{"id":62,"date":"2023-08-18T09:29:25","date_gmt":"2023-08-18T07:29:25","guid":{"rendered":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/copyright\/?post_type=chapter&#038;p=62"},"modified":"2026-02-16T11:32:34","modified_gmt":"2026-02-16T10:32:34","slug":"le-copyright-aux-etats-unis-damerique","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/copyright\/chapter\/le-copyright-aux-etats-unis-damerique\/","title":{"raw":"Le copyright aux Etats-Unis d'Am\u00e9rique","rendered":"Le copyright aux Etats-Unis d&rsquo;Am\u00e9rique"},"content":{"raw":"&nbsp;\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>184._ Introduction_<\/strong> Le droit du copyright aux Etats-Unis a longtemps pr\u00e9sent\u00e9 une structure originale par rapport aux autres l\u00e9gislations de copyright, principalement influenc\u00e9es par le mod\u00e8le anglais. Ces diff\u00e9rences, nous l\u2019avons vu, \u00e9taient tr\u00e8s prononc\u00e9es sous l\u2019empire du <em>Copyright Act<\/em>\u00a0de 1909\u00a0: protection par la loi \u00e9crite \u00e0 compter de la publication, maintien d\u2019une protection en <em>common law<\/em> avant publication, formalit\u00e9s, \u00e9tendue des droits exclusifs, dur\u00e9e de protection, indivisibilit\u00e9 du copyright, structure des exceptions, etc.[footnote]V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 68<\/em>, 88.[\/footnote] La plupart de ces diff\u00e9rences ont \u00e9t\u00e9, soit supprim\u00e9es, soit fortement att\u00e9nu\u00e9es par le <em>Copyright Act<\/em> de 1976 et les r\u00e9formes qui ont suivi. Le droit du copyright applicable aux \u00c9tats-Unis pr\u00e9sente cependant toujours de fortes particularit\u00e9s, li\u00e9es par exemple \u00e0 l\u2019absence ou \u00e0 la limitation de certains droits voisins, au maintien de formalit\u00e9s et \u00e0 certaines solutions ou doctrines propres (comme le <em>fair use<\/em> par exemple). Outre ces aspects, le copyright am\u00e9ricain se caract\u00e9rise par une doctrine et une jurisprudence tr\u00e8s riches et des solutions souvent originales, qui justifient, au-del\u00e0 de leur r\u00e9ception limit\u00e9e en dehors des \u00c9tats-Unis, l\u2019int\u00e9r\u00eat qui lui est port\u00e9.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>185._ Les institutions : le r\u00f4le central du <em>Copyright Office<\/em>_<\/strong> Une particularit\u00e9 de la protection aux \u00c9tats-Unis, maintenue et renforc\u00e9e sous l\u2019empire du <em>Copyright Act<\/em>\u00a0de 1976, tient au r\u00f4le central que joue dans la protection une institution, le <em>Copyright Office<\/em>. Le <em>Copyright Office<\/em> a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 en 1897, et constitue un d\u00e9partement de la Biblioth\u00e8que du Congr\u00e8s. Sa mission g\u00e9n\u00e9rale est d\u2019administrer les lois de copyright dans l\u2019int\u00e9r\u00eat public, d\u2019offrir des services aux auteurs et aux utilisateurs d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es, et d\u2019assister, en tant qu\u2019expert, le Congr\u00e8s, les tribunaux et l\u2019ex\u00e9cutif sur des questions li\u00e9es au copyright. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, le <em>Copyright Office<\/em> g\u00e8re les enregistrements des copyrights et les autres proc\u00e9dures formelles, et maintient les registres institu\u00e9s par la loi[footnote]V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em> 214<\/em>.[\/footnote]. Il a \u00e9galement un r\u00f4le de r\u00e9gulation, et administre plusieurs sch\u00e9mas de licence l\u00e9gale[footnote]V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>156.[\/footnote]. Son directeur (le <em>Register of Copyrights<\/em>), ainsi que ses employ\u00e9s, sont nomm\u00e9s par le <em>Librarian of Congress<\/em>, et agissent sous sa direction g\u00e9n\u00e9rale et sa supervision[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-7\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 701(a).[\/footnote]. Le <em>Register of Copyrights<\/em> a des fonctions importantes. Au-del\u00e0 de la gestion du <em>Copyright Office<\/em>, il conseille le Congr\u00e8s et l\u2019ex\u00e9cutif sur les questions de copyright, r\u00e9dige des rapports et des \u00e9tudes et participe aux r\u00e9unions, nationales et internationales, sur le sujet[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-7\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 701(b).[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>186._ Pr\u00e9sentation et structure du <em>Copyright Act 1976<\/em>_ <\/strong>Le <em>Copyright Act<\/em> de 1976, codifi\u00e9 au chapitre 17 du Code f\u00e9d\u00e9ral (17 U.S.C.), est une loi imposante, par le nombre d\u2019articles qu\u2019elle contient, mais \u00e9galement par le volume de certaines de ses dispositions. Il est divis\u00e9 en quinze chapitres. Les cinq premiers chapitres abordent, de fa\u00e7on classique l\u2019objet et \u00e9tendue du copyright[footnote]Chapitre 1.[\/footnote], la titularit\u00e9 et le transfert du copyright[footnote]Chapitre 2.[\/footnote], la dur\u00e9e du copyright[footnote]Chapitre 3.[\/footnote], la copyright notice, le d\u00e9p\u00f4t et l\u2019enregistrement[footnote]Chapitre 4.[\/footnote] et l\u2019atteinte au copyright et les sanctions[footnote]Chapitre 5.[\/footnote]. Le chapitre 6 contient la clause dite de fabrication (<em>manufacturing clause<\/em>, d\u00e9sormais largement obsol\u00e8te du fait de l\u2019application des r\u00e8gles du commerce international) et les r\u00e8gles applicables aux importations. Comme indiqu\u00e9, le chapitre\u00a07 est consacr\u00e9 au <em>Copyright Office<\/em>. Le chapitre\u00a08 porte sur les <em>Copyright Royalty Judges<\/em>, comp\u00e9tents pour fixer certaines redevances. Le chapitre\u00a09 n\u2019est pas consacr\u00e9 au copyright, mais \u00e0 la protection <em>sui generis<\/em> des topographies de semi-conducteurs (<em>semiconductor topographies<\/em>). Le chapitre 10 est consacr\u00e9 aux dispositifs et supports d\u2019enregistrement audionum\u00e9rique, et pr\u00e9voit notamment un m\u00e9canisme de r\u00e9mun\u00e9ration pour copie priv\u00e9e. Le chapitre 11, introduit en 1994, concerne les phonogrammes et vid\u00e9o musiques (<em>music videos<\/em>), et met en place une protection contre les enregistrements et communications au public des interpr\u00e9tations vivantes. Le chapitre 12 est consacr\u00e9 aux mesures de protection technique et d\u2019information sur le r\u00e9gime des droits. Le chapitre 13 est consacr\u00e9 \u00e0 la protection sp\u00e9cifique des coques et ponts de bateaux, \u00e9tudi\u00e9e plus loin[footnote]V. <em>infra<\/em> n\u00b0297.[\/footnote]. Le chapitre 14 ne contient qu'un article, qui porte sur la protection des phonogrammes fix\u00e9s avant 1972[footnote]V. <em>infra<\/em> n\u00b0 199.[\/footnote]. Enfin, le chapitre 15, introduit en 2020, est consacr\u00e9 aux <em>copyright small claims<\/em>[footnote]V. <em>supra<\/em>, n\u00b0 63.[\/footnote].\r\n<h2>1. L\u2019objet du copyright<\/h2>\r\n<strong>187._ Les \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es (<em>works of authorship<\/em>)_\u00a0<\/strong>La section\u00a0102(a) du <em>Copyright Act<\/em> d\u00e9finit les \u0153uvres prot\u00e9geables comme suit\u00a0:\r\n\r\n\u00ab\u00a0La protection du copyright s\u2019\u00e9tend, conform\u00e9ment aux dispositions du pr\u00e9sent titre, aux \u0153uvres de l\u2019esprit originales fix\u00e9es sous une forme tangible d\u2019expression, connue \u00e0 la date d\u2019adoption de la pr\u00e9sente loi ou mise au point ult\u00e9rieurement, et qui permet de les percevoir, de les reproduire ou de les communiquer de toute autre mani\u00e8re, soit directement, soit \u00e0 l\u2019aide d\u2019une machine ou d\u2019un dispositif.\u00a0\u00bb[footnote]Traduction OMPI (copyright substitu\u00e9 \u00e0 droit d\u2019auteur).[\/footnote]\r\n\r\nCette d\u00e9finition, tr\u00e8s synth\u00e9tique, s\u2019\u00e9carte fortement des d\u00e9finitions propos\u00e9es au Royaume-Uni et dans d\u2019autres syst\u00e8mes de copyright, et rappelle sur certains points les d\u00e9finitions des lois de droit d\u2019auteur. On y retrouve deux caract\u00e9ristiques du syst\u00e8me de protection aux \u00c9tats-Unis\u00a0: une liste ouverte des \u0153uvres prot\u00e9geables[footnote]V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>189.[\/footnote], et un crit\u00e8re d\u2019originalit\u00e9 applicable \u00e0 l\u2019ensemble des \u0153uvres. Seul le crit\u00e8re de fixation, tr\u00e8s pr\u00e9sent, confirme qu\u2019il s\u2019agit bien ici d\u2019un syst\u00e8me de copyright.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>188._ La distinction id\u00e9e \/ expression_ <\/strong>Le <em>Copyright Ac<\/em>t contient \u00e9galement \u00e0 la section\u00a0102(b) une disposition g\u00e9n\u00e9rale qui codifie la distinction fondamentale (et universelle) entre les id\u00e9es, non prot\u00e9geables, et leurs expressions (<em>the idea\/expression dichotomy<\/em>).\r\n\r\n\u00ab\u00a0La protection conf\u00e9r\u00e9e au titre du copyright pour les \u0153uvres de l\u2019esprit originales ne s\u2019\u00e9tend en aucun cas aux id\u00e9es, proc\u00e9d\u00e9s, proc\u00e9dures, syst\u00e8mes, modes op\u00e9ratoires, concepts, principes ou d\u00e9couvertes, quelle que soit la mani\u00e8re dont ils sont d\u00e9crits, expliqu\u00e9s, illustr\u00e9s ou incorpor\u00e9s dans ladite \u0153uvre.\u00a0\u00bb\r\n\r\nCette distinction est largement discut\u00e9e en doctrine et en jurisprudence[footnote]En jurisprudence, depuis <a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/101\/99\/\"><em>Baker v. Selden<\/em><\/a>, 101 U.S. 99 (1879) (livre de comptabilit\u00e9 contenant des formulaires repris par un concurrent) La Cour supr\u00eame y pr\u00e9cise les contours de la distinction\u00a0: \u00ab\u00a0la description d\u2019une technique dan un livre, bien qu\u2019\u00e9ligible \u00e0 la protection par copyright, ne justifie pas la revendication de droits exclusifs sur la technique elle-m\u00eame (\u2026) La premi\u00e8re peut \u00eatre prot\u00e9g\u00e9e par copyright. La seconde peut uniquement \u00eatre prot\u00e9g\u00e9e, le cas \u00e9ch\u00e9ant, par lettres patentes\u00a0\u00bb (p. 105). Pour une application r\u00e9cente, V. <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca9\/13-55763\/13-55763-2015-10-08.html\"><em>Bikrams Yoga College of India L.P. v. Evolation Yoga, LLC<\/em><\/a>, 803 F.3d 1032 (2015) (s\u00e9quence d\u2019exercices de yoga: \u00ab\u00a0<em>The Sequence is not copyrightable as a choreographic work for the same reason that it is not copyrightable as a compilation: it is an idea, process, or system to which copyright protection may \u201c[i]n no case\u201d extend. 17 U.S.C. \u00a7 102(b). We recognize that the Sequence may involve \u201cstatic and kinetic successions of bodily movement in certain rhythmic and spatial relationships.\u201d Compendium II, \u00a7 450.01. So too would a method to churn butter or drill for oil. That is no accident: \u201csuccessions of bodily movement\u201d often serve basic functional purposes. Such movements do not become copyrightable as \u201cchoreographic works\u201d when they are part and parcel of a process. Even if the Sequence could fit within some colloquial definitions of dance or choreography, it remains a process ineligible for copyright protection\u00a0\u00bb).\u00a0<\/em>Nimmer on Copyright, \u00a7 2.03[D]; R. H. Jones, \u00ab\u00a0The Myth of the Idea\/Expression Dichotomy in Copyright Law\u00a0\u00bb, 10 Pace L. Rev. 551 (1990)[\/footnote]. Elle a notamment donn\u00e9 lieu \u00e0 une th\u00e9orie dite de \u00ab\u00a0fusion entre l\u2019id\u00e9e et l\u2019expression\u00a0\u00bb (<em>merger of idea and expression<\/em>) qui pour effet d\u2019exclure de la protection une expression lorsqu\u2019elle est indissociable de l\u2019id\u00e9e exprim\u00e9e, ou encore n\u00e9cessairement dict\u00e9e par cette id\u00e9e[footnote]<em><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/262\/737\/2351252\/\">Morrissey v.\u00a0Proctor &amp; Gamble Co<\/a>, <\/em>379 F 2d 675 (1st\u00a0Cir.\u00a01967) (r\u00e8gles d\u2019un jeu promotionnel)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/509\/64\/222704\/\"><em>Herbert Rosenthal Jewelry Corp. v. Kalpakian<\/em><\/a>, 446 F.2d 738, 742 (9th Cir. 1971) (\u00e9pingle en forme d\u2019abeille incrust\u00e9e de joyaux); <a href=\"https:\/\/cyber.harvard.edu\/people\/tfisher\/IP\/1996Publications.pdf\"><em>Publications Int\u2019l, Ltd. v. Meredith Corp.<\/em><\/a>, 88 F.3d 473 (7th Cir. 1996) (recette de cuisine); V. cependant <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp2\/178\/758\/2509787\/\"><em>Barbour v. Head<\/em><\/a>, 178 F. Supp. 2d 758 (S.D. Tex. 2001) (protection du texte d\u2019une recette de cuisine d\u00e9crite de mani\u00e8re originale). La doctrine est particuli\u00e8rement invoqu\u00e9e (et appliqu\u00e9e) dans le domaine de l\u2019art appliqu\u00e9 et en mati\u00e8re de logiciels.[\/footnote]. La th\u00e9orie sert \u00e9galement de support \u00e0 des concepts utilis\u00e9s pour l'appr\u00e9ciation de la contrefa\u00e7on, comme celui des \u00ab sc\u00e8nes \u00e0 faire \u00bb (en fran\u00e7ais dans le texte), qui permet (le plus souvent dans le cadre d\u2019une demande en contrefa\u00e7on d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire ou d\u2019un film) d\u2019\u00e9carter la protection de certaines sc\u00e8nes banales[footnote]<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/85\/270\/1605909\/\"><em>Schwarz v. Universal Pictures Co.<\/em><\/a>, 85 F. Supp. 270, 275 (SD\u00a0Cal. 1945); <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/646\/561\/86988\/\"><em>Hoehling v. Universal Studios, Inc<\/em>.<\/a>, 618 F.2d 972, 979 (2d Cir. 1980). Pour une application en dehors des domaines litt\u00e9raire et audiovisuel, V. <a href=\"https:\/\/caselaw.findlaw.com\/court\/us-7th-circuit\/1209801.html\"><em>Incredible\u00a0Technologies, Inc. v. Virtual Technologies, Inc.<\/em><\/a>, 400 F.3d 1007, 1012 (7th\u00a0Cir.\u00a02005)\u00a0(jeux vid\u00e9o de golf).[\/footnote]. Comme on peut s\u2019y attendre, le d\u00e9bat judiciaire sur ce point se confond souvent avec celui sur l\u2019originalit\u00e9.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>189._ Les cat\u00e9gories l\u00e9gales d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es_ <\/strong>La section\u00a0102 d\u00e9finit huit cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres de l\u2019esprit\u00a0:\r\n<ul>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">les \u0153uvres litt\u00e9raires ;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">les \u0153uvres musicales, y compris tous textes d\u2019accompagnement ;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">les \u0153uvres dramatiques, y compris toute musique d\u2019accompagnement ;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">les pantomimes et \u0153uvres chor\u00e9graphiques ;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">les \u0153uvres de peinture, des arts graphiques et de sculpture ;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">les films cin\u00e9matographiques (<em>motion pictures<\/em>) et autres \u0153uvres audiovisuelles\u00a0;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">les enregistrements sonores (<em>sound recordings<\/em>)\u00a0;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">et les \u0153uvres d\u2019architecture.<\/li>\r\n<\/ul>\r\nCette liste n\u2019est pas limitative, et ces cat\u00e9gories ne sont pas n\u00e9cessairement mutuellement exclusives[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/history\/law\/clrev_94-1476.pdf\">H.R. Rep. No.\u00a094-1476 (1976)<\/a>. \u00ab\u00a0<em>[A] work falling within one class may encompass works coming within some or all of the other categories.<\/em> \u00a0\u00bb (para. 53).[\/footnote].\r\n\r\nCes cat\u00e9gories sont d\u00e9finies \u00e0 la section\u00a0101, qui pr\u00e9cise \u00e9galement les d\u00e9finitions portant sur des sous-cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres, comme les \u00ab\u00a0programmes d\u2019ordinateur\u00a0\u00bb ou les \u00ab\u00a0\u0153uvres de l\u2019art visuel\u00a0\u00bb, ainsi que sur les cat\u00e9gories li\u00e9es aux modes de cr\u00e9ation, comme les \u00ab\u00a0\u0153uvres collectives\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0de collaboration\u00a0\u00bb, ou \u00ab\u00a0d\u00e9riv\u00e9es\u00a0\u00bb.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>190._ Les \u0153uvres litt\u00e9raires_ <\/strong>Les \u0153uvres litt\u00e9raires sont d\u00e9finies \u00e0 la section\u00a0101 comme\u00a0:\r\n\r\n\u00ab\u00a0des \u0153uvres autres qu\u2019audiovisuelles qui sont exprim\u00e9es sous forme de mots, de nombres ou d\u2019autres symboles ou signes verbaux ou num\u00e9riques, ind\u00e9pendamment de la nature des objets mat\u00e9riels, tels que livres, p\u00e9riodiques, manuscrits, phonogrammes, films, bandes, disques ou cartes, qui leur servent de support.\u00a0<em>\u00bb<\/em>\r\n\r\nLa d\u00e9finition des \u0153uvres litt\u00e9raires n\u2019appelle pas de remarques particuli\u00e8res, sauf \u00e0 pr\u00e9ciser qu\u2019aux \u00c9tats-Unis les titres, notamment d\u2019\u0153uvres litt\u00e9raires, ne sont pas prot\u00e9g\u00e9s par copyright[footnote]<em><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/425\/1111\/1513256\/\">Kirkland v. National Broadcasting Co.<\/a>, Inc.<\/em><em>, 425 F.Supp. 1111 (E.D.Pa.1976), aff'd mem. 565 F.2d 152 (3d Cir.1977); <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/duff-v-kansas-city-star-company\">Duff v. Kansas City Star Company<\/a><\/em><em>, 299 F.2d 320 (8th Cir.1962); Nimmer on Copyright, \u00a7 2.16. Copyright Reg. No. 256,092, p. 4: \u00ab\u00a0the title of a periodical cannot be copyrighted. Copyright in an issue (\u2026)does not extend to the title or name under which the periodical is published<\/em><em>\u00a0\u00bb. <\/em><em>Les r\u00e8gles de <\/em><em>passing off<\/em><em> et d\u2019<\/em><em>unfair competition<\/em><em> assurent n\u00e9anmoins une certaine protection des titres d\u2019\u0153uvres publi\u00e9es. <\/em>[\/footnote]. Les personnages litt\u00e9raires sont par contre prot\u00e9geables, du moins si leur caract\u00e9risation est suffisamment originale[footnote]V. par exemple <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/45\/119\/1489834\/\"><em>Nichols v. Universal Pictures Corp<\/em>.<\/a>, 45 F.2d 119, 121 (2d Cir. 1930), par Learned Hand J.\u00a0(citation souvent reprise): <em>\u00ab\u00a0If Twelfth Night were copyrighted, it is quite possible that a second comer might so closely imitate Sir Toby Belch or Malvolio as to infringe, but it would not be enough that for one of his characters he cast a riotous knight who kept wassail to the discomfort of the household, or a vain and foppish steward who became amorous of his mistress. These would be no more than Shakespeare\u2019s \u2018ideas\u2019 in the play (\u2026). It follows that the less developed the characters, the less they can be copyrighted; that is the penalty an author must bear for marking them too indistinctly\u00a0\u00bb<\/em>. Les repr\u00e9sentations graphiques, et notamment les personnages de bandes dessin\u00e9es et de dessins anim\u00e9s sont \u00e9videmment prot\u00e9geables.[\/footnote].\r\n\r\nLes programmes d\u2019ordinateur et les compilations d\u2019informations sont consid\u00e9r\u00e9s comme des \u0153uvres litt\u00e9raires, et prot\u00e9g\u00e9s comme telles, sous r\u00e9serve, pour les logiciels, de r\u00e8gles sp\u00e9cifiques.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>191._ Les programmes d\u2019ordinateur et les cr\u00e9ations logicielles_<\/strong> Le <em>Copyright Office<\/em> a commenc\u00e9 \u00e0 accepter des enregistrements relatifs \u00e0 des programmes d\u2019ordinateur d\u00e8s 1964. Le <em>Copyright Act<\/em> de 1976 ne mentionnera pas plus que le texte ant\u00e9rieur les programmes d\u2019ordinateur, mais ses travaux pr\u00e9paratoires confirment que ces derniers \u00e9taient envisag\u00e9s comme une cat\u00e9gorie d\u2019\u0153uvres litt\u00e9raires. En 1979, la <em>Commission on New Technological Uses of Copyrighted Works<\/em> (CONTU), institu\u00e9e par le Congr\u00e8s en 1974, recommandera l\u2019inclusion explicite des logiciels dans la liste des \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9s, ainsi qu\u2019une adaptation des droits exclusifs de mani\u00e8re \u00e0 permettre aux utilisateurs l\u00e9gitimes d\u2019utiliser et d\u2019adapter les copies de programmes \u00e0 leurs besoins[footnote]<a href=\"https:\/\/repository.law.uic.edu\/cgi\/viewcontent.cgi?article=1573&amp;context=jitpl\">National Commission on New Technological Uses of Copyrighted Works, Final Report 1 (1979)<\/a>.[\/footnote]. Le <em>Copyright Act<\/em> fut modifi\u00e9 en cons\u00e9quence par le <em>Copyright Amendment Act<\/em> du 12 d\u00e9cembre 1980. La section 101 d\u00e9finit d\u00e9sormais le programme d\u2019ordinateur comme :\r\n\r\n\u00ab\u00a0un ensemble d\u2019indications ou d\u2019instructions destin\u00e9 \u00e0 \u00eatre utilis\u00e9 directement ou indirectement dans un ordinateur pour permettre d\u2019obtenir un certain r\u00e9sultat.\u00a0\u00bb\r\n\r\nLes programmes d\u2019ordinateur sont prot\u00e9g\u00e9s \u00e0 la fois au niveau du code source et du code objet, ind\u00e9pendamment de leur support[footnote]<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/545\/812\/1432138\/\"><em>Apple Computer, Inc. v. Franklin Computer Corp.<\/em><\/a>, 714 F.2d 1240 (3d\u00a0Cir.\u00a01983)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/594\/617\/1900081\/\"><em>Apple Computer, Inc. v. Formula Int\u2019l, Inc.<\/em><\/a>, 725 F.2d 521, 525 (9th Cir. 1984).[\/footnote]. Conform\u00e9ment aux principes de protection par copyright, les id\u00e9es et proc\u00e9d\u00e9s \u00e0 la base du fonctionnement d\u2019un logiciel ne sont pas prot\u00e9geables. Il en sera de m\u00eame des bases de donn\u00e9es g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par les programmes[footnote]V. <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F3\/361\/434\/582087\/\"><em>Assessment Techs. of Wi, LLC v. Wiredata, Inc.<\/em><\/a> 350 F.3d 640.[\/footnote]. La doctrine de <em>merger<\/em> s\u2019applique pleinement en mati\u00e8re de logiciels, et la jurisprudence ne semble pas favorable \u00e0 une protection des interfaces utilisateurs ou du <em>look and feel<\/em>\u00a0des logiciels[footnote]V. par exemple <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/759\/1444\/1472666\/\"><em>Apple Computer, Inc. v. Microsoft, Inc.<\/em><\/a>, 35 F.3d 1435 (9th Cir. 1994) (pas de protection pour une interface graphique utilisateur d\u2019Apple)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/788\/78\/1599920\/\"><em>Lotus Development Corp. v. Borland International, Inc<\/em>.<\/a>, 49 F.3d 807 (1st Cir. 1995) (pas de protection pour des menus d\u00e9roulants). V. \u00e9galement la d\u00e9cision rendue dans l'affaire <a href=\"https:\/\/cafc.uscourts.gov\/opinions-orders\/21-1542.OPINION.4-6-2023_2106573.pdf\">SAS Institute Inc. v. World Programming Ltd.<\/a> (case 21-1542, U.S. Court of Appeals, Federal Circuit, 6 April 2023), \u00e0 propos du langage \u00ab SAS \u00bb commercialis\u00e9 par SAS institute. Le d\u00e9fendeur, WPL, avait d\u00e9velopp\u00e9 un programme permettant de convertir et d'ex\u00e9cuter des programmes \u00e9crits en langage SAS, sans reproduire le code des programmes SAS. SAS Institute reprochait \u00e0 WPL d'avoir copi\u00e9 les interfaces de son syst\u00e8mes (incluant les formats d'entr\u00e9e de donn\u00e9es et les formats de sortie des r\u00e9sultats). La Cour d\u2019appel pour le Circuit f\u00e9d\u00e9ral consid\u00e8re que les \u00e9l\u00e9ments pr\u00e9tendument copi\u00e9s sont des id\u00e9es et proc\u00e9d\u00e9s non prot\u00e9geables.<span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">[\/footnote]. En revanche, une d\u00e9cision r\u00e9cente a jug\u00e9 que les interfaces de programmation pouvaient b\u00e9n\u00e9ficier de la protection[footnote]<\/span><em style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\"><a href=\"https:\/\/www.supremecourt.gov\/opinions\/20pdf\/18-956_d18f.pdf\">Oracle America v. Google Inc.<\/a>, <\/em><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">750 F.3d 1339. (Fed. Cir. 2014)<\/span><em style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\"> cert. denied <\/em><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">135 S. Ct. 2887 (2015). Cette affaire remarqu\u00e9e concerne les interfaces de programmation (API) du langage \u00ab Java \u00bb, d\u00e9velopp\u00e9 par Oracle. Ces interfaces sont des \u00e9l\u00e9ments logiciels, programm\u00e9s en langage Java, organis\u00e9s sous une forme hi\u00e9rarchique et structur\u00e9e, destin\u00e9s \u00e0 \u00eatre int\u00e9gr\u00e9s dans des programmes op\u00e9rant sous l\u2019environnement Java, et correspondant \u00e0 certaines fonctionnalit\u00e9s. L\u2019utilisation de ces API \u00e9vite donc au programmeur de r\u00e9\u00e9crire les parties de programmes correspondant \u00e0 ces fonctionnalit\u00e9s. Ces programmes et \u00e9l\u00e9ments sont distribu\u00e9s par Oracle au travers de plusieurs cat\u00e9gories de licences, comprenant notamment une licence GPL, gratuite, et une licence commerciale, accord\u00e9es en contrepartie du paiement de redevance. La d\u00e9cision se fonde notamment sur la d\u00e9monstration par Oracle de possibilit\u00e9s d\u2019expression diff\u00e9rente des principes \u00e0 la base de ses interfaces. Cette d\u00e9monstration permet d\u2019\u00e9carter l\u2019application de la doctrine de <\/span><em style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">merger<\/em><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">\u00a0(fusion). Cet arr\u00eat est particuli\u00e8rement riche et int\u00e9ressant dans ses d\u00e9veloppements sur la port\u00e9e de la protection par <\/span><em style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">copyright<\/em><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\"> en mati\u00e8re de logiciels, notamment au regard de l\u2019application de la distinction \u00ab\u00a0id\u00e9e-expression\u00a0\u00bb et de la doctrine de <\/span><em style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">merger<\/em><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">.D. Vasilescu-Palermo, \u00ab APIs and Copyright Protection: The Potential Impact on Software Compatibility in the Programming Industry \u00bb, 16 J. Marshall Rev. Intell. Prop. L. [i] (2016).[\/footnote].<\/span>\r\n\r\nEnfin, les expressions audiovisuelles ou graphiques des logiciels de jeux peuvent \u00eatre prot\u00e9g\u00e9es en tant qu\u2019\u0153uvres audiovisuelles ou graphiques, selon le cas[footnote]<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/547\/999\/1478912\/\"><em>Midway Mfg Co v. Artie Int\u2019l Inc.<\/em><\/a> 547 F Supp 999 (N D III 1982), Affd 704 F 2d 1009 (7th\u00a0Cir.\u00a01983); G. J. Wrenn, \u00ab\u00a0Federal Intellectual Property Protection for Computer Software Audiovisual Look and Feel: The Lanham, Copyright, and Patent Acts\u00a0\u00bb, 4 High Technology Law Journal 279 (1989).[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>192._ Les \u0153uvres musicales_ <\/strong>Les \u0153uvres musicales ne sont pas d\u00e9finies dans la section 101. La section 102(a)(2) vise \u00ab les \u0153uvres musicales, y compris tous textes d\u2019accompagnement \u00bb (\u00ab <em>musical works, including any accompanying words<\/em> \u00bb), sans pr\u00e9cision. Les textes d\u2019accompagnement, et notamment les paroles de chansons (<em>lyrics<\/em>) sont donc prot\u00e9g\u00e9s par le copyright subsistant dans la musique, et non pas par les r\u00e8gles applicables aux \u0153uvres litt\u00e9raires. D\u00e8s lors, les licences l\u00e9gales et exceptions en mati\u00e8re musicale s'appliquent n\u00e9cessairement aux paroles et textes accompagnant les musiques. Les arrangements musicaux originaux sont prot\u00e9g\u00e9s comme des \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es.\r\n\r\nLes \u0153uvres musicales b\u00e9n\u00e9ficient d'une protection qui correspond dans l'ensemble \u00e0 celle des autres \u0153uvres, mais sont soumises \u00e0 des licences l\u00e9gales d\u00e9finies tr\u00e8s largement, et notamment \u00e0 une licence l\u00e9gale pour la reproduction et la distribution des \u0153uvres musicales incluses dans des phonogrammes (licence de reproduction m\u00e9canique, d\u00e9nomm\u00e9e mechanical license), applicable \u00e0 la distribution num\u00e9rique des oeuvres, inscrite dans la section 115 du <em>Copyright Act<\/em>[footnote]V. <em>infra<\/em>, n\u00b0250.[\/footnote]. Cette licence l\u00e9gale peut \u00eatre remplac\u00e9e par des accords volontaires, ce qui est souvent le cas en pratique, notamment au travers d'accords conclus avec la Harry fox Agency. La repr\u00e9sentation publique associ\u00e9e fait quant \u00e0 elle l'objet d'une gestion collective dont les conditions sont assez \u00e9troitement encadr\u00e9es[footnote]<em>Ibid<\/em>.[\/footnote]. L'ensemble a subi une r\u00e9forme importante au travers du<span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\"><em> Music Modernization Act<\/em> de 2018[footnote]<a href=\"https:\/\/www.congress.gov\/115\/plaws\/publ264\/PLAW-115publ264.pdf\">Orrin G. Hatch \u2013 Bob Goodlatte Music Modernization Act of 2018<\/a>.[\/footnote], qui a notamment \u00a0modernis\u00e9 les r\u00e8gles concernant les autorisations des services de t\u00e9l\u00e9chargement et de <em>streaming<\/em>. Il en sera <\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">question plus loin[footnote]V. <em>infra<\/em>, n\u00b0 251.[\/footnote].<\/span>\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>193._ Les \u0153uvres dramatiques_ <\/strong>La section 102(a)(3) vise quant \u00e0 elle les \u00ab \u0153uvres dramatiques, y compris toute musique d\u2019accompagnement \u00bb. Cette fois, c\u2019est la musique d\u2019accompagnement qui est int\u00e9gr\u00e9e dans la d\u00e9finition de l\u2019\u0153uvre dramatique. Ce qui peut poser des difficult\u00e9s au regard de l\u2019application des licences l\u00e9gales pr\u00e9vues aux sections 115, 116 et 118 de la loi, qui ne s\u2019appliquent qu\u2019aux \u0153uvres musicales non dramatiques[footnote]V. <em>infra<\/em> n\u00b0 250.[\/footnote]. Sous cette r\u00e9serve, le r\u00e9gime des \u0153uvres dramatiques ne pr\u00e9sente pas de particularit\u00e9s notables.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>194._ Les pantomimes et \u0153uvres chor\u00e9graphiques_<\/strong> Les pantomimes et \u0153uvres chor\u00e9graphiques ne sont pas d\u00e9finies dans la section\u00a0101. L\u2019inclusion des chor\u00e9graphies dans la liste des \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es met fin aux difficult\u00e9s li\u00e9es \u00e0 leur protection indirecte en tant qu\u2019\u0153uvres dramatiques sous l\u2019empire de la loi de 1909. Une chor\u00e9graphie peut donc \u00eatre abstraite[footnote]<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/horgan-v-macmillan-inc-2\"><em>Horgan v. Macmillan, Inc.<\/em><\/a>, 789 F.2d 157, 160 (2d\u00a0Cir.\u00a01986).[\/footnote]. En pratique, le crit\u00e8re de fixation pose une imite importante \u00e0 la protection de ces \u0153uvres . Elles peuvent cependant \u00eatre fix\u00e9es, par exemple dans un film ou par un syst\u00e8me de notation[footnote]<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp2\/224\/567\/2489974\/\"><em>Martha Graham School and Dance Foundation, Inc. v. Martha Graham Center of Contemporary Dance<\/em><\/a>, 380 F.3d 624, 632 (2d\u00a0Cir.\u00a02004).[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>195._ Les \u0153uvres artistiques : \u0153uvres picturales, graphiques et de sculpture_ <\/strong>Aux \u00c9tats-Unis comme dans d\u2019autres pays de copyright, le r\u00e9gime de protection des \u0153uvres artistiques a pour effet (sinon pour objectif) d\u2019exclure assez largement les \u0153uvres de l\u2019art appliqu\u00e9 du champ de la protection l\u00e9gale. Les \u0153uvres artistiques ne constituent d\u2019ailleurs pas une cat\u00e9gorie g\u00e9n\u00e9rale dans le <em>Copyright Act<\/em> de 1976. La loi vise en effet, d\u2019une part, les \u0153uvres de peinture, des arts graphiques et de sculpture, et d\u2019autre part, les \u0153uvres d\u2019architecture. La section\u00a0101 d\u00e9finit comme suit les\u00a0\u00ab\u00a0\u0153uvres de peinture, des arts graphiques et de sculpture\u00a0\u00bb\u00a0:\r\n\r\n\u00ab\u00a0Les \u0153uvres de peinture, des arts graphiques et de sculpture comprennent les \u0153uvres \u00e0 deux ou \u00e0 trois dimensions du domaine des beaux-arts, des arts graphiques et des arts appliqu\u00e9s ainsi que les photographies, estampes et reproductions artistiques, cartes g\u00e9ographiques, globes, graphiques, diagrammes, maquettes et dessins techniques, y compris les plans d\u2019architecture.\u00a0\u00bb\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>196._ L\u2019art appliqu\u00e9 et l\u2019exclusion des \u00ab articles utiles \u00bb_ <\/strong>La d\u00e9finition des \u0153uvres de peinture, graphiques et de sculpture vaut surtout pour l\u2019exclusion des \u00ab articles utiles \u00bb qu\u2019elle contient. Le texte ajoute en effet :\r\n\r\n\u00ab\u00a0Ces \u0153uvres comprennent les \u0153uvres artistiques artisanales pour ce qui concerne leur forme, \u00e0 l\u2019exclusion de leurs aspects m\u00e9caniques ou utilitaires\u00a0; le dessin ou mod\u00e8le d\u2019un article utilitaire, tel qu\u2019il est d\u00e9fini dans le pr\u00e9sent article, ne sera consid\u00e9r\u00e9 comme constituant une \u0153uvre de peinture, des arts graphiques ou de sculpture que si, et uniquement dans la mesure o\u00f9, il comporte des \u00e9l\u00e9ments figuratifs, graphiques ou sculpturaux qu\u2019il est possible d\u2019identifier en dehors des aspects utilitaires de l\u2019article en question, et qui peuvent exister ind\u00e9pendamment de ceux-ci.\u00a0\u00bb\r\n\r\nLa section\u00a0101 d\u00e9finit ensuite l\u2019article utilitaire comme\u00a0:\r\n\r\n\u00ab\u00a0un article qui remplit une fonction utilitaire intrins\u00e8que ne consistant pas seulement \u00e0 donner \u00e0 l\u2019article son aspect ou \u00e0 transmettre des informations. L\u2019article qui fait habituellement partie d\u2019un article utilitaire est consid\u00e9r\u00e9 comme un article utilitaire.\u00a0\u00bb\r\n\r\nAux termes de ces d\u00e9finitions, les caract\u00e9ristiques utilitaires du dessin ou mod\u00e8le d\u2019un article utilitaire ne sont pas prot\u00e9geables par copyright, m\u00eame si elles pr\u00e9sentent un caract\u00e8re original, et m\u00eame si elles ne sont pas enti\u00e8rement dict\u00e9es par leur fonction. Ce qui revient \u00e0 dire que les formes utilitaires ne sont pas, en principe, prot\u00e9g\u00e9es par copyright. Ainsi des cat\u00e9gories enti\u00e8res d\u2019\u0153uvres de l\u2019art appliqu\u00e9, comme les v\u00eatements, les meubles, les formes d\u2019instruments de musique, d\u2019automobiles, d\u2019accessoires divers et, jusqu\u2019\u00e0 leur inclusion dans la liste des \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es en 1990, les \u0153uvres d\u2019architecture \u00ab\u00a0utilitaires\u00a0\u00bb, sont exclues de la protection[footnote]Sur les cr\u00e9ations de la mode, W. Potter, \u00ab\u00a0Intellectual Property's Fashion Faux Pas: A Critical Look at the Lack of Protection Afforded Apparel Design under the Current Legal Regime\u00a0\u00bb 16 Intellectual Property Law Bulletin 69 (2011-2012).[\/footnote].\r\n\r\nLa seule limite \u00e0 l\u2019exclusion concerne les \u00e9l\u00e9ments esth\u00e9tiques s\u00e9parables des aspects utilitaires du dessin ou mod\u00e8le. Ce principe de \u00ab\u00a0s\u00e9parabilit\u00e9\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 d\u00e9gag\u00e9 par la Cour supr\u00eame dans l\u2019affaire <em>Mazer v.\u00a0Stein<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/347\/201\/\">347\u00a0US 201 (1954)<\/a> (rendue \u00e0 propos d\u2019une statuette affix\u00e9e \u00e0 une lampe). Un historique de la jurisprudence et des \u00e9volutions ant\u00e9rieures au Copyright Act peut \u00eatre trouv\u00e9e dans l\u2019arr\u00eat <em>Esquire, Inc. v. Ringer<\/em>, 591 F.2d 796, (D.C.\u00a0Cir.\u00a01978).[\/footnote]. Il a donn\u00e9 lieu \u00e0 une jurisprudence complexe qui n\u2019a pas r\u00e9solu toutes les difficult\u00e9s[footnote]Les diff\u00e9rents tests propos\u00e9s sont discut\u00e9s dans <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/pivot-point-v-charlene-products-inc\"><em>Pivot Point Int\u2019l, Inc. v. Charlene Prods., Inc.<\/em><\/a>, 372 F.3d 913 (7th\u00a0Cir.\u00a02004). Pr\u00e9cisons que la s\u00e9parabilit\u00e9 n\u2019est pas n\u00e9cessairement physique, et peut \u00eatre conceptuelle, ce qui ne facile pas l\u2019analyse (\u00ab\u00a0<em>Conceptual separability exists, therefore, when the artistic aspects of an article can be \u201cconceptualized as existing independently of their utilitarian function.\u201d <\/em><em>Carol Barnhart, 773 F.2d at\u00a0418. This independence is necessarily informed by \u201cwhether the design elements can be identified as reflecting the designer\u2019s artistic judgment exercised independently of functional influences.\u201d Brandir, 834 F.3d at\u00a01145. If the elements do reflect the independent, artistic judgment of the designer, conceptual separability exists. Conversely, when the design of a useful article is \u201cas much the result of utilitarian pressures as aesthetic choices,\u201d id. at 1147, the useful and aesthetic elements are not conceptually separable<\/em>\u00a0\u00bb. <em>Pivot Point Int\u2019l<\/em>, pr\u00e9cit\u00e9, p. 16).[\/footnote]. La Cour supr\u00eame a cependant rendu en 2017 une d\u00e9cision importante dans son arr\u00eat <em>Star Athletica v. Varsity Brands, Inc.<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.supremecourt.gov\/opinions\/16pdf\/15-866_0971.pdf\">580 U.S. _, 137 S. Ct. 1002<\/a>.[\/footnote], en consacrant une interpr\u00e9tation des conditions \u00e9tablies par le paragraphe 101 plut\u00f4t favorable \u00e0 la protection des motifs et d\u00e9corations de surface, et en proposant un test qui met fin aux h\u00e9sitations de la jurisprudence sur ce point. Le litige portait sur des motifs appos\u00e9s sur des uniformes de <em>cheerleaders<\/em>, d\u00e9pos\u00e9s au <em>Copyright Office<\/em> par leur fabricant, et repris par un concurrent. La Cour de district avait jug\u00e9 que les motifs des uniformes n'\u00e9taient pas s\u00e9parables, physiquement et conceptuellement, des v\u00eatements, et \u00e9taient d\u00e8s lors exclus d'une protection par copyright. La Cour d'appel du 6e circuit avait infirm\u00e9 en consid\u00e9rant au contraire que les graphiques pouvaient \u00eatre identifi\u00e9s s\u00e9par\u00e9ment et pouvaient exister ind\u00e9pendamment des uniformes au sens du paragraphe 101. La Cour Supr\u00eame a confirm\u00e9 cette analyse, en posant comme principe qu'\u00ab une caract\u00e9ristique incorpor\u00e9e dans le mod\u00e8le d'un article utilitaire est \u00e9ligible \u00e0 la protection par copyright (...) si cette caract\u00e9ristique (1) peut \u00eatre per\u00e7ue comme une \u0153uvre d'art en deux ou trois dimensions s\u00e9par\u00e9e de l'article utile, et (2) pourrait \u00eatre qualifi\u00e9e d'\u0153uvre picturale, graphique ou de sculpture \u2013 en elle-m\u00eame, ou fix\u00e9e sur un support d'expression tangible \u2013 si elle \u00e9tait imagin\u00e9e (vue) s\u00e9par\u00e9ment de l'article utile dans lequel elle est incorpor\u00e9e \u00bb.\r\n\r\nL'exclusion a bien \u00e9videmment des cons\u00e9quences sur la protection internationale des \u0153uvres de l\u2019art appliqu\u00e9 originaires des \u00c9tats-Unis, au regard des dispositions de l\u2019article 2(7) de la Convention de Berne.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>197._ Les \u0153uvres d\u2019architecture_<\/strong>[footnote]D. E. Shipley, \u00ab The Architectural Works Copyright Protection Act at Twenty: Has Full Protection Made a Difference \u00bb, 18 J. Intell. Prop. L. 1 (2010-2011).[\/footnote] Les \u0153uvres d\u2019architecture \u00e0 caract\u00e8re utilitaire (donc la plupart des b\u00e2timents) n\u2019\u00e9taient pas prot\u00e9g\u00e9es sous l\u2019empire de la loi de 1909, ni sous celui du <em>Copyright Act<\/em> de 1976 dans sa version d\u2019origine. En revanche, les \u0153uvres d\u2019architectures non utilitaires et assimilables \u00e0 des \u0153uvres d\u2019art, comme la Statue de la Libert\u00e9 ou la Tour Eiffel, \u00e9taient bien prot\u00e9g\u00e9es en tant qu'oeuvres artistiques[footnote]Exemples cit\u00e9s dans <em><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/richard-j-zitz-inc-v-dos-santos-pereira\">Zitz v.\u00a0Pereira<\/a>, <\/em>232\u00a0F\u00a03d 290 (2nd\u00a0Cir.\u00a02000)). V. <em><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/425\/693\/1513192\/\">Fotomat Corp. v. Photo Drive-Thru, Inc.<\/a>,<\/em> 425 F. Supp. 693, 707 (D.N.J.1977).[\/footnote]. Pour les autres, seuls les plans architecturaux b\u00e9n\u00e9ficiaient d\u2019une protection en tant que dessins[footnote]1909 Act, \u00a7 5(i), 17 U.S.C. \u00a7 101 (d\u00e9finition des \u0153uvres picturales, graphiques et de sculpture pr\u00e9cit\u00e9e).[\/footnote]. Cette protection interdisait la copie des plans, mais ne permettait pas au titulaire des droits de s\u2019opposer \u00e0 la construction de l\u2019immeuble d\u00e9crit dans ces plans, quelle que soit son originalit\u00e9[footnote]<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/imperial-homes-corporation-v-lamont\"><em>Imperial Homes Corp. v. Lamont<\/em><\/a>, 458 F.2d 895, 899 (5th\u00a0Cir.\u00a01972)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/690\/289\/2359453\/\"><em>Demetriades v. Kaufman<\/em><\/a>, 680 F. Supp. 658, 665 (SDNY\u00a01988).[\/footnote]. Cette position \u00e9tait incompatible avec le texte de la Convention de Berne. En cons\u00e9quence, l\u2019<em>Architectural Works Copyright Protection Act<\/em> de 1990 a modifi\u00e9 le texte du <em>Copyright Act<\/em> de mani\u00e8re \u00e0 inclure express\u00e9ment les \u0153uvres d\u2019architecture dans la liste des \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es. Cependant seuls sont prot\u00e9g\u00e9s les b\u00e2timents construits apr\u00e8s le 1erd\u00e9cembre 1990[footnote]V. Regulation \u00a7\u00a0202.11(d), qui exclut la possibilit\u00e9 d\u2019un enregistrement pour ces \u0153uvres. V. <em>Bryce &amp; Palazzola Architects &amp; Assocs., Inc. v. A.M.E. Group, Inc.,<\/em>\u00a0865 F. Supp. 401, 406 (E.D.Mich.1994)).[\/footnote]. La section\u00a0101 du Copyright Act d\u00e9finit d\u00e9sormais une \u0153uvre d\u2019architecture comme\u00a0:\r\n\r\n\u00ab\u00a0le dessin d\u2019un \u00e9difice mat\u00e9rialis\u00e9 par un moyen d\u2019expression, y compris un \u00e9difice, des plans d\u2019architecture ou des esquisses. Elle comprend la forme ext\u00e9rieure ainsi que l\u2019agencement et la composition des espaces et des \u00e9l\u00e9ments dans le dessin, mais non les divers \u00e9l\u00e9ments types.\u00a0\u00bb\r\n\r\nLa r\u00e9f\u00e9rence faite aux \u00e9difices (<em>buildings<\/em>) exclut de la d\u00e9finition de nombreuses structures comme les trottoirs, promenades, canaux ou encore les jardins. L\u2019exclusion des \u00ab\u00a0\u00e9l\u00e9ments types\u00a0\u00bb vise par exemple les portes, fen\u00eatres ou volets (sans doute \u00e9galement exclus de la protection par applications des r\u00e8gles g\u00e9n\u00e9rales concernant les \u0153uvres artistiques).\r\n\r\nLe r\u00e9gime des \u0153uvres d\u2019architecture pr\u00e9sente plusieurs particularit\u00e9s. Aux termes de la section\u00a0120 du <em>Copyright Act<\/em>, le copyright sur une \u0153uvre d\u2019architecture construite ne permet pas d\u2019interdire la r\u00e9alisation, la diffusion ou l\u2019exposition publique d\u2019images, de peintures, de photographies ou d\u2019autres repr\u00e9sentations graphiques de l\u2019\u0153uvre, si l\u2019\u00e9difice qui l\u2019incorpore est situ\u00e9 dans un lieu public ou est habituellement visible depuis ce lieu. En outre, les propri\u00e9taires d\u2019un \u00e9difice incorporant une \u0153uvre d\u2019architecture peuvent, sans le consentement du titulaire du copyright sur l\u2019\u0153uvre, apporter des modifications \u00e0 cet \u00e9difice ou autoriser de telles modifications, et d\u00e9truire cet \u00e9difice ou en autoriser la destruction[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0120(b).[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>198._ Les \u0153uvres audiovisuelles_ <\/strong>En mati\u00e8re audiovisuelle le <em>Copyright Act<\/em> distingue les \u0153uvres audiovisuelles (<em>audiovisual works<\/em>), d\u2019une part, qui repr\u00e9sentent la cat\u00e9gorie g\u00e9n\u00e9rale, et les films (<em>motion pictures<\/em>), d\u2019autre part, qui n\u2019en sont qu\u2019une sous-cat\u00e9gorie. La section\u00a0101 d\u00e9finit les \u0153uvres audiovisuelles comme suit:\r\n\r\n\u00ab\u00a0Les \u0153uvres audiovisuelles sont des \u0153uvres consistant en une s\u00e9rie d\u2019images li\u00e9es entre elles qui sont intrins\u00e8quement destin\u00e9es \u00e0 \u00eatre montr\u00e9es gr\u00e2ce \u00e0 des machines, ou \u00e0 des appareils tels que des projecteurs, des visionneuses ou du mat\u00e9riel \u00e9lectronique, avec la sonorisation d\u2019accompagnement le cas \u00e9ch\u00e9ant, ind\u00e9pendamment de la nature des objets mat\u00e9riels, tels que films ou bandes, qui servent de support \u00e0 ces \u0153uvres.\u00a0\u00bb\r\n\r\nLes films (<em>motion pictures<\/em>) sont quant \u00e0 eux d\u00e9finis comme \u00ab\u00a0des \u0153uvres audiovisuelles consistant en une s\u00e9rie d\u2019images li\u00e9es entre elles, accompagn\u00e9es de sons le cas \u00e9ch\u00e9ant, qui, lorsqu\u2019elles sont projet\u00e9es successivement, donnent une impression de mouvement\u00a0\u00bb.\r\n\r\nUn jeu vid\u00e9o peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une \u0153uvre audiovisuelle[footnote]<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/547\/999\/1478912\/\"><em>Midway Mfg Co v. Artie Int\u2019l Inc.<\/em><\/a> 547 F Supp 999 (N D III 1982), Affd 704 F 2d 1009 (7th\u00a0Cir.\u00a01983).[\/footnote], mais ne constitue pas un film. Une pr\u00e9sentation de diapositives pourrait \u00e9galement \u00eatre qualifi\u00e9e d\u2019\u0153uvre audiovisuelle.\r\n\r\nLe r\u00e9gime des \u0153uvres audiovisuelles et des films est proche. Cependant certaines r\u00e8gles, notamment certaines incriminations p\u00e9nales[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/18\/part-I\/chapter-113\">18\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a02319(b).[\/footnote], ou exceptions[footnote]Par exemple l\u2019exception issue du Family Movie Act de 2005 (Pub. L.\u00a0No.\u00a0109-9, 119\u00a0Stat.\u00a0218, 223), inscrite au paragraphe\u00a0110(11) de la loi. V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>250.[\/footnote], visent uniquement les films.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>199._ Les enregistrements sonores (<em>sound recordings<\/em>)_\u00a0<\/strong>Aux \u00c9tats-Unis, depuis le <em>Sound Recordings Amendments Act de 1971<\/em>[footnote]Pub. L.\u00a0No, 92-140, \u00a7\u00a01, 85\u00a0Stat.\u00a0391.[\/footnote], dont les dispositions ont \u00e9t\u00e9 reprises dans le <em>Copyright Act<\/em>\u00a0de 1976, les enregistrements sonores (<em>sound recordings<\/em>) sont consid\u00e9r\u00e9s comme des \u0153uvres de l\u2019esprit et sont prot\u00e9g\u00e9s par copyright, sous condition d\u2019originalit\u00e9.\r\n\r\nJusqu'au <em>Music Modernisation Act<\/em> de 2018, cette\u00a0protection portait seulement sur les enregistrements sonores fix\u00e9s \u00e0 partir du 15 f\u00e9vrier 1972. Les enregistrements fix\u00e9s ant\u00e9rieurement \u00e0 cette date pouvaient cependant b\u00e9n\u00e9ficier de la protection, directe ou indirecte, offerte par la loi de certains \u00c9tats, au travers des <em>torts<\/em> de concurrence d\u00e9loyale ou de lois sp\u00e9cifiques[footnote]V. <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/new-york\/court-of-appeals\/2005\/2005-02570.html\"><em>Capitol Records v. Naxos of America<\/em><\/a>, 2005 NY Slip Op\u00a002570, 4 NY3d 540 (NY April\u00a05, 2005), Par exemple, pour la Californie, au travers du \u00a7\u00a0653h du Code p\u00e9nal, qui codifie une loi de 1968.Le principe de pr\u00e9emption est report\u00e9 \u00e0 la date fix\u00e9e par 17 U.S.C. \u00a7\u00a7 301(c)\u00a0: \u00ab\u00a0c) En ce qui concerne les enregistrements sonores fix\u00e9s avant le 15 f\u00e9vrier 1972, les droits et les sanctions existant en vertu de la <em>common law<\/em> ou des lois d\u2019un \u00c9tat ne seront ni annul\u00e9s ni limit\u00e9s par les dispositions du pr\u00e9sent titre avant le 15 f\u00e9vrier 2067. Les dispositions de l\u2019alin\u00e9a a) sur la pr\u00e9emption sont applicables aux droits et sanctions ainsi vis\u00e9s relatifs \u00e0 tout motif de poursuites r\u00e9sultant d\u2019actes entrepris \u00e0 partir du 15 f\u00e9vrier 2067. Nonobstant les dispositions de l\u2019article 303, aucun enregistrement sonore fix\u00e9 avant le 15 f\u00e9vrier 1972 ne sera soumis au copyright en vertu du pr\u00e9sent titre avant ou apr\u00e8s le 15 f\u00e9vrier 2067\u00a0\u00bb (traduction OMPI modifi\u00e9e).[\/footnote].\r\n\r\nLa loi pr\u00e9voit d\u00e9sormais une protection (partielle) de ces phonogrammes, qui se rapproche de celle pr\u00e9vue pour ceux fix\u00e9s apr\u00e8s le 15 f\u00e9vrier 1972 (<em>Copyright Act<\/em>, sect. 1401). Les rem\u00e8des accord\u00e9s par la loi aux titulaires de droits sur les enregistrements sonores sont disponibles sous r\u00e9serve de l'enregistrement des phonogrammes concern\u00e9s au <em>Copyright Office<\/em> et de l'\u00e9coulement d'une p\u00e9riode de 90 jours apr\u00e8s inscription. Les licences l\u00e9gales pr\u00e9vues pour les phonogrammes post-1972 sont \u00e9galement applicables aux phonogrammes pr\u00e9-1972. En outre, une exception sp\u00e9cifique est pr\u00e9vue pour l'exploitation non commerciale des phonogrammes pr\u00e9-1972 non exploit\u00e9s dans le commerce.\r\nDe mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, la protection ne concerne que les actes r\u00e9alis\u00e9s apr\u00e8s l'entr\u00e9e en vigueur de la loi nouvelle. Elle perdure 95 ans \u00e0 compter de la premi\u00e8re publication du phonogramme, sous r\u00e9serve de l'application de p\u00e9riodes suppl\u00e9mentaires, calcul\u00e9es comme suit :\r\n<ul>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">pour les enregistrements publi\u00e9s pour la premi\u00e8re fois avant 1923, la p\u00e9riode compl\u00e9mentaire se termine le 31 d\u00e9cembre 2021 ;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">pour les enregistrements publi\u00e9s pour la premi\u00e8re fois entre 1923 et 1946, la p\u00e9riode compl\u00e9mentaire est de 5 ans \u00e0 compter de l'expiration de la dur\u00e9e de 95 ans ;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">pour les enregistrements publi\u00e9s pour la premi\u00e8re fois entre 1947 et 1956, la p\u00e9riode compl\u00e9mentaire est de 15 ans \u00e0 compter de l'expiration de la dur\u00e9e de 95 ans ;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">pour tous les autres enregistrements publi\u00e9s pour la premi\u00e8re fois avant le 15 f\u00e9vrier 1972, la p\u00e9riode compl\u00e9mentaire expire le 15 f\u00e9vrier 2067[footnote]Rappelons que la dur\u00e9e de protection des phonogrammes fix\u00e9s apr\u00e8s le 15 f\u00e9vrier 1972 est en principe (lorsqu'ils sont consid\u00e9r\u00e9s comme des works made for hire, ce qui sera le plus souvent le cas) la p\u00e9riode la plus courte entre 95 ans \u00e0 compter de leur publication ou 120 ans \u00e0 compter de leur fixation.[\/footnote].<\/li>\r\n<\/ul>\r\nLes lois \u00e9tatiques correspondantes sont d\u00e9sormais pr\u00e9empt\u00e9es par la loi f\u00e9d\u00e9rale (sect. 301 mod.). La r\u00e9forme a \u00e9galement n\u00e9cessit\u00e9 l'adoption par le <em>Copyright Office<\/em> de r\u00e8gles concernant la d\u00e9claration et la transmission d'informations sur les enregistrements sonores fix\u00e9es avant 1972.\r\n\r\n<span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">Les enregistrements sonores sont d\u00e9finis \u00e0 la section 101 comme :<\/span>\r\n\r\n\u00ab\u00a0des \u0153uvres qui r\u00e9sultent de la fixation d\u2019une s\u00e9rie de sons musicaux, parl\u00e9s ou autres, \u00e0 l\u2019exclusion des sons qui accompagnent un film cin\u00e9matographique ou une autre \u0153uvre audiovisuelle, ind\u00e9pendamment de la nature des objets mat\u00e9riels, tels que disques, bandes ou autres phonogrammes, qui leur servent de support.\u00a0\u00bb[footnote]Traduction OMPI.[\/footnote]\r\n\r\nLa loi op\u00e8re une distinction entre les enregistrements sonores (<em>sound recordings<\/em>), qui constituent des \u0153uvres de l\u2019esprit, et les phonogrammes (<em>phonorecord<\/em>s), qui d\u00e9signent le support mat\u00e9riel de l\u2019enregistrement.\r\n\r\n\u00ab\u00a0Les phonogrammes sont des supports mat\u00e9riels sur lesquels des sons, \u00e0 l\u2019exception de ceux qui accompagnent un film cin\u00e9matographique ou toute autre \u0153uvre audiovisuelle, sont fix\u00e9s par toute m\u00e9thode connue \u00e0 la date d\u2019adoption de la pr\u00e9sente loi ou mise au point ult\u00e9rieurement, et \u00e0 partir desquels les sons peuvent \u00eatre per\u00e7us, reproduits ou communiqu\u00e9s de toute autre mani\u00e8re, soit directement, soit \u00e0 l\u2019aide d\u2019une machine ou d\u2019un dispositif. Le terme \u201cphonogrammes\u201d comprend le support mat\u00e9riel sur lequel les sons sont fix\u00e9s pour la premi\u00e8re fois.\u00a0\u00bb[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote]\r\n\r\nLes droits sur les enregistrements sonores sont particuli\u00e8rement limit\u00e9s. Tout d\u2019abord, le droit de reproduction ne porte que sur la reproduction des sons fix\u00e9s dans l\u2019enregistrement, et ne couvre pas les sons, m\u00eame identiques, fix\u00e9s de mani\u00e8re ind\u00e9pendante[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0114(b). V. <em>infra<\/em> n\u00b0225.[\/footnote]. Ensuite, le droit de produire des \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es (droit d\u2019adaptation) ne porte que sur la cr\u00e9ation d\u2019une \u0153uvre d\u00e9riv\u00e9e dans laquelle les sons fix\u00e9s dans l\u2019enregistrement sonore font l\u2019objet d\u2019un nouvel arrangement, sont remix\u00e9s ou sont modifi\u00e9s de toute autre mani\u00e8re dans leur encha\u00eenement ou leur qualit\u00e9[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote]. Surtout, le droit de repr\u00e9sentation ne couvre que la transmission audionum\u00e9rique[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0106(4), 106(6), 114(a). Ce droit a \u00e9t\u00e9 introduit en 1995 par le Digital Performance Right in Sound Recordings Act. Les communications au public par voie analogique demeurent exclues du monopole.[\/footnote], et est par ailleurs soumis \u00e0 un m\u00e9canisme complexe de licence l\u00e9gale[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0114(d)-(j). Le Digital Performance Right in Sound Recordings Act a introduit une licence l\u00e9gale pour les services num\u00e9riques \u00e0 abonnement non interactifs (<em>noninteractive subscription services<\/em>). \u00c0 d\u00e9faut d\u2019accord entre les titulaires des droits et les diffuseurs sur les taux applicables, la loi pr\u00e9voit un m\u00e9canisme d\u2019arbitrage sous l\u2019\u00e9gide du <em>Copyright Office<\/em>. En 1998, le champ des transmissions soumises au r\u00e9gime de licence l\u00e9gale a \u00e9t\u00e9 \u00e9tendu aux transmissions sur les r\u00e9seaux num\u00e9riques sans abonnement (<em>nonsubscription webcasting<\/em>). La licence l\u00e9gale couvre donc d\u00e9sormais les services num\u00e9riques \u00e0 abonnement non interactifs (a\u00e9riens ou sur r\u00e9seau), ainsi que les transmissions num\u00e9riques sur les r\u00e9seaux sans abonnement.[\/footnote].\u00a0Aucune licence l\u00e9gale ou gestion collective obligatoire n'a \u00e9t\u00e9 institu\u00e9e pour les repr\u00e9sentations num\u00e9riques des enregistrements sonores sur les services interactifs. Comme auparavant, les droits correspondants devront \u00eatre obtenus aupr\u00e8s des producteurs.\r\n\r\nEnfin, on notera que le <em>Music Modernisation Act<\/em> de 2018 a consacr\u00e9 un droit \u00a0\u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration des producteurs (r\u00e9alisateurs artistiques), mixeurs et ing\u00e9nieurs du son sur les r\u00e9mun\u00e9rations vers\u00e9es au titre des enregistrements sonores sur les services interactifs), dont il sera question plus loin[footnote]V. <em>infra<\/em> n\u00b0273.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>200._ Les compilations (incluant les \u0153uvres collectives) et les \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es_ <\/strong>La loi f\u00e9d\u00e9rale contient des dispositions sp\u00e9cifiques traitant de la protection des compilations, incluant les \u0153uvres collectives, et les \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es.\r\n\r\nLes compilations, tout d\u2019abord, sont d\u00e9finies par la section\u00a0101 comme les \u0153uvres \u00ab\u00a0constitu\u00e9e(s) par la r\u00e9union et l\u2019assemblage de mat\u00e9riel pr\u00e9existant ou de donn\u00e9es qui sont choisis, coordonn\u00e9s ou dispos\u00e9s de telle sorte que l\u2019ouvrage en r\u00e9sultant constitue dans son ensemble une \u0153uvre de l\u2019esprit originale\u00a0\u00bb.\r\n\r\nCette cat\u00e9gorie comprend les \u0153uvres collectives, d\u00e9finies comme les \u0153uvres, les publications p\u00e9riodiques, les anthologies ou les encyclop\u00e9dies, \u00ab\u00a0qui r\u00e9uni[ssent] dans un ensemble collectif un certain nombre de contributions, constituant en elles-m\u00eames des \u0153uvres distinctes et ind\u00e9pendantes\u00a0\u00bb. Les \u0153uvres collectives sont l\u2019objet d\u2019une pr\u00e9somption sp\u00e9cifique en mati\u00e8re de titularit\u00e9, dont il sera question plus loin[footnote]V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>220.[\/footnote].\r\n\r\nAux termes de la section\u00a0101, l\u2019\u0153uvre d\u00e9riv\u00e9e est d\u00e9finie comme\u00a0:\r\n\r\n\u00ab\u00a0une \u0153uvre cr\u00e9\u00e9e sur la base d\u2019une ou plusieurs \u0153uvres pr\u00e9existantes, par exemple une traduction, un arrangement musical, une adaptation sous forme de drame ou de roman, une version cin\u00e9matographique, un enregistrement sonore, une reproduction artistique, une version abr\u00e9g\u00e9e ou condens\u00e9e ou toute autre forme sous laquelle une \u0153uvre peut \u00eatre refondue, transform\u00e9e ou adapt\u00e9e. Une \u0153uvre comprenant des r\u00e9visions r\u00e9dactionnelles, des annotations, des \u00e9laborations ou toutes autres modifications constituant, dans leur ensemble, une \u0153uvre de l\u2019esprit originale, est une \u0153uvre d\u00e9riv\u00e9e.\u00a0\u00bb[footnote]Traduction OMPI modifi\u00e9e.[\/footnote]\r\n\r\nLa section\u00a0103(a) du <em>Copyright Act<\/em> pr\u00e9cise que l\u2019objet du copyright, tel qu\u2019il est d\u00e9fini \u00e0 l\u2019article\u00a0102, comprend les compilations et \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es, mais ajoute, de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, que la protection d\u2019une \u0153uvre comprenant du mat\u00e9riel pr\u00e9existant prot\u00e9g\u00e9 par le droit d\u2019auteur ne s\u2019\u00e9tend en aucun cas \u00e0 une partie de l\u2019\u0153uvre dans laquelle ledit mat\u00e9riel a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 de mani\u00e8re illicite. Cette r\u00e8gle est pr\u00e9cis\u00e9e pour les compilations et \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es \u00e0 l\u2019article\u00a0103(b), qui dispose\u00a0:\r\n\r\n\u00ab\u00a0Le copyright sur une compilation ou une \u0153uvre d\u00e9riv\u00e9e ne porte que sur le mat\u00e9riel fourni par l\u2019auteur de ladite \u0153uvre, et non sur le mat\u00e9riel pr\u00e9existant utilis\u00e9 dans l\u2019\u0153uvre, et n\u2019emporte aucun droit exclusif sur ce dernier. Le copyright sur une \u0153uvre de cette nature est ind\u00e9pendant de toute protection du mat\u00e9riel pr\u00e9existant au titre du copyright et n\u2019a aucune incidence sur l\u2019\u00e9tendue, la dur\u00e9e, la titularit\u00e9 ou l\u2019existence de celle-ci.\u00a0\u00bb[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote]\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>201._ Les bases de donn\u00e9es_ <\/strong>Aux \u00c9tats-Unis les bases de donn\u00e9es sont prot\u00e9geables en tant que compilations. Cette protection ne s\u2019\u00e9tend pas au contenu, et le crit\u00e8re d\u2019originalit\u00e9 de droit commun s\u2019applique. Dans l\u2019arr\u00eat <em>Feist Publications, Inc. v. Rural Telephone Service Co.<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/499\/340\/\">499\u00a0U.S.\u00a0340 (1991)<\/a>.[\/footnote], la Cour supr\u00eame a jug\u00e9 que les pages blanches d\u2019un annuaire t\u00e9l\u00e9phonique comprenant une pr\u00e9sentation alphab\u00e9tique et exhaustive des abonn\u00e9s, n\u2019\u00e9taient pas prot\u00e9geables \u00e0 d\u00e9faut d\u2019originalit\u00e9 dans la s\u00e9lection et la mise en forme des informations compil\u00e9es. Elle a pr\u00e9cis\u00e9 qu\u2019\u00ab\u00a0une compilation de faits (<em>factual compilation<\/em>) est \u00e9ligible \u00e0 la protection par copyright si elle consiste dans une s\u00e9lection ou un arrangement original de faits, mais [que] le copyright est limit\u00e9 \u00e0 la s\u00e9lection ou \u00e0 l\u2019arrangement particulier. En aucun cas le copyright ne peut s\u2019\u00e9tendre aux faits eux-m\u00eames.\u00a0\u00bb[footnote]Points\u00a0350 et 351. Pour d\u2019autres d\u00e9cisions sur des annuaires ou des compilations d\u2019informations, V.\u00a0<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/945\/509\/289784\/#:~:text=On%20April%204%2C%201990%2C%20Key,%2C%20damages%2C%20and%20attorney's%20fees.\"><em>Key Publications, Inc. v. Chinatown Today Publishing Enterprises, Inc.<\/em><\/a>, 945 F.2d 509, 513-14 (2d\u00a0Cir.\u00a01991) (Pages jaunes prot\u00e9geables)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.resource.org\/pub\/us\/case\/reporter\/F2\/999\/999.F2d.1436.89-5131.html\"><em>Bellsouth Advertising &amp; Publishing Corp. v. Donnelly Info. Publishing, Inc.<\/em><\/a>, 999 F.2d 1436, 1441-44 (11th\u00a0Cir.\u00a01993) (en banc) (Pages jaunes non prot\u00e9geables)\u00a0; <a href=\"https:\/\/caselaw.findlaw.com\/court\/us-11th-circuit\/1433946.html\"><em>Warren Publishing, Inc. v. Microdos Data Corp.<\/em><\/a>, 115 F.3d 1509, 1517-19 (11th\u00a0Cir.\u00a01997) (<em>cable television industry factbook<\/em> non prot\u00e9geable).[\/footnote]\r\n\r\nDepuis 1999 plusieurs projets de loi instituant une protection des bases de donn\u00e9es non originales, notamment au travers de principes de concurrence d\u00e9loyale, ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9s au Congr\u00e8s[footnote]V. notamment Le Collections of Information Antipiracy Act, HR354, et Le Consumer and Investor Access to Information Act, HR1858, introduits en 1999 (sur ces projets, V. A.\u00a0Perkins, \u00ab\u00a0United States still no closer to database legislation\u00a0\u00bb [2000] EIPR<em>\u00a0<\/em>366). \u00c9galement Bills HR 3261 and HR 3872.[\/footnote]. Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent ces projets n\u2019ont pas abouti.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>202._ Les \u0153uvres non cit\u00e9es dans le <em>Copyright Act<\/em>_ <\/strong>La liste des \u0153uvres prot\u00e9geables dans le <em>Copyright Act<\/em> n\u2019est pas limitative[footnote]H.R. Rep. No. 94-1476 (1976), p. 51 (\u00ab\u00a0<em>Authors are continually finding new ways of expressing themselves, but it is impossible to foresee the forms that these new expressive methods will take. The bill does not intend either to freeze the scope of copyrightable technology or to allow unlimited expansion into areas ... completely outside the present congressional intent. Section 102 implies neither that that subject matter is unlimited nor that new forms of expression within that general area of subject matter would necessarily be unprotected<\/em>\u00a0\u00bb.).[\/footnote]. La jurisprudence a ainsi admis \u00e0 la protection des cr\u00e9ations en dehors des cat\u00e9gories l\u00e9gales d\u00e9finies, comme des arrangements de couleurs[footnote]<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/368\/482\/1802703\/\"><em>Primcot Fabrics v. Kleinfab Corp.<\/em><\/a>, 368 G. Supp. 48 (S.D.NY. 1974).[\/footnote] ou des jeux de sc\u00e8nes[footnote]<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/162\/354\/1548157\/\"><em>Universal Pictures v. Harold Lloyd Corp<\/em>.<\/a>, 162 F.2d. 354 (9th Cir. 1947).[\/footnote]. Dans une affaire <em>Kelley v. Chicago Park District<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/kelley-v-chicago-park-dist\"><em>Chapman Kelley v. Chicago Park District<\/em><\/a>, No.\u00a008-3701 <em>and<\/em> 08-3712 (7th Cir. Feb. 15, 2011).[\/footnote], la Cour d\u2019appel pour le 7e circuit f\u00e9d\u00e9ral a \u00e9cart\u00e9 la protection des jardins par copyright, non pas \u00e0 raison de l\u2019impossibilit\u00e9 de les rattacher \u00e0 une cat\u00e9gorie l\u00e9gale, mais en leur d\u00e9niant la qualit\u00e9 de \u00ab forme d\u2019expression \u00bb au sens du <em>Copyright Act<\/em> :\r\n\r\n\u00ab\u00a0ce n\u2019est pas [l\u00e0] le genre d\u2019activit\u00e9 cr\u00e9atrice requise pour le copyright. Dans la mesure o\u00f9 des semences ou des plantations peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme un \u201cmoyen d\u2019expression\u201d, elles trouvent leur origine dans la nature et ce sont les forces naturelles, et non l\u2019esprit du jardinier, qui d\u00e9terminent leur forme, leur croissance et leur apparence.\u00a0\u00bb\r\n\r\n\u00c0 noter que les tribunaux am\u00e9ricains n\u2019ont pas encore \u00e9t\u00e9 saisis de demandes relatives aux \u00a0parfums. Le crit\u00e8re de fixation constitue tr\u00e8s certainement un obstacle \u00e0 leur protection par copyright[footnote]V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em> 207<\/em>. Sur les autres possibilit\u00e9s de protection, C. Cronin, \u00ab Lost and Found: Intellectual Property of the Fragrance Industry; from Trade Secret to Trade Dress \u00bb, 5 NYU J. Intell. Prop. &amp; Ent. L. 256 (2015-2016).[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>203._ L\u2019absence de copyright sur les enregistrements et signaux diffus\u00e9s (<em>broadcasts<\/em>)_\u00a0<\/strong>Le droit am\u00e9ricain ne prot\u00e8ge pas les enregistrements d\u2019\u0153uvres audiovisuelles (vid\u00e9ogrammes), par copyright ou droit sp\u00e9cifique. L\u2019analogie avec les phonogrammes ne semble pas avoir \u00e9t\u00e9 soulev\u00e9e.\r\n\r\nLes organismes de radiodiffusion ne b\u00e9n\u00e9ficient pas non plus d\u2019un copyright sur leurs signaux de diffusion, ind\u00e9pendamment de leur contenu. Cependant, le<em> Communications Act\u00a01934<\/em> interdit les reprises non autoris\u00e9es de certaines radiodiffusions[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/47\">47\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7 325.[\/footnote]. De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, la loi interdit la reprise, par une station de diffusion (<em>broadcasting station<\/em>, d\u00e9finie comme une station \u00e9quip\u00e9e pour radiodiffuser, donc un radiodiffuseur) de tout ou partie du programme d\u2019un autre radiodiffuseur sans son autorisation[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/47\">47\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0325 (a).[\/footnote]. En outre, les c\u00e2blodistributeurs et les autres distributeurs de bouquets de programmes (distributeurs sur les r\u00e9seaux satellite, c\u00e2ble ou Internet) ne peuvent retransmettre tout ou partie du signal d\u2019un radiodiffuseur sans son autorisation[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/47\">47\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0325 (b)(1).[\/footnote]. Des exceptions sont pr\u00e9vues, concernant les radiodiffuseurs non commerciaux, les licences l\u00e9gales pr\u00e9vues par la loi de copyright en mati\u00e8re de radiodiffusion[footnote]V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>250.[\/footnote], et certaines reprises simultan\u00e9es de programmes principalement par satellite[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/47\">47 U.S.C.<\/a> \u00a7 325 (b)(2).[\/footnote]. \u00c0 noter qu\u2019aux \u00c9tats-Unis les r\u00e8gles de <em>must carry<\/em>[footnote]On d\u00e9signe par <em>must carry<\/em> l'obligation l\u00e9gale, pour un distributeur de services par c\u00e2ble, satellite ou ADSL de reprendre dans son offre certaines cha\u00eenes, en principe issues du service public. ette obligation trouve son origine dans la r\u00e9glementation \u00e9dict\u00e9e par la <em>Federal Communications Commission<\/em> (FCC) am\u00e9ricaine, et reprise dans les <em>Cable Acts<\/em> de 1984 et 1992. L'obligation de <em>must carry<\/em> a \u00e9t\u00e9 institu\u00e9e afin de garantir que les t\u00e9l\u00e9spectateurs qui n'ont acc\u00e8s \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision que par l'interm\u00e9diaire d'offres priv\u00e9es (\u00e0 l'origine sur le c\u00e2ble ou le satellite dans des zones o\u00f9 la r\u00e9ception hertzienne est difficile), ou principalement au travers de ces offres, puissent avoir acc\u00e8s \u00e0 des cha\u00eenes publiques, m\u00eame si le distributeur ne d\u00e9sire pas les diffuser (pr\u00e9f\u00e9rant privil\u00e9gier des cha\u00eenes priv\u00e9es).[\/footnote] ne peuvent \u00eatre invoqu\u00e9es que par les diffuseurs concern\u00e9s, et qu\u2019un distributeur ne peut s\u2019appuyer sur cette r\u00e9glementation pour diffuser les programmes d\u2019un radiodiffuseur \u00e9ligible contre sa volont\u00e9.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>204._ L\u2019exclusion de la protection pour les <em>government works<\/em>_<\/strong> Aux termes de la section\u00a0105 du <em>Copyright Act<\/em>, les \u00ab\u00a0\u0153uvres de l\u2019administration des \u00c9tats-Unis d\u2019Am\u00e9rique\u00a0\u00bb ne sont pas prot\u00e9g\u00e9es par copyright[footnote]La section\u00a08 du<em> Copyright Act\u00a01909<\/em> contenait une disposition similaire, mais qui faisait r\u00e9f\u00e9rence aux \u00ab\u00a0publications\u00a0\u00bb et non aux \u0153uvres. Le terme publication avait \u00e9t\u00e9 interpr\u00e9t\u00e9 restrictivement comme visant les seules \u0153uvres imprim\u00e9es (<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/297\/107\/2147525\/\"><em>Scherr v. Universal Match Co.<\/em><\/a>, 297 F. Supp. 107, 110-11 (SDNY\u00a01967)). Le <em>Copyright Act\u00a01976<\/em> met fin \u00e0 cette restriction.[\/footnote]. L\u2019\u00ab\u00a0\u0153uvre de l\u2019Administration des \u00c9tats-Unis d\u2019Am\u00e9rique\u00a0\u00bb est une \u0153uvre r\u00e9alis\u00e9e par un fonctionnaire ou un employ\u00e9 de l\u2019Administration des \u00c9tats-Unis d\u2019Am\u00e9rique dans le cadre de ses fonctions officielles[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0101.[\/footnote]. L\u2019exclusion ne s\u2019applique donc pas aux \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es pour l\u2019administration des \u00c9tats f\u00e9d\u00e9r\u00e9s. Cependant la jurisprudence consid\u00e8re que les lois et d\u00e9cisions de justice font partie du domaine public, que leur origine soit f\u00e9d\u00e9rale ou \u00e9tatique[footnote]<a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/33\/591\/\"><em>Wheaton v. Peters<\/em><\/a>, 33\u00a0U.S. (8 Pet.) 591 (1834) (jugements de la Cour supr\u00eame)\u00a0; <a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/128\/244\/\"><em>Banks v. Manchester<\/em><\/a>, 128\u00a0U.S. 244 (1888) (jugement des tribunaux \u00e9tatiques \u2013 Cour supr\u00eame de l\u2019Ohio en l\u2019esp\u00e8ce)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/548\/110\/1651114\/\"><em>State of Georgia v. Harrison Co<\/em>.<\/a>, 548 F. Supp.\u00a0110, 113-14 (N.D. Ga. 1982) (lois \u00e9tatiques).[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>205._ Les oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par les syst\u00e8mes d'IA g\u00e9n\u00e9rative_ <\/strong>La question de la protection des oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par des syst\u00e8mes d'intelligence artificielle g\u00e9n\u00e9rative a \u00e9t\u00e9 abord\u00e9e aux \u00c9tats-Unis \u00e0 l'occasion de deux affaires, qui ont donn\u00e9 lieu en 2022 \u00e0 deux d\u00e9cisions remarqu\u00e9es du <em>Copyright Office<\/em>, refusant l'enregistrement d'\u0153uvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par ou au moyen d'un syst\u00e8me d'IA, suivies en 2023 d'un arr\u00eat de Cour d'appel confirmant une de ces d\u00e9cisions[footnote]V. sur ce point notre chronique <em>1 an de droit anglo-am\u00e9ricain des propri\u00e9t\u00e9s intellectuelles<\/em>, Comm. comm. \u00e9lectr. f\u00e9v. 2014.[\/footnote].\r\n\r\nLa premi\u00e8re d\u00e9cision, rendue par le <em>Review Board<\/em> du <em>Copyright Office<\/em> le 14 f\u00e9vrier 2022[footnote]Lettre en r\u00e9ponse \u00e0 R. Abbott, <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/rulings-filings\/review-board\/docs\/a-recent-entrance-to-paradise.pdf\">ID 1-3ZPC6C3<\/a> ; SR # 1-7100387071.[\/footnote], concernait une \u0153uvre picturale[footnote]Intitul\u00e9e \u00ab A Recent Entrance to Paradise \u00bb.[\/footnote] pr\u00e9sent\u00e9e comme cr\u00e9\u00e9e exclusivement par un syst\u00e8me d'IA. La seconde, rendue par le <em>Copyright Office<\/em> le 28 octobre 2022[footnote]Lettre \u00e0 V. Lindberf, ID : 1-5GB561K[\/footnote], concernait l'enregistrement d'une oeuvre de bandes dessin\u00e9es Intitul\u00e9e \u00ab Zarya of the Dawn \u00bb, pour laquelle l<span style=\"font-size: 1em;\">'enregistrement indiquait comme auteur une personne physique. L'Office avait cependant \u00e9t\u00e9 inform\u00e9 de d\u00e9clarations publiques de l'auteur, faisant \u00e9tat de l'utilisation d'un outil d'intelligence artificielle pour cr\u00e9er une partie ou la totalit\u00e9 du contenu de l'\u0153uvre. Or ces renseignements n'avaient pas \u00e9t\u00e9 fournis \u00e0 l'Office. L'enregistrement avait alors \u00e9t\u00e9 refus\u00e9, puis accept\u00e9 sous une forme modifi\u00e9e[footnote]D<\/span>\u00e9cision du 21 f\u00e9vrier 2023, <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/docs\/zarya-of-the-dawn.pdf\">r\u00e9f. ID : 1-5GB561K<\/a>.[\/footnote].\r\n\r\nDans les deux affaires, le <em><em>Copyright Office<\/em> Review Board<\/em> et le <em>Copyright Office<\/em> avaient rappel\u00e9 l'exigence de cr\u00e9ativit\u00e9 humaine \u00e0 la base de la protection par copyright, en citant notamment l'arr\u00eat de la Cour Supr\u00eame <em>Burrow-Giles Lithographic Co. v. Sarony<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/111\/53\/\">111 U.S. 53, 58 [1884]<\/a>; \u00e9galement le <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/comp3\/\">Compendium of U.S. <em>Copyright Office<\/em> Practices<\/a> \u00a7 306 [3d ed. 2021].[\/footnote]. Dans la premi\u00e8re affaire, l'enregistrement avait \u00e9t\u00e9 refus\u00e9 sur ce seul fondement. Dans la seconde, et sur second examen de la demande, le <em>Copyright Office<\/em> s'\u00e9tait livr\u00e9 \u00e0 une analyse plus d\u00e9taill\u00e9e, en raison de la combinaison de contributions humaines et artificielles.\u00a0 Il avait conclu que le demandeur \u00e9tait bien l'auteur des textes de la bande dessin\u00e9e, ainsi que de la s\u00e9lection, de la coordination et de la disposition de ses \u00e9l\u00e9ments visuels et textuels. Jug\u00e9 cependant que les images, g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par le syst\u00e8me de mani\u00e8re impr\u00e9visibles \u00e0 partir de descriptions textuelles faites dans les invites de commandes, n'\u00e9taient pas prot\u00e9geables, le syst\u00e8me n'\u00e9tait pas assimilable \u00e0 \u00ab un outil contr\u00f4l\u00e9 et guid\u00e9 par l'auteur pour obtenir les images d\u00e9sir\u00e9es \u00bb.\r\n\r\n\u00c0 la suite de ces d\u00e9cisions, le <em>Copyright Office<\/em> a adopt\u00e9 en mars 2023 des lignes directrices \u00ab en mati\u00e8re d'examen et d'enregistrement des \u0153uvres contenant du mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par l'utilisation de la technologie de l'intelligence artificielle \u00bb[footnote]<a href=\"https:\/\/www.govinfo.gov\/content\/pkg\/FR-2023-03-16\/pdf\/2023-05321.pdf\">Copyright Registration Guidance: Works Containing Material Generated by Artificial Intelligence, A Rule by the <em>Copyright Office<\/em><\/a>, Library of Congress on 03\/16\/2023, 37 CFR 202, Doc n\u00b02023-05321.[\/footnote], qui pr\u00e9cisent la m\u00e9thodologie appliqu\u00e9e dans l'appr\u00e9ciation du caract\u00e8re prot\u00e9geable ou non d'une \u0153uvre cr\u00e9\u00e9e, en tout ou partie, \u00e0 l\u2019aide d'un syst\u00e8me d'IA. Le <em>Copyright Office<\/em> y r\u00e9affirme l'exigence de cr\u00e9ativit\u00e9 humaine \u00e0 la base de la protection par copyright[footnote]\u00ab\u00a0<em>In the Office\u2019s view, it is well established that copyright can protect only material that is the product of human creativity. Most fundamentally, the term \u2018\u2018author,\u2019\u2019 which is used in both the Constitution and the Copyright Act, excludes non-humans. The Office\u2019s registration policies and regulations reflect statutory and judicial guidance on this issue. In its leading case on authorship [Burrow-Giles Lithographic Co. v. Sarony, 111 US 53, 56 (1886)], the Supreme Court used language excluding non-humans in interpreting Congress\u2019s constitutional power to provide \u2018\u2018authors\u2019\u2019 the exclusive right to their \u2018\u2018writings.\u2019 (...) Federal appellate courts have reached a similar conclusion when interpreting the text of the Copyright Act, which provides copyright protection only for \u2018\u2018works of authorship.\u2019\u2019 The Ninth Circuit has held that a book containing words \u2018\u2018authored by non-human spiritual beings\u2019\u2019 can only qualify for copyright protection if there is \u2018\u2018human selection and arrangement of the revelations.\u2019\u2019 [Urantia Found. v. Kristen Maaherra, 114 F.3d 955, 957\u201359 (9th Cir. 1997) 18] In another case, it held that a monkey cannot register a copyright in photos it captures with a camera because the Copyright Act refers to an author\u2019s \u2018\u2018children,\u2019\u2019 \u2018\u2018widow,\u2019\u2019 \u2018\u2018grandchildren,\u2019\u2019 and \u2018\u2018widower,\u2019\u2019\u2014 terms that \u2018\u2018all imply humanity and necessarily exclude animals.\u2019\u2019 [Naruto v. Slater, 888 F.3d 418, 426 (9th Cir. 2018), decided on other grounds]. Relying on these cases among others, the Office\u2019s existing registration guidance has long required that works be the product of human authorship. In the 1973 edition of the Office\u2019s Compendium of Copyright Office Practices, the Office warned that it would not register materials that did not \u2018\u2018owe their origin to a human agent.\u2019\u2019 (...) And in the current edition of the Compendium, the Office states that \u2018\u2018to qualify as a work of \u2018authorship\u2019 a work must be created by a human being\u2019\u2019 and that it \u2018\u2018will not register works produced by a machine or mere mechanical process that operates randomly or automatically without any creative input or intervention from a human author.\u2019 [U.S. Copyright Office, Compendium of U.S. Copyright Office Practices sec. 313.2 (3d ed. 2021) (\u2018\u2018Compendium (Third)\u2019\u2019)<\/em>] \u00bb.[\/footnote]. Il pr\u00e9cise ensuite que, dans l'hypoth\u00e8se de l'utilisation d'un syst\u00e8me d'intelligence artificielle dans le processus de cr\u00e9ation d'une oeuvre, il lui incombe de d\u00e9terminer, au cas par cas, \u00ab si l'\u0153uvre est fondamentalement une \u0153uvre cr\u00e9\u00e9e par l'homme, l'ordinateur n'\u00e9tant qu'un instrument d'assistance, ou si les \u00e9l\u00e9ments traditionnels de la paternit\u00e9 dans l'\u0153uvre (expression litt\u00e9raire, artistique ou musicale ou \u00e9l\u00e9ments de s\u00e9lection, d'arrangement, etc.) ont en fait \u00e9t\u00e9 con\u00e7us et ex\u00e9cut\u00e9s non pas par l'homme, mais par une machine \u00bb. Dans le cas d'\u0153uvres contenant du mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par l'IA, l'Office examinera si les contributions de l'IA sont le r\u00e9sultat d'une \u00ab reproduction m\u00e9canique \u00bb ou plut\u00f4t de la \u00ab conception mentale originale de l'auteur, \u00e0 laquelle l'auteur a donn\u00e9 une forme visible \u00bb. La r\u00e9ponse d\u00e9pendra alors des circonstances, en particulier du fonctionnement de l'outil d'IA et de la mani\u00e8re dont il a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 pour cr\u00e9er l'\u0153uvre finale. Pour le <em>Copyright Office<\/em>, deux situations sont alors \u00e0 distinguer. Si\u00a0tous les <em>\u00ab <\/em>\u00e9l\u00e9ments qui caract\u00e9risent traditionnellement l\u2019originalit\u00e9 d\u2019une \u0153uvre \u00bb <em>(traditional elements of authorship<\/em>) ont \u00e9t\u00e9 produits par une machine, l'\u0153uvre n'a pas d'auteur humain et l'Office ne l'enregistrera pas[footnote]<em>\u00ab Par exemple, quand une technologie d'intelligence artificielle re\u00e7oit uniquement une instruction (prompt) d'un humain et produit en retour une oeuvre \u00e9crite, visuelle ou musicale complexe, les \"\u00e9l\u00e9ments qui caract\u00e9risent l'originalit\u00e9 de l'oeuvre\" (traditional elements of authorship) sont d\u00e9termin\u00e9s et ex\u00e9cut\u00e9s par la technologie. Sur la base de la compr\u00e9hension par l'Office des technologies d'IA g\u00e9n\u00e9rative actuellement disponibles, les utilisateurs n'exercent pas un contr\u00f4le cr\u00e9atif complet (do not exercise ultimate creative control) sur la fa\u00e7on dont ce syst\u00e8me interpr\u00e8te les instructions et g\u00e9n\u00e8re des oeuvres. Les instructions fonctionnent alors plut\u00f4t comme les instructions donn\u00e9es \u00e0 un artiste dans le cadre d'une oeuvre de commande (...).<\/em> \u00bbNotre traduction, <em>op. cit<\/em>.[\/footnote].\u00a0\u00c0 l'inverse, si certains de ces \u00e9l\u00e9ments ont bien \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s par l'homme, alors une revendication de protection, limit\u00e9e \u00e0 ces \u00e9l\u00e9ments, sera recevable[footnote]\u00ab <em>Dans d\u2019autres cas, cependant, une \u0153uvre contenant du mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par l\u2019IA contiendra \u00e9galement suffisamment d\u2019\u00e9l\u00e9ments d\u2019origine humaine (sufficient human authorship) pour justifier une revendication de copyright. Par exemple, un humain peut s\u00e9lectionner ou arranger du mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par l\u2019IA d\u2019une mani\u00e8re suffisamment cr\u00e9ative pour que l\u2019\u0153uvre r\u00e9sultante dans son ensemble constitue une \u0153uvre originale. Ou encore, un artiste peut modifier le mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9r\u00e9 \u00e0 l\u2019origine par la technologie de l\u2019IA \u00e0 un degr\u00e9 tel que les modifications r\u00e9pondent aux standards de protection par copyright. Dans ces cas, le copyright ne prot\u00e9gera que les aspects de l\u2019\u0153uvre cr\u00e9\u00e9s par l\u2019homme, ind\u00e9pendamment du mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par l\u2019IA elle-m\u00eame.<\/em> \u00bb (notre traduction, <em>op. cit.).<\/em>[\/footnote].\r\n\r\nLa d\u00e9cision du <em>Copyright Office<\/em> dans l'affaire \u00ab Zarya of the Dawn \u00bb a par la suite \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e par la Cour f\u00e9d\u00e9rale de district du District de Columbia dans un arr\u00eat du 18 ao\u00fbt 2023[footnote]<a href=\"https:\/\/www.wipo.int\/wipolex\/fr\/judgments\/details\/1840\">Thaler v.\u00a0Perlmutter<\/a>, Case 1:22-cv-01564-BAH, D.D.C., Aug. 18, 2023[\/footnote], qui reprend le raisonnement d\u00e9velopp\u00e9 par l'Office[footnote]La Cour y insiste notamment sur les objectifs de protection par copyright, et s'appuie sur la solution de l'arr\u00eat <em>Burrow-Giles<\/em> de la Cour supr\u00eame.[\/footnote].\r\n\r\nLa question, distincte, de la contrefa\u00e7on au travers des syst\u00e8mes d'IA g\u00e9n\u00e9rative, est abord\u00e9e plus loin[footnote]V. <em>infra<\/em>, n\u00b0 271.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>206._ Les crit\u00e8res de protection_<\/strong> Sous r\u00e9serve des r\u00e8gles sur l\u2019origine des \u0153uvres relevant du droit international priv\u00e9[footnote]Codifi\u00e9es dans <a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0104.[\/footnote], dont il ne sera pas question ici, la protection par copyright repose sur deux crit\u00e8res g\u00e9n\u00e9raux\u00a0: la fixation, d\u2019une part, et l\u2019originalit\u00e9, d\u2019autre part.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>207._ La fixation_ <\/strong>Aux \u00c9tats-Unis le crit\u00e8re de fixation trouve son origine dans la Clause de copyright de la Constitution f\u00e9d\u00e9rale, et dans la r\u00e9f\u00e9rence faite \u00e0 la protection des \u00ab\u00a0\u00e9crits des auteurs\u00a0\u00bb[footnote]V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>31. <a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/111\/53\/\"><em>Burrow-Giles Lithographic Co. v. Sarony<\/em><\/a>, 111 U.S. 53 (1884).[\/footnote]. L\u2019exigence est inscrite \u00e0 la section\u00a0102(a) du <em>Copyright Act<\/em>, qui dispose\u00a0:\r\n\r\n\u00ab\u00a0La protection du copyright s\u2019\u00e9tend, conform\u00e9ment aux dispositions du pr\u00e9sent titre, aux \u0153uvres de l\u2019esprit originales fix\u00e9es sous une forme tangible d\u2019expression, connue \u00e0 la date d\u2019adoption de la pr\u00e9sente loi ou mise au point ult\u00e9rieurement, et qui permet de les percevoir, de les reproduire ou de les communiquer de toute autre mani\u00e8re, soit directement, soit \u00e0 l\u2019aide d\u2019une machine ou d\u2019un dispositif.\u00a0\u00bb[footnote]Traduction OMPI.[\/footnote]\r\n\r\nAux termes de la section\u00a0101, l\u2019\u0153uvre est \u00ab\u00a0fix\u00e9e\u00a0\u00bb sous une forme tangible d\u2019expression \u00ab\u00a0lorsque son incorporation dans un exemplaire ou un phonogramme, par l\u2019auteur ou avec son autorisation, donne un r\u00e9sultat suffisamment stable ou permanent pour lui permettre d\u2019\u00eatre per\u00e7ue, reproduite ou communiqu\u00e9e de toute autre mani\u00e8re \u00e0 titre autre que temporaire. Une \u0153uvre compos\u00e9e de sons ou d\u2019images, ou de sons et d\u2019images, qui sont transmis, est \u00ab\u00a0fix\u00e9e\u00a0\u00bb, au sens du pr\u00e9sent titre, si la fixation de ladite \u0153uvre intervient simultan\u00e9ment \u00e0 sa transmission\u00a0\u00bb. Les exemples d\u2019\u0153uvres non fix\u00e9es au sens de ce texte incluent un jardin[footnote]<em><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/kelley-v-chicago-park-dist\">Kelley v. Chicago Park Dist.<\/a>, <\/em>635 F.3d 290, 303 (7th Cir. 2011) (jug\u00e9 que le jardin \u00ab\u00a0<em>lack[ed] the kind of authorship and stable fixation normally required to support copyright\u00a0\u00bb<\/em>).[\/footnote], ou une sculpture cr\u00e9\u00e9e \u00e0 l\u2019aide de nourriture p\u00e9rissable[footnote]<em><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/kim-seng-company-v-j-a-importers\">Kim Seng Company v. J&amp;A Importers, Inc.<\/a>, <\/em>810 F.Supp.2d 1046, 1053 (C.D. Cal. 2011); E. Brown, \u00ab\u00a0Fixed Perspectives: The Evolving Contours of the Fixation Requirement in Copyright Law\u00a0\u00bb, 10 Wash. J. L. Tech. &amp; Arts 17 (2014-2015).[\/footnote], et plus g\u00e9n\u00e9ralement les \u0153uvres \u00e9ph\u00e9m\u00e8res relevant ou non de l\u2019art conceptuel[footnote]Sur les difficult\u00e9s pos\u00e9es par l\u2019art conceptuel au regard du crit\u00e8re de fixation, D. M. Millinger, \u00ab Copyright and the Fine Arts \u00bb (1980) 48 George Washington Law review 354; Z. K. Said, \u00ab\u00a0Copyright's Illogical Exclusion of Conceptual Art\u00a0\u00bb, 39 Colum. J.L. &amp; Arts 335 (2015-2016).[\/footnote]. L\u2019exigence d\u2019une fixation interdit \u00e9galement la protection des spectacles vivants, pantomimes et chor\u00e9graphies non fix\u00e9es sur un film ou des photographies[footnote]C. R. Gallia, \u00ab To Fix or Not to Fix: Copyright\u2019s Fixation Requirement and the Rights of Theatrical Collaborators \u00bb, Minn. L. Rev. (2007) (article disponible en ligne)\u00a0; S. J. Crasson, \u00ab\u00a0The Limited Protections of Intellectual Property Law for the Variety Arts: Protecting Zacchini, Houdini, and Cirque du Soleil\u00a0\u00bb, 19 Villanova Sports &amp; Entertainment Law Journal 73 (2012)\u00a0; B. L. Frye, \u00ab\u00a0Copyright in Pantomime\u00a0\u00bb, 34 Cardozo Arts &amp; Ent. L.J. 307 (2016).[\/footnote]. Par contre le maquillage d\u2019un acteur a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 suffisamment stable pour satisfaire au crit\u00e8re[footnote]<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/carell-v-shubert-organization-inc\"><em>Carell v. Shubert Org.<\/em><\/a>, 104 F. Supp. 2d 236 (S.D.N.Y. 2000).[\/footnote].\r\n\r\nLa d\u00e9finition l\u00e9gale inclut les fixations permettant la perception indirecte de l\u2019\u0153uvre, au travers d\u2019une machine ou d\u2019un dispositif. Cette pr\u00e9cision, ins\u00e9r\u00e9e dans le <em>Copyright Act<\/em> de 1976, met fin \u00e0 l\u2019exigence d\u2019une perception directe issue de l\u2019arr\u00eat <em>White-Smith Music Publishing Co. V. Apollo Co<\/em>. de la Cour supr\u00eame[footnote]<a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/209\/1\/\">209 U.S. 1 (1908)<\/a>. L\u2019affaire portait sur des rouleaux de pianos m\u00e9caniques. Jug\u00e9 que ces rouleaux ne constituaient pas une \u00ab\u00a0copie\u00a0\u00bb de l\u2019\u0153uvre.[\/footnote]. Contrairement au droit ant\u00e9rieur, le <em>Copyright Act<\/em> de 1976 n\u2019impose pas non plus une fixation sur un type de support par cat\u00e9gorie d\u2019\u0153uvres. Ainsi une \u0153uvre litt\u00e9raire peut \u00eatre fix\u00e9e par \u00e9crit, sur un film ou dans un phonogramme.\r\n\r\nEn d\u00e9pit de la position exprim\u00e9e \u00e0 l\u2019origine dans le <em>House Report<\/em>, il est d\u00e9sormais clair que l\u2019enregistrement temporaire dans une m\u00e9moire \u00e9lectronique constitue une fixation[footnote]<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/mai-systems-corp-v-peak-computer-inc\"><em>MAI Systems Corp. v. Peak Computer, Inc.<\/em><\/a>, 991 F.2d 511 (9th\u00a0Cir.\u00a01993).[\/footnote]. Il en est de m\u00eame de l\u2019affichage sur un \u00e9cran, par exemple d\u2019un jeu vid\u00e9o[footnote]<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/523\/635\/2298329\/\"><em>Stern Electronics, Inc. v. Kaufman<\/em><\/a>, 669 F.2d 852, 855-57 (2d\u00a0Cir.\u00a01982)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/685\/870\/301267\/\"><em>Williams Electronics, Inc. v. Artic Int\u2019l, Inc.<\/em><\/a>, 685 F.2d 870, 874 (3d\u00a0Cir.\u00a01982)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/547\/999\/1478912\/\"><em>Midway Mfg. Co. v. Artic Int\u2019l, Inc.<\/em><\/a>, 547 F. Supp. 999, 1007-08 (N.D. Ill. 1982), <em>aff\u2019d<\/em>, 704 F.2d 1009 (7th\u00a0Cir.\u00a01983)\u00a0; <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/m-kramer-mfg-co-inc-v-andrews\"><em>M.\u00a0Kramer Mfg. Co. v. Andrews<\/em><\/a>, 783 F.2d 421, 440-42 (4th\u00a0Cir.\u00a01986)[\/footnote]. Jug\u00e9 cependant que certains enregistrements purement transitoires ne constituent pas une fixation au sens de la section\u00a0101[footnote]<em><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca2\/07-1480\/07-1480-cv_opn-2011-03-27.html\">Cartoon Network LP v.\u00a0CSC Holdings Inc.<\/a>, <\/em>536\u00a0F\u00a03d 121, 129-30 (2d\u00a0Cir, 2008) (programmes de t\u00e9l\u00e9vision pr\u00e9sents dans la m\u00e9moire cache d\u2019un magn\u00e9toscope num\u00e9rique)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp2\/164\/688\/2459894\/\"><em>CoStar Group, Inc. v. LoopNet, Inc.<\/em><\/a>, 373 F.3d 544, 551 (4th\u00a0Cir.\u00a02004) (enregistrement temporaire d\u2019images par un fournisseur de service dans le cadre de la mise \u00e0 disposition de services d\u2019h\u00e9bergement).[\/footnote].\r\n\r\nLa pr\u00e9cision selon laquelle la fixation doit \u00eatre effectu\u00e9e \u00ab\u00a0par ou avec l\u2019autorisation de l\u2019auteur\u00a0\u00bb constitue une diff\u00e9rence\u00a0importante avec le droit anglais[footnote]V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 108<\/em>.[\/footnote], et donne une port\u00e9e pratique beaucoup plus grande au crit\u00e8re de fixation. Ainsi l\u2019enregistrement non autoris\u00e9 d\u2019une \u0153uvre originale communiqu\u00e9e oralement ou dans un spectacle vivant ne constitue pas une contrefa\u00e7on de copyright, ni m\u00eame une fixation au sens de la loi, \u00e0 moins que l\u2019oeuvre ait \u00e9t\u00e9 fix\u00e9e simultan\u00e9ment par l\u2019auteur ou avec son autorisation[footnote]C. R. Gallia, <em>op. cit<\/em>.[\/footnote].\r\n\r\nEnfin, pr\u00e9cisons qu\u2019en application de l\u2019article\u00a014(1) de l\u2019accord ADPIC, la section\u00a01101 du <em>Copyright Act<\/em>, introduite en 1994, conf\u00e8re aux artistes-interpr\u00e8tes le droit \u00ab\u00a0voisin\u00a0\u00bb d\u2019autoriser la fixation, la transmission et la communication de leurs interpr\u00e9tations musicales non fix\u00e9es[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a01101. Pour les sanctions p\u00e9nales, V. <a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/18\/part-I\/chapter-113\">18\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a02319A. V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>251.[\/footnote]. Cette loi contient par ailleurs un volet p\u00e9nal[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/18\/part-I\/chapter-113\">18 U.S.C.<\/a> \u00a7 2319A.[\/footnote]. Ces textes ont donn\u00e9 lieu \u00e0 plusieurs actions contestant leur conformit\u00e9 \u00e0 l\u2019exigence d\u2019\u00e9crit de la Clause de copyright de la constitution. \u00c0 ce jour ils ont \u00e9t\u00e9 valid\u00e9s par les tribunaux, pour la section 1101 au motif que la protection des interpr\u00e9tations non fix\u00e9es ne relevait pas de la Clause de copyright[footnote]Sur la section 1101, <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/kiss-catalog-v-passport-intern-productions-2\"><em>Kiss Catalog v. Passport International Productions<\/em><\/a>, 350 F. Supp.2d 823 (C.D. Cal. 2004), rev'd on rehearing <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/kiss-catalog-ltd-v-passport-intern-productions-inc-1\"><em>Kiss Catalog v. Passport International Productions<\/em><\/a> 405 F.3d 1169 (C.D. 2005) (la premi\u00e8re d\u00e9cision avait conclu \u00e0 l\u2019inconstitutionnalit\u00e9)\u00a0; sur le volet p\u00e9nal deux d\u00e9cisions de cours d\u2019appel, <a href=\"https:\/\/caselaw.findlaw.com\/court\/us-11th-circuit\/1390375.html\"><em>United States v. Moghadam<\/em><\/a>, 175 F.3d 1269 (11th Cir. 1999); <a href=\"https:\/\/caselaw.findlaw.com\/court\/us-2nd-circuit\/1157585.html\"><em>United States v. Martignon<\/em><\/a>, 492 F.3d 140 (2d Cir. 2007).[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>208._ La protection des \u0153uvres non fix\u00e9es au niveau \u00e9tatique_ <\/strong>La section\u00a0301(a) du <em>Copyright Act<\/em> sur la pr\u00e9emption f\u00e9d\u00e9rale[footnote]Voir <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 40<\/em>.[\/footnote] ne vise que les loi \u00e9tatiques prot\u00e9geant les \u0153uvres \u00ab fix\u00e9es \u00bb. En outre, la section 301(b) pr\u00e9serve express\u00e9ment \u00ab les droits et sanctions r\u00e9sultant de la <em>common law<\/em> ou des lois d\u2019un \u00c9tat, en ce qui concerne (\u2026) les oeuvres de l\u2019esprit qui ne sont pas fix\u00e9es sous une forme tangible d\u2019expression \u00bb. En cons\u00e9quence, les \u0153uvres non fix\u00e9es peuvent faire l\u2019objet d\u2019une protection par la <em>common law<\/em> ou la l\u00e9gislation des \u00c9tats. Le <em>House Report<\/em> donne comme exemple de telles \u0153uvres les chor\u00e9graphies, les discours et les autres cr\u00e9ations ou improvisations artistiques qui n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9es ou \u00e9crites[footnote]<a href=\"https:\/\/law.resource.org\/pub\/us\/works\/aba\/ibr\/H.Rep.94-1476.pdf\">H.R. Rep. No.\u00a094-1476 (1976)<\/a>, 131, cit\u00e9 <em>in<\/em> Goldstein, 17:26.[\/footnote]. Un exemple de loi \u00e9tatique prot\u00e9geant des \u0153uvres non fix\u00e9es peut \u00eatre trouv\u00e9 en Californie, o\u00f9 l\u2019article\u00a0980(1(a) du Code civil dispose\u00a0:\r\n\r\n\u00ab\u00a0L\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre d\u2019expression originale qui n\u2019est pas fix\u00e9e sur un support d\u2019expression physique a un droit exclusif de repr\u00e9sentation ou d\u2019expression de cette \u0153uvre opposable \u00e0 toute personne sauf celle qui a cr\u00e9\u00e9 de mani\u00e8re originale et ind\u00e9pendante la m\u00eame \u0153uvre ou une \u0153uvre similaire.\u00a0\u00bb[footnote]\u00ab\u00a0<em>The author of any original work of authorship that is not fixed in any tangible medium of expression has an exclusive ownership in the representation or expression thereof as against all persons except one who orginally and independently creates the same or similar work.\u00a0<\/em>\u00bb Le texte ajoute\u00a0: \u00ab\u00a0<em>A work shall be considered not fixed when it is not embodied in a tangible medium of expression or when its embodiment in a tangible medium of expression is not sufficiently permanent or stable to permit it to be perceived, reproduced, or otherwise communicated for a period of more than transitory duration, either directly or with the aid of a machine or device.<\/em>\u00a0\u00bb <em>V. <a href=\"https:\/\/caselaw.findlaw.com\/court\/ca-court-of-appeal\/1826379.html\">Williams v. Weisser<\/a><\/em>, 273 Cal. App. 2d\u00a0726, 78 Cal. Rptr. 542 (1969) (protection des cours d\u2019un professeur d\u2019Universit\u00e9).[\/footnote]\r\n\r\nLe champ de la protection en <em>common law<\/em> semble cependant plus limit\u00e9[footnote]V. <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/estate-of-hemingway-v-random-house-1\"><em>Estate of Hemingway v. Random House<\/em><\/a>, 23 N.Y.2d 341, 244 N.E.2d 250 (N.Y. 1968) (\u00e9voquant la possibilit\u00e9 de prot\u00e9ger certaines conversations non fix\u00e9es en <em>common law<\/em>, mais pr\u00e9cisant que celui qui prend la parole doit indiquer son intention d\u2019exercer un contr\u00f4le sur la publication)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/521\/1204\/1664770\/\"><em>Falwell v. Penthouse International<\/em><\/a>, Ltd., 521\u00a0F.\u00a0Supp. 1204, 215\u00a0USPQ\u00a0975 (W.D. Va. 1981) (argument de l\u2019existence d\u2019un <em>common law<\/em> copyright dans une interview non fix\u00e9e rejet\u00e9e).[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>209._ L\u2019originalit\u00e9_ <\/strong>La section\u00a0102(a) du <em>Copyright Act<\/em> vise les \u00ab\u00a0\u0153uvres de l\u2019esprit originales\u00a0\u00bb. L\u2019originalit\u00e9 \u00e9tant une exigence constitutionnelle[footnote]<a href=\"https:\/\/www.wipo.int\/wipolex\/en\/text\/581495\"><em>Feist\u00a0Publications Inc. v.\u00a0Rural Telephone Service Co Inc.<\/em><\/a> 499\u00a0US 340\u00a0; 111 S Ct 1282 (1991 ).[\/footnote], ce crit\u00e8re est applicable \u00e0 l\u2019ensemble des \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es par copyright.\r\n\r\nLa loi ne d\u00e9finit pas l\u2019originalit\u00e9. Le test appliqu\u00e9 par les tribunaux a \u00e9volu\u00e9. Avant 1991 et la d\u00e9cision de la Cour supr\u00eame dans l\u2019affaire <em>Feist<\/em>[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote], les tribunaux appliquaient deux tests. Le premier d\u00e9nomm\u00e9 \u00ab\u00a0<em>sweat of the brow<\/em>\u00a0\u00bb (sueur du front) insistait sur le travail investi dans la cr\u00e9ation de l\u2019\u0153uvre (<em>invested labour<\/em>)[footnote]<em>Jeweler\u2019s Circular Publishing Co. <\/em><em>v. Keystone Publishing Co.<\/em>, 281 F. 83 (CA2 1922)\u00a0: \u00ab\u00a0<em>The right to copyright a book upon which one has expended labor in its preparation does not depend upon whether the materials which he has collected consist or not of matters which are publici juris, or whether such materials show literary skill\u00a0or originality, either in thought or in language, or anything more than industrious collection. The man who goes through the streets of a town and puts down the names of each of the inhabitants, with their occupations and their street number, acquires material of which he is the author<\/em>\u00a0\u00bb (cit\u00e9 par la Cour supr\u00eame dans <em>Feist<\/em>, \u00a7\u00a027).[\/footnote]. Le second exigeait un niveau minimum de cr\u00e9ativit\u00e9[footnote]<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/financial-inform-v-moodys-investors-serv\"><em>Financial Information, Inc. <\/em><em>v. Moody\u2019s Investors Service, Inc.<\/em><\/a>, 808 F. 2d 204, 207 (CA2 1986), <em>cert. denied<\/em>, 484\u00a0U.S. 820 (1987)\u00a0; <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/financialinfo-moody's-2dcir1984.pdf\"><em>Financial Information, Inc. <\/em><em>v. Moody\u2019s Investors Service, Inc.<\/em><\/a>, 751 F. 2d 501, 510 (CA2 1984) (Newman, J., <em>concurring<\/em>)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/646\/561\/86988\/\"><em>Hoehling <\/em><em>v. Universal City Studios, Inc.<\/em><\/a>, 618 F. 2d 972, 979 (CA2 1980).[\/footnote].\r\n\r\nLa Cour supr\u00eame a rejet\u00e9 le premier et consacr\u00e9 le second dans son arr\u00eat <em>Feist<\/em>, d\u00e9j\u00e0 d\u00e9crit[footnote]V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 201<\/em>.[\/footnote]. Dans cette affaire concernant un annuaire t\u00e9l\u00e9phonique, a jug\u00e9 que la s\u00e9lection, la coordination et l\u2019arrangement des pages blanches ne r\u00e9pondait pas \u00e0 l\u2019exigence constitutionnelle de protection, dans la mesure o\u00f9 faisait d\u00e9faut le \u00ab niveau minimum de cr\u00e9ativit\u00e9 n\u00e9cessaire pour transformer une simple s\u00e9lection en une expression prot\u00e9geable par copyright \u00bb.[footnote]\u00ab <em>Rural\u2019s selection of listings could not be more obvious: it publishes the most basic information \u2013 name, town, and telephone number \u2013 about each person who applies to it for telephone service. This is \u201cselection\u201d of a sort, but it lacks the modicum of creativity necessary to transform mere selection into copyrightable expression. (\u2026).<\/em><em>Nor can Rural claim originality in its coordination and arrangement of facts. The white pages do nothing more than list Rural\u2019s subscribers in alphabetical order. This arrangement may, technically speaking, owe its origin to Rural\u00a0; no one disputes that Rural undertook the task of alphabetizing the names itself. But there is nothing remotely creative about arranging names alphabetically in a white pages directory. It is an age-old practice, firmly rooted in tradition and so commonplace that it has come to be expected as a matter of course. (\u2026) It is not only unoriginal, it is practically inevitable. This time-honored tradition does not possess the minimal creative spark required by the Copyright Act and the Constitution. (\u2026).<\/em><em>We conclude that the names, towns, and telephone numbers copied by Feist were not original to Rural and therefore were not protected by the copyright in Rural\u2019s combined white and yellow pages directory. As a constitutional matter, copyright protects only those constituent elements of a work that possess more than a\u00a0de minimis quantum of creativity.<\/em>\u00a0\u00bb \u00a7\u00a051 et 53.[\/footnote] La Cour supr\u00eame y confirme cependant qu\u2019en copyright, \u00ab\u00a0le niveau de cr\u00e9ativit\u00e9 requis est extr\u00eamement bas\u00a0; m\u00eame une l\u00e9g\u00e8re activit\u00e9 cr\u00e9atrice suffira. La grande majorit\u00e9 des \u0153uvres passera l\u2019examen assez facilement, dans la mesure o\u00f9 elles poss\u00e8dent une \u00e9tincelle de cr\u00e9ativit\u00e9, aussi brute, modeste ou \u00e9vidente soit-elle\u00a0\u00bb[footnote]\u00ab\u00a0<em>the requisite level of creativity is extremely low\u00a0; even a slight amount will suffice. The vast majority of works make the grade quite easily, as they possess some creative spark, \u201cno matter how crude, humble or obvious\u201d it might be<\/em>\u00a0\u00bb \u00a7\u00a010.[\/footnote].\r\n\r\nComme toujours, la jurisprudence ne fait pas une application tr\u00e8s claire de ces principes. Sont g\u00e9n\u00e9ralement exclus de la protection pour d\u00e9faut d\u2019originalit\u00e9 les mots, les expressions ou certains slogans[footnote]V. <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/acuff-rose-music-inc-v-jostens-inc-2\"><em>Acuff-Rose Music, Inc. v. Jostens, Inc.<\/em><\/a>, 155 F.3d 140 (2d\u00a0Cir.\u00a01998) (titre de chanson\u00a0: <em>You\u2019ve Got to Stand for Something<\/em>)\u00a0; <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/alberto-culver-company-v-andrea-dumon-inc\"><em>Alberto-Culver co. v. Andrea Dumon, Inc.<\/em><\/a>, 466 F.2d 705 (7th\u00a0Cir.\u00a01972) (slogan\u00a0: <em>most personal sort of deodorant<\/em>). Confirm\u00e9 par 37\u00a0C.F.R. \u00a7\u00a0202.1(a) (exemples d\u2019\u00e9l\u00e9ments non prot\u00e9g\u00e9s par copyright refus\u00e9s \u00e0 l\u2019enregistrement)\u00a0: \u00ab\u00a0<em>The following are examples of works not subject to copyright and applications for registration of such works cannot be entertained: (a) Words and short phrases such as names, titles, and slogans\u00a0; familiar symbols or designs\u00a0; mere variations of typographic ornamentation, lettering or coloring\u00a0; mere listing of ingredients or contents\u00a0; (b) Ideas, plans, methods, systems, or devices, as distinguished from the particular manner in which they are expressed or described in a writing\u00a0; (c) Blank forms, such as time cards, graph paper, account books, diaries, bank checks, scorecards, address books, report forms, order forms and the like, which are designed for recording information and do not in themselves convey information\u00a0; (d) Works consisting entirely of information that is common property containing no original authorship, such as, for example: Standard calendars, height and weight charts, tape measures and rulers, schedules of sporting events, and lists or tables taken from public documents or other common sources. <\/em><em>(e) Typeface as typeface.<\/em>\u00a0\u00bb[\/footnote]. Les \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es sont en principe prot\u00e9g\u00e9es si l\u2019apport \u00e0 l\u2019\u0153uvre d\u2019origine est suffisant (et original)[footnote]<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/atc-dist-v-whatever-it-takes-transmissions\"><em>ATC Distrib. Group, Inc. v. Whatever It Takes<\/em><\/a> 402 F.3d 700 (6th\u00a0Cir.\u00a02005) (des illustrations constitu\u00e9es de dessins de pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es copi\u00e9s \u00e0 partir de photographies de catalogues concurrents, ne sont pas originales dans la mesure o\u00f9 elles \u00ab\u00a0ne pr\u00e9sentent pas les \u201cvariations substantielles\u201d requises pour justifier une protection par copyright. Les illustrations ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es dans le but d\u2019\u00eatre les plus pr\u00e9cises possibles dans la reproduction des pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es repr\u00e9sent\u00e9es dans les photographies sur lesquelles elles se basent, une forme de copie service qui est l\u2019antith\u00e8se de l\u2019originalit\u00e9\u00a0\u00bb)\u00a0; <a href=\"https:\/\/caselaw.findlaw.com\/us-7th-circuit\/1047122.html\"><em>Bucklew v. Hawkins, Ash, Baptie &amp; Co.<\/em>, LLP<\/a>, 329 F.3d 923, 929 (7th\u00a0Cir.\u00a02003).[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>210._ L\u2019exclusion du m\u00e9rite_<\/strong> Aux \u00c9tats-Unis comme en France, l\u2019\u0153uvre est prot\u00e9g\u00e9e ind\u00e9pendamment de son m\u00e9rite, et le juge ne peut exclure ou limiter la protection sur le fondement d\u2019une telle appr\u00e9ciation d\u2019ordre esth\u00e9tique. Ce principe, connu sous le nom de principe de non-discrimination esth\u00e9tique (<em>aesthetic non-discrimination principle<\/em>) a \u00e9t\u00e9 affirm\u00e9 par la Cour supr\u00eame en 1903[footnote]<a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/188\/239\/\"><em>Bleistein v. Donaldson Lithographing Co.<\/em> <\/a>188\u00a0U.S.\u00a0239 (1903)\u00a0: \u00ab\u00a0<em>It would be a dangerous undertaking for persons trained only to the law to constitute themselves final judges of the worth of pictorial illustrations, outside of the narrowest and most obvious limits. At the one extreme some works of genius would be sure to miss appreciation. Their very novelty would make them repulsive until the public had learned the new language in which their author spoke\u2026 At the other end, copyright would be denied to pictures which appealed to a public less educated than the judge. Yet if they command the interest of any public, they have a commercial value, \u2013 it would be bold to say that they have not an aesthetic and educational value, \u2013 and the taste of any public is not to be treated with contempt.<\/em>\u00a0\u00bb V. \u00e9galement <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/604\/852\/7936\/\"><em>Mitchell\u00a0Bros. Film Group v. Cinema Adult Theater<\/em><\/a>, 604 F.2d 852, 854-58 (5th\u00a0Cir.\u00a01979) (le caract\u00e8re obsc\u00e8ne de l\u2019\u0153uvre ne permet pas d\u2019\u00e9carter la protection). Dans le m\u00eame sens, <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/jartech-clancy-9thcir1982.pdf\"><em>Jartech, Inc. v. Clancy<\/em><\/a>, 666 F.2d 403, 405-06 (9th Cir. 1982). V. E. Habar, <a href=\"https:\/\/yjolt.org\/sites\/default\/files\/haber_copyrighted-crimes_0.pdf\">Copyright Crimes: The Coyrightability of Illegal Works<\/a>, 16 Yale J.L. &amp; Tech. 454 (2014).[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>211._ Les formalit\u00e9s_<\/strong>[footnote]J.C. Ginsburg, \u00ab\u00a0The U.S. Experience with Mandatory Copyright Formalities: A Love\/Hate Relationship\u00a0\u00bb, 33 Colum. J.L. &amp; Arts 311 (2009-2010).[\/footnote] Les formalit\u00e9s, qu\u2019il s\u2019agisse de la publication, de la <em>copyright notice<\/em> ou de l\u2019enregistrement au <em>Copyright Office<\/em>, \u00e9l\u00e9ments caract\u00e9ristiques du copyright aux \u00c9tats-Unis sous l\u2019empire de la loi de 1909[footnote]V. <em>supra <\/em>n\u00b088.[\/footnote], ont \u00e9t\u00e9 assouplies par le <em>Copyright Act<\/em> de 1976 et les r\u00e9formes qui ont suivi. La publication n\u2019a d\u00e9sormais qu\u2019une port\u00e9e limit\u00e9e, et la formalit\u00e9 de la <em>copyright notice<\/em> a \u00e9t\u00e9 progressivement vid\u00e9e de ses cons\u00e9quences. Seule subsiste la formalit\u00e9 d\u2019enregistrement de l\u2019\u0153uvre au <em>Copyright Office<\/em>. Mais les effets d\u2019un d\u00e9faut d\u2019enregistrement sur la protection les \u0153uvres \u00e9trang\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9duits<strong>.<\/strong>\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>212._ La publication_<\/strong> Sous l\u2019empire du<em> Copyright Act<\/em> de 1976 la publication n\u2019est plus une condition de l\u2019application de la loi f\u00e9d\u00e9rale, qui pr\u00e9voit une protection d\u00e8s la cr\u00e9ation de l\u2019\u0153uvre. Sous r\u00e9serve de r\u00e8gles transitoires concernant la notice de copyright, la publication, d\u00e9finie par le <em>Copyright Act<\/em> comme \u00ab la distribution dans le public d\u2019exemplaires ou de phonogrammes d\u2019une \u0153uvre par la vente ou tout autre mode de transfert de propri\u00e9t\u00e9, ou par louage, location ou pr\u00eat \u00bb[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17 U.S.C<\/a>. \u00a7 101. L\u2019article ajoute : \u00ab L\u2019offre de distribution d\u2019exemplaires ou de phonogrammes aupr\u00e8s d\u2019un groupe de personnes aux fins d\u2019une distribution ult\u00e9rieure, d\u2019une repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution publique ou d\u2019une pr\u00e9sentation publique constitue une publication. La repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution publique, ou la pr\u00e9sentation publique, d\u2019une \u0153uvre ne constitue pas en soi une publication. \u00bb (traduction OMPI).[\/footnote], n\u2019est d\u00e9sormais prise en compte que pour la protection des \u0153uvres \u00e9trang\u00e8res[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 104.[\/footnote], pour le calcul de la dur\u00e9e de protection des <em>works made for hire<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 302(c).[\/footnote], l\u2019application des r\u00e8gles d\u2019expiration des licences[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 203(a)(3), 304(c).[\/footnote], le d\u00e9p\u00f4t et l\u2019enregistrement[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 407, 17 U.S.C. \u00a7 410(c).[\/footnote] et l'application des dommages et int\u00e9r\u00eat forfaitaires (<em>statutory damages<\/em>)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0412.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>213._ La notice de copyright (<em>copyright notice<\/em>)_\u00a0<\/strong>Les cons\u00e9quences l\u00e9gales attach\u00e9es \u00e0 la notice de copyright ont \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9es par le <em>Berne Convention Implementation Act<\/em> de 1988 pour tous les exemplaires d\u2019\u0153uvres publi\u00e9es apr\u00e8s le 1ermars 1989[footnote]En revanche l\u2019absence de <em>copyright notice<\/em> sur des exemplaires distribu\u00e9s avant le 1er mars 1989 pour des \u0153uvres publi\u00e9es avant cette date a pu avoir des cons\u00e9quences sur la protection des \u0153uvres concern\u00e9es, qui seront diff\u00e9rentes selon qu\u2019elles ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es avant ou apr\u00e8s le 1er janvier 1978. Les \u0153uvres \u00e9trang\u00e8res ne sont plus concern\u00e9es par ces r\u00e8gles, et b\u00e9n\u00e9ficient en toute hypoth\u00e8se des m\u00e9canismes de r\u00e9tablissement du copyright si elles sont tomb\u00e9es dans le domaine public du fait du non-respect de cette formalit\u00e9. V. <em>infra<\/em> n\u00b0234.[\/footnote]. L\u2019apposition de la notice de copyright est d\u00e9sormais optionnelle. Une incitation \u00e0 l\u2019utiliser demeure, et est contenue dans la section 401(d) du <em>Copyright Act<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 401(d).[\/footnote], qui pr\u00e9cise que le d\u00e9fendeur \u00e0 une action en contrefa\u00e7on n\u2019est pas en principe recevable \u00e0 invoquer la bonne foi (qui peut avoir des cons\u00e9quences, notamment sur l'appr\u00e9ciation des dommages et int\u00e9r\u00eats forfaitaires[footnote]V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>261.[\/footnote]) lorsqu\u2019une notice conforme a \u00e9t\u00e9 appos\u00e9e sur les exemplaires contrefaits.\r\n\r\nLes conditions d\u2019apposition et le contenu de la notice sont tr\u00e8s pr\u00e9cis\u00e9ment d\u00e9finis. Aux termes de la section\u00a0401, d\u00e8s lors qu\u2019une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e est publi\u00e9e aux \u00c9tats-Unis d\u2019Am\u00e9rique ou \u00e0 l\u2019\u00e9tranger avec l\u2019autorisation du titulaire du copyright, la notice de copyright peut \u00eatre appos\u00e9e sur les exemplaires distribu\u00e9s dans le public et \u00e0 partir desquels l\u2019\u0153uvre peut \u00eatre per\u00e7ue visuellement, soit directement, soit \u00e0 l\u2019aide d\u2019une machine ou d\u2019un dispositif. La mention doit comporter les trois \u00e9l\u00e9ments suivants\u00a0: le symbole \u00a9 (la lettre C majuscule dans un cercle) ou le mot \u00ab\u00a0Copyright\u00a0\u00bb, ou encore l\u2019abr\u00e9viation \u00ab\u00a0Copr.\u00a0\u00bb\u00a0; l\u2019ann\u00e9e de la premi\u00e8re publication de l\u2019\u0153uvre[footnote]Dans le cas de compilations ou d\u2019\u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es comprenant du mat\u00e9riel publi\u00e9 ant\u00e9rieurement, l\u2019ann\u00e9e de la premi\u00e8re publication de la compilation ou de l\u2019\u0153uvre d\u00e9riv\u00e9e suffit. L\u2019ann\u00e9e peut \u00eatre omise lorsqu\u2019une \u0153uvre de peinture, des arts graphiques ou de sculpture, \u00e9ventuellement accompagn\u00e9e d\u2019un texte, est reproduite sur des cartes de v\u0153ux, cartes postales, articles de papeterie, bijoux, poup\u00e9es, jouets ou autres articles utilitaires.[\/footnote]\u00a0; et le nom du titulaire du copyright, ou une abr\u00e9viation permettant d\u2019identifier le nom, ou toute autre d\u00e9nomination notoire du titulaire. La mention doit \u00eatre appos\u00e9e sur les exemplaires de fa\u00e7on suffisamment claire[footnote]Ces conditions sont pr\u00e9cis\u00e9es par voie r\u00e9glementaire.[\/footnote].\r\n\r\nLa section\u00a0402 d\u00e9finit les conditions de la notice applicable aux phonogrammes. La lettre P majuscule dans un cercle est alors utilis\u00e9e. Les cons\u00e9quences attach\u00e9es \u00e0 cette notice sont les m\u00eames que pour la notice de droit commun.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>214._ Le d\u00e9p\u00f4t et l\u2019enregistrement au <em>Copyright Office<\/em>_ <\/strong>D\u00e9p\u00f4t et enregistrement sont deux formalit\u00e9s distinctes, le plus souvent li\u00e9es mais qui ne coexistent pas toujours[footnote]Il est en effet possible de d\u00e9poser sans enregistrer.[\/footnote].\r\n\r\nLe d\u00e9p\u00f4t, formalit\u00e9 obligatoire, consiste dans la remise d\u2019exemplaires de l\u2019\u0153uvre au <em>Copyright Office<\/em> pour le compte de la <em>Library of Congress<\/em>. L\u2019enregistrement, formalit\u00e9 optionnelle, dans la remise d\u2019un formulaire contenant des informations relatives \u00e0 l\u2019\u0153uvre et dans la remise d\u2019exemplaires dans les conditions du d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal. L\u2019enregistrement peut donc suffire \u00e0 l\u2019accomplissement des formalit\u00e9s de d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal.\r\n\r\nAux termes de la section\u00a0407 du <em>Copyright Act<\/em>, et sous r\u00e9serve d\u2019exceptions et d\u2019adaptations \u00e0 certaines cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres, le titulaire du copyright ou du droit exclusif de publication portant sur une \u0153uvre publi\u00e9e aux \u00c9tats-Unis doit d\u00e9poser au <em>Copyright Office<\/em>, dans les trois mois suivant la date de ladite publication, (a) deux exemplaires complets de la meilleure \u00e9dition[footnote]C\u2019est-\u00e0-dire de l\u2019\u00e9dition de meilleure qualit\u00e9 si plusieurs \u00e9ditions du m\u00eame ouvrage sont publi\u00e9es.[\/footnote]\u00a0; ou (b) si l\u2019\u0153uvre est un enregistrement sonore, deux phonogrammes complets de la meilleure \u00e9dition, accompagn\u00e9s de tout mat\u00e9riel imprim\u00e9 ou perceptible visuellement publi\u00e9 avec lesdits phonogrammes. Le d\u00e9p\u00f4t, lorsqu\u2019il est applicable, est obligatoire, sous peine d\u2019amende[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0407(d).[\/footnote]. Cependant il ne conditionne pas la protection[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0407(a) in fine.[\/footnote]. \u00c0 noter que les \u0153uvres qui sont uniquement publi\u00e9es par voie \u00e9lectronique ne sont pas soumises \u00e0 l\u2019obligation de d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal, sauf si le <em>Copyright Office<\/em> le demande.\r\n\r\nL\u2019enregistrement est quant \u00e0 lui r\u00e9gi par les sections\u00a0408 et suivantes du <em>Copyright Act<\/em>. Il est effectu\u00e9 sur un formulaire comportant les informations suivantes\u00a0:\r\n<ol>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">le nom et l\u2019adresse de celui qui revendique le copyright\u00a0;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">dans le cas d\u2019une \u0153uvre autre qu\u2019une \u0153uvre anonyme ou pseudonyme, le nom et la nationalit\u00e9 ou le domicile de l\u2019auteur ou des auteurs et, lorsqu\u2019un ou plusieurs des auteurs sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9s, la date de leur d\u00e9c\u00e8s\u00a0;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">si l\u2019\u0153uvre est anonyme ou pseudonyme, la nationalit\u00e9 ou le domicile de l\u2019auteur ou des auteurs\u00a0;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">dans le cas d\u2019une \u0153uvre cr\u00e9\u00e9e dans le cadre d\u2019un contrat de louage d\u2019ouvrage ou de services, une d\u00e9claration \u00e0 cet effet\u00a0;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">si celui qui revendique le copyright n\u2019est pas l\u2019auteur, une indication succincte de la fa\u00e7on dont il a obtenu la titularit\u00e9 du copyright\u00a0;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">le titre de l\u2019\u0153uvre, ainsi que tous titres pr\u00e9c\u00e9dents ou diff\u00e9rents sous lesquels l\u2019\u0153uvre peut \u00eatre identifi\u00e9e\u00a0;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">l\u2019ann\u00e9e au cours de laquelle la cr\u00e9ation de l\u2019\u0153uvre a \u00e9t\u00e9 achev\u00e9e\u00a0;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">si l\u2019\u0153uvre a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e, la date et le pays de sa premi\u00e8re publication\u00a0;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">dans le cas d\u2019une compilation ou d\u2019une \u0153uvre d\u00e9riv\u00e9e, l\u2019indication de toute \u0153uvre ou de toutes \u0153uvres pr\u00e9existantes sur lesquelles elle est fond\u00e9e ou qu\u2019elle reprend, ainsi qu\u2019une d\u00e9claration g\u00e9n\u00e9rale succincte quant au mat\u00e9riel compl\u00e9mentaire auquel s\u2019\u00e9tend le copyright revendiqu\u00e9 aux fins de l\u2019enregistrement\u00a0; et<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">tous autres renseignements consid\u00e9r\u00e9s par le directeur de l\u2019enregistrement des droits d\u2019auteur comme ayant une incidence sur la cr\u00e9ation ou l\u2019identification de l\u2019\u0153uvre ou sur l\u2019existence, la titularit\u00e9 ou la dur\u00e9e du copyright.<\/li>\r\n<\/ol>\r\nComme indiqu\u00e9, il s\u2019accompagne d\u2019un d\u00e9p\u00f4t conforme aux exigences du d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal.\r\n\r\nUn certificat d\u2019enregistrement est d\u00e9livr\u00e9 par le <em>Copyright Office<\/em> si ce dernier consid\u00e8re que l\u2019\u0153uvre d\u00e9pos\u00e9e est susceptible de protection par copyright[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 410(a).[\/footnote]. \u00c0 d\u00e9faut, ou en cas d\u2019invalidit\u00e9 de la demande pour une autre raison, il refuse l\u2019enregistrement[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 410(b). V., sur les erreurs de d\u00e9p\u00f4t au <em>Copyright Office<\/em>, l'arr\u00eat de la Cour supr\u00eame du 24 f\u00e9vrier 2022 dans l\u2019affaire <a href=\"https:\/\/www.supremecourt.gov\/opinions\/21pdf\/20-915_pol1.pdf\">Unicolors Inc. v. H &amp; M Hennes &amp; Mauritz LP<\/a> (595 U.S., 2022). Jug\u00e9 qu'un d\u00e9faut de connaissances juridiques peut, dans certaines circonstances, excuser des erreurs d\u2019enregistrement au <em>Copyright Office<\/em>, et permettre de valider une proc\u00e9dure en cours.[\/footnote].\r\n\r\nSi l\u2019enregistrement a lieu dans un d\u00e9lai de cinq ans \u00e0 compter de la premi\u00e8re publication, le certificat entra\u00eene pr\u00e9somption de la validit\u00e9 du copyright et des informations contenues dans le certificat[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0410(c).[\/footnote].\r\n\r\nEn outre, comme sous l\u2019empire de la loi de 1909, l\u2019enregistrement est un pr\u00e9alable n\u00e9cessaire \u00e0 l\u2019action en contrefa\u00e7on[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 411. Sauf, et l\u2019exception est notable, dans le cas de la contrefa\u00e7on des droits \u00e0 la paternit\u00e9 et \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 reconnus en vertu du VARA (17 U.S.C. \u00a7 106A(a)). Par ailleurs, un certificat d\u2019enregistrement est valide, m\u00eame s\u2019il contient des informations inexactes, si le titulaire du copyright \u00ab n\u2019a pas connaissance de l\u2019inexactitude \u00bb (\u00ab knowledge that it was inaccurate \u00bb, \u00a7 411 (b) (1) (A)).<span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">[\/footnote]. Afin de se conformer aux dispositions de la Convention de Berne, cette exigence n\u2019est pas applicable aux \u0153uvres dont le pays d\u2019origine, au sens de la Convention, n\u2019est pas les \u00c9tats-Unis[footnote]<\/span><em style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">Ibid.<\/em><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">[\/footnote].<\/span>\r\n\r\nEn revanche, l\u2019absence d\u2019enregistrement pr\u00e9alable aux actes de contrefa\u00e7ons ou, pour les \u0153uvres publi\u00e9es, l\u2019absence d\u2019enregistrement dans les trois mois de la premi\u00e8re publication, fait obstacle, pour toutes les \u0153uvres, et quelle que soit leur origine, \u00e0 l\u2019obtention de dommages et int\u00e9r\u00eats forfaitaire (<em>statutory damages<\/em>) et au remboursement des frais d\u2019avocat[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0412.[\/footnote]. Il est donc fortement conseill\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 un enregistrement, y compris pour les \u0153uvres d\u2019origine \u00e9trang\u00e8re.\r\n\r\n\u00c0 noter que l\u2019enregistrement peut \u00eatre effectu\u00e9 en ligne pour la plupart des \u0153uvres au travers de l\u2019<em>electronic <em>Copyright Office<\/em><\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/registration\/\">Registration portal<\/a>.[\/footnote]. Le d\u00e9p\u00f4t d\u2019exemplaires peut \u00e9galement \u00eatre effectu\u00e9 en ligne lorsqu\u2019il est techniquement possible, mais les \u0153uvres publi\u00e9es doivent en principe faire l\u2019objet d\u2019un d\u00e9p\u00f4t physique.\r\n\r\nEnfin, une formalit\u00e9 de pr\u00e9-enregistrement (<em>preregistration<\/em>) a \u00e9t\u00e9 introduite en 2005[footnote]En application des dispositions du Artists\u2019 Rights and Theft Prevention Act de 2005.[\/footnote], qui permet un enregistrement pr\u00e9alable pour certaines \u0153uvres non publi\u00e9es en cours de pr\u00e9paration pour une diffusion commerciale[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 408(f).[\/footnote]. Ce pr\u00e9-enregistrement ne constitue pas un enregistrement, et permet uniquement de langer une action en contrefa\u00e7on avant distribution commerciale et enregistrement. Ce m\u00e9canisme a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vu pour permettre de lutter plus efficacement contre la piraterie dans certains secteurs, qui touche \u00e9galement des \u0153uvres non encore publi\u00e9es. L\u2019\u0153uvre concern\u00e9e devra faire l\u2019objet d\u2019un enregistrement sous peine de perdre les b\u00e9n\u00e9fices de ce pr\u00e9-enregistrement. Seules les \u0153uvres audiovisuelles, les phonogrammes, les compositions musicales, les \u0153uvres litt\u00e9raires destin\u00e9es \u00e0 une publication sous forme de livres, les programmes d\u2019ordinateurs (incluant les jeux vid\u00e9os) et les photographies de publicit\u00e9s ou de marketing sont \u00e9ligibles \u00e0 un pr\u00e9-enregistrement[footnote]Les cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres concern\u00e9es sont d\u00e9termin\u00e9es par d\u00e9cision du Register.<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\"> 17 U.S.C.<\/a> \u00a7 408(f)(2).[\/footnote].\r\n\r\nPr\u00e9cisons enfin qu'une fausse d\u00e9claration aupr\u00e8s de l'Office est sanctionn\u00e9e p\u00e9nalement[footnote]Une fausse d\u00e9claration faite en connaissance de cause est passible d'une amende maximale de 2 500 $ (18 U.S.C. \u00a7 506); par ailleurs, aucune action civile n'est pr\u00e9vue.[\/footnote].\r\n<h2><strong>2. Les b\u00e9n\u00e9ficiaires de la protection<\/strong><\/h2>\r\n<strong>215._ La r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale: l\u2019auteur-personne physique et premier titulaire_<\/strong> Aux termes de la section\u00a0201(a) du <em>Copyright Act<\/em>, le copyright sur une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e appartient \u00e0 titre originaire \u00e0 son ou \u00e0 ses auteurs. L\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre est en principe la personne physique qui a cr\u00e9\u00e9 l\u2019\u0153uvre (celle dont la vie sert de base au calcul de la dur\u00e9e de protection), sauf dans le cas des \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es dans le cadre d\u2019un contrat de travail ou autrement incluses dans la cat\u00e9gorie des <em>works made for hire<\/em>.\r\n\r\nL'auteur ne peut \u00eatre qu'une personne physique, et une personne humaine. Cette solution, affirm\u00e9e en 2016 dans le cadre de la fameuse affaire dite du \u00ab selfie de singe \u00bb (ou affaire Naruto)[footnote]<a href=\"http:\/\/https :\/\/assets.documentcloud.org\/documents\/2700588\/Gov-Uscourts-Cand-291324-45-0.pdf.\">Naruto et al. v. Slater et al.<\/a>, case No. 15-cv-04324-WHO, 28 janv. 2016). L'affaire, port\u00e9e par une association de d\u00e9fense des animaux (PETA), concernait des autoportraits r\u00e9alis\u00e9s par un macaque de 6 ans, Naruto, \u00e0 l'aide de l'appareil photo d'un photographe, qui avait par la suite exploit\u00e9 certains de ces clich\u00e9s. Le PETA pr\u00e9tendaient que le photographe et son \u00e9diteur avaient contrefait le copyright de Naturo. Selon les demandeurs, le singe, apparemment particuli\u00e8rement intelligent, et habitu\u00e9 au contact des humains et \u00e0 la vision d'appareils photographiques, avait manipul\u00e9 seul l'appareil photo laiss\u00e9 par le photographe et avait \u00ab volontairement press\u00e9 \u00bb le d\u00e9clencheur \u00e0 plusieurs reprises \u00ab en comprenant la relation de cause \u00e0 effet entre la pression du d\u00e9clencheur, le bruit de l'obturateur, et les modifications de son reflet dans l'objectif de l'appareil \u00bb. Sans contester ces faits, la Cour de district avait rejet\u00e9 la demande au motif que le <em>Copyright Act<\/em> ne comporte aucune mention des animaux, et que la Cour supr\u00eame et le neuvi\u00e8me circuit f\u00e9d\u00e9ral se r\u00e9f\u00e8rent syst\u00e9matiquement aux \u00ab personnes \u00bb et aux \u00ab \u00eatres humains \u00bb dans la d\u00e9termination de la qualit\u00e9 d'auteur (citant notamment l'arr\u00eat de la Cour supr\u00eame dans l'affaire <a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/490\/730\/\">Community for Creative Non-Violence v. Reid<\/a>, 490 U.S. 730, 737 (1989) : \u00ab <em>la r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale est que l'auteur est la partie qui cr\u00e9\u00e9e l'\u0153uvre, c'est-\u00e0-dire la personne qui traduit une id\u00e9e sous une forme d'expression tangible \u00e9ligible \u00e0 la protection par copyright<\/em> \u00bb).[\/footnote], a \u00e9t\u00e9 r\u00e9affirm\u00e9e r\u00e9cemment, par le <em>Copyright Office<\/em>, puis par une Cour f\u00e9d\u00e9rale, dans le cadre des d\u00e9cisions rendues en mati\u00e8re d'oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par syst\u00e8mes d'intelligence artificielle g\u00e9n\u00e9rative, dont il a \u00e9t\u00e9 question plus haut[footnote]V. <em>supra<\/em>, n\u00b0 205.[\/footnote]. Elle repose notamment sur la d\u00e9cision de la Cour supr\u00eame dans l'arr\u00eat <em>Burrow-Giles Lithographic Co. v. Sarony<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/111\/53\/\">111 U.S. 53 (1884)<\/a>.[\/footnote], qui avait confirm\u00e9 le caract\u00e8re prot\u00e9geable des photographies, et leur qualit\u00e9 \u00ab d'\u00e9crits \u00bb au sens de la Clause de copyright de la constitution, et donn\u00e9, \u00e0 cette occasion, une d\u00e9finition de l'auteur renvoyant \u00e0 la personne humaine[footnote]V. <em>Guidelines<\/em> pr\u00e9cit\u00e9es du <em>Copyright Office<\/em>,pr\u00e9cit\u00e9es: \u00ab\u00a0In its leading case on authorship, the Supreme Court used language excluding non-humans in interpreting Congress\u2019s constitutional power to provide \u2018\u2018authors\u2019\u2019 the exclusive right to their \u2018\u2018writings.\u2019\u2019 In Burrow-Giles Lithographic Co. v. Sarony, a defendant accused of making unauthorized copies of a photograph argued that the expansion of copyright protection to photographs by Congress was unconstitutional because \u2018\u2018a photograph is not a writing nor the production of an author\u2019\u2019 but is instead created by a camera.12 The Court disagreed, holding that there was \u2018\u2018no doubt\u2019\u2019 the Constitution\u2019s Copyright Clause permitted photographs to be subject to copyright, \u2018\u2018so far as they are representatives of original intellectual conceptions of the author.\u2019\u2019 [Id. at 58] The Court defined an \u2018\u2018author\u2019\u2019 as \u2018\u2018he to whom anything owes its origin; originator; maker; one who completes a work of science or literature.\u2019\u2019 [Id. at 57-58] It repeatedly referred to such \u2018\u2018authors\u2019\u2019 as human, describing authors as a class of \u2018\u2018persons\u2019\u2019 [Id., at 56 (...)] and a copyright as \u2018\u2018the exclusive right of a man to the production of his own genius or intellect.\u2019\u2019 [Id, at. 58 (...)]\u00a0\u00bb.[\/footnote].\r\n\r\nLa question de la titularit\u00e9 des droits sur les oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par des syst\u00e8mes d'IA g\u00e9n\u00e9rative ne se pose que dans les situations o\u00f9 ces oeuvres sont prot\u00e9geables, ce qui ne sera le cas que lorsque une contribution humaine pourra \u00eatre identifi\u00e9e, consistant dans un apport original \u00e0 l'oeuvre[footnote]V. sur ce point les<em> Guidelines<\/em> du <em>Copyright Office<\/em>, <em>supra<\/em> n\u00b0 205.[\/footnote]. Les r\u00e8gles de titularit\u00e9 seront alors les r\u00e8gles de droit commun. \u00c0 d\u00e9faut d'une telle contribution, c'est-\u00e0-dire lorsque l'oeuvre a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e de mani\u00e8re totalement autonome, sur la base d'instruction ne caract\u00e9risant pas un apport cr\u00e9atif humain prot\u00e9geable, l'oeuvre n'est pas prot\u00e9g\u00e9e, et n'a pas d'auteur (ce dernier \u00e9tant n\u00e9cessairement une personne humaine)[footnote]Ibid.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>216._ L\u2019exception \u00e0 la r\u00e8gle de titularit\u00e9 initiale : les <em>works made for hire<\/em>_\u00a0<\/strong>Aux termes de la section\u00a0201(b) du <em>Copyright Act<\/em>, \u00ab\u00a0dans le cas d\u2019une \u0153uvre cr\u00e9\u00e9e dans le cadre d\u2019un contrat de louage d\u2019ouvrage ou de services (<em>work made for hire<\/em>), l\u2019employeur ou toute autre personne pour laquelle l\u2019\u0153uvre a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e est consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019auteur aux fins du pr\u00e9sent titre et, sauf stipulation contraire figurant dans un instrument \u00e9crit sign\u00e9 par les parties, d\u00e9tient tous les droits compris dans le copyright.\u00a0\u00bb[footnote]Traduction OMPI (copyright substitu\u00e9 \u00e0 droit d\u2019auteur).[\/footnote]\r\n\r\nLa section 101 d\u00e9finit le <em>work made for hire<\/em> comme\u00a0:\r\n\r\n\u00ab\u00a01) une \u0153uvre r\u00e9alis\u00e9e par un employ\u00e9 dans le cadre de son emploi\u00a0; ou\r\n\r\n2) une \u0153uvre command\u00e9e sp\u00e9cialement \u00e0 titre de contribution \u00e0 une \u0153uvre collective, d\u2019\u00e9l\u00e9ment d\u2019un film cin\u00e9matographique ou d\u2019une autre \u0153uvre audiovisuelle, de traduction, d\u2019\u0153uvre compl\u00e9mentaire, de compilation, d\u2019ouvrage d\u2019enseignement, de test, d\u2019\u00e9l\u00e9ments de r\u00e9ponse \u00e0 un test, ou d\u2019atlas, si les parties sont express\u00e9ment convenues, aux termes d\u2019un instrument \u00e9crit sign\u00e9 par elles, de consid\u00e9rer l\u2019\u0153uvre comme une \u0153uvre cr\u00e9\u00e9e dans le cadre d\u2019un contrat de louage d\u2019ouvrage ou de services (<em>work made for hire<\/em>). Aux fins de la phrase pr\u00e9c\u00e9dente, l\u2019\u00a0\u00ab\u00a0\u0153uvre compl\u00e9mentaire\u00a0\u00bb est une \u0153uvre r\u00e9alis\u00e9e afin d\u2019\u00eatre publi\u00e9e sous forme d\u2019addition \u00e0 l\u2019\u0153uvre d\u2019un autre auteur, en vue de pr\u00e9senter, de conclure, d\u2019illustrer, d\u2019expliquer, de r\u00e9viser, de commenter ou d\u2019aider \u00e0 utiliser l\u2019autre \u0153uvre, par exemple sous la forme de pr\u00e9faces, de postfaces, d\u2019illustrations figuratives, de cartes g\u00e9ographiques, de diagrammes, de tableaux, de notes r\u00e9dactionnelles, d\u2019arrangements musicaux, d\u2019\u00e9l\u00e9ments de r\u00e9ponse \u00e0 des tests, de bibliographies, d\u2019annexes et d\u2019index, et l\u2019\u201couvrage d\u2019enseignement\u201d est une \u0153uvre litt\u00e9raire, de peinture ou des arts graphiques destin\u00e9e \u00e0 \u00eatre publi\u00e9e et utilis\u00e9e aux fins de l\u2019enseignement scolaire et universitaire.\u00a0\u00bb[footnote]Traduction OMPI.[\/footnote]\r\n\r\nLa loi \u00e9tablit ainsi deux cat\u00e9gories de <em>works made for hire<\/em>\u00a0: les \u0153uvres de salari\u00e9s, d\u2019une part, et certaines \u0153uvres de commande, d\u2019autre part.\r\n\r\nS\u2019agissant de la premi\u00e8re cat\u00e9gorie, dans son arr\u00eat <em>Community for Creative\u00a0Non-Violence v. Reid<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/490\/730\/\">490\u00a0U.S. 730, 737 (1989<\/a>).[\/footnote], la Cour supr\u00eame a indiqu\u00e9 que le terme \u00a0\u00ab\u00a0employ\u00e9\u00a0\u00bb renvoyait aux personnes engag\u00e9es dans le cadre d\u2019une relation de travail conventionnelle au sens des r\u00e8gles g\u00e9n\u00e9rales r\u00e9gissant les relations ma\u00eetre-commettant (<em>general agency law<\/em>).\r\n\r\nLa seconde cat\u00e9gorie est d\u00e9finie de mani\u00e8re plus \u00e9troite que sous l\u2019empire de la loi de 1909[footnote]V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 88<\/em>.[\/footnote]. Les \u0153uvres \u00e9ligibles sont limit\u00e9es \u00e0 certaines cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres, et doivent avoir \u00e9t\u00e9 \u00ab sp\u00e9cialement command\u00e9es \u00bb[footnote]Ce qui ne sera pas le cas, semble-t-il, d\u2019une \u0153uvre cr\u00e9\u00e9e \u00e0 l\u2019initiative de l\u2019auteur, puis c\u00e9d\u00e9e.[\/footnote]. Surtout, la qualification de <em>work made for hire<\/em> (et donc l\u2019attribution de la qualit\u00e9 d\u2019auteur et des droits correspondants au commanditaire) est soumise \u00e0 la pr\u00e9sente d\u2019une clause expresse contenue dans un instrument sign\u00e9, assimilant l\u2019\u0153uvre \u00e0 un <em>work made for hire<\/em>. Bien \u00e9videmment, en pratique une telle clause sera le plus souvent exig\u00e9e pour les \u0153uvres de commande \u00e9ligibles.\r\n\r\nOn notera qu\u2019en mati\u00e8re d\u2019\u0153uvre cin\u00e9matographique, c\u2019est la combinaison des transferts de la qualit\u00e9 d\u2019auteur des contributions au producteur qui donne \u00e0 ce dernier la qualit\u00e9 d\u2019auteur, non seulement des contributions, mais \u00e9galement de l\u2019\u0153uvre finale (qui serait sinon une \u0153uvre de collaboration indivise entre les contributeurs).\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>217._ Les \u0153uvres \u00e0 auteurs multiples_<\/strong> Les \u0153uvres \u00e0 auteurs multiples peuvent \u00eatre soit des \u0153uvres de collaboration (<em>joint works<\/em>), soit des \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es (<em>derivative works<\/em>, cat\u00e9gorie qui correspond \u00e0 l\u2019\u0153uvre composite)[footnote]V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 200<\/em>.[\/footnote], soit encore des \u0153uvres collectives (<em>collective works<\/em>)[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>218._ Les \u0153uvres de collaboration (<em>joint works<\/em>)_\u00a0<\/strong>Aux termes de la section\u00a0101, l\u2019\u0153uvre de collaboration est une \u0153uvre r\u00e9alis\u00e9e par deux auteurs ou plus dans l\u2019intention que leurs contributions respectives se fondent dans un ensemble unitaire et en constituent des \u00e9l\u00e9ments indissociables ou interd\u00e9pendants. Aucun crit\u00e8re de s\u00e9parabilit\u00e9 ou concernant le caract\u00e8re des contributions respectives n\u2019est impos\u00e9. Le concept est donc proche de son \u00e9quivalent en droit fran\u00e7ais.\r\n\r\nLe r\u00e9gime de l\u2019\u0153uvre de collaboration est le r\u00e9gime g\u00e9n\u00e9ral applicable \u00e0 toute copropri\u00e9t\u00e9 du copyright. Les auteurs d\u2019une \u0153uvre de collaboration sont cotitulaires du copyright sur l\u2019\u0153uvre[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap2.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0201(a).[\/footnote], et sont plus pr\u00e9cis\u00e9ment consid\u00e9r\u00e9s comme <em>tenants in common<\/em>[footnote]Sur les cons\u00e9quences de cette qualification et la distinction <em>joint tenants<\/em>\/<em>tenants in common<\/em>, V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>119.[\/footnote]. Ainsi, sauf accord contraire, chacun d\u2019eux a le droit d\u2019utiliser ou de donner en licence l\u2019\u0153uvre, sous r\u00e9serve d\u2019en rendre compte aux cotitulaires[footnote]<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/oddo-v-ries\"><em>Oddo v. Ries<\/em><\/a>, 743 F.2d 630, 633 (9th\u00a0Cir.\u00a01984)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/314\/640\/1472523\/\"><em>Picture Music, Inc. v. Bourne, Inc.<\/em><\/a>, 314 F. Supp. 640, 646-47 (SDNY\u00a01970), <em>aff\u2019d on other grounds<\/em>, 457 F.2d 1213 (2d\u00a0Cir.\u00a01972).[\/footnote]. Chaque coauteur peut \u00e9galement donner en garantie sa quote-part[footnote]<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/887\/1390\/2269731\/\"><em>Martin v. Cuny<\/em><\/a>, 887\u00a0F.\u00a0Supp. 1390, 1394 (D.\u00a0Colo. 1995).[\/footnote]. Enfin, chaque coauteur peut instituer seul une action en contrefa\u00e7on[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0501 (b). Le Tribunal saisi peut cependant imposer que les coauteurs soient joints \u00e0 l\u2019action.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>219._ Les \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es_<\/strong> Les \u0153uvres qui ne constituent pas des \u0153uvres de collaboration, et qui ne sont pas qualifiables d\u2019\u0153uvres collectives, sont trait\u00e9es comme des \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es[footnote]V. <em>supra<\/em> n\u00b0200.[\/footnote]. Leur r\u00e9gime, d\u00e9j\u00e0 d\u00e9crit[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote], correspond \u00e0 celui des \u0153uvres composites en droit fran\u00e7ais.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>220._ Les \u0153uvres collectives (<em>collective works<\/em>)_\u00a0<\/strong>L\u2019\u0153uvre collective est d\u00e9finie par la section 101 comme \u00ab une \u0153uvre, telle qu\u2019une publication p\u00e9riodique, une anthologie ou une encyclop\u00e9die, qui r\u00e9unit dans un ensemble collectif un certain nombre de contributions, constituant en elles-m\u00eames des \u0153uvres distinctes et ind\u00e9pendantes \u00bb. La plupart des contributions \u00e0 une \u0153uvre collective sont trait\u00e9es comme des <em>work made for hire<\/em>, du moins si les conditions pos\u00e9es \u00e0 l\u2019application de la doctrine sont r\u00e9unies (ce qui implique, pour les contributions provenant d\u2019un auteur ind\u00e9pendant, une clause \u00e0 cet effet)[footnote]Voir <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 216<\/em>.[\/footnote]. Pour les autres, la section 201(c) du <em>Copyright Act<\/em> dispose : \u00ab Le copyright sur chaque contribution individuelle \u00e0 une \u0153uvre collective est distinct du copyright sur l\u2019\u0153uvre collective dans son ensemble, et il appartient \u00e0 titre originaire \u00e0 l\u2019auteur de la contribution. \u00bb\r\n\r\nLe m\u00eame article pr\u00e9cise qu\u2019en l\u2019absence d\u2019un transfert expr\u00e8s du copyright ou de tous droits attach\u00e9s \u00e0 celui-ci, le titulaire du copyright sur l\u2019\u0153uvre collective n\u2019acquiert que le droit de reproduire et de distribuer la contribution au sein de l\u2019\u0153uvre collective concern\u00e9e, de toute r\u00e9vision de cette oeuvre et de toute \u0153uvre collective ult\u00e9rieure de la m\u00eame s\u00e9rie.\r\n\r\nEn 2001, dans l\u2019affaire <em>New York Times Co. v. Tasini<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/533\/483\/\">533 U.S. 483 (2001)<\/a>.[\/footnote], la Cour supr\u00eame a jug\u00e9 que des bases de donn\u00e9es \u00e9lectroniques reprenant des articles de presse ne constituaient pas une \u00ab r\u00e9vision \u00bb de l\u2019\u0153uvre collective dans laquelle les articles avaient \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s (les journaux), mais une nouvelle \u0153uvre, assimilable \u00e0 une anthologie[footnote]L\u2019affaire opposait des journalistes ind\u00e9pendants membres de la\u00a0<em>National Writers Unions<\/em>\u00a0au\u00a0<em>New York Times<\/em>\u00a0et \u00e0 d\u2019autres soci\u00e9t\u00e9s en raison de la reproduction sans autorisation de leurs articles dans des bases de donn\u00e9es. Ces journalistes n\u2019\u00e9taient pas employ\u00e9s du\u00a0<em>New York Times<\/em>, et n\u2019avaient pas express\u00e9ment c\u00e9d\u00e9s le droit d\u2019exploitation de leurs articles sous cette forme. Les d\u00e9fendeurs invoquaient leur droit \u00e0 exploiter les articles dans le cadre d\u2019une \u00ab\u00a0r\u00e9vision\u00a0\u00bb pr\u00e9vue par la section\u00a0201(c) du\u00a0<em>Copyright Act.<\/em> La Cour supr\u00eame a jug\u00e9 que les usages en causes n\u2019\u00e9taient pas couverts par la section 201(c), car les articles \u00e9taient exploit\u00e9s dans des bases de donn\u00e9es ind\u00e9pendamment et en dehors de tout contexte, et non pas en tant qu\u2019\u00e9l\u00e9ment de l\u2019\u0153uvre collective d\u2019origine, de toute r\u00e9vision de ladite \u0153uvre collective ou de toute \u0153uvre collective ult\u00e9rieure de la m\u00eame s\u00e9rie. Ces usages \u00e9taient donc contrefaisants.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>221._ La cotitularit\u00e9 d\u00e9riv\u00e9e_<\/strong> S\u2019agissant de la copropri\u00e9t\u00e9, le droit am\u00e9ricain ne distingue pas la copropri\u00e9t\u00e9 d\u2019origine (entre coauteurs) de la copropri\u00e9t\u00e9 d\u00e9riv\u00e9e (quelle que soit sa source). Le r\u00e9gime applicable \u00e0 toute copropri\u00e9t\u00e9 du copyright a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crit \u00e0 propos de l\u2019\u0153uvre de collaboration[footnote]V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 218<\/em>.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>222._ Propri\u00e9t\u00e9 mat\u00e9rielle et propri\u00e9t\u00e9 du copyright_<\/strong> Les principes d\u2019articulation entre la propri\u00e9t\u00e9 mat\u00e9rielle et la propri\u00e9t\u00e9 du copyright sont pos\u00e9s par la section 202\u00a0du <em>Copyright Act<\/em>, qui dispose\u00a0: \u00ab\u00a0La titularit\u00e9 d\u2019un copyright ou de tout droit exclusif qui s\u2019y attache est distincte de la propri\u00e9t\u00e9 de tout support mat\u00e9riel auquel l\u2019\u0153uvre est incorpor\u00e9e. Le transfert de propri\u00e9t\u00e9 de tout support mat\u00e9riel, et notamment de l\u2019exemplaire ou du phonogramme sur lequel l\u2019\u0153uvre est fix\u00e9e pour la premi\u00e8re fois, n\u2019emporte transmission d\u2019aucun des droits sur l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e incorpor\u00e9e audit support\u00a0; en l\u2019absence de tout accord, le transfert de titularit\u00e9 d\u2019un copyright ou de tout droit exclusif qui s\u2019y attache n\u2019emporte pas non plus transmission des droits de propri\u00e9t\u00e9 sur le support mat\u00e9riel\u00a0\u00bb.[footnote]Traduction OMPI (copyright substitu\u00e9 \u00e0 droit d\u2019auteur).[\/footnote] Le principe d\u2019ind\u00e9pendance ainsi d\u00e9fini ne conna\u00eet pas d\u2019exceptions. Dans un registre voisin, on notera que le droit am\u00e9ricain ne consacre pas de <em>publication right<\/em> en faveur des premiers \u00e9diteurs ou des propri\u00e9taires de manuscrits d\u2019\u0153uvres in\u00e9dites tomb\u00e9es dans le domaine public.\r\n<h2><strong>3. L'\u00e9tendue de la protection<\/strong><\/h2>\r\n<strong>223._ Droits \u00e9conomiques et droit moraux au Etats-Unis_<\/strong> Aux \u00c9tats-Unis le <em>Copyright Act<\/em> conf\u00e8re des droits de nature \u00e9conomique, mais \u00e9galement, depuis le<em> Visual Artists Rights Act<\/em> de 1990, des droits qualifi\u00e9s de droits moraux, limit\u00e9s \u00e0 certaines cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>224._ Les droits exclusifs_ <\/strong>Les droits exclusifs conf\u00e9r\u00e9s par le <em>Copyright Act<\/em> ne sont pas d\u00e9finis de mani\u00e8re uniforme pour toutes les cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es. La section\u00a0106 du <em>Copyright Act<\/em> pr\u00e9cise que, sous r\u00e9serve des exceptions pr\u00e9vues aux sections\u00a0107 \u00e0 122, le titulaire du copyright a le droit exclusif d\u2019accomplir et d\u2019autoriser les actes suivants\u00a0:\r\n<ul>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">reproduire sous forme d\u2019exemplaires ou de phonogrammes l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e ;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">cr\u00e9er des \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es de l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e ;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">distribuer dans le public des exemplaires ou des phonogrammes de l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e par la vente ou un autre mode de transfert de la propri\u00e9t\u00e9, ou par louage, location ou pr\u00eat ;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">dans le cas d\u2019\u0153uvres litt\u00e9raires, musicales, dramatiques et chor\u00e9graphiques, de pantomimes, de films cin\u00e9matographiques et autres \u0153uvres audiovisuelles, repr\u00e9senter ou ex\u00e9cuter en public l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e ;<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">dans le cas d\u2019\u0153uvres litt\u00e9raires, musicales, dramatiques et chor\u00e9graphiques, de pantomimes ainsi que d\u2019\u0153uvres de peinture, des arts graphiques ou de sculpture, y compris les images isol\u00e9es d\u2019un film cin\u00e9matographique ou de toute autre \u0153uvre audiovisuelle, pr\u00e9senter en public l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e ; et,<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">dans le cas d\u2019enregistrements sonores, repr\u00e9senter ou ex\u00e9cuter en public l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e au moyen d\u2019une transmission audionum\u00e9rique. Ce dernier droit exclusif a \u00e9t\u00e9 introduit en 1995.<\/li>\r\n<\/ul>\r\nCes cat\u00e9gories ne correspondent pas exactement aux distinctions op\u00e9r\u00e9es par la plupart des syst\u00e8mes de copyright, notamment en mati\u00e8re de communication au public. La port\u00e9e des droits pr\u00e9sente \u00e9galement quelques particularit\u00e9s.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>225._ Le droit de reproduction_ <\/strong>Le droit de reproduction est d\u00e9fini comme le droit de reproduire l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e sous forme d\u2019exemplaires (<em>copies<\/em>) ou de phonogrammes (<em>phonorecords<\/em>)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0106(1).[\/footnote]. Les exemplaires et les phonogrammes sont quant \u00e0 eux d\u00e9finis comme les objets mat\u00e9riels dans ou sur lesquels l\u2019\u0153uvre est fix\u00e9e[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0101.[\/footnote]. L\u2019\u00e9tendue du droit de reproduction est donc d\u00e9termin\u00e9e au regard du crit\u00e8re de fixation, dont il a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 question[footnote]V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 207<\/em>.[\/footnote]. Le droit couvre donc par exemple les fixations en m\u00e9moire m\u00e9moire vive, mais ne s\u2019\u00e9tend pas aux reproductions purement transitoires[footnote]<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca2\/07-1480\/07-1480-cv_opn-2011-03-27.html\"><em>Cartoon Network v. CSC Holdings, Inc.<\/em><\/a> 536 F.3d 121, 127 (2d\u00a0Cir.\u00a02008) (une copie dans une m\u00e9moire tampon n\u2019est pas une copie car la fixation n\u2019est que transitoire)\u00a0; <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/costar-group-inc-v-loopnet-inc\"><em>CoStar Group, Inc. v. LoopNet, Inc.<\/em>,<\/a> 373 F.3d 544, 551 (4th\u00a0Cir.\u00a02004) (copies \u00e9lectroniques temporaires). V. \u00e9galement la limitation de responsabilit\u00e9 pour les interm\u00e9diaires pr\u00e9vue par la section\u00a0512, <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>268.[\/footnote].\r\n\r\nEn mati\u00e8re de phonogrammes, le droit de reproduction est d\u00e9fini comme le droit de reproduire l\u2019enregistrement sonore sous la forme de phonogrammes ou d\u2019exemplaires qui reprennent directement ou indirectement les sons r\u00e9els fix\u00e9s dans l\u2019enregistrement[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0114(b).[\/footnote]. En d\u2019autres termes, la production d\u2019un enregistrement ind\u00e9pendant contenant des sons identiques, ou qui imitent ou simulent ceux de l\u2019enregistrement sonore prot\u00e9g\u00e9, n\u2019est pas contrefaisante[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote]. La solution est donc proche de celle appliqu\u00e9e dans le domaine des droits voisins sur enregistrements.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>226._ Le droit d\u2019adaptation (<em>preparation of derivative works<\/em>)_\u00a0<\/strong>Le <em>Copyright Act<\/em> accorde \u00e0 tous les auteurs un \u00ab droit de pr\u00e9parer des \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es de l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e \u00bb (<em>right to prepare derivative works based upon the copyrighted work<\/em>)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0116(2).[\/footnote]. Ce droit est plus large qu\u2019un droit d\u2019adaptation. Rappelons en effet que l\u2019\u0153uvre d\u00e9riv\u00e9e est d\u00e9finie \u00e0 la section\u00a0101 comme \u00ab\u00a0une \u0153uvre cr\u00e9\u00e9e sur la base d\u2019une ou plusieurs \u0153uvres pr\u00e9existantes, par exemple une traduction, un arrangement musical, une adaptation sous forme de drame ou de roman, une version cin\u00e9matographique, un enregistrement sonore, une reproduction artistique, une version abr\u00e9g\u00e9e ou condens\u00e9e ou toute autre forme sous laquelle une \u0153uvre peut \u00eatre refondue, transform\u00e9e ou adapt\u00e9e\u00a0\u00bb[footnote]Traduction OMPI.[\/footnote]. La d\u00e9finition vise \u00e9galement \u00ab\u00a0une \u0153uvre comprenant des r\u00e9visions r\u00e9dactionnelles, des annotations, des \u00e9laborations ou toutes autres modifications constituant, dans leur ensemble, une \u0153uvre de l\u2019esprit originale\u00a0\u00bb.\r\n\r\nCe droit a une port\u00e9e moins grande en mati\u00e8re de phonogrammes. Aux termes de la section 114, il est limit\u00e9 au droit de cr\u00e9er une \u0153uvre d\u00e9riv\u00e9e dans laquelle les sons fix\u00e9s dans l\u2019enregistrement sonore font l\u2019objet d\u2019un nouvel arrangement, sont remix\u00e9s ou sont modifi\u00e9s d\u2019une autre mani\u00e8re dans leur encha\u00eenement ou leur qualit\u00e9[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 114(b).[\/footnote]. L\u2019\u00e9chantillonnage (<em>sampling<\/em>) d\u2019extraits musicaux constitue un exemple d\u2019oeuvre d\u00e9riv\u00e9e sanctionn\u00e9e par ce texte[footnote]<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/bridgeport-music-v-dimension-films\"><em>Bridgeport Music, Inc. v. Dimension Films<\/em><\/a>, 410 F.3d 792, 800-02 (6th\u00a0Cir.\u00a02005). Mais excluant la contrefa\u00e7on au motif que l\u2019emprunt <em>de minimis<\/em>, V.\u00a0<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/newton-v-diamond-6\"><em>Newton v. Diamond<\/em><\/a>, 349 F.3d 591 (9th Cir. 2003) (\u00e9chantillonnage de trois notes).[\/footnote]. En revanche, la reprise ou l'imitation des sons enregistr\u00e9s au travers d'un enregistrement ind\u00e9pendant n\u2019est jamais contrefaisante[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 114(b).[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>227._ Le droit de distribution publique_ <\/strong>La section\u00a0106(3) conf\u00e8re \u00e0 tous les titulaires de copyright le droit exclusif de \u00ab\u00a0distribuer dans le public des exemplaires ou des phonogrammes de l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e, par la vente ou un autre mode de transfert de la propri\u00e9t\u00e9, ou par louage, location ou pr\u00eat\u00a0\u00bb. La d\u00e9finition du droit de distribution est proche, mais ne co\u00efncide pas exactement avec celle de la publication, qui couvre certains actes d\u2019offres \u00e0 la distribution[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0101. La jurisprudence majoritaire distingue les deux concepts.[\/footnote].\r\n\r\nUne difficult\u00e9 propre au droit de distribution concerne le point de savoir si la seule mise \u00e0 disposition non autoris\u00e9e, sans distribution effective de la part de celui qui met \u00e0 disposition, est couverte par le droit exclusif. Certaines d\u00e9cisions ont adopt\u00e9 une interpr\u00e9tation large du droit de distribution, couvrant la simple mise \u00e0 disposition d\u2019un livre dans une biblioth\u00e8que[footnote]<a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/us\/591481c3add7b04934489ef9\"><em>Hotaling v. Church of Jesus Christ of Latter-Day Saints<\/em><\/a>, 118 F.3d 199 [4th Cir. 1997] : \u00ab Lorsqu\u2019une biblioth\u00e8que publique ajoute des \u0153uvres \u00e0 sa collection, inclut l\u2019\u0153uvre dans son index ou catalogue, et rend l\u2019\u0153uvre accessible au pr\u00eat ou \u00e0 la lecture publique, elle a effectu\u00e9 les \u00e9tapes n\u00e9cessaires \u00e0 une distribution au public [au sens du paragraphe 106(3) pr\u00e9cit\u00e9] \u00bb. Cette position a \u00e9t\u00e9 suivie dans d\u2019autres affaires, trait\u00e9es dans le 5e circuit (<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/arista-records-llc-v-greubel\"><em>Arista Records LLC v. Greubel<\/em><\/a>, 453 F.Supp.2d 961, 969-70 [ND Tex. 2006] et <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/warner-bros-records-16\"><em>Warner Bros. <\/em><em>Records, Inc. v. Payne<\/em><\/a>, n\u00b0\u00a0W-06-CA-051, 2006 WL 2844415 [WD Tex. July 17, 2006]). Elle semble \u00e9galement avoir \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e par la Cour d\u2019appel du troisi\u00e8me circuit en 2001 dans l\u2019affaire <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/a&amp;mrecords-napster-9thcir2001.pdf\"><em>A&amp;M Records, Inc. v. Napster, Inc.<\/em><\/a>, 239 F.3d 1004 [9th Cir. 2001]), l\u2019une des premi\u00e8res \u00e0 aborder la question des mises \u00e0 disposition sur les r\u00e9seaux pair-\u00e0-pair : \u00ab Les utilisateurs de Napster qui chargent les noms de fichiers dans l\u2019index de recherche afin que d\u2019autres puissent copier violent les droits de distribution du demandeur \u00bb.[\/footnote]. Le d\u00e9bat s\u2019est poursuivi \u00e0 propos de la mise \u00e0 disposition et l\u2019\u00e9change de fichiers musicaux au travers du logiciel Kazaa (V. <a href=\"https:\/\/app.ediscoveryassistant.com\/case_law\/15520-motown-record-co-v-depietro\"><em>Motown Record Co., LP v. DePietro<\/em><\/a>, No.\u00a004-cv-2246, 2007 WL\u00a0576284 (E.D. Pa. Feb. 16, 2007). Dans cet affaire, la Cour a consid\u00e9r\u00e9 qu\u2019 \u00ab\u00a0un demandeur \u00e0 l\u2019action en contrefa\u00e7on de son droit exclusif de distribution peut \u00e9tablir la contrefa\u00e7on par la preuve de la distribution effective ou par la preuve d\u2019offres de distribution, c\u2019est-\u00e0-dire en prouvant que le d\u00e9fendeur a \u00ab\u00a0mis \u00e0 disposition\u00a0\u00bb (<em>made available<\/em>) l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e\u00a0\u00bb. Au soutien de son interpr\u00e9tation la Cour de district invoque la d\u00e9cision <em>Napster<\/em> pr\u00e9cit\u00e9e, mais \u00e9galement l\u2019opinion \u00e9mise en 2002 par le <em>Register of Copyrights<\/em>, Marybeth Peters, dans une lettre adress\u00e9e dans le cadre d\u2019une audition du Congr\u00e8s sur la contrefa\u00e7on sur les r\u00e9seaux pair-\u00e0-pair). Contra, V. par exemple <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/atlantic-recording-corporation-v-brennan-2\"><em>Atlantic Recording Corp. v. Brennan<\/em><\/a>, 534\u00a0F. Supp.2d 278 (2008)\u00a0; London-Sire Records, 542 F.Supp.2d 153 (2008).[\/footnote]. Cependant dans l\u2019affaire <em>New York Times Co. v. Tasini<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/533\/483\/\">533\u00a0U.S.\u00a0483, 498 (2001)<\/a>.[\/footnote], la Cour supr\u00eame a jug\u00e9 que la mise \u00e0 disposition payante, pour t\u00e9l\u00e9chargement, de copies \u00e9lectroniques d\u2019une \u0153uvre au travers des r\u00e9seaux de communication \u00e9lectronique pouvait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une distribution de copies au public par vente.\r\n\r\n\u00c0 noter que les \u00c9tats-Unis consid\u00e8rent que la combinaison d\u2019un droit de distribution largement d\u00e9fini, et des droits de repr\u00e9sentation et d\u2019exposition, est conforme aux exigences des Trait\u00e9s OMPI de 1996, et rend d\u00e8s lors inutile la transposition d\u2019une d\u00e9finition large du droit de communication au public incluant le droit de mise \u00e0 disposition[footnote]H.R. Rep. n\u00b0\u00a0105-155, pt. I, 9 [1998].[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>228._ L\u2019\u00e9puisement du droit de distribution (<em>first sale<\/em>) et ses limites_\u00a0<\/strong>Aux \u00c9tats-Unis, les premiers litiges en mati\u00e8re d\u2019\u00e9puisement sont apparus au xixesi\u00e8cle et sont notamment li\u00e9s \u00e0 l\u2019apparition de restrictions sur l\u2019utilisation ou la revente de produits vendus (<em>post-sales restraints<\/em>)[footnote]V. Z. Chafee, \u00ab\u00a0Equitable Servitudes on Chattels\u00a0\u00bb, 41\u00a0<em>Harv. L.\u00a0Rev<\/em>. 945 (1928).[\/footnote]. En copyright, la Cour supr\u00eame a consacr\u00e9 la th\u00e9orie de l\u2019\u00e9puisement en 1908 dans sa d\u00e9cision <em>Bobbs-Merrill Co. v. Straus<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/210\/339\/\">210\u00a0U.S.\u00a0339, 350 (1908)<\/a>.[\/footnote]. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, le <em>Copyright Act<\/em> conf\u00e9rait au titulaire du copyright dans un livre \u00ab\u00a0le droit exclusif de le vendre\u00a0\u00bb[footnote]<em>Copyright Act<\/em> de 1790, section\u00a01.[\/footnote]. En l\u2019esp\u00e8ce, l\u2019\u00e9diteur avait ins\u00e9r\u00e9 dans l\u2019ouvrage une notice interdisant sa revente \u00e0 un prix inf\u00e9rieur \u00e0 celui fix\u00e9, sous peine d\u2019action en contrefa\u00e7on. Il avait par la suite assign\u00e9 un distributeur en contrefa\u00e7on \u00e0 raison de la violation de cette clause. La Cour supr\u00eame avait rejet\u00e9 cette demande en consid\u00e9rant que\u00a0:\r\n\r\n\u00ab\u00a0Ajouter au droit exclusif de vendre l\u2019autorit\u00e9 de contr\u00f4ler toute vente future au d\u00e9tail, par une mention que de telles ventes doivent avoir lieu \u00e0 un prix fix\u00e9, aboutirait \u00e0 conf\u00e9rer un droit non inclus dans les termes de la loi et, \u00e0 notre sens, \u00e0 \u00e9tendre sa port\u00e9e, par voie d\u2019interpr\u00e9tation, au-del\u00e0 de l\u2019intention du l\u00e9gislateur.\u00a0\u00bb[footnote]Notre traduction.[\/footnote]\r\n\r\nLe Congr\u00e8s codifia alors la doctrine dite de <em>first sale<\/em> (premi\u00e8re vente) au paragraphe\u00a041 du <em>Copyright Act<\/em> de 1909[footnote]Codifi\u00e9e au \u00a7 27, 17 U.S.C.[\/footnote], qui disposait alors :\r\n\r\n\u00ab\u00a0Le copyright est distinct de la propri\u00e9t\u00e9 de l\u2019objet mat\u00e9riel prot\u00e9g\u00e9, et la vente ou le transfert, par don ou autrement, de l\u2019objet mat\u00e9riel n\u2019entra\u00eene pas un transfert du copyright, tout comme la cession du copyright n\u2019entra\u00eene pas un transfert de la propri\u00e9t\u00e9 de l\u2019objet mat\u00e9riel\u00a0; mais rien dans le pr\u00e9sent Titre ne saurait interdire, emp\u00eacher ou restreindre le transfert d\u2019un exemplaire quelconque d\u2019une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e par copyright dont la possession aurait \u00e9t\u00e9 obtenue de mani\u00e8re licite.\u00a0\u00bb\r\n\r\nLe principe est d\u00e9sormais inscrit au paragraphe\u00a0109(a) du <em>Copyright Act<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0109(a).[\/footnote], qui dispose\u00a0:\r\n\r\n\u00ab\u00a0a) Nonobstant les dispositions de la section\u00a0106(3) [droit exclusif de distribution], le propri\u00e9taire d\u2019un exemplaire ou d\u2019un phonogramme d\u00e9termin\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 licitement en vertu du pr\u00e9sent titre, ou toute personne autoris\u00e9e par ledit propri\u00e9taire, a le droit de vendre cet exemplaire ou ce phonogramme ou de s\u2019en dessaisir de toute autre mani\u00e8re sans l\u2019autorisation du titulaire du copyright.\u00a0\u00bb[footnote]\u00ab\u00a0<em>(a) Notwithstanding the provisions of section 106(3), the owner of a particular copy or phonorecord lawfully made under this title, or any person authorized by such owner, is entitled, without the authority of the copyright owner, to sell or otherwise dispose of the possession of that copy or phonorecord.<\/em>\u00a0\u00bb[\/footnote]\r\n\r\nIl a \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9 en dehors de toute restriction pr\u00e9alable expresse, mais \u00e9galement en pr\u00e9sence de clauses \u00e9tiquettes restrictives appos\u00e9es sur les produits[footnote]<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/umg-recordings-inc-v-augusto\"><em>UMG Recordings, Inc. v. Troy August<\/em><em>o<\/em><\/a>, 628 F.3d 1175 (9th\u00a0Cir.\u00a02011). L\u2019affaire portait sur la revente non autoris\u00e9e sur eBay d\u2019exemplaires de CDs musicaux distribu\u00e9s dans un cadre uniquement promotionnel \u00e0 des critiques et des animateurs radio. Ces disques contenaient des mentions pr\u00e9cisant que l\u2019usage autoris\u00e9 \u00e9tait uniquement un usage personnel ou promotionnel et interdisant les reventes. Le producteur avait assign\u00e9 le vendeur pour contrefa\u00e7on de copyright par distribution non autoris\u00e9e d\u2019exemplaires de ses \u0153uvres (17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0501(a), (b), 106(3)). Le revendeur pr\u00e9tendait que la distribution initiale des copies constituait un transfert de la propri\u00e9t\u00e9 des supports, et qu\u2019\u00e0 ce titre la doctrine de l\u2019\u00e9puisement devait s\u2019appliquer. Le producteur, s\u2019appuyant sur les \u00ab\u00a0clauses \u00e9tiquettes\u00a0\u00bb port\u00e9es sur les CDs, r\u00e9pondait que la distribution avait pris la forme d\u2019une simple licence, et qu\u2019\u00e0 ce titre la doctrine de <em>first sale<\/em> ne pouvait s\u2019appliquer. La Cour d\u2019appel, comme la cour de district avant elle, consid\u00e8re qu\u2019un transfert de propri\u00e9t\u00e9 des exemplaires a bien eu lieu, et que l\u2019\u00e9puisement des droits s\u2019applique aux copies revendues. Elle pr\u00e9cise\u00a0: \u00ab\u00a0Notre conclusion que les destinataires ont acquis la propri\u00e9t\u00e9 des CDs se fonde largement sur la nature de la distribution [par le producteur]. Premi\u00e8rement, les CDs promotionnels ont \u00e9t\u00e9 distribu\u00e9s aux destinataires sans accord pr\u00e9alable particulier concernant ces exemplaires. Les CDs ne sont pas num\u00e9rot\u00e9s, et aucune tentative n\u2019a \u00e9t\u00e9 faite pour garder trace de ces exemplaires ou des utilisations qui en ont \u00e9t\u00e9 faites. Comme nous l\u2019avons expliqu\u00e9 (...), bien que [le producteur] ait plac\u00e9 des restrictions \u00e9crites sur les \u00e9tiquettes des CDs, il n\u2019a pas d\u00e9montr\u00e9 que ces restrictions port\u00e9es sur les \u00e9tiquettes constituent un accord de licence\u00a0\u00bb.[\/footnote].\r\n\r\nLe <em>Copyright Act<\/em> pr\u00e9voit une seule exception au principe d\u2019\u00e9puisement, qui porte sur la location de phonogrammes[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0109(b)(1)(A), introduite par le Record Rental Amendment Act de 1984. V. Cependant <em><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/brilliance-audio-inc-v-haights-cross-communications-wdmich-2004?resultsNav=false\">Brilliance Audio, Inc. v. Haights Cross Communications, Inc.<\/a>, <\/em>474 F. 3d 365 (2007) (jug\u00e9 que cette exception ne s\u2019applique qu\u2019aux phonogrammes reproduisant des \u0153uvres musicales, \u00e0 l\u2019exclusion des livres sonores).[\/footnote].\r\n\r\nA noter que l'\u00e9puisement ne s'applique pas en principe au t\u00e9l\u00e9chargement de copies num\u00e9riques[footnote]<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca2\/16-2321\/16-2321-2018-12-12.html\">Capitol Records v. ReDigi<\/a>, 934 F. Supp. 2d 640 (SDNY 2013). V. cependant l'ordonnance rendue par La cour de district pour le district central de Californie le 20 f\u00e9vrier 2018 dans l'affaire <a href=\"https:\/\/dockets.justia.com\/docket\/california\/cacdce\/2:2017cv08655\/695478\">Disney v. Redbox automated Retail<\/a> (aff. CV 17-08655 DDP). Dans cette affaire, la Cour de district avait notamment relev\u00e9 un abus de copyright (copyright misuse) de Disney, \u00e0 raison de certaines interdictions d'usage ou de transfert de versions num\u00e9riques de ses films. En l'esp\u00e8ce la soci\u00e9t\u00e9 Redbox achetait dans le commerce des packs Blu-Ray \/ DVD \/ t\u00e9l\u00e9chargement de Disney, et offrait ces \u00e9l\u00e9ments \u00e0 la vente de mani\u00e8re s\u00e9par\u00e9e, en d\u00e9pit de l'interdiction des ventes s\u00e9par\u00e9es appos\u00e9e par Disney sur l'emballage de ses produits. Disney avait alors assign\u00e9 Redbox en contrefa\u00e7on et violation de l'interdiction contractuelle des ventes s\u00e9par\u00e9es. La cour s'appuie sur la jurisprudence rendue en mati\u00e8re de logiciels (notamment <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca9\/14-16994\/14-16994-2017-01-19.html\">Norcia v. Samsung Telecoms<\/a>, 845 F.3d 1279, 9th Cic. 2017), et juge que clause-\u00e9tiquette ne constitue pas une licence, et qu'en toute hypoth\u00e8se les conditions pos\u00e9es par la jurisprudence pour une acceptation de ce type de licences ne sont pas remplies (\u00ab <em>Unlike the box-top language in Lexmark [421 F. 3d 981, 9th cir., 2005] Disney's phrase does not identify the existence of a license offer in the first instance, let alone identify the nature of any consideration, specify any means of acceptance, or indicate that the consumer's decision to open the box will constitute assent. In the absence of any such indications that an offer was being made, Redbox's silence cannot reasonably be interpreted as assent to a restrictive license<\/em> \u00bb). La cour consid\u00e8re \u00e9galement que consid\u00e8re que les termes de la licence de t\u00e9l\u00e9chargement, qui impliquent un t\u00e9l\u00e9chargement par le seul propri\u00e9taire du pack achet\u00e9, entrent en conflit avec le principe d'\u00e9puisement des droits inscrit au paragraphe 109, a du <em>Copyright Act<\/em>. D\u00e8s lors, l'utilisation faite par Disney du copyright dans les exemplaires contredit l'int\u00e9r\u00eat public consacr\u00e9 par le <em>Copyright Act<\/em>, et constitue un abus de copyright.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>229._ Le droit de contr\u00f4ler l\u2019importation et l\u2019exportation et la question de l\u2019\u00e9puisement international_ <\/strong>Le droit de contr\u00f4ler l\u2019importation et l\u2019exportation est vis\u00e9 \u00e0 la section\u00a0602 du <em>Copyright Act<\/em>[footnote]17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0602. La prohibition expresse de l\u2019exportation non autoris\u00e9e (17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0602(a)(2)) a \u00e9t\u00e9 introduite en 2008.[\/footnote]. En mati\u00e8re d\u2019importation, la section\u00a0602(a)(1) dispose\u00a0:\r\n\r\n\u00ab\u00a0L\u2019importation aux \u00c9tats-Unis, sans l\u2019autorisation du titulaire du copyright en vertu du pr\u00e9sent titre, d\u2019exemplaires ou de phonogrammes d\u2019une \u0153uvre acquis en dehors des \u00c9tats-Unis constitue une atteinte au droit exclusif de distribution d\u2019exemplaires ou de phonogrammes pr\u00e9vu \u00e0 la section\u00a0106, susceptible de poursuites en vertu de la section\u00a0501.\u00a0\u00bb[footnote]\u00ab\u00a0<em>Importation into the United States, without the authority of the owner of copyright under this title, of copies or phonorecords of a work that have been acquired outside the United States is an infringement of the exclusive right to distribute copies or phonorecords under section 106, actionable under section 501.<\/em>\u00a0\u00bb[\/footnote]\r\n\r\nIl en r\u00e9sulte, s\u2019agissant des importations parall\u00e8les, un conflit apparent entre le principe d\u2019\u00e9puisement d\u00e9fini par la section\u00a0109(a) et la cons\u00e9cration d\u2019un pouvoir de contr\u00f4ler les importations dans la section\u00a0602(a)(1).\r\n\r\nLa Cour supr\u00eame a eu l\u2019occasion de se prononcer sur l\u2019articulation de ces dispositions en 1998 dans l\u2019affaire <em>Quality King Distributors, Inc. v.\u00a0L\u2019Anza Research International, Inc<\/em>.[footnote]523 U.S. 135 (1998).[\/footnote], qui concernait l\u2019importation aux \u00c9tats-Unis de produits de cosm\u00e9tiques fabriqu\u00e9s aux \u00c9tats-Unis, mais distribu\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. La Cour supr\u00eame avait alors fait pr\u00e9valoir les dispositions de la section 109(a) sur celles de la section 602(a). Cependant, comme indiqu\u00e9 l\u2019affaire concernait des biens fabriqu\u00e9s aux \u00c9tats-Unis, et la Cour ne s\u2019est pas pronon\u00e7\u00e9e pas sur la question des biens fabriqu\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9tranger.\r\n\r\nElle le fera en 2013 dans l\u2019affaire <em>Kirtsaeng v. Wiley<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/579\/15-375\/\">568\u00a0US (2013)<\/a>, No.\u00a011-697, 2013 WL 1104736 (Mar. 19, 2013). V. P.\u00a0Kamina, <em>L\u2019\u00e9puisement international du copyright aux \u00c9tats-Unis<\/em>. Comprendre <em>Kirtsaeng v. Wiley<\/em>, Com. comm. \u00e9lectr. juillet 2013, p.\u00a014.[\/footnote]. L\u2019affaire avait \u00e9t\u00e9 initi\u00e9e par John\u00a0Wiley &amp; Sons, \u00e9diteur d\u2019ouvrages universitaires vendus aux \u00c9tats-Unis, mais \u00e9galement en dehors des \u00c9tats-Unis o\u00f9 ils sont alors imprim\u00e9s et publi\u00e9s par des filiales locales. M.\u00a0Kirtsaeng, \u00e9tudiant de nationalit\u00e9 tha\u00eflandaise, s\u2019\u00e9tait livr\u00e9 pendant ses \u00e9tudes aux \u00c9tats-Unis \u00e0 un commerce d\u2019ouvrages \u00e9dit\u00e9s par Wiley, qu\u2019il importait de Tha\u00eflande et revendait aux \u00c9tats-Unis. Wiley avait alors assign\u00e9 M.\u00a0Kirtsaeng pour contrefa\u00e7on de copyright, et plus pr\u00e9cis\u00e9ment pour violation des dispositions des paragraphes\u00a0106(3) (droit exclusif de distribution) et 602 (importations non autoris\u00e9es) du <em>Copyright Act<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0106(3) et 602.[\/footnote]. Pour sa d\u00e9fense, M.\u00a0Kirtsaeng invoquait les dispositions pr\u00e9cit\u00e9es du paragraphe\u00a0109(a). Il faisait valoir que les livres avaient \u00e9t\u00e9 fabriqu\u00e9s licitement au sens de ce texte et qu\u2019il les avait acquis licitement. La question pos\u00e9e \u00e9tait donc de savoir si le paragraphe\u00a0109(a) est applicable aux exemplaires d\u2019\u0153uvres fabriqu\u00e9es licitement \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Par un vote \u00e0 6-3 la Cour supr\u00eame r\u00e9pond par l\u2019affirmative, en infirmant sur ce point la position de la Cour de district et de la Cour d\u2019appel. Cette d\u00e9cision aboutit, avec l\u2019arr\u00eat <em>Quality King distributors,<\/em> \u00e0 l\u00e9gitimer toutes les importations parall\u00e8les d\u2019exemplaires licites d\u2019\u0153uvres, qu\u2019ils soient fabriqu\u00e9s aux \u00c9tats-Unis ou \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. La lib\u00e9ralisation du march\u00e9 gris est donc totale, et sans pr\u00e9c\u00e9dent.\r\n\r\nQuelques questions demeurent cependant sur la port\u00e9e de cet \u00e9puisement[footnote]Tout d\u2019abord, sur la possibilit\u00e9 d\u2019\u00e9tendre ou non ce principe aux copies num\u00e9riques d\u2019\u0153uvres. <em>A priori<\/em>, compte tenu des textes applicables une telle extension para\u00eet improbable. En toute hypoth\u00e8se, la r\u00e9ponse donn\u00e9e sera \u00e0 mettre en parall\u00e8le avec la position adopt\u00e9e par la CJUE dans son arr\u00eat <em>Usedsoft <\/em>(CJUE, 3\u00a0juill. 2012, affaire\u00a0<a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/liste.jsf?num=C-128\/11&amp;language=FR\">C-128\/11<\/a>, <em>UsedSoft GmbH v. Oracle International Corp.,\u00a0<\/em>V. C.\u00a0Caron, \u00ab\u00a0Le programme d\u2019ordinateur selon la Cour de justice (II)\u00a0: la vente d\u2019une copie immat\u00e9rielle de programme vaut \u00e9puisement du droit\u00a0!\u00a0\u00bb, <em>Com. Comm. \u00e9lectr.<\/em> n\u00b0\u00a010, Octobre 2012, comm. 106).Ensuite, sur l\u2019\u00e9tendue de la r\u00e8gle au regard des pratiques contractuelles de mise \u00e0 disposition. La section\u00a0109(a) vise en effet le propri\u00e9taire d\u2019un exemplaire. Ce langage comprend-il les simples locataires ou d\u00e9tenteurs\u00a0? Dans la n\u00e9gative, les industries culturelles ne seront-elles pas incit\u00e9es \u00e0 mettre en \u0153uvre de nouveaux mod\u00e8les de mise \u00e0 disposition pour contourner l\u2019\u00e9puisement\u00a0?[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>230._ Le droit de repr\u00e9sentation publique_ <\/strong>Le droit de \u00ab\u00a0repr\u00e9senter ou ex\u00e9cuter en public l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e\u00a0\u00bb n\u2019est conf\u00e9r\u00e9 qu\u2019aux auteurs d\u2019\u0153uvres litt\u00e9raires, musicales, dramatiques et chor\u00e9graphiques, de pantomimes et d\u2019\u0153uvres audiovisuelles[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0106(4).[\/footnote]. Ainsi les titulaires du copyright sur des \u0153uvres artistiques ou architecturales ne peuvent s\u2019opposer \u00e0 la repr\u00e9sentation publique de leurs oeuvres. Le copyright dans un enregistrement sonore ne conf\u00e8re \u00e0 son titulaire qu\u2019un droit de repr\u00e9sentation limit\u00e9 \u00e0 la transmission audionum\u00e9rique[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0106(6). V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>199.[\/footnote].\r\n\r\n\u00ab\u00a0Repr\u00e9senter ou ex\u00e9cuter\u00a0\u00bb une \u0153uvre signifie la r\u00e9citer, la pr\u00e9senter, la jouer, la danser ou l\u2019interpr\u00e9ter, soit directement, soit par l\u2019interm\u00e9diaire de tout dispositif ou proc\u00e9d\u00e9 ou, dans le cas d\u2019un film cin\u00e9matographique ou de toute autre \u0153uvre audiovisuelle, en montrer les images dans quelque ordre que ce soit ou rendre audibles les sons qui l\u2019accompagnent[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0101.[\/footnote]. Jug\u00e9 que la transmission sur les r\u00e9seaux de communication \u00e9lectronique ne constitue une repr\u00e9sentation que si elle s\u2019accompagne d\u2019une perception simultan\u00e9e de l\u2019\u0153uvre par l\u2019utilisateur final[footnote]<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/us-v-american-society-of-composers-09-0539-cv-2nd-cir-9-28-2010\"><em>United States v. ASCAP<\/em><\/a>, 627 F.3d 64, 72-75 (2d\u00a0Cir.\u00a02010).[\/footnote]. \u00c0 d\u00e9faut, la transmission tombera, le cas \u00e9ch\u00e9ant, sous le coup du droit de distribution[footnote]V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>227.[\/footnote]. Aux termes de la section 101 du <em>Copyright Act<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0101.[\/footnote], l\u2019expression repr\u00e9senter ou ex\u00e9cuter, ou pr\u00e9senter, une \u0153uvre \u00ab\u00a0en public\u00a0\u00bb signifie\u00a0:\r\n\r\n\u00ab\u00a01) la repr\u00e9senter ou l\u2019ex\u00e9cuter, ou la pr\u00e9senter, en un lieu accessible au public ou en tout lieu o\u00f9 sont r\u00e9unies un nombre important de personnes \u00e9trang\u00e8res au cercle normal d\u2019une famille et de son entourage[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0101. V. <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/712\/1257\/1475667\/\"><em>Fermata Int\u2019l Melodies Inc. v. Champions Golf Inc.<\/em><\/a>, 712 F. Supp. 1257, 1260 (SD\u00a0Tex. 1989) (repr\u00e9sentation devant une vingtaine d\u2019invit\u00e9s dans le salon d\u2019un club de golf priv\u00e9 est une repr\u00e9sentation publique), <em>aff\u2019d mem.<\/em>, 915 F.2d 1567 (5th\u00a0Cir.\u00a01990).[\/footnote]\u00a0; ou\r\n\r\n2) transmettre ou communiquer de toute autre mani\u00e8re une repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution, ou une pr\u00e9sentation, de l\u2019\u0153uvre en tout lieu sp\u00e9cifi\u00e9 au sous-alin\u00e9a\u00a01) ou bien au public, au moyen d\u2019un dispositif ou d\u2019un proc\u00e9d\u00e9, que les membres du public qui peuvent recevoir une telle transmission ou communication la re\u00e7oivent dans le m\u00eame lieu ou dans des lieux diff\u00e9rents, au m\u00eame moment ou \u00e0 des moments diff\u00e9rents.\u00a0\u00bb[footnote]Cette pr\u00e9cision apport\u00e9e par le\u00a0<em>Copyright Act\u00a01976<\/em>\u00a0avait pour but de couvrir la retransmission non autoris\u00e9e des programmes diffus\u00e9s par voie hertzienne au travers d\u2019antennes collectives ou sur les r\u00e9seaux c\u00e2bl\u00e9s (CATV), auparavant jug\u00e9e non contrefaisante par la Cour supr\u00eame (<a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/415\/394\/\"><em>Teleprompter Corp. v.\u00a0Columbia Broad.Sys., Inc.<\/em><\/a>, 415\u00a0U.S.\u00a0394, 405 (1974)).[\/footnote]\r\n\r\nLa repr\u00e9sentation publique couvre la transmission de vid\u00e9ogrammes dans les chambres d\u2019h\u00f4tel[footnote]<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/749\/154\/359393\/\"><em>Columbia Pictures Industries, Inc. v. Redd Horne, Inc.<\/em><\/a>, 749 F.2d 154 (3d\u00a0Cir.\u00a01984)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/612\/315\/1576682\/\"><em>Columbia Pictures Industries, Inc. v. Aveco, Inc.<\/em><\/a>, 800 F.2d 59 (3d\u00a0Cir.\u00a01986). Mais pas la location de vid\u00e9odisques aux client pour visionnage sur l\u2019\u00e9quipement install\u00e9 dans leurs chambres\u00a0: <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/columbia-pictures-v-professional-real-estate\"><em>Columbia Pictures Industries, Inc. v. Professional Real Estate Investors, Inc.<\/em><\/a>, 866 F.2d 278, 281 (9th Cir. 1989).[\/footnote], ainsi que les transmissions lin\u00e9aires (t\u00e9l\u00e9vision, radio, musique) (<em>streaming<\/em>) et non lin\u00e9aires (VOD) sur les r\u00e9seaux de communication \u00e9lectronique[footnote]Sur le <em>streaming<\/em>, v. I Calboti, <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/ajcl\/article\/70\/Supplement_1\/i220\/6766957\"><em>Legal Perspectives on the Streaming Industry, The United States<\/em><\/a>, 10-2022 American Journal of Comparative Law.\u00a0V. \u00e9galement, sur le cas particulier des services de magn\u00e9toscopes \u00e0 distance, <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca2\/07-1480\/07-1480-cv_opn-2011-03-27.html\"><em>Cartoon Network LP v. CSC Holdings, Inc.<\/em><\/a>, 536 F.3d 121 (2d Cir. 2008). En l\u2019esp\u00e8ce le d\u00e9bat portait sur une \u00e9ventuelle contrefa\u00e7on directe au travers de trois s\u00e9ries d\u2019actes distincts relev\u00e9s par les demandeurs, consistant dans (a) la mise en m\u00e9moire tampon, automatique et pour des raisons techniques, des donn\u00e9es des flux de programmes avant m\u00eame toute demande des clients, (b) la copie des contenus sur les serveurs permettant leur visualisation \u00e0 la demande de ses clients, et (c) la transmission des programmes en <em>streaming<\/em> aux clients. La Cour f\u00e9d\u00e9rale consid\u00e8re tout d\u2019abord que la mise en m\u00e9moire tampon ne contrefait pas le droit de reproduction des ayants droit dans la mesure o\u00f9 elle trop courte et transitoire pour constituer une \u00ab\u00a0fixation\u00a0\u00bb au sens de la d\u00e9finition l\u00e9gale du droit de reproduction. Elle juge ensuite que la r\u00e9alisation de copies de programmes sur les serveurs pour visualisation ult\u00e9rieure est le fait de l\u2019utilisateur du service. Elle consid\u00e8re enfin que les actes de diffusion par <em>streaming<\/em> relev\u00e9s ne sont pas constitutifs d\u2019actes de repr\u00e9sentation publique, dans la mesure o\u00f9 chaque enregistrement individuel n\u2019est destin\u00e9 qu\u2019\u00e0 une seule personne. A noter qu\u2019elle ne se prononce pas sur la question d\u2019une \u00e9ventuelle incitation \u00e0 la contrefa\u00e7on.[\/footnote]. La Cour supr\u00eame a \u00e9galement r\u00e9cemment appliqu\u00e9 le droit exclusif \u00e0 un syst\u00e8me de retransmissions individuelles \u00e0 domicile par Internet de programmes capt\u00e9s sur le r\u00e9seau hertzien[footnote]<a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/573\/431\/\"><em>ABC, Inc. v. Aero, Inc.<\/em><\/a>, 134 S.\u00a0Ct. 2498 (U.S. 2014). Le service en cause permettait \u00e0 des abonn\u00e9s de regarder \u00e0 partir d\u2019une connexion Internet la quasi-totalit\u00e9 des programmes diffus\u00e9s par voie hertzienne simultan\u00e9ment \u00e0 leur diffusion. Ce service\u00a0reposait sur la mise en place par l\u2019op\u00e9rateur d\u2019antennes de r\u00e9ception d\u00e9di\u00e9es chacune \u00e0 un abonn\u00e9 pour la dur\u00e9e de la transmission. Les programmes s\u00e9lectionn\u00e9s \u00e9taient donc capt\u00e9s puis transcod\u00e9s et transmis \u00e0 la demande de l\u2019abonn\u00e9. Chaque transmission restait propre \u00e0 l\u2019abonn\u00e9. Selon la Cour, une entit\u00e9 qui communique les m\u00eames images et les m\u00eames sons perceptibles au m\u00eame moment \u00e0 des personnes multiples, \u00ab\u00a0<em>transmet (...) une repr\u00e9sentation<\/em>\u00a0\u00bb \u00e0 ces personnes, qui constituent le m\u00eame \u00ab\u00a0public\u00a0\u00bb au sens du\u00a0<em>Copyright Act<\/em>.[\/footnote]<em>.<\/em>\r\n\r\n\u00c0 noter cependant que des exceptions et licences l\u00e9gales sont applicables \u00e0 certains actes de retransmission, dont il sera question plus loin[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0110(5)(A), 17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0111(a)(1), 17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0111(c)-(f)\u00a0; 17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0119\u00a0; 17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0122. V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>230.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>231._ Le droit de pr\u00e9sentation publique_<\/strong>\u00a0Le \u00ab droit de pr\u00e9senter en public l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e\u00bb est conf\u00e9r\u00e9 aux auteurs d\u2019\u0153uvres litt\u00e9raires, musicales, dramatiques et chor\u00e9graphiques, de pantomimes ainsi que pour les \u0153uvres de peinture, des arts graphiques ou de sculpture, et pour les images isol\u00e9es d\u2019un film cin\u00e9matographique ou de toute autre \u0153uvre audiovisuelle[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 106(5).[\/footnote]. Seuls sont exclus les enregistrements sonores et les \u0153uvres d\u2019architecture.\r\n\r\n\u00ab\u00a0Pr\u00e9senter\u00a0\u00bb une \u0153uvre signifie en montrer un exemplaire, soit directement, soit au moyen d\u2019un film, d\u2019une diapositive, d\u2019une image t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e ou de tout autre dispositif ou proc\u00e9d\u00e9 ou, dans le cas d\u2019un film cin\u00e9matographique ou de toute autre \u0153uvre audiovisuelle, en montrer des images isol\u00e9es ne formant pas une s\u00e9quence[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0101.[\/footnote]. La pr\u00e9sentation d\u2019images sur un site Internet constitue \u00e9galement une exposition publique[footnote]V. <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca9\/06-55405\/0655405-2011-02-26.html\"><em>Perfect 10, Inc. v. Amazon.com, Inc.<\/em><\/a>, 508 F.3d 1146 (9th\u00a0Cir.\u00a02007) (service Google image, en l\u2019esp\u00e8ce contrefa\u00e7on \u00e9cart\u00e9e par application du <em>fair use<\/em>, V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>224.[\/footnote], de m\u00eame qu\u2019une pr\u00e9sentation dans une \u0153uvre audiovisuelle[footnote]V. par exemple <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/920\/62\/1461534\/\"><em>Woods v. Universal City Studios, Inc.<\/em><\/a>, 920\u00a0F.\u00a0Supp. 62 (SDNY\u00a01996).[\/footnote].\r\n\r\nLa d\u00e9finition du public est la m\u00eame que pour le droit de repr\u00e9sentation[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote].\r\n\r\nUne limite importante au droit de pr\u00e9sentation est inscrite dans la section\u00a0109(c) du <em>Copyright Act<\/em>, qui pr\u00e9cise que le propri\u00e9taire d\u2019un exemplaire fabriqu\u00e9 licitement, ou toute personne autoris\u00e9e par ledit propri\u00e9taire a le droit, sans le consentement du titulaire du droit d\u2019auteur, de pr\u00e9senter cet exemplaire en public, soit directement, soit par la projection d\u2019une seule image \u00e0 la fois, \u00e0 des spectateurs pr\u00e9sents sur le lieu o\u00f9 se trouve l\u2019exemplaire[footnote]\u00ab <em>Notwithstanding the provisions of section 106(5), the owner of a particular copy lawfully made under this title, or any person authorized by such owner, is entitled, without the authority of the copyright owner, to display that copy publicly, either directly or by the projection of no more than one image at a time, to viewers present at the place where the copy is located<\/em>. \u00bb[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>232._Le droit de suite_<\/strong>\u00a0Le droit de suite n\u2019est pas consacr\u00e9 au niveau f\u00e9d\u00e9ral, malgr\u00e9 plusieurs projets de loi dans ce sens pr\u00e9sent\u00e9s au Congr\u00e8s ces trente derni\u00e8res ann\u00e9es[footnote]Visual Artists\u2019 Residual Rights Act of 1978, H.R. 11403, 95th Cong. (1978) ; Visual Artists Rights Amendment of 1986, S. 2796, 99th Cong. (1986) ; Visual Artists Rights Act of 1987, S. 1619, 100th Cong. \u00a7 3 (1987) ; Equity for Visual Artists Act of 2011, S. 2000, 112th Cong. (2011) ; H.R. 3688, 112th Cong. (2011) ; American Royalties Too Act of 2015, H.R. 1881, 114th Cong (2015).[\/footnote]. Le projet initial du <em>Visual Artists Rights Act<\/em> adopt\u00e9 en 1990 contenait d\u2019ailleurs des dispositions sur le droit de suite, retir\u00e9es au cours des d\u00e9bats au Congr\u00e8s.\r\n\r\nAu niveau des \u00c9tats f\u00e9d\u00e9r\u00e9s, seul l\u2019\u00c9tat de Californie a mis en \u0153uvre cette protection. Elle est issue du <em>California Resale Royalties Act<\/em> de 1976, dont les dispositions sont codifi\u00e9es au paragraphe 986 du Code civil californien[footnote]California Resale Royalties Act, <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/codes\/california\/2022\/code-civ\/division-2\/part-3\/title-2\/chapter-3\/section-986\/\">Cal. Civ. Code \u00a7 986<\/a>.[\/footnote]. Cette loi pr\u00e9voit, au b\u00e9n\u00e9fice des auteurs[footnote]Le b\u00e9n\u00e9ficiaire doit \u00eatre, au moment de la revente, un citoyen des \u00c9tats-Unis ou un r\u00e9sident de l\u2019\u00c9tat depuis au minimum deux ans.[\/footnote] de peintures, de sculptures ou de dessins originaux, le paiement d\u2019une redevance de cinq % lorsque leurs \u0153uvres sont vendues pour une somme sup\u00e9rieure \u00e0 mille dollars, y compris lorsque l\u2019\u0153uvre est vendue \u00e0 des parties r\u00e9sidant hors de l\u2019\u00c9tat[footnote]<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/codes\/california\/2022\/code-civ\/division-2\/part-3\/title-2\/chapter-3\/section-986\/\">Cal. Civ. Code \u00a7 986(a)<\/a>.[\/footnote]. Des exceptions limit\u00e9es sont pr\u00e9vues[footnote]<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/codes\/california\/2022\/code-civ\/division-2\/part-3\/title-2\/chapter-3\/section-986\/\">Cal. Civ. Code \u00a7 986(<\/a><em><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/codes\/california\/2022\/code-civ\/division-2\/part-3\/title-2\/chapter-3\/section-986\/\">b)<\/a>: <\/em>\u00ab\u00a0<em>Subdivision (a) shall not apply to any of the following: <\/em><em>(1) To the initial sale of a work of fine art where legal title to such work at the time of such initial sale is vested in the artist thereof. <\/em><em>(2) To the resale of a work of fine art for a gross sales price of less than one thousand dollars (,000).<\/em><em>(3) Except as provided in paragraph (7) of subdivision (a), to a resale after the death of such artist. <\/em><em>[donc l\u2019exception vaut au-del\u00e0 des 20\u00a0ans apr\u00e8s la mort de l\u2019auteur]<\/em><em>(4) To the resale of the work of fine art for a gross sales price less than the purchase price paid by the seller.<\/em><em>(5) To a transfer of a work of fine art which is exchanged for one or more works of fine art or for a combination of cash, other property, and one or more works of fine art where the fair market value of the property exchanged is less than one thousand dollars (,000).<\/em><em>(6) To the resale of a work of fine art by an art dealer to a purchaser within 10 years of the initial sale of the work of fine ar by the artist to an art dealer, provided all intervening resales are between art dealers.<\/em><em>(7) To a sale of a work of stained glass artistry where the work has been permanently attached to real property and is sold as part of the sale of the real property to which it is attached.<\/em>\u00a0\u00bb[\/footnote]. Il n\u2019est pas possible de renoncer \u00e0 ce droit, sauf pour un pourcentage sup\u00e9rieur[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote]. Seul est cessible le droit de collecter le paiement[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote]. Le droit est transmissible \u00e0 cause de mort,\u00a0mais pour une dur\u00e9e limit\u00e9e de vingt ans apr\u00e8s la mort de l\u2019auteur[footnote]<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/codes\/california\/2022\/code-civ\/division-2\/part-3\/title-2\/chapter-3\/section-986\/\">Cal. Civ. Code \u00a7\u00a0986(a)(7)<\/a>.[\/footnote]. Le paiement incombe au vendeur ou \u00e0 son agent[footnote]<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/codes\/california\/2022\/code-civ\/division-2\/part-3\/title-2\/chapter-3\/section-986\/\">Cal. Civ. Code \u00a7\u00a0986(a)(1)<\/a>.[\/footnote]. Si ces derniers n\u2019ont pas pu localiser l\u2019artiste dans les quatre-vingt-dix jours, le montant est vers\u00e9 au <em>Arts Council<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/codes\/california\/2022\/code-civ\/division-2\/part-3\/title-2\/chapter-3\/section-986\/\">Cal. Civ. Code \u00a7\u00a0986(a)(2)<\/a>.[\/footnote], qui tentera de localiser l\u2019auteur, et, \u00e0 d\u00e9faut, de l\u2019identifier ou \u00e0 d\u00e9faut r\u00e9clamation dans les sept ans, pourra utiliser les sommes pour l\u2019acquisition d\u2019\u0153uvres d\u2019art destin\u00e9es aux b\u00e2timents publics[footnote]<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/codes\/california\/2022\/code-civ\/division-2\/part-3\/title-2\/chapter-3\/section-986\/\">Cal. Civ. Code \u00a7\u00a0986(a)(4)(5)<\/a>.[\/footnote].\r\n\r\nCette loi a fait l\u2019objet de plusieurs proc\u00e9dures pour inconstitutionnalit\u00e9.\u00a0L\u2019une d\u2019entre elles a abouti, en 2015, \u00e0 une d\u00e9cision de la Cour d\u2019appel pour le 9e circuit f\u00e9d\u00e9ral (qui couvre la Californie), rendue sur le fondement de la Clause de commerce de la constitution, limitant sa port\u00e9e aux seules ventes effectu\u00e9es dans l\u2019\u00c9tat[footnote]<em>Estate of Robert Graham v. Sotheby\u2019s, Inc<\/em><em>.<\/em>, No. 11-cv-08604 and <em>Sam Francis Foundation v. Christie\u2019s, Inc<\/em><em>.<\/em>, No. 11-cv-08605 (consolidated), <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/estate-of-graham-v-christies-inc\">860 F.Supp.2d 1117<\/a> (C.D. Cal. 2012), <em>aff'd in part<\/em>, No. 12-56077 and No. 12-56067 (<a href=\"https:\/\/www.courtlistener.com\/docket\/4147700\/79\/estate-of-robert-graham-v-sothebys-inc\/\">9th Cir. May 5, 2015<\/a>), <em>dismissed on remand by<\/em> No. 11-cv-08604, slip op. (C.D. Cal. Apr. 11, 2016).En revanche la loi ne semble pas contraire \u00e0 la Clause de copyright. V. <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/morseburg-v-balyon\">Morseburg v. Balyon<\/a>, 621 F.2d 972, 978 (9th Cir. 1980), cert. denied, 449 U.S. 983 (1980)[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>233._ La protection des droits moraux aux \u00c9tats-Unis_<\/strong>[footnote]Pour des remarques introductives, V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>152.[\/footnote] Comme nous l\u2019avons vu, il n\u2019existe pas en droit anglo-am\u00e9ricain de th\u00e9orie ou de doctrine g\u00e9n\u00e9rale du droit moral. Les r\u00e9ticences \u00e0 int\u00e9grer une protection \u00e9quivalente dans la loi de copyright ont \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s fortes aux \u00c9tats-Unis, pour des raisons que nous avons d\u00e9j\u00e0 expos\u00e9es[footnote]V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>5, 6 et 152 (V. notamment n\u00b0\u00a0152 en note la citation du juge Frank dans <em><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/198\/585\/202631\/\">Granz v. Harris<\/a>, <\/em>198 F.2d 585, (2d\u00a0Cir.\u00a01952)). Si l\u2019industrie est toujours oppos\u00e9e \u00e0 tout principe de protection du droit moral, la doctrine sp\u00e9cialis\u00e9e a \u00e9volu\u00e9 assez largement en faveur de la protection, de sorte que les articles oppos\u00e9s \u00e0 la protection sont d\u00e9sormais assez rares (V. par exemple, V. A. M.\u00a0Adler, \u00ab\u00a0Against Moral Rights\u00a0\u00bb, 97 <em>Cal. L.\u00a0Rev.<\/em> 263 (2009)\u00a0; E.\u00a0E. Bensen<em>, <\/em>\u00ab\u00a0The Visual Artist\u2019s Rights Act of 1990: Why Moral Rights Cannot be Protected Under the United States Constitution\u00a0\u00bb, <em>24 Hofstra L.\u00a0Rev. <\/em>1127 (1996)).Pour une doctrine favorable au renforcement de la protection (ant\u00e9rieure et post\u00e9rieure au VARA)\u00a0: E.\u00a0J.\u00a0Damich, \u00ab\u00a0The Right of Personality: A Common-Law Basis for Protection of the Moral Rights of Authors\u00a0\u00bb, 23 <em>Ga<\/em><em>. L.\u00a0<\/em><em>Rev<\/em>. 1 (1988)\u00a0; J.\u00a0C.\u00a0Ginsburg, \u00ab\u00a0Have Moral Rights Corne of (Digital) Age in the United States?\u00a0\u00bb, 19 <em>Cardozo Arts &amp; Ent<\/em><em>.<\/em> <em>L.J.<\/em><em>\u00a0<\/em>9 (2001)\u00a0; R.\u00a0R. Kwall, \u00ab\u00a0Copyright and the Moral Right: Is an American Marriage Possible?\u00a0\u00bb, 38 <em>Vand<\/em><em>. L.\u00a0<\/em><em>Rev.<\/em> 1 (1985)\u00a0; \u00ab\u00a0\u201cAuthor-Stories\u201d: Narrative \u2018s Implications for Moral Rights and Copyright\u2019s Joint Authorship Doctrine\u00a0\u00bb, 75 S.\u00a0<em>Cal. L.\u00a0Rev.<\/em> 1 (2001)\u00a0; \u00ab\u00a0Inspiration and Innovation: The Intrinsic Dimension of the Artistic Soul\u00a0\u00bb, 81 <em>Notre Dame L.\u00a0Rev.<\/em> 1945, 1986 (2006)\u00a0; S. P.\u00a0Liemer, \u00ab\u00a0Understanding Artists\u2019 Moral Rights: A Primer\u00a0\u00bb, 7 <em>B.U. Pub. Int.<\/em> L.J.\u00a041, 41-42, 44 (1998)\u00a0; J. H.\u00a0Merryman, \u00ab\u00a0The Refrigerator of Bernard Buffet\u00a0\u00bb, 27 <em>Hastings<\/em> L.J. 1023 (1976)\u00a0; R.\u00a0J.\u00a0Sherman, \u00ab\u00a0The Visual Artists Rights Act of 1990: American Artists Burned Again\u00a0\u00bb, 17 <em>Cardozo<\/em><em> L.\u00a0<\/em><em>Rev.<\/em> 373, 416-17 (1995).[\/footnote]. L\u2019article\u00a06bis de la Convention de Berne a d\u2019ailleurs \u00e9t\u00e9 l\u2019une des raisons du refus des \u00c9tats-Unis d\u2019ah\u00e9rer \u00e0 la convention. En 1986, le Comit\u00e9 de travail Ad Hoc sur l\u2019adh\u00e9sion des \u00c9tats-Unis \u00e0 la Convention de Berne (<em>Ad Hoc Working Group on US Adherence to the Berne Convention<\/em>) concluait dans son rapport final que la protection des droits moraux \u00e9tait suffisamment satisfaite aux \u00c9tats-Unis par d\u2019autres moyens[footnote]\u00ab\u00a0<em>Given the substantial protection now available for the real equivalent of moral rights under statutory and common law in the US, the lack of uniformity in protection of other Berne nations, the absence of moral rights provisions in some of their copyright laws, and the reservation of control over remedies to each Berne country, the protection of the moral right in the United States is compatible with the Berne Convention\u00a0<\/em>\u00bb (Column 10, <em>Columbia VLA Journ. L.\u00a0&amp; the Arts<\/em> 1986, 513s).[\/footnote], comme la doctrine d\u2019<em>unfair competition<\/em> (en <em>common law<\/em> et telle que codifi\u00e9e \u00e0 la section\u00a043(a) du Lanham Act[footnote]V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>465 et s.[\/footnote]), le droit des contrats et divers droits reconnus par les lois \u00e9tatiques. En cons\u00e9quence, le Berne Implementation Act de 1988[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92appq.html\">Berne Convention Implementation Act of 1988<\/a> (<em>An Act to amend title 17, United States Code, to implement the Berne Convention for the Protection of Literary and Artistic Works, as revised at Paris on July 24, 1971, and for other purposes<\/em>).[\/footnote] a adopt\u00e9 une approche minimaliste, en refusant de transposer formellement l\u2019article 6 bis. Cette loi rappelle d\u2019ailleurs que la Convention de Berne n\u2019est pas directement applicable aux \u00c9tats-Unis d\u2019Am\u00e9rique[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92appq.html\">Berne Convention Implementation Act of 1988<\/a>, s. 2(1).[\/footnote]. En outre, elle affirme que la loi f\u00e9d\u00e9rale, telle que modifi\u00e9e par son texte, est conforme aux obligations issues de la convention[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92appq.html\">Berne Convention Implementation Act of 1988<\/a>, s. 2(3) (\u00ab <em>The amendments made by this Act, together with the law as it exists on the date of the enactment of this Act, satisfy the obligations of the United States in adhering to the Berne Convention and no further rights or interests shall be recognized or created for that purpose<\/em> \u00bb). V. \u00e9galement annexe 1701.3(2) de l'ALENA (NAFTA).[\/footnote].\r\n\r\nDans le m\u00eame temps, \u00e0 la fin des ann\u00e9es\u00a01980, un mouvement a vu le jour aux \u00c9tats-Unis aux fins d\u2019adoption, au niveau f\u00e9d\u00e9ral, d\u2019une l\u00e9gislation sur le droit moral. Ce mouvement traduit un int\u00e9r\u00eat croissant du public et de la doctrine pour cette forme de protection, illustr\u00e9 notamment dans le cadre du d\u00e9bat sur les coupures publicitaires et la colorisation des films[footnote]V. par exemple, R.\u00a0Durie, \u00ab\u00a0Colorisation of films\u00a0\u00bb, [1988] EIPR, 10, 37\u00a0; D.\u00a0H.\u00a0Horowitz, \u00ab\u00a0Film creators and producers vis-\u00e0-vis the new media: reflections on the state of authors\u2019 rights in audio visual works\u00a0\u00bb, <em>Columbia-VLA Journal of Law and the Arts<\/em> 1989, 157\u00a0; L.\u00a0A.\u00a0Beyer, \u00ab\u00a0Intentionalism, art, and the suppression of innovation: film colorization and the philosophy of moral rights\u00a0\u00bb, <em>Northwestern University Law Review<\/em> 1988, 82, 1011\u00a0; J.\u00a0C.\u00a0Ginsburg, <em>Colors in conflicts<\/em>, 81\u00a0; K. L.\u00a0Gulick, \u00ab\u00a0Creative control, attribution, and the need for disclosure: a study of incentives in the motion picture industry\u00a0\u00bb, <em>Connecticut Law Review<\/em> 1994, 53\u00a0; D.\u00a0A.\u00a0Honicky, \u00ab\u00a0Film labelling as a cure for colorization: a band-aid for a hatchet job\u00a0\u00bb, <em>Cardozo Arts and Entertainment Law Journal<\/em> 1994, 12, 409\u00a0; W.\u00a0H.\u00a0Husband, \u00ab\u00a0Resurrecting Hollywood\u2019s golden age: balancing the rights of film owners, artistic authors and consumers\u00a0\u00bb, <em>Columbia-VLA Journal of Law and the Arts<\/em> 1993, 17, 327\u00a0; G.\u00a0Karnell, \u00ab\u00a0The broadcasting of audiovisual works and moral rights\u00a0\u00bb, <em>Copyright World<\/em> 1993-4, 36, 24\u00a0; J.\u00a0M.\u00a0Kernochan, \u00ab\u00a0Moral rights in US theatrical productions: a possible paradigm\u00a0\u00bb, <em>Columbia-VLA Journal of Law and the Arts<\/em> 1993, 17, 385.[\/footnote]. Il est int\u00e9ressant de noter que dans ce contexte g\u00e9n\u00e9ral la protection des droits moraux tend \u00e0 acqu\u00e9rir une justification particuli\u00e8re, fond\u00e9e sur l\u2019int\u00e9r\u00eat du public. L\u2019id\u00e9e souvent exprim\u00e9e est que les droits moraux doivent \u00eatre prot\u00e9g\u00e9s dans la mesure o\u00f9 ils am\u00e9liorent le climat dans lequel les auteurs cr\u00e9ent des \u0153uvres, et parce qu\u2019ils \u00e9vitent la d\u00e9ception du public, par exemple en garantissant son information sur l\u2019origine ou la qualit\u00e9 des \u0153uvres[footnote]V. par exemple J. C. Ginsburg, <em>Moral Right in A Common Law System<\/em>, <em>in<\/em> P.\u00a0Anderson et D.\u00a0Saunders (ed), pr\u00e9cit\u00e9<em>.<\/em>[\/footnote].\r\n\r\nCes droits sont une r\u00e9alit\u00e9, pour les seuls arts visuels, dans quelques \u00c9tats depuis 1983[footnote]Depuis le New York Artists\u2019 Authorship Rights Act de 1983, NY Gen. Bus. Law. \u00a7\u00a0228. \u00c9galement en Californie au travers du California Art Preservation Act, Calif. Civil Code \u00a7\u00a0987, et au Massachussetts. V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>237.[\/footnote]. Ils ont \u00e9galement connu une cons\u00e9cration limit\u00e9e au niveau f\u00e9d\u00e9ral au travers du Visual Artists' Right Act de 1990.\r\n\r\n<strong>\u00a0<\/strong>\r\n\r\n<strong>234._ La protection au niveau f\u00e9d\u00e9ral : le <em>Visual Artists\u2019 Rights Act<\/em>_<\/strong>\u00a0Le <em>Visual Artists' Right Act<\/em> de 1990[footnote]Pub. L. No. 101- 650, Title IV, 104 S.tat. 5089, 5128 (1990).[\/footnote] (VARA) a introduit pour la premi\u00e8re fois en droit f\u00e9d\u00e9ral une protection des int\u00e9r\u00eats moraux de certains auteurs, sous la forme d\u2019un droit \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 et \u00e0 la paternit\u00e9. Ses dispositions ont \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9es dans la nouvelle section 106A du <em>Copyright Act<\/em>, qui suit la d\u00e9finition des droits exclusifs inscrite \u00e0 la section 106.\r\n\r\nLa protection s\u2019applique uniquement aux \u00ab\u00a0\u0153uvres des arts visuels\u00a0\u00bb, d\u00e9finies par la section 101 comme\u00a0:\r\n\r\n\u00ab\u00a01) une peinture, un dessin, une estampe ou une sculpture, existant en un seul exemplaire ou en une s\u00e9rie limit\u00e9e de 200\u00a0exemplaires au maximum sign\u00e9s et num\u00e9rot\u00e9s de fa\u00e7on continue par l\u2019auteur, ou, dans le cas d\u2019une sculpture, en 200 exemplaires au maximum coul\u00e9s, taill\u00e9s ou fabriqu\u00e9s, qui sont num\u00e9rot\u00e9s de fa\u00e7on continue par l\u2019auteur et portent la signature ou une autre marque d\u2019identification de celui-ci, ou\r\n\r\n2) une image photographique fixe r\u00e9alis\u00e9e uniquement \u00e0 des fins d\u2019exposition, existant en un seul exemplaire sign\u00e9 par l\u2019auteur ou en une s\u00e9rie limit\u00e9e de 200\u00a0exemplaires au maximum sign\u00e9s et num\u00e9rot\u00e9s de fa\u00e7on continue par l\u2019auteur.\u00a0\u00bb[footnote]Traduction OMPI.[\/footnote]\r\n\r\nSont express\u00e9ment exclues de cette d\u00e9finition\u00a0:\r\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0A) i) les affiches, les cartes g\u00e9ographiques, les globes, les graphiques, les dessins techniques, les diagrammes, les maquettes, les \u0153uvres des arts appliqu\u00e9s, les films cin\u00e9matographiques ou autres \u0153uvres audiovisuelles, les livres, les magazines, les journaux, les p\u00e9riodiques, les bases de donn\u00e9es, les services d\u2019information \u00e9lectroniques, les publications \u00e9lectroniques ou publications analogues,<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify;\">ii) les articles de merchandising ou les contenants ou mat\u00e9riels publicitaires, promotionnels, descriptifs, de couverture ou d\u2019emballage[footnote]<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/pollara-v-seymour-3\"><em>Pollara v. Seymour<\/em><\/a>, 344 F.3d 265 (2d Cir. 2003) (exclusion de la protection pour une \u0153uvre destin\u00e9e \u00e0 promouvoir un message politique).[\/footnote], iii) les portions ou parties de l\u2019un quelconque des \u00e9l\u00e9ments indiqu\u00e9s au point i) ou ii),<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify;\">B) les <em>works made for hire<\/em>,[footnote]V. <a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0101(B)\u00a0; <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Carter_v._Helmsley-Spear_Inc.\"><em>Carter v. Helmsley-Spear, Inc.<\/em><\/a>, 71 F.3d 77 (2d\u00a0Cir.\u00a01995).[\/footnote]<\/p>\r\n<p style=\"text-align: justify;\">C) les \u0153uvres non prot\u00e9g\u00e9es par copyright en vertu du pr\u00e9sent titre.\u00a0\u00bb[footnote]Traduction OMPI modifi\u00e9e.[\/footnote]<\/p>\r\nL\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre des arts visuels a tout d\u2019abord le droit de revendiquer la paternit\u00e9 de cette \u0153uvre, le droit d\u2019interdire l\u2019utilisation de son nom comme \u00e9tant celui de l\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre des arts visuels qu\u2019il n\u2019a pas cr\u00e9\u00e9e, et le droit d\u2019interdire l\u2019utilisation de son nom comme \u00e9tant celui de l\u2019auteur de l\u2019\u0153uvre des arts visuels en cas de d\u00e9formation, mutilation ou autre modification de cette \u0153uvre pr\u00e9judiciable \u00e0 son honneur ou \u00e0 sa r\u00e9putation[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 106A(a)(1)(2).[\/footnote].\r\n\r\nL\u2019auteur peut ensuite s\u2019opposer \u00e0 toute d\u00e9formation, mutilation ou autre modification intentionnelle de son \u0153uvre qui serait pr\u00e9judiciable \u00e0 son honneur ou \u00e0 sa r\u00e9putation, et \u00e0 toute destruction intentionnelle ou par n\u00e9gligence grave si son \u0153uvre constitue une \u00ab \u0153uvre d\u2019importance reconnue \u00bb[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 106A(a)(3).V. <em>Martin v. City of Indianapolis<\/em>, 192 F.3d 608 (7th\u00a0Cir.\u00a01999) (sculpture en m\u00e9tal jug\u00e9e \u00ab\u00a0\u0153uvre d\u2019importance reconnue\u00a0\u00bb sur le fondement d\u2019articles et d\u2019opinions d\u2019experts).[\/footnote].\r\n\r\nSeul l\u2019auteur, ou les coauteurs en cas d\u2019\u0153uvre de collaboration, jouissent des droits moraux ainsi d\u00e9finis, qu\u2019ils soient ou non titulaires du copyright[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 106A(b).[\/footnote].\r\n\r\nPlusieurs exceptions aux droits moraux sont pr\u00e9vues[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 106A(c).[\/footnote]. Tout d\u2019abord, la loi pr\u00e9cise que l\u2019alt\u00e9ration d\u2019une \u0153uvre qui r\u00e9sulte du passage du temps ou de la nature intrins\u00e8que des mat\u00e9riaux ne constitue pas une d\u00e9formation, mutilation ou autre modification sanctionnable sur le fondement du droit \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 d\u00e9fini par la loi.[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 106A(c)(1).[\/footnote] Ensuite, l\u2019alt\u00e9ration qui r\u00e9sulte de la conservation ou de la pr\u00e9sentation de l\u2019\u0153uvre au public, y compris de l\u2019\u00e9clairage et de l\u2019emplacement de celle-ci, ne constitue pas non plus une destruction, d\u00e9formation, mutilation ou autre modification interdite, sauf si elle est due \u00e0 une n\u00e9gligence grave[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 106A(c)(2).[\/footnote]. Enfin, les droit \u00e0 la paternit\u00e9 et \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 ne s\u2019appliquent pas \u00e0 la reproduction, \u00e0 la peinture, \u00e0 la repr\u00e9sentation ou autre utilisation d\u2019une \u0153uvre dans un ou sur un des \u00e9l\u00e9ments \u00e9num\u00e9r\u00e9s sous la lettre A) ou B) de la d\u00e9finition de l\u2019article 101 pr\u00e9cit\u00e9e[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 106A(c)(3).[\/footnote].\r\n\r\nLa dur\u00e9e des droits moraux varie selon la date de cr\u00e9ation. Pour les \u0153uvres des arts visuels cr\u00e9\u00e9es apr\u00e8s la date d\u2019entr\u00e9e en vigueur de la loi, les droits sont conf\u00e9r\u00e9s \u00e0 l\u2019auteur sa vie durant[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 106A(d)(1).[\/footnote]. Pour les \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es avant cette date, mais dont l\u2019auteur conserve la propri\u00e9t\u00e9 \u00e0 cette date, les droits conf\u00e9r\u00e9s ont la m\u00eame dur\u00e9e que les droits \u00e9conomiques et expirent en m\u00eame temps qu\u2019eux[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 106A(d)(2).[\/footnote].\r\n\r\nLes droits moraux ne peuvent pas \u00eatre transf\u00e9r\u00e9s, mais peuvent faire l\u2019objet d\u2019une renonciation dans un \u00e9crit sign\u00e9 par l\u2019auteur[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 106A(e). Pour une \u00e9tude de l\u2019impact de cette disposition sur le r\u00e9gime de la protection, voir <em>Waiver of Moral Rights in Visual Artworks, Final Report of the Register of Copyrights<\/em>, Library of Congress, U.S. <em>Copyright Office<\/em>, mars\u00a01996.[\/footnote]. Cet acte doit pr\u00e9ciser l\u2019\u0153uvre et les utilisations concern\u00e9es[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote]. \u00c0 noter que, dans le cas d\u2019une \u0153uvre de collaboration, toute renonciation par l\u2019un de coauteurs emporte renonciation par tous les coauteurs de l\u2019\u0153uvre aux m\u00eames droits[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote].\r\n\r\nCompte tenu de ses limitations \u00e9videntes, la loi n\u2019a connu que peu d\u2019applications jurisprudentielles[footnote]V. par exemple <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/kelley-v-chicago-park-dist\"><em>Kelley v. Chicago Park District<\/em><\/a>, 635 F.3d 290 (7th\u00a0Cir.\u00a02011) (\u00e0 propos des jardins floraux, exclus de la protection par copyright, et par cons\u00e9quence du b\u00e9n\u00e9fice des dispositions du VARA)\u00a0; <em><a href=\"https:\/\/caselaw.findlaw.com\/us-1st-circuit\/1430061.html\">Phillips v. Pembroke Real Estate, Inc.<\/a>,<\/em> 459 F.3d 128 (1st Cir. 2006) (\u00e0 propos de sculptures int\u00e9gr\u00e9es dans un parc (repr\u00e9sentations de pierres en bronze), jug\u00e9 que les dispositions du VARA ne s\u2019appliquent pas aux \u0153uvres d\u2019arts indissociablement int\u00e9gr\u00e9e \u00e0 un lieu ou \u00e0 un immeuble et li\u00e9es sp\u00e9cifiquement \u00e0 ce lieu). Egalement, <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/new-york\/nyedce\/1:2013cv05612\/347782\/172\/\"><em>Cohen et al v<\/em>.\u00a0<em>G&amp;M Realty<\/em> L.P. et al<\/a>, No. 1:2013cv05612 - Document 172 (E.D.N.Y. 2018), qui condamne <span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">un promoteur immobilier \u00e0 verser un total de 6,7 millions de dollars de dommages et int\u00e9r\u00eats \u00e0 un groupe de graffeurs et d'artistes pour atteinte \u00e0 leur droit moral du fait de la destruction de leurs fresques; la cour y rel\u00e8ve \u00ab la nature abjecte de la conduite intentionnelle \u00bb (sic) des d\u00e9fendeurs, et accorde le maximum de dommages et int\u00e9r\u00eats forfaitaires (statutory damages) pr\u00e9vu par le VARA pour chacune des 45 fresques d\u00e9truites, pour un total de 6 750 000 dollars.[\/footnote].<\/span>\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>235._ La protection au niveau des \u00c9tats_<\/strong>\u00a0La protection du droit moral au niveau des \u00c9tats est assur\u00e9e de mani\u00e8re indirecte, au travers du droit des <em>torts<\/em> et du droit des contrats, ou plus directement, dans certains \u00c9tats, au travers de lois sp\u00e9cifiques, principalement consacr\u00e9es \u00e0 la pr\u00e9servation des \u0153uvres des arts visuels.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>236._ La protection indirecte au travers du droit des contrats et des <em>torts_<\/em><\/strong>\u00a0Aux \u00c9tats-Unis comme ailleurs, le meilleur moyen pour un auteur de conserver le contr\u00f4le sur certaines utilisations de ses \u0153uvres est d\u2019en retenir le copyright. La c\u00e9l\u00e8bre affaire <em>Gilliam v. American Broadcasting Companies<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/gilliam-v-american-broadcasting-companies-inc\">538 F. 2d 14 (2d circ. 1976)<\/a>.[\/footnote], souvent pr\u00e9sent\u00e9e comme l\u2019illustration d\u2019une protection indirecte du droit moral aux \u00c9tats-Unis, en est un parfait exemple. Dans cette affaire, le diffuseur ABC avait acquis de la BBC des droits de diffusion sur les programmes du groupe d\u2019humoristes anglais les Monthy Python, \u00ab Monty Python\u2019s Flying Circus \u00bb. Dans leur licence \u00e0 la BBC, le groupe n\u2019avait pas autoris\u00e9 cette derni\u00e8re \u00e0 effectuer des changements de sc\u00e9narios dans le cadre de la production des programmes, et ne l\u2019avait pas non plus autoris\u00e9e \u00e0 modifier les programmes r\u00e9alis\u00e9s[footnote]On voit bien ici que les faits et la cha\u00eene des droits pr\u00e9sentent certaines particularit\u00e9s qui rendent cette affaire (du point de vue de la contrefa\u00e7on) exceptionnelle.[\/footnote]. De plus, le contrat r\u00e9servait au groupe tous les droits non express\u00e9ment c\u00e9d\u00e9s \u00e0 la BBC. ABC avait par la suite op\u00e9r\u00e9 des coupes importantes sur un programme (24 minutes sur 90 minutes). Les auteurs avaient alors saisi un tribunal f\u00e9d\u00e9ral de plusieurs demandes, en contrefa\u00e7on du copyright sur le sc\u00e9nario correspondant, et en \u00ab fausse pr\u00e9sentation de produit \u00bb\u00a0sur le fondement du Lanham Act[footnote]Ce second argument rel\u00e8ve du droit des torts, et est abord\u00e9 ci-dessous.[\/footnote]. La Cour d\u2019appel f\u00e9d\u00e9rale pour le second circuit avait fait droit \u00e0 ces demandes, et notamment \u00e0 la demande en contrefa\u00e7on, en jugeant que les coupes, qui allaient au-del\u00e0 de la licence conc\u00e9d\u00e9e \u00e0 la BBC, \u00e9taient constitutives de contrefa\u00e7on du sc\u00e9nario correspondant.\r\n\r\nUn certain degr\u00e9 de contr\u00f4le sur les exploitations peut \u00e9galement \u00eatre conserv\u00e9 au travers d\u2019une interpr\u00e9tation stricte des termes d\u2019une cession, notamment dans le cadre des cessions de droits d\u2019adaptation[footnote]V. par exemple <em><a href=\"https:\/\/case-law.vlex.com\/vid\/curwood-v-affiliated-distributors-889910859\">Curwood v. Affiliated Distributors<\/a>\u00a0<\/em>283 Fed Rep\u00a0219 (1922)\u00a0; <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/edgar-rice-burroughs-v-metro-goldwyn-mayer-inc\"><em>Edgar Rice Burroughs, Inc. v. MGM<\/em><\/a>, (1962) 205 Cal.App. 2d\u00a0441, 23 Cal.Rptr.14. On pourrait \u00e9galement rapprocher de ces affaires les d\u00e9cisions qui jugent qu\u2019une concession de droits d\u2019adaptation audiovisuelle (<em>a licence of film rights<\/em>) ne conf\u00e8re par le droit de produire une suite du film (V. par exemple <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/warner-bros-pictures-v-columbia-broadcasting\"><em>Warner Brothers Pictures Inc. v. Columbia Broadcasting System<\/em><\/a>, 216\u00a0F.\u00a02d 945 (9th\u00a0Cir.\u00a01954), <em>cert. denied<\/em>, 348\u00a0US 971, 75 S.Ct 532, 99 L.Ed 756 (1955)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/278\/122\/1441821\/\"><em>Goodis v.\u00a0United Artists Television<\/em><\/a>, 425 F 2d 397 (2d\u00a0Cir.\u00a01970)).[\/footnote]. Cette possibilit\u00e9 est cependant limit\u00e9e[footnote]V. par exemple, pour une interpr\u00e9tation en faveur de l\u2019adaptateur d\u2019une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre, <em>Manners v. Famous Players \u2013 Lasky Corporation<\/em>, 262\u00a0F\u00a0811 (NYDC\u00a01919)\u00a0: \u00ab\u00a0<em>It is obvious that a spoken play cannot be literally reproduced in the screen<\/em>\u00a0\u00bb. En l\u2019esp\u00e8ce le contrat interdisait les \u00ab\u00a0alt\u00e9rations, \u00e9liminations ou additions\u00a0\u00bb apport\u00e9es \u00e0 la pi\u00e8ce adapt\u00e9e sans l\u2019autorisation de l\u2019auteur. La Cour consid\u00e8re que certaines modifications sont n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019adaptation et n\u00e9cessairement autoris\u00e9es par le contrat. Les pratiques de l\u2019industrie audiovisuelle permettent \u00e9galement de valider certaines coupures ou modifications\u00a0: V. par exemple <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/preminger-v-columbia-pictures\"><em>Preminger v. Columbia Pictures Corp.<\/em><\/a>, 49 Misc. 2d 363, 267 N.Y.S.2d 594 (Sup.Ct.), <em>aff\u2019d<\/em>, 25 A.D.2d 830, 269 N.Y.S.2d 913, <em>aff\u2019d<\/em>, 18 N.Y.2d 659, 273 N.Y.S.2d 80 (1966) (coupures \u2013 notamment publicitaires \u2013 r\u00e9alis\u00e9es par une cha\u00eene de t\u00e9l\u00e9vision dans le film <em>Anatomie d\u2019un Meurtre<\/em>, contest\u00e9es par son r\u00e9alisateur, Otto Preminger, qui avait retenu le droit de regard final sur le montage, valid\u00e9es au regard des pratiques et de l\u2019interpr\u00e9tation de la concession de droits de t\u00e9l\u00e9diffusion)\u00a0; \u00e9galement <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/california\/supreme-court\/2d\/30\/144.html\"><em>Autry v. Republic Productions<\/em><\/a>, 213\u00a0F\u00a02d 667 (9th\u00a0Cir.\u00a01954)\u00a0; <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/jaeger-v-american-international-pictures-inc\"><em>Jaeger v.\u00a0American International Films Inc.<\/em><\/a> 330 F.\u00a0Supp\u00a0274 (SDNY\u00a01971)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/254\/270\/1663588\/\"><em>Mc Guire v. United Artist Television Prods.<\/em><\/a>, 254 F.Supp 270 (SD\u00a0Cal. 1966).[\/footnote] et ne permet pas de s\u2019opposer \u00e0 certaines formes d\u2019atteintes \u00ab\u00a0techniques\u00a0\u00bb (colorisation,\u00a0coupures publicitaires, changements de format, etc.). En outre, une clause expresse autorisant des modifications sera valid\u00e9e. Certaines d\u00e9cisions ont cependant appliqu\u00e9 des interpr\u00e9tations favorables \u00e0 l\u2019auteur c\u00e9dant[footnote]V. par exemple <em>Edison v.\u00a0Viva International Ltd\u00a0<\/em>421 NYS 2d 203 (SC 1979), et sur appel <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/edison-v-viva-int\">70 A.D.2d 379<\/a> (N.Y. App. Div. 1979) et certaines d\u00e9cisions sur l\u2019interpr\u00e9tation des cessions au regard de technologies inconnues au moment de la conclusion du contrat. Mais V. par exemple <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/king-v-innovation-books\"><em>King v. Innovation books<\/em><\/a>, 976 F. 2d 824 (2d Cir. 1992) (cr\u00e9dit \u00ab bas\u00e9 sur \u00bb conserv\u00e9 en d\u00e9pit de diff\u00e9rences importantes entre le film et l\u2019\u0153uvre adapt\u00e9e) ; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/384\/450\/1371054\/\"><em>Landon v. Twentieth Century Fox Film Corp.<\/em><\/a>, 384 F Supp. 450 (SDNY 1974) (faits similaires) ; <em><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/295\/331\/2080905\/\">Geisel v. Poynter Products, Inc.<\/a>,<\/em> 295 F.\u00a0Supp. 331.[\/footnote].\r\n\r\nDans le m\u00eame sens, une certaine jurisprudence consid\u00e8re qu\u2019une modification d\u2019une \u0153uvre ne peut avoir lieu (sauf autorisation sp\u00e9ciale ou quelquefois indication claire de la modification effectu\u00e9e) lorsque le contrat garantit \u00e0 l\u2019auteur qu\u2019il sera identifi\u00e9 en tant qu\u2019auteur de l\u2019\u0153uvre[footnote]V.\u00a0<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/198\/585\/202631\/\"><em>Granz v. Harris<\/em><\/a>, 198\u00a0F\u00a02d 585 (2d\u00a0Cir.\u00a01952), et <em>Packard v. Fox Film Corp.<\/em>, 207\u00a0App. Div. 311, 202, N.Y.S.\u00a0164 (N.Y. Sup.Ct. 1923).[\/footnote]. Cependant on voit bien ici que la logique se rapproche d\u2019une logique de protection de la r\u00e9putation de l\u2019auteur\u00a0: ce qui est ici sanctionn\u00e9 est le fait de pr\u00e9senter une \u0153uvre mutil\u00e9e comme celle de l\u2019auteur, et non pas l\u2019acte de mutilation lui-m\u00eame. En d\u2019autres termes, aucune d\u00e9cision ne semble consacrer, dans le cadre de l\u2019interpr\u00e9tation des contrats de cession et de licence, une obligation g\u00e9n\u00e9rale implicite de pr\u00e9server l\u2019\u0153uvre et de ne pas la modifier[footnote]V. cependant <em><a href=\"https:\/\/case-law.vlex.com\/vid\/clemens-v-belford-clark-893442020\">Clemens v. Press Publishing Co.<\/a>,\u00a0 <\/em>122 N.Y.S.\u00a0206, 208 (S.C., App. 1910), qui sugg\u00e8re \u00e0 la fois une obligation d\u2019identifier l\u2019auteur et une obligation de ne pas mutiler l\u2019\u0153uvre dans le cadre d\u2019un contrat d\u2019\u00e9dition\u00a0: \u00ab\u00a0<em>If the intent of the parties was that the defendant should purchase the rights to the literary property and publish it, the author is entitled, not only to be paid for his work, but to have it published in the manner in which he wrote it. The purchaser cannot garble it, or put it out under another name than the author\u2019s\u00a0; nor can he omit altogether the name of the author, unless his contract with the latter permits him so to do<\/em>\u00a0\u00bb Seabury J., \u00a0p. 208. Consid\u00e9rant que des coupes radicales non express\u00e9ment autoris\u00e9es pourraient engager la responsabilit\u00e9 de leur auteur, V.\u00a0<em>Preminger v. Columbia Pictures Corp.<\/em> and <em>Stephens v.\u00a0National Broadcasting Co<\/em>, 148\u00a0USPQ\u00a0755 (Cal SC\u00a01966)\u00a0; \u00e9galement sugg\u00e9r\u00e9 dans <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/autry-v-republic-productions\"><em>Autry v. Republic Prods<\/em><\/a>, 213 F.2d 667, 669 (9th Cir. 1954), <em>cert. denied<\/em>, 348\u00a0US\u00a0858 (1954), et dans <em>Jaeger v. American International Pictures<\/em>, 330 F.Supp 274 (SDNY\u00a01971). Mais ces solutions sont contredites d\u2019autres d\u00e9cisions (<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/crimi-v-rutgers-presbyterian-church-city-of-ny\"><em>Crimi v. Rutgers Presbyterian Church<\/em><\/a>, NYS 89 2d 813 (1949) (\u00e0 propos de la destruction d\u2019une peinture murale)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/139\/571\/1568266\/\"><em>Harris v. Twentieth Century Fox Film Corp<\/em><\/a>, 35 F.Supp. 153 (SDNY\u00a01940)\u00a0; 43 F.Supp 119 (SDNY), 139 F.2d 571 (2d\u00a0Cir.\u00a01943) (pas d\u2019obligation d\u2019identifier un sc\u00e9nariste dans le silence de son contrat)\u00a0; <em>Chelser v. Avon Book Division<\/em>, 76 Misc. 2d 1048, 352\u00a0NYS\u00a02d 552 (Sup.Ct. N.Y.Co 1976) (modifications apport\u00e9es \u00e0 un livre).[\/footnote].\r\n\r\nS\u2019agissant maintenant d\u2019une protection par le droit des <em>torts<\/em> (responsabilit\u00e9 civile), le <em>tort<\/em> de<em> passing off<\/em> ou certaines r\u00e8gles d\u2019<em>unfair competition<\/em> sur la fausse pr\u00e9sentation de produits ont pu permettre de sanctionner le fait de pr\u00e9senter une \u0153uvre modifi\u00e9e ou mutil\u00e9e sans autorisation comme \u00e9tant celle de l\u2019auteur (c\u2019est-\u00e0-dire sans que son nom soit retir\u00e9 de l\u2019\u0153uvre)[footnote]V. par exemple, sur le fondement de la section 43(a) du Lanham Act, <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/gilliam-v-american-broadcasting-companies-inc\"><em>Gilliam v. ABC<\/em><\/a>, pr\u00e9cit\u00e9. V. \u00e9galement <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/26\/265\/2593508\/\"><em>Prouty v. National Broadcasting Co.<\/em><\/a>, 26 F.Supp. 265 (D.Mass.\u00a01939) (utilisation du titre d\u2019un livre en relation avec une s\u00e9rie de sketchs radiophoniques de pi\u00e8tre qualit\u00e9 pr\u00e9tendument adapt\u00e9s du livre)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/198\/585\/202631\/\"><em>Granz v. Harris<\/em><\/a>, 198 F.2d 585 (2d\u00a0Cir.\u00a01952) (le cessionnaire d\u2019un enregistrement phonographique commet le tort d\u2019<em>unfair competition<\/em> s\u2019il commercialise une version coup\u00e9e \u2013 abr\u00e9g\u00e9e \u2013 de l\u2019enregistrement comme \u00ab pr\u00e9sent\u00e9e par \u00bb le c\u00e9dant-producteur).[\/footnote]. Mais les conditions propres \u00e0 ces incriminations civiles (notori\u00e9t\u00e9 suffisante de l\u2019auteur, risque de confusion\u2026) viennent fortement restreindre la port\u00e9e de cette jurisprudence[footnote]V. Tome 3, et 1\u00e8re \u00e9d., n\u00b0<em>\u00a0<\/em>465 et s.[\/footnote].\r\n\r\nEn conclusion, la protection indirecte des int\u00e9r\u00eats moraux de l\u2019auteur au travers du droit des contrats et des <em>torts<\/em> appara\u00eet en pratique limit\u00e9e, difficile \u00e0 mette en \u0153uvre, et ne constitue certainement pas un substitut \u00e0 une protection directe par le droit moral.\r\n\r\n<strong>\u00a0<\/strong>\r\n\r\n<strong>237._ Les lois de pr\u00e9servation des \u0153uvres_<\/strong> Certains \u00c9tats ont adopt\u00e9 des lois en mati\u00e8re de droit moral, limit\u00e9es aux \u0153uvres des arts visuels. C\u2019est le cas de l\u2019\u00c9tat de New York, avec le <em>New York Artists\u2019 Authorship Rights Act<\/em> de 1983[footnote]<a href=\"https:\/\/www.nysenate.gov\/legislation\/laws\/ACA\/14.03\">Consolidated laws of New York, Ch. 11-C, Title C, article 14<\/a>.[\/footnote], jug\u00e9 pr\u00e9empt\u00e9 par le VARA de 1990[footnote]<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/board-of-mgrs\">Board of Managers of Soho Int'l Arts Condominium v. City of New York<\/a> (S.D.N.Y. 2003).[footnote],de la Californie[footnote]<a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/California_Art_Preservation_Act\">California Art Preservation Act<\/a>, <a href=\"https:\/\/codes.findlaw.com\/ca\/civil-code\/civ-sect-987\/#:~:text=(1)%20Shall%2C%20with%20respect,in%20the%20future%20be%20applicable.\">Calif. Civil Code \u00a7 987<\/a>.[\/footnote] et du Massachusetts[footnote]<a href=\"https:\/\/malegislature.gov\/Laws\/GeneralLaws\/PartIII\/TitleII\/Chapter231\/Section85S\">Mass. Gen. Laws Ann. Ch 231, \u00a785S<\/a> (West Supp. 1985).[\/footnote]. Nous prendrons l\u2019exemple de la Californie, o\u00f9 la l\u00e9gislation prend la forme du <em>California Preservation Act<\/em>, codifi\u00e9e sur ce point aux paragraphes 987 et 989 du Code civil de Californie. Pr\u00e9cisons que cette loi est n\u00e9cessairement pr\u00e9empt\u00e9e par le VARA dans la mesure o\u00f9 ses dispositions entrent dans le champ d'application de la loi f\u00e9d\u00e9rales (au regard des oeuvres concern\u00e9es)[footnote]V. <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/board-of-mgrs\">Board of Managers of Soho Int'l Arts Condominium v. City of New York<\/a> (S.D.N.Y. 2003), sur la loi de l'\u00c9tat de New York pr\u00e9cit\u00e9e.[\/footnote]. Il faut cependant tenir compte des exceptions limit\u00e9es au principe pr\u00e9emption pr\u00e9vues par le VARA. La VARA pr\u00e9serve ainsi express\u00e9ment la possibilit\u00e9 d\u2019invoquer la protection \u00e9tatique du droit moral pour les violations post-mortem du droit moral[footnote]17 U.S.C. \u00a7 301(f)(2)(C).[\/footnote].\r\n\r\nLe paragraphe 987 du Code civil de Californie consacre un droit \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 et \u00e0 la paternit\u00e9 pour certains artistes. Le paragraphe 989 \u00e9tablit des r\u00e8gles g\u00e9n\u00e9rales de pr\u00e9servation de l\u2019int\u00e9grit\u00e9 de cr\u00e9ations artistiques et culturelles d\u2019int\u00e9r\u00eat public majeur, relevant du droit public. Seul le paragraphe 987 sera d\u00e9taill\u00e9 ici. L\u2019article d\u00e9bute par une par une d\u00e9claration g\u00e9n\u00e9rale, qui ne d\u00e9partirait pas dans une loi de droit d\u2019auteur :\r\n\r\n\u00ab Le L\u00e9gislateur d\u00e9clare par la pr\u00e9sente que l\u2019alt\u00e9ration physique ou la destruction d\u2019\u0153uvres d\u2019art, qui sont l\u2019expression de la personnalit\u00e9 de l\u2019artiste, porte atteinte \u00e0 la r\u00e9putation de l\u2019artiste, et qu\u2019en cons\u00e9quence les artistes ont int\u00e9r\u00eat \u00e0 la protection de leurs \u0153uvres d\u2019art contre toute alt\u00e9ration ou destruction ; et qu\u2019il est \u00e9galement dans l\u2019int\u00e9r\u00eat public de pr\u00e9server l\u2019int\u00e9grit\u00e9 des cr\u00e9ations artistiques et culturelles. \u00bb[footnote]Calif. Civil Code, <a href=\"https:\/\/codes.findlaw.com\/ca\/civil-code\/civ-sect-987\/#:~:text=(1)%20Shall%2C%20with%20respect,in%20the%20future%20be%20applicable.\">\u00a7\u00a0987(a)<\/a> \u00ab\u00a0<em>The Legislature hereby finds and declares that the physical alteration or destruction of fine art, which is an expression of the artist\u2019s personality, is detrimental to the artist\u2019s reputation, and artists therefore have an interest in protecting their works of fine art against any alteration or destruction\u00a0; and that there is also a public interest in preserving the integrity of cultural and artistic creations.\u00a0<\/em>\u00bb[\/footnote]Les \u0153uvres des beaux-arts sont d\u00e9finies comme \u00ab\u00a0une peinture, sculpture ou un dessin originaux, ou une \u0153uvre d\u2019art en verre originale, de qualit\u00e9 reconnue, mais n\u2019incluent par une \u0153uvre pr\u00e9par\u00e9e dans le cadre d\u2019une contrat pour une utilisation commerciale par son acheteur.\u00a0\u00bb[footnote]Calif. Civil Code, <a href=\"https:\/\/codes.findlaw.com\/ca\/civil-code\/civ-sect-987\/#:~:text=(1)%20Shall%2C%20with%20respect,in%20the%20future%20be%20applicable.\">\u00a7\u00a0987(b)(2)<\/a>. Le paragraphe\u00a07 d\u00e9finit l\u2019usage commercial comme\u00a0: \u00ab\u00a0<em>fine art created under a work-for-hire arrangement for use in advertising, magazines, newspapers, or other print and electronic media<\/em>\u00a0\u00bb<em>.<\/em>[\/footnote] La protection est donc limit\u00e9e aux \u0153uvres de \u00ab\u00a0qualit\u00e9 reconnue\u00a0\u00bb[footnote]Calif. Civil Code, <a href=\"https:\/\/codes.findlaw.com\/ca\/civil-code\/civ-sect-987\/#:~:text=(1)%20Shall%2C%20with%20respect,in%20the%20future%20be%20applicable.\">\u00a7\u00a0987(f)<\/a>. Aux termes de la loi, \u00ab\u00a0<em>In determining whether a work of fine art is of recognized quality, the trier of fact shall rely on the opinions of artists, art dealers, collectors of fine art, curators of art museums, and other persons involved with the creation or marketing of fine art<\/em>\u00a0\u00bb<em>.<\/em>[\/footnote].Le b\u00e9n\u00e9ficiaire de cette protection, \u00ab\u00a0l\u2019artiste\u00a0\u00bb, est d\u00e9fini comme la personne physique qui cr\u00e9e l\u2019\u0153uvre[footnote]Calif. Civil Code, <a href=\"https:\/\/codes.findlaw.com\/ca\/civil-code\/civ-sect-987\/#:~:text=(1)%20Shall%2C%20with%20respect,in%20the%20future%20be%20applicable.\">\u00a7\u00a0987(b)(1)<\/a>.[\/footnote].Aux termes de ce texte, \u00ab\u00a0aucune personne, sauf un artiste propri\u00e9taire et poss\u00e9dant l\u2019\u0153uvre qu\u2019il a cr\u00e9\u00e9e, ne peut, de fa\u00e7on intentionnelle, commettre, ou autoriser un tiers \u00e0 commettre, toute alteration, mutilation, destruction ou effacement physique d\u2019une \u0153uvre des beaux arts\u00a0\u00bb[footnote]Calif. Civil Code, <a href=\"https:\/\/codes.findlaw.com\/ca\/civil-code\/civ-sect-987\/#:~:text=(1)%20Shall%2C%20with%20respect,in%20the%20future%20be%20applicable.\">\u00a7\u00a0987(c)(1)<\/a>.[\/footnote]. La responsabilit\u00e9 des personnes qui encadrent, conservent ou restaurent (<em>frame, conserve or restore<\/em>)[footnote]\u00ab\u00a0<em>(4) \u201cFrame\u201d means to prepare, or cause to be prepared, a work of fine art for display in a manner Customarily considered to be appropriate for a work of fine art in the particular medium. (5) \u201cRestore\u201d means to return, or cause to be returned, a deteriorated or damaged work of fine art as nearly as is feasible to its original state or condition, in accordance with prevailing standards. (6) \u201cConserve\u201d means to preserve, or cause to be preserved, a work of fine art by retarding or preventing deterioration or damage through appropriate treatment in accordance with prevailing standards in order to maintain the structural integrity to the fullest extent possible in an unchanging state<\/em>\u00a0\u00bb<em>.<\/em>[\/footnote] une \u0153uvre des beaux arts est \u00e9galement engag\u00e9e en cas de faute lourde (<em>gross negligence<\/em>)[footnote]Calif. Civil Code, <a href=\"https:\/\/codes.findlaw.com\/ca\/civil-code\/civ-sect-987\/#:~:text=(1)%20Shall%2C%20with%20respect,in%20the%20future%20be%20applicable.\">\u00a7\u00a0987(c)(2)<\/a>. Le paragraphe pr\u00e9cise que \u00ab\u00a0<em>For purposes of this section, the term \u201cgross negligence\u201d shall mean the exercise of so slight a degree of care as to justify the belief that there was an indifference to the particular work of fine art<\/em>\u00a0\u00bb[\/footnote]. Le texte pr\u00e9voit \u00e9galement une protection du droit au nom, en disposant que \u00ab\u00a0l\u2019artiste retient \u00e0 tout moment le droit de demander \u00e0 \u00eatre identifi\u00e9 en tant qu\u2019auteur (<em>the right to claim authorship<\/em>), ou, mais pour une raison valable et juste, le droit de refuser toute identification en tant qu\u2019auteur, de son ou de ses \u0153uvres des beaux arts\u00a0\u00bb[footnote]Calif. Civil Code, <a href=\"https:\/\/codes.findlaw.com\/ca\/civil-code\/civ-sect-987\/#:~:text=(1)%20Shall%2C%20with%20respect,in%20the%20future%20be%20applicable.\">\u00a7\u00a0987(d)<\/a>.[\/footnote]. Une large gamme de sanctions est pr\u00e9vue en cas de violation de ces r\u00e8gles (injonctions, dommages et int\u00e9r\u00eats \u2013 y compris punitifs, frais et co\u00fbts, ainsi que tout rem\u00e8de que le tribunal jugera utile)[footnote]Calif. Civil Code, <a href=\"https:\/\/codes.findlaw.com\/ca\/civil-code\/civ-sect-987\/#:~:text=(1)%20Shall%2C%20with%20respect,in%20the%20future%20be%20applicable.\">\u00a7\u00a0987(e)<\/a>.[\/footnote].Ces droits, qui sont transmissibles \u00e0 cause de mort, subsistent pendant la vie de l\u2019artiste, et cinquante ans apr\u00e8s sa mort[footnote]Calif. Civil Code, <a href=\"https:\/\/codes.findlaw.com\/ca\/civil-code\/civ-sect-987\/#:~:text=(1)%20Shall%2C%20with%20respect,in%20the%20future%20be%20applicable.\">\u00a7\u00a0987(g)(1)<\/a>.[\/footnote]. Il n\u2019est pas possible d\u2019y renoncer, sauf par un \u00e9crit contenant une disposition expr\u00e8s en ce sens et sign\u00e9 par l\u2019artiste[footnote]Calif. Civil Code, <a href=\"https:\/\/codes.findlaw.com\/ca\/civil-code\/civ-sect-987\/#:~:text=(1)%20Shall%2C%20with%20respect,in%20the%20future%20be%20applicable.\">\u00a7\u00a0987(g)(3)<\/a>.[\/footnote].Enfin, un r\u00e9gime sp\u00e9cifique est pr\u00e9vu pour les \u0153uvres int\u00e9gr\u00e9es \u00e0 des constructions[footnote] Calif. Civil Code,<a href=\"https:\/\/codes.findlaw.com\/ca\/civil-code\/civ-sect-987\/#:~:text=(1)%20Shall%2C%20with%20respect,in%20the%20future%20be%20applicable.\"> \u00a7\u00a0987<em>(h) (1) <\/em><\/a>: \u00ab <em>If a work of fine art cannot be removed from a building without substantial physical defacement, mutilation, alteration, or destruction of the work, the rights and duties created under this section, unless expressly reserved by an instrument in writing signed by the owner of the building, containing a legal description of the property and properly recorded, shall be deemed waived. The instrument, if properly recorded, shall be binding on subsequent owners of the building.<\/em><em> (2) If the owner of a building wishes to remove a work of fine art which is a part of the building but which can be removed from the building without substantial harm to the fine art, and in the course of or after removal, the owner intends to cause or allow the fine art to suffer physical defacement, mutilation, alteration, or destruction, the rights and duties created under this section shall apply unless the owner has diligently attempted without success to notify the artist, or, if the artist is deceased, his or her heir, beneficiary, devisee, or personal representative, in writing of his or her intended action affecting the work of fine art, or unless he or she did provide notice and that person failed within 90 days either to remove the work or to pay for its removal. If the work is removed at the expense of the artist, his or her heir, beneficiary, devisee, or personal representative, title to the fine art shall pass to that person.<\/em><em> (3) If a work of fine art can be removed from a building scheduled for demolition without substantial physical defacement, mutilation, alteration, or destruction of the work, and the owner of the building has notified the owner of the work of fine art of the scheduled demolition or the owner of the building is the owner of the work of fine art, and the owner of the work of fine art elects not to remove the work of fine art, the rights and duties created under this section shall apply, unless the owner of the building has diligently attempted without success to notify the artist, or, if the artist is deceased, his or her heir, beneficiary, devisee, or personal representative, in writing of the intended action affecting the work of fine art, or unless he or she did provide notice and that person failed within 90 days either to remove the work or to pay for its removal. If the work is removed at the expense of the artist, his or her heir, beneficiary, devisee, or personal representative, title to the fine art shall pass to that person.<\/em>\u00a0\u00bb[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>238._Les exceptions aux droits exclusifs : pr\u00e9sentation g\u00e9n\u00e9rale_<\/strong>\u00a0Les exceptions aux droits exclusifs sont d\u00e9finies aux sections\u00a0107 \u00e0 122 du <em>Copyright Act<\/em>. Elles s\u2019appliquent aux droits \u00e9conomiques, sous r\u00e9serve du <em>fair use<\/em>, qui est \u00e9galement applicable aux droits moraux. Ces exceptions sont tr\u00e8s nombreuses. Certaines sont associ\u00e9es aux m\u00e9canismes de licence l\u00e9gale mis en place par la loi. Les diff\u00e9rentes sections du <em>Copyright Act<\/em> visent les exceptions suivantes\u00a0:\r\n<ul>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Usage loyal (<em>fair use<\/em>) (section\u00a0107)<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Reproduction par les biblioth\u00e8ques et les archives (section 108)<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">\u00c9puisement des droits (<em>first sale<\/em>) (section\u00a0109)<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Exceptions applicables \u00e0 certaines repr\u00e9sentations et expositions publiques (section 110)<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Retransmissions (<em>secondary transmissions<\/em>) (section\u00a0111)<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Enregistrements \u00e9ph\u00e9m\u00e8res (<em>ephemeral recordings<\/em>) (section\u00a0112)<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Exceptions applicables aux \u0153uvres picturales, graphiques et de sculpture (section 113)<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Exceptions relatives aux enregistrements sonores (section 114)<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Exceptions dans le cadre de la licence obligatoire pour la r\u00e9alisation et la distribution de phonogrammes d\u2019\u0153uvres musicales non dramatiques (section 115)<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Exceptions dans le cadre des licences n\u00e9goci\u00e9es pour la repr\u00e9sentation publique par certains lecteurs de phonogrammes (section 116)<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Exceptions applicables aux programmes d\u2019ordinateur (section 117)<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Exceptions applicables aux radiodiffusions non commerciales (section 118)<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Retransmissions pour visionnage dans le cadre priv\u00e9 et domestique (section 119)<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Exceptions applicables aux \u0153uvres d\u2019architecture (section 120)<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Reproductions pour les aveugles et personnes handicap\u00e9es (section 121)<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Retransmissions par les diffuseurs satellites au sein de zones locales (section 122)<\/li>\r\n<\/ul>\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>239._ Le <em>fair use<\/em>: introduction g\u00e9n\u00e9rale_<\/strong>\u00a0D\u2019un point de vue technique, les exceptions pour usage priv\u00e9 ou public peuvent prendre deux formes principales (qui sont quelquefois combin\u00e9es). La premi\u00e8re, adopt\u00e9e par tous les syst\u00e8mes \u00e0 des degr\u00e9s divers, est celle de l\u2019exception pure et simple\u00a0: l\u2019usage concern\u00e9, d\u00e9fini par la loi, est exclu de la protection, et devient une libert\u00e9 offerte \u00e0 tous. La seconde, plus sp\u00e9cifique aux droits anglo-am\u00e9ricains, et d\u2019origine jurisprudentielle[footnote]Pour le droit anglais, v. <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Gyles_v_Wilcox\"><em>Gyles<\/em> v. <em>Wilcox<\/em><\/a> (1741), <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>62 (version abr\u00e9g\u00e9e d\u2019un texte jug\u00e9e non contrefaisante, car constitutive d\u2019une nouvelle \u0153uvre r\u00e9sultant d\u2019un v\u00e9ritable effort \u00e9ditorial\u00a0; cet arr\u00eat introduit le concept de <em>fair abridgement<\/em>, pr\u00e9curseur des doctrine de <em>fair dealing<\/em> et de <em>fair use<\/em>)\u00a0; Aux \u00c9tats-Unis les quatre facteurs qui seront repris dans le <em>Copyright Ac<\/em>t de 1976 ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9finis dans l\u2019arr\u00eat <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Folsom_v._Marsh\"><em>Folsom v. Marsh<\/em><\/a>, 9. F.Cas. 342 (C.C.D. Mass. 1841). V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>72.[\/footnote], est le <em>fair use<\/em> ou <em>fair dealing<\/em>[footnote]Les juristes am\u00e9ricains parlent de <em>fair use<\/em>, et les juristes anglais de <em>fair dealing<\/em>. Les deux notions ne sont pas toujours bien s\u00e9par\u00e9es des exceptions pures et simples.[\/footnote], que l\u2019on peut traduire par exception \u00ab\u00a0d\u2019usage loyal\u00a0\u00bb[footnote]La version en langue fran\u00e7aise de loi canadienne sur le droit d\u2019auteur utilise l\u2019expression \u00ab\u00a0usage \u00e9quitable\u00a0\u00bb. V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>278.[\/footnote]: elle permet au juge de valider un usage en principe prohib\u00e9 s\u2019il le consid\u00e8re comme justifi\u00e9 ou acceptable (\u00ab loyal \u00bb), expression large qui permet de mettre en balance les objectifs de protection avec d\u2019autres principes. Le juge d\u00e9termine ainsi la port\u00e9e de l\u2019exception. Aux \u00c9tats-Unis, o\u00f9 elle a pris le plus d\u2019ampleur, cette th\u00e9orie a \u00e9t\u00e9 codifi\u00e9e dans la section 107 du <em>Copyright Act<\/em> de 1976, qui dispose :\r\n\r\n\u00ab\u00a0(...) l\u2019usage loyal d\u2019une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e, y compris sous forme d\u2019exemplaires ou de phonogrammes ou par tous autres moyens pr\u00e9vus aux termes de ces dispositions, \u00e0 des fins telles que de critique, de commentaire, de compte rendu d\u2019actualit\u00e9, d\u2019enseignement (y compris la reproduction de multiples exemplaires pour l\u2019utilisation de la classe), de formation ou de recherche, ne constitue pas une atteinte au copyright. Afin de d\u00e9terminer si l\u2019usage d\u2019une \u0153uvre dans un cas d\u00e9termin\u00e9 est loyal, les facteurs \u00e0 consid\u00e9rer doivent inclure\u00a0:\r\n\r\n1) le but et le caract\u00e8re de l\u2019usage, et notamment la nature commerciale ou non de celui-ci ou sa destination \u00e0 des fins \u00e9ducatives et non lucratives\u00a0;\r\n\r\n2) la nature de l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e\u00a0;\r\n\r\n3) le volume et l\u2019importance de la partie utilis\u00e9e par rapport \u00e0 l\u2019ensemble de l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e\u00a0; et\r\n\r\n4) l\u2019incidence de l\u2019usage sur le march\u00e9 potentiel de l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e ou sur sa valeur. (...)\u00a0\u00bb\r\n\r\nLe texte propose ainsi quatre facteurs \u00e0 prendre en compte dans l\u2019appr\u00e9ciation du caract\u00e8re loyal ou non de l\u2019usage. Dans <em>Harper &amp; Row Publishers, Inc. v. Nation Enterprises<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/471\/539\/\">471 U.S. 539<\/a>\u00a0(1985).[\/footnote], la Cour supr\u00eame a consid\u00e9r\u00e9 l\u2019effet sur le march\u00e9 de l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e comme le plus important des quatre. Cependant chaque facteur fait l\u2019objet d\u2019un examen par le juge.\r\n\r\nUne particularit\u00e9 de la doctrine de <em>fair use<\/em> est qu\u2019elle fait plut\u00f4t peser sur l\u2019utilisateur la charge de la preuve du caract\u00e8re non contrefaisant de l\u2019acte en cause, ce qui n\u2019est g\u00e9n\u00e9ralement pas le cas en mati\u00e8re d\u2019exceptions.\r\n\r\nLa doctrine de <em>fair use<\/em> apporterait la souplesse n\u00e9cessaire \u00e0 la prise en compte d\u2019\u00e9volutions technologiques[footnote]C\u2019est en tout cas l\u2019argument avanc\u00e9 par le l\u00e9gislateur am\u00e9ricain ; Cf. les rapports du Congr\u00e8s lors de la r\u00e9forme de 1976 : Senate Committee Report, p. 62 ; <a href=\"https:\/\/law.resource.org\/pub\/us\/works\/aba\/ibr\/H.Rep.94-1476.pdf\">H.R. Rep. No.\u00a094-1476 (1976)<\/a>, p. 65 et 66.[\/footnote]. Le l\u00e9gislateur vient d\u2019ailleurs quelquefois consacrer express\u00e9ment en tant qu\u2019exception pure et simple un usage pr\u00e9c\u00e9demment valid\u00e9 sous la doctrine de <em>fair use<\/em>[footnote]C\u2019est par exemple le cas de section\u00a0108 du <em>Copyright Act<\/em>\u00a01976, qui concerne certains actes de reproduction par les biblioth\u00e8ques.[\/footnote]. Mais s\u2019il a l\u2019avantage de la souplesse, le m\u00e9canisme du <em>fair use<\/em> est source d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 juridique, comme le d\u00e9montre l\u2019examen de la jurisprudence sur ce point, concernant notamment les nouveaux d\u00e9veloppements technologiques[footnote]V. les h\u00e9sitations de la jurisprudence dans les affaires Napster et Grosker, ou encore relatives \u00e0 Google (Google books, Adobe v. Google...), dont il sera question ci-apr\u00e8s.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>240._ Application : <em>fair use,<\/em> copies et usages priv\u00e9s_<\/strong>\u00a0Il est assez g\u00e9n\u00e9ralement admis aux \u00c9tats-Unis que l\u2019acte de copie priv\u00e9e, tel qu\u2019il est d\u00e9fini par l\u2019exception fran\u00e7aise (copie domestique ou <em>home copying<\/em>), est couvert par l\u2019exception de <em>fair use<\/em>. Cette vision s\u2019autorise de l\u2019arr\u00eat de la Cour supr\u00eame de 1984 dans l\u2019affaire <em>Betamax<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/464\/417\/\"><em>Universal City Studios v. Sony Corp. of Am.<\/em><\/a>, 480 F. Supp. 429 (C.D. Cal. 1979), <em>rev\u2019d<\/em>, 659 F. 2d 963 (9th\u00a0Cir.\u00a01981), <em>rev\u2019d<\/em>, 104 S.\u00a0Ct. 774 (1984). Cf. W.\u00a0Gordon, \u00a0\u00abFair use as market failure\u00a0: a structural and economic analysis of the Betamax case and its predecessors\u00a0\u00bb, <em>Columbia Law Review<\/em> 1982, p.\u00a01600.[\/footnote]. Rappelons que dans cette affaire des producteurs de films avaient poursuivi la soci\u00e9t\u00e9 Sony au motif que l\u2019enregistrement domestique de leurs \u0153uvres \u00e9tait contrefaisant, et que la distribution par Sony, en connaissance de cause, de ses magn\u00e9toscopes, \u00e9tait constitutive de contrefa\u00e7on par fourniture de moyens (<em>contributory infringement<\/em>). \u00c0 cette occasion, la Cour supr\u00eame a consid\u00e9r\u00e9 que l\u2019enregistrement priv\u00e9 pour visionnage diff\u00e9r\u00e9 \u00e9tait couvert par l\u2019exception de <em>fair use\u00a0:<\/em>\r\n\r\n\u00ab\u00a0En r\u00e9sum\u00e9, le dossier et les conclusions de la Cour de district nous m\u00e8nent \u00e0 des deux conclusions. Tout d\u2019abord, Sony a d\u00e9montr\u00e9 une probabilit\u00e9 significative qu\u2019un nombre substantiel de titulaires de droits qui donnent en licence leurs \u0153uvres pour t\u00e9l\u00e9diffusion sur les cha\u00eenes gratuites ne s'opposeraient pas \u00e0 l\u2019enregistrement d\u00e9cal\u00e9 de leurs programmes par les t\u00e9l\u00e9spectateurs. Et en second lieu, les d\u00e9fendeurs n\u2019ont pas d\u00e9montr\u00e9 que l\u2019enregistrement pour visionnage diff\u00e9r\u00e9 causerait un dommage significatif au march\u00e9 potentiel ou \u00e0 la valeur de leurs \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es. Le Betamax est, donc, susceptible d\u2019utilisations non contrefaisantes dans une mesure importante. La vente par Sony d\u2019un tel \u00e9quipement au grand public ne constitue donc pas une incitation \u00e0 la contrefa\u00e7on des copyrights des d\u00e9fenderesses.\u00a0\u00bb\r\n\r\nCependant l\u2019arr\u00eat ne valide pas toute forme de copie priv\u00e9e.\r\n\r\nIl a ainsi \u00e9t\u00e9 sugg\u00e9r\u00e9 que la copie priv\u00e9e ne peut \u00eatre constitutive de <em>fair use<\/em> qu\u2019en l\u2019absence de sch\u00e9ma de gestion collective applicable. C\u2019est la position du rapport <em>Intellectual Property\u00a0and the National Information Infrastructure<\/em> (IITF) de 1995[footnote]<a href=\"https:\/\/www.eff.org\/files\/filenode\/DMCA\/ntia_dmca_white_paper.pdf\"><em>A report of the Working Group on Intellectual Property Rights (White House Information Infrastructure Task Force)<\/em><\/a>, septembre 1995.[\/footnote]. La pr\u00e9sence ou l\u2019absence de sch\u00e9ma de licence collective semble bien avoir une certaine influence dans l\u2019appr\u00e9ciation du <em>fair use<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/am.geophysical-texaco-2dcir1995.pdf\"><em>American Geophysical Union v. Texaco<\/em><\/a><em>, <\/em>pr\u00e9cit\u00e9 ; \u00e9galement <a href=\"https:\/\/www.bing.com\/ck\/a?!&amp;&amp;p=fa1b673d3a7096d7JmltdHM9MTcwNzg2ODgwMCZpZ3VpZD0yMDQ3MjUxMS02YWJmLTZmOTgtMTdlZi0zNzlkNmJjODZlNWImaW5zaWQ9NTIwNg&amp;ptn=3&amp;ver=2&amp;hsh=3&amp;fclid=20472511-6abf-6f98-17ef-379d6bc86e5b&amp;psq=Inc.+v.+Kinko%e2%80%99s+Graphics+Corp.%2c+758+F.+Supp.+1522&amp;u=a1aHR0cHM6Ly9sYXcuanVzdGlhLmNvbS9jYXNlcy9mZWRlcmFsL2Rpc3RyaWN0LWNvdXJ0cy9GU3VwcC83NTgvMTUyMi8xODA5NDU3Lw&amp;ntb=1\"><em>Basic Books<\/em> <em>Inc. v. Kinko\u2019s Graphics Corp<\/em>.<\/a>, 758\u00a0F.\u00a0Supp. 1522 (SDNY\u00a01991), jugeant que la photocopie de chapitres d\u2019ouvrages pour des cours n\u2019\u00e9tait pas couverte par l\u2019exception de <em>fair use<\/em>, en tenant notamment compte des sch\u00e9mas existants de licence pour ces usages (cit\u00e9 <em>in The Digital Dilemna<\/em>, Committee on Intellectual Property Rights in the Emerging Information Infrastructure, National Research Council, National Academies Press, 2000, p.\u00a0129).[\/footnote]<em>.<\/em>\r\n\r\nLes tribunaux am\u00e9ricains ont \u00e9galement eu l\u2019occasion de se prononcer sur l\u2019hypoth\u00e8se des copies r\u00e9alis\u00e9es dans un autre format (le \u00ab\u00a0<em>format shifting\u00a0<\/em>\u00bb ou \u00ab\u00a0<em>space shifti<\/em>ng\u00a0\u00bb). Ainsi, en 1999 dans l\u2019affaire <em>RIAA v. Diamond Multimedia<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/recording-industry-v-diamond-multimedia-sys?q=RIAA%20v.%20Diamond%20Multimedia%20F3d&amp;sort=relevance&amp;p=1&amp;type=case&amp;tab=keyword&amp;jxs=&amp;resultsNav=false\">180 F.3d (9th Cir. 1999)<\/a>.[\/footnote], dans laquelle l\u2019industrie du disque a tent\u00e9 de s\u2019opposer \u00e0 la commercialisation d\u2019un des premiers lecteurs MP3 portables, le lecteur \u00ab RIO \u00bb, la Cour d\u2019appel f\u00e9d\u00e9rale pour le 9e circuit a consid\u00e9r\u00e9 que l\u2019usage de cet appareil \u00e9tait couvert par l\u2019exception sp\u00e9cifique \u00e9tablie par le Home Audio Recording Act[footnote]V. <em>infra <\/em>n\u00b0 114.[\/footnote], mais a \u00e9galement cit\u00e9 la d\u00e9cision <em>Betamax<\/em> au soutien de sa d\u00e9cision. L\u2019exception de <em>fair use<\/em> s\u2019applique donc \u00e0 ces copies, \u00e0 la condition qu\u2019elles soient destin\u00e9es \u00e0 un usage purement priv\u00e9. Par contre, les actes de copie, int\u00e9grale ou partielle, suivis d\u2019une diffusion ne sont pas en principe couverts par l\u2019exception[footnote]V. cependant <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/williams&amp;wilkins-unitedstates-ctcl1973.pdf\"><em>Williams &amp; Wilkins Co. v. United States<\/em><\/a>, 487 F.2d 1345 (Ct. Cl. 1973), <em>aff\u2019d<\/em>, 420\u00a0U.S.\u00a0376 (1975) (photocopies d\u2019articles par la National Library of Medicine et le National Institutes of Health \u00e0 la demande d\u2019utilisateur couvertes par l\u2019exception de <em>fair use<\/em>).[\/footnote]. Et de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, le fait de copier une \u0153uvre et de la mettre \u00e0 disposition sur un site, m\u00eame personnel, n\u2019est pas constitutif de <em>fair use<\/em>[footnote]V. par exemple <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/908\/1362\/1457594\/\"><em>Religious Technology Center v. Lerma<\/em><\/a>, 40\u00a0USPQ\u00a02d 1569 (E.D. Va. 1996), concernant la copie de publication de l\u2019\u00e9glise de scientologie sur des sites personnels.[\/footnote].\r\n\r\nPlus g\u00e9n\u00e9ralement, le <em>fair use<\/em> permet de valider des usages personnels et non commerciaux[footnote]V. par exemple <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/chapman-maraj-no-18-cv-09088.pdf\">Chapman v. Maraj<\/a>, n\u00b0 2 :18-cv 09088-VAP-SS (C.D. Cal. Sept. 16, 2020): fair use pour l'enregistrement, \u00e0 des fins exp\u00e9rimentales, d'une nouvelle version d'une chanson; <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/bain-filmindep-cdcal2020.pdf\">Bain v. Film Indep., Inc.<\/a> n\u00b0 CV 18-4126 PA (JEMx), 2020 U.S. Dist. (C.D. Cal. Aug. 6, 2020) : r\u00e9alisation, par une actrice, d'une compilation d'extraits d'un film figurant ses interpr\u00e9tations afin de les pr\u00e9senter \u00e0 des castings (4 minutes au total, environ 40 extraits) \u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 que le film en question avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 des festivals mais n'avait pas encore \u00e9t\u00e9 exploit\u00e9 commercialement;\u00a0 <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/noland-janssen-sdny-2020.pdf\">Noland v. Janssen<\/a> n\u00b0 17-CV-5452, 2020 U.S. Dist. (S.D.N.Y. June 1, 2020): la distribution de photographies et de plans d'une sculpture par son propri\u00e9taire dans le cadre de d\u00e9marches en vue de sa revente. Mais v. <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/comerica-bank-trust-habib-no-17-12418-lts-1-6-2020.pdf\">Comerica Bank &amp; Trust, N.A. v. Habib<\/a> n\u00b017-12418-LTS, 2020 U.S. Dist. (D. Mass. Jan. 6, 2020): rejet pour l'enregistrement par un spectateur de prestations d'un artiste (Prince) et leur publication sur sa cha\u00eene Youtube. La Cour rejette notamment l'argument de l'exploitation non commerciale, en relevant les b\u00e9n\u00e9fices tir\u00e9s par l'internaute des audiences et du trafic g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par sa cha\u00eene. [\/footnote]. Les usages \u00e0 titre \u00e9ducatif ou dans un cadre scolaire ou universitaire sont \u00e9galement le plus souvent couverts par l'exception[footnote]Egalement, <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/tresona-multimedia-burbank-highschool-vocal-music-assn-9thcir2020.pdf\">Tres\u00f3na Multimedia, LLC v. Burbank High School Vocal Music Ass'n<\/a> n\u00b017-56006, 17-56417, 17-56419, 2020 U.S. App. (9th Cir. Mar. 24, 2020): <span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">l'utilisation d'extraits d'\u0153uvres musicales dans des medleys ex\u00e9cut\u00e9s par la chorale d'une \u00e9cole (\u00e0 des fins non commerciales); ou encore\u00a0\u00a0<\/span><span style=\"font-size: 1em;\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/Brown-v-Netflix-Inc-855-F-Appx-61-2d-Cir-2021.pdf\">Brown v. Netflix, Inc.<\/a> n\u00b0 19 Civ. 1507 (ER), 2020 U.S. Dist. Lexis 92739 (S.D.N.Y. May 27, 2020):\u00a0<\/span><span style=\"font-size: 1em;\">reprise en boucle, pendant deux minutes environ, d'une s\u00e9quence de huit secondes d'une chanson pour enfants, pour un num\u00e9ro de danse exotique contenu dans un documentaire sur le sujet diffus\u00e9 sur Netflix.<\/span> Mais voir\u00a0<span style=\"font-size: 1em;\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/cambridge-university-press-becker-ndga2020.pdf\">Cambridge University Press v. Becker<\/a> n\u00b01 :08-cv-1425-ODE, 2020 U.S. Dist. (N.D. Ga. Mar. 2, 2020), qui valide la <\/span>distribution non autoris\u00e9e par voie \u00e9lectronique d'extraits d'ouvrages, par une universit\u00e9, \u00e0 ses enseignants, pour mise \u00e0 disposition de leurs \u00e9tudiants, mais uniquement pour les extraits non substantiels (la d\u00e9fense \u00e9tant rejet\u00e9e pour le surplus).[\/footnote]\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>241._ Application : <em>fair use<\/em>, citations et commentaires_<\/strong>\u00a0L\u2019exception de <em>fair use<\/em> est assez largement reconnue en mati\u00e8re de citations ou de compte rendu ou d\u2019analyses critiques d\u2019\u0153uvres[footnote]V. <a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/471\/539\/\"><em>Harper &amp; Row Publishers, Inc. v. Nation Enterprises<\/em><\/a>, 471\u00a0U.S. 539, 564 (1985) (publication par un journal d\u2019un r\u00e9sum\u00e9 et de longues citations d\u2019un ouvrage non encore publi\u00e9 du Pr\u00e9sident Gerarld Ford\u00a0; d\u00e9fense de <em>fair use<\/em> rejet\u00e9 principalement compte tenu du caract\u00e8re in\u00e9dit de l\u2019ouvrage)\u00a0; <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/videopipeline-vbuena-3dcir2003.pdf\"><em>Video Pipeline, Inc. v. Buena Vista Home Entertainment, Inc.<\/em><\/a>, 342 F.3d 191, 200 (3d\u00a0Cir.\u00a02003)\u00a0; <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/ty-publ'ns-ndiii2004.pdf\"><em>Ty, Inc. v. Publications Int\u2019l, Ltd.<\/em><\/a>, 292 F.3d 512, 517-18 (7th\u00a0Cir.\u00a02002)\u00a0; <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/supermarket-sanfernando-9thcir1986.pdf\"><em>Supermarket of Homes, Inc. v. San Fernando Valley Bd. of Realtors<\/em><\/a>, 786 F.2d 1400, 1408 (9th\u00a0Cir.\u00a01986)\u00a0<em>; <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/folsom-marsh-ccmass1841.pdf\">Folsom v. Marsh<\/a><\/em>, 9 F. Cas. 342, 344 (C.C.D.Mass. 1841).V. \u00e9galement la d\u00e9cision anglaise (appliquant la loi am\u00e9ricaine sur ce point) <a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWHC\/Ch\/2015\/1853.html\"><em>Sony\/ATV Music Publishing LLC &amp; Another v WPMC Ltd &amp; Another<\/em> [2015] EWHC 1853 (Ch)<\/a> : pas de <em>fair use<\/em> pour la reproduction en totalit\u00e9 de douze chansons des Beatles dans un documentaire qui leur \u00e9tait consacr\u00e9.[\/footnote]. Le <em>fair use <\/em>est plus difficile \u00e0 admettre en l\u2019absence de tout commentaire ou \u0153uvre citante[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/videopipeline-vbuena-3dcir2003.pdf\"><em>Video Pipeline<\/em>, Inc. v. Buena Vista Home Entm't, Inc.<\/a>, <em>342 F<\/em>.<em>3d<\/em> 191 (3d Cir. 2003) (extraits de films utilis\u00e9s comme bandes-annonces pour ces films non couverts par le <em>fair use<\/em>). Mais V.\u00a0<em><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/fox-news-network-tveyes-02272018.pdf\">Fox News v. TVEYES<\/a>, Inc.<\/em> (13 Civ. 5315, SDNY\u00a0Sept.\u00a09, 2014) (constitution et exploitation d\u2019une base de donn\u00e9es d\u2019extraits de programmes d\u2019information t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s, interrogeable par mots-cl\u00e9s et permettant l\u2019acc\u00e8s aux clips concern\u00e9s, couverte par l\u2019exception de <em>fair use).<\/em>[\/footnote], et semble exclu lorsque l\u2019\u0153uvre cit\u00e9e n\u2019a pas encore \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e[footnote]<a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/471\/539\/\"><em>Harper &amp; Row Publishers, Inc. v. Nation Enterprises<\/em><\/a>, 471\u00a0U.S. 539, 562 (1985).[\/footnote]. Le <em>fair use<\/em> sera \u00e9galement \u00e9cart\u00e9 si les \u00e9l\u00e9ments reproduits ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9tourn\u00e9s de mani\u00e8re frauduleuse[footnote]<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca9\/10-56710\/10-56710-2012-08-14.html\"><em>Monge v.\u00a0Maya\u00a0Magazines<\/em><\/a>, 688 F.3d 1164 (9th\u00a0Cir.\u00a02012)\u00a0(la publication dans un magazine de photographies vol\u00e9es du mariage secret d\u2019une artiste n\u2019est pas couverte par l\u2019exception de\u00a0<em>fair use<\/em>, aucun des quatre crit\u00e8res pos\u00e9s par cet article ne jouant en faveur de l\u2019application de l\u2019exception. D\u00e9cision comment\u00e9e comme \u00e9tant particuli\u00e8rement s\u00e9v\u00e8re et protectrice des int\u00e9r\u00eats des c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s victimes de ces agissements).[\/footnote].\r\n\r\n<strong>\u00a0<\/strong>\r\n\r\n<strong>242._ Application : <em>fair use<\/em> et parodies_<\/strong>\u00a0Les parodies constituent \u00e9galement un domaine d\u2019application important du <em>fair use<\/em>. La jurisprudence est ici complexe, et les solutions ne sont pas sans rappeler les \u00e9quilibres d\u00e9gag\u00e9s par la jurisprudence fran\u00e7aise sur le fondement de l\u2019exception de parodie. La Cour supr\u00eame consid\u00e8re que les parodies sont particuli\u00e8rement prot\u00e9g\u00e9es par l\u2019exception dans la mesure o\u00f9 elles constituent une forme d\u2019expression majeure et o\u00f9 elles ne seraient pas, le plus souvent, autoris\u00e9es par les ayants droit[footnote]<a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/510\/569\/\"><em>Campbell v. Acuff-Rose Music, Inc.<\/em><\/a>, 510\u00a0U.S. 569, 579 (1994) (parodie par un groupe de rap de la chanson <em>Oh, Pretty Woman<\/em> constitutive de <em>fair use<\/em>).[\/footnote]. En principe, l\u2019intention parodique est exig\u00e9e[footnote]Campbell, 510 U.S., p. 582. Cependant l\u2019exception ne semble pas b\u00e9n\u00e9ficier aux seules parodies pr\u00e9sentant un caract\u00e8re humoristique.[\/footnote], mais peut se d\u00e9cliner dans un cadre commercial. L\u2019exception permet des reproductions importantes, dans la mesure o\u00f9 la parodie implique que l\u2019\u0153uvre parodi\u00e9e soit reconnaissable[footnote]Campbell, 510 U.S., p. 588.[\/footnote]. La parodie doit cependant \u00eatre identifiable en tant que parodie et ne pas se substituer \u00e0 l\u2019\u0153uvre d\u2019origine[footnote]V. par exemple <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/345\/108\/1891375\/\"><em>Walt Disney Prods. v. Air Pirates<\/em><\/a>, 581 F.2d 751 (9th\u00a0Cir.\u00a01978), <em>cert. denied<\/em>, 439\u00a0U.S. 1132 (1979) (parodie de divers personnages de Walt Disney dans un fanzine pour adultes\u00a0; d\u00e9fense de <em>fair use<\/em> \u00e9cart\u00e9e en raison de la copie trop servile\u00a0ne permettant pas identifier le magazine en tant que parodie)\u00a0; \u00e9galement <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F3\/268\/1257\/608446\/\"><em>SunTrust Bank v. Houghton Mifflin Co.<\/em><\/a>, 268 F.3d 1257 (11th Cir. 2001), \u00e0 propos d\u2019une parodie d\u2019<em>Autant en Emporte le Vent<\/em> (<em>Gone with the Wind<\/em>). L\u2019ouvrage en question, intitul\u00e9 <em>The Wind Done Gone<\/em>, (i) se r\u00e9f\u00e9rait express\u00e9ment \u00e0 <em>Autant en Emporte le Vent<\/em> dans sa pr\u00e9face, (ii) reprenait certains personnages du premier roman, (iii) reprenait certaines sc\u00e8nes et \u00e9l\u00e9ments dramatiques du premier roman et (iv) reproduisait servilement certains de ses dialogues. La Cour de district \u00e9carte la d\u00e9fense de <em>fair use<\/em> au motif principal que la nouvelle \u0153uvre va bien au-del\u00e0 de ce qui est n\u00e9cessaire \u00e0 la parodie et fait un usage excessif de l\u2019\u0153uvre originale, qu\u2019elle constituerait le substitut d\u2019\u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es potentielles de l\u2019\u0153uvre originale, et qu\u2019elle porte atteinte au march\u00e9 de l\u2019\u0153uvre d\u2019origine en tant que suite (<em>sequel<\/em>); v. V. \u00e9galement <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/Sketchworks-Indus-Strength-Comedy-Inc-v-Jacobs-No-19-CV-7470-LTS-VF-SDNY-May-12-2022.pdf\">Sketchworks Indus. Strength Comedy, Inc. v. Jacobs<\/a> (No. 19-CV-7470-LTS-VF, 2022 U.S. Dist. (S.D.N.Y. May 12, 2022)): reprise d'\u00e9l\u00e9ments du film \u00ab Grease \u00bb (musique, histoire, personnages, dialogues et d\u00e9cors) dans une com\u00e9die musicale parodique (intitul\u00e9e \u00ab Vape \u00bb). Le premier facteur p\u00e8se en faveur du fair use, dans la mesure o\u00f9 l'\u0153uvre est bien parodique, ayant notamment pour but de mettre en lumi\u00e8re certains aspects mysogynes de l'\u0153uvre premi\u00e8re. Sur le troisi\u00e8me facteur, m\u00eame si les emprunts sont substantiels, la cour consid\u00e8re qu'ils ne sont pas excessifs car n\u00e9cessaire pour critiquer l'\u0153uvre premi\u00e8re. Le quatri\u00e8me facteur est \u00e9galement favorable au fair use, dans la mesure o\u00f9 l'atteinte est minime, et o\u00f9 la parodie ne peut raisonnablement \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un remake ou une suite de \u00ab Grease \u00bb; comp. <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/Natl%20Acad%20of%20TV%20Arts%20Scis%20v.%20Multimedia%20Sys%20Design%2020-cv-7269%20(S.D.N.Y.%202021).pdf\">Nat'l Acad. of TV Arts &amp; Scis., Inc. v. Multimedia Sys. Design, Inc.<\/a> n\u00b0 20-CV-7269 (VEC) (S.D.N.Y. July 30, 2021) (Pas de fair use pour l'utilisation de l'image d'une statuette des Emmmy Awards (qui r\u00e9compensent les programmes de t\u00e9l\u00e9vision) dans une \u00e9mission satirique).[\/footnote]. La jurisprudence est partag\u00e9e sur les parodies dont l\u2019objet n\u2019est pas de parodier l\u2019\u0153uvre concern\u00e9e[footnote]La Cour supr\u00eame ne s\u2019est pas prononc\u00e9e sur ce point dans <em>Campbell<\/em>, pr\u00e9cit\u00e9e. (\u00ab\u00a0<em>We express no opinion as to (\u2026) works using elements of an original as vehicles for satire or amusement, making no comment on the original or criticism of it<\/em>.\u00a0\u00bb). Comparer par exemple <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/berlin-ecpublins-2dcir1964.pdf\"><em>Berlin v. E.C. Publications, Inc.<\/em><\/a>, 329 F.2d 541 (2d\u00a0Cir.\u00a01964) (<em>fair use<\/em> pour des parodies bas\u00e9es sur des chansons mais n\u2019ayant rien \u00e0 voir avec les chansons d\u2019origine) avec <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/dr-seuss-enterprises-lp-v-penguin-books-usa-inc\"><em>Dr. Seuss Enterprises, L.P. v. Penguin Books USA, Inc.<\/em><\/a>, 109 F.3d 1394, 1400-01 (9th\u00a0Cir.\u00a01997) (pas de <em>fair use<\/em> pour une satire du proc\u00e8s d\u2019O.\u00a0J.\u00a0Simpson r\u00e9dig\u00e9 dans le style d\u2019un auteur c\u00e9l\u00e8bre de livres pour enfants)\u00a0; V. T.\u00a0T.\u00a0Ochoa, <em>Dr.\u00a0Seuss, The Juice, and Fair Use: How the Grinch Silenced a Parody<\/em>, 45 J.\u00a0Copyr. Soc\u2019y USA\u00a0546 (1998).[\/footnote]. Enfin, le caract\u00e8re pornographique d\u2019une parodie n\u2019est pas exclusif du <em>fair use<\/em>[footnote]V. par exemple <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/lucasfilm-ltd-v-media-market-group-ltd-ndcal-2002\"><em>Lucasfilm Ltd. v. Media Mkt. <\/em><em>Group, Ltd.<\/em><\/a>, 182\u00a0F.\u00a0Supp. 2d\u00a0897, 901 (N.D. Cal. 2002) (film d\u2019animation pornographique parodiant le film <em>Star Wars<\/em>). Attention cependant au droit des marques et au risque de dilution\u00a0: <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/604\/200\/7961\/\"><em>Dallas Cowboy Cheerleaders, Inc. v. Pussycat Cinema<\/em><\/a>, 604 F.2d 200 (2d\u00a0Cir.\u00a01979) <em>(<\/em>\u00ab\u00a0<em>The public\u2019s belief that the mark\u2019s owner sponsored or otherwise approved the use of the trademark satisfies the confusion requirement. In the instant case, the uniform depicted in \u201cDebbie Does Dallas\u201d unquestionably brings to mind the Dallas Cowboys Cheerleaders. Indeed, it is hard to believe that anyone who had seen defendants\u2019 sexually depraved film could ever thereafter disassociate it from plaintiff\u2019s cheerleaders. This association results in confusion which has \u201ca tendency to impugn (plaintiff\u2019s services) and injure plaintiff\u2019s business reputation (\u2026). Although, as defendants assert, the doctrine of fair use permits limited copyright infringement for purposes of parody, defendants\u2019 use of plaintiff\u2019s uniform hardly qualifies as parody or any other form of fair use<\/em>\u00a0\u00bb).[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>243._ Application : <em>fair use<\/em> et information_<\/strong>\u00a0Les usages \u00e0 titre d\u2019information sont \u00e9galement un domaine classique d\u2019application du <em>fair use<\/em>, et sont souvent valid\u00e9s sur ce fondement[footnote]<a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/471\/539\/\"><em>Harper &amp; Row Publishers, Inc. v. Nation Enterprises<\/em><\/a>, d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9, est un contre-exemple. Mais les extraits utilis\u00e9s dans des journaux d\u2019information sont presque syst\u00e9matiquement valid\u00e9s. V. \u00e9galement <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/cadc\/22-7063\/22-7063-2023-09-12.html\">Am. Soc'y for Testing &amp; Materials v. Public. Resource. Org, Inc.<\/a> 82 F.4th 1262, D.C. Cir. 2023: mise \u00e0 disposition gratuite en ligne de normes techniques \u00e9tablies par des organismes priv\u00e9s auxquels la loi fait r\u00e9f\u00e9rence constitutive de fair use (notre commentaire de la d\u00e9cision de premi\u00e8re instance, Am. Soc'y for Testing &amp; Materials v. Public. Resource. Org, Inc. No. 13-cv-1215 (TSC), D.D.C. 31 mars 2022, Comm com \u00e9lectr. 2023, chron. 4, n\u00b0 7); <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/Bell-v-Eagle-Mt-Saginaw-Indep-Sch-Dist-No-21-10504-5th-Cir-2022.pdf\">Bell v. Eagle Mt. Saginaw Indep. Sch. Distr.<\/a>, 27 F.4th 313, 5th Cir. 2022: utilisation par des programmes athl\u00e9tiques d'\u00e9coles, \u00e0 des fins de motivation, d'extraits \u00ab inspirants \u00bb d'un ouvrage; <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/Yang-v-Mic-Network-Inc-Nos-20-4097-cv-20-4201-cv-2d-Cir-Mar-29-2022.pdf\">Yang v. Mic Network Inc.<\/a> Nos. 20-4097-cv (L), 20-4201-cv (XAP), 2022 U.S. App. LEXIS 8195 (2d Cir. Mar. 29, 2022): reproduction d\u2019une photographie illustrant un article, dans le cadre de la publication d\u2019une copie d\u2019\u00e9cran de cet article, incluant une partie de la photographie, pour rendre compte de l\u2019article en question et le critiquer, constitutif de fair use; <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/boesen-unitedsportspubls-edny2020.pdf\">Boesen v. United Sports Publs<\/a>., Ltd. n\u00b0 20-CV-1552 (ARR) (SIL), 2020 U.S. Dist. LEXIS 240935 (E.D.N.Y. Nov. 2, 2020), reconsideration denied by 2020 U.S. Dist. LEXIS 240935 (Dec. 22, 2020): reproduction d'un <em>post<\/em> Instagram contenant une photographie, dans un article en ligne commentant le post en question. Le <em>post<\/em> et la photographie portaient sur une sportive ayant annonc\u00e9 son retrait des comp\u00e9tition. Jug\u00e9 que la reproduction de la photographie est couverte par le fair use; dansle m\u00eame sens <span style=\"font-size: 1em;\"> (<\/span>reprise d'un post et de son illustration dans un article), <span style=\"font-size: 1em;\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/walsh-townsquaremediainc-sdny2020.pdf\">Walsh v. Townsquare Media, Inc.<\/a> n\u00b0 19-CV-4958 (VSB), 2020 U.S. Dist. (S.D.N.Y. June 1, 2020); <\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/marano-metromuseumofart-2dcir2021.pdf\">Marano v. Metro. Museum of Art<\/a>, 844 F. App'x 436 (2d Cir. 2021), sur appel de 2020 U.S. Dist. (S.D.N.Y. July 13, 2020): pr\u00e9sentation par un mus\u00e9e, dans le catalogue en ligne d'une exposition, d'une photographie d'un guitariste jouant une guitare pr\u00e9sent\u00e9e dans l'exposition; <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/monsarrat-newman-1stcirc2022.pdf\">Monsarrat v. Newman<\/a> 28 F.4th 314 (1st Cir. 2022): reprise d\u2019un article (post) publi\u00e9 sur un r\u00e9seau social sur une autre plateforme, comme \u00e9l\u00e9ment d\u2019un fil de discussion (la Cour retient l'usage non commercial et transformatif du post par le d\u00e9fendeur (premier crit\u00e8re) et le caract\u00e8re \u00ab factuel et informatif \u00bb du post; et surtout, l\u2019absence de march\u00e9 potentiel pour l\u2019article repris).<\/span>\r\n\r\n<span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">Mais comp. <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/new-york\/nysdce\/1:2015cv10160\/451754\/227\/\">Graham v. Prince<\/a>, No. 15-CV-10160, S.D.N.Y. 11 mai 2023: pas de fair use dans l'uilisation de portraits photographiques dans des articles de r\u00e9seaux sociaux, l'auteur pouvant choisir de nombreuses autres photographies pour illustrer son article. <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/midlevelu-inc-v-aci-info-grp\">MidlevelU, Inc. v. ACI Info. Grp.<\/a> 989 F.3d 1205 (11th Cir. 2021): pas de fair use dans l'utilisation d'article publi\u00e9 en ligne pour cr\u00e9er un index incluant des sommaires et une copie int\u00e9grale de chaque article. <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/oneil-v-ratajkowski-1\">O'Neil v. Ratajkowski<\/a>, n\u00b0 19 CIV. 9769 (AT), 2021 WL 4443259 (S.D.N.Y. Sept. 28, 2021): par de fair use pour l'utilisation par un mannequin, dans un post sur son compte Instagram, pendant 24 heures, d'une photographie d'elle-m\u00eame prise par un paparazzi (jug\u00e9 que le commentaire \u00ab mood forever \u00bb ne constituait pas un usage transformatif;\u00a0 <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/Golden%20v.%20Michael%20Grecco%20Prods%2019-cv-3156%20(E.D.N.Y.%20Mar.%209%202021).pdf\">Golden v. Michael Grecco Prods.<\/a> n\u00b0 19-CV-3156 (NGG) (RER) (E.D.N.Y. Mar. 9, 2021): pas de fair use dans la reprise d'une photographie promotionnelle d'une s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e dans un blog relatif \u00e0 une possible mise en production d'une suite de cette s\u00e9rie. <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca9\/21-55854\/21-55854-2022-08-03.html\">McGucken v. Pub Ocean Ltd. et a.<\/a>, n\u00b0 21-55854 (9th Cir. 2022): rejet de la d\u00e9fense de fair use dans l\u2019utilisation de photographies de paysages pour illustrer des articles (sans en changer la fonction ni la nature). [\/footnote].<\/span>\r\n\r\nLa jurisprudence dans ce domaine a connu un nouvel essor dans le domaine des cr\u00e9ations logicielles et avec le d\u00e9veloppement de services innovants sur les r\u00e9seaux.\r\n\r\nEn mati\u00e8re de logiciels, les Cours f\u00e9d\u00e9rales ont pu valider sur ce fondement diverses activit\u00e9s associ\u00e9es au <em>reverse engineering<\/em>[footnote]V. <em><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/sega-enterprises-ltd-v-accolade-inc-2\">Sega Enterprises, Ltd. v. Accolade, Inc<\/a>.<\/em>, 977 F.2d 1510, 1520 (9th\u00a0Cir.\u00a01992) (d\u00e9compilation de jeux vid\u00e9os \u00e0 des fins de d\u00e9veloppement de logiciels compatibles avec la console de jeux concern\u00e9e). Dans le m\u00eame sens, V. par exemple, <a href=\"https:\/\/caselaw.findlaw.com\/court\/us-9th-circuit\/1452245.html\"><em>Sony Computer Entertainment, Inc. v. Connectix Corp.<\/em><\/a>, 203 F.3d 596 (9th\u00a0Cir.\u00a02000)\u00a0; <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/atari-nintendo-fedcir1992.pdf\"><em>Atari Games, Inc. v. Nintendo of America, Inc.<\/em><\/a>, 975 F.2d 832 (Fed.\u00a0Cir.\u00a01992). V. \u00e9galement <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/976\/359\/1582544\/\"><em>DSC Communications Corp. v. Pulse Communications, Inc.<\/em><\/a>, 170 F.3d 1354 (Fed.\u00a0Cir.\u00a01999) (rejet du <em>fair use<\/em> dans l\u2019hypoth\u00e8se de copies r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 des fins de d\u00e9monstration uniquement).[\/footnote] ou \u00e0 des usages innovants ou utiles[footnote]V. par exemple <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/appleinc-corellium-sdfla2020.pdf\">Apple Inc. v. Corellium, LLC<\/a> Case n\u00b0 9 :19-cv-81160-RS, 2020 U.S. Dist. LEXIS 249945 (S.D. Fla. Dec. 29, 2020) : cr\u00e9ation d'une version virtuelle de l'Iphone d'Apple utilisant son syst\u00e8me d'exploitation prot\u00e9g\u00e9 afin de cr\u00e9er un environnement s\u00e9curis\u00e9 de recherche et de test, constitutive de fair use[\/footnote].\r\n\r\nL'affaire sans doute la plus m\u00e9diatis\u00e9e est l'affaire <em>Google c. Oracle<\/em>, qui a donn\u00e9 lieu \u00e0 un arr\u00eat de la Cour supr\u00eame en avril 2021[footnote]<a href=\"https:\/\/www.supremecourt.gov\/opinions\/20pdf\/18-956_d18f.pdf\">Google LLC v. Oracle America, Inc.<\/a>, n\u00b0 18-956, 593 U.S. _ (5 avril 2021), v. notre commentaire de cet arr\u00eat, Communication Commerce \u00e9lectronique n\u00b0 7-8, Juillet 2021, comm. 52.[\/footnote]. Cette affaire concernait la copie par Google de tr\u00e8s nombreuses lignes de code de l'interface de programmation d'application (API) du logiciel \u00ab Java SE \u00bb d'Oracle au sein de son syst\u00e8me d'exploitation Android, n\u00e9cessaires permettre aux programmeurs de cr\u00e9er de nouvelles applications compatibles. Le circuit f\u00e9d\u00e9ral s'\u00e9tait prononc\u00e9 en faveur d'Oracle, jugeant que les \u00e9l\u00e9ments copi\u00e9s \u00e9taient prot\u00e9geables et que la copie de Google ne rel\u00e8ve pas du <em>fair use<\/em>. La Cour supr\u00eame consid\u00e8re au contraire que l'usage en cause constitue un usage transformatif couvert par l'exception de <em>fair use<\/em>, et consacre ainsi une interpr\u00e9tation assez large de la notion d'\u0153uvre \u00ab transformatrice \u00bb, appliqu\u00e9e au secteur des cr\u00e9ations logicielles[footnote] \u00ab\u00a0<em>Dans le contexte du fair use, nous recherchons si l'utilisation faite par la personne qui copie \u00ab ajoute quelque chose de nouveau, dans un autre but ou avec un caract\u00e8re diff\u00e9rent, modifiant \u00bb l'\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e par copyright \u00ab au travers d'une nouvelle expression, signification ou avec un nouveau message \u00bb (Campbell, 510 U. S., p. 579). Les commentateurs ont reformul\u00e9 la question de mani\u00e8re plus large, en demandant cette utilisation \u00ab r\u00e9pond \u00e0 l'objectif de la loi sur le copyright, de stimuler la cr\u00e9ativit\u00e9 pour l'\u00e9dification du public \u00bb (Leval, Toward a Fair Use Standard, 103 Harv. L. Rev 1105, 1110 (1990), p. 1111). Pour r\u00e9pondre \u00e0 cette question, nous avons utilis\u00e9 le mot \u00ab transformatrice \u00bb (transformative) pour d\u00e9crire une utilisation qui ajoute quelque chose de nouveau et d'important (Campbell, 510 U. S., p. 579). Une \u00ab peinture artistique \u00bb pourrait, par exemple, entrer dans le champ du fair use, m\u00eame si elle reproduit servilement un \u00ab logo publicitaire [prot\u00e9g\u00e9] pour faire un commentaire sur le consum\u00e9risme \u00bb (4 Nimmer on Copyright \u00a7 13.05[A][1][b], citant Netanel, Making Sense of Fair Use, 15 Lewis &amp;Clark L. Rev. 715, 746 (2011)). Ou, comme nous l'avons dit dans notre arr\u00eat Campbell, une parodie peut \u00eatre transformatrice du fait d'un commentaire ou d'une critique de l'original, car une \u00ab [p]arodie doit imiter l'original pour faire valoir son point de vue \u00bb (510 U. S., p. 580-581).<\/em>\r\n<em>Google a servilement copi\u00e9 des parties de l'API Java de Sun, et l'a fait en partie pour la m\u00eame raison que Sun les a cr\u00e9\u00e9es, \u00e0 savoir pour permettre aux programmeurs d'appeler des programmes d'impl\u00e9mentation \/ de mise en \u0153uvre (implementing programs) qui accomplissent des t\u00e2ches particuli\u00e8res. Mais puisque pratiquement toute utilisation non autoris\u00e9e d'un programme d'ordinateur prot\u00e9g\u00e9 par copyright (par exemple, dans un but d'enseignement ou de recherche) ferait de m\u00eame, s'arr\u00eater \u00e0 cette seule constatation limiterait consid\u00e9rablement la port\u00e9e du fair use dans le contexte fonctionnel des programmes d'ordinateur. Au contraire, pour d\u00e9terminer si une utilisation est \u00ab transformatrice \u00bb, nous devons aller plus loin et examiner plus pr\u00e9cis\u00e9ment les \u00ab objectifs et la nature \u00bb de l'acte de copie. 17 U. S.C. \u00a7 107(1).<\/em>\r\n<em>En l'esp\u00e8ce, l'utilisation par Google de l'API Java de SUN a pour objectif la cr\u00e9ation de nouveaux produits. Elle cherche \u00e0 \u00e9tendre l'utilisation et l'utilit\u00e9 des smartphones bas\u00e9s sur Android. Son nouveau produit offre aux programmeurs un outil hautement cr\u00e9atif et innovant pour un environnement de smartphone. Dans la mesure o\u00f9 Google a utilis\u00e9 des parties de l'API Java de Sun pour cr\u00e9er une nouvelle plateforme qui pourrait \u00eatre facilement utilis\u00e9e par les programmeurs, son utilisation allait dans le sens de ce \u00ab progr\u00e8s \u00bb cr\u00e9atif qui constitue l'objectif constitutionnel fondamental du copyright (V. Feist, 499 U. S., p. 349-350 [...]).<\/em>\r\n<em>En appel, le jury a appris que Google limitait son utilisation de l'API Java de Sun aux t\u00e2ches et aux demandes de programmation sp\u00e9cifiques li\u00e9es \u00e0 Android. Il a copi\u00e9 l'API (que Sun a cr\u00e9\u00e9e pour une utilisation sur des ordinateurs de bureau et des ordinateurs portables) uniquement dans la mesure o\u00f9 cela \u00e9tait n\u00e9cessaire pour inclure des t\u00e2ches utiles aux programmes (App., p. 169-170). Et il ne l'a fait que dans la mesure n\u00e9cessaire pour permettre aux programmeurs de faire appel \u00e0 ces t\u00e2ches sans abandonner une partie d'un langage de programmation familier et en apprendre un nouveau (Id., p. 139 \u00e0 140). Google, au travers d'Android, a fourni une nouvelle collection de t\u00e2ches fonctionnant dans un environnement informatique distinct et diff\u00e9rent. Ces t\u00e2ches ont \u00e9t\u00e9 accomplies gr\u00e2ce \u00e0 l'utilisation d'un nouveau code d'impl\u00e9mentation (\u00e9crit par Google) con\u00e7u pour fonctionner dans ce nouvel environnement. Certains amici qualifient les agissements de Google de \u00ab r\u00e9impl\u00e9mentation \u00bb, d\u00e9finie comme la \u00ab construction d'un syst\u00e8me... qui r\u00e9utilise les mots et syntaxes \u00bb d'un syst\u00e8me existant, dans ce cas afin que les programmeurs form\u00e9s sur un syst\u00e8me existant puissent mettre leurs comp\u00e9tences de base \u00e0 profit dans un nouveau syst\u00e8me (M\u00e9moire pour R Street Institute et al. en tant qu'amici curiae)<\/em>\r\n<em>Les pi\u00e8ces du dossier d\u00e9crivent les nombreuses fa\u00e7ons dont la r\u00e9impl\u00e9mentation d'une interface peut favoriser le d\u00e9veloppement de programmes informatiques. [...]<\/em>\r\n<em>Ces faits, ainsi que d'autres faits connexes, nous convainquent que le \u00ab but et le caract\u00e8re \u00bb de la copie par Google ont \u00e9t\u00e9 transformateurs, au point que ce facteur p\u00e8se \u00e9galement en faveur du fair use<\/em>. \u00bb (notre traduction, Comm. comm. \u00e9lectr n\u00b0 7-8, juillet 2021, comm. 52).[\/footnote]. On retiendra en particulier une interpr\u00e9tation assez large du quatri\u00e8me facteur du fair use (effets des actes argu\u00e9s de contrefa\u00e7on sur le march\u00e9 de l'oeuvre d'origine), tr\u00e8s favorable aux exploitations innovantes[footnote]\u00ab\u00a0<em>Le quatri\u00e8me facteur l\u00e9gislatif met l'accent sur \u00ab l'effet \u00bb de la copie sur le \u00ab march\u00e9 ou la valeur de l'\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e par copyright \u00bb (17 U. S.C. \u00a7 107(4)). L'examen de ce facteur, du moins lorsqu'il s'agit de programmes d'ordinateur, peut s'av\u00e9rer plus complexe qu'il n'y para\u00eet \u00e0 premi\u00e8re vue. Il peut obliger un tribunal \u00e0 tenir compte des gains manqu\u00e9s pour le titulaire du copyright. Comme nous l'avons soulign\u00e9 dans l'arr\u00eat Campbell, \u00ab la copie servile de l'original dans son int\u00e9gralit\u00e9 \u00e0 des fins commerciales \u00bb peut tr\u00e8s bien produire un substitut commercial \u00e0 l'\u0153uvre d'un auteur (510 U. S., \u00e0 la page 591). [...] Mais une perte potentielle de revenus n'est pas tout. Nous devons ici consid\u00e9rer non seulement le montant, mais aussi la source de la perte. Comme nous l'avons soulign\u00e9 dans Campbell, une \u00ab parodie cruelle, comme une critique th\u00e9\u00e2trale cinglante \u00bb, peuvent \u00ab tuer la demande pour l'original \u00bb. Id., p. 591-592. Pourtant, ce genre de pr\u00e9judice, m\u00eame s'il est directement traduit en dollars, n'est pas \u00ab pris en compte par la Loi sur le coyright \u00bb. Id., \u00e0 la p. 592.<\/em>\r\n<em>En outre, nous devons tenir compte du b\u00e9n\u00e9fice que la copie produira pour le public. [...].<\/em>\r\n<em>Quant au montant probable de la perte, le jury aurait pu constater qu'Android n'a pas nui aux march\u00e9s r\u00e9els ou potentiels de Java SE. Et il aurait pu constater que Sun lui-m\u00eame (maintenant Oracle) n'aurait pas \u00e9t\u00e9 en mesure d'entrer sur ces march\u00e9s avec succ\u00e8s, que Google ait copi\u00e9 ou non une partie de son API. Premi\u00e8rement, les \u00e9l\u00e9ments produits ont d\u00e9montr\u00e9 que, ind\u00e9pendamment de la technologie des smartphones d'Android, Sun \u00e9tait mal positionn\u00e9e pour r\u00e9ussir sur le march\u00e9 de la t\u00e9l\u00e9phonie mobile. [...]<\/em>\r\n<em>Deuxi\u00e8mement, le jury a \u00e9t\u00e9 inform\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises que les appareils utilisant la plateforme Android de Google \u00e9taient de nature diff\u00e9rente de ceux qui sous licence la technologie de Sun. [...]<\/em>\r\n<em>Enfin, le jury a \u00e9galement entendu des t\u00e9moignages selon lesquels Sun pr\u00e9voyait de tirer profit de l'utilisation plus large du langage de programmation Java sur une nouvelle plateforme comme Android, car cela \u00e9largirait encore le r\u00e9seau de programmeurs form\u00e9s \u00e0 Java. [...] En d'autres termes, le jury aurait pu comprendre qu'Android et Java SE op\u00e8rent sur deux march\u00e9s distincts. Et parce qu'il y a deux march\u00e9s en cause, les programmeurs qui apprennent le langage Java pour travailler sur un march\u00e9 (smartphones) sont alors en mesure d'exercer leur talent sur l'autre march\u00e9 (ordinateurs portables). [...]<\/em>\r\n<em>Enfin, compte tenu de l'investissement des programmeurs dans l'apprentissage de l'API Java de Sun, permettre l'application du copyright ici risquerait de nuire au public. Compte tenu des co\u00fbts et des difficult\u00e9s de production d'API alternatives [...], donner prise ici au copyright ferait du code de d\u00e9claration de l'API Java de Sun un verrou limitant la cr\u00e9ativit\u00e9 future des nouveaux programmes. Oracle seul en d\u00e9tiendrait la cl\u00e9. Le r\u00e9sultat pourrait bien s'av\u00e9rer tr\u00e8s rentable pour Oracle (ou d'autres entreprises d\u00e9tenant un copyright sur les interfaces informatiques). Mais ces b\u00e9n\u00e9fices pourraient bien d\u00e9couler d'am\u00e9liorations cr\u00e9atives, de nouvelles applications et de nouvelles utilisations d\u00e9velopp\u00e9es par des utilisateurs qui ont appris \u00e0 travailler avec cette interface. Dans cette mesure, le verrou viendrait limiter, pas favoriser, les objectifs de cr\u00e9ativit\u00e9 \u00e0 la base du copyright [...]. Apr\u00e8s tout, \u00ab le copyright fournit l'incitation \u00e9conomique \u00e0 la fois \u00e0 cr\u00e9er et \u00e0 diffuser des id\u00e9es \u00bb (Harper &amp; Row, 471 U. S., p. 558), et la r\u00e9impl\u00e9mentation d'une interface utilisateur permet \u00e0 un nouveau code informatique d'entrer plus facilement sur le march\u00e9.<\/em>\r\n<em>La nature incertaine de la capacit\u00e9 de Sun \u00e0 rivaliser sur le march\u00e9 d'Android, les sources de ses revenus perdus et le risque d'atteinte \u00e0 la cr\u00e9ativit\u00e9, lorsqu'ils sont pris ensemble, convainquent que ce quatri\u00e8me facteur \u2013 les effets de march\u00e9 \u2013 p\u00e8se \u00e9galement en faveur de l'utilisation \u00e9quitable.\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0<em>Ibid.<\/em>[\/footnote].\r\n\r\nLa jurisprudence dans le domaine de l\u2019Internet est d\u00e9sormais abondante, et a des cons\u00e9quences importantes sur l\u2019\u00e9conomie du secteur. Les moteurs de recherche, notamment, ont suscit\u00e9 de nombreuses actions. Ainsi, dans l\u2019affaire <em>Kelly v.\u00a0Arriba\u00a0Soft\u00a0Corp.[footnote]<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/kelly-v-arriba-soft-corp\">336 F.3d 811 (2003)<\/a> V. P.\u00a0Kamina, Com. comm. \u00e9lectr. 2002, act. 48.[\/footnote],<\/em>\u00a0la Cour d\u2019appel f\u00e9d\u00e9rale pour le 9e\u00a0circuit a jug\u00e9 que la cr\u00e9ation et l\u2019utilisation d\u2019images miniatures (vignettes) dans un moteur de recherche constitue un\u00a0<em>fair use[footnote]Le moteur de recherche en question affichait dans ses r\u00e9sultats des copies miniatures des images des sites trouv\u00e9s, au lieu des liens texte habituels. Un double-clic sur l\u2019image permettait de l\u2019afficher \u00e0 sa taille d\u2019origine sur le site du moteur de recherche. M.\u00a0Kelly, auteur de photographies \u00ab\u00a0trait\u00e9es\u00a0\u00bb par le moteur, assigne son \u00e9diteur en contrefa\u00e7on. La Cour valide l\u2019usage des miniatures\u00a0: elle rel\u00e8ve, en faveur du fair use, la nature \u00ab\u00a0transformative\u00a0\u00bb de l\u2019action du moteur (1er\u00a0facteur), qui attribue une fonction diff\u00e9rente \u00e0 l\u2019image (fonction d\u2019indication contre fonction artistique), cette nouvelle fonction \u00e9tant d\u2019ailleurs irr\u00e9versible (en raison de la basse r\u00e9solution des miniatures), ainsi que effet de l\u2019utilisation sur le march\u00e9 potentiel ou la valeur de l\u2019\u0153uvre (4e\u00a0facteur), en consid\u00e9rant que l\u2019utilisation des images de M.\u00a0Kelly sous forme de miniatures n\u2019affecte pas le march\u00e9 des images de ce dernier ni leur valeur.[\/footnote]<\/em>. La Cour a cependant consid\u00e9r\u00e9 comme contrefaisante l\u2019exposition de la m\u00eame image sous format d\u2019origine[footnote]Une d\u00e9cision similaire a \u00e9t\u00e9 prise dans l\u2019affaire <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca9\/06-55405\/0655405-2011-02-26.html\"><em>Perfect\u00a010 v. Amazon.com, Inc.<\/em><\/a>, 508 F.3d 1146 (9th\u00a0Cir.\u00a02007). V. P.\u00a0Kamina, Un an de droit anglo-am\u00e9ricain du copyright, Com. comm. \u00e9lectr. 2008, chron. 5, n\u00b0\u00a08.[\/footnote]. Les copies de textes par les moteurs de recherche ont \u00e9galement fait l\u2019objet de d\u00e9cisions favorables[footnote]<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/field-v-google-inc\"><em>Field v. Google, Inc.<\/em><\/a>, 412\u00a0F.\u00a0Supp. 2d\u00a01106 (D. Nev. 2006) (dans la mesure cependant o\u00f9 les sites ont la possibilit\u00e9 d\u2019emp\u00eacher ces reprises par des instructions dans leurs pages HTML). V. \u00e9galement <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/a.v.-vanderhye-iparadigms-4thcir2009.pdf\"><em>A.V. v. iParadigms, LLC<\/em><\/a>, 562 F.3d 630 (4th Cir. 2009).[\/footnote]. Le service \u00ab Google Books \u00bb de Google, qui permet aux internautes d\u2019effectuer des recherches sur le texte int\u00e9gral d\u2019ouvrages pr\u00e9alablement num\u00e9ris\u00e9s, de visionner des extraits de ces ouvrages, et d\u2019obtenir des informations sur leurs points de vente, a \u00e9t\u00e9 valid\u00e9 sur le fondement du <em>fair use<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/guild-v-google-inc-1\"><em>Authors Guild v. Google, Inc.<\/em><\/a>, 804 F.3d 202 52d\u00a0Cir.\u00a02015). V. P.\u00a0Kamina, Chronique Un an de droit anglo-am\u00e9ricain du copyright, Comm. com. \u00e9lectr. 2015, chron. 2, n\u00b0\u00a02 et 2016, chron. 3, n\u00b0\u00a04. Pour la Cour d\u2019appel \u00ab\u00a0(1) la num\u00e9risation non autoris\u00e9e d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es par\u00a0copyright, la cr\u00e9ation d\u2019une fonctionnalit\u00e9 de recherche, et la pr\u00e9sentation de courts extraits de ces \u0153uvres sont des usages loyaux non contrefaisants (<em>are non-infringing fair uses<\/em>). La copie est fortement transformative, la pr\u00e9sentation publique du texte est limit\u00e9e, et les divulgations ne constituent pas un substitut suffisant aux parties prot\u00e9g\u00e9es des originaux. La nature commerciale de Google et la motivation fond\u00e9e sur le profit ne justifient pas le rejet du\u00a0<em>fair use<\/em>. (2) La fourniture par Google de copies num\u00e9ris\u00e9es aux biblioth\u00e8ques qui ont fourni les livres, \u00e0 la condition que celles-ci utilisent les copies conform\u00e9ment \u00e0 la loi sur le\u00a0copyright, ne constitue pas non plus une contrefa\u00e7on. Google n\u2019est pas non plus, \u00e0 ce titre, contrefacteur par fourniture de moyens (<em>contributory infringer<\/em>)\u00a0\u00bb.V. \u00e9galement <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca2\/12-4547\/12-4547-2014-06-10.html\"><em>Authors Guild, Inc. v.\u00a0Hathitrust<\/em><\/a>, 755 F.3d 87 (2d Cir. 2014) : Comm. com. \u00e9lectr. 2015, chron. 2, n\u00b0 12 (autre volet de cette affaire concernant, non pas Google et son service Google Books, mais les universit\u00e9s partenaires de Google, \u00e0 propos de l\u2019exploitation par ces derni\u00e8res de bases de donn\u00e9es proposant, dans le cadre de leurs activit\u00e9s et dans des conditions de consultation strictement d\u00e9finies, les ouvrages num\u00e9ris\u00e9s par Google). La Cour supr\u00eame a par la suite refus\u00e9 d'accepter l'appel de l'Authors Guild.[\/footnote]. A noter cependant qu'une Cour de District de l'Etat de New York a rejet\u00e9 la d\u00e9fense de <em>fair use<\/em> dans le cas des num\u00e9risation et des mises \u00e0 dispositions d'ouvrages sur le service Internet Archive[footnote]<a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Hachette_v._Internet_Archive\">Hachette Book Group, Inc. v. Internet Archive<\/a> (No. 20-cv-4160 (JGK), 2023 WL 2623787 (S.D.N.Y. 2023)), v. notre commentaire, Un an de droit-anglo-am\u00e9ricain des propri\u00e9t\u00e9s intellectuelles, CCE f\u00e9vrier 2024; l<span style=\"font-size: 1em;\">a Cour de district \u00e9carte l'argument tir\u00e9 d'un <\/span><span style=\"font-size: 1em;\">pr\u00e9tendu usage transformatif, en relevant qu'une simple modification de forme et republication ne saurait \u00eatre en elle-m\u00eame transformative, et couverte par le\u00a0<\/span><em style=\"font-size: 1em;\">fair use<\/em><span style=\"font-size: 1em;\">.[\/footnote].<\/span>\r\n\r\nPr\u00e9cisons enfin que, dans le cadre de l\u2019envoi d\u2019une notice de retrait aux interm\u00e9diaires techniques sur le fondement des dispositions introduites par le <em>Digital Millennium Copyright Act<\/em> (DMCA)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 512.[\/footnote], il a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 qu\u2019il appartenait aux ayants droit de prendre en compte l\u2019application possible de l\u2019exception de <em>fair use<\/em>\u00a0avant notification[footnote]<a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Lenz_v._Universal_Music_Corp.\"><em>Lenz v. Universal Music Corp<\/em>.<\/a>, 801 F.3d 1126 (2015).[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>244._ Application : <em>fair use<\/em> et appropriation artistique_<\/strong>\u00a0Une hypoth\u00e8se int\u00e9ressante d\u2019application du <em>fair use<\/em> est li\u00e9e \u00e0 l\u2019<em>appropriation art<\/em>. Une bonne partie de la jurisprudence dans ce domaine concerne l\u2019\u0153uvre de l\u2019artiste Jeff Koons. Plusieurs d\u00e9cisions ont rejet\u00e9 l\u2019application du <em>fair use<\/em>, eu \u00e9gard aux circonstances de l\u2019appropriation[footnote]<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/rogers-v-koons-3\"><em>Rogers v. Koons<\/em><\/a>, 960 F.2d 301 (2d\u00a0Cir.), cert. Denied, 506\u00a0US 934 (1992)\u00a0; <em>Campbell v. Koons,<\/em> No.\u00a091 Civ. 6055, 1993 WL 97381, 1993\u00a0US Dist. Lexis\u00a03957 (SDNY Apr. 1, 1993)\u00a0; <em><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/817\/370\/1459412\/\">United Feature Syndicate v. Koons<\/a>,<\/em> 817 F. Supp. 370 (SDNY 1993)).[\/footnote]. D\u2019autres ont retenu l\u2019exception, principalement au regard du caract\u00e8re hautement transformatif des utilisations en cause[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/blanch-koons-2dcir2006.pdf\"><em>Blanch v. Koons<\/em><\/a>, 467 F.3d 244 (2d Cir. 2006) (validation de l\u2019insertion, par l\u2019artiste, d\u2019une photographie dans un de ses collages). Mais v. \u00e9galement <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/Sedlik-v-Von-Drachenberg-No-CV-21-1102-C-D-Cal-May-31-2022.pdf\">Sedlik v. Von Drachenberg<\/a> n\u00b0 CV 21-1102, 2022 WL 2784818, C.D. Cal. 31 mai 2022: pas de fair use dans l'utilisation d'un portrait photographique iconique de Miles Davis pour un tatouage. La Cour rejette notamment l\u2019argument selon lequel un tatouage, impression permanente sur le corps humain, constitue \u00e0 lui seul une transformation, et renvoie \u00e0 un jury le soin de d\u00e9terminer si les diff\u00e9rences visuelles entre le portrait et le tatouage sont suffisantes pour faire de l\u2019usage en cause un usage transformateur.\u00a0[\/footnote]. La Cour supr\u00eame a adopt\u00e9 une position plut\u00f4t restrictive sur ce point en 2023 dans son arr\u00eat The Andy Warhol Foundation v. Goldsmith[footnote]<a href=\"https:\/\/www.supremecourt.gov\/opinions\/22pdf\/21-869_87ad.pdf\">598 U.S. _, 2023<\/a>.[\/footnote], \u00e0 propos d'une photographie de l'artiste Prince r\u00e9alis\u00e9e en 1981, retouch\u00e9e et coloris\u00e9e par Andy Warhol en 1984, sous une forme connue sous le nom \u00ab Orange Prince \u00bb. La fondation Andy Warhol, qui avait exploit\u00e9 la photographie retouch\u00e9e, avait \u00e9t\u00e9 assign\u00e9e en contrefa\u00e7on par l'auteur de la photographie d'origine, et invoquait le caract\u00e8re transformatif de l'\u0153uvre, et le message diff\u00e9rent communiqu\u00e9 par Andy Warhol. La Cour supr\u00eame consid\u00e8re au contraire <span style=\"font-size: 1em;\">que l'oeuvre d'Andy Warhol n'est pas couverte par l'exception de <\/span><em style=\"font-size: 1em;\">fair use<\/em><span style=\"font-size: 1em;\">, et constitue d\u00e8s lors une contrefa\u00e7on<\/span>. Elle souligne que le premier facteur ne valide pas tous les usages transformatifs, et que d'autres consid\u00e9rations doivent \u00eatre pris en compte dans son application, notamment le caract\u00e8re commercial de l'exploitation. Elle souligne qu'un 'esp\u00e8ce, l'utilisation, faite de la photographie par Goldsmith et par la fondation Warhol partage essentiellement le m\u00eame objectif : repr\u00e9senter l'artiste Prince. De plus, l'utilisation par la fondation Warhol est de nature commerciale. M\u00eame si \u00ab Orange Prince \u00bb ajoute une nouvelle expression \u00e0 la photographie de Goldsmith, dans le contexte de l'utilisation contest\u00e9e, pour la Cour supr\u00eame le premier facteur d'utilisation \u00e9quitable penche toujours contre le <em>fair use<\/em>[footnote]\u00ab\u00a0<em>AWF contends that the Prince Series works are \u201ctransformative,\u201d and that the first fair use factor thus weighs in AWF\u2019s favor, because the works convey a different meaning or message than the photograph. But the first fair use factor instead focuses on whether an allegedly infringing use has a further purpose or different character, which is a matter of degree, and the degree of difference must be weighed against other considerations, like commercialism. Although new expression, meaning, or message may be relevant to whether a copying use has a sufficiently distinct purpose or character, it is not, without more, dispositive of the first factor. Here, the specific use of Goldsmith\u2019s photograph alleged to infringe her copyright is AWF\u2019s licensing of Orange Prince to Cond\u00e9 Nast. As portraits of Prince used to depict Prince in magazine stories about Prince, the original photograph and AWF\u2019s copying use of it share substantially the same purpose. Moreover, AWF\u2019s use is of a commercial nature. Even though Orange Prince adds new expression to Goldsmith\u2019s photograph, in the context of the challenged use, the first fair use factor still favors Goldsmith<\/em>.\u00a0\u00bb Comp. <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/viacom-intl-v-pixi-universal-llc\">Viacom Int\u2019l v. Pixi Universal<\/a> Civ. Action No H-21-2612, 2022 U.S. Dist. LEXIS 57400 (S.D. Tex. Mar. 25, 2022): Rejet de la d\u00e9fense pour des exploitations de d\u00e9cors et de divers \u00e9l\u00e9ments de la s\u00e9rie \u00ab Bob l\u2019\u00e9ponge \u00bb dans la cr\u00e9ation de restaurants et bars \u00e9ph\u00e9m\u00e8res. Sur le premier cirt\u00e8re, la Cour constate que l\u2019usage est pleinement commercial et n\u2019a pas de caract\u00e8re transformatif (rejet de l\u2019argument de la parodie). Sur le quatri\u00e8me crit\u00e8re, la Cour jug\u00e9 que l'usage a affect\u00e9 la possibilit\u00e9 pour Viacom de s\u2019aventurer dans la cr\u00e9ation ou l\u2019octroi de licences d\u2019\u0153uvres immersives d\u00e9riv\u00e9es, et donc le march\u00e9 concern\u00e9. V. \u00e9galement <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca9\/19-55348\/19-55348-2020-12-18.html\">Dr. Seuss Enterprises v. ComicMix LLC<\/a> 983 F.3d 443 (9th Cir. 2020), qui rejette la d\u00e9fense de fair use pour un <em>mash-up<\/em> (\u0153uvre constitu\u00e9e d'un m\u00e9lange d'\u0153uvres pr\u00e9existantes, le plus souvent \u00e0 des fins parodiques, artistiques ou d'hommage) sous forme d'un ouvrage destin\u00e9 \u00e0 la vente, reprenant \u00e0 l'identique ou au quasi identique des illustrations d'un ouvrage pour enfants du c\u00e9l\u00e8bre Dr. Seuss (l'auteur du \u00ab Grinch \u00bb), dans lequel les personnages d'origine \u00e9taient remplac\u00e9s par des personnages tir\u00e9s de l'univers de Star Trek. Jug\u00e9 que, si la transformation op\u00e9r\u00e9e de l'\u0153uvre d'origine au travers d'un mash-up peut jouer en faveur du fair use, c'est \u00e0 la condition que l'\u0153uvre d\u00e9riv\u00e9e \u00ab ajoute quelque chose de nouveau, avec une autre finalit\u00e9 ou un caract\u00e8re diff\u00e9rent, qui modifie l'\u0153uvre premi\u00e8re et lui conf\u00e8re une nouvelle expression, un nouveau sens ou un nouveau message \u00bb. Jug\u00e9 en l'esp\u00e8ce que l'\u0153uvre litigieuse ne constitue ni une parodie ni une critique de l'\u0153uvre du Dr. Seuss, et qu'elle n'est pas autrement transformatrice (du fait notamment de sa proximit\u00e9 avec l'oeuvre originale, qui n'op\u00e8re qu'une substitution de personnages sur des pages quasi-identiques); \u00e9galement, d\u00e9favorables aux fan fictions, <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/paramount-pictures-axanar-productions-jan-3-2017.pdf\">Paramount Pictures Corp. v. Axanar Productions, Inc<\/a> (Case N\u00b02 : 15-cv-09938-RGK-E), Cour de district pour le district central de l'\u00c9tat de Californie, 3 janvier 2017 (fan fiction consacr\u00e9e \u00e0 l'univers de Star Trek de 20 mn r\u00e9alis\u00e9 de mani\u00e8re \u00ab professionnelle\u00a0\u00bb et ayant obtenu <span style=\"font-size: 1em;\">plus d'un million de dollars de<\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\"> financement au travers de sites de crowdsourcing. Rejet de la d\u00e9fense sur les quatre facteurs; v<\/span>. \u00e9galement <span style=\"font-size: 1em;\"><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/alexander-v-take-two-interactive-software-inc-6\">Alexander v. Take-Two Interactive Software et a.<\/a>, n\u00b0 3 : 18-cv-00966, in the U.S. District Court for the Southern District of Illinois): pas de <em>fair use<\/em>\u00a0<\/span><span style=\"font-size: 1em;\">dans le cas de l\u2019utilisation d\u2019un tatouage dans un jeu vid\u00e9o (comp. dans une hypoth\u00e8se similaire de reprise de tatouages dans des jeux vid\u00e9os, avec la solution dans <\/span><span style=\"font-size: 1em;\"><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/solid-oak-sketches-llc-v-2k-games-inc-2017\">Solid Oak Sketches, Llc v. 2k Games, Inc. and Take-Two Interactive Software, Inc.<\/a>, 26 mars 2020, n\u00b0 16-CV-724-LTS-SDA, qui rejette la demande, \u00e0 la fois sur sur l'exception de minimis (tatouages reproduits en taille r\u00e9duite), et sur le <em>fair use<\/em> (retenant notamment le caract\u00e8re transformatif de l'oeuvre seconde, la faible originalit\u00e9 des tatouages et l'absence de preuve de l'existence d'un march\u00e9 des licences des tatouages pour l'usage dans des jeux vid\u00e9os)<\/span><span style=\"font-size: 1em;\">.<\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">[\/footnote].<\/span>\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>245._ Les exceptions au droit de reproduction_<\/strong> Les exceptions \u00ab pures et simples \u00bb au droit de reproduction sont nombreuses. Certaines ont une port\u00e9e limit\u00e9e, comme les exceptions couvrant certaines reproductions par les biblioth\u00e8ques et archives faites \u00e0 la demande, pour des pr\u00eats interbiblioth\u00e8ques ou dans un but de pr\u00e9servation[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0108.[\/footnote], les enregistrements \u00e9ph\u00e9m\u00e8res r\u00e9alis\u00e9s par les organismes de radiodiffusion[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0112.[\/footnote] et certaines reproductions destin\u00e9es aux aveugles et personnes handicap\u00e9es[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0121.[\/footnote].\r\n\r\nLa section\u00a0113 du <em>Copyright Act<\/em> contient des exceptions sp\u00e9cifiques aux \u0153uvres de peinture, aux arts graphiques et aux sculptures. La section 113(b) limite ainsi la port\u00e9e du copyright sur une \u0153uvre repr\u00e9sentant un article utilitaire en pr\u00e9cisant qu\u2019il n\u2019emporte pas plus de droits sur l\u2019objet r\u00e9alis\u00e9 que ceux qui sont reconnus \u00e0 l\u2019objet utilitaire lui-m\u00eame[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0113(b).[\/footnote]. L\u2019id\u00e9e est de ne pas permettre la reconstitution d\u2019un monopole sur la forme des objets utilitaires, exclus de la protection, en permettant par exemple au titulaire du copyright sur le dessin pr\u00e9paratoire repr\u00e9sentant l\u2019objet (prot\u00e9g\u00e9 en tant qu\u2019\u0153uvre graphique classique) d\u2019invoquer la contrefa\u00e7on du dessin pour emp\u00eacher la r\u00e9alisation ou la copie de l\u2019objet[footnote]L\u2019article ajoute que, dans le cas d\u2019une \u0153uvre licitement reproduite dans des articles utilitaires qui ont \u00e9t\u00e9 offerts \u00e0 la vente, ou propos\u00e9s par tout autre mode de distribution au public, le copyright ne comprend pas le droit d\u2019interdire la r\u00e9alisation, la distribution ou la pr\u00e9sentation d\u2019images ou de photographies desdits articles, en rapport avec toutes annonces publicitaires ou tous commentaires relatifs \u00e0 la distribution ou \u00e0 la pr\u00e9sentation desdits articles, ou \u00e0 l\u2019occasion de comptes rendus d\u2019actualit\u00e9 (17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0113(c)). Ces exclusions sont adapt\u00e9es \u00e0 l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une \u0153uvre incorpor\u00e9e dans une \u0153uvre d\u2019architecture avant l\u2019entr\u00e9e en vigueur de la r\u00e9forme de 1990 prot\u00e9geant les \u0153uvres d\u2019architecture par copyright (17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0113(d)(1)).[\/footnote].\r\n\r\nLa section\u00a0113(d)(2) permet \u00e9galement au propri\u00e9taire d\u2019un \u00e9difice de retirer une \u0153uvre des arts visuels incorpor\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9difice sous certaines conditions et apr\u00e8s notification de l\u2019auteur[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0113(d)(2).[\/footnote]. La loi \u00e9tablit un m\u00e9canisme sp\u00e9cifique d\u2019inscription de l\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre int\u00e9gr\u00e9e \u00e0 un \u00e9difice aupr\u00e8s du <em>Copyright Office<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0113(d)(3).[\/footnote].\r\n\r\nEn mati\u00e8re de logiciels, la section\u00a0117 pr\u00e9cise que le propri\u00e9taire d\u2019un exemplaire d\u2019un programme d\u2019ordinateur peut, sans porter atteinte au copyright, r\u00e9aliser une copie ou une adaptation de ce programme, ou en autoriser la r\u00e9alisation, \u00e0 condition (a) que cette copie ou adaptation constitue une phase essentielle de l\u2019utilisation du programme sur un ordinateur et qu\u2019elle ne soit pas utilis\u00e9e \u00e0 une autre fin, ou (b) que cette copie ou adaptation ne soit destin\u00e9e qu\u2019\u00e0 des fins d\u2019archivage et que toutes les copies r\u00e9alis\u00e9es soient d\u00e9truites au cas o\u00f9 la possession du programme cesserait d\u2019\u00eatre licite[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0117(a)(1). <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/vault-corp-v-quaid-software-ltd-3\"><em>Vault Corp. v. Quaid Software Ltd.<\/em><\/a>, 847 F.2d 255, 261 (5th\u00a0Cir.\u00a01988)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/597\/5\/1437479\/\"><em>Atari, Inc. v. JS &amp; A Group, Inc.<\/em><\/a>, 597 F. Supp. 5, 9 (N.D. Ill. 1983)\u00a0; <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/walldata-lacounty-9thcir2006.pdf\"><em>WallData, Inc. v. Los Angeles County Sheriff\u2019s Dept.<\/em><\/a>, 447 F.3d 769, 784-86 (9th\u00a0Cir.\u00a02006)\u00a0; <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/krause-v-titleserv\"><em>Krause v. Titleserv, Inc.<\/em><\/a>, 402 F.3d 119, 124 (2d\u00a0Cir.\u00a02005).[\/footnote]. Les exemplaires r\u00e9alis\u00e9s conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019exception ne peuvent \u00eatre lou\u00e9s, vendus ou transf\u00e9r\u00e9s de toute autre mani\u00e8re, avec l\u2019exemplaire \u00e0 partir duquel ils ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s, que dans le cadre de la location, de la vente ou de tout autre transfert de l\u2019ensemble des droits aff\u00e9rents au programme. Les adaptations ainsi r\u00e9alis\u00e9es ne peuvent \u00eatre transf\u00e9r\u00e9es qu\u2019avec l\u2019autorisation du titulaire du copyright.\r\n\r\nEnfin, la section 120 du <em>Copyright Act<\/em> contient des exceptions propres aux \u0153uvres d\u2019architectures, d\u00e9j\u00e0 d\u00e9crites[footnote]V. <em>supra<\/em> n\u00b0179.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>246._ L'exception pour copie priv\u00e9e sonore \u00e9tablie par le <em>Audio Home Recording Act<\/em>_<\/strong>\u00a0Le <em>Audio Home Recording Act<\/em> de 1992 (AHRA) a int\u00e9gr\u00e9 dans le <em>Copyright Act<\/em> une section consacr\u00e9e aux \u00ab\u00a0\u00c9quipements et supports d\u2019enregistrement audionum\u00e9riques\u00a0\u00bb. L\u2019objet de cette r\u00e9glementation est de faciliter la diffusion de ces technologies, contest\u00e9es d\u00e8s leur apparition par l\u2019industrie du disque. Elle institue tout d\u2019abord une exception pour copie priv\u00e9e, portant sur les copies sonores analogiques ou num\u00e9riques priv\u00e9es et non commerciales, codifi\u00e9e dans la section\u00a01008 du <em>Copyright Act<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a01008.[\/footnote], qui dispose\u00a0:\r\n\r\n\u00ab\u00a0Aucune action ne peut \u00eatre intent\u00e9e pour contrefa\u00e7on de copyright \u00e0 raison de la fabrication, de l\u2019importation, ou de la distribution d\u2019un dispositif num\u00e9rique d\u2019enregistrement audio, d\u2019un m\u00e9dia d\u2019enregistrement num\u00e9rique audio, d\u2019un dispositif d\u2019enregistrement analogique, ou d\u2019un m\u00e9dia d\u2019enregistrement analogique, ou \u00e0 raison de l\u2019utilisation non commerciale par un consommateur d\u2019un tel dispositif ou m\u00e9dia pour effectuer des enregistrements musicaux num\u00e9riques ou des enregistrements musicaux analogiques.\u00a0\u00bb\r\n\r\nLe <em>Copyright Act<\/em> pr\u00e9voit ensuite une r\u00e9mun\u00e9ration pour copie priv\u00e9e limit\u00e9e \u00e0 cet environnement num\u00e9rique[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a01001.[\/footnote]. Enfin, il impose l\u2019inclusion dans les appareils d\u2019enregistrements audionum\u00e9riques d\u2019un syst\u00e8me technique de gestion des copies, le <em>Serial Copy Management System<\/em> (SCMS) ou tout syst\u00e8me \u00e9quivalent[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a01002(a).[\/footnote], et introduit \u00e0 cette occasion les premi\u00e8res mesures de protection des syst\u00e8mes de contournement contre la copie[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a01002(c-d) et 17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a01009(d).[\/footnote], qui seront ensuite g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es par le <em>Digital Millenium Copyright Act<\/em>.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>247._ La r\u00e9mun\u00e9ration pour copie priv\u00e9e issue du <em>Audio Home Recording Act<\/em>_<\/strong> Le AHRA de 1992 a introduit pour la premi\u00e8re fois aux \u00c9tats-Unis un syst\u00e8me de r\u00e9mun\u00e9ration destin\u00e9 \u00e0 compenser la copie priv\u00e9e. Ce syst\u00e8me n\u2019a cependant pas la port\u00e9e de ses \u00e9quivalents europ\u00e9ens. Il est en effet restreint aux copies priv\u00e9es sonores num\u00e9riques.\r\n\r\nLa loi impose aux importateurs et fabricants une redevance sur les \u00ab\u00a0\u00e9quipements d\u2019enregistrement audionum\u00e9riques\u00a0\u00bb (<em>digital audio recording device<\/em>) et sur les \u00ab\u00a0supports d\u2019enregistrement audionum\u00e9riques\u00a0\u00bb (<em>digital audio recording media<\/em>). Cependant la d\u00e9finition donn\u00e9e de ces \u00e9quipements et supports est tr\u00e8s \u00e9troite. Elle est codifi\u00e9e \u00e0 17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a01001 qui d\u00e9finit tout d\u2019abord l\u2019\u00e9quipement d\u2019enregistrement comme\u00a0:\r\n\r\n\u00ab\u00a0Un dispositif d\u2019enregistrement num\u00e9rique audio d\u00e9signe toute machine ou dispositif d\u2019un type couramment distribu\u00e9 aux personnes physiques pour l\u2019usage des personnes physiques, inclus ou non en tant qu\u2019\u00e9l\u00e9ment d\u2019une autre machine ou d\u2019un autre dispositif, dont la fonction d\u2019enregistrement num\u00e9rique est con\u00e7ue ou lanc\u00e9e sur le march\u00e9 dans le but et avec la possibilit\u00e9 de r\u00e9aliser un enregistrement audionum\u00e9rique copi\u00e9 pour l\u2019usage priv\u00e9, sauf pour\u00a0:\r\n\r\n(A) les mod\u00e8les de produits professionnels, et\r\n\r\n(B) les machines de dict\u00e9e, les r\u00e9pondeurs et autres \u00e9quipements d\u2019enregistrement qui sont con\u00e7us et vendus principalement de cr\u00e9er des enregistrements sonores r\u00e9sultant de la fixation de sons non musicaux.\u00a0\u00bb[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a01001(3).[\/footnote]\r\n\r\nLa d\u00e9finition du support d\u2019enregistrement audionum\u00e9rique est similaire[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a01001(4)\u00a0: \u00ab\u00a0<em>(4)(A) A \u201cdigital audio recording medium\u201d is any material object in a form commonly distributed for use by individuals, that is primarily marketed or most commonly used by consumers for the purpose of making digital audio copied recordings by use of a digital audio recording device.<\/em><em>(B) Such term does not include any material object\u00a0:<\/em><em>(i) that embodies a sound recording at the time it is first distributed by the importer or manufacturer\u00a0; or<\/em><em>(ii) that is primarily marketed and most commonly used by consumers either for the purpose of making copies of motion pictures or other audiovisual works or for the purpose of making copies of nonmusical literary works, including computer programs or data bases.<\/em>\u00a0\u00bb[\/footnote]. Le crit\u00e8re n\u2019est donc pas la capacit\u00e9 d\u2019enregistrement\u00a0; seuls sont vis\u00e9s les \u00e9quipements et supports commercialis\u00e9s, destin\u00e9s ou con\u00e7us pour r\u00e9aliser des enregistrements sonores. En cons\u00e9quence un enregistreur de disques dans un ordinateur personnel, ou encore des disques vierges, cl\u00e9s ou cartes m\u00e9moires qui ne sont pas vendus pour les enregistrements musicaux sont exclus du sch\u00e9ma de perception.\r\n\r\nLes fabricants, importateurs de ces produits, ainsi que les distributeurs, doivent d\u00e9poser leurs comptes aupr\u00e8s du <em>Copyright Office<\/em>[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/1003\">17 U.S.C. \u00a7 1003<\/a>.[\/footnote], et proc\u00e9der au paiement de royalties[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/1004\">17 U.S.C. \u00a7 1004<\/a>.[\/footnote]. Pour les \u00e9quipements, la redevance est fix\u00e9e \u00e0 2 %, avec un minimum d\u2019un dollar et un maximum de huit dollars. Le taux est de 3 % pour les supports d\u2019enregistrement.\u00a0Le sch\u00e9ma de distribution est \u00e9tabli par l\u2019AARC. Les redevances sont vers\u00e9es \u00e0 deux fonds. Un tiers des redevances collect\u00e9es est vers\u00e9 \u00e0 un fonds destin\u00e9 aux auteurs et aux \u00e9diteurs de musique (<em>Intellectual Property Fund<\/em>). Le partage a lieu par moiti\u00e9 entre ces cat\u00e9gories[footnote]Les sommes destin\u00e9es aux auteurs sont vers\u00e9es \u00e0 ASCP\/SESAC\/BMI et celles destin\u00e9es aux \u00e9diteurs \u00e0 la Harry\u00a0Fox agency, puis distribu\u00e9es par ces soci\u00e9t\u00e9s.[\/footnote], et les royalties sont calcul\u00e9es en fonction des distributions et radiodiffusions des phonogrammes concern\u00e9s. Les deux tiers restants sont destin\u00e9s aux producteurs de phonogrammes et artistes-interpr\u00e8tes (<em>Sound Recording Fund<\/em>), les producteurs touchant 60\u00a0% et les artistes-interpr\u00e8tes 40\u00a0%, apr\u00e8s d\u00e9duction de 4\u00a0% destin\u00e9s aux musiciens et artistes-interpr\u00e8tes non cr\u00e9dit\u00e9s. Les sommes \u00e0 r\u00e9partir sont calcul\u00e9es en fonction des ventes des phonogrammes concern\u00e9s.\r\n\r\nCompte tenu de la d\u00e9finition assez \u00e9troite de son assiette, cette r\u00e9mun\u00e9ration g\u00e9n\u00e8re des revenus assez faibles[footnote]Les redevances \u00e9taient de 1\u00a0500\u00a0000\u00a0euros environ en 2010, pour tomber \u00e0 350\u00a0000\u00a0euros en 2014. Elle avaient atteint un maximum de 5,2\u00a0millions de dollars en 2000.[\/footnote].\r\n\r\nEn 2021, la soci\u00e9t\u00e9 Soundexchange a succ\u00e9d\u00e9 \u00e0 l'Alliance of Artistes and Recording Companies (AARC), dans la collecte et la distribution des sommes issues de la redevance pour copie priv\u00e9e (domestique et \u00e9trang\u00e8re).\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>248._ Les exceptions au droit de produire des \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es_<\/strong>\u00a0Les exceptions au droit de produire des \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es sont limit\u00e9es. Outre deux exceptions sp\u00e9cifiques en mati\u00e8re d\u2019\u0153uvres d\u2019architecture et de logiciels, d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9es[footnote]V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>197 et 226.[\/footnote], une exception, vis\u00e9e \u00e0 la 110(11), et introduite par une r\u00e9forme de 2005, permet d\u2019effectuer des \u00ab occultations limit\u00e9es \u00bb dans les vid\u00e9ogrammes destin\u00e9s \u00e0 l\u2019usage priv\u00e9 du public[footnote]Cette exception est destin\u00e9e \u00e0 \u00e9carter les cons\u00e9quences de l\u2019arr\u00eat <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/clean-flicks-of-colorado\"><em>Clean Flicks of Colorado, LLC v. Soderbergh<\/em><\/a>, 433\u00a0F.\u00a0Supp. 2d\u00a01236 (D.\u00a0Colo. 2006). L\u2019article dispose: \u00ab\u00a0Nonobstant les dispositions de l'article 106, les actes suivants ne constituent pas une atteinte au copyright: (\u2026) (11) le fait de rendre imperceptible, par ou \u00e0 la demande d\u2019une personne dans un foyer priv\u00e9, une partie limit\u00e9e du contenu audio ou vid\u00e9o d\u2019un film, pendant son visionnage au sein du foyer ou sa transmission vers ce foyer pour un repr\u00e9sentation priv\u00e9e, \u00e0 partir d\u2019une copie licite de ce film, ou la cr\u00e9ation ou la fourniture d\u2019un programme d\u2019ordinateur ou d\u2019une autre technologie qui permet une telle occultation et qui est con\u00e7u et distribu\u00e9 afin d\u2019\u00eatre utilis\u00e9, par une personne au sein d\u2019un foyer, pour proc\u00e9der \u00e0 une telle occultation, si aucune copie la version modifi\u00e9e du film n\u2019est cr\u00e9\u00e9e par ce logiciel ou cette technologie.\u00a0\u00bb[\/footnote]. Rappelons \u00e9galement qu\u2019en vertu de la section\u00a0114 le droit d\u2019adaptation a une port\u00e9e limit\u00e9e en mati\u00e8re d\u2019enregistrements sonores[footnote]V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>226.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>249._ Les exceptions aux droits de repr\u00e9sentation et de pr\u00e9sentation publique_<\/strong>\u00a0Ces exceptions sont nombreuses, et contenues dans les sections\u00a0110 et 111 du <em>Copyright Act<\/em>. Nous les citerons sans en d\u00e9tailler le r\u00e9gime.\r\n\r\nLa section\u00a0110 contient onze exceptions concernant certaines repr\u00e9sentations, ex\u00e9cutions et pr\u00e9sentations publiques, dont certaines ont une port\u00e9e tr\u00e8s large.\r\n\r\nLes sections\u00a0110(1) et 110(2) sont des exceptions \u00e0 usage d\u2019enseignement. La section 110(1) vise la repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution, ou la pr\u00e9sentation, d\u2019une \u0153uvre par des enseignants ou des \u00e9l\u00e8ves au cours d\u2019activit\u00e9s d\u2019enseignement (en \u00ab\u00a0pr\u00e9sentiel\u00a0\u00bb) dans un \u00e9tablissement d\u2019enseignement \u00e0 but non lucratif, dans une classe ou un lieu semblable consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019enseignement[footnote]\u00c0 moins que, dans le cas d\u2019un film cin\u00e9matographique ou d\u2019une autre \u0153uvre audiovisuelle, la repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution, ou la pr\u00e9sentation d\u2019images isol\u00e9es, ne soit effectu\u00e9e \u00e0 l\u2019aide d\u2019un exemplaire qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 licitement en vertu du pr\u00e9sent titre et que la personne responsable de la repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution, ou de la pr\u00e9sentation, n\u2019ait su ou n\u2019ait eu des raisons de penser qu\u2019il n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 licitement.[\/footnote]. La section 110(2), la repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution d\u2019une \u0153uvre musicale ou litt\u00e9raire non dramatique, ou la pr\u00e9sentation d\u2019une \u0153uvre, dans une \u00e9mission ou au cours de celle-ci, dans le cadre d\u2019activit\u00e9s \u00e9ducatives.\r\n\r\nLa section\u00a0110(3) permet la repr\u00e9sentation ou l\u2019ex\u00e9cution d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire ou musicale non dramatique ou d\u2019une \u0153uvre dramatico-musicale de caract\u00e8re religieux, ainsi que la pr\u00e9sentation d\u2019une \u0153uvre, au cours de services religieux dans un lieu de culte ou au sein de toute autre assembl\u00e9e religieuse.\r\n\r\nLa section\u00a0110(4) consacre une exception large pour certaines repr\u00e9sentations \u00e0 but non lucratif. Elle vise la repr\u00e9sentation ou l\u2019ex\u00e9cution publiques d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire ou musicale non dramatique autrement que dans une \u00e9mission destin\u00e9e au public, (a) sans aucune intention d\u2019en tirer directement ou indirectement profit dans le commerce et sans paiement d\u2019aucune redevance ou autre r\u00e9mun\u00e9ration aux artistes interpr\u00e8tes ou ex\u00e9cutants, aux promoteurs ou aux organisateurs, lorsqu\u2019aucun droit d\u2019entr\u00e9e n\u2019est directement ou indirectement exig\u00e9\u00a0; ou (b) si le produit de la repr\u00e9sentation ou de l\u2019ex\u00e9cution, d\u00e9duction faite des co\u00fbts de production l\u00e9gitimes, est affect\u00e9 exclusivement \u00e0 des fins \u00e9ducatives, religieuses ou caritatives et ne sert en aucun cas \u00e0 la r\u00e9alisation d\u2019un gain p\u00e9cuniaire individuel. Cependant l\u2019exception ne s\u2019applique pas si le titulaire du copyright a notifi\u00e9 son opposition \u00e0 la repr\u00e9sentation ou \u00e0 l\u2019ex\u00e9cution dans les conditions pr\u00e9vues par le texte qui renvoient aux conditions arr\u00eat\u00e9es par le directeur du <em>Copyright Office<\/em>.\r\n\r\nLe section 110(5) \u00e9tablit deux exceptions, qui visent certaines repr\u00e9sentations publiques de programmes de radio ou de t\u00e9l\u00e9vision. Ces deux exceptions ont \u00e9t\u00e9 contest\u00e9es par la Commission europ\u00e9enne devant l\u2019organisation mondiale du commerce en 1999.\r\n\r\nLa premi\u00e8re, pr\u00e9vue par la section 110(5)A, couvre la communication gratuite par toute personne de programmes de t\u00e9l\u00e9vision ou de radio au moyen d'un \u00ab\u00a0appareil r\u00e9cepteur isol\u00e9 d'un mod\u00e8le couramment utilis\u00e9 dans les foyers\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire d\u2019un poste de radio ou de t\u00e9l\u00e9vision[footnote]Le texte dispose\u00a0: \u00ab\u00a0Nonobstant les dispositions de l'article 106, les actes suivants ne constituent pas une atteinte au copyright: (\u2026) (5)A: sous r\u00e9serve des dispositions de l'alin\u00e9a B), la communication d'une \u00e9mission comprenant la repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution, ou la pr\u00e9sentation, d'une oeuvre par la r\u00e9ception publique de l'\u00e9mission sur un appareil r\u00e9cepteur isol\u00e9 d'un mod\u00e8le couramment utilis\u00e9 dans les foyers, \u00e0 moins que\u00a0: A) un droit ne soit directement per\u00e7u pour permettre de voir ou d'entendre l'\u00e9mission, ou que B) l'\u00e9mission ainsi re\u00e7ue ne soit retransmise ensuite au public\u00a0\u00bb (traduction OMC).V. <a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/422\/151\/\"><em>Twentieth Century Music Corp. v. Aiken<\/em><\/a>, 422 U.S. 151 (1975), rendu sur le texte d\u2019origine de cette exception, qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9 sur le fond par le Fairness in Music Licensing Act de 1998 (\u00ab\u00a0Dans l'affaire <em>Aiken<\/em>, la Cour [supr\u00eame] a d\u00e9cid\u00e9 que le propri\u00e9taire d'un petit restaurant \u00e0 service rapide \u00e9tait exon\u00e9r\u00e9 de toute responsabilit\u00e9 pour atteinte au droit d'auteur lorsqu'il diffusait de la musique \u00e0 l'aide d'une radio raccord\u00e9e \u00e0 quatre haut-parleurs situ\u00e9s au plafond; la superficie de l'\u00e9tablissement \u00e9tait de 1 055 pieds carr\u00e9s (98 m2) dont 620 pieds carr\u00e9s (56 m2) \u00e9taient ouverts au public. Selon le rapport de la Chambre (1976), la situation factuelle dans l'affaire <em>Aiken <\/em>constitue la \"limite extr\u00eame de l'exception\" \u00e9nonc\u00e9e \u00e0 l'article 110 5) initial\u00a0\u00bb Rapport du groupe sp\u00e9cial de l\u2019OMC, WT\/DS160\/R, p.5).[\/footnote]. Le groupe sp\u00e9cial de l\u2019OMC l\u2019a jug\u00e9e conforme aux dispositions des articles articles 11<em>bis <\/em>1) 3\u00b0 et 11 1) 2\u00b0 de la Convention de Berne et au triple test de l\u2019article 13 de l\u2019accord ADPIC[footnote]Rapport du groupe sp\u00e9cial, <a href=\"https:\/\/www.wto.org\/english\/tratop_e\/dispu_e\/cases_e\/ds160_e.htm\">WT\/DS160\/R<\/a>.[\/footnote].\r\n\r\nLa seconde, inscrite la section 110(5)B, et introduite par le <em>Fairness in Music Licensing Act<\/em> de 1998, est circonscrite aux \u0153uvres musicales non dramatiques, et ne concerne que les \u00e9tablissements commerciaux ouverts au public (boutiques, magasins, restaurants et d\u00e9bits de boisson). \u00a0Elle \u00a0permet, au regard des seules \u0153uvres musicales non dramatiques, la communication gratuite aux clients de l\u2019\u00e9tablissement concern\u00e9 de programmes de radio ou de t\u00e9l\u00e9vision, si l\u2019\u00e9tablissement satisfait \u00e0 certaines conditions, notamment de taille, d\u2019accessibilit\u00e9 et de mat\u00e9riel[footnote]Le texte vise\u00a0: \u00ab\u00a0la communication par un \u00e9tablissement d'une \u00e9mission ou d'une retransmission comprenant l'ex\u00e9cution ou la pr\u00e9sentation d'une oeuvre musicale non dramatique destin\u00e9e \u00e0 \u00eatre re\u00e7ue par le grand public, \u00e9mise par une station de radiodiffusion ou de t\u00e9l\u00e9vision agr\u00e9\u00e9e en tant que telle par la Commission f\u00e9d\u00e9rale des communications [Federal Communications Commission], ou, s'il s'agit d'une transmission audiovisuelle, par un r\u00e9seau de distribution par c\u00e2ble ou un organisme d'acheminement par satellite, sii) dans le cas d'un \u00e9tablissement autre qu'un \u00e9tablissement de restauration ou un d\u00e9bit de boissons, soit l'\u00e9tablissement dans lequel la communication a lieu a une superficie inf\u00e9rieure \u00e0 2 000 pieds carr\u00e9s bruts (\u00e0 l'exclusion de l'espace destin\u00e9 au stationnement des v\u00e9hicules des clients et \u00e0 aucune autre utilisation), soit l'\u00e9tablissement dans lequel la communication a lieu a une superficie \u00e9gale ou sup\u00e9rieure \u00e0 2 000 pieds carr\u00e9s bruts (\u00e0 l'exclusion de l'espace destin\u00e9 au stationnement des v\u00e9hicules des clients et \u00e0 aucune autre utilisation) et (I) si l'ex\u00e9cution se fait uniquement par des moyens audio, elle est communiqu\u00e9e au moyen d'un total de six haut-parleurs au plus, dont quatre au plus sont situ\u00e9s dans une m\u00eame pi\u00e8ce ou dans l'espace ext\u00e9rieur attenant; ou (II) si l'ex\u00e9cution ou la pr\u00e9sentation se fait par des moyens audiovisuels, toute partie visuelle de l'ex\u00e9cution ou de la pr\u00e9sentation est communiqu\u00e9e au moyen d'un total de quatre dispositifs audiovisuels au plus, dont un au plus est situ\u00e9 dans une m\u00eame pi\u00e8ce, et aucun de ces dispositifs audiovisuels n'a un \u00e9cran d'une dimension de plus de 55 pouces dans le sens de la diagonale, et toute partie audio de l'ex\u00e9cution ou de la pr\u00e9sentation est communiqu\u00e9e au moyen d'un total de six haut-parleurs au plus, dont quatre au plus sont situ\u00e9s dans une m\u00eame pi\u00e8ce ou dans l'espace ext\u00e9rieur attenant;ii) dans le cas d'un \u00e9tablissement de restauration ou d'un d\u00e9bit de boissons (\u2026) <em>[conditions comparables \u00e0 celles impos\u00e9es au point (i), omises]<\/em>iii) aucun droit n'est directement per\u00e7u pour voir ou entendre l'\u00e9mission ou la retransmission;iv) l'\u00e9mission ou la retransmission n'est pas retransmise au-del\u00e0 de l'\u00e9tablissement dans lequel elle est re\u00e7ue; etv) l'\u00e9mission ou la retransmission est autoris\u00e9e par voie de licence par le titulaire du droit d'auteur sur l'oeuvre ainsi ex\u00e9cut\u00e9e ou pr\u00e9sent\u00e9e en public\u00a0\u00bb (traduction OMC).[\/footnote]. \u00a0Cette exception a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9e incompatible avec l\u2019article\u00a013 de l\u2019accord ADPIC[footnote]<em>Op. cit.<\/em>[\/footnote]. Elle n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9e, \u00e0 la suite d\u2019un accord financier conclu avec les Communaut\u00e9s europ\u00e9ennes[footnote]\u00ab\u00a0Le 23\u00a0juin 2003, les \u00c9tats-Unis et les Communaut\u00e9s europ\u00e9ennes ont inform\u00e9 l\u2019ORD qu\u2019ils \u00e9taient parvenus \u00e0 un arrangement temporaire mutuellement satisfaisant, qui portait sur la p\u00e9riode allant jusqu\u2019au 20\u00a0d\u00e9cembre 2004. Les \u00c9tats-Unis ont ensuite pr\u00e9sent\u00e9 des rapports de situation \u00e0 l\u2019ORD dans lesquels ils indiquaient que leur Administration examinait cette question en \u00e9troite collaboration avec le Congr\u00e8s et continuait de s\u2019entretenir avec l\u2019Union europ\u00e9enne afin d\u2019arriver \u00e0 une solution mutuellement satisfaisante.\u00a0\u00bb (extrait du site de l\u2019OMC, consult\u00e9 le 8\u00a0juillet 2016).[\/footnote].\r\n\r\nLa section\u00a0110(6) permet l\u2019ex\u00e9cution d\u2019une \u0153uvre musicale non dramatique par un organisme public ou une organisation agricole ou horticole \u00e0 but non lucratif, au cours d\u2019une exposition ou d\u2019une foire agricole ou horticole annuelle mise sur pied par l\u2019organisme ou l\u2019organisation en question.\r\n\r\nLa section\u00a0110(7) permet l\u2019ex\u00e9cution d\u2019une \u0153uvre musicale non dramatique par un \u00e9tablissement de vente ouvert au public, sans perception de droit d\u2019entr\u00e9e direct ou indirect, \u00e0 des fins de promotion de la vente au d\u00e9tail d\u2019exemplaires ou de phonogrammes de l\u2019\u0153uvre\u00a0;\r\n\r\nLa section\u00a0110(8) porte sur la repr\u00e9sentation d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire non dramatique par la voie ou au cours d\u2019une \u00e9mission sp\u00e9cialement con\u00e7ue et essentiellement r\u00e9alis\u00e9e pour les aveugles ou autres personnes handicap\u00e9es\u00a0;\r\n\r\nLa section\u00a0110(9) permet la repr\u00e9sentation \u00e0 une seule occasion d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire dramatique publi\u00e9e dix ans au moins avant la date de la repr\u00e9sentation, par la voie ou au cours d\u2019une \u00e9mission sp\u00e9cialement con\u00e7ue et essentiellement r\u00e9alis\u00e9e pour les aveugles ou autres personnes en situation de handicap qui ne sont pas en mesure de lire des textes imprim\u00e9s ordinaires du fait de leur handicap\u00a0;\r\n\r\nLa section\u00a0110(10) vise la repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire ou musicale non dramatique au cours d\u2019une r\u00e9union organis\u00e9e et anim\u00e9e par une association d\u2019anciens combattants ou une amicale \u00e0 but non lucratif, sous certaines conditions[footnote]Le texte pr\u00e9cise que ces dispositions ne s\u2019appliquent pas aux r\u00e9unions de confr\u00e9ries d\u2019\u00e9tudiants, \u00e0 moins que celles-ci aient uniquement pour but la collecte de fonds pour une \u0153uvre de bienfaisance d\u00e9termin\u00e9e.[\/footnote].\r\n\r\nLa section\u00a0111 concerne des actes de retransmissions secondaires de programmes radiodiffus\u00e9s comportant des \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es. Ces exceptions sont tr\u00e8s complexes. Elles couvrent la retransmission sous certaines conditions de signaux radiodiffus\u00e9s dans des h\u00f4tels ou habitations collectives[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0111(a)(1).[\/footnote] ou par des organismes publics ou \u00e0 fins non lucratives[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0111(a)(5).[\/footnote], certaines transmissions \u00e0 fin d\u2019\u00e9ducation[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0111(a)(2).[\/footnote], certaines transmissions secondaires effectu\u00e9es par des transporteurs de signaux[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0111(a)(3) et 111(a)(4).[\/footnote], les transmissions secondaires \u00e0 des groupes d\u00e9termin\u00e9s dans des conditions impos\u00e9es par la r\u00e9glementation audiovisuelle[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0111(b).[\/footnote], et certaines transmissions secondaires par des r\u00e9seaux de distribution par c\u00e2ble[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0111(c)(d) et (e).[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>250._ Les licences obligatoires_<\/strong>\u00a0Le <em>Copyright Act\u00a01976<\/em> mets en place huit m\u00e9canismes distincts de licences l\u00e9gales, qui s\u2019appliquent\u00a0:\r\n<ul>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">A la retransmission par c\u00e2ble de programmes de t\u00e9l\u00e9vision[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 111.[\/footnote]. Cette licence permet aux c\u00e2blodistributeurs de retransmettre les signaux \u00e9mis par un organisme de radiodiffusion titulaire d\u2019une licence f\u00e9d\u00e9rale ou par certains organismes de radiodiffusion canadiens ou mexicains (pour ces derniers, la retransmission est restreinte aux zones frontali\u00e8res concern\u00e9es). La \u00ab transmission secondaire \u00bb autoris\u00e9e est d\u00e9finie comme la retransmission simultan\u00e9e ou non simultan\u00e9e[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 111(f).[\/footnote]. Cette licence l\u00e9gale couvre l\u2019ensemble des \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es incluses dans le signal retransmis. Les m\u00e9thodes de d\u00e9claration et de r\u00e9mun\u00e9ration des ayants droit sont extr\u00eamement complexes.<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Aux enregistrements de phonogrammes par un radiodiffuseur aux fins de faciliter ses transmissions[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 112(e).[\/footnote].<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Aux radiodiffusions num\u00e9riques d\u2019enregistrements sonores[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 114(d).[\/footnote].<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">A la fabrication et la distribution de nouveaux phonogrammes d\u2019\u0153uvres musicales pr\u00e9c\u00e9demment distribu\u00e9es par phonogrammes au public aux \u00c9tats-Unis, modifi\u00e9e en 2018, et compl\u00e9t\u00e9e par un m\u00e9canisme de gestion collective[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 115.[\/footnote]. Compte tenu de son importance, elle sera \u00e9tudi\u00e9e plus pr\u00e9cis\u00e9ment dans le paragraphe suivant.<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">A l\u2019utilisation de juke-box et machines assimil\u00e9es[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 116.[\/footnote].<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">A la radiodiffusion non commerciale[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 118.[\/footnote]. Cette licence permet la communication au public, dans le cadre d\u2019une transmission de programmes \u00e0 but \u00e9ducatif, d\u2019\u0153uvres artistiques et musicales. Seuls les diffuseurs du secteur public b\u00e9n\u00e9ficient de cette licence l\u00e9gale.<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Aux retransmissions par satellite[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 119.[\/footnote]. Il s\u2019agit d\u2019un syst\u00e8me similaire \u00e0 celui adopt\u00e9 pour le c\u00e2ble. Il a \u00e9t\u00e9 mis en place en 1988, et permet aux distributeurs de services sur plateformes satellites d\u2019effectuer la transmission secondaire de signaux \u00e9manant de \u00ab stations de cha\u00eene \u00bb et de \u00ab superstations \u00bb[footnote]Contre paiement d\u2019une redevance mensuelle fix\u00e9e par abonn\u00e9, le distributeur peut retransmettre le signal aux foyers priv\u00e9s. Les redevances pay\u00e9es par les abonn\u00e9s sont r\u00e9parties entre les titulaires du copyright dont les \u0153uvres sont retransmises par le distributeur au cours de la p\u00e9riode semestrielle consid\u00e9r\u00e9e et qui en font la demande au Registrar conform\u00e9ment aux dispositions de la loi.L\u2019expression \u00ab station de cha\u00eene \u00bb est d\u00e9finie par la loi comme : \u00ab une station \u00e9mettrice de t\u00e9l\u00e9vision, y compris toute station relais ou toute station terrestre de transmission par satellite qui rediffuse tous ou presque tous les programmes diffus\u00e9s par une station de cha\u00eene, qui appartient ou qui est affili\u00e9e \u00e0 une ou plusieurs cha\u00eenes de t\u00e9l\u00e9vision aux \u00c9tats-Unis d\u2019Am\u00e9rique qui proposent r\u00e9guli\u00e8rement un service d\u2019\u00e9missions interconnect\u00e9 de 15 heures minimum par semaine \u00e0 25 au moins des stations de t\u00e9l\u00e9vision affili\u00e9es qui op\u00e8rent en vertu de licences dans 10 \u00c9tats ou plus \u00bb.Le terme \u00ab superstation \u00bb d\u00e9signe quant \u00e0 lui \u00ab une station de t\u00e9l\u00e9vision autre qu\u2019une station de cha\u00eene, agr\u00e9\u00e9e par la Commission f\u00e9d\u00e9rale des communications, dont les \u00e9missions sont retransmises par un organisme d\u2019acheminement par satellite \u00bb.[\/footnote].<\/li>\r\n \t<li style=\"text-align: justify;\">Et aux retransmissions satellitaires locales[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 122.[\/footnote].<\/li>\r\n<\/ul>\r\nLe <em>Copyright Act<\/em> avait \u00e9tabli un <em>Copyright Royalty\u00a0Tribunal<\/em> (CRT) aux fins de fixer les taux des diff\u00e9rentes licences l\u00e9gales. Le <em>Copyright Royalty Tribunal Reform Act<\/em> de 1993 a supprim\u00e9 le CRT et a institu\u00e9 \u00e0 sa place des <em>Copyright Arbitration Royalty Panels<\/em>. Ces derniers furent remplac\u00e9s par le <em>Copyright Royalty and Distribution Reform Act<\/em> de 2004, qui a institu\u00e9 trois <em>Copyright Royalty Judges<\/em> (r\u00e9unis sous l\u2019appellation <em>Copyright Royalty Board<\/em>)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-8\">17 U.S.C. \u00a7 801 <em>et seq.<\/em><\/a>[\/footnote]. Leur r\u00f4le est principalement limit\u00e9 \u00e0 la fixation des taux pr\u00e9vus par la loi (les standards applicables ayant \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9s par le <em>Music Modernization Act<\/em> de 2018) . Leurs d\u00e9cisions peuvent faire l\u2019objet d\u2019un appel (<em>judicial review<\/em>) devant la Cour d\u2019appel f\u00e9d\u00e9rale pour le District de Columbia (Washington)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-8\">17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0803(d)(1)<\/a>.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>251._ La licence l\u00e9gale et la gestion collective du \u00a7 115 (<em>streaming<\/em> et t\u00e9l\u00e9chargement)_<\/strong> La loi f\u00e9d\u00e9rale pr\u00e9voit depuis le <em>Copyright Act<\/em> de 1909 une licence l\u00e9gale permettant la fabrication et la distribution de nouveaux phonogrammes d\u2019\u0153uvres musicales pr\u00e9c\u00e9demment distribu\u00e9es par phonogrammes au public aux \u00c9tats-Unis[footnote]L\u2019introduction de cette licence est li\u00e9e aux questions pos\u00e9es par la diffusion du piano m\u00e9canique \u00e0 la fin du 19\u00e8me si\u00e8cle (r\u00e9alis\u00e9s sans autorisation des titulaires de droits sur les oeuvres musicales reproduites), qui aboutira \u00e0 l\u2019arr\u00eat de la Cour supr\u00eame dans l\u2019affaire White-Smith Publishing Co. c. Apollo Co. (209 U.S. 1 (1908), \u00e0 l\u2019occasion de laquelle la Cour supr\u00eame a jug\u00e9 que les rouleaux de piano perfor\u00e9s n\u2019\u00e9taient pas des copies au sens de la loi de copyright alors applicable. En r\u00e9action, le Congr\u00e8s a souhait\u00e9 clarifier la loi et prot\u00e9ger les autres contre ce type de reproduction. Par crainte de la constitution d\u2019un monopole au profit d\u2019une seule soci\u00e9t\u00e9, il a mis en place une licence obligatoire, inscrite \u00e0 l\u2019article 1(e) du <em>Copyright Act<\/em> 1909. Une redevance faible \u00e9tait alors fix\u00e9e (de 2 cents par enregistrement), qui restera en vigueur (sans changement!) jusqu\u2019au Copyright Act de 1976.[\/footnote]. Les conditions de cette licence ont \u00e9t\u00e9 clarifi\u00e9es dans le Copyright Act de 1976[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 115.[\/footnote]. Cette licence permet ainsi de nouveaux arrangements musicaux, \u00ab dans la mesure n\u00e9cessaires pour se conformer au style de l\u2019interpr\u00e9tation \u00bb, \u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 que l\u2019arrangement \u00ab ne doit pas changer la m\u00e9lodie de base ou le caract\u00e8re fondamental de l\u2019\u0153uvre \u00bb[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 115(a)(1), (a)(2).[\/footnote]. Elle permet \u00e9galement la distribution de nouveaux phonogrammes par voie num\u00e9rique, et donc des phonogrammes destin\u00e9s au <em>streaming<\/em> et au t\u00e9l\u00e9chargement[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 115(c)(3)(A), \u00a7 115(d).[\/footnote].\r\n\r\nCes m\u00e9canismes sont g\u00e9r\u00e9s par le <em>Copyright Office<\/em>, et les taux de licence sont fix\u00e9s par le <em>Copyright Royalty Board<\/em> pr\u00e9cemment d\u00e9crit.\r\n\r\nLa pratique substitue souvent \u00e0 ce m\u00e9canisme de licence l\u00e9gale une licence n\u00e9goci\u00e9e au m\u00eame taux, mais d\u00e9livr\u00e9e par la Harry Fox Agency[footnote]V. <a href=\"https:\/\/case-law.vlex.com\/vid\/emi-entertainment-world-v-885280869\"><em>EMI Entertainment World, Inc. v. Karen Records, Inc.<\/em><\/a>, 603 F. Supp. 2d 759 (SDNY 2009).[\/footnote]. Il reste cependant largement utilis\u00e9.\r\n\r\nJusqu'en 2016 ce m\u00e9canisme syst\u00e8me reposait sur des demandes (<em>notices of intent) <\/em>distinctes pour chaque titre,adress\u00e9es au <em>Copyright Office<\/em>, et aboutissait \u00e0 des licences donn\u00e9es pour chaque titre. Il impliquait une identification pr\u00e9cise des oeuvres et des ayants droit concern\u00e9s. Ces contraintes n'\u00e9taient pas adapt\u00e9es aux plateformes de <em>streaming<\/em>, qui devaient formuler des milliers de demandes, relatives quelquefois \u00e0 des oeuvres dont les ayants droit \u00e9taient difficilement identifiable. Une nouvelle formule de demande globale (<em>bulk notice of intent<\/em>), introduite en 2016, a permis aux plateformes d'obtenir une licence dans des situations o\u00f9 le titulaire des droits ne pouvait \u00eatre identifi\u00e9. Elle n'\u00e9cartait cependant pas leur responsabilit\u00e9 en cas d'erreurs.\r\n\r\nEn r\u00e9action, le <em>Music Modernization Act<\/em> de 2018 a modifi\u00e9 la section 115 du<em> Copyright Act<\/em> et a institu\u00e9 un m\u00e9canisme de gestion collective pour le t\u00e9l\u00e9chargement et le <em>streaming<\/em> interactif, qui compl\u00e8te et remplace partiellement les m\u00e9canismes de la licence l\u00e9gale. Ce m\u00e9canisme est administr\u00e9 par une soci\u00e9t\u00e9 de gestion d\u00e9nomm\u00e9e M<em>echanical Licensing Collectiv<\/em>e (MLC), financ\u00e9e par les utilisateurs, mais dirig\u00e9e par les ayants droit. La loi cr\u00e9e \u00e9galement un digital licence coordinator (DLC) en charge de coordonner les activit\u00e9s des licenci\u00e9s. Ces deux entit\u00e9s sont d\u00e9sign\u00e9es par le <em>Copyright Office<\/em>. En pratique, les utilisateurs adressent des notifications et rapports \u00e0 la MLC, qui collecte les redevances et les redistribue aux ayants droit. La MLC a \u00e9galement constitu\u00e9 une base d'informations sur les ayants droit musicaux et les phonogrammes accessible aux utilisateurs. La loi pr\u00e9voit que lorsque la MLC n'est pas en mesure d'identifier les ayants droit, l'exploitation reste licite et la MLC peut distribuer les redevances non r\u00e9clam\u00e9es.\r\n\r\nUne p\u00e9riode transitoire a \u00e9t\u00e9 \u00e9galement pr\u00e9vue jusqu'\u00e0 la mise en place de la gestion collective, pendant laquelle les plateformes ont pu b\u00e9n\u00e9ficier d'une exclusion de responsabilit\u00e9 si elles ont fait des efforts raisonnables pour identifier et localiser les ayants droit concern\u00e9s.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>252._ La dur\u00e9e de protection_<\/strong>\u00a0La question de la dur\u00e9e de protection est une question sensible aux \u00c9tats-Unis. Elle pr\u00e9sente \u00e9galement des aspects constitutionnels, car la Clause de copyright n\u2019autorise le Congr\u00e8s \u00e0 adopter des lois de copyright que dans la mesure o\u00f9 la protection est conf\u00e9r\u00e9e \u00ab\u00a0pour une dur\u00e9e limit\u00e9e\u00a0\u00bb[footnote]V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>39.[\/footnote]. Les allongements successifs de la dur\u00e9e de protection par la loi f\u00e9d\u00e9rale ont ainsi presque tous donn\u00e9 lieu \u00e0 des contestations sur le fondement de ce texte. La Cour supr\u00eame a jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent toujours valid\u00e9 ces extensions, tout en pr\u00e9cisant qu\u2019une limite s\u2019imposera n\u00e9cessairement.\r\n\r\nNous avons vu que, sous l\u2019empire de la loi de 1909, la protection de la loi f\u00e9d\u00e9rale \u00e9tait accord\u00e9e pour une dur\u00e9e initiale de vingt-huit ans \u00e0 compter de la premi\u00e8re publication de l\u2019\u0153uvre, p\u00e9riode qui pouvait \u00eatre renouvel\u00e9e pour une dur\u00e9e suppl\u00e9mentaire de vingt-huit ans, soumise \u00e9galement \u00e0 un formalisme relativement exigeant[footnote]V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 88<\/em>.[\/footnote].\r\n\r\nLe <em>Copyright Act<\/em> de 1976 a abandonn\u00e9 cette formule pour la r\u00e8gle pos\u00e9e par la Convention de Berne, d\u2019une protection pour la vie de l\u2019auteur et pour cinquante ans apr\u00e8s sa mort (dans le texte initial)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 302(a).[\/footnote]. La loi a \u00e9galement pr\u00e9vu une dur\u00e9e sp\u00e9cifique pour les <em>work made for hire<\/em> et les \u0153uvres anonymes et pseudonymes, \u00e0 l'origine de soixante-quinze ans \u00e0 partir de la publication, ou cent ans \u00e0 partir de la cr\u00e9ation[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 302(c).[\/footnote]. Les nouvelles r\u00e8gles sont applicables aux \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es \u00e0 partir du 1er janvier 1978, date d\u2019entr\u00e9e en vigueur de la loi. Pour les \u0153uvres publi\u00e9es ant\u00e9rieurement ou cr\u00e9\u00e9es ant\u00e9rieurement et non publi\u00e9es, la loi pr\u00e9voit des dispositions transitoires complexes, elles-m\u00eames modifi\u00e9es depuis son adoption. Ces dispositions transitoires font b\u00e9n\u00e9ficier les \u0153uvres publi\u00e9es sous l\u2019empire de la loi de 1909 alors dans leur second terme de protection, d\u2019une dur\u00e9e de protection \u00e9tendue (de vingt-huit ans \u00e0 quarante-sept, d\u00e9sormais \u00e9tendue \u00e0 soixante-sept ans), et fixent une dur\u00e9e de protection maximale pour les \u0153uvres non publi\u00e9es (tout en incitant \u00e0 leur publication).\r\n\r\nEn r\u00e9action notamment \u00e0 l\u2019allongement de la dur\u00e9e des droits au sein de l\u2019Union europ\u00e9enne[footnote]Directive 93\/98\/CEE du Conseil du 29 octobre 1993, relative \u00e0 l\u2019harmonisation de la dur\u00e9e de protection du droit d\u2019auteur et de certains droits voisins, abrog\u00e9e et remplac\u00e9e par la directive 2006\/116\/CE.[\/footnote], qui risquait de faire perdre vingt ans de protection aux \u0153uvres d\u2019origine am\u00e9ricaine[footnote]Par l\u2019effet de la r\u00e8gle de comparaison des d\u00e9lais, d\u00e9sormais incrites \u00e0 l\u2019article 7 de la directive 2006\/116\/CE.[\/footnote], et malgr\u00e9 les r\u00e9ticences d\u2019une partie du public et de la doctrine, le <em>Copyright Term Extension Act<\/em> (CTEA) de 1998 a ajout\u00e9 vingt ans aux dur\u00e9es de protection pr\u00e9vue par le<em> Copyright Act<\/em>, faisant passer la dur\u00e9e de droit commun \u00e0 la vie de l\u2019auteur et soixante-dix ans apr\u00e8s sa mort, et les dur\u00e9es pr\u00e9vues pour les \u0153uvres anonymes, pseudonymes et les <em>work made for hire<\/em> \u00e0 quatre-vingt-quinze ans \u00e0 partir de leur publication ou cent vingt ans \u00e0 partir de leur cr\u00e9ation. La Cour supr\u00eame a valid\u00e9 cette extension au regard de la Clause de copyright et du Premier amendement \u00e0 la Constitution dans son arr\u00eat <em>Eldred\u00a0et al. v.\u00a0Ashcroft[footnote]<a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/537\/186\/\">537\u00a0U.S.\u00a0186 (2003)<\/a>. Les demandeurs ne contestaient pas l\u2019extension elle-m\u00eame, et son application aux \u0153uvres nouvelles, mais plut\u00f4t son application imm\u00e9diate aux \u0153uvres en cours de protection. Selon eux, la \u00ab\u00a0dur\u00e9e limit\u00e9e\u00a0\u00bb existant au moment de l\u2019octroi du copyright constitue la limite pos\u00e9e par la Constitution aux pouvoirs du Congr\u00e8s. Cet argument est rejet\u00e9 par la Cour supr\u00eame, notamment au regard des pr\u00e9c\u00e9dentes extensions de copyright. Sur la conformit\u00e9 au premier amendement, la Cour supr\u00eame note que l\u2019amendement et la clause copyright ont \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9s \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, et que cette proximit\u00e9 indique que dans l\u2019esprit des r\u00e9dacteurs de la Constitution le monopole limit\u00e9 constitu\u00e9 par le copyright est compatible avec le principe de libert\u00e9 d\u2019expression. En outre, elle souligne que la loi de copyright int\u00e8gre des adaptations li\u00e9es au premier amendement qui prennent la forme d\u2019une exclusion de la protection pour les id\u00e9es (\u00a7\u00a0102) et de l\u2019exception defair use (\u00a7\u00a0107). Le CTEA prend d\u2019ailleurs en compte ce principe en pr\u00e9voyant un r\u00e9gime particulier favorisant certains utilisateurs (biblioth\u00e8ques par exemple) pendant les 20\u00a0derni\u00e8res ann\u00e9es de protection.[\/footnote]<\/em>.\r\n\r\nEnfin, on rappellera que le droit am\u00e9ricain ne consacre pas de \u00ab\u00a0<em>publication right\u00a0<\/em>\u00bb en faveur des premiers \u00e9diteurs ou des propri\u00e9taires de manuscrits d\u2019\u0153uvres in\u00e9dits tomb\u00e9es dans le domaine public.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>253._ Synth\u00e8se des dur\u00e9es de protection applicables en droit positif_<\/strong>\u00a0Ces r\u00e9formes successives ont pr\u00e9serv\u00e9 en partie les dur\u00e9es et les r\u00e8gles de calcul ant\u00e9rieures. Ainsi les dur\u00e9es de protection applicables varient assez largement suivant la date et les modalit\u00e9s de cr\u00e9ation de l\u2019\u0153uvre. Ces dur\u00e9es peuvent \u00eatre r\u00e9sum\u00e9es comme suit, \u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 qu\u2019une d\u00e9termination pr\u00e9cise peut n\u00e9cessiter la prise en compte d\u2019autres r\u00e8gles ou circonstances. Les enregistrements sonores fix\u00e9s avant le 15 f\u00e9vrier 1972 ob\u00e9issent \u00e9galement \u00e0 des r\u00e8gles particuli\u00e8res, dont il ne sera pas question ici.\r\n\r\nLes \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es \u00e0 partir du 1er janvier 1978 sont prot\u00e9g\u00e9es en principe pour la vie de l\u2019auteur (ou du dernier coauteur) et soixante-dix ans apr\u00e8s sa mort (jusqu'\u00e0 la fin de l'ann\u00e9e civile concern\u00e9e). Cependant, pour les <em>work made for hire<\/em> et les \u0153uvres anonymes la dur\u00e9e est la dur\u00e9e la plus courte entre quatre-vingt-quinze ans \u00e0 partir de la publication ou cent vingt ans \u00e0 partir de la cr\u00e9ation.\r\n\r\nPour la p\u00e9riode ant\u00e9rieure au 1er\u00a0janvier 1978 une diff\u00e9rence doit \u00eatre faite entre les \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es et publi\u00e9es avant cette date et les \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es avant cette date et non publi\u00e9es.\r\n\r\nLes \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es avant le 1er\u00a0janvier 1978 et non publi\u00e9es \u00e9taient prot\u00e9g\u00e9es en <em>common law<\/em> uniquement. Cette protection a \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9e au 1er\u00a0janvier 1978 par le <em>Copyright Act<\/em> de 1976, qui a pr\u00e9vu, pour ces \u0153uvres, le m\u00e9canisme suivant\u00a0: si elles demeurent non publi\u00e9es, leur protection s\u2019\u00e9tend \u00e0 la dur\u00e9e la plus longue entre la vie de l\u2019auteur plus soixante-dix ans apr\u00e8s sa mort (droit commun) ou le 31\u00a0d\u00e9cembre 2002\u00a0; si elles sont publi\u00e9es entre le 1er\u00a0janvier 1978 et le 31\u00a0d\u00e9cembre 2002, \u00e0 la dur\u00e9e la plus longue entre la vie de l\u2019auteur plus soixante-dix ans apr\u00e8s sa mort (droit commun) ou le 31\u00a0d\u00e9cembre 2047.\r\n\r\nQuant aux \u0153uvres publi\u00e9es avant le 1er janvier 1978, leur situation a \u00e9volu\u00e9. Pour simplifier, si ces \u0153uvres ont satisfait aux exigences li\u00e9es \u00e0 la notice de copyright, les r\u00e8gles suivantes s\u2019appliquent : \u00e0 l'origine ces oeuvres (publi\u00e9es sous l'empire de la loi de 1909) \u00e9taient prot\u00e9g\u00e9es pour une premi\u00e8re p\u00e9riode de vingt-huit ans, renouvelable pour une seconde p\u00e9riode de vingt-huit ans. Cette seconde p\u00e9riode a ensuite \u00e9t\u00e9 \u00e9tendue \u00e0 quarante-sept ans, puis \u00e0 soixante-sept ans par l\u2019effet du CTEA pr\u00e9cit\u00e9, qui aboutit \u00e0 une p\u00e9riode de protection maximale de 95 ans \u00e0 compter de leur publication.\r\n\r\nOn notera que par l\u2019effet de ces lois et des r\u00e8gles li\u00e9es aux formalit\u00e9s le domaine public est plus large aux \u00c9tats-Unis que dans beaucoup de pays, y compris en France. Ainsi, au 1er janvier 2025, toutes les \u0153uvres publi\u00e9es avant le 1er janvier 1930 (donc au plus tard le 31 d\u00e9cembre 1929) sont dans le domaine public. En d\u00e9pit de l\u2019accession des \u00c9tats-Unis \u00e0 la Convention de Berne, d\u2019autres \u0153uvres, plus r\u00e9centes, auparavant tomb\u00e9es dans le domaine public, y sont rest\u00e9es ou voient leur protection limit\u00e9e en cons\u00e9quence des r\u00e8gles relatives au r\u00e9tablissement du copyright.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>254._ Le r\u00e9tablissement du copyright dans certaines \u0153uvres_<\/strong> L\u2019article 18 de la Convention de Berne dispose que la Convention s\u2019applique \u00e0 toutes les \u0153uvres qui, au moment de son entr\u00e9e en vigueur ou d\u2019une nouvelle accession, ne sont pas encore tomb\u00e9es dans le domaine public de leur pays d\u2019origine par l\u2019expiration de la dur\u00e9e de la protection. L\u2019accession des \u00c9tats-Unis \u00e0 la Convention a donc entra\u00een\u00e9 la mise en place de m\u00e9canismes de r\u00e9tablissement de copyrights sur des \u0153uvres \u00e9trang\u00e8res tomb\u00e9es dans le domaine public du fait de formalit\u00e9s non accomplies ou irr\u00e9guli\u00e8res. Les dispositions correspondantes ont \u00e9t\u00e9 introduites par l'<em>Uruguay Round Agreements Act<\/em> (URAA) 1994[footnote]Pub. L. 103\u2013465, 108 Stat. 4809.[\/footnote], et sont incluses dans la section\u00a0104A du <em>Copyright Act<\/em>[footnote]Dans sa d\u00e9cision <em>Golan et al. v. Holder, 565\u00a0U.S<\/em>. (2012), la Cour supr\u00eame a jug\u00e9 constitutionnelle cette restauration du copyright.[\/footnote]. Les \u0153uvres dont la protection est r\u00e9tablie sont automatiquement prot\u00e9g\u00e9es par copyright, d\u00e8s la date de r\u00e9tablissement, pour le reste de la dur\u00e9e du copyright dont elles auraient b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 aux \u00c9tats-Unis d\u2019Am\u00e9rique si elles n\u2019y \u00e9taient jamais tomb\u00e9es dans le domaine public[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0104A(a)(1).[\/footnote]. Le copyright sur une \u0153uvre dont la protection est r\u00e9tablie appartient \u00e0 titre originaire \u00e0 l\u2019auteur ou au titulaire initial des droits sur l\u2019\u0153uvre, d\u00e9termin\u00e9 en vertu de la loi du pays d\u2019origine de l\u2019\u0153uvre[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0104A(b).[\/footnote].\r\n\r\nLe r\u00e9gime applicable aux exploitations commenc\u00e9es alors que l\u2019\u0153uvre \u00e9tait dans le domaine public est complexe. L\u2019opposabilit\u00e9 du copyright r\u00e9tabli aupr\u00e8s des utilisateurs ayant exploit\u00e9 l\u2019\u0153uvre ant\u00e9rieurement \u00e0 la date de r\u00e9tablissement est soumise \u00e0 une formalit\u00e9 de d\u00e9p\u00f4t au <em>Copyright office<\/em> d\u2019un avis d\u2019intention de faire valoir ce copyright, ou \u00e0 la notification directe de cette intention \u00e0 l\u2019utilisateur int\u00e9ress\u00e9[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0104A(c).[\/footnote]. Un r\u00e9gime sp\u00e9cifique est \u00e9galement pr\u00e9vu pour les \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es cr\u00e9\u00e9es au titre du r\u00e9gime ant\u00e9rieur\u00a0: ces \u0153uvres peuvent continuer \u00e0 \u00eatre exploit\u00e9es tant que le copyright r\u00e9tabli est en vigueur, \u00e0 condition de verser au titulaire du copyright r\u00e9tabli une r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable pour tout acte relevant du droit exclusif[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0104A(d)(3).[\/footnote].\r\n<h2><strong>4. L'exploitation des droits<\/strong><\/h2>\r\n<strong>255._ Transferts et contrats_<\/strong>\u00a0Sous l\u2019empire du <em>Copyright Act<\/em> de 1909, le copyright ne pouvait faire l\u2019objet de cessions partielles. Cette r\u00e8gle dite de \u00ab l\u2019indivisibilit\u00e9 du copyright \u00bb \u00e9tait une particularit\u00e9 du copyright des \u00c9tats-Unis. En cons\u00e9quence, une cession ne pouvait porter que sur la totalit\u00e9 des droits, et tout transfert partiel \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme une licence. Il s\u2019agissait, d\u2019une part, d\u2019\u00e9viter la multiplication des actions en contrefa\u00e7on provenant de sources diff\u00e9rentes[footnote]D\u2019o\u00f9 le refus d\u2019ouvrir l\u2019action en contrefa\u00e7on aux licenci\u00e9s, m\u00eame exclusifs.[\/footnote]; et d\u2019autre part, de garantir le contr\u00f4le du propri\u00e9taire sur l\u2019exploitation de son \u0153uvre[footnote]D\u2019o\u00f9 l\u2019interdiction faite aux licenci\u00e9s de transf\u00e9rer leur licence ou de sous-licencier sans son autorisation.[\/footnote].\r\n\r\nLe <em>Copyright Act<\/em> de 1976, qui confirme la cessibilit\u00e9 du copyright[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap2.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0201(d)(1)\u00a0: \u00ab\u00a0La propri\u00e9t\u00e9 d\u2019un copyright peut \u00eatre transf\u00e9r\u00e9e, en totalit\u00e9 ou en partie, par tout mode de transmission ou par l\u2019effet de la loi, et elle peut \u00eatre l\u00e9gu\u00e9e par testament ou transmise comme bien meuble en vertu des lois applicables \u00e0 la succession <em>ab intestat\u00a0<\/em>\u00bb (trad. OMPI).[\/footnote], est revenu sur la doctrine de l\u2019indivisibilit\u00e9, en pr\u00e9cisant que \u00ab\u00a0tout droit exclusif compris dans le Copyright, y compris tout d\u00e9membrement de l\u2019un des droits vis\u00e9s \u00e0 la section\u00a0106, peut \u00eatre transf\u00e9r\u00e9... et faire l\u2019objet d\u2019une propri\u00e9t\u00e9 s\u00e9par\u00e9e\u00a0\u00bb[footnote]<em>17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0201(d) (2)<\/em>.[\/footnote].\r\n\r\nLa loi contient plusieurs r\u00e8gles g\u00e9n\u00e9rales relatives aux contrats de copyright, qui s\u2019organisent autour d\u2019une distinction g\u00e9n\u00e9rale entre les transferts de titularit\u00e9 (ou de propri\u00e9t\u00e9) du copyright, d\u2019une part, et les autres contrats (notamment les licences non exclusives), d\u2019autre part.\r\n\r\nAux termes de la section\u00a0101, l\u2019expression \u00ab\u00a0transfert de titularit\u00e9 du copyright\u00a0\u00bb d\u00e9signe \u00ab\u00a0une cession, une hypoth\u00e8que, une licence exclusive ou tout autre mode de transmission, d\u2019ali\u00e9nation ou d\u2019affectation hypoth\u00e9caire d\u2019un copyright ou de tout droit exclusif compris dans le copyright, qu\u2019il y ait ou non limitation dans le temps ou quant au lieu d\u2019application, mais \u00e0 l\u2019exception de toute licence non exclusive\u00a0\u00bb[footnote]Trad. OMPI.[\/footnote].\r\n\r\nUn transfert de titularit\u00e9 du copyright, autrement que par l\u2019effet de la loi, n\u2019est valable que si un acte de transmission, une note ou un m\u00e9morandum relatif au transfert est \u00e9tabli par \u00e9crit et sign\u00e9 par le titulaire des droits transmis ou par son repr\u00e9sentant d\u00fbment mandat\u00e9[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap2.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0204(a).[\/footnote]. L\u2019\u00e9tablissement d\u2019un certificat attestant un transfert n\u2019est pas une condition de validit\u00e9 du transfert, mais constitue un commencement de preuve de l\u2019ex\u00e9cution du transfert si (a) dans le cas d\u2019un transfert op\u00e9r\u00e9 aux \u00c9tats-Unis, le certificat est \u00e9mis par une personne habilit\u00e9e \u00e0 faire pr\u00eater serment aux \u00c9tats-Unis\u00a0; ou si (b) dans le cas d\u2019un transfert op\u00e9r\u00e9 dans un pays \u00e9tranger, le certificat est \u00e9mis par un agent diplomatique ou consulaire des \u00c9tats-Unis d\u2019Am\u00e9rique ou par toute personne habilit\u00e9e \u00e0 faire pr\u00eater serment et dont les pouvoirs sont certifi\u00e9s par cet agent[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap2.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0204(b).[\/footnote].\r\n\r\nTout transfert de titularit\u00e9 du copyright ou tout autre document relatif \u00e0 un copyright (donc les licences non exclusives \u00e9galement) peut \u00eatre inscrit au <em>Copyright Office<\/em>, si le document d\u00e9pos\u00e9 pour inscription porte la signature de la personne qui l\u2019a \u00e9tabli, ou s\u2019il est accompagn\u00e9 d\u2019une attestation officielle ou sur l\u2019honneur pr\u00e9cisant qu\u2019il s\u2019agit bien d\u2019une copie conforme du document original sign\u00e9[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap2.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0205(a).[\/footnote]. En cas de conflit entre deux transferts, le premier pr\u00e9vaut s\u2019il a \u00e9t\u00e9 inscrit dans un d\u00e9lai d\u2019un mois apr\u00e8s sa signature aux \u00c9tats-Unis d\u2019Am\u00e9rique ou de deux mois apr\u00e8s sa signature \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, ou \u00e0 tout moment avant l\u2019inscription, dans les m\u00eames conditions, du second transfert[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap2.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0205(b).[\/footnote]. Le second transfert pr\u00e9vaut s\u2019il est inscrit en premier et s\u2019il a \u00e9t\u00e9 conclu de bonne foi et sans connaissance du premier transfert[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote]. Le <em>Copyright Ac<\/em>t pr\u00e9voit \u00e9galement qu\u2019une licence non exclusive, qu\u2019elle soit inscrite ou non, pr\u00e9vaut sur un transfert litigieux de titularit\u00e9 du copyright si elle peut \u00eatre prouv\u00e9e par un document \u00e9crit sign\u00e9 par le titulaire des droits conc\u00e9d\u00e9s sous licence ou par le repr\u00e9sentant d\u00fbment mandat\u00e9 de ce titulaire, et si la licence a \u00e9t\u00e9 obtenue avant la signature du transfert, ou si elle a \u00e9t\u00e9 conclue de bonne foi avant l\u2019inscription du transfert et en l\u2019absence de toute notification de celui-ci[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap2.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0205(e).[\/footnote].\r\n\r\nLes licences non exclusives peuvent \u00eatre tacites[footnote]S. J. Burnham, \u00ab\u00a0The Interstices of Copyright Law and Contract Law: Finding the Terms of an Implied Nonexclusive License in a Failed Work for Hire Agreement\u00a0\u00bb, 46 J. Copyright Soc'y U.S.A. 333 (1998-1999)\u00a0; S. J. Burnham, \u00ab\u00a0The Interstices of Copyright Law and Contract Law II: Finding the Terms of an Implied Nonexclusive License in the Absence of Joint Authorship\u00a0\u00bb, 62 J. Copyright Soc'y U.S.A. 223 (2014-2015).[\/footnote].\r\n\r\nEn principe, sauf clause contraire une licence (m\u00eame exclusive) est non cessible et ne peut faire l\u2019objet de sous-licences[footnote]<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/cincom-systems-v-novelis-corp\"><em>Cincom Systems, Inc. v. Novelis Corp.<\/em><\/a>, 581 F.3d 431 (6th\u00a0Cir.\u00a02009) (licence non exclusive)\u00a0; <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/gardner-v-nike-inc\"><em>Gardner v. Nike, Inc.<\/em><\/a>, 279 F.3d 774 (9th\u00a0Cir.\u00a02002) (\u00e9tendant la solution aux licences exclusives).[\/footnote]. S\u2019agissant des droits conc\u00e9d\u00e9s, les licences sont quelquefois interpr\u00e9t\u00e9es en faveur du conc\u00e9dant lorsque leurs termes sont ambigus, mais la jurisprudence dans ce domaine n\u2019est pas uniforme[footnote]<em>Nimmer on Copyright<\/em>, \u00a7\u00a010.10[b]\u00a0; Chisum, \u00a7\u00a04F.[\/footnote]. \u00c0 noter que la loi \u00e9tatique vient quelquefois r\u00e9glementer le r\u00e9gime ou l\u2019interpr\u00e9tation de certains contrats de copyright[footnote]Ainsi, le Code civil de Californie pr\u00e9voit plusieurs r\u00e8gles applicables aux contrats de copyright dans son paragraphe\u00a0988, qui s\u2019appliquent aux \u0153uvres des arts visuels ou graphiques sur tous m\u00e9dia (<em>including, but not limited to, a painting, print, drawing, sculpture, craft, photograph, or film)<\/em>. Il dispose tout d\u2019abord que \u00ab\u00a0<em>(b) Whenever an exclusive or nonexclusive conveyance of any right to reproduce, prepare derivative works based on, distribute copies of, publicly perform, or publicly display a work of art is made by or on behalf of the artist who created it or the owner at the time of the conveyance, ownership of the physical work of art shall remain with and be reserved to the artist or owner, as the case may be, unless such right of ownership is expressly transferred by an instrument, note, memorandum, or other writing, signed by the artist, the owner, or their duly authorized agent\u201d (\u00a7\u00a0988(b)). <\/em>Il ajoute que<em> \u201cWhenever an exclusive or nonexclusive conveyance of any right to reproduce, prepare derivative works based on, distribute copies of, publicly perform, or publicly display a work of art is made by or on behalf of the artist who created it or the owner at the time of the conveyance, any ambiguity with respect to the nature or extent of the rights conveyed shall be resolved in favor of the reservation of rights by the artist or owner, unless in any given case the federal copyright law provides to the contrary<\/em>\u00a0\u00bb<em> (<\/em>\u00a7\u00a0988(c)).[\/footnote].\r\n\r\nLe <em>Copyright Act<\/em> ne pr\u00e9voit ni droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration proportionnelle ou \u00e9quitable en faveur des auteurs, ni aucun m\u00e9canisme de r\u00e9vision des prix de cession. La r\u00e9mun\u00e9ration des auteurs peut donc \u00eatre forfaitaire. Par ailleurs, les cessions d\u2019\u0153uvres futures sont licites.\r\n\r\nAu niveau des \u00c9tats, certaines doctrines de droit des contrats, comme la doctrine d\u2019<em>unconscionability<\/em>[footnote]Doctrine pr\u00e9sente, sous diff\u00e9rentes appellations (<em>inequality of bargaining power<\/em> en droit anglais, V. supra n\u00b0139) dans la plupart des pays de <em>common law,<\/em> qui \u00e9carte les termes trop d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9s ou injustes d\u2019un contrat, g\u00e9n\u00e9ralement impos\u00e9s par la partie forte.[\/footnote]<em>,<\/em> ont \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9es pour corriger les termes de contrats d\u2019auteur trop d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9s[footnote]Pour une d\u00e9finition des recettes nettes dans un contrat de production audiovisuelle, V. <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Buchwald_v._Paramount\"><em>Buchwald v. Paramount Pictures Corp.<\/em><\/a>, No. C 706083 (Cal. Super. Ct. Dec. 21, 1990); P. Watford, \u00ab\u00a0Contractual Liability in Intellectual Property Disputes - A Case Study: Buchwald v. Paramount Pictures Corp.\u00a0\u00bb 18 Colum.-VLA J.L. &amp; Arts 269 (1993-1994).[\/footnote]. Leur application demeure cependant exceptionnelle.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>256._ La r\u00e9siliation des transferts_<\/strong>[footnote]L. Bently, J. Ginsburg (2010) \u00ab \u2018The Sole Right \u2026 Shall Return to the Authors\u2019: Anglo\u2010American Authors\u2019 Reversion Rights from the Statute of Anne to Contemporary U.S. Copyright \u00bb, <em>Berkeley Technology Law Journal<\/em>, vol.\u00a025, No.\u00a03, p.\u00a01477\u20101600.[\/footnote]. \u2013 Le<em> Copyright Act<\/em>\u00a0de 1976 a introduit une disposition con\u00e7ue pour prot\u00e9ger les int\u00e9r\u00eats des auteurs contre leurs cessionnaires\u00a0: le <em>termination right<\/em>. La section\u00a0203(a) du <em>Copyright Act<\/em> donne en effet \u00e0 certains auteurs le droit de mettre fin aux cessions et licences de copyright, exclusives ou non, qu\u2019ils ont consenties, apr\u00e8s une dur\u00e9e qui va de trente-cinq \u00e0 cinquante-six ans, selon le cas. L\u2019exercice de ce <em>termination right<\/em>, auquel l\u2019auteur ne peut pas renoncer par contrat[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap2.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0203(a)(5).[\/footnote], est fortement encadr\u00e9. Il est \u00e9galement soumis \u00e0 quelques exceptions, la plus importante \u00e9tant qu\u2019il n\u2019est pas applicable dans le cas d\u2019un <em>work made for hire<\/em> (donc notamment pour les \u0153uvres d\u2019employ\u00e9s)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 203(a)(3). V. par exemple <a href=\"https:\/\/dockets.justia.com\/docket\/ohio\/ohndce\/1:2006mc00099\/138815\"><em>Siegel v.\u00a0Warner Bros.\u00a0Entertainment\u00a0Inc.<\/em>,<\/a> 542 F.Supp. 2d\u00a01098, 1112 (C.D. Cal. 2008) (qui d\u00e9boute sur le fondement de l\u2019exception les h\u00e9ritiers de l\u2019auteur de bandes dessin\u00e9es Jack\u00a0Kirby, qui entendaient ainsi r\u00e9cup\u00e9rer les droits sur de nombreux personnages cr\u00e9\u00e9s par ce dernier, de 1958 \u00e0 1963. \u00c0 noter que la d\u00e9termination du <em>work made for hire<\/em> a \u00e9t\u00e9 en l\u2019esp\u00e8ce d\u00e9cid\u00e9e sous l\u2019empire du <em>Copyright Act 1909<\/em> alors applicable, qui, on le sait, donnait \u00e0 cette doctrine un champ d\u2019application beaucoup plus large que le <em>Copyright Act 1976<\/em>, permettant de l\u2019\u00e9tendre \u00e0 des hypoth\u00e8ses d\u2019\u0153uvres de commande). V. \u00e9galement <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca2\/18-3123\/18-3123-2021-09-30.html\">Horror Inc. v. Miller<\/a>, No. 18-3123 (2d Cir. 2021):\u00a0 r\u00e9siliation par le sc\u00e9nariste de la version d'origine du film d'horreur \u00ab Vendredi 13 \u00bb (1980) du transfert du copyright dans son sc\u00e9nario. La Cour d'appel f\u00e9d\u00e9rale renverse la pr\u00e9somption de work made for hire, en relevant notamment que le sc\u00e9nariste avait travaill\u00e9 de mani\u00e8re tr\u00e8s largement ind\u00e9pendante, qu'il n'avait pas re\u00e7u les avantages g\u00e9n\u00e9ralement associ\u00e9s au statut de salari\u00e9 (notamment assurance maladie, cong\u00e9s pay\u00e9s, prestations d'indemnisation des accidents du travail, r\u00e9gime de retraite), et qu'il n'\u00e9tait pas trait\u00e9 comme salari\u00e9 d'un point de vue fiscal.[\/footnote].\r\n\r\nLa r\u00e9siliation est effectu\u00e9e en adressant par \u00e9crit au b\u00e9n\u00e9ficiaire du transfert ou de la licence ou \u00e0 ses ayants cause un pr\u00e9avis dont le contenu est d\u00e9fini par la loi et par voie r\u00e9glementaire[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap2.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0203(a)(<em>4) <\/em>\u00ab\u00a0La r\u00e9siliation est effectu\u00e9e en adressant par \u00e9crit au b\u00e9n\u00e9ficiaire du transfert ou de la licence ou \u00e0 ses ayants cause un pr\u00e9avis, sign\u00e9 par les titulaires des pr\u00e9rogatives concernant la r\u00e9siliation, dans le nombre et les proportions requis en vertu des dispositions des sous-alin\u00e9as\u00a01) et 2) du pr\u00e9sent alin\u00e9a, ou par leurs repr\u00e9sentants d\u00fbment mandat\u00e9s. A) Le pr\u00e9avis doit pr\u00e9ciser la date \u00e0 laquelle la r\u00e9siliation prendra effet, dans les limites de la p\u00e9riode de cinq ans mentionn\u00e9e au sous-alin\u00e9a\u00a03) du pr\u00e9sent alin\u00e9a, et il doit \u00eatre adress\u00e9 au minimum deux ans et au maximum 10\u00a0ans avant cette date.Une copie du pr\u00e9avis doit \u00eatre enregistr\u00e9e au Bureau du droit d\u2019auteur avant la date effective de la r\u00e9siliation pour que celle-ci soit suivie d\u2019effet. B) Le pr\u00e9avis doit \u00eatre conforme, par sa forme, sa teneur et ses modalit\u00e9s, aux instructions arr\u00eat\u00e9es par le directeur du <em>Copyright office<\/em> par voie r\u00e9glementaire.\u00a0\u00bb[\/footnote]. Elle peut intervenir \u00e0 tout moment au cours d\u2019une p\u00e9riode de cinq ans commen\u00e7ant \u00e0 l\u2019expiration des trente-cinq ann\u00e9es qui suivent la date \u00e0 laquelle le transfert a \u00e9t\u00e9 op\u00e9r\u00e9 ou la licence conc\u00e9d\u00e9e[footnote]Si le transfert ou la licence en question porte sur le droit de publication de l\u2019\u0153uvre, la p\u00e9riode commence \u00e0 l\u2019expiration des trente-cinq ann\u00e9es qui suivent la date de publication de l\u2019\u0153uvre faisant l\u2019objet du transfert ou de la licence ou \u00e0 l\u2019expiration des quarante ann\u00e9es qui suivent la date \u00e0 laquelle le transfert a \u00e9t\u00e9 op\u00e9r\u00e9 ou la licence conc\u00e9d\u00e9e, selon le premier terme atteint (17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0203(a)(3<em>)). <\/em>[\/footnote].\r\n\r\nLorsqu\u2019un auteur est d\u00e9c\u00e9d\u00e9, ses pr\u00e9rogatives concernant la r\u00e9siliation reviennent \u00e0 son conjoint survivant et \u00e0 ses enfants ou petits-enfants[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap2.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0203(a)(2<em>).<\/em>[\/footnote].\r\n\r\n\u00c0 la date \u00e0 laquelle la r\u00e9siliation prend effet, tous les droits sur lesquels portait le transfert ou la licence r\u00e9sili\u00e9s reviennent \u00e0 l\u2019auteur ou \u00e0 ses h\u00e9ritiers[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap2.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0203(b<em>).<\/em>[\/footnote]. \u00c0 noter cependant qu\u2019une \u0153uvre d\u00e9riv\u00e9e cr\u00e9\u00e9e sous le r\u00e9gime d\u2019un transfert ou d\u2019une licence avant la r\u00e9siliation de celui-ci peut continuer \u00e0 \u00eatre exploit\u00e9e, apr\u00e8s r\u00e9siliation, dans les conditions de ce transfert ou de cette licence. Cependant ce privil\u00e8ge ne s\u2019\u00e9tend pas \u00e0 la cr\u00e9ation, apr\u00e8s la r\u00e9siliation, d\u2019autres \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es fond\u00e9es sur l\u2019\u0153uvre objet du transfert ou de la licence r\u00e9sili\u00e9s[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap2.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0203(b<em>)(1).<\/em>[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>257._ La gestion collective_<\/strong>\u00a0Aux \u00c9tats-Unis les soci\u00e9t\u00e9s de gestion collective, qui sont principalement limit\u00e9es au secteur musical, ne sont pas r\u00e9gies par la loi sur le Copyright. Ces organismes priv\u00e9s op\u00e8rent n\u00e9anmoins dans le cadre des r\u00e8gles de concurrence[footnote]Dans son arr\u00eat <a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/441\/1\/\"><em>Broadcast Music, Inc. v. Columbia Broadcasting System<\/em><\/a>, 441\u00a0U.S.\u00a01 (1979), la Cour supr\u00eame a consid\u00e9r\u00e9 que les contrats g\u00e9n\u00e9raux de repr\u00e9sentations n\u2019\u00e9taient pas restrictifs de concurrence <em>per se<\/em>, et que leur conformit\u00e9 aux r\u00e8gles de concurrence doit s\u2019appr\u00e9cier au cas par cas, en application de la <em>rule of reason<\/em>. V. sur renvoi de cette d\u00e9cision, <em>CBS, Inc. v. ASCAP<\/em>, 620 F.2d 930 (2d\u00a0Cir.\u00a01980). Dans le m\u00eame sens, <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/buffalo-broadcasting-v-am-soc-of-composers\"><em>Buffalo Broadcasting Co. v. ASCAP<\/em><\/a>, 744 F.2d 917 (2d\u00a0Cir.\u00a01984).[\/footnote], notamment en vertu de <em>consent decrees<\/em> (engagements act\u00e9s) n\u00e9goci\u00e9s avec le minist\u00e8re de la Justice (Department of Justice)[footnote]En 1941, le Gouvernement f\u00e9d\u00e9ral a lanc\u00e9 des actions antitrust contre BMI et ASCAP pour monopolisation illicite de la concession de licences de droits de repr\u00e9sentation musicale, qui aboutirent \u00e0 l\u2019octroi de <em>consent decrees<\/em> d\u00e9terminant les obligations de BMI et ASCAP du point de vue du droit de la concurrence (sur la notion de <em>consent decree<\/em>, V. Com. com. \u00e9lectr. oct.\u00a02001, actu. n\u00b0\u00a0106). Ces <em>consent decrees<\/em> ont \u00e9t\u00e9 plusieurs fois modifi\u00e9s depuis lors. Le <em>consent decree<\/em> de BMI lui interdit de publier, d\u2019enregistrer ou de distribuer elle-m\u00eame des \u0153uvres musicales, de refuser de contracter avec des membres potentiels, et de mettre en \u0153uvre des pratiques discriminatoires \u00e0 l\u2019\u00e9gard de licenci\u00e9s. Il oblige \u00e9galement BMI \u00e0 accorder certains types de licences. BMI doit conc\u00e9der \u00e0 tout organisme de radiodiffusion le droit de communiquer au public son r\u00e9pertoire par radiodiffusion. <em>Le consent decree<\/em> interdit \u00e9galement \u00e0 BMI de refuser d\u2019accorder aux utilisateurs de musiques autres que des radiodiffuseurs une licence de repr\u00e9sentation par \u0153uvre musicale. Enfin, il interdit \u00e0 BMI d\u2019emp\u00eacher les compositeurs et \u00e9diteurs de conc\u00e9der directement des licences sur leurs \u0153uvres. Depuis 1994, et \u00e0 la demande de BMI, un m\u00e9canisme de fixation du montant des redevances par les tribunaux en cas d\u2019impossibilit\u00e9 de trouver un accord avec le licenci\u00e9 a \u00e9t\u00e9 mis en \u0153uvre dans le cadre du <em>decree.<\/em>[\/footnote]. Ces accords pr\u00e9voient notamment la possibilit\u00e9 d\u2019un recours aupr\u00e8s de la Cour f\u00e9d\u00e9rale de district pour le district sud de l\u2019\u00c9tat de New York en cas de litige sur les taux[footnote]V. par exemple <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/us-v-broadcast-music-inc-3\"><em>United States v. Broadcast Music, Inc.<\/em><\/a>, 426 F.3d 91 (2d\u00a0Cir.\u00a02005)\u00a0; <a href=\"https:\/\/openjurist.org\/912\/f2d\/563\/american-society-of-composers-authors-and-publishers-v-showtimethe-movie-channel-inc\"><em>ASCAP v. Showtime\/The Mo<\/em><em>vie Channel, Inc.<\/em><\/a>, 912 F.2d 563 (2d\u00a0Cir.\u00a01990).[\/footnote]. Cette possibilit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 renforc\u00e9e et \u00e9tendue \u00e0 d\u2019autres Cours de district par le Fairness in Music Licensing Act de 1998.\r\n\r\nLes principales soci\u00e9t\u00e9s de gestion collective sont ASCAP, BMI et SESAC. Leur r\u00f4le est plus limit\u00e9 que leurs \u00e9quivalents europ\u00e9ens dans le domaine musical, et consiste principalement dans la gestion du droit de repr\u00e9sentation publique. Leurs activit\u00e9s sont notamment r\u00e9gies par des <em>consent decrees<\/em> (engagements) conclus en 1941 avec le Minist\u00e8re de la justice \u00e0 la suite d'action antitrust, toujours en vigueur. Les syndicats d\u2019auteurs et d\u2019artistes interpr\u00e8tes assurent \u00e9galement la collecte des r\u00e9mun\u00e9rations pr\u00e9vues par leurs accords collectifs.\r\n<h2><strong>5. La d\u00e9fense des droits<\/strong><\/h2>\r\n<strong>258._ La contrefa\u00e7on_<\/strong>\u00a0Aux termes de la section 501(a) du <em>Copyright Act<\/em>, toute violation d\u2019un droit exclusif reconnu au titulaire du copyright aux termes des sections 106 \u00e0 118 ou \u00e0 l\u2019auteur aux termes de la section 106A (droits moraux), et toute importation aux \u00c9tats-Unis d\u2019exemplaires ou de phonogrammes en violation des dispositions de la section 602, constitue une contrefa\u00e7on de copyright.\r\n\r\nEst \u00e9galement sanctionn\u00e9e p\u00e9nalement toute atteinte intentionnelle au copyright, \u00e0 l\u2019exclusion des atteintes aux droits moraux[footnote]17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0506.[\/footnote].\r\n\r\n<strong>\u00a0<\/strong>\r\n\r\n<strong>259._ Le droit d\u2019agir en contrefa\u00e7on_<\/strong>\u00a0Le droit d\u2019agir appartient au titulaire du copyright et au licenci\u00e9 exclusif[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 501(b).[\/footnote]. Le tribunal peut exiger du demandeur qu\u2019il en informe toute personne qui, d\u2019apr\u00e8s les dossiers du <em>Copyright Office<\/em> ou d\u2019autres sources, a ou pr\u00e9tend avoir des droit sur ce copyright, et peut \u00e9galement exiger que cette notification soit adress\u00e9e \u00e0 toute personne int\u00e9ress\u00e9e \u00e0 l\u2019action[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>260._ Les r\u00e8gles de comp\u00e9tence (renvoi)_<\/strong>\u00a0Les r\u00e8gles de comp\u00e9tences ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites dans la partie g\u00e9n\u00e9rale de cet ouvrage[footnote]Voir <em>supra <\/em>n\u00b0 63.[\/footnote].\r\n\r\n<strong>\u00a0<\/strong>\r\n\r\n<strong>261._ L\u2019appr\u00e9ciation de la contrefa\u00e7on_<\/strong> Au civil, la contrefa\u00e7on (primaire) ne requiert aucun \u00e9l\u00e9ment intentionnel[footnote]R. A. Reese, \u00ab Innocent Infringement in U.S. Copyright Law: A History \u00bb, 30 Colum. J.L. &amp; Arts 133 (2006-2007).[\/footnote]. La bonne foi est donc en principe inop\u00e9rante. Cependant, le contrefacteur de bonne foi peut b\u00e9n\u00e9ficier d'une r\u00e9duction des dommages-int\u00e9r\u00eats forfaitaires[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 504(c)(2).[\/footnote]. La bonne foi ne peut \u00eatre excip\u00e9e en pr\u00e9sence d\u2019une notice de copyright[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 402(d).[\/footnote].\r\n\r\nLes principes applicables pour l\u2019appr\u00e9ciation de la contrefa\u00e7on sont classiques, qu\u2019il s\u2019agisse du principe selon lequel la contrefa\u00e7on peut consister en une imitation, ou du principe selon lequel la contrefa\u00e7on s\u2019appr\u00e9cie par les similitudes, et non par les diff\u00e9rences. La contrefa\u00e7on n\u2019est constitu\u00e9e que si l\u2019emprunt porte sur un \u00e9l\u00e9ment original (ou participant \u00e0 l\u2019originalit\u00e9) de l\u2019\u0153uvre \u00ab\u00a0copi\u00e9e\u00a0\u00bb[footnote]Depuis <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/45\/119\/1489834\/\"><em>Nichols v. Universal Pictures Corporation<\/em><\/a>, 45 F.2d 119 (2d\u00a0Cir.\u00a01930). V. par ex. <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/positive-black-talk-inc-v-cash-money-records\"><em>Positive Black Talk Inc. v. Cash Money Records, Inc.<\/em><\/a>,\u00a0394 F.3d 357, 368-69 (5th\u00a0Cir.2004) (<em>citing\u00a0Gen. Universal Sys. v. Lee<\/em>,\u00a0379 F.3d 131, 141 (5th\u00a0Cir.2004)\u00a0;\u00a0<a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/us\/5914839aadd7b049344aa310\"><em>Szabo v. Errisson<\/em><\/a>,\u00a068 F.3d 940, 942 (5th\u00a0Cir.1995)).[\/footnote]. Les tribunaux appr\u00e9cient cette condition dans le cadre d\u2019un \u00ab\u00a0<em>test of substantial similarity<\/em>\u00a0\u00bb, qu\u2019on pourrait traduire par \u00ab\u00a0test des similarit\u00e9s suffisantes\u00a0[pour constituer la contrefa\u00e7on]\u00a0\u00bb, qui porte sur les aspects qualitatifs et quantitatifs de l\u2019emprunt[footnote]V. par ex. <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/creations-unlimited-inc-v-mccain\"><em>Creations Unlimited, Inc. v. McCain<\/em><\/a>, 112 F.3d 814, 816 (5th Cir.1997) : \u00ab\u00a0<em>Substantial similarity requires that the copying is quantitatively and qualitatively sufficient to support the legal conclusion that infringement (actionable copying) has occurred. The qualitative component concerns the copying of expression, rather than ideas, a distinction that often turns on the level of abstraction at which the works are compared. The quantitative component generally concerns the amount of the copyrighted work that is copied, a consideration that is especially pertinent to exact copying. In cases involving visual works, like the pending one, the quantitative component of substantial similarity also concerns the observability of the copied work \u2014 the length of time the copied work is observable in the allegedly infringing work and such factors as focus, lighting, camera angles, and prominence<\/em>. \u00bb Sur la contrefa\u00e7on en mati\u00e8re musicale, V. notamment <a href=\"https:\/\/dockets.justia.com\/docket\/circuit-courts\/ca9\/20-55401\">Marcus Gray et a. v. Katheryn Hudson et a.<\/a>, n\u00b0 20-55401, 9th Circuit 2022, qui contient des d\u00e9veloppements tr\u00e8s riches sur <span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">l\u2019appr\u00e9ciation de la contrefa\u00e7on dans ce domaine.<\/span>[\/footnote]. Dans ce contexte les emprunts <em>de minimis<\/em> ne sont en principe pas consid\u00e9r\u00e9s comme contrefaisants[footnote]V. par exemple <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/straus-v-dvc-worldwide\"><em>Straus v. DVC Worldwide, Inc.<\/em><\/a>, 484\u00a0F.\u00a0Supp. 2d\u00a0620 (SD\u00a0Tex. 2007) (une photo pr\u00e9sente sur un emballage de produit visible \u00e0 la fin d\u2019une publicit\u00e9 t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e constitue un usage <em>de minimis<\/em>)\u00a0; <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/on-davis-v-the-gap-inc\"><em>Davis v. The Gap, Inc.<\/em><\/a>,\u00a0246 F.3d 152, 172-73 (2d\u00a0Cir.2001)\u00a0; <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/ringgold-blackentm%E2%80%99t-2dcir1997.pdf\"><em>Ringgold v. Black Entertainment Television, Inc.<\/em><\/a>,\u00a0126 F.3d 70, 74 (2d\u00a0Cir.1997).\u00a0[\/footnote]. Cependant la port\u00e9e de cette r\u00e8gle est discut\u00e9e[footnote]Notamment dans la mesure o\u00f9, en pratique, de nombreuses d\u00e9cisions retiennent la contrefa\u00e7on pour des emprunts tr\u00e8s limit\u00e9s.[\/footnote].\r\n\r\nLa circonstance d\u2019une cr\u00e9ation ind\u00e9pendante est exclusive de contrefa\u00e7on[footnote]<a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/347\/201\/\"><em>Mazer v.\u00a0Stein<\/em><\/a>, 347\u00a0US 201, 218, 74 S.Ct. 460, 98 L.Ed. 630 (1954)\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Absent copying there can be no intringement of copyright\u00a0<\/em>\u00bb.[\/footnote]. L\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u0153uvre pr\u00e9tendument contrefaite est donc une condition de la contrefa\u00e7on. Cependant, les tribunaux se contentent sur ce point de la preuve d\u2019une possibilit\u00e9 raisonnable pour le d\u00e9fendeur d\u2019en prendre connaissance[footnote]V. par exemple <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/towler-v-sayles\"><em>Towler v.\u00a0Sayles<\/em><\/a>, 76 F.3d 579 (4th\u00a0Cir.\u00a01996) (\u00ab\u00a0<em>A court may infer that the alleged infringer had a reasonable possibility of access if the author sent the copyrighted work to a third party intermediary who has a close relationship with the infringer. An intermediary will fall within this category, for example, if she supervises or works in the same department as the infringer or contributes creative ideas to him<\/em>\u00a0\u00bb.).[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>262._Les incriminations accessoires_<\/strong>\u00a0Contrairement au texte de la loi anglaise, le <em>Copyright Act<\/em> de 1976 ne vise pas express\u00e9ment les actes de contrefa\u00e7on secondaire, et notamment la complicit\u00e9 de contrefa\u00e7on par fourniture de moyens. Cependant on d\u00e9duit la prise en compte de ces actes du texte de la section 106, qui accorde au titulaire du copyright le droit exclusif d\u2019<em>autoriser<\/em> les actes couverts par les droits exclusifs[footnote]V. <a href=\"https:\/\/law.resource.org\/pub\/us\/works\/aba\/ibr\/H.Rep.94-1476.pdf\">H.R. Rep. No.\u00a094-1476 (1976)<\/a>, p.\u00a061.[\/footnote]. Cette mention implique notamment l\u2019application de la doctrine pr\u00e9existante de <em>contributory infringement <\/em>(contrefa\u00e7on par fourniture de moyens), qui trouve son origine dans le droit des <em>torts.<\/em> L\u2019infraction n\u00e9cessite la r\u00e9union de trois \u00e9l\u00e9ments\u00a0: la preuve d\u2019un acte de contrefa\u00e7on direct (primaire) par un tiers, d\u2019un \u00e9l\u00e9ment moral consistant dans la connaissance par le d\u00e9fendeur de la contrefa\u00e7on, et d\u2019une contribution mat\u00e9rielle du contrefacteur. Une illustration de l\u2019application de cette th\u00e9orie peut \u00eatre trouv\u00e9e dans les affaires <em>Betamax<\/em> et <em>Grosker[footnote]V. supra n\u00b0 224.[\/footnote]<\/em>.\r\n\r\nLes principes de <em>vicarious liability<\/em> sont \u00e9galement applicables, et permettent de sanctionner l\u2019employeur ou le commanditaire d\u2019un contrefacteur[footnote]La th\u00e9orie permet \u00e9galement de sanctionner toute personne qui a un pouvoir et une possibilit\u00e9 de supervision des activit\u00e9s contrefaisants, et en tire un profit (<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/gershwin-pub-corp-v-columbia-artists-man\"><em>Gershwin Publishing Corp. v. Columbia Artists Mgmt. Inc.<\/em><\/a>, 443 F.2d 1159, 1162 (2d\u00a0Cir.\u00a01971)). Napster a ainsi \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 sur ce fondement au motif que le service se r\u00e9servait un droit contractuel de r\u00e9silier son contrat avec les contrefacteurs \u00e9ventuels utilisant son service (<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F3\/239\/1004\/636120\/\"><em>A&amp;M Records, Inc. v. Napster, Inc.<\/em><\/a>, 239 F.3d 1004, 1023 (9th\u00a0Cir.\u00a02001). En l\u2019esp\u00e8ce une mention sur le site de Napster lui conf\u00e9rait le \u00ab\u00a0<em>right to refuse service and terminate accounts in [its] discretion, including, but not limited to, if Napster believes that user conduct violates applicable law \u2026 or for any reason in Napster\u2019s sole discretion, with or without cause<\/em>\u00a0\u00bb. Cependant, dans <em><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca9\/06-55405\/0655405-2011-02-26.html\">Perfect\u00a010, Inc. v. Amazon.com, Inc<\/a>.<\/em>, 508 F.3d 1146, 1173-75 (9th\u00a0Cir.\u00a02007), jug\u00e9 que Google n\u2019avait ni le droit ni la possibilit\u00e9 de contr\u00f4ler les activit\u00e9s contrefaisantes de tiers postant des images contrefaisantes sur l\u2019Internet reprises par son moteur de recherche.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>263._ Les moyens de d\u00e9fense \u00e0 une action en contrefa\u00e7on_<\/strong>\u00a0Au-del\u00e0 des exceptions l\u00e9gales, d\u2019autres d\u00e9fenses \u00e0 une action en contrefa\u00e7on peuvent \u00eatre oppos\u00e9es au titulaire du copyright.\r\n\r\nLe d\u00e9fendeur peut tout d\u2019abord invoquer la d\u00e9fense de <em>copyright misuse,<\/em> d\u00e9gag\u00e9e par analogie avec la d\u00e9fense similaire en mati\u00e8re de brevets (<em>patent misuse<\/em>)[footnote]V. Tome 2, et 1\u00e8re \u00e9d. 2017, n\u00b0<em>\u00a0<\/em>361.[\/footnote]. Cette doctrine interdit l\u2019exercice d\u2019un copyright aux fins de constituer ou de renforcer une exclusivit\u00e9 ou une situation de monopole[footnote]<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/lasercomb-america-inc-v-reynolds\"><em>Lasercomb America, Inc. v. Reynolds<\/em><\/a>, 911 F.2d 970, 972 (4th\u00a0Cir.\u00a01990) (d\u00e9fense de<em> misuse <\/em>recevable contre une licence de logiciel \u00e0 utilisateur finale interdisant aux licences de d\u00e9velopper ou de vendre des logiciels concurrents, que ces derniers reproduisent ou non les logiciels du conc\u00e9dant)\u00a0; <a href=\"https:\/\/caselaw.findlaw.com\/us-5th-circuit\/1054802.html\"><em>Alcatel USA, Inc. v. DGI Technologies, Inc.<\/em><\/a>, 166 F.3d 772, 793 (5th\u00a0Cir.\u00a01999) (d\u00e9fense de <em>misuse<\/em> recevable dans le cas d\u2019une licence de logiciel stipulant une utilisation du logiciel uniquement sur le mat\u00e9riel fabriqu\u00e9 par le licenci\u00e9).[\/footnote]. Cette d\u00e9fense n\u2019implique pas n\u00e9cessairement la d\u00e9monstration d\u2019une pratique anticoncurrentielle sanctionn\u00e9e par les lois de concurrence[footnote]V. sur ce point les remarques du Juge Posner dans <a href=\"https:\/\/caselaw.findlaw.com\/court\/us-7th-circuit\/1173648.html\"><em>Assessment Techs. of Wi, LLC v. Wiredata, Inc.<\/em><\/a> 350 F.3d 640\u00a0: \u00ab\u00a0L\u2019argument pour appliquer le <em>copyright misuse<\/em> au-del\u00e0 des fronti\u00e8res de l\u2019antitrust, outre le fait qu\u2019ainsi confin\u00e9e la th\u00e9orie serait redondante, est que le fait pour le titulaire d\u2019un copyright d\u2019exercer l\u2019action en contrefa\u00e7on pour s\u2019approprier des \u00e9l\u00e9ments, en l\u2019esp\u00e8ce sur des donn\u00e9es, que le copyright ne prot\u00e8ge pas, dans l\u2019espoir d\u2019une transaction ou d\u2019une victoire sur un adversaire qui manque de ressources et de la sophistication juridique pour lui r\u00e9sister utilement, est un abus de proc\u00e9dure \u00bb.[\/footnote].\r\n\r\nLes doctrines \u00e9quitables de <em>laches<\/em>[footnote]V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>164 (d\u00e9finition), et Tome 2, et 1\u00e8re \u00e9d. 2017,<em>\u00a0<\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>361 (brevets).[\/footnote], d\u2019<em>estoppel<\/em> (par acceptation ou tol\u00e9rance)[footnote]V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>164 (d\u00e9finition), et Tome 2, et 1\u00e8re \u00e9d. 2017,<em>\u00a0<\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>361 (brevets).[\/footnote], ainsi que la fraude ou la conduite in\u00e9quitable[footnote]Dans l\u2019enregistrement d\u2019un copyright, doctrine codifi\u00e9e dans <a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/411\">17 U.S.C. \u00a7 411(b)(1)<\/a>.[\/footnote], peuvent \u00e9galement constituer des d\u00e9fenses \u00e0 l\u2019action en contrefa\u00e7on.\r\n\r\n<strong>\u00a0<\/strong>\r\n\r\n<strong>264._ La protection des mesures techniques et d\u2019information_<\/strong> Les r\u00e8gles sur la protection des mesures techniques et d\u2019information ont \u00e9t\u00e9 introduites par le <em>Digital Millenium Copyright Act<\/em> de 1998 (DMCA)[footnote]Pub. L. 105-304.[\/footnote], qui transpose notamment les articles correspondants des Trait\u00e9s OMPI de 1996. Le titre I de cette loi ajoute deux s\u00e9ries de dispositions au Titre 17 du Code f\u00e9d\u00e9ral[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-12\">17 U.S.C., \u00a7 1201 et 1202<\/a>.[\/footnote].\r\n\r\nLa section 1201 contient les prohibitions contre le contournement des mesures de protection. Elle <span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">prohibe tout d\u2019abord la neutralisation des mesures techniques de contr\u00f4le d\u2019acc\u00e8s \u00e0 une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e par copyright, ainsi que la fabrication et la vente de mat\u00e9riels, de logiciels et les prestations de services destin\u00e9s \u00e0 neutraliser ces mesures[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/1201\">17 U.S.C. \u00a7 1201(a)<\/a>.[\/footnote]. Elle interdit ensuite <\/span>la fabrication et la vente de mat\u00e9riels ou de logiciels, ainsi que les prestations de services, destin\u00e9s \u00e0 neutraliser les mesures de protection contre la copie ou la communication au public d\u2019une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e<span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/1201\">17 U.S.C. \u00a7 1201(b)<\/a>.[\/footnote]. <\/span>Le texte pr\u00e9voit d\u00e9j\u00e0 quelques exceptions relatives aux biblioth\u00e8ques et archives, \u00e0 l\u2019ing\u00e9nierie inverse, aux tests de s\u00e9curit\u00e9, aux recherches sur le cryptage, \u00e0 la protection de la vie priv\u00e9e et \u00e0 la protection des mineurs[footnote]La section 1201(a) pr\u00e9cise ainsi que l\u2019interdiction \u00ab ne doit pas s\u2019appliquer aux personnes qui utilisent une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e comprise dans une classe particuli\u00e8re d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es, si cette personne voit, ou est susceptible de voir (\u2026) restreinte, en raison de l\u2019interdiction, sa facult\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 des utilisations non contrefaisantes de cette classe particuli\u00e8re d\u2019\u0153uvres \u00bb. Le m\u00eame texte donne mission au <em>Copyright Office<\/em> de d\u00e9terminer les classes d\u2019\u0153uvres exemptes de l\u2019interdiction avant son entr\u00e9e en vigueur. Il \u00e9tablit \u00e9galement certains crit\u00e8res \u00e0 prendre en compte dans cette d\u00e9termination.[\/footnote]. Le <em>Copyright Office<\/em> a \u00e9galement adopt\u00e9 des r\u00e8gles permettant le contournement des mesures techniques par des personnes qui effectuent des actes non contrefaisants (donc couvert par le <em>fair use<\/em>) dans des cas tr\u00e8s pr\u00e9cis et pour certaines cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres, couvrant par exemple les n\u00e9cessit\u00e9s d\u2019archivage ou des usages par des \u00e9tablissements d\u2019\u00e9ducation, ou li\u00e9es \u00e0 l\u2019obsolescence des produits ou aux mesures techniques utilis\u00e9es.\r\n\r\nLa section 1202 contient quant \u00e0 elle les prohibitions relatives aux informations sur le r\u00e9gime des droits[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/1202\">17 U.S.C., \u00a7 1202<\/a>.[\/footnote].\r\n\r\nDes sanctions civiles et p\u00e9nales sont pr\u00e9vues[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-12\">17 U.S.C., \u00a7\u00a7 1203 et 1204<\/a>.[\/footnote].\r\n\r\nLes dispositions anti-contournement du DMCA ont fait l\u2019objet d\u2019une s\u00e9rie de d\u00e9cisions remarqu\u00e9es contre la distribution sur Internet d\u2019un logiciel d\u00e9nomm\u00e9 \u00ab\u00a0DeCSS\u00a0\u00bb, qui permettait de contourner le syst\u00e8me de contr\u00f4le d\u2019acc\u00e8s et de protection contre la copie des DVD[footnote]<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/universal-city-studios-inc-v-reimerdes-sdny-2000\"><em>Universal City Studios and others v.\u00a0Reimerdes and others<\/em><\/a>, 111 F. Supp. 2d\u00a0346 (SDNY 2000)\u00a0: Comm. com. \u00e9lectr. 2000, act. 148\u00a0; <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/universal-city-studios-inc-v-corley\"><em>Universal City Studios, Inc.<\/em><em> v. Corley<\/em><\/a>, 273 F.3d 429 (2d\u00a0Cir.\u00a02001)\u00a0: Comm. com. \u00e9lectr. 2002, act. 16) (jug\u00e9 que ni le <em>fair use<\/em>, ni le principe de libert\u00e9 d\u2019expression, ne font obstacle \u00e0 l\u2019application des dispositions du DMCA) ; <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/321-studios-v-metro-goldwyn-mayer-studios\">32<em>1 Studios v. Metro Goldwyn Mayer Studios, Inc.<\/em><\/a>, 307 F. Supp. 2d\u00a01085 (N.D. Cal. 2004) (logiciels de copie de DVD permettant notamment de copier des DVD commerciaux par le contournement du code CSS).V. \u00e9galement <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/us-v-elcom-ltd\"><em>United States v. Elcom LTD<\/em><\/a>, 203 F Supp 2d 1111 (ND Cal 2002) (concernant la diffusion d\u2019un logiciel permettant de contourner les protections \u00e9tablies dans le logiciel Adobe Acrobat, destin\u00e9es \u00e0 emp\u00eacher la copie ou l\u2019\u00e9dition de certains fichiers de textes dont seule la lecture est autoris\u00e9e).[\/footnote]. La l\u00e9gislation \u00e9tatique sur les secrets commerciaux a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 invoqu\u00e9e \u00e0 cette occasion.\r\n\r\nEnfin, pr\u00e9cisons que l\u2019utilisation non autoris\u00e9e d\u2019un mot de passe pour acc\u00e9der \u00e0 un site Web contenant du mat\u00e9riel prot\u00e9g\u00e9 par copyright ne constitue pas un \u00ab\u00a0contournement\u00a0\u00bb d\u2019une mesure technologique de contr\u00f4le d\u2019acc\u00e8s au sens du DMCA[footnote]<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/ims-inquiry-manag-systems-v-berkshire-inform\"><em>I.M.S.\u00a0Inquiry Management Sys. Ltd. v. Berkshire Information<\/em><em> Sys. Inc.<\/em><\/a>, 307 F. Supp. 2d 521 (S.D.N.Y. 2004).[\/footnote]. Cette utilisation viole cependant les dispositions du Computer Fraud and Abuse Act qui prohibe l\u2019acc\u00e8s non autoris\u00e9 \u00e0 un syst\u00e8me d\u2019information[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/18\/1030\">18\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a01030<\/a> <em>et seq. <\/em><em>Ibid.<\/em>[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>265._ La contrefa\u00e7on sur Internet : vue g\u00e9n\u00e9rale_ <\/strong>Aux \u00c9tats-Unis comme en Europe, la contrefa\u00e7on sur Internet met en cause trois s\u00e9ries d'acteurs. Les utilisateurs, tout d'abord qui peuvent engager leur responsabilit\u00e9 du fait de la reproduction et de la mise \u00e0 disposition d'oeuvres sur les r\u00e9seaux (sites de partage ou non), responsables sur le fondement du droit commun de la contrefa\u00e7on. <span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">Les \u00e9diteurs de services, ensuite, responsables sur le fondement de r\u00e8gles de droit commun, mais qui font l'objet d'une jurisprudence assez complexe lorsque leur implication dans l'acte de contrefa\u00e7on n'est pas directe. Les interm\u00e9diaires, enfin, qui b\u00e9n\u00e9ficient d'un r\u00e9gime de responsabilit\u00e9 propre.<\/span>\r\n\r\nNous aborderons ces deux derni\u00e8res cat\u00e9gories.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>266._ La responsabilit\u00e9 des \u00e9diteurs: les hyperliens_ <\/strong>Les \u00e9diteurs de logiciels ou de sites sont en principe soumis \u00e7\u00e0 une responsabilit\u00e9 de droits commun. Cette responsabilit\u00e9 ne pose pas de difficult\u00e9s lorsque l'\u00e9diteur a lui m\u00eame proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 l'acte mat\u00e9riel de contrefa\u00e7on. Une difficult\u00e9 existe cependant concernant l'affichage ou de la mise \u00e0 disposition, au travers d'hyperliens, de contenus stock\u00e9s par des sites tiers. Sur cette question d\u00e9licate, une divergence importante de jurisprudence existe entre le 9\u00e8me et le 2\u00e8me circuit f\u00e9d\u00e9ral. Le 9\u00e8me circuit fait en effet application d'une doctrine dite \u00ab test du serveur \u00bb (server test), consistant \u00e0 d\u00e9terminer si l'\u0153uvre cibl\u00e9e est stock\u00e9e sur le site de reprise, ou si elle est h\u00e9berg\u00e9e sur un site tiers, et rendue accessible au moyen d'un hyperlien ou d'un moyen \u00e9quivalent[footnote]Depuis <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca9\/06-55405\/0655405-2011-02-26.html\">Perfect 10, Inc. v. Amazon.com, Inc.<\/a>, 508 F.3d 1146 [9th Cir. 2007], \u00e0 propos d'images apparaissant dans des r\u00e9sultats de recherche.[\/footnote]. Dans le second cas, aucun acte de contrefa\u00e7on primaire (par \u00ab pr\u00e9sentation publique \u00bb) ne peut \u00eatre retenu contre le site de reprise. Cette analyse se fonde sur la d\u00e9finition l\u00e9gale du droit de pr\u00e9sentation\/d'exposition publique[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 106 (5).[\/footnote], qui implique la pr\u00e9sentation d'un \u00ab exemplaire \u00bb[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 101 (d\u00e9finition)[\/footnote]. Si la pr\u00e9sentation d'images sur un site Internet constitue bien une pr\u00e9sentation ou une exposition publique au sens du <em>Copyright Act<\/em>, la notion d'exemplaire implique une reproduction (fixation) sur le serveur d'un ordinateur. Or, pour le 9e circuit, l'\u00e9diteur de site Web qui ne stocke pas une image sur son propre serveur ne communique pas une copie portant violation du droit exclusif d'exposition[footnote]V. par exemple <a href=\"https:\/\/cdn.ca9.uscourts.gov\/datastore\/opinions\/2023\/07\/17\/22-15293.pdf\">Hunley v. Instagram<\/a> No. 22-15293, 17 Jul. 2023 [9th Cir. 2023]: application de cette th\u00e9orie pour rejeter une action en contrefa\u00e7on contre Instagram. En l'esp\u00e8ce, il \u00e9tait reproch\u00e9 \u00e0 Instagram des actes de contrefa\u00e7on du fait de la mise \u00e0 disposition d'outils permettant l'int\u00e9gration, sur des sites tiers, de contenus Instagram ; comp. avec <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca9\/19-55882\/19-55882-2021-09-09.html\">Bell v. Wilmott Storage Services LLC<\/a>, n\u00b0 19-55882 [9th Cir. 2021], 9 sept. 2021): condamnation pour diffusion d'une image par le site qui l'avait reprise d'un site tiers, l'image en question ayant \u00e9t\u00e9 reproduite et stock\u00e9e sur ce site. L'arr\u00eat \u00e9carte l'exception de minimis invoqu\u00e9e par l'\u00e9diteur du site litigieux, qui faisait valoir que la photographie en question n'\u00e9tait accessible qu'\u00e0 un nombre limit\u00e9 de personnes[\/footnote]. Le 2\u00e8me circuit f\u00e9d\u00e9ral adapte quant \u00e0 lui une approche moins favorables aux \u00e9diteurs[footnote]Et rejette la solution de l'arr\u00eat Perfect 10. V. <a href=\"https:\/\/docs.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/new-york\/nysdce\/1:2017cv03144\/473371\/1\"><i>Goldman v. Breitbart News Network, LLC<\/i><\/a>, 302 F. Supp. 3d 585 (S.D.N.Y. 2018); <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/nicklen-v-sinclair-broadcast-group-inc\"><i>Nicklen v. Sinclair Broad. Grp.<\/i><\/a>, 551 F. Supp. 3d 188 (S.D.N.Y. 2021);\u00a0<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/new-york\/nysdce\/1:2018cv00790\/487498\/41\/\">Sinclair v. Ziff Davis, LLC<\/a>, No. 18-CV-790 (KMW), 2020 WL 1847841 (S.D.N.Y. Apr. 13, 2020); <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/new-york\/nysdce\/1:2019cv09617\/524753\/41\/\">McGucken v. Newsweek LLC et al<\/a>, No. 1:2019cv09617 - Document 35 (S.D.N.Y. 2020)[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>267._ Les \u00e9diteurs de logiciels d\u2019\u00e9change de fichiers_<\/strong>\u00a0La question de la responsabilit\u00e9 des \u00e9diteurs de logiciels d\u2019\u00e9change pair-\u00e0-pair a donn\u00e9 lieu \u00e0 une abondante jurisprudence, d\u00e9sormais fix\u00e9e par l\u2019arr\u00eat rendu par la Cour supr\u00eame le 27\u00a0juin 2005 dans l\u2019affaire <em>Metro-Goldwyn-Mayer Studios, Inc. et al. v. Grosker Ltd.[footnote]<a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/545\/913\/\">545 US 913 (2005)<\/a>.[\/footnote]<\/em> qui, sans remettre en cause la jurisprudence \u00ab\u00a0Betamax\u00a0\u00bb de la Cour supr\u00eame, vient utilement la pr\u00e9ciser.\r\n\r\nLa question pos\u00e9e aux tribunaux \u00e9tait de savoir si la mise \u00e0 disposition de ces logiciels \u00e9tait constitutive de contrefa\u00e7on (indirecte) de copyright par fourniture de moyen (<em>contributory infringement<\/em>) et\/ou du fait d\u2019un tiers (<em>vicarious infringement<\/em>). Dans les affaires mettant en cause le logiciel Napster, l\u2019\u00e9diteur du logiciel avait \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 principalement \u00e0 raison du contr\u00f4le qu\u2019il op\u00e9rait sur le syst\u00e8me d\u2019indexation des fichiers \u00e9chang\u00e9s, h\u00e9berg\u00e9 sur ses serveurs. Les tribunaux ont cependant \u00e9t\u00e9 plus h\u00e9sitants s\u2019agissant des syst\u00e8mes n\u2019impliquant aucune autre prestation que la diffusion du logiciel pair \u00e0 pair.\r\n\r\nEn 2004, la Cour d\u2019appel f\u00e9d\u00e9rale pour le 9e circuit avait \u00e9cart\u00e9 la responsabilit\u00e9 des distributeurs des logiciels d\u2019\u00e9changes pair \u00e0 pair Grosker et Morpheus[footnote]<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F3\/380\/1154\/533557\/\">MGM Studios, Inc. v. Grokster, Ltd.<\/a>, 380 F.3d 1154 (9th Cir. 2004)[\/footnote]. Sur la fourniture de moyens (<em>contributory infringement<\/em>), la Cour d\u2019appel avait rappel\u00e9 que le d\u00e9lit n\u00e9cessite la r\u00e9union trois \u00e9l\u00e9ments\u00a0: une contrefa\u00e7on primaire par l\u2019utilisateur du moyen fourni\u00a0; une connaissance par l\u2019intim\u00e9 de l\u2019activit\u00e9 contrefaisante\u00a0; et une contribution substantielle \u00e0 la conduite contrefaisante. S\u2019appuyant sur la d\u00e9cision de la Cour supr\u00eame dans l\u2019affaire <em>Betamax<\/em>, elle avait jug\u00e9 que la vente de mat\u00e9riel de copie n\u2019\u00e9tait pas constitutive de contrefa\u00e7on par fourniture de moyens, m\u00eame si le fabricant avait connaissance d\u2019un possible usage contrefaisant de ses machines, si ces mat\u00e9riels sont susceptibles d\u2019usages licites dans une mesure importante (y compris dans le futur)[footnote]La Cour rel\u00e8ve que \u00ab<em>\u00a0les distributeurs des logiciels ont produit de nombreuses d\u00e9clarations provenant de personnes qui permettent que leurs \u0153uvres soient distribu\u00e9es via ces logiciels, ou qui utilisent les logiciels pour distribuer des \u0153uvres du domaine public<\/em>\u00a0\u00bb, et en d\u00e9duit que les logiciels litigieux sont capables d\u2019utilisations non contrefaisantes substantielles par l\u2019\u00e9change de fichiers licites.[\/footnote]. En outre, la Cour d\u2019appel avait consid\u00e9r\u00e9 que la notification par les demanderesses aux \u00e9diteurs poursuivis d\u2019une liste des \u00e9l\u00e9ments pirates \u00e9chang\u00e9s ne les rendait pas responsables s\u2019ils ne pouvaient effectuer aucun contr\u00f4le ni prendre aucune mesure au moment o\u00f9 cette liste leur est notifi\u00e9e (ce qui n\u2019\u00e9tait pas le cas de Napster). De m\u00eame, la Cour d\u2019appel avait \u00e9cart\u00e9 la responsabilit\u00e9 du fait du tiers (<em>vicarious infringement<\/em>) en raison de l\u2019absence de contr\u00f4le des \u00e9diteurs sur les utilisateurs des logiciels, relevant notamment l\u2019impossibilit\u00e9 pratique pour les intim\u00e9es de bloquer les utilisateurs ou d\u2019interrompre l\u2019\u00e9change des fichiers[footnote]Les remarques finales de la Cour d\u2019appel m\u00e9ritent d\u2019\u00eatre reproduites ici\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Les titulaires de copyright nous demandent avec la plus grande vigueur de r\u00e9examiner le droit \u00e0 la lumi\u00e8re de ce qu\u2019ils consid\u00e8rent une exigence imp\u00e9rative d\u2019int\u00e9r\u00eat public (proper public policy), qui doit entra\u00eener l\u2019extension des doctrines de contributory infringement et de vicarious infringement dans le domaine du copyright. Une telle r\u00e9vision entrerait en conflit avec des pr\u00e9c\u00e9dents jurisprudentiels et ne serait pas raisonnable. Sans aucun doute, prendre ce chemin satisferait les objectifs \u00e9conomiques imm\u00e9diats des titulaires de copyright. Cependant, cela alt\u00e8rerait \u00e9galement profond\u00e9ment le droit du copyright en g\u00e9n\u00e9ral, entra\u00eenant des cons\u00e9quences inconnues en dehors du contexte actuel. (\u2026) L\u2019introduction de nouvelles technologies est toujours disruptive pour les vieux march\u00e9s, et en particulier pour ces titulaires de copyright dont les travaux sont vendus au travers de m\u00e9canismes de distribution bien \u00e9tablis. Cependant, l\u2019histoire a prouv\u00e9 que le temps et les forces du march\u00e9 fournissent souvent un point d\u2019\u00e9quilibre entre les int\u00e9r\u00eats en jeu, que la nouvelle technologie soit un piano m\u00e9canique, un photocopieur, un magn\u00e9tophone, un magn\u00e9toscope, un ordinateur individuel, une machine de karaok\u00e9, ou un lecteur de MP3. Ainsi, les Cours doivent \u00eatre prudentes avant de restructurer les th\u00e9ories de la responsabilit\u00e9 pour r\u00e9pondre \u00e0 des abus sp\u00e9cifiques du march\u00e9, en d\u00e9pit de leur apparente actuelle importance<\/em>.\u00a0\u00bb<em>\u00a0<\/em>[\/footnote].\r\n\r\nLa Cour supr\u00eame a censur\u00e9 cette approche. Elle a jug\u00e9 que si le logiciel Grosker pouvait faire l\u2019objet d\u2019usages licites, la Cour d\u2019appel aurait d\u00fb prendre en compte la circonstance d\u2019une intention de promouvoir la contrefa\u00e7on. En l\u2019esp\u00e8ce il \u00e9tait clair que les d\u00e9fendeurs avaient eu l\u2019intention de fournir un service alternatif aux anciens utilisateurs de Napster. En outre, ils n\u2019avaient pas tent\u00e9 de d\u00e9velopper des outils de filtrage ou d\u2019autres m\u00e9canismes destin\u00e9s \u00e0 limiter les usages contrefaisants de leur logiciel. Enfin, la pr\u00e9sence de publicit\u00e9s sur le syst\u00e8me d\u00e9montrait pour la Cour supr\u00eame l\u2019int\u00e9r\u00eat de l\u2019\u00e9diteur \u00e0 favoriser une utilisation intensive de son logiciel. La Cour a ainsi pos\u00e9 comme principe que la personne qui distribue un outil, informatique ou non, dans le but de promouvoir son utilisation \u00e0 des fins de contrefa\u00e7on, est responsable des actes de contrefa\u00e7on commis par ces tiers \u00e0 l\u2019aide de cet outil, m\u00eame s\u2019il peut par ailleurs faire l\u2019objet d\u2019utilisations licites[footnote]\u00ab\u00a0<em>One who distributes a device with the object of promoting its use to infringe copyright, as shown by clear expression or other affirmative steps taken to foster infringement, going beyond mere distribution with knowledge of third-party action, is liable for the resulting acts of infringement by third parties using the device, regardless of the device\u2019s lawful uses<\/em>\u00a0\u00bb<em>.<\/em>[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>268._\u00a0 Les interm\u00e9diaires (vue g\u00e9n\u00e9rale)_<\/strong>[footnote]V. B. Martinet Farano, <em>Internet Intermediaries\u2019 Liability for Copyright and Trademark Infringement\u00a0: Reconciling the EU and US Approaches, Standford <\/em>\u2013 Vienna Transatlantic Trechnology Law forum 2012 (disponible sur http:\/\/law.stanford.edu).[\/footnote] Le DMCA a introduit dans la section 512 du <em>Copyright Act<\/em> des dispositions limitant la responsabilit\u00e9 des interm\u00e9diaires sur Internet pour contrefa\u00e7on de copyright, similaire (mais pas tout \u00e0 fait identique) au r\u00e9gime \u00e9tabli par la directive \u00ab Commerce \u00e9lectronique \u00bb et la loi du 21 juin 2004 (LCEN) en France (et d\u00e9sormais le DSA).\r\n\r\nLes limitations de responsabilit\u00e9 concernent (a) les communications transitoires sur les r\u00e9seaux[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 512(a). Pour une rare hypoth\u00e8se de condamnation d'un fournisseur d'acc\u00e8s pour complicit\u00e9 de contrefa\u00e7on et d'exclusion de la limitation de responsabilit\u00e9 (safe harbour) des FAI, v.\u00a0 <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca4\/16-1972\/16-1972-2018-02-01.html\">BMG Rights Management v. Cox Communications<\/a>, No. 16-1972 (4th Cir. 2018): L'affaire concerne l'\u00e9change de fichiers musicaux au travers du protocole Bittorrent. La soci\u00e9t\u00e9 BMG avait assign\u00e9 Cox Communications, sur plusieurs chefs de contrefa\u00e7on indirecte (contributory infringement, vicarious liability), arguant notamment de la non-application de la limitation de responsabilit\u00e9 pr\u00e9vue pour les fournisseurs d'acc\u00e8s, en raison de l'insuffisance des mesures mises en place par Cox pour pr\u00e9venir et sanctionner les abonn\u00e9s concern\u00e9s (pour b\u00e9n\u00e9ficier de la limitation de responsabilit\u00e9 pr\u00e9vue par la DMCA, les fournisseurs d'acc\u00e8s doivent \u00ab adopter (...) et mettre en \u0153uvre de mani\u00e8re raisonnable (...), et informer (...) les abonn\u00e9s et les titulaires de comptes du syst\u00e8me ou du r\u00e9seau du fournisseur d'acc\u00e8s d'une politique pr\u00e9voyant la r\u00e9siliation dans des circonstances appropri\u00e9es des abonnements et comptes des titulaires (...) qui sont des contrefacteurs habituels (repeat infringers) \u00bb (17 U.S.C. \u00a7 512 (i) (1) (A)). La soci\u00e9t\u00e9 Cox Communication avait mis en place une adresse email d\u00e9di\u00e9e \u00e0 un groupe constitu\u00e9 en interne et charg\u00e9 de la lutte contre la contrefa\u00e7on, destin\u00e9e \u00e0 recevoir les notifications de contrefa\u00e7ons sur son r\u00e9seau. Les demandes des ayants droit \u00e9taient ensuite trait\u00e9es dans le cadre d'un m\u00e9canisme de r\u00e9ponse gradu\u00e9e en treize (!) \u00e9tapes. La Cour d'appel rel\u00e8ve que Cox n'a pas mis en \u0153uvre ces mesures de mani\u00e8re raisonnable, et que, dans ces conditions, ne pouvait b\u00e9n\u00e9ficier du safe harbour, et retient la complicit\u00e9 de contrefa\u00e7on volontaire par fourniture de moyen (willful contributory infringement). Le jury avait fix\u00e9 le montant des dommages et int\u00e9r\u00eats \u00e0 verser \u00e0 BMG \u00e0 25 millions de dollars (verdict confirm\u00e9 par la suite).[\/footnote], (b) les syst\u00e8mes de cache[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 512(b).[\/footnote], (c) les informations stock\u00e9es par les utilisateurs sur les syst\u00e8mes ou r\u00e9seaux, donc les h\u00e9bergeurs[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 512(c). Les tribunaux interpr\u00e8tent la notion d\u2019h\u00e9bergeur largement, et incluent dans cette cat\u00e9gorie les \u00e9diteurs de sites contributifs, comme par exemple Google, eBay, Twitter, Facebook, etc., au regard des \u00e9l\u00e9ments contribu\u00e9s par des tiers. <em><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp2\/165\/1082\/2521829\/\">Hendrickson v. eBay, Inc.<\/a>,<\/em> 165\u00a0F.\u00a0Supp. 2d\u00a01082-1088, (CD Cal. 2001) (eBay)\u00a0; <em>Viacom International Inc. et. Seq. v. YouTube<\/em>, 718 F. Supp. 2d 514 ( SDNY 2010) (YouTube) ;<a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/UMG_Recordings,_Inc._v._Shelter_Capital_Partners_LLC\"> <em>UMG Recordings, Inc. v. Shelter Capital Partners LLC<\/em><\/a>, 667 F.3d 1022 (9th\u00a0Cir.\u00a02011), aff\u2019g <em><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/umg-recordings-56\">UMG Recordings v. Veoh Networks Inc.<\/a>,<\/em> 665 F. Supp. 2d 1099, 1108 (C.D. Cal, 2009) (Veoh).[\/footnote], et (d) les outils de recherche d\u2019information[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 512 (d). Cette d\u00e9finition recouvre les annuaires en lignes, les moteurs de recherche et les liens hypertextes. V. S. Rep. 105-190.[\/footnote].\r\n\r\nLa responsabilit\u00e9 des h\u00e9bergeurs est exclue s\u2019ils n\u2019ont pas connaissance de l\u2019activit\u00e9 contrefaisante, s\u2019il n\u2019ont pas directement b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de cette activit\u00e9 dans le cas o\u00f9 ils ont eu le droit et le pouvoir de la contr\u00f4ler, et si, une fois connaissance acquise de l\u2019activit\u00e9, ils ont sans d\u00e9lai retir\u00e9 ou bloqu\u00e9 l\u2019acc\u00e8s au contenu litigieux[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 512(c)(1) : \u00ab\u00a0<em>A service provider shall not be liable for monetary relief, or, except as provided in subsection (j), for injunctive or other equitable relief, for infringement of copyright by reason of the storage at the direction of a user of material that resides on a system or network controlled or operated by or for the service provider, if the service provider:<\/em><em>(A)(i) does not have actual knowledge that the material or an activity using the material on the system or network is infringing\u00a0;<\/em><em>(ii) in the absence of such actual knowledge, is not aware of facts or circumstances from which infringing activity is apparent\u00a0; or<\/em><em>(iii) upon obtaining such knowledge or awareness, acts expeditiously to remove, or disable access to, the material\u00a0;<\/em><em>(B) does not receive a financial benefit directly attributable to the infringing activity, in a case in which the service provider has the right and ability to control such activity\u00a0; and<\/em><em>(C) upon notification of claimed infringement as described in paragraph (3), responds expeditiously to remove, or disable access to, the material that is claimed to be infringing or to be the subject of infringing activity<\/em>. \u00bb[\/footnote]. La section 512(c) codifie une proc\u00e9dure d\u00e9taill\u00e9e de notification et de retrait par laquelle le titulaire du copyright informe l\u2019h\u00e9bergeur des \u00e9l\u00e9ments contrefaisants accessibles au travers de son site aux fins de retrait ou de d\u00e9sactivation de l\u2019acc\u00e8s \u00e0 ces \u00e9l\u00e9ments[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 512(c)(1)(A)(iii), (c)(1)(C) &amp; (c)(3)(A)(iii).[\/footnote]. Les conditions applicables aux outils de recherche d\u2019information sont similaires, sous r\u00e9serve de diff\u00e9rences dans les exigences de notification.\r\n\r\nDes r\u00e8gles sp\u00e9cifiques sont pr\u00e9vues pour les \u00e9tablissements d\u2019\u00e9ducation non commerciaux[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 512(e).[\/footnote].\r\n\r\nUn m\u00e9canisme de r\u00e9ponse gradu\u00e9e a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 mis en place aux \u00c9tats-Unis en 2013 au travers du <em>Copyright Alert\u00a0System<\/em>[footnote]Le syst\u00e8me \u00e9tait d\u00e9crit plus pr\u00e9cis\u00e9ment sur le site du Center for Copyright Information, d\u00e9sormais accessible sur archive.org \u00e0 l\u2019adresse suivante : www.copyrightinformation.org. B. Depoorter, A. Van Hiel, \u00ab Copyright Alert Enforcement: Six Strikes and Privacy Harms \u00bb, 39 Colum. J.L. &amp; Arts 233 (2015-2016). Il s'agissait d'un syst\u00e8me volontaire g\u00e9r\u00e9 par une organisation priv\u00e9e, le Center for Copyright Information, qui r\u00e9unit des ayants droit (studios de cin\u00e9ma, cha\u00eenes de t\u00e9l\u00e9vision et maisons de disques) et des fournisseurs d\u2019acc\u00e8s. Le m\u00e9canisme mis en place \u00e9tait restreint aux secteurs de la musique et de l\u2019audiovisuel, et les constatations ne portent que sur les copies int\u00e9grales des \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es. Les fournisseurs d\u2019acc\u00e8s ne participaient pas \u00e0 l\u2019identification des contenus contrefaits. La constatation de l\u2019utilisation d\u2019un abonnement \u00e0 des fins de contrefa\u00e7on donnait lieu \u00e0 l\u2019envoi d\u2019alertes qui peuvent comprendre six \u00e9tapes, d\u2019o\u00f9 l\u2019appellation \u00ab <em>six strikes system<\/em> \u00bb. Ces \u00e9tapes comprenaient deux alertes de sensibilisation (<em>educational alerts<\/em>), deux alertes entra\u00eenant une interruption de la navigation et n\u00e9cessitant une r\u00e9ponse de l\u2019abonn\u00e9 (accus\u00e9 de r\u00e9ception, visionnage d\u2019une vid\u00e9o de sensibilisation) avant d\u00e9blocage de la navigation, et deux alertes informant l\u2019abonn\u00e9 de la mise en place d\u2019une mesure de restriction temporaire (notamment de bande passante) sous quatorze\u00a0jours. Un m\u00e9canisme de recours\u00a0<em>ad hoc<\/em> au stade des alertes avait \u00e9t\u00e9 mis en place, g\u00e9r\u00e9 par l\u2019American Arbitration Association. Aucune cons\u00e9quence suppl\u00e9mentaire n\u2019\u00e9tait pr\u00e9vue (mais bien s\u00fbr, ce m\u00e9canisme n\u2019\u00e9tait pas exclusif d\u2019une action judiciaire en contrefa\u00e7on de copyright).[\/footnote]. Il a \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9 en 2017[footnote]Les raisons v\u00e9ritables de cet abandon semblent li\u00e9es \u00e0 l'inefficacit\u00e9 du m\u00e9canisme pour lutter contre les contrefacteurs chevronn\u00e9s[\/footnote].\r\n\r\nLe <em>Copyright Office<\/em> a publi\u00e9 le 21 mai 2020 un rapport sur l'application des dispositions du paragraphe 512 du <em>Copyright Act<\/em> (17 U.S.C. \u00a7 512) sur la responsabilit\u00e9 des interm\u00e9diaires[footnote]<a href=\"http:\/\/www.copyright.gov\/policy\/section512\/section-512-full-report.pdf\">www.copyright.gov\/policy\/section512\/section-512-full-report.pdf<\/a>.[\/footnote]. L'Office y conclut que l'\u00e9quilibre mis en place il y a plus de 20 ans par le Congr\u00e8s est fortement perturb\u00e9, et que le volume des contrefa\u00e7ons de copyright sur les r\u00e9seaux demeure important. Il formule plusieurs recommandations relatives notamment : \u00e0 l'\u00e9ligibilit\u00e9 aux m\u00e9canismes de safe harbour, aux politiques adopt\u00e9es pour les contrefacteurs r\u00e9cidivistes, aux standards permettant d'\u00e9tablir la connaissance des actes contrefaisants par l'interm\u00e9diaire (jug\u00e9s trop rigides au regard de certaines situations), et aux demandes de retrait et aux injonctions contre les interm\u00e9diaires (l'Office sugg\u00e9rant des clarifications sur plusieurs points).\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>269._ Les sites de partage de contenus_<\/strong>\u00a0Les sites de partage de vid\u00e9os, et plus g\u00e9n\u00e9ralement les sites mettant \u00e0 disposition des contenus contribu\u00e9s par les internautes, b\u00e9n\u00e9ficient des dispositions du DMCA limitant la responsabilit\u00e9 des h\u00e9bergeurs[footnote]<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp2\/165\/1082\/2521829\/\"><em>Hendrickson v. eBay, Inc.<\/em><\/a>, 165 F. Supp. 2d\u00a01082-1088, (CD Cal. 2001) (eBay)\u00a0; <em>Viacom International Inc. et. Seq. vs. YouTube<\/em> ,718 F. Supp. 2d\u00a0514 ( SDNY\u00a02010) (YouTube)\u00a0; <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/UMG_Recordings,_Inc._v._Shelter_Capital_Partners_LLC\"><em>UMG Recordings, Inc. v. Shelter Capital Partners LLC<\/em><\/a>, 667 F.3d 1022 (9th\u00a0Cir.\u00a02011), aff\u2019g <em>UMG Recordings v. Veoh Networks Inc.,<\/em> 665 F. Supp. 2d 1099, 1108 (C.D. Cal, 2009) (Veoh). \u00c0 noter que, comme en Europe pour les textes \u00e9quivalents, le l\u00e9gislateur am\u00e9ricain ne semble pas, lors du passage du DMCA, avoir envisag\u00e9 l\u2019hypoth\u00e8se des sites de partage de vid\u00e9os et d\u2019agr\u00e9gation de contenus, les exemples donn\u00e9s lors des travaux pr\u00e9paratoires visant plut\u00f4t les forums de discussion[\/footnote]. Il n'existe pas, pour le moment, de r\u00e8gles sp\u00e9cifiques (compl\u00e9mentaires) applicables aux plateformes, similaires \u00e0 celles impos\u00e9es en Europe par la directive 2019\/790.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>270._ Les sites de r\u00e9f\u00e9rencement\/annuaires de liens_<\/strong>\u00a0Les sites de r\u00e9f\u00e9rencement et annuaires de liens contributifs sont \u00e9galement, s\u2019agissant des contenus contribu\u00e9s par des tiers, couverts par les dispositions du DMCA applicables aux h\u00e9bergeurs. De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, la jurisprudence retient la responsabilit\u00e9 des fournisseurs de liens s\u2019ils ont connaissance du caract\u00e8re contrefaisant des activit\u00e9s engendr\u00e9es par le site cible[footnote]<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/columbia-pictures-indus-inc-v-fung\"><em>Columbia Pictures<\/em>\u00a0Industries, Inc.\u00a0<em>v<\/em>.\u00a0<em>Fung<\/em><\/a>\u00a0710 F.3d 1020 (condamnation de l\u2019op\u00e9rateur d\u2019un site de recherche de liens BitTorrent permettant le t\u00e9l\u00e9chargement de fichiers vid\u00e9os pour complicit\u00e9 de contrefa\u00e7on de copyright par incitation et fourniture de moyens. Limitations de responsabilit\u00e9 \u00e9tablies par le DMCA inapplicables en raison de sa connaissance, jug\u00e9e \u00e9vidente, du caract\u00e8re contrefaisant des activit\u00e9s engendr\u00e9es par son site).[\/footnote]. Dans le cas contraire, la responsabilit\u00e9 sera, en principe, \u00e9cart\u00e9e[footnote]V. sur ce point deux d\u00e9cisions (ordonnances) dans l\u2019affaire <em>David v. CBS Interactive Inc.<\/em> (CV\u00a011-9437 DSF, 7\u00a0juillet 2012 et 19\u00a0f\u00e9vrier 2013, Cour f\u00e9d\u00e9rale de district pour le district central de Californie), qui opposait des membres de l\u2019industrie musicale \u00e0 l\u2019\u00e9diteur d\u2019un site d\u2019information contenant des articles, des blogs, des tests et des vid\u00e9os consacr\u00e9s \u00e0 la technologie, aux logiciels et aux produits \u00e9lectroniques grand public. Les demandeurs reprochent aux \u00e9diteurs de contribuer \u00e0 la contrefa\u00e7on de leurs \u0153uvres sur Internet en consacrant des articles et d\u00e9monstrations aux r\u00e9seaux et aux logiciels P2P, par ailleurs propos\u00e9s au t\u00e9l\u00e9chargement par des liens. La Cour f\u00e9d\u00e9rale rejette des demandes d\u2019injonction \u00e0 raison, pour les liens de t\u00e9l\u00e9chargement des logiciels P2P, de l\u2019absence de promotion et de connaissance, par l\u2019\u00e9diteur, d\u2019actes pr\u00e9cis de contrefa\u00e7on, et, pour les articles, du caract\u00e8re purement technique des pr\u00e9sentations et \u00e9valuations de logiciels.[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>271._ La contrefa\u00e7on au travers des syst\u00e8mes d'IA g\u00e9n\u00e9rative_<\/strong> La question de la contrefa\u00e7on d'\u0153uvres pr\u00e9existantes au moyen de syst\u00e8mes d'IA g\u00e9n\u00e9rative fait d\u00e9sormais l'objet de plusieurs actions aux Etats-Unis[footnote]V. sur ce point notre chronique, <em>Un an de droit anglo-am\u00e9ricain du copyright<\/em> (2023), Comm. comm. \u00e9lectr. f\u00e9vr. 2024. Une premi\u00e8re d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 rendue par une Cour f\u00e9d\u00e9rale de Californie le 30 octobre 2023 dans l'affaire Andersen v. Stability AI Ltd. (<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/andersen-v-stability-ai-ltd\">Case 3:23-cv-00201, District Court, N.D. California, 30 oct. 2023<\/a>), et concerne une action lanc\u00e9e par <span style=\"font-size: 1em;\">trois artistes contre la soci\u00e9t\u00e9 Stability AI, \u00e9diteur du syst\u00e8me d'intelligence artificielle g\u00e9n\u00e9rative Stable Diffusion, et les \u00e9diteurs de services de plateformes d'IA g\u00e9n\u00e9rative Deviant Art et Midjourney (\u00e9diteurs des services DreamStudio, Dreamup et Midjourney). La Cour a rejet\u00e9 les demandes formul\u00e9es, mais a cependant autoris\u00e9 les demanderesses \u00e0 modifier et \u00e0 pr\u00e9ciser leur assignation. L'affaire est donc toujours en cours. V. \u00e9galement l'ordonnance\u00a0<\/span>rendue le 20 novembre 2023 par la m\u00eame Cour dans l'affaire Kadry v. Meta Platforms (<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/kadrey-v-meta-platforms-inc\">Case No. 23-cv-03417-VC., United States District Court, N.D. California)<\/a>, dans le cadre d'une action lanc\u00e9e par plusieurs auteurs de livres contre Meta, par laquelle ils reprochaient \u00e0 cette derni\u00e8re divers actes de contrefa\u00e7on par l'exploitation de leurs ouvrages aux fins d'entra\u00eenement du mod\u00e8le linguistique d\u00e9velopp\u00e9 par Meta, et utilis\u00e9 comme fondation \u00e0 plusieurs applications, dont des agents conversationnels et un assistant de programmation. La Cour y rejette assez sommairement les demandes sur le fondement du copyright, en permettant l\u00e0-aussi aux demandeurs de d\u00e9poser une assignation rectificative. V. \u00e9galement une ordonnance du 25 septembre 2023 d'une la Cour de district de l'\u00c9tat du Delaware dans l'affaire Thomson Reuters v. Ross Intelligence (<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/thomson-reuters-enter-ctr-gmbh-v-ross-intelligence-inc-2\">Case 1:20-cv-613-SB, D. Del., Sept. 25, 2023<\/a>), qui oppose <span style=\"font-size: 1em;\">Thomson Reuters, \u00e9diteur du service Westlaw, \u00e0 une start-up d'intelligence artificielle, pour des fait all\u00e9gu\u00e9s de copie de contenus Westlaw pour entra\u00eener un syst\u00e8me de recherche en langage naturel \u00e0 base de machine learnign et d'IA. La Cour renvoie \u00e9galement les demandes principales au fond<\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">. On notera que cette d\u00e9cision est la premi\u00e8re \u00e0 aborder la question du <em>fair use<\/em>.<\/span>\r\n\r\n<span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">D'autres proc\u00e8s sont actuellement en cours, notamment dans l'affaire Getty image v. Stability AI (Case 1:23-cv-00135-UNA, U.S. District Court District of Delaware), introduite en f\u00e9vrier 2023 dans l'\u00c9tat du Delaware, et qui fait \u00e9cho \u00e0 une action similaire de Getty images au Royaume Uni, et dans l'affaire New York Times V. Microsoft and Open AI (Case 1:23-cv-11195, S.D.N.Y.), concernant cette fois ChatGPT, et introduite en d\u00e9cembre 2023 dans l'\u00c9tat de New York.[\/footnote]<\/span>. Plusieurs d\u00e9cisions sur incident (donc en cours de proc\u00e9dure) ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 rendues, mais qui ne tranchent pas de mani\u00e8re claire sur les demandes pr\u00e9sent\u00e9es[footnote]Le plus souvent renvoy\u00e9es au fond. V. ci-dessus.[\/footnote]. Il faudra donc attendre sur ce point les premiers jugements sur le fond.\r\n\r\nLes demandes formul\u00e9es par les ayants droit reposent sur plusieurs griefs de contrefa\u00e7on de copyright: tout d'abord, sur de pr\u00e9tendus actes de contre<span style=\"font-size: 1em;\">fa\u00e7on primaire (<em>direct copyright Infringement<\/em>, 17 U.S.C. \u00a7 106), \u00e0 raison du t\u00e9l\u00e9chargement, du stockage de leurs \u0153uvres et de la cr\u00e9ation d'\u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es de leurs \u0153uvres par les d\u00e9fendeurs \u00e0 des fins d'apprentissage de leurs mod\u00e8les d'intelligence artificielle. Ensuite, sur des actes de contrefa\u00e7on secondaire (<em>vicarious copyright infringement<\/em>, 17 U.S.C. \u00a7 106), \u00e0 raison de la fourniture aux utilisateurs de leurs syst\u00e8mes des moyens permettant d'utiliser leurs images au travers des syst\u00e8mes d'IA aux fins de g\u00e9n\u00e9rer des \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es. D'autres demandes sont \u00e9galement formul\u00e9es dans certaines affaires : sur le fondement des dispositions du <em>Digital Millennium Copyright Ac<\/em>t (17 U.S.C. \u00a7 1201-1205), \u00e0 raison d'un pr\u00e9tendu effacement ou d'une alt\u00e9ration d'informations sur le r\u00e9gime des droits ; sur le fondement du <em>right to publicity<\/em> (reconnu par la loi locale applicable), \u00e0 raison d'une pr\u00e9tendue violation de l'identit\u00e9 artistique de certains auteurs par le d\u00e9tournement de leur style (au travers de demandes de g\u00e9n\u00e9ration d'oeuvre \u00ab\u00a0dans le style de... \u00bb) ; et enfin, en concurrence d\u00e9loyale.<\/span><span style=\"font-size: 1em;\">\u00a0 <\/span>\r\n\r\nIl est trop t\u00f4t pour tirer des conclusions des quelques affaires en cours. <span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">On retiendra cependant des quelques ordonnances rendues que les all\u00e9gations de contrefa\u00e7on ne semblent pas d\u00e9nu\u00e9es de fondement, s'agissant du moins des modalit\u00e9s d'apprentissage des IA g\u00e9n\u00e9ratives, s'il est d\u00e9montr\u00e9 que des \u0153uvres ont \u00e9t\u00e9 collect\u00e9es et exploit\u00e9es dans ce processus (dans une mesure qui reste \u00e0 d\u00e9terminer). La question de la contrefa\u00e7on au travers des \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par l'IA (les <em>outputs<\/em>) semble quant \u00e0 elle plus d\u00e9licate, les juges saisis ayant insist\u00e9 sur la n\u00e9cessaire d\u00e9monstration d'un emprunt d'\u00e9l\u00e9ments originaux attribuables \u00e0 une image d'entra\u00eenement. Restera \u00e9videmment la question du <em>fair use<\/em>, qui pourrait venir valider les actes en principes contrefaisants. Le point sera sans doute au centre des d\u00e9bats \u00e0 venir. Cependant la bataille judiciaire risque d'\u00eatre longue, et son issue est, pour le moment, incertaine.\u00a0<\/span>\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>272._ Sanctions de la contrefa\u00e7on et rem\u00e8des (renvoi)_<\/strong> Les rem\u00e8des et sanctions applicables ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crits dans la partie introductive de cet ouvrage[footnote]Voir <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 65<\/em>.[\/footnote].\r\n<h2><strong>6. La protection des artistes-interpr\u00e8tes<\/strong><\/h2>\r\n<strong>273._ Pr\u00e9sentation g\u00e9n\u00e9rale_<\/strong>[footnote]D. Gervais, <em>The Protection of Performers Under U.S. Law in Comparative Perspective<\/em>, <em>IP Theory<\/em> : Vol. 5 : Iss. 1 (2015).[\/footnote] Jusqu\u2019\u00e0 r\u00e9cemment aux \u00c9tats-Unis les artistes-interpr\u00e8tes ne b\u00e9n\u00e9ficiaient pas de droits exclusifs, pour des raisons li\u00e9es principalement \u00e0 l\u2019opposition des industries musicales et audiovisuelles \u00e0 toute forme de protection des interpr\u00e9tations similaire au copyright[footnote]Les discussions sur une \u00e9ventuelle protection des interpr\u00e8tes musicaux en tant que coauteurs des phonogrammes auxquels ils \u00ab contribuent \u00bb, utilis\u00e9e comme justification au <em>statu quo<\/em> dans ce domaine (V. note suivante), sont d\u00e9taill\u00e9es dans D. Gervais, pr\u00e9cit\u00e9. \u00c0 notre connaissance, cette qualification n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e par les tribunaux.[\/footnote]. Les \u00c9tats-Unis n\u2019ont d\u2019ailleurs jamais sign\u00e9 la Convention de Rome, et n\u2019ont toujours pas appliqu\u00e9 les dispositions du Trait\u00e9 OMPI sur les interpr\u00e9tations de 1996 sur ce point, malgr\u00e9 sa ratification[footnote]Le Trait\u00e9 OMPI de 1996 a \u00e9t\u00e9 transpos\u00e9 par le<em> WIPO Copyright and Performances and Phonograms Treaties Implementation Act<\/em>, int\u00e9gr\u00e9 au <em>Digital Millennium Copyright Ac<\/em>t, sans dispositions sur les droits \u00e9conomiques et moraux des artistes interpr\u00e8tes. La section\u00a0104(d) (<em>Effect of Phonograms Treaties<\/em>) du <em>Copyright Act<\/em> dispose\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Notwithstanding the provisions of subsection (b), no works other than sound recordings shall be eligible for protection under this title solely by virtue of the adherence of the United States to the Geneva Phonograms Convention or the WIPO Performances and Phonograms\u00a0Treaty<\/em>\u00a0\u00bb.La position officielle des \u00c9tats-Unis sur ce point nous semble intenable (V. USPTO, WIPO AVP Treaty \u2013 Background and Summary \u2013 June 2012, www.uspto.gov, p.\u00a01\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Under U.S. law, actors and musicians are considered to be \u201cauthors\u201d of their performances providing them with copyright rights. Just as the rights established in U.S. law already provide the protection for musical performers mandated by the WPPT, U.S. law is already generally compatible with the AVP provisions (This was also the Administration\u2019s view in 2000.)<\/em>\u00a0\u00bb).[\/footnote].\r\n\r\nLes artistes interpr\u00e8tes musicaux se sont cependant vu accorder en 1994 une protection limit\u00e9e au niveau f\u00e9d\u00e9ral, au travers d\u2019un droit d\u2019autoriser ou d\u2019interdire les fixations non autoris\u00e9es de leurs prestations vivantes[footnote]V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>274.[\/footnote]. L\u2019enregistrement non autoris\u00e9 de leurs prestations vivantes est par ailleurs sanctionn\u00e9 depuis longtemps au niveau des \u00c9tats[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote]. De m\u00eame, les interpr\u00e8tes b\u00e9n\u00e9ficient depuis 1995, en vertu du <em>Digital Performance Right in Sound Recordings Act<\/em> de 1995, de r\u00e9mun\u00e9rations issues de la licence l\u00e9gale pour certaines diffusions num\u00e9riques non interactives d\u2019\u0153uvres musicales[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7 114. Ces r\u00e9mun\u00e9rations sont g\u00e9r\u00e9es par <em>SoundExchanche.<\/em>[\/footnote]. Cependant cette licence l\u00e9gale couvre un nombre limit\u00e9 de services, qui n'inclut pas les grands services de <em>streaming<\/em> par abonnement (comme <em>Spotify<\/em> ou <em>Apple Music<\/em>). Pour ces services, les droits \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration sont d\u00e9finis par contrats et accords collectifs. Il en est de m\u00eame pour les autres formes d'exploitation.\r\n\r\nPlus r\u00e9cemment, le <em>Music Modernisation Act<\/em> de 2018 a consacr\u00e9 un droit \u00a0\u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration de certains contributeurs cr\u00e9atifs au titre des enregistrements sonores sur les services interactifs. Ce droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration, institu\u00e9 en faveur des \u00ab producteurs [ici les r\u00e9alisateurs artistiques], mixeurs et ing\u00e9nieurs du son qui prennent part au processus cr\u00e9atif d'un enregistrement sonore \u00bb, est calcul\u00e9 sur les redevances collect\u00e9es pour l'utilisation des phonogrammes correspondants dans le cadre de la licence l\u00e9gale, payable au travers de la soci\u00e9t\u00e9 en charge de cette collecte (actuellement Soundexchange)[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/115\">17 U.S.C., \u00a7 115<\/a>, g, 5, A. La loi consacre sur ce point la pratique de Soundexchange, qui accepte les instructions donn\u00e9es par les artistes qui souhaitent partager leurs redevances avec d'autres contributeurs cr\u00e9atifs.[\/footnote] Cette r\u00e9mun\u00e9ration consiste ainsi en une part des r\u00e9mun\u00e9rations dues au titre de la licence aux artistes-interpr\u00e8tes concern\u00e9s, et repose sur l'\u00e9mission d'une instruction (<em>letter of direction<\/em>) de leur part (les artistes peuvent donc s'opposer \u00e0 cette r\u00e9mun\u00e9ration). Fait notable, la r\u00e9mun\u00e9ration est \u00e9galement pr\u00e9vue pour les phonogrammes fix\u00e9s avant le 1er novembre 1995[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/115\">17 U.S.C., \u00a7 115<\/a>, g, 6, B[\/footnote]. Une r\u00e9mun\u00e9ration est possible dans certains cas o\u00f9 l'artiste n'a pas pu \u00eatre joint \u00e0 la suite de recherches raisonnables, ou n'a pas r\u00e9pondu \u00e0 une demande.\r\n\r\nIl est int\u00e9ressant de noter qu\u2019en 2014, dans un arr\u00eat <em>Garcia v. Google, Inc<\/em>.[footnote]<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/garcia-v-google-inc-2\">743 F.3d 1258<\/a> (9th Cir. 2014)[\/footnote], la Cour d\u2019appel f\u00e9d\u00e9rale pour le 9e\u00a0circuit a reconnu la possibilit\u00e9 pour un acteur de faire valoir un copyright dans sur son interpr\u00e9tation audiovisuelle, consid\u00e9r\u00e9e comme une \u0153uvre d\u00e9riv\u00e9e du sc\u00e9nario[footnote]\u00ab\u00a0<em>Where, as here, an actor\u2019s performance is based on a script, the performance is likewise derivative of the script, such that the actor might be considered to have infringed the screenwriter\u2019s copyright<\/em>.\u00a0\u00bb. La cons\u00e9cration de cette solution aurait des cons\u00e9quences importantes, principalement dans les cas o\u00f9 les artistes interpr\u00e8tes n\u2019auraient pas \u00e9t\u00e9 engag\u00e9s dans la cadre d\u2019un <em>work made for hire<\/em>. Ils pourraient en effet revendiquer l\u2019application des r\u00e8gles de termination of licences pr\u00e9c\u00e9demment d\u00e9crites.[\/footnote]. Cependant, la m\u00eame Cour, sur r\u00e9vision pl\u00e9ni\u00e8re (<em>en banc review<\/em>), est revenue sur cette interpr\u00e9tation, en annulant l\u2019injonction accord\u00e9e[footnote]<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/garcia-v-google-inc-6\"><em>Garcia v. Google<\/em><\/a>, 786 F.3d 733 (9th Cir. 2015)[\/footnote]. Cette d\u00e9cision de rejet est fond\u00e9e sur l\u2019absence de fixation conforme aux exigences du <em>Copyright Act<\/em>[footnote]\u00ab <em>The central question is whether the law and facts clearly favor Garcia\u2019s claim to a copyright in her five-second acting performance as it appears in Innocence of Muslims. The answer is no. (\u2026) Under the Copyright Act, \u201c[c]opyright protection subsists (\u2026) in original works of authorship fixed in any tangible medium of expression (\u2026) [including] motion pictures.\u201d 17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0102(a). That fixation must be done \u201cby or under the authority of the author.\u201d 17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0101. Benchmarked against this statutory standard, the law does not clearly favor Garcia\u2019s position.<\/em>\u00a0\u00bb<em>. <\/em>V. <em>supra<\/em> n\u00b0 188.[\/footnote]. Elle ne vide donc pas totalement le d\u00e9bat sur la protection des interpr\u00e8tes, ou de certains d\u2019entre eux, par copyright.\r\n\r\nUne \u00e9volution dans ce domaine pourrait r\u00e9sulter d\u2019une \u00e9ventuelle ratification du Trait\u00e9 de Beijing sur les interpr\u00e9tations audiovisuelles[footnote]Le trait\u00e9 a \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 la ratification du S\u00e9nat en f\u00e9vrier 2016, mais n'a toujours pas \u00e9t\u00e9 ratifi\u00e9.[\/footnote]. Rappelons cependant que le Trait\u00e9 OMPI sur les interpr\u00e9tations, bien que ratifi\u00e9 par les \u00c9tats-Unis, n\u2019a toujours pas \u00e9t\u00e9 transpos\u00e9 dans ses dispositions relatives aux artistes-interpr\u00e8tes.\r\n\r\nEn attendant, ces derniers peuvent compter sur les modes de protection indirecte de leurs interpr\u00e9tations, au travers notamment du <em>right of publicity[footnote]V. Tome 3, et 1\u00e8re \u00e9d. 2017, n\u00b0 469.[\/footnote]<\/em>.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>274._ L\u2019incrimination des fixations non autoris\u00e9es des prestations vivantes_ <\/strong>Au niveau f\u00e9d\u00e9ral, la fixation non autoris\u00e9e et le commerce subs\u00e9quents d\u2019enregistrements correspondants sont prohib\u00e9es au civil par le paragraphe\u00a01101 <em>Copyright Act<\/em>, introduit en 1994 par l\u2019<em>Uruguay Round Agreements Act<\/em> (URAA), qui transpose sur ce point les obligations issues de l\u2019article\u00a014 de l\u2019accord ADPIC. Ce texte dispose\u00a0:\r\n\r\n\u00ab\u00a0Quiconque, sans le consentement de l\u2019artiste ou des artistes interpr\u00e8tes ou ex\u00e9cutants int\u00e9ress\u00e9s,\r\n\r\n1) fixe les sons ou les sons et les images d\u2019une prestation musicale en direct sur un exemplaire ou un phonogramme, ou reproduit des exemplaires ou des phonogrammes de cette prestation \u00e0 partir d\u2019une fixation non autoris\u00e9e,\r\n\r\n2) transmet ou communique d\u2019une autre mani\u00e8re au public les sons ou les sons et les images d\u2019une prestation musicale en direct, ou\r\n\r\n3) distribue ou offre de distribuer, vend ou offre \u00e0 la vente, loue ou offre en location, ou fait commerce de tout exemplaire ou phonogramme fix\u00e9 dans les conditions vis\u00e9es \u00e0 l\u2019alin\u00e9a\u00a01), que les fixations aient ou non eu lieu aux \u00c9tats-Unis d\u2019Am\u00e9rique,\r\n\r\nest passible des sanctions pr\u00e9vues aux articles\u00a0502 \u00e0 505, au m\u00eame titre que celui qui porte atteinte au droit d\u2019auteur.\u00a0\u00bb\r\n\r\nCes actes sont \u00e9galement incrimin\u00e9s au p\u00e9nal[footnote]<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/18\">18\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a02319A.[\/footnote]. Ces dispositions ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9es conformes aux clauses de commerce et de copyright de la constitution[footnote]Sur la section 1101, <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/kiss-catalog-ltd-v-passport-intern-productions-inc-1\"><em>Kiss Catalog v. <\/em><\/a><em>Passport<\/em><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/kiss-catalog-ltd-v-passport-intern-productions-inc-1\"><em> International Productions<\/em><\/a>, 350 F. Supp.2d 823 (C.D. Cal. 2004), rev'd on rehearing <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/kiss-catalog-v-passport-intern-productions\"><em>Kiss Catalog v. Passport International Productions<\/em><\/a> 405 F.3d 1169 (C.D. 2005), au motif que la protection des interpr\u00e9tations non fix\u00e9es ne relevait pas de la Clause de copyright (la premi\u00e8re d\u00e9cision avait conclu \u00e0 l\u2019inconstitutionnalit\u00e9)\u00a0; sur le volet p\u00e9nal deux d\u00e9cisions de cours d\u2019appel, <a href=\"https:\/\/caselaw.findlaw.com\/us-11th-circuit\/1390375.html\"><em>United States v. Moghadam<\/em><\/a>, 175 F.3d 1269 (11th Cir. 1999); <a href=\"https:\/\/caselaw.findlaw.com\/us-2nd-circuit\/1157585.html\"><em>United States v. Martignon<\/em><\/a>, 492 F.3d 140 (2d Cir. 2007).[\/footnote]. La protection n\u2019affecte pas les droits r\u00e9sultant de la <em>common law <\/em>ou des lois d\u2019un \u00c9tat[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a01101(d).[\/footnote].\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<strong>275._ Les droits des artistes-interpr\u00e8tes sur les phonogrammes_<\/strong> Comme indiqu\u00e9[footnote]V. <em>supra<\/em> n\u00b0 273.[\/footnote], depuis 1995 les artistes-interpr\u00e8tes dans le domaine musical ont un droit l\u00e9gal \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration sur les redevances per\u00e7ues en application de la licence obligatoire applicable \u00e0 certaines transmissions audionum\u00e9riques non interactives[footnote]<a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7 114(g).[\/footnote]. Cependant la port\u00e9e de cette licence est limit\u00e9e[footnote]<em>Ibid.<\/em>[\/footnote]. Ils b\u00e9n\u00e9ficient \u00e9galement de redevances en mati\u00e8re de copie priv\u00e9e sonore[footnote]V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>228.[\/footnote]. Pour le surplus, leur r\u00e9mun\u00e9ration est assur\u00e9e en application de leurs contrats ou d'accord collectifs.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n&nbsp;","rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>184._ Introduction_<\/strong> Le droit du copyright aux Etats-Unis a longtemps pr\u00e9sent\u00e9 une structure originale par rapport aux autres l\u00e9gislations de copyright, principalement influenc\u00e9es par le mod\u00e8le anglais. Ces diff\u00e9rences, nous l\u2019avons vu, \u00e9taient tr\u00e8s prononc\u00e9es sous l\u2019empire du <em>Copyright Act<\/em>\u00a0de 1909\u00a0: protection par la loi \u00e9crite \u00e0 compter de la publication, maintien d\u2019une protection en <em>common law<\/em> avant publication, formalit\u00e9s, \u00e9tendue des droits exclusifs, dur\u00e9e de protection, indivisibilit\u00e9 du copyright, structure des exceptions, etc.<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0 68, 88.\" id=\"return-footnote-62-1\" href=\"#footnote-62-1\" aria-label=\"Footnote 1\"><sup class=\"footnote\">[1]<\/sup><\/a> La plupart de ces diff\u00e9rences ont \u00e9t\u00e9, soit supprim\u00e9es, soit fortement att\u00e9nu\u00e9es par le <em>Copyright Act<\/em> de 1976 et les r\u00e9formes qui ont suivi. Le droit du copyright applicable aux \u00c9tats-Unis pr\u00e9sente cependant toujours de fortes particularit\u00e9s, li\u00e9es par exemple \u00e0 l\u2019absence ou \u00e0 la limitation de certains droits voisins, au maintien de formalit\u00e9s et \u00e0 certaines solutions ou doctrines propres (comme le <em>fair use<\/em> par exemple). Outre ces aspects, le copyright am\u00e9ricain se caract\u00e9rise par une doctrine et une jurisprudence tr\u00e8s riches et des solutions souvent originales, qui justifient, au-del\u00e0 de leur r\u00e9ception limit\u00e9e en dehors des \u00c9tats-Unis, l\u2019int\u00e9r\u00eat qui lui est port\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>185._ Les institutions : le r\u00f4le central du <em>Copyright Office<\/em>_<\/strong> Une particularit\u00e9 de la protection aux \u00c9tats-Unis, maintenue et renforc\u00e9e sous l\u2019empire du <em>Copyright Act<\/em>\u00a0de 1976, tient au r\u00f4le central que joue dans la protection une institution, le <em>Copyright Office<\/em>. Le <em>Copyright Office<\/em> a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 en 1897, et constitue un d\u00e9partement de la Biblioth\u00e8que du Congr\u00e8s. Sa mission g\u00e9n\u00e9rale est d\u2019administrer les lois de copyright dans l\u2019int\u00e9r\u00eat public, d\u2019offrir des services aux auteurs et aux utilisateurs d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es, et d\u2019assister, en tant qu\u2019expert, le Congr\u00e8s, les tribunaux et l\u2019ex\u00e9cutif sur des questions li\u00e9es au copyright. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, le <em>Copyright Office<\/em> g\u00e8re les enregistrements des copyrights et les autres proc\u00e9dures formelles, et maintient les registres institu\u00e9s par la loi<a class=\"footnote\" title=\"V. infra n\u00b0 214.\" id=\"return-footnote-62-2\" href=\"#footnote-62-2\" aria-label=\"Footnote 2\"><sup class=\"footnote\">[2]<\/sup><\/a>. Il a \u00e9galement un r\u00f4le de r\u00e9gulation, et administre plusieurs sch\u00e9mas de licence l\u00e9gale<a class=\"footnote\" title=\"V. infra n\u00b0\u00a0156.\" id=\"return-footnote-62-3\" href=\"#footnote-62-3\" aria-label=\"Footnote 3\"><sup class=\"footnote\">[3]<\/sup><\/a>. Son directeur (le <em>Register of Copyrights<\/em>), ainsi que ses employ\u00e9s, sont nomm\u00e9s par le <em>Librarian of Congress<\/em>, et agissent sous sa direction g\u00e9n\u00e9rale et sa supervision<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 701(a).\" id=\"return-footnote-62-4\" href=\"#footnote-62-4\" aria-label=\"Footnote 4\"><sup class=\"footnote\">[4]<\/sup><\/a>. Le <em>Register of Copyrights<\/em> a des fonctions importantes. Au-del\u00e0 de la gestion du <em>Copyright Office<\/em>, il conseille le Congr\u00e8s et l\u2019ex\u00e9cutif sur les questions de copyright, r\u00e9dige des rapports et des \u00e9tudes et participe aux r\u00e9unions, nationales et internationales, sur le sujet<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 701(b).\" id=\"return-footnote-62-5\" href=\"#footnote-62-5\" aria-label=\"Footnote 5\"><sup class=\"footnote\">[5]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>186._ Pr\u00e9sentation et structure du <em>Copyright Act 1976<\/em>_ <\/strong>Le <em>Copyright Act<\/em> de 1976, codifi\u00e9 au chapitre 17 du Code f\u00e9d\u00e9ral (17 U.S.C.), est une loi imposante, par le nombre d\u2019articles qu\u2019elle contient, mais \u00e9galement par le volume de certaines de ses dispositions. Il est divis\u00e9 en quinze chapitres. Les cinq premiers chapitres abordent, de fa\u00e7on classique l\u2019objet et \u00e9tendue du copyright<a class=\"footnote\" title=\"Chapitre 1.\" id=\"return-footnote-62-6\" href=\"#footnote-62-6\" aria-label=\"Footnote 6\"><sup class=\"footnote\">[6]<\/sup><\/a>, la titularit\u00e9 et le transfert du copyright<a class=\"footnote\" title=\"Chapitre 2.\" id=\"return-footnote-62-7\" href=\"#footnote-62-7\" aria-label=\"Footnote 7\"><sup class=\"footnote\">[7]<\/sup><\/a>, la dur\u00e9e du copyright<a class=\"footnote\" title=\"Chapitre 3.\" id=\"return-footnote-62-8\" href=\"#footnote-62-8\" aria-label=\"Footnote 8\"><sup class=\"footnote\">[8]<\/sup><\/a>, la copyright notice, le d\u00e9p\u00f4t et l\u2019enregistrement<a class=\"footnote\" title=\"Chapitre 4.\" id=\"return-footnote-62-9\" href=\"#footnote-62-9\" aria-label=\"Footnote 9\"><sup class=\"footnote\">[9]<\/sup><\/a> et l\u2019atteinte au copyright et les sanctions<a class=\"footnote\" title=\"Chapitre 5.\" id=\"return-footnote-62-10\" href=\"#footnote-62-10\" aria-label=\"Footnote 10\"><sup class=\"footnote\">[10]<\/sup><\/a>. Le chapitre 6 contient la clause dite de fabrication (<em>manufacturing clause<\/em>, d\u00e9sormais largement obsol\u00e8te du fait de l\u2019application des r\u00e8gles du commerce international) et les r\u00e8gles applicables aux importations. Comme indiqu\u00e9, le chapitre\u00a07 est consacr\u00e9 au <em>Copyright Office<\/em>. Le chapitre\u00a08 porte sur les <em>Copyright Royalty Judges<\/em>, comp\u00e9tents pour fixer certaines redevances. Le chapitre\u00a09 n\u2019est pas consacr\u00e9 au copyright, mais \u00e0 la protection <em>sui generis<\/em> des topographies de semi-conducteurs (<em>semiconductor topographies<\/em>). Le chapitre 10 est consacr\u00e9 aux dispositifs et supports d\u2019enregistrement audionum\u00e9rique, et pr\u00e9voit notamment un m\u00e9canisme de r\u00e9mun\u00e9ration pour copie priv\u00e9e. Le chapitre 11, introduit en 1994, concerne les phonogrammes et vid\u00e9o musiques (<em>music videos<\/em>), et met en place une protection contre les enregistrements et communications au public des interpr\u00e9tations vivantes. Le chapitre 12 est consacr\u00e9 aux mesures de protection technique et d\u2019information sur le r\u00e9gime des droits. Le chapitre 13 est consacr\u00e9 \u00e0 la protection sp\u00e9cifique des coques et ponts de bateaux, \u00e9tudi\u00e9e plus loin<a class=\"footnote\" title=\"V. infra n\u00b0297.\" id=\"return-footnote-62-11\" href=\"#footnote-62-11\" aria-label=\"Footnote 11\"><sup class=\"footnote\">[11]<\/sup><\/a>. Le chapitre 14 ne contient qu&rsquo;un article, qui porte sur la protection des phonogrammes fix\u00e9s avant 1972<a class=\"footnote\" title=\"V. infra n\u00b0 199.\" id=\"return-footnote-62-12\" href=\"#footnote-62-12\" aria-label=\"Footnote 12\"><sup class=\"footnote\">[12]<\/sup><\/a>. Enfin, le chapitre 15, introduit en 2020, est consacr\u00e9 aux <em>copyright small claims<\/em><a class=\"footnote\" title=\"V. supra, n\u00b0 63.\" id=\"return-footnote-62-13\" href=\"#footnote-62-13\" aria-label=\"Footnote 13\"><sup class=\"footnote\">[13]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<h2>1. L\u2019objet du copyright<\/h2>\n<p><strong>187._ Les \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es (<em>works of authorship<\/em>)_\u00a0<\/strong>La section\u00a0102(a) du <em>Copyright Act<\/em> d\u00e9finit les \u0153uvres prot\u00e9geables comme suit\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La protection du copyright s\u2019\u00e9tend, conform\u00e9ment aux dispositions du pr\u00e9sent titre, aux \u0153uvres de l\u2019esprit originales fix\u00e9es sous une forme tangible d\u2019expression, connue \u00e0 la date d\u2019adoption de la pr\u00e9sente loi ou mise au point ult\u00e9rieurement, et qui permet de les percevoir, de les reproduire ou de les communiquer de toute autre mani\u00e8re, soit directement, soit \u00e0 l\u2019aide d\u2019une machine ou d\u2019un dispositif.\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Traduction OMPI (copyright substitu\u00e9 \u00e0 droit d\u2019auteur).\" id=\"return-footnote-62-14\" href=\"#footnote-62-14\" aria-label=\"Footnote 14\"><sup class=\"footnote\">[14]<\/sup><\/a><\/p>\n<p>Cette d\u00e9finition, tr\u00e8s synth\u00e9tique, s\u2019\u00e9carte fortement des d\u00e9finitions propos\u00e9es au Royaume-Uni et dans d\u2019autres syst\u00e8mes de copyright, et rappelle sur certains points les d\u00e9finitions des lois de droit d\u2019auteur. On y retrouve deux caract\u00e9ristiques du syst\u00e8me de protection aux \u00c9tats-Unis\u00a0: une liste ouverte des \u0153uvres prot\u00e9geables<a class=\"footnote\" title=\"V. infra n\u00b0\u00a0189.\" id=\"return-footnote-62-15\" href=\"#footnote-62-15\" aria-label=\"Footnote 15\"><sup class=\"footnote\">[15]<\/sup><\/a>, et un crit\u00e8re d\u2019originalit\u00e9 applicable \u00e0 l\u2019ensemble des \u0153uvres. Seul le crit\u00e8re de fixation, tr\u00e8s pr\u00e9sent, confirme qu\u2019il s\u2019agit bien ici d\u2019un syst\u00e8me de copyright.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>188._ La distinction id\u00e9e \/ expression_ <\/strong>Le <em>Copyright Ac<\/em>t contient \u00e9galement \u00e0 la section\u00a0102(b) une disposition g\u00e9n\u00e9rale qui codifie la distinction fondamentale (et universelle) entre les id\u00e9es, non prot\u00e9geables, et leurs expressions (<em>the idea\/expression dichotomy<\/em>).<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La protection conf\u00e9r\u00e9e au titre du copyright pour les \u0153uvres de l\u2019esprit originales ne s\u2019\u00e9tend en aucun cas aux id\u00e9es, proc\u00e9d\u00e9s, proc\u00e9dures, syst\u00e8mes, modes op\u00e9ratoires, concepts, principes ou d\u00e9couvertes, quelle que soit la mani\u00e8re dont ils sont d\u00e9crits, expliqu\u00e9s, illustr\u00e9s ou incorpor\u00e9s dans ladite \u0153uvre.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Cette distinction est largement discut\u00e9e en doctrine et en jurisprudence<a class=\"footnote\" title=\"En jurisprudence, depuis Baker v. Selden, 101 U.S. 99 (1879) (livre de comptabilit\u00e9 contenant des formulaires repris par un concurrent) La Cour supr\u00eame y pr\u00e9cise les contours de la distinction\u00a0: \u00ab\u00a0la description d\u2019une technique dan un livre, bien qu\u2019\u00e9ligible \u00e0 la protection par copyright, ne justifie pas la revendication de droits exclusifs sur la technique elle-m\u00eame (\u2026) La premi\u00e8re peut \u00eatre prot\u00e9g\u00e9e par copyright. La seconde peut uniquement \u00eatre prot\u00e9g\u00e9e, le cas \u00e9ch\u00e9ant, par lettres patentes\u00a0\u00bb (p. 105). Pour une application r\u00e9cente, V. Bikrams Yoga College of India L.P. v. Evolation Yoga, LLC, 803 F.3d 1032 (2015) (s\u00e9quence d\u2019exercices de yoga: \u00ab\u00a0The Sequence is not copyrightable as a choreographic work for the same reason that it is not copyrightable as a compilation: it is an idea, process, or system to which copyright protection may \u201c[i]n no case\u201d extend. 17 U.S.C. \u00a7 102(b). We recognize that the Sequence may involve \u201cstatic and kinetic successions of bodily movement in certain rhythmic and spatial relationships.\u201d Compendium II, \u00a7 450.01. So too would a method to churn butter or drill for oil. That is no accident: \u201csuccessions of bodily movement\u201d often serve basic functional purposes. Such movements do not become copyrightable as \u201cchoreographic works\u201d when they are part and parcel of a process. Even if the Sequence could fit within some colloquial definitions of dance or choreography, it remains a process ineligible for copyright protection\u00a0\u00bb).\u00a0Nimmer on Copyright, \u00a7 2.03[D]; R. H. Jones, \u00ab\u00a0The Myth of the Idea\/Expression Dichotomy in Copyright Law\u00a0\u00bb, 10 Pace L. Rev. 551 (1990)\" id=\"return-footnote-62-16\" href=\"#footnote-62-16\" aria-label=\"Footnote 16\"><sup class=\"footnote\">[16]<\/sup><\/a>. Elle a notamment donn\u00e9 lieu \u00e0 une th\u00e9orie dite de \u00ab\u00a0fusion entre l\u2019id\u00e9e et l\u2019expression\u00a0\u00bb (<em>merger of idea and expression<\/em>) qui pour effet d\u2019exclure de la protection une expression lorsqu\u2019elle est indissociable de l\u2019id\u00e9e exprim\u00e9e, ou encore n\u00e9cessairement dict\u00e9e par cette id\u00e9e<a class=\"footnote\" title=\"Morrissey v.\u00a0Proctor &amp; Gamble Co, 379 F 2d 675 (1st\u00a0Cir.\u00a01967) (r\u00e8gles d\u2019un jeu promotionnel)\u00a0; Herbert Rosenthal Jewelry Corp. v. Kalpakian, 446 F.2d 738, 742 (9th Cir. 1971) (\u00e9pingle en forme d\u2019abeille incrust\u00e9e de joyaux); Publications Int\u2019l, Ltd. v. Meredith Corp., 88 F.3d 473 (7th Cir. 1996) (recette de cuisine); V. cependant Barbour v. Head, 178 F. Supp. 2d 758 (S.D. Tex. 2001) (protection du texte d\u2019une recette de cuisine d\u00e9crite de mani\u00e8re originale). La doctrine est particuli\u00e8rement invoqu\u00e9e (et appliqu\u00e9e) dans le domaine de l\u2019art appliqu\u00e9 et en mati\u00e8re de logiciels.\" id=\"return-footnote-62-17\" href=\"#footnote-62-17\" aria-label=\"Footnote 17\"><sup class=\"footnote\">[17]<\/sup><\/a>. La th\u00e9orie sert \u00e9galement de support \u00e0 des concepts utilis\u00e9s pour l&rsquo;appr\u00e9ciation de la contrefa\u00e7on, comme celui des \u00ab sc\u00e8nes \u00e0 faire \u00bb (en fran\u00e7ais dans le texte), qui permet (le plus souvent dans le cadre d\u2019une demande en contrefa\u00e7on d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire ou d\u2019un film) d\u2019\u00e9carter la protection de certaines sc\u00e8nes banales<a class=\"footnote\" title=\"Schwarz v. Universal Pictures Co., 85 F. Supp. 270, 275 (SD\u00a0Cal. 1945); Hoehling v. Universal Studios, Inc., 618 F.2d 972, 979 (2d Cir. 1980). Pour une application en dehors des domaines litt\u00e9raire et audiovisuel, V. Incredible\u00a0Technologies, Inc. v. Virtual Technologies, Inc., 400 F.3d 1007, 1012 (7th\u00a0Cir.\u00a02005)\u00a0(jeux vid\u00e9o de golf).\" id=\"return-footnote-62-18\" href=\"#footnote-62-18\" aria-label=\"Footnote 18\"><sup class=\"footnote\">[18]<\/sup><\/a>. Comme on peut s\u2019y attendre, le d\u00e9bat judiciaire sur ce point se confond souvent avec celui sur l\u2019originalit\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>189._ Les cat\u00e9gories l\u00e9gales d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es_ <\/strong>La section\u00a0102 d\u00e9finit huit cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres de l\u2019esprit\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">les \u0153uvres litt\u00e9raires ;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">les \u0153uvres musicales, y compris tous textes d\u2019accompagnement ;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">les \u0153uvres dramatiques, y compris toute musique d\u2019accompagnement ;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">les pantomimes et \u0153uvres chor\u00e9graphiques ;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">les \u0153uvres de peinture, des arts graphiques et de sculpture ;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">les films cin\u00e9matographiques (<em>motion pictures<\/em>) et autres \u0153uvres audiovisuelles\u00a0;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">les enregistrements sonores (<em>sound recordings<\/em>)\u00a0;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">et les \u0153uvres d\u2019architecture.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Cette liste n\u2019est pas limitative, et ces cat\u00e9gories ne sont pas n\u00e9cessairement mutuellement exclusives<a class=\"footnote\" title=\"H.R. Rep. No.\u00a094-1476 (1976). \u00ab\u00a0[A] work falling within one class may encompass works coming within some or all of the other categories. \u00a0\u00bb (para. 53).\" id=\"return-footnote-62-19\" href=\"#footnote-62-19\" aria-label=\"Footnote 19\"><sup class=\"footnote\">[19]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Ces cat\u00e9gories sont d\u00e9finies \u00e0 la section\u00a0101, qui pr\u00e9cise \u00e9galement les d\u00e9finitions portant sur des sous-cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres, comme les \u00ab\u00a0programmes d\u2019ordinateur\u00a0\u00bb ou les \u00ab\u00a0\u0153uvres de l\u2019art visuel\u00a0\u00bb, ainsi que sur les cat\u00e9gories li\u00e9es aux modes de cr\u00e9ation, comme les \u00ab\u00a0\u0153uvres collectives\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0de collaboration\u00a0\u00bb, ou \u00ab\u00a0d\u00e9riv\u00e9es\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>190._ Les \u0153uvres litt\u00e9raires_ <\/strong>Les \u0153uvres litt\u00e9raires sont d\u00e9finies \u00e0 la section\u00a0101 comme\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0des \u0153uvres autres qu\u2019audiovisuelles qui sont exprim\u00e9es sous forme de mots, de nombres ou d\u2019autres symboles ou signes verbaux ou num\u00e9riques, ind\u00e9pendamment de la nature des objets mat\u00e9riels, tels que livres, p\u00e9riodiques, manuscrits, phonogrammes, films, bandes, disques ou cartes, qui leur servent de support.\u00a0<em>\u00bb<\/em><\/p>\n<p>La d\u00e9finition des \u0153uvres litt\u00e9raires n\u2019appelle pas de remarques particuli\u00e8res, sauf \u00e0 pr\u00e9ciser qu\u2019aux \u00c9tats-Unis les titres, notamment d\u2019\u0153uvres litt\u00e9raires, ne sont pas prot\u00e9g\u00e9s par copyright<a class=\"footnote\" title=\"Kirkland v. National Broadcasting Co., Inc., 425 F.Supp. 1111 (E.D.Pa.1976), aff'd mem. 565 F.2d 152 (3d Cir.1977); Duff v. Kansas City Star Company, 299 F.2d 320 (8th Cir.1962); Nimmer on Copyright, \u00a7 2.16. Copyright Reg. No. 256,092, p. 4: \u00ab\u00a0the title of a periodical cannot be copyrighted. Copyright in an issue (\u2026)does not extend to the title or name under which the periodical is published\u00a0\u00bb. Les r\u00e8gles de passing off et d\u2019unfair competition assurent n\u00e9anmoins une certaine protection des titres d\u2019\u0153uvres publi\u00e9es.\" id=\"return-footnote-62-20\" href=\"#footnote-62-20\" aria-label=\"Footnote 20\"><sup class=\"footnote\">[20]<\/sup><\/a>. Les personnages litt\u00e9raires sont par contre prot\u00e9geables, du moins si leur caract\u00e9risation est suffisamment originale<a class=\"footnote\" title=\"V. par exemple Nichols v. Universal Pictures Corp., 45 F.2d 119, 121 (2d Cir. 1930), par Learned Hand J.\u00a0(citation souvent reprise): \u00ab\u00a0If Twelfth Night were copyrighted, it is quite possible that a second comer might so closely imitate Sir Toby Belch or Malvolio as to infringe, but it would not be enough that for one of his characters he cast a riotous knight who kept wassail to the discomfort of the household, or a vain and foppish steward who became amorous of his mistress. These would be no more than Shakespeare\u2019s \u2018ideas\u2019 in the play (\u2026). It follows that the less developed the characters, the less they can be copyrighted; that is the penalty an author must bear for marking them too indistinctly\u00a0\u00bb. Les repr\u00e9sentations graphiques, et notamment les personnages de bandes dessin\u00e9es et de dessins anim\u00e9s sont \u00e9videmment prot\u00e9geables.\" id=\"return-footnote-62-21\" href=\"#footnote-62-21\" aria-label=\"Footnote 21\"><sup class=\"footnote\">[21]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les programmes d\u2019ordinateur et les compilations d\u2019informations sont consid\u00e9r\u00e9s comme des \u0153uvres litt\u00e9raires, et prot\u00e9g\u00e9s comme telles, sous r\u00e9serve, pour les logiciels, de r\u00e8gles sp\u00e9cifiques.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>191._ Les programmes d\u2019ordinateur et les cr\u00e9ations logicielles_<\/strong> Le <em>Copyright Office<\/em> a commenc\u00e9 \u00e0 accepter des enregistrements relatifs \u00e0 des programmes d\u2019ordinateur d\u00e8s 1964. Le <em>Copyright Act<\/em> de 1976 ne mentionnera pas plus que le texte ant\u00e9rieur les programmes d\u2019ordinateur, mais ses travaux pr\u00e9paratoires confirment que ces derniers \u00e9taient envisag\u00e9s comme une cat\u00e9gorie d\u2019\u0153uvres litt\u00e9raires. En 1979, la <em>Commission on New Technological Uses of Copyrighted Works<\/em> (CONTU), institu\u00e9e par le Congr\u00e8s en 1974, recommandera l\u2019inclusion explicite des logiciels dans la liste des \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9s, ainsi qu\u2019une adaptation des droits exclusifs de mani\u00e8re \u00e0 permettre aux utilisateurs l\u00e9gitimes d\u2019utiliser et d\u2019adapter les copies de programmes \u00e0 leurs besoins<a class=\"footnote\" title=\"National Commission on New Technological Uses of Copyrighted Works, Final Report 1 (1979).\" id=\"return-footnote-62-22\" href=\"#footnote-62-22\" aria-label=\"Footnote 22\"><sup class=\"footnote\">[22]<\/sup><\/a>. Le <em>Copyright Act<\/em> fut modifi\u00e9 en cons\u00e9quence par le <em>Copyright Amendment Act<\/em> du 12 d\u00e9cembre 1980. La section 101 d\u00e9finit d\u00e9sormais le programme d\u2019ordinateur comme :<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0un ensemble d\u2019indications ou d\u2019instructions destin\u00e9 \u00e0 \u00eatre utilis\u00e9 directement ou indirectement dans un ordinateur pour permettre d\u2019obtenir un certain r\u00e9sultat.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Les programmes d\u2019ordinateur sont prot\u00e9g\u00e9s \u00e0 la fois au niveau du code source et du code objet, ind\u00e9pendamment de leur support<a class=\"footnote\" title=\"Apple Computer, Inc. v. Franklin Computer Corp., 714 F.2d 1240 (3d\u00a0Cir.\u00a01983)\u00a0; Apple Computer, Inc. v. Formula Int\u2019l, Inc., 725 F.2d 521, 525 (9th Cir. 1984).\" id=\"return-footnote-62-23\" href=\"#footnote-62-23\" aria-label=\"Footnote 23\"><sup class=\"footnote\">[23]<\/sup><\/a>. Conform\u00e9ment aux principes de protection par copyright, les id\u00e9es et proc\u00e9d\u00e9s \u00e0 la base du fonctionnement d\u2019un logiciel ne sont pas prot\u00e9geables. Il en sera de m\u00eame des bases de donn\u00e9es g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par les programmes<a class=\"footnote\" title=\"V. Assessment Techs. of Wi, LLC v. Wiredata, Inc. 350 F.3d 640.\" id=\"return-footnote-62-24\" href=\"#footnote-62-24\" aria-label=\"Footnote 24\"><sup class=\"footnote\">[24]<\/sup><\/a>. La doctrine de <em>merger<\/em> s\u2019applique pleinement en mati\u00e8re de logiciels, et la jurisprudence ne semble pas favorable \u00e0 une protection des interfaces utilisateurs ou du <em>look and feel<\/em>\u00a0des logiciels<a class=\"footnote\" title=\"V. par exemple Apple Computer, Inc. v. Microsoft, Inc., 35 F.3d 1435 (9th Cir. 1994) (pas de protection pour une interface graphique utilisateur d\u2019Apple)\u00a0; Lotus Development Corp. v. Borland International, Inc., 49 F.3d 807 (1st Cir. 1995) (pas de protection pour des menus d\u00e9roulants). V. \u00e9galement la d\u00e9cision rendue dans l'affaire SAS Institute Inc. v. World Programming Ltd. (case 21-1542, U.S. Court of Appeals, Federal Circuit, 6 April 2023), \u00e0 propos du langage \u00ab SAS \u00bb commercialis\u00e9 par SAS institute. Le d\u00e9fendeur, WPL, avait d\u00e9velopp\u00e9 un programme permettant de convertir et d'ex\u00e9cuter des programmes \u00e9crits en langage SAS, sans reproduire le code des programmes SAS. SAS Institute reprochait \u00e0 WPL d'avoir copi\u00e9 les interfaces de son syst\u00e8mes (incluant les formats d'entr\u00e9e de donn\u00e9es et les formats de sortie des r\u00e9sultats). La Cour d\u2019appel pour le Circuit f\u00e9d\u00e9ral consid\u00e8re que les \u00e9l\u00e9ments pr\u00e9tendument copi\u00e9s sont des id\u00e9es et proc\u00e9d\u00e9s non prot\u00e9geables.\" id=\"return-footnote-62-25\" href=\"#footnote-62-25\" aria-label=\"Footnote 25\"><sup class=\"footnote\">[25]<\/sup><\/a>. En revanche, une d\u00e9cision r\u00e9cente a jug\u00e9 que les interfaces de programmation pouvaient b\u00e9n\u00e9ficier de la protection<a class=\"footnote\" title=\"Oracle America v. Google Inc., 750 F.3d 1339. (Fed. Cir. 2014) cert. denied 135 S. Ct. 2887 (2015). Cette affaire remarqu\u00e9e concerne les interfaces de programmation (API) du langage \u00ab Java \u00bb, d\u00e9velopp\u00e9 par Oracle. Ces interfaces sont des \u00e9l\u00e9ments logiciels, programm\u00e9s en langage Java, organis\u00e9s sous une forme hi\u00e9rarchique et structur\u00e9e, destin\u00e9s \u00e0 \u00eatre int\u00e9gr\u00e9s dans des programmes op\u00e9rant sous l\u2019environnement Java, et correspondant \u00e0 certaines fonctionnalit\u00e9s. L\u2019utilisation de ces API \u00e9vite donc au programmeur de r\u00e9\u00e9crire les parties de programmes correspondant \u00e0 ces fonctionnalit\u00e9s. Ces programmes et \u00e9l\u00e9ments sont distribu\u00e9s par Oracle au travers de plusieurs cat\u00e9gories de licences, comprenant notamment une licence GPL, gratuite, et une licence commerciale, accord\u00e9es en contrepartie du paiement de redevance. La d\u00e9cision se fonde notamment sur la d\u00e9monstration par Oracle de possibilit\u00e9s d\u2019expression diff\u00e9rente des principes \u00e0 la base de ses interfaces. Cette d\u00e9monstration permet d\u2019\u00e9carter l\u2019application de la doctrine de merger\u00a0(fusion). Cet arr\u00eat est particuli\u00e8rement riche et int\u00e9ressant dans ses d\u00e9veloppements sur la port\u00e9e de la protection par copyright en mati\u00e8re de logiciels, notamment au regard de l\u2019application de la distinction \u00ab\u00a0id\u00e9e-expression\u00a0\u00bb et de la doctrine de merger.D. Vasilescu-Palermo, \u00ab APIs and Copyright Protection: The Potential Impact on Software Compatibility in the Programming Industry \u00bb, 16 J. Marshall Rev. Intell. Prop. L. [i] (2016).\" id=\"return-footnote-62-26\" href=\"#footnote-62-26\" aria-label=\"Footnote 26\"><sup class=\"footnote\">[26]<\/sup><\/a>.<\/span><\/p>\n<p>Enfin, les expressions audiovisuelles ou graphiques des logiciels de jeux peuvent \u00eatre prot\u00e9g\u00e9es en tant qu\u2019\u0153uvres audiovisuelles ou graphiques, selon le cas<a class=\"footnote\" title=\"Midway Mfg Co v. Artie Int\u2019l Inc. 547 F Supp 999 (N D III 1982), Affd 704 F 2d 1009 (7th\u00a0Cir.\u00a01983); G. J. Wrenn, \u00ab\u00a0Federal Intellectual Property Protection for Computer Software Audiovisual Look and Feel: The Lanham, Copyright, and Patent Acts\u00a0\u00bb, 4 High Technology Law Journal 279 (1989).\" id=\"return-footnote-62-27\" href=\"#footnote-62-27\" aria-label=\"Footnote 27\"><sup class=\"footnote\">[27]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>192._ Les \u0153uvres musicales_ <\/strong>Les \u0153uvres musicales ne sont pas d\u00e9finies dans la section 101. La section 102(a)(2) vise \u00ab les \u0153uvres musicales, y compris tous textes d\u2019accompagnement \u00bb (\u00ab <em>musical works, including any accompanying words<\/em> \u00bb), sans pr\u00e9cision. Les textes d\u2019accompagnement, et notamment les paroles de chansons (<em>lyrics<\/em>) sont donc prot\u00e9g\u00e9s par le copyright subsistant dans la musique, et non pas par les r\u00e8gles applicables aux \u0153uvres litt\u00e9raires. D\u00e8s lors, les licences l\u00e9gales et exceptions en mati\u00e8re musicale s&rsquo;appliquent n\u00e9cessairement aux paroles et textes accompagnant les musiques. Les arrangements musicaux originaux sont prot\u00e9g\u00e9s comme des \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es.<\/p>\n<p>Les \u0153uvres musicales b\u00e9n\u00e9ficient d&rsquo;une protection qui correspond dans l&rsquo;ensemble \u00e0 celle des autres \u0153uvres, mais sont soumises \u00e0 des licences l\u00e9gales d\u00e9finies tr\u00e8s largement, et notamment \u00e0 une licence l\u00e9gale pour la reproduction et la distribution des \u0153uvres musicales incluses dans des phonogrammes (licence de reproduction m\u00e9canique, d\u00e9nomm\u00e9e mechanical license), applicable \u00e0 la distribution num\u00e9rique des oeuvres, inscrite dans la section 115 du <em>Copyright Act<\/em><a class=\"footnote\" title=\"V. infra, n\u00b0250.\" id=\"return-footnote-62-28\" href=\"#footnote-62-28\" aria-label=\"Footnote 28\"><sup class=\"footnote\">[28]<\/sup><\/a>. Cette licence l\u00e9gale peut \u00eatre remplac\u00e9e par des accords volontaires, ce qui est souvent le cas en pratique, notamment au travers d&rsquo;accords conclus avec la Harry fox Agency. La repr\u00e9sentation publique associ\u00e9e fait quant \u00e0 elle l&rsquo;objet d&rsquo;une gestion collective dont les conditions sont assez \u00e9troitement encadr\u00e9es<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-62-29\" href=\"#footnote-62-29\" aria-label=\"Footnote 29\"><sup class=\"footnote\">[29]<\/sup><\/a>. L&rsquo;ensemble a subi une r\u00e9forme importante au travers du<span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\"><em> Music Modernization Act<\/em> de 2018<a class=\"footnote\" title=\"Orrin G. Hatch \u2013 Bob Goodlatte Music Modernization Act of 2018.\" id=\"return-footnote-62-30\" href=\"#footnote-62-30\" aria-label=\"Footnote 30\"><sup class=\"footnote\">[30]<\/sup><\/a>, qui a notamment \u00a0modernis\u00e9 les r\u00e8gles concernant les autorisations des services de t\u00e9l\u00e9chargement et de <em>streaming<\/em>. Il en sera <\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">question plus loin<a class=\"footnote\" title=\"V. infra, n\u00b0 251.\" id=\"return-footnote-62-31\" href=\"#footnote-62-31\" aria-label=\"Footnote 31\"><sup class=\"footnote\">[31]<\/sup><\/a>.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>193._ Les \u0153uvres dramatiques_ <\/strong>La section 102(a)(3) vise quant \u00e0 elle les \u00ab \u0153uvres dramatiques, y compris toute musique d\u2019accompagnement \u00bb. Cette fois, c\u2019est la musique d\u2019accompagnement qui est int\u00e9gr\u00e9e dans la d\u00e9finition de l\u2019\u0153uvre dramatique. Ce qui peut poser des difficult\u00e9s au regard de l\u2019application des licences l\u00e9gales pr\u00e9vues aux sections 115, 116 et 118 de la loi, qui ne s\u2019appliquent qu\u2019aux \u0153uvres musicales non dramatiques<a class=\"footnote\" title=\"V. infra n\u00b0 250.\" id=\"return-footnote-62-32\" href=\"#footnote-62-32\" aria-label=\"Footnote 32\"><sup class=\"footnote\">[32]<\/sup><\/a>. Sous cette r\u00e9serve, le r\u00e9gime des \u0153uvres dramatiques ne pr\u00e9sente pas de particularit\u00e9s notables.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>194._ Les pantomimes et \u0153uvres chor\u00e9graphiques_<\/strong> Les pantomimes et \u0153uvres chor\u00e9graphiques ne sont pas d\u00e9finies dans la section\u00a0101. L\u2019inclusion des chor\u00e9graphies dans la liste des \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es met fin aux difficult\u00e9s li\u00e9es \u00e0 leur protection indirecte en tant qu\u2019\u0153uvres dramatiques sous l\u2019empire de la loi de 1909. Une chor\u00e9graphie peut donc \u00eatre abstraite<a class=\"footnote\" title=\"Horgan v. Macmillan, Inc., 789 F.2d 157, 160 (2d\u00a0Cir.\u00a01986).\" id=\"return-footnote-62-33\" href=\"#footnote-62-33\" aria-label=\"Footnote 33\"><sup class=\"footnote\">[33]<\/sup><\/a>. En pratique, le crit\u00e8re de fixation pose une imite importante \u00e0 la protection de ces \u0153uvres . Elles peuvent cependant \u00eatre fix\u00e9es, par exemple dans un film ou par un syst\u00e8me de notation<a class=\"footnote\" title=\"Martha Graham School and Dance Foundation, Inc. v. Martha Graham Center of Contemporary Dance, 380 F.3d 624, 632 (2d\u00a0Cir.\u00a02004).\" id=\"return-footnote-62-34\" href=\"#footnote-62-34\" aria-label=\"Footnote 34\"><sup class=\"footnote\">[34]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>195._ Les \u0153uvres artistiques : \u0153uvres picturales, graphiques et de sculpture_ <\/strong>Aux \u00c9tats-Unis comme dans d\u2019autres pays de copyright, le r\u00e9gime de protection des \u0153uvres artistiques a pour effet (sinon pour objectif) d\u2019exclure assez largement les \u0153uvres de l\u2019art appliqu\u00e9 du champ de la protection l\u00e9gale. Les \u0153uvres artistiques ne constituent d\u2019ailleurs pas une cat\u00e9gorie g\u00e9n\u00e9rale dans le <em>Copyright Act<\/em> de 1976. La loi vise en effet, d\u2019une part, les \u0153uvres de peinture, des arts graphiques et de sculpture, et d\u2019autre part, les \u0153uvres d\u2019architecture. La section\u00a0101 d\u00e9finit comme suit les\u00a0\u00ab\u00a0\u0153uvres de peinture, des arts graphiques et de sculpture\u00a0\u00bb\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les \u0153uvres de peinture, des arts graphiques et de sculpture comprennent les \u0153uvres \u00e0 deux ou \u00e0 trois dimensions du domaine des beaux-arts, des arts graphiques et des arts appliqu\u00e9s ainsi que les photographies, estampes et reproductions artistiques, cartes g\u00e9ographiques, globes, graphiques, diagrammes, maquettes et dessins techniques, y compris les plans d\u2019architecture.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>196._ L\u2019art appliqu\u00e9 et l\u2019exclusion des \u00ab articles utiles \u00bb_ <\/strong>La d\u00e9finition des \u0153uvres de peinture, graphiques et de sculpture vaut surtout pour l\u2019exclusion des \u00ab articles utiles \u00bb qu\u2019elle contient. Le texte ajoute en effet :<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ces \u0153uvres comprennent les \u0153uvres artistiques artisanales pour ce qui concerne leur forme, \u00e0 l\u2019exclusion de leurs aspects m\u00e9caniques ou utilitaires\u00a0; le dessin ou mod\u00e8le d\u2019un article utilitaire, tel qu\u2019il est d\u00e9fini dans le pr\u00e9sent article, ne sera consid\u00e9r\u00e9 comme constituant une \u0153uvre de peinture, des arts graphiques ou de sculpture que si, et uniquement dans la mesure o\u00f9, il comporte des \u00e9l\u00e9ments figuratifs, graphiques ou sculpturaux qu\u2019il est possible d\u2019identifier en dehors des aspects utilitaires de l\u2019article en question, et qui peuvent exister ind\u00e9pendamment de ceux-ci.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La section\u00a0101 d\u00e9finit ensuite l\u2019article utilitaire comme\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0un article qui remplit une fonction utilitaire intrins\u00e8que ne consistant pas seulement \u00e0 donner \u00e0 l\u2019article son aspect ou \u00e0 transmettre des informations. L\u2019article qui fait habituellement partie d\u2019un article utilitaire est consid\u00e9r\u00e9 comme un article utilitaire.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Aux termes de ces d\u00e9finitions, les caract\u00e9ristiques utilitaires du dessin ou mod\u00e8le d\u2019un article utilitaire ne sont pas prot\u00e9geables par copyright, m\u00eame si elles pr\u00e9sentent un caract\u00e8re original, et m\u00eame si elles ne sont pas enti\u00e8rement dict\u00e9es par leur fonction. Ce qui revient \u00e0 dire que les formes utilitaires ne sont pas, en principe, prot\u00e9g\u00e9es par copyright. Ainsi des cat\u00e9gories enti\u00e8res d\u2019\u0153uvres de l\u2019art appliqu\u00e9, comme les v\u00eatements, les meubles, les formes d\u2019instruments de musique, d\u2019automobiles, d\u2019accessoires divers et, jusqu\u2019\u00e0 leur inclusion dans la liste des \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es en 1990, les \u0153uvres d\u2019architecture \u00ab\u00a0utilitaires\u00a0\u00bb, sont exclues de la protection<a class=\"footnote\" title=\"Sur les cr\u00e9ations de la mode, W. Potter, \u00ab\u00a0Intellectual Property's Fashion Faux Pas: A Critical Look at the Lack of Protection Afforded Apparel Design under the Current Legal Regime\u00a0\u00bb 16 Intellectual Property Law Bulletin 69 (2011-2012).\" id=\"return-footnote-62-35\" href=\"#footnote-62-35\" aria-label=\"Footnote 35\"><sup class=\"footnote\">[35]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La seule limite \u00e0 l\u2019exclusion concerne les \u00e9l\u00e9ments esth\u00e9tiques s\u00e9parables des aspects utilitaires du dessin ou mod\u00e8le. Ce principe de \u00ab\u00a0s\u00e9parabilit\u00e9\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 d\u00e9gag\u00e9 par la Cour supr\u00eame dans l\u2019affaire <em>Mazer v.\u00a0Stein<\/em><a class=\"footnote\" title=\"347\u00a0US 201 (1954) (rendue \u00e0 propos d\u2019une statuette affix\u00e9e \u00e0 une lampe). Un historique de la jurisprudence et des \u00e9volutions ant\u00e9rieures au Copyright Act peut \u00eatre trouv\u00e9e dans l\u2019arr\u00eat Esquire, Inc. v. Ringer, 591 F.2d 796, (D.C.\u00a0Cir.\u00a01978).\" id=\"return-footnote-62-36\" href=\"#footnote-62-36\" aria-label=\"Footnote 36\"><sup class=\"footnote\">[36]<\/sup><\/a>. Il a donn\u00e9 lieu \u00e0 une jurisprudence complexe qui n\u2019a pas r\u00e9solu toutes les difficult\u00e9s<a class=\"footnote\" title=\"Les diff\u00e9rents tests propos\u00e9s sont discut\u00e9s dans Pivot Point Int\u2019l, Inc. v. Charlene Prods., Inc., 372 F.3d 913 (7th\u00a0Cir.\u00a02004). Pr\u00e9cisons que la s\u00e9parabilit\u00e9 n\u2019est pas n\u00e9cessairement physique, et peut \u00eatre conceptuelle, ce qui ne facile pas l\u2019analyse (\u00ab\u00a0Conceptual separability exists, therefore, when the artistic aspects of an article can be \u201cconceptualized as existing independently of their utilitarian function.\u201d Carol Barnhart, 773 F.2d at\u00a0418. This independence is necessarily informed by \u201cwhether the design elements can be identified as reflecting the designer\u2019s artistic judgment exercised independently of functional influences.\u201d Brandir, 834 F.3d at\u00a01145. If the elements do reflect the independent, artistic judgment of the designer, conceptual separability exists. Conversely, when the design of a useful article is \u201cas much the result of utilitarian pressures as aesthetic choices,\u201d id. at 1147, the useful and aesthetic elements are not conceptually separable\u00a0\u00bb. Pivot Point Int\u2019l, pr\u00e9cit\u00e9, p. 16).\" id=\"return-footnote-62-37\" href=\"#footnote-62-37\" aria-label=\"Footnote 37\"><sup class=\"footnote\">[37]<\/sup><\/a>. La Cour supr\u00eame a cependant rendu en 2017 une d\u00e9cision importante dans son arr\u00eat <em>Star Athletica v. Varsity Brands, Inc.<\/em><a class=\"footnote\" title=\"580 U.S. _, 137 S. Ct. 1002.\" id=\"return-footnote-62-38\" href=\"#footnote-62-38\" aria-label=\"Footnote 38\"><sup class=\"footnote\">[38]<\/sup><\/a>, en consacrant une interpr\u00e9tation des conditions \u00e9tablies par le paragraphe 101 plut\u00f4t favorable \u00e0 la protection des motifs et d\u00e9corations de surface, et en proposant un test qui met fin aux h\u00e9sitations de la jurisprudence sur ce point. Le litige portait sur des motifs appos\u00e9s sur des uniformes de <em>cheerleaders<\/em>, d\u00e9pos\u00e9s au <em>Copyright Office<\/em> par leur fabricant, et repris par un concurrent. La Cour de district avait jug\u00e9 que les motifs des uniformes n&rsquo;\u00e9taient pas s\u00e9parables, physiquement et conceptuellement, des v\u00eatements, et \u00e9taient d\u00e8s lors exclus d&rsquo;une protection par copyright. La Cour d&rsquo;appel du 6e circuit avait infirm\u00e9 en consid\u00e9rant au contraire que les graphiques pouvaient \u00eatre identifi\u00e9s s\u00e9par\u00e9ment et pouvaient exister ind\u00e9pendamment des uniformes au sens du paragraphe 101. La Cour Supr\u00eame a confirm\u00e9 cette analyse, en posant comme principe qu&rsquo;\u00ab une caract\u00e9ristique incorpor\u00e9e dans le mod\u00e8le d&rsquo;un article utilitaire est \u00e9ligible \u00e0 la protection par copyright (&#8230;) si cette caract\u00e9ristique (1) peut \u00eatre per\u00e7ue comme une \u0153uvre d&rsquo;art en deux ou trois dimensions s\u00e9par\u00e9e de l&rsquo;article utile, et (2) pourrait \u00eatre qualifi\u00e9e d&rsquo;\u0153uvre picturale, graphique ou de sculpture \u2013 en elle-m\u00eame, ou fix\u00e9e sur un support d&rsquo;expression tangible \u2013 si elle \u00e9tait imagin\u00e9e (vue) s\u00e9par\u00e9ment de l&rsquo;article utile dans lequel elle est incorpor\u00e9e \u00bb.<\/p>\n<p>L&rsquo;exclusion a bien \u00e9videmment des cons\u00e9quences sur la protection internationale des \u0153uvres de l\u2019art appliqu\u00e9 originaires des \u00c9tats-Unis, au regard des dispositions de l\u2019article 2(7) de la Convention de Berne.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>197._ Les \u0153uvres d\u2019architecture_<\/strong><a class=\"footnote\" title=\"D. E. Shipley, \u00ab The Architectural Works Copyright Protection Act at Twenty: Has Full Protection Made a Difference \u00bb, 18 J. Intell. Prop. L. 1 (2010-2011).\" id=\"return-footnote-62-39\" href=\"#footnote-62-39\" aria-label=\"Footnote 39\"><sup class=\"footnote\">[39]<\/sup><\/a> Les \u0153uvres d\u2019architecture \u00e0 caract\u00e8re utilitaire (donc la plupart des b\u00e2timents) n\u2019\u00e9taient pas prot\u00e9g\u00e9es sous l\u2019empire de la loi de 1909, ni sous celui du <em>Copyright Act<\/em> de 1976 dans sa version d\u2019origine. En revanche, les \u0153uvres d\u2019architectures non utilitaires et assimilables \u00e0 des \u0153uvres d\u2019art, comme la Statue de la Libert\u00e9 ou la Tour Eiffel, \u00e9taient bien prot\u00e9g\u00e9es en tant qu&rsquo;oeuvres artistiques<a class=\"footnote\" title=\"Exemples cit\u00e9s dans Zitz v.\u00a0Pereira, 232\u00a0F\u00a03d 290 (2nd\u00a0Cir.\u00a02000)). V. Fotomat Corp. v. Photo Drive-Thru, Inc., 425 F. Supp. 693, 707 (D.N.J.1977).\" id=\"return-footnote-62-40\" href=\"#footnote-62-40\" aria-label=\"Footnote 40\"><sup class=\"footnote\">[40]<\/sup><\/a>. Pour les autres, seuls les plans architecturaux b\u00e9n\u00e9ficiaient d\u2019une protection en tant que dessins<a class=\"footnote\" title=\"1909 Act, \u00a7 5(i), 17 U.S.C. \u00a7 101 (d\u00e9finition des \u0153uvres picturales, graphiques et de sculpture pr\u00e9cit\u00e9e).\" id=\"return-footnote-62-41\" href=\"#footnote-62-41\" aria-label=\"Footnote 41\"><sup class=\"footnote\">[41]<\/sup><\/a>. Cette protection interdisait la copie des plans, mais ne permettait pas au titulaire des droits de s\u2019opposer \u00e0 la construction de l\u2019immeuble d\u00e9crit dans ces plans, quelle que soit son originalit\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"Imperial Homes Corp. v. Lamont, 458 F.2d 895, 899 (5th\u00a0Cir.\u00a01972)\u00a0; Demetriades v. Kaufman, 680 F. Supp. 658, 665 (SDNY\u00a01988).\" id=\"return-footnote-62-42\" href=\"#footnote-62-42\" aria-label=\"Footnote 42\"><sup class=\"footnote\">[42]<\/sup><\/a>. Cette position \u00e9tait incompatible avec le texte de la Convention de Berne. En cons\u00e9quence, l\u2019<em>Architectural Works Copyright Protection Act<\/em> de 1990 a modifi\u00e9 le texte du <em>Copyright Act<\/em> de mani\u00e8re \u00e0 inclure express\u00e9ment les \u0153uvres d\u2019architecture dans la liste des \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es. Cependant seuls sont prot\u00e9g\u00e9s les b\u00e2timents construits apr\u00e8s le 1erd\u00e9cembre 1990<a class=\"footnote\" title=\"V. Regulation \u00a7\u00a0202.11(d), qui exclut la possibilit\u00e9 d\u2019un enregistrement pour ces \u0153uvres. V. Bryce &amp; Palazzola Architects &amp; Assocs., Inc. v. A.M.E. Group, Inc.,\u00a0865 F. Supp. 401, 406 (E.D.Mich.1994)).\" id=\"return-footnote-62-43\" href=\"#footnote-62-43\" aria-label=\"Footnote 43\"><sup class=\"footnote\">[43]<\/sup><\/a>. La section\u00a0101 du Copyright Act d\u00e9finit d\u00e9sormais une \u0153uvre d\u2019architecture comme\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0le dessin d\u2019un \u00e9difice mat\u00e9rialis\u00e9 par un moyen d\u2019expression, y compris un \u00e9difice, des plans d\u2019architecture ou des esquisses. Elle comprend la forme ext\u00e9rieure ainsi que l\u2019agencement et la composition des espaces et des \u00e9l\u00e9ments dans le dessin, mais non les divers \u00e9l\u00e9ments types.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La r\u00e9f\u00e9rence faite aux \u00e9difices (<em>buildings<\/em>) exclut de la d\u00e9finition de nombreuses structures comme les trottoirs, promenades, canaux ou encore les jardins. L\u2019exclusion des \u00ab\u00a0\u00e9l\u00e9ments types\u00a0\u00bb vise par exemple les portes, fen\u00eatres ou volets (sans doute \u00e9galement exclus de la protection par applications des r\u00e8gles g\u00e9n\u00e9rales concernant les \u0153uvres artistiques).<\/p>\n<p>Le r\u00e9gime des \u0153uvres d\u2019architecture pr\u00e9sente plusieurs particularit\u00e9s. Aux termes de la section\u00a0120 du <em>Copyright Act<\/em>, le copyright sur une \u0153uvre d\u2019architecture construite ne permet pas d\u2019interdire la r\u00e9alisation, la diffusion ou l\u2019exposition publique d\u2019images, de peintures, de photographies ou d\u2019autres repr\u00e9sentations graphiques de l\u2019\u0153uvre, si l\u2019\u00e9difice qui l\u2019incorpore est situ\u00e9 dans un lieu public ou est habituellement visible depuis ce lieu. En outre, les propri\u00e9taires d\u2019un \u00e9difice incorporant une \u0153uvre d\u2019architecture peuvent, sans le consentement du titulaire du copyright sur l\u2019\u0153uvre, apporter des modifications \u00e0 cet \u00e9difice ou autoriser de telles modifications, et d\u00e9truire cet \u00e9difice ou en autoriser la destruction<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0120(b).\" id=\"return-footnote-62-44\" href=\"#footnote-62-44\" aria-label=\"Footnote 44\"><sup class=\"footnote\">[44]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>198._ Les \u0153uvres audiovisuelles_ <\/strong>En mati\u00e8re audiovisuelle le <em>Copyright Act<\/em> distingue les \u0153uvres audiovisuelles (<em>audiovisual works<\/em>), d\u2019une part, qui repr\u00e9sentent la cat\u00e9gorie g\u00e9n\u00e9rale, et les films (<em>motion pictures<\/em>), d\u2019autre part, qui n\u2019en sont qu\u2019une sous-cat\u00e9gorie. La section\u00a0101 d\u00e9finit les \u0153uvres audiovisuelles comme suit:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les \u0153uvres audiovisuelles sont des \u0153uvres consistant en une s\u00e9rie d\u2019images li\u00e9es entre elles qui sont intrins\u00e8quement destin\u00e9es \u00e0 \u00eatre montr\u00e9es gr\u00e2ce \u00e0 des machines, ou \u00e0 des appareils tels que des projecteurs, des visionneuses ou du mat\u00e9riel \u00e9lectronique, avec la sonorisation d\u2019accompagnement le cas \u00e9ch\u00e9ant, ind\u00e9pendamment de la nature des objets mat\u00e9riels, tels que films ou bandes, qui servent de support \u00e0 ces \u0153uvres.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Les films (<em>motion pictures<\/em>) sont quant \u00e0 eux d\u00e9finis comme \u00ab\u00a0des \u0153uvres audiovisuelles consistant en une s\u00e9rie d\u2019images li\u00e9es entre elles, accompagn\u00e9es de sons le cas \u00e9ch\u00e9ant, qui, lorsqu\u2019elles sont projet\u00e9es successivement, donnent une impression de mouvement\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Un jeu vid\u00e9o peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une \u0153uvre audiovisuelle<a class=\"footnote\" title=\"Midway Mfg Co v. Artie Int\u2019l Inc. 547 F Supp 999 (N D III 1982), Affd 704 F 2d 1009 (7th\u00a0Cir.\u00a01983).\" id=\"return-footnote-62-45\" href=\"#footnote-62-45\" aria-label=\"Footnote 45\"><sup class=\"footnote\">[45]<\/sup><\/a>, mais ne constitue pas un film. Une pr\u00e9sentation de diapositives pourrait \u00e9galement \u00eatre qualifi\u00e9e d\u2019\u0153uvre audiovisuelle.<\/p>\n<p>Le r\u00e9gime des \u0153uvres audiovisuelles et des films est proche. Cependant certaines r\u00e8gles, notamment certaines incriminations p\u00e9nales<a class=\"footnote\" title=\"18\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a02319(b).\" id=\"return-footnote-62-46\" href=\"#footnote-62-46\" aria-label=\"Footnote 46\"><sup class=\"footnote\">[46]<\/sup><\/a>, ou exceptions<a class=\"footnote\" title=\"Par exemple l\u2019exception issue du Family Movie Act de 2005 (Pub. L.\u00a0No.\u00a0109-9, 119\u00a0Stat.\u00a0218, 223), inscrite au paragraphe\u00a0110(11) de la loi. V. infra n\u00b0\u00a0250.\" id=\"return-footnote-62-47\" href=\"#footnote-62-47\" aria-label=\"Footnote 47\"><sup class=\"footnote\">[47]<\/sup><\/a>, visent uniquement les films.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>199._ Les enregistrements sonores (<em>sound recordings<\/em>)_\u00a0<\/strong>Aux \u00c9tats-Unis, depuis le <em>Sound Recordings Amendments Act de 1971<\/em><a class=\"footnote\" title=\"Pub. L.\u00a0No, 92-140, \u00a7\u00a01, 85\u00a0Stat.\u00a0391.\" id=\"return-footnote-62-48\" href=\"#footnote-62-48\" aria-label=\"Footnote 48\"><sup class=\"footnote\">[48]<\/sup><\/a>, dont les dispositions ont \u00e9t\u00e9 reprises dans le <em>Copyright Act<\/em>\u00a0de 1976, les enregistrements sonores (<em>sound recordings<\/em>) sont consid\u00e9r\u00e9s comme des \u0153uvres de l\u2019esprit et sont prot\u00e9g\u00e9s par copyright, sous condition d\u2019originalit\u00e9.<\/p>\n<p>Jusqu&rsquo;au <em>Music Modernisation Act<\/em> de 2018, cette\u00a0protection portait seulement sur les enregistrements sonores fix\u00e9s \u00e0 partir du 15 f\u00e9vrier 1972. Les enregistrements fix\u00e9s ant\u00e9rieurement \u00e0 cette date pouvaient cependant b\u00e9n\u00e9ficier de la protection, directe ou indirecte, offerte par la loi de certains \u00c9tats, au travers des <em>torts<\/em> de concurrence d\u00e9loyale ou de lois sp\u00e9cifiques<a class=\"footnote\" title=\"V. Capitol Records v. Naxos of America, 2005 NY Slip Op\u00a002570, 4 NY3d 540 (NY April\u00a05, 2005), Par exemple, pour la Californie, au travers du \u00a7\u00a0653h du Code p\u00e9nal, qui codifie une loi de 1968.Le principe de pr\u00e9emption est report\u00e9 \u00e0 la date fix\u00e9e par 17 U.S.C. \u00a7\u00a7 301(c)\u00a0: \u00ab\u00a0c) En ce qui concerne les enregistrements sonores fix\u00e9s avant le 15 f\u00e9vrier 1972, les droits et les sanctions existant en vertu de la common law ou des lois d\u2019un \u00c9tat ne seront ni annul\u00e9s ni limit\u00e9s par les dispositions du pr\u00e9sent titre avant le 15 f\u00e9vrier 2067. Les dispositions de l\u2019alin\u00e9a a) sur la pr\u00e9emption sont applicables aux droits et sanctions ainsi vis\u00e9s relatifs \u00e0 tout motif de poursuites r\u00e9sultant d\u2019actes entrepris \u00e0 partir du 15 f\u00e9vrier 2067. Nonobstant les dispositions de l\u2019article 303, aucun enregistrement sonore fix\u00e9 avant le 15 f\u00e9vrier 1972 ne sera soumis au copyright en vertu du pr\u00e9sent titre avant ou apr\u00e8s le 15 f\u00e9vrier 2067\u00a0\u00bb (traduction OMPI modifi\u00e9e).\" id=\"return-footnote-62-49\" href=\"#footnote-62-49\" aria-label=\"Footnote 49\"><sup class=\"footnote\">[49]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La loi pr\u00e9voit d\u00e9sormais une protection (partielle) de ces phonogrammes, qui se rapproche de celle pr\u00e9vue pour ceux fix\u00e9s apr\u00e8s le 15 f\u00e9vrier 1972 (<em>Copyright Act<\/em>, sect. 1401). Les rem\u00e8des accord\u00e9s par la loi aux titulaires de droits sur les enregistrements sonores sont disponibles sous r\u00e9serve de l&rsquo;enregistrement des phonogrammes concern\u00e9s au <em>Copyright Office<\/em> et de l&rsquo;\u00e9coulement d&rsquo;une p\u00e9riode de 90 jours apr\u00e8s inscription. Les licences l\u00e9gales pr\u00e9vues pour les phonogrammes post-1972 sont \u00e9galement applicables aux phonogrammes pr\u00e9-1972. En outre, une exception sp\u00e9cifique est pr\u00e9vue pour l&rsquo;exploitation non commerciale des phonogrammes pr\u00e9-1972 non exploit\u00e9s dans le commerce.<br \/>\nDe mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, la protection ne concerne que les actes r\u00e9alis\u00e9s apr\u00e8s l&rsquo;entr\u00e9e en vigueur de la loi nouvelle. Elle perdure 95 ans \u00e0 compter de la premi\u00e8re publication du phonogramme, sous r\u00e9serve de l&rsquo;application de p\u00e9riodes suppl\u00e9mentaires, calcul\u00e9es comme suit :<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">pour les enregistrements publi\u00e9s pour la premi\u00e8re fois avant 1923, la p\u00e9riode compl\u00e9mentaire se termine le 31 d\u00e9cembre 2021 ;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">pour les enregistrements publi\u00e9s pour la premi\u00e8re fois entre 1923 et 1946, la p\u00e9riode compl\u00e9mentaire est de 5 ans \u00e0 compter de l&rsquo;expiration de la dur\u00e9e de 95 ans ;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">pour les enregistrements publi\u00e9s pour la premi\u00e8re fois entre 1947 et 1956, la p\u00e9riode compl\u00e9mentaire est de 15 ans \u00e0 compter de l&rsquo;expiration de la dur\u00e9e de 95 ans ;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">pour tous les autres enregistrements publi\u00e9s pour la premi\u00e8re fois avant le 15 f\u00e9vrier 1972, la p\u00e9riode compl\u00e9mentaire expire le 15 f\u00e9vrier 2067<a class=\"footnote\" title=\"Rappelons que la dur\u00e9e de protection des phonogrammes fix\u00e9s apr\u00e8s le 15 f\u00e9vrier 1972 est en principe (lorsqu'ils sont consid\u00e9r\u00e9s comme des works made for hire, ce qui sera le plus souvent le cas) la p\u00e9riode la plus courte entre 95 ans \u00e0 compter de leur publication ou 120 ans \u00e0 compter de leur fixation.\" id=\"return-footnote-62-50\" href=\"#footnote-62-50\" aria-label=\"Footnote 50\"><sup class=\"footnote\">[50]<\/sup><\/a>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les lois \u00e9tatiques correspondantes sont d\u00e9sormais pr\u00e9empt\u00e9es par la loi f\u00e9d\u00e9rale (sect. 301 mod.). La r\u00e9forme a \u00e9galement n\u00e9cessit\u00e9 l&rsquo;adoption par le <em>Copyright Office<\/em> de r\u00e8gles concernant la d\u00e9claration et la transmission d&rsquo;informations sur les enregistrements sonores fix\u00e9es avant 1972.<\/p>\n<p><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">Les enregistrements sonores sont d\u00e9finis \u00e0 la section 101 comme :<\/span><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0des \u0153uvres qui r\u00e9sultent de la fixation d\u2019une s\u00e9rie de sons musicaux, parl\u00e9s ou autres, \u00e0 l\u2019exclusion des sons qui accompagnent un film cin\u00e9matographique ou une autre \u0153uvre audiovisuelle, ind\u00e9pendamment de la nature des objets mat\u00e9riels, tels que disques, bandes ou autres phonogrammes, qui leur servent de support.\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Traduction OMPI.\" id=\"return-footnote-62-51\" href=\"#footnote-62-51\" aria-label=\"Footnote 51\"><sup class=\"footnote\">[51]<\/sup><\/a><\/p>\n<p>La loi op\u00e8re une distinction entre les enregistrements sonores (<em>sound recordings<\/em>), qui constituent des \u0153uvres de l\u2019esprit, et les phonogrammes (<em>phonorecord<\/em>s), qui d\u00e9signent le support mat\u00e9riel de l\u2019enregistrement.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les phonogrammes sont des supports mat\u00e9riels sur lesquels des sons, \u00e0 l\u2019exception de ceux qui accompagnent un film cin\u00e9matographique ou toute autre \u0153uvre audiovisuelle, sont fix\u00e9s par toute m\u00e9thode connue \u00e0 la date d\u2019adoption de la pr\u00e9sente loi ou mise au point ult\u00e9rieurement, et \u00e0 partir desquels les sons peuvent \u00eatre per\u00e7us, reproduits ou communiqu\u00e9s de toute autre mani\u00e8re, soit directement, soit \u00e0 l\u2019aide d\u2019une machine ou d\u2019un dispositif. Le terme \u201cphonogrammes\u201d comprend le support mat\u00e9riel sur lequel les sons sont fix\u00e9s pour la premi\u00e8re fois.\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-62-52\" href=\"#footnote-62-52\" aria-label=\"Footnote 52\"><sup class=\"footnote\">[52]<\/sup><\/a><\/p>\n<p>Les droits sur les enregistrements sonores sont particuli\u00e8rement limit\u00e9s. Tout d\u2019abord, le droit de reproduction ne porte que sur la reproduction des sons fix\u00e9s dans l\u2019enregistrement, et ne couvre pas les sons, m\u00eame identiques, fix\u00e9s de mani\u00e8re ind\u00e9pendante<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0114(b). V. infra n\u00b0225.\" id=\"return-footnote-62-53\" href=\"#footnote-62-53\" aria-label=\"Footnote 53\"><sup class=\"footnote\">[53]<\/sup><\/a>. Ensuite, le droit de produire des \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es (droit d\u2019adaptation) ne porte que sur la cr\u00e9ation d\u2019une \u0153uvre d\u00e9riv\u00e9e dans laquelle les sons fix\u00e9s dans l\u2019enregistrement sonore font l\u2019objet d\u2019un nouvel arrangement, sont remix\u00e9s ou sont modifi\u00e9s de toute autre mani\u00e8re dans leur encha\u00eenement ou leur qualit\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-62-54\" href=\"#footnote-62-54\" aria-label=\"Footnote 54\"><sup class=\"footnote\">[54]<\/sup><\/a>. Surtout, le droit de repr\u00e9sentation ne couvre que la transmission audionum\u00e9rique<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0106(4), 106(6), 114(a). Ce droit a \u00e9t\u00e9 introduit en 1995 par le Digital Performance Right in Sound Recordings Act. Les communications au public par voie analogique demeurent exclues du monopole.\" id=\"return-footnote-62-55\" href=\"#footnote-62-55\" aria-label=\"Footnote 55\"><sup class=\"footnote\">[55]<\/sup><\/a>, et est par ailleurs soumis \u00e0 un m\u00e9canisme complexe de licence l\u00e9gale<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0114(d)-(j). Le Digital Performance Right in Sound Recordings Act a introduit une licence l\u00e9gale pour les services num\u00e9riques \u00e0 abonnement non interactifs (noninteractive subscription services). \u00c0 d\u00e9faut d\u2019accord entre les titulaires des droits et les diffuseurs sur les taux applicables, la loi pr\u00e9voit un m\u00e9canisme d\u2019arbitrage sous l\u2019\u00e9gide du Copyright Office. En 1998, le champ des transmissions soumises au r\u00e9gime de licence l\u00e9gale a \u00e9t\u00e9 \u00e9tendu aux transmissions sur les r\u00e9seaux num\u00e9riques sans abonnement (nonsubscription webcasting). La licence l\u00e9gale couvre donc d\u00e9sormais les services num\u00e9riques \u00e0 abonnement non interactifs (a\u00e9riens ou sur r\u00e9seau), ainsi que les transmissions num\u00e9riques sur les r\u00e9seaux sans abonnement.\" id=\"return-footnote-62-56\" href=\"#footnote-62-56\" aria-label=\"Footnote 56\"><sup class=\"footnote\">[56]<\/sup><\/a>.\u00a0Aucune licence l\u00e9gale ou gestion collective obligatoire n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 institu\u00e9e pour les repr\u00e9sentations num\u00e9riques des enregistrements sonores sur les services interactifs. Comme auparavant, les droits correspondants devront \u00eatre obtenus aupr\u00e8s des producteurs.<\/p>\n<p>Enfin, on notera que le <em>Music Modernisation Act<\/em> de 2018 a consacr\u00e9 un droit \u00a0\u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration des producteurs (r\u00e9alisateurs artistiques), mixeurs et ing\u00e9nieurs du son sur les r\u00e9mun\u00e9rations vers\u00e9es au titre des enregistrements sonores sur les services interactifs), dont il sera question plus loin<a class=\"footnote\" title=\"V. infra n\u00b0273.\" id=\"return-footnote-62-57\" href=\"#footnote-62-57\" aria-label=\"Footnote 57\"><sup class=\"footnote\">[57]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>200._ Les compilations (incluant les \u0153uvres collectives) et les \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es_ <\/strong>La loi f\u00e9d\u00e9rale contient des dispositions sp\u00e9cifiques traitant de la protection des compilations, incluant les \u0153uvres collectives, et les \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es.<\/p>\n<p>Les compilations, tout d\u2019abord, sont d\u00e9finies par la section\u00a0101 comme les \u0153uvres \u00ab\u00a0constitu\u00e9e(s) par la r\u00e9union et l\u2019assemblage de mat\u00e9riel pr\u00e9existant ou de donn\u00e9es qui sont choisis, coordonn\u00e9s ou dispos\u00e9s de telle sorte que l\u2019ouvrage en r\u00e9sultant constitue dans son ensemble une \u0153uvre de l\u2019esprit originale\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Cette cat\u00e9gorie comprend les \u0153uvres collectives, d\u00e9finies comme les \u0153uvres, les publications p\u00e9riodiques, les anthologies ou les encyclop\u00e9dies, \u00ab\u00a0qui r\u00e9uni[ssent] dans un ensemble collectif un certain nombre de contributions, constituant en elles-m\u00eames des \u0153uvres distinctes et ind\u00e9pendantes\u00a0\u00bb. Les \u0153uvres collectives sont l\u2019objet d\u2019une pr\u00e9somption sp\u00e9cifique en mati\u00e8re de titularit\u00e9, dont il sera question plus loin<a class=\"footnote\" title=\"V. infra n\u00b0\u00a0220.\" id=\"return-footnote-62-58\" href=\"#footnote-62-58\" aria-label=\"Footnote 58\"><sup class=\"footnote\">[58]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Aux termes de la section\u00a0101, l\u2019\u0153uvre d\u00e9riv\u00e9e est d\u00e9finie comme\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0une \u0153uvre cr\u00e9\u00e9e sur la base d\u2019une ou plusieurs \u0153uvres pr\u00e9existantes, par exemple une traduction, un arrangement musical, une adaptation sous forme de drame ou de roman, une version cin\u00e9matographique, un enregistrement sonore, une reproduction artistique, une version abr\u00e9g\u00e9e ou condens\u00e9e ou toute autre forme sous laquelle une \u0153uvre peut \u00eatre refondue, transform\u00e9e ou adapt\u00e9e. Une \u0153uvre comprenant des r\u00e9visions r\u00e9dactionnelles, des annotations, des \u00e9laborations ou toutes autres modifications constituant, dans leur ensemble, une \u0153uvre de l\u2019esprit originale, est une \u0153uvre d\u00e9riv\u00e9e.\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Traduction OMPI modifi\u00e9e.\" id=\"return-footnote-62-59\" href=\"#footnote-62-59\" aria-label=\"Footnote 59\"><sup class=\"footnote\">[59]<\/sup><\/a><\/p>\n<p>La section\u00a0103(a) du <em>Copyright Act<\/em> pr\u00e9cise que l\u2019objet du copyright, tel qu\u2019il est d\u00e9fini \u00e0 l\u2019article\u00a0102, comprend les compilations et \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es, mais ajoute, de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, que la protection d\u2019une \u0153uvre comprenant du mat\u00e9riel pr\u00e9existant prot\u00e9g\u00e9 par le droit d\u2019auteur ne s\u2019\u00e9tend en aucun cas \u00e0 une partie de l\u2019\u0153uvre dans laquelle ledit mat\u00e9riel a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 de mani\u00e8re illicite. Cette r\u00e8gle est pr\u00e9cis\u00e9e pour les compilations et \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es \u00e0 l\u2019article\u00a0103(b), qui dispose\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le copyright sur une compilation ou une \u0153uvre d\u00e9riv\u00e9e ne porte que sur le mat\u00e9riel fourni par l\u2019auteur de ladite \u0153uvre, et non sur le mat\u00e9riel pr\u00e9existant utilis\u00e9 dans l\u2019\u0153uvre, et n\u2019emporte aucun droit exclusif sur ce dernier. Le copyright sur une \u0153uvre de cette nature est ind\u00e9pendant de toute protection du mat\u00e9riel pr\u00e9existant au titre du copyright et n\u2019a aucune incidence sur l\u2019\u00e9tendue, la dur\u00e9e, la titularit\u00e9 ou l\u2019existence de celle-ci.\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-62-60\" href=\"#footnote-62-60\" aria-label=\"Footnote 60\"><sup class=\"footnote\">[60]<\/sup><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>201._ Les bases de donn\u00e9es_ <\/strong>Aux \u00c9tats-Unis les bases de donn\u00e9es sont prot\u00e9geables en tant que compilations. Cette protection ne s\u2019\u00e9tend pas au contenu, et le crit\u00e8re d\u2019originalit\u00e9 de droit commun s\u2019applique. Dans l\u2019arr\u00eat <em>Feist Publications, Inc. v. Rural Telephone Service Co.<\/em><a class=\"footnote\" title=\"499\u00a0U.S.\u00a0340 (1991).\" id=\"return-footnote-62-61\" href=\"#footnote-62-61\" aria-label=\"Footnote 61\"><sup class=\"footnote\">[61]<\/sup><\/a>, la Cour supr\u00eame a jug\u00e9 que les pages blanches d\u2019un annuaire t\u00e9l\u00e9phonique comprenant une pr\u00e9sentation alphab\u00e9tique et exhaustive des abonn\u00e9s, n\u2019\u00e9taient pas prot\u00e9geables \u00e0 d\u00e9faut d\u2019originalit\u00e9 dans la s\u00e9lection et la mise en forme des informations compil\u00e9es. Elle a pr\u00e9cis\u00e9 qu\u2019\u00ab\u00a0une compilation de faits (<em>factual compilation<\/em>) est \u00e9ligible \u00e0 la protection par copyright si elle consiste dans une s\u00e9lection ou un arrangement original de faits, mais [que] le copyright est limit\u00e9 \u00e0 la s\u00e9lection ou \u00e0 l\u2019arrangement particulier. En aucun cas le copyright ne peut s\u2019\u00e9tendre aux faits eux-m\u00eames.\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Points\u00a0350 et 351. Pour d\u2019autres d\u00e9cisions sur des annuaires ou des compilations d\u2019informations, V.\u00a0Key Publications, Inc. v. Chinatown Today Publishing Enterprises, Inc., 945 F.2d 509, 513-14 (2d\u00a0Cir.\u00a01991) (Pages jaunes prot\u00e9geables)\u00a0; Bellsouth Advertising &amp; Publishing Corp. v. Donnelly Info. Publishing, Inc., 999 F.2d 1436, 1441-44 (11th\u00a0Cir.\u00a01993) (en banc) (Pages jaunes non prot\u00e9geables)\u00a0; Warren Publishing, Inc. v. Microdos Data Corp., 115 F.3d 1509, 1517-19 (11th\u00a0Cir.\u00a01997) (cable television industry factbook non prot\u00e9geable).\" id=\"return-footnote-62-62\" href=\"#footnote-62-62\" aria-label=\"Footnote 62\"><sup class=\"footnote\">[62]<\/sup><\/a><\/p>\n<p>Depuis 1999 plusieurs projets de loi instituant une protection des bases de donn\u00e9es non originales, notamment au travers de principes de concurrence d\u00e9loyale, ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9s au Congr\u00e8s<a class=\"footnote\" title=\"V. notamment Le Collections of Information Antipiracy Act, HR354, et Le Consumer and Investor Access to Information Act, HR1858, introduits en 1999 (sur ces projets, V. A.\u00a0Perkins, \u00ab\u00a0United States still no closer to database legislation\u00a0\u00bb [2000] EIPR\u00a0366). \u00c9galement Bills HR 3261 and HR 3872.\" id=\"return-footnote-62-63\" href=\"#footnote-62-63\" aria-label=\"Footnote 63\"><sup class=\"footnote\">[63]<\/sup><\/a>. Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent ces projets n\u2019ont pas abouti.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>202._ Les \u0153uvres non cit\u00e9es dans le <em>Copyright Act<\/em>_ <\/strong>La liste des \u0153uvres prot\u00e9geables dans le <em>Copyright Act<\/em> n\u2019est pas limitative<a class=\"footnote\" title=\"H.R. Rep. No. 94-1476 (1976), p. 51 (\u00ab\u00a0Authors are continually finding new ways of expressing themselves, but it is impossible to foresee the forms that these new expressive methods will take. The bill does not intend either to freeze the scope of copyrightable technology or to allow unlimited expansion into areas ... completely outside the present congressional intent. Section 102 implies neither that that subject matter is unlimited nor that new forms of expression within that general area of subject matter would necessarily be unprotected\u00a0\u00bb.).\" id=\"return-footnote-62-64\" href=\"#footnote-62-64\" aria-label=\"Footnote 64\"><sup class=\"footnote\">[64]<\/sup><\/a>. La jurisprudence a ainsi admis \u00e0 la protection des cr\u00e9ations en dehors des cat\u00e9gories l\u00e9gales d\u00e9finies, comme des arrangements de couleurs<a class=\"footnote\" title=\"Primcot Fabrics v. Kleinfab Corp., 368 G. Supp. 48 (S.D.NY. 1974).\" id=\"return-footnote-62-65\" href=\"#footnote-62-65\" aria-label=\"Footnote 65\"><sup class=\"footnote\">[65]<\/sup><\/a> ou des jeux de sc\u00e8nes<a class=\"footnote\" title=\"Universal Pictures v. Harold Lloyd Corp., 162 F.2d. 354 (9th Cir. 1947).\" id=\"return-footnote-62-66\" href=\"#footnote-62-66\" aria-label=\"Footnote 66\"><sup class=\"footnote\">[66]<\/sup><\/a>. Dans une affaire <em>Kelley v. Chicago Park District<\/em><a class=\"footnote\" title=\"Chapman Kelley v. Chicago Park District, No.\u00a008-3701 and 08-3712 (7th Cir. Feb. 15, 2011).\" id=\"return-footnote-62-67\" href=\"#footnote-62-67\" aria-label=\"Footnote 67\"><sup class=\"footnote\">[67]<\/sup><\/a>, la Cour d\u2019appel pour le 7e circuit f\u00e9d\u00e9ral a \u00e9cart\u00e9 la protection des jardins par copyright, non pas \u00e0 raison de l\u2019impossibilit\u00e9 de les rattacher \u00e0 une cat\u00e9gorie l\u00e9gale, mais en leur d\u00e9niant la qualit\u00e9 de \u00ab forme d\u2019expression \u00bb au sens du <em>Copyright Act<\/em> :<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0ce n\u2019est pas [l\u00e0] le genre d\u2019activit\u00e9 cr\u00e9atrice requise pour le copyright. Dans la mesure o\u00f9 des semences ou des plantations peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme un \u201cmoyen d\u2019expression\u201d, elles trouvent leur origine dans la nature et ce sont les forces naturelles, et non l\u2019esprit du jardinier, qui d\u00e9terminent leur forme, leur croissance et leur apparence.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00c0 noter que les tribunaux am\u00e9ricains n\u2019ont pas encore \u00e9t\u00e9 saisis de demandes relatives aux \u00a0parfums. Le crit\u00e8re de fixation constitue tr\u00e8s certainement un obstacle \u00e0 leur protection par copyright<a class=\"footnote\" title=\"V. infra n\u00b0 207. Sur les autres possibilit\u00e9s de protection, C. Cronin, \u00ab Lost and Found: Intellectual Property of the Fragrance Industry; from Trade Secret to Trade Dress \u00bb, 5 NYU J. Intell. Prop. &amp; Ent. L. 256 (2015-2016).\" id=\"return-footnote-62-68\" href=\"#footnote-62-68\" aria-label=\"Footnote 68\"><sup class=\"footnote\">[68]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>203._ L\u2019absence de copyright sur les enregistrements et signaux diffus\u00e9s (<em>broadcasts<\/em>)_\u00a0<\/strong>Le droit am\u00e9ricain ne prot\u00e8ge pas les enregistrements d\u2019\u0153uvres audiovisuelles (vid\u00e9ogrammes), par copyright ou droit sp\u00e9cifique. L\u2019analogie avec les phonogrammes ne semble pas avoir \u00e9t\u00e9 soulev\u00e9e.<\/p>\n<p>Les organismes de radiodiffusion ne b\u00e9n\u00e9ficient pas non plus d\u2019un copyright sur leurs signaux de diffusion, ind\u00e9pendamment de leur contenu. Cependant, le<em> Communications Act\u00a01934<\/em> interdit les reprises non autoris\u00e9es de certaines radiodiffusions<a class=\"footnote\" title=\"47\u00a0U.S.C. \u00a7 325.\" id=\"return-footnote-62-69\" href=\"#footnote-62-69\" aria-label=\"Footnote 69\"><sup class=\"footnote\">[69]<\/sup><\/a>. De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, la loi interdit la reprise, par une station de diffusion (<em>broadcasting station<\/em>, d\u00e9finie comme une station \u00e9quip\u00e9e pour radiodiffuser, donc un radiodiffuseur) de tout ou partie du programme d\u2019un autre radiodiffuseur sans son autorisation<a class=\"footnote\" title=\"47\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0325 (a).\" id=\"return-footnote-62-70\" href=\"#footnote-62-70\" aria-label=\"Footnote 70\"><sup class=\"footnote\">[70]<\/sup><\/a>. En outre, les c\u00e2blodistributeurs et les autres distributeurs de bouquets de programmes (distributeurs sur les r\u00e9seaux satellite, c\u00e2ble ou Internet) ne peuvent retransmettre tout ou partie du signal d\u2019un radiodiffuseur sans son autorisation<a class=\"footnote\" title=\"47\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0325 (b)(1).\" id=\"return-footnote-62-71\" href=\"#footnote-62-71\" aria-label=\"Footnote 71\"><sup class=\"footnote\">[71]<\/sup><\/a>. Des exceptions sont pr\u00e9vues, concernant les radiodiffuseurs non commerciaux, les licences l\u00e9gales pr\u00e9vues par la loi de copyright en mati\u00e8re de radiodiffusion<a class=\"footnote\" title=\"V. infra n\u00b0\u00a0250.\" id=\"return-footnote-62-72\" href=\"#footnote-62-72\" aria-label=\"Footnote 72\"><sup class=\"footnote\">[72]<\/sup><\/a>, et certaines reprises simultan\u00e9es de programmes principalement par satellite<a class=\"footnote\" title=\"47 U.S.C. \u00a7 325 (b)(2).\" id=\"return-footnote-62-73\" href=\"#footnote-62-73\" aria-label=\"Footnote 73\"><sup class=\"footnote\">[73]<\/sup><\/a>. \u00c0 noter qu\u2019aux \u00c9tats-Unis les r\u00e8gles de <em>must carry<\/em><a class=\"footnote\" title=\"On d\u00e9signe par must carry l'obligation l\u00e9gale, pour un distributeur de services par c\u00e2ble, satellite ou ADSL de reprendre dans son offre certaines cha\u00eenes, en principe issues du service public. ette obligation trouve son origine dans la r\u00e9glementation \u00e9dict\u00e9e par la Federal Communications Commission (FCC) am\u00e9ricaine, et reprise dans les Cable Acts de 1984 et 1992. L'obligation de must carry a \u00e9t\u00e9 institu\u00e9e afin de garantir que les t\u00e9l\u00e9spectateurs qui n'ont acc\u00e8s \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision que par l'interm\u00e9diaire d'offres priv\u00e9es (\u00e0 l'origine sur le c\u00e2ble ou le satellite dans des zones o\u00f9 la r\u00e9ception hertzienne est difficile), ou principalement au travers de ces offres, puissent avoir acc\u00e8s \u00e0 des cha\u00eenes publiques, m\u00eame si le distributeur ne d\u00e9sire pas les diffuser (pr\u00e9f\u00e9rant privil\u00e9gier des cha\u00eenes priv\u00e9es).\" id=\"return-footnote-62-74\" href=\"#footnote-62-74\" aria-label=\"Footnote 74\"><sup class=\"footnote\">[74]<\/sup><\/a> ne peuvent \u00eatre invoqu\u00e9es que par les diffuseurs concern\u00e9s, et qu\u2019un distributeur ne peut s\u2019appuyer sur cette r\u00e9glementation pour diffuser les programmes d\u2019un radiodiffuseur \u00e9ligible contre sa volont\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>204._ L\u2019exclusion de la protection pour les <em>government works<\/em>_<\/strong> Aux termes de la section\u00a0105 du <em>Copyright Act<\/em>, les \u00ab\u00a0\u0153uvres de l\u2019administration des \u00c9tats-Unis d\u2019Am\u00e9rique\u00a0\u00bb ne sont pas prot\u00e9g\u00e9es par copyright<a class=\"footnote\" title=\"La section\u00a08 du Copyright Act\u00a01909 contenait une disposition similaire, mais qui faisait r\u00e9f\u00e9rence aux \u00ab\u00a0publications\u00a0\u00bb et non aux \u0153uvres. Le terme publication avait \u00e9t\u00e9 interpr\u00e9t\u00e9 restrictivement comme visant les seules \u0153uvres imprim\u00e9es (Scherr v. Universal Match Co., 297 F. Supp. 107, 110-11 (SDNY\u00a01967)). Le Copyright Act\u00a01976 met fin \u00e0 cette restriction.\" id=\"return-footnote-62-75\" href=\"#footnote-62-75\" aria-label=\"Footnote 75\"><sup class=\"footnote\">[75]<\/sup><\/a>. L\u2019\u00ab\u00a0\u0153uvre de l\u2019Administration des \u00c9tats-Unis d\u2019Am\u00e9rique\u00a0\u00bb est une \u0153uvre r\u00e9alis\u00e9e par un fonctionnaire ou un employ\u00e9 de l\u2019Administration des \u00c9tats-Unis d\u2019Am\u00e9rique dans le cadre de ses fonctions officielles<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0101.\" id=\"return-footnote-62-76\" href=\"#footnote-62-76\" aria-label=\"Footnote 76\"><sup class=\"footnote\">[76]<\/sup><\/a>. L\u2019exclusion ne s\u2019applique donc pas aux \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es pour l\u2019administration des \u00c9tats f\u00e9d\u00e9r\u00e9s. Cependant la jurisprudence consid\u00e8re que les lois et d\u00e9cisions de justice font partie du domaine public, que leur origine soit f\u00e9d\u00e9rale ou \u00e9tatique<a class=\"footnote\" title=\"Wheaton v. Peters, 33\u00a0U.S. (8 Pet.) 591 (1834) (jugements de la Cour supr\u00eame)\u00a0; Banks v. Manchester, 128\u00a0U.S. 244 (1888) (jugement des tribunaux \u00e9tatiques \u2013 Cour supr\u00eame de l\u2019Ohio en l\u2019esp\u00e8ce)\u00a0; State of Georgia v. Harrison Co., 548 F. Supp.\u00a0110, 113-14 (N.D. Ga. 1982) (lois \u00e9tatiques).\" id=\"return-footnote-62-77\" href=\"#footnote-62-77\" aria-label=\"Footnote 77\"><sup class=\"footnote\">[77]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>205._ Les oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par les syst\u00e8mes d&rsquo;IA g\u00e9n\u00e9rative_ <\/strong>La question de la protection des oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par des syst\u00e8mes d&rsquo;intelligence artificielle g\u00e9n\u00e9rative a \u00e9t\u00e9 abord\u00e9e aux \u00c9tats-Unis \u00e0 l&rsquo;occasion de deux affaires, qui ont donn\u00e9 lieu en 2022 \u00e0 deux d\u00e9cisions remarqu\u00e9es du <em>Copyright Office<\/em>, refusant l&rsquo;enregistrement d&rsquo;\u0153uvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par ou au moyen d&rsquo;un syst\u00e8me d&rsquo;IA, suivies en 2023 d&rsquo;un arr\u00eat de Cour d&rsquo;appel confirmant une de ces d\u00e9cisions<a class=\"footnote\" title=\"V. sur ce point notre chronique 1 an de droit anglo-am\u00e9ricain des propri\u00e9t\u00e9s intellectuelles, Comm. comm. \u00e9lectr. f\u00e9v. 2014.\" id=\"return-footnote-62-78\" href=\"#footnote-62-78\" aria-label=\"Footnote 78\"><sup class=\"footnote\">[78]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re d\u00e9cision, rendue par le <em>Review Board<\/em> du <em>Copyright Office<\/em> le 14 f\u00e9vrier 2022<a class=\"footnote\" title=\"Lettre en r\u00e9ponse \u00e0 R. Abbott, ID 1-3ZPC6C3 ; SR # 1-7100387071.\" id=\"return-footnote-62-79\" href=\"#footnote-62-79\" aria-label=\"Footnote 79\"><sup class=\"footnote\">[79]<\/sup><\/a>, concernait une \u0153uvre picturale<a class=\"footnote\" title=\"Intitul\u00e9e \u00ab A Recent Entrance to Paradise \u00bb.\" id=\"return-footnote-62-80\" href=\"#footnote-62-80\" aria-label=\"Footnote 80\"><sup class=\"footnote\">[80]<\/sup><\/a> pr\u00e9sent\u00e9e comme cr\u00e9\u00e9e exclusivement par un syst\u00e8me d&rsquo;IA. La seconde, rendue par le <em>Copyright Office<\/em> le 28 octobre 2022<a class=\"footnote\" title=\"Lettre \u00e0 V. Lindberf, ID : 1-5GB561K\" id=\"return-footnote-62-81\" href=\"#footnote-62-81\" aria-label=\"Footnote 81\"><sup class=\"footnote\">[81]<\/sup><\/a>, concernait l&rsquo;enregistrement d&rsquo;une oeuvre de bandes dessin\u00e9es Intitul\u00e9e \u00ab Zarya of the Dawn \u00bb, pour laquelle l<span style=\"font-size: 1em;\">&lsquo;enregistrement indiquait comme auteur une personne physique. L&rsquo;Office avait cependant \u00e9t\u00e9 inform\u00e9 de d\u00e9clarations publiques de l&rsquo;auteur, faisant \u00e9tat de l&rsquo;utilisation d&rsquo;un outil d&rsquo;intelligence artificielle pour cr\u00e9er une partie ou la totalit\u00e9 du contenu de l&rsquo;\u0153uvre. Or ces renseignements n&rsquo;avaient pas \u00e9t\u00e9 fournis \u00e0 l&rsquo;Office. L&rsquo;enregistrement avait alors \u00e9t\u00e9 refus\u00e9, puis accept\u00e9 sous une forme modifi\u00e9e<a class=\"footnote\" title=\"D\u00e9cision du 21 f\u00e9vrier 2023, r\u00e9f. ID : 1-5GB561K.\" id=\"return-footnote-62-82\" href=\"#footnote-62-82\" aria-label=\"Footnote 82\"><sup class=\"footnote\">[82]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Dans les deux affaires, le <em><em>Copyright Office<\/em> Review Board<\/em> et le <em>Copyright Office<\/em> avaient rappel\u00e9 l&rsquo;exigence de cr\u00e9ativit\u00e9 humaine \u00e0 la base de la protection par copyright, en citant notamment l&rsquo;arr\u00eat de la Cour Supr\u00eame <em>Burrow-Giles Lithographic Co. v. Sarony<\/em><a class=\"footnote\" title=\"111 U.S. 53, 58 [1884]; \u00e9galement le Compendium of U.S. Copyright Office Practices \u00a7 306 [3d ed. 2021].\" id=\"return-footnote-62-83\" href=\"#footnote-62-83\" aria-label=\"Footnote 83\"><sup class=\"footnote\">[83]<\/sup><\/a>. Dans la premi\u00e8re affaire, l&rsquo;enregistrement avait \u00e9t\u00e9 refus\u00e9 sur ce seul fondement. Dans la seconde, et sur second examen de la demande, le <em>Copyright Office<\/em> s&rsquo;\u00e9tait livr\u00e9 \u00e0 une analyse plus d\u00e9taill\u00e9e, en raison de la combinaison de contributions humaines et artificielles.\u00a0 Il avait conclu que le demandeur \u00e9tait bien l&rsquo;auteur des textes de la bande dessin\u00e9e, ainsi que de la s\u00e9lection, de la coordination et de la disposition de ses \u00e9l\u00e9ments visuels et textuels. Jug\u00e9 cependant que les images, g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par le syst\u00e8me de mani\u00e8re impr\u00e9visibles \u00e0 partir de descriptions textuelles faites dans les invites de commandes, n&rsquo;\u00e9taient pas prot\u00e9geables, le syst\u00e8me n&rsquo;\u00e9tait pas assimilable \u00e0 \u00ab un outil contr\u00f4l\u00e9 et guid\u00e9 par l&rsquo;auteur pour obtenir les images d\u00e9sir\u00e9es \u00bb.<\/p>\n<p>\u00c0 la suite de ces d\u00e9cisions, le <em>Copyright Office<\/em> a adopt\u00e9 en mars 2023 des lignes directrices \u00ab en mati\u00e8re d&rsquo;examen et d&rsquo;enregistrement des \u0153uvres contenant du mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par l&rsquo;utilisation de la technologie de l&rsquo;intelligence artificielle \u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Copyright Registration Guidance: Works Containing Material Generated by Artificial Intelligence, A Rule by the Copyright Office, Library of Congress on 03\/16\/2023, 37 CFR 202, Doc n\u00b02023-05321.\" id=\"return-footnote-62-84\" href=\"#footnote-62-84\" aria-label=\"Footnote 84\"><sup class=\"footnote\">[84]<\/sup><\/a>, qui pr\u00e9cisent la m\u00e9thodologie appliqu\u00e9e dans l&rsquo;appr\u00e9ciation du caract\u00e8re prot\u00e9geable ou non d&rsquo;une \u0153uvre cr\u00e9\u00e9e, en tout ou partie, \u00e0 l\u2019aide d&rsquo;un syst\u00e8me d&rsquo;IA. Le <em>Copyright Office<\/em> y r\u00e9affirme l&rsquo;exigence de cr\u00e9ativit\u00e9 humaine \u00e0 la base de la protection par copyright<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab\u00a0In the Office\u2019s view, it is well established that copyright can protect only material that is the product of human creativity. Most fundamentally, the term \u2018\u2018author,\u2019\u2019 which is used in both the Constitution and the Copyright Act, excludes non-humans. The Office\u2019s registration policies and regulations reflect statutory and judicial guidance on this issue. In its leading case on authorship [Burrow-Giles Lithographic Co. v. Sarony, 111 US 53, 56 (1886)], the Supreme Court used language excluding non-humans in interpreting Congress\u2019s constitutional power to provide \u2018\u2018authors\u2019\u2019 the exclusive right to their \u2018\u2018writings.\u2019 (...) Federal appellate courts have reached a similar conclusion when interpreting the text of the Copyright Act, which provides copyright protection only for \u2018\u2018works of authorship.\u2019\u2019 The Ninth Circuit has held that a book containing words \u2018\u2018authored by non-human spiritual beings\u2019\u2019 can only qualify for copyright protection if there is \u2018\u2018human selection and arrangement of the revelations.\u2019\u2019 [Urantia Found. v. Kristen Maaherra, 114 F.3d 955, 957\u201359 (9th Cir. 1997) 18] In another case, it held that a monkey cannot register a copyright in photos it captures with a camera because the Copyright Act refers to an author\u2019s \u2018\u2018children,\u2019\u2019 \u2018\u2018widow,\u2019\u2019 \u2018\u2018grandchildren,\u2019\u2019 and \u2018\u2018widower,\u2019\u2019\u2014 terms that \u2018\u2018all imply humanity and necessarily exclude animals.\u2019\u2019 [Naruto v. Slater, 888 F.3d 418, 426 (9th Cir. 2018), decided on other grounds]. Relying on these cases among others, the Office\u2019s existing registration guidance has long required that works be the product of human authorship. In the 1973 edition of the Office\u2019s Compendium of Copyright Office Practices, the Office warned that it would not register materials that did not \u2018\u2018owe their origin to a human agent.\u2019\u2019 (...) And in the current edition of the Compendium, the Office states that \u2018\u2018to qualify as a work of \u2018authorship\u2019 a work must be created by a human being\u2019\u2019 and that it \u2018\u2018will not register works produced by a machine or mere mechanical process that operates randomly or automatically without any creative input or intervention from a human author.\u2019 [U.S. Copyright Office, Compendium of U.S. Copyright Office Practices sec. 313.2 (3d ed. 2021) (\u2018\u2018Compendium (Third)\u2019\u2019)] \u00bb.\" id=\"return-footnote-62-85\" href=\"#footnote-62-85\" aria-label=\"Footnote 85\"><sup class=\"footnote\">[85]<\/sup><\/a>. Il pr\u00e9cise ensuite que, dans l&rsquo;hypoth\u00e8se de l&rsquo;utilisation d&rsquo;un syst\u00e8me d&rsquo;intelligence artificielle dans le processus de cr\u00e9ation d&rsquo;une oeuvre, il lui incombe de d\u00e9terminer, au cas par cas, \u00ab si l&rsquo;\u0153uvre est fondamentalement une \u0153uvre cr\u00e9\u00e9e par l&rsquo;homme, l&rsquo;ordinateur n&rsquo;\u00e9tant qu&rsquo;un instrument d&rsquo;assistance, ou si les \u00e9l\u00e9ments traditionnels de la paternit\u00e9 dans l&rsquo;\u0153uvre (expression litt\u00e9raire, artistique ou musicale ou \u00e9l\u00e9ments de s\u00e9lection, d&rsquo;arrangement, etc.) ont en fait \u00e9t\u00e9 con\u00e7us et ex\u00e9cut\u00e9s non pas par l&rsquo;homme, mais par une machine \u00bb. Dans le cas d&rsquo;\u0153uvres contenant du mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par l&rsquo;IA, l&rsquo;Office examinera si les contributions de l&rsquo;IA sont le r\u00e9sultat d&rsquo;une \u00ab reproduction m\u00e9canique \u00bb ou plut\u00f4t de la \u00ab conception mentale originale de l&rsquo;auteur, \u00e0 laquelle l&rsquo;auteur a donn\u00e9 une forme visible \u00bb. La r\u00e9ponse d\u00e9pendra alors des circonstances, en particulier du fonctionnement de l&rsquo;outil d&rsquo;IA et de la mani\u00e8re dont il a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 pour cr\u00e9er l&rsquo;\u0153uvre finale. Pour le <em>Copyright Office<\/em>, deux situations sont alors \u00e0 distinguer. Si\u00a0tous les <em>\u00ab <\/em>\u00e9l\u00e9ments qui caract\u00e9risent traditionnellement l\u2019originalit\u00e9 d\u2019une \u0153uvre \u00bb <em>(traditional elements of authorship<\/em>) ont \u00e9t\u00e9 produits par une machine, l&rsquo;\u0153uvre n&rsquo;a pas d&rsquo;auteur humain et l&rsquo;Office ne l&rsquo;enregistrera pas<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab Par exemple, quand une technologie d'intelligence artificielle re\u00e7oit uniquement une instruction (prompt) d'un humain et produit en retour une oeuvre \u00e9crite, visuelle ou musicale complexe, les &quot;\u00e9l\u00e9ments qui caract\u00e9risent l'originalit\u00e9 de l'oeuvre&quot; (traditional elements of authorship) sont d\u00e9termin\u00e9s et ex\u00e9cut\u00e9s par la technologie. Sur la base de la compr\u00e9hension par l'Office des technologies d'IA g\u00e9n\u00e9rative actuellement disponibles, les utilisateurs n'exercent pas un contr\u00f4le cr\u00e9atif complet (do not exercise ultimate creative control) sur la fa\u00e7on dont ce syst\u00e8me interpr\u00e8te les instructions et g\u00e9n\u00e8re des oeuvres. Les instructions fonctionnent alors plut\u00f4t comme les instructions donn\u00e9es \u00e0 un artiste dans le cadre d'une oeuvre de commande (...). \u00bbNotre traduction, op. cit.\" id=\"return-footnote-62-86\" href=\"#footnote-62-86\" aria-label=\"Footnote 86\"><sup class=\"footnote\">[86]<\/sup><\/a>.\u00a0\u00c0 l&rsquo;inverse, si certains de ces \u00e9l\u00e9ments ont bien \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s par l&rsquo;homme, alors une revendication de protection, limit\u00e9e \u00e0 ces \u00e9l\u00e9ments, sera recevable<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab Dans d\u2019autres cas, cependant, une \u0153uvre contenant du mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par l\u2019IA contiendra \u00e9galement suffisamment d\u2019\u00e9l\u00e9ments d\u2019origine humaine (sufficient human authorship) pour justifier une revendication de copyright. Par exemple, un humain peut s\u00e9lectionner ou arranger du mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par l\u2019IA d\u2019une mani\u00e8re suffisamment cr\u00e9ative pour que l\u2019\u0153uvre r\u00e9sultante dans son ensemble constitue une \u0153uvre originale. Ou encore, un artiste peut modifier le mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9r\u00e9 \u00e0 l\u2019origine par la technologie de l\u2019IA \u00e0 un degr\u00e9 tel que les modifications r\u00e9pondent aux standards de protection par copyright. Dans ces cas, le copyright ne prot\u00e9gera que les aspects de l\u2019\u0153uvre cr\u00e9\u00e9s par l\u2019homme, ind\u00e9pendamment du mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par l\u2019IA elle-m\u00eame. \u00bb (notre traduction, op. cit.).\" id=\"return-footnote-62-87\" href=\"#footnote-62-87\" aria-label=\"Footnote 87\"><sup class=\"footnote\">[87]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La d\u00e9cision du <em>Copyright Office<\/em> dans l&rsquo;affaire \u00ab Zarya of the Dawn \u00bb a par la suite \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e par la Cour f\u00e9d\u00e9rale de district du District de Columbia dans un arr\u00eat du 18 ao\u00fbt 2023<a class=\"footnote\" title=\"Thaler v.\u00a0Perlmutter, Case 1:22-cv-01564-BAH, D.D.C., Aug. 18, 2023\" id=\"return-footnote-62-88\" href=\"#footnote-62-88\" aria-label=\"Footnote 88\"><sup class=\"footnote\">[88]<\/sup><\/a>, qui reprend le raisonnement d\u00e9velopp\u00e9 par l&rsquo;Office<a class=\"footnote\" title=\"La Cour y insiste notamment sur les objectifs de protection par copyright, et s'appuie sur la solution de l'arr\u00eat Burrow-Giles de la Cour supr\u00eame.\" id=\"return-footnote-62-89\" href=\"#footnote-62-89\" aria-label=\"Footnote 89\"><sup class=\"footnote\">[89]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La question, distincte, de la contrefa\u00e7on au travers des syst\u00e8mes d&rsquo;IA g\u00e9n\u00e9rative, est abord\u00e9e plus loin<a class=\"footnote\" title=\"V. infra, n\u00b0 271.\" id=\"return-footnote-62-90\" href=\"#footnote-62-90\" aria-label=\"Footnote 90\"><sup class=\"footnote\">[90]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>206._ Les crit\u00e8res de protection_<\/strong> Sous r\u00e9serve des r\u00e8gles sur l\u2019origine des \u0153uvres relevant du droit international priv\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"Codifi\u00e9es dans 17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0104.\" id=\"return-footnote-62-91\" href=\"#footnote-62-91\" aria-label=\"Footnote 91\"><sup class=\"footnote\">[91]<\/sup><\/a>, dont il ne sera pas question ici, la protection par copyright repose sur deux crit\u00e8res g\u00e9n\u00e9raux\u00a0: la fixation, d\u2019une part, et l\u2019originalit\u00e9, d\u2019autre part.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>207._ La fixation_ <\/strong>Aux \u00c9tats-Unis le crit\u00e8re de fixation trouve son origine dans la Clause de copyright de la Constitution f\u00e9d\u00e9rale, et dans la r\u00e9f\u00e9rence faite \u00e0 la protection des \u00ab\u00a0\u00e9crits des auteurs\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0\u00a031. Burrow-Giles Lithographic Co. v. Sarony, 111 U.S. 53 (1884).\" id=\"return-footnote-62-92\" href=\"#footnote-62-92\" aria-label=\"Footnote 92\"><sup class=\"footnote\">[92]<\/sup><\/a>. L\u2019exigence est inscrite \u00e0 la section\u00a0102(a) du <em>Copyright Act<\/em>, qui dispose\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La protection du copyright s\u2019\u00e9tend, conform\u00e9ment aux dispositions du pr\u00e9sent titre, aux \u0153uvres de l\u2019esprit originales fix\u00e9es sous une forme tangible d\u2019expression, connue \u00e0 la date d\u2019adoption de la pr\u00e9sente loi ou mise au point ult\u00e9rieurement, et qui permet de les percevoir, de les reproduire ou de les communiquer de toute autre mani\u00e8re, soit directement, soit \u00e0 l\u2019aide d\u2019une machine ou d\u2019un dispositif.\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Traduction OMPI.\" id=\"return-footnote-62-93\" href=\"#footnote-62-93\" aria-label=\"Footnote 93\"><sup class=\"footnote\">[93]<\/sup><\/a><\/p>\n<p>Aux termes de la section\u00a0101, l\u2019\u0153uvre est \u00ab\u00a0fix\u00e9e\u00a0\u00bb sous une forme tangible d\u2019expression \u00ab\u00a0lorsque son incorporation dans un exemplaire ou un phonogramme, par l\u2019auteur ou avec son autorisation, donne un r\u00e9sultat suffisamment stable ou permanent pour lui permettre d\u2019\u00eatre per\u00e7ue, reproduite ou communiqu\u00e9e de toute autre mani\u00e8re \u00e0 titre autre que temporaire. Une \u0153uvre compos\u00e9e de sons ou d\u2019images, ou de sons et d\u2019images, qui sont transmis, est \u00ab\u00a0fix\u00e9e\u00a0\u00bb, au sens du pr\u00e9sent titre, si la fixation de ladite \u0153uvre intervient simultan\u00e9ment \u00e0 sa transmission\u00a0\u00bb. Les exemples d\u2019\u0153uvres non fix\u00e9es au sens de ce texte incluent un jardin<a class=\"footnote\" title=\"Kelley v. Chicago Park Dist., 635 F.3d 290, 303 (7th Cir. 2011) (jug\u00e9 que le jardin \u00ab\u00a0lack[ed] the kind of authorship and stable fixation normally required to support copyright\u00a0\u00bb).\" id=\"return-footnote-62-94\" href=\"#footnote-62-94\" aria-label=\"Footnote 94\"><sup class=\"footnote\">[94]<\/sup><\/a>, ou une sculpture cr\u00e9\u00e9e \u00e0 l\u2019aide de nourriture p\u00e9rissable<a class=\"footnote\" title=\"Kim Seng Company v. J&amp;A Importers, Inc., 810 F.Supp.2d 1046, 1053 (C.D. Cal. 2011); E. Brown, \u00ab\u00a0Fixed Perspectives: The Evolving Contours of the Fixation Requirement in Copyright Law\u00a0\u00bb, 10 Wash. J. L. Tech. &amp; Arts 17 (2014-2015).\" id=\"return-footnote-62-95\" href=\"#footnote-62-95\" aria-label=\"Footnote 95\"><sup class=\"footnote\">[95]<\/sup><\/a>, et plus g\u00e9n\u00e9ralement les \u0153uvres \u00e9ph\u00e9m\u00e8res relevant ou non de l\u2019art conceptuel<a class=\"footnote\" title=\"Sur les difficult\u00e9s pos\u00e9es par l\u2019art conceptuel au regard du crit\u00e8re de fixation, D. M. Millinger, \u00ab Copyright and the Fine Arts \u00bb (1980) 48 George Washington Law review 354; Z. K. Said, \u00ab\u00a0Copyright's Illogical Exclusion of Conceptual Art\u00a0\u00bb, 39 Colum. J.L. &amp; Arts 335 (2015-2016).\" id=\"return-footnote-62-96\" href=\"#footnote-62-96\" aria-label=\"Footnote 96\"><sup class=\"footnote\">[96]<\/sup><\/a>. L\u2019exigence d\u2019une fixation interdit \u00e9galement la protection des spectacles vivants, pantomimes et chor\u00e9graphies non fix\u00e9es sur un film ou des photographies<a class=\"footnote\" title=\"C. R. Gallia, \u00ab To Fix or Not to Fix: Copyright\u2019s Fixation Requirement and the Rights of Theatrical Collaborators \u00bb, Minn. L. Rev. (2007) (article disponible en ligne)\u00a0; S. J. Crasson, \u00ab\u00a0The Limited Protections of Intellectual Property Law for the Variety Arts: Protecting Zacchini, Houdini, and Cirque du Soleil\u00a0\u00bb, 19 Villanova Sports &amp; Entertainment Law Journal 73 (2012)\u00a0; B. L. Frye, \u00ab\u00a0Copyright in Pantomime\u00a0\u00bb, 34 Cardozo Arts &amp; Ent. L.J. 307 (2016).\" id=\"return-footnote-62-97\" href=\"#footnote-62-97\" aria-label=\"Footnote 97\"><sup class=\"footnote\">[97]<\/sup><\/a>. Par contre le maquillage d\u2019un acteur a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 suffisamment stable pour satisfaire au crit\u00e8re<a class=\"footnote\" title=\"Carell v. Shubert Org., 104 F. Supp. 2d 236 (S.D.N.Y. 2000).\" id=\"return-footnote-62-98\" href=\"#footnote-62-98\" aria-label=\"Footnote 98\"><sup class=\"footnote\">[98]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La d\u00e9finition l\u00e9gale inclut les fixations permettant la perception indirecte de l\u2019\u0153uvre, au travers d\u2019une machine ou d\u2019un dispositif. Cette pr\u00e9cision, ins\u00e9r\u00e9e dans le <em>Copyright Act<\/em> de 1976, met fin \u00e0 l\u2019exigence d\u2019une perception directe issue de l\u2019arr\u00eat <em>White-Smith Music Publishing Co. V. Apollo Co<\/em>. de la Cour supr\u00eame<a class=\"footnote\" title=\"209 U.S. 1 (1908). L\u2019affaire portait sur des rouleaux de pianos m\u00e9caniques. Jug\u00e9 que ces rouleaux ne constituaient pas une \u00ab\u00a0copie\u00a0\u00bb de l\u2019\u0153uvre.\" id=\"return-footnote-62-99\" href=\"#footnote-62-99\" aria-label=\"Footnote 99\"><sup class=\"footnote\">[99]<\/sup><\/a>. Contrairement au droit ant\u00e9rieur, le <em>Copyright Act<\/em> de 1976 n\u2019impose pas non plus une fixation sur un type de support par cat\u00e9gorie d\u2019\u0153uvres. Ainsi une \u0153uvre litt\u00e9raire peut \u00eatre fix\u00e9e par \u00e9crit, sur un film ou dans un phonogramme.<\/p>\n<p>En d\u00e9pit de la position exprim\u00e9e \u00e0 l\u2019origine dans le <em>House Report<\/em>, il est d\u00e9sormais clair que l\u2019enregistrement temporaire dans une m\u00e9moire \u00e9lectronique constitue une fixation<a class=\"footnote\" title=\"MAI Systems Corp. v. Peak Computer, Inc., 991 F.2d 511 (9th\u00a0Cir.\u00a01993).\" id=\"return-footnote-62-100\" href=\"#footnote-62-100\" aria-label=\"Footnote 100\"><sup class=\"footnote\">[100]<\/sup><\/a>. Il en est de m\u00eame de l\u2019affichage sur un \u00e9cran, par exemple d\u2019un jeu vid\u00e9o<a class=\"footnote\" title=\"Stern Electronics, Inc. v. Kaufman, 669 F.2d 852, 855-57 (2d\u00a0Cir.\u00a01982)\u00a0; Williams Electronics, Inc. v. Artic Int\u2019l, Inc., 685 F.2d 870, 874 (3d\u00a0Cir.\u00a01982)\u00a0; Midway Mfg. Co. v. Artic Int\u2019l, Inc., 547 F. Supp. 999, 1007-08 (N.D. Ill. 1982), aff\u2019d, 704 F.2d 1009 (7th\u00a0Cir.\u00a01983)\u00a0; M.\u00a0Kramer Mfg. Co. v. Andrews, 783 F.2d 421, 440-42 (4th\u00a0Cir.\u00a01986)\" id=\"return-footnote-62-101\" href=\"#footnote-62-101\" aria-label=\"Footnote 101\"><sup class=\"footnote\">[101]<\/sup><\/a>. Jug\u00e9 cependant que certains enregistrements purement transitoires ne constituent pas une fixation au sens de la section\u00a0101<a class=\"footnote\" title=\"Cartoon Network LP v.\u00a0CSC Holdings Inc., 536\u00a0F\u00a03d 121, 129-30 (2d\u00a0Cir, 2008) (programmes de t\u00e9l\u00e9vision pr\u00e9sents dans la m\u00e9moire cache d\u2019un magn\u00e9toscope num\u00e9rique)\u00a0; CoStar Group, Inc. v. LoopNet, Inc., 373 F.3d 544, 551 (4th\u00a0Cir.\u00a02004) (enregistrement temporaire d\u2019images par un fournisseur de service dans le cadre de la mise \u00e0 disposition de services d\u2019h\u00e9bergement).\" id=\"return-footnote-62-102\" href=\"#footnote-62-102\" aria-label=\"Footnote 102\"><sup class=\"footnote\">[102]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La pr\u00e9cision selon laquelle la fixation doit \u00eatre effectu\u00e9e \u00ab\u00a0par ou avec l\u2019autorisation de l\u2019auteur\u00a0\u00bb constitue une diff\u00e9rence\u00a0importante avec le droit anglais<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0 108.\" id=\"return-footnote-62-103\" href=\"#footnote-62-103\" aria-label=\"Footnote 103\"><sup class=\"footnote\">[103]<\/sup><\/a>, et donne une port\u00e9e pratique beaucoup plus grande au crit\u00e8re de fixation. Ainsi l\u2019enregistrement non autoris\u00e9 d\u2019une \u0153uvre originale communiqu\u00e9e oralement ou dans un spectacle vivant ne constitue pas une contrefa\u00e7on de copyright, ni m\u00eame une fixation au sens de la loi, \u00e0 moins que l\u2019oeuvre ait \u00e9t\u00e9 fix\u00e9e simultan\u00e9ment par l\u2019auteur ou avec son autorisation<a class=\"footnote\" title=\"C. R. Gallia, op. cit.\" id=\"return-footnote-62-104\" href=\"#footnote-62-104\" aria-label=\"Footnote 104\"><sup class=\"footnote\">[104]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Enfin, pr\u00e9cisons qu\u2019en application de l\u2019article\u00a014(1) de l\u2019accord ADPIC, la section\u00a01101 du <em>Copyright Act<\/em>, introduite en 1994, conf\u00e8re aux artistes-interpr\u00e8tes le droit \u00ab\u00a0voisin\u00a0\u00bb d\u2019autoriser la fixation, la transmission et la communication de leurs interpr\u00e9tations musicales non fix\u00e9es<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a01101. Pour les sanctions p\u00e9nales, V. 18\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a02319A. V. infra n\u00b0\u00a0251.\" id=\"return-footnote-62-105\" href=\"#footnote-62-105\" aria-label=\"Footnote 105\"><sup class=\"footnote\">[105]<\/sup><\/a>. Cette loi contient par ailleurs un volet p\u00e9nal<a class=\"footnote\" title=\"18 U.S.C. \u00a7 2319A.\" id=\"return-footnote-62-106\" href=\"#footnote-62-106\" aria-label=\"Footnote 106\"><sup class=\"footnote\">[106]<\/sup><\/a>. Ces textes ont donn\u00e9 lieu \u00e0 plusieurs actions contestant leur conformit\u00e9 \u00e0 l\u2019exigence d\u2019\u00e9crit de la Clause de copyright de la constitution. \u00c0 ce jour ils ont \u00e9t\u00e9 valid\u00e9s par les tribunaux, pour la section 1101 au motif que la protection des interpr\u00e9tations non fix\u00e9es ne relevait pas de la Clause de copyright<a class=\"footnote\" title=\"Sur la section 1101, Kiss Catalog v. Passport International Productions, 350 F. Supp.2d 823 (C.D. Cal. 2004), rev'd on rehearing Kiss Catalog v. Passport International Productions 405 F.3d 1169 (C.D. 2005) (la premi\u00e8re d\u00e9cision avait conclu \u00e0 l\u2019inconstitutionnalit\u00e9)\u00a0; sur le volet p\u00e9nal deux d\u00e9cisions de cours d\u2019appel, United States v. Moghadam, 175 F.3d 1269 (11th Cir. 1999); United States v. Martignon, 492 F.3d 140 (2d Cir. 2007).\" id=\"return-footnote-62-107\" href=\"#footnote-62-107\" aria-label=\"Footnote 107\"><sup class=\"footnote\">[107]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>208._ La protection des \u0153uvres non fix\u00e9es au niveau \u00e9tatique_ <\/strong>La section\u00a0301(a) du <em>Copyright Act<\/em> sur la pr\u00e9emption f\u00e9d\u00e9rale<a class=\"footnote\" title=\"Voir supra n\u00b0 40.\" id=\"return-footnote-62-108\" href=\"#footnote-62-108\" aria-label=\"Footnote 108\"><sup class=\"footnote\">[108]<\/sup><\/a> ne vise que les loi \u00e9tatiques prot\u00e9geant les \u0153uvres \u00ab fix\u00e9es \u00bb. En outre, la section 301(b) pr\u00e9serve express\u00e9ment \u00ab les droits et sanctions r\u00e9sultant de la <em>common law<\/em> ou des lois d\u2019un \u00c9tat, en ce qui concerne (\u2026) les oeuvres de l\u2019esprit qui ne sont pas fix\u00e9es sous une forme tangible d\u2019expression \u00bb. En cons\u00e9quence, les \u0153uvres non fix\u00e9es peuvent faire l\u2019objet d\u2019une protection par la <em>common law<\/em> ou la l\u00e9gislation des \u00c9tats. Le <em>House Report<\/em> donne comme exemple de telles \u0153uvres les chor\u00e9graphies, les discours et les autres cr\u00e9ations ou improvisations artistiques qui n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9es ou \u00e9crites<a class=\"footnote\" title=\"H.R. Rep. No.\u00a094-1476 (1976), 131, cit\u00e9 in Goldstein, 17:26.\" id=\"return-footnote-62-109\" href=\"#footnote-62-109\" aria-label=\"Footnote 109\"><sup class=\"footnote\">[109]<\/sup><\/a>. Un exemple de loi \u00e9tatique prot\u00e9geant des \u0153uvres non fix\u00e9es peut \u00eatre trouv\u00e9 en Californie, o\u00f9 l\u2019article\u00a0980(1(a) du Code civil dispose\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0L\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre d\u2019expression originale qui n\u2019est pas fix\u00e9e sur un support d\u2019expression physique a un droit exclusif de repr\u00e9sentation ou d\u2019expression de cette \u0153uvre opposable \u00e0 toute personne sauf celle qui a cr\u00e9\u00e9 de mani\u00e8re originale et ind\u00e9pendante la m\u00eame \u0153uvre ou une \u0153uvre similaire.\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab\u00a0The author of any original work of authorship that is not fixed in any tangible medium of expression has an exclusive ownership in the representation or expression thereof as against all persons except one who orginally and independently creates the same or similar work.\u00a0\u00bb Le texte ajoute\u00a0: \u00ab\u00a0A work shall be considered not fixed when it is not embodied in a tangible medium of expression or when its embodiment in a tangible medium of expression is not sufficiently permanent or stable to permit it to be perceived, reproduced, or otherwise communicated for a period of more than transitory duration, either directly or with the aid of a machine or device.\u00a0\u00bb V. Williams v. Weisser, 273 Cal. App. 2d\u00a0726, 78 Cal. Rptr. 542 (1969) (protection des cours d\u2019un professeur d\u2019Universit\u00e9).\" id=\"return-footnote-62-110\" href=\"#footnote-62-110\" aria-label=\"Footnote 110\"><sup class=\"footnote\">[110]<\/sup><\/a><\/p>\n<p>Le champ de la protection en <em>common law<\/em> semble cependant plus limit\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"V. Estate of Hemingway v. Random House, 23 N.Y.2d 341, 244 N.E.2d 250 (N.Y. 1968) (\u00e9voquant la possibilit\u00e9 de prot\u00e9ger certaines conversations non fix\u00e9es en common law, mais pr\u00e9cisant que celui qui prend la parole doit indiquer son intention d\u2019exercer un contr\u00f4le sur la publication)\u00a0; Falwell v. Penthouse International, Ltd., 521\u00a0F.\u00a0Supp. 1204, 215\u00a0USPQ\u00a0975 (W.D. Va. 1981) (argument de l\u2019existence d\u2019un common law copyright dans une interview non fix\u00e9e rejet\u00e9e).\" id=\"return-footnote-62-111\" href=\"#footnote-62-111\" aria-label=\"Footnote 111\"><sup class=\"footnote\">[111]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>209._ L\u2019originalit\u00e9_ <\/strong>La section\u00a0102(a) du <em>Copyright Act<\/em> vise les \u00ab\u00a0\u0153uvres de l\u2019esprit originales\u00a0\u00bb. L\u2019originalit\u00e9 \u00e9tant une exigence constitutionnelle<a class=\"footnote\" title=\"Feist\u00a0Publications Inc. v.\u00a0Rural Telephone Service Co Inc. 499\u00a0US 340\u00a0; 111 S Ct 1282 (1991 ).\" id=\"return-footnote-62-112\" href=\"#footnote-62-112\" aria-label=\"Footnote 112\"><sup class=\"footnote\">[112]<\/sup><\/a>, ce crit\u00e8re est applicable \u00e0 l\u2019ensemble des \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es par copyright.<\/p>\n<p>La loi ne d\u00e9finit pas l\u2019originalit\u00e9. Le test appliqu\u00e9 par les tribunaux a \u00e9volu\u00e9. Avant 1991 et la d\u00e9cision de la Cour supr\u00eame dans l\u2019affaire <em>Feist<\/em><a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-62-113\" href=\"#footnote-62-113\" aria-label=\"Footnote 113\"><sup class=\"footnote\">[113]<\/sup><\/a>, les tribunaux appliquaient deux tests. Le premier d\u00e9nomm\u00e9 \u00ab\u00a0<em>sweat of the brow<\/em>\u00a0\u00bb (sueur du front) insistait sur le travail investi dans la cr\u00e9ation de l\u2019\u0153uvre (<em>invested labour<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"Jeweler\u2019s Circular Publishing Co. v. Keystone Publishing Co., 281 F. 83 (CA2 1922)\u00a0: \u00ab\u00a0The right to copyright a book upon which one has expended labor in its preparation does not depend upon whether the materials which he has collected consist or not of matters which are publici juris, or whether such materials show literary skill\u00a0or originality, either in thought or in language, or anything more than industrious collection. The man who goes through the streets of a town and puts down the names of each of the inhabitants, with their occupations and their street number, acquires material of which he is the author\u00a0\u00bb (cit\u00e9 par la Cour supr\u00eame dans Feist, \u00a7\u00a027).\" id=\"return-footnote-62-114\" href=\"#footnote-62-114\" aria-label=\"Footnote 114\"><sup class=\"footnote\">[114]<\/sup><\/a>. Le second exigeait un niveau minimum de cr\u00e9ativit\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"Financial Information, Inc. v. Moody\u2019s Investors Service, Inc., 808 F. 2d 204, 207 (CA2 1986), cert. denied, 484\u00a0U.S. 820 (1987)\u00a0; Financial Information, Inc. v. Moody\u2019s Investors Service, Inc., 751 F. 2d 501, 510 (CA2 1984) (Newman, J., concurring)\u00a0; Hoehling v. Universal City Studios, Inc., 618 F. 2d 972, 979 (CA2 1980).\" id=\"return-footnote-62-115\" href=\"#footnote-62-115\" aria-label=\"Footnote 115\"><sup class=\"footnote\">[115]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La Cour supr\u00eame a rejet\u00e9 le premier et consacr\u00e9 le second dans son arr\u00eat <em>Feist<\/em>, d\u00e9j\u00e0 d\u00e9crit<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0 201.\" id=\"return-footnote-62-116\" href=\"#footnote-62-116\" aria-label=\"Footnote 116\"><sup class=\"footnote\">[116]<\/sup><\/a>. Dans cette affaire concernant un annuaire t\u00e9l\u00e9phonique, a jug\u00e9 que la s\u00e9lection, la coordination et l\u2019arrangement des pages blanches ne r\u00e9pondait pas \u00e0 l\u2019exigence constitutionnelle de protection, dans la mesure o\u00f9 faisait d\u00e9faut le \u00ab niveau minimum de cr\u00e9ativit\u00e9 n\u00e9cessaire pour transformer une simple s\u00e9lection en une expression prot\u00e9geable par copyright \u00bb.<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab Rural\u2019s selection of listings could not be more obvious: it publishes the most basic information \u2013 name, town, and telephone number \u2013 about each person who applies to it for telephone service. This is \u201cselection\u201d of a sort, but it lacks the modicum of creativity necessary to transform mere selection into copyrightable expression. (\u2026).Nor can Rural claim originality in its coordination and arrangement of facts. The white pages do nothing more than list Rural\u2019s subscribers in alphabetical order. This arrangement may, technically speaking, owe its origin to Rural\u00a0; no one disputes that Rural undertook the task of alphabetizing the names itself. But there is nothing remotely creative about arranging names alphabetically in a white pages directory. It is an age-old practice, firmly rooted in tradition and so commonplace that it has come to be expected as a matter of course. (\u2026) It is not only unoriginal, it is practically inevitable. This time-honored tradition does not possess the minimal creative spark required by the Copyright Act and the Constitution. (\u2026).We conclude that the names, towns, and telephone numbers copied by Feist were not original to Rural and therefore were not protected by the copyright in Rural\u2019s combined white and yellow pages directory. As a constitutional matter, copyright protects only those constituent elements of a work that possess more than a\u00a0de minimis quantum of creativity.\u00a0\u00bb \u00a7\u00a051 et 53.\" id=\"return-footnote-62-117\" href=\"#footnote-62-117\" aria-label=\"Footnote 117\"><sup class=\"footnote\">[117]<\/sup><\/a> La Cour supr\u00eame y confirme cependant qu\u2019en copyright, \u00ab\u00a0le niveau de cr\u00e9ativit\u00e9 requis est extr\u00eamement bas\u00a0; m\u00eame une l\u00e9g\u00e8re activit\u00e9 cr\u00e9atrice suffira. La grande majorit\u00e9 des \u0153uvres passera l\u2019examen assez facilement, dans la mesure o\u00f9 elles poss\u00e8dent une \u00e9tincelle de cr\u00e9ativit\u00e9, aussi brute, modeste ou \u00e9vidente soit-elle\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab\u00a0the requisite level of creativity is extremely low\u00a0; even a slight amount will suffice. The vast majority of works make the grade quite easily, as they possess some creative spark, \u201cno matter how crude, humble or obvious\u201d it might be\u00a0\u00bb \u00a7\u00a010.\" id=\"return-footnote-62-118\" href=\"#footnote-62-118\" aria-label=\"Footnote 118\"><sup class=\"footnote\">[118]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Comme toujours, la jurisprudence ne fait pas une application tr\u00e8s claire de ces principes. Sont g\u00e9n\u00e9ralement exclus de la protection pour d\u00e9faut d\u2019originalit\u00e9 les mots, les expressions ou certains slogans<a class=\"footnote\" title=\"V. Acuff-Rose Music, Inc. v. Jostens, Inc., 155 F.3d 140 (2d\u00a0Cir.\u00a01998) (titre de chanson\u00a0: You\u2019ve Got to Stand for Something)\u00a0; Alberto-Culver co. v. Andrea Dumon, Inc., 466 F.2d 705 (7th\u00a0Cir.\u00a01972) (slogan\u00a0: most personal sort of deodorant). Confirm\u00e9 par 37\u00a0C.F.R. \u00a7\u00a0202.1(a) (exemples d\u2019\u00e9l\u00e9ments non prot\u00e9g\u00e9s par copyright refus\u00e9s \u00e0 l\u2019enregistrement)\u00a0: \u00ab\u00a0The following are examples of works not subject to copyright and applications for registration of such works cannot be entertained: (a) Words and short phrases such as names, titles, and slogans\u00a0; familiar symbols or designs\u00a0; mere variations of typographic ornamentation, lettering or coloring\u00a0; mere listing of ingredients or contents\u00a0; (b) Ideas, plans, methods, systems, or devices, as distinguished from the particular manner in which they are expressed or described in a writing\u00a0; (c) Blank forms, such as time cards, graph paper, account books, diaries, bank checks, scorecards, address books, report forms, order forms and the like, which are designed for recording information and do not in themselves convey information\u00a0; (d) Works consisting entirely of information that is common property containing no original authorship, such as, for example: Standard calendars, height and weight charts, tape measures and rulers, schedules of sporting events, and lists or tables taken from public documents or other common sources. (e) Typeface as typeface.\u00a0\u00bb\" id=\"return-footnote-62-119\" href=\"#footnote-62-119\" aria-label=\"Footnote 119\"><sup class=\"footnote\">[119]<\/sup><\/a>. Les \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es sont en principe prot\u00e9g\u00e9es si l\u2019apport \u00e0 l\u2019\u0153uvre d\u2019origine est suffisant (et original)<a class=\"footnote\" title=\"ATC Distrib. Group, Inc. v. Whatever It Takes 402 F.3d 700 (6th\u00a0Cir.\u00a02005) (des illustrations constitu\u00e9es de dessins de pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es copi\u00e9s \u00e0 partir de photographies de catalogues concurrents, ne sont pas originales dans la mesure o\u00f9 elles \u00ab\u00a0ne pr\u00e9sentent pas les \u201cvariations substantielles\u201d requises pour justifier une protection par copyright. Les illustrations ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es dans le but d\u2019\u00eatre les plus pr\u00e9cises possibles dans la reproduction des pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es repr\u00e9sent\u00e9es dans les photographies sur lesquelles elles se basent, une forme de copie service qui est l\u2019antith\u00e8se de l\u2019originalit\u00e9\u00a0\u00bb)\u00a0; Bucklew v. Hawkins, Ash, Baptie &amp; Co., LLP, 329 F.3d 923, 929 (7th\u00a0Cir.\u00a02003).\" id=\"return-footnote-62-120\" href=\"#footnote-62-120\" aria-label=\"Footnote 120\"><sup class=\"footnote\">[120]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>210._ L\u2019exclusion du m\u00e9rite_<\/strong> Aux \u00c9tats-Unis comme en France, l\u2019\u0153uvre est prot\u00e9g\u00e9e ind\u00e9pendamment de son m\u00e9rite, et le juge ne peut exclure ou limiter la protection sur le fondement d\u2019une telle appr\u00e9ciation d\u2019ordre esth\u00e9tique. Ce principe, connu sous le nom de principe de non-discrimination esth\u00e9tique (<em>aesthetic non-discrimination principle<\/em>) a \u00e9t\u00e9 affirm\u00e9 par la Cour supr\u00eame en 1903<a class=\"footnote\" title=\"Bleistein v. Donaldson Lithographing Co. 188\u00a0U.S.\u00a0239 (1903)\u00a0: \u00ab\u00a0It would be a dangerous undertaking for persons trained only to the law to constitute themselves final judges of the worth of pictorial illustrations, outside of the narrowest and most obvious limits. At the one extreme some works of genius would be sure to miss appreciation. Their very novelty would make them repulsive until the public had learned the new language in which their author spoke\u2026 At the other end, copyright would be denied to pictures which appealed to a public less educated than the judge. Yet if they command the interest of any public, they have a commercial value, \u2013 it would be bold to say that they have not an aesthetic and educational value, \u2013 and the taste of any public is not to be treated with contempt.\u00a0\u00bb V. \u00e9galement Mitchell\u00a0Bros. Film Group v. Cinema Adult Theater, 604 F.2d 852, 854-58 (5th\u00a0Cir.\u00a01979) (le caract\u00e8re obsc\u00e8ne de l\u2019\u0153uvre ne permet pas d\u2019\u00e9carter la protection). Dans le m\u00eame sens, Jartech, Inc. v. Clancy, 666 F.2d 403, 405-06 (9th Cir. 1982). V. E. Habar, Copyright Crimes: The Coyrightability of Illegal Works, 16 Yale J.L. &amp; Tech. 454 (2014).\" id=\"return-footnote-62-121\" href=\"#footnote-62-121\" aria-label=\"Footnote 121\"><sup class=\"footnote\">[121]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>211._ Les formalit\u00e9s_<\/strong><a class=\"footnote\" title=\"J.C. Ginsburg, \u00ab\u00a0The U.S. Experience with Mandatory Copyright Formalities: A Love\/Hate Relationship\u00a0\u00bb, 33 Colum. J.L. &amp; Arts 311 (2009-2010).\" id=\"return-footnote-62-122\" href=\"#footnote-62-122\" aria-label=\"Footnote 122\"><sup class=\"footnote\">[122]<\/sup><\/a> Les formalit\u00e9s, qu\u2019il s\u2019agisse de la publication, de la <em>copyright notice<\/em> ou de l\u2019enregistrement au <em>Copyright Office<\/em>, \u00e9l\u00e9ments caract\u00e9ristiques du copyright aux \u00c9tats-Unis sous l\u2019empire de la loi de 1909<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b088.\" id=\"return-footnote-62-123\" href=\"#footnote-62-123\" aria-label=\"Footnote 123\"><sup class=\"footnote\">[123]<\/sup><\/a>, ont \u00e9t\u00e9 assouplies par le <em>Copyright Act<\/em> de 1976 et les r\u00e9formes qui ont suivi. La publication n\u2019a d\u00e9sormais qu\u2019une port\u00e9e limit\u00e9e, et la formalit\u00e9 de la <em>copyright notice<\/em> a \u00e9t\u00e9 progressivement vid\u00e9e de ses cons\u00e9quences. Seule subsiste la formalit\u00e9 d\u2019enregistrement de l\u2019\u0153uvre au <em>Copyright Office<\/em>. Mais les effets d\u2019un d\u00e9faut d\u2019enregistrement sur la protection les \u0153uvres \u00e9trang\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9duits<strong>.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>212._ La publication_<\/strong> Sous l\u2019empire du<em> Copyright Act<\/em> de 1976 la publication n\u2019est plus une condition de l\u2019application de la loi f\u00e9d\u00e9rale, qui pr\u00e9voit une protection d\u00e8s la cr\u00e9ation de l\u2019\u0153uvre. Sous r\u00e9serve de r\u00e8gles transitoires concernant la notice de copyright, la publication, d\u00e9finie par le <em>Copyright Act<\/em> comme \u00ab la distribution dans le public d\u2019exemplaires ou de phonogrammes d\u2019une \u0153uvre par la vente ou tout autre mode de transfert de propri\u00e9t\u00e9, ou par louage, location ou pr\u00eat \u00bb<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 101. L\u2019article ajoute : \u00ab L\u2019offre de distribution d\u2019exemplaires ou de phonogrammes aupr\u00e8s d\u2019un groupe de personnes aux fins d\u2019une distribution ult\u00e9rieure, d\u2019une repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution publique ou d\u2019une pr\u00e9sentation publique constitue une publication. La repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution publique, ou la pr\u00e9sentation publique, d\u2019une \u0153uvre ne constitue pas en soi une publication. \u00bb (traduction OMPI).\" id=\"return-footnote-62-124\" href=\"#footnote-62-124\" aria-label=\"Footnote 124\"><sup class=\"footnote\">[124]<\/sup><\/a>, n\u2019est d\u00e9sormais prise en compte que pour la protection des \u0153uvres \u00e9trang\u00e8res<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 104.\" id=\"return-footnote-62-125\" href=\"#footnote-62-125\" aria-label=\"Footnote 125\"><sup class=\"footnote\">[125]<\/sup><\/a>, pour le calcul de la dur\u00e9e de protection des <em>works made for hire<\/em><a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 302(c).\" id=\"return-footnote-62-126\" href=\"#footnote-62-126\" aria-label=\"Footnote 126\"><sup class=\"footnote\">[126]<\/sup><\/a>, l\u2019application des r\u00e8gles d\u2019expiration des licences<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 203(a)(3), 304(c).\" id=\"return-footnote-62-127\" href=\"#footnote-62-127\" aria-label=\"Footnote 127\"><sup class=\"footnote\">[127]<\/sup><\/a>, le d\u00e9p\u00f4t et l\u2019enregistrement<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 407, 17 U.S.C. \u00a7 410(c).\" id=\"return-footnote-62-128\" href=\"#footnote-62-128\" aria-label=\"Footnote 128\"><sup class=\"footnote\">[128]<\/sup><\/a> et l&rsquo;application des dommages et int\u00e9r\u00eat forfaitaires (<em>statutory damages<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0412.\" id=\"return-footnote-62-129\" href=\"#footnote-62-129\" aria-label=\"Footnote 129\"><sup class=\"footnote\">[129]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>213._ La notice de copyright (<em>copyright notice<\/em>)_\u00a0<\/strong>Les cons\u00e9quences l\u00e9gales attach\u00e9es \u00e0 la notice de copyright ont \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9es par le <em>Berne Convention Implementation Act<\/em> de 1988 pour tous les exemplaires d\u2019\u0153uvres publi\u00e9es apr\u00e8s le 1ermars 1989<a class=\"footnote\" title=\"En revanche l\u2019absence de copyright notice sur des exemplaires distribu\u00e9s avant le 1er mars 1989 pour des \u0153uvres publi\u00e9es avant cette date a pu avoir des cons\u00e9quences sur la protection des \u0153uvres concern\u00e9es, qui seront diff\u00e9rentes selon qu\u2019elles ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es avant ou apr\u00e8s le 1er janvier 1978. Les \u0153uvres \u00e9trang\u00e8res ne sont plus concern\u00e9es par ces r\u00e8gles, et b\u00e9n\u00e9ficient en toute hypoth\u00e8se des m\u00e9canismes de r\u00e9tablissement du copyright si elles sont tomb\u00e9es dans le domaine public du fait du non-respect de cette formalit\u00e9. V. infra n\u00b0234.\" id=\"return-footnote-62-130\" href=\"#footnote-62-130\" aria-label=\"Footnote 130\"><sup class=\"footnote\">[130]<\/sup><\/a>. L\u2019apposition de la notice de copyright est d\u00e9sormais optionnelle. Une incitation \u00e0 l\u2019utiliser demeure, et est contenue dans la section 401(d) du <em>Copyright Act<\/em><a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 401(d).\" id=\"return-footnote-62-131\" href=\"#footnote-62-131\" aria-label=\"Footnote 131\"><sup class=\"footnote\">[131]<\/sup><\/a>, qui pr\u00e9cise que le d\u00e9fendeur \u00e0 une action en contrefa\u00e7on n\u2019est pas en principe recevable \u00e0 invoquer la bonne foi (qui peut avoir des cons\u00e9quences, notamment sur l&rsquo;appr\u00e9ciation des dommages et int\u00e9r\u00eats forfaitaires<a class=\"footnote\" title=\"V. infra n\u00b0\u00a0261.\" id=\"return-footnote-62-132\" href=\"#footnote-62-132\" aria-label=\"Footnote 132\"><sup class=\"footnote\">[132]<\/sup><\/a>) lorsqu\u2019une notice conforme a \u00e9t\u00e9 appos\u00e9e sur les exemplaires contrefaits.<\/p>\n<p>Les conditions d\u2019apposition et le contenu de la notice sont tr\u00e8s pr\u00e9cis\u00e9ment d\u00e9finis. Aux termes de la section\u00a0401, d\u00e8s lors qu\u2019une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e est publi\u00e9e aux \u00c9tats-Unis d\u2019Am\u00e9rique ou \u00e0 l\u2019\u00e9tranger avec l\u2019autorisation du titulaire du copyright, la notice de copyright peut \u00eatre appos\u00e9e sur les exemplaires distribu\u00e9s dans le public et \u00e0 partir desquels l\u2019\u0153uvre peut \u00eatre per\u00e7ue visuellement, soit directement, soit \u00e0 l\u2019aide d\u2019une machine ou d\u2019un dispositif. La mention doit comporter les trois \u00e9l\u00e9ments suivants\u00a0: le symbole \u00a9 (la lettre C majuscule dans un cercle) ou le mot \u00ab\u00a0Copyright\u00a0\u00bb, ou encore l\u2019abr\u00e9viation \u00ab\u00a0Copr.\u00a0\u00bb\u00a0; l\u2019ann\u00e9e de la premi\u00e8re publication de l\u2019\u0153uvre<a class=\"footnote\" title=\"Dans le cas de compilations ou d\u2019\u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es comprenant du mat\u00e9riel publi\u00e9 ant\u00e9rieurement, l\u2019ann\u00e9e de la premi\u00e8re publication de la compilation ou de l\u2019\u0153uvre d\u00e9riv\u00e9e suffit. L\u2019ann\u00e9e peut \u00eatre omise lorsqu\u2019une \u0153uvre de peinture, des arts graphiques ou de sculpture, \u00e9ventuellement accompagn\u00e9e d\u2019un texte, est reproduite sur des cartes de v\u0153ux, cartes postales, articles de papeterie, bijoux, poup\u00e9es, jouets ou autres articles utilitaires.\" id=\"return-footnote-62-133\" href=\"#footnote-62-133\" aria-label=\"Footnote 133\"><sup class=\"footnote\">[133]<\/sup><\/a>\u00a0; et le nom du titulaire du copyright, ou une abr\u00e9viation permettant d\u2019identifier le nom, ou toute autre d\u00e9nomination notoire du titulaire. La mention doit \u00eatre appos\u00e9e sur les exemplaires de fa\u00e7on suffisamment claire<a class=\"footnote\" title=\"Ces conditions sont pr\u00e9cis\u00e9es par voie r\u00e9glementaire.\" id=\"return-footnote-62-134\" href=\"#footnote-62-134\" aria-label=\"Footnote 134\"><sup class=\"footnote\">[134]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La section\u00a0402 d\u00e9finit les conditions de la notice applicable aux phonogrammes. La lettre P majuscule dans un cercle est alors utilis\u00e9e. Les cons\u00e9quences attach\u00e9es \u00e0 cette notice sont les m\u00eames que pour la notice de droit commun.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>214._ Le d\u00e9p\u00f4t et l\u2019enregistrement au <em>Copyright Office<\/em>_ <\/strong>D\u00e9p\u00f4t et enregistrement sont deux formalit\u00e9s distinctes, le plus souvent li\u00e9es mais qui ne coexistent pas toujours<a class=\"footnote\" title=\"Il est en effet possible de d\u00e9poser sans enregistrer.\" id=\"return-footnote-62-135\" href=\"#footnote-62-135\" aria-label=\"Footnote 135\"><sup class=\"footnote\">[135]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le d\u00e9p\u00f4t, formalit\u00e9 obligatoire, consiste dans la remise d\u2019exemplaires de l\u2019\u0153uvre au <em>Copyright Office<\/em> pour le compte de la <em>Library of Congress<\/em>. L\u2019enregistrement, formalit\u00e9 optionnelle, dans la remise d\u2019un formulaire contenant des informations relatives \u00e0 l\u2019\u0153uvre et dans la remise d\u2019exemplaires dans les conditions du d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal. L\u2019enregistrement peut donc suffire \u00e0 l\u2019accomplissement des formalit\u00e9s de d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal.<\/p>\n<p>Aux termes de la section\u00a0407 du <em>Copyright Act<\/em>, et sous r\u00e9serve d\u2019exceptions et d\u2019adaptations \u00e0 certaines cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres, le titulaire du copyright ou du droit exclusif de publication portant sur une \u0153uvre publi\u00e9e aux \u00c9tats-Unis doit d\u00e9poser au <em>Copyright Office<\/em>, dans les trois mois suivant la date de ladite publication, (a) deux exemplaires complets de la meilleure \u00e9dition<a class=\"footnote\" title=\"C\u2019est-\u00e0-dire de l\u2019\u00e9dition de meilleure qualit\u00e9 si plusieurs \u00e9ditions du m\u00eame ouvrage sont publi\u00e9es.\" id=\"return-footnote-62-136\" href=\"#footnote-62-136\" aria-label=\"Footnote 136\"><sup class=\"footnote\">[136]<\/sup><\/a>\u00a0; ou (b) si l\u2019\u0153uvre est un enregistrement sonore, deux phonogrammes complets de la meilleure \u00e9dition, accompagn\u00e9s de tout mat\u00e9riel imprim\u00e9 ou perceptible visuellement publi\u00e9 avec lesdits phonogrammes. Le d\u00e9p\u00f4t, lorsqu\u2019il est applicable, est obligatoire, sous peine d\u2019amende<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0407(d).\" id=\"return-footnote-62-137\" href=\"#footnote-62-137\" aria-label=\"Footnote 137\"><sup class=\"footnote\">[137]<\/sup><\/a>. Cependant il ne conditionne pas la protection<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0407(a) in fine.\" id=\"return-footnote-62-138\" href=\"#footnote-62-138\" aria-label=\"Footnote 138\"><sup class=\"footnote\">[138]<\/sup><\/a>. \u00c0 noter que les \u0153uvres qui sont uniquement publi\u00e9es par voie \u00e9lectronique ne sont pas soumises \u00e0 l\u2019obligation de d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal, sauf si le <em>Copyright Office<\/em> le demande.<\/p>\n<p>L\u2019enregistrement est quant \u00e0 lui r\u00e9gi par les sections\u00a0408 et suivantes du <em>Copyright Act<\/em>. Il est effectu\u00e9 sur un formulaire comportant les informations suivantes\u00a0:<\/p>\n<ol>\n<li style=\"text-align: justify;\">le nom et l\u2019adresse de celui qui revendique le copyright\u00a0;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">dans le cas d\u2019une \u0153uvre autre qu\u2019une \u0153uvre anonyme ou pseudonyme, le nom et la nationalit\u00e9 ou le domicile de l\u2019auteur ou des auteurs et, lorsqu\u2019un ou plusieurs des auteurs sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9s, la date de leur d\u00e9c\u00e8s\u00a0;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">si l\u2019\u0153uvre est anonyme ou pseudonyme, la nationalit\u00e9 ou le domicile de l\u2019auteur ou des auteurs\u00a0;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">dans le cas d\u2019une \u0153uvre cr\u00e9\u00e9e dans le cadre d\u2019un contrat de louage d\u2019ouvrage ou de services, une d\u00e9claration \u00e0 cet effet\u00a0;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">si celui qui revendique le copyright n\u2019est pas l\u2019auteur, une indication succincte de la fa\u00e7on dont il a obtenu la titularit\u00e9 du copyright\u00a0;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">le titre de l\u2019\u0153uvre, ainsi que tous titres pr\u00e9c\u00e9dents ou diff\u00e9rents sous lesquels l\u2019\u0153uvre peut \u00eatre identifi\u00e9e\u00a0;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">l\u2019ann\u00e9e au cours de laquelle la cr\u00e9ation de l\u2019\u0153uvre a \u00e9t\u00e9 achev\u00e9e\u00a0;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">si l\u2019\u0153uvre a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e, la date et le pays de sa premi\u00e8re publication\u00a0;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">dans le cas d\u2019une compilation ou d\u2019une \u0153uvre d\u00e9riv\u00e9e, l\u2019indication de toute \u0153uvre ou de toutes \u0153uvres pr\u00e9existantes sur lesquelles elle est fond\u00e9e ou qu\u2019elle reprend, ainsi qu\u2019une d\u00e9claration g\u00e9n\u00e9rale succincte quant au mat\u00e9riel compl\u00e9mentaire auquel s\u2019\u00e9tend le copyright revendiqu\u00e9 aux fins de l\u2019enregistrement\u00a0; et<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">tous autres renseignements consid\u00e9r\u00e9s par le directeur de l\u2019enregistrement des droits d\u2019auteur comme ayant une incidence sur la cr\u00e9ation ou l\u2019identification de l\u2019\u0153uvre ou sur l\u2019existence, la titularit\u00e9 ou la dur\u00e9e du copyright.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Comme indiqu\u00e9, il s\u2019accompagne d\u2019un d\u00e9p\u00f4t conforme aux exigences du d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal.<\/p>\n<p>Un certificat d\u2019enregistrement est d\u00e9livr\u00e9 par le <em>Copyright Office<\/em> si ce dernier consid\u00e8re que l\u2019\u0153uvre d\u00e9pos\u00e9e est susceptible de protection par copyright<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 410(a).\" id=\"return-footnote-62-139\" href=\"#footnote-62-139\" aria-label=\"Footnote 139\"><sup class=\"footnote\">[139]<\/sup><\/a>. \u00c0 d\u00e9faut, ou en cas d\u2019invalidit\u00e9 de la demande pour une autre raison, il refuse l\u2019enregistrement<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 410(b). V., sur les erreurs de d\u00e9p\u00f4t au Copyright Office, l'arr\u00eat de la Cour supr\u00eame du 24 f\u00e9vrier 2022 dans l\u2019affaire Unicolors Inc. v. H &amp; M Hennes &amp; Mauritz LP (595 U.S., 2022). Jug\u00e9 qu'un d\u00e9faut de connaissances juridiques peut, dans certaines circonstances, excuser des erreurs d\u2019enregistrement au Copyright Office, et permettre de valider une proc\u00e9dure en cours.\" id=\"return-footnote-62-140\" href=\"#footnote-62-140\" aria-label=\"Footnote 140\"><sup class=\"footnote\">[140]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Si l\u2019enregistrement a lieu dans un d\u00e9lai de cinq ans \u00e0 compter de la premi\u00e8re publication, le certificat entra\u00eene pr\u00e9somption de la validit\u00e9 du copyright et des informations contenues dans le certificat<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0410(c).\" id=\"return-footnote-62-141\" href=\"#footnote-62-141\" aria-label=\"Footnote 141\"><sup class=\"footnote\">[141]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>En outre, comme sous l\u2019empire de la loi de 1909, l\u2019enregistrement est un pr\u00e9alable n\u00e9cessaire \u00e0 l\u2019action en contrefa\u00e7on<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 411. Sauf, et l\u2019exception est notable, dans le cas de la contrefa\u00e7on des droits \u00e0 la paternit\u00e9 et \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 reconnus en vertu du VARA (17 U.S.C. \u00a7 106A(a)). Par ailleurs, un certificat d\u2019enregistrement est valide, m\u00eame s\u2019il contient des informations inexactes, si le titulaire du copyright \u00ab n\u2019a pas connaissance de l\u2019inexactitude \u00bb (\u00ab knowledge that it was inaccurate \u00bb, \u00a7 411 (b) (1) (A)).\" id=\"return-footnote-62-142\" href=\"#footnote-62-142\" aria-label=\"Footnote 142\"><sup class=\"footnote\">[142]<\/sup><\/a>. Afin de se conformer aux dispositions de la Convention de Berne, cette exigence n\u2019est pas applicable aux \u0153uvres dont le pays d\u2019origine, au sens de la Convention, n\u2019est pas les \u00c9tats-Unis<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-62-143\" href=\"#footnote-62-143\" aria-label=\"Footnote 143\"><sup class=\"footnote\">[143]<\/sup><\/a>.<\/span><\/p>\n<p>En revanche, l\u2019absence d\u2019enregistrement pr\u00e9alable aux actes de contrefa\u00e7ons ou, pour les \u0153uvres publi\u00e9es, l\u2019absence d\u2019enregistrement dans les trois mois de la premi\u00e8re publication, fait obstacle, pour toutes les \u0153uvres, et quelle que soit leur origine, \u00e0 l\u2019obtention de dommages et int\u00e9r\u00eats forfaitaire (<em>statutory damages<\/em>) et au remboursement des frais d\u2019avocat<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0412.\" id=\"return-footnote-62-144\" href=\"#footnote-62-144\" aria-label=\"Footnote 144\"><sup class=\"footnote\">[144]<\/sup><\/a>. Il est donc fortement conseill\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 un enregistrement, y compris pour les \u0153uvres d\u2019origine \u00e9trang\u00e8re.<\/p>\n<p>\u00c0 noter que l\u2019enregistrement peut \u00eatre effectu\u00e9 en ligne pour la plupart des \u0153uvres au travers de l\u2019<em>electronic <em>Copyright Office<\/em><\/em><a class=\"footnote\" title=\"Registration portal.\" id=\"return-footnote-62-145\" href=\"#footnote-62-145\" aria-label=\"Footnote 145\"><sup class=\"footnote\">[145]<\/sup><\/a>. Le d\u00e9p\u00f4t d\u2019exemplaires peut \u00e9galement \u00eatre effectu\u00e9 en ligne lorsqu\u2019il est techniquement possible, mais les \u0153uvres publi\u00e9es doivent en principe faire l\u2019objet d\u2019un d\u00e9p\u00f4t physique.<\/p>\n<p>Enfin, une formalit\u00e9 de pr\u00e9-enregistrement (<em>preregistration<\/em>) a \u00e9t\u00e9 introduite en 2005<a class=\"footnote\" title=\"En application des dispositions du Artists\u2019 Rights and Theft Prevention Act de 2005.\" id=\"return-footnote-62-146\" href=\"#footnote-62-146\" aria-label=\"Footnote 146\"><sup class=\"footnote\">[146]<\/sup><\/a>, qui permet un enregistrement pr\u00e9alable pour certaines \u0153uvres non publi\u00e9es en cours de pr\u00e9paration pour une diffusion commerciale<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 408(f).\" id=\"return-footnote-62-147\" href=\"#footnote-62-147\" aria-label=\"Footnote 147\"><sup class=\"footnote\">[147]<\/sup><\/a>. Ce pr\u00e9-enregistrement ne constitue pas un enregistrement, et permet uniquement de langer une action en contrefa\u00e7on avant distribution commerciale et enregistrement. Ce m\u00e9canisme a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vu pour permettre de lutter plus efficacement contre la piraterie dans certains secteurs, qui touche \u00e9galement des \u0153uvres non encore publi\u00e9es. L\u2019\u0153uvre concern\u00e9e devra faire l\u2019objet d\u2019un enregistrement sous peine de perdre les b\u00e9n\u00e9fices de ce pr\u00e9-enregistrement. Seules les \u0153uvres audiovisuelles, les phonogrammes, les compositions musicales, les \u0153uvres litt\u00e9raires destin\u00e9es \u00e0 une publication sous forme de livres, les programmes d\u2019ordinateurs (incluant les jeux vid\u00e9os) et les photographies de publicit\u00e9s ou de marketing sont \u00e9ligibles \u00e0 un pr\u00e9-enregistrement<a class=\"footnote\" title=\"Les cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres concern\u00e9es sont d\u00e9termin\u00e9es par d\u00e9cision du Register. 17 U.S.C. \u00a7 408(f)(2).\" id=\"return-footnote-62-148\" href=\"#footnote-62-148\" aria-label=\"Footnote 148\"><sup class=\"footnote\">[148]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Pr\u00e9cisons enfin qu&rsquo;une fausse d\u00e9claration aupr\u00e8s de l&rsquo;Office est sanctionn\u00e9e p\u00e9nalement<a class=\"footnote\" title=\"Une fausse d\u00e9claration faite en connaissance de cause est passible d'une amende maximale de 2 500 $ (18 U.S.C. \u00a7 506); par ailleurs, aucune action civile n'est pr\u00e9vue.\" id=\"return-footnote-62-149\" href=\"#footnote-62-149\" aria-label=\"Footnote 149\"><sup class=\"footnote\">[149]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<h2><strong>2. Les b\u00e9n\u00e9ficiaires de la protection<\/strong><\/h2>\n<p><strong>215._ La r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale: l\u2019auteur-personne physique et premier titulaire_<\/strong> Aux termes de la section\u00a0201(a) du <em>Copyright Act<\/em>, le copyright sur une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e appartient \u00e0 titre originaire \u00e0 son ou \u00e0 ses auteurs. L\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre est en principe la personne physique qui a cr\u00e9\u00e9 l\u2019\u0153uvre (celle dont la vie sert de base au calcul de la dur\u00e9e de protection), sauf dans le cas des \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es dans le cadre d\u2019un contrat de travail ou autrement incluses dans la cat\u00e9gorie des <em>works made for hire<\/em>.<\/p>\n<p>L&rsquo;auteur ne peut \u00eatre qu&rsquo;une personne physique, et une personne humaine. Cette solution, affirm\u00e9e en 2016 dans le cadre de la fameuse affaire dite du \u00ab selfie de singe \u00bb (ou affaire Naruto)<a class=\"footnote\" title=\"Naruto et al. v. Slater et al., case No. 15-cv-04324-WHO, 28 janv. 2016). L'affaire, port\u00e9e par une association de d\u00e9fense des animaux (PETA), concernait des autoportraits r\u00e9alis\u00e9s par un macaque de 6 ans, Naruto, \u00e0 l'aide de l'appareil photo d'un photographe, qui avait par la suite exploit\u00e9 certains de ces clich\u00e9s. Le PETA pr\u00e9tendaient que le photographe et son \u00e9diteur avaient contrefait le copyright de Naturo. Selon les demandeurs, le singe, apparemment particuli\u00e8rement intelligent, et habitu\u00e9 au contact des humains et \u00e0 la vision d'appareils photographiques, avait manipul\u00e9 seul l'appareil photo laiss\u00e9 par le photographe et avait \u00ab volontairement press\u00e9 \u00bb le d\u00e9clencheur \u00e0 plusieurs reprises \u00ab en comprenant la relation de cause \u00e0 effet entre la pression du d\u00e9clencheur, le bruit de l'obturateur, et les modifications de son reflet dans l'objectif de l'appareil \u00bb. Sans contester ces faits, la Cour de district avait rejet\u00e9 la demande au motif que le Copyright Act ne comporte aucune mention des animaux, et que la Cour supr\u00eame et le neuvi\u00e8me circuit f\u00e9d\u00e9ral se r\u00e9f\u00e8rent syst\u00e9matiquement aux \u00ab personnes \u00bb et aux \u00ab \u00eatres humains \u00bb dans la d\u00e9termination de la qualit\u00e9 d'auteur (citant notamment l'arr\u00eat de la Cour supr\u00eame dans l'affaire Community for Creative Non-Violence v. Reid, 490 U.S. 730, 737 (1989) : \u00ab la r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale est que l'auteur est la partie qui cr\u00e9\u00e9e l'\u0153uvre, c'est-\u00e0-dire la personne qui traduit une id\u00e9e sous une forme d'expression tangible \u00e9ligible \u00e0 la protection par copyright \u00bb).\" id=\"return-footnote-62-150\" href=\"#footnote-62-150\" aria-label=\"Footnote 150\"><sup class=\"footnote\">[150]<\/sup><\/a>, a \u00e9t\u00e9 r\u00e9affirm\u00e9e r\u00e9cemment, par le <em>Copyright Office<\/em>, puis par une Cour f\u00e9d\u00e9rale, dans le cadre des d\u00e9cisions rendues en mati\u00e8re d&rsquo;oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par syst\u00e8mes d&rsquo;intelligence artificielle g\u00e9n\u00e9rative, dont il a \u00e9t\u00e9 question plus haut<a class=\"footnote\" title=\"V. supra, n\u00b0 205.\" id=\"return-footnote-62-151\" href=\"#footnote-62-151\" aria-label=\"Footnote 151\"><sup class=\"footnote\">[151]<\/sup><\/a>. Elle repose notamment sur la d\u00e9cision de la Cour supr\u00eame dans l&rsquo;arr\u00eat <em>Burrow-Giles Lithographic Co. v. Sarony<\/em><a class=\"footnote\" title=\"111 U.S. 53 (1884).\" id=\"return-footnote-62-152\" href=\"#footnote-62-152\" aria-label=\"Footnote 152\"><sup class=\"footnote\">[152]<\/sup><\/a>, qui avait confirm\u00e9 le caract\u00e8re prot\u00e9geable des photographies, et leur qualit\u00e9 \u00ab d&rsquo;\u00e9crits \u00bb au sens de la Clause de copyright de la constitution, et donn\u00e9, \u00e0 cette occasion, une d\u00e9finition de l&rsquo;auteur renvoyant \u00e0 la personne humaine<a class=\"footnote\" title=\"V. Guidelines pr\u00e9cit\u00e9es du Copyright Office,pr\u00e9cit\u00e9es: \u00ab\u00a0In its leading case on authorship, the Supreme Court used language excluding non-humans in interpreting Congress\u2019s constitutional power to provide \u2018\u2018authors\u2019\u2019 the exclusive right to their \u2018\u2018writings.\u2019\u2019 In Burrow-Giles Lithographic Co. v. Sarony, a defendant accused of making unauthorized copies of a photograph argued that the expansion of copyright protection to photographs by Congress was unconstitutional because \u2018\u2018a photograph is not a writing nor the production of an author\u2019\u2019 but is instead created by a camera.12 The Court disagreed, holding that there was \u2018\u2018no doubt\u2019\u2019 the Constitution\u2019s Copyright Clause permitted photographs to be subject to copyright, \u2018\u2018so far as they are representatives of original intellectual conceptions of the author.\u2019\u2019 [Id. at 58] The Court defined an \u2018\u2018author\u2019\u2019 as \u2018\u2018he to whom anything owes its origin; originator; maker; one who completes a work of science or literature.\u2019\u2019 [Id. at 57-58] It repeatedly referred to such \u2018\u2018authors\u2019\u2019 as human, describing authors as a class of \u2018\u2018persons\u2019\u2019 [Id., at 56 (...)] and a copyright as \u2018\u2018the exclusive right of a man to the production of his own genius or intellect.\u2019\u2019 [Id, at. 58 (...)]\u00a0\u00bb.\" id=\"return-footnote-62-153\" href=\"#footnote-62-153\" aria-label=\"Footnote 153\"><sup class=\"footnote\">[153]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La question de la titularit\u00e9 des droits sur les oeuvres g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par des syst\u00e8mes d&rsquo;IA g\u00e9n\u00e9rative ne se pose que dans les situations o\u00f9 ces oeuvres sont prot\u00e9geables, ce qui ne sera le cas que lorsque une contribution humaine pourra \u00eatre identifi\u00e9e, consistant dans un apport original \u00e0 l&rsquo;oeuvre<a class=\"footnote\" title=\"V. sur ce point les Guidelines du Copyright Office, supra n\u00b0 205.\" id=\"return-footnote-62-154\" href=\"#footnote-62-154\" aria-label=\"Footnote 154\"><sup class=\"footnote\">[154]<\/sup><\/a>. Les r\u00e8gles de titularit\u00e9 seront alors les r\u00e8gles de droit commun. \u00c0 d\u00e9faut d&rsquo;une telle contribution, c&rsquo;est-\u00e0-dire lorsque l&rsquo;oeuvre a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e de mani\u00e8re totalement autonome, sur la base d&rsquo;instruction ne caract\u00e9risant pas un apport cr\u00e9atif humain prot\u00e9geable, l&rsquo;oeuvre n&rsquo;est pas prot\u00e9g\u00e9e, et n&rsquo;a pas d&rsquo;auteur (ce dernier \u00e9tant n\u00e9cessairement une personne humaine)<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-62-155\" href=\"#footnote-62-155\" aria-label=\"Footnote 155\"><sup class=\"footnote\">[155]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>216._ L\u2019exception \u00e0 la r\u00e8gle de titularit\u00e9 initiale : les <em>works made for hire<\/em>_\u00a0<\/strong>Aux termes de la section\u00a0201(b) du <em>Copyright Act<\/em>, \u00ab\u00a0dans le cas d\u2019une \u0153uvre cr\u00e9\u00e9e dans le cadre d\u2019un contrat de louage d\u2019ouvrage ou de services (<em>work made for hire<\/em>), l\u2019employeur ou toute autre personne pour laquelle l\u2019\u0153uvre a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e est consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019auteur aux fins du pr\u00e9sent titre et, sauf stipulation contraire figurant dans un instrument \u00e9crit sign\u00e9 par les parties, d\u00e9tient tous les droits compris dans le copyright.\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Traduction OMPI (copyright substitu\u00e9 \u00e0 droit d\u2019auteur).\" id=\"return-footnote-62-156\" href=\"#footnote-62-156\" aria-label=\"Footnote 156\"><sup class=\"footnote\">[156]<\/sup><\/a><\/p>\n<p>La section 101 d\u00e9finit le <em>work made for hire<\/em> comme\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a01) une \u0153uvre r\u00e9alis\u00e9e par un employ\u00e9 dans le cadre de son emploi\u00a0; ou<\/p>\n<p>2) une \u0153uvre command\u00e9e sp\u00e9cialement \u00e0 titre de contribution \u00e0 une \u0153uvre collective, d\u2019\u00e9l\u00e9ment d\u2019un film cin\u00e9matographique ou d\u2019une autre \u0153uvre audiovisuelle, de traduction, d\u2019\u0153uvre compl\u00e9mentaire, de compilation, d\u2019ouvrage d\u2019enseignement, de test, d\u2019\u00e9l\u00e9ments de r\u00e9ponse \u00e0 un test, ou d\u2019atlas, si les parties sont express\u00e9ment convenues, aux termes d\u2019un instrument \u00e9crit sign\u00e9 par elles, de consid\u00e9rer l\u2019\u0153uvre comme une \u0153uvre cr\u00e9\u00e9e dans le cadre d\u2019un contrat de louage d\u2019ouvrage ou de services (<em>work made for hire<\/em>). Aux fins de la phrase pr\u00e9c\u00e9dente, l\u2019\u00a0\u00ab\u00a0\u0153uvre compl\u00e9mentaire\u00a0\u00bb est une \u0153uvre r\u00e9alis\u00e9e afin d\u2019\u00eatre publi\u00e9e sous forme d\u2019addition \u00e0 l\u2019\u0153uvre d\u2019un autre auteur, en vue de pr\u00e9senter, de conclure, d\u2019illustrer, d\u2019expliquer, de r\u00e9viser, de commenter ou d\u2019aider \u00e0 utiliser l\u2019autre \u0153uvre, par exemple sous la forme de pr\u00e9faces, de postfaces, d\u2019illustrations figuratives, de cartes g\u00e9ographiques, de diagrammes, de tableaux, de notes r\u00e9dactionnelles, d\u2019arrangements musicaux, d\u2019\u00e9l\u00e9ments de r\u00e9ponse \u00e0 des tests, de bibliographies, d\u2019annexes et d\u2019index, et l\u2019\u201couvrage d\u2019enseignement\u201d est une \u0153uvre litt\u00e9raire, de peinture ou des arts graphiques destin\u00e9e \u00e0 \u00eatre publi\u00e9e et utilis\u00e9e aux fins de l\u2019enseignement scolaire et universitaire.\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Traduction OMPI.\" id=\"return-footnote-62-157\" href=\"#footnote-62-157\" aria-label=\"Footnote 157\"><sup class=\"footnote\">[157]<\/sup><\/a><\/p>\n<p>La loi \u00e9tablit ainsi deux cat\u00e9gories de <em>works made for hire<\/em>\u00a0: les \u0153uvres de salari\u00e9s, d\u2019une part, et certaines \u0153uvres de commande, d\u2019autre part.<\/p>\n<p>S\u2019agissant de la premi\u00e8re cat\u00e9gorie, dans son arr\u00eat <em>Community for Creative\u00a0Non-Violence v. Reid<\/em><a class=\"footnote\" title=\"490\u00a0U.S. 730, 737 (1989).\" id=\"return-footnote-62-158\" href=\"#footnote-62-158\" aria-label=\"Footnote 158\"><sup class=\"footnote\">[158]<\/sup><\/a>, la Cour supr\u00eame a indiqu\u00e9 que le terme \u00a0\u00ab\u00a0employ\u00e9\u00a0\u00bb renvoyait aux personnes engag\u00e9es dans le cadre d\u2019une relation de travail conventionnelle au sens des r\u00e8gles g\u00e9n\u00e9rales r\u00e9gissant les relations ma\u00eetre-commettant (<em>general agency law<\/em>).<\/p>\n<p>La seconde cat\u00e9gorie est d\u00e9finie de mani\u00e8re plus \u00e9troite que sous l\u2019empire de la loi de 1909<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0 88.\" id=\"return-footnote-62-159\" href=\"#footnote-62-159\" aria-label=\"Footnote 159\"><sup class=\"footnote\">[159]<\/sup><\/a>. Les \u0153uvres \u00e9ligibles sont limit\u00e9es \u00e0 certaines cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres, et doivent avoir \u00e9t\u00e9 \u00ab sp\u00e9cialement command\u00e9es \u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Ce qui ne sera pas le cas, semble-t-il, d\u2019une \u0153uvre cr\u00e9\u00e9e \u00e0 l\u2019initiative de l\u2019auteur, puis c\u00e9d\u00e9e.\" id=\"return-footnote-62-160\" href=\"#footnote-62-160\" aria-label=\"Footnote 160\"><sup class=\"footnote\">[160]<\/sup><\/a>. Surtout, la qualification de <em>work made for hire<\/em> (et donc l\u2019attribution de la qualit\u00e9 d\u2019auteur et des droits correspondants au commanditaire) est soumise \u00e0 la pr\u00e9sente d\u2019une clause expresse contenue dans un instrument sign\u00e9, assimilant l\u2019\u0153uvre \u00e0 un <em>work made for hire<\/em>. Bien \u00e9videmment, en pratique une telle clause sera le plus souvent exig\u00e9e pour les \u0153uvres de commande \u00e9ligibles.<\/p>\n<p>On notera qu\u2019en mati\u00e8re d\u2019\u0153uvre cin\u00e9matographique, c\u2019est la combinaison des transferts de la qualit\u00e9 d\u2019auteur des contributions au producteur qui donne \u00e0 ce dernier la qualit\u00e9 d\u2019auteur, non seulement des contributions, mais \u00e9galement de l\u2019\u0153uvre finale (qui serait sinon une \u0153uvre de collaboration indivise entre les contributeurs).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>217._ Les \u0153uvres \u00e0 auteurs multiples_<\/strong> Les \u0153uvres \u00e0 auteurs multiples peuvent \u00eatre soit des \u0153uvres de collaboration (<em>joint works<\/em>), soit des \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es (<em>derivative works<\/em>, cat\u00e9gorie qui correspond \u00e0 l\u2019\u0153uvre composite)<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0 200.\" id=\"return-footnote-62-161\" href=\"#footnote-62-161\" aria-label=\"Footnote 161\"><sup class=\"footnote\">[161]<\/sup><\/a>, soit encore des \u0153uvres collectives (<em>collective works<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-62-162\" href=\"#footnote-62-162\" aria-label=\"Footnote 162\"><sup class=\"footnote\">[162]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>218._ Les \u0153uvres de collaboration (<em>joint works<\/em>)_\u00a0<\/strong>Aux termes de la section\u00a0101, l\u2019\u0153uvre de collaboration est une \u0153uvre r\u00e9alis\u00e9e par deux auteurs ou plus dans l\u2019intention que leurs contributions respectives se fondent dans un ensemble unitaire et en constituent des \u00e9l\u00e9ments indissociables ou interd\u00e9pendants. Aucun crit\u00e8re de s\u00e9parabilit\u00e9 ou concernant le caract\u00e8re des contributions respectives n\u2019est impos\u00e9. Le concept est donc proche de son \u00e9quivalent en droit fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>Le r\u00e9gime de l\u2019\u0153uvre de collaboration est le r\u00e9gime g\u00e9n\u00e9ral applicable \u00e0 toute copropri\u00e9t\u00e9 du copyright. Les auteurs d\u2019une \u0153uvre de collaboration sont cotitulaires du copyright sur l\u2019\u0153uvre<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0201(a).\" id=\"return-footnote-62-163\" href=\"#footnote-62-163\" aria-label=\"Footnote 163\"><sup class=\"footnote\">[163]<\/sup><\/a>, et sont plus pr\u00e9cis\u00e9ment consid\u00e9r\u00e9s comme <em>tenants in common<\/em><a class=\"footnote\" title=\"Sur les cons\u00e9quences de cette qualification et la distinction joint tenants\/tenants in common, V. supra n\u00b0\u00a0119.\" id=\"return-footnote-62-164\" href=\"#footnote-62-164\" aria-label=\"Footnote 164\"><sup class=\"footnote\">[164]<\/sup><\/a>. Ainsi, sauf accord contraire, chacun d\u2019eux a le droit d\u2019utiliser ou de donner en licence l\u2019\u0153uvre, sous r\u00e9serve d\u2019en rendre compte aux cotitulaires<a class=\"footnote\" title=\"Oddo v. Ries, 743 F.2d 630, 633 (9th\u00a0Cir.\u00a01984)\u00a0; Picture Music, Inc. v. Bourne, Inc., 314 F. Supp. 640, 646-47 (SDNY\u00a01970), aff\u2019d on other grounds, 457 F.2d 1213 (2d\u00a0Cir.\u00a01972).\" id=\"return-footnote-62-165\" href=\"#footnote-62-165\" aria-label=\"Footnote 165\"><sup class=\"footnote\">[165]<\/sup><\/a>. Chaque coauteur peut \u00e9galement donner en garantie sa quote-part<a class=\"footnote\" title=\"Martin v. Cuny, 887\u00a0F.\u00a0Supp. 1390, 1394 (D.\u00a0Colo. 1995).\" id=\"return-footnote-62-166\" href=\"#footnote-62-166\" aria-label=\"Footnote 166\"><sup class=\"footnote\">[166]<\/sup><\/a>. Enfin, chaque coauteur peut instituer seul une action en contrefa\u00e7on<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0501 (b). Le Tribunal saisi peut cependant imposer que les coauteurs soient joints \u00e0 l\u2019action.\" id=\"return-footnote-62-167\" href=\"#footnote-62-167\" aria-label=\"Footnote 167\"><sup class=\"footnote\">[167]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>219._ Les \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es_<\/strong> Les \u0153uvres qui ne constituent pas des \u0153uvres de collaboration, et qui ne sont pas qualifiables d\u2019\u0153uvres collectives, sont trait\u00e9es comme des \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0200.\" id=\"return-footnote-62-168\" href=\"#footnote-62-168\" aria-label=\"Footnote 168\"><sup class=\"footnote\">[168]<\/sup><\/a>. Leur r\u00e9gime, d\u00e9j\u00e0 d\u00e9crit<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-62-169\" href=\"#footnote-62-169\" aria-label=\"Footnote 169\"><sup class=\"footnote\">[169]<\/sup><\/a>, correspond \u00e0 celui des \u0153uvres composites en droit fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>220._ Les \u0153uvres collectives (<em>collective works<\/em>)_\u00a0<\/strong>L\u2019\u0153uvre collective est d\u00e9finie par la section 101 comme \u00ab une \u0153uvre, telle qu\u2019une publication p\u00e9riodique, une anthologie ou une encyclop\u00e9die, qui r\u00e9unit dans un ensemble collectif un certain nombre de contributions, constituant en elles-m\u00eames des \u0153uvres distinctes et ind\u00e9pendantes \u00bb. La plupart des contributions \u00e0 une \u0153uvre collective sont trait\u00e9es comme des <em>work made for hire<\/em>, du moins si les conditions pos\u00e9es \u00e0 l\u2019application de la doctrine sont r\u00e9unies (ce qui implique, pour les contributions provenant d\u2019un auteur ind\u00e9pendant, une clause \u00e0 cet effet)<a class=\"footnote\" title=\"Voir supra n\u00b0 216.\" id=\"return-footnote-62-170\" href=\"#footnote-62-170\" aria-label=\"Footnote 170\"><sup class=\"footnote\">[170]<\/sup><\/a>. Pour les autres, la section 201(c) du <em>Copyright Act<\/em> dispose : \u00ab Le copyright sur chaque contribution individuelle \u00e0 une \u0153uvre collective est distinct du copyright sur l\u2019\u0153uvre collective dans son ensemble, et il appartient \u00e0 titre originaire \u00e0 l\u2019auteur de la contribution. \u00bb<\/p>\n<p>Le m\u00eame article pr\u00e9cise qu\u2019en l\u2019absence d\u2019un transfert expr\u00e8s du copyright ou de tous droits attach\u00e9s \u00e0 celui-ci, le titulaire du copyright sur l\u2019\u0153uvre collective n\u2019acquiert que le droit de reproduire et de distribuer la contribution au sein de l\u2019\u0153uvre collective concern\u00e9e, de toute r\u00e9vision de cette oeuvre et de toute \u0153uvre collective ult\u00e9rieure de la m\u00eame s\u00e9rie.<\/p>\n<p>En 2001, dans l\u2019affaire <em>New York Times Co. v. Tasini<\/em><a class=\"footnote\" title=\"533 U.S. 483 (2001).\" id=\"return-footnote-62-171\" href=\"#footnote-62-171\" aria-label=\"Footnote 171\"><sup class=\"footnote\">[171]<\/sup><\/a>, la Cour supr\u00eame a jug\u00e9 que des bases de donn\u00e9es \u00e9lectroniques reprenant des articles de presse ne constituaient pas une \u00ab r\u00e9vision \u00bb de l\u2019\u0153uvre collective dans laquelle les articles avaient \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s (les journaux), mais une nouvelle \u0153uvre, assimilable \u00e0 une anthologie<a class=\"footnote\" title=\"L\u2019affaire opposait des journalistes ind\u00e9pendants membres de la\u00a0National Writers Unions\u00a0au\u00a0New York Times\u00a0et \u00e0 d\u2019autres soci\u00e9t\u00e9s en raison de la reproduction sans autorisation de leurs articles dans des bases de donn\u00e9es. Ces journalistes n\u2019\u00e9taient pas employ\u00e9s du\u00a0New York Times, et n\u2019avaient pas express\u00e9ment c\u00e9d\u00e9s le droit d\u2019exploitation de leurs articles sous cette forme. Les d\u00e9fendeurs invoquaient leur droit \u00e0 exploiter les articles dans le cadre d\u2019une \u00ab\u00a0r\u00e9vision\u00a0\u00bb pr\u00e9vue par la section\u00a0201(c) du\u00a0Copyright Act. La Cour supr\u00eame a jug\u00e9 que les usages en causes n\u2019\u00e9taient pas couverts par la section 201(c), car les articles \u00e9taient exploit\u00e9s dans des bases de donn\u00e9es ind\u00e9pendamment et en dehors de tout contexte, et non pas en tant qu\u2019\u00e9l\u00e9ment de l\u2019\u0153uvre collective d\u2019origine, de toute r\u00e9vision de ladite \u0153uvre collective ou de toute \u0153uvre collective ult\u00e9rieure de la m\u00eame s\u00e9rie. Ces usages \u00e9taient donc contrefaisants.\" id=\"return-footnote-62-172\" href=\"#footnote-62-172\" aria-label=\"Footnote 172\"><sup class=\"footnote\">[172]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>221._ La cotitularit\u00e9 d\u00e9riv\u00e9e_<\/strong> S\u2019agissant de la copropri\u00e9t\u00e9, le droit am\u00e9ricain ne distingue pas la copropri\u00e9t\u00e9 d\u2019origine (entre coauteurs) de la copropri\u00e9t\u00e9 d\u00e9riv\u00e9e (quelle que soit sa source). Le r\u00e9gime applicable \u00e0 toute copropri\u00e9t\u00e9 du copyright a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crit \u00e0 propos de l\u2019\u0153uvre de collaboration<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0 218.\" id=\"return-footnote-62-173\" href=\"#footnote-62-173\" aria-label=\"Footnote 173\"><sup class=\"footnote\">[173]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>222._ Propri\u00e9t\u00e9 mat\u00e9rielle et propri\u00e9t\u00e9 du copyright_<\/strong> Les principes d\u2019articulation entre la propri\u00e9t\u00e9 mat\u00e9rielle et la propri\u00e9t\u00e9 du copyright sont pos\u00e9s par la section 202\u00a0du <em>Copyright Act<\/em>, qui dispose\u00a0: \u00ab\u00a0La titularit\u00e9 d\u2019un copyright ou de tout droit exclusif qui s\u2019y attache est distincte de la propri\u00e9t\u00e9 de tout support mat\u00e9riel auquel l\u2019\u0153uvre est incorpor\u00e9e. Le transfert de propri\u00e9t\u00e9 de tout support mat\u00e9riel, et notamment de l\u2019exemplaire ou du phonogramme sur lequel l\u2019\u0153uvre est fix\u00e9e pour la premi\u00e8re fois, n\u2019emporte transmission d\u2019aucun des droits sur l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e incorpor\u00e9e audit support\u00a0; en l\u2019absence de tout accord, le transfert de titularit\u00e9 d\u2019un copyright ou de tout droit exclusif qui s\u2019y attache n\u2019emporte pas non plus transmission des droits de propri\u00e9t\u00e9 sur le support mat\u00e9riel\u00a0\u00bb.<a class=\"footnote\" title=\"Traduction OMPI (copyright substitu\u00e9 \u00e0 droit d\u2019auteur).\" id=\"return-footnote-62-174\" href=\"#footnote-62-174\" aria-label=\"Footnote 174\"><sup class=\"footnote\">[174]<\/sup><\/a> Le principe d\u2019ind\u00e9pendance ainsi d\u00e9fini ne conna\u00eet pas d\u2019exceptions. Dans un registre voisin, on notera que le droit am\u00e9ricain ne consacre pas de <em>publication right<\/em> en faveur des premiers \u00e9diteurs ou des propri\u00e9taires de manuscrits d\u2019\u0153uvres in\u00e9dites tomb\u00e9es dans le domaine public.<\/p>\n<h2><strong>3. L&rsquo;\u00e9tendue de la protection<\/strong><\/h2>\n<p><strong>223._ Droits \u00e9conomiques et droit moraux au Etats-Unis_<\/strong> Aux \u00c9tats-Unis le <em>Copyright Act<\/em> conf\u00e8re des droits de nature \u00e9conomique, mais \u00e9galement, depuis le<em> Visual Artists Rights Act<\/em> de 1990, des droits qualifi\u00e9s de droits moraux, limit\u00e9s \u00e0 certaines cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>224._ Les droits exclusifs_ <\/strong>Les droits exclusifs conf\u00e9r\u00e9s par le <em>Copyright Act<\/em> ne sont pas d\u00e9finis de mani\u00e8re uniforme pour toutes les cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es. La section\u00a0106 du <em>Copyright Act<\/em> pr\u00e9cise que, sous r\u00e9serve des exceptions pr\u00e9vues aux sections\u00a0107 \u00e0 122, le titulaire du copyright a le droit exclusif d\u2019accomplir et d\u2019autoriser les actes suivants\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">reproduire sous forme d\u2019exemplaires ou de phonogrammes l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e ;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">cr\u00e9er des \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es de l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e ;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">distribuer dans le public des exemplaires ou des phonogrammes de l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e par la vente ou un autre mode de transfert de la propri\u00e9t\u00e9, ou par louage, location ou pr\u00eat ;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">dans le cas d\u2019\u0153uvres litt\u00e9raires, musicales, dramatiques et chor\u00e9graphiques, de pantomimes, de films cin\u00e9matographiques et autres \u0153uvres audiovisuelles, repr\u00e9senter ou ex\u00e9cuter en public l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e ;<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">dans le cas d\u2019\u0153uvres litt\u00e9raires, musicales, dramatiques et chor\u00e9graphiques, de pantomimes ainsi que d\u2019\u0153uvres de peinture, des arts graphiques ou de sculpture, y compris les images isol\u00e9es d\u2019un film cin\u00e9matographique ou de toute autre \u0153uvre audiovisuelle, pr\u00e9senter en public l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e ; et,<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">dans le cas d\u2019enregistrements sonores, repr\u00e9senter ou ex\u00e9cuter en public l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e au moyen d\u2019une transmission audionum\u00e9rique. Ce dernier droit exclusif a \u00e9t\u00e9 introduit en 1995.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces cat\u00e9gories ne correspondent pas exactement aux distinctions op\u00e9r\u00e9es par la plupart des syst\u00e8mes de copyright, notamment en mati\u00e8re de communication au public. La port\u00e9e des droits pr\u00e9sente \u00e9galement quelques particularit\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>225._ Le droit de reproduction_ <\/strong>Le droit de reproduction est d\u00e9fini comme le droit de reproduire l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e sous forme d\u2019exemplaires (<em>copies<\/em>) ou de phonogrammes (<em>phonorecords<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0106(1).\" id=\"return-footnote-62-175\" href=\"#footnote-62-175\" aria-label=\"Footnote 175\"><sup class=\"footnote\">[175]<\/sup><\/a>. Les exemplaires et les phonogrammes sont quant \u00e0 eux d\u00e9finis comme les objets mat\u00e9riels dans ou sur lesquels l\u2019\u0153uvre est fix\u00e9e<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0101.\" id=\"return-footnote-62-176\" href=\"#footnote-62-176\" aria-label=\"Footnote 176\"><sup class=\"footnote\">[176]<\/sup><\/a>. L\u2019\u00e9tendue du droit de reproduction est donc d\u00e9termin\u00e9e au regard du crit\u00e8re de fixation, dont il a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 question<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0 207.\" id=\"return-footnote-62-177\" href=\"#footnote-62-177\" aria-label=\"Footnote 177\"><sup class=\"footnote\">[177]<\/sup><\/a>. Le droit couvre donc par exemple les fixations en m\u00e9moire m\u00e9moire vive, mais ne s\u2019\u00e9tend pas aux reproductions purement transitoires<a class=\"footnote\" title=\"Cartoon Network v. CSC Holdings, Inc. 536 F.3d 121, 127 (2d\u00a0Cir.\u00a02008) (une copie dans une m\u00e9moire tampon n\u2019est pas une copie car la fixation n\u2019est que transitoire)\u00a0; CoStar Group, Inc. v. LoopNet, Inc., 373 F.3d 544, 551 (4th\u00a0Cir.\u00a02004) (copies \u00e9lectroniques temporaires). V. \u00e9galement la limitation de responsabilit\u00e9 pour les interm\u00e9diaires pr\u00e9vue par la section\u00a0512, infra n\u00b0\u00a0268.\" id=\"return-footnote-62-178\" href=\"#footnote-62-178\" aria-label=\"Footnote 178\"><sup class=\"footnote\">[178]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>En mati\u00e8re de phonogrammes, le droit de reproduction est d\u00e9fini comme le droit de reproduire l\u2019enregistrement sonore sous la forme de phonogrammes ou d\u2019exemplaires qui reprennent directement ou indirectement les sons r\u00e9els fix\u00e9s dans l\u2019enregistrement<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0114(b).\" id=\"return-footnote-62-179\" href=\"#footnote-62-179\" aria-label=\"Footnote 179\"><sup class=\"footnote\">[179]<\/sup><\/a>. En d\u2019autres termes, la production d\u2019un enregistrement ind\u00e9pendant contenant des sons identiques, ou qui imitent ou simulent ceux de l\u2019enregistrement sonore prot\u00e9g\u00e9, n\u2019est pas contrefaisante<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-62-180\" href=\"#footnote-62-180\" aria-label=\"Footnote 180\"><sup class=\"footnote\">[180]<\/sup><\/a>. La solution est donc proche de celle appliqu\u00e9e dans le domaine des droits voisins sur enregistrements.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>226._ Le droit d\u2019adaptation (<em>preparation of derivative works<\/em>)_\u00a0<\/strong>Le <em>Copyright Act<\/em> accorde \u00e0 tous les auteurs un \u00ab droit de pr\u00e9parer des \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es de l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e \u00bb (<em>right to prepare derivative works based upon the copyrighted work<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0116(2).\" id=\"return-footnote-62-181\" href=\"#footnote-62-181\" aria-label=\"Footnote 181\"><sup class=\"footnote\">[181]<\/sup><\/a>. Ce droit est plus large qu\u2019un droit d\u2019adaptation. Rappelons en effet que l\u2019\u0153uvre d\u00e9riv\u00e9e est d\u00e9finie \u00e0 la section\u00a0101 comme \u00ab\u00a0une \u0153uvre cr\u00e9\u00e9e sur la base d\u2019une ou plusieurs \u0153uvres pr\u00e9existantes, par exemple une traduction, un arrangement musical, une adaptation sous forme de drame ou de roman, une version cin\u00e9matographique, un enregistrement sonore, une reproduction artistique, une version abr\u00e9g\u00e9e ou condens\u00e9e ou toute autre forme sous laquelle une \u0153uvre peut \u00eatre refondue, transform\u00e9e ou adapt\u00e9e\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Traduction OMPI.\" id=\"return-footnote-62-182\" href=\"#footnote-62-182\" aria-label=\"Footnote 182\"><sup class=\"footnote\">[182]<\/sup><\/a>. La d\u00e9finition vise \u00e9galement \u00ab\u00a0une \u0153uvre comprenant des r\u00e9visions r\u00e9dactionnelles, des annotations, des \u00e9laborations ou toutes autres modifications constituant, dans leur ensemble, une \u0153uvre de l\u2019esprit originale\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Ce droit a une port\u00e9e moins grande en mati\u00e8re de phonogrammes. Aux termes de la section 114, il est limit\u00e9 au droit de cr\u00e9er une \u0153uvre d\u00e9riv\u00e9e dans laquelle les sons fix\u00e9s dans l\u2019enregistrement sonore font l\u2019objet d\u2019un nouvel arrangement, sont remix\u00e9s ou sont modifi\u00e9s d\u2019une autre mani\u00e8re dans leur encha\u00eenement ou leur qualit\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 114(b).\" id=\"return-footnote-62-183\" href=\"#footnote-62-183\" aria-label=\"Footnote 183\"><sup class=\"footnote\">[183]<\/sup><\/a>. L\u2019\u00e9chantillonnage (<em>sampling<\/em>) d\u2019extraits musicaux constitue un exemple d\u2019oeuvre d\u00e9riv\u00e9e sanctionn\u00e9e par ce texte<a class=\"footnote\" title=\"Bridgeport Music, Inc. v. Dimension Films, 410 F.3d 792, 800-02 (6th\u00a0Cir.\u00a02005). Mais excluant la contrefa\u00e7on au motif que l\u2019emprunt de minimis, V.\u00a0Newton v. Diamond, 349 F.3d 591 (9th Cir. 2003) (\u00e9chantillonnage de trois notes).\" id=\"return-footnote-62-184\" href=\"#footnote-62-184\" aria-label=\"Footnote 184\"><sup class=\"footnote\">[184]<\/sup><\/a>. En revanche, la reprise ou l&rsquo;imitation des sons enregistr\u00e9s au travers d&rsquo;un enregistrement ind\u00e9pendant n\u2019est jamais contrefaisante<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 114(b).\" id=\"return-footnote-62-185\" href=\"#footnote-62-185\" aria-label=\"Footnote 185\"><sup class=\"footnote\">[185]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>227._ Le droit de distribution publique_ <\/strong>La section\u00a0106(3) conf\u00e8re \u00e0 tous les titulaires de copyright le droit exclusif de \u00ab\u00a0distribuer dans le public des exemplaires ou des phonogrammes de l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e, par la vente ou un autre mode de transfert de la propri\u00e9t\u00e9, ou par louage, location ou pr\u00eat\u00a0\u00bb. La d\u00e9finition du droit de distribution est proche, mais ne co\u00efncide pas exactement avec celle de la publication, qui couvre certains actes d\u2019offres \u00e0 la distribution<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0101. La jurisprudence majoritaire distingue les deux concepts.\" id=\"return-footnote-62-186\" href=\"#footnote-62-186\" aria-label=\"Footnote 186\"><sup class=\"footnote\">[186]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Une difficult\u00e9 propre au droit de distribution concerne le point de savoir si la seule mise \u00e0 disposition non autoris\u00e9e, sans distribution effective de la part de celui qui met \u00e0 disposition, est couverte par le droit exclusif. Certaines d\u00e9cisions ont adopt\u00e9 une interpr\u00e9tation large du droit de distribution, couvrant la simple mise \u00e0 disposition d\u2019un livre dans une biblioth\u00e8que<a class=\"footnote\" title=\"Hotaling v. Church of Jesus Christ of Latter-Day Saints, 118 F.3d 199 [4th Cir. 1997] : \u00ab Lorsqu\u2019une biblioth\u00e8que publique ajoute des \u0153uvres \u00e0 sa collection, inclut l\u2019\u0153uvre dans son index ou catalogue, et rend l\u2019\u0153uvre accessible au pr\u00eat ou \u00e0 la lecture publique, elle a effectu\u00e9 les \u00e9tapes n\u00e9cessaires \u00e0 une distribution au public [au sens du paragraphe 106(3) pr\u00e9cit\u00e9] \u00bb. Cette position a \u00e9t\u00e9 suivie dans d\u2019autres affaires, trait\u00e9es dans le 5e circuit (Arista Records LLC v. Greubel, 453 F.Supp.2d 961, 969-70 [ND Tex. 2006] et Warner Bros. Records, Inc. v. Payne, n\u00b0\u00a0W-06-CA-051, 2006 WL 2844415 [WD Tex. July 17, 2006]). Elle semble \u00e9galement avoir \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e par la Cour d\u2019appel du troisi\u00e8me circuit en 2001 dans l\u2019affaire A&amp;M Records, Inc. v. Napster, Inc., 239 F.3d 1004 [9th Cir. 2001]), l\u2019une des premi\u00e8res \u00e0 aborder la question des mises \u00e0 disposition sur les r\u00e9seaux pair-\u00e0-pair : \u00ab Les utilisateurs de Napster qui chargent les noms de fichiers dans l\u2019index de recherche afin que d\u2019autres puissent copier violent les droits de distribution du demandeur \u00bb.\" id=\"return-footnote-62-187\" href=\"#footnote-62-187\" aria-label=\"Footnote 187\"><sup class=\"footnote\">[187]<\/sup><\/a>. Le d\u00e9bat s\u2019est poursuivi \u00e0 propos de la mise \u00e0 disposition et l\u2019\u00e9change de fichiers musicaux au travers du logiciel Kazaa (V. <a href=\"https:\/\/app.ediscoveryassistant.com\/case_law\/15520-motown-record-co-v-depietro\"><em>Motown Record Co., LP v. DePietro<\/em><\/a>, No.\u00a004-cv-2246, 2007 WL\u00a0576284 (E.D. Pa. Feb. 16, 2007). Dans cet affaire, la Cour a consid\u00e9r\u00e9 qu\u2019 \u00ab\u00a0un demandeur \u00e0 l\u2019action en contrefa\u00e7on de son droit exclusif de distribution peut \u00e9tablir la contrefa\u00e7on par la preuve de la distribution effective ou par la preuve d\u2019offres de distribution, c\u2019est-\u00e0-dire en prouvant que le d\u00e9fendeur a \u00ab\u00a0mis \u00e0 disposition\u00a0\u00bb (<em>made available<\/em>) l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e\u00a0\u00bb. Au soutien de son interpr\u00e9tation la Cour de district invoque la d\u00e9cision <em>Napster<\/em> pr\u00e9cit\u00e9e, mais \u00e9galement l\u2019opinion \u00e9mise en 2002 par le <em>Register of Copyrights<\/em>, Marybeth Peters, dans une lettre adress\u00e9e dans le cadre d\u2019une audition du Congr\u00e8s sur la contrefa\u00e7on sur les r\u00e9seaux pair-\u00e0-pair). Contra, V. par exemple <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/atlantic-recording-corporation-v-brennan-2\"><em>Atlantic Recording Corp. v. Brennan<\/em><\/a>, 534\u00a0F. Supp.2d 278 (2008)\u00a0; London-Sire Records, 542 F.Supp.2d 153 (2008).[\/footnote]. Cependant dans l\u2019affaire <em>New York Times Co. v. Tasini<\/em><a class=\"footnote\" title=\"533\u00a0U.S.\u00a0483, 498 (2001).\" id=\"return-footnote-62-188\" href=\"#footnote-62-188\" aria-label=\"Footnote 188\"><sup class=\"footnote\">[188]<\/sup><\/a>, la Cour supr\u00eame a jug\u00e9 que la mise \u00e0 disposition payante, pour t\u00e9l\u00e9chargement, de copies \u00e9lectroniques d\u2019une \u0153uvre au travers des r\u00e9seaux de communication \u00e9lectronique pouvait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une distribution de copies au public par vente.<\/p>\n<p>\u00c0 noter que les \u00c9tats-Unis consid\u00e8rent que la combinaison d\u2019un droit de distribution largement d\u00e9fini, et des droits de repr\u00e9sentation et d\u2019exposition, est conforme aux exigences des Trait\u00e9s OMPI de 1996, et rend d\u00e8s lors inutile la transposition d\u2019une d\u00e9finition large du droit de communication au public incluant le droit de mise \u00e0 disposition<a class=\"footnote\" title=\"H.R. Rep. n\u00b0\u00a0105-155, pt. I, 9 [1998].\" id=\"return-footnote-62-189\" href=\"#footnote-62-189\" aria-label=\"Footnote 189\"><sup class=\"footnote\">[189]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>228._ L\u2019\u00e9puisement du droit de distribution (<em>first sale<\/em>) et ses limites_\u00a0<\/strong>Aux \u00c9tats-Unis, les premiers litiges en mati\u00e8re d\u2019\u00e9puisement sont apparus au xixesi\u00e8cle et sont notamment li\u00e9s \u00e0 l\u2019apparition de restrictions sur l\u2019utilisation ou la revente de produits vendus (<em>post-sales restraints<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"V. Z. Chafee, \u00ab\u00a0Equitable Servitudes on Chattels\u00a0\u00bb, 41\u00a0Harv. L.\u00a0Rev. 945 (1928).\" id=\"return-footnote-62-190\" href=\"#footnote-62-190\" aria-label=\"Footnote 190\"><sup class=\"footnote\">[190]<\/sup><\/a>. En copyright, la Cour supr\u00eame a consacr\u00e9 la th\u00e9orie de l\u2019\u00e9puisement en 1908 dans sa d\u00e9cision <em>Bobbs-Merrill Co. v. Straus<\/em><a class=\"footnote\" title=\"210\u00a0U.S.\u00a0339, 350 (1908).\" id=\"return-footnote-62-191\" href=\"#footnote-62-191\" aria-label=\"Footnote 191\"><sup class=\"footnote\">[191]<\/sup><\/a>. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, le <em>Copyright Act<\/em> conf\u00e9rait au titulaire du copyright dans un livre \u00ab\u00a0le droit exclusif de le vendre\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Copyright Act de 1790, section\u00a01.\" id=\"return-footnote-62-192\" href=\"#footnote-62-192\" aria-label=\"Footnote 192\"><sup class=\"footnote\">[192]<\/sup><\/a>. En l\u2019esp\u00e8ce, l\u2019\u00e9diteur avait ins\u00e9r\u00e9 dans l\u2019ouvrage une notice interdisant sa revente \u00e0 un prix inf\u00e9rieur \u00e0 celui fix\u00e9, sous peine d\u2019action en contrefa\u00e7on. Il avait par la suite assign\u00e9 un distributeur en contrefa\u00e7on \u00e0 raison de la violation de cette clause. La Cour supr\u00eame avait rejet\u00e9 cette demande en consid\u00e9rant que\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ajouter au droit exclusif de vendre l\u2019autorit\u00e9 de contr\u00f4ler toute vente future au d\u00e9tail, par une mention que de telles ventes doivent avoir lieu \u00e0 un prix fix\u00e9, aboutirait \u00e0 conf\u00e9rer un droit non inclus dans les termes de la loi et, \u00e0 notre sens, \u00e0 \u00e9tendre sa port\u00e9e, par voie d\u2019interpr\u00e9tation, au-del\u00e0 de l\u2019intention du l\u00e9gislateur.\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Notre traduction.\" id=\"return-footnote-62-193\" href=\"#footnote-62-193\" aria-label=\"Footnote 193\"><sup class=\"footnote\">[193]<\/sup><\/a><\/p>\n<p>Le Congr\u00e8s codifia alors la doctrine dite de <em>first sale<\/em> (premi\u00e8re vente) au paragraphe\u00a041 du <em>Copyright Act<\/em> de 1909<a class=\"footnote\" title=\"Codifi\u00e9e au \u00a7 27, 17 U.S.C.\" id=\"return-footnote-62-194\" href=\"#footnote-62-194\" aria-label=\"Footnote 194\"><sup class=\"footnote\">[194]<\/sup><\/a>, qui disposait alors :<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le copyright est distinct de la propri\u00e9t\u00e9 de l\u2019objet mat\u00e9riel prot\u00e9g\u00e9, et la vente ou le transfert, par don ou autrement, de l\u2019objet mat\u00e9riel n\u2019entra\u00eene pas un transfert du copyright, tout comme la cession du copyright n\u2019entra\u00eene pas un transfert de la propri\u00e9t\u00e9 de l\u2019objet mat\u00e9riel\u00a0; mais rien dans le pr\u00e9sent Titre ne saurait interdire, emp\u00eacher ou restreindre le transfert d\u2019un exemplaire quelconque d\u2019une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e par copyright dont la possession aurait \u00e9t\u00e9 obtenue de mani\u00e8re licite.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le principe est d\u00e9sormais inscrit au paragraphe\u00a0109(a) du <em>Copyright Act<\/em><a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0109(a).\" id=\"return-footnote-62-195\" href=\"#footnote-62-195\" aria-label=\"Footnote 195\"><sup class=\"footnote\">[195]<\/sup><\/a>, qui dispose\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0a) Nonobstant les dispositions de la section\u00a0106(3) [droit exclusif de distribution], le propri\u00e9taire d\u2019un exemplaire ou d\u2019un phonogramme d\u00e9termin\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 licitement en vertu du pr\u00e9sent titre, ou toute personne autoris\u00e9e par ledit propri\u00e9taire, a le droit de vendre cet exemplaire ou ce phonogramme ou de s\u2019en dessaisir de toute autre mani\u00e8re sans l\u2019autorisation du titulaire du copyright.\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab\u00a0(a) Notwithstanding the provisions of section 106(3), the owner of a particular copy or phonorecord lawfully made under this title, or any person authorized by such owner, is entitled, without the authority of the copyright owner, to sell or otherwise dispose of the possession of that copy or phonorecord.\u00a0\u00bb\" id=\"return-footnote-62-196\" href=\"#footnote-62-196\" aria-label=\"Footnote 196\"><sup class=\"footnote\">[196]<\/sup><\/a><\/p>\n<p>Il a \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9 en dehors de toute restriction pr\u00e9alable expresse, mais \u00e9galement en pr\u00e9sence de clauses \u00e9tiquettes restrictives appos\u00e9es sur les produits<a class=\"footnote\" title=\"UMG Recordings, Inc. v. Troy Augusto, 628 F.3d 1175 (9th\u00a0Cir.\u00a02011). L\u2019affaire portait sur la revente non autoris\u00e9e sur eBay d\u2019exemplaires de CDs musicaux distribu\u00e9s dans un cadre uniquement promotionnel \u00e0 des critiques et des animateurs radio. Ces disques contenaient des mentions pr\u00e9cisant que l\u2019usage autoris\u00e9 \u00e9tait uniquement un usage personnel ou promotionnel et interdisant les reventes. Le producteur avait assign\u00e9 le vendeur pour contrefa\u00e7on de copyright par distribution non autoris\u00e9e d\u2019exemplaires de ses \u0153uvres (17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0501(a), (b), 106(3)). Le revendeur pr\u00e9tendait que la distribution initiale des copies constituait un transfert de la propri\u00e9t\u00e9 des supports, et qu\u2019\u00e0 ce titre la doctrine de l\u2019\u00e9puisement devait s\u2019appliquer. Le producteur, s\u2019appuyant sur les \u00ab\u00a0clauses \u00e9tiquettes\u00a0\u00bb port\u00e9es sur les CDs, r\u00e9pondait que la distribution avait pris la forme d\u2019une simple licence, et qu\u2019\u00e0 ce titre la doctrine de first sale ne pouvait s\u2019appliquer. La Cour d\u2019appel, comme la cour de district avant elle, consid\u00e8re qu\u2019un transfert de propri\u00e9t\u00e9 des exemplaires a bien eu lieu, et que l\u2019\u00e9puisement des droits s\u2019applique aux copies revendues. Elle pr\u00e9cise\u00a0: \u00ab\u00a0Notre conclusion que les destinataires ont acquis la propri\u00e9t\u00e9 des CDs se fonde largement sur la nature de la distribution [par le producteur]. Premi\u00e8rement, les CDs promotionnels ont \u00e9t\u00e9 distribu\u00e9s aux destinataires sans accord pr\u00e9alable particulier concernant ces exemplaires. Les CDs ne sont pas num\u00e9rot\u00e9s, et aucune tentative n\u2019a \u00e9t\u00e9 faite pour garder trace de ces exemplaires ou des utilisations qui en ont \u00e9t\u00e9 faites. Comme nous l\u2019avons expliqu\u00e9 (...), bien que [le producteur] ait plac\u00e9 des restrictions \u00e9crites sur les \u00e9tiquettes des CDs, il n\u2019a pas d\u00e9montr\u00e9 que ces restrictions port\u00e9es sur les \u00e9tiquettes constituent un accord de licence\u00a0\u00bb.\" id=\"return-footnote-62-197\" href=\"#footnote-62-197\" aria-label=\"Footnote 197\"><sup class=\"footnote\">[197]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le <em>Copyright Act<\/em> pr\u00e9voit une seule exception au principe d\u2019\u00e9puisement, qui porte sur la location de phonogrammes<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0109(b)(1)(A), introduite par le Record Rental Amendment Act de 1984. V. Cependant Brilliance Audio, Inc. v. Haights Cross Communications, Inc., 474 F. 3d 365 (2007) (jug\u00e9 que cette exception ne s\u2019applique qu\u2019aux phonogrammes reproduisant des \u0153uvres musicales, \u00e0 l\u2019exclusion des livres sonores).\" id=\"return-footnote-62-198\" href=\"#footnote-62-198\" aria-label=\"Footnote 198\"><sup class=\"footnote\">[198]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>A noter que l&rsquo;\u00e9puisement ne s&rsquo;applique pas en principe au t\u00e9l\u00e9chargement de copies num\u00e9riques<a class=\"footnote\" title=\"Capitol Records v. ReDigi, 934 F. Supp. 2d 640 (SDNY 2013). V. cependant l'ordonnance rendue par La cour de district pour le district central de Californie le 20 f\u00e9vrier 2018 dans l'affaire Disney v. Redbox automated Retail (aff. CV 17-08655 DDP). Dans cette affaire, la Cour de district avait notamment relev\u00e9 un abus de copyright (copyright misuse) de Disney, \u00e0 raison de certaines interdictions d'usage ou de transfert de versions num\u00e9riques de ses films. En l'esp\u00e8ce la soci\u00e9t\u00e9 Redbox achetait dans le commerce des packs Blu-Ray \/ DVD \/ t\u00e9l\u00e9chargement de Disney, et offrait ces \u00e9l\u00e9ments \u00e0 la vente de mani\u00e8re s\u00e9par\u00e9e, en d\u00e9pit de l'interdiction des ventes s\u00e9par\u00e9es appos\u00e9e par Disney sur l'emballage de ses produits. Disney avait alors assign\u00e9 Redbox en contrefa\u00e7on et violation de l'interdiction contractuelle des ventes s\u00e9par\u00e9es. La cour s'appuie sur la jurisprudence rendue en mati\u00e8re de logiciels (notamment Norcia v. Samsung Telecoms, 845 F.3d 1279, 9th Cic. 2017), et juge que clause-\u00e9tiquette ne constitue pas une licence, et qu'en toute hypoth\u00e8se les conditions pos\u00e9es par la jurisprudence pour une acceptation de ce type de licences ne sont pas remplies (\u00ab Unlike the box-top language in Lexmark [421 F. 3d 981, 9th cir., 2005] Disney's phrase does not identify the existence of a license offer in the first instance, let alone identify the nature of any consideration, specify any means of acceptance, or indicate that the consumer's decision to open the box will constitute assent. In the absence of any such indications that an offer was being made, Redbox's silence cannot reasonably be interpreted as assent to a restrictive license \u00bb). La cour consid\u00e8re \u00e9galement que consid\u00e8re que les termes de la licence de t\u00e9l\u00e9chargement, qui impliquent un t\u00e9l\u00e9chargement par le seul propri\u00e9taire du pack achet\u00e9, entrent en conflit avec le principe d'\u00e9puisement des droits inscrit au paragraphe 109, a du Copyright Act. D\u00e8s lors, l'utilisation faite par Disney du copyright dans les exemplaires contredit l'int\u00e9r\u00eat public consacr\u00e9 par le Copyright Act, et constitue un abus de copyright.\" id=\"return-footnote-62-199\" href=\"#footnote-62-199\" aria-label=\"Footnote 199\"><sup class=\"footnote\">[199]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>229._ Le droit de contr\u00f4ler l\u2019importation et l\u2019exportation et la question de l\u2019\u00e9puisement international_ <\/strong>Le droit de contr\u00f4ler l\u2019importation et l\u2019exportation est vis\u00e9 \u00e0 la section\u00a0602 du <em>Copyright Act<\/em><a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0602. La prohibition expresse de l\u2019exportation non autoris\u00e9e (17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0602(a)(2)) a \u00e9t\u00e9 introduite en 2008.\" id=\"return-footnote-62-200\" href=\"#footnote-62-200\" aria-label=\"Footnote 200\"><sup class=\"footnote\">[200]<\/sup><\/a>. En mati\u00e8re d\u2019importation, la section\u00a0602(a)(1) dispose\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0L\u2019importation aux \u00c9tats-Unis, sans l\u2019autorisation du titulaire du copyright en vertu du pr\u00e9sent titre, d\u2019exemplaires ou de phonogrammes d\u2019une \u0153uvre acquis en dehors des \u00c9tats-Unis constitue une atteinte au droit exclusif de distribution d\u2019exemplaires ou de phonogrammes pr\u00e9vu \u00e0 la section\u00a0106, susceptible de poursuites en vertu de la section\u00a0501.\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab\u00a0Importation into the United States, without the authority of the owner of copyright under this title, of copies or phonorecords of a work that have been acquired outside the United States is an infringement of the exclusive right to distribute copies or phonorecords under section 106, actionable under section 501.\u00a0\u00bb\" id=\"return-footnote-62-201\" href=\"#footnote-62-201\" aria-label=\"Footnote 201\"><sup class=\"footnote\">[201]<\/sup><\/a><\/p>\n<p>Il en r\u00e9sulte, s\u2019agissant des importations parall\u00e8les, un conflit apparent entre le principe d\u2019\u00e9puisement d\u00e9fini par la section\u00a0109(a) et la cons\u00e9cration d\u2019un pouvoir de contr\u00f4ler les importations dans la section\u00a0602(a)(1).<\/p>\n<p>La Cour supr\u00eame a eu l\u2019occasion de se prononcer sur l\u2019articulation de ces dispositions en 1998 dans l\u2019affaire <em>Quality King Distributors, Inc. v.\u00a0L\u2019Anza Research International, Inc<\/em>.<a class=\"footnote\" title=\"523 U.S. 135 (1998).\" id=\"return-footnote-62-202\" href=\"#footnote-62-202\" aria-label=\"Footnote 202\"><sup class=\"footnote\">[202]<\/sup><\/a>, qui concernait l\u2019importation aux \u00c9tats-Unis de produits de cosm\u00e9tiques fabriqu\u00e9s aux \u00c9tats-Unis, mais distribu\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. La Cour supr\u00eame avait alors fait pr\u00e9valoir les dispositions de la section 109(a) sur celles de la section 602(a). Cependant, comme indiqu\u00e9 l\u2019affaire concernait des biens fabriqu\u00e9s aux \u00c9tats-Unis, et la Cour ne s\u2019est pas pronon\u00e7\u00e9e pas sur la question des biens fabriqu\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9tranger.<\/p>\n<p>Elle le fera en 2013 dans l\u2019affaire <em>Kirtsaeng v. Wiley<\/em><a class=\"footnote\" title=\"568\u00a0US (2013), No.\u00a011-697, 2013 WL 1104736 (Mar. 19, 2013). V. P.\u00a0Kamina, L\u2019\u00e9puisement international du copyright aux \u00c9tats-Unis. Comprendre Kirtsaeng v. Wiley, Com. comm. \u00e9lectr. juillet 2013, p.\u00a014.\" id=\"return-footnote-62-203\" href=\"#footnote-62-203\" aria-label=\"Footnote 203\"><sup class=\"footnote\">[203]<\/sup><\/a>. L\u2019affaire avait \u00e9t\u00e9 initi\u00e9e par John\u00a0Wiley &amp; Sons, \u00e9diteur d\u2019ouvrages universitaires vendus aux \u00c9tats-Unis, mais \u00e9galement en dehors des \u00c9tats-Unis o\u00f9 ils sont alors imprim\u00e9s et publi\u00e9s par des filiales locales. M.\u00a0Kirtsaeng, \u00e9tudiant de nationalit\u00e9 tha\u00eflandaise, s\u2019\u00e9tait livr\u00e9 pendant ses \u00e9tudes aux \u00c9tats-Unis \u00e0 un commerce d\u2019ouvrages \u00e9dit\u00e9s par Wiley, qu\u2019il importait de Tha\u00eflande et revendait aux \u00c9tats-Unis. Wiley avait alors assign\u00e9 M.\u00a0Kirtsaeng pour contrefa\u00e7on de copyright, et plus pr\u00e9cis\u00e9ment pour violation des dispositions des paragraphes\u00a0106(3) (droit exclusif de distribution) et 602 (importations non autoris\u00e9es) du <em>Copyright Act<\/em><a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0106(3) et 602.\" id=\"return-footnote-62-204\" href=\"#footnote-62-204\" aria-label=\"Footnote 204\"><sup class=\"footnote\">[204]<\/sup><\/a>. Pour sa d\u00e9fense, M.\u00a0Kirtsaeng invoquait les dispositions pr\u00e9cit\u00e9es du paragraphe\u00a0109(a). Il faisait valoir que les livres avaient \u00e9t\u00e9 fabriqu\u00e9s licitement au sens de ce texte et qu\u2019il les avait acquis licitement. La question pos\u00e9e \u00e9tait donc de savoir si le paragraphe\u00a0109(a) est applicable aux exemplaires d\u2019\u0153uvres fabriqu\u00e9es licitement \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Par un vote \u00e0 6-3 la Cour supr\u00eame r\u00e9pond par l\u2019affirmative, en infirmant sur ce point la position de la Cour de district et de la Cour d\u2019appel. Cette d\u00e9cision aboutit, avec l\u2019arr\u00eat <em>Quality King distributors,<\/em> \u00e0 l\u00e9gitimer toutes les importations parall\u00e8les d\u2019exemplaires licites d\u2019\u0153uvres, qu\u2019ils soient fabriqu\u00e9s aux \u00c9tats-Unis ou \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. La lib\u00e9ralisation du march\u00e9 gris est donc totale, et sans pr\u00e9c\u00e9dent.<\/p>\n<p>Quelques questions demeurent cependant sur la port\u00e9e de cet \u00e9puisement<a class=\"footnote\" title=\"Tout d\u2019abord, sur la possibilit\u00e9 d\u2019\u00e9tendre ou non ce principe aux copies num\u00e9riques d\u2019\u0153uvres. A priori, compte tenu des textes applicables une telle extension para\u00eet improbable. En toute hypoth\u00e8se, la r\u00e9ponse donn\u00e9e sera \u00e0 mettre en parall\u00e8le avec la position adopt\u00e9e par la CJUE dans son arr\u00eat Usedsoft (CJUE, 3\u00a0juill. 2012, affaire\u00a0C-128\/11, UsedSoft GmbH v. Oracle International Corp.,\u00a0V. C.\u00a0Caron, \u00ab\u00a0Le programme d\u2019ordinateur selon la Cour de justice (II)\u00a0: la vente d\u2019une copie immat\u00e9rielle de programme vaut \u00e9puisement du droit\u00a0!\u00a0\u00bb, Com. Comm. \u00e9lectr. n\u00b0\u00a010, Octobre 2012, comm. 106).Ensuite, sur l\u2019\u00e9tendue de la r\u00e8gle au regard des pratiques contractuelles de mise \u00e0 disposition. La section\u00a0109(a) vise en effet le propri\u00e9taire d\u2019un exemplaire. Ce langage comprend-il les simples locataires ou d\u00e9tenteurs\u00a0? Dans la n\u00e9gative, les industries culturelles ne seront-elles pas incit\u00e9es \u00e0 mettre en \u0153uvre de nouveaux mod\u00e8les de mise \u00e0 disposition pour contourner l\u2019\u00e9puisement\u00a0?\" id=\"return-footnote-62-205\" href=\"#footnote-62-205\" aria-label=\"Footnote 205\"><sup class=\"footnote\">[205]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>230._ Le droit de repr\u00e9sentation publique_ <\/strong>Le droit de \u00ab\u00a0repr\u00e9senter ou ex\u00e9cuter en public l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e\u00a0\u00bb n\u2019est conf\u00e9r\u00e9 qu\u2019aux auteurs d\u2019\u0153uvres litt\u00e9raires, musicales, dramatiques et chor\u00e9graphiques, de pantomimes et d\u2019\u0153uvres audiovisuelles<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0106(4).\" id=\"return-footnote-62-206\" href=\"#footnote-62-206\" aria-label=\"Footnote 206\"><sup class=\"footnote\">[206]<\/sup><\/a>. Ainsi les titulaires du copyright sur des \u0153uvres artistiques ou architecturales ne peuvent s\u2019opposer \u00e0 la repr\u00e9sentation publique de leurs oeuvres. Le copyright dans un enregistrement sonore ne conf\u00e8re \u00e0 son titulaire qu\u2019un droit de repr\u00e9sentation limit\u00e9 \u00e0 la transmission audionum\u00e9rique<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0106(6). V. supra n\u00b0\u00a0199.\" id=\"return-footnote-62-207\" href=\"#footnote-62-207\" aria-label=\"Footnote 207\"><sup class=\"footnote\">[207]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Repr\u00e9senter ou ex\u00e9cuter\u00a0\u00bb une \u0153uvre signifie la r\u00e9citer, la pr\u00e9senter, la jouer, la danser ou l\u2019interpr\u00e9ter, soit directement, soit par l\u2019interm\u00e9diaire de tout dispositif ou proc\u00e9d\u00e9 ou, dans le cas d\u2019un film cin\u00e9matographique ou de toute autre \u0153uvre audiovisuelle, en montrer les images dans quelque ordre que ce soit ou rendre audibles les sons qui l\u2019accompagnent<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0101.\" id=\"return-footnote-62-208\" href=\"#footnote-62-208\" aria-label=\"Footnote 208\"><sup class=\"footnote\">[208]<\/sup><\/a>. Jug\u00e9 que la transmission sur les r\u00e9seaux de communication \u00e9lectronique ne constitue une repr\u00e9sentation que si elle s\u2019accompagne d\u2019une perception simultan\u00e9e de l\u2019\u0153uvre par l\u2019utilisateur final<a class=\"footnote\" title=\"United States v. ASCAP, 627 F.3d 64, 72-75 (2d\u00a0Cir.\u00a02010).\" id=\"return-footnote-62-209\" href=\"#footnote-62-209\" aria-label=\"Footnote 209\"><sup class=\"footnote\">[209]<\/sup><\/a>. \u00c0 d\u00e9faut, la transmission tombera, le cas \u00e9ch\u00e9ant, sous le coup du droit de distribution<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0\u00a0227.\" id=\"return-footnote-62-210\" href=\"#footnote-62-210\" aria-label=\"Footnote 210\"><sup class=\"footnote\">[210]<\/sup><\/a>. Aux termes de la section 101 du <em>Copyright Act<\/em><a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0101.\" id=\"return-footnote-62-211\" href=\"#footnote-62-211\" aria-label=\"Footnote 211\"><sup class=\"footnote\">[211]<\/sup><\/a>, l\u2019expression repr\u00e9senter ou ex\u00e9cuter, ou pr\u00e9senter, une \u0153uvre \u00ab\u00a0en public\u00a0\u00bb signifie\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a01) la repr\u00e9senter ou l\u2019ex\u00e9cuter, ou la pr\u00e9senter, en un lieu accessible au public ou en tout lieu o\u00f9 sont r\u00e9unies un nombre important de personnes \u00e9trang\u00e8res au cercle normal d\u2019une famille et de son entourage<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0101. V. Fermata Int\u2019l Melodies Inc. v. Champions Golf Inc., 712 F. Supp. 1257, 1260 (SD\u00a0Tex. 1989) (repr\u00e9sentation devant une vingtaine d\u2019invit\u00e9s dans le salon d\u2019un club de golf priv\u00e9 est une repr\u00e9sentation publique), aff\u2019d mem., 915 F.2d 1567 (5th\u00a0Cir.\u00a01990).\" id=\"return-footnote-62-212\" href=\"#footnote-62-212\" aria-label=\"Footnote 212\"><sup class=\"footnote\">[212]<\/sup><\/a>\u00a0; ou<\/p>\n<p>2) transmettre ou communiquer de toute autre mani\u00e8re une repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution, ou une pr\u00e9sentation, de l\u2019\u0153uvre en tout lieu sp\u00e9cifi\u00e9 au sous-alin\u00e9a\u00a01) ou bien au public, au moyen d\u2019un dispositif ou d\u2019un proc\u00e9d\u00e9, que les membres du public qui peuvent recevoir une telle transmission ou communication la re\u00e7oivent dans le m\u00eame lieu ou dans des lieux diff\u00e9rents, au m\u00eame moment ou \u00e0 des moments diff\u00e9rents.\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Cette pr\u00e9cision apport\u00e9e par le\u00a0Copyright Act\u00a01976\u00a0avait pour but de couvrir la retransmission non autoris\u00e9e des programmes diffus\u00e9s par voie hertzienne au travers d\u2019antennes collectives ou sur les r\u00e9seaux c\u00e2bl\u00e9s (CATV), auparavant jug\u00e9e non contrefaisante par la Cour supr\u00eame (Teleprompter Corp. v.\u00a0Columbia Broad.Sys., Inc., 415\u00a0U.S.\u00a0394, 405 (1974)).\" id=\"return-footnote-62-213\" href=\"#footnote-62-213\" aria-label=\"Footnote 213\"><sup class=\"footnote\">[213]<\/sup><\/a><\/p>\n<p>La repr\u00e9sentation publique couvre la transmission de vid\u00e9ogrammes dans les chambres d\u2019h\u00f4tel<a class=\"footnote\" title=\"Columbia Pictures Industries, Inc. v. Redd Horne, Inc., 749 F.2d 154 (3d\u00a0Cir.\u00a01984)\u00a0; Columbia Pictures Industries, Inc. v. Aveco, Inc., 800 F.2d 59 (3d\u00a0Cir.\u00a01986). Mais pas la location de vid\u00e9odisques aux client pour visionnage sur l\u2019\u00e9quipement install\u00e9 dans leurs chambres\u00a0: Columbia Pictures Industries, Inc. v. Professional Real Estate Investors, Inc., 866 F.2d 278, 281 (9th Cir. 1989).\" id=\"return-footnote-62-214\" href=\"#footnote-62-214\" aria-label=\"Footnote 214\"><sup class=\"footnote\">[214]<\/sup><\/a>, ainsi que les transmissions lin\u00e9aires (t\u00e9l\u00e9vision, radio, musique) (<em>streaming<\/em>) et non lin\u00e9aires (VOD) sur les r\u00e9seaux de communication \u00e9lectronique<a class=\"footnote\" title=\"Sur le streaming, v. I Calboti, Legal Perspectives on the Streaming Industry, The United States, 10-2022 American Journal of Comparative Law.\u00a0V. \u00e9galement, sur le cas particulier des services de magn\u00e9toscopes \u00e0 distance, Cartoon Network LP v. CSC Holdings, Inc., 536 F.3d 121 (2d Cir. 2008). En l\u2019esp\u00e8ce le d\u00e9bat portait sur une \u00e9ventuelle contrefa\u00e7on directe au travers de trois s\u00e9ries d\u2019actes distincts relev\u00e9s par les demandeurs, consistant dans (a) la mise en m\u00e9moire tampon, automatique et pour des raisons techniques, des donn\u00e9es des flux de programmes avant m\u00eame toute demande des clients, (b) la copie des contenus sur les serveurs permettant leur visualisation \u00e0 la demande de ses clients, et (c) la transmission des programmes en streaming aux clients. La Cour f\u00e9d\u00e9rale consid\u00e8re tout d\u2019abord que la mise en m\u00e9moire tampon ne contrefait pas le droit de reproduction des ayants droit dans la mesure o\u00f9 elle trop courte et transitoire pour constituer une \u00ab\u00a0fixation\u00a0\u00bb au sens de la d\u00e9finition l\u00e9gale du droit de reproduction. Elle juge ensuite que la r\u00e9alisation de copies de programmes sur les serveurs pour visualisation ult\u00e9rieure est le fait de l\u2019utilisateur du service. Elle consid\u00e8re enfin que les actes de diffusion par streaming relev\u00e9s ne sont pas constitutifs d\u2019actes de repr\u00e9sentation publique, dans la mesure o\u00f9 chaque enregistrement individuel n\u2019est destin\u00e9 qu\u2019\u00e0 une seule personne. A noter qu\u2019elle ne se prononce pas sur la question d\u2019une \u00e9ventuelle incitation \u00e0 la contrefa\u00e7on.\" id=\"return-footnote-62-215\" href=\"#footnote-62-215\" aria-label=\"Footnote 215\"><sup class=\"footnote\">[215]<\/sup><\/a>. La Cour supr\u00eame a \u00e9galement r\u00e9cemment appliqu\u00e9 le droit exclusif \u00e0 un syst\u00e8me de retransmissions individuelles \u00e0 domicile par Internet de programmes capt\u00e9s sur le r\u00e9seau hertzien<a class=\"footnote\" title=\"ABC, Inc. v. Aero, Inc., 134 S.\u00a0Ct. 2498 (U.S. 2014). Le service en cause permettait \u00e0 des abonn\u00e9s de regarder \u00e0 partir d\u2019une connexion Internet la quasi-totalit\u00e9 des programmes diffus\u00e9s par voie hertzienne simultan\u00e9ment \u00e0 leur diffusion. Ce service\u00a0reposait sur la mise en place par l\u2019op\u00e9rateur d\u2019antennes de r\u00e9ception d\u00e9di\u00e9es chacune \u00e0 un abonn\u00e9 pour la dur\u00e9e de la transmission. Les programmes s\u00e9lectionn\u00e9s \u00e9taient donc capt\u00e9s puis transcod\u00e9s et transmis \u00e0 la demande de l\u2019abonn\u00e9. Chaque transmission restait propre \u00e0 l\u2019abonn\u00e9. Selon la Cour, une entit\u00e9 qui communique les m\u00eames images et les m\u00eames sons perceptibles au m\u00eame moment \u00e0 des personnes multiples, \u00ab\u00a0transmet (...) une repr\u00e9sentation\u00a0\u00bb \u00e0 ces personnes, qui constituent le m\u00eame \u00ab\u00a0public\u00a0\u00bb au sens du\u00a0Copyright Act.\" id=\"return-footnote-62-216\" href=\"#footnote-62-216\" aria-label=\"Footnote 216\"><sup class=\"footnote\">[216]<\/sup><\/a><em>.<\/em><\/p>\n<p>\u00c0 noter cependant que des exceptions et licences l\u00e9gales sont applicables \u00e0 certains actes de retransmission, dont il sera question plus loin<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0110(5)(A), 17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0111(a)(1), 17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0111(c)-(f)\u00a0; 17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0119\u00a0; 17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0122. V. infra n\u00b0\u00a0230.\" id=\"return-footnote-62-217\" href=\"#footnote-62-217\" aria-label=\"Footnote 217\"><sup class=\"footnote\">[217]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>231._ Le droit de pr\u00e9sentation publique_<\/strong>\u00a0Le \u00ab droit de pr\u00e9senter en public l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e\u00bb est conf\u00e9r\u00e9 aux auteurs d\u2019\u0153uvres litt\u00e9raires, musicales, dramatiques et chor\u00e9graphiques, de pantomimes ainsi que pour les \u0153uvres de peinture, des arts graphiques ou de sculpture, et pour les images isol\u00e9es d\u2019un film cin\u00e9matographique ou de toute autre \u0153uvre audiovisuelle<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 106(5).\" id=\"return-footnote-62-218\" href=\"#footnote-62-218\" aria-label=\"Footnote 218\"><sup class=\"footnote\">[218]<\/sup><\/a>. Seuls sont exclus les enregistrements sonores et les \u0153uvres d\u2019architecture.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Pr\u00e9senter\u00a0\u00bb une \u0153uvre signifie en montrer un exemplaire, soit directement, soit au moyen d\u2019un film, d\u2019une diapositive, d\u2019une image t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e ou de tout autre dispositif ou proc\u00e9d\u00e9 ou, dans le cas d\u2019un film cin\u00e9matographique ou de toute autre \u0153uvre audiovisuelle, en montrer des images isol\u00e9es ne formant pas une s\u00e9quence<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0101.\" id=\"return-footnote-62-219\" href=\"#footnote-62-219\" aria-label=\"Footnote 219\"><sup class=\"footnote\">[219]<\/sup><\/a>. La pr\u00e9sentation d\u2019images sur un site Internet constitue \u00e9galement une exposition publique<a class=\"footnote\" title=\"V. Perfect 10, Inc. v. Amazon.com, Inc., 508 F.3d 1146 (9th\u00a0Cir.\u00a02007) (service Google image, en l\u2019esp\u00e8ce contrefa\u00e7on \u00e9cart\u00e9e par application du fair use, V. infra n\u00b0\u00a0224.\" id=\"return-footnote-62-220\" href=\"#footnote-62-220\" aria-label=\"Footnote 220\"><sup class=\"footnote\">[220]<\/sup><\/a>, de m\u00eame qu\u2019une pr\u00e9sentation dans une \u0153uvre audiovisuelle<a class=\"footnote\" title=\"V. par exemple Woods v. Universal City Studios, Inc., 920\u00a0F.\u00a0Supp. 62 (SDNY\u00a01996).\" id=\"return-footnote-62-221\" href=\"#footnote-62-221\" aria-label=\"Footnote 221\"><sup class=\"footnote\">[221]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La d\u00e9finition du public est la m\u00eame que pour le droit de repr\u00e9sentation<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-62-222\" href=\"#footnote-62-222\" aria-label=\"Footnote 222\"><sup class=\"footnote\">[222]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Une limite importante au droit de pr\u00e9sentation est inscrite dans la section\u00a0109(c) du <em>Copyright Act<\/em>, qui pr\u00e9cise que le propri\u00e9taire d\u2019un exemplaire fabriqu\u00e9 licitement, ou toute personne autoris\u00e9e par ledit propri\u00e9taire a le droit, sans le consentement du titulaire du droit d\u2019auteur, de pr\u00e9senter cet exemplaire en public, soit directement, soit par la projection d\u2019une seule image \u00e0 la fois, \u00e0 des spectateurs pr\u00e9sents sur le lieu o\u00f9 se trouve l\u2019exemplaire<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab Notwithstanding the provisions of section 106(5), the owner of a particular copy lawfully made under this title, or any person authorized by such owner, is entitled, without the authority of the copyright owner, to display that copy publicly, either directly or by the projection of no more than one image at a time, to viewers present at the place where the copy is located. \u00bb\" id=\"return-footnote-62-223\" href=\"#footnote-62-223\" aria-label=\"Footnote 223\"><sup class=\"footnote\">[223]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>232._Le droit de suite_<\/strong>\u00a0Le droit de suite n\u2019est pas consacr\u00e9 au niveau f\u00e9d\u00e9ral, malgr\u00e9 plusieurs projets de loi dans ce sens pr\u00e9sent\u00e9s au Congr\u00e8s ces trente derni\u00e8res ann\u00e9es<a class=\"footnote\" title=\"Visual Artists\u2019 Residual Rights Act of 1978, H.R. 11403, 95th Cong. (1978) ; Visual Artists Rights Amendment of 1986, S. 2796, 99th Cong. (1986) ; Visual Artists Rights Act of 1987, S. 1619, 100th Cong. \u00a7 3 (1987) ; Equity for Visual Artists Act of 2011, S. 2000, 112th Cong. (2011) ; H.R. 3688, 112th Cong. (2011) ; American Royalties Too Act of 2015, H.R. 1881, 114th Cong (2015).\" id=\"return-footnote-62-224\" href=\"#footnote-62-224\" aria-label=\"Footnote 224\"><sup class=\"footnote\">[224]<\/sup><\/a>. Le projet initial du <em>Visual Artists Rights Act<\/em> adopt\u00e9 en 1990 contenait d\u2019ailleurs des dispositions sur le droit de suite, retir\u00e9es au cours des d\u00e9bats au Congr\u00e8s.<\/p>\n<p>Au niveau des \u00c9tats f\u00e9d\u00e9r\u00e9s, seul l\u2019\u00c9tat de Californie a mis en \u0153uvre cette protection. Elle est issue du <em>California Resale Royalties Act<\/em> de 1976, dont les dispositions sont codifi\u00e9es au paragraphe 986 du Code civil californien<a class=\"footnote\" title=\"California Resale Royalties Act, Cal. Civ. Code \u00a7 986.\" id=\"return-footnote-62-225\" href=\"#footnote-62-225\" aria-label=\"Footnote 225\"><sup class=\"footnote\">[225]<\/sup><\/a>. Cette loi pr\u00e9voit, au b\u00e9n\u00e9fice des auteurs<a class=\"footnote\" title=\"Le b\u00e9n\u00e9ficiaire doit \u00eatre, au moment de la revente, un citoyen des \u00c9tats-Unis ou un r\u00e9sident de l\u2019\u00c9tat depuis au minimum deux ans.\" id=\"return-footnote-62-226\" href=\"#footnote-62-226\" aria-label=\"Footnote 226\"><sup class=\"footnote\">[226]<\/sup><\/a> de peintures, de sculptures ou de dessins originaux, le paiement d\u2019une redevance de cinq % lorsque leurs \u0153uvres sont vendues pour une somme sup\u00e9rieure \u00e0 mille dollars, y compris lorsque l\u2019\u0153uvre est vendue \u00e0 des parties r\u00e9sidant hors de l\u2019\u00c9tat<a class=\"footnote\" title=\"Cal. Civ. Code \u00a7 986(a).\" id=\"return-footnote-62-227\" href=\"#footnote-62-227\" aria-label=\"Footnote 227\"><sup class=\"footnote\">[227]<\/sup><\/a>. Des exceptions limit\u00e9es sont pr\u00e9vues<a class=\"footnote\" title=\"Cal. Civ. Code \u00a7 986(b): \u00ab\u00a0Subdivision (a) shall not apply to any of the following: (1) To the initial sale of a work of fine art where legal title to such work at the time of such initial sale is vested in the artist thereof. (2) To the resale of a work of fine art for a gross sales price of less than one thousand dollars (,000).(3) Except as provided in paragraph (7) of subdivision (a), to a resale after the death of such artist. [donc l\u2019exception vaut au-del\u00e0 des 20\u00a0ans apr\u00e8s la mort de l\u2019auteur](4) To the resale of the work of fine art for a gross sales price less than the purchase price paid by the seller.(5) To a transfer of a work of fine art which is exchanged for one or more works of fine art or for a combination of cash, other property, and one or more works of fine art where the fair market value of the property exchanged is less than one thousand dollars (,000).(6) To the resale of a work of fine art by an art dealer to a purchaser within 10 years of the initial sale of the work of fine ar by the artist to an art dealer, provided all intervening resales are between art dealers.(7) To a sale of a work of stained glass artistry where the work has been permanently attached to real property and is sold as part of the sale of the real property to which it is attached.\u00a0\u00bb\" id=\"return-footnote-62-228\" href=\"#footnote-62-228\" aria-label=\"Footnote 228\"><sup class=\"footnote\">[228]<\/sup><\/a>. Il n\u2019est pas possible de renoncer \u00e0 ce droit, sauf pour un pourcentage sup\u00e9rieur<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-62-229\" href=\"#footnote-62-229\" aria-label=\"Footnote 229\"><sup class=\"footnote\">[229]<\/sup><\/a>. Seul est cessible le droit de collecter le paiement<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-62-230\" href=\"#footnote-62-230\" aria-label=\"Footnote 230\"><sup class=\"footnote\">[230]<\/sup><\/a>. Le droit est transmissible \u00e0 cause de mort,\u00a0mais pour une dur\u00e9e limit\u00e9e de vingt ans apr\u00e8s la mort de l\u2019auteur<a class=\"footnote\" title=\"Cal. Civ. Code \u00a7\u00a0986(a)(7).\" id=\"return-footnote-62-231\" href=\"#footnote-62-231\" aria-label=\"Footnote 231\"><sup class=\"footnote\">[231]<\/sup><\/a>. Le paiement incombe au vendeur ou \u00e0 son agent<a class=\"footnote\" title=\"Cal. Civ. Code \u00a7\u00a0986(a)(1).\" id=\"return-footnote-62-232\" href=\"#footnote-62-232\" aria-label=\"Footnote 232\"><sup class=\"footnote\">[232]<\/sup><\/a>. Si ces derniers n\u2019ont pas pu localiser l\u2019artiste dans les quatre-vingt-dix jours, le montant est vers\u00e9 au <em>Arts Council<\/em><a class=\"footnote\" title=\"Cal. Civ. Code \u00a7\u00a0986(a)(2).\" id=\"return-footnote-62-233\" href=\"#footnote-62-233\" aria-label=\"Footnote 233\"><sup class=\"footnote\">[233]<\/sup><\/a>, qui tentera de localiser l\u2019auteur, et, \u00e0 d\u00e9faut, de l\u2019identifier ou \u00e0 d\u00e9faut r\u00e9clamation dans les sept ans, pourra utiliser les sommes pour l\u2019acquisition d\u2019\u0153uvres d\u2019art destin\u00e9es aux b\u00e2timents publics<a class=\"footnote\" title=\"Cal. Civ. Code \u00a7\u00a0986(a)(4)(5).\" id=\"return-footnote-62-234\" href=\"#footnote-62-234\" aria-label=\"Footnote 234\"><sup class=\"footnote\">[234]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Cette loi a fait l\u2019objet de plusieurs proc\u00e9dures pour inconstitutionnalit\u00e9.\u00a0L\u2019une d\u2019entre elles a abouti, en 2015, \u00e0 une d\u00e9cision de la Cour d\u2019appel pour le 9e circuit f\u00e9d\u00e9ral (qui couvre la Californie), rendue sur le fondement de la Clause de commerce de la constitution, limitant sa port\u00e9e aux seules ventes effectu\u00e9es dans l\u2019\u00c9tat<a class=\"footnote\" title=\"Estate of Robert Graham v. Sotheby\u2019s, Inc., No. 11-cv-08604 and Sam Francis Foundation v. Christie\u2019s, Inc., No. 11-cv-08605 (consolidated), 860 F.Supp.2d 1117 (C.D. Cal. 2012), aff'd in part, No. 12-56077 and No. 12-56067 (9th Cir. May 5, 2015), dismissed on remand by No. 11-cv-08604, slip op. (C.D. Cal. Apr. 11, 2016).En revanche la loi ne semble pas contraire \u00e0 la Clause de copyright. V. Morseburg v. Balyon, 621 F.2d 972, 978 (9th Cir. 1980), cert. denied, 449 U.S. 983 (1980)\" id=\"return-footnote-62-235\" href=\"#footnote-62-235\" aria-label=\"Footnote 235\"><sup class=\"footnote\">[235]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>233._ La protection des droits moraux aux \u00c9tats-Unis_<\/strong><a class=\"footnote\" title=\"Pour des remarques introductives, V. supra n\u00b0\u00a0152.\" id=\"return-footnote-62-236\" href=\"#footnote-62-236\" aria-label=\"Footnote 236\"><sup class=\"footnote\">[236]<\/sup><\/a> Comme nous l\u2019avons vu, il n\u2019existe pas en droit anglo-am\u00e9ricain de th\u00e9orie ou de doctrine g\u00e9n\u00e9rale du droit moral. Les r\u00e9ticences \u00e0 int\u00e9grer une protection \u00e9quivalente dans la loi de copyright ont \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s fortes aux \u00c9tats-Unis, pour des raisons que nous avons d\u00e9j\u00e0 expos\u00e9es<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0\u00a05, 6 et 152 (V. notamment n\u00b0\u00a0152 en note la citation du juge Frank dans Granz v. Harris, 198 F.2d 585, (2d\u00a0Cir.\u00a01952)). Si l\u2019industrie est toujours oppos\u00e9e \u00e0 tout principe de protection du droit moral, la doctrine sp\u00e9cialis\u00e9e a \u00e9volu\u00e9 assez largement en faveur de la protection, de sorte que les articles oppos\u00e9s \u00e0 la protection sont d\u00e9sormais assez rares (V. par exemple, V. A. M.\u00a0Adler, \u00ab\u00a0Against Moral Rights\u00a0\u00bb, 97 Cal. L.\u00a0Rev. 263 (2009)\u00a0; E.\u00a0E. Bensen, \u00ab\u00a0The Visual Artist\u2019s Rights Act of 1990: Why Moral Rights Cannot be Protected Under the United States Constitution\u00a0\u00bb, 24 Hofstra L.\u00a0Rev. 1127 (1996)).Pour une doctrine favorable au renforcement de la protection (ant\u00e9rieure et post\u00e9rieure au VARA)\u00a0: E.\u00a0J.\u00a0Damich, \u00ab\u00a0The Right of Personality: A Common-Law Basis for Protection of the Moral Rights of Authors\u00a0\u00bb, 23 Ga. L.\u00a0Rev. 1 (1988)\u00a0; J.\u00a0C.\u00a0Ginsburg, \u00ab\u00a0Have Moral Rights Corne of (Digital) Age in the United States?\u00a0\u00bb, 19 Cardozo Arts &amp; Ent. L.J.\u00a09 (2001)\u00a0; R.\u00a0R. Kwall, \u00ab\u00a0Copyright and the Moral Right: Is an American Marriage Possible?\u00a0\u00bb, 38 Vand. L.\u00a0Rev. 1 (1985)\u00a0; \u00ab\u00a0\u201cAuthor-Stories\u201d: Narrative \u2018s Implications for Moral Rights and Copyright\u2019s Joint Authorship Doctrine\u00a0\u00bb, 75 S.\u00a0Cal. L.\u00a0Rev. 1 (2001)\u00a0; \u00ab\u00a0Inspiration and Innovation: The Intrinsic Dimension of the Artistic Soul\u00a0\u00bb, 81 Notre Dame L.\u00a0Rev. 1945, 1986 (2006)\u00a0; S. P.\u00a0Liemer, \u00ab\u00a0Understanding Artists\u2019 Moral Rights: A Primer\u00a0\u00bb, 7 B.U. Pub. Int. L.J.\u00a041, 41-42, 44 (1998)\u00a0; J. H.\u00a0Merryman, \u00ab\u00a0The Refrigerator of Bernard Buffet\u00a0\u00bb, 27 Hastings L.J. 1023 (1976)\u00a0; R.\u00a0J.\u00a0Sherman, \u00ab\u00a0The Visual Artists Rights Act of 1990: American Artists Burned Again\u00a0\u00bb, 17 Cardozo L.\u00a0Rev. 373, 416-17 (1995).\" id=\"return-footnote-62-237\" href=\"#footnote-62-237\" aria-label=\"Footnote 237\"><sup class=\"footnote\">[237]<\/sup><\/a>. L\u2019article\u00a06bis de la Convention de Berne a d\u2019ailleurs \u00e9t\u00e9 l\u2019une des raisons du refus des \u00c9tats-Unis d\u2019ah\u00e9rer \u00e0 la convention. En 1986, le Comit\u00e9 de travail Ad Hoc sur l\u2019adh\u00e9sion des \u00c9tats-Unis \u00e0 la Convention de Berne (<em>Ad Hoc Working Group on US Adherence to the Berne Convention<\/em>) concluait dans son rapport final que la protection des droits moraux \u00e9tait suffisamment satisfaite aux \u00c9tats-Unis par d\u2019autres moyens<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab\u00a0Given the substantial protection now available for the real equivalent of moral rights under statutory and common law in the US, the lack of uniformity in protection of other Berne nations, the absence of moral rights provisions in some of their copyright laws, and the reservation of control over remedies to each Berne country, the protection of the moral right in the United States is compatible with the Berne Convention\u00a0\u00bb (Column 10, Columbia VLA Journ. L.\u00a0&amp; the Arts 1986, 513s).\" id=\"return-footnote-62-238\" href=\"#footnote-62-238\" aria-label=\"Footnote 238\"><sup class=\"footnote\">[238]<\/sup><\/a>, comme la doctrine d\u2019<em>unfair competition<\/em> (en <em>common law<\/em> et telle que codifi\u00e9e \u00e0 la section\u00a043(a) du Lanham Act<a class=\"footnote\" title=\"V. infra n\u00b0\u00a0465 et s.\" id=\"return-footnote-62-239\" href=\"#footnote-62-239\" aria-label=\"Footnote 239\"><sup class=\"footnote\">[239]<\/sup><\/a>), le droit des contrats et divers droits reconnus par les lois \u00e9tatiques. En cons\u00e9quence, le Berne Implementation Act de 1988<a class=\"footnote\" title=\"Berne Convention Implementation Act of 1988 (An Act to amend title 17, United States Code, to implement the Berne Convention for the Protection of Literary and Artistic Works, as revised at Paris on July 24, 1971, and for other purposes).\" id=\"return-footnote-62-240\" href=\"#footnote-62-240\" aria-label=\"Footnote 240\"><sup class=\"footnote\">[240]<\/sup><\/a> a adopt\u00e9 une approche minimaliste, en refusant de transposer formellement l\u2019article 6 bis. Cette loi rappelle d\u2019ailleurs que la Convention de Berne n\u2019est pas directement applicable aux \u00c9tats-Unis d\u2019Am\u00e9rique<a class=\"footnote\" title=\"Berne Convention Implementation Act of 1988, s. 2(1).\" id=\"return-footnote-62-241\" href=\"#footnote-62-241\" aria-label=\"Footnote 241\"><sup class=\"footnote\">[241]<\/sup><\/a>. En outre, elle affirme que la loi f\u00e9d\u00e9rale, telle que modifi\u00e9e par son texte, est conforme aux obligations issues de la convention<a class=\"footnote\" title=\"Berne Convention Implementation Act of 1988, s. 2(3) (\u00ab The amendments made by this Act, together with the law as it exists on the date of the enactment of this Act, satisfy the obligations of the United States in adhering to the Berne Convention and no further rights or interests shall be recognized or created for that purpose \u00bb). V. \u00e9galement annexe 1701.3(2) de l'ALENA (NAFTA).\" id=\"return-footnote-62-242\" href=\"#footnote-62-242\" aria-label=\"Footnote 242\"><sup class=\"footnote\">[242]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Dans le m\u00eame temps, \u00e0 la fin des ann\u00e9es\u00a01980, un mouvement a vu le jour aux \u00c9tats-Unis aux fins d\u2019adoption, au niveau f\u00e9d\u00e9ral, d\u2019une l\u00e9gislation sur le droit moral. Ce mouvement traduit un int\u00e9r\u00eat croissant du public et de la doctrine pour cette forme de protection, illustr\u00e9 notamment dans le cadre du d\u00e9bat sur les coupures publicitaires et la colorisation des films<a class=\"footnote\" title=\"V. par exemple, R.\u00a0Durie, \u00ab\u00a0Colorisation of films\u00a0\u00bb, [1988] EIPR, 10, 37\u00a0; D.\u00a0H.\u00a0Horowitz, \u00ab\u00a0Film creators and producers vis-\u00e0-vis the new media: reflections on the state of authors\u2019 rights in audio visual works\u00a0\u00bb, Columbia-VLA Journal of Law and the Arts 1989, 157\u00a0; L.\u00a0A.\u00a0Beyer, \u00ab\u00a0Intentionalism, art, and the suppression of innovation: film colorization and the philosophy of moral rights\u00a0\u00bb, Northwestern University Law Review 1988, 82, 1011\u00a0; J.\u00a0C.\u00a0Ginsburg, Colors in conflicts, 81\u00a0; K. L.\u00a0Gulick, \u00ab\u00a0Creative control, attribution, and the need for disclosure: a study of incentives in the motion picture industry\u00a0\u00bb, Connecticut Law Review 1994, 53\u00a0; D.\u00a0A.\u00a0Honicky, \u00ab\u00a0Film labelling as a cure for colorization: a band-aid for a hatchet job\u00a0\u00bb, Cardozo Arts and Entertainment Law Journal 1994, 12, 409\u00a0; W.\u00a0H.\u00a0Husband, \u00ab\u00a0Resurrecting Hollywood\u2019s golden age: balancing the rights of film owners, artistic authors and consumers\u00a0\u00bb, Columbia-VLA Journal of Law and the Arts 1993, 17, 327\u00a0; G.\u00a0Karnell, \u00ab\u00a0The broadcasting of audiovisual works and moral rights\u00a0\u00bb, Copyright World 1993-4, 36, 24\u00a0; J.\u00a0M.\u00a0Kernochan, \u00ab\u00a0Moral rights in US theatrical productions: a possible paradigm\u00a0\u00bb, Columbia-VLA Journal of Law and the Arts 1993, 17, 385.\" id=\"return-footnote-62-243\" href=\"#footnote-62-243\" aria-label=\"Footnote 243\"><sup class=\"footnote\">[243]<\/sup><\/a>. Il est int\u00e9ressant de noter que dans ce contexte g\u00e9n\u00e9ral la protection des droits moraux tend \u00e0 acqu\u00e9rir une justification particuli\u00e8re, fond\u00e9e sur l\u2019int\u00e9r\u00eat du public. L\u2019id\u00e9e souvent exprim\u00e9e est que les droits moraux doivent \u00eatre prot\u00e9g\u00e9s dans la mesure o\u00f9 ils am\u00e9liorent le climat dans lequel les auteurs cr\u00e9ent des \u0153uvres, et parce qu\u2019ils \u00e9vitent la d\u00e9ception du public, par exemple en garantissant son information sur l\u2019origine ou la qualit\u00e9 des \u0153uvres<a class=\"footnote\" title=\"V. par exemple J. C. Ginsburg, Moral Right in A Common Law System, in P.\u00a0Anderson et D.\u00a0Saunders (ed), pr\u00e9cit\u00e9.\" id=\"return-footnote-62-244\" href=\"#footnote-62-244\" aria-label=\"Footnote 244\"><sup class=\"footnote\">[244]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Ces droits sont une r\u00e9alit\u00e9, pour les seuls arts visuels, dans quelques \u00c9tats depuis 1983<a class=\"footnote\" title=\"Depuis le New York Artists\u2019 Authorship Rights Act de 1983, NY Gen. Bus. Law. \u00a7\u00a0228. \u00c9galement en Californie au travers du California Art Preservation Act, Calif. Civil Code \u00a7\u00a0987, et au Massachussetts. V. infra n\u00b0\u00a0237.\" id=\"return-footnote-62-245\" href=\"#footnote-62-245\" aria-label=\"Footnote 245\"><sup class=\"footnote\">[245]<\/sup><\/a>. Ils ont \u00e9galement connu une cons\u00e9cration limit\u00e9e au niveau f\u00e9d\u00e9ral au travers du Visual Artists&rsquo; Right Act de 1990.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>234._ La protection au niveau f\u00e9d\u00e9ral : le <em>Visual Artists\u2019 Rights Act<\/em>_<\/strong>\u00a0Le <em>Visual Artists&rsquo; Right Act<\/em> de 1990<a class=\"footnote\" title=\"Pub. L. No. 101- 650, Title IV, 104 S.tat. 5089, 5128 (1990).\" id=\"return-footnote-62-246\" href=\"#footnote-62-246\" aria-label=\"Footnote 246\"><sup class=\"footnote\">[246]<\/sup><\/a> (VARA) a introduit pour la premi\u00e8re fois en droit f\u00e9d\u00e9ral une protection des int\u00e9r\u00eats moraux de certains auteurs, sous la forme d\u2019un droit \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 et \u00e0 la paternit\u00e9. Ses dispositions ont \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9es dans la nouvelle section 106A du <em>Copyright Act<\/em>, qui suit la d\u00e9finition des droits exclusifs inscrite \u00e0 la section 106.<\/p>\n<p>La protection s\u2019applique uniquement aux \u00ab\u00a0\u0153uvres des arts visuels\u00a0\u00bb, d\u00e9finies par la section 101 comme\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a01) une peinture, un dessin, une estampe ou une sculpture, existant en un seul exemplaire ou en une s\u00e9rie limit\u00e9e de 200\u00a0exemplaires au maximum sign\u00e9s et num\u00e9rot\u00e9s de fa\u00e7on continue par l\u2019auteur, ou, dans le cas d\u2019une sculpture, en 200 exemplaires au maximum coul\u00e9s, taill\u00e9s ou fabriqu\u00e9s, qui sont num\u00e9rot\u00e9s de fa\u00e7on continue par l\u2019auteur et portent la signature ou une autre marque d\u2019identification de celui-ci, ou<\/p>\n<p>2) une image photographique fixe r\u00e9alis\u00e9e uniquement \u00e0 des fins d\u2019exposition, existant en un seul exemplaire sign\u00e9 par l\u2019auteur ou en une s\u00e9rie limit\u00e9e de 200\u00a0exemplaires au maximum sign\u00e9s et num\u00e9rot\u00e9s de fa\u00e7on continue par l\u2019auteur.\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Traduction OMPI.\" id=\"return-footnote-62-247\" href=\"#footnote-62-247\" aria-label=\"Footnote 247\"><sup class=\"footnote\">[247]<\/sup><\/a><\/p>\n<p>Sont express\u00e9ment exclues de cette d\u00e9finition\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0A) i) les affiches, les cartes g\u00e9ographiques, les globes, les graphiques, les dessins techniques, les diagrammes, les maquettes, les \u0153uvres des arts appliqu\u00e9s, les films cin\u00e9matographiques ou autres \u0153uvres audiovisuelles, les livres, les magazines, les journaux, les p\u00e9riodiques, les bases de donn\u00e9es, les services d\u2019information \u00e9lectroniques, les publications \u00e9lectroniques ou publications analogues,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">ii) les articles de merchandising ou les contenants ou mat\u00e9riels publicitaires, promotionnels, descriptifs, de couverture ou d\u2019emballage<a class=\"footnote\" title=\"Pollara v. Seymour, 344 F.3d 265 (2d Cir. 2003) (exclusion de la protection pour une \u0153uvre destin\u00e9e \u00e0 promouvoir un message politique).\" id=\"return-footnote-62-248\" href=\"#footnote-62-248\" aria-label=\"Footnote 248\"><sup class=\"footnote\">[248]<\/sup><\/a>, iii) les portions ou parties de l\u2019un quelconque des \u00e9l\u00e9ments indiqu\u00e9s au point i) ou ii),<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">B) les <em>works made for hire<\/em>,<a class=\"footnote\" title=\"V. 17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0101(B)\u00a0; Carter v. Helmsley-Spear, Inc., 71 F.3d 77 (2d\u00a0Cir.\u00a01995).\" id=\"return-footnote-62-249\" href=\"#footnote-62-249\" aria-label=\"Footnote 249\"><sup class=\"footnote\">[249]<\/sup><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C) les \u0153uvres non prot\u00e9g\u00e9es par copyright en vertu du pr\u00e9sent titre.\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Traduction OMPI modifi\u00e9e.\" id=\"return-footnote-62-250\" href=\"#footnote-62-250\" aria-label=\"Footnote 250\"><sup class=\"footnote\">[250]<\/sup><\/a><\/p>\n<p>L\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre des arts visuels a tout d\u2019abord le droit de revendiquer la paternit\u00e9 de cette \u0153uvre, le droit d\u2019interdire l\u2019utilisation de son nom comme \u00e9tant celui de l\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre des arts visuels qu\u2019il n\u2019a pas cr\u00e9\u00e9e, et le droit d\u2019interdire l\u2019utilisation de son nom comme \u00e9tant celui de l\u2019auteur de l\u2019\u0153uvre des arts visuels en cas de d\u00e9formation, mutilation ou autre modification de cette \u0153uvre pr\u00e9judiciable \u00e0 son honneur ou \u00e0 sa r\u00e9putation<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 106A(a)(1)(2).\" id=\"return-footnote-62-251\" href=\"#footnote-62-251\" aria-label=\"Footnote 251\"><sup class=\"footnote\">[251]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>L\u2019auteur peut ensuite s\u2019opposer \u00e0 toute d\u00e9formation, mutilation ou autre modification intentionnelle de son \u0153uvre qui serait pr\u00e9judiciable \u00e0 son honneur ou \u00e0 sa r\u00e9putation, et \u00e0 toute destruction intentionnelle ou par n\u00e9gligence grave si son \u0153uvre constitue une \u00ab \u0153uvre d\u2019importance reconnue \u00bb<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 106A(a)(3).V. Martin v. City of Indianapolis, 192 F.3d 608 (7th\u00a0Cir.\u00a01999) (sculpture en m\u00e9tal jug\u00e9e \u00ab\u00a0\u0153uvre d\u2019importance reconnue\u00a0\u00bb sur le fondement d\u2019articles et d\u2019opinions d\u2019experts).\" id=\"return-footnote-62-252\" href=\"#footnote-62-252\" aria-label=\"Footnote 252\"><sup class=\"footnote\">[252]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Seul l\u2019auteur, ou les coauteurs en cas d\u2019\u0153uvre de collaboration, jouissent des droits moraux ainsi d\u00e9finis, qu\u2019ils soient ou non titulaires du copyright<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 106A(b).\" id=\"return-footnote-62-253\" href=\"#footnote-62-253\" aria-label=\"Footnote 253\"><sup class=\"footnote\">[253]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Plusieurs exceptions aux droits moraux sont pr\u00e9vues<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 106A(c).\" id=\"return-footnote-62-254\" href=\"#footnote-62-254\" aria-label=\"Footnote 254\"><sup class=\"footnote\">[254]<\/sup><\/a>. Tout d\u2019abord, la loi pr\u00e9cise que l\u2019alt\u00e9ration d\u2019une \u0153uvre qui r\u00e9sulte du passage du temps ou de la nature intrins\u00e8que des mat\u00e9riaux ne constitue pas une d\u00e9formation, mutilation ou autre modification sanctionnable sur le fondement du droit \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 d\u00e9fini par la loi.<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 106A(c)(1).\" id=\"return-footnote-62-255\" href=\"#footnote-62-255\" aria-label=\"Footnote 255\"><sup class=\"footnote\">[255]<\/sup><\/a> Ensuite, l\u2019alt\u00e9ration qui r\u00e9sulte de la conservation ou de la pr\u00e9sentation de l\u2019\u0153uvre au public, y compris de l\u2019\u00e9clairage et de l\u2019emplacement de celle-ci, ne constitue pas non plus une destruction, d\u00e9formation, mutilation ou autre modification interdite, sauf si elle est due \u00e0 une n\u00e9gligence grave<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 106A(c)(2).\" id=\"return-footnote-62-256\" href=\"#footnote-62-256\" aria-label=\"Footnote 256\"><sup class=\"footnote\">[256]<\/sup><\/a>. Enfin, les droit \u00e0 la paternit\u00e9 et \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 ne s\u2019appliquent pas \u00e0 la reproduction, \u00e0 la peinture, \u00e0 la repr\u00e9sentation ou autre utilisation d\u2019une \u0153uvre dans un ou sur un des \u00e9l\u00e9ments \u00e9num\u00e9r\u00e9s sous la lettre A) ou B) de la d\u00e9finition de l\u2019article 101 pr\u00e9cit\u00e9e<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 106A(c)(3).\" id=\"return-footnote-62-257\" href=\"#footnote-62-257\" aria-label=\"Footnote 257\"><sup class=\"footnote\">[257]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La dur\u00e9e des droits moraux varie selon la date de cr\u00e9ation. Pour les \u0153uvres des arts visuels cr\u00e9\u00e9es apr\u00e8s la date d\u2019entr\u00e9e en vigueur de la loi, les droits sont conf\u00e9r\u00e9s \u00e0 l\u2019auteur sa vie durant<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 106A(d)(1).\" id=\"return-footnote-62-258\" href=\"#footnote-62-258\" aria-label=\"Footnote 258\"><sup class=\"footnote\">[258]<\/sup><\/a>. Pour les \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es avant cette date, mais dont l\u2019auteur conserve la propri\u00e9t\u00e9 \u00e0 cette date, les droits conf\u00e9r\u00e9s ont la m\u00eame dur\u00e9e que les droits \u00e9conomiques et expirent en m\u00eame temps qu\u2019eux<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 106A(d)(2).\" id=\"return-footnote-62-259\" href=\"#footnote-62-259\" aria-label=\"Footnote 259\"><sup class=\"footnote\">[259]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les droits moraux ne peuvent pas \u00eatre transf\u00e9r\u00e9s, mais peuvent faire l\u2019objet d\u2019une renonciation dans un \u00e9crit sign\u00e9 par l\u2019auteur<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 106A(e). Pour une \u00e9tude de l\u2019impact de cette disposition sur le r\u00e9gime de la protection, voir Waiver of Moral Rights in Visual Artworks, Final Report of the Register of Copyrights, Library of Congress, U.S. Copyright Office, mars\u00a01996.\" id=\"return-footnote-62-260\" href=\"#footnote-62-260\" aria-label=\"Footnote 260\"><sup class=\"footnote\">[260]<\/sup><\/a>. Cet acte doit pr\u00e9ciser l\u2019\u0153uvre et les utilisations concern\u00e9es<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-62-261\" href=\"#footnote-62-261\" aria-label=\"Footnote 261\"><sup class=\"footnote\">[261]<\/sup><\/a>. \u00c0 noter que, dans le cas d\u2019une \u0153uvre de collaboration, toute renonciation par l\u2019un de coauteurs emporte renonciation par tous les coauteurs de l\u2019\u0153uvre aux m\u00eames droits<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-62-262\" href=\"#footnote-62-262\" aria-label=\"Footnote 262\"><sup class=\"footnote\">[262]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Compte tenu de ses limitations \u00e9videntes, la loi n\u2019a connu que peu d\u2019applications jurisprudentielles<a class=\"footnote\" title=\"V. par exemple Kelley v. Chicago Park District, 635 F.3d 290 (7th\u00a0Cir.\u00a02011) (\u00e0 propos des jardins floraux, exclus de la protection par copyright, et par cons\u00e9quence du b\u00e9n\u00e9fice des dispositions du VARA)\u00a0; Phillips v. Pembroke Real Estate, Inc., 459 F.3d 128 (1st Cir. 2006) (\u00e0 propos de sculptures int\u00e9gr\u00e9es dans un parc (repr\u00e9sentations de pierres en bronze), jug\u00e9 que les dispositions du VARA ne s\u2019appliquent pas aux \u0153uvres d\u2019arts indissociablement int\u00e9gr\u00e9e \u00e0 un lieu ou \u00e0 un immeuble et li\u00e9es sp\u00e9cifiquement \u00e0 ce lieu). Egalement, Cohen et al v.\u00a0G&amp;M Realty L.P. et al, No. 1:2013cv05612 - Document 172 (E.D.N.Y. 2018), qui condamne un promoteur immobilier \u00e0 verser un total de 6,7 millions de dollars de dommages et int\u00e9r\u00eats \u00e0 un groupe de graffeurs et d'artistes pour atteinte \u00e0 leur droit moral du fait de la destruction de leurs fresques; la cour y rel\u00e8ve \u00ab la nature abjecte de la conduite intentionnelle \u00bb (sic) des d\u00e9fendeurs, et accorde le maximum de dommages et int\u00e9r\u00eats forfaitaires (statutory damages) pr\u00e9vu par le VARA pour chacune des 45 fresques d\u00e9truites, pour un total de 6 750 000 dollars.\" id=\"return-footnote-62-263\" href=\"#footnote-62-263\" aria-label=\"Footnote 263\"><sup class=\"footnote\">[263]<\/sup><\/a>.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>235._ La protection au niveau des \u00c9tats_<\/strong>\u00a0La protection du droit moral au niveau des \u00c9tats est assur\u00e9e de mani\u00e8re indirecte, au travers du droit des <em>torts<\/em> et du droit des contrats, ou plus directement, dans certains \u00c9tats, au travers de lois sp\u00e9cifiques, principalement consacr\u00e9es \u00e0 la pr\u00e9servation des \u0153uvres des arts visuels.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>236._ La protection indirecte au travers du droit des contrats et des <em>torts_<\/em><\/strong>\u00a0Aux \u00c9tats-Unis comme ailleurs, le meilleur moyen pour un auteur de conserver le contr\u00f4le sur certaines utilisations de ses \u0153uvres est d\u2019en retenir le copyright. La c\u00e9l\u00e8bre affaire <em>Gilliam v. American Broadcasting Companies<\/em><a class=\"footnote\" title=\"538 F. 2d 14 (2d circ. 1976).\" id=\"return-footnote-62-264\" href=\"#footnote-62-264\" aria-label=\"Footnote 264\"><sup class=\"footnote\">[264]<\/sup><\/a>, souvent pr\u00e9sent\u00e9e comme l\u2019illustration d\u2019une protection indirecte du droit moral aux \u00c9tats-Unis, en est un parfait exemple. Dans cette affaire, le diffuseur ABC avait acquis de la BBC des droits de diffusion sur les programmes du groupe d\u2019humoristes anglais les Monthy Python, \u00ab Monty Python\u2019s Flying Circus \u00bb. Dans leur licence \u00e0 la BBC, le groupe n\u2019avait pas autoris\u00e9 cette derni\u00e8re \u00e0 effectuer des changements de sc\u00e9narios dans le cadre de la production des programmes, et ne l\u2019avait pas non plus autoris\u00e9e \u00e0 modifier les programmes r\u00e9alis\u00e9s<a class=\"footnote\" title=\"On voit bien ici que les faits et la cha\u00eene des droits pr\u00e9sentent certaines particularit\u00e9s qui rendent cette affaire (du point de vue de la contrefa\u00e7on) exceptionnelle.\" id=\"return-footnote-62-265\" href=\"#footnote-62-265\" aria-label=\"Footnote 265\"><sup class=\"footnote\">[265]<\/sup><\/a>. De plus, le contrat r\u00e9servait au groupe tous les droits non express\u00e9ment c\u00e9d\u00e9s \u00e0 la BBC. ABC avait par la suite op\u00e9r\u00e9 des coupes importantes sur un programme (24 minutes sur 90 minutes). Les auteurs avaient alors saisi un tribunal f\u00e9d\u00e9ral de plusieurs demandes, en contrefa\u00e7on du copyright sur le sc\u00e9nario correspondant, et en \u00ab fausse pr\u00e9sentation de produit \u00bb\u00a0sur le fondement du Lanham Act<a class=\"footnote\" title=\"Ce second argument rel\u00e8ve du droit des torts, et est abord\u00e9 ci-dessous.\" id=\"return-footnote-62-266\" href=\"#footnote-62-266\" aria-label=\"Footnote 266\"><sup class=\"footnote\">[266]<\/sup><\/a>. La Cour d\u2019appel f\u00e9d\u00e9rale pour le second circuit avait fait droit \u00e0 ces demandes, et notamment \u00e0 la demande en contrefa\u00e7on, en jugeant que les coupes, qui allaient au-del\u00e0 de la licence conc\u00e9d\u00e9e \u00e0 la BBC, \u00e9taient constitutives de contrefa\u00e7on du sc\u00e9nario correspondant.<\/p>\n<p>Un certain degr\u00e9 de contr\u00f4le sur les exploitations peut \u00e9galement \u00eatre conserv\u00e9 au travers d\u2019une interpr\u00e9tation stricte des termes d\u2019une cession, notamment dans le cadre des cessions de droits d\u2019adaptation<a class=\"footnote\" title=\"V. par exemple Curwood v. Affiliated Distributors\u00a0283 Fed Rep\u00a0219 (1922)\u00a0; Edgar Rice Burroughs, Inc. v. MGM, (1962) 205 Cal.App. 2d\u00a0441, 23 Cal.Rptr.14. On pourrait \u00e9galement rapprocher de ces affaires les d\u00e9cisions qui jugent qu\u2019une concession de droits d\u2019adaptation audiovisuelle (a licence of film rights) ne conf\u00e8re par le droit de produire une suite du film (V. par exemple Warner Brothers Pictures Inc. v. Columbia Broadcasting System, 216\u00a0F.\u00a02d 945 (9th\u00a0Cir.\u00a01954), cert. denied, 348\u00a0US 971, 75 S.Ct 532, 99 L.Ed 756 (1955)\u00a0; Goodis v.\u00a0United Artists Television, 425 F 2d 397 (2d\u00a0Cir.\u00a01970)).\" id=\"return-footnote-62-267\" href=\"#footnote-62-267\" aria-label=\"Footnote 267\"><sup class=\"footnote\">[267]<\/sup><\/a>. Cette possibilit\u00e9 est cependant limit\u00e9e<a class=\"footnote\" title=\"V. par exemple, pour une interpr\u00e9tation en faveur de l\u2019adaptateur d\u2019une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre, Manners v. Famous Players \u2013 Lasky Corporation, 262\u00a0F\u00a0811 (NYDC\u00a01919)\u00a0: \u00ab\u00a0It is obvious that a spoken play cannot be literally reproduced in the screen\u00a0\u00bb. En l\u2019esp\u00e8ce le contrat interdisait les \u00ab\u00a0alt\u00e9rations, \u00e9liminations ou additions\u00a0\u00bb apport\u00e9es \u00e0 la pi\u00e8ce adapt\u00e9e sans l\u2019autorisation de l\u2019auteur. La Cour consid\u00e8re que certaines modifications sont n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019adaptation et n\u00e9cessairement autoris\u00e9es par le contrat. Les pratiques de l\u2019industrie audiovisuelle permettent \u00e9galement de valider certaines coupures ou modifications\u00a0: V. par exemple Preminger v. Columbia Pictures Corp., 49 Misc. 2d 363, 267 N.Y.S.2d 594 (Sup.Ct.), aff\u2019d, 25 A.D.2d 830, 269 N.Y.S.2d 913, aff\u2019d, 18 N.Y.2d 659, 273 N.Y.S.2d 80 (1966) (coupures \u2013 notamment publicitaires \u2013 r\u00e9alis\u00e9es par une cha\u00eene de t\u00e9l\u00e9vision dans le film Anatomie d\u2019un Meurtre, contest\u00e9es par son r\u00e9alisateur, Otto Preminger, qui avait retenu le droit de regard final sur le montage, valid\u00e9es au regard des pratiques et de l\u2019interpr\u00e9tation de la concession de droits de t\u00e9l\u00e9diffusion)\u00a0; \u00e9galement Autry v. Republic Productions, 213\u00a0F\u00a02d 667 (9th\u00a0Cir.\u00a01954)\u00a0; Jaeger v.\u00a0American International Films Inc. 330 F.\u00a0Supp\u00a0274 (SDNY\u00a01971)\u00a0; Mc Guire v. United Artist Television Prods., 254 F.Supp 270 (SD\u00a0Cal. 1966).\" id=\"return-footnote-62-268\" href=\"#footnote-62-268\" aria-label=\"Footnote 268\"><sup class=\"footnote\">[268]<\/sup><\/a> et ne permet pas de s\u2019opposer \u00e0 certaines formes d\u2019atteintes \u00ab\u00a0techniques\u00a0\u00bb (colorisation,\u00a0coupures publicitaires, changements de format, etc.). En outre, une clause expresse autorisant des modifications sera valid\u00e9e. Certaines d\u00e9cisions ont cependant appliqu\u00e9 des interpr\u00e9tations favorables \u00e0 l\u2019auteur c\u00e9dant<a class=\"footnote\" title=\"V. par exemple Edison v.\u00a0Viva International Ltd\u00a0421 NYS 2d 203 (SC 1979), et sur appel 70 A.D.2d 379 (N.Y. App. Div. 1979) et certaines d\u00e9cisions sur l\u2019interpr\u00e9tation des cessions au regard de technologies inconnues au moment de la conclusion du contrat. Mais V. par exemple King v. Innovation books, 976 F. 2d 824 (2d Cir. 1992) (cr\u00e9dit \u00ab bas\u00e9 sur \u00bb conserv\u00e9 en d\u00e9pit de diff\u00e9rences importantes entre le film et l\u2019\u0153uvre adapt\u00e9e) ; Landon v. Twentieth Century Fox Film Corp., 384 F Supp. 450 (SDNY 1974) (faits similaires) ; Geisel v. Poynter Products, Inc., 295 F.\u00a0Supp. 331.\" id=\"return-footnote-62-269\" href=\"#footnote-62-269\" aria-label=\"Footnote 269\"><sup class=\"footnote\">[269]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Dans le m\u00eame sens, une certaine jurisprudence consid\u00e8re qu\u2019une modification d\u2019une \u0153uvre ne peut avoir lieu (sauf autorisation sp\u00e9ciale ou quelquefois indication claire de la modification effectu\u00e9e) lorsque le contrat garantit \u00e0 l\u2019auteur qu\u2019il sera identifi\u00e9 en tant qu\u2019auteur de l\u2019\u0153uvre<a class=\"footnote\" title=\"V.\u00a0Granz v. Harris, 198\u00a0F\u00a02d 585 (2d\u00a0Cir.\u00a01952), et Packard v. Fox Film Corp., 207\u00a0App. Div. 311, 202, N.Y.S.\u00a0164 (N.Y. Sup.Ct. 1923).\" id=\"return-footnote-62-270\" href=\"#footnote-62-270\" aria-label=\"Footnote 270\"><sup class=\"footnote\">[270]<\/sup><\/a>. Cependant on voit bien ici que la logique se rapproche d\u2019une logique de protection de la r\u00e9putation de l\u2019auteur\u00a0: ce qui est ici sanctionn\u00e9 est le fait de pr\u00e9senter une \u0153uvre mutil\u00e9e comme celle de l\u2019auteur, et non pas l\u2019acte de mutilation lui-m\u00eame. En d\u2019autres termes, aucune d\u00e9cision ne semble consacrer, dans le cadre de l\u2019interpr\u00e9tation des contrats de cession et de licence, une obligation g\u00e9n\u00e9rale implicite de pr\u00e9server l\u2019\u0153uvre et de ne pas la modifier<a class=\"footnote\" title=\"V. cependant Clemens v. Press Publishing Co.,\u00a0 122 N.Y.S.\u00a0206, 208 (S.C., App. 1910), qui sugg\u00e8re \u00e0 la fois une obligation d\u2019identifier l\u2019auteur et une obligation de ne pas mutiler l\u2019\u0153uvre dans le cadre d\u2019un contrat d\u2019\u00e9dition\u00a0: \u00ab\u00a0If the intent of the parties was that the defendant should purchase the rights to the literary property and publish it, the author is entitled, not only to be paid for his work, but to have it published in the manner in which he wrote it. The purchaser cannot garble it, or put it out under another name than the author\u2019s\u00a0; nor can he omit altogether the name of the author, unless his contract with the latter permits him so to do\u00a0\u00bb Seabury J., \u00a0p. 208. Consid\u00e9rant que des coupes radicales non express\u00e9ment autoris\u00e9es pourraient engager la responsabilit\u00e9 de leur auteur, V.\u00a0Preminger v. Columbia Pictures Corp. and Stephens v.\u00a0National Broadcasting Co, 148\u00a0USPQ\u00a0755 (Cal SC\u00a01966)\u00a0; \u00e9galement sugg\u00e9r\u00e9 dans Autry v. Republic Prods, 213 F.2d 667, 669 (9th Cir. 1954), cert. denied, 348\u00a0US\u00a0858 (1954), et dans Jaeger v. American International Pictures, 330 F.Supp 274 (SDNY\u00a01971). Mais ces solutions sont contredites d\u2019autres d\u00e9cisions (Crimi v. Rutgers Presbyterian Church, NYS 89 2d 813 (1949) (\u00e0 propos de la destruction d\u2019une peinture murale)\u00a0; Harris v. Twentieth Century Fox Film Corp, 35 F.Supp. 153 (SDNY\u00a01940)\u00a0; 43 F.Supp 119 (SDNY), 139 F.2d 571 (2d\u00a0Cir.\u00a01943) (pas d\u2019obligation d\u2019identifier un sc\u00e9nariste dans le silence de son contrat)\u00a0; Chelser v. Avon Book Division, 76 Misc. 2d 1048, 352\u00a0NYS\u00a02d 552 (Sup.Ct. N.Y.Co 1976) (modifications apport\u00e9es \u00e0 un livre).\" id=\"return-footnote-62-271\" href=\"#footnote-62-271\" aria-label=\"Footnote 271\"><sup class=\"footnote\">[271]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>S\u2019agissant maintenant d\u2019une protection par le droit des <em>torts<\/em> (responsabilit\u00e9 civile), le <em>tort<\/em> de<em> passing off<\/em> ou certaines r\u00e8gles d\u2019<em>unfair competition<\/em> sur la fausse pr\u00e9sentation de produits ont pu permettre de sanctionner le fait de pr\u00e9senter une \u0153uvre modifi\u00e9e ou mutil\u00e9e sans autorisation comme \u00e9tant celle de l\u2019auteur (c\u2019est-\u00e0-dire sans que son nom soit retir\u00e9 de l\u2019\u0153uvre)<a class=\"footnote\" title=\"V. par exemple, sur le fondement de la section 43(a) du Lanham Act, Gilliam v. ABC, pr\u00e9cit\u00e9. V. \u00e9galement Prouty v. National Broadcasting Co., 26 F.Supp. 265 (D.Mass.\u00a01939) (utilisation du titre d\u2019un livre en relation avec une s\u00e9rie de sketchs radiophoniques de pi\u00e8tre qualit\u00e9 pr\u00e9tendument adapt\u00e9s du livre)\u00a0; Granz v. Harris, 198 F.2d 585 (2d\u00a0Cir.\u00a01952) (le cessionnaire d\u2019un enregistrement phonographique commet le tort d\u2019unfair competition s\u2019il commercialise une version coup\u00e9e \u2013 abr\u00e9g\u00e9e \u2013 de l\u2019enregistrement comme \u00ab pr\u00e9sent\u00e9e par \u00bb le c\u00e9dant-producteur).\" id=\"return-footnote-62-272\" href=\"#footnote-62-272\" aria-label=\"Footnote 272\"><sup class=\"footnote\">[272]<\/sup><\/a>. Mais les conditions propres \u00e0 ces incriminations civiles (notori\u00e9t\u00e9 suffisante de l\u2019auteur, risque de confusion\u2026) viennent fortement restreindre la port\u00e9e de cette jurisprudence<a class=\"footnote\" title=\"V. Tome 3, et 1\u00e8re \u00e9d., n\u00b0\u00a0465 et s.\" id=\"return-footnote-62-273\" href=\"#footnote-62-273\" aria-label=\"Footnote 273\"><sup class=\"footnote\">[273]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>En conclusion, la protection indirecte des int\u00e9r\u00eats moraux de l\u2019auteur au travers du droit des contrats et des <em>torts<\/em> appara\u00eet en pratique limit\u00e9e, difficile \u00e0 mette en \u0153uvre, et ne constitue certainement pas un substitut \u00e0 une protection directe par le droit moral.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>237._ Les lois de pr\u00e9servation des \u0153uvres_<\/strong> Certains \u00c9tats ont adopt\u00e9 des lois en mati\u00e8re de droit moral, limit\u00e9es aux \u0153uvres des arts visuels. C\u2019est le cas de l\u2019\u00c9tat de New York, avec le <em>New York Artists\u2019 Authorship Rights Act<\/em> de 1983<a class=\"footnote\" title=\"Consolidated laws of New York, Ch. 11-C, Title C, article 14.\" id=\"return-footnote-62-274\" href=\"#footnote-62-274\" aria-label=\"Footnote 274\"><sup class=\"footnote\">[274]<\/sup><\/a>, jug\u00e9 pr\u00e9empt\u00e9 par le VARA de 1990<a class=\"footnote\" title=\"Board of Managers of Soho Int'l Arts Condominium v. City of New York (S.D.N.Y. 2003).[footnote],de la Californie[footnote]California Art Preservation Act, Calif. Civil Code \u00a7 987.\" id=\"return-footnote-62-275\" href=\"#footnote-62-275\" aria-label=\"Footnote 275\"><sup class=\"footnote\">[275]<\/sup><\/a> et du Massachusetts<a class=\"footnote\" title=\"Mass. Gen. Laws Ann. Ch 231, \u00a785S (West Supp. 1985).\" id=\"return-footnote-62-276\" href=\"#footnote-62-276\" aria-label=\"Footnote 276\"><sup class=\"footnote\">[276]<\/sup><\/a>. Nous prendrons l\u2019exemple de la Californie, o\u00f9 la l\u00e9gislation prend la forme du <em>California Preservation Act<\/em>, codifi\u00e9e sur ce point aux paragraphes 987 et 989 du Code civil de Californie. Pr\u00e9cisons que cette loi est n\u00e9cessairement pr\u00e9empt\u00e9e par le VARA dans la mesure o\u00f9 ses dispositions entrent dans le champ d'application de la loi f\u00e9d\u00e9rales (au regard des oeuvres concern\u00e9es)<a class=\"footnote\" title=\"V. Board of Managers of Soho Int'l Arts Condominium v. City of New York (S.D.N.Y. 2003), sur la loi de l'\u00c9tat de New York pr\u00e9cit\u00e9e.\" id=\"return-footnote-62-277\" href=\"#footnote-62-277\" aria-label=\"Footnote 277\"><sup class=\"footnote\">[277]<\/sup><\/a>. Il faut cependant tenir compte des exceptions limit\u00e9es au principe pr\u00e9emption pr\u00e9vues par le VARA. La VARA pr\u00e9serve ainsi express\u00e9ment la possibilit\u00e9 d\u2019invoquer la protection \u00e9tatique du droit moral pour les violations post-mortem du droit moral<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 301(f)(2)(C).\" id=\"return-footnote-62-278\" href=\"#footnote-62-278\" aria-label=\"Footnote 278\"><sup class=\"footnote\">[278]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le paragraphe 987 du Code civil de Californie consacre un droit \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 et \u00e0 la paternit\u00e9 pour certains artistes. Le paragraphe 989 \u00e9tablit des r\u00e8gles g\u00e9n\u00e9rales de pr\u00e9servation de l\u2019int\u00e9grit\u00e9 de cr\u00e9ations artistiques et culturelles d\u2019int\u00e9r\u00eat public majeur, relevant du droit public. Seul le paragraphe 987 sera d\u00e9taill\u00e9 ici. L\u2019article d\u00e9bute par une par une d\u00e9claration g\u00e9n\u00e9rale, qui ne d\u00e9partirait pas dans une loi de droit d\u2019auteur :<\/p>\n<p>\u00ab Le L\u00e9gislateur d\u00e9clare par la pr\u00e9sente que l\u2019alt\u00e9ration physique ou la destruction d\u2019\u0153uvres d\u2019art, qui sont l\u2019expression de la personnalit\u00e9 de l\u2019artiste, porte atteinte \u00e0 la r\u00e9putation de l\u2019artiste, et qu\u2019en cons\u00e9quence les artistes ont int\u00e9r\u00eat \u00e0 la protection de leurs \u0153uvres d\u2019art contre toute alt\u00e9ration ou destruction ; et qu\u2019il est \u00e9galement dans l\u2019int\u00e9r\u00eat public de pr\u00e9server l\u2019int\u00e9grit\u00e9 des cr\u00e9ations artistiques et culturelles. \u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Calif. Civil Code, \u00a7\u00a0987(a) \u00ab\u00a0The Legislature hereby finds and declares that the physical alteration or destruction of fine art, which is an expression of the artist\u2019s personality, is detrimental to the artist\u2019s reputation, and artists therefore have an interest in protecting their works of fine art against any alteration or destruction\u00a0; and that there is also a public interest in preserving the integrity of cultural and artistic creations.\u00a0\u00bb\" id=\"return-footnote-62-279\" href=\"#footnote-62-279\" aria-label=\"Footnote 279\"><sup class=\"footnote\">[279]<\/sup><\/a>Les \u0153uvres des beaux-arts sont d\u00e9finies comme \u00ab\u00a0une peinture, sculpture ou un dessin originaux, ou une \u0153uvre d\u2019art en verre originale, de qualit\u00e9 reconnue, mais n\u2019incluent par une \u0153uvre pr\u00e9par\u00e9e dans le cadre d\u2019une contrat pour une utilisation commerciale par son acheteur.\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Calif. Civil Code, \u00a7\u00a0987(b)(2). Le paragraphe\u00a07 d\u00e9finit l\u2019usage commercial comme\u00a0: \u00ab\u00a0fine art created under a work-for-hire arrangement for use in advertising, magazines, newspapers, or other print and electronic media\u00a0\u00bb.\" id=\"return-footnote-62-280\" href=\"#footnote-62-280\" aria-label=\"Footnote 280\"><sup class=\"footnote\">[280]<\/sup><\/a> La protection est donc limit\u00e9e aux \u0153uvres de \u00ab\u00a0qualit\u00e9 reconnue\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Calif. Civil Code, \u00a7\u00a0987(f). Aux termes de la loi, \u00ab\u00a0In determining whether a work of fine art is of recognized quality, the trier of fact shall rely on the opinions of artists, art dealers, collectors of fine art, curators of art museums, and other persons involved with the creation or marketing of fine art\u00a0\u00bb.\" id=\"return-footnote-62-281\" href=\"#footnote-62-281\" aria-label=\"Footnote 281\"><sup class=\"footnote\">[281]<\/sup><\/a>.Le b\u00e9n\u00e9ficiaire de cette protection, \u00ab\u00a0l\u2019artiste\u00a0\u00bb, est d\u00e9fini comme la personne physique qui cr\u00e9e l\u2019\u0153uvre<a class=\"footnote\" title=\"Calif. Civil Code, \u00a7\u00a0987(b)(1).\" id=\"return-footnote-62-282\" href=\"#footnote-62-282\" aria-label=\"Footnote 282\"><sup class=\"footnote\">[282]<\/sup><\/a>.Aux termes de ce texte, \u00ab\u00a0aucune personne, sauf un artiste propri\u00e9taire et poss\u00e9dant l\u2019\u0153uvre qu\u2019il a cr\u00e9\u00e9e, ne peut, de fa\u00e7on intentionnelle, commettre, ou autoriser un tiers \u00e0 commettre, toute alteration, mutilation, destruction ou effacement physique d\u2019une \u0153uvre des beaux arts\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Calif. Civil Code, \u00a7\u00a0987(c)(1).\" id=\"return-footnote-62-283\" href=\"#footnote-62-283\" aria-label=\"Footnote 283\"><sup class=\"footnote\">[283]<\/sup><\/a>. La responsabilit\u00e9 des personnes qui encadrent, conservent ou restaurent (<em>frame, conserve or restore<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab\u00a0(4) \u201cFrame\u201d means to prepare, or cause to be prepared, a work of fine art for display in a manner Customarily considered to be appropriate for a work of fine art in the particular medium. (5) \u201cRestore\u201d means to return, or cause to be returned, a deteriorated or damaged work of fine art as nearly as is feasible to its original state or condition, in accordance with prevailing standards. (6) \u201cConserve\u201d means to preserve, or cause to be preserved, a work of fine art by retarding or preventing deterioration or damage through appropriate treatment in accordance with prevailing standards in order to maintain the structural integrity to the fullest extent possible in an unchanging state\u00a0\u00bb.\" id=\"return-footnote-62-284\" href=\"#footnote-62-284\" aria-label=\"Footnote 284\"><sup class=\"footnote\">[284]<\/sup><\/a> une \u0153uvre des beaux arts est \u00e9galement engag\u00e9e en cas de faute lourde (<em>gross negligence<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"Calif. Civil Code, \u00a7\u00a0987(c)(2). Le paragraphe pr\u00e9cise que \u00ab\u00a0For purposes of this section, the term \u201cgross negligence\u201d shall mean the exercise of so slight a degree of care as to justify the belief that there was an indifference to the particular work of fine art\u00a0\u00bb\" id=\"return-footnote-62-285\" href=\"#footnote-62-285\" aria-label=\"Footnote 285\"><sup class=\"footnote\">[285]<\/sup><\/a>. Le texte pr\u00e9voit \u00e9galement une protection du droit au nom, en disposant que \u00ab\u00a0l\u2019artiste retient \u00e0 tout moment le droit de demander \u00e0 \u00eatre identifi\u00e9 en tant qu\u2019auteur (<em>the right to claim authorship<\/em>), ou, mais pour une raison valable et juste, le droit de refuser toute identification en tant qu\u2019auteur, de son ou de ses \u0153uvres des beaux arts\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Calif. Civil Code, \u00a7\u00a0987(d).\" id=\"return-footnote-62-286\" href=\"#footnote-62-286\" aria-label=\"Footnote 286\"><sup class=\"footnote\">[286]<\/sup><\/a>. Une large gamme de sanctions est pr\u00e9vue en cas de violation de ces r\u00e8gles (injonctions, dommages et int\u00e9r\u00eats \u2013 y compris punitifs, frais et co\u00fbts, ainsi que tout rem\u00e8de que le tribunal jugera utile)<a class=\"footnote\" title=\"Calif. Civil Code, \u00a7\u00a0987(e).\" id=\"return-footnote-62-287\" href=\"#footnote-62-287\" aria-label=\"Footnote 287\"><sup class=\"footnote\">[287]<\/sup><\/a>.Ces droits, qui sont transmissibles \u00e0 cause de mort, subsistent pendant la vie de l\u2019artiste, et cinquante ans apr\u00e8s sa mort<a class=\"footnote\" title=\"Calif. Civil Code, \u00a7\u00a0987(g)(1).\" id=\"return-footnote-62-288\" href=\"#footnote-62-288\" aria-label=\"Footnote 288\"><sup class=\"footnote\">[288]<\/sup><\/a>. Il n\u2019est pas possible d\u2019y renoncer, sauf par un \u00e9crit contenant une disposition expr\u00e8s en ce sens et sign\u00e9 par l\u2019artiste<a class=\"footnote\" title=\"Calif. Civil Code, \u00a7\u00a0987(g)(3).\" id=\"return-footnote-62-289\" href=\"#footnote-62-289\" aria-label=\"Footnote 289\"><sup class=\"footnote\">[289]<\/sup><\/a>.Enfin, un r\u00e9gime sp\u00e9cifique est pr\u00e9vu pour les \u0153uvres int\u00e9gr\u00e9es \u00e0 des constructions<a class=\"footnote\" title=\"Calif. Civil Code, \u00a7\u00a0987(h) (1) : \u00ab If a work of fine art cannot be removed from a building without substantial physical defacement, mutilation, alteration, or destruction of the work, the rights and duties created under this section, unless expressly reserved by an instrument in writing signed by the owner of the building, containing a legal description of the property and properly recorded, shall be deemed waived. The instrument, if properly recorded, shall be binding on subsequent owners of the building. (2) If the owner of a building wishes to remove a work of fine art which is a part of the building but which can be removed from the building without substantial harm to the fine art, and in the course of or after removal, the owner intends to cause or allow the fine art to suffer physical defacement, mutilation, alteration, or destruction, the rights and duties created under this section shall apply unless the owner has diligently attempted without success to notify the artist, or, if the artist is deceased, his or her heir, beneficiary, devisee, or personal representative, in writing of his or her intended action affecting the work of fine art, or unless he or she did provide notice and that person failed within 90 days either to remove the work or to pay for its removal. If the work is removed at the expense of the artist, his or her heir, beneficiary, devisee, or personal representative, title to the fine art shall pass to that person. (3) If a work of fine art can be removed from a building scheduled for demolition without substantial physical defacement, mutilation, alteration, or destruction of the work, and the owner of the building has notified the owner of the work of fine art of the scheduled demolition or the owner of the building is the owner of the work of fine art, and the owner of the work of fine art elects not to remove the work of fine art, the rights and duties created under this section shall apply, unless the owner of the building has diligently attempted without success to notify the artist, or, if the artist is deceased, his or her heir, beneficiary, devisee, or personal representative, in writing of the intended action affecting the work of fine art, or unless he or she did provide notice and that person failed within 90 days either to remove the work or to pay for its removal. If the work is removed at the expense of the artist, his or her heir, beneficiary, devisee, or personal representative, title to the fine art shall pass to that person.\u00a0\u00bb\" id=\"return-footnote-62-290\" href=\"#footnote-62-290\" aria-label=\"Footnote 290\"><sup class=\"footnote\">[290]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>238._Les exceptions aux droits exclusifs : pr\u00e9sentation g\u00e9n\u00e9rale_<\/strong>\u00a0Les exceptions aux droits exclusifs sont d\u00e9finies aux sections\u00a0107 \u00e0 122 du <em>Copyright Act<\/em>. Elles s\u2019appliquent aux droits \u00e9conomiques, sous r\u00e9serve du <em>fair use<\/em>, qui est \u00e9galement applicable aux droits moraux. Ces exceptions sont tr\u00e8s nombreuses. Certaines sont associ\u00e9es aux m\u00e9canismes de licence l\u00e9gale mis en place par la loi. Les diff\u00e9rentes sections du <em>Copyright Act<\/em> visent les exceptions suivantes\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">Usage loyal (<em>fair use<\/em>) (section\u00a0107)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Reproduction par les biblioth\u00e8ques et les archives (section 108)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">\u00c9puisement des droits (<em>first sale<\/em>) (section\u00a0109)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Exceptions applicables \u00e0 certaines repr\u00e9sentations et expositions publiques (section 110)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Retransmissions (<em>secondary transmissions<\/em>) (section\u00a0111)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Enregistrements \u00e9ph\u00e9m\u00e8res (<em>ephemeral recordings<\/em>) (section\u00a0112)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Exceptions applicables aux \u0153uvres picturales, graphiques et de sculpture (section 113)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Exceptions relatives aux enregistrements sonores (section 114)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Exceptions dans le cadre de la licence obligatoire pour la r\u00e9alisation et la distribution de phonogrammes d\u2019\u0153uvres musicales non dramatiques (section 115)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Exceptions dans le cadre des licences n\u00e9goci\u00e9es pour la repr\u00e9sentation publique par certains lecteurs de phonogrammes (section 116)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Exceptions applicables aux programmes d\u2019ordinateur (section 117)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Exceptions applicables aux radiodiffusions non commerciales (section 118)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Retransmissions pour visionnage dans le cadre priv\u00e9 et domestique (section 119)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Exceptions applicables aux \u0153uvres d\u2019architecture (section 120)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Reproductions pour les aveugles et personnes handicap\u00e9es (section 121)<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Retransmissions par les diffuseurs satellites au sein de zones locales (section 122)<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>239._ Le <em>fair use<\/em>: introduction g\u00e9n\u00e9rale_<\/strong>\u00a0D\u2019un point de vue technique, les exceptions pour usage priv\u00e9 ou public peuvent prendre deux formes principales (qui sont quelquefois combin\u00e9es). La premi\u00e8re, adopt\u00e9e par tous les syst\u00e8mes \u00e0 des degr\u00e9s divers, est celle de l\u2019exception pure et simple\u00a0: l\u2019usage concern\u00e9, d\u00e9fini par la loi, est exclu de la protection, et devient une libert\u00e9 offerte \u00e0 tous. La seconde, plus sp\u00e9cifique aux droits anglo-am\u00e9ricains, et d\u2019origine jurisprudentielle<a class=\"footnote\" title=\"Pour le droit anglais, v. Gyles v. Wilcox (1741), supra n\u00b0\u00a062 (version abr\u00e9g\u00e9e d\u2019un texte jug\u00e9e non contrefaisante, car constitutive d\u2019une nouvelle \u0153uvre r\u00e9sultant d\u2019un v\u00e9ritable effort \u00e9ditorial\u00a0; cet arr\u00eat introduit le concept de fair abridgement, pr\u00e9curseur des doctrine de fair dealing et de fair use)\u00a0; Aux \u00c9tats-Unis les quatre facteurs qui seront repris dans le Copyright Act de 1976 ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9finis dans l\u2019arr\u00eat Folsom v. Marsh, 9. F.Cas. 342 (C.C.D. Mass. 1841). V. supra n\u00b0\u00a072.\" id=\"return-footnote-62-291\" href=\"#footnote-62-291\" aria-label=\"Footnote 291\"><sup class=\"footnote\">[291]<\/sup><\/a>, est le <em>fair use<\/em> ou <em>fair dealing<\/em><a class=\"footnote\" title=\"Les juristes am\u00e9ricains parlent de fair use, et les juristes anglais de fair dealing. Les deux notions ne sont pas toujours bien s\u00e9par\u00e9es des exceptions pures et simples.\" id=\"return-footnote-62-292\" href=\"#footnote-62-292\" aria-label=\"Footnote 292\"><sup class=\"footnote\">[292]<\/sup><\/a>, que l\u2019on peut traduire par exception \u00ab\u00a0d\u2019usage loyal\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"La version en langue fran\u00e7aise de loi canadienne sur le droit d\u2019auteur utilise l\u2019expression \u00ab\u00a0usage \u00e9quitable\u00a0\u00bb. V. infra n\u00b0\u00a0278.\" id=\"return-footnote-62-293\" href=\"#footnote-62-293\" aria-label=\"Footnote 293\"><sup class=\"footnote\">[293]<\/sup><\/a>: elle permet au juge de valider un usage en principe prohib\u00e9 s\u2019il le consid\u00e8re comme justifi\u00e9 ou acceptable (\u00ab loyal \u00bb), expression large qui permet de mettre en balance les objectifs de protection avec d\u2019autres principes. Le juge d\u00e9termine ainsi la port\u00e9e de l\u2019exception. Aux \u00c9tats-Unis, o\u00f9 elle a pris le plus d\u2019ampleur, cette th\u00e9orie a \u00e9t\u00e9 codifi\u00e9e dans la section 107 du <em>Copyright Act<\/em> de 1976, qui dispose :<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0(...) l\u2019usage loyal d\u2019une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e, y compris sous forme d\u2019exemplaires ou de phonogrammes ou par tous autres moyens pr\u00e9vus aux termes de ces dispositions, \u00e0 des fins telles que de critique, de commentaire, de compte rendu d\u2019actualit\u00e9, d\u2019enseignement (y compris la reproduction de multiples exemplaires pour l\u2019utilisation de la classe), de formation ou de recherche, ne constitue pas une atteinte au copyright. Afin de d\u00e9terminer si l\u2019usage d\u2019une \u0153uvre dans un cas d\u00e9termin\u00e9 est loyal, les facteurs \u00e0 consid\u00e9rer doivent inclure\u00a0:<\/p>\n<p>1) le but et le caract\u00e8re de l\u2019usage, et notamment la nature commerciale ou non de celui-ci ou sa destination \u00e0 des fins \u00e9ducatives et non lucratives\u00a0;<\/p>\n<p>2) la nature de l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e\u00a0;<\/p>\n<p>3) le volume et l\u2019importance de la partie utilis\u00e9e par rapport \u00e0 l\u2019ensemble de l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e\u00a0; et<\/p>\n<p>4) l\u2019incidence de l\u2019usage sur le march\u00e9 potentiel de l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e ou sur sa valeur. (...)\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le texte propose ainsi quatre facteurs \u00e0 prendre en compte dans l\u2019appr\u00e9ciation du caract\u00e8re loyal ou non de l\u2019usage. Dans <em>Harper &amp; Row Publishers, Inc. v. Nation Enterprises<\/em><a class=\"footnote\" title=\"471 U.S. 539\u00a0(1985).\" id=\"return-footnote-62-294\" href=\"#footnote-62-294\" aria-label=\"Footnote 294\"><sup class=\"footnote\">[294]<\/sup><\/a>, la Cour supr\u00eame a consid\u00e9r\u00e9 l\u2019effet sur le march\u00e9 de l\u2019\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e comme le plus important des quatre. Cependant chaque facteur fait l\u2019objet d\u2019un examen par le juge.<\/p>\n<p>Une particularit\u00e9 de la doctrine de <em>fair use<\/em> est qu\u2019elle fait plut\u00f4t peser sur l\u2019utilisateur la charge de la preuve du caract\u00e8re non contrefaisant de l\u2019acte en cause, ce qui n\u2019est g\u00e9n\u00e9ralement pas le cas en mati\u00e8re d\u2019exceptions.<\/p>\n<p>La doctrine de <em>fair use<\/em> apporterait la souplesse n\u00e9cessaire \u00e0 la prise en compte d\u2019\u00e9volutions technologiques<a class=\"footnote\" title=\"C\u2019est en tout cas l\u2019argument avanc\u00e9 par le l\u00e9gislateur am\u00e9ricain ; Cf. les rapports du Congr\u00e8s lors de la r\u00e9forme de 1976 : Senate Committee Report, p. 62 ; H.R. Rep. No.\u00a094-1476 (1976), p. 65 et 66.\" id=\"return-footnote-62-295\" href=\"#footnote-62-295\" aria-label=\"Footnote 295\"><sup class=\"footnote\">[295]<\/sup><\/a>. Le l\u00e9gislateur vient d\u2019ailleurs quelquefois consacrer express\u00e9ment en tant qu\u2019exception pure et simple un usage pr\u00e9c\u00e9demment valid\u00e9 sous la doctrine de <em>fair use<\/em><a class=\"footnote\" title=\"C\u2019est par exemple le cas de section\u00a0108 du Copyright Act\u00a01976, qui concerne certains actes de reproduction par les biblioth\u00e8ques.\" id=\"return-footnote-62-296\" href=\"#footnote-62-296\" aria-label=\"Footnote 296\"><sup class=\"footnote\">[296]<\/sup><\/a>. Mais s\u2019il a l\u2019avantage de la souplesse, le m\u00e9canisme du <em>fair use<\/em> est source d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 juridique, comme le d\u00e9montre l\u2019examen de la jurisprudence sur ce point, concernant notamment les nouveaux d\u00e9veloppements technologiques<a class=\"footnote\" title=\"V. les h\u00e9sitations de la jurisprudence dans les affaires Napster et Grosker, ou encore relatives \u00e0 Google (Google books, Adobe v. Google...), dont il sera question ci-apr\u00e8s.\" id=\"return-footnote-62-297\" href=\"#footnote-62-297\" aria-label=\"Footnote 297\"><sup class=\"footnote\">[297]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>240._ Application : <em>fair use,<\/em> copies et usages priv\u00e9s_<\/strong>\u00a0Il est assez g\u00e9n\u00e9ralement admis aux \u00c9tats-Unis que l\u2019acte de copie priv\u00e9e, tel qu\u2019il est d\u00e9fini par l\u2019exception fran\u00e7aise (copie domestique ou <em>home copying<\/em>), est couvert par l\u2019exception de <em>fair use<\/em>. Cette vision s\u2019autorise de l\u2019arr\u00eat de la Cour supr\u00eame de 1984 dans l\u2019affaire <em>Betamax<\/em><a class=\"footnote\" title=\"Universal City Studios v. Sony Corp. of Am., 480 F. Supp. 429 (C.D. Cal. 1979), rev\u2019d, 659 F. 2d 963 (9th\u00a0Cir.\u00a01981), rev\u2019d, 104 S.\u00a0Ct. 774 (1984). Cf. W.\u00a0Gordon, \u00a0\u00abFair use as market failure\u00a0: a structural and economic analysis of the Betamax case and its predecessors\u00a0\u00bb, Columbia Law Review 1982, p.\u00a01600.\" id=\"return-footnote-62-298\" href=\"#footnote-62-298\" aria-label=\"Footnote 298\"><sup class=\"footnote\">[298]<\/sup><\/a>. Rappelons que dans cette affaire des producteurs de films avaient poursuivi la soci\u00e9t\u00e9 Sony au motif que l\u2019enregistrement domestique de leurs \u0153uvres \u00e9tait contrefaisant, et que la distribution par Sony, en connaissance de cause, de ses magn\u00e9toscopes, \u00e9tait constitutive de contrefa\u00e7on par fourniture de moyens (<em>contributory infringement<\/em>). \u00c0 cette occasion, la Cour supr\u00eame a consid\u00e9r\u00e9 que l\u2019enregistrement priv\u00e9 pour visionnage diff\u00e9r\u00e9 \u00e9tait couvert par l\u2019exception de <em>fair use\u00a0:<\/em><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0En r\u00e9sum\u00e9, le dossier et les conclusions de la Cour de district nous m\u00e8nent \u00e0 des deux conclusions. Tout d\u2019abord, Sony a d\u00e9montr\u00e9 une probabilit\u00e9 significative qu\u2019un nombre substantiel de titulaires de droits qui donnent en licence leurs \u0153uvres pour t\u00e9l\u00e9diffusion sur les cha\u00eenes gratuites ne s'opposeraient pas \u00e0 l\u2019enregistrement d\u00e9cal\u00e9 de leurs programmes par les t\u00e9l\u00e9spectateurs. Et en second lieu, les d\u00e9fendeurs n\u2019ont pas d\u00e9montr\u00e9 que l\u2019enregistrement pour visionnage diff\u00e9r\u00e9 causerait un dommage significatif au march\u00e9 potentiel ou \u00e0 la valeur de leurs \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es. Le Betamax est, donc, susceptible d\u2019utilisations non contrefaisantes dans une mesure importante. La vente par Sony d\u2019un tel \u00e9quipement au grand public ne constitue donc pas une incitation \u00e0 la contrefa\u00e7on des copyrights des d\u00e9fenderesses.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Cependant l\u2019arr\u00eat ne valide pas toute forme de copie priv\u00e9e.<\/p>\n<p>Il a ainsi \u00e9t\u00e9 sugg\u00e9r\u00e9 que la copie priv\u00e9e ne peut \u00eatre constitutive de <em>fair use<\/em> qu\u2019en l\u2019absence de sch\u00e9ma de gestion collective applicable. C\u2019est la position du rapport <em>Intellectual Property\u00a0and the National Information Infrastructure<\/em> (IITF) de 1995<a class=\"footnote\" title=\"A report of the Working Group on Intellectual Property Rights (White House Information Infrastructure Task Force), septembre 1995.\" id=\"return-footnote-62-299\" href=\"#footnote-62-299\" aria-label=\"Footnote 299\"><sup class=\"footnote\">[299]<\/sup><\/a>. La pr\u00e9sence ou l\u2019absence de sch\u00e9ma de licence collective semble bien avoir une certaine influence dans l\u2019appr\u00e9ciation du <em>fair use<\/em><a class=\"footnote\" title=\"American Geophysical Union v. Texaco, pr\u00e9cit\u00e9 ; \u00e9galement Basic Books Inc. v. Kinko\u2019s Graphics Corp., 758\u00a0F.\u00a0Supp. 1522 (SDNY\u00a01991), jugeant que la photocopie de chapitres d\u2019ouvrages pour des cours n\u2019\u00e9tait pas couverte par l\u2019exception de fair use, en tenant notamment compte des sch\u00e9mas existants de licence pour ces usages (cit\u00e9 in The Digital Dilemna, Committee on Intellectual Property Rights in the Emerging Information Infrastructure, National Research Council, National Academies Press, 2000, p.\u00a0129).\" id=\"return-footnote-62-300\" href=\"#footnote-62-300\" aria-label=\"Footnote 300\"><sup class=\"footnote\">[300]<\/sup><\/a><em>.<\/em><\/p>\n<p>Les tribunaux am\u00e9ricains ont \u00e9galement eu l\u2019occasion de se prononcer sur l\u2019hypoth\u00e8se des copies r\u00e9alis\u00e9es dans un autre format (le \u00ab\u00a0<em>format shifting\u00a0<\/em>\u00bb ou \u00ab\u00a0<em>space shifti<\/em>ng\u00a0\u00bb). Ainsi, en 1999 dans l\u2019affaire <em>RIAA v. Diamond Multimedia<\/em><a class=\"footnote\" title=\"180 F.3d (9th Cir. 1999).\" id=\"return-footnote-62-301\" href=\"#footnote-62-301\" aria-label=\"Footnote 301\"><sup class=\"footnote\">[301]<\/sup><\/a>, dans laquelle l\u2019industrie du disque a tent\u00e9 de s\u2019opposer \u00e0 la commercialisation d\u2019un des premiers lecteurs MP3 portables, le lecteur \u00ab RIO \u00bb, la Cour d\u2019appel f\u00e9d\u00e9rale pour le 9e circuit a consid\u00e9r\u00e9 que l\u2019usage de cet appareil \u00e9tait couvert par l\u2019exception sp\u00e9cifique \u00e9tablie par le Home Audio Recording Act<a class=\"footnote\" title=\"V. infra n\u00b0 114.\" id=\"return-footnote-62-302\" href=\"#footnote-62-302\" aria-label=\"Footnote 302\"><sup class=\"footnote\">[302]<\/sup><\/a>, mais a \u00e9galement cit\u00e9 la d\u00e9cision <em>Betamax<\/em> au soutien de sa d\u00e9cision. L\u2019exception de <em>fair use<\/em> s\u2019applique donc \u00e0 ces copies, \u00e0 la condition qu\u2019elles soient destin\u00e9es \u00e0 un usage purement priv\u00e9. Par contre, les actes de copie, int\u00e9grale ou partielle, suivis d\u2019une diffusion ne sont pas en principe couverts par l\u2019exception<a class=\"footnote\" title=\"V. cependant Williams &amp; Wilkins Co. v. United States, 487 F.2d 1345 (Ct. Cl. 1973), aff\u2019d, 420\u00a0U.S.\u00a0376 (1975) (photocopies d\u2019articles par la National Library of Medicine et le National Institutes of Health \u00e0 la demande d\u2019utilisateur couvertes par l\u2019exception de fair use).\" id=\"return-footnote-62-303\" href=\"#footnote-62-303\" aria-label=\"Footnote 303\"><sup class=\"footnote\">[303]<\/sup><\/a>. Et de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, le fait de copier une \u0153uvre et de la mettre \u00e0 disposition sur un site, m\u00eame personnel, n\u2019est pas constitutif de <em>fair use<\/em><a class=\"footnote\" title=\"V. par exemple Religious Technology Center v. Lerma, 40\u00a0USPQ\u00a02d 1569 (E.D. Va. 1996), concernant la copie de publication de l\u2019\u00e9glise de scientologie sur des sites personnels.\" id=\"return-footnote-62-304\" href=\"#footnote-62-304\" aria-label=\"Footnote 304\"><sup class=\"footnote\">[304]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Plus g\u00e9n\u00e9ralement, le <em>fair use<\/em> permet de valider des usages personnels et non commerciaux<a class=\"footnote\" title=\"V. par exemple Chapman v. Maraj, n\u00b0 2 :18-cv 09088-VAP-SS (C.D. Cal. Sept. 16, 2020): fair use pour l'enregistrement, \u00e0 des fins exp\u00e9rimentales, d'une nouvelle version d'une chanson; Bain v. Film Indep., Inc. n\u00b0 CV 18-4126 PA (JEMx), 2020 U.S. Dist. (C.D. Cal. Aug. 6, 2020) : r\u00e9alisation, par une actrice, d'une compilation d'extraits d'un film figurant ses interpr\u00e9tations afin de les pr\u00e9senter \u00e0 des castings (4 minutes au total, environ 40 extraits) \u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 que le film en question avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 des festivals mais n'avait pas encore \u00e9t\u00e9 exploit\u00e9 commercialement;\u00a0 Noland v. Janssen n\u00b0 17-CV-5452, 2020 U.S. Dist. (S.D.N.Y. June 1, 2020): la distribution de photographies et de plans d'une sculpture par son propri\u00e9taire dans le cadre de d\u00e9marches en vue de sa revente. Mais v. Comerica Bank &amp; Trust, N.A. v. Habib n\u00b017-12418-LTS, 2020 U.S. Dist. (D. Mass. Jan. 6, 2020): rejet pour l'enregistrement par un spectateur de prestations d'un artiste (Prince) et leur publication sur sa cha\u00eene Youtube. La Cour rejette notamment l'argument de l'exploitation non commerciale, en relevant les b\u00e9n\u00e9fices tir\u00e9s par l'internaute des audiences et du trafic g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par sa cha\u00eene.\" id=\"return-footnote-62-305\" href=\"#footnote-62-305\" aria-label=\"Footnote 305\"><sup class=\"footnote\">[305]<\/sup><\/a>. Les usages \u00e0 titre \u00e9ducatif ou dans un cadre scolaire ou universitaire sont \u00e9galement le plus souvent couverts par l'exception<a class=\"footnote\" title=\"Egalement, Tres\u00f3na Multimedia, LLC v. Burbank High School Vocal Music Ass'n n\u00b017-56006, 17-56417, 17-56419, 2020 U.S. App. (9th Cir. Mar. 24, 2020): l'utilisation d'extraits d'\u0153uvres musicales dans des medleys ex\u00e9cut\u00e9s par la chorale d'une \u00e9cole (\u00e0 des fins non commerciales); ou encore\u00a0\u00a0Brown v. Netflix, Inc. n\u00b0 19 Civ. 1507 (ER), 2020 U.S. Dist. Lexis 92739 (S.D.N.Y. May 27, 2020):\u00a0reprise en boucle, pendant deux minutes environ, d'une s\u00e9quence de huit secondes d'une chanson pour enfants, pour un num\u00e9ro de danse exotique contenu dans un documentaire sur le sujet diffus\u00e9 sur Netflix. Mais voir\u00a0Cambridge University Press v. Becker n\u00b01 :08-cv-1425-ODE, 2020 U.S. Dist. (N.D. Ga. Mar. 2, 2020), qui valide la distribution non autoris\u00e9e par voie \u00e9lectronique d'extraits d'ouvrages, par une universit\u00e9, \u00e0 ses enseignants, pour mise \u00e0 disposition de leurs \u00e9tudiants, mais uniquement pour les extraits non substantiels (la d\u00e9fense \u00e9tant rejet\u00e9e pour le surplus).\" id=\"return-footnote-62-306\" href=\"#footnote-62-306\" aria-label=\"Footnote 306\"><sup class=\"footnote\">[306]<\/sup><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>241._ Application : <em>fair use<\/em>, citations et commentaires_<\/strong>\u00a0L\u2019exception de <em>fair use<\/em> est assez largement reconnue en mati\u00e8re de citations ou de compte rendu ou d\u2019analyses critiques d\u2019\u0153uvres<a class=\"footnote\" title=\"V. Harper &amp; Row Publishers, Inc. v. Nation Enterprises, 471\u00a0U.S. 539, 564 (1985) (publication par un journal d\u2019un r\u00e9sum\u00e9 et de longues citations d\u2019un ouvrage non encore publi\u00e9 du Pr\u00e9sident Gerarld Ford\u00a0; d\u00e9fense de fair use rejet\u00e9 principalement compte tenu du caract\u00e8re in\u00e9dit de l\u2019ouvrage)\u00a0; Video Pipeline, Inc. v. Buena Vista Home Entertainment, Inc., 342 F.3d 191, 200 (3d\u00a0Cir.\u00a02003)\u00a0; Ty, Inc. v. Publications Int\u2019l, Ltd., 292 F.3d 512, 517-18 (7th\u00a0Cir.\u00a02002)\u00a0; Supermarket of Homes, Inc. v. San Fernando Valley Bd. of Realtors, 786 F.2d 1400, 1408 (9th\u00a0Cir.\u00a01986)\u00a0; Folsom v. Marsh, 9 F. Cas. 342, 344 (C.C.D.Mass. 1841).V. \u00e9galement la d\u00e9cision anglaise (appliquant la loi am\u00e9ricaine sur ce point) Sony\/ATV Music Publishing LLC &amp; Another v WPMC Ltd &amp; Another [2015] EWHC 1853 (Ch) : pas de fair use pour la reproduction en totalit\u00e9 de douze chansons des Beatles dans un documentaire qui leur \u00e9tait consacr\u00e9.\" id=\"return-footnote-62-307\" href=\"#footnote-62-307\" aria-label=\"Footnote 307\"><sup class=\"footnote\">[307]<\/sup><\/a>. Le <em>fair use <\/em>est plus difficile \u00e0 admettre en l\u2019absence de tout commentaire ou \u0153uvre citante<a class=\"footnote\" title=\"Video Pipeline, Inc. v. Buena Vista Home Entm't, Inc., 342 F.3d 191 (3d Cir. 2003) (extraits de films utilis\u00e9s comme bandes-annonces pour ces films non couverts par le fair use). Mais V.\u00a0Fox News v. TVEYES, Inc. (13 Civ. 5315, SDNY\u00a0Sept.\u00a09, 2014) (constitution et exploitation d\u2019une base de donn\u00e9es d\u2019extraits de programmes d\u2019information t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s, interrogeable par mots-cl\u00e9s et permettant l\u2019acc\u00e8s aux clips concern\u00e9s, couverte par l\u2019exception de fair use).\" id=\"return-footnote-62-308\" href=\"#footnote-62-308\" aria-label=\"Footnote 308\"><sup class=\"footnote\">[308]<\/sup><\/a>, et semble exclu lorsque l\u2019\u0153uvre cit\u00e9e n\u2019a pas encore \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e<a class=\"footnote\" title=\"Harper &amp; Row Publishers, Inc. v. Nation Enterprises, 471\u00a0U.S. 539, 562 (1985).\" id=\"return-footnote-62-309\" href=\"#footnote-62-309\" aria-label=\"Footnote 309\"><sup class=\"footnote\">[309]<\/sup><\/a>. Le <em>fair use<\/em> sera \u00e9galement \u00e9cart\u00e9 si les \u00e9l\u00e9ments reproduits ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9tourn\u00e9s de mani\u00e8re frauduleuse<a class=\"footnote\" title=\"Monge v.\u00a0Maya\u00a0Magazines, 688 F.3d 1164 (9th\u00a0Cir.\u00a02012)\u00a0(la publication dans un magazine de photographies vol\u00e9es du mariage secret d\u2019une artiste n\u2019est pas couverte par l\u2019exception de\u00a0fair use, aucun des quatre crit\u00e8res pos\u00e9s par cet article ne jouant en faveur de l\u2019application de l\u2019exception. D\u00e9cision comment\u00e9e comme \u00e9tant particuli\u00e8rement s\u00e9v\u00e8re et protectrice des int\u00e9r\u00eats des c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s victimes de ces agissements).\" id=\"return-footnote-62-310\" href=\"#footnote-62-310\" aria-label=\"Footnote 310\"><sup class=\"footnote\">[310]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>242._ Application : <em>fair use<\/em> et parodies_<\/strong>\u00a0Les parodies constituent \u00e9galement un domaine d\u2019application important du <em>fair use<\/em>. La jurisprudence est ici complexe, et les solutions ne sont pas sans rappeler les \u00e9quilibres d\u00e9gag\u00e9s par la jurisprudence fran\u00e7aise sur le fondement de l\u2019exception de parodie. La Cour supr\u00eame consid\u00e8re que les parodies sont particuli\u00e8rement prot\u00e9g\u00e9es par l\u2019exception dans la mesure o\u00f9 elles constituent une forme d\u2019expression majeure et o\u00f9 elles ne seraient pas, le plus souvent, autoris\u00e9es par les ayants droit<a class=\"footnote\" title=\"Campbell v. Acuff-Rose Music, Inc., 510\u00a0U.S. 569, 579 (1994) (parodie par un groupe de rap de la chanson Oh, Pretty Woman constitutive de fair use).\" id=\"return-footnote-62-311\" href=\"#footnote-62-311\" aria-label=\"Footnote 311\"><sup class=\"footnote\">[311]<\/sup><\/a>. En principe, l\u2019intention parodique est exig\u00e9e<a class=\"footnote\" title=\"Campbell, 510 U.S., p. 582. Cependant l\u2019exception ne semble pas b\u00e9n\u00e9ficier aux seules parodies pr\u00e9sentant un caract\u00e8re humoristique.\" id=\"return-footnote-62-312\" href=\"#footnote-62-312\" aria-label=\"Footnote 312\"><sup class=\"footnote\">[312]<\/sup><\/a>, mais peut se d\u00e9cliner dans un cadre commercial. L\u2019exception permet des reproductions importantes, dans la mesure o\u00f9 la parodie implique que l\u2019\u0153uvre parodi\u00e9e soit reconnaissable<a class=\"footnote\" title=\"Campbell, 510 U.S., p. 588.\" id=\"return-footnote-62-313\" href=\"#footnote-62-313\" aria-label=\"Footnote 313\"><sup class=\"footnote\">[313]<\/sup><\/a>. La parodie doit cependant \u00eatre identifiable en tant que parodie et ne pas se substituer \u00e0 l\u2019\u0153uvre d\u2019origine<a class=\"footnote\" title=\"V. par exemple Walt Disney Prods. v. Air Pirates, 581 F.2d 751 (9th\u00a0Cir.\u00a01978), cert. denied, 439\u00a0U.S. 1132 (1979) (parodie de divers personnages de Walt Disney dans un fanzine pour adultes\u00a0; d\u00e9fense de fair use \u00e9cart\u00e9e en raison de la copie trop servile\u00a0ne permettant pas identifier le magazine en tant que parodie)\u00a0; \u00e9galement SunTrust Bank v. Houghton Mifflin Co., 268 F.3d 1257 (11th Cir. 2001), \u00e0 propos d\u2019une parodie d\u2019Autant en Emporte le Vent (Gone with the Wind). L\u2019ouvrage en question, intitul\u00e9 The Wind Done Gone, (i) se r\u00e9f\u00e9rait express\u00e9ment \u00e0 Autant en Emporte le Vent dans sa pr\u00e9face, (ii) reprenait certains personnages du premier roman, (iii) reprenait certaines sc\u00e8nes et \u00e9l\u00e9ments dramatiques du premier roman et (iv) reproduisait servilement certains de ses dialogues. La Cour de district \u00e9carte la d\u00e9fense de fair use au motif principal que la nouvelle \u0153uvre va bien au-del\u00e0 de ce qui est n\u00e9cessaire \u00e0 la parodie et fait un usage excessif de l\u2019\u0153uvre originale, qu\u2019elle constituerait le substitut d\u2019\u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es potentielles de l\u2019\u0153uvre originale, et qu\u2019elle porte atteinte au march\u00e9 de l\u2019\u0153uvre d\u2019origine en tant que suite (sequel); v. V. \u00e9galement Sketchworks Indus. Strength Comedy, Inc. v. Jacobs (No. 19-CV-7470-LTS-VF, 2022 U.S. Dist. (S.D.N.Y. May 12, 2022)): reprise d'\u00e9l\u00e9ments du film \u00ab Grease \u00bb (musique, histoire, personnages, dialogues et d\u00e9cors) dans une com\u00e9die musicale parodique (intitul\u00e9e \u00ab Vape \u00bb). Le premier facteur p\u00e8se en faveur du fair use, dans la mesure o\u00f9 l'\u0153uvre est bien parodique, ayant notamment pour but de mettre en lumi\u00e8re certains aspects mysogynes de l'\u0153uvre premi\u00e8re. Sur le troisi\u00e8me facteur, m\u00eame si les emprunts sont substantiels, la cour consid\u00e8re qu'ils ne sont pas excessifs car n\u00e9cessaire pour critiquer l'\u0153uvre premi\u00e8re. Le quatri\u00e8me facteur est \u00e9galement favorable au fair use, dans la mesure o\u00f9 l'atteinte est minime, et o\u00f9 la parodie ne peut raisonnablement \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un remake ou une suite de \u00ab Grease \u00bb; comp. Nat'l Acad. of TV Arts &amp; Scis., Inc. v. Multimedia Sys. Design, Inc. n\u00b0 20-CV-7269 (VEC) (S.D.N.Y. July 30, 2021) (Pas de fair use pour l'utilisation de l'image d'une statuette des Emmmy Awards (qui r\u00e9compensent les programmes de t\u00e9l\u00e9vision) dans une \u00e9mission satirique).\" id=\"return-footnote-62-314\" href=\"#footnote-62-314\" aria-label=\"Footnote 314\"><sup class=\"footnote\">[314]<\/sup><\/a>. La jurisprudence est partag\u00e9e sur les parodies dont l\u2019objet n\u2019est pas de parodier l\u2019\u0153uvre concern\u00e9e<a class=\"footnote\" title=\"La Cour supr\u00eame ne s\u2019est pas prononc\u00e9e sur ce point dans Campbell, pr\u00e9cit\u00e9e. (\u00ab\u00a0We express no opinion as to (\u2026) works using elements of an original as vehicles for satire or amusement, making no comment on the original or criticism of it.\u00a0\u00bb). Comparer par exemple Berlin v. E.C. Publications, Inc., 329 F.2d 541 (2d\u00a0Cir.\u00a01964) (fair use pour des parodies bas\u00e9es sur des chansons mais n\u2019ayant rien \u00e0 voir avec les chansons d\u2019origine) avec Dr. Seuss Enterprises, L.P. v. Penguin Books USA, Inc., 109 F.3d 1394, 1400-01 (9th\u00a0Cir.\u00a01997) (pas de fair use pour une satire du proc\u00e8s d\u2019O.\u00a0J.\u00a0Simpson r\u00e9dig\u00e9 dans le style d\u2019un auteur c\u00e9l\u00e8bre de livres pour enfants)\u00a0; V. T.\u00a0T.\u00a0Ochoa, Dr.\u00a0Seuss, The Juice, and Fair Use: How the Grinch Silenced a Parody, 45 J.\u00a0Copyr. Soc\u2019y USA\u00a0546 (1998).\" id=\"return-footnote-62-315\" href=\"#footnote-62-315\" aria-label=\"Footnote 315\"><sup class=\"footnote\">[315]<\/sup><\/a>. Enfin, le caract\u00e8re pornographique d\u2019une parodie n\u2019est pas exclusif du <em>fair use<\/em><a class=\"footnote\" title=\"V. par exemple Lucasfilm Ltd. v. Media Mkt. Group, Ltd., 182\u00a0F.\u00a0Supp. 2d\u00a0897, 901 (N.D. Cal. 2002) (film d\u2019animation pornographique parodiant le film Star Wars). Attention cependant au droit des marques et au risque de dilution\u00a0: Dallas Cowboy Cheerleaders, Inc. v. Pussycat Cinema, 604 F.2d 200 (2d\u00a0Cir.\u00a01979) (\u00ab\u00a0The public\u2019s belief that the mark\u2019s owner sponsored or otherwise approved the use of the trademark satisfies the confusion requirement. In the instant case, the uniform depicted in \u201cDebbie Does Dallas\u201d unquestionably brings to mind the Dallas Cowboys Cheerleaders. Indeed, it is hard to believe that anyone who had seen defendants\u2019 sexually depraved film could ever thereafter disassociate it from plaintiff\u2019s cheerleaders. This association results in confusion which has \u201ca tendency to impugn (plaintiff\u2019s services) and injure plaintiff\u2019s business reputation (\u2026). Although, as defendants assert, the doctrine of fair use permits limited copyright infringement for purposes of parody, defendants\u2019 use of plaintiff\u2019s uniform hardly qualifies as parody or any other form of fair use\u00a0\u00bb).\" id=\"return-footnote-62-316\" href=\"#footnote-62-316\" aria-label=\"Footnote 316\"><sup class=\"footnote\">[316]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>243._ Application : <em>fair use<\/em> et information_<\/strong>\u00a0Les usages \u00e0 titre d\u2019information sont \u00e9galement un domaine classique d\u2019application du <em>fair use<\/em>, et sont souvent valid\u00e9s sur ce fondement<a class=\"footnote\" title=\"Harper &amp; Row Publishers, Inc. v. Nation Enterprises, d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9, est un contre-exemple. Mais les extraits utilis\u00e9s dans des journaux d\u2019information sont presque syst\u00e9matiquement valid\u00e9s. V. \u00e9galement Am. Soc'y for Testing &amp; Materials v. Public. Resource. Org, Inc. 82 F.4th 1262, D.C. Cir. 2023: mise \u00e0 disposition gratuite en ligne de normes techniques \u00e9tablies par des organismes priv\u00e9s auxquels la loi fait r\u00e9f\u00e9rence constitutive de fair use (notre commentaire de la d\u00e9cision de premi\u00e8re instance, Am. Soc'y for Testing &amp; Materials v. Public. Resource. Org, Inc. No. 13-cv-1215 (TSC), D.D.C. 31 mars 2022, Comm com \u00e9lectr. 2023, chron. 4, n\u00b0 7); Bell v. Eagle Mt. Saginaw Indep. Sch. Distr., 27 F.4th 313, 5th Cir. 2022: utilisation par des programmes athl\u00e9tiques d'\u00e9coles, \u00e0 des fins de motivation, d'extraits \u00ab inspirants \u00bb d'un ouvrage; Yang v. Mic Network Inc. Nos. 20-4097-cv (L), 20-4201-cv (XAP), 2022 U.S. App. LEXIS 8195 (2d Cir. Mar. 29, 2022): reproduction d\u2019une photographie illustrant un article, dans le cadre de la publication d\u2019une copie d\u2019\u00e9cran de cet article, incluant une partie de la photographie, pour rendre compte de l\u2019article en question et le critiquer, constitutif de fair use; Boesen v. United Sports Publs., Ltd. n\u00b0 20-CV-1552 (ARR) (SIL), 2020 U.S. Dist. LEXIS 240935 (E.D.N.Y. Nov. 2, 2020), reconsideration denied by 2020 U.S. Dist. LEXIS 240935 (Dec. 22, 2020): reproduction d'un post Instagram contenant une photographie, dans un article en ligne commentant le post en question. Le post et la photographie portaient sur une sportive ayant annonc\u00e9 son retrait des comp\u00e9tition. Jug\u00e9 que la reproduction de la photographie est couverte par le fair use; dansle m\u00eame sens  (reprise d'un post et de son illustration dans un article), Walsh v. Townsquare Media, Inc. n\u00b0 19-CV-4958 (VSB), 2020 U.S. Dist. (S.D.N.Y. June 1, 2020); Marano v. Metro. Museum of Art, 844 F. App'x 436 (2d Cir. 2021), sur appel de 2020 U.S. Dist. (S.D.N.Y. July 13, 2020): pr\u00e9sentation par un mus\u00e9e, dans le catalogue en ligne d'une exposition, d'une photographie d'un guitariste jouant une guitare pr\u00e9sent\u00e9e dans l'exposition; Monsarrat v. Newman 28 F.4th 314 (1st Cir. 2022): reprise d\u2019un article (post) publi\u00e9 sur un r\u00e9seau social sur une autre plateforme, comme \u00e9l\u00e9ment d\u2019un fil de discussion (la Cour retient l'usage non commercial et transformatif du post par le d\u00e9fendeur (premier crit\u00e8re) et le caract\u00e8re \u00ab factuel et informatif \u00bb du post; et surtout, l\u2019absence de march\u00e9 potentiel pour l\u2019article repris).\n\nMais comp. Graham v. Prince, No. 15-CV-10160, S.D.N.Y. 11 mai 2023: pas de fair use dans l'uilisation de portraits photographiques dans des articles de r\u00e9seaux sociaux, l'auteur pouvant choisir de nombreuses autres photographies pour illustrer son article. MidlevelU, Inc. v. ACI Info. Grp. 989 F.3d 1205 (11th Cir. 2021): pas de fair use dans l'utilisation d'article publi\u00e9 en ligne pour cr\u00e9er un index incluant des sommaires et une copie int\u00e9grale de chaque article. O'Neil v. Ratajkowski, n\u00b0 19 CIV. 9769 (AT), 2021 WL 4443259 (S.D.N.Y. Sept. 28, 2021): par de fair use pour l'utilisation par un mannequin, dans un post sur son compte Instagram, pendant 24 heures, d'une photographie d'elle-m\u00eame prise par un paparazzi (jug\u00e9 que le commentaire \u00ab mood forever \u00bb ne constituait pas un usage transformatif;\u00a0 Golden v. Michael Grecco Prods. n\u00b0 19-CV-3156 (NGG) (RER) (E.D.N.Y. Mar. 9, 2021): pas de fair use dans la reprise d'une photographie promotionnelle d'une s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e dans un blog relatif \u00e0 une possible mise en production d'une suite de cette s\u00e9rie. McGucken v. Pub Ocean Ltd. et a., n\u00b0 21-55854 (9th Cir. 2022): rejet de la d\u00e9fense de fair use dans l\u2019utilisation de photographies de paysages pour illustrer des articles (sans en changer la fonction ni la nature).\" id=\"return-footnote-62-317\" href=\"#footnote-62-317\" aria-label=\"Footnote 317\"><sup class=\"footnote\">[317]<\/sup><\/a>.<\/span><\/p>\n<p>La jurisprudence dans ce domaine a connu un nouvel essor dans le domaine des cr\u00e9ations logicielles et avec le d\u00e9veloppement de services innovants sur les r\u00e9seaux.<\/p>\n<p>En mati\u00e8re de logiciels, les Cours f\u00e9d\u00e9rales ont pu valider sur ce fondement diverses activit\u00e9s associ\u00e9es au <em>reverse engineering<\/em><a class=\"footnote\" title=\"V. Sega Enterprises, Ltd. v. Accolade, Inc., 977 F.2d 1510, 1520 (9th\u00a0Cir.\u00a01992) (d\u00e9compilation de jeux vid\u00e9os \u00e0 des fins de d\u00e9veloppement de logiciels compatibles avec la console de jeux concern\u00e9e). Dans le m\u00eame sens, V. par exemple, Sony Computer Entertainment, Inc. v. Connectix Corp., 203 F.3d 596 (9th\u00a0Cir.\u00a02000)\u00a0; Atari Games, Inc. v. Nintendo of America, Inc., 975 F.2d 832 (Fed.\u00a0Cir.\u00a01992). V. \u00e9galement DSC Communications Corp. v. Pulse Communications, Inc., 170 F.3d 1354 (Fed.\u00a0Cir.\u00a01999) (rejet du fair use dans l\u2019hypoth\u00e8se de copies r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 des fins de d\u00e9monstration uniquement).\" id=\"return-footnote-62-318\" href=\"#footnote-62-318\" aria-label=\"Footnote 318\"><sup class=\"footnote\">[318]<\/sup><\/a> ou \u00e0 des usages innovants ou utiles<a class=\"footnote\" title=\"V. par exemple Apple Inc. v. Corellium, LLC Case n\u00b0 9 :19-cv-81160-RS, 2020 U.S. Dist. LEXIS 249945 (S.D. Fla. Dec. 29, 2020) : cr\u00e9ation d'une version virtuelle de l'Iphone d'Apple utilisant son syst\u00e8me d'exploitation prot\u00e9g\u00e9 afin de cr\u00e9er un environnement s\u00e9curis\u00e9 de recherche et de test, constitutive de fair use\" id=\"return-footnote-62-319\" href=\"#footnote-62-319\" aria-label=\"Footnote 319\"><sup class=\"footnote\">[319]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>L'affaire sans doute la plus m\u00e9diatis\u00e9e est l'affaire <em>Google c. Oracle<\/em>, qui a donn\u00e9 lieu \u00e0 un arr\u00eat de la Cour supr\u00eame en avril 2021<a class=\"footnote\" title=\"Google LLC v. Oracle America, Inc., n\u00b0 18-956, 593 U.S. _ (5 avril 2021), v. notre commentaire de cet arr\u00eat, Communication Commerce \u00e9lectronique n\u00b0 7-8, Juillet 2021, comm. 52.\" id=\"return-footnote-62-320\" href=\"#footnote-62-320\" aria-label=\"Footnote 320\"><sup class=\"footnote\">[320]<\/sup><\/a>. Cette affaire concernait la copie par Google de tr\u00e8s nombreuses lignes de code de l'interface de programmation d'application (API) du logiciel \u00ab Java SE \u00bb d'Oracle au sein de son syst\u00e8me d'exploitation Android, n\u00e9cessaires permettre aux programmeurs de cr\u00e9er de nouvelles applications compatibles. Le circuit f\u00e9d\u00e9ral s'\u00e9tait prononc\u00e9 en faveur d'Oracle, jugeant que les \u00e9l\u00e9ments copi\u00e9s \u00e9taient prot\u00e9geables et que la copie de Google ne rel\u00e8ve pas du <em>fair use<\/em>. La Cour supr\u00eame consid\u00e8re au contraire que l'usage en cause constitue un usage transformatif couvert par l'exception de <em>fair use<\/em>, et consacre ainsi une interpr\u00e9tation assez large de la notion d'\u0153uvre \u00ab transformatrice \u00bb, appliqu\u00e9e au secteur des cr\u00e9ations logicielles<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab\u00a0Dans le contexte du fair use, nous recherchons si l'utilisation faite par la personne qui copie \u00ab ajoute quelque chose de nouveau, dans un autre but ou avec un caract\u00e8re diff\u00e9rent, modifiant \u00bb l'\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e par copyright \u00ab au travers d'une nouvelle expression, signification ou avec un nouveau message \u00bb (Campbell, 510 U. S., p. 579). Les commentateurs ont reformul\u00e9 la question de mani\u00e8re plus large, en demandant cette utilisation \u00ab r\u00e9pond \u00e0 l'objectif de la loi sur le copyright, de stimuler la cr\u00e9ativit\u00e9 pour l'\u00e9dification du public \u00bb (Leval, Toward a Fair Use Standard, 103 Harv. L. Rev 1105, 1110 (1990), p. 1111). Pour r\u00e9pondre \u00e0 cette question, nous avons utilis\u00e9 le mot \u00ab transformatrice \u00bb (transformative) pour d\u00e9crire une utilisation qui ajoute quelque chose de nouveau et d'important (Campbell, 510 U. S., p. 579). Une \u00ab peinture artistique \u00bb pourrait, par exemple, entrer dans le champ du fair use, m\u00eame si elle reproduit servilement un \u00ab logo publicitaire [prot\u00e9g\u00e9] pour faire un commentaire sur le consum\u00e9risme \u00bb (4 Nimmer on Copyright \u00a7 13.05[A][1][b], citant Netanel, Making Sense of Fair Use, 15 Lewis &amp;Clark L. Rev. 715, 746 (2011)). Ou, comme nous l'avons dit dans notre arr\u00eat Campbell, une parodie peut \u00eatre transformatrice du fait d'un commentaire ou d'une critique de l'original, car une \u00ab [p]arodie doit imiter l'original pour faire valoir son point de vue \u00bb (510 U. S., p. 580-581).\nGoogle a servilement copi\u00e9 des parties de l'API Java de Sun, et l'a fait en partie pour la m\u00eame raison que Sun les a cr\u00e9\u00e9es, \u00e0 savoir pour permettre aux programmeurs d'appeler des programmes d'impl\u00e9mentation \/ de mise en \u0153uvre (implementing programs) qui accomplissent des t\u00e2ches particuli\u00e8res. Mais puisque pratiquement toute utilisation non autoris\u00e9e d'un programme d'ordinateur prot\u00e9g\u00e9 par copyright (par exemple, dans un but d'enseignement ou de recherche) ferait de m\u00eame, s'arr\u00eater \u00e0 cette seule constatation limiterait consid\u00e9rablement la port\u00e9e du fair use dans le contexte fonctionnel des programmes d'ordinateur. Au contraire, pour d\u00e9terminer si une utilisation est \u00ab transformatrice \u00bb, nous devons aller plus loin et examiner plus pr\u00e9cis\u00e9ment les \u00ab objectifs et la nature \u00bb de l'acte de copie. 17 U. S.C. \u00a7 107(1).\nEn l'esp\u00e8ce, l'utilisation par Google de l'API Java de SUN a pour objectif la cr\u00e9ation de nouveaux produits. Elle cherche \u00e0 \u00e9tendre l'utilisation et l'utilit\u00e9 des smartphones bas\u00e9s sur Android. Son nouveau produit offre aux programmeurs un outil hautement cr\u00e9atif et innovant pour un environnement de smartphone. Dans la mesure o\u00f9 Google a utilis\u00e9 des parties de l'API Java de Sun pour cr\u00e9er une nouvelle plateforme qui pourrait \u00eatre facilement utilis\u00e9e par les programmeurs, son utilisation allait dans le sens de ce \u00ab progr\u00e8s \u00bb cr\u00e9atif qui constitue l'objectif constitutionnel fondamental du copyright (V. Feist, 499 U. S., p. 349-350 [...]).\nEn appel, le jury a appris que Google limitait son utilisation de l'API Java de Sun aux t\u00e2ches et aux demandes de programmation sp\u00e9cifiques li\u00e9es \u00e0 Android. Il a copi\u00e9 l'API (que Sun a cr\u00e9\u00e9e pour une utilisation sur des ordinateurs de bureau et des ordinateurs portables) uniquement dans la mesure o\u00f9 cela \u00e9tait n\u00e9cessaire pour inclure des t\u00e2ches utiles aux programmes (App., p. 169-170). Et il ne l'a fait que dans la mesure n\u00e9cessaire pour permettre aux programmeurs de faire appel \u00e0 ces t\u00e2ches sans abandonner une partie d'un langage de programmation familier et en apprendre un nouveau (Id., p. 139 \u00e0 140). Google, au travers d'Android, a fourni une nouvelle collection de t\u00e2ches fonctionnant dans un environnement informatique distinct et diff\u00e9rent. Ces t\u00e2ches ont \u00e9t\u00e9 accomplies gr\u00e2ce \u00e0 l'utilisation d'un nouveau code d'impl\u00e9mentation (\u00e9crit par Google) con\u00e7u pour fonctionner dans ce nouvel environnement. Certains amici qualifient les agissements de Google de \u00ab r\u00e9impl\u00e9mentation \u00bb, d\u00e9finie comme la \u00ab construction d'un syst\u00e8me... qui r\u00e9utilise les mots et syntaxes \u00bb d'un syst\u00e8me existant, dans ce cas afin que les programmeurs form\u00e9s sur un syst\u00e8me existant puissent mettre leurs comp\u00e9tences de base \u00e0 profit dans un nouveau syst\u00e8me (M\u00e9moire pour R Street Institute et al. en tant qu'amici curiae)\nLes pi\u00e8ces du dossier d\u00e9crivent les nombreuses fa\u00e7ons dont la r\u00e9impl\u00e9mentation d'une interface peut favoriser le d\u00e9veloppement de programmes informatiques. [...]\nCes faits, ainsi que d'autres faits connexes, nous convainquent que le \u00ab but et le caract\u00e8re \u00bb de la copie par Google ont \u00e9t\u00e9 transformateurs, au point que ce facteur p\u00e8se \u00e9galement en faveur du fair use. \u00bb (notre traduction, Comm. comm. \u00e9lectr n\u00b0 7-8, juillet 2021, comm. 52).\" id=\"return-footnote-62-321\" href=\"#footnote-62-321\" aria-label=\"Footnote 321\"><sup class=\"footnote\">[321]<\/sup><\/a>. On retiendra en particulier une interpr\u00e9tation assez large du quatri\u00e8me facteur du fair use (effets des actes argu\u00e9s de contrefa\u00e7on sur le march\u00e9 de l'oeuvre d'origine), tr\u00e8s favorable aux exploitations innovantes<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab\u00a0Le quatri\u00e8me facteur l\u00e9gislatif met l'accent sur \u00ab l'effet \u00bb de la copie sur le \u00ab march\u00e9 ou la valeur de l'\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e par copyright \u00bb (17 U. S.C. \u00a7 107(4)). L'examen de ce facteur, du moins lorsqu'il s'agit de programmes d'ordinateur, peut s'av\u00e9rer plus complexe qu'il n'y para\u00eet \u00e0 premi\u00e8re vue. Il peut obliger un tribunal \u00e0 tenir compte des gains manqu\u00e9s pour le titulaire du copyright. Comme nous l'avons soulign\u00e9 dans l'arr\u00eat Campbell, \u00ab la copie servile de l'original dans son int\u00e9gralit\u00e9 \u00e0 des fins commerciales \u00bb peut tr\u00e8s bien produire un substitut commercial \u00e0 l'\u0153uvre d'un auteur (510 U. S., \u00e0 la page 591). [...] Mais une perte potentielle de revenus n'est pas tout. Nous devons ici consid\u00e9rer non seulement le montant, mais aussi la source de la perte. Comme nous l'avons soulign\u00e9 dans Campbell, une \u00ab parodie cruelle, comme une critique th\u00e9\u00e2trale cinglante \u00bb, peuvent \u00ab tuer la demande pour l'original \u00bb. Id., p. 591-592. Pourtant, ce genre de pr\u00e9judice, m\u00eame s'il est directement traduit en dollars, n'est pas \u00ab pris en compte par la Loi sur le coyright \u00bb. Id., \u00e0 la p. 592.\nEn outre, nous devons tenir compte du b\u00e9n\u00e9fice que la copie produira pour le public. [...].\nQuant au montant probable de la perte, le jury aurait pu constater qu'Android n'a pas nui aux march\u00e9s r\u00e9els ou potentiels de Java SE. Et il aurait pu constater que Sun lui-m\u00eame (maintenant Oracle) n'aurait pas \u00e9t\u00e9 en mesure d'entrer sur ces march\u00e9s avec succ\u00e8s, que Google ait copi\u00e9 ou non une partie de son API. Premi\u00e8rement, les \u00e9l\u00e9ments produits ont d\u00e9montr\u00e9 que, ind\u00e9pendamment de la technologie des smartphones d'Android, Sun \u00e9tait mal positionn\u00e9e pour r\u00e9ussir sur le march\u00e9 de la t\u00e9l\u00e9phonie mobile. [...]\nDeuxi\u00e8mement, le jury a \u00e9t\u00e9 inform\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises que les appareils utilisant la plateforme Android de Google \u00e9taient de nature diff\u00e9rente de ceux qui sous licence la technologie de Sun. [...]\nEnfin, le jury a \u00e9galement entendu des t\u00e9moignages selon lesquels Sun pr\u00e9voyait de tirer profit de l'utilisation plus large du langage de programmation Java sur une nouvelle plateforme comme Android, car cela \u00e9largirait encore le r\u00e9seau de programmeurs form\u00e9s \u00e0 Java. [...] En d'autres termes, le jury aurait pu comprendre qu'Android et Java SE op\u00e8rent sur deux march\u00e9s distincts. Et parce qu'il y a deux march\u00e9s en cause, les programmeurs qui apprennent le langage Java pour travailler sur un march\u00e9 (smartphones) sont alors en mesure d'exercer leur talent sur l'autre march\u00e9 (ordinateurs portables). [...]\nEnfin, compte tenu de l'investissement des programmeurs dans l'apprentissage de l'API Java de Sun, permettre l'application du copyright ici risquerait de nuire au public. Compte tenu des co\u00fbts et des difficult\u00e9s de production d'API alternatives [...], donner prise ici au copyright ferait du code de d\u00e9claration de l'API Java de Sun un verrou limitant la cr\u00e9ativit\u00e9 future des nouveaux programmes. Oracle seul en d\u00e9tiendrait la cl\u00e9. Le r\u00e9sultat pourrait bien s'av\u00e9rer tr\u00e8s rentable pour Oracle (ou d'autres entreprises d\u00e9tenant un copyright sur les interfaces informatiques). Mais ces b\u00e9n\u00e9fices pourraient bien d\u00e9couler d'am\u00e9liorations cr\u00e9atives, de nouvelles applications et de nouvelles utilisations d\u00e9velopp\u00e9es par des utilisateurs qui ont appris \u00e0 travailler avec cette interface. Dans cette mesure, le verrou viendrait limiter, pas favoriser, les objectifs de cr\u00e9ativit\u00e9 \u00e0 la base du copyright [...]. Apr\u00e8s tout, \u00ab le copyright fournit l'incitation \u00e9conomique \u00e0 la fois \u00e0 cr\u00e9er et \u00e0 diffuser des id\u00e9es \u00bb (Harper &amp; Row, 471 U. S., p. 558), et la r\u00e9impl\u00e9mentation d'une interface utilisateur permet \u00e0 un nouveau code informatique d'entrer plus facilement sur le march\u00e9.\nLa nature incertaine de la capacit\u00e9 de Sun \u00e0 rivaliser sur le march\u00e9 d'Android, les sources de ses revenus perdus et le risque d'atteinte \u00e0 la cr\u00e9ativit\u00e9, lorsqu'ils sont pris ensemble, convainquent que ce quatri\u00e8me facteur \u2013 les effets de march\u00e9 \u2013 p\u00e8se \u00e9galement en faveur de l'utilisation \u00e9quitable.\u00a0\u00bb\u00a0Ibid.\" id=\"return-footnote-62-322\" href=\"#footnote-62-322\" aria-label=\"Footnote 322\"><sup class=\"footnote\">[322]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La jurisprudence dans le domaine de l\u2019Internet est d\u00e9sormais abondante, et a des cons\u00e9quences importantes sur l\u2019\u00e9conomie du secteur. Les moteurs de recherche, notamment, ont suscit\u00e9 de nombreuses actions. Ainsi, dans l\u2019affaire <em>Kelly v.\u00a0Arriba\u00a0Soft\u00a0Corp.<a class=\"footnote\" title=\"336 F.3d 811 (2003) V. P.\u00a0Kamina, Com. comm. \u00e9lectr. 2002, act. 48.\" id=\"return-footnote-62-323\" href=\"#footnote-62-323\" aria-label=\"Footnote 323\"><sup class=\"footnote\">[323]<\/sup><\/a>,<\/em>\u00a0la Cour d\u2019appel f\u00e9d\u00e9rale pour le 9e\u00a0circuit a jug\u00e9 que la cr\u00e9ation et l\u2019utilisation d\u2019images miniatures (vignettes) dans un moteur de recherche constitue un\u00a0<em>fair use<a class=\"footnote\" title=\"Le moteur de recherche en question affichait dans ses r\u00e9sultats des copies miniatures des images des sites trouv\u00e9s, au lieu des liens texte habituels. Un double-clic sur l\u2019image permettait de l\u2019afficher \u00e0 sa taille d\u2019origine sur le site du moteur de recherche. M.\u00a0Kelly, auteur de photographies \u00ab\u00a0trait\u00e9es\u00a0\u00bb par le moteur, assigne son \u00e9diteur en contrefa\u00e7on. La Cour valide l\u2019usage des miniatures\u00a0: elle rel\u00e8ve, en faveur du fair use, la nature \u00ab\u00a0transformative\u00a0\u00bb de l\u2019action du moteur (1er\u00a0facteur), qui attribue une fonction diff\u00e9rente \u00e0 l\u2019image (fonction d\u2019indication contre fonction artistique), cette nouvelle fonction \u00e9tant d\u2019ailleurs irr\u00e9versible (en raison de la basse r\u00e9solution des miniatures), ainsi que effet de l\u2019utilisation sur le march\u00e9 potentiel ou la valeur de l\u2019\u0153uvre (4e\u00a0facteur), en consid\u00e9rant que l\u2019utilisation des images de M.\u00a0Kelly sous forme de miniatures n\u2019affecte pas le march\u00e9 des images de ce dernier ni leur valeur.\" id=\"return-footnote-62-324\" href=\"#footnote-62-324\" aria-label=\"Footnote 324\"><sup class=\"footnote\">[324]<\/sup><\/a><\/em>. La Cour a cependant consid\u00e9r\u00e9 comme contrefaisante l\u2019exposition de la m\u00eame image sous format d\u2019origine<a class=\"footnote\" title=\"Une d\u00e9cision similaire a \u00e9t\u00e9 prise dans l\u2019affaire Perfect\u00a010 v. Amazon.com, Inc., 508 F.3d 1146 (9th\u00a0Cir.\u00a02007). V. P.\u00a0Kamina, Un an de droit anglo-am\u00e9ricain du copyright, Com. comm. \u00e9lectr. 2008, chron. 5, n\u00b0\u00a08.\" id=\"return-footnote-62-325\" href=\"#footnote-62-325\" aria-label=\"Footnote 325\"><sup class=\"footnote\">[325]<\/sup><\/a>. Les copies de textes par les moteurs de recherche ont \u00e9galement fait l\u2019objet de d\u00e9cisions favorables<a class=\"footnote\" title=\"Field v. Google, Inc., 412\u00a0F.\u00a0Supp. 2d\u00a01106 (D. Nev. 2006) (dans la mesure cependant o\u00f9 les sites ont la possibilit\u00e9 d\u2019emp\u00eacher ces reprises par des instructions dans leurs pages HTML). V. \u00e9galement A.V. v. iParadigms, LLC, 562 F.3d 630 (4th Cir. 2009).\" id=\"return-footnote-62-326\" href=\"#footnote-62-326\" aria-label=\"Footnote 326\"><sup class=\"footnote\">[326]<\/sup><\/a>. Le service \u00ab Google Books \u00bb de Google, qui permet aux internautes d\u2019effectuer des recherches sur le texte int\u00e9gral d\u2019ouvrages pr\u00e9alablement num\u00e9ris\u00e9s, de visionner des extraits de ces ouvrages, et d\u2019obtenir des informations sur leurs points de vente, a \u00e9t\u00e9 valid\u00e9 sur le fondement du <em>fair use<\/em><a class=\"footnote\" title=\"Authors Guild v. Google, Inc., 804 F.3d 202 52d\u00a0Cir.\u00a02015). V. P.\u00a0Kamina, Chronique Un an de droit anglo-am\u00e9ricain du copyright, Comm. com. \u00e9lectr. 2015, chron. 2, n\u00b0\u00a02 et 2016, chron. 3, n\u00b0\u00a04. Pour la Cour d\u2019appel \u00ab\u00a0(1) la num\u00e9risation non autoris\u00e9e d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es par\u00a0copyright, la cr\u00e9ation d\u2019une fonctionnalit\u00e9 de recherche, et la pr\u00e9sentation de courts extraits de ces \u0153uvres sont des usages loyaux non contrefaisants (are non-infringing fair uses). La copie est fortement transformative, la pr\u00e9sentation publique du texte est limit\u00e9e, et les divulgations ne constituent pas un substitut suffisant aux parties prot\u00e9g\u00e9es des originaux. La nature commerciale de Google et la motivation fond\u00e9e sur le profit ne justifient pas le rejet du\u00a0fair use. (2) La fourniture par Google de copies num\u00e9ris\u00e9es aux biblioth\u00e8ques qui ont fourni les livres, \u00e0 la condition que celles-ci utilisent les copies conform\u00e9ment \u00e0 la loi sur le\u00a0copyright, ne constitue pas non plus une contrefa\u00e7on. Google n\u2019est pas non plus, \u00e0 ce titre, contrefacteur par fourniture de moyens (contributory infringer)\u00a0\u00bb.V. \u00e9galement Authors Guild, Inc. v.\u00a0Hathitrust, 755 F.3d 87 (2d Cir. 2014) : Comm. com. \u00e9lectr. 2015, chron. 2, n\u00b0 12 (autre volet de cette affaire concernant, non pas Google et son service Google Books, mais les universit\u00e9s partenaires de Google, \u00e0 propos de l\u2019exploitation par ces derni\u00e8res de bases de donn\u00e9es proposant, dans le cadre de leurs activit\u00e9s et dans des conditions de consultation strictement d\u00e9finies, les ouvrages num\u00e9ris\u00e9s par Google). La Cour supr\u00eame a par la suite refus\u00e9 d'accepter l'appel de l'Authors Guild.\" id=\"return-footnote-62-327\" href=\"#footnote-62-327\" aria-label=\"Footnote 327\"><sup class=\"footnote\">[327]<\/sup><\/a>. A noter cependant qu'une Cour de District de l'Etat de New York a rejet\u00e9 la d\u00e9fense de <em>fair use<\/em> dans le cas des num\u00e9risation et des mises \u00e0 dispositions d'ouvrages sur le service Internet Archive<a class=\"footnote\" title=\"Hachette Book Group, Inc. v. Internet Archive (No. 20-cv-4160 (JGK), 2023 WL 2623787 (S.D.N.Y. 2023)), v. notre commentaire, Un an de droit-anglo-am\u00e9ricain des propri\u00e9t\u00e9s intellectuelles, CCE f\u00e9vrier 2024; la Cour de district \u00e9carte l'argument tir\u00e9 d'un pr\u00e9tendu usage transformatif, en relevant qu'une simple modification de forme et republication ne saurait \u00eatre en elle-m\u00eame transformative, et couverte par le\u00a0fair use.\" id=\"return-footnote-62-328\" href=\"#footnote-62-328\" aria-label=\"Footnote 328\"><sup class=\"footnote\">[328]<\/sup><\/a>.<\/span><\/p>\n<p>Pr\u00e9cisons enfin que, dans le cadre de l\u2019envoi d\u2019une notice de retrait aux interm\u00e9diaires techniques sur le fondement des dispositions introduites par le <em>Digital Millennium Copyright Act<\/em> (DMCA)<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 512.\" id=\"return-footnote-62-329\" href=\"#footnote-62-329\" aria-label=\"Footnote 329\"><sup class=\"footnote\">[329]<\/sup><\/a>, il a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 qu\u2019il appartenait aux ayants droit de prendre en compte l\u2019application possible de l\u2019exception de <em>fair use<\/em>\u00a0avant notification<a class=\"footnote\" title=\"Lenz v. Universal Music Corp., 801 F.3d 1126 (2015).\" id=\"return-footnote-62-330\" href=\"#footnote-62-330\" aria-label=\"Footnote 330\"><sup class=\"footnote\">[330]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>244._ Application : <em>fair use<\/em> et appropriation artistique_<\/strong>\u00a0Une hypoth\u00e8se int\u00e9ressante d\u2019application du <em>fair use<\/em> est li\u00e9e \u00e0 l\u2019<em>appropriation art<\/em>. Une bonne partie de la jurisprudence dans ce domaine concerne l\u2019\u0153uvre de l\u2019artiste Jeff Koons. Plusieurs d\u00e9cisions ont rejet\u00e9 l\u2019application du <em>fair use<\/em>, eu \u00e9gard aux circonstances de l\u2019appropriation<a class=\"footnote\" title=\"Rogers v. Koons, 960 F.2d 301 (2d\u00a0Cir.), cert. Denied, 506\u00a0US 934 (1992)\u00a0; Campbell v. Koons, No.\u00a091 Civ. 6055, 1993 WL 97381, 1993\u00a0US Dist. Lexis\u00a03957 (SDNY Apr. 1, 1993)\u00a0; United Feature Syndicate v. Koons, 817 F. Supp. 370 (SDNY 1993)).\" id=\"return-footnote-62-331\" href=\"#footnote-62-331\" aria-label=\"Footnote 331\"><sup class=\"footnote\">[331]<\/sup><\/a>. D\u2019autres ont retenu l\u2019exception, principalement au regard du caract\u00e8re hautement transformatif des utilisations en cause<a class=\"footnote\" title=\"Blanch v. Koons, 467 F.3d 244 (2d Cir. 2006) (validation de l\u2019insertion, par l\u2019artiste, d\u2019une photographie dans un de ses collages). Mais v. \u00e9galement Sedlik v. Von Drachenberg n\u00b0 CV 21-1102, 2022 WL 2784818, C.D. Cal. 31 mai 2022: pas de fair use dans l'utilisation d'un portrait photographique iconique de Miles Davis pour un tatouage. La Cour rejette notamment l\u2019argument selon lequel un tatouage, impression permanente sur le corps humain, constitue \u00e0 lui seul une transformation, et renvoie \u00e0 un jury le soin de d\u00e9terminer si les diff\u00e9rences visuelles entre le portrait et le tatouage sont suffisantes pour faire de l\u2019usage en cause un usage transformateur.\u00a0\" id=\"return-footnote-62-332\" href=\"#footnote-62-332\" aria-label=\"Footnote 332\"><sup class=\"footnote\">[332]<\/sup><\/a>. La Cour supr\u00eame a adopt\u00e9 une position plut\u00f4t restrictive sur ce point en 2023 dans son arr\u00eat The Andy Warhol Foundation v. Goldsmith<a class=\"footnote\" title=\"598 U.S. _, 2023.\" id=\"return-footnote-62-333\" href=\"#footnote-62-333\" aria-label=\"Footnote 333\"><sup class=\"footnote\">[333]<\/sup><\/a>, \u00e0 propos d'une photographie de l'artiste Prince r\u00e9alis\u00e9e en 1981, retouch\u00e9e et coloris\u00e9e par Andy Warhol en 1984, sous une forme connue sous le nom \u00ab Orange Prince \u00bb. La fondation Andy Warhol, qui avait exploit\u00e9 la photographie retouch\u00e9e, avait \u00e9t\u00e9 assign\u00e9e en contrefa\u00e7on par l'auteur de la photographie d'origine, et invoquait le caract\u00e8re transformatif de l'\u0153uvre, et le message diff\u00e9rent communiqu\u00e9 par Andy Warhol. La Cour supr\u00eame consid\u00e8re au contraire <span style=\"font-size: 1em;\">que l'oeuvre d'Andy Warhol n'est pas couverte par l'exception de <\/span><em style=\"font-size: 1em;\">fair use<\/em><span style=\"font-size: 1em;\">, et constitue d\u00e8s lors une contrefa\u00e7on<\/span>. Elle souligne que le premier facteur ne valide pas tous les usages transformatifs, et que d'autres consid\u00e9rations doivent \u00eatre pris en compte dans son application, notamment le caract\u00e8re commercial de l'exploitation. Elle souligne qu'un 'esp\u00e8ce, l'utilisation, faite de la photographie par Goldsmith et par la fondation Warhol partage essentiellement le m\u00eame objectif : repr\u00e9senter l'artiste Prince. De plus, l'utilisation par la fondation Warhol est de nature commerciale. M\u00eame si \u00ab Orange Prince \u00bb ajoute une nouvelle expression \u00e0 la photographie de Goldsmith, dans le contexte de l'utilisation contest\u00e9e, pour la Cour supr\u00eame le premier facteur d'utilisation \u00e9quitable penche toujours contre le <em>fair use<\/em><a class=\"footnote\" title=\"\u00ab\u00a0AWF contends that the Prince Series works are \u201ctransformative,\u201d and that the first fair use factor thus weighs in AWF\u2019s favor, because the works convey a different meaning or message than the photograph. But the first fair use factor instead focuses on whether an allegedly infringing use has a further purpose or different character, which is a matter of degree, and the degree of difference must be weighed against other considerations, like commercialism. Although new expression, meaning, or message may be relevant to whether a copying use has a sufficiently distinct purpose or character, it is not, without more, dispositive of the first factor. Here, the specific use of Goldsmith\u2019s photograph alleged to infringe her copyright is AWF\u2019s licensing of Orange Prince to Cond\u00e9 Nast. As portraits of Prince used to depict Prince in magazine stories about Prince, the original photograph and AWF\u2019s copying use of it share substantially the same purpose. Moreover, AWF\u2019s use is of a commercial nature. Even though Orange Prince adds new expression to Goldsmith\u2019s photograph, in the context of the challenged use, the first fair use factor still favors Goldsmith.\u00a0\u00bb Comp. Viacom Int\u2019l v. Pixi Universal Civ. Action No H-21-2612, 2022 U.S. Dist. LEXIS 57400 (S.D. Tex. Mar. 25, 2022): Rejet de la d\u00e9fense pour des exploitations de d\u00e9cors et de divers \u00e9l\u00e9ments de la s\u00e9rie \u00ab Bob l\u2019\u00e9ponge \u00bb dans la cr\u00e9ation de restaurants et bars \u00e9ph\u00e9m\u00e8res. Sur le premier cirt\u00e8re, la Cour constate que l\u2019usage est pleinement commercial et n\u2019a pas de caract\u00e8re transformatif (rejet de l\u2019argument de la parodie). Sur le quatri\u00e8me crit\u00e8re, la Cour jug\u00e9 que l'usage a affect\u00e9 la possibilit\u00e9 pour Viacom de s\u2019aventurer dans la cr\u00e9ation ou l\u2019octroi de licences d\u2019\u0153uvres immersives d\u00e9riv\u00e9es, et donc le march\u00e9 concern\u00e9. V. \u00e9galement Dr. Seuss Enterprises v. ComicMix LLC 983 F.3d 443 (9th Cir. 2020), qui rejette la d\u00e9fense de fair use pour un mash-up (\u0153uvre constitu\u00e9e d'un m\u00e9lange d'\u0153uvres pr\u00e9existantes, le plus souvent \u00e0 des fins parodiques, artistiques ou d'hommage) sous forme d'un ouvrage destin\u00e9 \u00e0 la vente, reprenant \u00e0 l'identique ou au quasi identique des illustrations d'un ouvrage pour enfants du c\u00e9l\u00e8bre Dr. Seuss (l'auteur du \u00ab Grinch \u00bb), dans lequel les personnages d'origine \u00e9taient remplac\u00e9s par des personnages tir\u00e9s de l'univers de Star Trek. Jug\u00e9 que, si la transformation op\u00e9r\u00e9e de l'\u0153uvre d'origine au travers d'un mash-up peut jouer en faveur du fair use, c'est \u00e0 la condition que l'\u0153uvre d\u00e9riv\u00e9e \u00ab ajoute quelque chose de nouveau, avec une autre finalit\u00e9 ou un caract\u00e8re diff\u00e9rent, qui modifie l'\u0153uvre premi\u00e8re et lui conf\u00e8re une nouvelle expression, un nouveau sens ou un nouveau message \u00bb. Jug\u00e9 en l'esp\u00e8ce que l'\u0153uvre litigieuse ne constitue ni une parodie ni une critique de l'\u0153uvre du Dr. Seuss, et qu'elle n'est pas autrement transformatrice (du fait notamment de sa proximit\u00e9 avec l'oeuvre originale, qui n'op\u00e8re qu'une substitution de personnages sur des pages quasi-identiques); \u00e9galement, d\u00e9favorables aux fan fictions, Paramount Pictures Corp. v. Axanar Productions, Inc (Case N\u00b02 : 15-cv-09938-RGK-E), Cour de district pour le district central de l'\u00c9tat de Californie, 3 janvier 2017 (fan fiction consacr\u00e9e \u00e0 l'univers de Star Trek de 20 mn r\u00e9alis\u00e9 de mani\u00e8re \u00ab professionnelle\u00a0\u00bb et ayant obtenu plus d'un million de dollars de financement au travers de sites de crowdsourcing. Rejet de la d\u00e9fense sur les quatre facteurs; v. \u00e9galement Alexander v. Take-Two Interactive Software et a., n\u00b0 3 : 18-cv-00966, in the U.S. District Court for the Southern District of Illinois): pas de fair use\u00a0dans le cas de l\u2019utilisation d\u2019un tatouage dans un jeu vid\u00e9o (comp. dans une hypoth\u00e8se similaire de reprise de tatouages dans des jeux vid\u00e9os, avec la solution dans Solid Oak Sketches, Llc v. 2k Games, Inc. and Take-Two Interactive Software, Inc., 26 mars 2020, n\u00b0 16-CV-724-LTS-SDA, qui rejette la demande, \u00e0 la fois sur sur l'exception de minimis (tatouages reproduits en taille r\u00e9duite), et sur le fair use (retenant notamment le caract\u00e8re transformatif de l'oeuvre seconde, la faible originalit\u00e9 des tatouages et l'absence de preuve de l'existence d'un march\u00e9 des licences des tatouages pour l'usage dans des jeux vid\u00e9os).\" id=\"return-footnote-62-334\" href=\"#footnote-62-334\" aria-label=\"Footnote 334\"><sup class=\"footnote\">[334]<\/sup><\/a>.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>245._ Les exceptions au droit de reproduction_<\/strong> Les exceptions \u00ab pures et simples \u00bb au droit de reproduction sont nombreuses. Certaines ont une port\u00e9e limit\u00e9e, comme les exceptions couvrant certaines reproductions par les biblioth\u00e8ques et archives faites \u00e0 la demande, pour des pr\u00eats interbiblioth\u00e8ques ou dans un but de pr\u00e9servation<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0108.\" id=\"return-footnote-62-335\" href=\"#footnote-62-335\" aria-label=\"Footnote 335\"><sup class=\"footnote\">[335]<\/sup><\/a>, les enregistrements \u00e9ph\u00e9m\u00e8res r\u00e9alis\u00e9s par les organismes de radiodiffusion<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0112.\" id=\"return-footnote-62-336\" href=\"#footnote-62-336\" aria-label=\"Footnote 336\"><sup class=\"footnote\">[336]<\/sup><\/a> et certaines reproductions destin\u00e9es aux aveugles et personnes handicap\u00e9es<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0121.\" id=\"return-footnote-62-337\" href=\"#footnote-62-337\" aria-label=\"Footnote 337\"><sup class=\"footnote\">[337]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La section\u00a0113 du <em>Copyright Act<\/em> contient des exceptions sp\u00e9cifiques aux \u0153uvres de peinture, aux arts graphiques et aux sculptures. La section 113(b) limite ainsi la port\u00e9e du copyright sur une \u0153uvre repr\u00e9sentant un article utilitaire en pr\u00e9cisant qu\u2019il n\u2019emporte pas plus de droits sur l\u2019objet r\u00e9alis\u00e9 que ceux qui sont reconnus \u00e0 l\u2019objet utilitaire lui-m\u00eame<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0113(b).\" id=\"return-footnote-62-338\" href=\"#footnote-62-338\" aria-label=\"Footnote 338\"><sup class=\"footnote\">[338]<\/sup><\/a>. L\u2019id\u00e9e est de ne pas permettre la reconstitution d\u2019un monopole sur la forme des objets utilitaires, exclus de la protection, en permettant par exemple au titulaire du copyright sur le dessin pr\u00e9paratoire repr\u00e9sentant l\u2019objet (prot\u00e9g\u00e9 en tant qu\u2019\u0153uvre graphique classique) d\u2019invoquer la contrefa\u00e7on du dessin pour emp\u00eacher la r\u00e9alisation ou la copie de l\u2019objet<a class=\"footnote\" title=\"L\u2019article ajoute que, dans le cas d\u2019une \u0153uvre licitement reproduite dans des articles utilitaires qui ont \u00e9t\u00e9 offerts \u00e0 la vente, ou propos\u00e9s par tout autre mode de distribution au public, le copyright ne comprend pas le droit d\u2019interdire la r\u00e9alisation, la distribution ou la pr\u00e9sentation d\u2019images ou de photographies desdits articles, en rapport avec toutes annonces publicitaires ou tous commentaires relatifs \u00e0 la distribution ou \u00e0 la pr\u00e9sentation desdits articles, ou \u00e0 l\u2019occasion de comptes rendus d\u2019actualit\u00e9 (17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0113(c)). Ces exclusions sont adapt\u00e9es \u00e0 l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une \u0153uvre incorpor\u00e9e dans une \u0153uvre d\u2019architecture avant l\u2019entr\u00e9e en vigueur de la r\u00e9forme de 1990 prot\u00e9geant les \u0153uvres d\u2019architecture par copyright (17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0113(d)(1)).\" id=\"return-footnote-62-339\" href=\"#footnote-62-339\" aria-label=\"Footnote 339\"><sup class=\"footnote\">[339]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La section\u00a0113(d)(2) permet \u00e9galement au propri\u00e9taire d\u2019un \u00e9difice de retirer une \u0153uvre des arts visuels incorpor\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9difice sous certaines conditions et apr\u00e8s notification de l\u2019auteur<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0113(d)(2).\" id=\"return-footnote-62-340\" href=\"#footnote-62-340\" aria-label=\"Footnote 340\"><sup class=\"footnote\">[340]<\/sup><\/a>. La loi \u00e9tablit un m\u00e9canisme sp\u00e9cifique d\u2019inscription de l\u2019auteur d\u2019une \u0153uvre int\u00e9gr\u00e9e \u00e0 un \u00e9difice aupr\u00e8s du <em>Copyright Office<\/em><a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0113(d)(3).\" id=\"return-footnote-62-341\" href=\"#footnote-62-341\" aria-label=\"Footnote 341\"><sup class=\"footnote\">[341]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>En mati\u00e8re de logiciels, la section\u00a0117 pr\u00e9cise que le propri\u00e9taire d\u2019un exemplaire d\u2019un programme d\u2019ordinateur peut, sans porter atteinte au copyright, r\u00e9aliser une copie ou une adaptation de ce programme, ou en autoriser la r\u00e9alisation, \u00e0 condition (a) que cette copie ou adaptation constitue une phase essentielle de l\u2019utilisation du programme sur un ordinateur et qu\u2019elle ne soit pas utilis\u00e9e \u00e0 une autre fin, ou (b) que cette copie ou adaptation ne soit destin\u00e9e qu\u2019\u00e0 des fins d\u2019archivage et que toutes les copies r\u00e9alis\u00e9es soient d\u00e9truites au cas o\u00f9 la possession du programme cesserait d\u2019\u00eatre licite<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0117(a)(1). Vault Corp. v. Quaid Software Ltd., 847 F.2d 255, 261 (5th\u00a0Cir.\u00a01988)\u00a0; Atari, Inc. v. JS &amp; A Group, Inc., 597 F. Supp. 5, 9 (N.D. Ill. 1983)\u00a0; WallData, Inc. v. Los Angeles County Sheriff\u2019s Dept., 447 F.3d 769, 784-86 (9th\u00a0Cir.\u00a02006)\u00a0; Krause v. Titleserv, Inc., 402 F.3d 119, 124 (2d\u00a0Cir.\u00a02005).\" id=\"return-footnote-62-342\" href=\"#footnote-62-342\" aria-label=\"Footnote 342\"><sup class=\"footnote\">[342]<\/sup><\/a>. Les exemplaires r\u00e9alis\u00e9s conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019exception ne peuvent \u00eatre lou\u00e9s, vendus ou transf\u00e9r\u00e9s de toute autre mani\u00e8re, avec l\u2019exemplaire \u00e0 partir duquel ils ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s, que dans le cadre de la location, de la vente ou de tout autre transfert de l\u2019ensemble des droits aff\u00e9rents au programme. Les adaptations ainsi r\u00e9alis\u00e9es ne peuvent \u00eatre transf\u00e9r\u00e9es qu\u2019avec l\u2019autorisation du titulaire du copyright.<\/p>\n<p>Enfin, la section 120 du <em>Copyright Act<\/em> contient des exceptions propres aux \u0153uvres d\u2019architectures, d\u00e9j\u00e0 d\u00e9crites<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0179.\" id=\"return-footnote-62-343\" href=\"#footnote-62-343\" aria-label=\"Footnote 343\"><sup class=\"footnote\">[343]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>246._ L'exception pour copie priv\u00e9e sonore \u00e9tablie par le <em>Audio Home Recording Act<\/em>_<\/strong>\u00a0Le <em>Audio Home Recording Act<\/em> de 1992 (AHRA) a int\u00e9gr\u00e9 dans le <em>Copyright Act<\/em> une section consacr\u00e9e aux \u00ab\u00a0\u00c9quipements et supports d\u2019enregistrement audionum\u00e9riques\u00a0\u00bb. L\u2019objet de cette r\u00e9glementation est de faciliter la diffusion de ces technologies, contest\u00e9es d\u00e8s leur apparition par l\u2019industrie du disque. Elle institue tout d\u2019abord une exception pour copie priv\u00e9e, portant sur les copies sonores analogiques ou num\u00e9riques priv\u00e9es et non commerciales, codifi\u00e9e dans la section\u00a01008 du <em>Copyright Act<\/em><a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a01008.\" id=\"return-footnote-62-344\" href=\"#footnote-62-344\" aria-label=\"Footnote 344\"><sup class=\"footnote\">[344]<\/sup><\/a>, qui dispose\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Aucune action ne peut \u00eatre intent\u00e9e pour contrefa\u00e7on de copyright \u00e0 raison de la fabrication, de l\u2019importation, ou de la distribution d\u2019un dispositif num\u00e9rique d\u2019enregistrement audio, d\u2019un m\u00e9dia d\u2019enregistrement num\u00e9rique audio, d\u2019un dispositif d\u2019enregistrement analogique, ou d\u2019un m\u00e9dia d\u2019enregistrement analogique, ou \u00e0 raison de l\u2019utilisation non commerciale par un consommateur d\u2019un tel dispositif ou m\u00e9dia pour effectuer des enregistrements musicaux num\u00e9riques ou des enregistrements musicaux analogiques.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le <em>Copyright Act<\/em> pr\u00e9voit ensuite une r\u00e9mun\u00e9ration pour copie priv\u00e9e limit\u00e9e \u00e0 cet environnement num\u00e9rique<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a01001.\" id=\"return-footnote-62-345\" href=\"#footnote-62-345\" aria-label=\"Footnote 345\"><sup class=\"footnote\">[345]<\/sup><\/a>. Enfin, il impose l\u2019inclusion dans les appareils d\u2019enregistrements audionum\u00e9riques d\u2019un syst\u00e8me technique de gestion des copies, le <em>Serial Copy Management System<\/em> (SCMS) ou tout syst\u00e8me \u00e9quivalent<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a01002(a).\" id=\"return-footnote-62-346\" href=\"#footnote-62-346\" aria-label=\"Footnote 346\"><sup class=\"footnote\">[346]<\/sup><\/a>, et introduit \u00e0 cette occasion les premi\u00e8res mesures de protection des syst\u00e8mes de contournement contre la copie<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a01002(c-d) et 17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a01009(d).\" id=\"return-footnote-62-347\" href=\"#footnote-62-347\" aria-label=\"Footnote 347\"><sup class=\"footnote\">[347]<\/sup><\/a>, qui seront ensuite g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es par le <em>Digital Millenium Copyright Act<\/em>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>247._ La r\u00e9mun\u00e9ration pour copie priv\u00e9e issue du <em>Audio Home Recording Act<\/em>_<\/strong> Le AHRA de 1992 a introduit pour la premi\u00e8re fois aux \u00c9tats-Unis un syst\u00e8me de r\u00e9mun\u00e9ration destin\u00e9 \u00e0 compenser la copie priv\u00e9e. Ce syst\u00e8me n\u2019a cependant pas la port\u00e9e de ses \u00e9quivalents europ\u00e9ens. Il est en effet restreint aux copies priv\u00e9es sonores num\u00e9riques.<\/p>\n<p>La loi impose aux importateurs et fabricants une redevance sur les \u00ab\u00a0\u00e9quipements d\u2019enregistrement audionum\u00e9riques\u00a0\u00bb (<em>digital audio recording device<\/em>) et sur les \u00ab\u00a0supports d\u2019enregistrement audionum\u00e9riques\u00a0\u00bb (<em>digital audio recording media<\/em>). Cependant la d\u00e9finition donn\u00e9e de ces \u00e9quipements et supports est tr\u00e8s \u00e9troite. Elle est codifi\u00e9e \u00e0 17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a01001 qui d\u00e9finit tout d\u2019abord l\u2019\u00e9quipement d\u2019enregistrement comme\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Un dispositif d\u2019enregistrement num\u00e9rique audio d\u00e9signe toute machine ou dispositif d\u2019un type couramment distribu\u00e9 aux personnes physiques pour l\u2019usage des personnes physiques, inclus ou non en tant qu\u2019\u00e9l\u00e9ment d\u2019une autre machine ou d\u2019un autre dispositif, dont la fonction d\u2019enregistrement num\u00e9rique est con\u00e7ue ou lanc\u00e9e sur le march\u00e9 dans le but et avec la possibilit\u00e9 de r\u00e9aliser un enregistrement audionum\u00e9rique copi\u00e9 pour l\u2019usage priv\u00e9, sauf pour\u00a0:<\/p>\n<p>(A) les mod\u00e8les de produits professionnels, et<\/p>\n<p>(B) les machines de dict\u00e9e, les r\u00e9pondeurs et autres \u00e9quipements d\u2019enregistrement qui sont con\u00e7us et vendus principalement de cr\u00e9er des enregistrements sonores r\u00e9sultant de la fixation de sons non musicaux.\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a01001(3).\" id=\"return-footnote-62-348\" href=\"#footnote-62-348\" aria-label=\"Footnote 348\"><sup class=\"footnote\">[348]<\/sup><\/a><\/p>\n<p>La d\u00e9finition du support d\u2019enregistrement audionum\u00e9rique est similaire<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a01001(4)\u00a0: \u00ab\u00a0(4)(A) A \u201cdigital audio recording medium\u201d is any material object in a form commonly distributed for use by individuals, that is primarily marketed or most commonly used by consumers for the purpose of making digital audio copied recordings by use of a digital audio recording device.(B) Such term does not include any material object\u00a0:(i) that embodies a sound recording at the time it is first distributed by the importer or manufacturer\u00a0; or(ii) that is primarily marketed and most commonly used by consumers either for the purpose of making copies of motion pictures or other audiovisual works or for the purpose of making copies of nonmusical literary works, including computer programs or data bases.\u00a0\u00bb\" id=\"return-footnote-62-349\" href=\"#footnote-62-349\" aria-label=\"Footnote 349\"><sup class=\"footnote\">[349]<\/sup><\/a>. Le crit\u00e8re n\u2019est donc pas la capacit\u00e9 d\u2019enregistrement\u00a0; seuls sont vis\u00e9s les \u00e9quipements et supports commercialis\u00e9s, destin\u00e9s ou con\u00e7us pour r\u00e9aliser des enregistrements sonores. En cons\u00e9quence un enregistreur de disques dans un ordinateur personnel, ou encore des disques vierges, cl\u00e9s ou cartes m\u00e9moires qui ne sont pas vendus pour les enregistrements musicaux sont exclus du sch\u00e9ma de perception.<\/p>\n<p>Les fabricants, importateurs de ces produits, ainsi que les distributeurs, doivent d\u00e9poser leurs comptes aupr\u00e8s du <em>Copyright Office<\/em><a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 1003.\" id=\"return-footnote-62-350\" href=\"#footnote-62-350\" aria-label=\"Footnote 350\"><sup class=\"footnote\">[350]<\/sup><\/a>, et proc\u00e9der au paiement de royalties<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 1004.\" id=\"return-footnote-62-351\" href=\"#footnote-62-351\" aria-label=\"Footnote 351\"><sup class=\"footnote\">[351]<\/sup><\/a>. Pour les \u00e9quipements, la redevance est fix\u00e9e \u00e0 2 %, avec un minimum d\u2019un dollar et un maximum de huit dollars. Le taux est de 3 % pour les supports d\u2019enregistrement.\u00a0Le sch\u00e9ma de distribution est \u00e9tabli par l\u2019AARC. Les redevances sont vers\u00e9es \u00e0 deux fonds. Un tiers des redevances collect\u00e9es est vers\u00e9 \u00e0 un fonds destin\u00e9 aux auteurs et aux \u00e9diteurs de musique (<em>Intellectual Property Fund<\/em>). Le partage a lieu par moiti\u00e9 entre ces cat\u00e9gories<a class=\"footnote\" title=\"Les sommes destin\u00e9es aux auteurs sont vers\u00e9es \u00e0 ASCP\/SESAC\/BMI et celles destin\u00e9es aux \u00e9diteurs \u00e0 la Harry\u00a0Fox agency, puis distribu\u00e9es par ces soci\u00e9t\u00e9s.\" id=\"return-footnote-62-352\" href=\"#footnote-62-352\" aria-label=\"Footnote 352\"><sup class=\"footnote\">[352]<\/sup><\/a>, et les royalties sont calcul\u00e9es en fonction des distributions et radiodiffusions des phonogrammes concern\u00e9s. Les deux tiers restants sont destin\u00e9s aux producteurs de phonogrammes et artistes-interpr\u00e8tes (<em>Sound Recording Fund<\/em>), les producteurs touchant 60\u00a0% et les artistes-interpr\u00e8tes 40\u00a0%, apr\u00e8s d\u00e9duction de 4\u00a0% destin\u00e9s aux musiciens et artistes-interpr\u00e8tes non cr\u00e9dit\u00e9s. Les sommes \u00e0 r\u00e9partir sont calcul\u00e9es en fonction des ventes des phonogrammes concern\u00e9s.<\/p>\n<p>Compte tenu de la d\u00e9finition assez \u00e9troite de son assiette, cette r\u00e9mun\u00e9ration g\u00e9n\u00e8re des revenus assez faibles<a class=\"footnote\" title=\"Les redevances \u00e9taient de 1\u00a0500\u00a0000\u00a0euros environ en 2010, pour tomber \u00e0 350\u00a0000\u00a0euros en 2014. Elle avaient atteint un maximum de 5,2\u00a0millions de dollars en 2000.\" id=\"return-footnote-62-353\" href=\"#footnote-62-353\" aria-label=\"Footnote 353\"><sup class=\"footnote\">[353]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>En 2021, la soci\u00e9t\u00e9 Soundexchange a succ\u00e9d\u00e9 \u00e0 l'Alliance of Artistes and Recording Companies (AARC), dans la collecte et la distribution des sommes issues de la redevance pour copie priv\u00e9e (domestique et \u00e9trang\u00e8re).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>248._ Les exceptions au droit de produire des \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es_<\/strong>\u00a0Les exceptions au droit de produire des \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es sont limit\u00e9es. Outre deux exceptions sp\u00e9cifiques en mati\u00e8re d\u2019\u0153uvres d\u2019architecture et de logiciels, d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9es<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0\u00a0197 et 226.\" id=\"return-footnote-62-354\" href=\"#footnote-62-354\" aria-label=\"Footnote 354\"><sup class=\"footnote\">[354]<\/sup><\/a>, une exception, vis\u00e9e \u00e0 la 110(11), et introduite par une r\u00e9forme de 2005, permet d\u2019effectuer des \u00ab occultations limit\u00e9es \u00bb dans les vid\u00e9ogrammes destin\u00e9s \u00e0 l\u2019usage priv\u00e9 du public<a class=\"footnote\" title=\"Cette exception est destin\u00e9e \u00e0 \u00e9carter les cons\u00e9quences de l\u2019arr\u00eat Clean Flicks of Colorado, LLC v. Soderbergh, 433\u00a0F.\u00a0Supp. 2d\u00a01236 (D.\u00a0Colo. 2006). L\u2019article dispose: \u00ab\u00a0Nonobstant les dispositions de l'article 106, les actes suivants ne constituent pas une atteinte au copyright: (\u2026) (11) le fait de rendre imperceptible, par ou \u00e0 la demande d\u2019une personne dans un foyer priv\u00e9, une partie limit\u00e9e du contenu audio ou vid\u00e9o d\u2019un film, pendant son visionnage au sein du foyer ou sa transmission vers ce foyer pour un repr\u00e9sentation priv\u00e9e, \u00e0 partir d\u2019une copie licite de ce film, ou la cr\u00e9ation ou la fourniture d\u2019un programme d\u2019ordinateur ou d\u2019une autre technologie qui permet une telle occultation et qui est con\u00e7u et distribu\u00e9 afin d\u2019\u00eatre utilis\u00e9, par une personne au sein d\u2019un foyer, pour proc\u00e9der \u00e0 une telle occultation, si aucune copie la version modifi\u00e9e du film n\u2019est cr\u00e9\u00e9e par ce logiciel ou cette technologie.\u00a0\u00bb\" id=\"return-footnote-62-355\" href=\"#footnote-62-355\" aria-label=\"Footnote 355\"><sup class=\"footnote\">[355]<\/sup><\/a>. Rappelons \u00e9galement qu\u2019en vertu de la section\u00a0114 le droit d\u2019adaptation a une port\u00e9e limit\u00e9e en mati\u00e8re d\u2019enregistrements sonores<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0\u00a0226.\" id=\"return-footnote-62-356\" href=\"#footnote-62-356\" aria-label=\"Footnote 356\"><sup class=\"footnote\">[356]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>249._ Les exceptions aux droits de repr\u00e9sentation et de pr\u00e9sentation publique_<\/strong>\u00a0Ces exceptions sont nombreuses, et contenues dans les sections\u00a0110 et 111 du <em>Copyright Act<\/em>. Nous les citerons sans en d\u00e9tailler le r\u00e9gime.<\/p>\n<p>La section\u00a0110 contient onze exceptions concernant certaines repr\u00e9sentations, ex\u00e9cutions et pr\u00e9sentations publiques, dont certaines ont une port\u00e9e tr\u00e8s large.<\/p>\n<p>Les sections\u00a0110(1) et 110(2) sont des exceptions \u00e0 usage d\u2019enseignement. La section 110(1) vise la repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution, ou la pr\u00e9sentation, d\u2019une \u0153uvre par des enseignants ou des \u00e9l\u00e8ves au cours d\u2019activit\u00e9s d\u2019enseignement (en \u00ab\u00a0pr\u00e9sentiel\u00a0\u00bb) dans un \u00e9tablissement d\u2019enseignement \u00e0 but non lucratif, dans une classe ou un lieu semblable consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019enseignement<a class=\"footnote\" title=\"\u00c0 moins que, dans le cas d\u2019un film cin\u00e9matographique ou d\u2019une autre \u0153uvre audiovisuelle, la repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution, ou la pr\u00e9sentation d\u2019images isol\u00e9es, ne soit effectu\u00e9e \u00e0 l\u2019aide d\u2019un exemplaire qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 licitement en vertu du pr\u00e9sent titre et que la personne responsable de la repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution, ou de la pr\u00e9sentation, n\u2019ait su ou n\u2019ait eu des raisons de penser qu\u2019il n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 licitement.\" id=\"return-footnote-62-357\" href=\"#footnote-62-357\" aria-label=\"Footnote 357\"><sup class=\"footnote\">[357]<\/sup><\/a>. La section 110(2), la repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution d\u2019une \u0153uvre musicale ou litt\u00e9raire non dramatique, ou la pr\u00e9sentation d\u2019une \u0153uvre, dans une \u00e9mission ou au cours de celle-ci, dans le cadre d\u2019activit\u00e9s \u00e9ducatives.<\/p>\n<p>La section\u00a0110(3) permet la repr\u00e9sentation ou l\u2019ex\u00e9cution d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire ou musicale non dramatique ou d\u2019une \u0153uvre dramatico-musicale de caract\u00e8re religieux, ainsi que la pr\u00e9sentation d\u2019une \u0153uvre, au cours de services religieux dans un lieu de culte ou au sein de toute autre assembl\u00e9e religieuse.<\/p>\n<p>La section\u00a0110(4) consacre une exception large pour certaines repr\u00e9sentations \u00e0 but non lucratif. Elle vise la repr\u00e9sentation ou l\u2019ex\u00e9cution publiques d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire ou musicale non dramatique autrement que dans une \u00e9mission destin\u00e9e au public, (a) sans aucune intention d\u2019en tirer directement ou indirectement profit dans le commerce et sans paiement d\u2019aucune redevance ou autre r\u00e9mun\u00e9ration aux artistes interpr\u00e8tes ou ex\u00e9cutants, aux promoteurs ou aux organisateurs, lorsqu\u2019aucun droit d\u2019entr\u00e9e n\u2019est directement ou indirectement exig\u00e9\u00a0; ou (b) si le produit de la repr\u00e9sentation ou de l\u2019ex\u00e9cution, d\u00e9duction faite des co\u00fbts de production l\u00e9gitimes, est affect\u00e9 exclusivement \u00e0 des fins \u00e9ducatives, religieuses ou caritatives et ne sert en aucun cas \u00e0 la r\u00e9alisation d\u2019un gain p\u00e9cuniaire individuel. Cependant l\u2019exception ne s\u2019applique pas si le titulaire du copyright a notifi\u00e9 son opposition \u00e0 la repr\u00e9sentation ou \u00e0 l\u2019ex\u00e9cution dans les conditions pr\u00e9vues par le texte qui renvoient aux conditions arr\u00eat\u00e9es par le directeur du <em>Copyright Office<\/em>.<\/p>\n<p>Le section 110(5) \u00e9tablit deux exceptions, qui visent certaines repr\u00e9sentations publiques de programmes de radio ou de t\u00e9l\u00e9vision. Ces deux exceptions ont \u00e9t\u00e9 contest\u00e9es par la Commission europ\u00e9enne devant l\u2019organisation mondiale du commerce en 1999.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re, pr\u00e9vue par la section 110(5)A, couvre la communication gratuite par toute personne de programmes de t\u00e9l\u00e9vision ou de radio au moyen d'un \u00ab\u00a0appareil r\u00e9cepteur isol\u00e9 d'un mod\u00e8le couramment utilis\u00e9 dans les foyers\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire d\u2019un poste de radio ou de t\u00e9l\u00e9vision<a class=\"footnote\" title=\"Le texte dispose\u00a0: \u00ab\u00a0Nonobstant les dispositions de l'article 106, les actes suivants ne constituent pas une atteinte au copyright: (\u2026) (5)A: sous r\u00e9serve des dispositions de l'alin\u00e9a B), la communication d'une \u00e9mission comprenant la repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution, ou la pr\u00e9sentation, d'une oeuvre par la r\u00e9ception publique de l'\u00e9mission sur un appareil r\u00e9cepteur isol\u00e9 d'un mod\u00e8le couramment utilis\u00e9 dans les foyers, \u00e0 moins que\u00a0: A) un droit ne soit directement per\u00e7u pour permettre de voir ou d'entendre l'\u00e9mission, ou que B) l'\u00e9mission ainsi re\u00e7ue ne soit retransmise ensuite au public\u00a0\u00bb (traduction OMC).V. Twentieth Century Music Corp. v. Aiken, 422 U.S. 151 (1975), rendu sur le texte d\u2019origine de cette exception, qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9 sur le fond par le Fairness in Music Licensing Act de 1998 (\u00ab\u00a0Dans l'affaire Aiken, la Cour [supr\u00eame] a d\u00e9cid\u00e9 que le propri\u00e9taire d'un petit restaurant \u00e0 service rapide \u00e9tait exon\u00e9r\u00e9 de toute responsabilit\u00e9 pour atteinte au droit d'auteur lorsqu'il diffusait de la musique \u00e0 l'aide d'une radio raccord\u00e9e \u00e0 quatre haut-parleurs situ\u00e9s au plafond; la superficie de l'\u00e9tablissement \u00e9tait de 1 055 pieds carr\u00e9s (98 m2) dont 620 pieds carr\u00e9s (56 m2) \u00e9taient ouverts au public. Selon le rapport de la Chambre (1976), la situation factuelle dans l'affaire Aiken constitue la &quot;limite extr\u00eame de l'exception&quot; \u00e9nonc\u00e9e \u00e0 l'article 110 5) initial\u00a0\u00bb Rapport du groupe sp\u00e9cial de l\u2019OMC, WT\/DS160\/R, p.5).\" id=\"return-footnote-62-358\" href=\"#footnote-62-358\" aria-label=\"Footnote 358\"><sup class=\"footnote\">[358]<\/sup><\/a>. Le groupe sp\u00e9cial de l\u2019OMC l\u2019a jug\u00e9e conforme aux dispositions des articles articles 11<em>bis <\/em>1) 3\u00b0 et 11 1) 2\u00b0 de la Convention de Berne et au triple test de l\u2019article 13 de l\u2019accord ADPIC<a class=\"footnote\" title=\"Rapport du groupe sp\u00e9cial, WT\/DS160\/R.\" id=\"return-footnote-62-359\" href=\"#footnote-62-359\" aria-label=\"Footnote 359\"><sup class=\"footnote\">[359]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La seconde, inscrite la section 110(5)B, et introduite par le <em>Fairness in Music Licensing Act<\/em> de 1998, est circonscrite aux \u0153uvres musicales non dramatiques, et ne concerne que les \u00e9tablissements commerciaux ouverts au public (boutiques, magasins, restaurants et d\u00e9bits de boisson). \u00a0Elle \u00a0permet, au regard des seules \u0153uvres musicales non dramatiques, la communication gratuite aux clients de l\u2019\u00e9tablissement concern\u00e9 de programmes de radio ou de t\u00e9l\u00e9vision, si l\u2019\u00e9tablissement satisfait \u00e0 certaines conditions, notamment de taille, d\u2019accessibilit\u00e9 et de mat\u00e9riel<a class=\"footnote\" title=\"Le texte vise\u00a0: \u00ab\u00a0la communication par un \u00e9tablissement d'une \u00e9mission ou d'une retransmission comprenant l'ex\u00e9cution ou la pr\u00e9sentation d'une oeuvre musicale non dramatique destin\u00e9e \u00e0 \u00eatre re\u00e7ue par le grand public, \u00e9mise par une station de radiodiffusion ou de t\u00e9l\u00e9vision agr\u00e9\u00e9e en tant que telle par la Commission f\u00e9d\u00e9rale des communications [Federal Communications Commission], ou, s'il s'agit d'une transmission audiovisuelle, par un r\u00e9seau de distribution par c\u00e2ble ou un organisme d'acheminement par satellite, sii) dans le cas d'un \u00e9tablissement autre qu'un \u00e9tablissement de restauration ou un d\u00e9bit de boissons, soit l'\u00e9tablissement dans lequel la communication a lieu a une superficie inf\u00e9rieure \u00e0 2 000 pieds carr\u00e9s bruts (\u00e0 l'exclusion de l'espace destin\u00e9 au stationnement des v\u00e9hicules des clients et \u00e0 aucune autre utilisation), soit l'\u00e9tablissement dans lequel la communication a lieu a une superficie \u00e9gale ou sup\u00e9rieure \u00e0 2 000 pieds carr\u00e9s bruts (\u00e0 l'exclusion de l'espace destin\u00e9 au stationnement des v\u00e9hicules des clients et \u00e0 aucune autre utilisation) et (I) si l'ex\u00e9cution se fait uniquement par des moyens audio, elle est communiqu\u00e9e au moyen d'un total de six haut-parleurs au plus, dont quatre au plus sont situ\u00e9s dans une m\u00eame pi\u00e8ce ou dans l'espace ext\u00e9rieur attenant; ou (II) si l'ex\u00e9cution ou la pr\u00e9sentation se fait par des moyens audiovisuels, toute partie visuelle de l'ex\u00e9cution ou de la pr\u00e9sentation est communiqu\u00e9e au moyen d'un total de quatre dispositifs audiovisuels au plus, dont un au plus est situ\u00e9 dans une m\u00eame pi\u00e8ce, et aucun de ces dispositifs audiovisuels n'a un \u00e9cran d'une dimension de plus de 55 pouces dans le sens de la diagonale, et toute partie audio de l'ex\u00e9cution ou de la pr\u00e9sentation est communiqu\u00e9e au moyen d'un total de six haut-parleurs au plus, dont quatre au plus sont situ\u00e9s dans une m\u00eame pi\u00e8ce ou dans l'espace ext\u00e9rieur attenant;ii) dans le cas d'un \u00e9tablissement de restauration ou d'un d\u00e9bit de boissons (\u2026) [conditions comparables \u00e0 celles impos\u00e9es au point (i), omises]iii) aucun droit n'est directement per\u00e7u pour voir ou entendre l'\u00e9mission ou la retransmission;iv) l'\u00e9mission ou la retransmission n'est pas retransmise au-del\u00e0 de l'\u00e9tablissement dans lequel elle est re\u00e7ue; etv) l'\u00e9mission ou la retransmission est autoris\u00e9e par voie de licence par le titulaire du droit d'auteur sur l'oeuvre ainsi ex\u00e9cut\u00e9e ou pr\u00e9sent\u00e9e en public\u00a0\u00bb (traduction OMC).\" id=\"return-footnote-62-360\" href=\"#footnote-62-360\" aria-label=\"Footnote 360\"><sup class=\"footnote\">[360]<\/sup><\/a>. \u00a0Cette exception a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9e incompatible avec l\u2019article\u00a013 de l\u2019accord ADPIC<a class=\"footnote\" title=\"Op. cit.\" id=\"return-footnote-62-361\" href=\"#footnote-62-361\" aria-label=\"Footnote 361\"><sup class=\"footnote\">[361]<\/sup><\/a>. Elle n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9e, \u00e0 la suite d\u2019un accord financier conclu avec les Communaut\u00e9s europ\u00e9ennes<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab\u00a0Le 23\u00a0juin 2003, les \u00c9tats-Unis et les Communaut\u00e9s europ\u00e9ennes ont inform\u00e9 l\u2019ORD qu\u2019ils \u00e9taient parvenus \u00e0 un arrangement temporaire mutuellement satisfaisant, qui portait sur la p\u00e9riode allant jusqu\u2019au 20\u00a0d\u00e9cembre 2004. Les \u00c9tats-Unis ont ensuite pr\u00e9sent\u00e9 des rapports de situation \u00e0 l\u2019ORD dans lesquels ils indiquaient que leur Administration examinait cette question en \u00e9troite collaboration avec le Congr\u00e8s et continuait de s\u2019entretenir avec l\u2019Union europ\u00e9enne afin d\u2019arriver \u00e0 une solution mutuellement satisfaisante.\u00a0\u00bb (extrait du site de l\u2019OMC, consult\u00e9 le 8\u00a0juillet 2016).\" id=\"return-footnote-62-362\" href=\"#footnote-62-362\" aria-label=\"Footnote 362\"><sup class=\"footnote\">[362]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La section\u00a0110(6) permet l\u2019ex\u00e9cution d\u2019une \u0153uvre musicale non dramatique par un organisme public ou une organisation agricole ou horticole \u00e0 but non lucratif, au cours d\u2019une exposition ou d\u2019une foire agricole ou horticole annuelle mise sur pied par l\u2019organisme ou l\u2019organisation en question.<\/p>\n<p>La section\u00a0110(7) permet l\u2019ex\u00e9cution d\u2019une \u0153uvre musicale non dramatique par un \u00e9tablissement de vente ouvert au public, sans perception de droit d\u2019entr\u00e9e direct ou indirect, \u00e0 des fins de promotion de la vente au d\u00e9tail d\u2019exemplaires ou de phonogrammes de l\u2019\u0153uvre\u00a0;<\/p>\n<p>La section\u00a0110(8) porte sur la repr\u00e9sentation d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire non dramatique par la voie ou au cours d\u2019une \u00e9mission sp\u00e9cialement con\u00e7ue et essentiellement r\u00e9alis\u00e9e pour les aveugles ou autres personnes handicap\u00e9es\u00a0;<\/p>\n<p>La section\u00a0110(9) permet la repr\u00e9sentation \u00e0 une seule occasion d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire dramatique publi\u00e9e dix ans au moins avant la date de la repr\u00e9sentation, par la voie ou au cours d\u2019une \u00e9mission sp\u00e9cialement con\u00e7ue et essentiellement r\u00e9alis\u00e9e pour les aveugles ou autres personnes en situation de handicap qui ne sont pas en mesure de lire des textes imprim\u00e9s ordinaires du fait de leur handicap\u00a0;<\/p>\n<p>La section\u00a0110(10) vise la repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution d\u2019une \u0153uvre litt\u00e9raire ou musicale non dramatique au cours d\u2019une r\u00e9union organis\u00e9e et anim\u00e9e par une association d\u2019anciens combattants ou une amicale \u00e0 but non lucratif, sous certaines conditions<a class=\"footnote\" title=\"Le texte pr\u00e9cise que ces dispositions ne s\u2019appliquent pas aux r\u00e9unions de confr\u00e9ries d\u2019\u00e9tudiants, \u00e0 moins que celles-ci aient uniquement pour but la collecte de fonds pour une \u0153uvre de bienfaisance d\u00e9termin\u00e9e.\" id=\"return-footnote-62-363\" href=\"#footnote-62-363\" aria-label=\"Footnote 363\"><sup class=\"footnote\">[363]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La section\u00a0111 concerne des actes de retransmissions secondaires de programmes radiodiffus\u00e9s comportant des \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es. Ces exceptions sont tr\u00e8s complexes. Elles couvrent la retransmission sous certaines conditions de signaux radiodiffus\u00e9s dans des h\u00f4tels ou habitations collectives<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0111(a)(1).\" id=\"return-footnote-62-364\" href=\"#footnote-62-364\" aria-label=\"Footnote 364\"><sup class=\"footnote\">[364]<\/sup><\/a> ou par des organismes publics ou \u00e0 fins non lucratives<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0111(a)(5).\" id=\"return-footnote-62-365\" href=\"#footnote-62-365\" aria-label=\"Footnote 365\"><sup class=\"footnote\">[365]<\/sup><\/a>, certaines transmissions \u00e0 fin d\u2019\u00e9ducation<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0111(a)(2).\" id=\"return-footnote-62-366\" href=\"#footnote-62-366\" aria-label=\"Footnote 366\"><sup class=\"footnote\">[366]<\/sup><\/a>, certaines transmissions secondaires effectu\u00e9es par des transporteurs de signaux<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0111(a)(3) et 111(a)(4).\" id=\"return-footnote-62-367\" href=\"#footnote-62-367\" aria-label=\"Footnote 367\"><sup class=\"footnote\">[367]<\/sup><\/a>, les transmissions secondaires \u00e0 des groupes d\u00e9termin\u00e9s dans des conditions impos\u00e9es par la r\u00e9glementation audiovisuelle<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0111(b).\" id=\"return-footnote-62-368\" href=\"#footnote-62-368\" aria-label=\"Footnote 368\"><sup class=\"footnote\">[368]<\/sup><\/a>, et certaines transmissions secondaires par des r\u00e9seaux de distribution par c\u00e2ble<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0111(c)(d) et (e).\" id=\"return-footnote-62-369\" href=\"#footnote-62-369\" aria-label=\"Footnote 369\"><sup class=\"footnote\">[369]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>250._ Les licences obligatoires_<\/strong>\u00a0Le <em>Copyright Act\u00a01976<\/em> mets en place huit m\u00e9canismes distincts de licences l\u00e9gales, qui s\u2019appliquent\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">A la retransmission par c\u00e2ble de programmes de t\u00e9l\u00e9vision<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 111.\" id=\"return-footnote-62-370\" href=\"#footnote-62-370\" aria-label=\"Footnote 370\"><sup class=\"footnote\">[370]<\/sup><\/a>. Cette licence permet aux c\u00e2blodistributeurs de retransmettre les signaux \u00e9mis par un organisme de radiodiffusion titulaire d\u2019une licence f\u00e9d\u00e9rale ou par certains organismes de radiodiffusion canadiens ou mexicains (pour ces derniers, la retransmission est restreinte aux zones frontali\u00e8res concern\u00e9es). La \u00ab transmission secondaire \u00bb autoris\u00e9e est d\u00e9finie comme la retransmission simultan\u00e9e ou non simultan\u00e9e<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 111(f).\" id=\"return-footnote-62-371\" href=\"#footnote-62-371\" aria-label=\"Footnote 371\"><sup class=\"footnote\">[371]<\/sup><\/a>. Cette licence l\u00e9gale couvre l\u2019ensemble des \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es incluses dans le signal retransmis. Les m\u00e9thodes de d\u00e9claration et de r\u00e9mun\u00e9ration des ayants droit sont extr\u00eamement complexes.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Aux enregistrements de phonogrammes par un radiodiffuseur aux fins de faciliter ses transmissions<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 112(e).\" id=\"return-footnote-62-372\" href=\"#footnote-62-372\" aria-label=\"Footnote 372\"><sup class=\"footnote\">[372]<\/sup><\/a>.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Aux radiodiffusions num\u00e9riques d\u2019enregistrements sonores<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 114(d).\" id=\"return-footnote-62-373\" href=\"#footnote-62-373\" aria-label=\"Footnote 373\"><sup class=\"footnote\">[373]<\/sup><\/a>.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">A la fabrication et la distribution de nouveaux phonogrammes d\u2019\u0153uvres musicales pr\u00e9c\u00e9demment distribu\u00e9es par phonogrammes au public aux \u00c9tats-Unis, modifi\u00e9e en 2018, et compl\u00e9t\u00e9e par un m\u00e9canisme de gestion collective<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 115.\" id=\"return-footnote-62-374\" href=\"#footnote-62-374\" aria-label=\"Footnote 374\"><sup class=\"footnote\">[374]<\/sup><\/a>. Compte tenu de son importance, elle sera \u00e9tudi\u00e9e plus pr\u00e9cis\u00e9ment dans le paragraphe suivant.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">A l\u2019utilisation de juke-box et machines assimil\u00e9es<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 116.\" id=\"return-footnote-62-375\" href=\"#footnote-62-375\" aria-label=\"Footnote 375\"><sup class=\"footnote\">[375]<\/sup><\/a>.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">A la radiodiffusion non commerciale<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 118.\" id=\"return-footnote-62-376\" href=\"#footnote-62-376\" aria-label=\"Footnote 376\"><sup class=\"footnote\">[376]<\/sup><\/a>. Cette licence permet la communication au public, dans le cadre d\u2019une transmission de programmes \u00e0 but \u00e9ducatif, d\u2019\u0153uvres artistiques et musicales. Seuls les diffuseurs du secteur public b\u00e9n\u00e9ficient de cette licence l\u00e9gale.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Aux retransmissions par satellite<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 119.\" id=\"return-footnote-62-377\" href=\"#footnote-62-377\" aria-label=\"Footnote 377\"><sup class=\"footnote\">[377]<\/sup><\/a>. Il s\u2019agit d\u2019un syst\u00e8me similaire \u00e0 celui adopt\u00e9 pour le c\u00e2ble. Il a \u00e9t\u00e9 mis en place en 1988, et permet aux distributeurs de services sur plateformes satellites d\u2019effectuer la transmission secondaire de signaux \u00e9manant de \u00ab stations de cha\u00eene \u00bb et de \u00ab superstations \u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Contre paiement d\u2019une redevance mensuelle fix\u00e9e par abonn\u00e9, le distributeur peut retransmettre le signal aux foyers priv\u00e9s. Les redevances pay\u00e9es par les abonn\u00e9s sont r\u00e9parties entre les titulaires du copyright dont les \u0153uvres sont retransmises par le distributeur au cours de la p\u00e9riode semestrielle consid\u00e9r\u00e9e et qui en font la demande au Registrar conform\u00e9ment aux dispositions de la loi.L\u2019expression \u00ab station de cha\u00eene \u00bb est d\u00e9finie par la loi comme : \u00ab une station \u00e9mettrice de t\u00e9l\u00e9vision, y compris toute station relais ou toute station terrestre de transmission par satellite qui rediffuse tous ou presque tous les programmes diffus\u00e9s par une station de cha\u00eene, qui appartient ou qui est affili\u00e9e \u00e0 une ou plusieurs cha\u00eenes de t\u00e9l\u00e9vision aux \u00c9tats-Unis d\u2019Am\u00e9rique qui proposent r\u00e9guli\u00e8rement un service d\u2019\u00e9missions interconnect\u00e9 de 15 heures minimum par semaine \u00e0 25 au moins des stations de t\u00e9l\u00e9vision affili\u00e9es qui op\u00e8rent en vertu de licences dans 10 \u00c9tats ou plus \u00bb.Le terme \u00ab superstation \u00bb d\u00e9signe quant \u00e0 lui \u00ab une station de t\u00e9l\u00e9vision autre qu\u2019une station de cha\u00eene, agr\u00e9\u00e9e par la Commission f\u00e9d\u00e9rale des communications, dont les \u00e9missions sont retransmises par un organisme d\u2019acheminement par satellite \u00bb.\" id=\"return-footnote-62-378\" href=\"#footnote-62-378\" aria-label=\"Footnote 378\"><sup class=\"footnote\">[378]<\/sup><\/a>.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Et aux retransmissions satellitaires locales<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 122.\" id=\"return-footnote-62-379\" href=\"#footnote-62-379\" aria-label=\"Footnote 379\"><sup class=\"footnote\">[379]<\/sup><\/a>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le <em>Copyright Act<\/em> avait \u00e9tabli un <em>Copyright Royalty\u00a0Tribunal<\/em> (CRT) aux fins de fixer les taux des diff\u00e9rentes licences l\u00e9gales. Le <em>Copyright Royalty Tribunal Reform Act<\/em> de 1993 a supprim\u00e9 le CRT et a institu\u00e9 \u00e0 sa place des <em>Copyright Arbitration Royalty Panels<\/em>. Ces derniers furent remplac\u00e9s par le <em>Copyright Royalty and Distribution Reform Act<\/em> de 2004, qui a institu\u00e9 trois <em>Copyright Royalty Judges<\/em> (r\u00e9unis sous l\u2019appellation <em>Copyright Royalty Board<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 801 et seq.\" id=\"return-footnote-62-380\" href=\"#footnote-62-380\" aria-label=\"Footnote 380\"><sup class=\"footnote\">[380]<\/sup><\/a>. Leur r\u00f4le est principalement limit\u00e9 \u00e0 la fixation des taux pr\u00e9vus par la loi (les standards applicables ayant \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9s par le <em>Music Modernization Act<\/em> de 2018) . Leurs d\u00e9cisions peuvent faire l\u2019objet d\u2019un appel (<em>judicial review<\/em>) devant la Cour d\u2019appel f\u00e9d\u00e9rale pour le District de Columbia (Washington)<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0803(d)(1).\" id=\"return-footnote-62-381\" href=\"#footnote-62-381\" aria-label=\"Footnote 381\"><sup class=\"footnote\">[381]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>251._ La licence l\u00e9gale et la gestion collective du \u00a7 115 (<em>streaming<\/em> et t\u00e9l\u00e9chargement)_<\/strong> La loi f\u00e9d\u00e9rale pr\u00e9voit depuis le <em>Copyright Act<\/em> de 1909 une licence l\u00e9gale permettant la fabrication et la distribution de nouveaux phonogrammes d\u2019\u0153uvres musicales pr\u00e9c\u00e9demment distribu\u00e9es par phonogrammes au public aux \u00c9tats-Unis<a class=\"footnote\" title=\"L\u2019introduction de cette licence est li\u00e9e aux questions pos\u00e9es par la diffusion du piano m\u00e9canique \u00e0 la fin du 19\u00e8me si\u00e8cle (r\u00e9alis\u00e9s sans autorisation des titulaires de droits sur les oeuvres musicales reproduites), qui aboutira \u00e0 l\u2019arr\u00eat de la Cour supr\u00eame dans l\u2019affaire White-Smith Publishing Co. c. Apollo Co. (209 U.S. 1 (1908), \u00e0 l\u2019occasion de laquelle la Cour supr\u00eame a jug\u00e9 que les rouleaux de piano perfor\u00e9s n\u2019\u00e9taient pas des copies au sens de la loi de copyright alors applicable. En r\u00e9action, le Congr\u00e8s a souhait\u00e9 clarifier la loi et prot\u00e9ger les autres contre ce type de reproduction. Par crainte de la constitution d\u2019un monopole au profit d\u2019une seule soci\u00e9t\u00e9, il a mis en place une licence obligatoire, inscrite \u00e0 l\u2019article 1(e) du Copyright Act 1909. Une redevance faible \u00e9tait alors fix\u00e9e (de 2 cents par enregistrement), qui restera en vigueur (sans changement!) jusqu\u2019au Copyright Act de 1976.\" id=\"return-footnote-62-382\" href=\"#footnote-62-382\" aria-label=\"Footnote 382\"><sup class=\"footnote\">[382]<\/sup><\/a>. Les conditions de cette licence ont \u00e9t\u00e9 clarifi\u00e9es dans le Copyright Act de 1976<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 115.\" id=\"return-footnote-62-383\" href=\"#footnote-62-383\" aria-label=\"Footnote 383\"><sup class=\"footnote\">[383]<\/sup><\/a>. Cette licence permet ainsi de nouveaux arrangements musicaux, \u00ab dans la mesure n\u00e9cessaires pour se conformer au style de l\u2019interpr\u00e9tation \u00bb, \u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 que l\u2019arrangement \u00ab ne doit pas changer la m\u00e9lodie de base ou le caract\u00e8re fondamental de l\u2019\u0153uvre \u00bb<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 115(a)(1), (a)(2).\" id=\"return-footnote-62-384\" href=\"#footnote-62-384\" aria-label=\"Footnote 384\"><sup class=\"footnote\">[384]<\/sup><\/a>. Elle permet \u00e9galement la distribution de nouveaux phonogrammes par voie num\u00e9rique, et donc des phonogrammes destin\u00e9s au <em>streaming<\/em> et au t\u00e9l\u00e9chargement<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 115(c)(3)(A), \u00a7 115(d).\" id=\"return-footnote-62-385\" href=\"#footnote-62-385\" aria-label=\"Footnote 385\"><sup class=\"footnote\">[385]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Ces m\u00e9canismes sont g\u00e9r\u00e9s par le <em>Copyright Office<\/em>, et les taux de licence sont fix\u00e9s par le <em>Copyright Royalty Board<\/em> pr\u00e9cemment d\u00e9crit.<\/p>\n<p>La pratique substitue souvent \u00e0 ce m\u00e9canisme de licence l\u00e9gale une licence n\u00e9goci\u00e9e au m\u00eame taux, mais d\u00e9livr\u00e9e par la Harry Fox Agency<a class=\"footnote\" title=\"V. EMI Entertainment World, Inc. v. Karen Records, Inc., 603 F. Supp. 2d 759 (SDNY 2009).\" id=\"return-footnote-62-386\" href=\"#footnote-62-386\" aria-label=\"Footnote 386\"><sup class=\"footnote\">[386]<\/sup><\/a>. Il reste cependant largement utilis\u00e9.<\/p>\n<p>Jusqu'en 2016 ce m\u00e9canisme syst\u00e8me reposait sur des demandes (<em>notices of intent) <\/em>distinctes pour chaque titre,adress\u00e9es au <em>Copyright Office<\/em>, et aboutissait \u00e0 des licences donn\u00e9es pour chaque titre. Il impliquait une identification pr\u00e9cise des oeuvres et des ayants droit concern\u00e9s. Ces contraintes n'\u00e9taient pas adapt\u00e9es aux plateformes de <em>streaming<\/em>, qui devaient formuler des milliers de demandes, relatives quelquefois \u00e0 des oeuvres dont les ayants droit \u00e9taient difficilement identifiable. Une nouvelle formule de demande globale (<em>bulk notice of intent<\/em>), introduite en 2016, a permis aux plateformes d'obtenir une licence dans des situations o\u00f9 le titulaire des droits ne pouvait \u00eatre identifi\u00e9. Elle n'\u00e9cartait cependant pas leur responsabilit\u00e9 en cas d'erreurs.<\/p>\n<p>En r\u00e9action, le <em>Music Modernization Act<\/em> de 2018 a modifi\u00e9 la section 115 du<em> Copyright Act<\/em> et a institu\u00e9 un m\u00e9canisme de gestion collective pour le t\u00e9l\u00e9chargement et le <em>streaming<\/em> interactif, qui compl\u00e8te et remplace partiellement les m\u00e9canismes de la licence l\u00e9gale. Ce m\u00e9canisme est administr\u00e9 par une soci\u00e9t\u00e9 de gestion d\u00e9nomm\u00e9e M<em>echanical Licensing Collectiv<\/em>e (MLC), financ\u00e9e par les utilisateurs, mais dirig\u00e9e par les ayants droit. La loi cr\u00e9e \u00e9galement un digital licence coordinator (DLC) en charge de coordonner les activit\u00e9s des licenci\u00e9s. Ces deux entit\u00e9s sont d\u00e9sign\u00e9es par le <em>Copyright Office<\/em>. En pratique, les utilisateurs adressent des notifications et rapports \u00e0 la MLC, qui collecte les redevances et les redistribue aux ayants droit. La MLC a \u00e9galement constitu\u00e9 une base d'informations sur les ayants droit musicaux et les phonogrammes accessible aux utilisateurs. La loi pr\u00e9voit que lorsque la MLC n'est pas en mesure d'identifier les ayants droit, l'exploitation reste licite et la MLC peut distribuer les redevances non r\u00e9clam\u00e9es.<\/p>\n<p>Une p\u00e9riode transitoire a \u00e9t\u00e9 \u00e9galement pr\u00e9vue jusqu'\u00e0 la mise en place de la gestion collective, pendant laquelle les plateformes ont pu b\u00e9n\u00e9ficier d'une exclusion de responsabilit\u00e9 si elles ont fait des efforts raisonnables pour identifier et localiser les ayants droit concern\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>252._ La dur\u00e9e de protection_<\/strong>\u00a0La question de la dur\u00e9e de protection est une question sensible aux \u00c9tats-Unis. Elle pr\u00e9sente \u00e9galement des aspects constitutionnels, car la Clause de copyright n\u2019autorise le Congr\u00e8s \u00e0 adopter des lois de copyright que dans la mesure o\u00f9 la protection est conf\u00e9r\u00e9e \u00ab\u00a0pour une dur\u00e9e limit\u00e9e\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0\u00a039.\" id=\"return-footnote-62-387\" href=\"#footnote-62-387\" aria-label=\"Footnote 387\"><sup class=\"footnote\">[387]<\/sup><\/a>. Les allongements successifs de la dur\u00e9e de protection par la loi f\u00e9d\u00e9rale ont ainsi presque tous donn\u00e9 lieu \u00e0 des contestations sur le fondement de ce texte. La Cour supr\u00eame a jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent toujours valid\u00e9 ces extensions, tout en pr\u00e9cisant qu\u2019une limite s\u2019imposera n\u00e9cessairement.<\/p>\n<p>Nous avons vu que, sous l\u2019empire de la loi de 1909, la protection de la loi f\u00e9d\u00e9rale \u00e9tait accord\u00e9e pour une dur\u00e9e initiale de vingt-huit ans \u00e0 compter de la premi\u00e8re publication de l\u2019\u0153uvre, p\u00e9riode qui pouvait \u00eatre renouvel\u00e9e pour une dur\u00e9e suppl\u00e9mentaire de vingt-huit ans, soumise \u00e9galement \u00e0 un formalisme relativement exigeant<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0 88.\" id=\"return-footnote-62-388\" href=\"#footnote-62-388\" aria-label=\"Footnote 388\"><sup class=\"footnote\">[388]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le <em>Copyright Act<\/em> de 1976 a abandonn\u00e9 cette formule pour la r\u00e8gle pos\u00e9e par la Convention de Berne, d\u2019une protection pour la vie de l\u2019auteur et pour cinquante ans apr\u00e8s sa mort (dans le texte initial)<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 302(a).\" id=\"return-footnote-62-389\" href=\"#footnote-62-389\" aria-label=\"Footnote 389\"><sup class=\"footnote\">[389]<\/sup><\/a>. La loi a \u00e9galement pr\u00e9vu une dur\u00e9e sp\u00e9cifique pour les <em>work made for hire<\/em> et les \u0153uvres anonymes et pseudonymes, \u00e0 l'origine de soixante-quinze ans \u00e0 partir de la publication, ou cent ans \u00e0 partir de la cr\u00e9ation<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 302(c).\" id=\"return-footnote-62-390\" href=\"#footnote-62-390\" aria-label=\"Footnote 390\"><sup class=\"footnote\">[390]<\/sup><\/a>. Les nouvelles r\u00e8gles sont applicables aux \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es \u00e0 partir du 1er janvier 1978, date d\u2019entr\u00e9e en vigueur de la loi. Pour les \u0153uvres publi\u00e9es ant\u00e9rieurement ou cr\u00e9\u00e9es ant\u00e9rieurement et non publi\u00e9es, la loi pr\u00e9voit des dispositions transitoires complexes, elles-m\u00eames modifi\u00e9es depuis son adoption. Ces dispositions transitoires font b\u00e9n\u00e9ficier les \u0153uvres publi\u00e9es sous l\u2019empire de la loi de 1909 alors dans leur second terme de protection, d\u2019une dur\u00e9e de protection \u00e9tendue (de vingt-huit ans \u00e0 quarante-sept, d\u00e9sormais \u00e9tendue \u00e0 soixante-sept ans), et fixent une dur\u00e9e de protection maximale pour les \u0153uvres non publi\u00e9es (tout en incitant \u00e0 leur publication).<\/p>\n<p>En r\u00e9action notamment \u00e0 l\u2019allongement de la dur\u00e9e des droits au sein de l\u2019Union europ\u00e9enne<a class=\"footnote\" title=\"Directive 93\/98\/CEE du Conseil du 29 octobre 1993, relative \u00e0 l\u2019harmonisation de la dur\u00e9e de protection du droit d\u2019auteur et de certains droits voisins, abrog\u00e9e et remplac\u00e9e par la directive 2006\/116\/CE.\" id=\"return-footnote-62-391\" href=\"#footnote-62-391\" aria-label=\"Footnote 391\"><sup class=\"footnote\">[391]<\/sup><\/a>, qui risquait de faire perdre vingt ans de protection aux \u0153uvres d\u2019origine am\u00e9ricaine<a class=\"footnote\" title=\"Par l\u2019effet de la r\u00e8gle de comparaison des d\u00e9lais, d\u00e9sormais incrites \u00e0 l\u2019article 7 de la directive 2006\/116\/CE.\" id=\"return-footnote-62-392\" href=\"#footnote-62-392\" aria-label=\"Footnote 392\"><sup class=\"footnote\">[392]<\/sup><\/a>, et malgr\u00e9 les r\u00e9ticences d\u2019une partie du public et de la doctrine, le <em>Copyright Term Extension Act<\/em> (CTEA) de 1998 a ajout\u00e9 vingt ans aux dur\u00e9es de protection pr\u00e9vue par le<em> Copyright Act<\/em>, faisant passer la dur\u00e9e de droit commun \u00e0 la vie de l\u2019auteur et soixante-dix ans apr\u00e8s sa mort, et les dur\u00e9es pr\u00e9vues pour les \u0153uvres anonymes, pseudonymes et les <em>work made for hire<\/em> \u00e0 quatre-vingt-quinze ans \u00e0 partir de leur publication ou cent vingt ans \u00e0 partir de leur cr\u00e9ation. La Cour supr\u00eame a valid\u00e9 cette extension au regard de la Clause de copyright et du Premier amendement \u00e0 la Constitution dans son arr\u00eat <em>Eldred\u00a0et al. v.\u00a0Ashcroft<a class=\"footnote\" title=\"537\u00a0U.S.\u00a0186 (2003). Les demandeurs ne contestaient pas l\u2019extension elle-m\u00eame, et son application aux \u0153uvres nouvelles, mais plut\u00f4t son application imm\u00e9diate aux \u0153uvres en cours de protection. Selon eux, la \u00ab\u00a0dur\u00e9e limit\u00e9e\u00a0\u00bb existant au moment de l\u2019octroi du copyright constitue la limite pos\u00e9e par la Constitution aux pouvoirs du Congr\u00e8s. Cet argument est rejet\u00e9 par la Cour supr\u00eame, notamment au regard des pr\u00e9c\u00e9dentes extensions de copyright. Sur la conformit\u00e9 au premier amendement, la Cour supr\u00eame note que l\u2019amendement et la clause copyright ont \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9s \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, et que cette proximit\u00e9 indique que dans l\u2019esprit des r\u00e9dacteurs de la Constitution le monopole limit\u00e9 constitu\u00e9 par le copyright est compatible avec le principe de libert\u00e9 d\u2019expression. En outre, elle souligne que la loi de copyright int\u00e8gre des adaptations li\u00e9es au premier amendement qui prennent la forme d\u2019une exclusion de la protection pour les id\u00e9es (\u00a7\u00a0102) et de l\u2019exception defair use (\u00a7\u00a0107). Le CTEA prend d\u2019ailleurs en compte ce principe en pr\u00e9voyant un r\u00e9gime particulier favorisant certains utilisateurs (biblioth\u00e8ques par exemple) pendant les 20\u00a0derni\u00e8res ann\u00e9es de protection.\" id=\"return-footnote-62-393\" href=\"#footnote-62-393\" aria-label=\"Footnote 393\"><sup class=\"footnote\">[393]<\/sup><\/a><\/em>.<\/p>\n<p>Enfin, on rappellera que le droit am\u00e9ricain ne consacre pas de \u00ab\u00a0<em>publication right\u00a0<\/em>\u00bb en faveur des premiers \u00e9diteurs ou des propri\u00e9taires de manuscrits d\u2019\u0153uvres in\u00e9dits tomb\u00e9es dans le domaine public.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>253._ Synth\u00e8se des dur\u00e9es de protection applicables en droit positif_<\/strong>\u00a0Ces r\u00e9formes successives ont pr\u00e9serv\u00e9 en partie les dur\u00e9es et les r\u00e8gles de calcul ant\u00e9rieures. Ainsi les dur\u00e9es de protection applicables varient assez largement suivant la date et les modalit\u00e9s de cr\u00e9ation de l\u2019\u0153uvre. Ces dur\u00e9es peuvent \u00eatre r\u00e9sum\u00e9es comme suit, \u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 qu\u2019une d\u00e9termination pr\u00e9cise peut n\u00e9cessiter la prise en compte d\u2019autres r\u00e8gles ou circonstances. Les enregistrements sonores fix\u00e9s avant le 15 f\u00e9vrier 1972 ob\u00e9issent \u00e9galement \u00e0 des r\u00e8gles particuli\u00e8res, dont il ne sera pas question ici.<\/p>\n<p>Les \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es \u00e0 partir du 1er janvier 1978 sont prot\u00e9g\u00e9es en principe pour la vie de l\u2019auteur (ou du dernier coauteur) et soixante-dix ans apr\u00e8s sa mort (jusqu'\u00e0 la fin de l'ann\u00e9e civile concern\u00e9e). Cependant, pour les <em>work made for hire<\/em> et les \u0153uvres anonymes la dur\u00e9e est la dur\u00e9e la plus courte entre quatre-vingt-quinze ans \u00e0 partir de la publication ou cent vingt ans \u00e0 partir de la cr\u00e9ation.<\/p>\n<p>Pour la p\u00e9riode ant\u00e9rieure au 1er\u00a0janvier 1978 une diff\u00e9rence doit \u00eatre faite entre les \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es et publi\u00e9es avant cette date et les \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es avant cette date et non publi\u00e9es.<\/p>\n<p>Les \u0153uvres cr\u00e9\u00e9es avant le 1er\u00a0janvier 1978 et non publi\u00e9es \u00e9taient prot\u00e9g\u00e9es en <em>common law<\/em> uniquement. Cette protection a \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9e au 1er\u00a0janvier 1978 par le <em>Copyright Act<\/em> de 1976, qui a pr\u00e9vu, pour ces \u0153uvres, le m\u00e9canisme suivant\u00a0: si elles demeurent non publi\u00e9es, leur protection s\u2019\u00e9tend \u00e0 la dur\u00e9e la plus longue entre la vie de l\u2019auteur plus soixante-dix ans apr\u00e8s sa mort (droit commun) ou le 31\u00a0d\u00e9cembre 2002\u00a0; si elles sont publi\u00e9es entre le 1er\u00a0janvier 1978 et le 31\u00a0d\u00e9cembre 2002, \u00e0 la dur\u00e9e la plus longue entre la vie de l\u2019auteur plus soixante-dix ans apr\u00e8s sa mort (droit commun) ou le 31\u00a0d\u00e9cembre 2047.<\/p>\n<p>Quant aux \u0153uvres publi\u00e9es avant le 1er janvier 1978, leur situation a \u00e9volu\u00e9. Pour simplifier, si ces \u0153uvres ont satisfait aux exigences li\u00e9es \u00e0 la notice de copyright, les r\u00e8gles suivantes s\u2019appliquent : \u00e0 l'origine ces oeuvres (publi\u00e9es sous l'empire de la loi de 1909) \u00e9taient prot\u00e9g\u00e9es pour une premi\u00e8re p\u00e9riode de vingt-huit ans, renouvelable pour une seconde p\u00e9riode de vingt-huit ans. Cette seconde p\u00e9riode a ensuite \u00e9t\u00e9 \u00e9tendue \u00e0 quarante-sept ans, puis \u00e0 soixante-sept ans par l\u2019effet du CTEA pr\u00e9cit\u00e9, qui aboutit \u00e0 une p\u00e9riode de protection maximale de 95 ans \u00e0 compter de leur publication.<\/p>\n<p>On notera que par l\u2019effet de ces lois et des r\u00e8gles li\u00e9es aux formalit\u00e9s le domaine public est plus large aux \u00c9tats-Unis que dans beaucoup de pays, y compris en France. Ainsi, au 1er janvier 2025, toutes les \u0153uvres publi\u00e9es avant le 1er janvier 1930 (donc au plus tard le 31 d\u00e9cembre 1929) sont dans le domaine public. En d\u00e9pit de l\u2019accession des \u00c9tats-Unis \u00e0 la Convention de Berne, d\u2019autres \u0153uvres, plus r\u00e9centes, auparavant tomb\u00e9es dans le domaine public, y sont rest\u00e9es ou voient leur protection limit\u00e9e en cons\u00e9quence des r\u00e8gles relatives au r\u00e9tablissement du copyright.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>254._ Le r\u00e9tablissement du copyright dans certaines \u0153uvres_<\/strong> L\u2019article 18 de la Convention de Berne dispose que la Convention s\u2019applique \u00e0 toutes les \u0153uvres qui, au moment de son entr\u00e9e en vigueur ou d\u2019une nouvelle accession, ne sont pas encore tomb\u00e9es dans le domaine public de leur pays d\u2019origine par l\u2019expiration de la dur\u00e9e de la protection. L\u2019accession des \u00c9tats-Unis \u00e0 la Convention a donc entra\u00een\u00e9 la mise en place de m\u00e9canismes de r\u00e9tablissement de copyrights sur des \u0153uvres \u00e9trang\u00e8res tomb\u00e9es dans le domaine public du fait de formalit\u00e9s non accomplies ou irr\u00e9guli\u00e8res. Les dispositions correspondantes ont \u00e9t\u00e9 introduites par l'<em>Uruguay Round Agreements Act<\/em> (URAA) 1994<a class=\"footnote\" title=\"Pub. L. 103\u2013465, 108 Stat. 4809.\" id=\"return-footnote-62-394\" href=\"#footnote-62-394\" aria-label=\"Footnote 394\"><sup class=\"footnote\">[394]<\/sup><\/a>, et sont incluses dans la section\u00a0104A du <em>Copyright Act<\/em><a class=\"footnote\" title=\"Dans sa d\u00e9cision Golan et al. v. Holder, 565\u00a0U.S. (2012), la Cour supr\u00eame a jug\u00e9 constitutionnelle cette restauration du copyright.\" id=\"return-footnote-62-395\" href=\"#footnote-62-395\" aria-label=\"Footnote 395\"><sup class=\"footnote\">[395]<\/sup><\/a>. Les \u0153uvres dont la protection est r\u00e9tablie sont automatiquement prot\u00e9g\u00e9es par copyright, d\u00e8s la date de r\u00e9tablissement, pour le reste de la dur\u00e9e du copyright dont elles auraient b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 aux \u00c9tats-Unis d\u2019Am\u00e9rique si elles n\u2019y \u00e9taient jamais tomb\u00e9es dans le domaine public<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0104A(a)(1).\" id=\"return-footnote-62-396\" href=\"#footnote-62-396\" aria-label=\"Footnote 396\"><sup class=\"footnote\">[396]<\/sup><\/a>. Le copyright sur une \u0153uvre dont la protection est r\u00e9tablie appartient \u00e0 titre originaire \u00e0 l\u2019auteur ou au titulaire initial des droits sur l\u2019\u0153uvre, d\u00e9termin\u00e9 en vertu de la loi du pays d\u2019origine de l\u2019\u0153uvre<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0104A(b).\" id=\"return-footnote-62-397\" href=\"#footnote-62-397\" aria-label=\"Footnote 397\"><sup class=\"footnote\">[397]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le r\u00e9gime applicable aux exploitations commenc\u00e9es alors que l\u2019\u0153uvre \u00e9tait dans le domaine public est complexe. L\u2019opposabilit\u00e9 du copyright r\u00e9tabli aupr\u00e8s des utilisateurs ayant exploit\u00e9 l\u2019\u0153uvre ant\u00e9rieurement \u00e0 la date de r\u00e9tablissement est soumise \u00e0 une formalit\u00e9 de d\u00e9p\u00f4t au <em>Copyright office<\/em> d\u2019un avis d\u2019intention de faire valoir ce copyright, ou \u00e0 la notification directe de cette intention \u00e0 l\u2019utilisateur int\u00e9ress\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0104A(c).\" id=\"return-footnote-62-398\" href=\"#footnote-62-398\" aria-label=\"Footnote 398\"><sup class=\"footnote\">[398]<\/sup><\/a>. Un r\u00e9gime sp\u00e9cifique est \u00e9galement pr\u00e9vu pour les \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es cr\u00e9\u00e9es au titre du r\u00e9gime ant\u00e9rieur\u00a0: ces \u0153uvres peuvent continuer \u00e0 \u00eatre exploit\u00e9es tant que le copyright r\u00e9tabli est en vigueur, \u00e0 condition de verser au titulaire du copyright r\u00e9tabli une r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9quitable pour tout acte relevant du droit exclusif<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0104A(d)(3).\" id=\"return-footnote-62-399\" href=\"#footnote-62-399\" aria-label=\"Footnote 399\"><sup class=\"footnote\">[399]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<h2><strong>4. L'exploitation des droits<\/strong><\/h2>\n<p><strong>255._ Transferts et contrats_<\/strong>\u00a0Sous l\u2019empire du <em>Copyright Act<\/em> de 1909, le copyright ne pouvait faire l\u2019objet de cessions partielles. Cette r\u00e8gle dite de \u00ab l\u2019indivisibilit\u00e9 du copyright \u00bb \u00e9tait une particularit\u00e9 du copyright des \u00c9tats-Unis. En cons\u00e9quence, une cession ne pouvait porter que sur la totalit\u00e9 des droits, et tout transfert partiel \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme une licence. Il s\u2019agissait, d\u2019une part, d\u2019\u00e9viter la multiplication des actions en contrefa\u00e7on provenant de sources diff\u00e9rentes<a class=\"footnote\" title=\"D\u2019o\u00f9 le refus d\u2019ouvrir l\u2019action en contrefa\u00e7on aux licenci\u00e9s, m\u00eame exclusifs.\" id=\"return-footnote-62-400\" href=\"#footnote-62-400\" aria-label=\"Footnote 400\"><sup class=\"footnote\">[400]<\/sup><\/a>; et d\u2019autre part, de garantir le contr\u00f4le du propri\u00e9taire sur l\u2019exploitation de son \u0153uvre<a class=\"footnote\" title=\"D\u2019o\u00f9 l\u2019interdiction faite aux licenci\u00e9s de transf\u00e9rer leur licence ou de sous-licencier sans son autorisation.\" id=\"return-footnote-62-401\" href=\"#footnote-62-401\" aria-label=\"Footnote 401\"><sup class=\"footnote\">[401]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le <em>Copyright Act<\/em> de 1976, qui confirme la cessibilit\u00e9 du copyright<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0201(d)(1)\u00a0: \u00ab\u00a0La propri\u00e9t\u00e9 d\u2019un copyright peut \u00eatre transf\u00e9r\u00e9e, en totalit\u00e9 ou en partie, par tout mode de transmission ou par l\u2019effet de la loi, et elle peut \u00eatre l\u00e9gu\u00e9e par testament ou transmise comme bien meuble en vertu des lois applicables \u00e0 la succession ab intestat\u00a0\u00bb (trad. OMPI).\" id=\"return-footnote-62-402\" href=\"#footnote-62-402\" aria-label=\"Footnote 402\"><sup class=\"footnote\">[402]<\/sup><\/a>, est revenu sur la doctrine de l\u2019indivisibilit\u00e9, en pr\u00e9cisant que \u00ab\u00a0tout droit exclusif compris dans le Copyright, y compris tout d\u00e9membrement de l\u2019un des droits vis\u00e9s \u00e0 la section\u00a0106, peut \u00eatre transf\u00e9r\u00e9... et faire l\u2019objet d\u2019une propri\u00e9t\u00e9 s\u00e9par\u00e9e\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0201(d) (2).\" id=\"return-footnote-62-403\" href=\"#footnote-62-403\" aria-label=\"Footnote 403\"><sup class=\"footnote\">[403]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La loi contient plusieurs r\u00e8gles g\u00e9n\u00e9rales relatives aux contrats de copyright, qui s\u2019organisent autour d\u2019une distinction g\u00e9n\u00e9rale entre les transferts de titularit\u00e9 (ou de propri\u00e9t\u00e9) du copyright, d\u2019une part, et les autres contrats (notamment les licences non exclusives), d\u2019autre part.<\/p>\n<p>Aux termes de la section\u00a0101, l\u2019expression \u00ab\u00a0transfert de titularit\u00e9 du copyright\u00a0\u00bb d\u00e9signe \u00ab\u00a0une cession, une hypoth\u00e8que, une licence exclusive ou tout autre mode de transmission, d\u2019ali\u00e9nation ou d\u2019affectation hypoth\u00e9caire d\u2019un copyright ou de tout droit exclusif compris dans le copyright, qu\u2019il y ait ou non limitation dans le temps ou quant au lieu d\u2019application, mais \u00e0 l\u2019exception de toute licence non exclusive\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Trad. OMPI.\" id=\"return-footnote-62-404\" href=\"#footnote-62-404\" aria-label=\"Footnote 404\"><sup class=\"footnote\">[404]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Un transfert de titularit\u00e9 du copyright, autrement que par l\u2019effet de la loi, n\u2019est valable que si un acte de transmission, une note ou un m\u00e9morandum relatif au transfert est \u00e9tabli par \u00e9crit et sign\u00e9 par le titulaire des droits transmis ou par son repr\u00e9sentant d\u00fbment mandat\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0204(a).\" id=\"return-footnote-62-405\" href=\"#footnote-62-405\" aria-label=\"Footnote 405\"><sup class=\"footnote\">[405]<\/sup><\/a>. L\u2019\u00e9tablissement d\u2019un certificat attestant un transfert n\u2019est pas une condition de validit\u00e9 du transfert, mais constitue un commencement de preuve de l\u2019ex\u00e9cution du transfert si (a) dans le cas d\u2019un transfert op\u00e9r\u00e9 aux \u00c9tats-Unis, le certificat est \u00e9mis par une personne habilit\u00e9e \u00e0 faire pr\u00eater serment aux \u00c9tats-Unis\u00a0; ou si (b) dans le cas d\u2019un transfert op\u00e9r\u00e9 dans un pays \u00e9tranger, le certificat est \u00e9mis par un agent diplomatique ou consulaire des \u00c9tats-Unis d\u2019Am\u00e9rique ou par toute personne habilit\u00e9e \u00e0 faire pr\u00eater serment et dont les pouvoirs sont certifi\u00e9s par cet agent<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0204(b).\" id=\"return-footnote-62-406\" href=\"#footnote-62-406\" aria-label=\"Footnote 406\"><sup class=\"footnote\">[406]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Tout transfert de titularit\u00e9 du copyright ou tout autre document relatif \u00e0 un copyright (donc les licences non exclusives \u00e9galement) peut \u00eatre inscrit au <em>Copyright Office<\/em>, si le document d\u00e9pos\u00e9 pour inscription porte la signature de la personne qui l\u2019a \u00e9tabli, ou s\u2019il est accompagn\u00e9 d\u2019une attestation officielle ou sur l\u2019honneur pr\u00e9cisant qu\u2019il s\u2019agit bien d\u2019une copie conforme du document original sign\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0205(a).\" id=\"return-footnote-62-407\" href=\"#footnote-62-407\" aria-label=\"Footnote 407\"><sup class=\"footnote\">[407]<\/sup><\/a>. En cas de conflit entre deux transferts, le premier pr\u00e9vaut s\u2019il a \u00e9t\u00e9 inscrit dans un d\u00e9lai d\u2019un mois apr\u00e8s sa signature aux \u00c9tats-Unis d\u2019Am\u00e9rique ou de deux mois apr\u00e8s sa signature \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, ou \u00e0 tout moment avant l\u2019inscription, dans les m\u00eames conditions, du second transfert<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0205(b).\" id=\"return-footnote-62-408\" href=\"#footnote-62-408\" aria-label=\"Footnote 408\"><sup class=\"footnote\">[408]<\/sup><\/a>. Le second transfert pr\u00e9vaut s\u2019il est inscrit en premier et s\u2019il a \u00e9t\u00e9 conclu de bonne foi et sans connaissance du premier transfert<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-62-409\" href=\"#footnote-62-409\" aria-label=\"Footnote 409\"><sup class=\"footnote\">[409]<\/sup><\/a>. Le <em>Copyright Ac<\/em>t pr\u00e9voit \u00e9galement qu\u2019une licence non exclusive, qu\u2019elle soit inscrite ou non, pr\u00e9vaut sur un transfert litigieux de titularit\u00e9 du copyright si elle peut \u00eatre prouv\u00e9e par un document \u00e9crit sign\u00e9 par le titulaire des droits conc\u00e9d\u00e9s sous licence ou par le repr\u00e9sentant d\u00fbment mandat\u00e9 de ce titulaire, et si la licence a \u00e9t\u00e9 obtenue avant la signature du transfert, ou si elle a \u00e9t\u00e9 conclue de bonne foi avant l\u2019inscription du transfert et en l\u2019absence de toute notification de celui-ci<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0205(e).\" id=\"return-footnote-62-410\" href=\"#footnote-62-410\" aria-label=\"Footnote 410\"><sup class=\"footnote\">[410]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les licences non exclusives peuvent \u00eatre tacites<a class=\"footnote\" title=\"S. J. Burnham, \u00ab\u00a0The Interstices of Copyright Law and Contract Law: Finding the Terms of an Implied Nonexclusive License in a Failed Work for Hire Agreement\u00a0\u00bb, 46 J. Copyright Soc'y U.S.A. 333 (1998-1999)\u00a0; S. J. Burnham, \u00ab\u00a0The Interstices of Copyright Law and Contract Law II: Finding the Terms of an Implied Nonexclusive License in the Absence of Joint Authorship\u00a0\u00bb, 62 J. Copyright Soc'y U.S.A. 223 (2014-2015).\" id=\"return-footnote-62-411\" href=\"#footnote-62-411\" aria-label=\"Footnote 411\"><sup class=\"footnote\">[411]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>En principe, sauf clause contraire une licence (m\u00eame exclusive) est non cessible et ne peut faire l\u2019objet de sous-licences<a class=\"footnote\" title=\"Cincom Systems, Inc. v. Novelis Corp., 581 F.3d 431 (6th\u00a0Cir.\u00a02009) (licence non exclusive)\u00a0; Gardner v. Nike, Inc., 279 F.3d 774 (9th\u00a0Cir.\u00a02002) (\u00e9tendant la solution aux licences exclusives).\" id=\"return-footnote-62-412\" href=\"#footnote-62-412\" aria-label=\"Footnote 412\"><sup class=\"footnote\">[412]<\/sup><\/a>. S\u2019agissant des droits conc\u00e9d\u00e9s, les licences sont quelquefois interpr\u00e9t\u00e9es en faveur du conc\u00e9dant lorsque leurs termes sont ambigus, mais la jurisprudence dans ce domaine n\u2019est pas uniforme<a class=\"footnote\" title=\"Nimmer on Copyright, \u00a7\u00a010.10[b]\u00a0; Chisum, \u00a7\u00a04F.\" id=\"return-footnote-62-413\" href=\"#footnote-62-413\" aria-label=\"Footnote 413\"><sup class=\"footnote\">[413]<\/sup><\/a>. \u00c0 noter que la loi \u00e9tatique vient quelquefois r\u00e9glementer le r\u00e9gime ou l\u2019interpr\u00e9tation de certains contrats de copyright<a class=\"footnote\" title=\"Ainsi, le Code civil de Californie pr\u00e9voit plusieurs r\u00e8gles applicables aux contrats de copyright dans son paragraphe\u00a0988, qui s\u2019appliquent aux \u0153uvres des arts visuels ou graphiques sur tous m\u00e9dia (including, but not limited to, a painting, print, drawing, sculpture, craft, photograph, or film). Il dispose tout d\u2019abord que \u00ab\u00a0(b) Whenever an exclusive or nonexclusive conveyance of any right to reproduce, prepare derivative works based on, distribute copies of, publicly perform, or publicly display a work of art is made by or on behalf of the artist who created it or the owner at the time of the conveyance, ownership of the physical work of art shall remain with and be reserved to the artist or owner, as the case may be, unless such right of ownership is expressly transferred by an instrument, note, memorandum, or other writing, signed by the artist, the owner, or their duly authorized agent\u201d (\u00a7\u00a0988(b)). Il ajoute que \u201cWhenever an exclusive or nonexclusive conveyance of any right to reproduce, prepare derivative works based on, distribute copies of, publicly perform, or publicly display a work of art is made by or on behalf of the artist who created it or the owner at the time of the conveyance, any ambiguity with respect to the nature or extent of the rights conveyed shall be resolved in favor of the reservation of rights by the artist or owner, unless in any given case the federal copyright law provides to the contrary\u00a0\u00bb (\u00a7\u00a0988(c)).\" id=\"return-footnote-62-414\" href=\"#footnote-62-414\" aria-label=\"Footnote 414\"><sup class=\"footnote\">[414]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le <em>Copyright Act<\/em> ne pr\u00e9voit ni droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration proportionnelle ou \u00e9quitable en faveur des auteurs, ni aucun m\u00e9canisme de r\u00e9vision des prix de cession. La r\u00e9mun\u00e9ration des auteurs peut donc \u00eatre forfaitaire. Par ailleurs, les cessions d\u2019\u0153uvres futures sont licites.<\/p>\n<p>Au niveau des \u00c9tats, certaines doctrines de droit des contrats, comme la doctrine d\u2019<em>unconscionability<\/em><a class=\"footnote\" title=\"Doctrine pr\u00e9sente, sous diff\u00e9rentes appellations (inequality of bargaining power en droit anglais, V. supra n\u00b0139) dans la plupart des pays de common law, qui \u00e9carte les termes trop d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9s ou injustes d\u2019un contrat, g\u00e9n\u00e9ralement impos\u00e9s par la partie forte.\" id=\"return-footnote-62-415\" href=\"#footnote-62-415\" aria-label=\"Footnote 415\"><sup class=\"footnote\">[415]<\/sup><\/a><em>,<\/em> ont \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9es pour corriger les termes de contrats d\u2019auteur trop d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9s<a class=\"footnote\" title=\"Pour une d\u00e9finition des recettes nettes dans un contrat de production audiovisuelle, V. Buchwald v. Paramount Pictures Corp., No. C 706083 (Cal. Super. Ct. Dec. 21, 1990); P. Watford, \u00ab\u00a0Contractual Liability in Intellectual Property Disputes - A Case Study: Buchwald v. Paramount Pictures Corp.\u00a0\u00bb 18 Colum.-VLA J.L. &amp; Arts 269 (1993-1994).\" id=\"return-footnote-62-416\" href=\"#footnote-62-416\" aria-label=\"Footnote 416\"><sup class=\"footnote\">[416]<\/sup><\/a>. Leur application demeure cependant exceptionnelle.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>256._ La r\u00e9siliation des transferts_<\/strong><a class=\"footnote\" title=\"L. Bently, J. Ginsburg (2010) \u00ab \u2018The Sole Right \u2026 Shall Return to the Authors\u2019: Anglo\u2010American Authors\u2019 Reversion Rights from the Statute of Anne to Contemporary U.S. Copyright \u00bb, Berkeley Technology Law Journal, vol.\u00a025, No.\u00a03, p.\u00a01477\u20101600.\" id=\"return-footnote-62-417\" href=\"#footnote-62-417\" aria-label=\"Footnote 417\"><sup class=\"footnote\">[417]<\/sup><\/a>. \u2013 Le<em> Copyright Act<\/em>\u00a0de 1976 a introduit une disposition con\u00e7ue pour prot\u00e9ger les int\u00e9r\u00eats des auteurs contre leurs cessionnaires\u00a0: le <em>termination right<\/em>. La section\u00a0203(a) du <em>Copyright Act<\/em> donne en effet \u00e0 certains auteurs le droit de mettre fin aux cessions et licences de copyright, exclusives ou non, qu\u2019ils ont consenties, apr\u00e8s une dur\u00e9e qui va de trente-cinq \u00e0 cinquante-six ans, selon le cas. L\u2019exercice de ce <em>termination right<\/em>, auquel l\u2019auteur ne peut pas renoncer par contrat<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0203(a)(5).\" id=\"return-footnote-62-418\" href=\"#footnote-62-418\" aria-label=\"Footnote 418\"><sup class=\"footnote\">[418]<\/sup><\/a>, est fortement encadr\u00e9. Il est \u00e9galement soumis \u00e0 quelques exceptions, la plus importante \u00e9tant qu\u2019il n\u2019est pas applicable dans le cas d\u2019un <em>work made for hire<\/em> (donc notamment pour les \u0153uvres d\u2019employ\u00e9s)<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 203(a)(3). V. par exemple Siegel v.\u00a0Warner Bros.\u00a0Entertainment\u00a0Inc., 542 F.Supp. 2d\u00a01098, 1112 (C.D. Cal. 2008) (qui d\u00e9boute sur le fondement de l\u2019exception les h\u00e9ritiers de l\u2019auteur de bandes dessin\u00e9es Jack\u00a0Kirby, qui entendaient ainsi r\u00e9cup\u00e9rer les droits sur de nombreux personnages cr\u00e9\u00e9s par ce dernier, de 1958 \u00e0 1963. \u00c0 noter que la d\u00e9termination du work made for hire a \u00e9t\u00e9 en l\u2019esp\u00e8ce d\u00e9cid\u00e9e sous l\u2019empire du Copyright Act 1909 alors applicable, qui, on le sait, donnait \u00e0 cette doctrine un champ d\u2019application beaucoup plus large que le Copyright Act 1976, permettant de l\u2019\u00e9tendre \u00e0 des hypoth\u00e8ses d\u2019\u0153uvres de commande). V. \u00e9galement Horror Inc. v. Miller, No. 18-3123 (2d Cir. 2021):\u00a0 r\u00e9siliation par le sc\u00e9nariste de la version d'origine du film d'horreur \u00ab Vendredi 13 \u00bb (1980) du transfert du copyright dans son sc\u00e9nario. La Cour d'appel f\u00e9d\u00e9rale renverse la pr\u00e9somption de work made for hire, en relevant notamment que le sc\u00e9nariste avait travaill\u00e9 de mani\u00e8re tr\u00e8s largement ind\u00e9pendante, qu'il n'avait pas re\u00e7u les avantages g\u00e9n\u00e9ralement associ\u00e9s au statut de salari\u00e9 (notamment assurance maladie, cong\u00e9s pay\u00e9s, prestations d'indemnisation des accidents du travail, r\u00e9gime de retraite), et qu'il n'\u00e9tait pas trait\u00e9 comme salari\u00e9 d'un point de vue fiscal.\" id=\"return-footnote-62-419\" href=\"#footnote-62-419\" aria-label=\"Footnote 419\"><sup class=\"footnote\">[419]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La r\u00e9siliation est effectu\u00e9e en adressant par \u00e9crit au b\u00e9n\u00e9ficiaire du transfert ou de la licence ou \u00e0 ses ayants cause un pr\u00e9avis dont le contenu est d\u00e9fini par la loi et par voie r\u00e9glementaire<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0203(a)(4) \u00ab\u00a0La r\u00e9siliation est effectu\u00e9e en adressant par \u00e9crit au b\u00e9n\u00e9ficiaire du transfert ou de la licence ou \u00e0 ses ayants cause un pr\u00e9avis, sign\u00e9 par les titulaires des pr\u00e9rogatives concernant la r\u00e9siliation, dans le nombre et les proportions requis en vertu des dispositions des sous-alin\u00e9as\u00a01) et 2) du pr\u00e9sent alin\u00e9a, ou par leurs repr\u00e9sentants d\u00fbment mandat\u00e9s. A) Le pr\u00e9avis doit pr\u00e9ciser la date \u00e0 laquelle la r\u00e9siliation prendra effet, dans les limites de la p\u00e9riode de cinq ans mentionn\u00e9e au sous-alin\u00e9a\u00a03) du pr\u00e9sent alin\u00e9a, et il doit \u00eatre adress\u00e9 au minimum deux ans et au maximum 10\u00a0ans avant cette date.Une copie du pr\u00e9avis doit \u00eatre enregistr\u00e9e au Bureau du droit d\u2019auteur avant la date effective de la r\u00e9siliation pour que celle-ci soit suivie d\u2019effet. B) Le pr\u00e9avis doit \u00eatre conforme, par sa forme, sa teneur et ses modalit\u00e9s, aux instructions arr\u00eat\u00e9es par le directeur du Copyright office par voie r\u00e9glementaire.\u00a0\u00bb\" id=\"return-footnote-62-420\" href=\"#footnote-62-420\" aria-label=\"Footnote 420\"><sup class=\"footnote\">[420]<\/sup><\/a>. Elle peut intervenir \u00e0 tout moment au cours d\u2019une p\u00e9riode de cinq ans commen\u00e7ant \u00e0 l\u2019expiration des trente-cinq ann\u00e9es qui suivent la date \u00e0 laquelle le transfert a \u00e9t\u00e9 op\u00e9r\u00e9 ou la licence conc\u00e9d\u00e9e<a class=\"footnote\" title=\"Si le transfert ou la licence en question porte sur le droit de publication de l\u2019\u0153uvre, la p\u00e9riode commence \u00e0 l\u2019expiration des trente-cinq ann\u00e9es qui suivent la date de publication de l\u2019\u0153uvre faisant l\u2019objet du transfert ou de la licence ou \u00e0 l\u2019expiration des quarante ann\u00e9es qui suivent la date \u00e0 laquelle le transfert a \u00e9t\u00e9 op\u00e9r\u00e9 ou la licence conc\u00e9d\u00e9e, selon le premier terme atteint (17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0203(a)(3)).\" id=\"return-footnote-62-421\" href=\"#footnote-62-421\" aria-label=\"Footnote 421\"><sup class=\"footnote\">[421]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Lorsqu\u2019un auteur est d\u00e9c\u00e9d\u00e9, ses pr\u00e9rogatives concernant la r\u00e9siliation reviennent \u00e0 son conjoint survivant et \u00e0 ses enfants ou petits-enfants<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0203(a)(2).\" id=\"return-footnote-62-422\" href=\"#footnote-62-422\" aria-label=\"Footnote 422\"><sup class=\"footnote\">[422]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>\u00c0 la date \u00e0 laquelle la r\u00e9siliation prend effet, tous les droits sur lesquels portait le transfert ou la licence r\u00e9sili\u00e9s reviennent \u00e0 l\u2019auteur ou \u00e0 ses h\u00e9ritiers<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0203(b).\" id=\"return-footnote-62-423\" href=\"#footnote-62-423\" aria-label=\"Footnote 423\"><sup class=\"footnote\">[423]<\/sup><\/a>. \u00c0 noter cependant qu\u2019une \u0153uvre d\u00e9riv\u00e9e cr\u00e9\u00e9e sous le r\u00e9gime d\u2019un transfert ou d\u2019une licence avant la r\u00e9siliation de celui-ci peut continuer \u00e0 \u00eatre exploit\u00e9e, apr\u00e8s r\u00e9siliation, dans les conditions de ce transfert ou de cette licence. Cependant ce privil\u00e8ge ne s\u2019\u00e9tend pas \u00e0 la cr\u00e9ation, apr\u00e8s la r\u00e9siliation, d\u2019autres \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es fond\u00e9es sur l\u2019\u0153uvre objet du transfert ou de la licence r\u00e9sili\u00e9s<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0203(b)(1).\" id=\"return-footnote-62-424\" href=\"#footnote-62-424\" aria-label=\"Footnote 424\"><sup class=\"footnote\">[424]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>257._ La gestion collective_<\/strong>\u00a0Aux \u00c9tats-Unis les soci\u00e9t\u00e9s de gestion collective, qui sont principalement limit\u00e9es au secteur musical, ne sont pas r\u00e9gies par la loi sur le Copyright. Ces organismes priv\u00e9s op\u00e8rent n\u00e9anmoins dans le cadre des r\u00e8gles de concurrence<a class=\"footnote\" title=\"Dans son arr\u00eat Broadcast Music, Inc. v. Columbia Broadcasting System, 441\u00a0U.S.\u00a01 (1979), la Cour supr\u00eame a consid\u00e9r\u00e9 que les contrats g\u00e9n\u00e9raux de repr\u00e9sentations n\u2019\u00e9taient pas restrictifs de concurrence per se, et que leur conformit\u00e9 aux r\u00e8gles de concurrence doit s\u2019appr\u00e9cier au cas par cas, en application de la rule of reason. V. sur renvoi de cette d\u00e9cision, CBS, Inc. v. ASCAP, 620 F.2d 930 (2d\u00a0Cir.\u00a01980). Dans le m\u00eame sens, Buffalo Broadcasting Co. v. ASCAP, 744 F.2d 917 (2d\u00a0Cir.\u00a01984).\" id=\"return-footnote-62-425\" href=\"#footnote-62-425\" aria-label=\"Footnote 425\"><sup class=\"footnote\">[425]<\/sup><\/a>, notamment en vertu de <em>consent decrees<\/em> (engagements act\u00e9s) n\u00e9goci\u00e9s avec le minist\u00e8re de la Justice (Department of Justice)<a class=\"footnote\" title=\"En 1941, le Gouvernement f\u00e9d\u00e9ral a lanc\u00e9 des actions antitrust contre BMI et ASCAP pour monopolisation illicite de la concession de licences de droits de repr\u00e9sentation musicale, qui aboutirent \u00e0 l\u2019octroi de consent decrees d\u00e9terminant les obligations de BMI et ASCAP du point de vue du droit de la concurrence (sur la notion de consent decree, V. Com. com. \u00e9lectr. oct.\u00a02001, actu. n\u00b0\u00a0106). Ces consent decrees ont \u00e9t\u00e9 plusieurs fois modifi\u00e9s depuis lors. Le consent decree de BMI lui interdit de publier, d\u2019enregistrer ou de distribuer elle-m\u00eame des \u0153uvres musicales, de refuser de contracter avec des membres potentiels, et de mettre en \u0153uvre des pratiques discriminatoires \u00e0 l\u2019\u00e9gard de licenci\u00e9s. Il oblige \u00e9galement BMI \u00e0 accorder certains types de licences. BMI doit conc\u00e9der \u00e0 tout organisme de radiodiffusion le droit de communiquer au public son r\u00e9pertoire par radiodiffusion. Le consent decree interdit \u00e9galement \u00e0 BMI de refuser d\u2019accorder aux utilisateurs de musiques autres que des radiodiffuseurs une licence de repr\u00e9sentation par \u0153uvre musicale. Enfin, il interdit \u00e0 BMI d\u2019emp\u00eacher les compositeurs et \u00e9diteurs de conc\u00e9der directement des licences sur leurs \u0153uvres. Depuis 1994, et \u00e0 la demande de BMI, un m\u00e9canisme de fixation du montant des redevances par les tribunaux en cas d\u2019impossibilit\u00e9 de trouver un accord avec le licenci\u00e9 a \u00e9t\u00e9 mis en \u0153uvre dans le cadre du decree.\" id=\"return-footnote-62-426\" href=\"#footnote-62-426\" aria-label=\"Footnote 426\"><sup class=\"footnote\">[426]<\/sup><\/a>. Ces accords pr\u00e9voient notamment la possibilit\u00e9 d\u2019un recours aupr\u00e8s de la Cour f\u00e9d\u00e9rale de district pour le district sud de l\u2019\u00c9tat de New York en cas de litige sur les taux<a class=\"footnote\" title=\"V. par exemple United States v. Broadcast Music, Inc., 426 F.3d 91 (2d\u00a0Cir.\u00a02005)\u00a0; ASCAP v. Showtime\/The Movie Channel, Inc., 912 F.2d 563 (2d\u00a0Cir.\u00a01990).\" id=\"return-footnote-62-427\" href=\"#footnote-62-427\" aria-label=\"Footnote 427\"><sup class=\"footnote\">[427]<\/sup><\/a>. Cette possibilit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 renforc\u00e9e et \u00e9tendue \u00e0 d\u2019autres Cours de district par le Fairness in Music Licensing Act de 1998.<\/p>\n<p>Les principales soci\u00e9t\u00e9s de gestion collective sont ASCAP, BMI et SESAC. Leur r\u00f4le est plus limit\u00e9 que leurs \u00e9quivalents europ\u00e9ens dans le domaine musical, et consiste principalement dans la gestion du droit de repr\u00e9sentation publique. Leurs activit\u00e9s sont notamment r\u00e9gies par des <em>consent decrees<\/em> (engagements) conclus en 1941 avec le Minist\u00e8re de la justice \u00e0 la suite d'action antitrust, toujours en vigueur. Les syndicats d\u2019auteurs et d\u2019artistes interpr\u00e8tes assurent \u00e9galement la collecte des r\u00e9mun\u00e9rations pr\u00e9vues par leurs accords collectifs.<\/p>\n<h2><strong>5. La d\u00e9fense des droits<\/strong><\/h2>\n<p><strong>258._ La contrefa\u00e7on_<\/strong>\u00a0Aux termes de la section 501(a) du <em>Copyright Act<\/em>, toute violation d\u2019un droit exclusif reconnu au titulaire du copyright aux termes des sections 106 \u00e0 118 ou \u00e0 l\u2019auteur aux termes de la section 106A (droits moraux), et toute importation aux \u00c9tats-Unis d\u2019exemplaires ou de phonogrammes en violation des dispositions de la section 602, constitue une contrefa\u00e7on de copyright.<\/p>\n<p>Est \u00e9galement sanctionn\u00e9e p\u00e9nalement toute atteinte intentionnelle au copyright, \u00e0 l\u2019exclusion des atteintes aux droits moraux<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0506.\" id=\"return-footnote-62-428\" href=\"#footnote-62-428\" aria-label=\"Footnote 428\"><sup class=\"footnote\">[428]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>259._ Le droit d\u2019agir en contrefa\u00e7on_<\/strong>\u00a0Le droit d\u2019agir appartient au titulaire du copyright et au licenci\u00e9 exclusif<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 501(b).\" id=\"return-footnote-62-429\" href=\"#footnote-62-429\" aria-label=\"Footnote 429\"><sup class=\"footnote\">[429]<\/sup><\/a>. Le tribunal peut exiger du demandeur qu\u2019il en informe toute personne qui, d\u2019apr\u00e8s les dossiers du <em>Copyright Office<\/em> ou d\u2019autres sources, a ou pr\u00e9tend avoir des droit sur ce copyright, et peut \u00e9galement exiger que cette notification soit adress\u00e9e \u00e0 toute personne int\u00e9ress\u00e9e \u00e0 l\u2019action<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-62-430\" href=\"#footnote-62-430\" aria-label=\"Footnote 430\"><sup class=\"footnote\">[430]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>260._ Les r\u00e8gles de comp\u00e9tence (renvoi)_<\/strong>\u00a0Les r\u00e8gles de comp\u00e9tences ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites dans la partie g\u00e9n\u00e9rale de cet ouvrage<a class=\"footnote\" title=\"Voir supra n\u00b0 63.\" id=\"return-footnote-62-431\" href=\"#footnote-62-431\" aria-label=\"Footnote 431\"><sup class=\"footnote\">[431]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>261._ L\u2019appr\u00e9ciation de la contrefa\u00e7on_<\/strong> Au civil, la contrefa\u00e7on (primaire) ne requiert aucun \u00e9l\u00e9ment intentionnel<a class=\"footnote\" title=\"R. A. Reese, \u00ab Innocent Infringement in U.S. Copyright Law: A History \u00bb, 30 Colum. J.L. &amp; Arts 133 (2006-2007).\" id=\"return-footnote-62-432\" href=\"#footnote-62-432\" aria-label=\"Footnote 432\"><sup class=\"footnote\">[432]<\/sup><\/a>. La bonne foi est donc en principe inop\u00e9rante. Cependant, le contrefacteur de bonne foi peut b\u00e9n\u00e9ficier d'une r\u00e9duction des dommages-int\u00e9r\u00eats forfaitaires<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 504(c)(2).\" id=\"return-footnote-62-433\" href=\"#footnote-62-433\" aria-label=\"Footnote 433\"><sup class=\"footnote\">[433]<\/sup><\/a>. La bonne foi ne peut \u00eatre excip\u00e9e en pr\u00e9sence d\u2019une notice de copyright<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 402(d).\" id=\"return-footnote-62-434\" href=\"#footnote-62-434\" aria-label=\"Footnote 434\"><sup class=\"footnote\">[434]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les principes applicables pour l\u2019appr\u00e9ciation de la contrefa\u00e7on sont classiques, qu\u2019il s\u2019agisse du principe selon lequel la contrefa\u00e7on peut consister en une imitation, ou du principe selon lequel la contrefa\u00e7on s\u2019appr\u00e9cie par les similitudes, et non par les diff\u00e9rences. La contrefa\u00e7on n\u2019est constitu\u00e9e que si l\u2019emprunt porte sur un \u00e9l\u00e9ment original (ou participant \u00e0 l\u2019originalit\u00e9) de l\u2019\u0153uvre \u00ab\u00a0copi\u00e9e\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Depuis Nichols v. Universal Pictures Corporation, 45 F.2d 119 (2d\u00a0Cir.\u00a01930). V. par ex. Positive Black Talk Inc. v. Cash Money Records, Inc.,\u00a0394 F.3d 357, 368-69 (5th\u00a0Cir.2004) (citing\u00a0Gen. Universal Sys. v. Lee,\u00a0379 F.3d 131, 141 (5th\u00a0Cir.2004)\u00a0;\u00a0Szabo v. Errisson,\u00a068 F.3d 940, 942 (5th\u00a0Cir.1995)).\" id=\"return-footnote-62-435\" href=\"#footnote-62-435\" aria-label=\"Footnote 435\"><sup class=\"footnote\">[435]<\/sup><\/a>. Les tribunaux appr\u00e9cient cette condition dans le cadre d\u2019un \u00ab\u00a0<em>test of substantial similarity<\/em>\u00a0\u00bb, qu\u2019on pourrait traduire par \u00ab\u00a0test des similarit\u00e9s suffisantes\u00a0[pour constituer la contrefa\u00e7on]\u00a0\u00bb, qui porte sur les aspects qualitatifs et quantitatifs de l\u2019emprunt<a class=\"footnote\" title=\"V. par ex. Creations Unlimited, Inc. v. McCain, 112 F.3d 814, 816 (5th Cir.1997) : \u00ab\u00a0Substantial similarity requires that the copying is quantitatively and qualitatively sufficient to support the legal conclusion that infringement (actionable copying) has occurred. The qualitative component concerns the copying of expression, rather than ideas, a distinction that often turns on the level of abstraction at which the works are compared. The quantitative component generally concerns the amount of the copyrighted work that is copied, a consideration that is especially pertinent to exact copying. In cases involving visual works, like the pending one, the quantitative component of substantial similarity also concerns the observability of the copied work \u2014 the length of time the copied work is observable in the allegedly infringing work and such factors as focus, lighting, camera angles, and prominence. \u00bb Sur la contrefa\u00e7on en mati\u00e8re musicale, V. notamment Marcus Gray et a. v. Katheryn Hudson et a., n\u00b0 20-55401, 9th Circuit 2022, qui contient des d\u00e9veloppements tr\u00e8s riches sur l\u2019appr\u00e9ciation de la contrefa\u00e7on dans ce domaine.\" id=\"return-footnote-62-436\" href=\"#footnote-62-436\" aria-label=\"Footnote 436\"><sup class=\"footnote\">[436]<\/sup><\/a>. Dans ce contexte les emprunts <em>de minimis<\/em> ne sont en principe pas consid\u00e9r\u00e9s comme contrefaisants<a class=\"footnote\" title=\"V. par exemple Straus v. DVC Worldwide, Inc., 484\u00a0F.\u00a0Supp. 2d\u00a0620 (SD\u00a0Tex. 2007) (une photo pr\u00e9sente sur un emballage de produit visible \u00e0 la fin d\u2019une publicit\u00e9 t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e constitue un usage de minimis)\u00a0; Davis v. The Gap, Inc.,\u00a0246 F.3d 152, 172-73 (2d\u00a0Cir.2001)\u00a0; Ringgold v. Black Entertainment Television, Inc.,\u00a0126 F.3d 70, 74 (2d\u00a0Cir.1997).\u00a0\" id=\"return-footnote-62-437\" href=\"#footnote-62-437\" aria-label=\"Footnote 437\"><sup class=\"footnote\">[437]<\/sup><\/a>. Cependant la port\u00e9e de cette r\u00e8gle est discut\u00e9e<a class=\"footnote\" title=\"Notamment dans la mesure o\u00f9, en pratique, de nombreuses d\u00e9cisions retiennent la contrefa\u00e7on pour des emprunts tr\u00e8s limit\u00e9s.\" id=\"return-footnote-62-438\" href=\"#footnote-62-438\" aria-label=\"Footnote 438\"><sup class=\"footnote\">[438]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La circonstance d\u2019une cr\u00e9ation ind\u00e9pendante est exclusive de contrefa\u00e7on<a class=\"footnote\" title=\"Mazer v.\u00a0Stein, 347\u00a0US 201, 218, 74 S.Ct. 460, 98 L.Ed. 630 (1954)\u00a0: \u00ab\u00a0Absent copying there can be no intringement of copyright\u00a0\u00bb.\" id=\"return-footnote-62-439\" href=\"#footnote-62-439\" aria-label=\"Footnote 439\"><sup class=\"footnote\">[439]<\/sup><\/a>. L\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u0153uvre pr\u00e9tendument contrefaite est donc une condition de la contrefa\u00e7on. Cependant, les tribunaux se contentent sur ce point de la preuve d\u2019une possibilit\u00e9 raisonnable pour le d\u00e9fendeur d\u2019en prendre connaissance<a class=\"footnote\" title=\"V. par exemple Towler v.\u00a0Sayles, 76 F.3d 579 (4th\u00a0Cir.\u00a01996) (\u00ab\u00a0A court may infer that the alleged infringer had a reasonable possibility of access if the author sent the copyrighted work to a third party intermediary who has a close relationship with the infringer. An intermediary will fall within this category, for example, if she supervises or works in the same department as the infringer or contributes creative ideas to him\u00a0\u00bb.).\" id=\"return-footnote-62-440\" href=\"#footnote-62-440\" aria-label=\"Footnote 440\"><sup class=\"footnote\">[440]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>262._Les incriminations accessoires_<\/strong>\u00a0Contrairement au texte de la loi anglaise, le <em>Copyright Act<\/em> de 1976 ne vise pas express\u00e9ment les actes de contrefa\u00e7on secondaire, et notamment la complicit\u00e9 de contrefa\u00e7on par fourniture de moyens. Cependant on d\u00e9duit la prise en compte de ces actes du texte de la section 106, qui accorde au titulaire du copyright le droit exclusif d\u2019<em>autoriser<\/em> les actes couverts par les droits exclusifs<a class=\"footnote\" title=\"V. H.R. Rep. No.\u00a094-1476 (1976), p.\u00a061.\" id=\"return-footnote-62-441\" href=\"#footnote-62-441\" aria-label=\"Footnote 441\"><sup class=\"footnote\">[441]<\/sup><\/a>. Cette mention implique notamment l\u2019application de la doctrine pr\u00e9existante de <em>contributory infringement <\/em>(contrefa\u00e7on par fourniture de moyens), qui trouve son origine dans le droit des <em>torts.<\/em> L\u2019infraction n\u00e9cessite la r\u00e9union de trois \u00e9l\u00e9ments\u00a0: la preuve d\u2019un acte de contrefa\u00e7on direct (primaire) par un tiers, d\u2019un \u00e9l\u00e9ment moral consistant dans la connaissance par le d\u00e9fendeur de la contrefa\u00e7on, et d\u2019une contribution mat\u00e9rielle du contrefacteur. Une illustration de l\u2019application de cette th\u00e9orie peut \u00eatre trouv\u00e9e dans les affaires <em>Betamax<\/em> et <em>Grosker<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0 224.\" id=\"return-footnote-62-442\" href=\"#footnote-62-442\" aria-label=\"Footnote 442\"><sup class=\"footnote\">[442]<\/sup><\/a><\/em>.<\/p>\n<p>Les principes de <em>vicarious liability<\/em> sont \u00e9galement applicables, et permettent de sanctionner l\u2019employeur ou le commanditaire d\u2019un contrefacteur<a class=\"footnote\" title=\"La th\u00e9orie permet \u00e9galement de sanctionner toute personne qui a un pouvoir et une possibilit\u00e9 de supervision des activit\u00e9s contrefaisants, et en tire un profit (Gershwin Publishing Corp. v. Columbia Artists Mgmt. Inc., 443 F.2d 1159, 1162 (2d\u00a0Cir.\u00a01971)). Napster a ainsi \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 sur ce fondement au motif que le service se r\u00e9servait un droit contractuel de r\u00e9silier son contrat avec les contrefacteurs \u00e9ventuels utilisant son service (A&amp;M Records, Inc. v. Napster, Inc., 239 F.3d 1004, 1023 (9th\u00a0Cir.\u00a02001). En l\u2019esp\u00e8ce une mention sur le site de Napster lui conf\u00e9rait le \u00ab\u00a0right to refuse service and terminate accounts in [its] discretion, including, but not limited to, if Napster believes that user conduct violates applicable law \u2026 or for any reason in Napster\u2019s sole discretion, with or without cause\u00a0\u00bb. Cependant, dans Perfect\u00a010, Inc. v. Amazon.com, Inc., 508 F.3d 1146, 1173-75 (9th\u00a0Cir.\u00a02007), jug\u00e9 que Google n\u2019avait ni le droit ni la possibilit\u00e9 de contr\u00f4ler les activit\u00e9s contrefaisantes de tiers postant des images contrefaisantes sur l\u2019Internet reprises par son moteur de recherche.\" id=\"return-footnote-62-443\" href=\"#footnote-62-443\" aria-label=\"Footnote 443\"><sup class=\"footnote\">[443]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>263._ Les moyens de d\u00e9fense \u00e0 une action en contrefa\u00e7on_<\/strong>\u00a0Au-del\u00e0 des exceptions l\u00e9gales, d\u2019autres d\u00e9fenses \u00e0 une action en contrefa\u00e7on peuvent \u00eatre oppos\u00e9es au titulaire du copyright.<\/p>\n<p>Le d\u00e9fendeur peut tout d\u2019abord invoquer la d\u00e9fense de <em>copyright misuse,<\/em> d\u00e9gag\u00e9e par analogie avec la d\u00e9fense similaire en mati\u00e8re de brevets (<em>patent misuse<\/em>)<a class=\"footnote\" title=\"V. Tome 2, et 1\u00e8re \u00e9d. 2017, n\u00b0\u00a0361.\" id=\"return-footnote-62-444\" href=\"#footnote-62-444\" aria-label=\"Footnote 444\"><sup class=\"footnote\">[444]<\/sup><\/a>. Cette doctrine interdit l\u2019exercice d\u2019un copyright aux fins de constituer ou de renforcer une exclusivit\u00e9 ou une situation de monopole<a class=\"footnote\" title=\"Lasercomb America, Inc. v. Reynolds, 911 F.2d 970, 972 (4th\u00a0Cir.\u00a01990) (d\u00e9fense de misuse recevable contre une licence de logiciel \u00e0 utilisateur finale interdisant aux licences de d\u00e9velopper ou de vendre des logiciels concurrents, que ces derniers reproduisent ou non les logiciels du conc\u00e9dant)\u00a0; Alcatel USA, Inc. v. DGI Technologies, Inc., 166 F.3d 772, 793 (5th\u00a0Cir.\u00a01999) (d\u00e9fense de misuse recevable dans le cas d\u2019une licence de logiciel stipulant une utilisation du logiciel uniquement sur le mat\u00e9riel fabriqu\u00e9 par le licenci\u00e9).\" id=\"return-footnote-62-445\" href=\"#footnote-62-445\" aria-label=\"Footnote 445\"><sup class=\"footnote\">[445]<\/sup><\/a>. Cette d\u00e9fense n\u2019implique pas n\u00e9cessairement la d\u00e9monstration d\u2019une pratique anticoncurrentielle sanctionn\u00e9e par les lois de concurrence<a class=\"footnote\" title=\"V. sur ce point les remarques du Juge Posner dans Assessment Techs. of Wi, LLC v. Wiredata, Inc. 350 F.3d 640\u00a0: \u00ab\u00a0L\u2019argument pour appliquer le copyright misuse au-del\u00e0 des fronti\u00e8res de l\u2019antitrust, outre le fait qu\u2019ainsi confin\u00e9e la th\u00e9orie serait redondante, est que le fait pour le titulaire d\u2019un copyright d\u2019exercer l\u2019action en contrefa\u00e7on pour s\u2019approprier des \u00e9l\u00e9ments, en l\u2019esp\u00e8ce sur des donn\u00e9es, que le copyright ne prot\u00e8ge pas, dans l\u2019espoir d\u2019une transaction ou d\u2019une victoire sur un adversaire qui manque de ressources et de la sophistication juridique pour lui r\u00e9sister utilement, est un abus de proc\u00e9dure \u00bb.\" id=\"return-footnote-62-446\" href=\"#footnote-62-446\" aria-label=\"Footnote 446\"><sup class=\"footnote\">[446]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les doctrines \u00e9quitables de <em>laches<\/em><a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0\u00a0164 (d\u00e9finition), et Tome 2, et 1\u00e8re \u00e9d. 2017,\u00a0n\u00b0\u00a0361 (brevets).\" id=\"return-footnote-62-447\" href=\"#footnote-62-447\" aria-label=\"Footnote 447\"><sup class=\"footnote\">[447]<\/sup><\/a>, d\u2019<em>estoppel<\/em> (par acceptation ou tol\u00e9rance)<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0\u00a0164 (d\u00e9finition), et Tome 2, et 1\u00e8re \u00e9d. 2017,\u00a0n\u00b0\u00a0361 (brevets).\" id=\"return-footnote-62-448\" href=\"#footnote-62-448\" aria-label=\"Footnote 448\"><sup class=\"footnote\">[448]<\/sup><\/a>, ainsi que la fraude ou la conduite in\u00e9quitable<a class=\"footnote\" title=\"Dans l\u2019enregistrement d\u2019un copyright, doctrine codifi\u00e9e dans 17 U.S.C. \u00a7 411(b)(1).\" id=\"return-footnote-62-449\" href=\"#footnote-62-449\" aria-label=\"Footnote 449\"><sup class=\"footnote\">[449]<\/sup><\/a>, peuvent \u00e9galement constituer des d\u00e9fenses \u00e0 l\u2019action en contrefa\u00e7on.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>264._ La protection des mesures techniques et d\u2019information_<\/strong> Les r\u00e8gles sur la protection des mesures techniques et d\u2019information ont \u00e9t\u00e9 introduites par le <em>Digital Millenium Copyright Act<\/em> de 1998 (DMCA)<a class=\"footnote\" title=\"Pub. L. 105-304.\" id=\"return-footnote-62-450\" href=\"#footnote-62-450\" aria-label=\"Footnote 450\"><sup class=\"footnote\">[450]<\/sup><\/a>, qui transpose notamment les articles correspondants des Trait\u00e9s OMPI de 1996. Le titre I de cette loi ajoute deux s\u00e9ries de dispositions au Titre 17 du Code f\u00e9d\u00e9ral<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C., \u00a7 1201 et 1202.\" id=\"return-footnote-62-451\" href=\"#footnote-62-451\" aria-label=\"Footnote 451\"><sup class=\"footnote\">[451]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La section 1201 contient les prohibitions contre le contournement des mesures de protection. Elle <span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">prohibe tout d\u2019abord la neutralisation des mesures techniques de contr\u00f4le d\u2019acc\u00e8s \u00e0 une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e par copyright, ainsi que la fabrication et la vente de mat\u00e9riels, de logiciels et les prestations de services destin\u00e9s \u00e0 neutraliser ces mesures<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 1201(a).\" id=\"return-footnote-62-452\" href=\"#footnote-62-452\" aria-label=\"Footnote 452\"><sup class=\"footnote\">[452]<\/sup><\/a>. Elle interdit ensuite <\/span>la fabrication et la vente de mat\u00e9riels ou de logiciels, ainsi que les prestations de services, destin\u00e9s \u00e0 neutraliser les mesures de protection contre la copie ou la communication au public d\u2019une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e<span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\"><a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 1201(b).\" id=\"return-footnote-62-453\" href=\"#footnote-62-453\" aria-label=\"Footnote 453\"><sup class=\"footnote\">[453]<\/sup><\/a>. <\/span>Le texte pr\u00e9voit d\u00e9j\u00e0 quelques exceptions relatives aux biblioth\u00e8ques et archives, \u00e0 l\u2019ing\u00e9nierie inverse, aux tests de s\u00e9curit\u00e9, aux recherches sur le cryptage, \u00e0 la protection de la vie priv\u00e9e et \u00e0 la protection des mineurs<a class=\"footnote\" title=\"La section 1201(a) pr\u00e9cise ainsi que l\u2019interdiction \u00ab ne doit pas s\u2019appliquer aux personnes qui utilisent une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e comprise dans une classe particuli\u00e8re d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es, si cette personne voit, ou est susceptible de voir (\u2026) restreinte, en raison de l\u2019interdiction, sa facult\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 des utilisations non contrefaisantes de cette classe particuli\u00e8re d\u2019\u0153uvres \u00bb. Le m\u00eame texte donne mission au Copyright Office de d\u00e9terminer les classes d\u2019\u0153uvres exemptes de l\u2019interdiction avant son entr\u00e9e en vigueur. Il \u00e9tablit \u00e9galement certains crit\u00e8res \u00e0 prendre en compte dans cette d\u00e9termination.\" id=\"return-footnote-62-454\" href=\"#footnote-62-454\" aria-label=\"Footnote 454\"><sup class=\"footnote\">[454]<\/sup><\/a>. Le <em>Copyright Office<\/em> a \u00e9galement adopt\u00e9 des r\u00e8gles permettant le contournement des mesures techniques par des personnes qui effectuent des actes non contrefaisants (donc couvert par le <em>fair use<\/em>) dans des cas tr\u00e8s pr\u00e9cis et pour certaines cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres, couvrant par exemple les n\u00e9cessit\u00e9s d\u2019archivage ou des usages par des \u00e9tablissements d\u2019\u00e9ducation, ou li\u00e9es \u00e0 l\u2019obsolescence des produits ou aux mesures techniques utilis\u00e9es.<\/p>\n<p>La section 1202 contient quant \u00e0 elle les prohibitions relatives aux informations sur le r\u00e9gime des droits<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C., \u00a7 1202.\" id=\"return-footnote-62-455\" href=\"#footnote-62-455\" aria-label=\"Footnote 455\"><sup class=\"footnote\">[455]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Des sanctions civiles et p\u00e9nales sont pr\u00e9vues<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C., \u00a7\u00a7 1203 et 1204.\" id=\"return-footnote-62-456\" href=\"#footnote-62-456\" aria-label=\"Footnote 456\"><sup class=\"footnote\">[456]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les dispositions anti-contournement du DMCA ont fait l\u2019objet d\u2019une s\u00e9rie de d\u00e9cisions remarqu\u00e9es contre la distribution sur Internet d\u2019un logiciel d\u00e9nomm\u00e9 \u00ab\u00a0DeCSS\u00a0\u00bb, qui permettait de contourner le syst\u00e8me de contr\u00f4le d\u2019acc\u00e8s et de protection contre la copie des DVD<a class=\"footnote\" title=\"Universal City Studios and others v.\u00a0Reimerdes and others, 111 F. Supp. 2d\u00a0346 (SDNY 2000)\u00a0: Comm. com. \u00e9lectr. 2000, act. 148\u00a0; Universal City Studios, Inc. v. Corley, 273 F.3d 429 (2d\u00a0Cir.\u00a02001)\u00a0: Comm. com. \u00e9lectr. 2002, act. 16) (jug\u00e9 que ni le fair use, ni le principe de libert\u00e9 d\u2019expression, ne font obstacle \u00e0 l\u2019application des dispositions du DMCA) ; 321 Studios v. Metro Goldwyn Mayer Studios, Inc., 307 F. Supp. 2d\u00a01085 (N.D. Cal. 2004) (logiciels de copie de DVD permettant notamment de copier des DVD commerciaux par le contournement du code CSS).V. \u00e9galement United States v. Elcom LTD, 203 F Supp 2d 1111 (ND Cal 2002) (concernant la diffusion d\u2019un logiciel permettant de contourner les protections \u00e9tablies dans le logiciel Adobe Acrobat, destin\u00e9es \u00e0 emp\u00eacher la copie ou l\u2019\u00e9dition de certains fichiers de textes dont seule la lecture est autoris\u00e9e).\" id=\"return-footnote-62-457\" href=\"#footnote-62-457\" aria-label=\"Footnote 457\"><sup class=\"footnote\">[457]<\/sup><\/a>. La l\u00e9gislation \u00e9tatique sur les secrets commerciaux a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 invoqu\u00e9e \u00e0 cette occasion.<\/p>\n<p>Enfin, pr\u00e9cisons que l\u2019utilisation non autoris\u00e9e d\u2019un mot de passe pour acc\u00e9der \u00e0 un site Web contenant du mat\u00e9riel prot\u00e9g\u00e9 par copyright ne constitue pas un \u00ab\u00a0contournement\u00a0\u00bb d\u2019une mesure technologique de contr\u00f4le d\u2019acc\u00e8s au sens du DMCA<a class=\"footnote\" title=\"I.M.S.\u00a0Inquiry Management Sys. Ltd. v. Berkshire Information Sys. Inc., 307 F. Supp. 2d 521 (S.D.N.Y. 2004).\" id=\"return-footnote-62-458\" href=\"#footnote-62-458\" aria-label=\"Footnote 458\"><sup class=\"footnote\">[458]<\/sup><\/a>. Cette utilisation viole cependant les dispositions du Computer Fraud and Abuse Act qui prohibe l\u2019acc\u00e8s non autoris\u00e9 \u00e0 un syst\u00e8me d\u2019information<a class=\"footnote\" title=\"18\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a01030 et seq. Ibid.\" id=\"return-footnote-62-459\" href=\"#footnote-62-459\" aria-label=\"Footnote 459\"><sup class=\"footnote\">[459]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>265._ La contrefa\u00e7on sur Internet : vue g\u00e9n\u00e9rale_ <\/strong>Aux \u00c9tats-Unis comme en Europe, la contrefa\u00e7on sur Internet met en cause trois s\u00e9ries d'acteurs. Les utilisateurs, tout d'abord qui peuvent engager leur responsabilit\u00e9 du fait de la reproduction et de la mise \u00e0 disposition d'oeuvres sur les r\u00e9seaux (sites de partage ou non), responsables sur le fondement du droit commun de la contrefa\u00e7on. <span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">Les \u00e9diteurs de services, ensuite, responsables sur le fondement de r\u00e8gles de droit commun, mais qui font l'objet d'une jurisprudence assez complexe lorsque leur implication dans l'acte de contrefa\u00e7on n'est pas directe. Les interm\u00e9diaires, enfin, qui b\u00e9n\u00e9ficient d'un r\u00e9gime de responsabilit\u00e9 propre.<\/span><\/p>\n<p>Nous aborderons ces deux derni\u00e8res cat\u00e9gories.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>266._ La responsabilit\u00e9 des \u00e9diteurs: les hyperliens_ <\/strong>Les \u00e9diteurs de logiciels ou de sites sont en principe soumis \u00e7\u00e0 une responsabilit\u00e9 de droits commun. Cette responsabilit\u00e9 ne pose pas de difficult\u00e9s lorsque l'\u00e9diteur a lui m\u00eame proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 l'acte mat\u00e9riel de contrefa\u00e7on. Une difficult\u00e9 existe cependant concernant l'affichage ou de la mise \u00e0 disposition, au travers d'hyperliens, de contenus stock\u00e9s par des sites tiers. Sur cette question d\u00e9licate, une divergence importante de jurisprudence existe entre le 9\u00e8me et le 2\u00e8me circuit f\u00e9d\u00e9ral. Le 9\u00e8me circuit fait en effet application d'une doctrine dite \u00ab test du serveur \u00bb (server test), consistant \u00e0 d\u00e9terminer si l'\u0153uvre cibl\u00e9e est stock\u00e9e sur le site de reprise, ou si elle est h\u00e9berg\u00e9e sur un site tiers, et rendue accessible au moyen d'un hyperlien ou d'un moyen \u00e9quivalent<a class=\"footnote\" title=\"Depuis Perfect 10, Inc. v. Amazon.com, Inc., 508 F.3d 1146 [9th Cir. 2007], \u00e0 propos d'images apparaissant dans des r\u00e9sultats de recherche.\" id=\"return-footnote-62-460\" href=\"#footnote-62-460\" aria-label=\"Footnote 460\"><sup class=\"footnote\">[460]<\/sup><\/a>. Dans le second cas, aucun acte de contrefa\u00e7on primaire (par \u00ab pr\u00e9sentation publique \u00bb) ne peut \u00eatre retenu contre le site de reprise. Cette analyse se fonde sur la d\u00e9finition l\u00e9gale du droit de pr\u00e9sentation\/d'exposition publique<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 106 (5).\" id=\"return-footnote-62-461\" href=\"#footnote-62-461\" aria-label=\"Footnote 461\"><sup class=\"footnote\">[461]<\/sup><\/a>, qui implique la pr\u00e9sentation d'un \u00ab exemplaire \u00bb<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 101 (d\u00e9finition)\" id=\"return-footnote-62-462\" href=\"#footnote-62-462\" aria-label=\"Footnote 462\"><sup class=\"footnote\">[462]<\/sup><\/a>. Si la pr\u00e9sentation d'images sur un site Internet constitue bien une pr\u00e9sentation ou une exposition publique au sens du <em>Copyright Act<\/em>, la notion d'exemplaire implique une reproduction (fixation) sur le serveur d'un ordinateur. Or, pour le 9e circuit, l'\u00e9diteur de site Web qui ne stocke pas une image sur son propre serveur ne communique pas une copie portant violation du droit exclusif d'exposition<a class=\"footnote\" title=\"V. par exemple Hunley v. Instagram No. 22-15293, 17 Jul. 2023 [9th Cir. 2023]: application de cette th\u00e9orie pour rejeter une action en contrefa\u00e7on contre Instagram. En l'esp\u00e8ce, il \u00e9tait reproch\u00e9 \u00e0 Instagram des actes de contrefa\u00e7on du fait de la mise \u00e0 disposition d'outils permettant l'int\u00e9gration, sur des sites tiers, de contenus Instagram ; comp. avec Bell v. Wilmott Storage Services LLC, n\u00b0 19-55882 [9th Cir. 2021], 9 sept. 2021): condamnation pour diffusion d'une image par le site qui l'avait reprise d'un site tiers, l'image en question ayant \u00e9t\u00e9 reproduite et stock\u00e9e sur ce site. L'arr\u00eat \u00e9carte l'exception de minimis invoqu\u00e9e par l'\u00e9diteur du site litigieux, qui faisait valoir que la photographie en question n'\u00e9tait accessible qu'\u00e0 un nombre limit\u00e9 de personnes\" id=\"return-footnote-62-463\" href=\"#footnote-62-463\" aria-label=\"Footnote 463\"><sup class=\"footnote\">[463]<\/sup><\/a>. Le 2\u00e8me circuit f\u00e9d\u00e9ral adapte quant \u00e0 lui une approche moins favorables aux \u00e9diteurs<a class=\"footnote\" title=\"Et rejette la solution de l'arr\u00eat Perfect 10. V. Goldman v. Breitbart News Network, LLC, 302 F. Supp. 3d 585 (S.D.N.Y. 2018); Nicklen v. Sinclair Broad. Grp., 551 F. Supp. 3d 188 (S.D.N.Y. 2021);\u00a0Sinclair v. Ziff Davis, LLC, No. 18-CV-790 (KMW), 2020 WL 1847841 (S.D.N.Y. Apr. 13, 2020); McGucken v. Newsweek LLC et al, No. 1:2019cv09617 - Document 35 (S.D.N.Y. 2020)\" id=\"return-footnote-62-464\" href=\"#footnote-62-464\" aria-label=\"Footnote 464\"><sup class=\"footnote\">[464]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>267._ Les \u00e9diteurs de logiciels d\u2019\u00e9change de fichiers_<\/strong>\u00a0La question de la responsabilit\u00e9 des \u00e9diteurs de logiciels d\u2019\u00e9change pair-\u00e0-pair a donn\u00e9 lieu \u00e0 une abondante jurisprudence, d\u00e9sormais fix\u00e9e par l\u2019arr\u00eat rendu par la Cour supr\u00eame le 27\u00a0juin 2005 dans l\u2019affaire <em>Metro-Goldwyn-Mayer Studios, Inc. et al. v. Grosker Ltd.<a class=\"footnote\" title=\"545 US 913 (2005).\" id=\"return-footnote-62-465\" href=\"#footnote-62-465\" aria-label=\"Footnote 465\"><sup class=\"footnote\">[465]<\/sup><\/a><\/em> qui, sans remettre en cause la jurisprudence \u00ab\u00a0Betamax\u00a0\u00bb de la Cour supr\u00eame, vient utilement la pr\u00e9ciser.<\/p>\n<p>La question pos\u00e9e aux tribunaux \u00e9tait de savoir si la mise \u00e0 disposition de ces logiciels \u00e9tait constitutive de contrefa\u00e7on (indirecte) de copyright par fourniture de moyen (<em>contributory infringement<\/em>) et\/ou du fait d\u2019un tiers (<em>vicarious infringement<\/em>). Dans les affaires mettant en cause le logiciel Napster, l\u2019\u00e9diteur du logiciel avait \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 principalement \u00e0 raison du contr\u00f4le qu\u2019il op\u00e9rait sur le syst\u00e8me d\u2019indexation des fichiers \u00e9chang\u00e9s, h\u00e9berg\u00e9 sur ses serveurs. Les tribunaux ont cependant \u00e9t\u00e9 plus h\u00e9sitants s\u2019agissant des syst\u00e8mes n\u2019impliquant aucune autre prestation que la diffusion du logiciel pair \u00e0 pair.<\/p>\n<p>En 2004, la Cour d\u2019appel f\u00e9d\u00e9rale pour le 9e circuit avait \u00e9cart\u00e9 la responsabilit\u00e9 des distributeurs des logiciels d\u2019\u00e9changes pair \u00e0 pair Grosker et Morpheus<a class=\"footnote\" title=\"MGM Studios, Inc. v. Grokster, Ltd., 380 F.3d 1154 (9th Cir. 2004)\" id=\"return-footnote-62-466\" href=\"#footnote-62-466\" aria-label=\"Footnote 466\"><sup class=\"footnote\">[466]<\/sup><\/a>. Sur la fourniture de moyens (<em>contributory infringement<\/em>), la Cour d\u2019appel avait rappel\u00e9 que le d\u00e9lit n\u00e9cessite la r\u00e9union trois \u00e9l\u00e9ments\u00a0: une contrefa\u00e7on primaire par l\u2019utilisateur du moyen fourni\u00a0; une connaissance par l\u2019intim\u00e9 de l\u2019activit\u00e9 contrefaisante\u00a0; et une contribution substantielle \u00e0 la conduite contrefaisante. S\u2019appuyant sur la d\u00e9cision de la Cour supr\u00eame dans l\u2019affaire <em>Betamax<\/em>, elle avait jug\u00e9 que la vente de mat\u00e9riel de copie n\u2019\u00e9tait pas constitutive de contrefa\u00e7on par fourniture de moyens, m\u00eame si le fabricant avait connaissance d\u2019un possible usage contrefaisant de ses machines, si ces mat\u00e9riels sont susceptibles d\u2019usages licites dans une mesure importante (y compris dans le futur)<a class=\"footnote\" title=\"La Cour rel\u00e8ve que \u00ab\u00a0les distributeurs des logiciels ont produit de nombreuses d\u00e9clarations provenant de personnes qui permettent que leurs \u0153uvres soient distribu\u00e9es via ces logiciels, ou qui utilisent les logiciels pour distribuer des \u0153uvres du domaine public\u00a0\u00bb, et en d\u00e9duit que les logiciels litigieux sont capables d\u2019utilisations non contrefaisantes substantielles par l\u2019\u00e9change de fichiers licites.\" id=\"return-footnote-62-467\" href=\"#footnote-62-467\" aria-label=\"Footnote 467\"><sup class=\"footnote\">[467]<\/sup><\/a>. En outre, la Cour d\u2019appel avait consid\u00e9r\u00e9 que la notification par les demanderesses aux \u00e9diteurs poursuivis d\u2019une liste des \u00e9l\u00e9ments pirates \u00e9chang\u00e9s ne les rendait pas responsables s\u2019ils ne pouvaient effectuer aucun contr\u00f4le ni prendre aucune mesure au moment o\u00f9 cette liste leur est notifi\u00e9e (ce qui n\u2019\u00e9tait pas le cas de Napster). De m\u00eame, la Cour d\u2019appel avait \u00e9cart\u00e9 la responsabilit\u00e9 du fait du tiers (<em>vicarious infringement<\/em>) en raison de l\u2019absence de contr\u00f4le des \u00e9diteurs sur les utilisateurs des logiciels, relevant notamment l\u2019impossibilit\u00e9 pratique pour les intim\u00e9es de bloquer les utilisateurs ou d\u2019interrompre l\u2019\u00e9change des fichiers<a class=\"footnote\" title=\"Les remarques finales de la Cour d\u2019appel m\u00e9ritent d\u2019\u00eatre reproduites ici\u00a0: \u00ab\u00a0Les titulaires de copyright nous demandent avec la plus grande vigueur de r\u00e9examiner le droit \u00e0 la lumi\u00e8re de ce qu\u2019ils consid\u00e8rent une exigence imp\u00e9rative d\u2019int\u00e9r\u00eat public (proper public policy), qui doit entra\u00eener l\u2019extension des doctrines de contributory infringement et de vicarious infringement dans le domaine du copyright. Une telle r\u00e9vision entrerait en conflit avec des pr\u00e9c\u00e9dents jurisprudentiels et ne serait pas raisonnable. Sans aucun doute, prendre ce chemin satisferait les objectifs \u00e9conomiques imm\u00e9diats des titulaires de copyright. Cependant, cela alt\u00e8rerait \u00e9galement profond\u00e9ment le droit du copyright en g\u00e9n\u00e9ral, entra\u00eenant des cons\u00e9quences inconnues en dehors du contexte actuel. (\u2026) L\u2019introduction de nouvelles technologies est toujours disruptive pour les vieux march\u00e9s, et en particulier pour ces titulaires de copyright dont les travaux sont vendus au travers de m\u00e9canismes de distribution bien \u00e9tablis. Cependant, l\u2019histoire a prouv\u00e9 que le temps et les forces du march\u00e9 fournissent souvent un point d\u2019\u00e9quilibre entre les int\u00e9r\u00eats en jeu, que la nouvelle technologie soit un piano m\u00e9canique, un photocopieur, un magn\u00e9tophone, un magn\u00e9toscope, un ordinateur individuel, une machine de karaok\u00e9, ou un lecteur de MP3. Ainsi, les Cours doivent \u00eatre prudentes avant de restructurer les th\u00e9ories de la responsabilit\u00e9 pour r\u00e9pondre \u00e0 des abus sp\u00e9cifiques du march\u00e9, en d\u00e9pit de leur apparente actuelle importance.\u00a0\u00bb\u00a0\" id=\"return-footnote-62-468\" href=\"#footnote-62-468\" aria-label=\"Footnote 468\"><sup class=\"footnote\">[468]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La Cour supr\u00eame a censur\u00e9 cette approche. Elle a jug\u00e9 que si le logiciel Grosker pouvait faire l\u2019objet d\u2019usages licites, la Cour d\u2019appel aurait d\u00fb prendre en compte la circonstance d\u2019une intention de promouvoir la contrefa\u00e7on. En l\u2019esp\u00e8ce il \u00e9tait clair que les d\u00e9fendeurs avaient eu l\u2019intention de fournir un service alternatif aux anciens utilisateurs de Napster. En outre, ils n\u2019avaient pas tent\u00e9 de d\u00e9velopper des outils de filtrage ou d\u2019autres m\u00e9canismes destin\u00e9s \u00e0 limiter les usages contrefaisants de leur logiciel. Enfin, la pr\u00e9sence de publicit\u00e9s sur le syst\u00e8me d\u00e9montrait pour la Cour supr\u00eame l\u2019int\u00e9r\u00eat de l\u2019\u00e9diteur \u00e0 favoriser une utilisation intensive de son logiciel. La Cour a ainsi pos\u00e9 comme principe que la personne qui distribue un outil, informatique ou non, dans le but de promouvoir son utilisation \u00e0 des fins de contrefa\u00e7on, est responsable des actes de contrefa\u00e7on commis par ces tiers \u00e0 l\u2019aide de cet outil, m\u00eame s\u2019il peut par ailleurs faire l\u2019objet d\u2019utilisations licites<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab\u00a0One who distributes a device with the object of promoting its use to infringe copyright, as shown by clear expression or other affirmative steps taken to foster infringement, going beyond mere distribution with knowledge of third-party action, is liable for the resulting acts of infringement by third parties using the device, regardless of the device\u2019s lawful uses\u00a0\u00bb.\" id=\"return-footnote-62-469\" href=\"#footnote-62-469\" aria-label=\"Footnote 469\"><sup class=\"footnote\">[469]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>268._\u00a0 Les interm\u00e9diaires (vue g\u00e9n\u00e9rale)_<\/strong><a class=\"footnote\" title=\"V. B. Martinet Farano, Internet Intermediaries\u2019 Liability for Copyright and Trademark Infringement\u00a0: Reconciling the EU and US Approaches, Standford \u2013 Vienna Transatlantic Trechnology Law forum 2012 (disponible sur http:\/\/law.stanford.edu).\" id=\"return-footnote-62-470\" href=\"#footnote-62-470\" aria-label=\"Footnote 470\"><sup class=\"footnote\">[470]<\/sup><\/a> Le DMCA a introduit dans la section 512 du <em>Copyright Act<\/em> des dispositions limitant la responsabilit\u00e9 des interm\u00e9diaires sur Internet pour contrefa\u00e7on de copyright, similaire (mais pas tout \u00e0 fait identique) au r\u00e9gime \u00e9tabli par la directive \u00ab Commerce \u00e9lectronique \u00bb et la loi du 21 juin 2004 (LCEN) en France (et d\u00e9sormais le DSA).<\/p>\n<p>Les limitations de responsabilit\u00e9 concernent (a) les communications transitoires sur les r\u00e9seaux<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 512(a). Pour une rare hypoth\u00e8se de condamnation d'un fournisseur d'acc\u00e8s pour complicit\u00e9 de contrefa\u00e7on et d'exclusion de la limitation de responsabilit\u00e9 (safe harbour) des FAI, v.\u00a0 BMG Rights Management v. Cox Communications, No. 16-1972 (4th Cir. 2018): L'affaire concerne l'\u00e9change de fichiers musicaux au travers du protocole Bittorrent. La soci\u00e9t\u00e9 BMG avait assign\u00e9 Cox Communications, sur plusieurs chefs de contrefa\u00e7on indirecte (contributory infringement, vicarious liability), arguant notamment de la non-application de la limitation de responsabilit\u00e9 pr\u00e9vue pour les fournisseurs d'acc\u00e8s, en raison de l'insuffisance des mesures mises en place par Cox pour pr\u00e9venir et sanctionner les abonn\u00e9s concern\u00e9s (pour b\u00e9n\u00e9ficier de la limitation de responsabilit\u00e9 pr\u00e9vue par la DMCA, les fournisseurs d'acc\u00e8s doivent \u00ab adopter (...) et mettre en \u0153uvre de mani\u00e8re raisonnable (...), et informer (...) les abonn\u00e9s et les titulaires de comptes du syst\u00e8me ou du r\u00e9seau du fournisseur d'acc\u00e8s d'une politique pr\u00e9voyant la r\u00e9siliation dans des circonstances appropri\u00e9es des abonnements et comptes des titulaires (...) qui sont des contrefacteurs habituels (repeat infringers) \u00bb (17 U.S.C. \u00a7 512 (i) (1) (A)). La soci\u00e9t\u00e9 Cox Communication avait mis en place une adresse email d\u00e9di\u00e9e \u00e0 un groupe constitu\u00e9 en interne et charg\u00e9 de la lutte contre la contrefa\u00e7on, destin\u00e9e \u00e0 recevoir les notifications de contrefa\u00e7ons sur son r\u00e9seau. Les demandes des ayants droit \u00e9taient ensuite trait\u00e9es dans le cadre d'un m\u00e9canisme de r\u00e9ponse gradu\u00e9e en treize (!) \u00e9tapes. La Cour d'appel rel\u00e8ve que Cox n'a pas mis en \u0153uvre ces mesures de mani\u00e8re raisonnable, et que, dans ces conditions, ne pouvait b\u00e9n\u00e9ficier du safe harbour, et retient la complicit\u00e9 de contrefa\u00e7on volontaire par fourniture de moyen (willful contributory infringement). Le jury avait fix\u00e9 le montant des dommages et int\u00e9r\u00eats \u00e0 verser \u00e0 BMG \u00e0 25 millions de dollars (verdict confirm\u00e9 par la suite).\" id=\"return-footnote-62-471\" href=\"#footnote-62-471\" aria-label=\"Footnote 471\"><sup class=\"footnote\">[471]<\/sup><\/a>, (b) les syst\u00e8mes de cache<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 512(b).\" id=\"return-footnote-62-472\" href=\"#footnote-62-472\" aria-label=\"Footnote 472\"><sup class=\"footnote\">[472]<\/sup><\/a>, (c) les informations stock\u00e9es par les utilisateurs sur les syst\u00e8mes ou r\u00e9seaux, donc les h\u00e9bergeurs<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 512(c). Les tribunaux interpr\u00e8tent la notion d\u2019h\u00e9bergeur largement, et incluent dans cette cat\u00e9gorie les \u00e9diteurs de sites contributifs, comme par exemple Google, eBay, Twitter, Facebook, etc., au regard des \u00e9l\u00e9ments contribu\u00e9s par des tiers. Hendrickson v. eBay, Inc., 165\u00a0F.\u00a0Supp. 2d\u00a01082-1088, (CD Cal. 2001) (eBay)\u00a0; Viacom International Inc. et. Seq. v. YouTube, 718 F. Supp. 2d 514 ( SDNY 2010) (YouTube) ; UMG Recordings, Inc. v. Shelter Capital Partners LLC, 667 F.3d 1022 (9th\u00a0Cir.\u00a02011), aff\u2019g UMG Recordings v. Veoh Networks Inc., 665 F. Supp. 2d 1099, 1108 (C.D. Cal, 2009) (Veoh).\" id=\"return-footnote-62-473\" href=\"#footnote-62-473\" aria-label=\"Footnote 473\"><sup class=\"footnote\">[473]<\/sup><\/a>, et (d) les outils de recherche d\u2019information<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 512 (d). Cette d\u00e9finition recouvre les annuaires en lignes, les moteurs de recherche et les liens hypertextes. V. S. Rep. 105-190.\" id=\"return-footnote-62-474\" href=\"#footnote-62-474\" aria-label=\"Footnote 474\"><sup class=\"footnote\">[474]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>La responsabilit\u00e9 des h\u00e9bergeurs est exclue s\u2019ils n\u2019ont pas connaissance de l\u2019activit\u00e9 contrefaisante, s\u2019il n\u2019ont pas directement b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de cette activit\u00e9 dans le cas o\u00f9 ils ont eu le droit et le pouvoir de la contr\u00f4ler, et si, une fois connaissance acquise de l\u2019activit\u00e9, ils ont sans d\u00e9lai retir\u00e9 ou bloqu\u00e9 l\u2019acc\u00e8s au contenu litigieux<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 512(c)(1) : \u00ab\u00a0A service provider shall not be liable for monetary relief, or, except as provided in subsection (j), for injunctive or other equitable relief, for infringement of copyright by reason of the storage at the direction of a user of material that resides on a system or network controlled or operated by or for the service provider, if the service provider:(A)(i) does not have actual knowledge that the material or an activity using the material on the system or network is infringing\u00a0;(ii) in the absence of such actual knowledge, is not aware of facts or circumstances from which infringing activity is apparent\u00a0; or(iii) upon obtaining such knowledge or awareness, acts expeditiously to remove, or disable access to, the material\u00a0;(B) does not receive a financial benefit directly attributable to the infringing activity, in a case in which the service provider has the right and ability to control such activity\u00a0; and(C) upon notification of claimed infringement as described in paragraph (3), responds expeditiously to remove, or disable access to, the material that is claimed to be infringing or to be the subject of infringing activity. \u00bb\" id=\"return-footnote-62-475\" href=\"#footnote-62-475\" aria-label=\"Footnote 475\"><sup class=\"footnote\">[475]<\/sup><\/a>. La section 512(c) codifie une proc\u00e9dure d\u00e9taill\u00e9e de notification et de retrait par laquelle le titulaire du copyright informe l\u2019h\u00e9bergeur des \u00e9l\u00e9ments contrefaisants accessibles au travers de son site aux fins de retrait ou de d\u00e9sactivation de l\u2019acc\u00e8s \u00e0 ces \u00e9l\u00e9ments<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 512(c)(1)(A)(iii), (c)(1)(C) &amp; (c)(3)(A)(iii).\" id=\"return-footnote-62-476\" href=\"#footnote-62-476\" aria-label=\"Footnote 476\"><sup class=\"footnote\">[476]<\/sup><\/a>. Les conditions applicables aux outils de recherche d\u2019information sont similaires, sous r\u00e9serve de diff\u00e9rences dans les exigences de notification.<\/p>\n<p>Des r\u00e8gles sp\u00e9cifiques sont pr\u00e9vues pour les \u00e9tablissements d\u2019\u00e9ducation non commerciaux<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C. \u00a7 512(e).\" id=\"return-footnote-62-477\" href=\"#footnote-62-477\" aria-label=\"Footnote 477\"><sup class=\"footnote\">[477]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Un m\u00e9canisme de r\u00e9ponse gradu\u00e9e a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 mis en place aux \u00c9tats-Unis en 2013 au travers du <em>Copyright Alert\u00a0System<\/em><a class=\"footnote\" title=\"Le syst\u00e8me \u00e9tait d\u00e9crit plus pr\u00e9cis\u00e9ment sur le site du Center for Copyright Information, d\u00e9sormais accessible sur archive.org \u00e0 l\u2019adresse suivante : www.copyrightinformation.org. B. Depoorter, A. Van Hiel, \u00ab Copyright Alert Enforcement: Six Strikes and Privacy Harms \u00bb, 39 Colum. J.L. &amp; Arts 233 (2015-2016). Il s'agissait d'un syst\u00e8me volontaire g\u00e9r\u00e9 par une organisation priv\u00e9e, le Center for Copyright Information, qui r\u00e9unit des ayants droit (studios de cin\u00e9ma, cha\u00eenes de t\u00e9l\u00e9vision et maisons de disques) et des fournisseurs d\u2019acc\u00e8s. Le m\u00e9canisme mis en place \u00e9tait restreint aux secteurs de la musique et de l\u2019audiovisuel, et les constatations ne portent que sur les copies int\u00e9grales des \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es. Les fournisseurs d\u2019acc\u00e8s ne participaient pas \u00e0 l\u2019identification des contenus contrefaits. La constatation de l\u2019utilisation d\u2019un abonnement \u00e0 des fins de contrefa\u00e7on donnait lieu \u00e0 l\u2019envoi d\u2019alertes qui peuvent comprendre six \u00e9tapes, d\u2019o\u00f9 l\u2019appellation \u00ab six strikes system \u00bb. Ces \u00e9tapes comprenaient deux alertes de sensibilisation (educational alerts), deux alertes entra\u00eenant une interruption de la navigation et n\u00e9cessitant une r\u00e9ponse de l\u2019abonn\u00e9 (accus\u00e9 de r\u00e9ception, visionnage d\u2019une vid\u00e9o de sensibilisation) avant d\u00e9blocage de la navigation, et deux alertes informant l\u2019abonn\u00e9 de la mise en place d\u2019une mesure de restriction temporaire (notamment de bande passante) sous quatorze\u00a0jours. Un m\u00e9canisme de recours\u00a0ad hoc au stade des alertes avait \u00e9t\u00e9 mis en place, g\u00e9r\u00e9 par l\u2019American Arbitration Association. Aucune cons\u00e9quence suppl\u00e9mentaire n\u2019\u00e9tait pr\u00e9vue (mais bien s\u00fbr, ce m\u00e9canisme n\u2019\u00e9tait pas exclusif d\u2019une action judiciaire en contrefa\u00e7on de copyright).\" id=\"return-footnote-62-478\" href=\"#footnote-62-478\" aria-label=\"Footnote 478\"><sup class=\"footnote\">[478]<\/sup><\/a>. Il a \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9 en 2017<a class=\"footnote\" title=\"Les raisons v\u00e9ritables de cet abandon semblent li\u00e9es \u00e0 l'inefficacit\u00e9 du m\u00e9canisme pour lutter contre les contrefacteurs chevronn\u00e9s\" id=\"return-footnote-62-479\" href=\"#footnote-62-479\" aria-label=\"Footnote 479\"><sup class=\"footnote\">[479]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le <em>Copyright Office<\/em> a publi\u00e9 le 21 mai 2020 un rapport sur l'application des dispositions du paragraphe 512 du <em>Copyright Act<\/em> (17 U.S.C. \u00a7 512) sur la responsabilit\u00e9 des interm\u00e9diaires<a class=\"footnote\" title=\"www.copyright.gov\/policy\/section512\/section-512-full-report.pdf.\" id=\"return-footnote-62-480\" href=\"#footnote-62-480\" aria-label=\"Footnote 480\"><sup class=\"footnote\">[480]<\/sup><\/a>. L'Office y conclut que l'\u00e9quilibre mis en place il y a plus de 20 ans par le Congr\u00e8s est fortement perturb\u00e9, et que le volume des contrefa\u00e7ons de copyright sur les r\u00e9seaux demeure important. Il formule plusieurs recommandations relatives notamment : \u00e0 l'\u00e9ligibilit\u00e9 aux m\u00e9canismes de safe harbour, aux politiques adopt\u00e9es pour les contrefacteurs r\u00e9cidivistes, aux standards permettant d'\u00e9tablir la connaissance des actes contrefaisants par l'interm\u00e9diaire (jug\u00e9s trop rigides au regard de certaines situations), et aux demandes de retrait et aux injonctions contre les interm\u00e9diaires (l'Office sugg\u00e9rant des clarifications sur plusieurs points).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>269._ Les sites de partage de contenus_<\/strong>\u00a0Les sites de partage de vid\u00e9os, et plus g\u00e9n\u00e9ralement les sites mettant \u00e0 disposition des contenus contribu\u00e9s par les internautes, b\u00e9n\u00e9ficient des dispositions du DMCA limitant la responsabilit\u00e9 des h\u00e9bergeurs<a class=\"footnote\" title=\"Hendrickson v. eBay, Inc., 165 F. Supp. 2d\u00a01082-1088, (CD Cal. 2001) (eBay)\u00a0; Viacom International Inc. et. Seq. vs. YouTube ,718 F. Supp. 2d\u00a0514 ( SDNY\u00a02010) (YouTube)\u00a0; UMG Recordings, Inc. v. Shelter Capital Partners LLC, 667 F.3d 1022 (9th\u00a0Cir.\u00a02011), aff\u2019g UMG Recordings v. Veoh Networks Inc., 665 F. Supp. 2d 1099, 1108 (C.D. Cal, 2009) (Veoh). \u00c0 noter que, comme en Europe pour les textes \u00e9quivalents, le l\u00e9gislateur am\u00e9ricain ne semble pas, lors du passage du DMCA, avoir envisag\u00e9 l\u2019hypoth\u00e8se des sites de partage de vid\u00e9os et d\u2019agr\u00e9gation de contenus, les exemples donn\u00e9s lors des travaux pr\u00e9paratoires visant plut\u00f4t les forums de discussion\" id=\"return-footnote-62-481\" href=\"#footnote-62-481\" aria-label=\"Footnote 481\"><sup class=\"footnote\">[481]<\/sup><\/a>. Il n'existe pas, pour le moment, de r\u00e8gles sp\u00e9cifiques (compl\u00e9mentaires) applicables aux plateformes, similaires \u00e0 celles impos\u00e9es en Europe par la directive 2019\/790.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>270._ Les sites de r\u00e9f\u00e9rencement\/annuaires de liens_<\/strong>\u00a0Les sites de r\u00e9f\u00e9rencement et annuaires de liens contributifs sont \u00e9galement, s\u2019agissant des contenus contribu\u00e9s par des tiers, couverts par les dispositions du DMCA applicables aux h\u00e9bergeurs. De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, la jurisprudence retient la responsabilit\u00e9 des fournisseurs de liens s\u2019ils ont connaissance du caract\u00e8re contrefaisant des activit\u00e9s engendr\u00e9es par le site cible<a class=\"footnote\" title=\"Columbia Pictures\u00a0Industries, Inc.\u00a0v.\u00a0Fung\u00a0710 F.3d 1020 (condamnation de l\u2019op\u00e9rateur d\u2019un site de recherche de liens BitTorrent permettant le t\u00e9l\u00e9chargement de fichiers vid\u00e9os pour complicit\u00e9 de contrefa\u00e7on de copyright par incitation et fourniture de moyens. Limitations de responsabilit\u00e9 \u00e9tablies par le DMCA inapplicables en raison de sa connaissance, jug\u00e9e \u00e9vidente, du caract\u00e8re contrefaisant des activit\u00e9s engendr\u00e9es par son site).\" id=\"return-footnote-62-482\" href=\"#footnote-62-482\" aria-label=\"Footnote 482\"><sup class=\"footnote\">[482]<\/sup><\/a>. Dans le cas contraire, la responsabilit\u00e9 sera, en principe, \u00e9cart\u00e9e<a class=\"footnote\" title=\"V. sur ce point deux d\u00e9cisions (ordonnances) dans l\u2019affaire David v. CBS Interactive Inc. (CV\u00a011-9437 DSF, 7\u00a0juillet 2012 et 19\u00a0f\u00e9vrier 2013, Cour f\u00e9d\u00e9rale de district pour le district central de Californie), qui opposait des membres de l\u2019industrie musicale \u00e0 l\u2019\u00e9diteur d\u2019un site d\u2019information contenant des articles, des blogs, des tests et des vid\u00e9os consacr\u00e9s \u00e0 la technologie, aux logiciels et aux produits \u00e9lectroniques grand public. Les demandeurs reprochent aux \u00e9diteurs de contribuer \u00e0 la contrefa\u00e7on de leurs \u0153uvres sur Internet en consacrant des articles et d\u00e9monstrations aux r\u00e9seaux et aux logiciels P2P, par ailleurs propos\u00e9s au t\u00e9l\u00e9chargement par des liens. La Cour f\u00e9d\u00e9rale rejette des demandes d\u2019injonction \u00e0 raison, pour les liens de t\u00e9l\u00e9chargement des logiciels P2P, de l\u2019absence de promotion et de connaissance, par l\u2019\u00e9diteur, d\u2019actes pr\u00e9cis de contrefa\u00e7on, et, pour les articles, du caract\u00e8re purement technique des pr\u00e9sentations et \u00e9valuations de logiciels.\" id=\"return-footnote-62-483\" href=\"#footnote-62-483\" aria-label=\"Footnote 483\"><sup class=\"footnote\">[483]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>271._ La contrefa\u00e7on au travers des syst\u00e8mes d'IA g\u00e9n\u00e9rative_<\/strong> La question de la contrefa\u00e7on d'\u0153uvres pr\u00e9existantes au moyen de syst\u00e8mes d'IA g\u00e9n\u00e9rative fait d\u00e9sormais l'objet de plusieurs actions aux Etats-Unis<a class=\"footnote\" title=\"V. sur ce point notre chronique, Un an de droit anglo-am\u00e9ricain du copyright (2023), Comm. comm. \u00e9lectr. f\u00e9vr. 2024. Une premi\u00e8re d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 rendue par une Cour f\u00e9d\u00e9rale de Californie le 30 octobre 2023 dans l'affaire Andersen v. Stability AI Ltd. (Case 3:23-cv-00201, District Court, N.D. California, 30 oct. 2023), et concerne une action lanc\u00e9e par trois artistes contre la soci\u00e9t\u00e9 Stability AI, \u00e9diteur du syst\u00e8me d'intelligence artificielle g\u00e9n\u00e9rative Stable Diffusion, et les \u00e9diteurs de services de plateformes d'IA g\u00e9n\u00e9rative Deviant Art et Midjourney (\u00e9diteurs des services DreamStudio, Dreamup et Midjourney). La Cour a rejet\u00e9 les demandes formul\u00e9es, mais a cependant autoris\u00e9 les demanderesses \u00e0 modifier et \u00e0 pr\u00e9ciser leur assignation. L'affaire est donc toujours en cours. V. \u00e9galement l'ordonnance\u00a0rendue le 20 novembre 2023 par la m\u00eame Cour dans l'affaire Kadry v. Meta Platforms (Case No. 23-cv-03417-VC., United States District Court, N.D. California), dans le cadre d'une action lanc\u00e9e par plusieurs auteurs de livres contre Meta, par laquelle ils reprochaient \u00e0 cette derni\u00e8re divers actes de contrefa\u00e7on par l'exploitation de leurs ouvrages aux fins d'entra\u00eenement du mod\u00e8le linguistique d\u00e9velopp\u00e9 par Meta, et utilis\u00e9 comme fondation \u00e0 plusieurs applications, dont des agents conversationnels et un assistant de programmation. La Cour y rejette assez sommairement les demandes sur le fondement du copyright, en permettant l\u00e0-aussi aux demandeurs de d\u00e9poser une assignation rectificative. V. \u00e9galement une ordonnance du 25 septembre 2023 d'une la Cour de district de l'\u00c9tat du Delaware dans l'affaire Thomson Reuters v. Ross Intelligence (Case 1:20-cv-613-SB, D. Del., Sept. 25, 2023), qui oppose Thomson Reuters, \u00e9diteur du service Westlaw, \u00e0 une start-up d'intelligence artificielle, pour des fait all\u00e9gu\u00e9s de copie de contenus Westlaw pour entra\u00eener un syst\u00e8me de recherche en langage naturel \u00e0 base de machine learnign et d'IA. La Cour renvoie \u00e9galement les demandes principales au fond. On notera que cette d\u00e9cision est la premi\u00e8re \u00e0 aborder la question du fair use.\n\nD'autres proc\u00e8s sont actuellement en cours, notamment dans l'affaire Getty image v. Stability AI (Case 1:23-cv-00135-UNA, U.S. District Court District of Delaware), introduite en f\u00e9vrier 2023 dans l'\u00c9tat du Delaware, et qui fait \u00e9cho \u00e0 une action similaire de Getty images au Royaume Uni, et dans l'affaire New York Times V. Microsoft and Open AI (Case 1:23-cv-11195, S.D.N.Y.), concernant cette fois ChatGPT, et introduite en d\u00e9cembre 2023 dans l'\u00c9tat de New York.\" id=\"return-footnote-62-484\" href=\"#footnote-62-484\" aria-label=\"Footnote 484\"><sup class=\"footnote\">[484]<\/sup><\/a><\/span>. Plusieurs d\u00e9cisions sur incident (donc en cours de proc\u00e9dure) ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 rendues, mais qui ne tranchent pas de mani\u00e8re claire sur les demandes pr\u00e9sent\u00e9es<a class=\"footnote\" title=\"Le plus souvent renvoy\u00e9es au fond. V. ci-dessus.\" id=\"return-footnote-62-485\" href=\"#footnote-62-485\" aria-label=\"Footnote 485\"><sup class=\"footnote\">[485]<\/sup><\/a>. Il faudra donc attendre sur ce point les premiers jugements sur le fond.<\/p>\n<p>Les demandes formul\u00e9es par les ayants droit reposent sur plusieurs griefs de contrefa\u00e7on de copyright: tout d'abord, sur de pr\u00e9tendus actes de contre<span style=\"font-size: 1em;\">fa\u00e7on primaire (<em>direct copyright Infringement<\/em>, 17 U.S.C. \u00a7 106), \u00e0 raison du t\u00e9l\u00e9chargement, du stockage de leurs \u0153uvres et de la cr\u00e9ation d'\u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es de leurs \u0153uvres par les d\u00e9fendeurs \u00e0 des fins d'apprentissage de leurs mod\u00e8les d'intelligence artificielle. Ensuite, sur des actes de contrefa\u00e7on secondaire (<em>vicarious copyright infringement<\/em>, 17 U.S.C. \u00a7 106), \u00e0 raison de la fourniture aux utilisateurs de leurs syst\u00e8mes des moyens permettant d'utiliser leurs images au travers des syst\u00e8mes d'IA aux fins de g\u00e9n\u00e9rer des \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es. D'autres demandes sont \u00e9galement formul\u00e9es dans certaines affaires : sur le fondement des dispositions du <em>Digital Millennium Copyright Ac<\/em>t (17 U.S.C. \u00a7 1201-1205), \u00e0 raison d'un pr\u00e9tendu effacement ou d'une alt\u00e9ration d'informations sur le r\u00e9gime des droits ; sur le fondement du <em>right to publicity<\/em> (reconnu par la loi locale applicable), \u00e0 raison d'une pr\u00e9tendue violation de l'identit\u00e9 artistique de certains auteurs par le d\u00e9tournement de leur style (au travers de demandes de g\u00e9n\u00e9ration d'oeuvre \u00ab\u00a0dans le style de... \u00bb) ; et enfin, en concurrence d\u00e9loyale.<\/span><span style=\"font-size: 1em;\">\u00a0 <\/span><\/p>\n<p>Il est trop t\u00f4t pour tirer des conclusions des quelques affaires en cours. <span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">On retiendra cependant des quelques ordonnances rendues que les all\u00e9gations de contrefa\u00e7on ne semblent pas d\u00e9nu\u00e9es de fondement, s'agissant du moins des modalit\u00e9s d'apprentissage des IA g\u00e9n\u00e9ratives, s'il est d\u00e9montr\u00e9 que des \u0153uvres ont \u00e9t\u00e9 collect\u00e9es et exploit\u00e9es dans ce processus (dans une mesure qui reste \u00e0 d\u00e9terminer). La question de la contrefa\u00e7on au travers des \u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par l'IA (les <em>outputs<\/em>) semble quant \u00e0 elle plus d\u00e9licate, les juges saisis ayant insist\u00e9 sur la n\u00e9cessaire d\u00e9monstration d'un emprunt d'\u00e9l\u00e9ments originaux attribuables \u00e0 une image d'entra\u00eenement. Restera \u00e9videmment la question du <em>fair use<\/em>, qui pourrait venir valider les actes en principes contrefaisants. Le point sera sans doute au centre des d\u00e9bats \u00e0 venir. Cependant la bataille judiciaire risque d'\u00eatre longue, et son issue est, pour le moment, incertaine.\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>272._ Sanctions de la contrefa\u00e7on et rem\u00e8des (renvoi)_<\/strong> Les rem\u00e8des et sanctions applicables ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crits dans la partie introductive de cet ouvrage<a class=\"footnote\" title=\"Voir supra n\u00b0 65.\" id=\"return-footnote-62-486\" href=\"#footnote-62-486\" aria-label=\"Footnote 486\"><sup class=\"footnote\">[486]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<h2><strong>6. La protection des artistes-interpr\u00e8tes<\/strong><\/h2>\n<p><strong>273._ Pr\u00e9sentation g\u00e9n\u00e9rale_<\/strong><a class=\"footnote\" title=\"D. Gervais, The Protection of Performers Under U.S. Law in Comparative Perspective, IP Theory : Vol. 5 : Iss. 1 (2015).\" id=\"return-footnote-62-487\" href=\"#footnote-62-487\" aria-label=\"Footnote 487\"><sup class=\"footnote\">[487]<\/sup><\/a> Jusqu\u2019\u00e0 r\u00e9cemment aux \u00c9tats-Unis les artistes-interpr\u00e8tes ne b\u00e9n\u00e9ficiaient pas de droits exclusifs, pour des raisons li\u00e9es principalement \u00e0 l\u2019opposition des industries musicales et audiovisuelles \u00e0 toute forme de protection des interpr\u00e9tations similaire au copyright<a class=\"footnote\" title=\"Les discussions sur une \u00e9ventuelle protection des interpr\u00e8tes musicaux en tant que coauteurs des phonogrammes auxquels ils \u00ab contribuent \u00bb, utilis\u00e9e comme justification au statu quo dans ce domaine (V. note suivante), sont d\u00e9taill\u00e9es dans D. Gervais, pr\u00e9cit\u00e9. \u00c0 notre connaissance, cette qualification n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e par les tribunaux.\" id=\"return-footnote-62-488\" href=\"#footnote-62-488\" aria-label=\"Footnote 488\"><sup class=\"footnote\">[488]<\/sup><\/a>. Les \u00c9tats-Unis n\u2019ont d\u2019ailleurs jamais sign\u00e9 la Convention de Rome, et n\u2019ont toujours pas appliqu\u00e9 les dispositions du Trait\u00e9 OMPI sur les interpr\u00e9tations de 1996 sur ce point, malgr\u00e9 sa ratification<a class=\"footnote\" title=\"Le Trait\u00e9 OMPI de 1996 a \u00e9t\u00e9 transpos\u00e9 par le WIPO Copyright and Performances and Phonograms Treaties Implementation Act, int\u00e9gr\u00e9 au Digital Millennium Copyright Act, sans dispositions sur les droits \u00e9conomiques et moraux des artistes interpr\u00e8tes. La section\u00a0104(d) (Effect of Phonograms Treaties) du Copyright Act dispose\u00a0: \u00ab\u00a0Notwithstanding the provisions of subsection (b), no works other than sound recordings shall be eligible for protection under this title solely by virtue of the adherence of the United States to the Geneva Phonograms Convention or the WIPO Performances and Phonograms\u00a0Treaty\u00a0\u00bb.La position officielle des \u00c9tats-Unis sur ce point nous semble intenable (V. USPTO, WIPO AVP Treaty \u2013 Background and Summary \u2013 June 2012, www.uspto.gov, p.\u00a01\u00a0: \u00ab\u00a0Under U.S. law, actors and musicians are considered to be \u201cauthors\u201d of their performances providing them with copyright rights. Just as the rights established in U.S. law already provide the protection for musical performers mandated by the WPPT, U.S. law is already generally compatible with the AVP provisions (This was also the Administration\u2019s view in 2000.)\u00a0\u00bb).\" id=\"return-footnote-62-489\" href=\"#footnote-62-489\" aria-label=\"Footnote 489\"><sup class=\"footnote\">[489]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les artistes interpr\u00e8tes musicaux se sont cependant vu accorder en 1994 une protection limit\u00e9e au niveau f\u00e9d\u00e9ral, au travers d\u2019un droit d\u2019autoriser ou d\u2019interdire les fixations non autoris\u00e9es de leurs prestations vivantes<a class=\"footnote\" title=\"V. infra n\u00b0\u00a0274.\" id=\"return-footnote-62-490\" href=\"#footnote-62-490\" aria-label=\"Footnote 490\"><sup class=\"footnote\">[490]<\/sup><\/a>. L\u2019enregistrement non autoris\u00e9 de leurs prestations vivantes est par ailleurs sanctionn\u00e9 depuis longtemps au niveau des \u00c9tats<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-62-491\" href=\"#footnote-62-491\" aria-label=\"Footnote 491\"><sup class=\"footnote\">[491]<\/sup><\/a>. De m\u00eame, les interpr\u00e8tes b\u00e9n\u00e9ficient depuis 1995, en vertu du <em>Digital Performance Right in Sound Recordings Act<\/em> de 1995, de r\u00e9mun\u00e9rations issues de la licence l\u00e9gale pour certaines diffusions num\u00e9riques non interactives d\u2019\u0153uvres musicales<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7 114. Ces r\u00e9mun\u00e9rations sont g\u00e9r\u00e9es par SoundExchanche.\" id=\"return-footnote-62-492\" href=\"#footnote-62-492\" aria-label=\"Footnote 492\"><sup class=\"footnote\">[492]<\/sup><\/a>. Cependant cette licence l\u00e9gale couvre un nombre limit\u00e9 de services, qui n'inclut pas les grands services de <em>streaming<\/em> par abonnement (comme <em>Spotify<\/em> ou <em>Apple Music<\/em>). Pour ces services, les droits \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration sont d\u00e9finis par contrats et accords collectifs. Il en est de m\u00eame pour les autres formes d'exploitation.<\/p>\n<p>Plus r\u00e9cemment, le <em>Music Modernisation Act<\/em> de 2018 a consacr\u00e9 un droit \u00a0\u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration de certains contributeurs cr\u00e9atifs au titre des enregistrements sonores sur les services interactifs. Ce droit \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration, institu\u00e9 en faveur des \u00ab producteurs [ici les r\u00e9alisateurs artistiques], mixeurs et ing\u00e9nieurs du son qui prennent part au processus cr\u00e9atif d'un enregistrement sonore \u00bb, est calcul\u00e9 sur les redevances collect\u00e9es pour l'utilisation des phonogrammes correspondants dans le cadre de la licence l\u00e9gale, payable au travers de la soci\u00e9t\u00e9 en charge de cette collecte (actuellement Soundexchange)<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C., \u00a7 115, g, 5, A. La loi consacre sur ce point la pratique de Soundexchange, qui accepte les instructions donn\u00e9es par les artistes qui souhaitent partager leurs redevances avec d'autres contributeurs cr\u00e9atifs.\" id=\"return-footnote-62-493\" href=\"#footnote-62-493\" aria-label=\"Footnote 493\"><sup class=\"footnote\">[493]<\/sup><\/a> Cette r\u00e9mun\u00e9ration consiste ainsi en une part des r\u00e9mun\u00e9rations dues au titre de la licence aux artistes-interpr\u00e8tes concern\u00e9s, et repose sur l'\u00e9mission d'une instruction (<em>letter of direction<\/em>) de leur part (les artistes peuvent donc s'opposer \u00e0 cette r\u00e9mun\u00e9ration). Fait notable, la r\u00e9mun\u00e9ration est \u00e9galement pr\u00e9vue pour les phonogrammes fix\u00e9s avant le 1er novembre 1995<a class=\"footnote\" title=\"17 U.S.C., \u00a7 115, g, 6, B\" id=\"return-footnote-62-494\" href=\"#footnote-62-494\" aria-label=\"Footnote 494\"><sup class=\"footnote\">[494]<\/sup><\/a>. Une r\u00e9mun\u00e9ration est possible dans certains cas o\u00f9 l'artiste n'a pas pu \u00eatre joint \u00e0 la suite de recherches raisonnables, ou n'a pas r\u00e9pondu \u00e0 une demande.<\/p>\n<p>Il est int\u00e9ressant de noter qu\u2019en 2014, dans un arr\u00eat <em>Garcia v. Google, Inc<\/em>.<a class=\"footnote\" title=\"743 F.3d 1258 (9th Cir. 2014)\" id=\"return-footnote-62-495\" href=\"#footnote-62-495\" aria-label=\"Footnote 495\"><sup class=\"footnote\">[495]<\/sup><\/a>, la Cour d\u2019appel f\u00e9d\u00e9rale pour le 9e\u00a0circuit a reconnu la possibilit\u00e9 pour un acteur de faire valoir un copyright dans sur son interpr\u00e9tation audiovisuelle, consid\u00e9r\u00e9e comme une \u0153uvre d\u00e9riv\u00e9e du sc\u00e9nario<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab\u00a0Where, as here, an actor\u2019s performance is based on a script, the performance is likewise derivative of the script, such that the actor might be considered to have infringed the screenwriter\u2019s copyright.\u00a0\u00bb. La cons\u00e9cration de cette solution aurait des cons\u00e9quences importantes, principalement dans les cas o\u00f9 les artistes interpr\u00e8tes n\u2019auraient pas \u00e9t\u00e9 engag\u00e9s dans la cadre d\u2019un work made for hire. Ils pourraient en effet revendiquer l\u2019application des r\u00e8gles de termination of licences pr\u00e9c\u00e9demment d\u00e9crites.\" id=\"return-footnote-62-496\" href=\"#footnote-62-496\" aria-label=\"Footnote 496\"><sup class=\"footnote\">[496]<\/sup><\/a>. Cependant, la m\u00eame Cour, sur r\u00e9vision pl\u00e9ni\u00e8re (<em>en banc review<\/em>), est revenue sur cette interpr\u00e9tation, en annulant l\u2019injonction accord\u00e9e<a class=\"footnote\" title=\"Garcia v. Google, 786 F.3d 733 (9th Cir. 2015)\" id=\"return-footnote-62-497\" href=\"#footnote-62-497\" aria-label=\"Footnote 497\"><sup class=\"footnote\">[497]<\/sup><\/a>. Cette d\u00e9cision de rejet est fond\u00e9e sur l\u2019absence de fixation conforme aux exigences du <em>Copyright Act<\/em><a class=\"footnote\" title=\"\u00ab The central question is whether the law and facts clearly favor Garcia\u2019s claim to a copyright in her five-second acting performance as it appears in Innocence of Muslims. The answer is no. (\u2026) Under the Copyright Act, \u201c[c]opyright protection subsists (\u2026) in original works of authorship fixed in any tangible medium of expression (\u2026) [including] motion pictures.\u201d 17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0102(a). That fixation must be done \u201cby or under the authority of the author.\u201d 17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0101. Benchmarked against this statutory standard, the law does not clearly favor Garcia\u2019s position.\u00a0\u00bb. V. supra n\u00b0 188.\" id=\"return-footnote-62-498\" href=\"#footnote-62-498\" aria-label=\"Footnote 498\"><sup class=\"footnote\">[498]<\/sup><\/a>. Elle ne vide donc pas totalement le d\u00e9bat sur la protection des interpr\u00e8tes, ou de certains d\u2019entre eux, par copyright.<\/p>\n<p>Une \u00e9volution dans ce domaine pourrait r\u00e9sulter d\u2019une \u00e9ventuelle ratification du Trait\u00e9 de Beijing sur les interpr\u00e9tations audiovisuelles<a class=\"footnote\" title=\"Le trait\u00e9 a \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 la ratification du S\u00e9nat en f\u00e9vrier 2016, mais n'a toujours pas \u00e9t\u00e9 ratifi\u00e9.\" id=\"return-footnote-62-499\" href=\"#footnote-62-499\" aria-label=\"Footnote 499\"><sup class=\"footnote\">[499]<\/sup><\/a>. Rappelons cependant que le Trait\u00e9 OMPI sur les interpr\u00e9tations, bien que ratifi\u00e9 par les \u00c9tats-Unis, n\u2019a toujours pas \u00e9t\u00e9 transpos\u00e9 dans ses dispositions relatives aux artistes-interpr\u00e8tes.<\/p>\n<p>En attendant, ces derniers peuvent compter sur les modes de protection indirecte de leurs interpr\u00e9tations, au travers notamment du <em>right of publicity<a class=\"footnote\" title=\"V. Tome 3, et 1\u00e8re \u00e9d. 2017, n\u00b0 469.\" id=\"return-footnote-62-500\" href=\"#footnote-62-500\" aria-label=\"Footnote 500\"><sup class=\"footnote\">[500]<\/sup><\/a><\/em>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>274._ L\u2019incrimination des fixations non autoris\u00e9es des prestations vivantes_ <\/strong>Au niveau f\u00e9d\u00e9ral, la fixation non autoris\u00e9e et le commerce subs\u00e9quents d\u2019enregistrements correspondants sont prohib\u00e9es au civil par le paragraphe\u00a01101 <em>Copyright Act<\/em>, introduit en 1994 par l\u2019<em>Uruguay Round Agreements Act<\/em> (URAA), qui transpose sur ce point les obligations issues de l\u2019article\u00a014 de l\u2019accord ADPIC. Ce texte dispose\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Quiconque, sans le consentement de l\u2019artiste ou des artistes interpr\u00e8tes ou ex\u00e9cutants int\u00e9ress\u00e9s,<\/p>\n<p>1) fixe les sons ou les sons et les images d\u2019une prestation musicale en direct sur un exemplaire ou un phonogramme, ou reproduit des exemplaires ou des phonogrammes de cette prestation \u00e0 partir d\u2019une fixation non autoris\u00e9e,<\/p>\n<p>2) transmet ou communique d\u2019une autre mani\u00e8re au public les sons ou les sons et les images d\u2019une prestation musicale en direct, ou<\/p>\n<p>3) distribue ou offre de distribuer, vend ou offre \u00e0 la vente, loue ou offre en location, ou fait commerce de tout exemplaire ou phonogramme fix\u00e9 dans les conditions vis\u00e9es \u00e0 l\u2019alin\u00e9a\u00a01), que les fixations aient ou non eu lieu aux \u00c9tats-Unis d\u2019Am\u00e9rique,<\/p>\n<p>est passible des sanctions pr\u00e9vues aux articles\u00a0502 \u00e0 505, au m\u00eame titre que celui qui porte atteinte au droit d\u2019auteur.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Ces actes sont \u00e9galement incrimin\u00e9s au p\u00e9nal<a class=\"footnote\" title=\"18\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a02319A.\" id=\"return-footnote-62-501\" href=\"#footnote-62-501\" aria-label=\"Footnote 501\"><sup class=\"footnote\">[501]<\/sup><\/a>. Ces dispositions ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9es conformes aux clauses de commerce et de copyright de la constitution<a class=\"footnote\" title=\"Sur la section 1101, Kiss Catalog v. Passport International Productions, 350 F. Supp.2d 823 (C.D. Cal. 2004), rev'd on rehearing Kiss Catalog v. Passport International Productions 405 F.3d 1169 (C.D. 2005), au motif que la protection des interpr\u00e9tations non fix\u00e9es ne relevait pas de la Clause de copyright (la premi\u00e8re d\u00e9cision avait conclu \u00e0 l\u2019inconstitutionnalit\u00e9)\u00a0; sur le volet p\u00e9nal deux d\u00e9cisions de cours d\u2019appel, United States v. Moghadam, 175 F.3d 1269 (11th Cir. 1999); United States v. Martignon, 492 F.3d 140 (2d Cir. 2007).\" id=\"return-footnote-62-502\" href=\"#footnote-62-502\" aria-label=\"Footnote 502\"><sup class=\"footnote\">[502]<\/sup><\/a>. La protection n\u2019affecte pas les droits r\u00e9sultant de la <em>common law <\/em>ou des lois d\u2019un \u00c9tat<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a01101(d).\" id=\"return-footnote-62-503\" href=\"#footnote-62-503\" aria-label=\"Footnote 503\"><sup class=\"footnote\">[503]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>275._ Les droits des artistes-interpr\u00e8tes sur les phonogrammes_<\/strong> Comme indiqu\u00e9<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0 273.\" id=\"return-footnote-62-504\" href=\"#footnote-62-504\" aria-label=\"Footnote 504\"><sup class=\"footnote\">[504]<\/sup><\/a>, depuis 1995 les artistes-interpr\u00e8tes dans le domaine musical ont un droit l\u00e9gal \u00e0 r\u00e9mun\u00e9ration sur les redevances per\u00e7ues en application de la licence obligatoire applicable \u00e0 certaines transmissions audionum\u00e9riques non interactives<a class=\"footnote\" title=\"17\u00a0U.S.C. \u00a7 114(g).\" id=\"return-footnote-62-505\" href=\"#footnote-62-505\" aria-label=\"Footnote 505\"><sup class=\"footnote\">[505]<\/sup><\/a>. Cependant la port\u00e9e de cette licence est limit\u00e9e<a class=\"footnote\" title=\"Ibid.\" id=\"return-footnote-62-506\" href=\"#footnote-62-506\" aria-label=\"Footnote 506\"><sup class=\"footnote\">[506]<\/sup><\/a>. Ils b\u00e9n\u00e9ficient \u00e9galement de redevances en mati\u00e8re de copie priv\u00e9e sonore<a class=\"footnote\" title=\"V. supra n\u00b0\u00a0228.\" id=\"return-footnote-62-507\" href=\"#footnote-62-507\" aria-label=\"Footnote 507\"><sup class=\"footnote\">[507]<\/sup><\/a>. Pour le surplus, leur r\u00e9mun\u00e9ration est assur\u00e9e en application de leurs contrats ou d'accord collectifs.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<hr class=\"before-footnotes clear\" \/><div class=\"footnotes\"><ol><li id=\"footnote-62-1\">V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 68<\/em>, 88. <a href=\"#return-footnote-62-1\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 1\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-2\">V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em> 214<\/em>. <a href=\"#return-footnote-62-2\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 2\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-3\">V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>156. <a href=\"#return-footnote-62-3\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 3\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-4\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-7\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 701(a). <a href=\"#return-footnote-62-4\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 4\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-5\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-7\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 701(b). <a href=\"#return-footnote-62-5\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 5\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-6\">Chapitre 1. <a href=\"#return-footnote-62-6\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 6\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-7\">Chapitre 2. <a href=\"#return-footnote-62-7\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 7\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-8\">Chapitre 3. <a href=\"#return-footnote-62-8\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 8\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-9\">Chapitre 4. <a href=\"#return-footnote-62-9\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 9\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-10\">Chapitre 5. <a href=\"#return-footnote-62-10\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 10\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-11\">V. <em>infra<\/em> n\u00b0297. <a href=\"#return-footnote-62-11\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 11\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-12\">V. <em>infra<\/em> n\u00b0 199. <a href=\"#return-footnote-62-12\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 12\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-13\">V. <em>supra<\/em>, n\u00b0 63. <a href=\"#return-footnote-62-13\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 13\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-14\">Traduction OMPI (copyright substitu\u00e9 \u00e0 droit d\u2019auteur). <a href=\"#return-footnote-62-14\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 14\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-15\">V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>189. <a href=\"#return-footnote-62-15\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 15\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-16\">En jurisprudence, depuis <a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/101\/99\/\"><em>Baker v. Selden<\/em><\/a>, 101 U.S. 99 (1879) (livre de comptabilit\u00e9 contenant des formulaires repris par un concurrent) La Cour supr\u00eame y pr\u00e9cise les contours de la distinction\u00a0: \u00ab\u00a0la description d\u2019une technique dan un livre, bien qu\u2019\u00e9ligible \u00e0 la protection par copyright, ne justifie pas la revendication de droits exclusifs sur la technique elle-m\u00eame (\u2026) La premi\u00e8re peut \u00eatre prot\u00e9g\u00e9e par copyright. La seconde peut uniquement \u00eatre prot\u00e9g\u00e9e, le cas \u00e9ch\u00e9ant, par lettres patentes\u00a0\u00bb (p. 105). Pour une application r\u00e9cente, V. <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca9\/13-55763\/13-55763-2015-10-08.html\"><em>Bikrams Yoga College of India L.P. v. Evolation Yoga, LLC<\/em><\/a>, 803 F.3d 1032 (2015) (s\u00e9quence d\u2019exercices de yoga: \u00ab\u00a0<em>The Sequence is not copyrightable as a choreographic work for the same reason that it is not copyrightable as a compilation: it is an idea, process, or system to which copyright protection may \u201c[i]n no case\u201d extend. 17 U.S.C. \u00a7 102(b). We recognize that the Sequence may involve \u201cstatic and kinetic successions of bodily movement in certain rhythmic and spatial relationships.\u201d Compendium II, \u00a7 450.01. So too would a method to churn butter or drill for oil. That is no accident: \u201csuccessions of bodily movement\u201d often serve basic functional purposes. Such movements do not become copyrightable as \u201cchoreographic works\u201d when they are part and parcel of a process. Even if the Sequence could fit within some colloquial definitions of dance or choreography, it remains a process ineligible for copyright protection\u00a0\u00bb).\u00a0<\/em>Nimmer on Copyright, \u00a7 2.03[D]; R. H. Jones, \u00ab\u00a0The Myth of the Idea\/Expression Dichotomy in Copyright Law\u00a0\u00bb, 10 Pace L. Rev. 551 (1990) <a href=\"#return-footnote-62-16\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 16\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-17\"><em><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/262\/737\/2351252\/\">Morrissey v.\u00a0Proctor &amp; Gamble Co<\/a>, <\/em>379 F 2d 675 (1st\u00a0Cir.\u00a01967) (r\u00e8gles d\u2019un jeu promotionnel)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/509\/64\/222704\/\"><em>Herbert Rosenthal Jewelry Corp. v. Kalpakian<\/em><\/a>, 446 F.2d 738, 742 (9th Cir. 1971) (\u00e9pingle en forme d\u2019abeille incrust\u00e9e de joyaux); <a href=\"https:\/\/cyber.harvard.edu\/people\/tfisher\/IP\/1996Publications.pdf\"><em>Publications Int\u2019l, Ltd. v. Meredith Corp.<\/em><\/a>, 88 F.3d 473 (7th Cir. 1996) (recette de cuisine); V. cependant <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp2\/178\/758\/2509787\/\"><em>Barbour v. Head<\/em><\/a>, 178 F. Supp. 2d 758 (S.D. Tex. 2001) (protection du texte d\u2019une recette de cuisine d\u00e9crite de mani\u00e8re originale). La doctrine est particuli\u00e8rement invoqu\u00e9e (et appliqu\u00e9e) dans le domaine de l\u2019art appliqu\u00e9 et en mati\u00e8re de logiciels. <a href=\"#return-footnote-62-17\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 17\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-18\"><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/85\/270\/1605909\/\"><em>Schwarz v. Universal Pictures Co.<\/em><\/a>, 85 F. Supp. 270, 275 (SD\u00a0Cal. 1945); <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/646\/561\/86988\/\"><em>Hoehling v. Universal Studios, Inc<\/em>.<\/a>, 618 F.2d 972, 979 (2d Cir. 1980). Pour une application en dehors des domaines litt\u00e9raire et audiovisuel, V. <a href=\"https:\/\/caselaw.findlaw.com\/court\/us-7th-circuit\/1209801.html\"><em>Incredible\u00a0Technologies, Inc. v. Virtual Technologies, Inc.<\/em><\/a>, 400 F.3d 1007, 1012 (7th\u00a0Cir.\u00a02005)\u00a0(jeux vid\u00e9o de golf). <a href=\"#return-footnote-62-18\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 18\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-19\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/history\/law\/clrev_94-1476.pdf\">H.R. Rep. No.\u00a094-1476 (1976)<\/a>. \u00ab\u00a0<em>[A] work falling within one class may encompass works coming within some or all of the other categories.<\/em> \u00a0\u00bb (para. 53). <a href=\"#return-footnote-62-19\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 19\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-20\"><em><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/425\/1111\/1513256\/\">Kirkland v. National Broadcasting Co.<\/a>, Inc.<\/em><em>, 425 F.Supp. 1111 (E.D.Pa.1976), aff'd mem. 565 F.2d 152 (3d Cir.1977); <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/duff-v-kansas-city-star-company\">Duff v. Kansas City Star Company<\/a><\/em><em>, 299 F.2d 320 (8th Cir.1962); Nimmer on Copyright, \u00a7 2.16. Copyright Reg. No. 256,092, p. 4: \u00ab\u00a0the title of a periodical cannot be copyrighted. Copyright in an issue (\u2026)does not extend to the title or name under which the periodical is published<\/em><em>\u00a0\u00bb. <\/em><em>Les r\u00e8gles de <\/em><em>passing off<\/em><em> et d\u2019<\/em><em>unfair competition<\/em><em> assurent n\u00e9anmoins une certaine protection des titres d\u2019\u0153uvres publi\u00e9es. <\/em> <a href=\"#return-footnote-62-20\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 20\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-21\">V. par exemple <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/45\/119\/1489834\/\"><em>Nichols v. Universal Pictures Corp<\/em>.<\/a>, 45 F.2d 119, 121 (2d Cir. 1930), par Learned Hand J.\u00a0(citation souvent reprise): <em>\u00ab\u00a0If Twelfth Night were copyrighted, it is quite possible that a second comer might so closely imitate Sir Toby Belch or Malvolio as to infringe, but it would not be enough that for one of his characters he cast a riotous knight who kept wassail to the discomfort of the household, or a vain and foppish steward who became amorous of his mistress. These would be no more than Shakespeare\u2019s \u2018ideas\u2019 in the play (\u2026). It follows that the less developed the characters, the less they can be copyrighted; that is the penalty an author must bear for marking them too indistinctly\u00a0\u00bb<\/em>. Les repr\u00e9sentations graphiques, et notamment les personnages de bandes dessin\u00e9es et de dessins anim\u00e9s sont \u00e9videmment prot\u00e9geables. <a href=\"#return-footnote-62-21\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 21\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-22\"><a href=\"https:\/\/repository.law.uic.edu\/cgi\/viewcontent.cgi?article=1573&amp;context=jitpl\">National Commission on New Technological Uses of Copyrighted Works, Final Report 1 (1979)<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-22\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 22\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-23\"><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/545\/812\/1432138\/\"><em>Apple Computer, Inc. v. Franklin Computer Corp.<\/em><\/a>, 714 F.2d 1240 (3d\u00a0Cir.\u00a01983)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/594\/617\/1900081\/\"><em>Apple Computer, Inc. v. Formula Int\u2019l, Inc.<\/em><\/a>, 725 F.2d 521, 525 (9th Cir. 1984). <a href=\"#return-footnote-62-23\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 23\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-24\">V. <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F3\/361\/434\/582087\/\"><em>Assessment Techs. of Wi, LLC v. Wiredata, Inc.<\/em><\/a> 350 F.3d 640. <a href=\"#return-footnote-62-24\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 24\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-25\">V. par exemple <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/759\/1444\/1472666\/\"><em>Apple Computer, Inc. v. Microsoft, Inc.<\/em><\/a>, 35 F.3d 1435 (9th Cir. 1994) (pas de protection pour une interface graphique utilisateur d\u2019Apple)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/788\/78\/1599920\/\"><em>Lotus Development Corp. v. Borland International, Inc<\/em>.<\/a>, 49 F.3d 807 (1st Cir. 1995) (pas de protection pour des menus d\u00e9roulants). V. \u00e9galement la d\u00e9cision rendue dans l'affaire <a href=\"https:\/\/cafc.uscourts.gov\/opinions-orders\/21-1542.OPINION.4-6-2023_2106573.pdf\">SAS Institute Inc. v. World Programming Ltd.<\/a> (case 21-1542, U.S. Court of Appeals, Federal Circuit, 6 April 2023), \u00e0 propos du langage \u00ab SAS \u00bb commercialis\u00e9 par SAS institute. Le d\u00e9fendeur, WPL, avait d\u00e9velopp\u00e9 un programme permettant de convertir et d'ex\u00e9cuter des programmes \u00e9crits en langage SAS, sans reproduire le code des programmes SAS. SAS Institute reprochait \u00e0 WPL d'avoir copi\u00e9 les interfaces de son syst\u00e8mes (incluant les formats d'entr\u00e9e de donn\u00e9es et les formats de sortie des r\u00e9sultats). La Cour d\u2019appel pour le Circuit f\u00e9d\u00e9ral consid\u00e8re que les \u00e9l\u00e9ments pr\u00e9tendument copi\u00e9s sont des id\u00e9es et proc\u00e9d\u00e9s non prot\u00e9geables.<span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\"> <a href=\"#return-footnote-62-25\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 25\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-26\"><\/span><em style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\"><a href=\"https:\/\/www.supremecourt.gov\/opinions\/20pdf\/18-956_d18f.pdf\">Oracle America v. Google Inc.<\/a>, <\/em><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">750 F.3d 1339. (Fed. Cir. 2014)<\/span><em style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\"> cert. denied <\/em><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">135 S. Ct. 2887 (2015). Cette affaire remarqu\u00e9e concerne les interfaces de programmation (API) du langage \u00ab Java \u00bb, d\u00e9velopp\u00e9 par Oracle. Ces interfaces sont des \u00e9l\u00e9ments logiciels, programm\u00e9s en langage Java, organis\u00e9s sous une forme hi\u00e9rarchique et structur\u00e9e, destin\u00e9s \u00e0 \u00eatre int\u00e9gr\u00e9s dans des programmes op\u00e9rant sous l\u2019environnement Java, et correspondant \u00e0 certaines fonctionnalit\u00e9s. L\u2019utilisation de ces API \u00e9vite donc au programmeur de r\u00e9\u00e9crire les parties de programmes correspondant \u00e0 ces fonctionnalit\u00e9s. Ces programmes et \u00e9l\u00e9ments sont distribu\u00e9s par Oracle au travers de plusieurs cat\u00e9gories de licences, comprenant notamment une licence GPL, gratuite, et une licence commerciale, accord\u00e9es en contrepartie du paiement de redevance. La d\u00e9cision se fonde notamment sur la d\u00e9monstration par Oracle de possibilit\u00e9s d\u2019expression diff\u00e9rente des principes \u00e0 la base de ses interfaces. Cette d\u00e9monstration permet d\u2019\u00e9carter l\u2019application de la doctrine de <\/span><em style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">merger<\/em><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">\u00a0(fusion). Cet arr\u00eat est particuli\u00e8rement riche et int\u00e9ressant dans ses d\u00e9veloppements sur la port\u00e9e de la protection par <\/span><em style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">copyright<\/em><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\"> en mati\u00e8re de logiciels, notamment au regard de l\u2019application de la distinction \u00ab\u00a0id\u00e9e-expression\u00a0\u00bb et de la doctrine de <\/span><em style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">merger<\/em><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">.D. Vasilescu-Palermo, \u00ab APIs and Copyright Protection: The Potential Impact on Software Compatibility in the Programming Industry \u00bb, 16 J. Marshall Rev. Intell. Prop. L. [i] (2016). <a href=\"#return-footnote-62-26\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 26\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-27\"><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/547\/999\/1478912\/\"><em>Midway Mfg Co v. Artie Int\u2019l Inc.<\/em><\/a> 547 F Supp 999 (N D III 1982), Affd 704 F 2d 1009 (7th\u00a0Cir.\u00a01983); G. J. Wrenn, \u00ab\u00a0Federal Intellectual Property Protection for Computer Software Audiovisual Look and Feel: The Lanham, Copyright, and Patent Acts\u00a0\u00bb, 4 High Technology Law Journal 279 (1989). <a href=\"#return-footnote-62-27\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 27\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-28\">V. <em>infra<\/em>, n\u00b0250. <a href=\"#return-footnote-62-28\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 28\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-29\"><em>Ibid<\/em>. <a href=\"#return-footnote-62-29\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 29\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-30\"><a href=\"https:\/\/www.congress.gov\/115\/plaws\/publ264\/PLAW-115publ264.pdf\">Orrin G. Hatch \u2013 Bob Goodlatte Music Modernization Act of 2018<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-30\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 30\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-31\">V. <em>infra<\/em>, n\u00b0 251. <a href=\"#return-footnote-62-31\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 31\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-32\">V. <em>infra<\/em> n\u00b0 250. <a href=\"#return-footnote-62-32\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 32\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-33\"><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/horgan-v-macmillan-inc-2\"><em>Horgan v. Macmillan, Inc.<\/em><\/a>, 789 F.2d 157, 160 (2d\u00a0Cir.\u00a01986). <a href=\"#return-footnote-62-33\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 33\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-34\"><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp2\/224\/567\/2489974\/\"><em>Martha Graham School and Dance Foundation, Inc. v. Martha Graham Center of Contemporary Dance<\/em><\/a>, 380 F.3d 624, 632 (2d\u00a0Cir.\u00a02004). <a href=\"#return-footnote-62-34\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 34\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-35\">Sur les cr\u00e9ations de la mode, W. Potter, \u00ab\u00a0Intellectual Property's Fashion Faux Pas: A Critical Look at the Lack of Protection Afforded Apparel Design under the Current Legal Regime\u00a0\u00bb 16 Intellectual Property Law Bulletin 69 (2011-2012). <a href=\"#return-footnote-62-35\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 35\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-36\"><a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/347\/201\/\">347\u00a0US 201 (1954)<\/a> (rendue \u00e0 propos d\u2019une statuette affix\u00e9e \u00e0 une lampe). Un historique de la jurisprudence et des \u00e9volutions ant\u00e9rieures au Copyright Act peut \u00eatre trouv\u00e9e dans l\u2019arr\u00eat <em>Esquire, Inc. v. Ringer<\/em>, 591 F.2d 796, (D.C.\u00a0Cir.\u00a01978). <a href=\"#return-footnote-62-36\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 36\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-37\">Les diff\u00e9rents tests propos\u00e9s sont discut\u00e9s dans <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/pivot-point-v-charlene-products-inc\"><em>Pivot Point Int\u2019l, Inc. v. Charlene Prods., Inc.<\/em><\/a>, 372 F.3d 913 (7th\u00a0Cir.\u00a02004). Pr\u00e9cisons que la s\u00e9parabilit\u00e9 n\u2019est pas n\u00e9cessairement physique, et peut \u00eatre conceptuelle, ce qui ne facile pas l\u2019analyse (\u00ab\u00a0<em>Conceptual separability exists, therefore, when the artistic aspects of an article can be \u201cconceptualized as existing independently of their utilitarian function.\u201d <\/em><em>Carol Barnhart, 773 F.2d at\u00a0418. This independence is necessarily informed by \u201cwhether the design elements can be identified as reflecting the designer\u2019s artistic judgment exercised independently of functional influences.\u201d Brandir, 834 F.3d at\u00a01145. If the elements do reflect the independent, artistic judgment of the designer, conceptual separability exists. Conversely, when the design of a useful article is \u201cas much the result of utilitarian pressures as aesthetic choices,\u201d id. at 1147, the useful and aesthetic elements are not conceptually separable<\/em>\u00a0\u00bb. <em>Pivot Point Int\u2019l<\/em>, pr\u00e9cit\u00e9, p. 16). <a href=\"#return-footnote-62-37\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 37\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-38\"><a href=\"https:\/\/www.supremecourt.gov\/opinions\/16pdf\/15-866_0971.pdf\">580 U.S. _, 137 S. Ct. 1002<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-38\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 38\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-39\">D. E. Shipley, \u00ab The Architectural Works Copyright Protection Act at Twenty: Has Full Protection Made a Difference \u00bb, 18 J. Intell. Prop. L. 1 (2010-2011). <a href=\"#return-footnote-62-39\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 39\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-40\">Exemples cit\u00e9s dans <em><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/richard-j-zitz-inc-v-dos-santos-pereira\">Zitz v.\u00a0Pereira<\/a>, <\/em>232\u00a0F\u00a03d 290 (2nd\u00a0Cir.\u00a02000)). V. <em><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/425\/693\/1513192\/\">Fotomat Corp. v. Photo Drive-Thru, Inc.<\/a>,<\/em> 425 F. Supp. 693, 707 (D.N.J.1977). <a href=\"#return-footnote-62-40\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 40\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-41\">1909 Act, \u00a7 5(i), 17 U.S.C. \u00a7 101 (d\u00e9finition des \u0153uvres picturales, graphiques et de sculpture pr\u00e9cit\u00e9e). <a href=\"#return-footnote-62-41\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 41\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-42\"><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/imperial-homes-corporation-v-lamont\"><em>Imperial Homes Corp. v. Lamont<\/em><\/a>, 458 F.2d 895, 899 (5th\u00a0Cir.\u00a01972)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/690\/289\/2359453\/\"><em>Demetriades v. Kaufman<\/em><\/a>, 680 F. Supp. 658, 665 (SDNY\u00a01988). <a href=\"#return-footnote-62-42\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 42\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-43\">V. Regulation \u00a7\u00a0202.11(d), qui exclut la possibilit\u00e9 d\u2019un enregistrement pour ces \u0153uvres. V. <em>Bryce &amp; Palazzola Architects &amp; Assocs., Inc. v. A.M.E. Group, Inc.,<\/em>\u00a0865 F. Supp. 401, 406 (E.D.Mich.1994)). <a href=\"#return-footnote-62-43\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 43\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-44\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0120(b). <a href=\"#return-footnote-62-44\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 44\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-45\"><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/547\/999\/1478912\/\"><em>Midway Mfg Co v. Artie Int\u2019l Inc.<\/em><\/a> 547 F Supp 999 (N D III 1982), Affd 704 F 2d 1009 (7th\u00a0Cir.\u00a01983). <a href=\"#return-footnote-62-45\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 45\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-46\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/18\/part-I\/chapter-113\">18\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a02319(b). <a href=\"#return-footnote-62-46\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 46\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-47\">Par exemple l\u2019exception issue du Family Movie Act de 2005 (Pub. L.\u00a0No.\u00a0109-9, 119\u00a0Stat.\u00a0218, 223), inscrite au paragraphe\u00a0110(11) de la loi. V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>250. <a href=\"#return-footnote-62-47\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 47\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-48\">Pub. L.\u00a0No, 92-140, \u00a7\u00a01, 85\u00a0Stat.\u00a0391. <a href=\"#return-footnote-62-48\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 48\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-49\">V. <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/new-york\/court-of-appeals\/2005\/2005-02570.html\"><em>Capitol Records v. Naxos of America<\/em><\/a>, 2005 NY Slip Op\u00a002570, 4 NY3d 540 (NY April\u00a05, 2005), Par exemple, pour la Californie, au travers du \u00a7\u00a0653h du Code p\u00e9nal, qui codifie une loi de 1968.Le principe de pr\u00e9emption est report\u00e9 \u00e0 la date fix\u00e9e par 17 U.S.C. \u00a7\u00a7 301(c)\u00a0: \u00ab\u00a0c) En ce qui concerne les enregistrements sonores fix\u00e9s avant le 15 f\u00e9vrier 1972, les droits et les sanctions existant en vertu de la <em>common law<\/em> ou des lois d\u2019un \u00c9tat ne seront ni annul\u00e9s ni limit\u00e9s par les dispositions du pr\u00e9sent titre avant le 15 f\u00e9vrier 2067. Les dispositions de l\u2019alin\u00e9a a) sur la pr\u00e9emption sont applicables aux droits et sanctions ainsi vis\u00e9s relatifs \u00e0 tout motif de poursuites r\u00e9sultant d\u2019actes entrepris \u00e0 partir du 15 f\u00e9vrier 2067. Nonobstant les dispositions de l\u2019article 303, aucun enregistrement sonore fix\u00e9 avant le 15 f\u00e9vrier 1972 ne sera soumis au copyright en vertu du pr\u00e9sent titre avant ou apr\u00e8s le 15 f\u00e9vrier 2067\u00a0\u00bb (traduction OMPI modifi\u00e9e). <a href=\"#return-footnote-62-49\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 49\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-50\">Rappelons que la dur\u00e9e de protection des phonogrammes fix\u00e9s apr\u00e8s le 15 f\u00e9vrier 1972 est en principe (lorsqu'ils sont consid\u00e9r\u00e9s comme des works made for hire, ce qui sera le plus souvent le cas) la p\u00e9riode la plus courte entre 95 ans \u00e0 compter de leur publication ou 120 ans \u00e0 compter de leur fixation. <a href=\"#return-footnote-62-50\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 50\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-51\">Traduction OMPI. <a href=\"#return-footnote-62-51\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 51\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-52\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-52\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 52\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-53\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0114(b). V. <em>infra<\/em> n\u00b0225. <a href=\"#return-footnote-62-53\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 53\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-54\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-54\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 54\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-55\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0106(4), 106(6), 114(a). Ce droit a \u00e9t\u00e9 introduit en 1995 par le Digital Performance Right in Sound Recordings Act. Les communications au public par voie analogique demeurent exclues du monopole. <a href=\"#return-footnote-62-55\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 55\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-56\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0114(d)-(j). Le Digital Performance Right in Sound Recordings Act a introduit une licence l\u00e9gale pour les services num\u00e9riques \u00e0 abonnement non interactifs (<em>noninteractive subscription services<\/em>). \u00c0 d\u00e9faut d\u2019accord entre les titulaires des droits et les diffuseurs sur les taux applicables, la loi pr\u00e9voit un m\u00e9canisme d\u2019arbitrage sous l\u2019\u00e9gide du <em>Copyright Office<\/em>. En 1998, le champ des transmissions soumises au r\u00e9gime de licence l\u00e9gale a \u00e9t\u00e9 \u00e9tendu aux transmissions sur les r\u00e9seaux num\u00e9riques sans abonnement (<em>nonsubscription webcasting<\/em>). La licence l\u00e9gale couvre donc d\u00e9sormais les services num\u00e9riques \u00e0 abonnement non interactifs (a\u00e9riens ou sur r\u00e9seau), ainsi que les transmissions num\u00e9riques sur les r\u00e9seaux sans abonnement. <a href=\"#return-footnote-62-56\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 56\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-57\">V. <em>infra<\/em> n\u00b0273. <a href=\"#return-footnote-62-57\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 57\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-58\">V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>220. <a href=\"#return-footnote-62-58\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 58\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-59\">Traduction OMPI modifi\u00e9e. <a href=\"#return-footnote-62-59\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 59\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-60\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-60\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 60\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-61\"><a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/499\/340\/\">499\u00a0U.S.\u00a0340 (1991)<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-61\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 61\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-62\">Points\u00a0350 et 351. Pour d\u2019autres d\u00e9cisions sur des annuaires ou des compilations d\u2019informations, V.\u00a0<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/945\/509\/289784\/#:~:text=On%20April%204%2C%201990%2C%20Key,%2C%20damages%2C%20and%20attorney's%20fees.\"><em>Key Publications, Inc. v. Chinatown Today Publishing Enterprises, Inc.<\/em><\/a>, 945 F.2d 509, 513-14 (2d\u00a0Cir.\u00a01991) (Pages jaunes prot\u00e9geables)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.resource.org\/pub\/us\/case\/reporter\/F2\/999\/999.F2d.1436.89-5131.html\"><em>Bellsouth Advertising &amp; Publishing Corp. v. Donnelly Info. Publishing, Inc.<\/em><\/a>, 999 F.2d 1436, 1441-44 (11th\u00a0Cir.\u00a01993) (en banc) (Pages jaunes non prot\u00e9geables)\u00a0; <a href=\"https:\/\/caselaw.findlaw.com\/court\/us-11th-circuit\/1433946.html\"><em>Warren Publishing, Inc. v. Microdos Data Corp.<\/em><\/a>, 115 F.3d 1509, 1517-19 (11th\u00a0Cir.\u00a01997) (<em>cable television industry factbook<\/em> non prot\u00e9geable). <a href=\"#return-footnote-62-62\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 62\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-63\">V. notamment Le Collections of Information Antipiracy Act, HR354, et Le Consumer and Investor Access to Information Act, HR1858, introduits en 1999 (sur ces projets, V. A.\u00a0Perkins, \u00ab\u00a0United States still no closer to database legislation\u00a0\u00bb [2000] EIPR<em>\u00a0<\/em>366). \u00c9galement Bills HR 3261 and HR 3872. <a href=\"#return-footnote-62-63\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 63\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-64\">H.R. Rep. No. 94-1476 (1976), p. 51 (\u00ab\u00a0<em>Authors are continually finding new ways of expressing themselves, but it is impossible to foresee the forms that these new expressive methods will take. The bill does not intend either to freeze the scope of copyrightable technology or to allow unlimited expansion into areas ... completely outside the present congressional intent. Section 102 implies neither that that subject matter is unlimited nor that new forms of expression within that general area of subject matter would necessarily be unprotected<\/em>\u00a0\u00bb.). <a href=\"#return-footnote-62-64\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 64\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-65\"><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/368\/482\/1802703\/\"><em>Primcot Fabrics v. Kleinfab Corp.<\/em><\/a>, 368 G. Supp. 48 (S.D.NY. 1974). <a href=\"#return-footnote-62-65\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 65\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-66\"><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/162\/354\/1548157\/\"><em>Universal Pictures v. Harold Lloyd Corp<\/em>.<\/a>, 162 F.2d. 354 (9th Cir. 1947). <a href=\"#return-footnote-62-66\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 66\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-67\"><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/kelley-v-chicago-park-dist\"><em>Chapman Kelley v. Chicago Park District<\/em><\/a>, No.\u00a008-3701 <em>and<\/em> 08-3712 (7th Cir. Feb. 15, 2011). <a href=\"#return-footnote-62-67\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 67\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-68\">V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em> 207<\/em>. Sur les autres possibilit\u00e9s de protection, C. Cronin, \u00ab Lost and Found: Intellectual Property of the Fragrance Industry; from Trade Secret to Trade Dress \u00bb, 5 NYU J. Intell. Prop. &amp; Ent. L. 256 (2015-2016). <a href=\"#return-footnote-62-68\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 68\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-69\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/47\">47\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7 325. <a href=\"#return-footnote-62-69\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 69\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-70\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/47\">47\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0325 (a). <a href=\"#return-footnote-62-70\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 70\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-71\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/47\">47\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0325 (b)(1). <a href=\"#return-footnote-62-71\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 71\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-72\">V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>250. <a href=\"#return-footnote-62-72\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 72\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-73\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/47\">47 U.S.C.<\/a> \u00a7 325 (b)(2). <a href=\"#return-footnote-62-73\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 73\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-74\">On d\u00e9signe par <em>must carry<\/em> l'obligation l\u00e9gale, pour un distributeur de services par c\u00e2ble, satellite ou ADSL de reprendre dans son offre certaines cha\u00eenes, en principe issues du service public. ette obligation trouve son origine dans la r\u00e9glementation \u00e9dict\u00e9e par la <em>Federal Communications Commission<\/em> (FCC) am\u00e9ricaine, et reprise dans les <em>Cable Acts<\/em> de 1984 et 1992. L'obligation de <em>must carry<\/em> a \u00e9t\u00e9 institu\u00e9e afin de garantir que les t\u00e9l\u00e9spectateurs qui n'ont acc\u00e8s \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision que par l'interm\u00e9diaire d'offres priv\u00e9es (\u00e0 l'origine sur le c\u00e2ble ou le satellite dans des zones o\u00f9 la r\u00e9ception hertzienne est difficile), ou principalement au travers de ces offres, puissent avoir acc\u00e8s \u00e0 des cha\u00eenes publiques, m\u00eame si le distributeur ne d\u00e9sire pas les diffuser (pr\u00e9f\u00e9rant privil\u00e9gier des cha\u00eenes priv\u00e9es). <a href=\"#return-footnote-62-74\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 74\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-75\">La section\u00a08 du<em> Copyright Act\u00a01909<\/em> contenait une disposition similaire, mais qui faisait r\u00e9f\u00e9rence aux \u00ab\u00a0publications\u00a0\u00bb et non aux \u0153uvres. Le terme publication avait \u00e9t\u00e9 interpr\u00e9t\u00e9 restrictivement comme visant les seules \u0153uvres imprim\u00e9es (<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/297\/107\/2147525\/\"><em>Scherr v. Universal Match Co.<\/em><\/a>, 297 F. Supp. 107, 110-11 (SDNY\u00a01967)). Le <em>Copyright Act\u00a01976<\/em> met fin \u00e0 cette restriction. <a href=\"#return-footnote-62-75\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 75\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-76\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0101. <a href=\"#return-footnote-62-76\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 76\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-77\"><a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/33\/591\/\"><em>Wheaton v. Peters<\/em><\/a>, 33\u00a0U.S. (8 Pet.) 591 (1834) (jugements de la Cour supr\u00eame)\u00a0; <a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/128\/244\/\"><em>Banks v. Manchester<\/em><\/a>, 128\u00a0U.S. 244 (1888) (jugement des tribunaux \u00e9tatiques \u2013 Cour supr\u00eame de l\u2019Ohio en l\u2019esp\u00e8ce)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/548\/110\/1651114\/\"><em>State of Georgia v. Harrison Co<\/em>.<\/a>, 548 F. Supp.\u00a0110, 113-14 (N.D. Ga. 1982) (lois \u00e9tatiques). <a href=\"#return-footnote-62-77\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 77\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-78\">V. sur ce point notre chronique <em>1 an de droit anglo-am\u00e9ricain des propri\u00e9t\u00e9s intellectuelles<\/em>, Comm. comm. \u00e9lectr. f\u00e9v. 2014. <a href=\"#return-footnote-62-78\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 78\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-79\">Lettre en r\u00e9ponse \u00e0 R. Abbott, <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/rulings-filings\/review-board\/docs\/a-recent-entrance-to-paradise.pdf\">ID 1-3ZPC6C3<\/a> ; SR # 1-7100387071. <a href=\"#return-footnote-62-79\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 79\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-80\">Intitul\u00e9e \u00ab A Recent Entrance to Paradise \u00bb. <a href=\"#return-footnote-62-80\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 80\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-81\">Lettre \u00e0 V. Lindberf, ID : 1-5GB561K <a href=\"#return-footnote-62-81\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 81\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-82\">D<\/span>\u00e9cision du 21 f\u00e9vrier 2023, <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/docs\/zarya-of-the-dawn.pdf\">r\u00e9f. ID : 1-5GB561K<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-82\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 82\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-83\"><a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/111\/53\/\">111 U.S. 53, 58 [1884]<\/a>; \u00e9galement le <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/comp3\/\">Compendium of U.S. <em>Copyright Office<\/em> Practices<\/a> \u00a7 306 [3d ed. 2021]. <a href=\"#return-footnote-62-83\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 83\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-84\"><a href=\"https:\/\/www.govinfo.gov\/content\/pkg\/FR-2023-03-16\/pdf\/2023-05321.pdf\">Copyright Registration Guidance: Works Containing Material Generated by Artificial Intelligence, A Rule by the <em>Copyright Office<\/em><\/a>, Library of Congress on 03\/16\/2023, 37 CFR 202, Doc n\u00b02023-05321. <a href=\"#return-footnote-62-84\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 84\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-85\">\u00ab\u00a0<em>In the Office\u2019s view, it is well established that copyright can protect only material that is the product of human creativity. Most fundamentally, the term \u2018\u2018author,\u2019\u2019 which is used in both the Constitution and the Copyright Act, excludes non-humans. The Office\u2019s registration policies and regulations reflect statutory and judicial guidance on this issue. In its leading case on authorship [Burrow-Giles Lithographic Co. v. Sarony, 111 US 53, 56 (1886)], the Supreme Court used language excluding non-humans in interpreting Congress\u2019s constitutional power to provide \u2018\u2018authors\u2019\u2019 the exclusive right to their \u2018\u2018writings.\u2019 (...) Federal appellate courts have reached a similar conclusion when interpreting the text of the Copyright Act, which provides copyright protection only for \u2018\u2018works of authorship.\u2019\u2019 The Ninth Circuit has held that a book containing words \u2018\u2018authored by non-human spiritual beings\u2019\u2019 can only qualify for copyright protection if there is \u2018\u2018human selection and arrangement of the revelations.\u2019\u2019 [Urantia Found. v. Kristen Maaherra, 114 F.3d 955, 957\u201359 (9th Cir. 1997) 18] In another case, it held that a monkey cannot register a copyright in photos it captures with a camera because the Copyright Act refers to an author\u2019s \u2018\u2018children,\u2019\u2019 \u2018\u2018widow,\u2019\u2019 \u2018\u2018grandchildren,\u2019\u2019 and \u2018\u2018widower,\u2019\u2019\u2014 terms that \u2018\u2018all imply humanity and necessarily exclude animals.\u2019\u2019 [Naruto v. Slater, 888 F.3d 418, 426 (9th Cir. 2018), decided on other grounds]. Relying on these cases among others, the Office\u2019s existing registration guidance has long required that works be the product of human authorship. In the 1973 edition of the Office\u2019s Compendium of Copyright Office Practices, the Office warned that it would not register materials that did not \u2018\u2018owe their origin to a human agent.\u2019\u2019 (...) And in the current edition of the Compendium, the Office states that \u2018\u2018to qualify as a work of \u2018authorship\u2019 a work must be created by a human being\u2019\u2019 and that it \u2018\u2018will not register works produced by a machine or mere mechanical process that operates randomly or automatically without any creative input or intervention from a human author.\u2019 [U.S. Copyright Office, Compendium of U.S. Copyright Office Practices sec. 313.2 (3d ed. 2021) (\u2018\u2018Compendium (Third)\u2019\u2019)<\/em>] \u00bb. <a href=\"#return-footnote-62-85\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 85\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-86\"><em>\u00ab Par exemple, quand une technologie d'intelligence artificielle re\u00e7oit uniquement une instruction (prompt) d'un humain et produit en retour une oeuvre \u00e9crite, visuelle ou musicale complexe, les \"\u00e9l\u00e9ments qui caract\u00e9risent l'originalit\u00e9 de l'oeuvre\" (traditional elements of authorship) sont d\u00e9termin\u00e9s et ex\u00e9cut\u00e9s par la technologie. Sur la base de la compr\u00e9hension par l'Office des technologies d'IA g\u00e9n\u00e9rative actuellement disponibles, les utilisateurs n'exercent pas un contr\u00f4le cr\u00e9atif complet (do not exercise ultimate creative control) sur la fa\u00e7on dont ce syst\u00e8me interpr\u00e8te les instructions et g\u00e9n\u00e8re des oeuvres. Les instructions fonctionnent alors plut\u00f4t comme les instructions donn\u00e9es \u00e0 un artiste dans le cadre d'une oeuvre de commande (...).<\/em> \u00bbNotre traduction, <em>op. cit<\/em>. <a href=\"#return-footnote-62-86\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 86\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-87\">\u00ab <em>Dans d\u2019autres cas, cependant, une \u0153uvre contenant du mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par l\u2019IA contiendra \u00e9galement suffisamment d\u2019\u00e9l\u00e9ments d\u2019origine humaine (sufficient human authorship) pour justifier une revendication de copyright. Par exemple, un humain peut s\u00e9lectionner ou arranger du mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par l\u2019IA d\u2019une mani\u00e8re suffisamment cr\u00e9ative pour que l\u2019\u0153uvre r\u00e9sultante dans son ensemble constitue une \u0153uvre originale. Ou encore, un artiste peut modifier le mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9r\u00e9 \u00e0 l\u2019origine par la technologie de l\u2019IA \u00e0 un degr\u00e9 tel que les modifications r\u00e9pondent aux standards de protection par copyright. Dans ces cas, le copyright ne prot\u00e9gera que les aspects de l\u2019\u0153uvre cr\u00e9\u00e9s par l\u2019homme, ind\u00e9pendamment du mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par l\u2019IA elle-m\u00eame.<\/em> \u00bb (notre traduction, <em>op. cit.).<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-87\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 87\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-88\"><a href=\"https:\/\/www.wipo.int\/wipolex\/fr\/judgments\/details\/1840\">Thaler v.\u00a0Perlmutter<\/a>, Case 1:22-cv-01564-BAH, D.D.C., Aug. 18, 2023 <a href=\"#return-footnote-62-88\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 88\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-89\">La Cour y insiste notamment sur les objectifs de protection par copyright, et s'appuie sur la solution de l'arr\u00eat <em>Burrow-Giles<\/em> de la Cour supr\u00eame. <a href=\"#return-footnote-62-89\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 89\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-90\">V. <em>infra<\/em>, n\u00b0 271. <a href=\"#return-footnote-62-90\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 90\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-91\">Codifi\u00e9es dans <a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0104. <a href=\"#return-footnote-62-91\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 91\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-92\">V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>31. <a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/111\/53\/\"><em>Burrow-Giles Lithographic Co. v. Sarony<\/em><\/a>, 111 U.S. 53 (1884). <a href=\"#return-footnote-62-92\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 92\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-93\">Traduction OMPI. <a href=\"#return-footnote-62-93\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 93\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-94\"><em><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/kelley-v-chicago-park-dist\">Kelley v. Chicago Park Dist.<\/a>, <\/em>635 F.3d 290, 303 (7th Cir. 2011) (jug\u00e9 que le jardin \u00ab\u00a0<em>lack[ed] the kind of authorship and stable fixation normally required to support copyright\u00a0\u00bb<\/em>). <a href=\"#return-footnote-62-94\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 94\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-95\"><em><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/kim-seng-company-v-j-a-importers\">Kim Seng Company v. J&amp;A Importers, Inc.<\/a>, <\/em>810 F.Supp.2d 1046, 1053 (C.D. Cal. 2011); E. Brown, \u00ab\u00a0Fixed Perspectives: The Evolving Contours of the Fixation Requirement in Copyright Law\u00a0\u00bb, 10 Wash. J. L. Tech. &amp; Arts 17 (2014-2015). <a href=\"#return-footnote-62-95\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 95\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-96\">Sur les difficult\u00e9s pos\u00e9es par l\u2019art conceptuel au regard du crit\u00e8re de fixation, D. M. Millinger, \u00ab Copyright and the Fine Arts \u00bb (1980) 48 George Washington Law review 354; Z. K. Said, \u00ab\u00a0Copyright's Illogical Exclusion of Conceptual Art\u00a0\u00bb, 39 Colum. J.L. &amp; Arts 335 (2015-2016). <a href=\"#return-footnote-62-96\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 96\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-97\">C. R. Gallia, \u00ab To Fix or Not to Fix: Copyright\u2019s Fixation Requirement and the Rights of Theatrical Collaborators \u00bb, Minn. L. Rev. (2007) (article disponible en ligne)\u00a0; S. J. Crasson, \u00ab\u00a0The Limited Protections of Intellectual Property Law for the Variety Arts: Protecting Zacchini, Houdini, and Cirque du Soleil\u00a0\u00bb, 19 Villanova Sports &amp; Entertainment Law Journal 73 (2012)\u00a0; B. L. Frye, \u00ab\u00a0Copyright in Pantomime\u00a0\u00bb, 34 Cardozo Arts &amp; Ent. L.J. 307 (2016). <a href=\"#return-footnote-62-97\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 97\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-98\"><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/carell-v-shubert-organization-inc\"><em>Carell v. Shubert Org.<\/em><\/a>, 104 F. Supp. 2d 236 (S.D.N.Y. 2000). <a href=\"#return-footnote-62-98\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 98\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-99\"><a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/209\/1\/\">209 U.S. 1 (1908)<\/a>. L\u2019affaire portait sur des rouleaux de pianos m\u00e9caniques. Jug\u00e9 que ces rouleaux ne constituaient pas une \u00ab\u00a0copie\u00a0\u00bb de l\u2019\u0153uvre. <a href=\"#return-footnote-62-99\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 99\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-100\"><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/mai-systems-corp-v-peak-computer-inc\"><em>MAI Systems Corp. v. Peak Computer, Inc.<\/em><\/a>, 991 F.2d 511 (9th\u00a0Cir.\u00a01993). <a href=\"#return-footnote-62-100\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 100\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-101\"><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/523\/635\/2298329\/\"><em>Stern Electronics, Inc. v. Kaufman<\/em><\/a>, 669 F.2d 852, 855-57 (2d\u00a0Cir.\u00a01982)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/685\/870\/301267\/\"><em>Williams Electronics, Inc. v. Artic Int\u2019l, Inc.<\/em><\/a>, 685 F.2d 870, 874 (3d\u00a0Cir.\u00a01982)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/547\/999\/1478912\/\"><em>Midway Mfg. Co. v. Artic Int\u2019l, Inc.<\/em><\/a>, 547 F. Supp. 999, 1007-08 (N.D. Ill. 1982), <em>aff\u2019d<\/em>, 704 F.2d 1009 (7th\u00a0Cir.\u00a01983)\u00a0; <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/m-kramer-mfg-co-inc-v-andrews\"><em>M.\u00a0Kramer Mfg. Co. v. Andrews<\/em><\/a>, 783 F.2d 421, 440-42 (4th\u00a0Cir.\u00a01986) <a href=\"#return-footnote-62-101\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 101\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-102\"><em><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca2\/07-1480\/07-1480-cv_opn-2011-03-27.html\">Cartoon Network LP v.\u00a0CSC Holdings Inc.<\/a>, <\/em>536\u00a0F\u00a03d 121, 129-30 (2d\u00a0Cir, 2008) (programmes de t\u00e9l\u00e9vision pr\u00e9sents dans la m\u00e9moire cache d\u2019un magn\u00e9toscope num\u00e9rique)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp2\/164\/688\/2459894\/\"><em>CoStar Group, Inc. v. LoopNet, Inc.<\/em><\/a>, 373 F.3d 544, 551 (4th\u00a0Cir.\u00a02004) (enregistrement temporaire d\u2019images par un fournisseur de service dans le cadre de la mise \u00e0 disposition de services d\u2019h\u00e9bergement). <a href=\"#return-footnote-62-102\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 102\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-103\">V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 108<\/em>. <a href=\"#return-footnote-62-103\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 103\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-104\">C. R. Gallia, <em>op. cit<\/em>. <a href=\"#return-footnote-62-104\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 104\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-105\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a01101. Pour les sanctions p\u00e9nales, V. <a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/18\/part-I\/chapter-113\">18\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a02319A. V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>251. <a href=\"#return-footnote-62-105\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 105\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-106\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/18\/part-I\/chapter-113\">18 U.S.C.<\/a> \u00a7 2319A. <a href=\"#return-footnote-62-106\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 106\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-107\">Sur la section 1101, <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/kiss-catalog-v-passport-intern-productions-2\"><em>Kiss Catalog v. Passport International Productions<\/em><\/a>, 350 F. Supp.2d 823 (C.D. Cal. 2004), rev'd on rehearing <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/kiss-catalog-ltd-v-passport-intern-productions-inc-1\"><em>Kiss Catalog v. Passport International Productions<\/em><\/a> 405 F.3d 1169 (C.D. 2005) (la premi\u00e8re d\u00e9cision avait conclu \u00e0 l\u2019inconstitutionnalit\u00e9)\u00a0; sur le volet p\u00e9nal deux d\u00e9cisions de cours d\u2019appel, <a href=\"https:\/\/caselaw.findlaw.com\/court\/us-11th-circuit\/1390375.html\"><em>United States v. Moghadam<\/em><\/a>, 175 F.3d 1269 (11th Cir. 1999); <a href=\"https:\/\/caselaw.findlaw.com\/court\/us-2nd-circuit\/1157585.html\"><em>United States v. Martignon<\/em><\/a>, 492 F.3d 140 (2d Cir. 2007). <a href=\"#return-footnote-62-107\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 107\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-108\">Voir <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 40<\/em>. <a href=\"#return-footnote-62-108\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 108\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-109\"><a href=\"https:\/\/law.resource.org\/pub\/us\/works\/aba\/ibr\/H.Rep.94-1476.pdf\">H.R. Rep. No.\u00a094-1476 (1976)<\/a>, 131, cit\u00e9 <em>in<\/em> Goldstein, 17:26. <a href=\"#return-footnote-62-109\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 109\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-110\">\u00ab\u00a0<em>The author of any original work of authorship that is not fixed in any tangible medium of expression has an exclusive ownership in the representation or expression thereof as against all persons except one who orginally and independently creates the same or similar work.\u00a0<\/em>\u00bb Le texte ajoute\u00a0: \u00ab\u00a0<em>A work shall be considered not fixed when it is not embodied in a tangible medium of expression or when its embodiment in a tangible medium of expression is not sufficiently permanent or stable to permit it to be perceived, reproduced, or otherwise communicated for a period of more than transitory duration, either directly or with the aid of a machine or device.<\/em>\u00a0\u00bb <em>V. <a href=\"https:\/\/caselaw.findlaw.com\/court\/ca-court-of-appeal\/1826379.html\">Williams v. Weisser<\/a><\/em>, 273 Cal. App. 2d\u00a0726, 78 Cal. Rptr. 542 (1969) (protection des cours d\u2019un professeur d\u2019Universit\u00e9). <a href=\"#return-footnote-62-110\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 110\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-111\">V. <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/estate-of-hemingway-v-random-house-1\"><em>Estate of Hemingway v. Random House<\/em><\/a>, 23 N.Y.2d 341, 244 N.E.2d 250 (N.Y. 1968) (\u00e9voquant la possibilit\u00e9 de prot\u00e9ger certaines conversations non fix\u00e9es en <em>common law<\/em>, mais pr\u00e9cisant que celui qui prend la parole doit indiquer son intention d\u2019exercer un contr\u00f4le sur la publication)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/521\/1204\/1664770\/\"><em>Falwell v. Penthouse International<\/em><\/a>, Ltd., 521\u00a0F.\u00a0Supp. 1204, 215\u00a0USPQ\u00a0975 (W.D. Va. 1981) (argument de l\u2019existence d\u2019un <em>common law<\/em> copyright dans une interview non fix\u00e9e rejet\u00e9e). <a href=\"#return-footnote-62-111\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 111\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-112\"><a href=\"https:\/\/www.wipo.int\/wipolex\/en\/text\/581495\"><em>Feist\u00a0Publications Inc. v.\u00a0Rural Telephone Service Co Inc.<\/em><\/a> 499\u00a0US 340\u00a0; 111 S Ct 1282 (1991 ). <a href=\"#return-footnote-62-112\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 112\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-113\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-113\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 113\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-114\"><em>Jeweler\u2019s Circular Publishing Co. <\/em><em>v. Keystone Publishing Co.<\/em>, 281 F. 83 (CA2 1922)\u00a0: \u00ab\u00a0<em>The right to copyright a book upon which one has expended labor in its preparation does not depend upon whether the materials which he has collected consist or not of matters which are publici juris, or whether such materials show literary skill\u00a0or originality, either in thought or in language, or anything more than industrious collection. The man who goes through the streets of a town and puts down the names of each of the inhabitants, with their occupations and their street number, acquires material of which he is the author<\/em>\u00a0\u00bb (cit\u00e9 par la Cour supr\u00eame dans <em>Feist<\/em>, \u00a7\u00a027). <a href=\"#return-footnote-62-114\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 114\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-115\"><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/financial-inform-v-moodys-investors-serv\"><em>Financial Information, Inc. <\/em><em>v. Moody\u2019s Investors Service, Inc.<\/em><\/a>, 808 F. 2d 204, 207 (CA2 1986), <em>cert. denied<\/em>, 484\u00a0U.S. 820 (1987)\u00a0; <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/financialinfo-moody's-2dcir1984.pdf\"><em>Financial Information, Inc. <\/em><em>v. Moody\u2019s Investors Service, Inc.<\/em><\/a>, 751 F. 2d 501, 510 (CA2 1984) (Newman, J., <em>concurring<\/em>)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/646\/561\/86988\/\"><em>Hoehling <\/em><em>v. Universal City Studios, Inc.<\/em><\/a>, 618 F. 2d 972, 979 (CA2 1980). <a href=\"#return-footnote-62-115\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 115\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-116\">V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 201<\/em>. <a href=\"#return-footnote-62-116\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 116\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-117\">\u00ab <em>Rural\u2019s selection of listings could not be more obvious: it publishes the most basic information \u2013 name, town, and telephone number \u2013 about each person who applies to it for telephone service. This is \u201cselection\u201d of a sort, but it lacks the modicum of creativity necessary to transform mere selection into copyrightable expression. (\u2026).<\/em><em>Nor can Rural claim originality in its coordination and arrangement of facts. The white pages do nothing more than list Rural\u2019s subscribers in alphabetical order. This arrangement may, technically speaking, owe its origin to Rural\u00a0; no one disputes that Rural undertook the task of alphabetizing the names itself. But there is nothing remotely creative about arranging names alphabetically in a white pages directory. It is an age-old practice, firmly rooted in tradition and so commonplace that it has come to be expected as a matter of course. (\u2026) It is not only unoriginal, it is practically inevitable. This time-honored tradition does not possess the minimal creative spark required by the Copyright Act and the Constitution. (\u2026).<\/em><em>We conclude that the names, towns, and telephone numbers copied by Feist were not original to Rural and therefore were not protected by the copyright in Rural\u2019s combined white and yellow pages directory. As a constitutional matter, copyright protects only those constituent elements of a work that possess more than a\u00a0de minimis quantum of creativity.<\/em>\u00a0\u00bb \u00a7\u00a051 et 53. <a href=\"#return-footnote-62-117\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 117\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-118\">\u00ab\u00a0<em>the requisite level of creativity is extremely low\u00a0; even a slight amount will suffice. The vast majority of works make the grade quite easily, as they possess some creative spark, \u201cno matter how crude, humble or obvious\u201d it might be<\/em>\u00a0\u00bb \u00a7\u00a010. <a href=\"#return-footnote-62-118\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 118\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-119\">V. <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/acuff-rose-music-inc-v-jostens-inc-2\"><em>Acuff-Rose Music, Inc. v. Jostens, Inc.<\/em><\/a>, 155 F.3d 140 (2d\u00a0Cir.\u00a01998) (titre de chanson\u00a0: <em>You\u2019ve Got to Stand for Something<\/em>)\u00a0; <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/alberto-culver-company-v-andrea-dumon-inc\"><em>Alberto-Culver co. v. Andrea Dumon, Inc.<\/em><\/a>, 466 F.2d 705 (7th\u00a0Cir.\u00a01972) (slogan\u00a0: <em>most personal sort of deodorant<\/em>). Confirm\u00e9 par 37\u00a0C.F.R. \u00a7\u00a0202.1(a) (exemples d\u2019\u00e9l\u00e9ments non prot\u00e9g\u00e9s par copyright refus\u00e9s \u00e0 l\u2019enregistrement)\u00a0: \u00ab\u00a0<em>The following are examples of works not subject to copyright and applications for registration of such works cannot be entertained: (a) Words and short phrases such as names, titles, and slogans\u00a0; familiar symbols or designs\u00a0; mere variations of typographic ornamentation, lettering or coloring\u00a0; mere listing of ingredients or contents\u00a0; (b) Ideas, plans, methods, systems, or devices, as distinguished from the particular manner in which they are expressed or described in a writing\u00a0; (c) Blank forms, such as time cards, graph paper, account books, diaries, bank checks, scorecards, address books, report forms, order forms and the like, which are designed for recording information and do not in themselves convey information\u00a0; (d) Works consisting entirely of information that is common property containing no original authorship, such as, for example: Standard calendars, height and weight charts, tape measures and rulers, schedules of sporting events, and lists or tables taken from public documents or other common sources. <\/em><em>(e) Typeface as typeface.<\/em>\u00a0\u00bb <a href=\"#return-footnote-62-119\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 119\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-120\"><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/atc-dist-v-whatever-it-takes-transmissions\"><em>ATC Distrib. Group, Inc. v. Whatever It Takes<\/em><\/a> 402 F.3d 700 (6th\u00a0Cir.\u00a02005) (des illustrations constitu\u00e9es de dessins de pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es copi\u00e9s \u00e0 partir de photographies de catalogues concurrents, ne sont pas originales dans la mesure o\u00f9 elles \u00ab\u00a0ne pr\u00e9sentent pas les \u201cvariations substantielles\u201d requises pour justifier une protection par copyright. Les illustrations ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es dans le but d\u2019\u00eatre les plus pr\u00e9cises possibles dans la reproduction des pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es repr\u00e9sent\u00e9es dans les photographies sur lesquelles elles se basent, une forme de copie service qui est l\u2019antith\u00e8se de l\u2019originalit\u00e9\u00a0\u00bb)\u00a0; <a href=\"https:\/\/caselaw.findlaw.com\/us-7th-circuit\/1047122.html\"><em>Bucklew v. Hawkins, Ash, Baptie &amp; Co.<\/em>, LLP<\/a>, 329 F.3d 923, 929 (7th\u00a0Cir.\u00a02003). <a href=\"#return-footnote-62-120\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 120\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-121\"><a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/188\/239\/\"><em>Bleistein v. Donaldson Lithographing Co.<\/em> <\/a>188\u00a0U.S.\u00a0239 (1903)\u00a0: \u00ab\u00a0<em>It would be a dangerous undertaking for persons trained only to the law to constitute themselves final judges of the worth of pictorial illustrations, outside of the narrowest and most obvious limits. At the one extreme some works of genius would be sure to miss appreciation. Their very novelty would make them repulsive until the public had learned the new language in which their author spoke\u2026 At the other end, copyright would be denied to pictures which appealed to a public less educated than the judge. Yet if they command the interest of any public, they have a commercial value, \u2013 it would be bold to say that they have not an aesthetic and educational value, \u2013 and the taste of any public is not to be treated with contempt.<\/em>\u00a0\u00bb V. \u00e9galement <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/604\/852\/7936\/\"><em>Mitchell\u00a0Bros. Film Group v. Cinema Adult Theater<\/em><\/a>, 604 F.2d 852, 854-58 (5th\u00a0Cir.\u00a01979) (le caract\u00e8re obsc\u00e8ne de l\u2019\u0153uvre ne permet pas d\u2019\u00e9carter la protection). Dans le m\u00eame sens, <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/jartech-clancy-9thcir1982.pdf\"><em>Jartech, Inc. v. Clancy<\/em><\/a>, 666 F.2d 403, 405-06 (9th Cir. 1982). V. E. Habar, <a href=\"https:\/\/yjolt.org\/sites\/default\/files\/haber_copyrighted-crimes_0.pdf\">Copyright Crimes: The Coyrightability of Illegal Works<\/a>, 16 Yale J.L. &amp; Tech. 454 (2014). <a href=\"#return-footnote-62-121\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 121\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-122\">J.C. Ginsburg, \u00ab\u00a0The U.S. Experience with Mandatory Copyright Formalities: A Love\/Hate Relationship\u00a0\u00bb, 33 Colum. J.L. &amp; Arts 311 (2009-2010). <a href=\"#return-footnote-62-122\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 122\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-123\">V. <em>supra <\/em>n\u00b088. <a href=\"#return-footnote-62-123\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 123\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-124\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17 U.S.C<\/a>. \u00a7 101. L\u2019article ajoute : \u00ab L\u2019offre de distribution d\u2019exemplaires ou de phonogrammes aupr\u00e8s d\u2019un groupe de personnes aux fins d\u2019une distribution ult\u00e9rieure, d\u2019une repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution publique ou d\u2019une pr\u00e9sentation publique constitue une publication. La repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution publique, ou la pr\u00e9sentation publique, d\u2019une \u0153uvre ne constitue pas en soi une publication. \u00bb (traduction OMPI). <a href=\"#return-footnote-62-124\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 124\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-125\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 104. <a href=\"#return-footnote-62-125\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 125\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-126\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 302(c). <a href=\"#return-footnote-62-126\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 126\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-127\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 203(a)(3), 304(c). <a href=\"#return-footnote-62-127\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 127\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-128\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 407, 17 U.S.C. \u00a7 410(c). <a href=\"#return-footnote-62-128\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 128\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-129\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0412. <a href=\"#return-footnote-62-129\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 129\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-130\">En revanche l\u2019absence de <em>copyright notice<\/em> sur des exemplaires distribu\u00e9s avant le 1er mars 1989 pour des \u0153uvres publi\u00e9es avant cette date a pu avoir des cons\u00e9quences sur la protection des \u0153uvres concern\u00e9es, qui seront diff\u00e9rentes selon qu\u2019elles ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es avant ou apr\u00e8s le 1er janvier 1978. Les \u0153uvres \u00e9trang\u00e8res ne sont plus concern\u00e9es par ces r\u00e8gles, et b\u00e9n\u00e9ficient en toute hypoth\u00e8se des m\u00e9canismes de r\u00e9tablissement du copyright si elles sont tomb\u00e9es dans le domaine public du fait du non-respect de cette formalit\u00e9. V. <em>infra<\/em> n\u00b0234. <a href=\"#return-footnote-62-130\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 130\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-131\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 401(d). <a href=\"#return-footnote-62-131\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 131\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-132\">V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>261. <a href=\"#return-footnote-62-132\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 132\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-133\">Dans le cas de compilations ou d\u2019\u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es comprenant du mat\u00e9riel publi\u00e9 ant\u00e9rieurement, l\u2019ann\u00e9e de la premi\u00e8re publication de la compilation ou de l\u2019\u0153uvre d\u00e9riv\u00e9e suffit. L\u2019ann\u00e9e peut \u00eatre omise lorsqu\u2019une \u0153uvre de peinture, des arts graphiques ou de sculpture, \u00e9ventuellement accompagn\u00e9e d\u2019un texte, est reproduite sur des cartes de v\u0153ux, cartes postales, articles de papeterie, bijoux, poup\u00e9es, jouets ou autres articles utilitaires. <a href=\"#return-footnote-62-133\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 133\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-134\">Ces conditions sont pr\u00e9cis\u00e9es par voie r\u00e9glementaire. <a href=\"#return-footnote-62-134\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 134\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-135\">Il est en effet possible de d\u00e9poser sans enregistrer. <a href=\"#return-footnote-62-135\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 135\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-136\">C\u2019est-\u00e0-dire de l\u2019\u00e9dition de meilleure qualit\u00e9 si plusieurs \u00e9ditions du m\u00eame ouvrage sont publi\u00e9es. <a href=\"#return-footnote-62-136\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 136\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-137\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0407(d). <a href=\"#return-footnote-62-137\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 137\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-138\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0407(a) in fine. <a href=\"#return-footnote-62-138\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 138\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-139\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 410(a). <a href=\"#return-footnote-62-139\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 139\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-140\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 410(b). V., sur les erreurs de d\u00e9p\u00f4t au <em>Copyright Office<\/em>, l'arr\u00eat de la Cour supr\u00eame du 24 f\u00e9vrier 2022 dans l\u2019affaire <a href=\"https:\/\/www.supremecourt.gov\/opinions\/21pdf\/20-915_pol1.pdf\">Unicolors Inc. v. H &amp; M Hennes &amp; Mauritz LP<\/a> (595 U.S., 2022). Jug\u00e9 qu'un d\u00e9faut de connaissances juridiques peut, dans certaines circonstances, excuser des erreurs d\u2019enregistrement au <em>Copyright Office<\/em>, et permettre de valider une proc\u00e9dure en cours. <a href=\"#return-footnote-62-140\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 140\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-141\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0410(c). <a href=\"#return-footnote-62-141\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 141\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-142\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 411. Sauf, et l\u2019exception est notable, dans le cas de la contrefa\u00e7on des droits \u00e0 la paternit\u00e9 et \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 reconnus en vertu du VARA (17 U.S.C. \u00a7 106A(a)). Par ailleurs, un certificat d\u2019enregistrement est valide, m\u00eame s\u2019il contient des informations inexactes, si le titulaire du copyright \u00ab n\u2019a pas connaissance de l\u2019inexactitude \u00bb (\u00ab knowledge that it was inaccurate \u00bb, \u00a7 411 (b) (1) (A)).<span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\"> <a href=\"#return-footnote-62-142\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 142\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-143\"><\/span><em style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">Ibid.<\/em><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\"> <a href=\"#return-footnote-62-143\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 143\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-144\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0412. <a href=\"#return-footnote-62-144\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 144\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-145\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/registration\/\">Registration portal<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-145\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 145\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-146\">En application des dispositions du Artists\u2019 Rights and Theft Prevention Act de 2005. <a href=\"#return-footnote-62-146\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 146\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-147\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 408(f). <a href=\"#return-footnote-62-147\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 147\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-148\">Les cat\u00e9gories d\u2019\u0153uvres concern\u00e9es sont d\u00e9termin\u00e9es par d\u00e9cision du Register.<a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\"> 17 U.S.C.<\/a> \u00a7 408(f)(2). <a href=\"#return-footnote-62-148\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 148\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-149\">Une fausse d\u00e9claration faite en connaissance de cause est passible d'une amende maximale de 2 500 $ (18 U.S.C. \u00a7 506); par ailleurs, aucune action civile n'est pr\u00e9vue. <a href=\"#return-footnote-62-149\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 149\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-150\"><a href=\"http:\/\/https :\/\/assets.documentcloud.org\/documents\/2700588\/Gov-Uscourts-Cand-291324-45-0.pdf.\">Naruto et al. v. Slater et al.<\/a>, case No. 15-cv-04324-WHO, 28 janv. 2016). L'affaire, port\u00e9e par une association de d\u00e9fense des animaux (PETA), concernait des autoportraits r\u00e9alis\u00e9s par un macaque de 6 ans, Naruto, \u00e0 l'aide de l'appareil photo d'un photographe, qui avait par la suite exploit\u00e9 certains de ces clich\u00e9s. Le PETA pr\u00e9tendaient que le photographe et son \u00e9diteur avaient contrefait le copyright de Naturo. Selon les demandeurs, le singe, apparemment particuli\u00e8rement intelligent, et habitu\u00e9 au contact des humains et \u00e0 la vision d'appareils photographiques, avait manipul\u00e9 seul l'appareil photo laiss\u00e9 par le photographe et avait \u00ab volontairement press\u00e9 \u00bb le d\u00e9clencheur \u00e0 plusieurs reprises \u00ab en comprenant la relation de cause \u00e0 effet entre la pression du d\u00e9clencheur, le bruit de l'obturateur, et les modifications de son reflet dans l'objectif de l'appareil \u00bb. Sans contester ces faits, la Cour de district avait rejet\u00e9 la demande au motif que le <em>Copyright Act<\/em> ne comporte aucune mention des animaux, et que la Cour supr\u00eame et le neuvi\u00e8me circuit f\u00e9d\u00e9ral se r\u00e9f\u00e8rent syst\u00e9matiquement aux \u00ab personnes \u00bb et aux \u00ab \u00eatres humains \u00bb dans la d\u00e9termination de la qualit\u00e9 d'auteur (citant notamment l'arr\u00eat de la Cour supr\u00eame dans l'affaire <a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/490\/730\/\">Community for Creative Non-Violence v. Reid<\/a>, 490 U.S. 730, 737 (1989) : \u00ab <em>la r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale est que l'auteur est la partie qui cr\u00e9\u00e9e l'\u0153uvre, c'est-\u00e0-dire la personne qui traduit une id\u00e9e sous une forme d'expression tangible \u00e9ligible \u00e0 la protection par copyright<\/em> \u00bb). <a href=\"#return-footnote-62-150\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 150\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-151\">V. <em>supra<\/em>, n\u00b0 205. <a href=\"#return-footnote-62-151\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 151\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-152\"><a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/111\/53\/\">111 U.S. 53 (1884)<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-152\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 152\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-153\">V. <em>Guidelines<\/em> pr\u00e9cit\u00e9es du <em>Copyright Office<\/em>,pr\u00e9cit\u00e9es: \u00ab\u00a0In its leading case on authorship, the Supreme Court used language excluding non-humans in interpreting Congress\u2019s constitutional power to provide \u2018\u2018authors\u2019\u2019 the exclusive right to their \u2018\u2018writings.\u2019\u2019 In Burrow-Giles Lithographic Co. v. Sarony, a defendant accused of making unauthorized copies of a photograph argued that the expansion of copyright protection to photographs by Congress was unconstitutional because \u2018\u2018a photograph is not a writing nor the production of an author\u2019\u2019 but is instead created by a camera.12 The Court disagreed, holding that there was \u2018\u2018no doubt\u2019\u2019 the Constitution\u2019s Copyright Clause permitted photographs to be subject to copyright, \u2018\u2018so far as they are representatives of original intellectual conceptions of the author.\u2019\u2019 [Id. at 58] The Court defined an \u2018\u2018author\u2019\u2019 as \u2018\u2018he to whom anything owes its origin; originator; maker; one who completes a work of science or literature.\u2019\u2019 [Id. at 57-58] It repeatedly referred to such \u2018\u2018authors\u2019\u2019 as human, describing authors as a class of \u2018\u2018persons\u2019\u2019 [Id., at 56 (...)] and a copyright as \u2018\u2018the exclusive right of a man to the production of his own genius or intellect.\u2019\u2019 [Id, at. 58 (...)]\u00a0\u00bb. <a href=\"#return-footnote-62-153\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 153\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-154\">V. sur ce point les<em> Guidelines<\/em> du <em>Copyright Office<\/em>, <em>supra<\/em> n\u00b0 205. <a href=\"#return-footnote-62-154\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 154\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-155\">Ibid. <a href=\"#return-footnote-62-155\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 155\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-156\">Traduction OMPI (copyright substitu\u00e9 \u00e0 droit d\u2019auteur). <a href=\"#return-footnote-62-156\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 156\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-157\">Traduction OMPI. <a href=\"#return-footnote-62-157\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 157\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-158\"><a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/490\/730\/\">490\u00a0U.S. 730, 737 (1989<\/a>). <a href=\"#return-footnote-62-158\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 158\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-159\">V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 88<\/em>. <a href=\"#return-footnote-62-159\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 159\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-160\">Ce qui ne sera pas le cas, semble-t-il, d\u2019une \u0153uvre cr\u00e9\u00e9e \u00e0 l\u2019initiative de l\u2019auteur, puis c\u00e9d\u00e9e. <a href=\"#return-footnote-62-160\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 160\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-161\">V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 200<\/em>. <a href=\"#return-footnote-62-161\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 161\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-162\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-162\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 162\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-163\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap2.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0201(a). <a href=\"#return-footnote-62-163\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 163\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-164\">Sur les cons\u00e9quences de cette qualification et la distinction <em>joint tenants<\/em>\/<em>tenants in common<\/em>, V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>119. <a href=\"#return-footnote-62-164\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 164\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-165\"><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/oddo-v-ries\"><em>Oddo v. Ries<\/em><\/a>, 743 F.2d 630, 633 (9th\u00a0Cir.\u00a01984)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/314\/640\/1472523\/\"><em>Picture Music, Inc. v. Bourne, Inc.<\/em><\/a>, 314 F. Supp. 640, 646-47 (SDNY\u00a01970), <em>aff\u2019d on other grounds<\/em>, 457 F.2d 1213 (2d\u00a0Cir.\u00a01972). <a href=\"#return-footnote-62-165\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 165\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-166\"><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/887\/1390\/2269731\/\"><em>Martin v. Cuny<\/em><\/a>, 887\u00a0F.\u00a0Supp. 1390, 1394 (D.\u00a0Colo. 1995). <a href=\"#return-footnote-62-166\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 166\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-167\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0501 (b). Le Tribunal saisi peut cependant imposer que les coauteurs soient joints \u00e0 l\u2019action. <a href=\"#return-footnote-62-167\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 167\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-168\">V. <em>supra<\/em> n\u00b0200. <a href=\"#return-footnote-62-168\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 168\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-169\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-169\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 169\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-170\">Voir <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 216<\/em>. <a href=\"#return-footnote-62-170\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 170\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-171\"><a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/533\/483\/\">533 U.S. 483 (2001)<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-171\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 171\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-172\">L\u2019affaire opposait des journalistes ind\u00e9pendants membres de la\u00a0<em>National Writers Unions<\/em>\u00a0au\u00a0<em>New York Times<\/em>\u00a0et \u00e0 d\u2019autres soci\u00e9t\u00e9s en raison de la reproduction sans autorisation de leurs articles dans des bases de donn\u00e9es. Ces journalistes n\u2019\u00e9taient pas employ\u00e9s du\u00a0<em>New York Times<\/em>, et n\u2019avaient pas express\u00e9ment c\u00e9d\u00e9s le droit d\u2019exploitation de leurs articles sous cette forme. Les d\u00e9fendeurs invoquaient leur droit \u00e0 exploiter les articles dans le cadre d\u2019une \u00ab\u00a0r\u00e9vision\u00a0\u00bb pr\u00e9vue par la section\u00a0201(c) du\u00a0<em>Copyright Act.<\/em> La Cour supr\u00eame a jug\u00e9 que les usages en causes n\u2019\u00e9taient pas couverts par la section 201(c), car les articles \u00e9taient exploit\u00e9s dans des bases de donn\u00e9es ind\u00e9pendamment et en dehors de tout contexte, et non pas en tant qu\u2019\u00e9l\u00e9ment de l\u2019\u0153uvre collective d\u2019origine, de toute r\u00e9vision de ladite \u0153uvre collective ou de toute \u0153uvre collective ult\u00e9rieure de la m\u00eame s\u00e9rie. Ces usages \u00e9taient donc contrefaisants. <a href=\"#return-footnote-62-172\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 172\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-173\">V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 218<\/em>. <a href=\"#return-footnote-62-173\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 173\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-174\">Traduction OMPI (copyright substitu\u00e9 \u00e0 droit d\u2019auteur). <a href=\"#return-footnote-62-174\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 174\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-175\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0106(1). <a href=\"#return-footnote-62-175\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 175\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-176\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0101. <a href=\"#return-footnote-62-176\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 176\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-177\">V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 207<\/em>. <a href=\"#return-footnote-62-177\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 177\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-178\"><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca2\/07-1480\/07-1480-cv_opn-2011-03-27.html\"><em>Cartoon Network v. CSC Holdings, Inc.<\/em><\/a> 536 F.3d 121, 127 (2d\u00a0Cir.\u00a02008) (une copie dans une m\u00e9moire tampon n\u2019est pas une copie car la fixation n\u2019est que transitoire)\u00a0; <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/costar-group-inc-v-loopnet-inc\"><em>CoStar Group, Inc. v. LoopNet, Inc.<\/em>,<\/a> 373 F.3d 544, 551 (4th\u00a0Cir.\u00a02004) (copies \u00e9lectroniques temporaires). V. \u00e9galement la limitation de responsabilit\u00e9 pour les interm\u00e9diaires pr\u00e9vue par la section\u00a0512, <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>268. <a href=\"#return-footnote-62-178\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 178\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-179\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0114(b). <a href=\"#return-footnote-62-179\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 179\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-180\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-180\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 180\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-181\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0116(2). <a href=\"#return-footnote-62-181\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 181\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-182\">Traduction OMPI. <a href=\"#return-footnote-62-182\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 182\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-183\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 114(b). <a href=\"#return-footnote-62-183\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 183\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-184\"><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/bridgeport-music-v-dimension-films\"><em>Bridgeport Music, Inc. v. Dimension Films<\/em><\/a>, 410 F.3d 792, 800-02 (6th\u00a0Cir.\u00a02005). Mais excluant la contrefa\u00e7on au motif que l\u2019emprunt <em>de minimis<\/em>, V.\u00a0<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/newton-v-diamond-6\"><em>Newton v. Diamond<\/em><\/a>, 349 F.3d 591 (9th Cir. 2003) (\u00e9chantillonnage de trois notes). <a href=\"#return-footnote-62-184\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 184\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-185\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 114(b). <a href=\"#return-footnote-62-185\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 185\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-186\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0101. La jurisprudence majoritaire distingue les deux concepts. <a href=\"#return-footnote-62-186\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 186\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-187\"><a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/us\/591481c3add7b04934489ef9\"><em>Hotaling v. Church of Jesus Christ of Latter-Day Saints<\/em><\/a>, 118 F.3d 199 [4th Cir. 1997] : \u00ab Lorsqu\u2019une biblioth\u00e8que publique ajoute des \u0153uvres \u00e0 sa collection, inclut l\u2019\u0153uvre dans son index ou catalogue, et rend l\u2019\u0153uvre accessible au pr\u00eat ou \u00e0 la lecture publique, elle a effectu\u00e9 les \u00e9tapes n\u00e9cessaires \u00e0 une distribution au public [au sens du paragraphe 106(3) pr\u00e9cit\u00e9] \u00bb. Cette position a \u00e9t\u00e9 suivie dans d\u2019autres affaires, trait\u00e9es dans le 5e circuit (<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/arista-records-llc-v-greubel\"><em>Arista Records LLC v. Greubel<\/em><\/a>, 453 F.Supp.2d 961, 969-70 [ND Tex. 2006] et <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/warner-bros-records-16\"><em>Warner Bros. <\/em><em>Records, Inc. v. Payne<\/em><\/a>, n\u00b0\u00a0W-06-CA-051, 2006 WL 2844415 [WD Tex. July 17, 2006]). Elle semble \u00e9galement avoir \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e par la Cour d\u2019appel du troisi\u00e8me circuit en 2001 dans l\u2019affaire <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/a&amp;mrecords-napster-9thcir2001.pdf\"><em>A&amp;M Records, Inc. v. Napster, Inc.<\/em><\/a>, 239 F.3d 1004 [9th Cir. 2001]), l\u2019une des premi\u00e8res \u00e0 aborder la question des mises \u00e0 disposition sur les r\u00e9seaux pair-\u00e0-pair : \u00ab Les utilisateurs de Napster qui chargent les noms de fichiers dans l\u2019index de recherche afin que d\u2019autres puissent copier violent les droits de distribution du demandeur \u00bb. <a href=\"#return-footnote-62-187\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 187\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-188\"><a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/533\/483\/\">533\u00a0U.S.\u00a0483, 498 (2001)<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-188\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 188\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-189\">H.R. Rep. n\u00b0\u00a0105-155, pt. I, 9 [1998]. <a href=\"#return-footnote-62-189\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 189\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-190\">V. Z. Chafee, \u00ab\u00a0Equitable Servitudes on Chattels\u00a0\u00bb, 41\u00a0<em>Harv. L.\u00a0Rev<\/em>. 945 (1928). <a href=\"#return-footnote-62-190\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 190\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-191\"><a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/210\/339\/\">210\u00a0U.S.\u00a0339, 350 (1908)<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-191\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 191\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-192\"><em>Copyright Act<\/em> de 1790, section\u00a01. <a href=\"#return-footnote-62-192\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 192\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-193\">Notre traduction. <a href=\"#return-footnote-62-193\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 193\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-194\">Codifi\u00e9e au \u00a7 27, 17 U.S.C. <a href=\"#return-footnote-62-194\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 194\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-195\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0109(a). <a href=\"#return-footnote-62-195\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 195\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-196\">\u00ab\u00a0<em>(a) Notwithstanding the provisions of section 106(3), the owner of a particular copy or phonorecord lawfully made under this title, or any person authorized by such owner, is entitled, without the authority of the copyright owner, to sell or otherwise dispose of the possession of that copy or phonorecord.<\/em>\u00a0\u00bb <a href=\"#return-footnote-62-196\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 196\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-197\"><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/umg-recordings-inc-v-augusto\"><em>UMG Recordings, Inc. v. Troy August<\/em><em>o<\/em><\/a>, 628 F.3d 1175 (9th\u00a0Cir.\u00a02011). L\u2019affaire portait sur la revente non autoris\u00e9e sur eBay d\u2019exemplaires de CDs musicaux distribu\u00e9s dans un cadre uniquement promotionnel \u00e0 des critiques et des animateurs radio. Ces disques contenaient des mentions pr\u00e9cisant que l\u2019usage autoris\u00e9 \u00e9tait uniquement un usage personnel ou promotionnel et interdisant les reventes. Le producteur avait assign\u00e9 le vendeur pour contrefa\u00e7on de copyright par distribution non autoris\u00e9e d\u2019exemplaires de ses \u0153uvres (17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0501(a), (b), 106(3)). Le revendeur pr\u00e9tendait que la distribution initiale des copies constituait un transfert de la propri\u00e9t\u00e9 des supports, et qu\u2019\u00e0 ce titre la doctrine de l\u2019\u00e9puisement devait s\u2019appliquer. Le producteur, s\u2019appuyant sur les \u00ab\u00a0clauses \u00e9tiquettes\u00a0\u00bb port\u00e9es sur les CDs, r\u00e9pondait que la distribution avait pris la forme d\u2019une simple licence, et qu\u2019\u00e0 ce titre la doctrine de <em>first sale<\/em> ne pouvait s\u2019appliquer. La Cour d\u2019appel, comme la cour de district avant elle, consid\u00e8re qu\u2019un transfert de propri\u00e9t\u00e9 des exemplaires a bien eu lieu, et que l\u2019\u00e9puisement des droits s\u2019applique aux copies revendues. Elle pr\u00e9cise\u00a0: \u00ab\u00a0Notre conclusion que les destinataires ont acquis la propri\u00e9t\u00e9 des CDs se fonde largement sur la nature de la distribution [par le producteur]. Premi\u00e8rement, les CDs promotionnels ont \u00e9t\u00e9 distribu\u00e9s aux destinataires sans accord pr\u00e9alable particulier concernant ces exemplaires. Les CDs ne sont pas num\u00e9rot\u00e9s, et aucune tentative n\u2019a \u00e9t\u00e9 faite pour garder trace de ces exemplaires ou des utilisations qui en ont \u00e9t\u00e9 faites. Comme nous l\u2019avons expliqu\u00e9 (...), bien que [le producteur] ait plac\u00e9 des restrictions \u00e9crites sur les \u00e9tiquettes des CDs, il n\u2019a pas d\u00e9montr\u00e9 que ces restrictions port\u00e9es sur les \u00e9tiquettes constituent un accord de licence\u00a0\u00bb. <a href=\"#return-footnote-62-197\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 197\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-198\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0109(b)(1)(A), introduite par le Record Rental Amendment Act de 1984. V. Cependant <em><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/brilliance-audio-inc-v-haights-cross-communications-wdmich-2004?resultsNav=false\">Brilliance Audio, Inc. v. Haights Cross Communications, Inc.<\/a>, <\/em>474 F. 3d 365 (2007) (jug\u00e9 que cette exception ne s\u2019applique qu\u2019aux phonogrammes reproduisant des \u0153uvres musicales, \u00e0 l\u2019exclusion des livres sonores). <a href=\"#return-footnote-62-198\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 198\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-199\"><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca2\/16-2321\/16-2321-2018-12-12.html\">Capitol Records v. ReDigi<\/a>, 934 F. Supp. 2d 640 (SDNY 2013). V. cependant l'ordonnance rendue par La cour de district pour le district central de Californie le 20 f\u00e9vrier 2018 dans l'affaire <a href=\"https:\/\/dockets.justia.com\/docket\/california\/cacdce\/2:2017cv08655\/695478\">Disney v. Redbox automated Retail<\/a> (aff. CV 17-08655 DDP). Dans cette affaire, la Cour de district avait notamment relev\u00e9 un abus de copyright (copyright misuse) de Disney, \u00e0 raison de certaines interdictions d'usage ou de transfert de versions num\u00e9riques de ses films. En l'esp\u00e8ce la soci\u00e9t\u00e9 Redbox achetait dans le commerce des packs Blu-Ray \/ DVD \/ t\u00e9l\u00e9chargement de Disney, et offrait ces \u00e9l\u00e9ments \u00e0 la vente de mani\u00e8re s\u00e9par\u00e9e, en d\u00e9pit de l'interdiction des ventes s\u00e9par\u00e9es appos\u00e9e par Disney sur l'emballage de ses produits. Disney avait alors assign\u00e9 Redbox en contrefa\u00e7on et violation de l'interdiction contractuelle des ventes s\u00e9par\u00e9es. La cour s'appuie sur la jurisprudence rendue en mati\u00e8re de logiciels (notamment <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca9\/14-16994\/14-16994-2017-01-19.html\">Norcia v. Samsung Telecoms<\/a>, 845 F.3d 1279, 9th Cic. 2017), et juge que clause-\u00e9tiquette ne constitue pas une licence, et qu'en toute hypoth\u00e8se les conditions pos\u00e9es par la jurisprudence pour une acceptation de ce type de licences ne sont pas remplies (\u00ab <em>Unlike the box-top language in Lexmark [421 F. 3d 981, 9th cir., 2005] Disney's phrase does not identify the existence of a license offer in the first instance, let alone identify the nature of any consideration, specify any means of acceptance, or indicate that the consumer's decision to open the box will constitute assent. In the absence of any such indications that an offer was being made, Redbox's silence cannot reasonably be interpreted as assent to a restrictive license<\/em> \u00bb). La cour consid\u00e8re \u00e9galement que consid\u00e8re que les termes de la licence de t\u00e9l\u00e9chargement, qui impliquent un t\u00e9l\u00e9chargement par le seul propri\u00e9taire du pack achet\u00e9, entrent en conflit avec le principe d'\u00e9puisement des droits inscrit au paragraphe 109, a du <em>Copyright Act<\/em>. D\u00e8s lors, l'utilisation faite par Disney du copyright dans les exemplaires contredit l'int\u00e9r\u00eat public consacr\u00e9 par le <em>Copyright Act<\/em>, et constitue un abus de copyright. <a href=\"#return-footnote-62-199\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 199\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-200\">17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0602. La prohibition expresse de l\u2019exportation non autoris\u00e9e (17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0602(a)(2)) a \u00e9t\u00e9 introduite en 2008. <a href=\"#return-footnote-62-200\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 200\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-201\">\u00ab\u00a0<em>Importation into the United States, without the authority of the owner of copyright under this title, of copies or phonorecords of a work that have been acquired outside the United States is an infringement of the exclusive right to distribute copies or phonorecords under section 106, actionable under section 501.<\/em>\u00a0\u00bb <a href=\"#return-footnote-62-201\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 201\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-202\">523 U.S. 135 (1998). <a href=\"#return-footnote-62-202\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 202\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-203\"><a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/579\/15-375\/\">568\u00a0US (2013)<\/a>, No.\u00a011-697, 2013 WL 1104736 (Mar. 19, 2013). V. P.\u00a0Kamina, <em>L\u2019\u00e9puisement international du copyright aux \u00c9tats-Unis<\/em>. Comprendre <em>Kirtsaeng v. Wiley<\/em>, Com. comm. \u00e9lectr. juillet 2013, p.\u00a014. <a href=\"#return-footnote-62-203\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 203\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-204\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0106(3) et 602. <a href=\"#return-footnote-62-204\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 204\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-205\">Tout d\u2019abord, sur la possibilit\u00e9 d\u2019\u00e9tendre ou non ce principe aux copies num\u00e9riques d\u2019\u0153uvres. <em>A priori<\/em>, compte tenu des textes applicables une telle extension para\u00eet improbable. En toute hypoth\u00e8se, la r\u00e9ponse donn\u00e9e sera \u00e0 mettre en parall\u00e8le avec la position adopt\u00e9e par la CJUE dans son arr\u00eat <em>Usedsoft <\/em>(CJUE, 3\u00a0juill. 2012, affaire\u00a0<a href=\"https:\/\/curia.europa.eu\/juris\/liste.jsf?num=C-128\/11&amp;language=FR\">C-128\/11<\/a>, <em>UsedSoft GmbH v. Oracle International Corp.,\u00a0<\/em>V. C.\u00a0Caron, \u00ab\u00a0Le programme d\u2019ordinateur selon la Cour de justice (II)\u00a0: la vente d\u2019une copie immat\u00e9rielle de programme vaut \u00e9puisement du droit\u00a0!\u00a0\u00bb, <em>Com. Comm. \u00e9lectr.<\/em> n\u00b0\u00a010, Octobre 2012, comm. 106).Ensuite, sur l\u2019\u00e9tendue de la r\u00e8gle au regard des pratiques contractuelles de mise \u00e0 disposition. La section\u00a0109(a) vise en effet le propri\u00e9taire d\u2019un exemplaire. Ce langage comprend-il les simples locataires ou d\u00e9tenteurs\u00a0? Dans la n\u00e9gative, les industries culturelles ne seront-elles pas incit\u00e9es \u00e0 mettre en \u0153uvre de nouveaux mod\u00e8les de mise \u00e0 disposition pour contourner l\u2019\u00e9puisement\u00a0? <a href=\"#return-footnote-62-205\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 205\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-206\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0106(4). <a href=\"#return-footnote-62-206\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 206\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-207\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0106(6). V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>199. <a href=\"#return-footnote-62-207\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 207\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-208\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0101. <a href=\"#return-footnote-62-208\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 208\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-209\"><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/us-v-american-society-of-composers-09-0539-cv-2nd-cir-9-28-2010\"><em>United States v. ASCAP<\/em><\/a>, 627 F.3d 64, 72-75 (2d\u00a0Cir.\u00a02010). <a href=\"#return-footnote-62-209\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 209\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-210\">V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>227. <a href=\"#return-footnote-62-210\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 210\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-211\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0101. <a href=\"#return-footnote-62-211\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 211\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-212\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0101. V. <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/712\/1257\/1475667\/\"><em>Fermata Int\u2019l Melodies Inc. v. Champions Golf Inc.<\/em><\/a>, 712 F. Supp. 1257, 1260 (SD\u00a0Tex. 1989) (repr\u00e9sentation devant une vingtaine d\u2019invit\u00e9s dans le salon d\u2019un club de golf priv\u00e9 est une repr\u00e9sentation publique), <em>aff\u2019d mem.<\/em>, 915 F.2d 1567 (5th\u00a0Cir.\u00a01990). <a href=\"#return-footnote-62-212\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 212\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-213\">Cette pr\u00e9cision apport\u00e9e par le\u00a0<em>Copyright Act\u00a01976<\/em>\u00a0avait pour but de couvrir la retransmission non autoris\u00e9e des programmes diffus\u00e9s par voie hertzienne au travers d\u2019antennes collectives ou sur les r\u00e9seaux c\u00e2bl\u00e9s (CATV), auparavant jug\u00e9e non contrefaisante par la Cour supr\u00eame (<a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/415\/394\/\"><em>Teleprompter Corp. v.\u00a0Columbia Broad.Sys., Inc.<\/em><\/a>, 415\u00a0U.S.\u00a0394, 405 (1974)). <a href=\"#return-footnote-62-213\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 213\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-214\"><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/749\/154\/359393\/\"><em>Columbia Pictures Industries, Inc. v. Redd Horne, Inc.<\/em><\/a>, 749 F.2d 154 (3d\u00a0Cir.\u00a01984)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/612\/315\/1576682\/\"><em>Columbia Pictures Industries, Inc. v. Aveco, Inc.<\/em><\/a>, 800 F.2d 59 (3d\u00a0Cir.\u00a01986). Mais pas la location de vid\u00e9odisques aux client pour visionnage sur l\u2019\u00e9quipement install\u00e9 dans leurs chambres\u00a0: <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/columbia-pictures-v-professional-real-estate\"><em>Columbia Pictures Industries, Inc. v. Professional Real Estate Investors, Inc.<\/em><\/a>, 866 F.2d 278, 281 (9th Cir. 1989). <a href=\"#return-footnote-62-214\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 214\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-215\">Sur le <em>streaming<\/em>, v. I Calboti, <a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/ajcl\/article\/70\/Supplement_1\/i220\/6766957\"><em>Legal Perspectives on the Streaming Industry, The United States<\/em><\/a>, 10-2022 American Journal of Comparative Law.\u00a0V. \u00e9galement, sur le cas particulier des services de magn\u00e9toscopes \u00e0 distance, <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca2\/07-1480\/07-1480-cv_opn-2011-03-27.html\"><em>Cartoon Network LP v. CSC Holdings, Inc.<\/em><\/a>, 536 F.3d 121 (2d Cir. 2008). En l\u2019esp\u00e8ce le d\u00e9bat portait sur une \u00e9ventuelle contrefa\u00e7on directe au travers de trois s\u00e9ries d\u2019actes distincts relev\u00e9s par les demandeurs, consistant dans (a) la mise en m\u00e9moire tampon, automatique et pour des raisons techniques, des donn\u00e9es des flux de programmes avant m\u00eame toute demande des clients, (b) la copie des contenus sur les serveurs permettant leur visualisation \u00e0 la demande de ses clients, et (c) la transmission des programmes en <em>streaming<\/em> aux clients. La Cour f\u00e9d\u00e9rale consid\u00e8re tout d\u2019abord que la mise en m\u00e9moire tampon ne contrefait pas le droit de reproduction des ayants droit dans la mesure o\u00f9 elle trop courte et transitoire pour constituer une \u00ab\u00a0fixation\u00a0\u00bb au sens de la d\u00e9finition l\u00e9gale du droit de reproduction. Elle juge ensuite que la r\u00e9alisation de copies de programmes sur les serveurs pour visualisation ult\u00e9rieure est le fait de l\u2019utilisateur du service. Elle consid\u00e8re enfin que les actes de diffusion par <em>streaming<\/em> relev\u00e9s ne sont pas constitutifs d\u2019actes de repr\u00e9sentation publique, dans la mesure o\u00f9 chaque enregistrement individuel n\u2019est destin\u00e9 qu\u2019\u00e0 une seule personne. A noter qu\u2019elle ne se prononce pas sur la question d\u2019une \u00e9ventuelle incitation \u00e0 la contrefa\u00e7on. <a href=\"#return-footnote-62-215\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 215\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-216\"><a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/573\/431\/\"><em>ABC, Inc. v. Aero, Inc.<\/em><\/a>, 134 S.\u00a0Ct. 2498 (U.S. 2014). Le service en cause permettait \u00e0 des abonn\u00e9s de regarder \u00e0 partir d\u2019une connexion Internet la quasi-totalit\u00e9 des programmes diffus\u00e9s par voie hertzienne simultan\u00e9ment \u00e0 leur diffusion. Ce service\u00a0reposait sur la mise en place par l\u2019op\u00e9rateur d\u2019antennes de r\u00e9ception d\u00e9di\u00e9es chacune \u00e0 un abonn\u00e9 pour la dur\u00e9e de la transmission. Les programmes s\u00e9lectionn\u00e9s \u00e9taient donc capt\u00e9s puis transcod\u00e9s et transmis \u00e0 la demande de l\u2019abonn\u00e9. Chaque transmission restait propre \u00e0 l\u2019abonn\u00e9. Selon la Cour, une entit\u00e9 qui communique les m\u00eames images et les m\u00eames sons perceptibles au m\u00eame moment \u00e0 des personnes multiples, \u00ab\u00a0<em>transmet (...) une repr\u00e9sentation<\/em>\u00a0\u00bb \u00e0 ces personnes, qui constituent le m\u00eame \u00ab\u00a0public\u00a0\u00bb au sens du\u00a0<em>Copyright Act<\/em>. <a href=\"#return-footnote-62-216\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 216\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-217\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0110(5)(A), 17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0111(a)(1), 17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0111(c)-(f)\u00a0; 17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0119\u00a0; 17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0122. V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>230. <a href=\"#return-footnote-62-217\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 217\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-218\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 106(5). <a href=\"#return-footnote-62-218\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 218\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-219\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0101. <a href=\"#return-footnote-62-219\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 219\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-220\">V. <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca9\/06-55405\/0655405-2011-02-26.html\"><em>Perfect 10, Inc. v. Amazon.com, Inc.<\/em><\/a>, 508 F.3d 1146 (9th\u00a0Cir.\u00a02007) (service Google image, en l\u2019esp\u00e8ce contrefa\u00e7on \u00e9cart\u00e9e par application du <em>fair use<\/em>, V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>224. <a href=\"#return-footnote-62-220\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 220\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-221\">V. par exemple <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/920\/62\/1461534\/\"><em>Woods v. Universal City Studios, Inc.<\/em><\/a>, 920\u00a0F.\u00a0Supp. 62 (SDNY\u00a01996). <a href=\"#return-footnote-62-221\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 221\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-222\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-222\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 222\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-223\">\u00ab <em>Notwithstanding the provisions of section 106(5), the owner of a particular copy lawfully made under this title, or any person authorized by such owner, is entitled, without the authority of the copyright owner, to display that copy publicly, either directly or by the projection of no more than one image at a time, to viewers present at the place where the copy is located<\/em>. \u00bb <a href=\"#return-footnote-62-223\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 223\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-224\">Visual Artists\u2019 Residual Rights Act of 1978, H.R. 11403, 95th Cong. (1978) ; Visual Artists Rights Amendment of 1986, S. 2796, 99th Cong. (1986) ; Visual Artists Rights Act of 1987, S. 1619, 100th Cong. \u00a7 3 (1987) ; Equity for Visual Artists Act of 2011, S. 2000, 112th Cong. (2011) ; H.R. 3688, 112th Cong. (2011) ; American Royalties Too Act of 2015, H.R. 1881, 114th Cong (2015). <a href=\"#return-footnote-62-224\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 224\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-225\">California Resale Royalties Act, <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/codes\/california\/2022\/code-civ\/division-2\/part-3\/title-2\/chapter-3\/section-986\/\">Cal. Civ. Code \u00a7 986<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-225\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 225\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-226\">Le b\u00e9n\u00e9ficiaire doit \u00eatre, au moment de la revente, un citoyen des \u00c9tats-Unis ou un r\u00e9sident de l\u2019\u00c9tat depuis au minimum deux ans. <a href=\"#return-footnote-62-226\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 226\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-227\"><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/codes\/california\/2022\/code-civ\/division-2\/part-3\/title-2\/chapter-3\/section-986\/\">Cal. Civ. Code \u00a7 986(a)<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-227\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 227\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-228\"><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/codes\/california\/2022\/code-civ\/division-2\/part-3\/title-2\/chapter-3\/section-986\/\">Cal. Civ. Code \u00a7 986(<\/a><em><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/codes\/california\/2022\/code-civ\/division-2\/part-3\/title-2\/chapter-3\/section-986\/\">b)<\/a>: <\/em>\u00ab\u00a0<em>Subdivision (a) shall not apply to any of the following: <\/em><em>(1) To the initial sale of a work of fine art where legal title to such work at the time of such initial sale is vested in the artist thereof. <\/em><em>(2) To the resale of a work of fine art for a gross sales price of less than one thousand dollars (,000).<\/em><em>(3) Except as provided in paragraph (7) of subdivision (a), to a resale after the death of such artist. <\/em><em>[donc l\u2019exception vaut au-del\u00e0 des 20\u00a0ans apr\u00e8s la mort de l\u2019auteur]<\/em><em>(4) To the resale of the work of fine art for a gross sales price less than the purchase price paid by the seller.<\/em><em>(5) To a transfer of a work of fine art which is exchanged for one or more works of fine art or for a combination of cash, other property, and one or more works of fine art where the fair market value of the property exchanged is less than one thousand dollars (,000).<\/em><em>(6) To the resale of a work of fine art by an art dealer to a purchaser within 10 years of the initial sale of the work of fine ar by the artist to an art dealer, provided all intervening resales are between art dealers.<\/em><em>(7) To a sale of a work of stained glass artistry where the work has been permanently attached to real property and is sold as part of the sale of the real property to which it is attached.<\/em>\u00a0\u00bb <a href=\"#return-footnote-62-228\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 228\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-229\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-229\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 229\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-230\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-230\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 230\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-231\"><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/codes\/california\/2022\/code-civ\/division-2\/part-3\/title-2\/chapter-3\/section-986\/\">Cal. Civ. Code \u00a7\u00a0986(a)(7)<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-231\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 231\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-232\"><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/codes\/california\/2022\/code-civ\/division-2\/part-3\/title-2\/chapter-3\/section-986\/\">Cal. Civ. Code \u00a7\u00a0986(a)(1)<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-232\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 232\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-233\"><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/codes\/california\/2022\/code-civ\/division-2\/part-3\/title-2\/chapter-3\/section-986\/\">Cal. Civ. Code \u00a7\u00a0986(a)(2)<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-233\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 233\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-234\"><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/codes\/california\/2022\/code-civ\/division-2\/part-3\/title-2\/chapter-3\/section-986\/\">Cal. Civ. Code \u00a7\u00a0986(a)(4)(5)<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-234\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 234\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-235\"><em>Estate of Robert Graham v. Sotheby\u2019s, Inc<\/em><em>.<\/em>, No. 11-cv-08604 and <em>Sam Francis Foundation v. Christie\u2019s, Inc<\/em><em>.<\/em>, No. 11-cv-08605 (consolidated), <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/estate-of-graham-v-christies-inc\">860 F.Supp.2d 1117<\/a> (C.D. Cal. 2012), <em>aff'd in part<\/em>, No. 12-56077 and No. 12-56067 (<a href=\"https:\/\/www.courtlistener.com\/docket\/4147700\/79\/estate-of-robert-graham-v-sothebys-inc\/\">9th Cir. May 5, 2015<\/a>), <em>dismissed on remand by<\/em> No. 11-cv-08604, slip op. (C.D. Cal. Apr. 11, 2016).En revanche la loi ne semble pas contraire \u00e0 la Clause de copyright. V. <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/morseburg-v-balyon\">Morseburg v. Balyon<\/a>, 621 F.2d 972, 978 (9th Cir. 1980), cert. denied, 449 U.S. 983 (1980) <a href=\"#return-footnote-62-235\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 235\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-236\">Pour des remarques introductives, V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>152. <a href=\"#return-footnote-62-236\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 236\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-237\">V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>5, 6 et 152 (V. notamment n\u00b0\u00a0152 en note la citation du juge Frank dans <em><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/198\/585\/202631\/\">Granz v. Harris<\/a>, <\/em>198 F.2d 585, (2d\u00a0Cir.\u00a01952)). Si l\u2019industrie est toujours oppos\u00e9e \u00e0 tout principe de protection du droit moral, la doctrine sp\u00e9cialis\u00e9e a \u00e9volu\u00e9 assez largement en faveur de la protection, de sorte que les articles oppos\u00e9s \u00e0 la protection sont d\u00e9sormais assez rares (V. par exemple, V. A. M.\u00a0Adler, \u00ab\u00a0Against Moral Rights\u00a0\u00bb, 97 <em>Cal. L.\u00a0Rev.<\/em> 263 (2009)\u00a0; E.\u00a0E. Bensen<em>, <\/em>\u00ab\u00a0The Visual Artist\u2019s Rights Act of 1990: Why Moral Rights Cannot be Protected Under the United States Constitution\u00a0\u00bb, <em>24 Hofstra L.\u00a0Rev. <\/em>1127 (1996)).Pour une doctrine favorable au renforcement de la protection (ant\u00e9rieure et post\u00e9rieure au VARA)\u00a0: E.\u00a0J.\u00a0Damich, \u00ab\u00a0The Right of Personality: A Common-Law Basis for Protection of the Moral Rights of Authors\u00a0\u00bb, 23 <em>Ga<\/em><em>. L.\u00a0<\/em><em>Rev<\/em>. 1 (1988)\u00a0; J.\u00a0C.\u00a0Ginsburg, \u00ab\u00a0Have Moral Rights Corne of (Digital) Age in the United States?\u00a0\u00bb, 19 <em>Cardozo Arts &amp; Ent<\/em><em>.<\/em> <em>L.J.<\/em><em>\u00a0<\/em>9 (2001)\u00a0; R.\u00a0R. Kwall, \u00ab\u00a0Copyright and the Moral Right: Is an American Marriage Possible?\u00a0\u00bb, 38 <em>Vand<\/em><em>. L.\u00a0<\/em><em>Rev.<\/em> 1 (1985)\u00a0; \u00ab\u00a0\u201cAuthor-Stories\u201d: Narrative \u2018s Implications for Moral Rights and Copyright\u2019s Joint Authorship Doctrine\u00a0\u00bb, 75 S.\u00a0<em>Cal. L.\u00a0Rev.<\/em> 1 (2001)\u00a0; \u00ab\u00a0Inspiration and Innovation: The Intrinsic Dimension of the Artistic Soul\u00a0\u00bb, 81 <em>Notre Dame L.\u00a0Rev.<\/em> 1945, 1986 (2006)\u00a0; S. P.\u00a0Liemer, \u00ab\u00a0Understanding Artists\u2019 Moral Rights: A Primer\u00a0\u00bb, 7 <em>B.U. Pub. Int.<\/em> L.J.\u00a041, 41-42, 44 (1998)\u00a0; J. H.\u00a0Merryman, \u00ab\u00a0The Refrigerator of Bernard Buffet\u00a0\u00bb, 27 <em>Hastings<\/em> L.J. 1023 (1976)\u00a0; R.\u00a0J.\u00a0Sherman, \u00ab\u00a0The Visual Artists Rights Act of 1990: American Artists Burned Again\u00a0\u00bb, 17 <em>Cardozo<\/em><em> L.\u00a0<\/em><em>Rev.<\/em> 373, 416-17 (1995). <a href=\"#return-footnote-62-237\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 237\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-238\">\u00ab\u00a0<em>Given the substantial protection now available for the real equivalent of moral rights under statutory and common law in the US, the lack of uniformity in protection of other Berne nations, the absence of moral rights provisions in some of their copyright laws, and the reservation of control over remedies to each Berne country, the protection of the moral right in the United States is compatible with the Berne Convention\u00a0<\/em>\u00bb (Column 10, <em>Columbia VLA Journ. L.\u00a0&amp; the Arts<\/em> 1986, 513s). <a href=\"#return-footnote-62-238\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 238\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-239\">V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>465 et s. <a href=\"#return-footnote-62-239\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 239\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-240\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92appq.html\">Berne Convention Implementation Act of 1988<\/a> (<em>An Act to amend title 17, United States Code, to implement the Berne Convention for the Protection of Literary and Artistic Works, as revised at Paris on July 24, 1971, and for other purposes<\/em>). <a href=\"#return-footnote-62-240\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 240\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-241\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92appq.html\">Berne Convention Implementation Act of 1988<\/a>, s. 2(1). <a href=\"#return-footnote-62-241\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 241\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-242\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92appq.html\">Berne Convention Implementation Act of 1988<\/a>, s. 2(3) (\u00ab <em>The amendments made by this Act, together with the law as it exists on the date of the enactment of this Act, satisfy the obligations of the United States in adhering to the Berne Convention and no further rights or interests shall be recognized or created for that purpose<\/em> \u00bb). V. \u00e9galement annexe 1701.3(2) de l'ALENA (NAFTA). <a href=\"#return-footnote-62-242\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 242\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-243\">V. par exemple, R.\u00a0Durie, \u00ab\u00a0Colorisation of films\u00a0\u00bb, [1988] EIPR, 10, 37\u00a0; D.\u00a0H.\u00a0Horowitz, \u00ab\u00a0Film creators and producers vis-\u00e0-vis the new media: reflections on the state of authors\u2019 rights in audio visual works\u00a0\u00bb, <em>Columbia-VLA Journal of Law and the Arts<\/em> 1989, 157\u00a0; L.\u00a0A.\u00a0Beyer, \u00ab\u00a0Intentionalism, art, and the suppression of innovation: film colorization and the philosophy of moral rights\u00a0\u00bb, <em>Northwestern University Law Review<\/em> 1988, 82, 1011\u00a0; J.\u00a0C.\u00a0Ginsburg, <em>Colors in conflicts<\/em>, 81\u00a0; K. L.\u00a0Gulick, \u00ab\u00a0Creative control, attribution, and the need for disclosure: a study of incentives in the motion picture industry\u00a0\u00bb, <em>Connecticut Law Review<\/em> 1994, 53\u00a0; D.\u00a0A.\u00a0Honicky, \u00ab\u00a0Film labelling as a cure for colorization: a band-aid for a hatchet job\u00a0\u00bb, <em>Cardozo Arts and Entertainment Law Journal<\/em> 1994, 12, 409\u00a0; W.\u00a0H.\u00a0Husband, \u00ab\u00a0Resurrecting Hollywood\u2019s golden age: balancing the rights of film owners, artistic authors and consumers\u00a0\u00bb, <em>Columbia-VLA Journal of Law and the Arts<\/em> 1993, 17, 327\u00a0; G.\u00a0Karnell, \u00ab\u00a0The broadcasting of audiovisual works and moral rights\u00a0\u00bb, <em>Copyright World<\/em> 1993-4, 36, 24\u00a0; J.\u00a0M.\u00a0Kernochan, \u00ab\u00a0Moral rights in US theatrical productions: a possible paradigm\u00a0\u00bb, <em>Columbia-VLA Journal of Law and the Arts<\/em> 1993, 17, 385. <a href=\"#return-footnote-62-243\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 243\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-244\">V. par exemple J. C. Ginsburg, <em>Moral Right in A Common Law System<\/em>, <em>in<\/em> P.\u00a0Anderson et D.\u00a0Saunders (ed), pr\u00e9cit\u00e9<em>.<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-244\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 244\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-245\">Depuis le New York Artists\u2019 Authorship Rights Act de 1983, NY Gen. Bus. Law. \u00a7\u00a0228. \u00c9galement en Californie au travers du California Art Preservation Act, Calif. Civil Code \u00a7\u00a0987, et au Massachussetts. V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>237. <a href=\"#return-footnote-62-245\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 245\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-246\">Pub. L. No. 101- 650, Title IV, 104 S.tat. 5089, 5128 (1990). <a href=\"#return-footnote-62-246\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 246\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-247\">Traduction OMPI. <a href=\"#return-footnote-62-247\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 247\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-248\"><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/pollara-v-seymour-3\"><em>Pollara v. Seymour<\/em><\/a>, 344 F.3d 265 (2d Cir. 2003) (exclusion de la protection pour une \u0153uvre destin\u00e9e \u00e0 promouvoir un message politique). <a href=\"#return-footnote-62-248\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 248\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-249\">V. <a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0101(B)\u00a0; <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Carter_v._Helmsley-Spear_Inc.\"><em>Carter v. Helmsley-Spear, Inc.<\/em><\/a>, 71 F.3d 77 (2d\u00a0Cir.\u00a01995). <a href=\"#return-footnote-62-249\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 249\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-250\">Traduction OMPI modifi\u00e9e. <a href=\"#return-footnote-62-250\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 250\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-251\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 106A(a)(1)(2). <a href=\"#return-footnote-62-251\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 251\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-252\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 106A(a)(3).V. <em>Martin v. City of Indianapolis<\/em>, 192 F.3d 608 (7th\u00a0Cir.\u00a01999) (sculpture en m\u00e9tal jug\u00e9e \u00ab\u00a0\u0153uvre d\u2019importance reconnue\u00a0\u00bb sur le fondement d\u2019articles et d\u2019opinions d\u2019experts). <a href=\"#return-footnote-62-252\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 252\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-253\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 106A(b). <a href=\"#return-footnote-62-253\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 253\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-254\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 106A(c). <a href=\"#return-footnote-62-254\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 254\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-255\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 106A(c)(1). <a href=\"#return-footnote-62-255\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 255\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-256\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 106A(c)(2). <a href=\"#return-footnote-62-256\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 256\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-257\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 106A(c)(3). <a href=\"#return-footnote-62-257\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 257\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-258\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 106A(d)(1). <a href=\"#return-footnote-62-258\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 258\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-259\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 106A(d)(2). <a href=\"#return-footnote-62-259\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 259\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-260\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 106A(e). Pour une \u00e9tude de l\u2019impact de cette disposition sur le r\u00e9gime de la protection, voir <em>Waiver of Moral Rights in Visual Artworks, Final Report of the Register of Copyrights<\/em>, Library of Congress, U.S. <em>Copyright Office<\/em>, mars\u00a01996. <a href=\"#return-footnote-62-260\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 260\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-261\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-261\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 261\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-262\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-262\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 262\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-263\">V. par exemple <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/kelley-v-chicago-park-dist\"><em>Kelley v. Chicago Park District<\/em><\/a>, 635 F.3d 290 (7th\u00a0Cir.\u00a02011) (\u00e0 propos des jardins floraux, exclus de la protection par copyright, et par cons\u00e9quence du b\u00e9n\u00e9fice des dispositions du VARA)\u00a0; <em><a href=\"https:\/\/caselaw.findlaw.com\/us-1st-circuit\/1430061.html\">Phillips v. Pembroke Real Estate, Inc.<\/a>,<\/em> 459 F.3d 128 (1st Cir. 2006) (\u00e0 propos de sculptures int\u00e9gr\u00e9es dans un parc (repr\u00e9sentations de pierres en bronze), jug\u00e9 que les dispositions du VARA ne s\u2019appliquent pas aux \u0153uvres d\u2019arts indissociablement int\u00e9gr\u00e9e \u00e0 un lieu ou \u00e0 un immeuble et li\u00e9es sp\u00e9cifiquement \u00e0 ce lieu). Egalement, <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/new-york\/nyedce\/1:2013cv05612\/347782\/172\/\"><em>Cohen et al v<\/em>.\u00a0<em>G&amp;M Realty<\/em> L.P. et al<\/a>, No. 1:2013cv05612 - Document 172 (E.D.N.Y. 2018), qui condamne <span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">un promoteur immobilier \u00e0 verser un total de 6,7 millions de dollars de dommages et int\u00e9r\u00eats \u00e0 un groupe de graffeurs et d'artistes pour atteinte \u00e0 leur droit moral du fait de la destruction de leurs fresques; la cour y rel\u00e8ve \u00ab la nature abjecte de la conduite intentionnelle \u00bb (sic) des d\u00e9fendeurs, et accorde le maximum de dommages et int\u00e9r\u00eats forfaitaires (statutory damages) pr\u00e9vu par le VARA pour chacune des 45 fresques d\u00e9truites, pour un total de 6 750 000 dollars. <a href=\"#return-footnote-62-263\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 263\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-264\"><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/gilliam-v-american-broadcasting-companies-inc\">538 F. 2d 14 (2d circ. 1976)<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-264\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 264\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-265\">On voit bien ici que les faits et la cha\u00eene des droits pr\u00e9sentent certaines particularit\u00e9s qui rendent cette affaire (du point de vue de la contrefa\u00e7on) exceptionnelle. <a href=\"#return-footnote-62-265\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 265\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-266\">Ce second argument rel\u00e8ve du droit des torts, et est abord\u00e9 ci-dessous. <a href=\"#return-footnote-62-266\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 266\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-267\">V. par exemple <em><a href=\"https:\/\/case-law.vlex.com\/vid\/curwood-v-affiliated-distributors-889910859\">Curwood v. Affiliated Distributors<\/a>\u00a0<\/em>283 Fed Rep\u00a0219 (1922)\u00a0; <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/edgar-rice-burroughs-v-metro-goldwyn-mayer-inc\"><em>Edgar Rice Burroughs, Inc. v. MGM<\/em><\/a>, (1962) 205 Cal.App. 2d\u00a0441, 23 Cal.Rptr.14. On pourrait \u00e9galement rapprocher de ces affaires les d\u00e9cisions qui jugent qu\u2019une concession de droits d\u2019adaptation audiovisuelle (<em>a licence of film rights<\/em>) ne conf\u00e8re par le droit de produire une suite du film (V. par exemple <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/warner-bros-pictures-v-columbia-broadcasting\"><em>Warner Brothers Pictures Inc. v. Columbia Broadcasting System<\/em><\/a>, 216\u00a0F.\u00a02d 945 (9th\u00a0Cir.\u00a01954), <em>cert. denied<\/em>, 348\u00a0US 971, 75 S.Ct 532, 99 L.Ed 756 (1955)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/278\/122\/1441821\/\"><em>Goodis v.\u00a0United Artists Television<\/em><\/a>, 425 F 2d 397 (2d\u00a0Cir.\u00a01970)). <a href=\"#return-footnote-62-267\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 267\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-268\">V. par exemple, pour une interpr\u00e9tation en faveur de l\u2019adaptateur d\u2019une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre, <em>Manners v. Famous Players \u2013 Lasky Corporation<\/em>, 262\u00a0F\u00a0811 (NYDC\u00a01919)\u00a0: \u00ab\u00a0<em>It is obvious that a spoken play cannot be literally reproduced in the screen<\/em>\u00a0\u00bb. En l\u2019esp\u00e8ce le contrat interdisait les \u00ab\u00a0alt\u00e9rations, \u00e9liminations ou additions\u00a0\u00bb apport\u00e9es \u00e0 la pi\u00e8ce adapt\u00e9e sans l\u2019autorisation de l\u2019auteur. La Cour consid\u00e8re que certaines modifications sont n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019adaptation et n\u00e9cessairement autoris\u00e9es par le contrat. Les pratiques de l\u2019industrie audiovisuelle permettent \u00e9galement de valider certaines coupures ou modifications\u00a0: V. par exemple <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/preminger-v-columbia-pictures\"><em>Preminger v. Columbia Pictures Corp.<\/em><\/a>, 49 Misc. 2d 363, 267 N.Y.S.2d 594 (Sup.Ct.), <em>aff\u2019d<\/em>, 25 A.D.2d 830, 269 N.Y.S.2d 913, <em>aff\u2019d<\/em>, 18 N.Y.2d 659, 273 N.Y.S.2d 80 (1966) (coupures \u2013 notamment publicitaires \u2013 r\u00e9alis\u00e9es par une cha\u00eene de t\u00e9l\u00e9vision dans le film <em>Anatomie d\u2019un Meurtre<\/em>, contest\u00e9es par son r\u00e9alisateur, Otto Preminger, qui avait retenu le droit de regard final sur le montage, valid\u00e9es au regard des pratiques et de l\u2019interpr\u00e9tation de la concession de droits de t\u00e9l\u00e9diffusion)\u00a0; \u00e9galement <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/california\/supreme-court\/2d\/30\/144.html\"><em>Autry v. Republic Productions<\/em><\/a>, 213\u00a0F\u00a02d 667 (9th\u00a0Cir.\u00a01954)\u00a0; <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/jaeger-v-american-international-pictures-inc\"><em>Jaeger v.\u00a0American International Films Inc.<\/em><\/a> 330 F.\u00a0Supp\u00a0274 (SDNY\u00a01971)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/254\/270\/1663588\/\"><em>Mc Guire v. United Artist Television Prods.<\/em><\/a>, 254 F.Supp 270 (SD\u00a0Cal. 1966). <a href=\"#return-footnote-62-268\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 268\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-269\">V. par exemple <em>Edison v.\u00a0Viva International Ltd\u00a0<\/em>421 NYS 2d 203 (SC 1979), et sur appel <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/edison-v-viva-int\">70 A.D.2d 379<\/a> (N.Y. App. Div. 1979) et certaines d\u00e9cisions sur l\u2019interpr\u00e9tation des cessions au regard de technologies inconnues au moment de la conclusion du contrat. Mais V. par exemple <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/king-v-innovation-books\"><em>King v. Innovation books<\/em><\/a>, 976 F. 2d 824 (2d Cir. 1992) (cr\u00e9dit \u00ab bas\u00e9 sur \u00bb conserv\u00e9 en d\u00e9pit de diff\u00e9rences importantes entre le film et l\u2019\u0153uvre adapt\u00e9e) ; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/384\/450\/1371054\/\"><em>Landon v. Twentieth Century Fox Film Corp.<\/em><\/a>, 384 F Supp. 450 (SDNY 1974) (faits similaires) ; <em><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/295\/331\/2080905\/\">Geisel v. Poynter Products, Inc.<\/a>,<\/em> 295 F.\u00a0Supp. 331. <a href=\"#return-footnote-62-269\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 269\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-270\">V.\u00a0<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/198\/585\/202631\/\"><em>Granz v. Harris<\/em><\/a>, 198\u00a0F\u00a02d 585 (2d\u00a0Cir.\u00a01952), et <em>Packard v. Fox Film Corp.<\/em>, 207\u00a0App. Div. 311, 202, N.Y.S.\u00a0164 (N.Y. Sup.Ct. 1923). <a href=\"#return-footnote-62-270\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 270\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-271\">V. cependant <em><a href=\"https:\/\/case-law.vlex.com\/vid\/clemens-v-belford-clark-893442020\">Clemens v. Press Publishing Co.<\/a>,\u00a0 <\/em>122 N.Y.S.\u00a0206, 208 (S.C., App. 1910), qui sugg\u00e8re \u00e0 la fois une obligation d\u2019identifier l\u2019auteur et une obligation de ne pas mutiler l\u2019\u0153uvre dans le cadre d\u2019un contrat d\u2019\u00e9dition\u00a0: \u00ab\u00a0<em>If the intent of the parties was that the defendant should purchase the rights to the literary property and publish it, the author is entitled, not only to be paid for his work, but to have it published in the manner in which he wrote it. The purchaser cannot garble it, or put it out under another name than the author\u2019s\u00a0; nor can he omit altogether the name of the author, unless his contract with the latter permits him so to do<\/em>\u00a0\u00bb Seabury J., \u00a0p. 208. Consid\u00e9rant que des coupes radicales non express\u00e9ment autoris\u00e9es pourraient engager la responsabilit\u00e9 de leur auteur, V.\u00a0<em>Preminger v. Columbia Pictures Corp.<\/em> and <em>Stephens v.\u00a0National Broadcasting Co<\/em>, 148\u00a0USPQ\u00a0755 (Cal SC\u00a01966)\u00a0; \u00e9galement sugg\u00e9r\u00e9 dans <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/autry-v-republic-productions\"><em>Autry v. Republic Prods<\/em><\/a>, 213 F.2d 667, 669 (9th Cir. 1954), <em>cert. denied<\/em>, 348\u00a0US\u00a0858 (1954), et dans <em>Jaeger v. American International Pictures<\/em>, 330 F.Supp 274 (SDNY\u00a01971). Mais ces solutions sont contredites d\u2019autres d\u00e9cisions (<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/crimi-v-rutgers-presbyterian-church-city-of-ny\"><em>Crimi v. Rutgers Presbyterian Church<\/em><\/a>, NYS 89 2d 813 (1949) (\u00e0 propos de la destruction d\u2019une peinture murale)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/139\/571\/1568266\/\"><em>Harris v. Twentieth Century Fox Film Corp<\/em><\/a>, 35 F.Supp. 153 (SDNY\u00a01940)\u00a0; 43 F.Supp 119 (SDNY), 139 F.2d 571 (2d\u00a0Cir.\u00a01943) (pas d\u2019obligation d\u2019identifier un sc\u00e9nariste dans le silence de son contrat)\u00a0; <em>Chelser v. Avon Book Division<\/em>, 76 Misc. 2d 1048, 352\u00a0NYS\u00a02d 552 (Sup.Ct. N.Y.Co 1976) (modifications apport\u00e9es \u00e0 un livre). <a href=\"#return-footnote-62-271\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 271\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-272\">V. par exemple, sur le fondement de la section 43(a) du Lanham Act, <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/gilliam-v-american-broadcasting-companies-inc\"><em>Gilliam v. ABC<\/em><\/a>, pr\u00e9cit\u00e9. V. \u00e9galement <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/26\/265\/2593508\/\"><em>Prouty v. National Broadcasting Co.<\/em><\/a>, 26 F.Supp. 265 (D.Mass.\u00a01939) (utilisation du titre d\u2019un livre en relation avec une s\u00e9rie de sketchs radiophoniques de pi\u00e8tre qualit\u00e9 pr\u00e9tendument adapt\u00e9s du livre)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/198\/585\/202631\/\"><em>Granz v. Harris<\/em><\/a>, 198 F.2d 585 (2d\u00a0Cir.\u00a01952) (le cessionnaire d\u2019un enregistrement phonographique commet le tort d\u2019<em>unfair competition<\/em> s\u2019il commercialise une version coup\u00e9e \u2013 abr\u00e9g\u00e9e \u2013 de l\u2019enregistrement comme \u00ab pr\u00e9sent\u00e9e par \u00bb le c\u00e9dant-producteur). <a href=\"#return-footnote-62-272\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 272\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-273\">V. Tome 3, et 1\u00e8re \u00e9d., n\u00b0<em>\u00a0<\/em>465 et s. <a href=\"#return-footnote-62-273\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 273\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-274\"><a href=\"https:\/\/www.nysenate.gov\/legislation\/laws\/ACA\/14.03\">Consolidated laws of New York, Ch. 11-C, Title C, article 14<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-274\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 274\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-275\"><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/board-of-mgrs\">Board of Managers of Soho Int'l Arts Condominium v. City of New York<\/a> (S.D.N.Y. 2003).[footnote],de la Californie[footnote]<a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/California_Art_Preservation_Act\">California Art Preservation Act<\/a>, <a href=\"https:\/\/codes.findlaw.com\/ca\/civil-code\/civ-sect-987\/#:~:text=(1)%20Shall%2C%20with%20respect,in%20the%20future%20be%20applicable.\">Calif. Civil Code \u00a7 987<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-275\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 275\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-276\"><a href=\"https:\/\/malegislature.gov\/Laws\/GeneralLaws\/PartIII\/TitleII\/Chapter231\/Section85S\">Mass. Gen. Laws Ann. Ch 231, \u00a785S<\/a> (West Supp. 1985). <a href=\"#return-footnote-62-276\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 276\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-277\">V. <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/board-of-mgrs\">Board of Managers of Soho Int'l Arts Condominium v. City of New York<\/a> (S.D.N.Y. 2003), sur la loi de l'\u00c9tat de New York pr\u00e9cit\u00e9e. <a href=\"#return-footnote-62-277\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 277\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-278\">17 U.S.C. \u00a7 301(f)(2)(C). <a href=\"#return-footnote-62-278\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 278\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-279\">Calif. Civil Code, <a href=\"https:\/\/codes.findlaw.com\/ca\/civil-code\/civ-sect-987\/#:~:text=(1)%20Shall%2C%20with%20respect,in%20the%20future%20be%20applicable.\">\u00a7\u00a0987(a)<\/a> \u00ab\u00a0<em>The Legislature hereby finds and declares that the physical alteration or destruction of fine art, which is an expression of the artist\u2019s personality, is detrimental to the artist\u2019s reputation, and artists therefore have an interest in protecting their works of fine art against any alteration or destruction\u00a0; and that there is also a public interest in preserving the integrity of cultural and artistic creations.\u00a0<\/em>\u00bb <a href=\"#return-footnote-62-279\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 279\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-280\">Calif. Civil Code, <a href=\"https:\/\/codes.findlaw.com\/ca\/civil-code\/civ-sect-987\/#:~:text=(1)%20Shall%2C%20with%20respect,in%20the%20future%20be%20applicable.\">\u00a7\u00a0987(b)(2)<\/a>. Le paragraphe\u00a07 d\u00e9finit l\u2019usage commercial comme\u00a0: \u00ab\u00a0<em>fine art created under a work-for-hire arrangement for use in advertising, magazines, newspapers, or other print and electronic media<\/em>\u00a0\u00bb<em>.<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-280\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 280\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-281\">Calif. Civil Code, <a href=\"https:\/\/codes.findlaw.com\/ca\/civil-code\/civ-sect-987\/#:~:text=(1)%20Shall%2C%20with%20respect,in%20the%20future%20be%20applicable.\">\u00a7\u00a0987(f)<\/a>. Aux termes de la loi, \u00ab\u00a0<em>In determining whether a work of fine art is of recognized quality, the trier of fact shall rely on the opinions of artists, art dealers, collectors of fine art, curators of art museums, and other persons involved with the creation or marketing of fine art<\/em>\u00a0\u00bb<em>.<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-281\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 281\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-282\">Calif. Civil Code, <a href=\"https:\/\/codes.findlaw.com\/ca\/civil-code\/civ-sect-987\/#:~:text=(1)%20Shall%2C%20with%20respect,in%20the%20future%20be%20applicable.\">\u00a7\u00a0987(b)(1)<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-282\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 282\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-283\">Calif. Civil Code, <a href=\"https:\/\/codes.findlaw.com\/ca\/civil-code\/civ-sect-987\/#:~:text=(1)%20Shall%2C%20with%20respect,in%20the%20future%20be%20applicable.\">\u00a7\u00a0987(c)(1)<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-283\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 283\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-284\">\u00ab\u00a0<em>(4) \u201cFrame\u201d means to prepare, or cause to be prepared, a work of fine art for display in a manner Customarily considered to be appropriate for a work of fine art in the particular medium. (5) \u201cRestore\u201d means to return, or cause to be returned, a deteriorated or damaged work of fine art as nearly as is feasible to its original state or condition, in accordance with prevailing standards. (6) \u201cConserve\u201d means to preserve, or cause to be preserved, a work of fine art by retarding or preventing deterioration or damage through appropriate treatment in accordance with prevailing standards in order to maintain the structural integrity to the fullest extent possible in an unchanging state<\/em>\u00a0\u00bb<em>.<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-284\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 284\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-285\">Calif. Civil Code, <a href=\"https:\/\/codes.findlaw.com\/ca\/civil-code\/civ-sect-987\/#:~:text=(1)%20Shall%2C%20with%20respect,in%20the%20future%20be%20applicable.\">\u00a7\u00a0987(c)(2)<\/a>. Le paragraphe pr\u00e9cise que \u00ab\u00a0<em>For purposes of this section, the term \u201cgross negligence\u201d shall mean the exercise of so slight a degree of care as to justify the belief that there was an indifference to the particular work of fine art<\/em>\u00a0\u00bb <a href=\"#return-footnote-62-285\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 285\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-286\">Calif. Civil Code, <a href=\"https:\/\/codes.findlaw.com\/ca\/civil-code\/civ-sect-987\/#:~:text=(1)%20Shall%2C%20with%20respect,in%20the%20future%20be%20applicable.\">\u00a7\u00a0987(d)<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-286\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 286\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-287\">Calif. Civil Code, <a href=\"https:\/\/codes.findlaw.com\/ca\/civil-code\/civ-sect-987\/#:~:text=(1)%20Shall%2C%20with%20respect,in%20the%20future%20be%20applicable.\">\u00a7\u00a0987(e)<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-287\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 287\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-288\">Calif. Civil Code, <a href=\"https:\/\/codes.findlaw.com\/ca\/civil-code\/civ-sect-987\/#:~:text=(1)%20Shall%2C%20with%20respect,in%20the%20future%20be%20applicable.\">\u00a7\u00a0987(g)(1)<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-288\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 288\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-289\">Calif. Civil Code, <a href=\"https:\/\/codes.findlaw.com\/ca\/civil-code\/civ-sect-987\/#:~:text=(1)%20Shall%2C%20with%20respect,in%20the%20future%20be%20applicable.\">\u00a7\u00a0987(g)(3)<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-289\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 289\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-290\"> Calif. Civil Code,<a href=\"https:\/\/codes.findlaw.com\/ca\/civil-code\/civ-sect-987\/#:~:text=(1)%20Shall%2C%20with%20respect,in%20the%20future%20be%20applicable.\"> \u00a7\u00a0987<em>(h) (1) <\/em><\/a>: \u00ab <em>If a work of fine art cannot be removed from a building without substantial physical defacement, mutilation, alteration, or destruction of the work, the rights and duties created under this section, unless expressly reserved by an instrument in writing signed by the owner of the building, containing a legal description of the property and properly recorded, shall be deemed waived. The instrument, if properly recorded, shall be binding on subsequent owners of the building.<\/em><em> (2) If the owner of a building wishes to remove a work of fine art which is a part of the building but which can be removed from the building without substantial harm to the fine art, and in the course of or after removal, the owner intends to cause or allow the fine art to suffer physical defacement, mutilation, alteration, or destruction, the rights and duties created under this section shall apply unless the owner has diligently attempted without success to notify the artist, or, if the artist is deceased, his or her heir, beneficiary, devisee, or personal representative, in writing of his or her intended action affecting the work of fine art, or unless he or she did provide notice and that person failed within 90 days either to remove the work or to pay for its removal. If the work is removed at the expense of the artist, his or her heir, beneficiary, devisee, or personal representative, title to the fine art shall pass to that person.<\/em><em> (3) If a work of fine art can be removed from a building scheduled for demolition without substantial physical defacement, mutilation, alteration, or destruction of the work, and the owner of the building has notified the owner of the work of fine art of the scheduled demolition or the owner of the building is the owner of the work of fine art, and the owner of the work of fine art elects not to remove the work of fine art, the rights and duties created under this section shall apply, unless the owner of the building has diligently attempted without success to notify the artist, or, if the artist is deceased, his or her heir, beneficiary, devisee, or personal representative, in writing of the intended action affecting the work of fine art, or unless he or she did provide notice and that person failed within 90 days either to remove the work or to pay for its removal. If the work is removed at the expense of the artist, his or her heir, beneficiary, devisee, or personal representative, title to the fine art shall pass to that person.<\/em>\u00a0\u00bb <a href=\"#return-footnote-62-290\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 290\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-291\">Pour le droit anglais, v. <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Gyles_v_Wilcox\"><em>Gyles<\/em> v. <em>Wilcox<\/em><\/a> (1741), <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>62 (version abr\u00e9g\u00e9e d\u2019un texte jug\u00e9e non contrefaisante, car constitutive d\u2019une nouvelle \u0153uvre r\u00e9sultant d\u2019un v\u00e9ritable effort \u00e9ditorial\u00a0; cet arr\u00eat introduit le concept de <em>fair abridgement<\/em>, pr\u00e9curseur des doctrine de <em>fair dealing<\/em> et de <em>fair use<\/em>)\u00a0; Aux \u00c9tats-Unis les quatre facteurs qui seront repris dans le <em>Copyright Ac<\/em>t de 1976 ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9finis dans l\u2019arr\u00eat <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Folsom_v._Marsh\"><em>Folsom v. Marsh<\/em><\/a>, 9. F.Cas. 342 (C.C.D. Mass. 1841). V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>72. <a href=\"#return-footnote-62-291\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 291\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-292\">Les juristes am\u00e9ricains parlent de <em>fair use<\/em>, et les juristes anglais de <em>fair dealing<\/em>. Les deux notions ne sont pas toujours bien s\u00e9par\u00e9es des exceptions pures et simples. <a href=\"#return-footnote-62-292\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 292\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-293\">La version en langue fran\u00e7aise de loi canadienne sur le droit d\u2019auteur utilise l\u2019expression \u00ab\u00a0usage \u00e9quitable\u00a0\u00bb. V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>278. <a href=\"#return-footnote-62-293\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 293\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-294\"><a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/471\/539\/\">471 U.S. 539<\/a>\u00a0(1985). <a href=\"#return-footnote-62-294\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 294\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-295\">C\u2019est en tout cas l\u2019argument avanc\u00e9 par le l\u00e9gislateur am\u00e9ricain ; Cf. les rapports du Congr\u00e8s lors de la r\u00e9forme de 1976 : Senate Committee Report, p. 62 ; <a href=\"https:\/\/law.resource.org\/pub\/us\/works\/aba\/ibr\/H.Rep.94-1476.pdf\">H.R. Rep. No.\u00a094-1476 (1976)<\/a>, p. 65 et 66. <a href=\"#return-footnote-62-295\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 295\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-296\">C\u2019est par exemple le cas de section\u00a0108 du <em>Copyright Act<\/em>\u00a01976, qui concerne certains actes de reproduction par les biblioth\u00e8ques. <a href=\"#return-footnote-62-296\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 296\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-297\">V. les h\u00e9sitations de la jurisprudence dans les affaires Napster et Grosker, ou encore relatives \u00e0 Google (Google books, Adobe v. Google...), dont il sera question ci-apr\u00e8s. <a href=\"#return-footnote-62-297\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 297\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-298\"><a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/464\/417\/\"><em>Universal City Studios v. Sony Corp. of Am.<\/em><\/a>, 480 F. Supp. 429 (C.D. Cal. 1979), <em>rev\u2019d<\/em>, 659 F. 2d 963 (9th\u00a0Cir.\u00a01981), <em>rev\u2019d<\/em>, 104 S.\u00a0Ct. 774 (1984). Cf. W.\u00a0Gordon, \u00a0\u00abFair use as market failure\u00a0: a structural and economic analysis of the Betamax case and its predecessors\u00a0\u00bb, <em>Columbia Law Review<\/em> 1982, p.\u00a01600. <a href=\"#return-footnote-62-298\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 298\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-299\"><a href=\"https:\/\/www.eff.org\/files\/filenode\/DMCA\/ntia_dmca_white_paper.pdf\"><em>A report of the Working Group on Intellectual Property Rights (White House Information Infrastructure Task Force)<\/em><\/a>, septembre 1995. <a href=\"#return-footnote-62-299\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 299\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-300\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/am.geophysical-texaco-2dcir1995.pdf\"><em>American Geophysical Union v. Texaco<\/em><\/a><em>, <\/em>pr\u00e9cit\u00e9 ; \u00e9galement <a href=\"https:\/\/www.bing.com\/ck\/a?!&amp;&amp;p=fa1b673d3a7096d7JmltdHM9MTcwNzg2ODgwMCZpZ3VpZD0yMDQ3MjUxMS02YWJmLTZmOTgtMTdlZi0zNzlkNmJjODZlNWImaW5zaWQ9NTIwNg&amp;ptn=3&amp;ver=2&amp;hsh=3&amp;fclid=20472511-6abf-6f98-17ef-379d6bc86e5b&amp;psq=Inc.+v.+Kinko%e2%80%99s+Graphics+Corp.%2c+758+F.+Supp.+1522&amp;u=a1aHR0cHM6Ly9sYXcuanVzdGlhLmNvbS9jYXNlcy9mZWRlcmFsL2Rpc3RyaWN0LWNvdXJ0cy9GU3VwcC83NTgvMTUyMi8xODA5NDU3Lw&amp;ntb=1\"><em>Basic Books<\/em> <em>Inc. v. Kinko\u2019s Graphics Corp<\/em>.<\/a>, 758\u00a0F.\u00a0Supp. 1522 (SDNY\u00a01991), jugeant que la photocopie de chapitres d\u2019ouvrages pour des cours n\u2019\u00e9tait pas couverte par l\u2019exception de <em>fair use<\/em>, en tenant notamment compte des sch\u00e9mas existants de licence pour ces usages (cit\u00e9 <em>in The Digital Dilemna<\/em>, Committee on Intellectual Property Rights in the Emerging Information Infrastructure, National Research Council, National Academies Press, 2000, p.\u00a0129). <a href=\"#return-footnote-62-300\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 300\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-301\"><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/recording-industry-v-diamond-multimedia-sys?q=RIAA%20v.%20Diamond%20Multimedia%20F3d&amp;sort=relevance&amp;p=1&amp;type=case&amp;tab=keyword&amp;jxs=&amp;resultsNav=false\">180 F.3d (9th Cir. 1999)<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-301\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 301\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-302\">V. <em>infra <\/em>n\u00b0 114. <a href=\"#return-footnote-62-302\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 302\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-303\">V. cependant <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/williams&amp;wilkins-unitedstates-ctcl1973.pdf\"><em>Williams &amp; Wilkins Co. v. United States<\/em><\/a>, 487 F.2d 1345 (Ct. Cl. 1973), <em>aff\u2019d<\/em>, 420\u00a0U.S.\u00a0376 (1975) (photocopies d\u2019articles par la National Library of Medicine et le National Institutes of Health \u00e0 la demande d\u2019utilisateur couvertes par l\u2019exception de <em>fair use<\/em>). <a href=\"#return-footnote-62-303\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 303\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-304\">V. par exemple <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/908\/1362\/1457594\/\"><em>Religious Technology Center v. Lerma<\/em><\/a>, 40\u00a0USPQ\u00a02d 1569 (E.D. Va. 1996), concernant la copie de publication de l\u2019\u00e9glise de scientologie sur des sites personnels. <a href=\"#return-footnote-62-304\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 304\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-305\">V. par exemple <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/chapman-maraj-no-18-cv-09088.pdf\">Chapman v. Maraj<\/a>, n\u00b0 2 :18-cv 09088-VAP-SS (C.D. Cal. Sept. 16, 2020): fair use pour l'enregistrement, \u00e0 des fins exp\u00e9rimentales, d'une nouvelle version d'une chanson; <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/bain-filmindep-cdcal2020.pdf\">Bain v. Film Indep., Inc.<\/a> n\u00b0 CV 18-4126 PA (JEMx), 2020 U.S. Dist. (C.D. Cal. Aug. 6, 2020) : r\u00e9alisation, par une actrice, d'une compilation d'extraits d'un film figurant ses interpr\u00e9tations afin de les pr\u00e9senter \u00e0 des castings (4 minutes au total, environ 40 extraits) \u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 que le film en question avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 des festivals mais n'avait pas encore \u00e9t\u00e9 exploit\u00e9 commercialement;\u00a0 <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/noland-janssen-sdny-2020.pdf\">Noland v. Janssen<\/a> n\u00b0 17-CV-5452, 2020 U.S. Dist. (S.D.N.Y. June 1, 2020): la distribution de photographies et de plans d'une sculpture par son propri\u00e9taire dans le cadre de d\u00e9marches en vue de sa revente. Mais v. <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/comerica-bank-trust-habib-no-17-12418-lts-1-6-2020.pdf\">Comerica Bank &amp; Trust, N.A. v. Habib<\/a> n\u00b017-12418-LTS, 2020 U.S. Dist. (D. Mass. Jan. 6, 2020): rejet pour l'enregistrement par un spectateur de prestations d'un artiste (Prince) et leur publication sur sa cha\u00eene Youtube. La Cour rejette notamment l'argument de l'exploitation non commerciale, en relevant les b\u00e9n\u00e9fices tir\u00e9s par l'internaute des audiences et du trafic g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par sa cha\u00eene.  <a href=\"#return-footnote-62-305\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 305\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-306\">Egalement, <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/tresona-multimedia-burbank-highschool-vocal-music-assn-9thcir2020.pdf\">Tres\u00f3na Multimedia, LLC v. Burbank High School Vocal Music Ass'n<\/a> n\u00b017-56006, 17-56417, 17-56419, 2020 U.S. App. (9th Cir. Mar. 24, 2020): <span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">l'utilisation d'extraits d'\u0153uvres musicales dans des medleys ex\u00e9cut\u00e9s par la chorale d'une \u00e9cole (\u00e0 des fins non commerciales); ou encore\u00a0\u00a0<\/span><span style=\"font-size: 1em;\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/Brown-v-Netflix-Inc-855-F-Appx-61-2d-Cir-2021.pdf\">Brown v. Netflix, Inc.<\/a> n\u00b0 19 Civ. 1507 (ER), 2020 U.S. Dist. Lexis 92739 (S.D.N.Y. May 27, 2020):\u00a0<\/span><span style=\"font-size: 1em;\">reprise en boucle, pendant deux minutes environ, d'une s\u00e9quence de huit secondes d'une chanson pour enfants, pour un num\u00e9ro de danse exotique contenu dans un documentaire sur le sujet diffus\u00e9 sur Netflix.<\/span> Mais voir\u00a0<span style=\"font-size: 1em;\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/cambridge-university-press-becker-ndga2020.pdf\">Cambridge University Press v. Becker<\/a> n\u00b01 :08-cv-1425-ODE, 2020 U.S. Dist. (N.D. Ga. Mar. 2, 2020), qui valide la <\/span>distribution non autoris\u00e9e par voie \u00e9lectronique d'extraits d'ouvrages, par une universit\u00e9, \u00e0 ses enseignants, pour mise \u00e0 disposition de leurs \u00e9tudiants, mais uniquement pour les extraits non substantiels (la d\u00e9fense \u00e9tant rejet\u00e9e pour le surplus). <a href=\"#return-footnote-62-306\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 306\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-307\">V. <a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/471\/539\/\"><em>Harper &amp; Row Publishers, Inc. v. Nation Enterprises<\/em><\/a>, 471\u00a0U.S. 539, 564 (1985) (publication par un journal d\u2019un r\u00e9sum\u00e9 et de longues citations d\u2019un ouvrage non encore publi\u00e9 du Pr\u00e9sident Gerarld Ford\u00a0; d\u00e9fense de <em>fair use<\/em> rejet\u00e9 principalement compte tenu du caract\u00e8re in\u00e9dit de l\u2019ouvrage)\u00a0; <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/videopipeline-vbuena-3dcir2003.pdf\"><em>Video Pipeline, Inc. v. Buena Vista Home Entertainment, Inc.<\/em><\/a>, 342 F.3d 191, 200 (3d\u00a0Cir.\u00a02003)\u00a0; <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/ty-publ'ns-ndiii2004.pdf\"><em>Ty, Inc. v. Publications Int\u2019l, Ltd.<\/em><\/a>, 292 F.3d 512, 517-18 (7th\u00a0Cir.\u00a02002)\u00a0; <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/supermarket-sanfernando-9thcir1986.pdf\"><em>Supermarket of Homes, Inc. v. San Fernando Valley Bd. of Realtors<\/em><\/a>, 786 F.2d 1400, 1408 (9th\u00a0Cir.\u00a01986)\u00a0<em>; <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/folsom-marsh-ccmass1841.pdf\">Folsom v. Marsh<\/a><\/em>, 9 F. Cas. 342, 344 (C.C.D.Mass. 1841).V. \u00e9galement la d\u00e9cision anglaise (appliquant la loi am\u00e9ricaine sur ce point) <a href=\"https:\/\/www.bailii.org\/ew\/cases\/EWHC\/Ch\/2015\/1853.html\"><em>Sony\/ATV Music Publishing LLC &amp; Another v WPMC Ltd &amp; Another<\/em> [2015] EWHC 1853 (Ch)<\/a> : pas de <em>fair use<\/em> pour la reproduction en totalit\u00e9 de douze chansons des Beatles dans un documentaire qui leur \u00e9tait consacr\u00e9. <a href=\"#return-footnote-62-307\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 307\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-308\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/videopipeline-vbuena-3dcir2003.pdf\"><em>Video Pipeline<\/em>, Inc. v. Buena Vista Home Entm't, Inc.<\/a>, <em>342 F<\/em>.<em>3d<\/em> 191 (3d Cir. 2003) (extraits de films utilis\u00e9s comme bandes-annonces pour ces films non couverts par le <em>fair use<\/em>). Mais V.\u00a0<em><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/fox-news-network-tveyes-02272018.pdf\">Fox News v. TVEYES<\/a>, Inc.<\/em> (13 Civ. 5315, SDNY\u00a0Sept.\u00a09, 2014) (constitution et exploitation d\u2019une base de donn\u00e9es d\u2019extraits de programmes d\u2019information t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s, interrogeable par mots-cl\u00e9s et permettant l\u2019acc\u00e8s aux clips concern\u00e9s, couverte par l\u2019exception de <em>fair use).<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-308\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 308\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-309\"><a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/471\/539\/\"><em>Harper &amp; Row Publishers, Inc. v. Nation Enterprises<\/em><\/a>, 471\u00a0U.S. 539, 562 (1985). <a href=\"#return-footnote-62-309\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 309\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-310\"><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca9\/10-56710\/10-56710-2012-08-14.html\"><em>Monge v.\u00a0Maya\u00a0Magazines<\/em><\/a>, 688 F.3d 1164 (9th\u00a0Cir.\u00a02012)\u00a0(la publication dans un magazine de photographies vol\u00e9es du mariage secret d\u2019une artiste n\u2019est pas couverte par l\u2019exception de\u00a0<em>fair use<\/em>, aucun des quatre crit\u00e8res pos\u00e9s par cet article ne jouant en faveur de l\u2019application de l\u2019exception. D\u00e9cision comment\u00e9e comme \u00e9tant particuli\u00e8rement s\u00e9v\u00e8re et protectrice des int\u00e9r\u00eats des c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s victimes de ces agissements). <a href=\"#return-footnote-62-310\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 310\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-311\"><a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/510\/569\/\"><em>Campbell v. Acuff-Rose Music, Inc.<\/em><\/a>, 510\u00a0U.S. 569, 579 (1994) (parodie par un groupe de rap de la chanson <em>Oh, Pretty Woman<\/em> constitutive de <em>fair use<\/em>). <a href=\"#return-footnote-62-311\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 311\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-312\">Campbell, 510 U.S., p. 582. Cependant l\u2019exception ne semble pas b\u00e9n\u00e9ficier aux seules parodies pr\u00e9sentant un caract\u00e8re humoristique. <a href=\"#return-footnote-62-312\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 312\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-313\">Campbell, 510 U.S., p. 588. <a href=\"#return-footnote-62-313\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 313\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-314\">V. par exemple <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/345\/108\/1891375\/\"><em>Walt Disney Prods. v. Air Pirates<\/em><\/a>, 581 F.2d 751 (9th\u00a0Cir.\u00a01978), <em>cert. denied<\/em>, 439\u00a0U.S. 1132 (1979) (parodie de divers personnages de Walt Disney dans un fanzine pour adultes\u00a0; d\u00e9fense de <em>fair use<\/em> \u00e9cart\u00e9e en raison de la copie trop servile\u00a0ne permettant pas identifier le magazine en tant que parodie)\u00a0; \u00e9galement <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F3\/268\/1257\/608446\/\"><em>SunTrust Bank v. Houghton Mifflin Co.<\/em><\/a>, 268 F.3d 1257 (11th Cir. 2001), \u00e0 propos d\u2019une parodie d\u2019<em>Autant en Emporte le Vent<\/em> (<em>Gone with the Wind<\/em>). L\u2019ouvrage en question, intitul\u00e9 <em>The Wind Done Gone<\/em>, (i) se r\u00e9f\u00e9rait express\u00e9ment \u00e0 <em>Autant en Emporte le Vent<\/em> dans sa pr\u00e9face, (ii) reprenait certains personnages du premier roman, (iii) reprenait certaines sc\u00e8nes et \u00e9l\u00e9ments dramatiques du premier roman et (iv) reproduisait servilement certains de ses dialogues. La Cour de district \u00e9carte la d\u00e9fense de <em>fair use<\/em> au motif principal que la nouvelle \u0153uvre va bien au-del\u00e0 de ce qui est n\u00e9cessaire \u00e0 la parodie et fait un usage excessif de l\u2019\u0153uvre originale, qu\u2019elle constituerait le substitut d\u2019\u0153uvres d\u00e9riv\u00e9es potentielles de l\u2019\u0153uvre originale, et qu\u2019elle porte atteinte au march\u00e9 de l\u2019\u0153uvre d\u2019origine en tant que suite (<em>sequel<\/em>); v. V. \u00e9galement <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/Sketchworks-Indus-Strength-Comedy-Inc-v-Jacobs-No-19-CV-7470-LTS-VF-SDNY-May-12-2022.pdf\">Sketchworks Indus. Strength Comedy, Inc. v. Jacobs<\/a> (No. 19-CV-7470-LTS-VF, 2022 U.S. Dist. (S.D.N.Y. May 12, 2022)): reprise d'\u00e9l\u00e9ments du film \u00ab Grease \u00bb (musique, histoire, personnages, dialogues et d\u00e9cors) dans une com\u00e9die musicale parodique (intitul\u00e9e \u00ab Vape \u00bb). Le premier facteur p\u00e8se en faveur du fair use, dans la mesure o\u00f9 l'\u0153uvre est bien parodique, ayant notamment pour but de mettre en lumi\u00e8re certains aspects mysogynes de l'\u0153uvre premi\u00e8re. Sur le troisi\u00e8me facteur, m\u00eame si les emprunts sont substantiels, la cour consid\u00e8re qu'ils ne sont pas excessifs car n\u00e9cessaire pour critiquer l'\u0153uvre premi\u00e8re. Le quatri\u00e8me facteur est \u00e9galement favorable au fair use, dans la mesure o\u00f9 l'atteinte est minime, et o\u00f9 la parodie ne peut raisonnablement \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un remake ou une suite de \u00ab Grease \u00bb; comp. <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/Natl%20Acad%20of%20TV%20Arts%20Scis%20v.%20Multimedia%20Sys%20Design%2020-cv-7269%20(S.D.N.Y.%202021).pdf\">Nat'l Acad. of TV Arts &amp; Scis., Inc. v. Multimedia Sys. Design, Inc.<\/a> n\u00b0 20-CV-7269 (VEC) (S.D.N.Y. July 30, 2021) (Pas de fair use pour l'utilisation de l'image d'une statuette des Emmmy Awards (qui r\u00e9compensent les programmes de t\u00e9l\u00e9vision) dans une \u00e9mission satirique). <a href=\"#return-footnote-62-314\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 314\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-315\">La Cour supr\u00eame ne s\u2019est pas prononc\u00e9e sur ce point dans <em>Campbell<\/em>, pr\u00e9cit\u00e9e. (\u00ab\u00a0<em>We express no opinion as to (\u2026) works using elements of an original as vehicles for satire or amusement, making no comment on the original or criticism of it<\/em>.\u00a0\u00bb). Comparer par exemple <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/berlin-ecpublins-2dcir1964.pdf\"><em>Berlin v. E.C. Publications, Inc.<\/em><\/a>, 329 F.2d 541 (2d\u00a0Cir.\u00a01964) (<em>fair use<\/em> pour des parodies bas\u00e9es sur des chansons mais n\u2019ayant rien \u00e0 voir avec les chansons d\u2019origine) avec <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/dr-seuss-enterprises-lp-v-penguin-books-usa-inc\"><em>Dr. Seuss Enterprises, L.P. v. Penguin Books USA, Inc.<\/em><\/a>, 109 F.3d 1394, 1400-01 (9th\u00a0Cir.\u00a01997) (pas de <em>fair use<\/em> pour une satire du proc\u00e8s d\u2019O.\u00a0J.\u00a0Simpson r\u00e9dig\u00e9 dans le style d\u2019un auteur c\u00e9l\u00e8bre de livres pour enfants)\u00a0; V. T.\u00a0T.\u00a0Ochoa, <em>Dr.\u00a0Seuss, The Juice, and Fair Use: How the Grinch Silenced a Parody<\/em>, 45 J.\u00a0Copyr. Soc\u2019y USA\u00a0546 (1998). <a href=\"#return-footnote-62-315\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 315\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-316\">V. par exemple <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/lucasfilm-ltd-v-media-market-group-ltd-ndcal-2002\"><em>Lucasfilm Ltd. v. Media Mkt. <\/em><em>Group, Ltd.<\/em><\/a>, 182\u00a0F.\u00a0Supp. 2d\u00a0897, 901 (N.D. Cal. 2002) (film d\u2019animation pornographique parodiant le film <em>Star Wars<\/em>). Attention cependant au droit des marques et au risque de dilution\u00a0: <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/604\/200\/7961\/\"><em>Dallas Cowboy Cheerleaders, Inc. v. Pussycat Cinema<\/em><\/a>, 604 F.2d 200 (2d\u00a0Cir.\u00a01979) <em>(<\/em>\u00ab\u00a0<em>The public\u2019s belief that the mark\u2019s owner sponsored or otherwise approved the use of the trademark satisfies the confusion requirement. In the instant case, the uniform depicted in \u201cDebbie Does Dallas\u201d unquestionably brings to mind the Dallas Cowboys Cheerleaders. Indeed, it is hard to believe that anyone who had seen defendants\u2019 sexually depraved film could ever thereafter disassociate it from plaintiff\u2019s cheerleaders. This association results in confusion which has \u201ca tendency to impugn (plaintiff\u2019s services) and injure plaintiff\u2019s business reputation (\u2026). Although, as defendants assert, the doctrine of fair use permits limited copyright infringement for purposes of parody, defendants\u2019 use of plaintiff\u2019s uniform hardly qualifies as parody or any other form of fair use<\/em>\u00a0\u00bb). <a href=\"#return-footnote-62-316\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 316\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-317\"><a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/471\/539\/\"><em>Harper &amp; Row Publishers, Inc. v. Nation Enterprises<\/em><\/a>, d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9, est un contre-exemple. Mais les extraits utilis\u00e9s dans des journaux d\u2019information sont presque syst\u00e9matiquement valid\u00e9s. V. \u00e9galement <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/cadc\/22-7063\/22-7063-2023-09-12.html\">Am. Soc'y for Testing &amp; Materials v. Public. Resource. Org, Inc.<\/a> 82 F.4th 1262, D.C. Cir. 2023: mise \u00e0 disposition gratuite en ligne de normes techniques \u00e9tablies par des organismes priv\u00e9s auxquels la loi fait r\u00e9f\u00e9rence constitutive de fair use (notre commentaire de la d\u00e9cision de premi\u00e8re instance, Am. Soc'y for Testing &amp; Materials v. Public. Resource. Org, Inc. No. 13-cv-1215 (TSC), D.D.C. 31 mars 2022, Comm com \u00e9lectr. 2023, chron. 4, n\u00b0 7); <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/Bell-v-Eagle-Mt-Saginaw-Indep-Sch-Dist-No-21-10504-5th-Cir-2022.pdf\">Bell v. Eagle Mt. Saginaw Indep. Sch. Distr.<\/a>, 27 F.4th 313, 5th Cir. 2022: utilisation par des programmes athl\u00e9tiques d'\u00e9coles, \u00e0 des fins de motivation, d'extraits \u00ab inspirants \u00bb d'un ouvrage; <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/Yang-v-Mic-Network-Inc-Nos-20-4097-cv-20-4201-cv-2d-Cir-Mar-29-2022.pdf\">Yang v. Mic Network Inc.<\/a> Nos. 20-4097-cv (L), 20-4201-cv (XAP), 2022 U.S. App. LEXIS 8195 (2d Cir. Mar. 29, 2022): reproduction d\u2019une photographie illustrant un article, dans le cadre de la publication d\u2019une copie d\u2019\u00e9cran de cet article, incluant une partie de la photographie, pour rendre compte de l\u2019article en question et le critiquer, constitutif de fair use; <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/boesen-unitedsportspubls-edny2020.pdf\">Boesen v. United Sports Publs<\/a>., Ltd. n\u00b0 20-CV-1552 (ARR) (SIL), 2020 U.S. Dist. LEXIS 240935 (E.D.N.Y. Nov. 2, 2020), reconsideration denied by 2020 U.S. Dist. LEXIS 240935 (Dec. 22, 2020): reproduction d'un <em>post<\/em> Instagram contenant une photographie, dans un article en ligne commentant le post en question. Le <em>post<\/em> et la photographie portaient sur une sportive ayant annonc\u00e9 son retrait des comp\u00e9tition. Jug\u00e9 que la reproduction de la photographie est couverte par le fair use; dansle m\u00eame sens <span style=\"font-size: 1em;\"> (<\/span>reprise d'un post et de son illustration dans un article), <span style=\"font-size: 1em;\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/walsh-townsquaremediainc-sdny2020.pdf\">Walsh v. Townsquare Media, Inc.<\/a> n\u00b0 19-CV-4958 (VSB), 2020 U.S. Dist. (S.D.N.Y. June 1, 2020); <\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/marano-metromuseumofart-2dcir2021.pdf\">Marano v. Metro. Museum of Art<\/a>, 844 F. App'x 436 (2d Cir. 2021), sur appel de 2020 U.S. Dist. (S.D.N.Y. July 13, 2020): pr\u00e9sentation par un mus\u00e9e, dans le catalogue en ligne d'une exposition, d'une photographie d'un guitariste jouant une guitare pr\u00e9sent\u00e9e dans l'exposition; <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/monsarrat-newman-1stcirc2022.pdf\">Monsarrat v. Newman<\/a> 28 F.4th 314 (1st Cir. 2022): reprise d\u2019un article (post) publi\u00e9 sur un r\u00e9seau social sur une autre plateforme, comme \u00e9l\u00e9ment d\u2019un fil de discussion (la Cour retient l'usage non commercial et transformatif du post par le d\u00e9fendeur (premier crit\u00e8re) et le caract\u00e8re \u00ab factuel et informatif \u00bb du post; et surtout, l\u2019absence de march\u00e9 potentiel pour l\u2019article repris).<\/span>\r\n\r\n<span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">Mais comp. <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/new-york\/nysdce\/1:2015cv10160\/451754\/227\/\">Graham v. Prince<\/a>, No. 15-CV-10160, S.D.N.Y. 11 mai 2023: pas de fair use dans l'uilisation de portraits photographiques dans des articles de r\u00e9seaux sociaux, l'auteur pouvant choisir de nombreuses autres photographies pour illustrer son article. <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/midlevelu-inc-v-aci-info-grp\">MidlevelU, Inc. v. ACI Info. Grp.<\/a> 989 F.3d 1205 (11th Cir. 2021): pas de fair use dans l'utilisation d'article publi\u00e9 en ligne pour cr\u00e9er un index incluant des sommaires et une copie int\u00e9grale de chaque article. <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/oneil-v-ratajkowski-1\">O'Neil v. Ratajkowski<\/a>, n\u00b0 19 CIV. 9769 (AT), 2021 WL 4443259 (S.D.N.Y. Sept. 28, 2021): par de fair use pour l'utilisation par un mannequin, dans un post sur son compte Instagram, pendant 24 heures, d'une photographie d'elle-m\u00eame prise par un paparazzi (jug\u00e9 que le commentaire \u00ab mood forever \u00bb ne constituait pas un usage transformatif;\u00a0 <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/Golden%20v.%20Michael%20Grecco%20Prods%2019-cv-3156%20(E.D.N.Y.%20Mar.%209%202021).pdf\">Golden v. Michael Grecco Prods.<\/a> n\u00b0 19-CV-3156 (NGG) (RER) (E.D.N.Y. Mar. 9, 2021): pas de fair use dans la reprise d'une photographie promotionnelle d'une s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e dans un blog relatif \u00e0 une possible mise en production d'une suite de cette s\u00e9rie. <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca9\/21-55854\/21-55854-2022-08-03.html\">McGucken v. Pub Ocean Ltd. et a.<\/a>, n\u00b0 21-55854 (9th Cir. 2022): rejet de la d\u00e9fense de fair use dans l\u2019utilisation de photographies de paysages pour illustrer des articles (sans en changer la fonction ni la nature).  <a href=\"#return-footnote-62-317\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 317\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-318\">V. <em><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/sega-enterprises-ltd-v-accolade-inc-2\">Sega Enterprises, Ltd. v. Accolade, Inc<\/a>.<\/em>, 977 F.2d 1510, 1520 (9th\u00a0Cir.\u00a01992) (d\u00e9compilation de jeux vid\u00e9os \u00e0 des fins de d\u00e9veloppement de logiciels compatibles avec la console de jeux concern\u00e9e). Dans le m\u00eame sens, V. par exemple, <a href=\"https:\/\/caselaw.findlaw.com\/court\/us-9th-circuit\/1452245.html\"><em>Sony Computer Entertainment, Inc. v. Connectix Corp.<\/em><\/a>, 203 F.3d 596 (9th\u00a0Cir.\u00a02000)\u00a0; <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/atari-nintendo-fedcir1992.pdf\"><em>Atari Games, Inc. v. Nintendo of America, Inc.<\/em><\/a>, 975 F.2d 832 (Fed.\u00a0Cir.\u00a01992). V. \u00e9galement <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/976\/359\/1582544\/\"><em>DSC Communications Corp. v. Pulse Communications, Inc.<\/em><\/a>, 170 F.3d 1354 (Fed.\u00a0Cir.\u00a01999) (rejet du <em>fair use<\/em> dans l\u2019hypoth\u00e8se de copies r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 des fins de d\u00e9monstration uniquement). <a href=\"#return-footnote-62-318\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 318\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-319\">V. par exemple <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/appleinc-corellium-sdfla2020.pdf\">Apple Inc. v. Corellium, LLC<\/a> Case n\u00b0 9 :19-cv-81160-RS, 2020 U.S. Dist. LEXIS 249945 (S.D. Fla. Dec. 29, 2020) : cr\u00e9ation d'une version virtuelle de l'Iphone d'Apple utilisant son syst\u00e8me d'exploitation prot\u00e9g\u00e9 afin de cr\u00e9er un environnement s\u00e9curis\u00e9 de recherche et de test, constitutive de fair use <a href=\"#return-footnote-62-319\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 319\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-320\"><a href=\"https:\/\/www.supremecourt.gov\/opinions\/20pdf\/18-956_d18f.pdf\">Google LLC v. Oracle America, Inc.<\/a>, n\u00b0 18-956, 593 U.S. _ (5 avril 2021), v. notre commentaire de cet arr\u00eat, Communication Commerce \u00e9lectronique n\u00b0 7-8, Juillet 2021, comm. 52. <a href=\"#return-footnote-62-320\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 320\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-321\"> \u00ab\u00a0<em>Dans le contexte du fair use, nous recherchons si l'utilisation faite par la personne qui copie \u00ab ajoute quelque chose de nouveau, dans un autre but ou avec un caract\u00e8re diff\u00e9rent, modifiant \u00bb l'\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e par copyright \u00ab au travers d'une nouvelle expression, signification ou avec un nouveau message \u00bb (Campbell, 510 U. S., p. 579). Les commentateurs ont reformul\u00e9 la question de mani\u00e8re plus large, en demandant cette utilisation \u00ab r\u00e9pond \u00e0 l'objectif de la loi sur le copyright, de stimuler la cr\u00e9ativit\u00e9 pour l'\u00e9dification du public \u00bb (Leval, Toward a Fair Use Standard, 103 Harv. L. Rev 1105, 1110 (1990), p. 1111). Pour r\u00e9pondre \u00e0 cette question, nous avons utilis\u00e9 le mot \u00ab transformatrice \u00bb (transformative) pour d\u00e9crire une utilisation qui ajoute quelque chose de nouveau et d'important (Campbell, 510 U. S., p. 579). Une \u00ab peinture artistique \u00bb pourrait, par exemple, entrer dans le champ du fair use, m\u00eame si elle reproduit servilement un \u00ab logo publicitaire [prot\u00e9g\u00e9] pour faire un commentaire sur le consum\u00e9risme \u00bb (4 Nimmer on Copyright \u00a7 13.05[A][1][b], citant Netanel, Making Sense of Fair Use, 15 Lewis &amp;Clark L. Rev. 715, 746 (2011)). Ou, comme nous l'avons dit dans notre arr\u00eat Campbell, une parodie peut \u00eatre transformatrice du fait d'un commentaire ou d'une critique de l'original, car une \u00ab [p]arodie doit imiter l'original pour faire valoir son point de vue \u00bb (510 U. S., p. 580-581).<\/em>\r\n<em>Google a servilement copi\u00e9 des parties de l'API Java de Sun, et l'a fait en partie pour la m\u00eame raison que Sun les a cr\u00e9\u00e9es, \u00e0 savoir pour permettre aux programmeurs d'appeler des programmes d'impl\u00e9mentation \/ de mise en \u0153uvre (implementing programs) qui accomplissent des t\u00e2ches particuli\u00e8res. Mais puisque pratiquement toute utilisation non autoris\u00e9e d'un programme d'ordinateur prot\u00e9g\u00e9 par copyright (par exemple, dans un but d'enseignement ou de recherche) ferait de m\u00eame, s'arr\u00eater \u00e0 cette seule constatation limiterait consid\u00e9rablement la port\u00e9e du fair use dans le contexte fonctionnel des programmes d'ordinateur. Au contraire, pour d\u00e9terminer si une utilisation est \u00ab transformatrice \u00bb, nous devons aller plus loin et examiner plus pr\u00e9cis\u00e9ment les \u00ab objectifs et la nature \u00bb de l'acte de copie. 17 U. S.C. \u00a7 107(1).<\/em>\r\n<em>En l'esp\u00e8ce, l'utilisation par Google de l'API Java de SUN a pour objectif la cr\u00e9ation de nouveaux produits. Elle cherche \u00e0 \u00e9tendre l'utilisation et l'utilit\u00e9 des smartphones bas\u00e9s sur Android. Son nouveau produit offre aux programmeurs un outil hautement cr\u00e9atif et innovant pour un environnement de smartphone. Dans la mesure o\u00f9 Google a utilis\u00e9 des parties de l'API Java de Sun pour cr\u00e9er une nouvelle plateforme qui pourrait \u00eatre facilement utilis\u00e9e par les programmeurs, son utilisation allait dans le sens de ce \u00ab progr\u00e8s \u00bb cr\u00e9atif qui constitue l'objectif constitutionnel fondamental du copyright (V. Feist, 499 U. S., p. 349-350 [...]).<\/em>\r\n<em>En appel, le jury a appris que Google limitait son utilisation de l'API Java de Sun aux t\u00e2ches et aux demandes de programmation sp\u00e9cifiques li\u00e9es \u00e0 Android. Il a copi\u00e9 l'API (que Sun a cr\u00e9\u00e9e pour une utilisation sur des ordinateurs de bureau et des ordinateurs portables) uniquement dans la mesure o\u00f9 cela \u00e9tait n\u00e9cessaire pour inclure des t\u00e2ches utiles aux programmes (App., p. 169-170). Et il ne l'a fait que dans la mesure n\u00e9cessaire pour permettre aux programmeurs de faire appel \u00e0 ces t\u00e2ches sans abandonner une partie d'un langage de programmation familier et en apprendre un nouveau (Id., p. 139 \u00e0 140). Google, au travers d'Android, a fourni une nouvelle collection de t\u00e2ches fonctionnant dans un environnement informatique distinct et diff\u00e9rent. Ces t\u00e2ches ont \u00e9t\u00e9 accomplies gr\u00e2ce \u00e0 l'utilisation d'un nouveau code d'impl\u00e9mentation (\u00e9crit par Google) con\u00e7u pour fonctionner dans ce nouvel environnement. Certains amici qualifient les agissements de Google de \u00ab r\u00e9impl\u00e9mentation \u00bb, d\u00e9finie comme la \u00ab construction d'un syst\u00e8me... qui r\u00e9utilise les mots et syntaxes \u00bb d'un syst\u00e8me existant, dans ce cas afin que les programmeurs form\u00e9s sur un syst\u00e8me existant puissent mettre leurs comp\u00e9tences de base \u00e0 profit dans un nouveau syst\u00e8me (M\u00e9moire pour R Street Institute et al. en tant qu'amici curiae)<\/em>\r\n<em>Les pi\u00e8ces du dossier d\u00e9crivent les nombreuses fa\u00e7ons dont la r\u00e9impl\u00e9mentation d'une interface peut favoriser le d\u00e9veloppement de programmes informatiques. [...]<\/em>\r\n<em>Ces faits, ainsi que d'autres faits connexes, nous convainquent que le \u00ab but et le caract\u00e8re \u00bb de la copie par Google ont \u00e9t\u00e9 transformateurs, au point que ce facteur p\u00e8se \u00e9galement en faveur du fair use<\/em>. \u00bb (notre traduction, Comm. comm. \u00e9lectr n\u00b0 7-8, juillet 2021, comm. 52). <a href=\"#return-footnote-62-321\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 321\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-322\">\u00ab\u00a0<em>Le quatri\u00e8me facteur l\u00e9gislatif met l'accent sur \u00ab l'effet \u00bb de la copie sur le \u00ab march\u00e9 ou la valeur de l'\u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e par copyright \u00bb (17 U. S.C. \u00a7 107(4)). L'examen de ce facteur, du moins lorsqu'il s'agit de programmes d'ordinateur, peut s'av\u00e9rer plus complexe qu'il n'y para\u00eet \u00e0 premi\u00e8re vue. Il peut obliger un tribunal \u00e0 tenir compte des gains manqu\u00e9s pour le titulaire du copyright. Comme nous l'avons soulign\u00e9 dans l'arr\u00eat Campbell, \u00ab la copie servile de l'original dans son int\u00e9gralit\u00e9 \u00e0 des fins commerciales \u00bb peut tr\u00e8s bien produire un substitut commercial \u00e0 l'\u0153uvre d'un auteur (510 U. S., \u00e0 la page 591). [...] Mais une perte potentielle de revenus n'est pas tout. Nous devons ici consid\u00e9rer non seulement le montant, mais aussi la source de la perte. Comme nous l'avons soulign\u00e9 dans Campbell, une \u00ab parodie cruelle, comme une critique th\u00e9\u00e2trale cinglante \u00bb, peuvent \u00ab tuer la demande pour l'original \u00bb. Id., p. 591-592. Pourtant, ce genre de pr\u00e9judice, m\u00eame s'il est directement traduit en dollars, n'est pas \u00ab pris en compte par la Loi sur le coyright \u00bb. Id., \u00e0 la p. 592.<\/em>\r\n<em>En outre, nous devons tenir compte du b\u00e9n\u00e9fice que la copie produira pour le public. [...].<\/em>\r\n<em>Quant au montant probable de la perte, le jury aurait pu constater qu'Android n'a pas nui aux march\u00e9s r\u00e9els ou potentiels de Java SE. Et il aurait pu constater que Sun lui-m\u00eame (maintenant Oracle) n'aurait pas \u00e9t\u00e9 en mesure d'entrer sur ces march\u00e9s avec succ\u00e8s, que Google ait copi\u00e9 ou non une partie de son API. Premi\u00e8rement, les \u00e9l\u00e9ments produits ont d\u00e9montr\u00e9 que, ind\u00e9pendamment de la technologie des smartphones d'Android, Sun \u00e9tait mal positionn\u00e9e pour r\u00e9ussir sur le march\u00e9 de la t\u00e9l\u00e9phonie mobile. [...]<\/em>\r\n<em>Deuxi\u00e8mement, le jury a \u00e9t\u00e9 inform\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises que les appareils utilisant la plateforme Android de Google \u00e9taient de nature diff\u00e9rente de ceux qui sous licence la technologie de Sun. [...]<\/em>\r\n<em>Enfin, le jury a \u00e9galement entendu des t\u00e9moignages selon lesquels Sun pr\u00e9voyait de tirer profit de l'utilisation plus large du langage de programmation Java sur une nouvelle plateforme comme Android, car cela \u00e9largirait encore le r\u00e9seau de programmeurs form\u00e9s \u00e0 Java. [...] En d'autres termes, le jury aurait pu comprendre qu'Android et Java SE op\u00e8rent sur deux march\u00e9s distincts. Et parce qu'il y a deux march\u00e9s en cause, les programmeurs qui apprennent le langage Java pour travailler sur un march\u00e9 (smartphones) sont alors en mesure d'exercer leur talent sur l'autre march\u00e9 (ordinateurs portables). [...]<\/em>\r\n<em>Enfin, compte tenu de l'investissement des programmeurs dans l'apprentissage de l'API Java de Sun, permettre l'application du copyright ici risquerait de nuire au public. Compte tenu des co\u00fbts et des difficult\u00e9s de production d'API alternatives [...], donner prise ici au copyright ferait du code de d\u00e9claration de l'API Java de Sun un verrou limitant la cr\u00e9ativit\u00e9 future des nouveaux programmes. Oracle seul en d\u00e9tiendrait la cl\u00e9. Le r\u00e9sultat pourrait bien s'av\u00e9rer tr\u00e8s rentable pour Oracle (ou d'autres entreprises d\u00e9tenant un copyright sur les interfaces informatiques). Mais ces b\u00e9n\u00e9fices pourraient bien d\u00e9couler d'am\u00e9liorations cr\u00e9atives, de nouvelles applications et de nouvelles utilisations d\u00e9velopp\u00e9es par des utilisateurs qui ont appris \u00e0 travailler avec cette interface. Dans cette mesure, le verrou viendrait limiter, pas favoriser, les objectifs de cr\u00e9ativit\u00e9 \u00e0 la base du copyright [...]. Apr\u00e8s tout, \u00ab le copyright fournit l'incitation \u00e9conomique \u00e0 la fois \u00e0 cr\u00e9er et \u00e0 diffuser des id\u00e9es \u00bb (Harper &amp; Row, 471 U. S., p. 558), et la r\u00e9impl\u00e9mentation d'une interface utilisateur permet \u00e0 un nouveau code informatique d'entrer plus facilement sur le march\u00e9.<\/em>\r\n<em>La nature incertaine de la capacit\u00e9 de Sun \u00e0 rivaliser sur le march\u00e9 d'Android, les sources de ses revenus perdus et le risque d'atteinte \u00e0 la cr\u00e9ativit\u00e9, lorsqu'ils sont pris ensemble, convainquent que ce quatri\u00e8me facteur \u2013 les effets de march\u00e9 \u2013 p\u00e8se \u00e9galement en faveur de l'utilisation \u00e9quitable.\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0<em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-322\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 322\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-323\"><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/kelly-v-arriba-soft-corp\">336 F.3d 811 (2003)<\/a> V. P.\u00a0Kamina, Com. comm. \u00e9lectr. 2002, act. 48. <a href=\"#return-footnote-62-323\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 323\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-324\">Le moteur de recherche en question affichait dans ses r\u00e9sultats des copies miniatures des images des sites trouv\u00e9s, au lieu des liens texte habituels. Un double-clic sur l\u2019image permettait de l\u2019afficher \u00e0 sa taille d\u2019origine sur le site du moteur de recherche. M.\u00a0Kelly, auteur de photographies \u00ab\u00a0trait\u00e9es\u00a0\u00bb par le moteur, assigne son \u00e9diteur en contrefa\u00e7on. La Cour valide l\u2019usage des miniatures\u00a0: elle rel\u00e8ve, en faveur du fair use, la nature \u00ab\u00a0transformative\u00a0\u00bb de l\u2019action du moteur (1er\u00a0facteur), qui attribue une fonction diff\u00e9rente \u00e0 l\u2019image (fonction d\u2019indication contre fonction artistique), cette nouvelle fonction \u00e9tant d\u2019ailleurs irr\u00e9versible (en raison de la basse r\u00e9solution des miniatures), ainsi que effet de l\u2019utilisation sur le march\u00e9 potentiel ou la valeur de l\u2019\u0153uvre (4e\u00a0facteur), en consid\u00e9rant que l\u2019utilisation des images de M.\u00a0Kelly sous forme de miniatures n\u2019affecte pas le march\u00e9 des images de ce dernier ni leur valeur. <a href=\"#return-footnote-62-324\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 324\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-325\">Une d\u00e9cision similaire a \u00e9t\u00e9 prise dans l\u2019affaire <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca9\/06-55405\/0655405-2011-02-26.html\"><em>Perfect\u00a010 v. Amazon.com, Inc.<\/em><\/a>, 508 F.3d 1146 (9th\u00a0Cir.\u00a02007). V. P.\u00a0Kamina, Un an de droit anglo-am\u00e9ricain du copyright, Com. comm. \u00e9lectr. 2008, chron. 5, n\u00b0\u00a08. <a href=\"#return-footnote-62-325\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 325\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-326\"><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/field-v-google-inc\"><em>Field v. Google, Inc.<\/em><\/a>, 412\u00a0F.\u00a0Supp. 2d\u00a01106 (D. Nev. 2006) (dans la mesure cependant o\u00f9 les sites ont la possibilit\u00e9 d\u2019emp\u00eacher ces reprises par des instructions dans leurs pages HTML). V. \u00e9galement <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/a.v.-vanderhye-iparadigms-4thcir2009.pdf\"><em>A.V. v. iParadigms, LLC<\/em><\/a>, 562 F.3d 630 (4th Cir. 2009). <a href=\"#return-footnote-62-326\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 326\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-327\"><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/guild-v-google-inc-1\"><em>Authors Guild v. Google, Inc.<\/em><\/a>, 804 F.3d 202 52d\u00a0Cir.\u00a02015). V. P.\u00a0Kamina, Chronique Un an de droit anglo-am\u00e9ricain du copyright, Comm. com. \u00e9lectr. 2015, chron. 2, n\u00b0\u00a02 et 2016, chron. 3, n\u00b0\u00a04. Pour la Cour d\u2019appel \u00ab\u00a0(1) la num\u00e9risation non autoris\u00e9e d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es par\u00a0copyright, la cr\u00e9ation d\u2019une fonctionnalit\u00e9 de recherche, et la pr\u00e9sentation de courts extraits de ces \u0153uvres sont des usages loyaux non contrefaisants (<em>are non-infringing fair uses<\/em>). La copie est fortement transformative, la pr\u00e9sentation publique du texte est limit\u00e9e, et les divulgations ne constituent pas un substitut suffisant aux parties prot\u00e9g\u00e9es des originaux. La nature commerciale de Google et la motivation fond\u00e9e sur le profit ne justifient pas le rejet du\u00a0<em>fair use<\/em>. (2) La fourniture par Google de copies num\u00e9ris\u00e9es aux biblioth\u00e8ques qui ont fourni les livres, \u00e0 la condition que celles-ci utilisent les copies conform\u00e9ment \u00e0 la loi sur le\u00a0copyright, ne constitue pas non plus une contrefa\u00e7on. Google n\u2019est pas non plus, \u00e0 ce titre, contrefacteur par fourniture de moyens (<em>contributory infringer<\/em>)\u00a0\u00bb.V. \u00e9galement <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca2\/12-4547\/12-4547-2014-06-10.html\"><em>Authors Guild, Inc. v.\u00a0Hathitrust<\/em><\/a>, 755 F.3d 87 (2d Cir. 2014) : Comm. com. \u00e9lectr. 2015, chron. 2, n\u00b0 12 (autre volet de cette affaire concernant, non pas Google et son service Google Books, mais les universit\u00e9s partenaires de Google, \u00e0 propos de l\u2019exploitation par ces derni\u00e8res de bases de donn\u00e9es proposant, dans le cadre de leurs activit\u00e9s et dans des conditions de consultation strictement d\u00e9finies, les ouvrages num\u00e9ris\u00e9s par Google). La Cour supr\u00eame a par la suite refus\u00e9 d'accepter l'appel de l'Authors Guild. <a href=\"#return-footnote-62-327\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 327\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-328\"><a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Hachette_v._Internet_Archive\">Hachette Book Group, Inc. v. Internet Archive<\/a> (No. 20-cv-4160 (JGK), 2023 WL 2623787 (S.D.N.Y. 2023)), v. notre commentaire, Un an de droit-anglo-am\u00e9ricain des propri\u00e9t\u00e9s intellectuelles, CCE f\u00e9vrier 2024; l<span style=\"font-size: 1em;\">a Cour de district \u00e9carte l'argument tir\u00e9 d'un <\/span><span style=\"font-size: 1em;\">pr\u00e9tendu usage transformatif, en relevant qu'une simple modification de forme et republication ne saurait \u00eatre en elle-m\u00eame transformative, et couverte par le\u00a0<\/span><em style=\"font-size: 1em;\">fair use<\/em><span style=\"font-size: 1em;\">. <a href=\"#return-footnote-62-328\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 328\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-329\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 512. <a href=\"#return-footnote-62-329\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 329\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-330\"><a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Lenz_v._Universal_Music_Corp.\"><em>Lenz v. Universal Music Corp<\/em>.<\/a>, 801 F.3d 1126 (2015). <a href=\"#return-footnote-62-330\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 330\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-331\"><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/rogers-v-koons-3\"><em>Rogers v. Koons<\/em><\/a>, 960 F.2d 301 (2d\u00a0Cir.), cert. Denied, 506\u00a0US 934 (1992)\u00a0; <em>Campbell v. Koons,<\/em> No.\u00a091 Civ. 6055, 1993 WL 97381, 1993\u00a0US Dist. Lexis\u00a03957 (SDNY Apr. 1, 1993)\u00a0; <em><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/817\/370\/1459412\/\">United Feature Syndicate v. Koons<\/a>,<\/em> 817 F. Supp. 370 (SDNY 1993)). <a href=\"#return-footnote-62-331\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 331\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-332\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/blanch-koons-2dcir2006.pdf\"><em>Blanch v. Koons<\/em><\/a>, 467 F.3d 244 (2d Cir. 2006) (validation de l\u2019insertion, par l\u2019artiste, d\u2019une photographie dans un de ses collages). Mais v. \u00e9galement <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/Sedlik-v-Von-Drachenberg-No-CV-21-1102-C-D-Cal-May-31-2022.pdf\">Sedlik v. Von Drachenberg<\/a> n\u00b0 CV 21-1102, 2022 WL 2784818, C.D. Cal. 31 mai 2022: pas de fair use dans l'utilisation d'un portrait photographique iconique de Miles Davis pour un tatouage. La Cour rejette notamment l\u2019argument selon lequel un tatouage, impression permanente sur le corps humain, constitue \u00e0 lui seul une transformation, et renvoie \u00e0 un jury le soin de d\u00e9terminer si les diff\u00e9rences visuelles entre le portrait et le tatouage sont suffisantes pour faire de l\u2019usage en cause un usage transformateur.\u00a0 <a href=\"#return-footnote-62-332\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 332\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-333\"><a href=\"https:\/\/www.supremecourt.gov\/opinions\/22pdf\/21-869_87ad.pdf\">598 U.S. _, 2023<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-333\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 333\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-334\">\u00ab\u00a0<em>AWF contends that the Prince Series works are \u201ctransformative,\u201d and that the first fair use factor thus weighs in AWF\u2019s favor, because the works convey a different meaning or message than the photograph. But the first fair use factor instead focuses on whether an allegedly infringing use has a further purpose or different character, which is a matter of degree, and the degree of difference must be weighed against other considerations, like commercialism. Although new expression, meaning, or message may be relevant to whether a copying use has a sufficiently distinct purpose or character, it is not, without more, dispositive of the first factor. Here, the specific use of Goldsmith\u2019s photograph alleged to infringe her copyright is AWF\u2019s licensing of Orange Prince to Cond\u00e9 Nast. As portraits of Prince used to depict Prince in magazine stories about Prince, the original photograph and AWF\u2019s copying use of it share substantially the same purpose. Moreover, AWF\u2019s use is of a commercial nature. Even though Orange Prince adds new expression to Goldsmith\u2019s photograph, in the context of the challenged use, the first fair use factor still favors Goldsmith<\/em>.\u00a0\u00bb Comp. <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/viacom-intl-v-pixi-universal-llc\">Viacom Int\u2019l v. Pixi Universal<\/a> Civ. Action No H-21-2612, 2022 U.S. Dist. LEXIS 57400 (S.D. Tex. Mar. 25, 2022): Rejet de la d\u00e9fense pour des exploitations de d\u00e9cors et de divers \u00e9l\u00e9ments de la s\u00e9rie \u00ab Bob l\u2019\u00e9ponge \u00bb dans la cr\u00e9ation de restaurants et bars \u00e9ph\u00e9m\u00e8res. Sur le premier cirt\u00e8re, la Cour constate que l\u2019usage est pleinement commercial et n\u2019a pas de caract\u00e8re transformatif (rejet de l\u2019argument de la parodie). Sur le quatri\u00e8me crit\u00e8re, la Cour jug\u00e9 que l'usage a affect\u00e9 la possibilit\u00e9 pour Viacom de s\u2019aventurer dans la cr\u00e9ation ou l\u2019octroi de licences d\u2019\u0153uvres immersives d\u00e9riv\u00e9es, et donc le march\u00e9 concern\u00e9. V. \u00e9galement <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca9\/19-55348\/19-55348-2020-12-18.html\">Dr. Seuss Enterprises v. ComicMix LLC<\/a> 983 F.3d 443 (9th Cir. 2020), qui rejette la d\u00e9fense de fair use pour un <em>mash-up<\/em> (\u0153uvre constitu\u00e9e d'un m\u00e9lange d'\u0153uvres pr\u00e9existantes, le plus souvent \u00e0 des fins parodiques, artistiques ou d'hommage) sous forme d'un ouvrage destin\u00e9 \u00e0 la vente, reprenant \u00e0 l'identique ou au quasi identique des illustrations d'un ouvrage pour enfants du c\u00e9l\u00e8bre Dr. Seuss (l'auteur du \u00ab Grinch \u00bb), dans lequel les personnages d'origine \u00e9taient remplac\u00e9s par des personnages tir\u00e9s de l'univers de Star Trek. Jug\u00e9 que, si la transformation op\u00e9r\u00e9e de l'\u0153uvre d'origine au travers d'un mash-up peut jouer en faveur du fair use, c'est \u00e0 la condition que l'\u0153uvre d\u00e9riv\u00e9e \u00ab ajoute quelque chose de nouveau, avec une autre finalit\u00e9 ou un caract\u00e8re diff\u00e9rent, qui modifie l'\u0153uvre premi\u00e8re et lui conf\u00e8re une nouvelle expression, un nouveau sens ou un nouveau message \u00bb. Jug\u00e9 en l'esp\u00e8ce que l'\u0153uvre litigieuse ne constitue ni une parodie ni une critique de l'\u0153uvre du Dr. Seuss, et qu'elle n'est pas autrement transformatrice (du fait notamment de sa proximit\u00e9 avec l'oeuvre originale, qui n'op\u00e8re qu'une substitution de personnages sur des pages quasi-identiques); \u00e9galement, d\u00e9favorables aux fan fictions, <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/paramount-pictures-axanar-productions-jan-3-2017.pdf\">Paramount Pictures Corp. v. Axanar Productions, Inc<\/a> (Case N\u00b02 : 15-cv-09938-RGK-E), Cour de district pour le district central de l'\u00c9tat de Californie, 3 janvier 2017 (fan fiction consacr\u00e9e \u00e0 l'univers de Star Trek de 20 mn r\u00e9alis\u00e9 de mani\u00e8re \u00ab professionnelle\u00a0\u00bb et ayant obtenu <span style=\"font-size: 1em;\">plus d'un million de dollars de<\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\"> financement au travers de sites de crowdsourcing. Rejet de la d\u00e9fense sur les quatre facteurs; v<\/span>. \u00e9galement <span style=\"font-size: 1em;\"><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/alexander-v-take-two-interactive-software-inc-6\">Alexander v. Take-Two Interactive Software et a.<\/a>, n\u00b0 3 : 18-cv-00966, in the U.S. District Court for the Southern District of Illinois): pas de <em>fair use<\/em>\u00a0<\/span><span style=\"font-size: 1em;\">dans le cas de l\u2019utilisation d\u2019un tatouage dans un jeu vid\u00e9o (comp. dans une hypoth\u00e8se similaire de reprise de tatouages dans des jeux vid\u00e9os, avec la solution dans <\/span><span style=\"font-size: 1em;\"><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/solid-oak-sketches-llc-v-2k-games-inc-2017\">Solid Oak Sketches, Llc v. 2k Games, Inc. and Take-Two Interactive Software, Inc.<\/a>, 26 mars 2020, n\u00b0 16-CV-724-LTS-SDA, qui rejette la demande, \u00e0 la fois sur sur l'exception de minimis (tatouages reproduits en taille r\u00e9duite), et sur le <em>fair use<\/em> (retenant notamment le caract\u00e8re transformatif de l'oeuvre seconde, la faible originalit\u00e9 des tatouages et l'absence de preuve de l'existence d'un march\u00e9 des licences des tatouages pour l'usage dans des jeux vid\u00e9os)<\/span><span style=\"font-size: 1em;\">.<\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\"> <a href=\"#return-footnote-62-334\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 334\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-335\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0108. <a href=\"#return-footnote-62-335\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 335\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-336\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0112. <a href=\"#return-footnote-62-336\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 336\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-337\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0121. <a href=\"#return-footnote-62-337\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 337\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-338\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0113(b). <a href=\"#return-footnote-62-338\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 338\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-339\">L\u2019article ajoute que, dans le cas d\u2019une \u0153uvre licitement reproduite dans des articles utilitaires qui ont \u00e9t\u00e9 offerts \u00e0 la vente, ou propos\u00e9s par tout autre mode de distribution au public, le copyright ne comprend pas le droit d\u2019interdire la r\u00e9alisation, la distribution ou la pr\u00e9sentation d\u2019images ou de photographies desdits articles, en rapport avec toutes annonces publicitaires ou tous commentaires relatifs \u00e0 la distribution ou \u00e0 la pr\u00e9sentation desdits articles, ou \u00e0 l\u2019occasion de comptes rendus d\u2019actualit\u00e9 (17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0113(c)). Ces exclusions sont adapt\u00e9es \u00e0 l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une \u0153uvre incorpor\u00e9e dans une \u0153uvre d\u2019architecture avant l\u2019entr\u00e9e en vigueur de la r\u00e9forme de 1990 prot\u00e9geant les \u0153uvres d\u2019architecture par copyright (17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0113(d)(1)). <a href=\"#return-footnote-62-339\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 339\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-340\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0113(d)(2). <a href=\"#return-footnote-62-340\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 340\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-341\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0113(d)(3). <a href=\"#return-footnote-62-341\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 341\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-342\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0117(a)(1). <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/vault-corp-v-quaid-software-ltd-3\"><em>Vault Corp. v. Quaid Software Ltd.<\/em><\/a>, 847 F.2d 255, 261 (5th\u00a0Cir.\u00a01988)\u00a0; <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp\/597\/5\/1437479\/\"><em>Atari, Inc. v. JS &amp; A Group, Inc.<\/em><\/a>, 597 F. Supp. 5, 9 (N.D. Ill. 1983)\u00a0; <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/walldata-lacounty-9thcir2006.pdf\"><em>WallData, Inc. v. Los Angeles County Sheriff\u2019s Dept.<\/em><\/a>, 447 F.3d 769, 784-86 (9th\u00a0Cir.\u00a02006)\u00a0; <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/krause-v-titleserv\"><em>Krause v. Titleserv, Inc.<\/em><\/a>, 402 F.3d 119, 124 (2d\u00a0Cir.\u00a02005). <a href=\"#return-footnote-62-342\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 342\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-343\">V. <em>supra<\/em> n\u00b0179. <a href=\"#return-footnote-62-343\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 343\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-344\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a01008. <a href=\"#return-footnote-62-344\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 344\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-345\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a01001. <a href=\"#return-footnote-62-345\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 345\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-346\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a01002(a). <a href=\"#return-footnote-62-346\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 346\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-347\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a01002(c-d) et 17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a01009(d). <a href=\"#return-footnote-62-347\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 347\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-348\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a01001(3). <a href=\"#return-footnote-62-348\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 348\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-349\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a01001(4)\u00a0: \u00ab\u00a0<em>(4)(A) A \u201cdigital audio recording medium\u201d is any material object in a form commonly distributed for use by individuals, that is primarily marketed or most commonly used by consumers for the purpose of making digital audio copied recordings by use of a digital audio recording device.<\/em><em>(B) Such term does not include any material object\u00a0:<\/em><em>(i) that embodies a sound recording at the time it is first distributed by the importer or manufacturer\u00a0; or<\/em><em>(ii) that is primarily marketed and most commonly used by consumers either for the purpose of making copies of motion pictures or other audiovisual works or for the purpose of making copies of nonmusical literary works, including computer programs or data bases.<\/em>\u00a0\u00bb <a href=\"#return-footnote-62-349\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 349\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-350\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/1003\">17 U.S.C. \u00a7 1003<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-350\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 350\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-351\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/1004\">17 U.S.C. \u00a7 1004<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-351\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 351\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-352\">Les sommes destin\u00e9es aux auteurs sont vers\u00e9es \u00e0 ASCP\/SESAC\/BMI et celles destin\u00e9es aux \u00e9diteurs \u00e0 la Harry\u00a0Fox agency, puis distribu\u00e9es par ces soci\u00e9t\u00e9s. <a href=\"#return-footnote-62-352\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 352\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-353\">Les redevances \u00e9taient de 1\u00a0500\u00a0000\u00a0euros environ en 2010, pour tomber \u00e0 350\u00a0000\u00a0euros en 2014. Elle avaient atteint un maximum de 5,2\u00a0millions de dollars en 2000. <a href=\"#return-footnote-62-353\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 353\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-354\">V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>197 et 226. <a href=\"#return-footnote-62-354\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 354\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-355\">Cette exception est destin\u00e9e \u00e0 \u00e9carter les cons\u00e9quences de l\u2019arr\u00eat <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/clean-flicks-of-colorado\"><em>Clean Flicks of Colorado, LLC v. Soderbergh<\/em><\/a>, 433\u00a0F.\u00a0Supp. 2d\u00a01236 (D.\u00a0Colo. 2006). L\u2019article dispose: \u00ab\u00a0Nonobstant les dispositions de l'article 106, les actes suivants ne constituent pas une atteinte au copyright: (\u2026) (11) le fait de rendre imperceptible, par ou \u00e0 la demande d\u2019une personne dans un foyer priv\u00e9, une partie limit\u00e9e du contenu audio ou vid\u00e9o d\u2019un film, pendant son visionnage au sein du foyer ou sa transmission vers ce foyer pour un repr\u00e9sentation priv\u00e9e, \u00e0 partir d\u2019une copie licite de ce film, ou la cr\u00e9ation ou la fourniture d\u2019un programme d\u2019ordinateur ou d\u2019une autre technologie qui permet une telle occultation et qui est con\u00e7u et distribu\u00e9 afin d\u2019\u00eatre utilis\u00e9, par une personne au sein d\u2019un foyer, pour proc\u00e9der \u00e0 une telle occultation, si aucune copie la version modifi\u00e9e du film n\u2019est cr\u00e9\u00e9e par ce logiciel ou cette technologie.\u00a0\u00bb <a href=\"#return-footnote-62-355\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 355\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-356\">V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>226. <a href=\"#return-footnote-62-356\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 356\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-357\">\u00c0 moins que, dans le cas d\u2019un film cin\u00e9matographique ou d\u2019une autre \u0153uvre audiovisuelle, la repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution, ou la pr\u00e9sentation d\u2019images isol\u00e9es, ne soit effectu\u00e9e \u00e0 l\u2019aide d\u2019un exemplaire qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 licitement en vertu du pr\u00e9sent titre et que la personne responsable de la repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution, ou de la pr\u00e9sentation, n\u2019ait su ou n\u2019ait eu des raisons de penser qu\u2019il n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 licitement. <a href=\"#return-footnote-62-357\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 357\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-358\">Le texte dispose\u00a0: \u00ab\u00a0Nonobstant les dispositions de l'article 106, les actes suivants ne constituent pas une atteinte au copyright: (\u2026) (5)A: sous r\u00e9serve des dispositions de l'alin\u00e9a B), la communication d'une \u00e9mission comprenant la repr\u00e9sentation ou ex\u00e9cution, ou la pr\u00e9sentation, d'une oeuvre par la r\u00e9ception publique de l'\u00e9mission sur un appareil r\u00e9cepteur isol\u00e9 d'un mod\u00e8le couramment utilis\u00e9 dans les foyers, \u00e0 moins que\u00a0: A) un droit ne soit directement per\u00e7u pour permettre de voir ou d'entendre l'\u00e9mission, ou que B) l'\u00e9mission ainsi re\u00e7ue ne soit retransmise ensuite au public\u00a0\u00bb (traduction OMC).V. <a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/422\/151\/\"><em>Twentieth Century Music Corp. v. Aiken<\/em><\/a>, 422 U.S. 151 (1975), rendu sur le texte d\u2019origine de cette exception, qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9 sur le fond par le Fairness in Music Licensing Act de 1998 (\u00ab\u00a0Dans l'affaire <em>Aiken<\/em>, la Cour [supr\u00eame] a d\u00e9cid\u00e9 que le propri\u00e9taire d'un petit restaurant \u00e0 service rapide \u00e9tait exon\u00e9r\u00e9 de toute responsabilit\u00e9 pour atteinte au droit d'auteur lorsqu'il diffusait de la musique \u00e0 l'aide d'une radio raccord\u00e9e \u00e0 quatre haut-parleurs situ\u00e9s au plafond; la superficie de l'\u00e9tablissement \u00e9tait de 1 055 pieds carr\u00e9s (98 m2) dont 620 pieds carr\u00e9s (56 m2) \u00e9taient ouverts au public. Selon le rapport de la Chambre (1976), la situation factuelle dans l'affaire <em>Aiken <\/em>constitue la \"limite extr\u00eame de l'exception\" \u00e9nonc\u00e9e \u00e0 l'article 110 5) initial\u00a0\u00bb Rapport du groupe sp\u00e9cial de l\u2019OMC, WT\/DS160\/R, p.5). <a href=\"#return-footnote-62-358\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 358\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-359\">Rapport du groupe sp\u00e9cial, <a href=\"https:\/\/www.wto.org\/english\/tratop_e\/dispu_e\/cases_e\/ds160_e.htm\">WT\/DS160\/R<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-359\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 359\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-360\">Le texte vise\u00a0: \u00ab\u00a0la communication par un \u00e9tablissement d'une \u00e9mission ou d'une retransmission comprenant l'ex\u00e9cution ou la pr\u00e9sentation d'une oeuvre musicale non dramatique destin\u00e9e \u00e0 \u00eatre re\u00e7ue par le grand public, \u00e9mise par une station de radiodiffusion ou de t\u00e9l\u00e9vision agr\u00e9\u00e9e en tant que telle par la Commission f\u00e9d\u00e9rale des communications [Federal Communications Commission], ou, s'il s'agit d'une transmission audiovisuelle, par un r\u00e9seau de distribution par c\u00e2ble ou un organisme d'acheminement par satellite, sii) dans le cas d'un \u00e9tablissement autre qu'un \u00e9tablissement de restauration ou un d\u00e9bit de boissons, soit l'\u00e9tablissement dans lequel la communication a lieu a une superficie inf\u00e9rieure \u00e0 2 000 pieds carr\u00e9s bruts (\u00e0 l'exclusion de l'espace destin\u00e9 au stationnement des v\u00e9hicules des clients et \u00e0 aucune autre utilisation), soit l'\u00e9tablissement dans lequel la communication a lieu a une superficie \u00e9gale ou sup\u00e9rieure \u00e0 2 000 pieds carr\u00e9s bruts (\u00e0 l'exclusion de l'espace destin\u00e9 au stationnement des v\u00e9hicules des clients et \u00e0 aucune autre utilisation) et (I) si l'ex\u00e9cution se fait uniquement par des moyens audio, elle est communiqu\u00e9e au moyen d'un total de six haut-parleurs au plus, dont quatre au plus sont situ\u00e9s dans une m\u00eame pi\u00e8ce ou dans l'espace ext\u00e9rieur attenant; ou (II) si l'ex\u00e9cution ou la pr\u00e9sentation se fait par des moyens audiovisuels, toute partie visuelle de l'ex\u00e9cution ou de la pr\u00e9sentation est communiqu\u00e9e au moyen d'un total de quatre dispositifs audiovisuels au plus, dont un au plus est situ\u00e9 dans une m\u00eame pi\u00e8ce, et aucun de ces dispositifs audiovisuels n'a un \u00e9cran d'une dimension de plus de 55 pouces dans le sens de la diagonale, et toute partie audio de l'ex\u00e9cution ou de la pr\u00e9sentation est communiqu\u00e9e au moyen d'un total de six haut-parleurs au plus, dont quatre au plus sont situ\u00e9s dans une m\u00eame pi\u00e8ce ou dans l'espace ext\u00e9rieur attenant;ii) dans le cas d'un \u00e9tablissement de restauration ou d'un d\u00e9bit de boissons (\u2026) <em>[conditions comparables \u00e0 celles impos\u00e9es au point (i), omises]<\/em>iii) aucun droit n'est directement per\u00e7u pour voir ou entendre l'\u00e9mission ou la retransmission;iv) l'\u00e9mission ou la retransmission n'est pas retransmise au-del\u00e0 de l'\u00e9tablissement dans lequel elle est re\u00e7ue; etv) l'\u00e9mission ou la retransmission est autoris\u00e9e par voie de licence par le titulaire du droit d'auteur sur l'oeuvre ainsi ex\u00e9cut\u00e9e ou pr\u00e9sent\u00e9e en public\u00a0\u00bb (traduction OMC). <a href=\"#return-footnote-62-360\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 360\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-361\"><em>Op. cit.<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-361\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 361\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-362\">\u00ab\u00a0Le 23\u00a0juin 2003, les \u00c9tats-Unis et les Communaut\u00e9s europ\u00e9ennes ont inform\u00e9 l\u2019ORD qu\u2019ils \u00e9taient parvenus \u00e0 un arrangement temporaire mutuellement satisfaisant, qui portait sur la p\u00e9riode allant jusqu\u2019au 20\u00a0d\u00e9cembre 2004. Les \u00c9tats-Unis ont ensuite pr\u00e9sent\u00e9 des rapports de situation \u00e0 l\u2019ORD dans lesquels ils indiquaient que leur Administration examinait cette question en \u00e9troite collaboration avec le Congr\u00e8s et continuait de s\u2019entretenir avec l\u2019Union europ\u00e9enne afin d\u2019arriver \u00e0 une solution mutuellement satisfaisante.\u00a0\u00bb (extrait du site de l\u2019OMC, consult\u00e9 le 8\u00a0juillet 2016). <a href=\"#return-footnote-62-362\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 362\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-363\">Le texte pr\u00e9cise que ces dispositions ne s\u2019appliquent pas aux r\u00e9unions de confr\u00e9ries d\u2019\u00e9tudiants, \u00e0 moins que celles-ci aient uniquement pour but la collecte de fonds pour une \u0153uvre de bienfaisance d\u00e9termin\u00e9e. <a href=\"#return-footnote-62-363\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 363\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-364\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0111(a)(1). <a href=\"#return-footnote-62-364\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 364\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-365\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0111(a)(5). <a href=\"#return-footnote-62-365\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 365\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-366\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0111(a)(2). <a href=\"#return-footnote-62-366\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 366\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-367\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0111(a)(3) et 111(a)(4). <a href=\"#return-footnote-62-367\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 367\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-368\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0111(b). <a href=\"#return-footnote-62-368\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 368\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-369\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0111(c)(d) et (e). <a href=\"#return-footnote-62-369\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 369\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-370\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 111. <a href=\"#return-footnote-62-370\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 370\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-371\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 111(f). <a href=\"#return-footnote-62-371\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 371\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-372\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 112(e). <a href=\"#return-footnote-62-372\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 372\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-373\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 114(d). <a href=\"#return-footnote-62-373\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 373\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-374\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 115. <a href=\"#return-footnote-62-374\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 374\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-375\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 116. <a href=\"#return-footnote-62-375\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 375\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-376\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 118. <a href=\"#return-footnote-62-376\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 376\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-377\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 119. <a href=\"#return-footnote-62-377\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 377\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-378\">Contre paiement d\u2019une redevance mensuelle fix\u00e9e par abonn\u00e9, le distributeur peut retransmettre le signal aux foyers priv\u00e9s. Les redevances pay\u00e9es par les abonn\u00e9s sont r\u00e9parties entre les titulaires du copyright dont les \u0153uvres sont retransmises par le distributeur au cours de la p\u00e9riode semestrielle consid\u00e9r\u00e9e et qui en font la demande au Registrar conform\u00e9ment aux dispositions de la loi.L\u2019expression \u00ab station de cha\u00eene \u00bb est d\u00e9finie par la loi comme : \u00ab une station \u00e9mettrice de t\u00e9l\u00e9vision, y compris toute station relais ou toute station terrestre de transmission par satellite qui rediffuse tous ou presque tous les programmes diffus\u00e9s par une station de cha\u00eene, qui appartient ou qui est affili\u00e9e \u00e0 une ou plusieurs cha\u00eenes de t\u00e9l\u00e9vision aux \u00c9tats-Unis d\u2019Am\u00e9rique qui proposent r\u00e9guli\u00e8rement un service d\u2019\u00e9missions interconnect\u00e9 de 15 heures minimum par semaine \u00e0 25 au moins des stations de t\u00e9l\u00e9vision affili\u00e9es qui op\u00e8rent en vertu de licences dans 10 \u00c9tats ou plus \u00bb.Le terme \u00ab superstation \u00bb d\u00e9signe quant \u00e0 lui \u00ab une station de t\u00e9l\u00e9vision autre qu\u2019une station de cha\u00eene, agr\u00e9\u00e9e par la Commission f\u00e9d\u00e9rale des communications, dont les \u00e9missions sont retransmises par un organisme d\u2019acheminement par satellite \u00bb. <a href=\"#return-footnote-62-378\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 378\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-379\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 122. <a href=\"#return-footnote-62-379\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 379\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-380\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-8\">17 U.S.C. \u00a7 801 <em>et seq.<\/em><\/a> <a href=\"#return-footnote-62-380\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 380\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-381\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-8\">17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0803(d)(1)<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-381\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 381\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-382\">L\u2019introduction de cette licence est li\u00e9e aux questions pos\u00e9es par la diffusion du piano m\u00e9canique \u00e0 la fin du 19\u00e8me si\u00e8cle (r\u00e9alis\u00e9s sans autorisation des titulaires de droits sur les oeuvres musicales reproduites), qui aboutira \u00e0 l\u2019arr\u00eat de la Cour supr\u00eame dans l\u2019affaire White-Smith Publishing Co. c. Apollo Co. (209 U.S. 1 (1908), \u00e0 l\u2019occasion de laquelle la Cour supr\u00eame a jug\u00e9 que les rouleaux de piano perfor\u00e9s n\u2019\u00e9taient pas des copies au sens de la loi de copyright alors applicable. En r\u00e9action, le Congr\u00e8s a souhait\u00e9 clarifier la loi et prot\u00e9ger les autres contre ce type de reproduction. Par crainte de la constitution d\u2019un monopole au profit d\u2019une seule soci\u00e9t\u00e9, il a mis en place une licence obligatoire, inscrite \u00e0 l\u2019article 1(e) du <em>Copyright Act<\/em> 1909. Une redevance faible \u00e9tait alors fix\u00e9e (de 2 cents par enregistrement), qui restera en vigueur (sans changement!) jusqu\u2019au Copyright Act de 1976. <a href=\"#return-footnote-62-382\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 382\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-383\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 115. <a href=\"#return-footnote-62-383\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 383\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-384\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 115(a)(1), (a)(2). <a href=\"#return-footnote-62-384\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 384\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-385\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 115(c)(3)(A), \u00a7 115(d). <a href=\"#return-footnote-62-385\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 385\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-386\">V. <a href=\"https:\/\/case-law.vlex.com\/vid\/emi-entertainment-world-v-885280869\"><em>EMI Entertainment World, Inc. v. Karen Records, Inc.<\/em><\/a>, 603 F. Supp. 2d 759 (SDNY 2009). <a href=\"#return-footnote-62-386\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 386\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-387\">V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>39. <a href=\"#return-footnote-62-387\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 387\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-388\">V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 88<\/em>. <a href=\"#return-footnote-62-388\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 388\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-389\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 302(a). <a href=\"#return-footnote-62-389\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 389\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-390\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 302(c). <a href=\"#return-footnote-62-390\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 390\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-391\">Directive 93\/98\/CEE du Conseil du 29 octobre 1993, relative \u00e0 l\u2019harmonisation de la dur\u00e9e de protection du droit d\u2019auteur et de certains droits voisins, abrog\u00e9e et remplac\u00e9e par la directive 2006\/116\/CE. <a href=\"#return-footnote-62-391\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 391\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-392\">Par l\u2019effet de la r\u00e8gle de comparaison des d\u00e9lais, d\u00e9sormais incrites \u00e0 l\u2019article 7 de la directive 2006\/116\/CE. <a href=\"#return-footnote-62-392\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 392\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-393\"><a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/537\/186\/\">537\u00a0U.S.\u00a0186 (2003)<\/a>. Les demandeurs ne contestaient pas l\u2019extension elle-m\u00eame, et son application aux \u0153uvres nouvelles, mais plut\u00f4t son application imm\u00e9diate aux \u0153uvres en cours de protection. Selon eux, la \u00ab\u00a0dur\u00e9e limit\u00e9e\u00a0\u00bb existant au moment de l\u2019octroi du copyright constitue la limite pos\u00e9e par la Constitution aux pouvoirs du Congr\u00e8s. Cet argument est rejet\u00e9 par la Cour supr\u00eame, notamment au regard des pr\u00e9c\u00e9dentes extensions de copyright. Sur la conformit\u00e9 au premier amendement, la Cour supr\u00eame note que l\u2019amendement et la clause copyright ont \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9s \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, et que cette proximit\u00e9 indique que dans l\u2019esprit des r\u00e9dacteurs de la Constitution le monopole limit\u00e9 constitu\u00e9 par le copyright est compatible avec le principe de libert\u00e9 d\u2019expression. En outre, elle souligne que la loi de copyright int\u00e8gre des adaptations li\u00e9es au premier amendement qui prennent la forme d\u2019une exclusion de la protection pour les id\u00e9es (\u00a7\u00a0102) et de l\u2019exception defair use (\u00a7\u00a0107). Le CTEA prend d\u2019ailleurs en compte ce principe en pr\u00e9voyant un r\u00e9gime particulier favorisant certains utilisateurs (biblioth\u00e8ques par exemple) pendant les 20\u00a0derni\u00e8res ann\u00e9es de protection. <a href=\"#return-footnote-62-393\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 393\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-394\">Pub. L. 103\u2013465, 108 Stat. 4809. <a href=\"#return-footnote-62-394\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 394\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-395\">Dans sa d\u00e9cision <em>Golan et al. v. Holder, 565\u00a0U.S<\/em>. (2012), la Cour supr\u00eame a jug\u00e9 constitutionnelle cette restauration du copyright. <a href=\"#return-footnote-62-395\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 395\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-396\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0104A(a)(1). <a href=\"#return-footnote-62-396\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 396\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-397\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0104A(b). <a href=\"#return-footnote-62-397\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 397\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-398\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0104A(c). <a href=\"#return-footnote-62-398\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 398\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-399\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0104A(d)(3). <a href=\"#return-footnote-62-399\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 399\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-400\">D\u2019o\u00f9 le refus d\u2019ouvrir l\u2019action en contrefa\u00e7on aux licenci\u00e9s, m\u00eame exclusifs. <a href=\"#return-footnote-62-400\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 400\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-401\">D\u2019o\u00f9 l\u2019interdiction faite aux licenci\u00e9s de transf\u00e9rer leur licence ou de sous-licencier sans son autorisation. <a href=\"#return-footnote-62-401\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 401\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-402\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap2.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0201(d)(1)\u00a0: \u00ab\u00a0La propri\u00e9t\u00e9 d\u2019un copyright peut \u00eatre transf\u00e9r\u00e9e, en totalit\u00e9 ou en partie, par tout mode de transmission ou par l\u2019effet de la loi, et elle peut \u00eatre l\u00e9gu\u00e9e par testament ou transmise comme bien meuble en vertu des lois applicables \u00e0 la succession <em>ab intestat\u00a0<\/em>\u00bb (trad. OMPI). <a href=\"#return-footnote-62-402\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 402\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-403\"><em>17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0201(d) (2)<\/em>. <a href=\"#return-footnote-62-403\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 403\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-404\">Trad. OMPI. <a href=\"#return-footnote-62-404\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 404\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-405\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap2.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0204(a). <a href=\"#return-footnote-62-405\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 405\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-406\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap2.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0204(b). <a href=\"#return-footnote-62-406\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 406\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-407\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap2.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0205(a). <a href=\"#return-footnote-62-407\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 407\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-408\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap2.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0205(b). <a href=\"#return-footnote-62-408\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 408\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-409\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-409\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 409\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-410\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap2.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0205(e). <a href=\"#return-footnote-62-410\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 410\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-411\">S. J. Burnham, \u00ab\u00a0The Interstices of Copyright Law and Contract Law: Finding the Terms of an Implied Nonexclusive License in a Failed Work for Hire Agreement\u00a0\u00bb, 46 J. Copyright Soc'y U.S.A. 333 (1998-1999)\u00a0; S. J. Burnham, \u00ab\u00a0The Interstices of Copyright Law and Contract Law II: Finding the Terms of an Implied Nonexclusive License in the Absence of Joint Authorship\u00a0\u00bb, 62 J. Copyright Soc'y U.S.A. 223 (2014-2015). <a href=\"#return-footnote-62-411\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 411\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-412\"><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/cincom-systems-v-novelis-corp\"><em>Cincom Systems, Inc. v. Novelis Corp.<\/em><\/a>, 581 F.3d 431 (6th\u00a0Cir.\u00a02009) (licence non exclusive)\u00a0; <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/gardner-v-nike-inc\"><em>Gardner v. Nike, Inc.<\/em><\/a>, 279 F.3d 774 (9th\u00a0Cir.\u00a02002) (\u00e9tendant la solution aux licences exclusives). <a href=\"#return-footnote-62-412\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 412\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-413\"><em>Nimmer on Copyright<\/em>, \u00a7\u00a010.10[b]\u00a0; Chisum, \u00a7\u00a04F. <a href=\"#return-footnote-62-413\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 413\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-414\">Ainsi, le Code civil de Californie pr\u00e9voit plusieurs r\u00e8gles applicables aux contrats de copyright dans son paragraphe\u00a0988, qui s\u2019appliquent aux \u0153uvres des arts visuels ou graphiques sur tous m\u00e9dia (<em>including, but not limited to, a painting, print, drawing, sculpture, craft, photograph, or film)<\/em>. Il dispose tout d\u2019abord que \u00ab\u00a0<em>(b) Whenever an exclusive or nonexclusive conveyance of any right to reproduce, prepare derivative works based on, distribute copies of, publicly perform, or publicly display a work of art is made by or on behalf of the artist who created it or the owner at the time of the conveyance, ownership of the physical work of art shall remain with and be reserved to the artist or owner, as the case may be, unless such right of ownership is expressly transferred by an instrument, note, memorandum, or other writing, signed by the artist, the owner, or their duly authorized agent\u201d (\u00a7\u00a0988(b)). <\/em>Il ajoute que<em> \u201cWhenever an exclusive or nonexclusive conveyance of any right to reproduce, prepare derivative works based on, distribute copies of, publicly perform, or publicly display a work of art is made by or on behalf of the artist who created it or the owner at the time of the conveyance, any ambiguity with respect to the nature or extent of the rights conveyed shall be resolved in favor of the reservation of rights by the artist or owner, unless in any given case the federal copyright law provides to the contrary<\/em>\u00a0\u00bb<em> (<\/em>\u00a7\u00a0988(c)). <a href=\"#return-footnote-62-414\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 414\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-415\">Doctrine pr\u00e9sente, sous diff\u00e9rentes appellations (<em>inequality of bargaining power<\/em> en droit anglais, V. supra n\u00b0139) dans la plupart des pays de <em>common law,<\/em> qui \u00e9carte les termes trop d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9s ou injustes d\u2019un contrat, g\u00e9n\u00e9ralement impos\u00e9s par la partie forte. <a href=\"#return-footnote-62-415\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 415\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-416\">Pour une d\u00e9finition des recettes nettes dans un contrat de production audiovisuelle, V. <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Buchwald_v._Paramount\"><em>Buchwald v. Paramount Pictures Corp.<\/em><\/a>, No. C 706083 (Cal. Super. Ct. Dec. 21, 1990); P. Watford, \u00ab\u00a0Contractual Liability in Intellectual Property Disputes - A Case Study: Buchwald v. Paramount Pictures Corp.\u00a0\u00bb 18 Colum.-VLA J.L. &amp; Arts 269 (1993-1994). <a href=\"#return-footnote-62-416\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 416\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-417\">L. Bently, J. Ginsburg (2010) \u00ab \u2018The Sole Right \u2026 Shall Return to the Authors\u2019: Anglo\u2010American Authors\u2019 Reversion Rights from the Statute of Anne to Contemporary U.S. Copyright \u00bb, <em>Berkeley Technology Law Journal<\/em>, vol.\u00a025, No.\u00a03, p.\u00a01477\u20101600. <a href=\"#return-footnote-62-417\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 417\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-418\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap2.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0203(a)(5). <a href=\"#return-footnote-62-418\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 418\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-419\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 203(a)(3). V. par exemple <a href=\"https:\/\/dockets.justia.com\/docket\/ohio\/ohndce\/1:2006mc00099\/138815\"><em>Siegel v.\u00a0Warner Bros.\u00a0Entertainment\u00a0Inc.<\/em>,<\/a> 542 F.Supp. 2d\u00a01098, 1112 (C.D. Cal. 2008) (qui d\u00e9boute sur le fondement de l\u2019exception les h\u00e9ritiers de l\u2019auteur de bandes dessin\u00e9es Jack\u00a0Kirby, qui entendaient ainsi r\u00e9cup\u00e9rer les droits sur de nombreux personnages cr\u00e9\u00e9s par ce dernier, de 1958 \u00e0 1963. \u00c0 noter que la d\u00e9termination du <em>work made for hire<\/em> a \u00e9t\u00e9 en l\u2019esp\u00e8ce d\u00e9cid\u00e9e sous l\u2019empire du <em>Copyright Act 1909<\/em> alors applicable, qui, on le sait, donnait \u00e0 cette doctrine un champ d\u2019application beaucoup plus large que le <em>Copyright Act 1976<\/em>, permettant de l\u2019\u00e9tendre \u00e0 des hypoth\u00e8ses d\u2019\u0153uvres de commande). V. \u00e9galement <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca2\/18-3123\/18-3123-2021-09-30.html\">Horror Inc. v. Miller<\/a>, No. 18-3123 (2d Cir. 2021):\u00a0 r\u00e9siliation par le sc\u00e9nariste de la version d'origine du film d'horreur \u00ab Vendredi 13 \u00bb (1980) du transfert du copyright dans son sc\u00e9nario. La Cour d'appel f\u00e9d\u00e9rale renverse la pr\u00e9somption de work made for hire, en relevant notamment que le sc\u00e9nariste avait travaill\u00e9 de mani\u00e8re tr\u00e8s largement ind\u00e9pendante, qu'il n'avait pas re\u00e7u les avantages g\u00e9n\u00e9ralement associ\u00e9s au statut de salari\u00e9 (notamment assurance maladie, cong\u00e9s pay\u00e9s, prestations d'indemnisation des accidents du travail, r\u00e9gime de retraite), et qu'il n'\u00e9tait pas trait\u00e9 comme salari\u00e9 d'un point de vue fiscal. <a href=\"#return-footnote-62-419\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 419\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-420\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap2.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0203(a)(<em>4) <\/em>\u00ab\u00a0La r\u00e9siliation est effectu\u00e9e en adressant par \u00e9crit au b\u00e9n\u00e9ficiaire du transfert ou de la licence ou \u00e0 ses ayants cause un pr\u00e9avis, sign\u00e9 par les titulaires des pr\u00e9rogatives concernant la r\u00e9siliation, dans le nombre et les proportions requis en vertu des dispositions des sous-alin\u00e9as\u00a01) et 2) du pr\u00e9sent alin\u00e9a, ou par leurs repr\u00e9sentants d\u00fbment mandat\u00e9s. A) Le pr\u00e9avis doit pr\u00e9ciser la date \u00e0 laquelle la r\u00e9siliation prendra effet, dans les limites de la p\u00e9riode de cinq ans mentionn\u00e9e au sous-alin\u00e9a\u00a03) du pr\u00e9sent alin\u00e9a, et il doit \u00eatre adress\u00e9 au minimum deux ans et au maximum 10\u00a0ans avant cette date.Une copie du pr\u00e9avis doit \u00eatre enregistr\u00e9e au Bureau du droit d\u2019auteur avant la date effective de la r\u00e9siliation pour que celle-ci soit suivie d\u2019effet. B) Le pr\u00e9avis doit \u00eatre conforme, par sa forme, sa teneur et ses modalit\u00e9s, aux instructions arr\u00eat\u00e9es par le directeur du <em>Copyright office<\/em> par voie r\u00e9glementaire.\u00a0\u00bb <a href=\"#return-footnote-62-420\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 420\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-421\">Si le transfert ou la licence en question porte sur le droit de publication de l\u2019\u0153uvre, la p\u00e9riode commence \u00e0 l\u2019expiration des trente-cinq ann\u00e9es qui suivent la date de publication de l\u2019\u0153uvre faisant l\u2019objet du transfert ou de la licence ou \u00e0 l\u2019expiration des quarante ann\u00e9es qui suivent la date \u00e0 laquelle le transfert a \u00e9t\u00e9 op\u00e9r\u00e9 ou la licence conc\u00e9d\u00e9e, selon le premier terme atteint (17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0203(a)(3<em>)). <\/em> <a href=\"#return-footnote-62-421\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 421\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-422\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap2.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0203(a)(2<em>).<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-422\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 422\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-423\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap2.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0203(b<em>).<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-423\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 423\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-424\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap2.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a0203(b<em>)(1).<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-424\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 424\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-425\">Dans son arr\u00eat <a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/441\/1\/\"><em>Broadcast Music, Inc. v. Columbia Broadcasting System<\/em><\/a>, 441\u00a0U.S.\u00a01 (1979), la Cour supr\u00eame a consid\u00e9r\u00e9 que les contrats g\u00e9n\u00e9raux de repr\u00e9sentations n\u2019\u00e9taient pas restrictifs de concurrence <em>per se<\/em>, et que leur conformit\u00e9 aux r\u00e8gles de concurrence doit s\u2019appr\u00e9cier au cas par cas, en application de la <em>rule of reason<\/em>. V. sur renvoi de cette d\u00e9cision, <em>CBS, Inc. v. ASCAP<\/em>, 620 F.2d 930 (2d\u00a0Cir.\u00a01980). Dans le m\u00eame sens, <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/buffalo-broadcasting-v-am-soc-of-composers\"><em>Buffalo Broadcasting Co. v. ASCAP<\/em><\/a>, 744 F.2d 917 (2d\u00a0Cir.\u00a01984). <a href=\"#return-footnote-62-425\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 425\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-426\">En 1941, le Gouvernement f\u00e9d\u00e9ral a lanc\u00e9 des actions antitrust contre BMI et ASCAP pour monopolisation illicite de la concession de licences de droits de repr\u00e9sentation musicale, qui aboutirent \u00e0 l\u2019octroi de <em>consent decrees<\/em> d\u00e9terminant les obligations de BMI et ASCAP du point de vue du droit de la concurrence (sur la notion de <em>consent decree<\/em>, V. Com. com. \u00e9lectr. oct.\u00a02001, actu. n\u00b0\u00a0106). Ces <em>consent decrees<\/em> ont \u00e9t\u00e9 plusieurs fois modifi\u00e9s depuis lors. Le <em>consent decree<\/em> de BMI lui interdit de publier, d\u2019enregistrer ou de distribuer elle-m\u00eame des \u0153uvres musicales, de refuser de contracter avec des membres potentiels, et de mettre en \u0153uvre des pratiques discriminatoires \u00e0 l\u2019\u00e9gard de licenci\u00e9s. Il oblige \u00e9galement BMI \u00e0 accorder certains types de licences. BMI doit conc\u00e9der \u00e0 tout organisme de radiodiffusion le droit de communiquer au public son r\u00e9pertoire par radiodiffusion. <em>Le consent decree<\/em> interdit \u00e9galement \u00e0 BMI de refuser d\u2019accorder aux utilisateurs de musiques autres que des radiodiffuseurs une licence de repr\u00e9sentation par \u0153uvre musicale. Enfin, il interdit \u00e0 BMI d\u2019emp\u00eacher les compositeurs et \u00e9diteurs de conc\u00e9der directement des licences sur leurs \u0153uvres. Depuis 1994, et \u00e0 la demande de BMI, un m\u00e9canisme de fixation du montant des redevances par les tribunaux en cas d\u2019impossibilit\u00e9 de trouver un accord avec le licenci\u00e9 a \u00e9t\u00e9 mis en \u0153uvre dans le cadre du <em>decree.<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-426\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 426\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-427\">V. par exemple <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/us-v-broadcast-music-inc-3\"><em>United States v. Broadcast Music, Inc.<\/em><\/a>, 426 F.3d 91 (2d\u00a0Cir.\u00a02005)\u00a0; <a href=\"https:\/\/openjurist.org\/912\/f2d\/563\/american-society-of-composers-authors-and-publishers-v-showtimethe-movie-channel-inc\"><em>ASCAP v. Showtime\/The Mo<\/em><em>vie Channel, Inc.<\/em><\/a>, 912 F.2d 563 (2d\u00a0Cir.\u00a01990). <a href=\"#return-footnote-62-427\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 427\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-428\">17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0506. <a href=\"#return-footnote-62-428\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 428\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-429\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 501(b). <a href=\"#return-footnote-62-429\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 429\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-430\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-430\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 430\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-431\">Voir <em>supra <\/em>n\u00b0 63. <a href=\"#return-footnote-62-431\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 431\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-432\">R. A. Reese, \u00ab Innocent Infringement in U.S. Copyright Law: A History \u00bb, 30 Colum. J.L. &amp; Arts 133 (2006-2007). <a href=\"#return-footnote-62-432\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 432\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-433\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 504(c)(2). <a href=\"#return-footnote-62-433\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 433\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-434\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 402(d). <a href=\"#return-footnote-62-434\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 434\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-435\">Depuis <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F2\/45\/119\/1489834\/\"><em>Nichols v. Universal Pictures Corporation<\/em><\/a>, 45 F.2d 119 (2d\u00a0Cir.\u00a01930). V. par ex. <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/positive-black-talk-inc-v-cash-money-records\"><em>Positive Black Talk Inc. v. Cash Money Records, Inc.<\/em><\/a>,\u00a0394 F.3d 357, 368-69 (5th\u00a0Cir.2004) (<em>citing\u00a0Gen. Universal Sys. v. Lee<\/em>,\u00a0379 F.3d 131, 141 (5th\u00a0Cir.2004)\u00a0;\u00a0<a href=\"https:\/\/www.casemine.com\/judgement\/us\/5914839aadd7b049344aa310\"><em>Szabo v. Errisson<\/em><\/a>,\u00a068 F.3d 940, 942 (5th\u00a0Cir.1995)). <a href=\"#return-footnote-62-435\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 435\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-436\">V. par ex. <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/creations-unlimited-inc-v-mccain\"><em>Creations Unlimited, Inc. v. McCain<\/em><\/a>, 112 F.3d 814, 816 (5th Cir.1997) : \u00ab\u00a0<em>Substantial similarity requires that the copying is quantitatively and qualitatively sufficient to support the legal conclusion that infringement (actionable copying) has occurred. The qualitative component concerns the copying of expression, rather than ideas, a distinction that often turns on the level of abstraction at which the works are compared. The quantitative component generally concerns the amount of the copyrighted work that is copied, a consideration that is especially pertinent to exact copying. In cases involving visual works, like the pending one, the quantitative component of substantial similarity also concerns the observability of the copied work \u2014 the length of time the copied work is observable in the allegedly infringing work and such factors as focus, lighting, camera angles, and prominence<\/em>. \u00bb Sur la contrefa\u00e7on en mati\u00e8re musicale, V. notamment <a href=\"https:\/\/dockets.justia.com\/docket\/circuit-courts\/ca9\/20-55401\">Marcus Gray et a. v. Katheryn Hudson et a.<\/a>, n\u00b0 20-55401, 9th Circuit 2022, qui contient des d\u00e9veloppements tr\u00e8s riches sur <span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">l\u2019appr\u00e9ciation de la contrefa\u00e7on dans ce domaine.<\/span> <a href=\"#return-footnote-62-436\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 436\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-437\">V. par exemple <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/straus-v-dvc-worldwide\"><em>Straus v. DVC Worldwide, Inc.<\/em><\/a>, 484\u00a0F.\u00a0Supp. 2d\u00a0620 (SD\u00a0Tex. 2007) (une photo pr\u00e9sente sur un emballage de produit visible \u00e0 la fin d\u2019une publicit\u00e9 t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e constitue un usage <em>de minimis<\/em>)\u00a0; <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/on-davis-v-the-gap-inc\"><em>Davis v. The Gap, Inc.<\/em><\/a>,\u00a0246 F.3d 152, 172-73 (2d\u00a0Cir.2001)\u00a0; <a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/fair-use\/summaries\/ringgold-blackentm%E2%80%99t-2dcir1997.pdf\"><em>Ringgold v. Black Entertainment Television, Inc.<\/em><\/a>,\u00a0126 F.3d 70, 74 (2d\u00a0Cir.1997).\u00a0 <a href=\"#return-footnote-62-437\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 437\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-438\">Notamment dans la mesure o\u00f9, en pratique, de nombreuses d\u00e9cisions retiennent la contrefa\u00e7on pour des emprunts tr\u00e8s limit\u00e9s. <a href=\"#return-footnote-62-438\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 438\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-439\"><a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/347\/201\/\"><em>Mazer v.\u00a0Stein<\/em><\/a>, 347\u00a0US 201, 218, 74 S.Ct. 460, 98 L.Ed. 630 (1954)\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Absent copying there can be no intringement of copyright\u00a0<\/em>\u00bb. <a href=\"#return-footnote-62-439\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 439\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-440\">V. par exemple <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/towler-v-sayles\"><em>Towler v.\u00a0Sayles<\/em><\/a>, 76 F.3d 579 (4th\u00a0Cir.\u00a01996) (\u00ab\u00a0<em>A court may infer that the alleged infringer had a reasonable possibility of access if the author sent the copyrighted work to a third party intermediary who has a close relationship with the infringer. An intermediary will fall within this category, for example, if she supervises or works in the same department as the infringer or contributes creative ideas to him<\/em>\u00a0\u00bb.). <a href=\"#return-footnote-62-440\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 440\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-441\">V. <a href=\"https:\/\/law.resource.org\/pub\/us\/works\/aba\/ibr\/H.Rep.94-1476.pdf\">H.R. Rep. No.\u00a094-1476 (1976)<\/a>, p.\u00a061. <a href=\"#return-footnote-62-441\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 441\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-442\">V. supra n\u00b0 224. <a href=\"#return-footnote-62-442\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 442\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-443\">La th\u00e9orie permet \u00e9galement de sanctionner toute personne qui a un pouvoir et une possibilit\u00e9 de supervision des activit\u00e9s contrefaisants, et en tire un profit (<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/gershwin-pub-corp-v-columbia-artists-man\"><em>Gershwin Publishing Corp. v. Columbia Artists Mgmt. Inc.<\/em><\/a>, 443 F.2d 1159, 1162 (2d\u00a0Cir.\u00a01971)). Napster a ainsi \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 sur ce fondement au motif que le service se r\u00e9servait un droit contractuel de r\u00e9silier son contrat avec les contrefacteurs \u00e9ventuels utilisant son service (<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F3\/239\/1004\/636120\/\"><em>A&amp;M Records, Inc. v. Napster, Inc.<\/em><\/a>, 239 F.3d 1004, 1023 (9th\u00a0Cir.\u00a02001). En l\u2019esp\u00e8ce une mention sur le site de Napster lui conf\u00e9rait le \u00ab\u00a0<em>right to refuse service and terminate accounts in [its] discretion, including, but not limited to, if Napster believes that user conduct violates applicable law \u2026 or for any reason in Napster\u2019s sole discretion, with or without cause<\/em>\u00a0\u00bb. Cependant, dans <em><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca9\/06-55405\/0655405-2011-02-26.html\">Perfect\u00a010, Inc. v. Amazon.com, Inc<\/a>.<\/em>, 508 F.3d 1146, 1173-75 (9th\u00a0Cir.\u00a02007), jug\u00e9 que Google n\u2019avait ni le droit ni la possibilit\u00e9 de contr\u00f4ler les activit\u00e9s contrefaisantes de tiers postant des images contrefaisantes sur l\u2019Internet reprises par son moteur de recherche. <a href=\"#return-footnote-62-443\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 443\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-444\">V. Tome 2, et 1\u00e8re \u00e9d. 2017, n\u00b0<em>\u00a0<\/em>361. <a href=\"#return-footnote-62-444\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 444\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-445\"><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/lasercomb-america-inc-v-reynolds\"><em>Lasercomb America, Inc. v. Reynolds<\/em><\/a>, 911 F.2d 970, 972 (4th\u00a0Cir.\u00a01990) (d\u00e9fense de<em> misuse <\/em>recevable contre une licence de logiciel \u00e0 utilisateur finale interdisant aux licences de d\u00e9velopper ou de vendre des logiciels concurrents, que ces derniers reproduisent ou non les logiciels du conc\u00e9dant)\u00a0; <a href=\"https:\/\/caselaw.findlaw.com\/us-5th-circuit\/1054802.html\"><em>Alcatel USA, Inc. v. DGI Technologies, Inc.<\/em><\/a>, 166 F.3d 772, 793 (5th\u00a0Cir.\u00a01999) (d\u00e9fense de <em>misuse<\/em> recevable dans le cas d\u2019une licence de logiciel stipulant une utilisation du logiciel uniquement sur le mat\u00e9riel fabriqu\u00e9 par le licenci\u00e9). <a href=\"#return-footnote-62-445\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 445\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-446\">V. sur ce point les remarques du Juge Posner dans <a href=\"https:\/\/caselaw.findlaw.com\/court\/us-7th-circuit\/1173648.html\"><em>Assessment Techs. of Wi, LLC v. Wiredata, Inc.<\/em><\/a> 350 F.3d 640\u00a0: \u00ab\u00a0L\u2019argument pour appliquer le <em>copyright misuse<\/em> au-del\u00e0 des fronti\u00e8res de l\u2019antitrust, outre le fait qu\u2019ainsi confin\u00e9e la th\u00e9orie serait redondante, est que le fait pour le titulaire d\u2019un copyright d\u2019exercer l\u2019action en contrefa\u00e7on pour s\u2019approprier des \u00e9l\u00e9ments, en l\u2019esp\u00e8ce sur des donn\u00e9es, que le copyright ne prot\u00e8ge pas, dans l\u2019espoir d\u2019une transaction ou d\u2019une victoire sur un adversaire qui manque de ressources et de la sophistication juridique pour lui r\u00e9sister utilement, est un abus de proc\u00e9dure \u00bb. <a href=\"#return-footnote-62-446\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 446\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-447\">V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>164 (d\u00e9finition), et Tome 2, et 1\u00e8re \u00e9d. 2017,<em>\u00a0<\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>361 (brevets). <a href=\"#return-footnote-62-447\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 447\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-448\">V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>164 (d\u00e9finition), et Tome 2, et 1\u00e8re \u00e9d. 2017,<em>\u00a0<\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>361 (brevets). <a href=\"#return-footnote-62-448\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 448\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-449\">Dans l\u2019enregistrement d\u2019un copyright, doctrine codifi\u00e9e dans <a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/411\">17 U.S.C. \u00a7 411(b)(1)<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-449\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 449\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-450\">Pub. L. 105-304. <a href=\"#return-footnote-62-450\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 450\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-451\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-12\">17 U.S.C., \u00a7 1201 et 1202<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-451\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 451\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-452\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/1201\">17 U.S.C. \u00a7 1201(a)<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-452\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 452\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-453\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/1201\">17 U.S.C. \u00a7 1201(b)<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-453\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 453\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-454\">La section 1201(a) pr\u00e9cise ainsi que l\u2019interdiction \u00ab ne doit pas s\u2019appliquer aux personnes qui utilisent une \u0153uvre prot\u00e9g\u00e9e comprise dans une classe particuli\u00e8re d\u2019\u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es, si cette personne voit, ou est susceptible de voir (\u2026) restreinte, en raison de l\u2019interdiction, sa facult\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 des utilisations non contrefaisantes de cette classe particuli\u00e8re d\u2019\u0153uvres \u00bb. Le m\u00eame texte donne mission au <em>Copyright Office<\/em> de d\u00e9terminer les classes d\u2019\u0153uvres exemptes de l\u2019interdiction avant son entr\u00e9e en vigueur. Il \u00e9tablit \u00e9galement certains crit\u00e8res \u00e0 prendre en compte dans cette d\u00e9termination. <a href=\"#return-footnote-62-454\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 454\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-455\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/1202\">17 U.S.C., \u00a7 1202<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-455\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 455\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-456\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-12\">17 U.S.C., \u00a7\u00a7 1203 et 1204<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-456\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 456\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-457\"><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/universal-city-studios-inc-v-reimerdes-sdny-2000\"><em>Universal City Studios and others v.\u00a0Reimerdes and others<\/em><\/a>, 111 F. Supp. 2d\u00a0346 (SDNY 2000)\u00a0: Comm. com. \u00e9lectr. 2000, act. 148\u00a0; <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/universal-city-studios-inc-v-corley\"><em>Universal City Studios, Inc.<\/em><em> v. Corley<\/em><\/a>, 273 F.3d 429 (2d\u00a0Cir.\u00a02001)\u00a0: Comm. com. \u00e9lectr. 2002, act. 16) (jug\u00e9 que ni le <em>fair use<\/em>, ni le principe de libert\u00e9 d\u2019expression, ne font obstacle \u00e0 l\u2019application des dispositions du DMCA) ; <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/321-studios-v-metro-goldwyn-mayer-studios\">32<em>1 Studios v. Metro Goldwyn Mayer Studios, Inc.<\/em><\/a>, 307 F. Supp. 2d\u00a01085 (N.D. Cal. 2004) (logiciels de copie de DVD permettant notamment de copier des DVD commerciaux par le contournement du code CSS).V. \u00e9galement <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/us-v-elcom-ltd\"><em>United States v. Elcom LTD<\/em><\/a>, 203 F Supp 2d 1111 (ND Cal 2002) (concernant la diffusion d\u2019un logiciel permettant de contourner les protections \u00e9tablies dans le logiciel Adobe Acrobat, destin\u00e9es \u00e0 emp\u00eacher la copie ou l\u2019\u00e9dition de certains fichiers de textes dont seule la lecture est autoris\u00e9e). <a href=\"#return-footnote-62-457\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 457\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-458\"><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/ims-inquiry-manag-systems-v-berkshire-inform\"><em>I.M.S.\u00a0Inquiry Management Sys. Ltd. v. Berkshire Information<\/em><em> Sys. Inc.<\/em><\/a>, 307 F. Supp. 2d 521 (S.D.N.Y. 2004). <a href=\"#return-footnote-62-458\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 458\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-459\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/18\/1030\">18\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a01030<\/a> <em>et seq. <\/em><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-459\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 459\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-460\">Depuis <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca9\/06-55405\/0655405-2011-02-26.html\">Perfect 10, Inc. v. Amazon.com, Inc.<\/a>, 508 F.3d 1146 [9th Cir. 2007], \u00e0 propos d'images apparaissant dans des r\u00e9sultats de recherche. <a href=\"#return-footnote-62-460\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 460\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-461\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 106 (5). <a href=\"#return-footnote-62-461\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 461\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-462\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/chapter-1\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 101 (d\u00e9finition) <a href=\"#return-footnote-62-462\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 462\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-463\">V. par exemple <a href=\"https:\/\/cdn.ca9.uscourts.gov\/datastore\/opinions\/2023\/07\/17\/22-15293.pdf\">Hunley v. Instagram<\/a> No. 22-15293, 17 Jul. 2023 [9th Cir. 2023]: application de cette th\u00e9orie pour rejeter une action en contrefa\u00e7on contre Instagram. En l'esp\u00e8ce, il \u00e9tait reproch\u00e9 \u00e0 Instagram des actes de contrefa\u00e7on du fait de la mise \u00e0 disposition d'outils permettant l'int\u00e9gration, sur des sites tiers, de contenus Instagram ; comp. avec <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca9\/19-55882\/19-55882-2021-09-09.html\">Bell v. Wilmott Storage Services LLC<\/a>, n\u00b0 19-55882 [9th Cir. 2021], 9 sept. 2021): condamnation pour diffusion d'une image par le site qui l'avait reprise d'un site tiers, l'image en question ayant \u00e9t\u00e9 reproduite et stock\u00e9e sur ce site. L'arr\u00eat \u00e9carte l'exception de minimis invoqu\u00e9e par l'\u00e9diteur du site litigieux, qui faisait valoir que la photographie en question n'\u00e9tait accessible qu'\u00e0 un nombre limit\u00e9 de personnes <a href=\"#return-footnote-62-463\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 463\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-464\">Et rejette la solution de l'arr\u00eat Perfect 10. V. <a href=\"https:\/\/docs.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/new-york\/nysdce\/1:2017cv03144\/473371\/1\"><i>Goldman v. Breitbart News Network, LLC<\/i><\/a>, 302 F. Supp. 3d 585 (S.D.N.Y. 2018); <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/nicklen-v-sinclair-broadcast-group-inc\"><i>Nicklen v. Sinclair Broad. Grp.<\/i><\/a>, 551 F. Supp. 3d 188 (S.D.N.Y. 2021);\u00a0<a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/new-york\/nysdce\/1:2018cv00790\/487498\/41\/\">Sinclair v. Ziff Davis, LLC<\/a>, No. 18-CV-790 (KMW), 2020 WL 1847841 (S.D.N.Y. Apr. 13, 2020); <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/new-york\/nysdce\/1:2019cv09617\/524753\/41\/\">McGucken v. Newsweek LLC et al<\/a>, No. 1:2019cv09617 - Document 35 (S.D.N.Y. 2020) <a href=\"#return-footnote-62-464\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 464\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-465\"><a href=\"https:\/\/supreme.justia.com\/cases\/federal\/us\/545\/913\/\">545 US 913 (2005)<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-465\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 465\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-466\"><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/F3\/380\/1154\/533557\/\">MGM Studios, Inc. v. Grokster, Ltd.<\/a>, 380 F.3d 1154 (9th Cir. 2004) <a href=\"#return-footnote-62-466\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 466\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-467\">La Cour rel\u00e8ve que \u00ab<em>\u00a0les distributeurs des logiciels ont produit de nombreuses d\u00e9clarations provenant de personnes qui permettent que leurs \u0153uvres soient distribu\u00e9es via ces logiciels, ou qui utilisent les logiciels pour distribuer des \u0153uvres du domaine public<\/em>\u00a0\u00bb, et en d\u00e9duit que les logiciels litigieux sont capables d\u2019utilisations non contrefaisantes substantielles par l\u2019\u00e9change de fichiers licites. <a href=\"#return-footnote-62-467\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 467\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-468\">Les remarques finales de la Cour d\u2019appel m\u00e9ritent d\u2019\u00eatre reproduites ici\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Les titulaires de copyright nous demandent avec la plus grande vigueur de r\u00e9examiner le droit \u00e0 la lumi\u00e8re de ce qu\u2019ils consid\u00e8rent une exigence imp\u00e9rative d\u2019int\u00e9r\u00eat public (proper public policy), qui doit entra\u00eener l\u2019extension des doctrines de contributory infringement et de vicarious infringement dans le domaine du copyright. Une telle r\u00e9vision entrerait en conflit avec des pr\u00e9c\u00e9dents jurisprudentiels et ne serait pas raisonnable. Sans aucun doute, prendre ce chemin satisferait les objectifs \u00e9conomiques imm\u00e9diats des titulaires de copyright. Cependant, cela alt\u00e8rerait \u00e9galement profond\u00e9ment le droit du copyright en g\u00e9n\u00e9ral, entra\u00eenant des cons\u00e9quences inconnues en dehors du contexte actuel. (\u2026) L\u2019introduction de nouvelles technologies est toujours disruptive pour les vieux march\u00e9s, et en particulier pour ces titulaires de copyright dont les travaux sont vendus au travers de m\u00e9canismes de distribution bien \u00e9tablis. Cependant, l\u2019histoire a prouv\u00e9 que le temps et les forces du march\u00e9 fournissent souvent un point d\u2019\u00e9quilibre entre les int\u00e9r\u00eats en jeu, que la nouvelle technologie soit un piano m\u00e9canique, un photocopieur, un magn\u00e9tophone, un magn\u00e9toscope, un ordinateur individuel, une machine de karaok\u00e9, ou un lecteur de MP3. Ainsi, les Cours doivent \u00eatre prudentes avant de restructurer les th\u00e9ories de la responsabilit\u00e9 pour r\u00e9pondre \u00e0 des abus sp\u00e9cifiques du march\u00e9, en d\u00e9pit de leur apparente actuelle importance<\/em>.\u00a0\u00bb<em>\u00a0<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-468\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 468\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-469\">\u00ab\u00a0<em>One who distributes a device with the object of promoting its use to infringe copyright, as shown by clear expression or other affirmative steps taken to foster infringement, going beyond mere distribution with knowledge of third-party action, is liable for the resulting acts of infringement by third parties using the device, regardless of the device\u2019s lawful uses<\/em>\u00a0\u00bb<em>.<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-469\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 469\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-470\">V. B. Martinet Farano, <em>Internet Intermediaries\u2019 Liability for Copyright and Trademark Infringement\u00a0: Reconciling the EU and US Approaches, Standford <\/em>\u2013 Vienna Transatlantic Trechnology Law forum 2012 (disponible sur http:\/\/law.stanford.edu). <a href=\"#return-footnote-62-470\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 470\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-471\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 512(a). Pour une rare hypoth\u00e8se de condamnation d'un fournisseur d'acc\u00e8s pour complicit\u00e9 de contrefa\u00e7on et d'exclusion de la limitation de responsabilit\u00e9 (safe harbour) des FAI, v.\u00a0 <a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/appellate-courts\/ca4\/16-1972\/16-1972-2018-02-01.html\">BMG Rights Management v. Cox Communications<\/a>, No. 16-1972 (4th Cir. 2018): L'affaire concerne l'\u00e9change de fichiers musicaux au travers du protocole Bittorrent. La soci\u00e9t\u00e9 BMG avait assign\u00e9 Cox Communications, sur plusieurs chefs de contrefa\u00e7on indirecte (contributory infringement, vicarious liability), arguant notamment de la non-application de la limitation de responsabilit\u00e9 pr\u00e9vue pour les fournisseurs d'acc\u00e8s, en raison de l'insuffisance des mesures mises en place par Cox pour pr\u00e9venir et sanctionner les abonn\u00e9s concern\u00e9s (pour b\u00e9n\u00e9ficier de la limitation de responsabilit\u00e9 pr\u00e9vue par la DMCA, les fournisseurs d'acc\u00e8s doivent \u00ab adopter (...) et mettre en \u0153uvre de mani\u00e8re raisonnable (...), et informer (...) les abonn\u00e9s et les titulaires de comptes du syst\u00e8me ou du r\u00e9seau du fournisseur d'acc\u00e8s d'une politique pr\u00e9voyant la r\u00e9siliation dans des circonstances appropri\u00e9es des abonnements et comptes des titulaires (...) qui sont des contrefacteurs habituels (repeat infringers) \u00bb (17 U.S.C. \u00a7 512 (i) (1) (A)). La soci\u00e9t\u00e9 Cox Communication avait mis en place une adresse email d\u00e9di\u00e9e \u00e0 un groupe constitu\u00e9 en interne et charg\u00e9 de la lutte contre la contrefa\u00e7on, destin\u00e9e \u00e0 recevoir les notifications de contrefa\u00e7ons sur son r\u00e9seau. Les demandes des ayants droit \u00e9taient ensuite trait\u00e9es dans le cadre d'un m\u00e9canisme de r\u00e9ponse gradu\u00e9e en treize (!) \u00e9tapes. La Cour d'appel rel\u00e8ve que Cox n'a pas mis en \u0153uvre ces mesures de mani\u00e8re raisonnable, et que, dans ces conditions, ne pouvait b\u00e9n\u00e9ficier du safe harbour, et retient la complicit\u00e9 de contrefa\u00e7on volontaire par fourniture de moyen (willful contributory infringement). Le jury avait fix\u00e9 le montant des dommages et int\u00e9r\u00eats \u00e0 verser \u00e0 BMG \u00e0 25 millions de dollars (verdict confirm\u00e9 par la suite). <a href=\"#return-footnote-62-471\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 471\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-472\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 512(b). <a href=\"#return-footnote-62-472\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 472\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-473\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 512(c). Les tribunaux interpr\u00e8tent la notion d\u2019h\u00e9bergeur largement, et incluent dans cette cat\u00e9gorie les \u00e9diteurs de sites contributifs, comme par exemple Google, eBay, Twitter, Facebook, etc., au regard des \u00e9l\u00e9ments contribu\u00e9s par des tiers. <em><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp2\/165\/1082\/2521829\/\">Hendrickson v. eBay, Inc.<\/a>,<\/em> 165\u00a0F.\u00a0Supp. 2d\u00a01082-1088, (CD Cal. 2001) (eBay)\u00a0; <em>Viacom International Inc. et. Seq. v. YouTube<\/em>, 718 F. Supp. 2d 514 ( SDNY 2010) (YouTube) ;<a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/UMG_Recordings,_Inc._v._Shelter_Capital_Partners_LLC\"> <em>UMG Recordings, Inc. v. Shelter Capital Partners LLC<\/em><\/a>, 667 F.3d 1022 (9th\u00a0Cir.\u00a02011), aff\u2019g <em><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/umg-recordings-56\">UMG Recordings v. Veoh Networks Inc.<\/a>,<\/em> 665 F. Supp. 2d 1099, 1108 (C.D. Cal, 2009) (Veoh). <a href=\"#return-footnote-62-473\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 473\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-474\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 512 (d). Cette d\u00e9finition recouvre les annuaires en lignes, les moteurs de recherche et les liens hypertextes. V. S. Rep. 105-190. <a href=\"#return-footnote-62-474\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 474\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-475\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 512(c)(1) : \u00ab\u00a0<em>A service provider shall not be liable for monetary relief, or, except as provided in subsection (j), for injunctive or other equitable relief, for infringement of copyright by reason of the storage at the direction of a user of material that resides on a system or network controlled or operated by or for the service provider, if the service provider:<\/em><em>(A)(i) does not have actual knowledge that the material or an activity using the material on the system or network is infringing\u00a0;<\/em><em>(ii) in the absence of such actual knowledge, is not aware of facts or circumstances from which infringing activity is apparent\u00a0; or<\/em><em>(iii) upon obtaining such knowledge or awareness, acts expeditiously to remove, or disable access to, the material\u00a0;<\/em><em>(B) does not receive a financial benefit directly attributable to the infringing activity, in a case in which the service provider has the right and ability to control such activity\u00a0; and<\/em><em>(C) upon notification of claimed infringement as described in paragraph (3), responds expeditiously to remove, or disable access to, the material that is claimed to be infringing or to be the subject of infringing activity<\/em>. \u00bb <a href=\"#return-footnote-62-475\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 475\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-476\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 512(c)(1)(A)(iii), (c)(1)(C) &amp; (c)(3)(A)(iii). <a href=\"#return-footnote-62-476\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 476\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-477\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\">17 U.S.C.<\/a> \u00a7 512(e). <a href=\"#return-footnote-62-477\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 477\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-478\">Le syst\u00e8me \u00e9tait d\u00e9crit plus pr\u00e9cis\u00e9ment sur le site du Center for Copyright Information, d\u00e9sormais accessible sur archive.org \u00e0 l\u2019adresse suivante : www.copyrightinformation.org. B. Depoorter, A. Van Hiel, \u00ab Copyright Alert Enforcement: Six Strikes and Privacy Harms \u00bb, 39 Colum. J.L. &amp; Arts 233 (2015-2016). Il s'agissait d'un syst\u00e8me volontaire g\u00e9r\u00e9 par une organisation priv\u00e9e, le Center for Copyright Information, qui r\u00e9unit des ayants droit (studios de cin\u00e9ma, cha\u00eenes de t\u00e9l\u00e9vision et maisons de disques) et des fournisseurs d\u2019acc\u00e8s. Le m\u00e9canisme mis en place \u00e9tait restreint aux secteurs de la musique et de l\u2019audiovisuel, et les constatations ne portent que sur les copies int\u00e9grales des \u0153uvres prot\u00e9g\u00e9es. Les fournisseurs d\u2019acc\u00e8s ne participaient pas \u00e0 l\u2019identification des contenus contrefaits. La constatation de l\u2019utilisation d\u2019un abonnement \u00e0 des fins de contrefa\u00e7on donnait lieu \u00e0 l\u2019envoi d\u2019alertes qui peuvent comprendre six \u00e9tapes, d\u2019o\u00f9 l\u2019appellation \u00ab <em>six strikes system<\/em> \u00bb. Ces \u00e9tapes comprenaient deux alertes de sensibilisation (<em>educational alerts<\/em>), deux alertes entra\u00eenant une interruption de la navigation et n\u00e9cessitant une r\u00e9ponse de l\u2019abonn\u00e9 (accus\u00e9 de r\u00e9ception, visionnage d\u2019une vid\u00e9o de sensibilisation) avant d\u00e9blocage de la navigation, et deux alertes informant l\u2019abonn\u00e9 de la mise en place d\u2019une mesure de restriction temporaire (notamment de bande passante) sous quatorze\u00a0jours. Un m\u00e9canisme de recours\u00a0<em>ad hoc<\/em> au stade des alertes avait \u00e9t\u00e9 mis en place, g\u00e9r\u00e9 par l\u2019American Arbitration Association. Aucune cons\u00e9quence suppl\u00e9mentaire n\u2019\u00e9tait pr\u00e9vue (mais bien s\u00fbr, ce m\u00e9canisme n\u2019\u00e9tait pas exclusif d\u2019une action judiciaire en contrefa\u00e7on de copyright). <a href=\"#return-footnote-62-478\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 478\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-479\">Les raisons v\u00e9ritables de cet abandon semblent li\u00e9es \u00e0 l'inefficacit\u00e9 du m\u00e9canisme pour lutter contre les contrefacteurs chevronn\u00e9s <a href=\"#return-footnote-62-479\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 479\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-480\"><a href=\"http:\/\/www.copyright.gov\/policy\/section512\/section-512-full-report.pdf\">www.copyright.gov\/policy\/section512\/section-512-full-report.pdf<\/a>. <a href=\"#return-footnote-62-480\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 480\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-481\"><a href=\"https:\/\/law.justia.com\/cases\/federal\/district-courts\/FSupp2\/165\/1082\/2521829\/\"><em>Hendrickson v. eBay, Inc.<\/em><\/a>, 165 F. Supp. 2d\u00a01082-1088, (CD Cal. 2001) (eBay)\u00a0; <em>Viacom International Inc. et. Seq. vs. YouTube<\/em> ,718 F. Supp. 2d\u00a0514 ( SDNY\u00a02010) (YouTube)\u00a0; <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/UMG_Recordings,_Inc._v._Shelter_Capital_Partners_LLC\"><em>UMG Recordings, Inc. v. Shelter Capital Partners LLC<\/em><\/a>, 667 F.3d 1022 (9th\u00a0Cir.\u00a02011), aff\u2019g <em>UMG Recordings v. Veoh Networks Inc.,<\/em> 665 F. Supp. 2d 1099, 1108 (C.D. Cal, 2009) (Veoh). \u00c0 noter que, comme en Europe pour les textes \u00e9quivalents, le l\u00e9gislateur am\u00e9ricain ne semble pas, lors du passage du DMCA, avoir envisag\u00e9 l\u2019hypoth\u00e8se des sites de partage de vid\u00e9os et d\u2019agr\u00e9gation de contenus, les exemples donn\u00e9s lors des travaux pr\u00e9paratoires visant plut\u00f4t les forums de discussion <a href=\"#return-footnote-62-481\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 481\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-482\"><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/columbia-pictures-indus-inc-v-fung\"><em>Columbia Pictures<\/em>\u00a0Industries, Inc.\u00a0<em>v<\/em>.\u00a0<em>Fung<\/em><\/a>\u00a0710 F.3d 1020 (condamnation de l\u2019op\u00e9rateur d\u2019un site de recherche de liens BitTorrent permettant le t\u00e9l\u00e9chargement de fichiers vid\u00e9os pour complicit\u00e9 de contrefa\u00e7on de copyright par incitation et fourniture de moyens. Limitations de responsabilit\u00e9 \u00e9tablies par le DMCA inapplicables en raison de sa connaissance, jug\u00e9e \u00e9vidente, du caract\u00e8re contrefaisant des activit\u00e9s engendr\u00e9es par son site). <a href=\"#return-footnote-62-482\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 482\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-483\">V. sur ce point deux d\u00e9cisions (ordonnances) dans l\u2019affaire <em>David v. CBS Interactive Inc.<\/em> (CV\u00a011-9437 DSF, 7\u00a0juillet 2012 et 19\u00a0f\u00e9vrier 2013, Cour f\u00e9d\u00e9rale de district pour le district central de Californie), qui opposait des membres de l\u2019industrie musicale \u00e0 l\u2019\u00e9diteur d\u2019un site d\u2019information contenant des articles, des blogs, des tests et des vid\u00e9os consacr\u00e9s \u00e0 la technologie, aux logiciels et aux produits \u00e9lectroniques grand public. Les demandeurs reprochent aux \u00e9diteurs de contribuer \u00e0 la contrefa\u00e7on de leurs \u0153uvres sur Internet en consacrant des articles et d\u00e9monstrations aux r\u00e9seaux et aux logiciels P2P, par ailleurs propos\u00e9s au t\u00e9l\u00e9chargement par des liens. La Cour f\u00e9d\u00e9rale rejette des demandes d\u2019injonction \u00e0 raison, pour les liens de t\u00e9l\u00e9chargement des logiciels P2P, de l\u2019absence de promotion et de connaissance, par l\u2019\u00e9diteur, d\u2019actes pr\u00e9cis de contrefa\u00e7on, et, pour les articles, du caract\u00e8re purement technique des pr\u00e9sentations et \u00e9valuations de logiciels. <a href=\"#return-footnote-62-483\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 483\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-484\">V. sur ce point notre chronique, <em>Un an de droit anglo-am\u00e9ricain du copyright<\/em> (2023), Comm. comm. \u00e9lectr. f\u00e9vr. 2024. Une premi\u00e8re d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 rendue par une Cour f\u00e9d\u00e9rale de Californie le 30 octobre 2023 dans l'affaire Andersen v. Stability AI Ltd. (<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/andersen-v-stability-ai-ltd\">Case 3:23-cv-00201, District Court, N.D. California, 30 oct. 2023<\/a>), et concerne une action lanc\u00e9e par <span style=\"font-size: 1em;\">trois artistes contre la soci\u00e9t\u00e9 Stability AI, \u00e9diteur du syst\u00e8me d'intelligence artificielle g\u00e9n\u00e9rative Stable Diffusion, et les \u00e9diteurs de services de plateformes d'IA g\u00e9n\u00e9rative Deviant Art et Midjourney (\u00e9diteurs des services DreamStudio, Dreamup et Midjourney). La Cour a rejet\u00e9 les demandes formul\u00e9es, mais a cependant autoris\u00e9 les demanderesses \u00e0 modifier et \u00e0 pr\u00e9ciser leur assignation. L'affaire est donc toujours en cours. V. \u00e9galement l'ordonnance\u00a0<\/span>rendue le 20 novembre 2023 par la m\u00eame Cour dans l'affaire Kadry v. Meta Platforms (<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/kadrey-v-meta-platforms-inc\">Case No. 23-cv-03417-VC., United States District Court, N.D. California)<\/a>, dans le cadre d'une action lanc\u00e9e par plusieurs auteurs de livres contre Meta, par laquelle ils reprochaient \u00e0 cette derni\u00e8re divers actes de contrefa\u00e7on par l'exploitation de leurs ouvrages aux fins d'entra\u00eenement du mod\u00e8le linguistique d\u00e9velopp\u00e9 par Meta, et utilis\u00e9 comme fondation \u00e0 plusieurs applications, dont des agents conversationnels et un assistant de programmation. La Cour y rejette assez sommairement les demandes sur le fondement du copyright, en permettant l\u00e0-aussi aux demandeurs de d\u00e9poser une assignation rectificative. V. \u00e9galement une ordonnance du 25 septembre 2023 d'une la Cour de district de l'\u00c9tat du Delaware dans l'affaire Thomson Reuters v. Ross Intelligence (<a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/thomson-reuters-enter-ctr-gmbh-v-ross-intelligence-inc-2\">Case 1:20-cv-613-SB, D. Del., Sept. 25, 2023<\/a>), qui oppose <span style=\"font-size: 1em;\">Thomson Reuters, \u00e9diteur du service Westlaw, \u00e0 une start-up d'intelligence artificielle, pour des fait all\u00e9gu\u00e9s de copie de contenus Westlaw pour entra\u00eener un syst\u00e8me de recherche en langage naturel \u00e0 base de machine learnign et d'IA. La Cour renvoie \u00e9galement les demandes principales au fond<\/span><span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">. On notera que cette d\u00e9cision est la premi\u00e8re \u00e0 aborder la question du <em>fair use<\/em>.<\/span>\r\n\r\n<span style=\"text-align: initial; font-size: 1em;\">D'autres proc\u00e8s sont actuellement en cours, notamment dans l'affaire Getty image v. Stability AI (Case 1:23-cv-00135-UNA, U.S. District Court District of Delaware), introduite en f\u00e9vrier 2023 dans l'\u00c9tat du Delaware, et qui fait \u00e9cho \u00e0 une action similaire de Getty images au Royaume Uni, et dans l'affaire New York Times V. Microsoft and Open AI (Case 1:23-cv-11195, S.D.N.Y.), concernant cette fois ChatGPT, et introduite en d\u00e9cembre 2023 dans l'\u00c9tat de New York. <a href=\"#return-footnote-62-484\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 484\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-485\">Le plus souvent renvoy\u00e9es au fond. V. ci-dessus. <a href=\"#return-footnote-62-485\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 485\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-486\">Voir <em>supra <\/em>n\u00b0<em> 65<\/em>. <a href=\"#return-footnote-62-486\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 486\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-487\">D. Gervais, <em>The Protection of Performers Under U.S. Law in Comparative Perspective<\/em>, <em>IP Theory<\/em> : Vol. 5 : Iss. 1 (2015). <a href=\"#return-footnote-62-487\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 487\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-488\">Les discussions sur une \u00e9ventuelle protection des interpr\u00e8tes musicaux en tant que coauteurs des phonogrammes auxquels ils \u00ab contribuent \u00bb, utilis\u00e9e comme justification au <em>statu quo<\/em> dans ce domaine (V. note suivante), sont d\u00e9taill\u00e9es dans D. Gervais, pr\u00e9cit\u00e9. \u00c0 notre connaissance, cette qualification n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e par les tribunaux. <a href=\"#return-footnote-62-488\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 488\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-489\">Le Trait\u00e9 OMPI de 1996 a \u00e9t\u00e9 transpos\u00e9 par le<em> WIPO Copyright and Performances and Phonograms Treaties Implementation Act<\/em>, int\u00e9gr\u00e9 au <em>Digital Millennium Copyright Ac<\/em>t, sans dispositions sur les droits \u00e9conomiques et moraux des artistes interpr\u00e8tes. La section\u00a0104(d) (<em>Effect of Phonograms Treaties<\/em>) du <em>Copyright Act<\/em> dispose\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Notwithstanding the provisions of subsection (b), no works other than sound recordings shall be eligible for protection under this title solely by virtue of the adherence of the United States to the Geneva Phonograms Convention or the WIPO Performances and Phonograms\u00a0Treaty<\/em>\u00a0\u00bb.La position officielle des \u00c9tats-Unis sur ce point nous semble intenable (V. USPTO, WIPO AVP Treaty \u2013 Background and Summary \u2013 June 2012, www.uspto.gov, p.\u00a01\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Under U.S. law, actors and musicians are considered to be \u201cauthors\u201d of their performances providing them with copyright rights. Just as the rights established in U.S. law already provide the protection for musical performers mandated by the WPPT, U.S. law is already generally compatible with the AVP provisions (This was also the Administration\u2019s view in 2000.)<\/em>\u00a0\u00bb). <a href=\"#return-footnote-62-489\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 489\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-490\">V. <em>infra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>274. <a href=\"#return-footnote-62-490\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 490\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-491\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-491\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 491\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-492\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7 114. Ces r\u00e9mun\u00e9rations sont g\u00e9r\u00e9es par <em>SoundExchanche.<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-492\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 492\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-493\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/115\">17 U.S.C., \u00a7 115<\/a>, g, 5, A. La loi consacre sur ce point la pratique de Soundexchange, qui accepte les instructions donn\u00e9es par les artistes qui souhaitent partager leurs redevances avec d'autres contributeurs cr\u00e9atifs. <a href=\"#return-footnote-62-493\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 493\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-494\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/17\/115\">17 U.S.C., \u00a7 115<\/a>, g, 6, B <a href=\"#return-footnote-62-494\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 494\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-495\"><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/garcia-v-google-inc-2\">743 F.3d 1258<\/a> (9th Cir. 2014) <a href=\"#return-footnote-62-495\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 495\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-496\">\u00ab\u00a0<em>Where, as here, an actor\u2019s performance is based on a script, the performance is likewise derivative of the script, such that the actor might be considered to have infringed the screenwriter\u2019s copyright<\/em>.\u00a0\u00bb. La cons\u00e9cration de cette solution aurait des cons\u00e9quences importantes, principalement dans les cas o\u00f9 les artistes interpr\u00e8tes n\u2019auraient pas \u00e9t\u00e9 engag\u00e9s dans la cadre d\u2019un <em>work made for hire<\/em>. Ils pourraient en effet revendiquer l\u2019application des r\u00e8gles de termination of licences pr\u00e9c\u00e9demment d\u00e9crites. <a href=\"#return-footnote-62-496\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 496\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-497\"><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/garcia-v-google-inc-6\"><em>Garcia v. Google<\/em><\/a>, 786 F.3d 733 (9th Cir. 2015) <a href=\"#return-footnote-62-497\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 497\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-498\">\u00ab <em>The central question is whether the law and facts clearly favor Garcia\u2019s claim to a copyright in her five-second acting performance as it appears in Innocence of Muslims. The answer is no. (\u2026) Under the Copyright Act, \u201c[c]opyright protection subsists (\u2026) in original works of authorship fixed in any tangible medium of expression (\u2026) [including] motion pictures.\u201d 17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0102(a). That fixation must be done \u201cby or under the authority of the author.\u201d 17\u00a0U.S.C. \u00a7\u00a0101. Benchmarked against this statutory standard, the law does not clearly favor Garcia\u2019s position.<\/em>\u00a0\u00bb<em>. <\/em>V. <em>supra<\/em> n\u00b0 188. <a href=\"#return-footnote-62-498\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 498\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-499\">Le trait\u00e9 a \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 la ratification du S\u00e9nat en f\u00e9vrier 2016, mais n'a toujours pas \u00e9t\u00e9 ratifi\u00e9. <a href=\"#return-footnote-62-499\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 499\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-500\">V. Tome 3, et 1\u00e8re \u00e9d. 2017, n\u00b0 469. <a href=\"#return-footnote-62-500\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 500\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-501\"><a href=\"https:\/\/www.law.cornell.edu\/uscode\/text\/18\">18\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a02319A. <a href=\"#return-footnote-62-501\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 501\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-502\">Sur la section 1101, <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/kiss-catalog-ltd-v-passport-intern-productions-inc-1\"><em>Kiss Catalog v. <\/em><\/a><em>Passport<\/em><a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/kiss-catalog-ltd-v-passport-intern-productions-inc-1\"><em> International Productions<\/em><\/a>, 350 F. Supp.2d 823 (C.D. Cal. 2004), rev'd on rehearing <a href=\"https:\/\/casetext.com\/case\/kiss-catalog-v-passport-intern-productions\"><em>Kiss Catalog v. Passport International Productions<\/em><\/a> 405 F.3d 1169 (C.D. 2005), au motif que la protection des interpr\u00e9tations non fix\u00e9es ne relevait pas de la Clause de copyright (la premi\u00e8re d\u00e9cision avait conclu \u00e0 l\u2019inconstitutionnalit\u00e9)\u00a0; sur le volet p\u00e9nal deux d\u00e9cisions de cours d\u2019appel, <a href=\"https:\/\/caselaw.findlaw.com\/us-11th-circuit\/1390375.html\"><em>United States v. Moghadam<\/em><\/a>, 175 F.3d 1269 (11th Cir. 1999); <a href=\"https:\/\/caselaw.findlaw.com\/us-2nd-circuit\/1157585.html\"><em>United States v. Martignon<\/em><\/a>, 492 F.3d 140 (2d Cir. 2007). <a href=\"#return-footnote-62-502\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 502\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-503\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7\u00a01101(d). <a href=\"#return-footnote-62-503\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 503\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-504\">V. <em>supra<\/em> n\u00b0 273. <a href=\"#return-footnote-62-504\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 504\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-505\"><a href=\"https:\/\/www.copyright.gov\/title17\/92chap1.html\">17\u00a0U.S.C.<\/a> \u00a7 114(g). <a href=\"#return-footnote-62-505\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 505\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-506\"><em>Ibid.<\/em> <a href=\"#return-footnote-62-506\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 506\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-62-507\">V. <em>supra <\/em>n\u00b0<em>\u00a0<\/em>228. <a href=\"#return-footnote-62-507\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 507\">&crarr;<\/a><\/li><\/ol><\/div>","protected":false},"author":1,"menu_order":3,"template":"","meta":{"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":[],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[],"license":[],"part":44,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/copyright\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/62"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/copyright\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/copyright\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/copyright\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":92,"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/copyright\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/62\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":847,"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/copyright\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/62\/revisions\/847"}],"part":[{"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/copyright\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/44"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/copyright\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/62\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/copyright\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=62"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/copyright\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=62"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/copyright\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=62"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.droitangloamericaindespi.com\/copyright\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=62"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}