> ont introduit dans le CDPA 1988 des droits moraux pour les artistes interpr\u00e8tes<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, sections 205C \u00e0 205N.\" id=\"return-footnote-60-400\" href=\"#footnote-60-400\" aria-label=\"Footnote 400\"><sup class=\"footnote\">[400]<\/sup><\/a>, con\u00e7us sur le mod\u00e8le des droits moraux (\u00e0 la paternit\u00e9 et \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9) reconnus aux auteurs.<\/p>\n<p>Les artistes-interpr\u00e8tes ont droit \u00e0 \u00eatre identifi\u00e9s en tant qu\u2019artistes-interpr\u00e8tes et un droit \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 de leurs interpr\u00e9tations (<em>right to object to derogatory treatment<\/em>). Ces droits expirent avec les droits patrimoniaux<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0205I.\" id=\"return-footnote-60-401\" href=\"#footnote-60-401\" aria-label=\"Footnote 401\"><sup class=\"footnote\">[401]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le droit \u00e0 \u00eatre identifi\u00e9 en tant qu\u2019artiste-interpr\u00e8te doit \u00eatre revendiqu\u00e9 (<em>asserted<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0205D.\" id=\"return-footnote-60-402\" href=\"#footnote-60-402\" aria-label=\"Footnote 402\"><sup class=\"footnote\">[402]<\/sup><\/a> et est sujet \u00e0 des limites (par exemple lorsque l\u2019interpr\u00e9tation est donn\u00e9e par un groupe) et \u00e0 des exceptions sp\u00e9cifiques, outre celles \u00e9galement applicables aux droits \u00e9conomiques. En particulier le droit ne s\u2019applique pas lorsqu\u2019il n\u2019est pas \u00ab\u00a0raisonnablement possible\u00a0\u00bb d\u2019identifier l\u2019interpr\u00e8te, en relation avec des \u00e9v\u00e8nements ou comptes rendus d\u2019actualit\u00e9, en relation avec toute interpr\u00e9tation donn\u00e9e dans un but publicitaire, ou en cas d\u2019inclusion incidente d\u2019une interpr\u00e9tation ou d\u2019un enregistrement<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0205E.\" id=\"return-footnote-60-403\" href=\"#footnote-60-403\" aria-label=\"Footnote 403\"><sup class=\"footnote\">[403]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le droit \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 de l\u2019interpr\u00e9tation est contrefait uniquement lorsque l\u2019interpr\u00e9tation est diffus\u00e9e en direct, ou si l\u2019interpr\u00e9tation est communiqu\u00e9e au public au moment d\u2019un enregistrement sonore, \u00ab\u00a0par toute distorsion, mutilation, ou autre modification qui porte atteinte \u00e0 la r\u00e9putation de l\u2019interpr\u00e8te\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0205F.\" id=\"return-footnote-60-404\" href=\"#footnote-60-404\" aria-label=\"Footnote 404\"><sup class=\"footnote\">[404]<\/sup><\/a>. Il est sujet \u00e0 exceptions sp\u00e9cifiques. Le droit ne s\u2019applique pas dans les cas suivants<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0205G.\" id=\"return-footnote-60-405\" href=\"#footnote-60-405\" aria-label=\"Footnote 405\"><sup class=\"footnote\">[405]<\/sup><\/a>\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">les interpr\u00e9tations donn\u00e9es \u00e0 des fins de compte rendu d\u2019actualit\u00e9 (<em>for the purpose of reporting current events<\/em>),<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">les modifications apport\u00e9es \u00e0 une interpr\u00e9tation qui sont conformes aux pratiques \u00e9ditoriales ou de production normales et<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">tout acte effectu\u00e9 aux fins d\u2019\u00e9viter la commission d\u2019une infraction, aux fins de se conformer \u00e0 une obligation impos\u00e9e par une loi, ou dans le cas de la British Broadcasting Corporation, aux fins d\u2019\u00e9viter l\u2019inclusion dans un programme qu\u2019elle diffuse de tout ce qui pourrait porter atteinte au bon go\u00fbt ou \u00e0 la d\u00e9cence ou qui est susceptible d\u2019encourager ou d\u2019inciter au crime ou de causer un d\u00e9sordre ou qui pourrait heurter les sentiments du public. Cette troisi\u00e8me exception, cependant, est soumise \u00e0 l\u2019insertion d\u2019un \u00ab avertissement suffisant \u00bb (<em>sufficient disclaimer<\/em>) lorsque l\u2019interpr\u00e8te est identifi\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"Aux termes de la section 205G(6) un avertissement suffisant est d\u00e9fini comme \u00ab\u00a0a clear and reasonably prominent indication (a)given in a manner likely to bring it to the notice of a person seeing or hearing the performance as modified by the act in question and (b) if the performer is identified at the time of the act, appearing along with the identification, that the modifications were made without the performer\u2019s consent\u00a0\u00bb.\" id=\"return-footnote-60-406\" href=\"#footnote-60-406\" aria-label=\"Footnote 406\"><sup class=\"footnote\">[406]<\/sup><\/a>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le droit \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 est \u00e9galement contrefait par la possession et la distribution des articles contrefaisants correspondants<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0205F.\" id=\"return-footnote-60-407\" href=\"#footnote-60-407\" aria-label=\"Footnote 407\"><sup class=\"footnote\">[407]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Ces deux droits moraux sont incessibles<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0205L.\" id=\"return-footnote-60-408\" href=\"#footnote-60-408\" aria-label=\"Footnote 408\"><sup class=\"footnote\">[408]<\/sup><\/a>, mais il est possible d\u2019y renoncer dans des conditions similaires \u00e0 celles pr\u00e9vues pour les auteurs<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0205J.\" id=\"return-footnote-60-409\" href=\"#footnote-60-409\" aria-label=\"Footnote 409\"><sup class=\"footnote\">[409]<\/sup><\/a>, et \u00e9galement de consentir \u00e0 leur atteinte<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-60-410\" href=\"#footnote-60-410\" aria-label=\"Footnote 410\"><sup class=\"footnote\">[410]<\/sup><\/a>. Ils sont transmissibles \u00e0 cause de mort<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0205M.\" id=\"return-footnote-60-411\" href=\"#footnote-60-411\" aria-label=\"Footnote 411\"><sup class=\"footnote\">[411]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>179._ Exceptions_<\/strong> La liste des exceptions est incluse dans l\u2019annexe\u00a02 du CDPA\u00a01988, et correspond en gros \u00e0 la liste des exceptions applicables en mati\u00e8re de copyright<a class=\"footnote\" title=\"Sont vis\u00e9s\u00a0: the making of temporary copies (s.\u00a01A)\u00a0; fair dealing for criticism, review and news reporting (s. 2)\u00a0; the incidental inclusion of performances or recordings (s.\u00a03)\u00a0; acts done for the purposes of instruction or examination (s.\u00a04)\u00a0; the playing or showing of sound recordings, films or broadcasts at educational establishments (s.\u00a05)\u00a0; the recording of broadcasts by educational establishments (s.\u00a06)\u00a0; lending of copies by educational establishments (s.\u00a06A)\u00a0; lending of copies by libraries and archives (s.\u00a06B)\u00a0; copy of the work required to be made as a condition of export (s.\u00a07)\u00a0; parliamentary and judicial proceedings (s. 8)\u00a0; royal commissions and statutory inquiries (s.\u00a09)\u00a0; public records (s.\u00a010)\u00a0; acts done under statutory authority (s.\u00a011)\u00a0; the transfer of copies of works in electronic form (s.\u00a012)\u00a0: the use of recordings of spoken works in certain cases (s.\u00a013)\u00a0; recordings of folksongs (s.\u00a014)\u00a0; lending of certain recordings (s.\u00a014A)\u00a0; the incidental recording for the purposes of broadcasts (s.\u00a016)\u00a0; recordings for the purposes of supervision and control of broadcasts (s.\u00a017)\u00a0; recording for the purposes of time-shifting (s.\u00a017A)\u00a0; photographs of broadcasts (s.\u00a017B)\u00a0; the free public showing or playing of broadcasts (s.\u00a018)\u00a0; the reception and retransmission of wireless broadcasts by cable (s.\u00a019)\u00a0; the provision of subtitled copies of broadcasts (s.\u00a020)\u00a0; and the recording of broadcasts for archival purpose (s.\u00a021).D\u2019autres exceptions sont d\u00e9finies dans la section sur les droits exclusifs. Par exemple, la section\u00a0182(3) dispose que dans le cadre d\u2019une action en contrefa\u00e7on aucun dommage et int\u00e9r\u00eat n\u2019est d\u00fb si le d\u00e9fendeur a pu raisonnablement croire au moment de l\u2019acte que le consentement de l\u2019artiste-interpr\u00e8te a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9.\" id=\"return-footnote-60-412\" href=\"#footnote-60-412\" aria-label=\"Footnote 412\"><sup class=\"footnote\">[412]<\/sup><\/a>. Cette liste a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9e \u00e0 l\u2019occasion des diverses modifications apport\u00e9es aux exceptions en mati\u00e8re de copyright<a class=\"footnote\" title=\"Copyright and Rights in Performances (Research, Education, Libraries and Archives) Regulations 2014 (2014, No.\u00a01372)\u00a0; Copyright and Rights in Performances (Disability) Regulations 2014 (2014, No.1384)\u00a0; Copyright (Public Administration) Regulations 2014 (2014, No.\u00a01385)\u00a0; Copyright and Rights in Performances (Quotation and Parody) Regulations 2014 (2014, No.\u00a02356)\u00a0; Copyright and Rights in Performances (Personal Copies for Private Use) Regulations 2014 (2014, No.\u00a02361)\u00a0; Copyright and Rights in Performances (Certain Permitted Uses of Orphan Works) Regulations 2014 (2014, No.\u00a02861) et des Copyright and Rights in Performances (Licensing of Orphan Works) Regulations 2014 (2014, No.\u00a02863).\" id=\"return-footnote-60-413\" href=\"#footnote-60-413\" aria-label=\"Footnote 413\"><sup class=\"footnote\">[413]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>180._ Dur\u00e9e_<\/strong>La dur\u00e9e des droits exclusifs correspond \u00e0 celle pr\u00e9vue par les directives applicables, et varie selon le type d\u2019interpr\u00e9tations.<\/p>\n<p>En principe, les droits des artistes interpr\u00e8tes ou ex\u00e9cutants expirent cinquante ans \u00e0 compter du 1er\u00a0janvier suivant la date de l\u2019ex\u00e9cution<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0191(2)(a)(b).\" id=\"return-footnote-60-414\" href=\"#footnote-60-414\" aria-label=\"Footnote 414\"><sup class=\"footnote\">[414]<\/sup><\/a>. Toutefois, si une fixation de l\u2019ex\u00e9cution fait l\u2019objet d\u2019une publication licite ou d\u2019une communication licite au public dans ce d\u00e9lai, les droits expirent cinquante ans apr\u00e8s la date du premier de ces faits.<\/p>\n<p>Par ailleurs, les <em>Duration of Rights in Performances Regulations\u00a02013<\/em> ont transpos\u00e9 la directive\u00a02011\/77\/UE du 27\u00a0septembre 2011, portant de cinquante \u00e0 soixante-dix ans la dur\u00e9e de protection des droits des artistes-interpr\u00e8tes dont l\u2019interpr\u00e9tation est fix\u00e9e dans un phonogramme (<em>sound recording<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 191(2)(c). V. infra n\u00b0\u00a0164 pour les dispositions de r\u00e9mun\u00e9ration des artistes interpr\u00e8tes au-del\u00e0 de la p\u00e9riode de cinquante ans.\" id=\"return-footnote-60-415\" href=\"#footnote-60-415\" aria-label=\"Footnote 415\"><sup class=\"footnote\">[415]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>181._ Contrats et exploitation_ <\/strong>Comme indiqu\u00e9, les \u00ab\u00a0droits incessibles\u00a0\u00bb (<em>performer\u2019s non-property rights<\/em>) sont incessibles et sont transmissibles \u00e0 cause de mort<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0192A.\" id=\"return-footnote-60-416\" href=\"#footnote-60-416\" aria-label=\"Footnote 416\"><sup class=\"footnote\">[416]<\/sup><\/a>. Le Copyright Tribunal a le pouvoir de passer outre au refus ou \u00e0 l\u2019absence de consentement d\u2019un artiste-interpr\u00e8te lorsqu\u2019il \u00ab\u00a0refuse de donner son consentement de mani\u00e8re d\u00e9raisonnable\u00a0\u00bb (<em>when he unreasonably withholds his consent<\/em>) ou lorsque son identit\u00e9 ou sa localisation ne peuvent \u00eatre d\u00e9couvertes par une recherche raisonnable<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0190.\" id=\"return-footnote-60-417\" href=\"#footnote-60-417\" aria-label=\"Footnote 417\"><sup class=\"footnote\">[417]<\/sup><\/a>. Par contraste, les \u00ab\u00a0droits cessibles\u00a0\u00bb (<em>performer\u2019s property rights<\/em>) sont cessibles, en tout ou partie, et peuvent faire l\u2019objet de licences<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0191B.\" id=\"return-footnote-60-418\" href=\"#footnote-60-418\" aria-label=\"Footnote 418\"><sup class=\"footnote\">[418]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Un \u00e9crit sign\u00e9 par les parties est exig\u00e9 comme condition de validit\u00e9 d\u2019une cession ou d\u2019une licence exclusive<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0191B(3).\" id=\"return-footnote-60-419\" href=\"#footnote-60-419\" aria-label=\"Footnote 419\"><sup class=\"footnote\">[419]<\/sup><\/a>. L\u2019\u00e9crit n\u2019est pas n\u00e9cessaire pour les licences non exclusives<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0191D.\" id=\"return-footnote-60-420\" href=\"#footnote-60-420\" aria-label=\"Footnote 420\"><sup class=\"footnote\">[420]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La section\u00a0191F du CDPA\u00a01988 dispose que, lorsqu\u2019un accord concernant la production d\u2019un film est conclu entre un artiste-interpr\u00e8te et le producteur d\u2019un film, l\u2019artiste-interpr\u00e8te est pr\u00e9sum\u00e9, sauf clause contraire, avoir transf\u00e9r\u00e9 au producteur du film tout droit de location en relation avec le film issu de l\u2019inclusion d\u2019un enregistrement de son interpr\u00e9tation dans le film<a class=\"footnote\" title=\"Where this provision applies, the absence of signature by or on behalf of the performer does not exclude the operation of s.\u00a0191C (effect of purported assignment of future rights). The section further provides that reference to an agreement concluded between a performer and a film producer includes any agreement having effect between those persons, whether made by them directly or through intermediaries.\" id=\"return-footnote-60-421\" href=\"#footnote-60-421\" aria-label=\"Footnote 421\"><sup class=\"footnote\">[421]<\/sup><\/a>. Le droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable correspondant s\u2019applique dans toutes les hypoth\u00e8ses de transfert du droit de location<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0191G.\" id=\"return-footnote-60-422\" href=\"#footnote-60-422\" aria-label=\"Footnote 422\"><sup class=\"footnote\">[422]<\/sup><\/a>. Ce droit ne peut pas \u00eatre c\u00e9d\u00e9 par l\u2019artiste-interpr\u00e8te, sauf \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 d\u2019auteur aux fins de le mettre en \u0153uvre pour son compte<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0191G(2).\" id=\"return-footnote-60-423\" href=\"#footnote-60-423\" aria-label=\"Footnote 423\"><sup class=\"footnote\">[423]<\/sup><\/a>. Il est cependant transmissible \u00e0 cause de mort, et peut \u00eatre c\u00e9d\u00e9 ou transmis par toute personne qui en devient titulaire<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-60-424\" href=\"#footnote-60-424\" aria-label=\"Footnote 424\"><sup class=\"footnote\">[424]<\/sup><\/a>. La r\u00e9mun\u00e9ration est payable par le d\u00e9tenteur du droit de location<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0191G(3).\" id=\"return-footnote-60-425\" href=\"#footnote-60-425\" aria-label=\"Footnote 425\"><sup class=\"footnote\">[425]<\/sup><\/a>. Le montant est n\u00e9goci\u00e9 librement, sous r\u00e9serve d\u2019un recours devant le Copyright Tribunal<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0191G(4).\" id=\"return-footnote-60-426\" href=\"#footnote-60-426\" aria-label=\"Footnote 426\"><sup class=\"footnote\">[426]<\/sup><\/a>, soumis au m\u00eame r\u00e9gime que le recours ouvert aux auteurs<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0191H.\" id=\"return-footnote-60-427\" href=\"#footnote-60-427\" aria-label=\"Footnote 427\"><sup class=\"footnote\">[427]<\/sup><\/a>. En particulier, le CDPA\u00a01988 dispose que la r\u00e9mun\u00e9ration ne doit pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme in\u00e9quitable seulement parce qu\u2019elle a fait l\u2019objet d\u2019un paiement forfaitaire au moment du transfert du droit de location<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0191H(4).\" id=\"return-footnote-60-428\" href=\"#footnote-60-428\" aria-label=\"Footnote 428\"><sup class=\"footnote\">[428]<\/sup><\/a>. Il n\u2019est pas possible de renoncer ou de restreindre par contre le droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0191G(5).\" id=\"return-footnote-60-429\" href=\"#footnote-60-429\" aria-label=\"Footnote 429\"><sup class=\"footnote\">[429]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le droit de r\u00e9siliation et les r\u00e8gles concernant le droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration suppl\u00e9mentaire pr\u00e9vus par la directive\u00a02011\/77\/UE du 27\u00a0septembre 2011 au b\u00e9n\u00e9fice des artistes interpr\u00e8tes en mati\u00e8re de phonogrammes ont \u00e9t\u00e9 transpos\u00e9s par les <em>Duration of Rights in Performances Regulations\u00a02013<\/em>, et sont d\u00e9sormais d\u00e9finis respectivement aux sections\u00a0191HA et 191HB du CDPA\u00a01988.<\/p>\n<p>La loi ne pr\u00e9voit pas d\u2019autre droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration au b\u00e9n\u00e9fice des artistes-interpr\u00e8tes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>182._ Les <em>recording rights<\/em>_\u00a0<\/strong>Le Royaume-Uni a mis en place une protection suppl\u00e9mentaire originale pour les personnes qui ont conclu avec un artiste-interpr\u00e8te un contrat d\u2019enregistrement exclusif, couvrant les enregistrements sonores et audiovisuels, les <em>recording rights<\/em><a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0185-188.\" id=\"return-footnote-60-430\" href=\"#footnote-60-430\" aria-label=\"Footnote 430\"><sup class=\"footnote\">[430]<\/sup><\/a>. Les <em>recording rights<\/em> ne sont pas en principe cessibles, ni transmissibles, mais le contrat d\u2019enregistrement exclusif peut \u00eatre c\u00e9d\u00e9, et le cessionnaire, s\u2019il est qualifi\u00e9 pour la protection, devient titulaire des droits<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0185(2).\" id=\"return-footnote-60-431\" href=\"#footnote-60-431\" aria-label=\"Footnote 431\"><sup class=\"footnote\">[431]<\/sup><\/a>. Les <em>recordings rights <\/em>interdisent\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">de r\u00e9aliser un enregistrement de tout ou d\u2019une partie substantielle de l\u2019interpr\u00e9tation, sans le consentement du titulaire des recording rights ou le consentement de l\u2019artiste interpr\u00e8te<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 186(1). Section 186(2) provides that in an action for infringement of this right damages shall not be awarded against a defendant who shows that at the time of the infringement he believed on reasonable grounds that consent had been given.\" id=\"return-footnote-60-432\" href=\"#footnote-60-432\" aria-label=\"Footnote 432\"><sup class=\"footnote\">[432]<\/sup><\/a>;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">la pr\u00e9sentation publique ou la communication au public de tout ou d\u2019une partie substantielle de l\u2019interpr\u00e9tation en utilisant un enregistrement r\u00e9alis\u00e9 sans le consentement du titulaire des recording rights ou le consentement de l\u2019artiste-interpr\u00e8te<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 187.\" id=\"return-footnote-60-433\" href=\"#footnote-60-433\" aria-label=\"Footnote 433\"><sup class=\"footnote\">[433]<\/sup><\/a>; et<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">l\u2019importation, la possession ou le d\u00e9bit d\u2019enregistrement illicites<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s. 188.\" id=\"return-footnote-60-434\" href=\"#footnote-60-434\" aria-label=\"Footnote 434\"><sup class=\"footnote\">[434]<\/sup><\/a>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les exceptions applicables sont celles applicables aux interpr\u00e9tations<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, ss. 189 et 190.\" id=\"return-footnote-60-435\" href=\"#footnote-60-435\" aria-label=\"Footnote 435\"><sup class=\"footnote\">[435]<\/sup><\/a>. La dur\u00e9e de la protection suit celle des interpr\u00e9tations correspondantes<a class=\"footnote\" title=\"CDPA 1988, s.\u00a0191.\" id=\"return-footnote-60-436\" href=\"#footnote-60-436\" aria-label=\"Footnote 436\"><sup class=\"footnote\">[436]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<h3><strong>D. Bases de donn\u00e9es (droit <em>sui generis<\/em>)<\/strong><\/h3>\n<p><strong>183._ Pr\u00e9sentation g\u00e9n\u00e9rale_ <\/strong>Au Royaume-Uni, le droit <em>sui generis<\/em> sur les bases de donn\u00e9es a \u00e9t\u00e9 introduit par les <em>Copyright and Rights in Databases Regulations 1997[<\/em>footnote]<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/1997\/3032\/contents\">SI 1997 No. 3032<\/a>. Droit \u00e9tendu \u00e0 l\u2019\u00eele de Man par un accord avec l\u2019Union europ\u00e9enne du 26 mars 2003.[\/footnote], entr\u00e9es en vigueur le 1er janvier 1998, qui transposent les dispositions de la Directive 96\/9\/CE. Les dispositions sur le droit <em>sui generis<\/em> sont int\u00e9gr\u00e9es dans la Partie\u00a0III des <em>Regulations<\/em> (<em>Regulations<\/em> 12 \u00e0 25)<a class=\"footnote\" title=\"La Partie\u00a0IV des Regulations contient des dispositions transitoires. Les Annexes\u00a01 et 2 concernent respectivement les exceptions et les concessions de licence du droit sui generis.\" id=\"return-footnote-60-437\" href=\"#footnote-60-437\" aria-label=\"Footnote 437\"><sup class=\"footnote\">[437]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le rapport sur les transpositions nationales de la directive de 2011<a class=\"footnote\" title=\"The implementation and Application of Directive 96\/9\/EC on the Legal Protection of Databases, Study Contract ETD\/2001\/B-3001\/E\/72, NathaDuthil, p.\u00a0325 (disponible sur le site de la Commission).\" id=\"return-footnote-60-438\" href=\"#footnote-60-438\" aria-label=\"Footnote 438\"><sup class=\"footnote\">[438]<\/sup><\/a> consid\u00e8re la transposition britannique comme globalement fid\u00e8le, mais rel\u00e8ve plusieurs difficult\u00e9s relatives \u00e0 la transposition du droit <em>sui generis<\/em>, concernant notamment les b\u00e9n\u00e9ficiaires de la protection<a class=\"footnote\" title=\"Article\u00a011 de la directive, transpos\u00e9 par la Regulation\u00a018. Le point est cependant sujet \u00e0 d\u00e9bat, au regard d\u2019incertitudes relatives au texte europ\u00e9en lui-m\u00eame (Rapport, point A.3.d).\u00a0A noter que dans une affaire Technomed Ltd &amp; Anor v Bluecrest Health Screening Ltd &amp; Anor, [2017] EWHC 2142 (Ch), la High court a jug\u00e9 qu'une base de donn\u00e9es incluse dans un PDF (en l'esp\u00e8ce contenant des donn\u00e9es m\u00e9dicales issues et relative aux ECG) constitue bien une base de donn\u00e9es prot\u00e9geable au sens du droit sui generis[footnote]\u00ab In my judgment, the use to which the Database can be put (and indeed was put by the defendants) is no different to a telephone book (where accessing a name carries with it an address and a phone number) or a list of football features. I do not accept that a pdf document cannot be a database for these purposes. Clearly, the contents of the pdf can be accessed, either through electronic conversion, through digital character recognition, or old-fashioned reading or re-typing \u00bb (para. 69). Les investissements dans la cr\u00e9ation de la base et l'obtention et la v\u00e9rification de ses contenus ont \u00e9t\u00e9 jug\u00e9s substantiels.\" id=\"return-footnote-60-439\" href=\"#footnote-60-439\" aria-label=\"Footnote 439\"><sup class=\"footnote\">[439]<\/sup><\/a>, l\u2019extraction et\/ou la r\u00e9utilisation r\u00e9p\u00e9t\u00e9es et syst\u00e9matiques de parties non substantielles du contenu de la base de donn\u00e9es<a class=\"footnote\" title=\"L\u2019article\u00a07.5 de la directive dispose\u00a0: \u00ab\u00a0L\u2019extraction et\/ou la r\u00e9utilisation r\u00e9p\u00e9t\u00e9es et syst\u00e9matiques de parties non substantielles du contenu de la base de donn\u00e9es qui supposeraient des actes contraires \u00e0 une exploitation normale de cette base, ou qui causeraient un pr\u00e9judice injustifi\u00e9 aux int\u00e9r\u00eats l\u00e9gitimes du fabricant de la base, ne sont pas autoris\u00e9es\u00a0\u00bb. La Regulation\u00a016(2) ne reprend pas de mani\u00e8re d\u00e9taill\u00e9e ces conditions et se contente de pr\u00e9ciser\u00a0: \u00ab\u00a0For the purposes of this Part, the repeated and systematic extraction or re-utilisation of insubstantial parts of the contents of a database may amount to the extraction or re-utilisation of a substantial part of those contents \u00bb.\" id=\"return-footnote-60-440\" href=\"#footnote-60-440\" aria-label=\"Footnote 440\"><sup class=\"footnote\">[440]<\/sup><\/a> et les droits et obligations de l\u2019utilisateur l\u00e9gitime<a class=\"footnote\" title=\"Les limites pr\u00e9cis\u00e9es aux articles 8.2 et 8.3 de la directive n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 transpos\u00e9es.\" id=\"return-footnote-60-441\" href=\"#footnote-60-441\" aria-label=\"Footnote 441\"><sup class=\"footnote\">[441]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Rappelons \u00e9galement que les tribunaux anglais ont fortement contribu\u00e9 au d\u00e9veloppement de la jurisprudence europ\u00e9enne sur ce point en r\u00e9f\u00e9rant, depuis l\u2019affaire <em>British Horseracing Board Ltd v.\u00a0William Hill Organisation Ltd<\/em><a class=\"footnote\" title=\"[2001] RPC 612 (premi\u00e8re instance), [2005] EWCA Civ 863 (Cour d\u2019appel, statuant apr\u00e8s r\u00e9ponse de la CJUE aux questions pr\u00e9judicielles pos\u00e9es par la m\u00eame Cour d\u2019appel en 2001).\" id=\"return-footnote-60-442\" href=\"#footnote-60-442\" aria-label=\"Footnote 442\"><sup class=\"footnote\">[442]<\/sup><\/a>, plusieurs questions sur cette protection \u00e0 la CJUE.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<hr class=\"before-footnotes clear\" \/><div class=\"footnotes\"><ol><li id=\"footnote-60-1\">V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>16. <a href=\"#return-footnote-60-1\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 1\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-2\">V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>7. <a href=\"#return-footnote-60-2\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 2\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-3\">Parmi ces annexes on notera l\u2019annexe A1 sur les soci\u00e9t\u00e9s de gestion collective et l\u2019annexe\u00a01 sur les dispositions transitoires. <a href=\"#return-footnote-60-3\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 3\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-4\">Parmi les plus importants (\u00e0 partir de 2010), on notera les Copyright and Duration of Rights in Performances Regulations\u00a0 2013, les Copyright and Duration of Rights in Performances Regulations (amendment) 2014, les Copyright (Regulation of Relevant Licensing Bodies) Regulations 2014, les Copyright (Public Administration) Regulations 2014, les Copyright and Rights in Performances (Personal Copies for Private Use) Regulations 2014, les Copyright and Rights in Performances (Quotation and Parody) Regulations 2014, les Copyright and Rights in Performances (Disability) Regulations 2014 et les Copyright and Rights in Performances (Research, Education, Libraries and Archives) Regulations 2014. <a href=\"#return-footnote-60-4\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 4\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-5\">V.<em> supra<\/em> n\u00b0 31. <a href=\"#return-footnote-60-5\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 5\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-6\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/schedule\/1\">Schedule 1<\/a>: Copyright, transitional provisions and savings. <a href=\"#return-footnote-60-6\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 6\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-7\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/schedule\/1\">Schedule 1<\/a>, s. 3. <a href=\"#return-footnote-60-7\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 7\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-8\">Par exemple, s\u2019agissant des \u0153uvres de l\u2019art appliqu\u00e9, l\u2019exclusion large des lois anciennes subsiste (<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/schedule\/1\">Schedule 1<\/a>, s. 7). \u00c9galement, les \u0153uvres audiovisuelles r\u00e9alis\u00e9es avant le 1er juin 1957 sont prot\u00e9g\u00e9es en tant qu\u2019\u0153uvres dramatiques dans les conditions de la loi ancienne, et ne peuvent b\u00e9n\u00e9ficier de la protection au titre du \u00ab film \u00bb (enregistrement audiovisuel) institu\u00e9e par la loi nouvelle (<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/schedule\/1\">Schedule 1<\/a>, s. 7). <a href=\"#return-footnote-60-8\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 8\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-9\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/schedule\/1\">Schedule 1<\/a>, s. 10 et 11. <a href=\"#return-footnote-60-9\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 9\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-10\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/schedule\/1\">Schedule 1<\/a>, s. 25 \u00e0 29. <a href=\"#return-footnote-60-10\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 10\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-11\">Ainsi les droits moraux de paternit\u00e9 et au respect de l\u2019\u0153uvre (<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 77 et 80) ne s\u2019appliquant pas aux \u0153uvres originales dont les auteurs sont morts avant l\u2019entr\u00e9e en vigueur de la loi, et aux \u00ab films \u00bb r\u00e9alis\u00e9s avant cette date (<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/schedule\/1\">Schedule 1<\/a>, s. 23). <a href=\"#return-footnote-60-11\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 11\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-12\">Pour une \u00e9valuation critique de cette approche, J. Pila, \u00ab Copyright and Its Categories of Original Works \u00bb, Oxford Journal of Legal Studies 30, n\u00b0 2 (1er juin 2010), p. 229\u201154. <a href=\"#return-footnote-60-12\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 12\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-13\">V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 81<\/em>. <a href=\"#return-footnote-60-13\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 13\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-14\">La jurisprudence a cependant reconnu une possibilit\u00e9 de prot\u00e9ger certaines \u0153uvres audiovisuelles en tant qu\u2019\u0153uvres dramatiques originales. V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em> 100<\/em>. <a href=\"#return-footnote-60-14\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 14\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-15\">Sur les oeuvres musicales, V. A. Rahmatian (ed), <em>Concepts of Music and Copyright: How Music Perceives Itself and How Copyright Perceives Music<\/em>, Edward Elgar, 2015 (notamment A. Rahmatian, \u00ab\u00a0The Elements of Music Relevant for Copyright Protection\u00a0\u00bb, p 78.). <a href=\"#return-footnote-60-15\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 15\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-16\">V. <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7a760d03e7f57eb0dd6\"><em>The Newspaper Licensing Agency Ltd &amp; Ors. v. Meltwater Holding BV &amp; Ors <\/em><\/a>[2011] EWCA Civ 890\u00a0: \u00c0 propos d\u2019un service de citation d\u2019articles reprenant sans autorisation des titres et des courts extraits d\u2019articles publi\u00e9s, jug\u00e9 notamment que les titres des diff\u00e9rents articles reproduits pouvaient \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme des \u0153uvres litt\u00e9raires originales ind\u00e9pendamment des articles eux-m\u00eames, et que les extraits reproduits constituaient des parties substantielles des articles reproduits (la Cour citant sur ce point l\u2019arr\u00eat Infopaq, CJCE, 16\u00a0juill. 2009, <a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/document\/document.jsf;jsessionid=DEEE1308E7A6437F6B92EDA9AFC22C80?text=&amp;docid=72482&amp;pageIndex=0&amp;doclang=fr&amp;mode=lst&amp;dir=&amp;occ=first&amp;part=1&amp;cid=1339515\">affaire\u00a0C-5\/08<\/a>\u00a0: Rec.\u00a0CJCE 2009, I, p.\u00a06569). Jug\u00e9 \u00e9galement que les actes de contrefa\u00e7on relev\u00e9s ne peuvent \u00eatre l\u00e9gitim\u00e9s, ni par les exceptions pr\u00e9vues par le <em>Copyright Act<\/em> concernant les copies temporaires (s.\u00a028A) et le <em>fair dealing<\/em> (s.\u00a030), ni par celles pr\u00e9vues par les <em>Databases Regulations<\/em>). P. Charnley, \u00ab Copyright in newspapaer headlines and online media monitoring services \u00bb, Journal of Intellectual Property Law &amp; Practice 6, n\u1d52 5 (2011), 294\u201196. <a href=\"#return-footnote-60-16\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 16\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-17\"><a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWHC\/IPEC\/2022\/1379.html\">Shazam Productions v Only Fools The Dining Experience<\/a> ([2022] EWHC 1379 IPEC ; www.bailii.org\/). En l\u2019esp\u00e8ce, le titulaire des droits sur un sitcom (\u00ab Only Fools and Horses \u00bb) avait assign\u00e9 notamment une soci\u00e9t\u00e9 \u00ab Only Fools The Dining Exp\u00e9rience \u00bb pour avoir utilis\u00e9 des personnages, des slogans, des th\u00e8mes et d\u2019autres \u00e9l\u00e9ments tir\u00e9s de la s\u00e9rie dans une exp\u00e9rience th\u00e9\u00e2trale immersive. Les demandes invoquaient, pour la premi\u00e8re fois devant les tribunaux anglais, une protection des personnages eux-m\u00eames (par contraste, la question est r\u00e9gl\u00e9e de longue date aux \u00c9tats-Unis ; V. par ex. pour la protection de Sherlock Holmes <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca7\/14-1128\/14-1128-2014-06-16.html\">Klinger v. Conan Doyle Estate<\/a>, Ltd., 755 F. 3d 496 \u2013 Court of Appeals, 7th Circuit 2014). La Cour confirme\u00a0 d\u2019abord la possibilit\u00e9 d\u2019une protection des personnages de fiction par copyright, en s\u2019appuyant notamment sur l\u2019arr\u00eat Cofemel de la CJUE (CJUE, 12 sept. 2019, <a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/document\/document.jsf?text=&amp;docid=217668&amp;pageIndex=0&amp;doclang=fr&amp;mode=lst&amp;dir=&amp;occ=first&amp;part=1&amp;cid=1339892\">aff. C-683\/17<\/a>). Jug\u00e9 en l\u2019esp\u00e8ce que le personnage de Del Boy, \u00ab personnage complet avec des motivations complexes et une histoire compl\u00e8te \u00bb pouvait constituer une \u0153uvre prot\u00e9geable par la loi sur le droit d\u2019auteur, en l\u2019esp\u00e8ce originale du fait des choix libres et cr\u00e9atifs de son auteur. Selon le juge, cette \u0153uvre devrait logiquement \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une \u0153uvre litt\u00e9raire en vertu du Copyright, Designs and Patents Act 1988. La Cour se prononce \u00e9galement pour la premi\u00e8re fois sur l'exception de parodie introduite en 2014 (V. <em>infra<\/em>, n\u00b0 143). <a href=\"#return-footnote-60-17\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 17\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-18\">Sur ce point, V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em> 109<\/em>. <a href=\"#return-footnote-60-18\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 18\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-19\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 21(3)(ab), 21(4). <a href=\"#return-footnote-60-19\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 19\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-20\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 29 (<em>research and private study<\/em>). <a href=\"#return-footnote-60-20\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 20\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-21\">V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>171, 172. <a href=\"#return-footnote-60-21\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 21\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-22\"><em><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff72660d03e7f57ea89be\">Navitaire Inc. v. Easyjet Airline<\/a>, <\/em>[2004] EWHC 1725 (Ch). Dans le m\u00eame jugement, la High Court consid\u00e8re que les \u00ab noms de commandes \u00bb ne sont pas prot\u00e9geables en eux-m\u00eames. Elle refuse \u00e9galement de consid\u00e9rer la protection de l\u2019ensemble des commandes du logiciel comme une compilation. V. \u00e9galement\u00a0<span style=\"font-size: 1em;\"><a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWCA\/Civ\/2023\/1354.html\"><em>THJ v Sheridan<\/em><\/a>, [2023] EWCA Civ 1354., concernant l'<\/span><span style=\"font-size: 1em;\">interface graphique utilisateur (GUI) d'un logiciel de trading. En appel la question portait\u00a0<\/span><span style=\"font-size: 1em;\">plus pr\u00e9cis\u00e9ment sur l'apparence graphique d'un tableau des risques et des prix produit et affich\u00e9 par le logiciel, et sur le test d'originalit\u00e9 \u00e0 appliquer (sur ce point, V. <em>infra<\/em> n\u00b0 109): <\/span>\u00ab <em>It can be seen from the example of the R &amp; P Charts reproduced above, particularly when enlarged, that the various component parts of the image have been laid out with some care. Mr Mitchell has designed the display so as to cram quite a large amount of information into a single screen. Moreover, he has made choices as to what to put where, including such matters as which commands to put into the ribbon and in what order. He also selected what fonts and colours to use \u00bb (point 25); <span style=\"font-size: 1em;\">\u00ab<\/span><span style=\"font-size: 1em;\"> I<\/span><\/em><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\"><em>t is plain that the degree of visual creativity which went into the R &amp; P Charts was low. But that does not mean that there was no creativity at all. The consequence of the low degree of creativity is that the scope of protection conferred by copyright in the R &amp; P Charts is correspondingly narrow, so that only a close copy would infringe: see Infopaq at [45]-[48]. (It is sometimes suggested that Painer at [95]-[98] is authority to the contrary, but all that passage establishes is that the protection conferred by copyright on portrait photographs as a category is not inferior to that enjoyed by other categories of works, including other kinds of photographs.) It does not mean that the R &amp; P Charts are not protected by copyright at all, which would have the consequence that even an identical copy would not infringe<\/em>. \u00bb (point 27).<\/span> <a href=\"#return-footnote-60-22\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 22\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-23\"><em><a href=\"https:\/\/www.judiciary.uk\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Wright-v-BTC-Core-judgment-200723.pdf\">Wright v BTC Core<\/a>,<\/em> [2023] EWHC 222 (Ch), \u00e0 propos <span style=\"font-size: 1em;\">du format de fichier utilis\u00e9 par le syst\u00e8me Bitcoin, dans le cadre <\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">demandes en contrefa\u00e7on form\u00e9es par le pr\u00e9tendu cr\u00e9ateur du syst\u00e8me Bitcoin et du code source \u00e0 son origine, contre les op\u00e9rateurs de branches r\u00e9sultant de plusieurs \u00ab airdrops \u00bb du syst\u00e8me Bitcoin.\u00a0<\/span> La Cour d'appel, tout en affirmant qu'un format de fichier peut constituer une \u0153uvre au sens du Copyright Act (CDPA 1988), doute fortement de l'originalit\u00e9 de cette \u0153uvre (\u00ab <em>Turning to requirement (iv) [orignalit\u00e9], I have to say that I am sceptical as to whether the Bitcoin File Format is an intellectual creation in the sense that has been explained by the Court of Justice. On the materials presently before this Court, it seems to me that there is a strong argument that it is differentiated from other file formats only by technical considerations<\/em> \u00bb). <a href=\"#return-footnote-60-23\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 23\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-24\">G. Westkamp, \u00ab\u00a0Multimedia Works and Categorization in UK Copyright Law\u00a0\u00bb, Journal of Intellectual Property Law &amp; Practice 1, n\u1d52 5 (2006), 362\u201163. <a href=\"#return-footnote-60-24\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 24\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-25\"><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff71260d03e7f57ea71d6\">[2006] EWHC\u00a024 (Ch)<\/a>. <a href=\"#return-footnote-60-25\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 25\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-26\">L\u2019\u0153uvre dramatique impliquant une possibilit\u00e9 d\u2019interpr\u00e9tation devant une audience. <a href=\"#return-footnote-60-26\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 26\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-27\">V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>135. <a href=\"#return-footnote-60-27\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 27\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-28\">V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>162. <a href=\"#return-footnote-60-28\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 28\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-29\"><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5b4dc2342c94e07cccd22c4d\"><em>Green v. Broadcasting Corporation of New Zealand<\/em><\/a> [1989] 2 All ER 1056\u00a0; [1989] RPC 700\u00a0: \u00ab\u00a0<em>a dramatic work must have sufficient unity to be capable of performance<\/em>\u00a0\u00bb. V. \u00e9galement <em>Norowzian<\/em> v. <em>Arks Ltd <\/em>(No. 2), ci-dessous. <a href=\"#return-footnote-60-29\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 29\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-30\"><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5b2897fa2c94e06b9e19e91c\">Banner Universal Motion Pictures Ltd v Endemol Shine Group Ltd &amp; Anor<\/a> [2017] WLR (D) 686, [2017] EWHC 2600 (Ch). La High Court cependant refuse en l'esp\u00e8ce la protection au format qui lui \u00e9tait soumis. Pour le juge Snowden, qui se prononce pour la Cour : \u00ab <em>the authorities and commentary to which I have referred above indicate that it is at least arguable, as a matter of concept, that the format of a television game show or quiz show can be the subject of copyright protection as a dramatic work. This is so, even though it is inherent in the concept of a genuine game or quiz that the playing and outcome of the game, and the questions posed and answers given in the quiz, are not known or prescribed in advance; and hence that the show will contain elements of spontaneity and events that change from episode to episode.<\/em>\r\n<em>I do not need to decide on this interim application the precise conditions that must be satisfied before a television format can be protected as a dramatic work. What I think is apparent from the authorities, however, is that copyright protection will not subsist unless, as a minimum, (i) there are a number of clearly identified features which, taken together, distinguish the show in question from others of a similar type; and (ii) that those distinguishing features are connected with each other in a coherent framework which can be repeatedly applied so as to enable the show to be reproduced in recognisable form<\/em>.\u00a0\u00bb <a href=\"#return-footnote-60-30\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 30\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-31\">\u00ab\u00a0<em>Any cinematograph production where the arrangement or acting form or the combination of incidents represented give the work an original character<\/em>\u00a0\u00bb. Le Copyright Act reprenait sur ce point le texte de l\u2019article\u00a014 de la Convention de Berne dans sa r\u00e9daction issue de la conf\u00e9rence de Berlin. <a href=\"#return-footnote-60-31\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 31\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-32\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a048. <a href=\"#return-footnote-60-32\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 32\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-33\">V. <em>infra <\/em>n\u00b0 103. <a href=\"#return-footnote-60-33\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 33\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-34\">Question pos\u00e9e par D.\u00a0Lester et P.\u00a0Mitchell. Joynson-Hicks on UK Copyright Law. Sweet and Maxwell 1989, p.\u00a05.; P.\u00a0Kamina, \u00ab\u00a0Authorship of Films and Implementation of the Term Directive\u00a0\u00bb. [1994] 8 EIPR\u00a0319\u00a0; Laddie, Prescott &amp; Vitoria (1995). points\u00a05.26. 5,21 et 5,44\u00a0; J.\u00a0Holyoak, P.\u00a0Torremans, Intellectual Property Law. Butterworths\u00a01995. p.\u00a0153-154 et 162. \u00c9galement sugg\u00e9r\u00e9 par W.\u00a0R.\u00a0Cornish, Intellectual Property. Sweet &amp; Maxwell. 3e\u00a0\u00e9d. 1996. p.\u00a0342 (note\u00a098) et 410 (note\u00a063). <a href=\"#return-footnote-60-34\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 34\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-35\"><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5b46f1f42c94e0775e7eee0b\"><em>Norowzian<\/em> v. <em>Arks Ltd (No.\u00a02)<\/em><\/a> [2000] EMLR 67\u00a0; [2000] F.S.R.\u00a0363, CA. \u00c0 cette occasion, Nourse LJ a propos\u00e9 une d\u00e9finition de l\u2019\u0153uvre dramatique\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0<em>In my judgment a film can be a dramatic work for the purpose of the 1988\u00a0Act. The definition of that expression being at large, it must be given its natural and ordinary meaning. We were referred to several dictionary and textbook definitions. My own, substantially a distilled synthesis of those which have gone before, would be this: a dramatic work is a work of action, with or without words or music, which is capable of being performed before an audience. A film will often, though not always, be a work of action and it is capable of being performed before an audience. It can therefore fall within the expression \u2018dramatic work\u2019 in section 1(1)(a) and I disagree with the judge\u2019s reasons for excluding it.<\/em>\u00a0\u00bb <a href=\"#return-footnote-60-35\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 35\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-36\">P.\u00a0Kamina, \u00ab\u00a0British Film Copyright and the incorrect implementation of the EC Copyright Directives\u00a0\u00bb, [1998] Ent. LR, 109. <a href=\"#return-footnote-60-36\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 36\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-37\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 3. <a href=\"#return-footnote-60-37\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 37\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-38\">P. Masiyakurima, \u00ab\u00a0Copyright in Works of Artistic Craftsmanship: An Analysis\u00a0\u00bb. Oxford Journal of Legal Studies 36, n\u1d52 3 (1er septembre 2016), 505\u201134; S.\u00a0Stokes, \u00ab\u00a0Copyright and the Reproduction of Artistic Works\u00a0\u00bb [2003] EIPR<em>\u00a0<\/em>486 ; S. Clark, \u00ab Lucasfilm Ltd and Others v. Ainsworth and Another: the force of copyright protection for three-dimensional designs as sculptures or works of artistic craftsmanship \u00bb, [2009] EIPR, 31(7), 384-388 ; J. Thomson, \u00ab Works of artistic craftsmanship: what is happening in this \u201cformidable area of complexity\u201d \u00bb, [2010] EIPR, 32(3), 113-119 ; \u00ab Lucasfilm Ltd v. Ainsworth: Star Wars Episode VIII \u2013 The Sculpture Wars \u00bb, [2010] EIPR, 32(5), 251-254. <a href=\"#return-footnote-60-38\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 38\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-39\">Sur les oeuvres d\u2019architecture, V. A. Adrian, \u00ab\u00a0Architecture and Copyright: A Survey\u00a0\u00bb, Journal of Intellectual Property Law and Practice, Vol. 3, No. 8 (2008), 524-529. <a href=\"#return-footnote-60-39\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 39\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-40\"><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7ad60d03e7f57eb11d3\"><em>Merlet v.\u00a0Mothercare<\/em><\/a> [1986] RPC 115 (capes pour b\u00e9b\u00e9s exclues de la protection car cr\u00e9\u00e9es dans un but fonctionnel et, manquant, en tant que v\u00eatements de valeur esth\u00e9tique). <a href=\"#return-footnote-60-40\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 40\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-41\"><a href=\"https:\/\/www.cipil.law.cam.ac.uk\/virtual-museum\/radley-v-spyrou-gowns-1975-fsr-455\"><em>Radley Gowns v.\u00a0Spyrou<\/em><\/a> [1975] F.S.R. 455 ; \u00a0Guild v Eskandar Ltd [2002] EWCA Civ 316, [2003] FSR 3 (CA)\u00a0(forme de v\u00eatements de travail exclue de la protection pour d\u00e9faut de caract\u00e8re artistique). <a href=\"#return-footnote-60-41\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 41\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-42\">En Nouvelle-Z\u00e9alande, <em>Bonz Group (Pty) Ltd v.\u00a0Cooke<\/em> [1994] 3\u00a0NZLR\u00a0216 (High Court) (travaux de tricot). <a href=\"#return-footnote-60-42\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 42\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-43\"><a href=\"https:\/\/www.cipil.law.cam.ac.uk\/virtual-museum\/hensher-v-restawile-1976-ac-64\"><em>Hensher v.\u00a0Restawile<\/em><\/a> [1975] RPC 31 (meubles produits en masse. Aucune intention de cr\u00e9er une \u0153uvre artistique et meubles jug\u00e9s insuffisamment esth\u00e9tiques pour justifier une protection en tant que <em>works of artistic craftsmanship<\/em>). <a href=\"#return-footnote-60-43\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 43\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-44\"><a href=\"https:\/\/jade.io\/j\/?a=outline&amp;id=8277\"><em>Burge v.\u00a0Swarbrick<\/em><\/a> [2007] F.S.R. 27 (exclusion de la protection pour des formes de bateau \u00e0 raison de leur caract\u00e8re fonctionnel). <a href=\"#return-footnote-60-44\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 44\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-45\"><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5e326e0b2c94e01b002d5862\">Response Clothing Ltd. v. The Edinburgh Woollen Mill Ltd.<\/a> [2020] EWHC 148 (IPEC): \u00ab\u00a0<em>I will adopt the Bonz Group summary definition of a work of artistic craftsmanship with clarifications which I believe to be consistent with the definition: (i) it is possible for an author to make a work of artistic craftsmanship using a machine, (ii) aesthetic appeal can be of a nature which causes the work to appeal to potential customers and (iii) a work is not precluded from being a work of artistic craftmanship solely because multiple copies of it are subsequently made and marketed. No binding English authority has been drawn to my attention which prevents me from construing s.4(1)(c) in that way. Accordingly, the Wave Fabric is a work of artistic craftsmanship<\/em>.\u00a0\u00bb (para 64). <a href=\"#return-footnote-60-45\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 45\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-46\"><a href=\"https:\/\/www.supremecourt.uk\/cases\/uksc-2010-0015.html\">[2011] UKSC 39<\/a>. <a href=\"#return-footnote-60-46\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 46\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-47\"><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff75a60d03e7f57eab99f\"><em>Lucasfilm v. Ainsworth<\/em><\/a> [2008] EWHC 1878 (Chancery) (Mann J.). A. Hobson, \u00ab\u00a0Imperial stormtroopers, art works, and copyright defences\u00a0\u00bb, Journal of Intellectual Property Law &amp; Practice 4, n\u1d52 1 (2009), 16-18. <a href=\"#return-footnote-60-47\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 47\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-48\">Ici le caract\u00e8re utilitaire n\u2019\u00e9tait pas li\u00e9 \u00e0 la fonction de \u00ab protection \u00bb du casque, s\u2019agissant d\u2019une cr\u00e9ation de fantaisie, mais plut\u00f4t \u00e0 l\u2019objet de la cr\u00e9ation, de reproduire en 3D l\u2019\u00e9l\u00e9ment d\u2019un film. <a href=\"#return-footnote-60-48\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 48\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-49\"><a href=\"https:\/\/www.5rb.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/Lucasfilm-v-Ainsworth-2009-EWCA-Civ-1328.pdf\"><em>Lucasfilm v. Ainsworth<\/em><\/a> ([2009] EWCA Civ 1328\u00a0; [2009] WLR (D) 368). <a href=\"#return-footnote-60-49\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 49\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-50\">V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>140 et 283. <a href=\"#return-footnote-60-50\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 50\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-51\"><em>Infra<\/em> n\u00b0 152. <a href=\"#return-footnote-60-51\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 51\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-52\"><em>Ibid<\/em>. Sous r\u00e9serve cependant de dispositions transitoires. <a href=\"#return-footnote-60-52\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 52\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-53\">V. R. Durie, \u00ab Copyright, Designs and Patent Act 1988, the Key Changes for the Film lndustry \u00bb [1989] 6 EIPR 197. et la plupart des ouvrages sur le sujet. <a href=\"#return-footnote-60-53\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 53\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-54\">V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 100<\/em>. <a href=\"#return-footnote-60-54\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 54\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-55\">Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, l\u2019article 5B dispose : \u00ab <em>1) In this Part \u201cfilm\u201d means a recording on any medium from which a moving image may by any means be produced. <\/em><em>2) The sound track accompanying a film shall be treated as part of the film for the purposes of this Part. <\/em><em>3) Without prejudice to the generality of subsection (2), where that subsection applies: <\/em><em>a) references in this Part to showing a film include playing the film sound track to accompany the film, <\/em><em>b) references in this Part to playing a sound recording, or to communicating a sound recording to the public, do not include playing or communicating the film sound track to accompany the film, <\/em><em>c) references in this Part to copying a work, so far as they apply to a sound recording, do not include copying the film sound track to accompany the film, and <\/em><em>d) references in this Part to the issuing, rental or lending of copies of a work, so far as they apply to a sound recording, do not include the issuing, rental or lending of copies of the sound track to accompany the film. <\/em><em>4) Copyright does not subsist in a film which is, or to the extent that it is, a copy taken from a previous film. <\/em><em>5) Nothing in this section affects any copyright subsisting in a film sound track as a sound recording.<\/em>\u00a0\u00bb <a href=\"#return-footnote-60-55\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 55\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-56\">V. P.\u00a0Kamina, \u00ab\u00a0The protection of film soundtracks under British copyright after the copyright regulations 1995 and 1996\u00a0\u00bb, [1998] Ent. LR 153. <a href=\"#return-footnote-60-56\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 56\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-57\">Traduction OMPI. <a href=\"#return-footnote-60-57\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 57\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-58\">V.. <em><a href=\"https:\/\/publications.parliament.uk\/pa\/ld200102\/ldjudgmt\/jd010712\/news-1.htm\">The Newspaper Licensing Agency Ltd v. Marks and Spencer Pic<\/a>\u00a0<\/em>[2001] UKHL 38\u00a0par Lord Hoffmann\u00a0: \u00ab\u00a0<em>It is not the choice of a particular typeface, the precise number or width of the columns, the breadth of margins and the relationship of headlines and strap-lines to the other text, the number of articles on a page and the distribution of photographs and advertisements but the combination of all of these into pages which give the newspaper as a whole its distinctive appearance... The particular fonts, columns, margins and so forth are only, so to speak, the typographical vocabulary in which the arrangement is expressed<\/em>. \u00a0\u00bb <a href=\"#return-footnote-60-58\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 58\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-59\">Traduction OMPI. <a href=\"#return-footnote-60-59\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 59\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-60\">La port\u00e9e \u00e0 donner \u00e0 cette absence est incertaine, les tribunaux n\u2019ayant pas encore eu l\u2019occasion de se prononcer sur ce point. <a href=\"#return-footnote-60-60\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 60\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-61\">Pour un exemple d\u2019\u0153uvre exclue de la protection pour d\u00e9faut de fixation, on citera <a href=\"https:\/\/www.cipil.law.cam.ac.uk\/virtual-museum\/merchandising-corporation-v-harpbond-1971-2-all-er-657\"><em>Merchandising Corp of America v.\u00a0Harpbond<\/em><\/a> [1983] F.S.R. 32\u00a0CA (maquillage d\u2019un chanteur). <a href=\"#return-footnote-60-61\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 61\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-62\">En outre, l\u2019expression \u00ab\u00a0ou d\u2019une autre mani\u00e8re\u00a0\u00bb confirme la possibilit\u00e9 d\u2019un enregistrement sur tous supports, comme les films par exemple. <a href=\"#return-footnote-60-62\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 62\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-63\">V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em> 207<\/em>. <a href=\"#return-footnote-60-63\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 63\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-64\">K.\u00a0Garnett, \u00ab\u00a0Copyright in Photographs\u00a0\u00bb [2000] EIPR<em>\u00a0<\/em>229\u00a0; R.\u00a0Deazley, \u00ab\u00a0Photographing Paintings in the Public Domain\u00a0\u00bb [2001] EIPR<em>\u00a0<\/em>179\u00a0; S.\u00a0Ricketson, \u00ab\u00a0The Concept of Originality in Anglo-Australian Copyright Law\u00a0\u00bb (1991 ) 9(2) Copyright Reporter\u00a01\u00a0; G.\u00a0Lea, \u00ab\u00a0In Defence of Originality\u00a0\u00bb [1996] Ent.\u00a0LR<em>\u00a0<\/em>21\u00a0; Laddie, Prescott &amp; Vitoria, <em>The Modern Law of Copyright and Designs, <\/em>3rd edition (Butterworths, 2000) 82-97,114-12, 200-238, Ch 5. <a href=\"#return-footnote-60-64\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 64\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-65\"><em><a href=\"https:\/\/www.cipil.law.cam.ac.uk\/virtual-museum\/university-london-press-v-university-tutorial-1916-2-ch-601\">University of London Press v.\u00a0University Tutorial Press<\/a> <\/em>[1916] 2 Ch\u00a0209. <a href=\"#return-footnote-60-65\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 65\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-66\"><a href=\"https:\/\/www.cipil.law.cam.ac.uk\/virtual-museum\/ladbroke-v-william-hill-1964-1-all-er-465\"><em>Ladbroke v. William Hill<\/em><\/a> [1964] 1 All ER 465,469. <a href=\"#return-footnote-60-66\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 66\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-67\">V. <em>infra <\/em>n\u00b0 209. <a href=\"#return-footnote-60-67\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 67\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-68\">Les hypoth\u00e8ses traditionnelles d\u2019\u0153uvres jug\u00e9es non originales concernent par exemple les listes, m\u00eame si leur production n\u00e9cessite effort et ing\u00e9niosit\u00e9 (V. par exemple <a href=\"https:\/\/www.cipil.law.cam.ac.uk\/virtual-museum\/football-league-ltd-v-littlewoods-pools-ltd-1959-1-ch-637\"><em>Football League v. Littlewoods<\/em><\/a> [1959] Ch 637, 654), ou encore les slogans ou les titres. <a href=\"#return-footnote-60-68\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 68\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-69\"><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7a760d03e7f57eb0dd6\">[2011] EWCA Civ 890<\/a>. <a href=\"#return-footnote-60-69\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 69\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-70\"><em>Ibid<\/em>., point.\u00a020\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Although the [CJEU in Infopaq] refers to an \u201cintellectual creation\u201d it does so in the context of paragraph 35 [of Infopaq, referring to articles 1(3) of Directive 91\/250, 3(1) of Directive 96\/9 and 6 of Directive 2006\/116] which clearly relates such creation to the question of origin not novelty or merit. Accordingly, I do not understand the decision of the European Court of Justice in Infopaq to have qualified the long standing test established by the authorities referred to in paragraph 19 above.<\/em> \u00bb <a href=\"#return-footnote-60-70\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 70\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-71\"><\/span>V. <span style=\"font-size: 1em;\">les dispositions pr\u00e9cit\u00e9es du <em>European Union (Withdrawal) Act 2018<\/em>, <em>supra<\/em> n\u00b0 32. V. par exemple, <\/span><a href=\"https:\/\/caselaw.nationalarchives.gov.uk\/ewca\/civ\/2023\/1354\"><em style=\"font-size: 1em;\">THJ v Sheridan<\/em><\/a><span style=\"font-size: 1em;\">, [2023] EWCA Civ 1354., pr\u00e9cit\u00e9, point 25 : \u00ab\u00a0<\/span>I<em>n my judgment the Defendants are right that the judge did not apply the correct test, which I have set out in paragraph 16 above. This is not because of his reference to \"functionality\" in [214], which appears to be a slip of the pen having regard to what he went on to say in the last sentence of [215]. It is because the test he applied was that of \"skill and labour\", which was the test applied by the English courts prior to Infopaq, including in <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff72660d03e7f57ea89be\">Navitaire Inc v easyJet Airline Co Ltd<\/a> [2004] EWHC 1725 (Ch), [2006] RPC 3 and Nova Productions Ltd v Mazooma Games Ltd [2006] EWHC 24 (Ch), [2006] RPC 14, and not the test of \"author's own intellectual creation\" laid down by the Court of Justice. As can be seen from cases such as Football Dataco and Funke Medien, these two tests are not the same, and the European test is more demanding; although Painer establishes that even a simple portrait photograph may satisfy it in an appropriate case. In fairness to the judge, I should make it clear that he was not referred to any of the relevant case law on this question (although the Defendants cited BSA, they did so in relation to a different issue)<\/em>. \u00bb <a href=\"#return-footnote-60-71\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 71\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-72\">V. <em>infra<\/em> n\u00b0 126. <a href=\"#return-footnote-60-72\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 72\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-73\">V. par exemple la d\u00e9cision australienne <a href=\"https:\/\/jade.io\/article\/181483\">Acohs Pty Ltd. v Ucorp Pty Ltd.<\/a> ([2010] FCA 577, confirm\u00e9e en appel) \u00e0 propos de la protection de code HTML produit par un logiciel: <span style=\"font-size: 1em;\">\u00ab\u00a0<\/span><em>as a general proposition the need for a work to spring from the original efforts of a single human author is a fundamental requirement of copyright law<\/em>. \u00bb (para 48). Sur cette question, v. nos d\u00e9veloppements sur l'intelligence artificielle g\u00e9n\u00e9rative, <em>infra<\/em> n\u00b0116 et 126. <a href=\"#return-footnote-60-73\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 73\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-74\">V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 102<\/em>. <a href=\"#return-footnote-60-74\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 74\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-75\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 5A(2), 5B(4), 6(6). <a href=\"#return-footnote-60-75\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 75\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-76\"><em>Glyn v.\u00a0Weston Film Feature <\/em>[1916] 1 Ch\u00a0261. <a href=\"#return-footnote-60-76\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 76\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-77\">La Chambre des Lords a en effet cit\u00e9 et approuv\u00e9 <em>Glyn v.\u00a0Weston Film Feature<\/em> dans <a href=\"https:\/\/www.ucpi.org.uk\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Attorney-General-v-Observer-Ltd-and-ors-1990-1-A.C.-109.pdf\"><em>AG v.\u00a0Guardian Newspapers <\/em>(No.\u00a02)<\/a> [1990] 1\u00a0AC\u00a0109. <a href=\"#return-footnote-60-77\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 77\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-78\">S. Saxby, \u00ab\u00a0Crown Copyright Regulation in the UK - Is the Debate Still Alive?\u00a0\u00bb International Journal of Law and Information Technology 13, n\u1d52 3 (1er janvier 2005), 299\u2011335; N. Cox, \u00ab\u00a0Copyright in Statutes, Regulations, and Judicial Decisions in Common Law Jurisdictions: Public Ownership or Commercial Enterprise?\u00a0\u00bb Statute Law Review 27, n\u1d52 3 (1er ao\u00fbt 2006), 185\u2011208. <a href=\"#return-footnote-60-78\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 78\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-79\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 163(1). <a href=\"#return-footnote-60-79\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 79\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-80\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 164. <a href=\"#return-footnote-60-80\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 80\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-81\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 163(3). <a href=\"#return-footnote-60-81\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 81\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-82\"><\/em>V. le <a href=\"https:\/\/www.nationalarchives.gov.uk\/information-management\/re-using-public-sector-information\/uk-government-licensing-framework\/crown-copyright\/\">site des <em>National Archives<\/em><\/a>.<em> <a href=\"#return-footnote-60-82\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 82\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-83\">V. par exemple la d\u00e9cision australienne <a href=\"https:\/\/jade.io\/article\/181483\">Acohs Pty Ltd. v Ucorp Pty Ltd. <\/a>([2010] FCA 577, confirm\u00e9e en appel), cit\u00e9e <em>supra<\/em> n\u00b0109 : <span style=\"font-size: 1em;\">\u00ab\u00a0<\/span><em>as a general proposition the need for a work to spring from the original efforts of a single human author is a fundamental requirement of copyright law<\/em>. \u00bb (para 48), et la jurisprudence anglaise cit\u00e9e. <a href=\"#return-footnote-60-83\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 83\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-84\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/section\/9\">CDPA 1988<\/a>, s. 9(3), cette personne pouvant sans doute \u00eatre une personne morale. Sur cette cat\u00e9gorie, v. <em>infra<\/em> n\u00b0126. <a href=\"#return-footnote-60-84\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 84\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-85\">\u00ab <em>2) Lorsqu\u2019un nom cens\u00e9 \u00eatre celui de l\u2019auteur figurait sur des copies ou exemplaires de l\u2019\u0153uvre publi\u00e9e ou sur l\u2019\u0153uvre lors de sa cr\u00e9ation, la personne dont le nom \u00e9tait ainsi indiqu\u00e9 est pr\u00e9sum\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 preuve du contraire, a) \u00eatre l\u2019auteur de l\u2019\u0153uvre ; b) avoir cr\u00e9\u00e9 l\u2019\u0153uvre dans des conditions ne relevant pas de l\u2019application de la section 11.2), 163, 165 ou 168 (d\u2019\u0153uvres cr\u00e9\u00e9es en cours d\u2019emploi, copyright de la Couronne, copyright des Assembl\u00e9es parlementaires ou copyright de certaines organisations internationales). 3) Dans le cas d\u2019une \u0153uvre cens\u00e9e avoir \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en collaboration, les dispositions de l\u2019alin\u00e9a 1) sont applicables \u00e0 l\u2019\u00e9gard de chacun des auteurs suppos\u00e9s. 4) Lorsqu\u2019aucun nom cens\u00e9 \u00eatre celui de l\u2019auteur n\u2019\u00e9tait indiqu\u00e9 de la fa\u00e7on pr\u00e9cis\u00e9e \u00e0 l\u2019alin\u00e9a 2) mais que a) l\u2019\u0153uvre est susceptible d\u2019\u00eatre prot\u00e9g\u00e9e au titre du copyright en vertu des dispositions de la section 155 (possibilit\u00e9 de protection en raison du pays de la premi\u00e8re publication), et b) un nom cens\u00e9 \u00eatre celui de l\u2019\u00e9diteur figurait sur des copies ou exemplaires de l\u2019\u0153uvre lors de la premi\u00e8re publication, la personne dont le nom \u00e9tait ainsi indiqu\u00e9 est pr\u00e9sum\u00e9e, jusqu\u2019\u00e0 preuve du contraire, avoir \u00e9t\u00e9 titulaire du copyright au moment de la publication. 5) Si l\u2019auteur de l\u2019\u0153uvre est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 ou si l\u2019identit\u00e9 de l\u2019auteur ne peut \u00eatre d\u00e9termin\u00e9e malgr\u00e9 des recherches suffisantes, il est pr\u00e9sum\u00e9 en l\u2019absence de preuve contraire, a) que l\u2019\u0153uvre est une \u0153uvre originale, et b) que les all\u00e9gations du demandeur concernant la premi\u00e8re publication de l\u2019\u0153uvre et le pays de cette premi\u00e8re publication sont fond\u00e9es.<\/em> \u00bb (traduction OMPI). <a href=\"#return-footnote-60-85\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 85\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-86\">V. <em>infra<\/em> n\u00b0 126. <a href=\"#return-footnote-60-86\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 86\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-87\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-60-87\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 87\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-88\">V. <em>supra<\/em> n\u00b0 115. <a href=\"#return-footnote-60-88\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 88\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-89\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-60-89\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 89\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-90\">V. pour les Etats-Unis, <em>infra<\/em> n\u00b0 205. <a href=\"#return-footnote-60-90\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 90\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-91\">Du moins pour les oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es de mani\u00e8re totalement autonome par un syst\u00e8me d'IA, ou sans auteur en application des r\u00e8gles de droit commun. V. <em>infra<\/em> n\u00b0 126. <a href=\"#return-footnote-60-91\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 91\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-92\">Ce choix a \u00e9t\u00e9 justifi\u00e9 pour des raisons techniques de r\u00e9daction. <a href=\"#return-footnote-60-92\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 92\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-93\">Le r\u00e9alisateur principal n\u2019est pas d\u00e9fini par la loi, mais la section\u00a0105 pr\u00e9sume que la personne identifi\u00e9e comme r\u00e9alisateur dans le film est le r\u00e9alisateur principal. <a href=\"#return-footnote-60-93\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 93\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-94\">V. <em>infra<\/em>, n\u00b0 126. <a href=\"#return-footnote-60-94\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 94\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-95\">Ainsi l\u2019exception au droit \u00e0 la paternit\u00e9 pr\u00e9vue dans \u00ab\u00a0<em>an encyclopaedia, dictionary, yearbook or other collective work of reference<\/em> \u00bb (<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a079(6)), ou la r\u00e9f\u00e9rence faite aux \u0153uvres collectives au Chapitre\u00a0VII de la loi (<em>Licensing schemes and licensing bodies<\/em>). \u00c0 noter \u00e9galement la prise en compte et d\u00e9finition sp\u00e9cifique de l\u2019\u0153uvre collective dans la section\u00a027 de l\u2019Annexe\u00a01 (r\u00e8gles de droit transitoire), consacr\u00e9e au r\u00e9gime des cessions et licences conclues sous l\u2019empire de la loi ancienne. <a href=\"#return-footnote-60-95\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 95\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-96\">V. cependant <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>120. <a href=\"#return-footnote-60-96\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 96\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-97\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 10(1 A) et 9(2)(ab). <a href=\"#return-footnote-60-97\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 97\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-98\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 10(2) et 6(3). <a href=\"#return-footnote-60-98\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 98\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-99\"><em>Cescinsky v. George Routledge &amp; Sons Ltd<\/em> [1916] 2 KB 325\u00a0; <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7b760d03e7f57eb1749\"><em>Ray v.\u00a0Classic FM<\/em><\/a> [1998] F.S.R.\u00a0622. <a href=\"#return-footnote-60-99\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 99\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-100\"><em>Powell v. Head<\/em> (1879) 12 Ch\u00a0D\u00a0686. <a href=\"#return-footnote-60-100\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 100\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-101\"><em>Lauri v. Renad<\/em> [1892] 3 Ch 402, CA\u00a0; <em>Cate v. Devon and Exeter Constitutional Newspaper Co.<\/em> (1889) 40 Ch\u00a0D\u00a0500\u00a0; <em>Dixon Projects v.\u00a0Masterton Homes<\/em> (1996) 36 IPR 136. <a href=\"#return-footnote-60-101\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 101\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-102\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/2013\/1782\/contents\/made\">SI 2013\u00a0No.\u00a0782<\/a>. <a href=\"#return-footnote-60-102\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 102\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-103\"><\/em><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 10A.<em> <a href=\"#return-footnote-60-103\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 103\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-104\">N. Wilkof, \u00ab\u00a0Continuity and Discontinuity in the Law of Copyright: Exceptions to the Author as First Owner\u00a0\u00bb [1991] EIPR<em>\u00a0<\/em>288\u00a0; G.\u00a0Lea, \u00ab\u00a0Trading Places: The Involuntary Transfer of Copyright in the UK\u00a0\u00bb [1994] Ent.\u00a0LR<em>\u00a0<\/em>179 et \u00ab\u00a0Expropriation or Business Necessity\u00a0\u00bb [1994] EIPR<em>\u00a0<\/em>452. <a href=\"#return-footnote-60-104\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 104\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-105\"><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7ae60d03e7f57eb12ed\"><em>Fisher v.\u00a0Brooker<\/em><\/a> [2009] 1 WLR 1764 (litige entre un compositeur et un producteur relatif \u00e0 l\u2019exploitation de certaines \u0153uvres associ\u00e9es aux \u0153uvres contractuelles mais non couvertes par un accord expr\u00e8s\u00a0; pour le juge, m\u00eame si en l\u2019esp\u00e8ce l\u2019\u00e9conomie de l\u2019op\u00e9ration impliquait un accord tacite entre l\u2019auteur et le producteur, aucune raison ne justifie une cession plut\u00f4t qu\u2019une licence). Pour des exemples en mati\u00e8re de contrats de commande\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7c460d03e7f57eb1f36\"><em>Griggs v. Raben Footwear <\/em><\/a>[2004] F.S.R. (31) 673, et en appel [2005] F.S.R. (31) 706 ; <em>Warner v.\u00a0Gestetner Ltd &amp; Newell &amp; Sorrell Design Ltd<\/em> [1988] EIPR<em>\u00a0<\/em>D-89. <a href=\"#return-footnote-60-105\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 105\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-106\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 11(1) : \u00ab Sous r\u00e9serve des dispositions suivantes, l\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre est le premier titulaire de tout copyright existant sur celle-ci. \u00bb <a href=\"#return-footnote-60-106\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 106\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-107\">Sous l\u2019empire du Copyright Act\u00a01956 le copyright dans les \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es par les journalistes salari\u00e9s \u00e9tait pr\u00e9sum\u00e9 transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 l\u2019employeur, mais seulement aux fins de publication dans le journal (s.\u00a04(2)). Le CDPA\u00a01988 n\u2019a pas repris cette restriction. <a href=\"#return-footnote-60-107\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 107\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-108\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0178. <a href=\"#return-footnote-60-108\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 108\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-109\">V. <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Stevenson,_Jordan_%26_Harrison_Ltd_v_MacDonald_%26_Evans\"><em>Stevenson Jordan &amp; Harrison v.\u00a0McDonald &amp; Evans <\/em><\/a>(1952) 69 RPC 10\u00a0; <a href=\"https:\/\/microsites.bournemouth.ac.uk\/cippm\/files\/2015\/02\/Noah-v-Shuba.pdf\"><em>Noah v.\u00a0Shuba <\/em><\/a>[1991] F.S.R. 14\u00a0; <em>Beloff v.\u00a0Pressdram <\/em>[1973] 1 All ER 241\u00a0;<em> Byrne v.\u00a0Statist <\/em>[1914] 1 KB 622. <a href=\"#return-footnote-60-109\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 109\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-110\">V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em> 171, 172<\/em>. <a href=\"#return-footnote-60-110\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 110\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-111\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 163 \u00e0 168. <a href=\"#return-footnote-60-111\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 111\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-112\">Pour les logiciels objet d\u2019un contrat de commande, V. T.J. McIntyre, \u00ab Copyright in custom code: Who owns commissioned software? \u00bb Journal of Intellectual Property Law &amp; Practice 2, n\u1d52 7 (2007), p. 473\u201186. <a href=\"#return-footnote-60-112\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 112\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-113\">T. Bond, S. Blair, Artificial Intelligence and Copyright: Section 9(3) or Authorship without an Author\u2019 (2019) 14 JIPLP 423; P. Lambert, Computer- Generated Works and Copyright: Selfies, Traps, Robots, AI and Machine Learning (2017) 39 EIPR 12, 17\u2013 18; M. Perry, T. Marhoni, From Music Tracks to Google Maps: Who Owns Computer- Generated Works?\u2019 (2010) 26 Computer Law &amp; Security Review 621, 622, 625. <a href=\"#return-footnote-60-113\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 113\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-114\">D\u00e9j\u00e0 envisag\u00e9es dans le <em>Whitford Committee Report on Copyright and Designs Law<\/em> de 1977 (Cmnd 6732).\r\n\r\nNous n'aborder<span style=\"background-color: #ffffff;\">ons pas ici la question de la compatibilit\u00e9 de ces r\u00e8gles avec le droit europ\u00e9en, moins pertinente du fait du Brexit, et qui d\u00e9pend en grande partie de leur interpr\u00e9tation. <a href=\"#return-footnote-60-114\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 114\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-115\"><a href=\"https:\/\/web.archive.org\/web\/20110616203058\/http:\/\/www.cipc.co.za\/Copyright_files\/Copyright_Act.pdf\">Copyright Act 1978<\/a> (modifi\u00e9 en 1992), s. 1(h) (d\u00e9termination de l'auteur de telles oeuvres, pas de d\u00e9finition). <a href=\"#return-footnote-60-115\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 115\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-116\"><a href=\"https:\/\/www.indiacode.nic.in\/show-data?actid=AC_CEN_9_30_00006_195714_1517807321712&amp;sectionId=14504&amp;sectionno=2&amp;orderno=2\">Copyright Act 1957, s. 2(d)(vi)<\/a> (d\u00e9termination de l'auteur, pas de d\u00e9finition). <a href=\"#return-footnote-60-116\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 116\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-117\">Copyright and Related Rights Act 2000<\/a>, s. 2 (d\u00e9finition l\u00e9g\u00e8rement diff\u00e9rente), s. 21(f) et s. 30. <a href=\"#return-footnote-60-117\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 117\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-118\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.govt.nz\/act\/public\/1994\/0143\/latest\/DLM345634.html\">Copyright Act 1994<\/a>, s. 2(1) (d\u00e9finition identique \u00e0 celle du CDPA 1988), s.5(2), s. 22(2), s. 97(2) et s. 100(2). <a href=\"#return-footnote-60-118\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 118\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-119\"><a href=\"https:\/\/www.elegislation.gov.hk\/hk\/cap528\">Copyright Ordinance<\/a>, s. 198 (d\u00e9finition similaire \u00e0 celle du CDPA 1988), s. 11(3), s. 17(6), s. 91 et s. 93. <a href=\"#return-footnote-60-119\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 119\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-120\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 178. <a href=\"#return-footnote-60-120\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 120\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-121\">Sans pr\u00e9ciser le sens \u00e0 donner au mot \u00ab personne \u00bb. Cependant aux termes de l'Interpretation Act 1978, le mot personne d\u00e9signe \u00e9galement les personnes morales (\u00ab \u201c<em>Person\u201d includes a body of persons corporate or unincorporate\u00a0\u00bb<\/em>). <a href=\"#return-footnote-60-121\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 121\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-122\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 12(7). <a href=\"#return-footnote-60-122\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 122\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-123\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 78 et 81. <a href=\"#return-footnote-60-123\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 123\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-124\">V. Copinger and Skone James on Copytight, \u00a7 [3\u2010273]\u00a0 \u00ab <em>It is not clear how the requirement of originality is to be applied in these circumstances, in particular the requirement that the work be the product of at least some skill and labour (...) It is suggested that the relevant skill and labour is that of the person by whom the arrangements necessary for the creation of the work were undertaken \u00bb<\/em>. <a href=\"#return-footnote-60-124\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 124\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-125\">Puisqu'il s'agit d'un \u00e9l\u00e9ment de la d\u00e9finition inscrite \u00e0 la section 178 (\u00ab ...dans des conditions telles qu\u2019il n\u2019existe aucune personne physique auteur de l\u2019\u0153uvre \u00bb). <a href=\"#return-footnote-60-125\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 125\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-126\"><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff74360d03e7f57eaa95f\">[2006] EWHC 24 (Ch)<\/a> (20 January 2006),<a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff71260d03e7f57ea71d6\"> [2007] EWCA Civ 219<\/a>. V. <em>supra<\/em> n\u00b098. <a href=\"#return-footnote-60-126\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 126\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-127\">\u00ab <em>The case developed before me by Mr Howe QC, who appeared on behalf of Nova, was that the bitmaps and the frames of the game which appear on the screen are works which embody and reflect Mr Jones' creative work in devising the visual output of the game which the player sees. It was not suggested that the defendants\u2019 games involve a <\/em><em>reproduction of any particular bitmap files as such, but rather of the composite frames which are displayed upon the screen. (...) In my judgment these composite frames are artistic works. They were created by Mr <\/em><em>Jones or by the computer program which he wrote. (...) In so far as each composite frame is a computer generated work then the arrangements necessary for the creation of the work were undertaken by Mr Jones because he devised the appearance of the various elements of the game and the rules and logic by which each frame is generated and he wrote the relevant computer program. In these circumstances I am satisfied that Mr Jones is the person by whom the arrangements necessary for the creation of the works were undertaken and therefore is deemed to be the author by virtue of s.9(3).\u00a0\u00bb<\/em> (paras 98, 104 et 105). <a href=\"#return-footnote-60-127\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 127\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-128\">V. <em>infra<\/em> n\u00b0167, sur la contrefa\u00e7on au travers des syst\u00e8mes d'IA g\u00e9n\u00e9rative. <a href=\"#return-footnote-60-128\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 128\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-129\">V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>119. <a href=\"#return-footnote-60-129\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 129\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-130\"><em>Pope v.\u00a0<\/em><em>Cur<\/em> (1741) 26\u00a0ER\u00a0608 (le destinataire d\u2019une lettre est propri\u00e9taire du support mais ne d\u00e9tient pas le copyright associ\u00e9 \u00e0 son contenu). <a href=\"#return-footnote-60-130\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 130\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-131\">Impliquant par exemple la d\u00e9couverte par le juge d\u2019une cession en \u00e9quit\u00e9 et d\u2019un <em>beneficial ownership<\/em> (qui d\u00e8s lors va diviser la propri\u00e9t\u00e9 entre le <em>legal owner<\/em> et <em>le beneficial owner<\/em> sur le mod\u00e8le d\u2019un trust, ou imposer \u00e0 l\u2019une des parties de formaliser une cession l\u00e9gale). <a href=\"#return-footnote-60-131\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 131\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-132\">Pour le doit de publication des \u0153uvres non publi\u00e9es et tomb\u00e9es dans le domaine public, v. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>174. <a href=\"#return-footnote-60-132\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 132\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-133\">Et sauf, pr\u00e9cise l\u2019article, si le droit exclusif s\u2019applique \u00e0 la mise en circulation dans l\u2019EEE de copies auparavant mises en circulation en dehors de l\u2019EEE. <a href=\"#return-footnote-60-133\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 133\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-134\">Pour des applications r\u00e9centes de la section\u00a018, V. <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff71460d03e7f57ea7324\"><em>KK Sony Computer Entertainment v.\u00a0Pacific Game Technology Ltd<\/em><\/a> [2006] EWHC\u00a02509 (Ch) (application du droit \u00e0 la publicit\u00e9 d\u2019une console de jeux par une soci\u00e9t\u00e9 de Hong Kong sur son site Internet suivie de l\u2019envoi d\u2019un exemplaire au Royaume-Uni\u00a0; jug\u00e9 que ces agissements \u00e9taient constitutifs d\u2019une offre \u00e0 la vente dirig\u00e9e vers le Royaume-Uni)\u00a0; <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7a960d03e7f57eb0f2d\"><em>Independiente Ltd v.\u00a0Music Trading On-Line (HK) Ltd<\/em><\/a> [2006] EWHC\u00a03081 (Ch) (offres de CDs par une soci\u00e9t\u00e9 bas\u00e9e \u00e0 Hong Kong \u00e0 partir de son site Internet). <a href=\"#return-footnote-60-134\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 134\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-135\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a016(1)(ba) et 18\u00a0A. <a href=\"#return-footnote-60-135\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 135\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-136\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a018A\u00a0: \u00ab\u00a0<em>(1) The rental or lending of copies of the work to the public is an act restricted by the copyright in (\u2026) (b) an artistic work, other than (i) a work of architecture in the form of a building or a model for a building, or (ii) a work of applied art<\/em>\u00a0\u00bb. <a href=\"#return-footnote-60-136\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 136\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-137\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a018A\u00a0: \u00ab\u00a0<em>the making of a copy of the work available for use, on terms that it will or may be returned, for direct or indirect economic or commercial advantage.<\/em>\u00a0\u00bb <a href=\"#return-footnote-60-137\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 137\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-138\"><em>Ibid.<\/em> \u00ab\u00a0<em>the making of a copy of a work available for use, on terms that it will or may be returned, otherwise than for direct or indirect economic or commercial advantage, through an establishment which is accessible to the public.<\/em>\u00a0\u00bbLa loi pr\u00e9cise \u00e9galement qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019avantage commercial ou \u00e9conomique direct ou indirect lorsque le pr\u00eat par un \u00e9tablissement accessible au public donne lieu \u00e0 un paiement qui couvre uniquement les co\u00fbts de fonctionnement. <a href=\"#return-footnote-60-138\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 138\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-139\">Cette expression pourrait couvrir par exemple la mise \u00e0 disposition de magazine dans les salles d\u2019attente. <a href=\"#return-footnote-60-139\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 139\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-140\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a036A. <a href=\"#return-footnote-60-140\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 140\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-141\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 40A. <a href=\"#return-footnote-60-141\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 141\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-142\"><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff76260d03e7f57eabf42\"><em>FA Premier League v.\u00a0QC Leisure <\/em><\/a>[2008] EWHC\u00a01411 (Ch), \u00a7\u00a0265. <a href=\"#return-footnote-60-142\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 142\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-143\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a019(2). <a href=\"#return-footnote-60-143\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 143\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-144\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a019(3). <a href=\"#return-footnote-60-144\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 144\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-145\"><em><a href=\"https:\/\/www.copyrighthistory.org\/cam\/tools\/request\/browser.php?view=case_commentary&amp;parameter=Duck%20v.%20Bates%20(1884)%2012%20QBD%2079&amp;country=&amp;core=all\">Duck v.\u00a0Bates<\/a>, <\/em>(1884) 13 QBD 843 (pas de contrefa\u00e7on pour une repr\u00e9sentation donn\u00e9e par un club de th\u00e9\u00e2tre amateur dans un h\u00f4pital pour des infirmi\u00e8res). <a href=\"#return-footnote-60-145\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 145\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-146\"><em>Harms (Inc.) Ltd and Chappell &amp; Co. Ltd v. Martans Club<\/em> [1927] 1 Ch 526 (CA), p. 532\u00a0et\u00a0533, CA. <a href=\"#return-footnote-60-146\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 146\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-147\"><em>Performing Right Society Ltd v. Camelo <\/em>[1936] 3 All ER 557. En Australie, <em>Rank\u00a0Film Production Ltd v. Dodds <\/em>[1983] 2\u00a0NSWLR\u00a0553. <a href=\"#return-footnote-60-147\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 147\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-148\"><a href=\"https:\/\/www.scotcourts.gov.uk\/search-judgments\/judgment?id=7e9c8aa6-8980-69d2-b500-ff0000d74aa7\">ICPL <em>Performing Right Society v. Kwik-Fit Group Ltd.<\/em><\/a> [2008] EC.D.R. (2) 13 (Outer House, Court of Session, Scotland). <a href=\"#return-footnote-60-148\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 148\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-149\"><em>Ernest Turner Electrical Instruments Ltd v. Performing Right Society Ltd<\/em> [1943] Ch 167\u00a0; [1943] 1 All ER 413, CA. <a href=\"#return-footnote-60-149\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 149\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-150\"><a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article\/92\/24\/626\/1610878\"><em>Performing Right Society Ltd v. Rangers Football Club Supporters Club<\/em><\/a>, 1974 SLT 151. <a href=\"#return-footnote-60-150\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 150\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-151\"><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff76260d03e7f57eabf42\"><em>Football Association Premier League Ltd. v. QC Leisure<\/em><\/a> [2008] EWHC 1411 (Ch), affirmed, [2012] EWCA Civ 1708 (jug\u00e9, cependant, qu\u2019en l\u2019esp\u00e8ce les actes contrefaisants \u00e9taient exempt\u00e9s en application de la section 72(1)(c) de la loi (exception pour repr\u00e9sentation publique de <em>broadcasts<\/em>), \u00ab\u00a0mais seulement parce que le Royaume-Uni n\u2019a pas transpos\u00e9 sur ce point la Directive [droit d\u2019auteur dans la soci\u00e9t\u00e9 de l\u2019information], en instituant une exception plus large \u00e0 l\u2019article\u00a03 que ne le permet la directive \u00e0 l\u2019article\u00a05\u00a0\u00bb). V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>147. <a href=\"#return-footnote-60-151\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 151\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-152\"><em>Performing Right Society Ltd v. Harlequin Record Shops Ltd<\/em> [1979] 2 All ER 828. <a href=\"#return-footnote-60-152\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 152\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-153\">Notamment CJUE, 14 juillet 2005, affaire <a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/liste.jsf?language=fr&amp;num=C-192\/04\">C-192\/04<\/a>, <em>Lagard\u00e8re Active Broadcast v. Soci\u00e9t\u00e9 pour la perception de la r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable<\/em> <em>(SPRE) et Gesellschaft zur Verwertung von Leistungsschutzrechten\u00a0mbH (GVL)<\/em>, <em>Recueil de la jurisprudence<\/em>\u00a02005 I-07199 (<em>Lagard\u00e8re<\/em>)\u00a0; CJUE, 7\u00a0d\u00e9cembre 2006, affaire\u00a0<a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/liste.jsf?language=fr&amp;jur=C,T,F&amp;num=C-306\/05&amp;td=ALL\">C-306\/05<\/a> (<em>SGAE v. Rafael Hoteles<\/em>)\u00a0; CJUE 15\u00a0mars 2012, affaire\u00a0<a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/liste.jsf?num=C-162\/10&amp;language=FR\">C-162\/10<\/a> (<em>Phonographic\u00a0Performance (Ireland)<\/em>)\u00a0; CJUE, 4\u00a0octobre 2011, affaire\u00a0<a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/liste.jsf?language=fr&amp;num=C-403\/08\">C-403\/08<\/a> (<em>FA Premier League v. QC Leisure); <\/em>affaire\u00a0<a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/liste.jsf?language=en&amp;num=C-429\/08\">C-429\/08<\/a> <em>Karen Murphy v. Media Protection Services Limited<\/em>)\u00a0; CJUE, 13\u00a0octobre 2011, affaires <a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/liste.jsf?num=C-431\/09&amp;language=fr\">C-431\/09<\/a> et C-432-09 (<em>Airfield\/AGICOA<\/em>)\u00a0; CJUE, 15\u00a0mars 2012, affaire\u00a0<a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/liste.jsf?language=FR&amp;num=C-135\/10\">C-135\/10<\/a> (<em>Societ\u00e0 Consortile Fonografici (SCF)\/Del Corso<\/em>)\u00a0; CJUE, 7\u00a0mars 2013, affaire\u00a0<a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/liste.jsf?num=C-607\/11&amp;language=FR\">C-607\/11<\/a> (<em>ITV Broadcasting\/TV Catchup<\/em>)\u00a0; CJUE, 13\u00a0f\u00e9vrier 2014, affaire\u00a0<a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/liste.jsf?language=fr&amp;jur=C,T,F&amp;num=C-466\/12&amp;td=ALL\">C-466\/12<\/a> (<em>Svensson\/Retriever Sverige AB<\/em>)... <a href=\"#return-footnote-60-153\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 153\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-154\">V. supra, n\u00b0 31. <a href=\"#return-footnote-60-154\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 154\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-155\">La section\u00a019(4) du CDPA\u00a01988 dispose qu\u2019\u00a0\u00ab\u00a0<em>En cas d\u2019atteinte au copyright sur une \u0153uvre r\u00e9sultant de la repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution, de la diffusion ou de la projection publique de celle-ci au moyen d\u2019un appareil destin\u00e9 \u00e0 la r\u00e9ception d\u2019images visuelles et de sons achemin\u00e9s \u00e0 l\u2019aide de moyens \u00e9lectroniques, la personne par qui les images ou sons sont envoy\u00e9s et, s\u2019agissant d\u2019une repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution, les artistes interpr\u00e8tes ou ex\u00e9cutants, ne sont pas consid\u00e9r\u00e9s comme responsables<\/em>.\u00a0\u00bb <a href=\"#return-footnote-60-155\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 155\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-156\">\u00ab\u00a0<em>2) References in this Part to communication to the public are to communication to the public by electronic transmission, and in relation to a work include:<\/em><em>a) the broadcasting of the work\u00a0; <\/em><em>b) the making available to the public of the work by electronic transmission in such a way that members of the public may access it from a place and at a time individually chosen by them.<\/em>\u00a0\u00bb <a href=\"#return-footnote-60-156\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 156\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-157\">Les dispositions de l\u2019article\u00a02 de la directive c\u00e2ble et satellite (d\u00e9finition de l\u2019acte de communication au public par satellite) aux sections\u00a06(4) et 6\u00a0A du CDPA\u00a01988. Les dispositions du Chapitre\u00a0III de la directive sur la retransmission par c\u00e2ble sont transpos\u00e9es \u00e0 la section 144A du CDPA\u00a01988, \u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 que ce m\u00e9canisme s\u2019applique aux seules transmissions en provenance d\u2019un autre \u00e9tat membre de l\u2019EEE, et n\u2019est pas \u00e9tendu aux retransmissions internes au Royaume-Uni. Pr\u00e9cisons que les sections\u00a073 et 73\u00a0A du CDPA\u00a01988 instituent, une exception pour la r\u00e9ception et la retransmission int\u00e9grale et simultan\u00e9e de <em>broadcasts<\/em> non filaires par c\u00e2ble, dans le cadre des obligations de <em>must carry<\/em> applicables, et les r\u00e8gles de r\u00e9mun\u00e9ration associ\u00e9es (V. <em>infra<\/em> n\u00b0 147). <a href=\"#return-footnote-60-157\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 157\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-158\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a020(2)(b). <a href=\"#return-footnote-60-158\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 158\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-159\">V. <em>supra<\/em>\u00a0n\u00b031 (sur le Brexit et ses cons\u00e9quences). <a href=\"#return-footnote-60-159\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 159\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-160\">Traduction OMPI. <a href=\"#return-footnote-60-160\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 160\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-161\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 301 et Sch. 6. <a href=\"#return-footnote-60-161\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 161\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-162\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/1996\/2967\/contents\">SI 1996 No. 2067<\/a>, Reg. 16. <a href=\"#return-footnote-60-162\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 162\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-163\">V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>174. <a href=\"#return-footnote-60-163\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 163\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-164\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukdsi\/2006\/0110738209\">SI 2006 No. 346<\/a>. <a href=\"#return-footnote-60-164\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 164\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-165\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukdsi\/2006\/0110738209\">SI 2006 No. 346<\/a>, Reg. 4(1). <a href=\"#return-footnote-60-165\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 165\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-166\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukdsi\/2006\/0110738209\">SI 2006 No. 346<\/a>, Reg. 4(2). <a href=\"#return-footnote-60-166\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 166\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-167\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukdsi\/2006\/0110738209\">SI 2006 No. 346<\/a>, Reg. 3. <a href=\"#return-footnote-60-167\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 167\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-168\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukdsi\/2006\/0110738209\">SI 2006 No. 346<\/a>, Reg. 12(3)(a). Pour les auteurs d\u00e9c\u00e9d\u00e9s, les ventes r\u00e9alis\u00e9es avant le 1er janvier 2010 ne sont pas couvertes (<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukdsi\/2006\/0110738209\">SI 2006 No. 346<\/a>, Reg. 17). <a href=\"#return-footnote-60-168\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 168\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-169\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukdsi\/2006\/0110738209\">SI 2006 No. 346<\/a>, Reg. 13. <a href=\"#return-footnote-60-169\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 169\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-170\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukdsi\/2006\/0110738209\">SI 2006 No. 346<\/a>, Reg 12(3)(b). <a href=\"#return-footnote-60-170\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 170\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-171\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukdsi\/2006\/0110738209\">SI 2006 No. 346<\/a>, Reg. 3(3), Sch.1, s. 2 <a href=\"#return-footnote-60-171\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 171\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-172\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukdsi\/2006\/0110738209\">SI 2006 No. 346<\/a>, Reg. 3(3), Sch. 1., s. 1. <a href=\"#return-footnote-60-172\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 172\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-173\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukdsi\/2006\/0110738209\">SI 2006 No. 346<\/a>, Regs 7, 8. <a href=\"#return-footnote-60-173\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 173\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-174\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukdsi\/2006\/0110738209\">SI 2006 No. 346<\/a>, Regs\u00a09, 7(4). <a href=\"#return-footnote-60-174\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 174\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-175\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukdsi\/2006\/0110738209\">SI 2006 No. 346<\/a>, Reg. 14. <a href=\"#return-footnote-60-175\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 175\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-176\">Leur maintien ou leur \u00e9volution rel\u00e8ve maintenant de la seule d\u00e9cision du Royaume-Uni. V. supra n\u00b0 31. <a href=\"#return-footnote-60-176\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 176\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-177\"><a href=\"https:\/\/assets.publishing.service.gov.uk\/media\/5a7c9f7740f0b65b3de0a17d\/0118404830.pdf\"><em>Gowers Review of Intellectual Property<\/em><\/a>, London, HMSO, d\u00e9cembre 2006. <a href=\"#return-footnote-60-177\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 177\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-178\">Il s\u2019agit des <a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukdsi\/2014\/9780111112755\">Copyright and Rights in Performances (Research, Education, Libraries and Archives) Regulations\u00a02014<\/a> (2014 No. 1372), entr\u00e9es en vigueur le 1er juin 2014, qui transposent les dispositions des articles 5(2)(c) et 5(3)(a) de la directive 2001\/29\/CE en mettant en place ou en \u00e9largissant les exceptions existantes de recherche, d\u2019\u00e9ducation et concernant les biblioth\u00e8ques, les mus\u00e9es et les archives ; des <em>Copyright and Rights in Performances (Disability) Regulations\u00a02014<\/em> (2014 No1384), entr\u00e9es en vigueur le 1er\u00a0juin 2014, qui transposent les dispositions de l\u2019article\u00a05(3)(b) de la directive 2001\/29\/CE en \u00e9largissant les exceptions concernant les personnes handicap\u00e9es\u00a0; des <em>Copyright (Public Administration) Regulations\u00a02014<\/em> (2014 No.1385), entr\u00e9es en vigueur le 1er\u00a0juin 2014, qui transposent les dispositions de l\u2019article\u00a05(3)(e) de la directive 2001\/29\/CE en \u00e9largissant les exceptions applicables \u00e0 l\u2019administration publique aux usages num\u00e9riques\u00a0; d) des <em>Copyright and Rights in Performances (Quotation and Parody) Regulations\u00a02014<\/em> (2014 No.2356), entr\u00e9es en vigueur le 1er\u00a0octobre 2014, qui transposent les dispositions des articles\u00a05(3)(d) et 5(3)(k) de la directive 2001\/29\/CE en \u00e9largissant l\u2019exception existante de citation et en introduisant pour la premi\u00e8re fois une exception de parodie\u00a0; des <em>Copyright and Rights in Performances (Personal Copies for Private Use) Regulations\u00a02014<\/em> (2014 No.\u00a02361), entr\u00e9es en vigueur le 1er\u00a0octobre 2014, qui transposent les dispositions des articles\u00a05(2)(b) de la directive 2001\/29\/CE en introduisant une exception de copie priv\u00e9e assez large couvrant notamment le changement de format (<em>format shifting<\/em>)\u00a0; des <em>Copyright and Rights in Performances (Extended Collective Licensing) Regulations\u00a02014<\/em> (2014 No.\u00a02588), entr\u00e9es en vigueur le 1er\u00a0octobre 2014, qui appliquent les dispositions introduites par l\u2019ERRA 2013 en mati\u00e8re de gestion collective \u00e9tendue\u00a0; et enfin, des <em>Copyright and Rights in Performances (Certain Permitted Uses of Orphan Works) Regulations\u00a02014<\/em> (2014 No.\u00a02861) et des <em>Copyright and Rights in Performances (Licensing of Orphan Works) Regulations\u00a02014<\/em> (2014 No.2863), entr\u00e9es en vigueur le 29\u00a0octobre 2014, qui compl\u00e8tent et pr\u00e9cisent les r\u00e8gles introduites par l\u2019ERRA 2013 en mati\u00e8re d\u2019\u0153uvres orphelines, conform\u00e9ment aux principes pos\u00e9s par la directive 2012\/28\/UE du 25\u00a0octobre 2012. <a href=\"#return-footnote-60-178\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 178\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-179\"><em>Dept. of Trade &amp; Industry, the Patent Office, Copyright Directorate: <\/em><em>EC Directive 2001\/29\/EC on the harmonisation of certain aspects of copyright and related rights in the information society: consultation paper on implementation of the directive in the United Kingdom<\/em>, 2002, p.\u00a011-12. <a href=\"#return-footnote-60-179\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 179\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-180\">V. <em>supra<\/em> n\u00b0 51 et 53 <a href=\"#return-footnote-60-180\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 180\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-181\">Pour une illustration en mati\u00e8re de fabrication de pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es, v. <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7c460d03e7f57eb1f3e\">Mars U.K. v. Teknowledge<\/a> [1999] EWHC 226 (Pat), [2000] F.S.R. 138. <a href=\"#return-footnote-60-181\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 181\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-182\">\u00ab\u00a0<em>(1) This section applies where a copy of a work in electronic form has been purchased on terms which, expressly or impliedly or by virtue of any rule of law, allow the purchaser to copy the work, or to adapt it or make copies of an adaptation, in connection with his use of it.<\/em>\r\n<em>(2) If there are no express terms (a) prohibiting the transfer of the copy by the purchaser, imposing obligations which continue after a transfer, prohibiting the assignment of any licence or terminating any licence on a transfer, or (b) providing for the terms on which a transferee may do the things which the purchaser was permitted to do,anything which the purchaser was allowed to do may also be done without infringement of copyright by a transferee; but any copy, adaptation or copy of an adaptation made by the purchaser which is not also transferred shall be treated as an infringing copy for all purposes after the transfer.<\/em>\r\n<em>(3) The same applies where the original purchased copy is no longer usable and what is transferred is a further copy used in its place.<\/em>\r\n<em>(4)The above provisions also apply on a subsequent transfer, with the substitution for references in subsection (2) to the purchaser of references to the subsequent transferor \u00bb.<\/em> <a href=\"#return-footnote-60-182\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 182\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-183\">\u00ab\u00a0<em>An act which by virtue of this Chapter may be done without infringing copyright in a literary, dramatic or musical work does not, where that work is an adaptation, infringe any copyright in the work from which the adaptation was made \u00bb.<\/em> <a href=\"#return-footnote-60-183\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 183\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-184\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 29, <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>145. <a href=\"#return-footnote-60-184\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 184\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-185\">V.\u00a0<a href=\"https:\/\/vlex.co.uk\/vid\/sony-music-entertainment-uk-793079637\"><em>Sony v. EasyInternetcafe<\/em><\/a>, [2003] EWHC\u00a062 (Ch), dans lequel la High Court de Londres a condamn\u00e9 une cha\u00eene de cybercaf\u00e9s pour contrefa\u00e7on de copyright \u00e0 raison de la mise \u00e0 disposition par celle-ci \u00e0 ses clients d\u2019un service d\u2019enregistrement de leurs fichiers t\u00e9l\u00e9charg\u00e9s ou stock\u00e9s dans leur espace personnel sur CD-ROM. Cette condamnation est intervenue alors que les membres du personnel d\u2019EasyInternetcafe se voyaient interdire d\u2019examiner le contenu des fichiers ainsi grav\u00e9s, et que de nombreux avertissements \u00e9taient donn\u00e9s aux utilisateurs du service destin\u00e9s \u00e0 pr\u00e9venir les actes de contrefa\u00e7on. La cour \u00e9carte notamment l\u2019exception de la section\u00a070, en relevant que la copie n\u2019est pas r\u00e9alis\u00e9e pour un usage priv\u00e9, dans la mesure o\u00f9 elle copie est ex\u00e9cut\u00e9e par le magasin (qui en tire un profit) et que ce dernier ne copie par pour un usage priv\u00e9 ou domestique. Il est de son point de vue inop\u00e9rant que le client commande cette copie pour un usage priv\u00e9. <a href=\"#return-footnote-60-185\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 185\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-186\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a070. <a href=\"#return-footnote-60-186\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 186\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-187\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a071. <a href=\"#return-footnote-60-187\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 187\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-188\">V. M.\u00a0Hart et S.\u00a0Holmes, \u00ab\u00a0Implementation of the Copyright Directive in the United Kingdom\u00a0\u00bb, [2004] EIPR. <a href=\"#return-footnote-60-188\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 188\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-189\">Cette exception, qui transposait les articles 5(2) et 6(4) de la directive de 2001, \u00e9tait r\u00e9dig\u00e9e comme suit (traduction informelle) : \u00ab 28B Copies personnelles \u00e0 usage priv\u00e91) La r\u00e9alisation d\u2019une copie d\u2019une \u0153uvre, autre qu\u2019un programme d\u2019ordinateur, par une personne physique, ne contrefait pas le copyright subsistant dans cette \u0153uvre, \u00e0 la condition que la copie : a) soit une copie : i) d\u2019une copie [d\u2019un exemplaire] de l\u2019\u0153uvre appartenant \u00e0 cette personne, ou ii) d\u2019une copie personnelle de l\u2019\u0153uvre r\u00e9alis\u00e9e par cette personne, b) soit faite pour l\u2019usage priv\u00e9 de la personne physique, et c) soit faite \u00e0 des fins qui ne sont ni directement ni indirectement commerciales. 2) Dans la pr\u00e9sente section \u00ab une copie [un exemplaire] de l\u2019\u0153uvre appartenant \u00e0 cette personne \u00bb est un exemplaire qui : a) a \u00e9t\u00e9 licitement acquis par cette personne sur une base permanente, b) n\u2019est pas une copie contrefaisante, et c) n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 en vertu d\u2019une disposition de ce Chapitre permettant la r\u00e9alisation d\u2019une copie sans contrefaire le copyright. 3) Dans la pr\u00e9sente section, une \u00ab copie personnelle \u00bb est une copie r\u00e9alis\u00e9e en vertu de cette section. 4) Aux fins de la sous-section (2)(a), un exemplaire \u00ab licitement acquis sur une base permanente \u00bb : a) inclut une copie qui a \u00e9t\u00e9 achet\u00e9e, donn\u00e9e ou acquise au moyen d\u2019un t\u00e9l\u00e9chargement r\u00e9sultant d\u2019un achat ou d\u2019un cadeau (autre qu\u2019un t\u00e9l\u00e9chargement mentionn\u00e9 au paragraphe (b)) ; et b) n\u2019inclut pas une copie qui a \u00e9t\u00e9 emprunt\u00e9e, lou\u00e9e, t\u00e9l\u00e9diffus\u00e9e [<em>broadcast or streamed<\/em>] ou une copie qui a \u00e9t\u00e9 obtenue au moyen d\u2019un t\u00e9l\u00e9chargement ne permettant qu\u2019un acc\u00e8s temporaire \u00e0 la copie. 5)\u00a0Dans la sous-section (1)(b) \u201cusage priv\u00e9\u201d inclut la r\u00e9alisation d\u2019une copie\u00a0: a) \u00e0 des fins de sauvegarde, b) \u00e0 des fins de changement de format (<em>format shifting<\/em>), ou c) \u00e0 des fins de stockage, y compris dans un espace de stockage \u00e9lectronique accessible au moyen de l\u2019Internet ou par un moyen similaire qui est accessible uniquement par la personne (ainsi que la personne responsable de l\u2019espace de stockage). 6)\u00a0Le copyright subsistant dans une \u0153uvre est contrefait si une personne transf\u00e8re une copie personnelle de l\u2019\u0153uvre \u00e0 une autre personne (autrement que sur une base priv\u00e9e et temporaire), sauf lorsque le transfert est autoris\u00e9 par le titulaire du copyright. 7)\u00a0Si le copyright est contrefait au titre de la sous-section (6), une copie personnelle qui a \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9e sera alors trait\u00e9e en toute hypoth\u00e8se comme une copie contrefaisante. 8)\u00a0Le copyright subsistant dans une \u0153uvre est \u00e9galement contrefait par une personne physique qui, ayant r\u00e9alis\u00e9 une copie personnelle de l\u2019\u0153uvre, transf\u00e8re l\u2019exemplaire\/la copie de l\u2019\u0153uvre lui appartenant \u00e0 une autre personne (autrement que sur une base priv\u00e9e et temporaire) et qui, \u00e0 la suite de ce transfert et sans l\u2019autorisation du titulaire du copyright, retient une copie personnelle. 9)\u00a0Si le copyright est contrefait en vertu de la sous-section (8), toute copie personnelle retenue sera alors trait\u00e9e en toute hypoth\u00e8se comme une copie contrefaisante. 10) Toute stipulation d\u2019un contrat destin\u00e9e \u00e0 emp\u00eacher ou restreindre la r\u00e9alisation d\u2019une copie qui, en application de la pr\u00e9sente section, ne contrefait pas le copyright, est nulle [<em>unenforceable<\/em>].\u00a0\u00bb <a href=\"#return-footnote-60-189\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 189\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-190\">L\u2019exception ne faisait pas obstacle \u00e0 la mise en place de mesures techniques de protection, dont le contournement est prohib\u00e9 par la section 296ZA du CDPA\u00a01988. Cependant, et conform\u00e9ment aux dispositions de l\u2019article\u00a06(4) de la directive de 2001, aux termes d\u2019un nouvel article 296ZEA une personne priv\u00e9e de la possibilit\u00e9 d\u2019effectuer une copie ou subissant une restriction du nombre de copies \u00e0 raison de la pr\u00e9sence d\u2019une mesure de protection peut saisir le <em>Secretary of State<\/em>, s\u2019il consid\u00e8re qu\u2019une mesure technique est \u00ab d\u00e9raisonnable \u00bb au regard du droit du titulaire du copyright de limiter le nombre de copies, prendre des mesures destin\u00e9es \u00e0 permettre la copie. Conform\u00e9ment aux dispositions de la directive, cette possibilit\u00e9 ne s\u2019applique pas aux \u0153uvres accessibles \u00e0 la demande. Des textes similaires sont introduits concernant le droit des artistes-interpr\u00e8tes (<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/schedule\/2\/paragraph\/1B\">CDPA 1988, Schedule 2, 1B<\/a>). <a href=\"#return-footnote-60-190\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 190\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-191\"><a href=\"https:\/\/uk.practicallaw.thomsonreuters.com\/D-033-4260?transitionType=Default&amp;contextData=(sc.Default)\"><em>BASCA and Others v.\u00a0Secretary of State for Business Innovation and Skills<\/em><\/a> [2015] EWHC 1723 (Admin). \u2013 <em>BASCA and Others v.\u00a0Secretary of State for Business Innovation and Skills<\/em> [2015] EWHC 2041 (Admin)). La Cour se fonde principalement sur l\u2019absence de preuve apport\u00e9e par le Gouvernement britannique au soutien de sa position sur la r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable. <a href=\"#return-footnote-60-191\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 191\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-192\">V. sur ce point le <a href=\"https:\/\/publications.parliament.uk\/pa\/cm200607\/cmselect\/cmcumeds\/509\/509i.pdf\">rapport de 2007 du Comit\u00e9 sp\u00e9cial du Parlement britannique (Culture, Media and Sport Select Committee) consacr\u00e9 aux nouveaux m\u00e9dias et aux industries culturelles<\/a>, et les conclusions du <a href=\"https:\/\/assets.publishing.service.gov.uk\/media\/5a7c9f7740f0b65b3de0a17d\/0118404830.pdf\">rapport Gowers de 2006<\/a> sur la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, qui avait notamment d\u00e9crit le syst\u00e8me de r\u00e9mun\u00e9ration pour copie priv\u00e9e comme un \u00ab m\u00e9canisme mal taill\u00e9 \u00bb (<em>a blunt instrument<\/em>). <a href=\"#return-footnote-60-192\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 192\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-193\">Dans l\u2019<em>Explanatory Memorandum<\/em> du d\u00e9cret, le Gouvernement anglais justifie ce choix par l\u2019absence de pr\u00e9judice ou le pr\u00e9judice minime subi par les ayants droit. Il prend en l\u2019esp\u00e8ce argument du consid\u00e9rant\u00a035 de la directive, qui dispose\u00a0: \u00ab\u00a0(\u2026) Lors de la d\u00e9termination de la forme, des modalit\u00e9s et du niveau \u00e9ventuel d\u2019une telle compensation \u00e9quitable, il convient de tenir compte des circonstances propres \u00e0 chaque cas. Pour \u00e9valuer ces circonstances, un crit\u00e8re utile serait le pr\u00e9judice potentiel subi par les titulaires de droits en raison de l\u2019acte en question. Dans le cas o\u00f9 des titulaires de droits auraient d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u un paiement sous une autre forme, par exemple en tant que partie d\u2019une redevance de licence, un paiement sp\u00e9cifique ou s\u00e9par\u00e9 pourrait ne pas \u00eatre d\u00fb\u00a0\u00bb. Il souligne qu\u2019\u00e0 cette date, la CJUE ne s\u2019est pas prononc\u00e9e sur le pr\u00e9judice minimum \u00e0 prendre en compte, tout en confirmant que les \u00c9tats membres retiennent une marge d\u2019appr\u00e9ciation sur les syst\u00e8mes de compensation (citant CJUE 11\u00a0juillet 2013<em>, Amazon c. Austro-Mechana<\/em>, affaire\u00a0C-521\/11). Il prend \u00e9galement argument des arr\u00eats <em>Padawan c. SGAE<\/em> (CJUE, 21\u00a0oct. 2010, affaire\u00a0C-467\/08) et <em>ACI Adam c. Stichting de Thuiskopie<\/em> (CJUE, 10 avr. 2014, affaire C-435\/12) qui reconnaissent le droit \u00e0 compensation lorsque la r\u00e9alisation de copies cause un \u00ab\u00a0pr\u00e9judice\u00a0\u00bb aux ayants droit (<em>Padawan<\/em>, paragraphes\u00a030, 39 et 40 et <em>ACI Adam<\/em>, \u00a7\u00a050 et 51). Le Gouvernement consid\u00e8re qu\u2019en l\u2019esp\u00e8ce l\u2019exception est d\u00e9finie de mani\u00e8re suffisamment \u00e9troite, et qu\u2019elle ne pose aucun pr\u00e9judice aux ayants droit (ou un pr\u00e9judice minimal ne n\u00e9cessitant pas, au sens du consid\u00e9rant\u00a035, une compensation). Il \u00e9tait, bien \u00e9videmment, permis d\u2019en douter\u2026 <a href=\"#return-footnote-60-193\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 193\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-194\">Pr\u00e9cisons que malgr\u00e9 l\u2019absence d\u2019une telle exception pendant plus d\u2019un si\u00e8cle, il n\u2019y a pratiquement pas eu de jurisprudence sur les parodies au Royaume-Uni. <a href=\"#return-footnote-60-194\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 194\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-195\">Schedule 2 du <a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, \u00a7 2A. <a href=\"#return-footnote-60-195\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 195\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-196\"><a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWHC\/IPEC\/2022\/1379.html\">[2022] EWHC 1379 IPEC<\/a>. <a href=\"#return-footnote-60-196\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 196\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-197\">CJUE, gde ch., 3 sept. 2014, aff. C-201\/13, : \u00ab <em>la parodie a pour caract\u00e9ristiques essentielles, d\u2019une part, d\u2019\u00e9voquer une \u0153uvre existante, tout en pr\u00e9sentant des diff\u00e9rences perceptibles par rapport \u00e0 celle-ci, et, d\u2019autre part, de constituer une manifestation d\u2019humour ou une raillerie<\/em> \u00bb. <a href=\"#return-footnote-60-197\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 197\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-198\"><a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWHC\/IPEC\/2022\/1379.html\">[2022] EWHC 1379 IPEC<\/a>, para. 176 <a href=\"#return-footnote-60-198\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 198\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-199\">Pour la Cour, \u00ab <em>If this definition is adopted, pastiche in s.30A could, according to Hudson, potentially apply to a broad spectrum of \u2018mash-ups\u2019, fan fiction, music sampling, collage, appropriation art, medleys, and many other forms of homage and compilation. This may be so. Each case will have to be assessed on its own merits. However, it is important to bear in mind that s.30A must be read in light of the first of the three-step tests. If pastiche is too widely interpreted, to cover any imitation or reproduction of subject matter it ceases to be a \u201cspecial case\u201d of protected expression. It would encompass virtually any form of borrowing, imitation or reproduction. This was plainly not the intention of the European or UK legislature which created an exception for three limited specific types of use (\u2026)<\/em> \u00bb (\u00a7 189). <a href=\"#return-footnote-60-199\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 199\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-200\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a030. <a href=\"#return-footnote-60-200\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 200\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-201\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a030. <a href=\"#return-footnote-60-201\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 201\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-202\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 29A : \u00ab Copies r\u00e9alis\u00e9es pour l\u2019analyse de textes et de donn\u00e9es \u00e0 des fins de recherche non commerciale.1) La r\u00e9alisation d\u2019une copie d\u2019une \u0153uvre par une personne qui dispose d\u2019un acc\u00e8s licite \u00e0 l\u2019\u0153uvre ne peut pas contrefaire le copyright subsistant dans cette \u0153uvre, \u00e0 la condition : a) que la copie soit effectu\u00e9e afin qu\u2019une personne ayant un acc\u00e8s licite \u00e0 l\u2019\u0153uvre puisse effectuer une analyse informatique de tous les \u00e9l\u00e9ments enregistr\u00e9s\/contenus dans l\u2019\u0153uvre aux seules fins de recherche dans un but non commercial, et b) que la copie soit accompagn\u00e9e d\u2019une indication suffisante de la source (sauf si une telle indication est impossible pour des raisons de praticit\u00e9 ou pour une autre raison). 2) Lorsqu\u2019une copie d\u2019une \u0153uvre a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e en vertu de la pr\u00e9sente section, le copyright subsistant dans cette \u0153uvre est contrefait si : a) la copie est transf\u00e9r\u00e9e \u00e0 une autre personne, sauf lorsque ce transfert est autoris\u00e9 par le titulaire du copyright, ou b) si la copie est utilis\u00e9e \u00e0 une autre fin que celle mentionn\u00e9e dans la sous-section (1)(a), sauf lorsque cette utilisation est autoris\u00e9e par le titulaire du copyright. 3) Si une copie r\u00e9alis\u00e9e en vertu de la pr\u00e9sente section fait l\u2019objet d\u2019une mise \u00e0 disposition ou d\u2019un transfert [<em>is subsequently dealt with<\/em>]\u00a0: a) elle doit \u00eatre trait\u00e9e comme une copie contrefaisante au regard de cette mise \u00e0 disposition ou de ce transfert, et b) si cette mise \u00e0 disposition ou ce transfert sont contrefaisants, elle doit alors \u00eatre trait\u00e9e comme une copie contrefaisante. 4) Dans la sous-section (3) \u00ab\u00a0mise \u00e0 disposition ou transf\u00e9r\u00e9e\u00a0\u00bb [<em>dealt with<\/em>] signifie vendue ou lou\u00e9e, ou offerte ou propos\u00e9e \u00e0 la vente ou \u00e0 la location. 5) La stipulation d\u2019un contrat ayant pour objet de pr\u00e9venir ou de restreindre la r\u00e9alisation d\u2019une copie qui ne contrefait pas le copyright en vertu de cette section est nulle [<em>unenforceable<\/em>].\u00a0\u00bb <a href=\"#return-footnote-60-202\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 202\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-203\">Ne sont pas vis\u00e9s les enregistrements musicaux dont l\u2019auteur n\u2019est pas l\u2019auteur du <em>broadcast<\/em> (s.\u00a072(1A)). <a href=\"#return-footnote-60-203\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 203\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-204\"><\/em><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff74d60d03e7f57eab094\">[2012] EWCA Civ 1708<\/a><em>. <a href=\"#return-footnote-60-204\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 204\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-205\">Pr\u00e9cisons que les dispositions pertinentes de l\u2019article\u00a05, vis\u00e9es par l\u2019arr\u00eat, sont celles de l\u2019article\u00a05(3)(o) qui permet aux \u00c9tats membres de pr\u00e9voir une exception au droit de communication au public\u00a0: \u00ab\u00a0o) lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une utilisation dans certains autres cas de moindre importance pour lesquels des exceptions ou limitations existent d\u00e9j\u00e0 dans la l\u00e9gislation nationale, pour autant que cela ne concerne que des utilisations analogiques et n\u2019affecte pas la libre circulation des marchandises et des services dans la Communaut\u00e9, sans pr\u00e9judice des autres exceptions et limitations pr\u00e9vues au pr\u00e9sent article\u00a0\u00bb (PE et Cons. UE, dir. 2001\/29\/CE, 22\u00a0mai 2001\u00a0: <em>JOCE<\/em> n\u00b0\u00a0L 167, 22\u00a0juin 2001). <a href=\"#return-footnote-60-205\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 205\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-206\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a073. <a href=\"#return-footnote-60-206\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 206\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-207\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a032. <a href=\"#return-footnote-60-207\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 207\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-208\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a035. <a href=\"#return-footnote-60-208\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 208\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-209\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a036. <a href=\"#return-footnote-60-209\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 209\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-210\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a044B. <a href=\"#return-footnote-60-210\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 210\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-211\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a029(4), 29(4A), 50\u00a0A \u00e0 50 C.\u00a0Pour des applications, v. <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Navitaire_Inc_v_Easyjet_Airline_Co._and_BulletProof_Technologies,_Inc.\"><em>Navitaire v.\u00a0Easyjet <\/em><\/a>[2006] RPC\u00a0111\u00a0; <a href=\"https:\/\/8newsquare.co.uk\/sas-institute-inc-v-world-programming-limited-2010-ewhc-1829-ch\/\"><em>SAS Institute Inc. v.\u00a0World Programming Ltd <\/em><\/a>[2010] EWHC\u00a01829 (Ch). <a href=\"#return-footnote-60-211\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 211\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-212\">Ou d\u2019une \u0153uvre appartenant \u00e0 titre originaire \u00e0 une organisation internationale en vertu de la section168 et pour laquelle une dur\u00e9e de protection sup\u00e9rieure \u00e0 soixante-dix ans est pr\u00e9vue (CDPA\u00a01988, s.\u00a057(2) et 66\u00a0A(2)). V. \u00e9galement section\u00a057(3) (interpr\u00e9tation dans le cas d\u2019une \u0153uvre de collaboration). <a href=\"#return-footnote-60-212\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 212\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-213\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 12(2). Pour les <em>joint works<\/em>, CDPA 1988, s.\u00a03(1), 12(4). <a href=\"#return-footnote-60-213\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 213\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-214\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 12(7). <a href=\"#return-footnote-60-214\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 214\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-215\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, sections 163(3), 164, 165(3), 166(5). <a href=\"#return-footnote-60-215\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 215\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-216\">Article 7(4) de la Convention de Berne. <a href=\"#return-footnote-60-216\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 216\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-217\"><em> The Copyright (Industrial Process and Excluded Articles) <\/em>(No. 2) Order 1989 (S.I. 1989 No. 1070). <a href=\"#return-footnote-60-217\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 217\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-218\">Date fix\u00e9e par SI 206 No. 593 ci-dessous, art. 2. <a href=\"#return-footnote-60-218\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 218\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-219\">V. L'<a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/2016\/593\/contents\/made\"><em>Entrerprise and Regulatory Reform Act 2013 (Commencement No. 10 and Saving Provisions) Order 2016<\/em><\/a>, SI 2016 No. 593, articles 4 et 5: \u00ab\u00a0<em><span id=\"article-4\" class=\"LegP1No\">4. <\/span>(1) This article applies to the following acts done on or after the commencement date but before the depletion date:\u00a0<span id=\"article-4-1-a\" class=\"LegDS LegLHS LegP3No\">(a) <\/span><span class=\"LegDS LegRHS LegP3Text\">the copying of an artistic work;\u00a0<\/span><span id=\"article-4-1-b\" class=\"LegDS LegLHS LegP3No\">(b) <\/span><span class=\"LegDS LegRHS LegP3Text\">the provision of means for making a copy of an artistic work; and\u00a0<\/span><span id=\"article-4-1-c\" class=\"LegDS LegLHS LegP3No\">(c) <\/span><span class=\"LegDS LegRHS LegP3Text\">the importation into the United Kingdom of a copy of an artistic work.\u00a0<\/span>(2) An act of a kind mentioned in paragraph (1) does not constitute an infringement of copyright if: <span id=\"article-4-2-a\" class=\"LegDS LegLHS LegP3No\">(a) <\/span><span class=\"LegDS LegRHS LegP3Text\">that act is done pursuant to a contract entered into before the consultation time; and\u00a0<\/span><span id=\"article-4-2-b\" class=\"LegDS LegLHS LegP3No\">(b) <\/span><span class=\"LegDS LegRHS LegP3Text\">before the commencement date that act would not, by virtue of section 52 of the 1988 Act, have constituted an infringement of copyright.<\/span><\/em>\r\n<p class=\"LegP1ParaText\"><em><span id=\"article-5\" class=\"LegP1No\">5.<\/span> \u00a0The following acts done on or after the commencement date but before the depletion date do not constitute an infringement of copyright in an artistic work if before the commencement date those acts would not, by virtue of section 52 of the 1988 Act, have constituted an infringement of copyright:\u00a0<span id=\"article-5-a\" class=\"LegDS LegLHS LegP3No\">(a) <\/span><span class=\"LegDS LegRHS LegP3Text\">the issue of a relevant copy to the public;\u00a0<\/span><span id=\"article-5-b\" class=\"LegDS LegLHS LegP3No\">(b) <\/span><span class=\"LegDS LegRHS LegP3Text\">the renting or lending of a relevant copy to the public; or\u00a0<\/span><span id=\"article-5-c\" class=\"LegDS LegLHS LegP3No\">(c) <\/span><span class=\"LegDS LegRHS LegP3Text\">the communication to the public of the artistic work in connection with anything done in reliance on paragraphs (a) or (b).\u00a0\u00bb\u00a0\u00a0<\/span><\/em><span class=\"LegDS LegRHS LegP3Text\"> <a href=\"#return-footnote-60-219\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 219\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-220\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 12(3). V. CDPA 1988, s 12(5) (d\u00e9finition de \u00ab mise \u00e0 disposition du public \u00bb). <a href=\"#return-footnote-60-220\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 220\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-221\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 12(4). <a href=\"#return-footnote-60-221\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 221\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-222\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 13B. <a href=\"#return-footnote-60-222\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 222\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-223\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-60-223\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 223\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-224\">V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 100<\/em>. <a href=\"#return-footnote-60-224\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 224\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-225\">V. P. Kamina, <em>Film Copyright In the European Union<\/em>, n\u00b0\u00a086 p.\u00a0133. <a href=\"#return-footnote-60-225\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 225\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-226\">V. <em>supra<\/em> n\u00b0 120. <a href=\"#return-footnote-60-226\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 226\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-227\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 12(8). <a href=\"#return-footnote-60-227\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 227\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-228\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 13A et 191(2). V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>164 pour les dispositions de r\u00e9mun\u00e9ration des artistes interpr\u00e8tes au-del\u00e0 de la p\u00e9riode de cinquante ans. <a href=\"#return-footnote-60-228\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 228\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-229\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 14. <a href=\"#return-footnote-60-229\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 229\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-230\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 15. <a href=\"#return-footnote-60-230\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 230\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-231\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 1. <a href=\"#return-footnote-60-231\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 231\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-232\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 90(1). <a href=\"#return-footnote-60-232\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 232\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-233\">A. Tosato, \u00ab Security interests over intellectual property \u00bb, Journal of Intellectual Property Law &amp; Practice 6, n\u1d52 2 (2011), 93\u2011104 ; M. Henry, \u00ab Mortgages and Charges over Films in the UK \u00bb [1992] Ent. LR<em>\u00a0<\/em>115\u00a0; M.\u00a0Antingham, <em>Safe as Houses? Using Copyright Works as Security for Debt Finance<\/em> (1998) (Mar) 78 <em>Copyright World <\/em>31. <a href=\"#return-footnote-60-233\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 233\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-234\">Les r\u00e8gles d\u2019\u00e9quit\u00e9 peuvent cependant, dans certaines circonstances, donner effet \u00e0 l\u2019accord (permettre \u00e0 cessionnaire d\u2019\u00eatre trait\u00e9 comme <em>equitable owner<\/em>). V. <em>Wilson v.\u00a0Weiss <\/em>(1995) 31 IPR 423\u00a0; <em>Ironside v.\u00a0HMAG <\/em>[1988] RPC 197\u00a0; <em>Paste\/field v.\u00a0Denham <\/em>[1999] F.S.R.\u00a0168\u00a0; <em>PRS v.\u00a0London Theatre Varieties Ltd <\/em>[1924] AC\u00a01 (HL)\u00a0; <em>Batjac Productions Inc. v.\u00a0Simitar Entertainment Ltd <\/em>[1996] F.S.R. 139. <a href=\"#return-footnote-60-234\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 234\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-235\">Les licences exclusives sont cependant d\u00e9finies par la loi comme les licences \u00ab\u00a0constat\u00e9es par \u00e9crit\u00a0\u00bb (s.\u00a092). <a href=\"#return-footnote-60-235\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 235\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-236\">Les canons de l\u2019interpr\u00e9tation ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tablis par la Chambre des Lords dans l\u2019arr\u00eat <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Investors_Compensation_Scheme_Ltd_v_West_Bromwich_Building_Society\"><em>Investors Compensation Scheme Ltd v.\u00a0West Bromwich Building Society<\/em><\/a> [1998] 1\u00a0W.L.R.\u00a0896 (\u00ab\u00a0<em>1.\u00a0<\/em><em>Interpretation is the ascertainment of the meaning which the document would convey to a reasonable person having all the background knowledge which would reasonably have been available to the parties in the situation in which they were at the time of the contract. (. . .) 3.\u00a0The law excludes from the admissible background the previous negotiations of the parties and their declarations of subjective intent. (. . .)<\/em>\u00a0\u00bb). <a href=\"#return-footnote-60-236\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 236\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-237\"><em>Copinger and Skone James on Copyright<\/em>, 13th ed., 1991, \u00a7\u00a05-22\u00a0; <em>Cumberland v. Planch\u00e9<\/em> (1834) 1 A.\u00a0&amp; E.\u00a0580\u00a0; <em>Ex parte<\/em> Hutchins &amp; Romer (1879) 4\u00a0QBD\u00a0483. V. \u00e9galement <em>BSI Enterprises Ltd v. Blue Mountain Music Ltd <\/em>[2015] EWCA Civ 1151. V. \u00e9galement l'arr\u00eat de la High Court dans l'affaire <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff75260d03e7f57eab414\">Gloucester Place Music Ltd v Le Bon &amp; Ors<\/a> ([2016] EWHC 3091 (Ch)). En l'esp\u00e8ce, les membres du groupe Duran Duran avaient sign\u00e9 en 1980 des contrats d'\u00e9dition musicale stipulant une clause de cession de droits mondiale, portant sur les \u0153uvres \u00e9crites par les auteurs pendant la dur\u00e9e du contrat. La cession \u00e9tait r\u00e9dig\u00e9e de la mani\u00e8re la plus large possible, comme la cession globale de l'ensemble des copyrights et autres droits associ\u00e9s aux \u0153uvres concern\u00e9es, dans le monde entier et pour la dur\u00e9e totale de protection. Ces contrats \u00e9taient soumis au droit anglais. En 2014 les auteurs avaient fait proc\u00e9der \u00e0 la signification d'une notice de r\u00e9siliation en application des dispositions de la section 203 du Copyright Act US (termination right), et pr\u00e9tendaient que la loi am\u00e9ricaine, d'ordre public sur ce point, devait \u00eatre ici appliqu\u00e9e. La High Court rejette cet argument, applique la loi anglaise. Jug\u00e9 en l'esp\u00e8ce que le langage clair et large de la clause de cession ne peut qu'\u00eatre compris par une personne raisonnable comme entra\u00eenant le transfert le plus complet du copyright, ce qui implicitement interdit aux membres du groupe d'invoquer leur droit \u00e0 r\u00e9siliation (<em>termination right<\/em>) pr\u00e9vu par la loi US. <a href=\"#return-footnote-60-237\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 237\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-238\"><a href=\"https:\/\/www.supremecourt.uk\/cases\/uksc-2014-0158.html\">Marks and Spencer plc v BNP Paribas Securities Services Trust Company (Jersey) Ltd &amp; Anor (Rev 1)<\/a> [2015] UKSC 72\u00a0: \u00ab\u00a0<em>a term can only be implied if, without the term, the contract would lack commercial or practical coherence<\/em>\u00a0\u00bb\u00a0; <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff75960d03e7f57eab8fa\"><em>Barrett v. Universal-Island Records Ltd and Others<\/em><\/a> [2006] EWHC 1009 (Ch)\u00a0; <em>Robin\u00a0Ray v. Classic FM<\/em> [1998] F.S.R.\u00a0622. <a href=\"#return-footnote-60-238\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 238\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-239\">Notamment dans le cas de relations contractuelles \u00e9tablies de longue date (<a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Yam_Seng_Pte_Ltd_v_International_Trade_Corp_Ltd\"><em>Yam Seng PTE Ltd v International Trade Corporation Ltd<\/em><\/a> [2013] EWHC 111 (QB)), ou encore lorsqu\u2019une contrat conf\u00e8re un pouvoir discr\u00e9tionnaire \u00e0 une partie (<a href=\"https:\/\/www.supremecourt.uk\/cases\/uksc-2013-0099.html\"><em>Braganza v BP Shipping Ltd <\/em><\/a>[2015] UKSC 17). <a href=\"#return-footnote-60-239\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 239\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-240\">V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>157. <a href=\"#return-footnote-60-240\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 240\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-241\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a093A. <a href=\"#return-footnote-60-241\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 241\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-242\">V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>158. <a href=\"#return-footnote-60-242\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 242\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-243\">\u00ab\u00a0<em>[the] person in a position of domination has used that position to obtain unfair advantage for himself, and so cause injury to the person relying on his authority or aid<\/em><em>\u00a0<\/em>\u00bb, <em>N<a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/National_Westminster_Bank_plc_v_Morgan\">ational Westminster Bank v. Morgan<\/a><\/em>\u00a0[1985] 2 WLR 588. Pour des applications dans le domaine de la musique, V.<em> O\u2019Sullivan v.\u00a0Management Agency<\/em> [1985] QB\u00a0428\u00a0; <em>Elton John v.\u00a0James <\/em>(1985) [1991] F.S.R.\u00a0397 (arr\u00eat passionnant concernant les premiers contrats sign\u00e9s par Elton John). K.\u00a0Zucconi, \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/digitalcommons.pace.edu\/pilr\/vol8\/iss1\/4\/\">Freedom: Long Term Recording Agreements and the International Music Industry<\/a><em>\u00a0<\/em>\u00bb, 8 Pace Int\u2019l. Rev. 161 (1996). <a href=\"#return-footnote-60-243\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 243\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-244\"><a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Schroeder_Music_Publishing_Co_Ltd_v_Macaulay\"><em>Schroeder Music Publishing Co Ltd v. Macaulay<\/em><\/a>\u00a0[1974] 1 WLR 1308 ; <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff85f60d03e7f57ebee56\"><em>Zang Tumb Tuum v. Holly Johnson<\/em><\/a> [1993] EMLR 61. K. Zucconi, pr\u00e9cit.  <a href=\"#return-footnote-60-244\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 244\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-245\">Pour une action qui a \u00e9chou\u00e9 sur le fondement du <em>restraint of trade<\/em>, lanc\u00e9e en l\u2019esp\u00e8ce par le chanteur George\u00a0Michael, V. <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Panayiotou_v._Sony_Music_Entertainment_(UK)_Ltd.\"><em>Panayiotou v.\u00a0Sony Music Entertainment <\/em><\/a>[1994] EMLR\u00a0229 (en l\u2019esp\u00e8ce le chanteur avait d\u00e9j\u00e0 ren\u00e9goci\u00e9 son contrat)\u00a0; A.\u00a0Coulthard,<em> George Michael v.\u00a0Sony Music-A Challenge to Artistic Freedom? <\/em>(1995) 58 MLR 731. K. Zucconi, pr\u00e9cit. <a href=\"#return-footnote-60-245\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 245\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-246\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, sections\u00a0135A-H. <a href=\"#return-footnote-60-246\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 246\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-247\"><em>Duration of Copyright and Rights in Performances Regulations<\/em> (S11995, No.\u00a03297), reg 24(1). <a href=\"#return-footnote-60-247\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 247\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-248\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 66. <a href=\"#return-footnote-60-248\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 248\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-249\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 73(4). <a href=\"#return-footnote-60-249\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 249\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-250\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 144. <a href=\"#return-footnote-60-250\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 250\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-251\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1990\/42\/contents\">Broadcasting Act 1990<\/a> (c 42), s. 175-6, Sch 17. <a href=\"#return-footnote-60-251\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 251\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-252\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/Geo6\/2-3\/107\/section\/5\">The Patents, Designs, Copyright and Trade Marks (Emergency) Act 1939<\/a> (c\u00a0107), s.\u00a02. <a href=\"#return-footnote-60-252\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 252\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-253\">\u00ab\u00a0<em>Lorsque, en vertu d\u2019un legs \u00e0 titre particulier ou universel, une personne a droit, en usufruit ou autrement, \u00e0 un document original ou tout autre pi\u00e8ce reproduisant ou contenant une \u0153uvre litt\u00e9raire, dramatique, musicale ou artistique n\u2019ayant pas \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e avant le d\u00e9c\u00e8s du testateur, ou une pi\u00e8ce originale contenant un enregistrement sonore ou un film n\u2019ayant pas \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 avant le d\u00e9c\u00e8s du testateur, le legs est, sauf intention contraire indiqu\u00e9e dans le testament ou dans un codicille, r\u00e9put\u00e9 comprendre le copyright sur l\u2019\u0153uvre dans la mesure o\u00f9 le testateur \u00e9tait titulaire de ce droit imm\u00e9diatement avant son d\u00e9c\u00e8s.<\/em>\u00a0\u00bb (traduction OMPI). <a href=\"#return-footnote-60-253\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 253\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-254\">Aux termes de la section\u00a0116 du CDPA\u00a01988, un <em>licensing scheme<\/em> est un sch\u00e9ma pr\u00e9cisant les cas dans lesquels une soci\u00e9t\u00e9 de gestion collective est dispos\u00e9e \u00e0 accorder une licence de copyright et les conditions de ces licences. <a href=\"#return-footnote-60-254\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 254\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-255\">Pour la pratique et les d\u00e9cisions adopt\u00e9es par le Copyright Tribunal, V. Fregard and Black, <em>The Decisions of the UK Performing Right and Copyright Tribunal<\/em> (London\u00a0: Butterworths, 1997). <a href=\"#return-footnote-60-255\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 255\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-256\"><em><a href=\"https:\/\/assets.publishing.service.gov.uk\/media\/5a796832ed915d07d35b53cd\/ipreview-finalreport.pdf\">Digital opportunitu, A Review of Intellectual Property and Growth, May 2011<\/a>.<\/em> <a href=\"#return-footnote-60-256\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 256\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-257\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/schedule\/A1\">Schedule A1<\/a>, s. 1(1). <a href=\"#return-footnote-60-257\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 257\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-258\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/schedule\/A1\">Schedule A1<\/a>, s. 1(2). <a href=\"#return-footnote-60-258\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 258\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-259\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/schedule\/A1\">Schedule A1<\/a>, s. 3. <a href=\"#return-footnote-60-259\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 259\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-260\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/schedule\/A1\">Schedule A1<\/a>, s. 5. Les pouvoirs du Secretary of State incluent le pouvoir d\u2019\u00e9tendre ou de restreindre la comp\u00e9tence du Copyright Tribunal. <a href=\"#return-footnote-60-260\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 260\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-261\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/2014\/898\/contents\/made\">SI 2014 No. 898<\/a>. <a href=\"#return-footnote-60-261\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 261\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-262\">Les plupart de ces r\u00e8gles ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9es avant l\u2019ERRA sur la base de standards \u00e9tablis par l\u2019Intellectual Property Office en 2012. <a href=\"#return-footnote-60-262\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 262\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-263\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0144A. <a href=\"#return-footnote-60-263\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 263\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-264\">\u00ab 116B Gestion collective \u00e9tendue (1) Le ministre peut, par voie r\u00e9glementaire, autoriser une soci\u00e9t\u00e9 de gestion collective (<em>licensing body<\/em>) qui lui formule une demande en ce sens conforme aux conditions \u00e9tablies \u00e0 conc\u00e9der des licences portant sur des \u0153uvres dont le copyright n\u2019est pas d\u00e9tenu par cette soci\u00e9t\u00e9 ou une personne pour le compte de laquelle elle agit. (2) L\u2019autorisation doit pr\u00e9ciser : (a) les types d\u2019\u0153uvres auxquelles elle s\u2019applique, et (b) les actes couverts par le copyright que la soci\u00e9t\u00e9 de gestion est autoris\u00e9e \u00e0 donner en licence. (3) Les dispositions r\u00e9glementaires doivent donner au titulaire du copyright le droit de limiter ou d\u2019exclure la concession de licences vis\u00e9es [sur son \u0153uvre]. (4) Les dispositions r\u00e9glementaires doivent interdire la concession de licences exclusives. (5) Dans la pr\u00e9sente section, \u201clicences de copyright\u201d a le m\u00eame sens que dans la section 116. (6) Les dispositions de la pr\u00e9sente section ne s\u2019appliquent, ni au <em>Crown copyright<\/em>, ni au <em>Parliamentary copyright<\/em>.\u00a0\u00bb <a href=\"#return-footnote-60-264\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 264\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-265\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0116C. <a href=\"#return-footnote-60-265\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 265\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-266\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/schedule\/A1\">CDPA 1988, Schedule A1<\/a>. <a href=\"#return-footnote-60-266\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 266\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-267\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/schedule\/2A\">CDPA 1988, Schedule 2A<\/a>. <a href=\"#return-footnote-60-267\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 267\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-268\">Il est alors d\u00e9fini de la m\u00eame fa\u00e7on comme la connaissance (<em>knowing or having reason to believe<\/em>) du caract\u00e8re contrefaisant ou contrefait de l\u2019acte ou de l\u2019exemplaire concern\u00e9, selon le cas. <a href=\"#return-footnote-60-268\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 268\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-269\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0101. <a href=\"#return-footnote-60-269\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 269\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-270\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0101(A). <a href=\"#return-footnote-60-270\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 270\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-271\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a092(1). <a href=\"#return-footnote-60-271\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 271\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-272\">Au sens de cette disposition, un licenci\u00e9 non exclusif est d\u00e9fini comme le titulaire d\u2019une licence autorisant le licenci\u00e9 \u00e0 exercer un droit tout en permettant au titulaire du copyright de l\u2019exercer. s.\u00a0101A(6). <a href=\"#return-footnote-60-272\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 272\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-273\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 101 et 101 A. Sur les cons\u00e9quences et r\u00e8gles proc\u00e9durales applicables, voir la s. 102 du CDPA 1988. <a href=\"#return-footnote-60-273\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 273\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-274\">V. Cornish, \u00a7 12-01 \u00e0 12-18. <a href=\"#return-footnote-60-274\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 274\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-275\"><a href=\"https:\/\/vlex.co.uk\/vid\/francis-day-hunter-ltd-793242945\"><em>Francis\u00a0Day &amp; Hunter v.\u00a0Bron <\/em><\/a> [1963] Ch 587 (par Diplock LJ) : \u00ab <em>it is well established that to constitute infringement of copyright in any literary, dramatic or musical work, there must be present two elements: first, there must be sufficient objective similarity between the infringing work and the copyright work, or a substantial part thereof, for the former to be properly described, not necessarily as identical with, but as a reproduction or adaptation of the latter; secondly, the copyright work must be the source from which the infringing work is derived<\/em>\u00a0\u00bb. <a href=\"#return-footnote-60-275\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 275\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-276\">V. notamment <a href=\"https:\/\/www.cipil.law.cam.ac.uk\/virtual-museum\/university-london-press-v-university-tutorial-1916-2-ch-601\"><em>University of London Press v. University Tutorial Press<\/em><\/a> [1916] 2 Ch 601, 610 ; <a href=\"https:\/\/www.cipil.law.cam.ac.uk\/virtual-museum\/ladbroke-v-william-hill-1964-1-all-er-465\"><em>Ladbroke (Football) v. William Hill (Football)<\/em><\/a> [1964] 1 WLR 273 ; <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Designer_Guild_Ltd_v_Russell_Williams_(Textiles)_Ltd\"><em>Designers Guild v.\u00a0Williams <\/em><\/a>[2001] 1 WLR 2416, 2426\u00a0; <em>Ibcos Computers v.\u00a0Barclays Mercantile Highland Finance <\/em>[1994] F.S.R. 275. <a href=\"#return-footnote-60-276\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 276\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-277\"><a href=\"https:\/\/www.wipo.int\/wipolex\/en\/judgments\/details\/1492\">[2010] EWHC\u00a03099 (Ch)<\/a>. <a href=\"#return-footnote-60-277\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 277\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-278\">CJCE, 16\u00a0juill. 2009, affaire\u00a0<a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/liste.jsf?language=fr&amp;jur=C,T,F&amp;num=C-5\/08&amp;td=ALL\">C-5\/08<\/a>. <a href=\"#return-footnote-60-278\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 278\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-279\">V. \u00e9galement <a href=\"https:\/\/www.judiciary.uk\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Pasternak-v-Prescott-judgment-251022.pdf\">Pasternak v Prescott<\/a> [2022]EWHC 2695 (Ch): qui juge, au visa d'Infopaq, que le copyright peut subsister dans quelques lignes d\u2019une traduction si elle \u00ab contient des \u00e9l\u00e9ments qui sont l\u2019expression de la cr\u00e9ation intellectuelle de l\u2019auteur de l\u2019\u0153uvre \u00bb, et entre en voie de condamnation pour leur reproduction non autoris\u00e9e. <a href=\"#return-footnote-60-279\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 279\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-280\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 22. <a href=\"#return-footnote-60-280\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 280\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-281\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 23. <a href=\"#return-footnote-60-281\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 281\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-282\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 24. <a href=\"#return-footnote-60-282\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 282\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-283\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 25. <a href=\"#return-footnote-60-283\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 283\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-284\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 26. <a href=\"#return-footnote-60-284\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 284\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-285\">\u00c9galement en mati\u00e8re de marques. Par contre le Patents Act contient des dispositions incriminant sp\u00e9cialement la complicit\u00e9. V. Tome 2, et 1\u00e8re \u00e9d., n\u00b0\u00a0299. <a href=\"#return-footnote-60-285\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 285\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-286\"><em>Lavender BV v.\u00a0Witten Industrial Diamonds<\/em> [1979] F.S.R. 59\u00a0; <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/rpc\/article-abstract\/101\/20\/359\/1580206?redirectedFrom=fulltext\"><em>Dow Chemical v.\u00a0Spence Bryson<\/em><\/a> [1982] F.S.R. 397 CA\u00a0; <em>Kalman v.\u00a0PCL Packaging<\/em> [1982] F.S.R. 406\u00a0; <em>Cadbury v.\u00a0Ulmer <\/em>[1988] F.S.R. 385.Dans l\u2019arr\u00eat <a href=\"https:\/\/www.supremecourt.uk\/cases\/uksc-2013-0133.html\"><em>Sea Shepherd UK v Fish &amp; Fish Ltd<\/em><\/a> [2015] UKSC 10; [2015] 2 All ER (Comm) 867, Lord Neuberger a pose trois conditions \u00e0 la complicit\u00e9 d\u2019un <em>tort<\/em>. Tout d\u2019abord, le d\u00e9fendeur doit avoir aide \u00e0 la commission de l\u2019acte par une autre personne. Ensuite, l\u2019acte doit relever d\u2019une conception commune (a common design). Enfin, l\u2019acte doit \u00eatre, ou s\u2019av\u00e9rer, illicite (<em>tortious<\/em>). <a href=\"#return-footnote-60-286\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 286\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-287\">\u00a0<\/em><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff87560d03e7f57ec0dc1\">[1988] 2 All E.R. 484<\/a><em>. <a href=\"#return-footnote-60-287\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 287\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-288\">V. <em>infra<\/em> n\u00b0 240. <a href=\"#return-footnote-60-288\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 288\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-289\"><em><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff75960d03e7f57eab91e\">Twentieth Century Fox Film Corporation &amp; Ors v.\u00a0Sky UK Ltd &amp; Ors<\/a> [2015] EWHC\u00a01082 (Ch) (28\u00a0avr. 2015)<\/em>). L\u2019affaire portait sur neuf sites Web cibles (<em>tackers bittorents<\/em>) permettant la mise en relation entre utilisateurs et copies, mais ne d\u00e9tenant pas lesdites copies. La High Court juge que les sites cibles ne communiquent pas les \u0153uvres au public au sens du CDPA\u00a01988, mais rel\u00e8ve la complicit\u00e9 par fourniture de moyens (<em>joint tortfeasance<\/em>). <a href=\"#return-footnote-60-289\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 289\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-290\">En principe de six ans (dur\u00e9e de prescription des actions en tort pr\u00e9vue par la section\u00a02 du Limitation Act\u00a01980). <a href=\"#return-footnote-60-290\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 290\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-291\">Fond\u00e9e sur une maxime qui veut que l\u2019equity n\u2019aide que les personnes vigilantes et non pas celles qui sont n\u00e9gligentes dans la gestion de leurs droits (Vigilantibus non dormientibus \u00e6quitas subvenit). <a href=\"#return-footnote-60-291\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 291\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-292\">Pour une illustration, v. <em><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7b660d03e7f57eb16db\">Brooker &amp; Anor v. Fisher<\/a> [2008] EWCA Civ\u00a02<\/em>87. L\u2019affaire concerne une des chansons les plus c\u00e9l\u00e8bres du monde, <em>A Whiter Shade of Pale<\/em> du groupe Procol Harum, enregistr\u00e9e en 1967. Le litige portait sur la d\u00e9termination de l\u2019auteur et du titulaire du copyright. M.\u00a0Matthew\u00a0Fisher, membre du groupe Procol Harum entre 1967 et 1969, a assign\u00e9 en 2005 M.\u00a0Gary Brooker et la soci\u00e9t\u00e9 Onward Music Limited, pr\u00e9tendant avoir compos\u00e9 une partie substantielle de la musique, telle qu\u2019enregistr\u00e9e par le groupe en mai 1967, et r\u00e9clamant sa part de compositeur. Jusque-l\u00e0, soit pendant trente-huit ans, M.\u00a0Fisher n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 impliqu\u00e9 dans l\u2019exploitation de cette chanson et n\u2019avait jamais demand\u00e9 ni re\u00e7u des royalties relatives \u00e0 ce titre. En l\u2019esp\u00e8ce, la Cour d\u2019appel applique les th\u00e9ories de laches et d\u2019aquiescence, et consid\u00e8re que le d\u00e9lai excessif et inexcusable \u00e9coul\u00e9 fait obstacle aux demandes de M.\u00a0Fisher tendant \u00e0 faire reconna\u00eetre ses droits sur l\u2019\u0153uvre, et qu\u2019il fait \u00e9galement obstacle \u00e0 la r\u00e9vocation de la licence implicite constat\u00e9e par la High Court. <a href=\"#return-footnote-60-292\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 292\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-293\">Qui avait \u00e9t\u00e9 compl\u00e9t\u00e9 par une section 297ZEA consacr\u00e9e \u00e0 la copie priv\u00e9e, qui a subi les cons\u00e9quences de l\u2019annulation de l\u2019exception correspondante. Cet article pr\u00e9servait notamment la possibilit\u00e9 de pr\u00e9server la mesure d\u2019interdiction si elle appara\u00eet raisonnable, notamment au regard de deux facteurs pr\u00e9vus par la loi, \u00e0 savoir le droit du titulaire du copyright d\u2019adopter des mesures ad\u00e9quates pour limiter le nombre de copies et l\u2019existence d\u2019une offre de copies \u00e0 des conditions raisonnables sur des services commerciaux. <a href=\"#return-footnote-60-293\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 293\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-294\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 296ZE(2). <a href=\"#return-footnote-60-294\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 294\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-295\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 296ZE(3) et (4). <a href=\"#return-footnote-60-295\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 295\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-296\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0296ZE(6). Le non respect constitue un <em>breach of statutory duty<\/em>. <a href=\"#return-footnote-60-296\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 296\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-297\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0296ZE(10). <a href=\"#return-footnote-60-297\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 297\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-298\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0296ZE(9). <a href=\"#return-footnote-60-298\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 298\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-299\"><a href=\"https:\/\/eur-lex.europa.eu\/legal-content\/FR\/TXT\/?uri=celex%3A31998L0084\">Directive 98\/84\/CE<\/a> du Parlement europ\u00e9en et du Conseil du 20\u00a0novembre 1998 concernant la protection juridique des services \u00e0 acc\u00e8s conditionnel et des services d\u2019acc\u00e8s conditionnel, <em>JOCE<\/em> L 320, p.54-57. <a href=\"#return-footnote-60-299\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 299\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-300\">SI 2002\/2013. <a href=\"#return-footnote-60-300\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 300\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-301\">La jurisprudence de la CJUE sur ce point est applicable, sous r\u00e9serve des possibilit\u00e9s de divergences post-Brexit (V. <em>supra<\/em> n\u00b0 32) : affaire <a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/liste.jsf?language=fr&amp;num=C-236\/08\">C-236\/08 \u00e0 238\/08<\/a> <em>Google France c. Louis Vuitton<\/em>\u00a0; <em>Google France c. Viaticum\u00a0<\/em>; <em>Google France c. CNRRH<\/em> (2010)\u00a0; affaire\u00a0<a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/liste.jsf?language=fr&amp;num=C-324\/09\">C-324\/09<\/a> <em>L\u2019Or\u00e9al SA c. eBay International AG<\/em> (2011). <a href=\"#return-footnote-60-301\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 301\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-302\">Depuis <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7c060d03e7f57eb1c9e\"><em>Twentieth Century Fox Film Corp v.\u00a0Newzbin Ltd<\/em><\/a> [2010] EWHC 608 (Ch) (Newzbin)\u00a0; <a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWHC\/Ch\/2011\/2714.html\"><em>Twentieth Century Fox Film Corp v.\u00a0British Telecommunications Ltd<\/em><\/a> [2011] EWHC 1981 (Ch) (Newzbin)\u00a0; [2012] 1 All E.R. 806\u00a0; [2011] R.P.C. 28\u00a0; <a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWHC\/Ch\/2011\/2714.html\"><em>Twentieth Century Fox Film Corp v.\u00a0British Telecommunications Ltd<\/em> (No.2)<\/a> [2011] EWHC 2714 (Ch)\u00a0; [2012] 1 All E.R. 869 (Newzbin)\u00a0; <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff71560d03e7f57ea74d2\"><em>Paramount Home entertainment International Ltd v.\u00a0British Sky Broadcasting<\/em> Ltd<\/a> [2014] EWCH 937 (Ch) (Ch D) (websites) ; <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff75960d03e7f57eab91e\">T<em>wentieth Century Fox Film Corp v.\u00a0Sky UK Ltd<\/em><\/a> [2015] EWHC 1082 (Ch) (Popcorn Time). V. S.\u00a0Baggs, E.\u00a0Preston, \u00ab\u00a0Curtains down on Popcorn Time: s.\u00a097A takes center stage\u00a0\u00bb, Ent.\u00a0LR<em>\u00a0<\/em>2015, 26(6), 221-224. <a href=\"#return-footnote-60-302\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 302\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-303\">Ss. <a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/2003\/21\/contents\">124A \u00e0 124N<\/a>. Ce texte a fait l\u2019objet d\u2019un recours en annulation form\u00e9 par les fournisseurs d\u2019acc\u00e8s, rejet\u00e9 par la <em>High Court<\/em> (<a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5a8ff7e160d03e7f57eb29a4\"><em>R (on the application of British Telecommunications plc) v.\u00a0Secretary of State for Business, Innovation and Skills<\/em><\/a> [2011] EWHC 1021 (Admin)\u00a0; [2011] A.C.D.\u00a075\u00a0; [2012] EWCA Civ 232\u00a0; [2012] 2 C.M.L.R. 23.). La loi pr\u00e9voit que les ayants droit peuvent, dans une premi\u00e8re \u00e9tape, adresser aux fournisseurs d\u2019acc\u00e8s une liste des adresses IP qu\u2019ils pensent \u00eatre utilis\u00e9es \u00e0 des fins de contrefa\u00e7on dans le cadre d\u2019un \u00ab\u00a0<em>copyright infringement report\u00a0<\/em>\u00bb. Une notification est alors adress\u00e9e par le fournisseur d\u2019acc\u00e8s aux abonn\u00e9s concern\u00e9s. L\u2019autorit\u00e9 de r\u00e9gulation des communications \u00e9lectroniques, l\u2019OFCOM, est charg\u00e9 de d\u00e9terminer r\u00e9glementairement le niveau d\u2019indices suffisant pour lancer cette proc\u00e9dure, ainsi que les modalit\u00e9s de notification des abonn\u00e9s. Le fournisseur d\u2019acc\u00e8s doit conserve les informations relatives aux abonn\u00e9s notifi\u00e9s. Dans une seconde \u00e9tape, les titulaires de droits doivent demander aux fournisseurs d\u2019acc\u00e8s une \u00ab\u00a0copyright infringement list\u00a0\u00bb consistant dans une liste anonyme des abonn\u00e9s qui sont consid\u00e9r\u00e9s comme remplissant les crit\u00e8res \u00e9tablis par l\u2019OFCOM. Les ayants droit peuvent alors demander \u00e0 un juge une ordonnance aux fins d\u2019identifier un ou tous les abonn\u00e9s de cette liste, et lancer une proc\u00e9dure de contrefa\u00e7on de droit commun. Une proc\u00e9dure d\u2019appel particuli\u00e8re relative au \u00ab\u00a0copyright infringement report\u00a0\u00bb est instaur\u00e9e au b\u00e9n\u00e9fice des abonn\u00e9s vis\u00e9s devant l\u2019OFCOM. La loi pr\u00e9voit \u00e9galement que le gouvernement pourra, apr\u00e8s un d\u00e9lai d\u2019un an suivant l\u2019entr\u00e9e en vigueur du r\u00e8glement de l\u2019OFCOM, imposer aux fournisseurs d\u2019acc\u00e8s de mettre en \u0153uvre des mesures techniques (d\u00e9finies par le gouvernement) contre les abonn\u00e9s vis\u00e9s dans le copyright infringement report et qui remplissent les crit\u00e8res vis\u00e9s par l\u2019OFCOM, pouvant aller jusqu\u2019\u00e0 une r\u00e9duction de bande passante ou une suppression temporaire de leur abonnement. <a href=\"#return-footnote-60-303\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 303\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-304\">V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>2. <a href=\"#return-footnote-60-304\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 304\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-305\">Pour un article centr\u00e9 sur le copyright britannique, r\u00e9cent et complet sur la question, A. Guadamuz, A Scanner Darkly: Copyright Liability and Exceptions in Artificial Intelligence Inputs and Outputs, GRUR International 2\/2024, en acc\u00e8s libre sur <a href=\"https:\/\/papers.ssrn.com\/sol3\/papers.cfm?abstract_id=4371204\">ssrn.com<\/a>; V. \u00e9galement House of Lords, Communications and Digital Committee, <a href=\"https:\/\/publications.parliament.uk\/pa\/ld5804\/ldselect\/ldcomm\/54\/5402.htm\">Large language models and generative AI<\/a>, 1st Report of Session 2023-24, 2 f\u00e9vrier 2024; E. Bonadio, L. McDonagh, P. Dinev, Can Artificial Intelligence Infringe Copyright? Some Reflections, in Research Handbook on Intellectual Property and Artificial Intelligence, Edward Elgar 2022; sur le droit moral, R.\u00a0Matulionyte, Can AI Infringe Moral Rights of Authors and Should We Do Anything About It: An Australian Perspective (2022), en acc\u00e8s libre sur <a href=\"https:\/\/ssrn.com\/abstract=4016001\">ssrn.com<\/a>. <a href=\"#return-footnote-60-305\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 305\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-306\">Cette action, qui fait \u00e9cho \u00e0 une proc\u00e9dure similaire lanc\u00e9e aux \u00c9tats-Unis, oppose la soci\u00e9t\u00e9 Getty Image \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 Stability AI (sur son pendant aux \u00c9tats-Unis, v. <em>infra<\/em>, n\u00b0 271.). La High Court a rendu une premi\u00e8re d\u00e9cision sur incident dans ce dossier le 1er d\u00e9cembre 2023 (<a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWHC\/Ch\/2023\/3090.html\">Getty Images v. Stability AI<\/a>, [2023] EWHC 3090 (Ch). Saisie de la question de savoir si la fonctionnalit\u00e9 permettant \u00e0 Stable Diffusion de g\u00e9n\u00e9rer une image \u00e0 partir d'une image t\u00e9l\u00e9vers\u00e9e par un utilisateur \u00e9tait contrefaisante, elle a consid\u00e9r\u00e9 que Getty image avait une chance r\u00e9elle de pr\u00e9valoir au fond, mais a renvoy\u00e9 au fond, consid\u00e9rant que l'implication r\u00e9elle de Stability AI (simple interm\u00e9diaire passif ou r\u00f4le actif), d\u00e9terminante de l'issue, n'est pas clairement \u00e9tablie. <a href=\"#return-footnote-60-306\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 306\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-307\">V. <em>supra<\/em>, n\u00b0 146. <a href=\"#return-footnote-60-307\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 307\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-308\">V. <em>supra<\/em>, n\u00b0 146. <a href=\"#return-footnote-60-308\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 308\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-309\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-60-309\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 309\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-310\"><a href=\"https:\/\/www.gov.uk\/guidance\/the-governments-code-of-practice-on-copyright-and-ai\">Page de l'UKIPO<\/a>. Les travaux du groupe mis en place n'ont pas abouti. <a href=\"#return-footnote-60-310\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 310\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-311\">La section 28A transpose le texte de l'article 5(1) de la directive 2001\/29, et dispose: \u00ab <em>Copyright in a literary work, other than a computer program or a database, or in a dramatic, musical or artistic work, the typographical arrangement of a published edition, a sound recording or a film, is not infringed by the making of a temporary copy which is transient or incidental, which is an integral and essential part of a technological process and the sole purpose of which is to enable <\/em><em>(a) a transmission of the work in a network between third parties by an intermediary; or (b)a lawful use of the work;and which has no independent economic significance<\/em> \u00bb. <a href=\"#return-footnote-60-311\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 311\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-312\">V. rapport pr\u00e9cit\u00e9, House of Lords, Communications and Digital Committee, n\u00b0248 p 70. <a href=\"#return-footnote-60-312\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 312\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-313\">V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 60<\/em>. <a href=\"#return-footnote-60-313\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 313\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-314\">G. Dworkin, <em>Moral Rights and the Common law Countries<\/em> (1994) 5 AIPJ 5,34 (\u00ab\u00a0<em>opposition to moral rights has at times bordered on the hysterical\u00a0<\/em>\u00bb)\u00a0; I.\u00a0Stamatoudi, <em>Moral Rights of Authors in England: The Missing Emphasis on the Role of Creators<\/em> [1997] 4 IPQ 478\u00a0; J.\u00a0C.\u00a0Ginsburg, <em>Moral rights in a Common law System<\/em> [1990] Ent L Rev 121,128\u00a0; W.\u00a0Cornish, \u00ab\u00a0Moral Rights under the 1988 Act\u00a0\u00bb [1989] EIPR<em>\u00a0<\/em>449\u00a0; R.\u00a0Durie, \u00ab\u00a0Moral Rights and the English Business Community\u00a0\u00bb [1991] Ent.\u00a0LR<em>\u00a0<\/em>40\u00a0; G.\u00a0Dworkin, <em>Moral rights and the Common law Countries<\/em> (1994) 5 AIPJ 5, 22\u00a0; P.\u00a0Goldstein, <em>Adaptation Rights and Moral Rights in the UK, the US and the Federal Republic of Germany<\/em> (1983) 14 IIC 43. <a href=\"#return-footnote-60-314\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 314\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-315\">V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 80<\/em>. <a href=\"#return-footnote-60-315\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 315\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-316\">V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 78<\/em>. <a href=\"#return-footnote-60-316\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 316\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-317\">V. cependant le cas du Copyright Act canadien de 1921, <em>infra <\/em>n\u00b0<em> 69<\/em>. <a href=\"#return-footnote-60-317\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 317\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-318\">Cette opinion a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s clairement exprim\u00e9e aux \u00c9tats-Unis en 1952 par le juge Frank dans le jugement <em><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/198\/585\/202631\/\">Granz v. Harris<\/a>, <\/em>198 F.2d 585, (2d\u00a0Cir.\u00a01952)<em>: <\/em>\u00ab\u00a0<em>(a) \u201cmoral rights\u201d seems to indicate to some persons something not legal, something meta-legal. <\/em><em>(b) The \u201cmoral right\u201d doctrine, as applied in some countries, includes very extensive rights which courts in some American jurisdictions are not yet prepared to acknowledge\u00a0; as a result, the phrase \u201cmoral right\u201d seems to have frightened some of those courts to such an extent that they have unduly narrowed artists\u2019 rights. (c) Finally, it is not always an unmitigated boon to devise and employ such a common name (...) [T]he solution of a problem through the invention of a new generalization is no final solution: the new generalization breeds new problems (...). Hypnotized by a label which emphasizes identities, we may be led to ignore differences. For, with its stress on uniformity, an abstraction or generalization tends to become totalitarian in its attitude toward uniqueness<\/em>\u00a0\u00bb<em>.<\/em> <a href=\"#return-footnote-60-318\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 318\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-319\">Notamment au Royaume-Uni, o\u00f9 la jurisprudence semblait nettement moins flexible sur ce point qu\u2019aux \u00c9tats-Unis. Cette protection indirecte est \u00e9tudi\u00e9e en d\u00e9tail \u00e0 propos du droit am\u00e9ricain, <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>236. <a href=\"#return-footnote-60-319\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 319\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-320\">V. <em>supra<\/em> n\u00b0 82. <a href=\"#return-footnote-60-320\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 320\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-321\">Aucun des deux ne requiert l\u2019existence d\u2019une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e par copyright. <a href=\"#return-footnote-60-321\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 321\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-322\">Le tort de <em>breach of confidence<\/em> permet quelquefois d\u2019emp\u00eacher la divulgation non autoris\u00e9e d\u2019une \u0153uvre non publi\u00e9e\u00a0:<em> Prince Albert v.\u00a0Strange <\/em>(1848) 2 De G &amp; Smith 652, (1849) 1\u00a0MacG\u00a025. <a href=\"#return-footnote-60-322\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 322\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-323\">V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>15. <a href=\"#return-footnote-60-323\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 323\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-324\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 94. <a href=\"#return-footnote-60-324\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 324\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-325\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 87(1). <a href=\"#return-footnote-60-325\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 325\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-326\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 87(2). <a href=\"#return-footnote-60-326\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 326\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-327\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-60-327\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 327\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-328\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-60-328\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 328\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-329\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a086(1). <a href=\"#return-footnote-60-329\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 329\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-330\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a095(5). <a href=\"#return-footnote-60-330\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 330\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-331\">Le droit de ne pas se voir faussement attribuer la paternit\u00e9 d\u2019une \u0153uvre est cependant soumis \u00e0 une r\u00e8gle sp\u00e9cifique. <a href=\"#return-footnote-60-331\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 331\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-332\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 77(1). <a href=\"#return-footnote-60-332\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 332\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-333\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 78. <a href=\"#return-footnote-60-333\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 333\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-334\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a077(2). <a href=\"#return-footnote-60-334\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 334\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-335\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-60-335\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 335\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-336\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a077(3). <a href=\"#return-footnote-60-336\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 336\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-337\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-60-337\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 337\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-338\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a077(4). <a href=\"#return-footnote-60-338\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 338\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-339\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a077(5). <a href=\"#return-footnote-60-339\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 339\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-340\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a077(6). <a href=\"#return-footnote-60-340\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 340\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-341\">Traduction OMPI. <a href=\"#return-footnote-60-341\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 341\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-342\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a079. <a href=\"#return-footnote-60-342\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 342\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-343\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a079(2). <a href=\"#return-footnote-60-343\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 343\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-344\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a079(3). <a href=\"#return-footnote-60-344\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 344\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-345\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 79(4). <a href=\"#return-footnote-60-345\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 345\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-346\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a080(2). <a href=\"#return-footnote-60-346\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 346\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-347\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-60-347\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 347\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-348\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a080(3). <a href=\"#return-footnote-60-348\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 348\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-349\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a080(4). <a href=\"#return-footnote-60-349\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 349\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-350\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a080(5). <a href=\"#return-footnote-60-350\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 350\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-351\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a080(6). <a href=\"#return-footnote-60-351\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 351\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-352\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a080(7). <a href=\"#return-footnote-60-352\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 352\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-353\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a083\u00a0: \u00ab<em>\u00a0(1) The right conferred by section 80 (right to object to derogatory treatment of work) is also infringed by a person who--<\/em><em>(a) possesses in the course of a business, or<\/em><em>(b) sells or lets for hire, or offers or exposes for sale or hire, or<\/em><em>(c) in the course of a business exhibits in public or distributes, or<\/em><em>(d) distributes otherwise than in the course of a business so as to affect prejudicially the honour or reputation of the author or director,<\/em><em>an article which is, and which he knows or has reason to believe is, an infringing article.<\/em><em>(2) An \"infringing article\" means a work or a copy of a work which--<\/em><em>(a) has been subjected to derogatory treatment within the meaning of section 80, and<\/em><em>(b) has been or is likely to be the subject of any of the acts mentioned in that section in circumstances infringing that right.\u00a0\u00bb<\/em> <a href=\"#return-footnote-60-353\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 353\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-354\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a081. <a href=\"#return-footnote-60-354\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 354\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-355\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 81(2) et (3). <a href=\"#return-footnote-60-355\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 355\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-356\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 81(4). <a href=\"#return-footnote-60-356\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 356\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-357\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-60-357\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 357\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-358\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a081(5). <a href=\"#return-footnote-60-358\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 358\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-359\">Mais uniquement \u00a0lorsque\u00a0 l\u2019auteur ou le r\u00e9alisateur sont identifi\u00e9s au moment de l\u2019acte ou sur des copies ou exemplaires publi\u00e9s de l\u2019\u0153uvre. CDPA 1988, s.\u00a081(6). <a href=\"#return-footnote-60-359\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 359\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-360\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a082. <a href=\"#return-footnote-60-360\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 360\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-361\">V. Tome 3, et 1\u00e8re \u00e9d. 2017, n\u00b0<em>\u00a0<\/em>463. <a href=\"#return-footnote-60-361\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 361\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-362\">Ne porte pas atteinte au droit un acte qui, en vertu des dispositions suivantes, ne porterait pas atteinte au copyright sur l\u2019\u0153uvre\u00a0: article\u00a031 (inclusion fortuite de l\u2019\u0153uvre dans une \u0153uvre artistique, un film, une \u00e9mission de radiodiffusion ou un programme distribu\u00e9 par c\u00e2ble)\u00a0; article\u00a045 (proc\u00e9dures parlementaires et judiciaires)\u00a0; cj article\u00a046 (commissions royales et enqu\u00eates l\u00e9gales)\u00a0; dj article\u00a050 (actes accomplis en vertu de la loi)\u00a0; ej article\u00a057 (d\u2019\u0153uvres anonymes ou pseudonymes\u00a0: actes autoris\u00e9s dans l\u2019hypoth\u00e8se de l\u2019expiration du copyright ou du d\u00e9c\u00e8s de l\u2019auteur). <a href=\"#return-footnote-60-362\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 362\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-363\"><a href=\"https:\/\/eur-lex.europa.eu\/legal-content\/FR\/ALL\/?uri=celex:32006L0116\">Directive 2006\/116\/CE<\/a>, art. 4. <a href=\"#return-footnote-60-363\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 363\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-364\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/1996\/2967\/contents\">SI 1996\u00a0No.\u00a02967<\/a>. <a href=\"#return-footnote-60-364\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 364\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-365\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/1996\/2967\/contents\">SI 1996 No. 2967<\/a>, Reg. 16. <a href=\"#return-footnote-60-365\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 365\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-366\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/1996\/2967\/contents\">SI 1996 No. 2967<\/a>, Reg. 16(7). <a href=\"#return-footnote-60-366\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 366\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-367\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/1996\/2967\/contents\">SI 1996 No. 2967<\/a>, Reg. 16(6). <a href=\"#return-footnote-60-367\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 367\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-368\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/1996\/2967\/contents\">SI 1996 No. 2967<\/a>, Reg. 16(4). <a href=\"#return-footnote-60-368\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 368\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-369\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/1996\/2967\/contents\">SI 1996 No. 2967<\/a>, Reg.16(2). <a href=\"#return-footnote-60-369\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 369\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-370\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/1996\/2967\/contents\">SI 1996 No. 2967<\/a>, Reg. 16(3). <a href=\"#return-footnote-60-370\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 370\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-371\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/1996\/2967\/contents\">SI 1996 No. 2967<\/a>, Reg. 16(6). <a href=\"#return-footnote-60-371\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 371\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-372\">Sous r\u00e9serve des exceptions pr\u00e9vues aux sections\u00a057, 64, 66A et 67 de la loi. <a href=\"#return-footnote-60-372\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 372\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-373\">Sous r\u00e9serve de certaines exclusions et adaptations. <a href=\"#return-footnote-60-373\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 373\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-374\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/1996\/2967\/contents\">SI 1996 No. 2967<\/a>, Reg. 17. <a href=\"#return-footnote-60-374\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 374\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-375\">R.\u00a0Arnold, <em>Performers\u2019 Rights<\/em>, 4e \u00e9d., Sweet &amp; Maxwell, 2008. <a href=\"#return-footnote-60-375\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 375\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-376\">Pour des tentatives infructueuses de reconnaissance d\u2019un droit d\u2019agir au civil, V. <a href=\"https:\/\/www.jstor.org\/stable\/1067949\"><em>Musical Performers Protection Association Ltd<\/em> v.<em> British<\/em> <em>International Picture<\/em><\/a> (1930) 46\u00a0TLR\u00a0485\u00a0; \u00e9galement <a href=\"https:\/\/vlex.co.uk\/vid\/island-records-ltd-ex-793494417\"><em>Island Records Ltd<\/em> v.<\/a><em> Corkindale\u00a0; sub nom. ex parte Island Records Ltd <\/em>[1978] Ch\u00a0122\u00a0; [1978] 3\u00a0WLR\u00a023\u00a0; [1978] 3\u00a0All ER\u00a0824, CA\u00a0; <em>R<a href=\"https:\/\/www.iclr.co.uk\/document\/1981003784\/casereport_23441\/html\">CA Corp. and RCA Ltd<\/a><\/em> v.<em> Pollard<\/em> [1983] Ch\u00a0135\u00a0; [1982] 3\u00a0WLR\u00a01007\u00a0; [1982] 3 All ER 771, CA. <a href=\"#return-footnote-60-376\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 376\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-377\"><a href=\"https:\/\/vlex.co.uk\/vid\/rickless-v-united-artists-793674781\"><em>Rickless<\/em> v.<em> United Artists Corp<\/em><\/a> [1988] QB 40\u00a0; [1987] 2 WLR 945\u00a0; [1987] 1 All ER 679 (concernant l\u2019utilisation dans le film <em>\u00c0 la poursuite de la Panth\u00e8re Rose<\/em> (<em>The Trail of the Pink Panther<\/em>) de rushes issus de pr\u00e9c\u00e9dents films de la s\u00e9rie <em>La Panth\u00e8re Rose<\/em>). <a href=\"#return-footnote-60-377\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 377\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-378\">Reg. 20, s. 191A. <a href=\"#return-footnote-60-378\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 378\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-379\">Reg. 21. <a href=\"#return-footnote-60-379\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 379\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-380\">Reg. 21, 48. <a href=\"#return-footnote-60-380\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 380\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-381\">Reg. 20, new s. 182D. <a href=\"#return-footnote-60-381\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 381\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-382\">Reg. 21, new s. 191G. <a href=\"#return-footnote-60-382\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 382\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-383\">Reg. 22. <a href=\"#return-footnote-60-383\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 383\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-384\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/2006\/18\/made\">SI 2006 No. 18<\/a>. <a href=\"#return-footnote-60-384\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 384\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-385\">V. <em>supra<\/em>, n\u00b0 29. <a href=\"#return-footnote-60-385\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 385\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-386\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0180(2). <a href=\"#return-footnote-60-386\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 386\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-387\">Sauf peut-\u00eatre les interviews en vertu du point (c). <a href=\"#return-footnote-60-387\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 387\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-388\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0192A. <a href=\"#return-footnote-60-388\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 388\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-389\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 182(1)(a). <a href=\"#return-footnote-60-389\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 389\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-390\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0182(1)(b). <a href=\"#return-footnote-60-390\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 390\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-391\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0182(1)(c). <a href=\"#return-footnote-60-391\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 391\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-392\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 183. <a href=\"#return-footnote-60-392\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 392\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-393\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0184. <a href=\"#return-footnote-60-393\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 393\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-394\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0182A. <a href=\"#return-footnote-60-394\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 394\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-395\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0182B. <a href=\"#return-footnote-60-395\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 395\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-396\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 182C. <a href=\"#return-footnote-60-396\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 396\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-397\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 182CA. Introduit par les <em>Copyright and Related Rights Regulations 2003<\/em>. <a href=\"#return-footnote-60-397\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 397\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-398\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0182D. <a href=\"#return-footnote-60-398\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 398\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-399\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/uksi\/2006\/18\/made\">SI 2006 No. 18<\/a>. <a href=\"#return-footnote-60-399\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 399\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-400\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, sections 205C \u00e0 205N. <a href=\"#return-footnote-60-400\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 400\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-401\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0205I. <a href=\"#return-footnote-60-401\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 401\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-402\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0205D. <a href=\"#return-footnote-60-402\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 402\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-403\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0205E. <a href=\"#return-footnote-60-403\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 403\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-404\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0205F. <a href=\"#return-footnote-60-404\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 404\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-405\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0205G. <a href=\"#return-footnote-60-405\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 405\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-406\">Aux termes de la section 205G(6) un avertissement suffisant est d\u00e9fini comme \u00ab\u00a0<em>a clear and reasonably prominent indication (a)given in a manner likely to bring it to the notice of a person seeing or hearing the performance as modified by the act in question and (b) if the performer is identified at the time of the act, appearing along with the identification, that the modifications were made without the performer\u2019s consent<\/em>\u00a0\u00bb<em>.<\/em> <a href=\"#return-footnote-60-406\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 406\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-407\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0205F. <a href=\"#return-footnote-60-407\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 407\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-408\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0205L. <a href=\"#return-footnote-60-408\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 408\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-409\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0205J. <a href=\"#return-footnote-60-409\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 409\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-410\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-60-410\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 410\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-411\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0205M. <a href=\"#return-footnote-60-411\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 411\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-412\">Sont vis\u00e9s\u00a0: <em>the making of temporary copies (s.\u00a01A)\u00a0; fair dealing for criticism, review and news reporting (s. 2)\u00a0; the incidental inclusion of performances or recordings (s.\u00a03)\u00a0; acts done for the purposes of instruction or examination (s.\u00a04)\u00a0; the playing or showing of sound recordings, films or broadcasts at educational establishments (s.\u00a05)\u00a0; the recording of broadcasts by educational establishments (s.\u00a06)\u00a0; lending of copies by educational establishments (s.\u00a06A)\u00a0; lending of copies by libraries and archives (s.\u00a06B)\u00a0; copy of the work required to be made as a condition of export (s.\u00a07)\u00a0; parliamentary and judicial proceedings (s. 8)\u00a0; royal commissions and statutory inquiries (s.\u00a09)\u00a0; public records (s.\u00a010)\u00a0; acts done under statutory authority (s.\u00a011)\u00a0; the transfer of copies of works in electronic form (s.\u00a012)\u00a0: the use of recordings of spoken works in certain cases (s.\u00a013)\u00a0; recordings of folksongs (s.\u00a014)\u00a0; lending of certain recordings (s.\u00a014A)\u00a0; the incidental recording for the purposes of broadcasts (s.\u00a016)\u00a0; recordings for the purposes of supervision and control of broadcasts (s.\u00a017)\u00a0; recording for the purposes of time-shifting (s.\u00a017A)\u00a0; photographs of broadcasts (s.\u00a017B)\u00a0; the free public showing or playing of broadcasts (s.\u00a018)\u00a0; the reception and retransmission of wireless broadcasts by cable (s.\u00a019)\u00a0; the provision of subtitled copies of broadcasts (s.\u00a020)\u00a0; and the recording of broadcasts for archival purpose (s.\u00a021).<\/em>D\u2019autres exceptions sont d\u00e9finies dans la section sur les droits exclusifs. Par exemple, la section\u00a0182(3) dispose que dans le cadre d\u2019une action en contrefa\u00e7on aucun dommage et int\u00e9r\u00eat n\u2019est d\u00fb si le d\u00e9fendeur a pu raisonnablement croire au moment de l\u2019acte que le consentement de l\u2019artiste-interpr\u00e8te a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9. <a href=\"#return-footnote-60-412\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 412\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-413\">Copyright and Rights in Performances (Research, Education, Libraries and Archives) Regulations 2014 (2014, No.\u00a01372)\u00a0; Copyright and Rights in Performances (Disability) Regulations 2014 (2014, No.1384)\u00a0; Copyright (Public Administration) Regulations 2014 (2014, No.\u00a01385)\u00a0; Copyright and Rights in Performances (Quotation and Parody) Regulations 2014 (2014, No.\u00a02356)\u00a0; Copyright and Rights in Performances (Personal Copies for Private Use) Regulations 2014 (2014, No.\u00a02361)\u00a0; Copyright and Rights in Performances (Certain Permitted Uses of Orphan Works) Regulations 2014 (2014, No.\u00a02861) et des Copyright and Rights in Performances (Licensing of Orphan Works) Regulations 2014 (2014, No.\u00a02863). <a href=\"#return-footnote-60-413\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 413\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-414\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0191(2)(a)(b). <a href=\"#return-footnote-60-414\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 414\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-415\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 191(2)(c). V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>164 pour les dispositions de r\u00e9mun\u00e9ration des artistes interpr\u00e8tes au-del\u00e0 de la p\u00e9riode de cinquante ans. <a href=\"#return-footnote-60-415\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 415\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-416\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0192A. <a href=\"#return-footnote-60-416\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 416\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-417\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0190. <a href=\"#return-footnote-60-417\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 417\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-418\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0191B. <a href=\"#return-footnote-60-418\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 418\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-419\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0191B(3). <a href=\"#return-footnote-60-419\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 419\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-420\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0191D. <a href=\"#return-footnote-60-420\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 420\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-421\"><em>Where this provision applies, the absence of signature by or on behalf of the performer does not exclude the operation of s.\u00a0191C (effect of purported assignment of future rights). The section further provides that reference to an agreement concluded between a performer and a film producer includes any agreement having effect between those persons, whether made by them directly or through intermediaries.<\/em> <a href=\"#return-footnote-60-421\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 421\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-422\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0191G. <a href=\"#return-footnote-60-422\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 422\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-423\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0191G(2). <a href=\"#return-footnote-60-423\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 423\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-424\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-60-424\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 424\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-425\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0191G(3). <a href=\"#return-footnote-60-425\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 425\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-426\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0191G(4). <a href=\"#return-footnote-60-426\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 426\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-427\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0191H. <a href=\"#return-footnote-60-427\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 427\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-428\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0191H(4). <a href=\"#return-footnote-60-428\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 428\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-429\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0191G(5). <a href=\"#return-footnote-60-429\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 429\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-430\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0185-188. <a href=\"#return-footnote-60-430\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 430\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-431\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0185(2). <a href=\"#return-footnote-60-431\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 431\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-432\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 186(1). <em>Section 186(2) provides that in an action for infringement of this right damages shall not be awarded against a defendant who shows that at the time of the infringement he believed on reasonable grounds that consent had been given.<\/em> <a href=\"#return-footnote-60-432\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 432\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-433\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 187. <a href=\"#return-footnote-60-433\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 433\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-434\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s. 188. <a href=\"#return-footnote-60-434\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 434\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-435\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, ss. 189 et 190. <a href=\"#return-footnote-60-435\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 435\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-436\"><a href=\"https:\/\/www.legislation.gov.uk\/ukpga\/1988\/48\/contents\">CDPA 1988<\/a>, s.\u00a0191. <a href=\"#return-footnote-60-436\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 436\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-437\">La Partie\u00a0IV des <em>Regulations<\/em> contient des dispositions transitoires. Les Annexes\u00a01 et 2 concernent respectivement les exceptions et les concessions de licence du droit <em>sui generis<\/em>. <a href=\"#return-footnote-60-437\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 437\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-438\"><em>The implementation and Application of Directive 96\/9\/EC on the Legal Protection of Databases, Study Contract<\/em> ETD\/2001\/B-3001\/E\/72, NathaDuthil, p.\u00a0325 (disponible sur le site de la Commission). <a href=\"#return-footnote-60-438\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 438\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-439\">Article\u00a011 de la directive, transpos\u00e9 par la Regulation\u00a018. Le point est cependant sujet \u00e0 d\u00e9bat, au regard d\u2019incertitudes relatives au texte europ\u00e9en lui-m\u00eame (Rapport, point A.3.d).\u00a0A noter que dans une affaire <a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/uk\/5b2898002c94e06b9e19eced\">Technomed Ltd &amp; Anor v Bluecrest Health Screening Ltd &amp; Anor<\/a>, [2017] EWHC 2142 (Ch), la High court a jug\u00e9 qu'une base de donn\u00e9es incluse dans un PDF (en l'esp\u00e8ce contenant des donn\u00e9es m\u00e9dicales issues et relative aux ECG) constitue bien une base de donn\u00e9es prot\u00e9geable au sens du droit sui generis[footnote]\u00ab In my judgment, the use to which the Database can be put (and indeed was put by the defendants) is no different to a telephone book (where accessing a name carries with it an address and a phone number) or a list of football features. I do not accept that a pdf document cannot be a database for these purposes. Clearly, the contents of the pdf can be accessed, either through electronic conversion, through digital character recognition, or old-fashioned reading or re-typing \u00bb (para. 69). Les investissements dans la cr\u00e9ation de la base et l'obtention et la v\u00e9rification de ses contenus ont \u00e9t\u00e9 jug\u00e9s substantiels. <a href=\"#return-footnote-60-439\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 439\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-440\">L\u2019article\u00a07.5 de la directive dispose\u00a0: \u00ab\u00a0L\u2019extraction et\/ou la r\u00e9utilisation r\u00e9p\u00e9t\u00e9es et syst\u00e9matiques de parties non substantielles du contenu de la base de donn\u00e9es qui supposeraient des actes contraires \u00e0 une exploitation normale de cette base, ou qui causeraient un pr\u00e9judice injustifi\u00e9 aux int\u00e9r\u00eats l\u00e9gitimes du fabricant de la base, ne sont pas autoris\u00e9es\u00a0\u00bb. La Regulation\u00a016(2) ne reprend pas de mani\u00e8re d\u00e9taill\u00e9e ces conditions et se contente de pr\u00e9ciser\u00a0: \u00ab\u00a0<em>For the purposes of this Part, the repeated and systematic extraction or re-utilisation of insubstantial parts of the contents of a database may amount to the extraction or re-utilisation of a substantial part of those contents<\/em> \u00bb. <a href=\"#return-footnote-60-440\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 440\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-441\">Les limites pr\u00e9cis\u00e9es aux articles 8.2 et 8.3 de la directive n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 transpos\u00e9es. <a href=\"#return-footnote-60-441\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 441\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-60-442\">[2001] RPC 612 (premi\u00e8re instance), <a href=\"https:\/\/www.wipo.int\/wipolex\/en\/judgments\/details\/1485\">[2005] EWCA Civ 863<\/a> (Cour d\u2019appel, statuant apr\u00e8s r\u00e9ponse de la CJUE aux questions pr\u00e9judicielles pos\u00e9es par la m\u00eame Cour d\u2019appel en 2001). <a href=\"#return-footnote-60-442\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 442\">&crarr;<\/a><\/li><\/ol><\/div>","protected":false},"author":1,"menu_order":2,"template":"","meta":{"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":[],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[],"license":[],"part":44,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/copyright\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/60"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/copyright\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/copyright\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/copyright\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":80,"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/copyright\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/60\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":816,"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/copyright\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/60\/revisions\/816"}],"part":[{"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/copyright\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/44"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/copyright\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/60\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/copyright\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=60"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/copyright\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=60"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/copyright\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=60"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/copyright\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=60"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}